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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2015-06-29, Collections de BAnQ.

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[" Montréal lundi 29 juin 2015 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 131e année No 207 42 pages, 4 cahiers 1,20$ taxes en sus - Édition provinciale 1,30$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées INCHES INCHES INCHE! BLESSÉ ET CAPTURÉ La cavale du dernier fugitif de l\u2019État de New York est terminée.PAGE A9 PHILIPPE CANTIN HAÏTI, CHAMPION DU MONDE SPORTS PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS \\ v?\u20221 ' .'ttw f '1i\" ».Mit# -tr-v! 'Æ' iv' Michel Proulx, producteur laitier PRESSE - .\\ - * v 4; L ^ , DeSagriculteurs de la municipalité de Les Cèdres, à, l\u2019ouest de f\u2019rfédeMontrèal, ; pourraient voir leurs fermes expropriées au profit d\u2019un vaste projet de parc industriel Explications et témoignages.PAGES A2 ET A3 PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE POLARIS SLINGSHOT ENTRE AUTO ET MOT Un séduisant mélange à trois roues AUTO AU IO PHOTO FOURNIE PAR LE CONSTRUCTEUR PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE EXCLUSIF LA SAQ ATTAQUE AUX UDEURS PAGE A7 i rvrvi^vyv^u v-rvrAL/11 CHRONIQUE D\u2019UN ÉCHEC ANNONCÉ RANÇOIS CARDINAL CHRONIQUE D\u2019UN ÉCHEC ANNONCÉ Fera-t-on les mêmes erreurs que Vancouver et Toronto?PAGE A6 PHOTO TIRÉE D'UNE VIDÉO, LA PRESSE LOTO-QUÉBEC VIVEMENT LE RENOUVEAU Comment freiner la baisse de revenus de la société d\u2019État?AFFAIRES MON CLIN D\u2019ŒIL STÉPHANE LAPORTE «Si Carey Price ne remporte pas cinq trophées l\u2019an prochain, il va être décevant.» - Un amateur de sport QBt Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte L-V 62192498765 1 N A D A 1965 - 2015 Célébrez l'étoffe de notre nation.Soulignez le 50e anniversaire du drapeau avec notre tout premiertimbre en tissu, surdimensionné.Offert dès maintenant à postescanada.ca/drapeau ou dans tous les bureaux de Postes Canada.621924987651 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 29 JUIN 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn PÔLE LOGISTIQUE VAUDREUIL-SOULANGES ¦ ¦M9N mm mm .: 9ÊSk II tgjSBlpS PC.:4* _jyV *\t.v>« ¦ .\u2022\u2022.\u2014\" till r*1- y~\\ il :Çi r - ¦ ; m.¦*-.i éB ¦ Æmk Émm > \u2022 v / .3 ¦ ¦?»> .'X nfe/l \" \u2022 c ss \u201c3: =»£*«* ¦ PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE La municipalité régionale de comté de Vaudreuil-Soulanges demande au gouvernement du Québec de modifier par décret le zonage d\u2019environ 500 hectares de terres agricoles.Plusieurs dizaines de producteurs agricoles de la région de Vaudreuil-Soulanges sont aux abois depuis septembre dernier.Afin de créer «le plus grand pôle logistique au Québec», la MRC de l\u2019endroit a concocté un plan qui lui permettrait de constituer une réserve de terrains de 500 hectares (ou cinq kilomètres carrés), à même la zone agricole protégée, dans la municipalité de Les Cèdres.En campagne électorale, les libéraux avaient promis d\u2019investir 500 millions dans ce projet.La région de Vaudreuil-Soulanges a-t-elle vu trop gros?BRUNO BISSON Des fermiers de la municipalité de Les Cèdres, à l'ouest de l'île de Montréal, craignent de voir leurs terres expropriées au profit d'un vaste parc industriel de plusieurs centaines d'hectares qui deviendrait une plaque tournante du transport de marchandises.« La première idée qui m'est venu en tête, c'est Mirabel.Je le sais que c'est pas aussi grand, mais c'est la même chose que tu vis.Mes parents, qui ont passé 70 ans, m'ont dit qu'ils avaient pensé la même chose », dit Michel Proulx, producteur laitier de Les Cèdres, à l'ouest de l'île de Montréal.La municipalité régionale de comté (MRC) de Vaudreuil-Soulanges demande au gouvernement du Québec de modifier par décret le zonage d'environ 500 hectares de terres agricoles, afin de créer un vaste «pôle logistique national » dans la petite municipalité de Les Cèdres.Une dizaine de fermes situées principalement sur le chemin Saint-Féréol, dans cette municipalité de 6600 habitants, seraient amputées d'une partie ou de la quasi-totalité de leurs terres, afin de constituer une base territoriale pour le développement à long terme du superpôle logistique dont rêvent les élus et gens d'affaires de Vaudreuil-Soulanges.Dans une entrevue à La Presse, la semaine dernière, le maire de Vaudreuil-Dorion et président du Conseil local de développement (CLD) de Vaudreuil-Soulanges, Guy Pilon, a levé une partie du voile sur ce concept de « pôle logistique national», pour lequel des élus libéraux de la région ont déjà promis des investissements de 500 millions de dollars.Le nouveau parc industriel de Les Cèdres, centré sur le transport des marchandises et la logistique, s'étendrait sur seul plus de 300 hectares, soit assez pour y relocaliser trois fois la totalité des plaines d'Abraham.En 2006, le CP a annoncé qu'il entendait investir 300 millions pour la création d'un vaste complexe multimodal, sur ce site.En 2009, la Commission de protection du territoire agricole a levé tous les obstacles à son développement, mais le projet n'a jamais levé.L'emplacement est aujourd'hui presque vide.Maintien des cultures «Nous aurions pu limiter ça aux 300 hectares du CP, et après ça, on ne bouge plus, dit le maire Pilon.Mais ça aurait envoyé un mauvais message aux gens, en leur disant qu'ils la MRC pour la réalisation du pôle logistique afin de prévenir toute spéculation immobilière.Il a toutefois assuré que le changement de zonage demandé par la MRC ne signifiera pas la fin des activités agricoles sur ces terres.« Le développement du pôle va être évolutif, explique-t-il.On ne commencera pas du jour au lendemain à construire des bâtiments.» « Même si on développe un parc industriel de plusieurs centaines d'hectares, ajoute-t-il, il n'y a pas de raison qu'il ne se fasse plus d'agriculture sur ces terres pendant 10, 15 ou 20 ans, en attendant que cet immense parc atteigne sa pleine expansion.L'entente de vente dirait qu'on vous achète les terres, on vous les paie, mais vous restez là, vous cultivez, vos récoltes sont à vous.Seule chose, à un an d'avis, on peut vous demander de quitter», lorsque le terrain sera requis pour l'expansion des activités de logistique.Une promesse électorale Ce n'est pas d'hier que la région rêve de devenir une nouvelle plaque tournante du « L\u2019entente de vente dirait qu\u2019on vous achète les terres, on vous les paie, mais vous restez là, vous cultivez, vos récoltes sont à vous.Seule chose, à un an d\u2019avis, on peut vous demander de quitter.» \u2014 Guy Pilon, président du CLD de Vaudreuil-Soulanges environ 800 hectares de terrains (huit kilomètres carrés), selon le maire Pilon.C'est plus vaste que toute la superficie utile du port de Montréal (qui couvre 635 hectares).Les 500 hectares de terres agricoles dézonées s'ajouteraient à un site déjà existant appartenant au Canadien Pacifique (CP), qui fait à lui ne seront pas touchés, alors qu'on sait que ce sera extrêmement difficile.On rentre dans un projet qui va devenir le plus gros pôle logistique au Québec.C'est peut-être mieux d'en prévoir plus, de se garder une réserve, de permettre aux gens de rester sur les terres.» M.Pilon a refusé d'indiquer où sont les terres ciblées par transport de marchandises au Québec.Le CLD planche sur ce projet de superpôle logistique depuis maintenant 12 ans, et semblait avoir, jusqu'à récemment, le vent dans les voiles.Lors des élections générales de 2012, l'ensemble des candidats libéraux de l'ouest de la Montérégie a appuyé le projet de la MRC.Deux ans plus tard, en 2014, ils affirmaient dans une déclaration commune qu'« un gouvernement libéral investira 500 millions de dollars pour la construction et l'amélioration des infrastructures, permettant l'implantation d'un pôle logistique multifonctionnel à haute valeur ajoutée » dans Vaudreuil-Soulanges.Quelques semaines seulement après les élections ayant porté le gouvernement libéral au pouvoir, le ministre responsable de la région, Pierre Moreau, confirmait cet engagement.Ce matin, en rendant publique la Stratégie maritime du gouvernement Couillard, le ministre délégué aux Transports, Jean D'Amour, devrait toutefois annoncer qu'il n'y aura pas qu'un pôle logistique dans Vaudreuil-Soulanges.Il y en aura au moins deux, dont un est situé à Contrecoeur, dans l'est de la Montérégie, sur des terrains de plus de 400 hectares qui appartiennent au Port de Montréal.Quant aux sommes disponibles pour les pôles logistiques, elles devraient s'élever à 400 millions, au total, sur cinq ans.Ce changement de cap apparent du gouvernement Couillard, depuis le printemps de 2014, ne trouble pas M.Pilon.« Moi, j'ai juste hâte que le gouvernement prenne une décision finale.Il peut bien en annoncer 10 pôles.L'important, c'est que nous ayons le premier.Ce serait normal qu'il y en ait un autre au port de Montréal, à l'autre bout de l'A30 (Contrecœur), et après ça, on verra.Mais pour freiner l'hémorragie vers les marchés de l'Ontario, ça prend un pôle logistique dans Vaudreuil-Soulanges.» \t \t Amusez-vous!\tAFFAIRES 6\tMonde\tA11 et A13 Astrologie du jour\tSPORTS 7\tPersonnalité\tA18 Débats\tA12\tPetites annonces\tSPORTS 6 Décès\tSPORTS 7\tSudoku\tAFFAIRES 4 Horaire télévision\tA18\tidi, maximum 19, minimum 13.SPORTS 6 Météo Nuageux avec percées de soleil en après-m\t VOUSAVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?nouvelles@lapresse.ca UN COMMENTAIRE SUR NOTRE JOURNAL?commentaires@lapresse.ca LES PROPOS DU MINISTRE MOREAU «Le pôle logistique sera installé dans la région de Vaudreuil-Soulanges.Pourquoi la région de Vaudreuil-Soulanges?Parce qu\u2019on reçoit les biens de la porte Asie-Pacifique par les voies du Canadien National et du Canadien Pacifique.On a ensuite un corridor de commerce le long de l\u2019autoroute 30, qui permet de nous relier et à l\u2019Ontario et aux Etats-Unis.«L\u2019idée, aujourd\u2019hui, c\u2019est non seulement de dire qu\u2019il y aura un demi-milliard investi pour le pôle logistique, mais il y aura aussi des décisions juridiques qui seront prises pour assurer d\u2019abattre, je dirais, les murs du labyrinthe et de la paperasserie nécessaire pour implanter des entreprises dans le corridor de l\u2019autoroute 30.Parce qu\u2019à l\u2019heure actuelle, lautoroute 30 permet des retombées économiques à Cornwall parce que nos voisins ont un mécanisme de décision pour l\u2019implantation qui est plus rapide que ce qu\u2019on a, au Québec.» \u2014 Pierre Moreau, ministre responsable de la Montérégie, le 30 mai 2014 Extrait d'entrevue tiré d'une vidéo promotionnelle du CLD Vaudreuil-Soulanges portant sur le pôle.logistique LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 29 JUIN 2015 A3 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim PÔLE LOGISTIQUE VAUDREUIL-SOULANGES PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE Producteur laitier à Les Cèdres, Michel Proulx est aux aguets.Sa famille exploite la terre depuis trois générations.Sa ferme compte aujourd\u2019hui entre 130 et 140 têtes, dont 85 vaches laitières.V A J ¦v- ' .A'.- - .Wjp: ; ç;:t, AsjgîB&ë ¦ \u2022 ¦ = 1 .-îgv- LES CÈDRES UN PROJET CONTROVERSÉ BRUNO BISSON QU'EST-CE QU'UN PÔLE LOGISTIQUE?C\u2019est un parc industriel qui regroupe en un seul lieu plusieurs entreprises actives dans les domaines de la logistique et du transport des marchandises.La logistique peut englober des activités aussi variées que la manutention des matériaux, le suivi des commandes, la gestion et l\u2019organisation des transports, l\u2019entreposage de marchandises ou le contrôle des stocks.La Stratégie maritime du gouvernement Couillard, qui sera rendue publique ce matin, propose d\u2019investir jusqu\u2019à 400 millions dans leur développement, d\u2019ici 2020.L\u2019implantation de tels pôles est envisagée à au moins deux endroits : à Contrecœur, dans l\u2019est de la Montérégie, où le Port de Montréal possède des terrains, et dans la région de Vaudreuil-Soulanges.Un petit Mirabel, selon les producteurs BRUNO BISSON Le premier mot qui a traversé l'esprit de Michel Proulx, un producteur laitier de Les Cèdres, c'est «Mirabel».La rumeur qui enflait à mesure qu'elle se répandait dans les rangs de cette municipalité, en septembre 2014, parlait d'expropriations totalisant 1100 hectares dans la zone agricole pour créer ce fameux pôle logistique dont tout le monde parle, dans la région, depuis des lustres.Dans les semaines qui ont suivi, des dizaines d'agriculteurs ont envahi les salles du conseil de la MRC de Vaudreuil-Soulanges et du conseil municipal de Les Cèdres, « où on n'a rien appris », dit le producteur avec une pointe d'amertume.Qui sera touché?Quand seront-ils achetés?Qui paiera les infrastructures d'accès au nouveau site industriel?Comment les producteurs seront-ils indemnisés?Trois saisons plus tard, ils n'en savent toujours rien.« On ne sait rien, mais on sait qu'il se passe quelque chose, et que c'est peut-être notre terre, notre travail, notre famille qui est en jeu.C'est pas vraiment comme une menace, mais c'est toujours là», dit M.Proulx, qui estime que l'attente et l'anxiété qu'elle génère ont assez duré.Il n'est pas le seul.Dans une lettre cinglante à l'endroit de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, datée du 15 juin dernier, le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA) Montérégie, Christian Saint-Jacques, fait appel au premier ministre Philippe Couillard pour « remettre les pendules à l'heure» en démontrant que la stratégie maritime de son gouvernement « ne doit pas avoir pour conséquence d'asphalter des terres agricoles de grande qualité».« Nous comprenons qu'en plus du pôle logistique national, dit le président de l'UPA-Montérégie, la MRC de Vaudreuil-Soulanges projette l'implantation de son propre pôle logistique.Plusieurs centaines d'hectares d'excellentes terres sont déjà dans la mire de la MRC.Il est déconcertant de voir que les gestionnaires du territoire régional perpétuent délibérément un flou stratégique, alimenté par des rumeurs d'expropriations depuis tant d'années.C'est déconcertant et au final, ça discrédite le projet de pôle logistique issu de la stratégie maritime.» 3 pôles, 1060 hectares La rumeur locale qui a fait courir les producteurs au conseil municipal de Les Cèdres, en septembre dernier, était fondée.La Presse a obtenu une carte produite à l'automne 2014 par le Conseil local de développement (CLD) de Vaudreuil-Soulanges, le bras économique de la MRC.La carte montre trois emplacements distincts sur le territoire de la municipalité de Les Cèdres pour l'aménagement des futurs pôles logistiques.Les terrains de 304 hectares appartenant au Canadien Pacifique (CP), exclus du territoire agricole depuis plus de cinq ans et disponibles pour le développement, forment un premier pôle.Un deuxième pôle, nommé « gouvernement du Québec», borde la totalité de la propriété du CP, du côté est, et s'étend sur 538 hectares entre l'autoroute 20 et la route 340, au nord.Un troisième pôle, « MRC de Vaudreuil-Soulanges», s'étend sur 218,6 hectares, le long de l'autoroute 20, entre le pôle gouvernemental et l'échangeur de l'autoroute 30.Les trois pôles logistiques réunis s'étendraient sur un total d'environ 1060 hectares, ou 10,6 kilomètres carrés.La vocation des sols devrait être modifiée sur 70% de ce territoire.Le commissaire industriel du CLD, Julien Turcotte, précise que ces superficies ont été révisées à la baisse dans la dernière recommandation de la MRC a faite au gouvernement du Québec pour l'établissement du pôle logistique de Vaudreuil-Soulanges.La superficie des parcs de logistique couvre maintenant un total d'environ 800 hectares, dont 500 en zone agricole.« On essaie d'organiser le territoire régional pour les 20 prochaines années, plaide M.Turcotte.Il me semble qu'on ferait mieux de planifier sur 1000 hectares aujourd'hui, que de planifier 50 fois pour des projets de 20 hectares, pendant 20 ans.» Inquiétudes Au bout de sa terre du chemin Saint-Féréol, la propriété de Michel Proulx rejoint les terrains du CP, où un projet de complexe intermodal de 300 millions devait voir le jour, il y a quelques années, avant d'être mis en veilleuse.« Ils travaillent sur le site, présentement, dit M.Proulx à La Presse.Je ne sais pas ce qu'ils font, mais j'entends de la machinerie.» Il est aux aguets.Sa famille exploite la terre depuis trois générations.M.Proulx a de la relève, et une quatrième génération assurera le développement de sa ferme, qui compte aujourd'hui entre 130 et 140 têtes, dont 85 vaches laitières.Il vante la richesse du sol, sa terre noire, de celle qu'on utilise au jardin.