La presse, 25 juillet 2015, Cinéma
[" www.lapresse.ca/cinema MONTRÉAL SAMEDI 25 JUILLET 2015 WiU PIXELS PARESSE ET GASPILLAGE PAGE 10 LA PRESSE TRISTESSECLUB UNE NOUVELLE ÉTAPE POUR LUDIVINE SAGNIER PAGE 4 CINÊM MISSION: IMPOSSIBLE REBECCA FERGUSON OU LIVRESSE D'UN TOURNAGE PAGE 3 VACATION SUR LA ROUTE DES VACANCES I C\u2019est le temps des vacances! Et une toute nouvelle génération de Griswold se dirige vers Walley World.Ed Helms et Christina Applegate mènent la caravane en reprenant, dans Vacation de Jonathan Goldstein et John Francis Daley, le volant tenu par Chevy Chase et Beverly D\u2019Angelo il y a plus de 30 ans.UN REPORTAGE DE SONIA SARFATI À LIRE EN PAGES 6 ET 7 * b***w«H PHOTO HOPPER STONE, WARNER BROS.Plaisir astronomique! NOUVEAU PROGRAMME DOUBLE AU PLANÉTARIUM RIO TINTO ALCAN Narration : Luc Langevin ËmTCHhB espace pour la vie planétarium rio tinto alcan montréal LA PRESSE -I- Montréal® ©VI AU CINÉMA LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 JUILLET 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn CINÉMA CINÉMA MAISON TOUS LES FILMS CRITIQUÉS SORTENT EN DVD MARDI.Mentir, cette tragédie DRAME CORBO ?1/22 De Mathieu Denis.Avec Anthony Therrien, Antoine L\u2019Écuyer, Karelle Tremblay.Avec Simon Lavoie, Mathieu Denis avait proposé en 2011 le très perturbant Laurentie, l\u2019un des films les plus radicaux sur l\u2019identité québécoise.Pour son premier long métrage en solo, Mathieu Denis demeure dans cet esprit en visitant une période particulièrement mouvementée de l\u2019histoire du Québec, avec la figure tragique de Jean Corbo, jeune militant felquiste tué par la bombe qu\u2019il venait de poser à la Dominion Textile en 1966.Il avait 16 ans.Esthétiquement, Mathieu Denis ne bouscule rien avec Corbo, mais intellectuellement, il plonge dans une plaie encore ouverte.À cela, le cinéaste ajoute le poème-hommage de Miron à Corbo, Le camarade.Bouleversant.\u2014 Chantal Guy « m Pï fArn;: ?'?'?.?hUEUEna&tf DRAME CLOUDS OFSILS MARIA (V.F.: SILS MARIA) ?D\u2019Olivier Assayas.Avec Juliette Binoche, Kristen Stewart, Chloë Grace Moretz.On ne compte plus les cinéastes qui ont mis de l\u2019avant des parcours dactrices et dacteurs au fil de l\u2019histoire du cinéma.Il est vrai que cet effet de miroir révèle souvent quelque chose de la condition humaine.Sa fragilité surtout.Il en va ainsi de Sils Maria, réflexion sur le métier d\u2019actrice et le temps qui passe.illustrée à coups de métaphores un peu lourdes, dont celle de ces nuages mouvants qui semblent se poser sur la vie comme un voile pour mieux en effacer les certitudes.On pourra souscrire à cette énième étude sur le processus créatif, mais on trouvera le procédé un brin artificiel et affecté.\u2014 Marc-André Lussier DRAME DE GUERRE THE WATER DIVINER (V.F.: LA PROMESSE D UNE ?1/2 Drame de guerre de Russell Crowe.Avec Russell Crowe, Jai Courtney, Olga Kurylenko.À la vue de ce film de guerre, deux films nous reviennent spontanément à l\u2019esprit: l\u2019excellent Gallipoli de Peter Weir et Passchendaele, une daube écrite et réalisée par lacteur canadien Paul Gross.The Water Diviner ne partage avec le premier que le contexte historique.En revanche, le film réalisé par Russell Crowe, dans lequel il tient aussi la vedette, affiche avec le second beaucoup de points communs dans l\u2019approche, le ton, la propension au sentimentalisme.Bien sûr, les admirateurs de grandes envolées romanesques et de scènes épiques y trouveront peut-être leur compte.D\u2019autant que sur ce plan, Russell Crowe, qui signe ici sa première réalisation, fait preuve d\u2019un savoir-faire évident.\u2014 Marc-André Lussier PHOTO FOURNIE PAR AZ FILMS Pierre Niney interprète magistralement Mathieu, apprenti écrivain.De coquille vide, psychologiquement, au départ, il devient cet homme traqué et tourmenté, pris au piège de ses propres mensonges.W urcn UN HOMME IDÉAL ?1/2 Thriller de Yann Gozlan.Avec Pierre Niney, Ana Girardot, Thibault Vinçon et Marc Barbé.MARIO CLOUTIER Décidément, les Français ont le mensonge dans la peau.Après la mythomane (Sandrine Kiberlain) d'Elle l'adore, voici l'usurpateur de créativité, Pierre Niney, dans Un homme idéal.Rien de plus normal, sans doute, à l'ère où les nouvelles technologies permettent de créer facilement du faux plus vrai que vrai.Art du mensonge, le cinéma a d'ailleurs fait large place dans son histoire aux menteurs de toutes sortes.De