« C'est fou de vouloir construire des entrepôts là-dessus », déplore-t-il.Puisque sa terre longe les terrains du CP sur une grande distance, M.Proulx ne se fait pas d'illusions quant à ses chances d'échapper à une amputation partielle de ses biens si le développement industriel devait déborder le site du Canadien Pacifique.Mais il ne baissera pas les bras.« Je vais tout faire pour garder ma ferme, assure-t-il.Je ne sais pas encore ce que je vais faire, mais je vais la défendre.» «On ne sait rien, mais on sait qu\u2019il se passe quelque chose, et que c\u2019est peut-être notre terre, notre travail, notre famille qui est enjeu.» \u2014 Michel Proulx, producteur laitier de Les Cèdres HECTARES ET KILOMÈTRES CARRÉS 1 hectare = 10 000 mètres carrés (équivalent d\u2019un carré de 100 mètres sur 100 mètres) 100 hectares = 1 kilomètre carré Parc du Mont-Royal = 190 hectares Parc des Iles (Notre-Dame et Sainte-Hélène) : 258 hectares Superficie du Port de Montréal = 635 hectares HECTARES Superficie du site du projet intermodal du CP à Les Cèdres HECTARES POURQUOI VAUDREUIL-SOULANGES ?La région est située à proximité de l\u2019Ontario et de la frontière des États-Unis, et desservie par les deux principales autoroutes de commerce en direction du centre du continent, soit l\u2019A20 et l\u2019A40.Elle est de plus traversée d\u2019est en ouest par des voies ferrées principales du CN et du CP.L\u2019arrivée de l\u2019autoroute 30, qui relie directement Vaudreuil-Soulanges à Valleyfield et à la rive sud du fleuve Saint-Laurent, a consolidé sa localisation avantageuse, à moins de 30 km du port de Valleyfield ou du nouveau terminal intermodal du transporteur ferroviaire CSX, qui dessert les ports de la côte est des États-Unis.EN QUOI CONSISTE LE PROJET DE PÔLE DE VAUDREUIL-SOULANGES ?Selon le commissaire industriel du CLD de Vaudreuil-Soulanges, Julien Turcotte, la région est « branchée sur les ports de Prince-Rupert et de Vancouver, par les voies du CN et du CP », qui traversent son territoire.Les conteneurs qui proviennent d\u2019Asie arrivent par là, pour prendre ensuite la direction de l\u2019est du Canada, ou des États du centre et de l\u2019est des États-Unis.En offrant des installations à la fine pointe de la technologie, les promoteurs du pôle logistique espèrent « retenir » une partie de ce flot de marchandises quotidien qui passe sans s\u2019arrêter dans la région, et encourager l\u2019implantation de centres de distribution régionaux, couvrant tout l\u2019est du Canada.EST-CE RÉALISTE ?Ses promoteurs s\u2019inspirent beaucoup de l\u2019expérience de Cornwall, en Ontario, à 45 minutes de route à peine de Les Cèdres.A la fin des années 90, l\u2019implantation d\u2019un entrepôt géant des magasins Wal-Mart a contribué à la renommée de ce parc logistique, qui a attiré depuis d\u2019importants centres de distribution de Loblaws et Shoppers Drug Mart.Quinze ans après l\u2019arrivée de Wal-Mart, environ 2000 personnes travaillent chaque jour dans les installations de logistique de Cornwall.Vaudreuil-Soulanges veut lui faire directement concurrence.LE PROJET A-T-IL DES APPUIS ?Il a très peu d\u2019appuis hors de la région de Vaudreuil-Soulanges et des rangs du Parti libéral du Québec.Le Parti québécois et la Coalition avenir Québec l\u2019ont dénoncé, et favorisent plutôt un site à Contrecœur, dans l\u2019est de la Montérégie, où le Port de Montréal possède des terrains prêts à aménager.Le CN estime pour sa part que l\u2019existence de ce pôle détournera une partie des navires du port de Montréal vers les ports de la côte est des États-Unis, où les marchandises seront débarquées puis réacheminées à Montréal par train sur les voies du transporteur américain CSX, établi à Valleyfield, à 20 minutes de Vaudreuil-Soulanges.La grappe industrielle des entreprises en logistique de la région de Montréal, CargoM, prône pour sa part un déploiement de plusieurs pôles logistiques de plus petite dimension, dans la région métropolitaine, plutôt que sur un seul supersite.L\u2019organisme ne s\u2019opposerait pas à ce qu\u2019un de ces pôles soit implanté dans Vaudreuil-Soulanges.ET QU\u2019EN PENSE QUÉBEC?Nous l\u2019ignorons.Le cabinet du ministre responsable de la Stratégie maritime, Jean D\u2019Amour, a refusé de commenter les recommandations de la MRC de Vaudreuil-Soulanges et a repoussé toutes les questions touchant aux pôles logistiques après le dévoilement de la Stratégie maritime.Expropriations agricoles demandées par la MRC Le meilleur moment pour se procurer un téléphone Bell?Dès que vous aurez lu ceci.10V8 Envie d'un bon repas?HTC ONEMC M9 LG G3 Samsung Galaxy S5M 14995$ 49 95$' 0 $' Forfait Plus de 2 ans avec données 699,95$ sans durée fixe Forfait Plus de 2 ans avec données 699,95$ sans durée fixe Des frais de carte SIM (9,95$) Des frais de carte SIM (9,95$) Des frais de carte SIM (9,95$) peuvent s\u2019appliquer.\tpeuvent s\u2019appliquer.\tpeuvent s\u2019appliquer.Forfait Plus de 2 ans avec données 699,95$ sans durée fixe Profitez du réseau LTE le plus vaste au Québec* 2 et choisissez parmi une sélection incroyable de téléphones intelligents à partir de 0$.Si vous trouvez le même téléphone moins cher ailleurs, nous égalerons le prix jusqu\u2019à concurrence de '50 $3.Vous pouvez également choisir parmi une variété de forfaits abordables avec plein de minutes et de données à partir de seulement 55$/mois.Ce n\u2019est pas tout.Si vous êtes déjà un client Bell (Mobilité, Télé, Internet ou Téléphonie résidentielle), économisez jusqu\u2019à '00$ de plus sur votre nouveau téléphone intelligent4 à l\u2019activation 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Galeries Orford MONTRÉAL 892, rue Ste-Catherine O.4399, rue St-Denis 7452, boul.Maurice-Duplessis Boul.Décarie (angle Jean-Talon) Centre Eaton Centre Rockland Place Alexis-Nihon Place Dupuis Place Versailles Plaza Côte-des-Neiges TourJean-Talon (rez-de-chaussée) MONTRÉAL-NORD Centre commercial Forest Place Bourassa MONT-TREMBLANT 517, rue de St-Jovite PINCOURT Faubourg de l'Île POINTE-AUX-TREMBLES 12530, rue Sherbrooke E.POINTE-CLAIRE Centre Fairview REPENTIGNY 309, rue Notre-Dame Les Galeries Rive Nord ROSEMÈRE 232, boul.Curé-Labelle Place Rosemère SALABERRY-DE-VALLEYFIELD Centre commercial Valleyfield SHAWINIGAN 1520, rue Trudel SHERBROOKE 2700, rue King O.Carrefour de l'Estrie SOREL Les Promenades de Sorel STE-AGATHE-DES-MONTS 217, rue Principale ST-BRUNO-DE-MONTARVILLE Les Promenades St-Bruno ST-EUSTACHE 66, rue Dubois Place St-Eustache ST-HUBERT 5951, boul.Cousineau 3879, boul.Taschereau ST-HYACINTHE LesGaleriesSt-Hyacinthe ST-JEAN-SUR-RICHELIEU 395, boul.Séminaire Nord CarrefourRichelieu ST-JÉRÔME Le Carrefourdu Nord ST-LAURENT La Place Vertu ST-LÉONARD Le Boulevard ST-SAUVEUR-DES-MONTS 153, rue Principale TERREBONNE 1729, chemin Gascon Les GaleriesTerrebonne TROIS-RIVIÈRES 5691, boul.Jean XXIII Centre Les Rivières VAUDREUIL-DORION 84, boul.Harwood 3120, boul.de la Gare VICTORIAVILLE 567, boul.des Bois-Francs Sud La Grande Place des Bois-Francs Aussi disponible chez: SOURCE' L'offre prend fin le 30 juin 2015.Offert dans les zones de couverture de Bell Mobilité; voir bell.ca/couverture.Le crédit de 25$ pour les frais de connexion s'applique sur le compte, avanttaxes; prévoir de6 à 8 semaines.En raison des cycles de facturation, les frais de connexion de 25$ peuvent apparaître survotre première facture etdoiventêtre payés.D'autres frais mensuels,telsque pour le service 9-1-1 (Québec: 0,40$) s'appliquent.Taxes en sus.D'autres conditions s'appliquent.Des fraisde résiliation anticipée s'appliquent; voirvotre entente de service pour plus de détails.Modifiable sans préavis.(1) Offert avec une nouvelle activation ou un surclassementde 75$/mois avanttaxes (forfaitde 55$/mois +2Gode données à 20$/mois) ou avec un forfait de 55$/mois lorsque ajouté à un compte existant.Une tarification promotionnelle peut s'appliquer; voir bell.ca/forfaitsmobiles.(2) Àjour en date du 11 juin 2015.Basé sur l'étendue de la couverture du réseau partagé LTEaccessible auxclients de Bell comparativementau réseau LTEde Rogers ouVidéotron.Visitez bell.ca/reseauLTE.(3) Prix concurrentannoncé doitêtre offertdansvotre province de résidence aumomentde l'achat et de l'engagementmensuel et durée du contratdoivent être identiques à ceux de Bell.Vous devrez présenter au moment de l'achat une preuve imprimée (publicité, courriel, photo d'une publicité en magasin ou extérieure ou encore une saisie d'écran d'un site Web contenant l'information nécessaire pour que Bell puisse vérifier cette offre).La transaction de prix égaléne peutavoir lieu que dans unmagasin participant, aumomentde la mise en service (elle n'estpas offerte en ligne ou au téléphone).L'offre de prix égalé des téléphones intelligents n'estproposée que dans les magasins de l'entreprise Bell et magasins de dépositaires au Québec.Elle est disponible pour les nouvelles activations ou les surclassements d'appareils dans le cadre d'un compte de type consommateur ou petite entreprise lié au service postpayé au moment de l'activation.Dans le cadre de la parité des prix, il n'estpas possible de réduire le prix de votre téléphone en deçà de 0$, et le maximum offert est de 150$ parligne de téléphone mobile de chaque compte.Bell se réserve le droit de vérifier l'offre et les quantités disponibles avant d'honorerl'offre de parité des prix, ainsi que de vérifier si une demande est frauduleuse.L'offre n'est pas applicable en cas de publication d'annonces incorrectes.Cette offre ne s'applique qu'aux nouveauxtéléphones et n'est pas admissible pour les appareils remis à neuf et les anciens téléphones des clients.La valeur de l'offre n'estpas transférable.Limite d'une réclamation par nouvelle activation ou surclassementd'appareil.L'offre ne peut pas être combinée à d'autres offres (à moins d'indication contraire) etpeutêtre modifiée sans préavis.D'autres conditions peuvent s'appliquer.Dans le cadre de cette offre, les tablettes, montres intelligentes, dispositifs Connectivité mobile et primes d'échange sont exclus.(4) Ne peut excéderle prix de l'appareil (doit être supérieur à 0$).S'applique au moment de l'achat en magasin sur le prix de l'appareil avanttaxes.Samsung Galaxy S5 est une marque de commerce de Samsung Electronics Co., Ltd., utilisées au Canada sous licence.Le logo HTC et HTC One M9 sont des marques de commerce de HTC Corporation. LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 29 JUIN 2015 A 5 .ACTUALITÉS Révolution pour les jeunes en détresse Dès l\u2019an prochain, ceux-ci seront aiguillés vers les ressources appropriées beaucoup plus rapidement MARIE-CLAUDE MALBOEUF Au bout du fil, les jeunes sont parfois en proie à la panique, le souffle court.D'autres, tourmentés, sanglotent.Leur défi : tenir le coup jusqu'à ce qu'ils se retrouvent enfin devant un médecin ou un psychologue.Certains d'entre eux ont du mal à tenir entre leurs rendez-vous.Mais plusieurs autres attendent encore le tout premier.Parfois depuis déjà un mois, voire plus longtemps encore.« Entre-temps, on s'assure qu'ils sont en sécurité.On les aide à trouver ce qu'ils peuvent faire pour passer à travers la crise, pour passer à travers la nuit », rapporte Alain Johnson, directeur des services cliniques chez Jeunesse Jécoute.À partir de l'an prochain, les intervenants de la ligne d'aide pourront faire un peu plus, en indiquant à certains jeunes où aller pour être évalués dans les 72 heures - soit environ 10 fois plus vite qu'actuellement.En novembre prochain (ou au plus tard en 2016, un tirage au sort le déterminera bientôt), le CLSC de Dorval-Lachine-LaSalle, celui de Parc-Extension et une série d'autres endroits au Canada changeront leur façon de faire dans le cadre du projet Accès.Un énorme chambardement imaginé il y a trois ans, pour faire des jeunes Canadiens la grande priorité des services en santé mentale.On y trouvera des cliniciens (psychologues, travailleurs sociaux, etc.), spécialement formés pour évaluer les jeunes en détresse et, au besoin, leur décrocher rapidement un rendez-vous avec un spécialiste.Sans les forcer à passer voir d'abord un généraliste.« La question des délais est cruciale, sinon, leur état peut se dégrader.On veut donner le maximum de soins dès les premiers épisodes, surtout sévères », explique le Dr Ridha Joober, l'un des piliers de ce vaste projet de 25 millions de dollars, piloté à travers le Canada par l'Institut en santé mentale Douglas.En parallèle, « les services de première ligne pourraient PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE À partir de l\u2019an prochain, les intervenants de Jeunesse J\u2019écoute pourront faire un peu plus, en indiquant à certains jeunes où aller pour être évalués dans les 72 heures, soit environ 10 fois plus vite qu\u2019actuellement.WEVWSf ¦.!*\u2022»«* être réorganisés pour donner beaucoup plus de soutien psychologique, individuel ou de groupe», précise le chercheur, qui est aussi professeur au département de psychiatrie de l'Université McGill.Plus d\u2019aide en ligne Autre innovation : offrir plus d'aide en ligne.« Le clavardage est un moyen de communication favorisé par plusieurs jeunes, constate M.Johnson.La demande est constante, mais pour l'instant, on ne peut répondre à tout le monde.» Entre 2010 et 2013, Jeunesse J'écoute a vu doubler la demande de consultations téléphoniques, tandis que la demande de consultations électroniques augmentait de 29%.L'organisme répond au téléphone jour et nuit, sept jours sur sept, mais offre le clavardage seulement quatre soirs par semaine.Il espère en faire plus dès les prochains mois.«Multiplier les portes d'entrée est une composante importante du programme, et l'accès électronique en fait partie », indique le Dr Joober.L'enjeu est de taille, puisque presque la moitié des clients de Jeunesse J'écoute affirme se confier pour la toute première fois.Lorsque c'est leur tête qui va mal, près de trois jeunes sur quatre souffrent en silence.Trop souvent, jusqu'à ce qu'ils s'enfoncent, abandonnent l'école, se retrouvent à la rue, commettent des délits ou une tentative de suicide.Urgences traumatisantes Dans les hôpitaux, le problème est palpable.D'après l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS), les jeunes atteints de troubles mentaux étaient 45 % plus susceptibles d'aboutir aux urgences psychiatriques en 2013-2014 qu'en 2006-2007 (dans bien des cas, à répétition).Et 37% plus susceptibles d'être hospitalisés en psychiatrie.C'est peut-être le signe -encourageant - que les jeunes osent de plus en plus parler de leur problème et demander des soins, espèrent les experts.Mais cela pourrait aussi trahir des «lacunes en matière de soins qu'il serait possible de combler dans la collectivité », conclut l'ICIS dans un rapport publié en mai.Le problème, c'est que les visites à l'hôpital peuvent traumatiser les jeunes, qui ont ensuite tendance à fuir, souligne le Dr Joober.«Il faut être plus engageant.Aujourd'hui, la mentalité peut être un peu « La question des délais est cruciale, sinon, leur état peut se dégrader.On veut donner le maximum de soins dès les premiers épisodes, surtout sévères.» \u2014 Le Dr Ridha Joober, de l\u2019Institut en santé mentale Douglas DE PLUS EN PLUS D\u2019APPELS À LAIDE 25% Proportion des jeunes atteints de problèmes de santé mentale qui réclament de laide 22% Hausse du nombre de séances de consultation offertes par Jeunesse J\u2019écoute aux jeunes ayant des pensées suicidaires (entre 2010 et 2013) 29% Hausse du nombre de consultations offertes aux jeunes ayant des problèmes de santé mentale et émotive Source : Rapport d\u2019impact 2013-2014 de Jeunesse J\u2019écoute et mémoire des chefs de département de psychiatrie froide, du genre: si tu ne viens pas à ton rendez-vous ou si tu ne prends pas tes médicaments, c'est ton problème.Il faut plutôt les relancer.» Pour les mêmes raisons, le projet Accès vise tous les jeunes de moins de 25 ans.Aujourd'hui, ils vivent à 18 ans une coupure déroutante, en étant automatiquement éjectés des services pédiatriques sans se sentir encore adultes.Six provinces Au total, plus de 20 500 jeunes Québécois de milieux très différents bénéficieront de cette révolution, soit les 15 000 jeunes desservis par les CLSC de Dorval-Lachine-LaSalle et de Parc-Extension, 450 jeunes de la DPJ, 800 protégés de l'organisme Dans la rue, 1000 jeunes autochtones de la Baie-James et 3500 Inuits.D'autres bureaux Accès seront établis dans cinq provinces anglophones et dans les Territoires du Nord-Ouest.Si l'expérience est concluante, leur nombre pourrait croître dans cinq ans.mm RÉALISATION: SÉBASTIEN HURTUBISE nouvelle saison .a-.Les regies ont changé! Le leadership est mis à l épreuve! Chaque semaine, deux brigades s'affrontent pour éviter l'élimination.Les chefs d'équipe devront livrer la marchandise! Les chefs! La brigade ce soir 20h Nouveaux juges A 6 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 29 JUIN 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim MONTRÉAL TRANSPORT EN COMMUN KO*»* 32-009 >2;;.» ^SSSüs aZSiiüs S«Ï£!ÎS?irent _ ec annonce Québec prépare en coulisse un projet de loi qH #oftneg|^81X élus le con à compter de l\u2019an prochain.Et pourtant, cette stratégie a échouétamê®l en visitant ces deux villes.Le gouvernement Couillard^apprête-te^p en commun dans l ' et Vancouver, a cc on de Montréal, é François Cardinal PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, LA PRESSE Le modèle de Vancouver Les erreurs de Toronto.FRANÇOIS CARDINAL CHRONIQUE VANCOUVER \u2014 Pour m'expliquer le fonctionnement des transports en commun à Vancouver, Bob Paddon pose sur la table un classeur qui doit bien faire 15 cm de haut.Un classeur qui regroupe les essais et erreurs de la gouvernance en transports en commun des 15 dernières années à Vancouver.Rien de plus ennuyant, direz-vous.Mais à mes yeux, c'est une sorte de grimoire que tient le vice-président de Translink.Et pas seulement parce que le modèle de gouvernance de Vancouver est LE modèle en Amérique du Nord.Ce classeur montre noir sur blanc que le gouvernement Couillard s'apprête à commettre la même erreur qu'a faite Vancouver.avant de reculer, de changer de direction, et de devenir la ville exemplaire qu'elle est devenue.« Il n'y a pas une semaine qui passe sans qu'une délégation étrangère nous rende visite», se réjouit Bob Paddon, responsable de la planification chez Translink.Translink, c'est l'équivalent de notre Agence métropolitaine de transport.Ou plus précisément, de la future ART, l'Autorité régionale de transport sur laquelle travaille Québec.Une chose cruciale distingue toutefois le modèle de Vancouver et celui qu'on s'apprête à implanter à Montréal: la composition du conseil d'administration.C'est le conseil qui prend les décisions.Qui arbitre.Qui tranche.D'où l'importance de choisir avec précaution les membres qui y siégeront, et surtout, à qui on donne le plus grand nombre de sièges.Est-ce mieux d'avoir un conseil formé en majorité d'experts indépendants embauchés pour leur compétence?Ou un conseil formé d'élus désignés par souci démocratique, comme veut en implanter le gouvernement Couillard à Montréal?«Nous avons eu ce débat il y a plusieurs années, raconte Bob Paddon.En 1999, après réflexion, on a décidé que le conseil serait finalement composé d'élus: 12 choisis par les municipalités, 3 par la province.Mais cette structure n'a pas duré longtemps.» Car les chicanes n'ont pas tardé.Les maires étaient souvent incapables de s'élever au-delà de leurs intérêts locaux, tirant la couverte chacun de leur bord, paralysant le développement des transports en commun.Dès que la faille est apparue, une commission indépendante a été mandatée par la province.Recommandation: transformer le conseil d'élus en un conseil d'experts indépendants.Un conseil formé de citoyens qui n'ont d'autre allégeance que leur mandat.Ce qui fut fait en 2007.« Nous avons un mandat régional, non pas local, explique un de ces citoyens, Barry Forbes, ancien patron de banque aujourd'hui vice-président du conseil de Translink.Comme membres du conseil, nous ne travaillons pas pour une ville, mais pour l'ensemble de la région.» Les maires n'ont pas été évacués de la gouvernance, cela dit.Vancouver leur a donné un pouvoir de supervision de Translink, sous la forme du Mayors council.Façon de garder le lien avec les élus.sans qu'ils aient le pouvoir de paralyser les transports en commun.« La gouvernance à Vancouver n'est pas parfaite, reconnaît Bob Paddon.Mais quand on regarde le bilan de Translink, on voit qu'on a réussi à réaliser de grandes choses en plus d'augmenter l'achalandage des transports en commun de 84% en 10 ans.Et on voit bien que cette gouvernance, malgré ses défauts, mérite d'inspirer d'autres villes.» « Je ne dis pas que Montréal devrait reproduire intégralement notre modèle, ajoute-t-il, mais je peux dire qu'on a réussi de grandes choses en tirant des leçons du passé.» Fine bijouterie, montres faites en Suisse et lingots Enchère publique le mercredi 01 juillet 2015 (jour Du Canada) Prévisualisation de13h00à14h00- Début de l\u2019encan à14h00 SHERATON LAVAL HOTEL - 2440 Autoroute des Laurentides Bijoux de grande valeur saisis aux aéroports canadiens Saisie no CS4971-07-0926 Nouvelle bijouterie saisie par la douane aux aéroports canadiens.Pierres solitaires, bagues, boucles d\u2019oreille, bracelets, colliers, etc.Rubis, saphirs, émeraudes et autres pierres précieuses certifiées naturelles.Tous les droits d'importation et taxes ont été payés.À cela s\u2019ajouteront des montres suisses rares, des pièces de monnaie/des lingots en or et en argent ainsi que d\u2019autres bijoux de collection certifiés véritables.ROLEX CARTIER PATEK IWC PANERAI CHOPARD BREITLING OMEGA Numismates autorisés par le Gouvernement canadien; pièces de monnaie et lingots frappés par des banques internationales et autres | précieuses pièces de collections.\tPièce d'identité approprié avec photo exigée à l\u2019enregistrement.Paiements : Visa, MC, débit, comptant,et chèques visés.Quelques réserves peuvent s'appliquer.Les ventes peuvent être soumises à des compléments, erreurs d'effacements et ^ omissions.La prime d'acheteur de 15 % et des taxes applicables à être ajoutées.BBB cooper sterling auctions.www.csauctions.ca TORONTO \u2014 Bruce McCuaig se considère chanceux.Étant patron de Metrolinx, l'équivalent d'une super AMT à Toronto, il doit prendre constamment des décisions d'importance pour l'avenir de la principale métropole du pays.Mais il est loin d'être seul pour le faire.Il peut compter sur les plus grands experts des plus importants domaines.tous assis autour de lui, au conseil d'administration de Metrolinx.On y retrouve une architecte renommée, qui lui permet d'améliorer la qualité des constructions de Metrolinx.Un ancien doyen de faculté de droit, qui lui donne de bons conseils juridiques.Une ancienne présidente du Conference Board, qui a poussé très loin la réflexion sur l'avenir des villes.« Il y a aussi une personne qui vient de l'industrie bancaire, une autre du monde du design, il y a des gens de différentes régions du Canada.Tout ça donne un conseil d'administration très expérimenté, qui est orienté vers la prise de décision», se réjouit Bruce McCuaig.Il s'en réjouit, car le conseil de Metrolinx n'a pas toujours été composé de membres indépendants et expérimentés.Avant 2009, la super agence de transport de Toronto était contrôlée par un conseil formé de maires.Toronto a donc parcouru le même chemin que Vancouver, à quelques années d'intervalle.Il a d'abord misé sur un conseil d'élus, à partir de 2006, comme entend le faire le gouvernement du Québec à Montréal.Mais très vite, les limites du modèle ont émergé.Exactement comme à Vancouver.Les maires ont bien réussi à s'entendre sur un plan, le Big Move.Mais c'est tout.La Fondation Neptis, un groupe de recherche en gouvernance régionale, a analysé dans le détail la dynamique qui prévalait au sein de Metrolinx à l'époque.Un constat s'est imposé: «Il y avait de grandes tensions au sein du conseil, car la région n'avait pas investi en transports en commun depuis longtemps, explique Marcy Burchfield, directrice.Tout le monde voulait donc son projet sur son territoire.» «Pour la priorisation, pour la livraison, pour la réalisation des différents éléments du plan, il a été décidé qu\u2019un conseil indépendant était nécessaire.» \u2014 Bruce McCuaig, patron de Metrolinx On devine la suite.Le gouvernement McGuinty a transformé le conseil d'élus en un conseil indépendant.Comme à Vancouver.Un choix qui a permis de mettre fin aux déchirements politiques.« La réalité, c'est que quand tu es un élu, ta responsabilité première va à tes électeurs, explique le PDG de Metrolinx.C'est mon opinion, mais je crois qu'il est difficile de demander au représentant d'une municipalité de prendre une décision qui favorise une autre municipalité.» Ce que confirme Anne Golden, présidente du Comité consultatif de l'Ontario sur la stratégie d'investissement dans les transports publics et membre du conseil de Metrolinx.« Si j'avais un conseil à donner à Denis Coderre, un maire que j'ai eu la chance de rencontrer, c'est de bien réfléchir à l'équilibre du futur conseil.Car s'il est vrai que les élus amènent une imputabilité locale aux décisions, ils peuvent aussi empêcher cette même prise de décision.» .les leçons pour Montréal Vancouver et Toronto.Deux villes, une même leçon.Une leçon qui ne semble pas s'être rendue jusqu'ici, car Montréal s'apprête à foncer dans le même mur que ces grandes villes.Comme si le Québec vivait en vase clos.Comme si les essais et erreurs des autres provinces ne nous concernaient pas.C'est dommage, car il y a du bon dans la réforme de la gouvernance des transports en commun sur laquelle planche le gouvernement Couillard.Une réforme nécessaire, sur laquelle tous les autres gouvernements se sont cassé les dents.Une réforme qui plaît à presque tous les maires de la région de Montréal.Les fleurs.Cette réforme allège.Elle simplifie.Elle sépare la planification de l'opération.Et elle met une croix sur l'Agence métropolitaine de transport, qui traîne beaucoup trop de casseroles pour continuer à jouer son rôle avec efficacité.On aurait pu élaguer davantage, mais on fait un bon bout de chemin en créant une agence unique pour la planification et le développement du réseau, l'Autorité régionale de transport.On aura aussi quatre sociétés de transport qui auront pour mandat d'opérer les bus, les trains et le métro.Le pot.On centralise, donc, on harmonise, comme l'ont fait Toronto et Vancouver.Mais les bonnes nouvelles s'arrêtent là.Car au-delà de la simplification des structures, il est évident que le Québec n'a rien appris des erreurs de Vancouver et Toronto.Le gouvernement Couillard s'apprête à transférer l'ensemble des responsabilités des transports en commun aux élus de la région.Même si tout porte à croire que cette décision transformera les transports en commun en un nid de chicanes politiques et locales à Montréal.Comme ce fut le cas à Vancouver et Toronto.La future ART sera contrôlée par un conseil d'administration composé de 13 membres : 6 experts indépendants, 6 élus, et un président nommé par Québec.sur recommandation des maires de la région.Ce qui leur donne la majorité.«Quand on crée une structure fondée sur des intérêts locaux, il arrive que les élus réussissent à s\u2019élever au-delà de leurs intérêts, mais pas toujours.\u2014 Anne Golden Un gros risque Un risque bien réel, dans le Grand Montréal, où la Communauté métropolitaine de Montréal a maintes fois prouvé ses limites.En 15 ans d'existence, la CMM n'a qu'une seule réussite à son actif, un plan d'aménagement.C'est tout.« Il est important de dépolitiser le transport en commun, croit Anne Golden, car c'est un enjeu important qui en englobe plusieurs autres, la justice sociale, l'équité, le financement public, etc.Quand il y a peu d'argent comme c'est le cas actuellement, les décisions doivent être prises à partir de prévisions rigoureuses, de faits et de données scientifiques et objectives.» D'où l'importance de ne pas donner de droit de veto aux élus.Qu'ils aient leur place sur le conseil d'administration, soit.Ça augmente l'imputabilité des décisions.Mais le contrôle de ce même conseil mérite d'être donné aux membres indépendants.Comme l'ont fait Toronto et Vancouver. LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 29 JUIN 2015 A 7 .ACTUALITÉS La SAQ s\u2019attaque aux fraudeurs Trois succursales ont arrêté d\u2019accepter les cartes de crédit prépayées EXCLUSIF JASMIN LAVOIE Les fraudes commises avec des cartes prépayées émises par des institutions financières ont atteint un tel niveau que la SAQ a décidé carrément de les interdire ces deux prochaines semaines dans trois de ses succursales les plus touchées.Selon ce qu'a appris La Presse, cette décision a été prise après que des fraudes de plusieurs dizaines de milliers de dollars dans aient été commises une succursale en une seule semaine.Les cas de fraude à la SAQ ne sont pas nouveaux.En février dernier, La Presse répertoriait de nombreuses situations d'employés témoins de vols semblables.Le modus operandi est souvent le même.Les fraudeurs se présentent à la caisse, la majorité du temps en groupe, munis de plusieurs cartes de crédit prépayées.Ils achètent des cartes-cadeaux ou directement des bouteilles d'alcool.Du cognac, du champagne, du scotch, de la vodka en grande quantité et souvent de bonne qualité.« Ils essayent chaque carte fraudée l'une après l'autre, mais il y en a qui ne fonctionnent pas.C'est ça qui prend du temps.Ça peut prendre 10-15 transactions avant qu'ils en trouvent une qui fonctionne », raconte un employé.Ce dernier ne veut pas être identifié parce qu'il craint pour sa sécurité et il ne veut pas d'ennui avec la direction de la SAQ.Lié au crime organisé Dans les succursales de l'est de Montréal, ce genre d'histoire est pratiquement devenu coutume.La semaine dernière, un homme serait même reparti avec des cartes cadeaux d'une valeur totale d'au moins 10 000$.«Au début c'était juste une bouteille de fort, mais là c'est rendu des 5000-10 000$ à la fois.On 12,25$ NOUS N'ACCEPTONS PAS LES CARTES DECRÉDIT PRÉPAYÉES U DIRECTION.\t|T| PHOTO BLOGUE 1ER FRONT Les fraudes ont atteint un tel niveau que la SAQ a décidé de carrément interdire les cartes prépayées dans trois de ses succursales les plus touchées au cours des deux prochaines semaines.est rendu que l'on finance le crime indirectement.Ça n'a plus aucun sens », dit un autre employé, qui a travaillé dans une des succursales visées par l'interdiction des cartes prépayées.En une seule semaine, le montant des fraudes dans cette succursale aurait atteint près de 50 000$.«Ça arrive presque tous les jours.On les reconnaît.La semaine passée, il y a en a un qui nous a dit: \"Ici c'est comme notre maison, on fait ce qu'on veut\".» Les trois SAQ visées par la nouvelle mesure sont toutes situées dans l'est de Montréal.La première est sur le boulevard Pie-IX, le deuxième, rue Sherbrooke Est et l'autre, rue sur Beaubien Est.La direction confirme avoir interdit les cartes prépayées à ces endroits « parce qu'il y avait des enjeux avec les cartes prépayées dans ces commerces-là».Le responsable des relations de presse, Renaud Dugas, s'est montré toutefois réticent à donner plus de détails en raison de « l'enquête en cours ».Il nous a été impossible de connaître le montant ou le nombre de fraudes répertoriées, ni même de savoir qui dirigeait cette enquête.« Je vous invite à passer par la Loi sur l'accès à l'information pour obtenir plus de détails », a laconiquement répondu le porte-parole.Dans un message adressé à ses membres, l'organisation 1er Front, qui regroupe plusieurs syndiqués de la SAQ, s'est réjouie de cette décision de l'employeur.