tels personnages pullulaient à une autre époque dans le cinéma de genre, mais plus récemment, on peut penser aux performances de Leonardo DiCaprio dans Catch Me if You Can ou encore de William H.Macy dans Fargo.Relevant ce défi brillamment, Pierre Niney (Yves Saint Laurent) est un jeune écrivain qui ne réussit pas à trouver d'éditeur.Tombant par hasard sur un manuscrit traitant du parcours d'un combattant lors de la guerre d'Algérie, il décide de s'en servir et il devient rapidement la nouvelle coqueluche littéraire française.Alors que tout lui sourit, célébrité, amour, argent, un « fantôme » bien en vie du passé algérien revient le hanter.Trois ans plus tard, son éditeur s'impatiente en attendant son deuxième livre.Le jeune homme ira loin, trop loin, pour faire durer la supercherie et espérer s'en tirer.Pierre Niney interprète magistralement ce Mathieu, apprenti écrivain.De coquille vide, psychologiquement, au départ, il devient cet homme traqué et tourmenté, pris au piège de ses propres mensonges.Le jeune acteur prouve ici hors de tout doute son grand talent.Entouré de personnages secondaires pas toujours bien développés, Pierre Niney est de presque tous les plans.Profondément humain, il réussit à nous faire aimer son personnage, pourtant roi de la duplicité et de la tromperie.Sans être toujours des plus originales, la mise en scène de Yann Gozlan sait créer et maintenir la tension tout au long du film.Le jeune cinéaste, à son deuxième long métrage seulement, fait montre d'une réelle maîtrise des codes du cinéma de genre, entre thriller et film noir.En outre, sans rien dévoiler, l'esprit de la fin de cette histoire somme toute triste renvoie à la tragédie grecque, le jeune menteur étant triplement puni pour ses crimes.Une fin d'un grand impact dramatique que le grand Alfred Hitchcock, lui-même, n'aurait certainement pas reniée.Stonewall sortira le 25 septembre aux États-Unis DRAME WHITE GOD ?1/2 De Kornél Mundruczo.Avec Zsofia Psotta, Sandor Zsotér, Lili Horvath.White God démarre sur l\u2019une des scènes les plus troublantes que nous ayons vues depuis longtemps à l\u2019écran.On y voit une adolescente à bicyclette traverser un pont surplombant le Danube, puis arpenter à vélo les larges avenues - complètement désertes - de Budapest.Elle surveille ses arrières.Avec raison.Une meute de chiens la rattrape.Le cinéaste hongrois Kornél Mundruczo remontera le fil du récit pendant 90 minutes pour en arriver précisément à cette scène.Il reprendra ensuite le fil pour mener le récit à sa conclusion.De plus en plus anxiogène, le récit emprunte ainsi aux classiques du film d\u2019horreur, façon Hitchcock.Une allégorie féroce.\u2014 Marc-André Lussier AUTRES SORTIES PLAYING HOUSE - SEASON 1 Comédie de situation créée par Lennon Parham et Jessica St.Clair qui y tiennent aussi la vedette.Deux copines.Lune est carriériste, l\u2019autre est en voie de devenir maman, quand elle découvre que son mari la trompe.La première laisse tout tomber pour aider la seconde.Extrêmement sympathique, à défaut de réinventer la roue.À voir ne serait-ce que pour l\u2019épisode des policiers strip-teaseurs.(10 épisodes en anglais avec sous-titres anglais) ?(S.S.) HOME Film danimation de Tim Johnson.Pour fabriquer un bon film d'animation, il importe d'avoir quelques gags rigolos, une trame narrative simple et des personnages mignons et attachants.Ce qui n\u2019est pas le cas ici, où on a droit à une sorte de délire psychédélique noyé par une trame sonore majoritairement signée Rihanna.?(C.S.) 5TO7 Comédie dramatique de Victor Levin, avec Anton Yelchin dans la peau d\u2019un aspirant écrivain new-yorkais qui tombe sous le charme de la femme d\u2019un diplomate français (Bérénice Marlohe).Mariage ouvert et différences culturelles se mêlent dans ces draps-là.Intéressant.?(S.S.) MTIO- FtSfnfE.EK R-'JÎC PLAYING HOUSE SEASON O Le réalisateur Roland Emmerich.