« C'était devenu un secret de Polichinelle que ces cartes étaient utilisées frauduleusement par des réseaux issus du milieu criminel [.] Il est possible qu'une décision soit prise pour étendre cette règle à toutes les succursales du réseau.Cela reste à confirmer», écrit le regroupement, qui cherche à se dissocier du syndicat officiel de la SAQ.Le syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ n'a pas rappelé La Presse.La direction de la SAQ n'exclut pas de prolonger la période de deux semaines d'interdiction ou d'étendre la mesure annoncée aux autres succursales dans la province.LA FRAUDE EN QUATRE ETAPES Selon les témoignages recueillis, les fraudeurs se présentent en groupe dans une succursale avec de nombreuses cartes prépayées « Vanilla », souvent MasterCard ou Visa.Ces cartes peuvent avoir été remplies grâce à des cartes de crédit fraudées ou volées, par exemple.2 Les malfaiteurs passent ensuite à la caisse soit pour acheter directement des bouteilles d\u2019alcool, soit pour avoir des cartes-cadeaux de la SAQ.Ils payent en tentant une après lautre les cartes Vanilla, jusqu\u2019à ce que cela fonctionne.Ils peuvent se montrer agressifs envers les caissiers.Si les fraudeurs ont acheté des cartes cadeaux, ils reviennent le soir même pour se procurer de grandes quantités de bouteilles à prix parfois élevé comme du cognac, du scotch de la vodka.Un employé avance même que certains voleurs reviennent plus tard se faire rembourser leurs bouteilles dalcool en argent.4 Lorsque des transactions frauduleuses sont faites par cartes-cadeaux SAQ ou cartes de crédit prépayées, la société d\u2019Etat est tout de même payée pour l\u2019achat.Le fournisseur externe paie la note dans le cas des cartes-cadeaux.Quand il s\u2019agit de cartes de crédit prépayées, ce sont généralement les institutions financières qui essuient les pertes.La STM aurait trouvé son nouveau directeur général Denis Andlauer serait un défenseur de la privatisation EXCLUSIF KATHLEEN LÉVESQUE Six mois après avoir congédié son directeur général, la Société de transport de Montréal (STM) n'a pas officiellement complété le long processus d'embauche d'un remplaçant.Il semble toutefois qu'un candidat soit déjà en tête pour devenir le porteur de la nouvelle orientation de la STM, a appris La Presse.Il s'agirait de Denis Andlauer, un défenseur de la privatisation de l'exploitation des réseaux de transport en commun.M.Andlauer a développé sa vision à travers plus de 30 ans d'une carrière liée aux transports collectifs.Jusqu'en octobre dernier, il était le patron de Keolis Canada, qui est le propriétaire des autobus Orléans.Depuis, il offre ses services comme conseiller en gestion sous la bannière de DA conseils stratégiques.M.Andlauer a dirigé l'exploitation du métro de Lyon pour le géant Keolis qui exploite 90 réseaux de transport urbain à travers le monde et qui est contrôlé à 30% par la Caisse de dépôt et placement du Québec.En 2002, il a traversé l'Atlantique et a été embauché par le Réseau de transport de la Capitale (RTC), à Québec.Il en a dirigé l'entretien, puis les opérations.En selle pour l\u2019automne À la STM, on insiste pour dire que le choix d'un nouveau directeur général n'est pas arrêté.Tout au plus précise-t-on que le comité de sélection doit se réunir dans les prochains jours.Selon les informations obtenues par La Presse, la candidature de M.Andlauer doit être entérinée lors de l'assemblée du conseil d'administration du 8 juillet prochain, car il s'agit de la dernière séance avant l'automne.Dans les faits, la décision doit passer par l'hôtel de ville de Montréal, où l'on souhaiterait que le prochain directeur général de la STM soit en selle pour faire face aux changements profonds des structures de transport en commun proposé par le gouvernement du Québec.Le dossier sera à l'ordre du jour cet automne.La vision de M.Andlauer semble cadrer avec les modifications gouvernementales à venir.Le ministre des Transports, Robert Poëti, souhaite revoir de fond en comble les rôles de planification et d'exploitation dans le milieu du transport.En avril 2014, M.Andlauer accordait une entrevue à L'actualité dans laquelle il soulignait l'importance de revoir la gestion traditionnelle des activités de transport collectif et d'opter pour la privatisation de ce service public.« Qu'elle plaise ou non, cette privatisation semble inéluctable pour optimiser les services », disait-il.Long processus de sélection Le processus de sélection d'un directeur général de la STM a été provoqué par le congédiement, en décembre dernier, de Carl Desrosiers.Cette décision politique a créé une certaine tourmente puisque les compétences de M.Desrosiers faisaient l'unanimité tant à la STM que dans le réseau international des transports.Le président du conseil d'administration de la STM, Philippe Schnobb, avait alors expliqué qu'un changement d'orientation était nécessaire.S'est alors enclenché le processus pour dénicher cette personne au « regard neuf» que souhaitait la STM.Mais rapidement, l'appel de candidatures a été infructueux.La STM a alors choisi de faire appel à la firme de chasseurs de têtes Odgers Berntson (un contrat d'un peu moins de 100 000$).«Je constate qu'il y a des limites à ce que le processus soit rapide.Mais on ne passera pas six mois à chercher», avait alors commenté Philippe Schnobb.Il a été impossible de joindre M.Andlauer.ODO iTlTl ooo THE K E G /ALE U R | COMMODITÉ m i (v i K Sous le Grand Chapiteau Blanc \u2022Angle Métropolitain et Décarie 11566T§g3!g111 \u2022 cavaliamet Fièrement présenté par Odysséo se prête à tous les superlatifs ______.ant par le gigantisme de sa production MM A MAI* A A Mil aL^A A A A Ml Al I I A u que par sa qualité scénique » Daniel Lemay, La Presse - - ¦ ¦ ' - \u2022yv RTC ENTRES A 8 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 29 JUIN 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ACTUALITÉS La vie, à quel prix ?MYLENE MOISAN LE SOLEIL CHRONIQUE PHOTO ANDRÉ TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE Dans son livre Démence en CHSLD: et si un jour, ça me concernait?, le psychiatre Jacques Potvin se demande s\u2019il faut soigner les gens qui sont dans l\u2019antichambre de la mort.* f r , Nos succès médicaux ont parfois un envers tragique : nous empêchons quelqu'un de mourir sans vraiment lui redonner la vie.» La citation est de Jean Desclos, je l'ai lue dans le livre que le psychiatre Jacques Potvin vient de publier à compte d'auteur, Démence en CHSLD : et si un jour, ça me concernait?Dans son ouvrage, l'homme pose une autre question, plus embêtante: faut-il soigner les gens qui sont dans l'antichambre de la mort ?Le Dr Potvin estime qu'il faut tracer une ligne.À l'aube de ses 87 ans, il travaille encore à l'occasion dans un CHSLD.« L'autre jour, j'ai un patient qui a une pneumonie, 104 de fièvre, il a 86 ans, il est sur le point de mourir.J'explique à sa femme que le rétablissement sera peut-être difficile, souffrant.« Elle a exigé qu'on le traite.» Le Dr Potvin sait qu'il s'agit d'un débat philosophique, mais que nous ne pouvons plus en faire l'économie.« À un moment donné, il va falloir se demander à partir de quand on laisse la nature suivre son cours.L'hypertension, on traite ou pas?En faisant ça, on oblige en quelque sorte la personne à vivre une vie qui n'est pas drôle.» Il y a la vie, et la qualité de vie.« Je suis prêt à allonger la vie, mais à quel prix?Quand il revient, il revient à quoi ?À quelqu'un qui fouille dans sa couche, qui se fait parfois brusquer, qui n'a plus son petit chien.» Dans son livre, le Dr Potvin aborde la question de l'acharnement thérapeutique en fin de vie.L'homme plaide pour qu'on cesse de traiter l'alzheimer en CHSLD.Il cite un collègue, le Dr Claude Leicher: «Tous les essais cliniques ont démontré que les médicaments anti-alzheimer n'améliorent pas de façon significative l'état de santé des patients».Aux États-Unis aussi, des voix s'élèvent pour qu'on mette la pédale douce sur ces médicaments dont l'efficacité est remise en question.Mais il y a plus.« Il y a la pression de la société, des familles.Les gens ne sont pas prêts à laisser aller leur proche, ils veulent le garder le plus longtemps avec eux.» Même si souvent, il ne les reconnaît plus.La durée moyenne de séjour en CHSLD est de 838 jours dans la province, au-dessus de 1000 jours à Québec.L'arrivée en CHSLD est un choc pour la personne qui, en plus de perdre ses repères, ne reconnaît plus rien autour d'elle.D'où l'idée de faire des petits milieux à échelle humaine, à l'ambiance familiale.Il arrive que la personne ne s'adapte pas, qu'elle n'ait tout simplement plus envie de cette nouvelle vie qui n'en est pas une.On remarque parfois que des résidants arrêtent de manger, de participer aux activités, quand il y en a.On appelle ça le syndrome du glissement.Quand une personne s'engage sur cette pente descendante, le déclin peut être rapide.Elle perd du poids, ne parle presque plus, ne tient plus à quitter son lit.Elle perd ni plus ni moins le goût de vivre.Les équipes en place surveillent ces symptômes, comme m'explique Julie Gilbert, conseillère-cadre à l'hébergement au CIUSSS de la Capitale-Nationale.«Il faut être vigilants quand il y a un refus de s'alimenter et de participer aux activités.Il faut voir si la personne a des tendances suicidaires.Pour y arriver, on a des moyens pour mesurer le niveau de dépression des personnes, même celles qui ne parlent pas.» Pour lui remonter le moral, on lui donne des antidépresseurs.Un peu plus de la moitié des résidants des CHSLD de la région de Québec consomment des antidépresseurs : ça en dit long sur l'ambiance qui règne et sur la capacité des gens à leur remonter le moral autrement.Dans sa pratique, le Dr Potvin a observé cette réalité.Un exemple parmi d'autres : « Il y a une patiente qui est décédée récemment.Elle prenait trois antidépresseurs sans trop savoir l'effet des trois, lequel fonctionnait, lequel ne fonctionnait pas.» Elle n'est pas morte heureuse pour autant.« Les gens ne sont pas prêts à laisser aller leur proche, ils veulent le garder le plus longtemps avec eux.» \u2014 Le Dr Jacques Potvin > > HVOJTÉ9 MAIS A outLcra*?DErabrowcjs CHANGEMENTS CET ETE, SORTEZ PRENDRE L\u2019ART.Cet été, peu importe où vous êtes, restez à l\u2019affût des festivals d\u2019ici et d\u2019ailleurs.Tous les jours, dès 5h30 (heure d\u2019ici).Et c\u2019est gratuit.Disponible dans V l'App Store DISPONIBLE SUR Google play a__________________ LaPressePlus.ca LA PRESSE + LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 29 JUIN 2015 A 9 .ACTUALITÉS Le deuxième fugitif capturé Le meurtrier David Sweat s\u2019approchait de la frontière canadienne PHOTO ASSOCIATED PRESS En cavale depuis 23 jours, David Sweatt a été intercepté dans les limites du village de Constable, dans l\u2019État de New York.BjSëMa ANNABELLE BLAIS La cavale du meurtrier David Sweat a finalement pris fin hier alors qu\u2019il s\u2019approchait de la frontière canadienne, selon les autorités américaines.Le fugitif, qui se trouvait à moins de trois kilomètres du Canada, tentait de fuir lorsqu\u2019un policier l\u2019a atteint de deux balles, mettant ainsi un terme à la spectaculaire chasse à l\u2019homme qui a mis tout l\u2019État de New York sur un pied d\u2019alerte.En fin de soirée, l\u2019homme se trouvait dans un état critique, ont fait savoir les autorités.Deux jours après la fin abrupte de la cavale de Richard Matt, abattu par les policiers vendredi, le deuxième évadé du pénitencier à sécurité maximale de Clinton, dans l'État de New York, David Sweat, a été arrêté dans le village de Constable.Sa cavale aura duré 23 jours.Le meurtrier ne s'est pas rendu facilement et a pu être maîtrisé seulement après avoir été atteint de deux balles au torse, selon le surintendant de la police d'État de New York, Joseph D'Amico.Selon le surintendant, le sergent Jay Cook, qui patrouillait seul, a aperçu, vers 15h20, un homme suspect qui courait sur une route de Constable, un village de quelque 1500 âmes.Le sergent lui aurait ordonné de s'immobiliser.Le fugitif aurait alors tenté de fuir vers la forêt et c'est à ce moment que le policier aurait tiré deux coups de feu.«Je peux seulement supposer qu'il se rendait à la frontière, il était si près », a déclaré le surintendant D'Amico lors d'une conférence de presse diffusée vers 19 h, hier.« Le cauchemar est enfin terminé », a ajouté le gouverneur de l'État, Andrew Cuomo.David Sweat, qui purgeait une peine d'emprisonnement à vie pour meurtre, s'était évadé avec Richard Matt de la prison à sécurité maximale de Clinton à Dannemora, dans la nuit du 5 au 6 juin.Vendredi dernier, les policiers avaient réussi à retrouver la trace de Richard Matt à Malone, à environ 10 kilomètres au sud de Constable, dans le nord de l'État.Il a été abattu de trois balles dans la tête, selon le rapport du coroner qui a rendu ses conclusions hier.Au moins 1300 policiers ont passé au peigne fin un périmètre d'environ 35 kilomètres carrés dans ce secteur de l'État pour retrouver les deux meurtriers, ces derniers jours.La traque n'a pas été facile, la pluie ayant compliqué les recherches, a reconnu le surintendant.Il a également souligné que les deux fugitifs ont utilisé du gaz poivre afin de camoufler leur odeur et ainsi tromper les chiens qui tentaient de suivre leur piste.Soulagement et effroi Les habitants du secteur des deux côtés de la frontière ont poussé un soupir de soulagement, mais aussi d'effroi quand ils ont appris que le deuxième fugitif se trouvait tout près.Audra Buchanan, une habitante de Constable, a été traversée par un frisson d'horreur lorsqu'elle a compris que les policiers qu'elle voyait au loin, à un kilomètre de chez elle, étaient en train d'arrêter David Sweat.«J'ai une jeune fille de 8 ans, alors nous avions très peur», a-t-elle affirmé lors d'une conversation téléphonique avec La Presse.« Ma fille a regardé les photos des suspects pour pouvoir les reconnaître au cas où et nous lui avons dit de se méfier d'eux, qu'ils étaient dangereux, a-t-elle indiqué à La Presse, et je ne voulais pas la laisser jouer dehors seule.Elle pourra enfin sortir et on pourra enfin bien dormir.» Habitant à moins de 10 minutes de Constable, à Elgin, en sol canadien, Murray Sweet a aussi suivi la traque des prisonniers à la télévision.Lorsqu'elle a constaté que la présence des policiers s'intensifiait du côté américain, elle a commencé à s'inquiéter.« Il n'y avait personne du côté canadien, ce n'est que lorsque le premier homme a été tué vendredi que nous avons aperçu des agents de la GRC », a-t-elle expliqué à La Presse.« C'est effrayant de penser qu'il était tout près.On a toujours apprécié la forêt, mais ces jours-ci, on se disait que c'était surtout un endroit où les fugitifs auraient pu se cacher.Ce n'était pas rassurant», a-t-elle expliqué.- Rasa M'ï: PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE NOUVELLE ETUDE CANADO-BRITANNIQUE On connaissait mal Hallucigenia sparsa MATHIEU PERREAULT Avec ses longues épines dorsales, on dirait un personnage de l\u2019univers des Pokémon.Mais Hallucigenia sparsa était un ver minuscule qui a vécu il y a 508 millions d\u2019années.Une nouvelle étude canado-britannique vient d\u2019élucider certains de ses mystères, chambardant le monde de la paléontologie.« Nous avons découvert qu'Hallucigenia avait le pharynx tapissé de petites épines qui agissaient comme des dents pour le traitement de la nourriture », explique Martin Smith, de l'Université de Cambridge, qui, avec un collègue ontarien, publie dans la revue Nature une nouvelle analyse d'un fossile découvert il y a 100 ans dans les schistes de Burgess, dans les Rocheuses.« On pensait que ce type d'épines du pharynx était apparu plus tard dans l'évolution.Nos résultats montrent qu'elles étaient présentes dans les espèces qui sont les ancêtres d'une foule d'insectes et de crustacés.» Hallucigenia, qui faisait environ un centimètre de longueur, a reçu son nom dans les années 70, quand un célèbre paléontologue britannique, Simon Conway Morris, a découvert que la classification initiale du fossile comme un simple ver était inexacte et qu'il avait des tentacules d'un côté du corps et des épines de l'autre.« C'était l'époque des drogues hallucinogènes, et Hallucigenia avait vraiment l'air sorti d'une hallucination», dit M.Smith.Mais cette reclassification contenait elle aussi une erreur fondamentale: Conway Morris pensait qu'Hallucige-nia marchait sur ses épines.Une nouvelle étude en 1991 a découvert que les tentacules dorsaux étaient en réalité des pieds.La nouvelle étude canado-britannique ajoute la description de la tête d'Hallucigenia.« Personne n'avait jamais pu l'examiner, parce qu'elle est trop petite, dit M.Smith.On avait peur de la détruire en essayant de la dégager de la pierre.» Le fossile était conservé au Musée royal de l'Ontario à Toronto (ROM).Les schistes de Burgess sont l'un des sites les plus importants du monde pour les fossiles de l'« explosion du cambrien», une période d'une cinquantaine de millions d'années où la diversification de la vie, apparue sur Terre il y a 3,8 milliards d'années, s'est accélérée.Autre découverte Une autre découverte de l'équipe canado-britannique est la présence d'un système nerveux, une caractéristique que l'on croyait apparue, elle aussi, plus tard dans l'évolution.Dans un commentaire accompagnant l'étude dans Nature, un prestigieux paléontologue du Musée d'histoire naturelle de Londres, Xiaoya Ma, a salué la découverte, précisant que les conclusions de l'étude quant aux épines de pharynx seraient probablement contestées.M.Ma a lui aussi publié des études importantes sur Hallucigenia.Ce type de ver à la bouche et la gorge remplies de dents a-t-il débouché sur des versions géantes à l'ère des dinosaures, comme dans la plus récente version du film King Kong ?«Non, je ne crois pas, dit M.Smith.Le plus grand ver de ce type ne mesurait pas plus de 10 centimètres.» 1 Les conseillers de Patrimoine Hollis prennent à cœur votre bien-être financier.Comme ils sont des entrepreneurs indépendants, leur réussite est directement liée à la vôtre.Voilà pourquoi ils mettent un point d'honneur à nouer avec vous des relations fructueuses.Voyez comment leur engagement personnel peut faire toute la différence.Pour trouver un conseiller près de chez vous, rendez-vous à patrimoinehollis.com.PatrimoineHollis.Investis dans votre réussite Patrimoine Hollis est un nom commercial propre à Patrimoine Hollis (division de Scotia Capitaux Inc.), à Services financiers Patrimoine Hollis inc.et à Services d'assurances Patrimoine Hollis ltée.Scotia Capitaux Inc.est membre du Fonds canadien de protection des épargnants et de l'Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières.Services financiers Patrimoine Hollis inc.est membre de l'Association canadienne des courtiers de fonds mutuels (ACCFM) et de la Corporation de protection des investisseurs de l'ACCFM.MC Marque de commerce de La Banque de Nouvelle-Écosse, utilisée sous licence Pourquoi je ne dors pas sur mes deux oreilles la nuit?Parce que j'ai l'avenir d-'-M^iron 73 familles entre les mains.» A10 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 29 JUIN 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ACTUALITÉS Isabelle Richer blessée dans un accident de vélo La journaliste de Radio-Canada a été heurtée par un camion PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK La journaliste Isabelle Richer doit coanimer l\u2019émission Enquête, au début de la collègue Marie-Maude Denis a affirmé que son casque lui a sauvé la vie.ANNABELLE BLAIS La journaliste de Radio-Canada Isabelle Richer a été gravement blessée samedi après avoir été heurtée par un camion alors qu'elle roulait à vélo à Rougemont, en Montérégie.L'animatrice de Sous la loupe a subi un traumatisme crânien et des fractures cervicales, a confirmé Radio-Canada dans un communiqué de presse diffusé hier.« Le pronostic des médecins est très encourageant dans les circonstances », peut-on lire.Le communiqué précise qu'elle ne devrait pas subir de séquelles permanentes, mais sa convalescence pourrait s'étirer sur plusieurs mois avant son retour au travail.« Toute l'équipe de l'information est sous le choc de la nouvelle », a déclaré Michel Cormier, directeur général de l'Information de Radio-Canada.La Sûreté du Québec confirme qu'un accident s'est produit à Rougemont vers 10h35 samedi dans le rang de la Grande PIIOlO 11 RI I DI IWII II R prochaine saison.Sur Twitter, sa Caroline.Sans confirmer l'identité de la cycliste, le sergent Ronald McInnis indique qu'un camion a tenté de dépasser un tracteur qui roulait dans la même direction.C'est en tentant cette manœuvre que le chauffeur du camion a accroché la cycliste qui roulait en direction opposée, la projetant au sol.Un autre cycliste se trouvait avec elle, mais il n'a pas été blessé, selon le porte-parole de la SQ.Isabelle Richer a été transportée dans un centre hospitalier du Haut-Richelieu avant d'être acheminée vers un hôpital de Montréal.La journaliste qui couvre l'actualité judiciaire depuis plus de 20 ans est un visage familier dans le paysage journalistique québécois.Le mois dernier, Radio-Canada annonçait qu'elle lui confiait, dès l'automne, la barre de l'émission Enquête aux côtés de Marie-Maude Denis.«Nous sommes convaincus qu'Isabelle pourra animer Sous la loupe sur ICI RDI et également coanimer Enquête comme prévu aux côtés de Marie-Maude Denis, bien que ce ne sera pas au début de la saison 2015-2016 », a fait savoir la société d'État.Sa collègue Marie-Maude Denis a écrit sur Twitter en après-midi que son casque lui avait sauvé la vie.Un mot clic #lachespasisa [sic] a été créé et plusieurs personnes lui ont ainsi fait parvenir des mots d'encouragement.OPERATION DE L\u2019OTAN 81 soldats de Valcartier en Pologne PHOTO JEAN MARIE VILLENEUVE.LE SOLEIL Plus de 200 soldats du Royal 22e Régiment participeront à des manœuvres de l\u2019OTAN en Pologne, destinées à «envoyer un message» à la Russie.- ' \u2022 f H- DAVID RÉMILLARD LE SOLEIL QUÉBEC \u2014 Des troupes de l'armée de terre canadienne basées à Valcartier se sont envolées pour la Pologne, hier matin, afin de se joindre aux forces de l'OTAN dans le cadre de l'opération Reassurance.D'ici la mi-juillet, le Canada déploiera le contingent étranger le plus important de cette mission internationale.Un message clair d'Ottawa à l'endroit du président russe Vladimir Poutine.Quatre-vingt-un soldats du Royal 22e Régiment ont pris la direction de la Pologne pour une mission de six mois.Ces derniers ne reviendront qu'après les Fêtes, à l'hiver.Deux autres groupes de militaires les rejoindront d'ici le 15 juillet.Au plus fort du déploiement, ils seront 217 soldats de Valcartier, principalement des parachutistes, sur le terrain en Europe de l'Est afin de participer à l'opération Reassurance.Les forces du Québec relaieront ainsi celles de la base de Petawawa, en Ontario, en poste au cours des derniers mois.Le ministre de la Sécurité publique et député de Lévis-Bellechasse-Les Etchemins, Steven Blaney, était sur place hier pour saluer les troupes.Il a rappelé aux soldats alignés devant lui que le Canada se devait d'envoyer un message clair à la Russie et de montrer qu'il était prêt à réagir en cas d'agression contre ses alliés.« On veut envoyer un signal à M.Poutine que, pour nous, la souveraineté est importante, que le respect des frontières est important», a-t-il réitéré en point de presse quelques minutes plus tard, parlant « d'une mission qui s'inscrit dans le respect de nos valeurs démocratiques ».M.Blaney faisait évidemment référence à l'invasion et à l'annexion forcée de la Crimée, région ukrainienne, par la Russie l'an dernier, événement à la source de l'opération Reassurance menée par l'OTAN.À en croire le ministre conservateur, il s'agit surtout d'une mission à haute valeur symbolique, alors que les risques d'affrontements sur le terrain seraient plutôt minces.« Ce matin, je dois dire, sur le plan personnel, c'est un peu plus facile d'envoyer des gens dans une opération militaire avec l'OTAN, en Pologne, que les départs précédents où on envoyait des gens en Afghanistan face à des risques cinétiques [risque de décès] très élevés.» « Les exercices de l'OTAN, y compris l'opération Reassurance, sont conçus pour envoyer le message que le Canada est solidaire de ses alliés et des pays amis de l'Europe de l'Est face à toute tentative d'intimidation ou d'agression militaire », a pour sa part déclaré le ministre de la Défense, Jason Kenney, depuis l'Ukraine, où il visite des installations militaires.Au cours de leur séjour en Pologne, les troupes canadiennes s'entraîneront aux côtés de l'armée polonaise ainsi que des soldats américains et britanniques, et participeront à certains entraînements spéciaux, notamment avec les forces du Portugal.Bien que la sécurité des militaires ne semble pas compromise de façon imminente, les troupes ont connu un entraînement rigoureux au cours de la dernière année.« Ça faisait près d'un an qu'on entraînait les forces qui partent aujourd'hui.Comme vous le savez, les troupes [de Valcartier] sont en situation de grande disponibilité pour se déployer dans la prochaine année [en Ukraine ou en Pologne] », a expliqué le brigadier général Stéphane Lafaut.Au terme de ce déploiement de six mois, d'autres militaires de Valcartier prendront la relève pour maintenir la présence canadienne en Pologne.Leur nombre demeure inconnu pour le moment.AUJOURD\u2019HUI DANS LA SECTION PAUSE ESTIVALE TOUS LES JOURS DE LÉ T É ,LASECTION PAUSE PRÉSENTE DESSÉRIES ET DES RUBRIQUES DE SAISON, UNIQUEMENT DANS LA PRESSE+.MAL DES TRANSPORTS LA PRESSE* PAUSE PAUSE ESTIVALE SENSATIONS FORTES ET MAL DE CŒUR CHOISIR DESAPPLIS POUR ENFANTS Comment dénicher des appllis pour enfants et ados qui allient plaisir et opprçnti^we ?UNE JOURNÉE DANS LA VIE DE.FRANCINE RICARD.ÉDUCATRICE EN CPE Téléchargez dès maintenant DISPONIBLE SUR Google play La Presse+, c\u2019est gratuit pour toujours LA PRESSE I Naufrage Quatre pêcheurs secourus au large du Nouveau-Brunswick TIGNISH, Î.-P.-É.\u2014 Quatre pêcheurs de l\u2019Ile-du-Prince-Édouard ont été secourus de leur bateau qui sombrait au large des côtes du Nouveau-Brunswick, hier matin.Le capitaine de corvette Bruno Tremblay, du Centre conjoint de coordination de sauvetage, a indiqué que le Centre interarmées de coordination des opérations de sauvetage a reçu un appel de détresse vers 4 h du matin d\u2019un bateau qui se trouvait à environ 150 kilomètres à l\u2019est de Shippagan.Un hélicoptère Coromorant et un avion Hercules ont été envoyés sur les lieux.Ils ont trouvé le bateau de pêche, The Cadillac Style, basé à Tignish, à l\u2019Ile-du-Prince-Édouard, qui était déjà partiellement submergé par les eaux.Un secouriste a sauté à l\u2019eau pour aider les quatre membres d\u2019équipage à monter à bord de l\u2019hélicoptère.Le capitaine Tremblay a confirmé que les pêcheurs ont tous été conduits à l\u2019hôpital de Charlottetown à titre préventif, mais ils ne souffriraient d\u2019aucune blessure sérieuse.Une enquête a été ouverte pour déterminer la cause de l\u2019incident.\u2014 La Presse Canadienne Bas-Saint-Laurent Un accident de véhicule hors route coûte la vie à une enfant Un accident de véhicule hors route, qui est survenu à Sainte-Hélène-de-Kamouraska, dans le Bas-Saint-Laurent, hier, a coûté la vie à une enfant d\u2019environ 11 ans.C\u2019est un adolescent dapproximativement 13 ans qui était au volant alors que la jeune fille prenait place à ses côtés, a indiqué la police.Selon les premières constatations de la police, il aurait tenté d\u2019effectuer un virage.Le véhicule se serait alors renversé sur le côté et la passagère aurait été grièvement blessée.Cette dernière a été conduite à l\u2019hôpital où sa mort a été constatée.Le conducteur s\u2019en serait, quant à lui, sorti physiquement indemne, mais il aurait subi un violent choc nerveux.La Sûreté du Québec a ouvert une enquête pour déterminer avec certitude ce qui a été à l\u2019origine de ce drame.Des témoins devaient encore être questionnés.De plus, le véhicule pourrait faire l\u2019objet d\u2019une inspection mécanique pour voir s\u2019il présentait une défectuosité.L\u2019âge légal pour conduire un véhicule hors route a été fixé à 16 ans dans la province.\u2014 La Presse Canadienne LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 29 JUIN 2015 A11 MONDE ATTENTAT EN TUNISIE «Je ne savais pas où aller» Une employée de l\u2019hôtel Imperial Marhaba raconte son angoissant face-à-face avec le tueur Voilà trois jours qua eu lieu la pire attaque terroriste des dernières décennies en Tunisie, mais le pays réagit encore lentement.Le gouvernement parle d\u2019augmenter les mesures de sécurité, mais on les voit toujours très peu.Est-ce réellement de nouveau un pays sécuritaire?Notre correspondante a rencontré une victime et posé ces questions à Sousse, là où a eu lieu l\u2019attentat terroriste.MARIE-CLAUDE LORTIE SOUSSE, Tunisie \u2014 Dans le secteur orthopédique de l'hôpital public universitaire de Sahloul, Lutfi Guiga, chauffeur de taxi aux mains blessées, attend appuyé sur un mur avec son beau-frère, l'air inquiet, mais surtout très triste.Sa femme, Iman, est dans une chambre, juste en face.On ne craint pas pour sa vie, mais vendredi, dans l'attentat terroriste, elle a été blessée à plusieurs endroits sur la jambe, la hanche, le bras, l'épaule.Lutfi Guiga attend parce que des infirmières changent les bandages de sa femme et qu'on a demandé aux hommes de sortir de la pièce.Si le chauffeur de taxi de Sousse a une main bandée et l'autre tout enflée, c'est parce qu'il s'est fait mal en sautant pardessus un des murs d'enceinte des jardins de l'hôtel Imperial Marhaba, pour aller chercher Iman, la mère de ses trois filles âgées de 9, 7 et presque 3 ans, qui travaillait à l'administration de l'hôtel où a eu lieu la dernière tuerie terroriste en Tunisie.Elle a été blessée par des éclats quand le tueur a tiré autour d'elle.Dans la chambre d'hôpital, six femmes en tenue traditionnelle entourent la blessée de 35 ans.Toute sa famille est là.PHOTO MARIE-CLAUDE LORTIE, LA PRESSE Iman Guiga a échappé à la mort après avoir imploré le tueur de lui laisser la vie sauve.MS ! ¦ Iman parle français, mais l'effort est trop grand pour la blessée.Elle préfère raconter en arabe comment, vendredi dernier, elle venait de prendre connaissance de l'attentat en France, quand elle a vu des clients arriver en criant dans l'hôtel.Elle était à l'étage supérieur, dans les bureaux administratifs de l'entreprise, mais pouvait les voir et les entendre hurler au rez-de-chaussée.«On a alors commencé à faire sortir les clients, on se hâtait.On ne s'attendait pas à ce qu'il vienne en haut.» Et puis il est arrivé.Le tueur.Le jeune étudiant silencieux, avec des cheveux très noirs, bouclés, et un visage «rempli de rage » quand Iman le regardait tirer.«Il ne parlait pas.J'ai été blessée par des éclats, mais il n'a pas tiré sur moi», raconte-t-elle.Mais il a failli.« Il tirait partout, mais à un moment, il a pointé sa kalachnikov sur moi.J'ai commencé à crier, à l'implorer de ne pas me tuer, à prier.J'étais en panique.Il m'a regardée, a hésité, ne m'a rien dit, et finalement il m'a fait un signe avec sa main qui voulait dire \"c'est bon\".Et effectivement, il m'a laissée tranquille.Le geste voulait dire \"je t'épargne\".» «Parce qu'il a vu que vous êtes Tunisienne ?» \u2014 Oui, je crois que c'est ça.Mais Iman ne pensait pas qu'il l'abandonnerait.« Je me suis dit: \"Il aura peur que je le dénonce\", car je savais maintenant qui il était.J'avais vu son visage.» Mais elle a eu la vie sauve.Déjà en communication avec son mari avant que le tueur n'atteigne son bureau, elle le rappelle.Il lui promet de venir la chercher, mais il est bloqué par la police à l'entrée de la rue menant vers l'hôtel.Il abandonne son taxi, part en courant.«C'est pour ça que j'ai sauté le mur pour aller la prendre», raconte Lufti Guita.« Moi, ajoute Iman, je ne savais pas où aller, j'étais perdue dans cet hôtel où je travaille pourtant depuis longtemps.» En attendant son mari, elle est finalement partie dans le sous-sol se cacher avec une collègue.Quand Lutfi est arrivé, c'est lui qui l'a mise dans une des ambulances arrivées sur les lieux et qui l'a ainsi amenée à l'hôpital.Couchée, faible, visiblement très endolorie, Iman laisse son beau-frère nous parler.Dandana Mabrouk, le mari de sa sœur, veut nous inviter à manger chez lui, un couscous, de la mechouia, un peu plus tard, dès que le jeûne du ramadan sera rompu.« Je veux le dire, et je le répè-terai toujours, ce ne sont pas des musulmans, les gens qui font des attentats, dit-il.Ce ne sont pas les Tunisiens.Les Tunisiens accueillent tout le monde.Vous, les visiteurs, les étrangers, vous serez toujours les bienvenus.On voudra toujours vous recevoir.» «Je ne savais pas où aller, j\u2019étais perdue dans cet hôtel où je travaille pourtant depuis longtemps.» \u2014 Iman Guiga Pas d\u2019urgence d\u2019agir malgré les attaques, rage un leader politique » .T' mm* PHOTO DARKO VOJINOVIC, ASSOCIATED PRESS Un policier tunisien patrouillait hier la plage devant l\u2019hôtel Imperial Marhaba.Un millier de policiers supplémentaires seront déployés autour des lieux touristiques à compter de mercredi, a annoncé le gouvernement.MARIE-CLAUDE LORTIE SOUSSE, Tunisie \u2014 On aurait pu s'attendre à voir des dizaines et des dizaines de policiers, des militaires, des sbires de toutes natures et de tous formats, aux abords du site de l'attentat terroriste de vendredi.On aurait pu s'attendre à des fouilles, à des barrages policiers partout en ville, aux abords de l'aéroport, à des demandes constantes de documents d'identité.En fait, tôt hier matin, le site du massacre n'était encerclé que par un mince cordon de plastique.Les autres scènes de crime étaient toujours pratiquement en accès libre et pour la présence militaire et policière, il fallait ouvrir les yeux.Pour Samir Taïeb, le secrétaire général de la Voie démocratique et sociale, important parti de gauche tunisien, c'est parce que le pays ne réagit pas vraiment encore à l'urgence, ne saisit pas l'impératif d'agir, rapidement, efficacement, stratégiquement, contre les terroristes.« La première chose qu'on doit encore faire, c'est surtout, d'abord et avant tout, reconnaître qu'on est en guerre.En guerre contre tous les terroristes.Ça prend un nouvel état d'esprit dans le pays», a expliqué le leader politique en entrevue avec La Presse.« On tire des conclusions, maintenant?On aurait dû les tirer il y a trois mois, après l'attentat du Bardo ! » Le Bardo, c'est le célèbre musée de Tunis où 21 touristes ont été tués par des terroristes, le 18 mars dernier.En guerre M.Taïeb est en colère.Colère contre un système qui ne reconnaît pas l'urgence.Colère contre ceux qui attendent que les autres agissent à leur place.« C'est toute la société qui doit se mobiliser, lance-t-il.C'est une guerre pour tout le monde.» Que faire alors, comment l'hôtellerie doit-elle équiper ses gardiens, comment faut-il multiplier les postes de surveillance ?« Vous parlez de mesures concrètes.Moi, ce que je dis, c'est qu'il faut d'abord une prise de conscience sur le fait que nous sommes tous en guerre contre le terrorisme.Il faut un changement d'attitude.« Et le prix de notre prise de conscience est déjà assez élevé.En morts, en pertes, notre tourisme, notre moral.Ces gens-là ont des stratégies.Nous aussi, il nous faut une stratégie.» Pression des voyagistes Sur le terrain, ceux qui ont le plus de stratégie, dirait-on, SÉCURITÉ DES LIEUX TOURISTIQUES RENFORCÉE La Tunisie va armer sa police touristique et déployer un millier d\u2019agents de sécurité supplémentaires pour protéger hôtels, plages et sites touristiques.C\u2019est la première fois, selon les autorités, que la police touristique va être armée.Le ministère du Tourisme a précisé que 1000 agents de sécurité armés viendraient renforcer à partir du 1er juillet la police touristique, et seraient déployés à « l\u2019intérieur et à l\u2019extérieur des hôtels», sur les plages et dans les sites touristiques et archéologiques.\u2014 AFP ou peut-être ceux qui sont le plus en proie à la panique organisée, ce sont les voyagistes.Plusieurs fois, leurs agents sont intervenus pour nous empêcher de faire des entrevues avec des vacanciers.Plusieurs fois, on les a croisés à l'hôpital, surveillant étroitement à qui parlaient les blessés, qui étaient les journalistes en conversation avec les vacanciers touchés, renvoyant tout le monde au même numéro de téléphone d'un certain bureau central, auquel les appels sont restés sans réponse.Il fallait presque que les voyageurs touchés par l'attentat se mettent à l'écart, pour parler aux reporters.« J'ai peur», commente l'une d'elles, avant de rencontrer le regard courroucé de l'agent de son voyagiste. LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 29 JUIN 2015 A12 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président, Information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux, Information Pascale Breton > Directrice principale, Débats ÉDITORIAUX L\u2019équation grecque ARIANE KROL akrol@lapresse.ca A moins d'un revirement de situation, la Grèce se retrouvera en défaut de paiement face au Fonds monétaire international (FMI) demain.La suite des événements, toutefois, n'a rien d'un engrenage fatal.Au contraire, elle dépend plus que jamais de la volonté et du sens des responsabilités des parties en cause.Le premier ministre de la Grèce, Alexis Tsipras, a joué son va-tout vendredi dernier en annonçant la tenue, le 5 juillet, d'un référendum sur le nouveau plan d'austérité réclamé par ses créanciers.La manœuvre est condamnable à tous points de vue.Prétendre consulter la population sur un enjeu aussi vital en ne lui laissant même pas une semaine pour en débattre est une imposture démocratique.Et penser pouvoir ainsi forcer le report de l'échéance du 30 juin est aussi arrogant que naïf.Les ministres des Finances de la zone euro, on l'a vu, ne sont pas tombés dans ce piège grossier.Si le défaut de paiement est devenu pratiquement inévitable, le reste de l'équation demeure plein d'inconnues.Car contrairement à ce qu'on a toujours laissé entendre, cet événement ne déclenchera pas nécessairement une mécanique inexorable.Les parties peuvent encore s'organiser pour limiter les dégâts.L'eurozone a beau être mieux organisée pour encaisser les contrecoups d'une sortie de la Grèce, le choc n'en serait pas moins réel.Au-delà de l'humiliation associée à l'échec, ce précédent enverrait un très mauvais signal, aussi bien sur le plan politique qu'économique.Il donnerait des munitions à tous les partis qui, à gauche comme à droite, rejettent la construction de l'Europe et les efforts d'assainissement des finances publiques.Et il risquerait de raviver les pressions sur la dette des économies les plus fragiles.La fermeture des banques et la limitation des retraits prévue aujourd'hui donneront une idée de l'état d'esprit qui règne en Grèce.On verra si la population retient son souffle ou descend dans la rue.Après toutes ces années d'efforts infructueux, il peut être tentant de laisser les choses aller.Les Grecs et le reste de l'Europe doivent cependant réaliser qu'ils n'ont pas intérêt à ce que le pays s'enfonce dans le chaos.et que c'est ce qui l'attend si on l'abandonne à son sort.Un retour brusque à l'ancienne devise nationale entraînerait une dévaluation instantanée des avoirs et provoquerait une flambée de l'inflation.L'administration Tsipras ne tiendrait pas le coup longtemps.Ce ne serait pas une grande perte, mais il ne faut pas s'attendre à ce qu'elle soit remplacée par un gouvernement stable et éclairé.La Grèce étant, avec l'Italie, la principale porte d'entrée pour les migrants clandestins, sa désintégration ne tarderait pas à éclabousser le reste de l'Europe.Un défaut de paiement ne permettra pas de fermer le dossier.Quoi qu'ils pensent des Grecs, les autres membres de la zone euro ne peuvent pas se permettre de leur tourner le dos.Ils vont devoir trouver des solutions dans l'intérêt supérieur de leurs propres citoyens.OPINION ILLUSTRATION THINKSTOCK L\u2019auteure a dû obtenir deux consultations, faire faire deux radiographies et recevoir deux diagnostics identiques avant de recevoir une attelle pour sa fille.Un système qui voit double MARIE- CHRISTINE CLERMONT Comptable et mère au foyer, Montréal Dimanche dernier, ma fille de 3 ans se réveille avec une douleur au poignet.Je me présente à 10 h dans une cli- J\u2019ai passé ma journée à faire deux fois la même procédure, deux fois les radiographies, deux diagnostics et, enfin, j\u2019ai eu mon attelle.à 17h! nique sans rendez-vous sur le Plateau Mont-Royal où on fait des radiographies.À midi, je ressors avec le papier du médecin me disant qu'ils ont vu une minuscule fracture et que je dois me présenter dans une pharmacie pour aller lui chercher une attelle.Très satisfaite, j'avais réussi à régler le problème en deux heures.Je me présente à la pharmacie et on me dit que cette succursale n'a pas d'attelles pour des jeunes enfants.J'appelle donc à l'hôpital Sainte-Justine pour voir si on peut m'aider avec cela, pour me faire répondre que je dois me présenter avec ma fille.Je me dis que ça va être simple, puisque j'ai déjà passé à travers le processus le matin.Eh bien, non! On a refait tout le processus, même si j'avais un papier du médecin ! Alors, en ce beau dimanche de la fête des Pères, j'ai passé ma journée à faire deux fois la même procédure, deux fois les radiographies, deux diagnostics et, enfin, j'ai eu mon attelle.à 17h! Vraiment frustrant.J'ai vécu la même situation cet hiver quand mon fils s'est fracturé la clavicule.On me dit à l'hôpital que j'ai fait la bonne chose en me présentant dans une clinique auparavant et que j'allais passer plus vite, mais pourquoi me refaire passer le tout?En conclusion, j'ai doublé l'attente et notre société a été facturée deux fois plutôt qu'une.DROITS RÉSERVÉS/apcote@lesoleil.com Je suis redevenu chef du Bloc ! Donc, on va SE VOIR PLUS SOUVENT ! S w \t CHRONIQUE Les vertus de l\u2019heure juste * T \u2014 ^\t A N\t ytrj\t -,\t1 w\t Une étude de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l'Université de Sherbrooke montre que, contrairement à la croyance populaire, les revenus des ménages québécois ont augmenté depuis 35 ans.Pour en arriver à cette conclusion, les auteurs, Luc Godbout - celui qui présidait la Commission sur la fiscalité - et sa collègue Suzy St-Cerny, soulignent que les données globales sur le revenu des ménages donnent un portrait incomplet parce qu'elles masquent l'évolution des structures familiales - surtout la réduction de la taille des familles et la montée de la monoparentalité.Les bonnes politiques doivent reposer sur des faits vérifiés, car mieux on comprend un problème, plus on a de chances de trouver les bonnes solutions.Pour l'ensemble des ménages, il y a eu une baisse de 3,4% du revenu médian après impôts entre 1976 et 2011.Mais si on décompose les données globales selon les types de famille, on découvre que les revenus ont progressé dans toutes les catégories: 25,8% pour les familles âgées, de 32,6 % pour les familles biparentales, de 60,7% pour les monoparentales, 25,1% pour les personnes seules et de 4,0% pour les couples sans enfants.Ces données ne permettent absolument pas de proclamer que le débat sur les égalités de revenus ou sur la stagnation des revenus est maintenant clos.Entre autres parce que la progression des revenus du marché, ceux que l'on gagne en travaillant, a été très inégale, surtout après le tournant du siècle, et que l'augmentation des revenus constatée par les chercheurs de l'Université de Sherbrooke s'explique en bonne partie par les politiques de redistribution et de soutien des gouvernements.Mais cette recherche jette un éclairage nouveau, qui permet de réfléchir à ces questions autrement qu'à partir de clichés.Voilà pourquoi elle a suscité en moi une réflexion, non pas sur ses résultats eux-mêmes, bien qu'ils soient fort intéressants, mais plutôt sur le rôle de la recherche dans le débat public.Les bonnes politiques doivent reposer sur des faits vérifiés, car mieux on comprend un problème, plus on a de chances de trouver les bonnes solutions.Mais nous vivons dans un monde de plus en plus polarisé, où les débats publics se font souvent par lobbies interposés, entre groupes de pression et coalitions de toutes sortes, qui défendent chacun des intérêts précis.On retrouve la même chose dans le monde de la recherche.Plusieurs organismes ou think tanks ont une orientation idéologique très claire et ont pour mission de défendre un point de vue ou une cause.Ils sont en fait ce que les anglophones appellent des «advocacy groups».Ces recherches peuvent être d'excellente qualité, mais leur but premier est de défendre une thèse, dont les conclusions sont connues avant que le travail commence.C'est le cas par exemple de l'Institut économique de Montréal, dont la mission, clairement énoncée, consiste à proposer « des réformes créatrices de richesse et fondées sur des mécanismes de marché ».À l'autre bout du spectre idéologique, l'Institut de recherche et d'information socioéconomique dit qu'il «diffuse un contre-discours aux perspectives que défendent les élites économiques», en insistant davantage, à mon humble avis, sur l'efficacité du contre-discours que sur la rigueur de la recherche.Ce phénomène est encouragé par les médias, surtout électroniques, où la confrontation d'idées clairement opposées donne un meilleur spectacle et crée l'illusion de l'équilibre parce qu'on a donné la parole aux deux côtés.Ce qui donne souvent des débats stériles entre écolos et climatoscepti-ques, entre néolibéraux et groupes de gauche, où on demande en fait aux citoyens de se débrouiller tout seuls et de trouver eux-mêmes la vérité, comme si elle jaillira spontanément de la juxtaposition des extrêmes.Pour avoir l'heure juste, pour être vraiment éclairée, une société ne peut pas seulement compter sur cette logique du débat contradictoire.Elle a aussi besoin de recherche vraiment indépendante, que l'on peut retrouver dans les universités, dans certains centres qui ont fait le choix de la neutralité, qui va essayer de trouver la vérité et d'établir les faits peu importe là où ils se trouvent.ILLUSTRATION THINKSTOCK POURNOUSJOINDRÉ La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québe VOUS AVEZUNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\t\t\tc) H2Y1K9 VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?Écrivez-nous à debats@lapresse.ca\t RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca\tABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement\t\t\tPUBLICITÉ 514.285.6931 PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca\t\tDÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca\t\tCARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, Itée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental GT.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.\t\t\t\t LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 29 JUIN 2015 A13 .MONDE LE TOUR DU GLOBE Etats-Unis Vague d\u2019attaques de requins en Caroline-du-Nord La plus récente victime d\u2019une attaque de requin sur la côte de la Caroline-du-Nord, un jeune homme de 18 ans, a été admise dans un hôpital de la Virgine dans un état critique, mais aurait pris du mieux depuis son arrivée, a indiqué hier Carol Flynn, porte-parole du Sentara Norfolk General Hospital.L\u2019attaque de requin serait la deuxième en autant de jours dans le Outer Banks, et la sixième au cours des deux dernières semaines.\u2014 Associated Press Exploration spatiale Explosion du lanceur de SpaceX La fusée Falcon 9 de SpaceX, avec à bord une capsule Dragon non habitée destinée à approvisionner la Station spatiale internationale (ISS), a explosé peu après son décollage hier de Floride, marquant le premier échec de la société californienne après une longue série de succès.Toutefois, des responsables de la NASA ont affirmé que cet accident ne nuirait pas à l\u2019équipage à bord de la Station, qui a suffisamment de réserves pour plusieurs mois.\u2014 Agence France-Presse New York La Gay Pride célèbre la légalisation du mariage homosexuel Dans une marée de drapeaux arc-en-ciel, la Gay Pride de New York a fêté hier la décision historique de la Cour suprême de légaliser le mariage homosexuel dans tous les Etats américains.En dépit d\u2019une petite pluie froide, quelque deux millions de personnes étaient attendues sur le parcours, dans la 5e Avenue, des 22 000 marcheurs deux jours après cette décision.\u2014 Agence France-Presse PHOTO REUTERS 1 43 ans d\u2019isolement, et le calvaire continue Le long combat judiciaire d\u2019un détenu en Louisiane pourrait toutefois bientôt s\u2019achever L « PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Le cauchemar d\u2019Albert Woodfox tire peut-être à sa fin.Le 8 juin, un juge fédéral a ordonné sa remise en liberté immédiate et sans condition, mais le ministre de la Justice de la Lousiane a aussitôt interjeté appel de cette décision et un tribunal fédéral a ordonné le 12 juin le maintien en détention de Woodfox pendant la procédure d\u2019appel.RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 Tous les 90 jours, depuis 1972, les membres d'une commission de la Louisiane se réunissent pour décider des conditions de détention d'Albert Woodfox.La question à laquelle ils doivent répondre est toujours la même: cet Afro-Américain, aujourd'hui âgé de 68 ans, doit-il continuer à être maintenu à l'isolement, 23 heures sur 24 (23 heures et 45 minutes le week-end), dans une cellule d'environ deux mètres sur trois.Et la réponse ne change jamais: oui.Pourquoi?Parce que Woodfox a tué un gardien de prison, Brent Miller, répètent les autorités judiciaires de l'État.Mais sa condamnation n'a-t-elle pas été cassée pour une deuxième fois en février dernier?Et la veuve de Miller ne croit-elle pas elle-même en l'innocence du prisonnier, le dernier des « Angola Three » encore détenu?«L'État de Louisiane ne veut pas mettre fin à l'isolement d'Albert parce que ce serait admettre une erreur», soutient Angela Allen-Bell, professeure de droit à la Southern University de Baton Rouge et membre du comité de soutien de l'ancien militant des Black Panthers.«Et cet acharnement est dû en bonne partie au refus d'Albert d'abandonner sa poursuite civile contre l'État concernant son maintien à l'isolement», ajoute-t-elle au cours d'un entretien téléphonique.Bientôt terminé?Mais le cauchemar d'Albert Woodfox, qui tient à la fois de Kafka et d'Orwell, tire peut-être à sa fin.Le 8 juin, un juge fédéral a ordonné sa remise en liberté immédiate et sans condition, invoquant des «preuves» de l'«innocence» du détenu et cinq « circonstances exceptionnelles», dont son âge, son mauvais état de santé et le préjudice résultant de son maintien à l'isolement pendant plus de 40 ans.Le ministre de la Justice de Louisiane a aussitôt interjeté appel de cette décision, qui lui interdit notamment d'intenter un troisième procès à Woodfox pour le meurtre du gardien de prison.Le 12 juin, un tribunal fédéral a ordonné le maintien en détention de Woodfox pendant la procédure d'appel.« J'ai été atterrée par cette décision », raconte Angela Allen-Bell, qui est en contact avec Woodfox depuis 2011.«Et c'est Albert qui m'a remonté le moral.À travers toutes ces épreuves, il a réussi à survivre et à maintenir son équilibre mental en se refusant de voir au-delà du moment présent.Je suis allé le visiter le 11 juin pour lui demander quels vêtements il souhaitait porter s'il était libéré le lendemain.Il n'a pas voulu pas me répondre.» Les «Angola Three» Albert Woodfox a été condamné à la fin des années 60 pour vol à main armée et envoyé au centre pénitentiaire de Louisiane.Surnommée «Angola» en souvenir du nom d'une des plantations sur lesquelles elle a été construite, cette prison était connue à l'époque pour sa corruption, sa ségrégation, ses viols et ses meurtres impliquant autant les détenus que les gardiens.En 1971, Woodfox et deux codétenus - Herman Wallace et Robert King - y ont fondé une section des Black Panthers, groupe de libération des Noirs, organisant des pétitions et des grèves de faim pour changer les conditions d'incarcération.Un an plus tard, Brent Miller, un gardien blanc âgé de 23 ans, a été poignardé à 32 reprises lors d'une révolte de prisonniers.Aucune preuve physique ne reliait Woodfox ou Wallace à ce meurtre.Sur la foi de témoignages de codétenus, dont un violeur récidiviste, ceux-ci ont néanmoins été accusés et condamnés pour le meurtre du gardien.King n'a pas été inculpé mais, comme les deux autres, il a passé des décennies en isolement après la mort du gardien.Au fil des années, plusieurs individus et organisations, dont Amnesty International, ont adopté la cause des « Angola Three», qui ont notamment fait l'objet de deux documentaires.Ils ont dénoncé non seulement les condamnations de Woodfox et Wallace pour le meurtre du gardien, les mettant sur le compte de leur appartenance aux Black Panthers, mais également leur isolement cellulaire.Mesure «cruelle» Atteint d'un cancer du foie, Wallace a été libéré pour des raisons humanitaires par un juge le 1er octobre 2013.Le lendemain, le ministre de la Justice de Louisiane en a appelé de cette décision.Le surlendemain, Wallace est mort.Remis en liberté en 2001, King milite aujourd'hui contre l'isolement cellulaire.Selon Amnesty International, cette mesure « cruelle et inhumaine » est infligée à 80 000 détenus aux États-Unis.Quant à Albert Woodfox, il sait déjà à quelle cause il entend se vouer s'il est remis en liberté à la fin d'une procédure d'appel accélérée, qui pourrait survenir dès le mois d'août.« Une des choses qu'il veut faire est de jouer un rôle de mentor auprès de jeunes garçons qui ont grandi sans père, comme lui », raconte Angela Allen-Bell.«Lors d'une de nos conversations récentes, je lui ai rappelé en riant que ses ennuis en prison ont commencé quand il a voulu aider les autres.Je lui ai dit: \"Ne devrais-tu pas être un peu plus égoïste?\" Il a répondu: \"Non, c'est ça que je dois faire\".» Attaque en France Attentat djihadiste ou acte de vengeance?PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE Yassin Salhi, auteur de l\u2019attaque, a indiqué aux autorités qu\u2019il avait tué son patron à la suite d\u2019une dispute avec celui-ci.MARIE-MICHÈLE SIOUI Le Français Yassin Salhi a avoué hier avoir tué et décapité son patron, dans un attentat dont la mise en scène rappelle celle des violences commises par le groupe armé État islamique (EI).Mais le père de famille, qui a signé son crime en implorant Allah, ne veut pas être considéré comme un terroriste pour autant.Pourtant, tout indiquait vendredi, jour des attentats, que Yassin Salhi, identifié au milieu des années 2000 pour s'être radicalisé, s'était inspiré des exactions de l'EI pour commettre son crime.C'était avant qu'il déclare, en interrogatoire, avoir jeté la tête de son employeur « pour frapper les esprits ».Deux jours avant les faits, Yassin Salhi et son patron, Hervé Corona, se seraient disputés après que le premier eut fait tomber une palette de matériel informatique.L'accusé aurait aussi eu une prise de bec avec sa femme, qui aurait menacé de le quitter.Mais étaient-ce là des motivations suffisantes pour perpétrer un attentat ?Pour décapiter son patron, faire un égoportrait macabre avec sa tête, puis foncer dans le hangar d'une usine de gaz industriels ?Pour les autorités, le mystère demeure entier.Surtout que de nouveaux éléments d'enquête viennent étayer l'hypothèse d'un geste terroriste.Un téléphone relais L'égoportrait funèbre, envoyé vers un numéro de téléphone canadien, aurait finalement atterri entre les mains de Sébastien Younès, un djihadiste français installé dans les zones de combat syriennes depuis novembre 2014.Le téléphone canadien aurait donc servi de « relais».Simple valorisation de son crime ou preuve de l'appartenance de Yassin Salhi à un réseau terroriste ?Encore là, les avis sont partagés.L'accusé a lui-même justifié l'envoi de la photo à Sébastien Younès par le fait que ce dernier est «son seul ami».Le père de famille « voulait laisser une trace de son geste», selon ce qu'il a révélé.Mais au Canada, l'ancien membre du Service canadien du renseignement de sécurité Michel Juneau-Katsuya a plutôt tendance à croire que Yassin Salhi fait partie d'une structure organisée.« À ma connaissance, on ne peut pas, comme sur les ordinateurs, faire rebondir des messages par des téléphones sans que le détenteur de ce téléphone en soit conscient, a-t-il déclaré.La première hypothèse qui me viendrait à l'idée, c'est que le Canadien aurait reçu l'image, pour ensuite la transférer.Donc, on aurait affaire à un réseau et non à un homme seul», a-t-il tenté.Là où l'hypothèse de l'expert en espionnage perd en force, c'est quand on considère que l'image a été envoyée par l'application WhatsApp, et non pas par l'entremise d'un texto ordinaire.« WhatsApp, c'est un logiciel, alors on se rapproche du fonctionnement d'un ordinateur», a observé François Daigle, conseiller principal en sécurité de l'information chez Okiok.Aussi, l'application permet de créer des listes d'envoi, a-t-il rappelé.« Ça veut donc dire que l'auteur de l'attentat aurait pu rajouter le destinataire du Canada manuellement, ou qu'il aurait pu se retrouver dans sa liste d'envoi WhatsApp simplement parce qu'il faisait partie de ses contacts téléphoniques.» \u2014 Avec l'Agence France-Presse et Le Monde RÉACTIONS OFFICIELLES PRUDENTES Au pays, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et le ministre fédéral de la Sécurité publique et de la Protection civile, Steven Blaney, ont confirmé qu\u2019ils participaient à l\u2019enquête menée par les autorités françaises, sans s\u2019avancer sur les détails.« Bien que je ne puisse pas commenter les aspects opérationnels de la sécurité nationale, je peux dire que nous assistons les autorités françaises dans leur enquête», a indiqué un porte-parole du ministre Blaney dans un courriel.« On est en partenariat, a aussi déclaré Luc Thibault, porte-parole à la GRC.On va les aider, faire ce qu\u2019ils nous demandent de faire.Mais on ne parle pas pour eux.On va les assister s\u2019ils pensent avoir besoin de notre assistance», a-t-il ajouté, en précisant que le public canadien sera avisé des développements de l\u2019enquête «s\u2019il y a matière à le faire». A14 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 29 JUIN 2015 LA PRESSE ARTS ÉRIC BRUNEAU JOUEUR INFATIGABLE *.NATHALIE PETROWSKI GRANDE ENTREVUE En ce moment, Éric Bruneau y goûte.Pas aux vacances ni à la langueur de l'été.Il y goûte au sens où il travaille comme un forcené.Levé à 5 h, l'acteur de 32 ans se précipite sur le plateau de Blue Moon, la nouvelle série de Fabienne Larouche, campée dans une agence paramilitaire privée.Il y incarne un agent de sécurité aux côtés de Luc Picard et de Karine Vanasse.Le rythme de tournage de cette série ambitieuse, réalisée par Yves Christian Fournier, est haletant.L'acteur y tourne entre 20 et 28 scènes par jour, ce qui est en soi un exploit.Puis, à la fin de sa journée, qu'il soit vidé ou non, il saute dans sa bagnole.Direction la salle de répétition du TNM où, sous la direction de Serge Denoncourt et d'un maître d'armes, il s'entraîne avec ses camarades mousquetaires à des combats d'escrime.Dans le rôle du mousquetaire Athos, le noble au cœur brisé par la vile Milady, il répète jusqu'à minuit.Ce régime dure depuis près de deux mois, et d'ici la première des Trois mousquetaires à la mi-juillet, son rythme ne risque pas de ralentir ni de s'alléger.Plutôt le contraire.Mais le principal intéressé ne s'en plaint pas une minute.«À ce moment de ma vie, c'est le temps d'y goûter, dit-il.J'ai la chance d'avoir beaucoup de temps de glace pour me développer et évoluer et ça, c'est précieux.Comme le dit si bien mon ami Émile Proulx-Cloutier, ça fait 10 ans que tu commandes des matériaux, il est temps de commencer à construire.» Par matériaux, Éric Bruneau entend toutes les précieuses leçons sur le métier d'acteur apprises sur les bancs de l'école, mais aussi sur les plateaux et les planches, où les rôles n'ont cessé de pleuvoir comme une pluie bienfaisante sur lui et son CV.À 32 ans, 10 ans après sa promotion de l'École nationale, Éric Bruneau, que le grand public a découvert dans la série Toute la vérité, voit ses années d'apprentissage porter leurs fruits et lui donner la certitude d'avoir fait les bons choix.« Il n'y a personne qui travaille plus fort que moi», dit-il, attablé devant un tartare de bœuf et une eau minérale au Café du Nouveau Monde.« À mes yeux, de toute façon, la qualité première d'un acteur, c'est d'être travaillant.On me parle souvent de mon physi- PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Eric Bruneau passe son temps entre le plateau de Blue Moon, la nouvelle série de Fabienne Larouche, et la salle de répétition du TNM, où il s\u2019entraîne pour la pièce Les trois mousquetaires sous la direction de Serge Denoncourt et d\u2019un maître d\u2019armes.me souviens m'être dit que ce gars-là irait loin parce qu'il avait compris d'instinct le système, ce qui lui donnait une longueur d'avance sur la plupart des jeunes comédiens faisant leurs premiers pas dans le métier.Restait une question: est-ce que c'était chez lui un penchant naturel ou calculé?Je lui ai posé la question sans détour cette semaine.Éric Bruneau s'est empressé de rejeter l'idée d'un quelconque calcul.« Ce n'est pas une question d'être charmant pour charmer, a-t-il répliqué.C'est un désir d'être agréable avec le monde, parce que je n'ai pas envie de me faire chier et que j'aime le monde.Si je n'étais pas devenu acteur, j'aurais étudié la psycho.J'ai une capacité à lire l'humain et à m'adapter aux circonstances et aux autres.Ce n'est pas par calcul ni par opportunisme, je suis fait de même.» interprétation doivent attendre l'obtention de leur diplôme avant de pouvoir pratiquer leur métier.Mais l'ENT a fait une exception pour Bruneau.« D'abord, je leur ai dit que s'il fallait que je choisisse entre le film et l'École, j'étais prêt à laisser tomber le film pour pouvoir rester à l'École.Et puis, je leur ai promis de suivre des cours de voix et de chant à mes frais pendant tout l'été.» Il va sans dire qu'il n'a eu aucune difficulté à convaincre les autorités de l'École.Celles-ci avaient sans doute déjà saisi le grand potentiel d'une des futures coqueluches des tapis rouges québécois.N'empêche.Quand Éric affirme qu'il a toujours été travaillant, il ne ment pas.« J'ai toujours eu beaucoup d'énergie.Adolescent, j'étais le genre à me lever à 4h du matin et à attendre dans la « Tu ne peux pas bâtir une carrière sur ta gueule et ton physique.Peut-être au début, mais ça dure deux ans et après, c\u2019est au suivant.Si tu veux durer, faut que tu travailles.» que, mais le fait est que tu ne peux pas bâtir une carrière sur ta gueule et ton physique.Peut-être au début, mais ça dure deux ans et après, c'est au suivant.Si tu veux durer, faut que tu travailles.» Un être charmant Arranger un rendez-vous avec Éric Bruneau et trouver une plage libre dans son horaire surchargé a été un casse-tête.Le rencontrer fut un charme.Mais je m'y attendais.Je me souviens de notre premier échange sur le plateau du film Gerry, où il incarnait Pierre Harel.Il débutait dans le métier, n'était pas connu, mais il savait déjà y faire, en étant charmant, avenant, très à l'aise avec tout le monde.Je Il y a quelque chose de sain et de carré qui se dégage de cet acteur de talent, qui est parvenu à faire sa marque autant à la télé qu'au théâtre et au cinéma, ce qui n'est pas donné à tous.Non seulement a-t-il une grande habileté à passer, sans effort, d'un monde à l'autre.Tout semble lui venir facilement, et cela, depuis ses débuts.Ainsi Éric Bruneau n'en était qu'à sa deuxième année à l'École nationale quand le cinéaste André Forcier lui a offert un premier rôle dans Les États-Unis d'Albert.Se faire offrir un premier rôle par Forcier, c'est déjà un miracle.Mais en plus, techniquement, Bruneau n'avait pas le droit de l'accepter.En principe, les étudiants en cuisine que le jour se lève et que la journée commence.» Une vocation Originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, Éric Bruneau est le cadet des deux fils de l'homme d'affaires André Bruneau et de Madeleine Sainte-Marie, aujourd'hui directrice de la Chambre de commerce de la Rive-Sud.À 13 ans, il convainc ses parents de lui payer des cours de théâtre à Montréal chez Micheline Beauregard.Deux ans plus tard, il assiste à une représentation de Bousille et les Justes avec Benoît Brière au Rideau Vert.« Je ne m'en suis pas remis dans la mesure où c'est là que j'ai décidé que c'était ça que je voulais faire dans la vie.» Au collège privé des frères Maris, Éric Bruneau avait déjà commencé à faire de l'impro.Il a poursuivi sa formation en théâtre au cégep de Saint-Hyacinthe tout en suivant des cours de diction au collège LaSalle.Finalement, en 2002, il a été admis à 19 ans à l'École nationale de théâtre où sa soif d'apprendre est allée en augmentant.Son père, qui n'était pas un grand amateur de théâtre, se plaignait à l'occasion que les acteurs au théâtre parlent trop fort.La remarque s'est gravée à jamais dans l'esprit de son fils, le poussant non pas à baisser le son de sa voix, mais à tout donner sur scène.« Le défi sur scène, ce n'est pas de parler fort, mais de toucher les gens et surtout de leur dire quelque chose, sinon parler fort pour parler fort, ça ne vaut pas le coup.» Malheureusement, André Bruneau ne pourra pas voir son fils se glisser dans la peau d'Athos aux côtés de ses amis mousquetaires cet été.Il est mort à l'âge de 60 ans d'une leucémie, il y a quelques années.Le soir de sa mort, Éric jouait dans Christine, la reine-garçon au TNM.Il venait à peine de sortir de scène lorsqu'il a appris la nouvelle.Et le lendemain, ironie du sort, il tournait dans Toute la vérité une scène où son personnage retrouvait son père.Il dit que ce fut un des moments les plus douloureux de sa carrière et il semble y avoir survécu en travaillant doublement.Depuis, le soleil est revenu dans sa vie.Depuis, peu importe s'il pleut ou s'il fait beau dehors, quand Éric Bruneau est sur scène ou sur un plateau, le soleil brille immanquablement pour lui.Les Trois Mousquetaires, au TNM, du 16 juillet au 16 août.ERICENSIX ROLES Albert dans Les Etats-Unis d'Albert d\u2019André Forcier.Éric Bruneau était en deuxième année à l\u2019École nationale de théâtre quand Forcier lui a offert ce premier rôle.En principe, les élèves en interprétation n\u2019ont pas le droit de pratiquer leur métier pendant leur formation de quatre ans.La direction a fait une exception pour lui.Sylvain Régimbald, le charmeur en série et impénitent coureur de jupons de Toute la vérité.Le rôle l\u2019a fait connaître auprès du grand public et lui a valu cinq prix Artis.Francis dans la pièce Tom à la ferme de Michel Marc Bouchard.Éric Bruneau y incarnait avec brio le frère violent et homophobe du défunt de la pièce.Un conflit d\u2019horaire l\u2019a empêché d\u2019incarner le rôle au cinéma aux côtés de Xavier Dolan.Luc, l\u2019architecte, skieur, golfeur, joueur de tennis et mari infidèle du Règne de la beauté de Denys Arcand.Le comte Johan Oxenstierna dans Christine, la reine-garçon, un rôle qui lui a valu le prix d\u2019interprétation Olivier-Reichenbach décerné par le public du TNM.Athos, prochainement dans Les trois mousquetaires.De cette pièce, qui prendra l\u2019affiche au TNM, l\u2019acteur dit qu elle est haletante, jouissive et montée comme un « blockbuster» à l\u2019américaine. LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 29 JUIN 2015 A15 .JAZZ ARTS Le Club du Jazz.PHOTO FRÉDÉRIQUE MÉNARD-AUBIN, FOURNIE PAR SPECTRA Le Festival de jazz a ouvert le nouveau Club Jazz sur la place SNC-Lavalin, à l\u2019intersection de la rue De Bleury et du boulevard René-Lévesque.ii«nnamc3j_ jï1 A:' l§B|is tifmli'ËS' », X\u2014 J iïiSâê a*- L._ WL-.DANIEL LEMAY GRAND ANGLE Qu'est-ce qu'un club de jazz?En gros, c'est un endroit où, à longueur d'année, on peut s'asseoir pour prendre un verre et manger, tout en écoutant cette musique interprétée live par des artistes du genre.Sauf erreur, Montréal compte trois clubs de jazz; d'ouest en est: Upstairs sur la rue Mackay, la Maison du jazz sur Aylmer et le Dièse Onze de la rue Saint-Denis.En 2009-2010, pour l'ouverture de la Maison du festival et de l'Astral, le Festival de jazz avait pensé faire du pub Balmoral un club de jazz mais, pour moult raisons, le projet n'a jamais abouti.Toutefois, en cette 36e édition, les dirigeants du FIJM réalisent un rêve semblable, en conviant les festivaliers au nouveau Club Jazz Casino de Montréal, installé à demeure - pendant l'événement, s'entend - sur la place SNC-Lavalin, à l'intersection de la rue De Bleury et du boulevard René-Lévesque.« On avait ce projet en tête depuis longtemps », nous a dit Jacques-André Dupont, directeur général du FIJM, vendredi à l'inauguration du plus intéressant « nouveau lieu » du Festival depuis l'ouverture de ce qui s'appelle cette année le Pub Heineken, installé dans le « Spectrou », l'ancien site (encore vacant) du Spectrum.S'asseoir, boire, écouter.Le concept du Club Jazz est tout simple : recréer l'ambiance de La Nouvelle-Orléans en offrant un menu idoine - jambalaya, huîtres, etc.- et en programmant sur la nouvelle scène-soleil de la musique de jazz.Euh.surtout de la musique de jazz.Et en continu de 17h à 22h30.Oh ! la belle idée ! Sans parler des origines diverses des groupes qui viendra affirmer le qualificatif « international» du nom FIJM, explique pour sa part Laurent Saulnier, le programmateur-chef qui avait choisi l'Espagnole Giulia Valle pour inaugurer le Club Jazz.Où l'on verra par ailleurs la plupart des groupes inscrits au Concours de jazz TD ; ainsi, Jean-Nicholas Trottier s'y produit dans ce cadre aujourd'hui à 17h.Le tromboniste montréalais sera suivi à 18 h du quintette français Moutin Factory, puis à 21 h du combo hip-hop polyglotte Nomadic Masssive ; demain à la même heure, le Club Jazz à la même heure le sextette mexicain Troker.Le Club Jazz Casino de Montréal de la place SNC-Lavalin a tout pour rallier les cœurs.Le lieu, d'abord, est protégé par les hauts murs de pierre de l'ancien Collège Sainte-Marie et du Gesù adjacent, et sa position, en retrait du site, enlève aussi à la possibilité d'interférences sonores en provenance des autres scènes.Avec ses grands arbres et ses carrés de pelouse, l'enceinte a des airs d'oasis, tandis que la tour SNC-Lavalin et les édifices voisins nous rappellent que l'on est en ville.Oasis musical urbain.Deux écueils à éviter.La longue file d'attente au bar - surtout avec une seule serveuse - nuit toujours à ce que, en jargon business, on appelle «l'expérience client».Deuzio: la tentation de dénaturer le nom du lieu - Club Jazz - en programmant de la musique qui n'a rien à voir.Et de se dire qu'il en faut pour tout le monde.On verra à l'usure.Vic n\u2019y sera pas Malade, Vic Vogel ne pourra diriger, demain soir au Festival de jazz, ce qui devait être son concert d'adieu.Son Jazz Big Band donnera quand même au Théâtre Maisonneuve un concert en l'honneur du pianiste et band leader qui aura 80 ans le 3 août.Oliver Jones, un vieil ami, et Lorraine Desmarais seront tour a tour au piano pour le Jazz Big Band qui jouera sans chef.D'autres invités participeront au concert.Jusqu'à cette année, M.Vogel avait participé à tous les Festivals de jazz sauf un.À l\u2019agenda JAZZ AU MAX \u2014 Le Festival de jazz n'a pas encore trouvé LE lieu pour faire ses jam sessions.Ceux qui aiment ce type de rencontres peuvent trouver l'équivalent au Bleury Bar à vinyle (2109 De Bleury) où la trompettiste Rachel Therrien présente depuis hier sa troisième série Compositeurs Jazz qui rassemble 47 musiciens du Québec, du Canada et des États-Unis.Sur scène ce soir à 23h autour de la jazzwoman québécoise : la chanteuse Sara McDonald et le batteur Peter Traunmueller, tous deux de New York, la pianiste Marie-Claire Durand, le bassiste Olivier Hébert et le guitariste Éric Couture-Telmosse.À VOIR \u2014 L'harmoniciste Guy Bélanger se produit ce soir (21h et 23h) dans la série les Soirées Blues du Festival au Parterre, devant la Maison symphonique ; qu'est donc devenu le parc Fred-Barry?Baz Luhrmann in Concert, un beau risque, débute au TNM et le trio britannique GoGo Penguin est à l'Astral.Gros lundi.grosse semaine.AUJOURD'HUI 26 27 28 29 30 JUIN 1\t2 3 4 5 JUILLET U 2 JUIN AU S JUILLET 2015 Melanie de Biasio Assorti des élégantes ondulations émanant de sa flûte traversière, le chant de Melanie de Biasio séduira autant les jazzophiles que les fans de trip hop et autres mélomanes qui aiment se perdre sur les tempos lents ou moyens.Il y aura ce jazz méditatif, presque mystique.Il y aura cette profondeur tragique qu\u2019ont atteinte Nina Simone et Beth Gibbons.Il y aura cette violence du calme.Il y aura Melanie de Biasio et un public envoûté, conquis.- Alain Brunet Au Club Soda ce soir, 18 h PHOTO FRANK LORIOU, FOURNIE PAR SPECTRA Jaga Jazzist VtIss-.wn.-war- Tmmuswmgmix.PHOTO ADRIAN SCOTT, ÉOURNIE PAR SPECTRA Christian Scott Le trompettiste Christian Scott s\u2019impose parmi les nouveaux leaders du jazz.Son invitation à l\u2019Upstairs deux soirs d\u2019affilée offre aux mélomanes une rare intimité, vu sa réputation.Il y a fort à parier qu\u2019il puisera dans la matière de son double CD, Christian aTunde Adjuah, paru en 2012, mais nous pourrions avoir des surprises, d\u2019autant plus que son personnel a changé depuis, sauf exception: Elena Pinderhughes, flûte et chant, Braxton Cook, saxophone, Luques Curtis, contrebasse, Joe Dyson, batterie, Lawrence Fields, piano.- Alain Brunet À l\u2019Upstairs ce soir, 19 h A plus d\u2019une reprise, cet ensemble de multi-instrumentistes norvégiens a créé de violentes secousses à Montréal.Sur disque comme sur scène, les éruptions de Jaga Jazist produisent encore aujourd\u2019hui un magma incandescent de jazz, prog, électro, musique contemporaine, musique orientale et plus encore.En selle depuis les années 90, ce groupe a acquis une cohésion et une intensité hors du commun et vient en témoigner de nouveau, soit avec la matière de Starfire, album paru récemment chez Ninja Tune.Attachez vos tuques! \u2014 Alain Brunet Au Club Soda ce soir, 22 h rJlimei «ÆM 1 ,&ixm m e°*?T IIHFMimù ffiSHP SB®!® UNE MACHINE À dune valeur de mmusmciFFEMicmi, \u201ei\u201ed,t 2520$ ]e PftJJf O) 8e PRIX une Carte CADEAU SAQ d'une valeur de A SAQ GIFT CAR), valuedat 500$ Riolmto Alcan snssssa /***« C'XéC-J SONY n\tTUMtHHA^JHilljLJ te s 3 ^ 466431 A16 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 29 JUIN 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS L\u2019été de.Marie-Chantal Perron Ils jouent la comédie dans la province tout en savourant les plaisirs de l\u2019été.Tous les lundis, La Presse propose un questionnaire avec un acteur de théâtre d\u2019été, photographié à La Ronde.Voici le deuxième article d\u2019une série de neuf.LUC BOULANGER Depuis sa sortie de l'École nationale de théâtre, en 1989, Marie-Chantal Perron ne chôme pas.On a pu la voir dans plusieurs productions théâtrales, tant comiques que dramatiques.Au petit écran, à l'automne 2015, la comédienne fera son entrée à Lietteville dans la populaire émission Unité 9.Elle jouera Madeleine Tessier, une nouvelle IPL incorruptible, mariée à un employé du service correctionnel.En septembre prochain, elle reviendra dans la huitième et ultime saison du téléroman Les Parent à Radio-Canada.Cet été, vous jouez dans Coco Chatel au Théâtre Sainte-Adèle, une comédie de situation écrite par Carl Ritchie, mise en scène et adaptée par Michel Poirier, avec, entre autres Jonathan Michaud, Daniel Thomas, Dominique Pétin et Chantal Baril.Parlez-nous de la pièce.C'est l'histoire rocambolesque d'une costumière de théâtre qui, sans le savoir, tombe PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Cet été, Marie-Chantal Perron joue dans Coco Chatel au Théâtre Sainte-Adèle.amoureuse d'un prince.C'est basé sur une histoire vraie d'une étudiante de l'Université McGill qui a rencontré un prince.Je n'avais même pas fini de lire le texte que j'ai appelé Michel [Poirier] pour lui dire que je le faisais.Une lecture d\u2019été?La série de bandes dessinées Walking Dead, qui fait plus de 20 tomes; c'est meilleur que les films ou les téléséries.Impossible de résister au phénomène de cette série culte qui narre les péripéties d'un groupe de personnes essayant de survivre dans un monde peuplé de zombies.Scénarisée par Robert Kirkman et dessinée par Tony Moore puis Charlie Adlard, la bédé a été publiée à partir de 2003.L'édition française est publiée par Delcourt dans la collection Contrebande depuis 2007.J'adore la bédé.Je suis aussi une admiratrice de l'illustratrice Margaux Motin.J'aime son blogue qui raconte les péripéties de sa vie de trentenaire.C'est une sorte de Chroniques d'une mère indigne.Votre dernier coup de cœur au cinéma ?Une nouvelle amie, le nouveau film du réalisateur français François Ozon.Le film met en vedette Romain Duris.Il joue le rôle de David, un époux qui a récemment perdu sa femme.Au début du film, David va dévoiler un secret à la meilleure amie de celle-ci, Claire (Anaïs Demoustier) : il aime s'habiller en femme.Juste comme ça, par jeu.Pour le plaisir.Il n'est pas gai.Tout comme son personnage dans la vie privée, l'acteur rêvait de jouer en femme.C'est du Ozon à son meilleur.Une série télé que vous recommandez?La série américaine The Slap.Sa prémisse?Lors d'une fête de famille, un oncle va frapper son neveu pour le punir d'une inconduite.Or, cela va déclencher l'éclatement de la famille, car les parents du garçon vont poursuivre l'oncle en justice.C'est écrit, entre autres, par l'auteur de théâtre new-yorkais Jon Robin Baitz.Brian Cox, Uma Thurman, Peter Sarsgaard et Zachary Quinto font partie de la distribution.J'en suis à la cinquième saison.Un endroit qui vous fait penser aux plaisirs de l\u2019été?La terrasse de mon condo au Chanteclerc, dans les Laurentides, sur le bord du lac Rond.Je vais y passer l'été avec Danielle Trottier.car c'est sur ma terrasse que j'apprends mes textes d'Unité 9, l'après-midi, avant d'aller jouer au théâtre le soir.Une boisson estivale?Un vin rosé que j'ai découvert récemment: Domaine Le Pive Gris.En voyage, je ne pars jamais sans.Mon iPad, c'est là que je trouve toutes mes lectures, mes films, mes séries.Au Théâtre Sainte-Adèle, jusqu\u2019au 29 août ; du mercredi au samedi, à 20 h 30 Cinéma François Girard entre à l\u2019Académie Le cinéaste François Girard et la directrice de casting Lucie Robitaille font partie des 322 artisans du 7e art à faire désormais partie de la célèbre Academy of Motion Picture Arts and Sciences, organisme derrière la soirée des Oscars.François Girard est bien connu pour ses longs métrages Soie, Le violon rouge, Trente-deux films brefs sur Glenn Gould et Boychoir.Quant à Lucie Robitaille, elle est l\u2019une des directrices de casting les plus connues du Québec.On lui doit autant la distribution de films (Incendies, Les invasions barbares, Gabrielle, Goon) que de téléséries (Lance et compte, Mauvais Karma, Unité 9).LAcadémie des Oscars a aussi annoncé que plusieurs artisans et comédiens bien connus d\u2019Hollywood faisaient partie de la cuvée 2015 des nouveaux membres de son organisation.On note ainsi la présence de Benedict Cumberbatch, Rosamund Pike, Daniel Radcliffe, Emma Stone, Damien Chazelle et François Ozon.\u2014 André Duchesne A Alma Dr Deepak Chopra ! LE LIVRE DES COÏNCIDENCES Vivre à l'écoute des signes que le destin nous envoie AVENTURE SECRÈTE En vacances, n'emportez que l'essentiel ! JAZZ ARTS Steven Wilson, le touche-à-tout ÇT t R.JBÏMlif™ PHOTO ULYSSE LEMERISE, COLLABORATION SPECIALE Pendant les 100 premières minutes du concert de samedi, Steven Wilson et ses musiciens ont joué presque intégralement l\u2019album Hand.Cannot.Erase.ALAIN DE REPENTIGNY CRITIQUE Dire que Steven Wilson était attendu samedi au Métropolis relève de l'euphémisme.Quand, un peu après 20h30, des images de tours de logements sont apparues successivement sur l'écran en fond de scène, quelques spectateurs ont exulté, mais il leur a fallu patienter encore un peu avant que leur héros n'apparaisse sur scène.Pendant les 100 premières minutes de ce concert, Wilson et ses quatre musiciens ont joué presque intégralement, et dans l'ordre, les pièces de son dernier album Hand.Cannot.Erase.S'ils ont omis la délicate et très brève Transience, ils ont en revanche glissé dans cette longue suite deux pièces des albums précédents de Wilson dont le ton et le propos s'accordaient tout naturellement avec cette longue suite sur le thème de l'aliénation.Wilson a même jugé bon de revisiter Lazarus, de son ancien groupe Porcupine Tree, au grand plaisir de ses fans de longue date.Lazarus, justement, illustrait parfaitement une autre facette de la polyvalence de Wilson, qui se targue d'être plus que jamais un touche-à-tout musical.Cette chanson vieille de 10 ans aurait pu être une ballade country-rock enjolivée par la guitare slide de Dave Kilminster s'il n'y avait eu, derrière, le son d'un mello-tron, instrument fétiche du rock progressif des années 70.Des oreilles averties ont sans doute reconnu l'influence des envolées rythmiques nourries de clavier de Yes dans la récente 3 Years Older, qui passait sans avertissement de la tempête au calme et devenait du coup l'une de ces ballades mélodiques dont Wilson a le secret.On a également noté une légère touche d'électro dans l'ironique Perfect Life, un soupçon de métal et de hip-hop dans Index, qu'il a rappée plus que chantée, et Home Invasion a permis à Adam Holzman de s'éclater au piano électrique comme le faisaient dans les années 70 Chick Corea, Joe Zawinul et les autres cla-viéristes du jazz-fusion que Wilson avait en tête quand il a recruté Holzman.À la différence des pionniers de la musique prog des années 70 auxquels on l'associe, Wilson établit un contact humain avec son public, à Le public a particulièrement apprécié les longues pièces ambitieuses qui donnaient aux musiciens la possibilité d\u2019exprimer leur talent.qui il parle fréquemment.« Je suis de loin le pire musicien sur scène ce soir», dit-il dans ce qui est moins un exercice d'autoflagellation qu'un élan d'enthousiasme non feint à l'égard de ses compagnons de tournée.Holzman a fait ses classes, on le sait, avec Miles Davis et le nouveau venu Kilminster a été le David Gilmour de Roger Waters dans sa tournée The Wall.Il a même fait équipe avec Keith Emerson, quand ce dernier a ressuscité The Nice.Penchant mélancolique Wilson se moque également de son penchant naturel pour la mélancolie, lui qui est incapable d'écrire une chanson hop-la-vie.Il a toutefois dans ses bagages des compositions très pop sur lesquelles il ne crache pas, comme la chanson titre de son dernier album, mais ce sont encore ses grandes envolées lyriques parfois grandiloquentes qui font passer l'émotion.À la limite, les images de la jeune femme mystérieuse qui revenaient périodiquement sur l'écran pour rappeler le personnage qui lui a inspiré son dernier album ne sont pas indispensables, tant les musiques impressionnistes de Wilson sont éloquentes.Le public a particulièrement apprécié les longues pièces ambitieuses qui donnaient aux musiciens la possibilité d'exprimer leur talent comme Home Invasion/Regret #9 et Ancestral avec ses nombreuses ruptures de ton.Au moment de quitter le Métropolis, des images d'horloges et le son des tic-tac que le système quadraphonique relayait jusqu'au bar à l'arrière du parterre annonçaient la pièce The Watchmaker, extraite de l'album précédent The Raven That Refused to Sing and Other Stories.La soirée était loin d'être terminée. LE FESTIVAL SE POURSUIT JUSQU\u2019À DIMANCHE! IIK'ÏÛV SAL LES GRANDS CONCERTS l.ini.BIgJBiBl JOHN SCOFIELD, JOE LOVANO QUARTET avec BILL STEWART et LARRY GRENADIER 26 JUIN AU 5 JUILLET 36e ÉDITION ici 4$| musigue 01 Œcmustcca 985 m NOUVEAU MONDE 1 * DE MONTREAL IUJ11I1UUJUUIU en collaboration avec ici musigue £1 œcmustcca THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA \u2022 20h f/A WW \u2022 L I FOR THE RECORD: BAZLUHRMANN IN CONCERT LA MUSIQUE DES GRANDS FILMS DE BAZLUHRMANN: Dnman + Juliet \u2022 Moulin Rouge Strictly Ballroom \u2022 The Great Eatsby.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE \u2022 20h ' LUNDI 29 JUIN ft musiQUe tp «crmjsTc.ca HEART AND SOUL THE POWER OF LOVE WANT A NEW DRUG STUCK WITH YOU THE HEART OF ROCK & ROLL ET PLUS ENCORE! HUEY LEWIS AND THE NEWS MARDI 30 JUIN MERCREDI 1er JUILLET LE FESTIVAL À LA MAISON SYMPHONIQUE 1
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