\tPHOTO DANNY MOLOSHOK, REUTERS ANDRÉ DUCHESNE Le drame historique Stonewall, film tourné par Roland Emmerich à Montréal au cours de l'été 2014, sortira dans les salles de cinéma américaines le 25 septembre, a annoncé le magazine spécialisé Screen Daily.Ce film revient sur les événements du Stonewall Inn, un bar gai de Greenwich Village où les forces policières ont fait des interventions particulièrement brutales à l'été 1969.Cela avait mené à des émeutes et à l'émergence du mouvement pour la défense des droits de la communauté LGBT chez nos voisins du Sud.Le long métrage met en vedette les comédiens Ron Perlman, Jonathan Rhys Meyers, Joey King, Jeremy Irvine et Jonny Beauchamp.Mais la distribution compte également quelques Québécois dont Richard Jutras, Yan England et Alexandre Nachi.Le scénario du film est signé Jon Robin Baitz.C'est la maison Roadside Attractions qui distribue l'œuvre aux États-Unis.Cette entreprise a aussi distribué le film Mommy de Xavier Dolan au sud de la frontière.D'origine allemande, le cinéaste Roland Emmerich aime bien tourner à Montréal.C'est entre autres ici qu'il a réalisé les films The Day After Tomorrow et White House Down.FLASH-BACK 2010 SECRETARIAT DE RANDALL WALLACE La récente attribution de la Triple Couronne au cheval American Pharoah nous rappelle que bien peu de chevaux ont réussi l\u2019exploit de les remporter (derby du Kentucky, Preakness et Belmont Stakes) au fil des ans.C\u2019était le cas de Secretariat, cheval de course monté par le jockey néo-brunswickois Ron Turcotte en 1973.L\u2019histoire a été portée à l\u2019écran par Randall Wallace (L'homme au masque de fer) avec Diane Lane, John Malkovich et Graham McTavish en vedette.- André Duchesne PHOTO WALT DISNEY PICTURES Lundi 27 juillet, 19h30, à TVA. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 JUILLET 2015 CINÉMA iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn CINÉMA PHOTO FOURNIE PAR PARAMOUNT 11sa Faust (Rebecca Ferguson) est un agent secret aussi efficace qu\u2019Ethan Hunt (Tom Cruise).My; ' U** MISSION: IMPOSSIBLE /Rebecca Ferguson Livresse d\u2019un tournage ANDRÉ DUCHESNE Pour une jeune femme souffrant de vertige, la comédienne suédoise Rebecca Ferguson a vécu l'ivresse des hauteurs à son premier jour de tournage du cinquième volet de Mission : Impossible.Accrochée au cou de Tom Cruise, l'imparable agent Ethan Hunt, Ferguson, 31 ans, a fait un saut dans le vide du toit de l'Opéra de Vienne.Et elle a enchaîné quantité d'autres cascades tout au long de ce cinquième opus affublé du sous-titre Rogue Nation et dont la réalisation a été confiée à Christopher McQuarrie.Il faut comprendre que Mme Ferguson incarne Ilsa Faust, une mystérieuse agente qui « travaille » aux côtés d'Ethan et constitue son égale.Dans Rogue Nation, Ethan Hunt et les membres de son organisation, l'IMF (pour Impossible Missions Force) sont appelés à combattre le Syndicat, une agence criminelle extrêmement dangereuse et létale.Trop PAPER TOWNS (V.F.: LA FACE CACHÉE DE MARGO) ?1/2 Drame sentimental de Jake Schreier.Avec Nat Wolff, Cara Delevingne, Justice Smith et Austin Abrams.1 h49 MAUDE L\u2019ARCHEVÊQUE En quelques romans - et beaucoup, beaucoup de vidéos sur YouTube -, l'auteur pour adolescents John Green est devenu une véritable célébrité chez les moins de 22 ans.Hyperactif sur les réseaux sociaux, l'écrivain sait rallier ses admirateurs autour d'un projet, qu'il s'agisse d'un livre, d'un film ou d'une cause humanitaire.Ceci explique en partie l'immense succès de l'adaptation cinématographique de The Fault in Our Stars, l'été dernier.On est en droit de se demander si la magie opérera à nouveau avec Paper Towns, nouveau film basé sur l'œuvre de Green.Fasciné depuis l'enfance par Margo Roth Spiegelman (Cara Mais cela dit, peu de détails ont été dévoilés à ce jour sur le scénario du film qui sortira sur nos écrans le 31 juillet.C'est donc avec cette aura de mystère que nous nous sommes entretenu avec Mme Ferguson, qui a joué dans la série suédoise Willander avant d'amorcer sa carrière internationale en incarnant Elizabeth Woodville dans la minisérie britannique The White Queen et le personnage d'Ergenia dans Hercule.Parlez-nous d\u2019Ilsa Faust et de son état d\u2019esprit au moment d\u2019entrer en action.Ilsa Faust est un agent secret très bien entraîné et elle est excellente au travail.Elle est, j\u2019en suis convaincue, l\u2019égale d\u2019Ethan Hunt, qui se retrouve avec quelqu\u2019un d\u2019aussi bien qualifié face à lui.Mais elle est aussi très mystérieuse.À un point tel, d\u2019ailleurs, qu\u2019on ne sait pas si on doit lui faire confiance.Delevingne), sa belle voisine énigmatique, Quentin (Nat Wolff) ne peut qu'acquiescer lorsqu'elle frappe à sa fenêtre pour lui demander de l'aider à se venger d'amis qui l'ont trahie.Après une nuit à humilier les ennemis de Margo, le jeune homme sans histoires croit qu'il aura enfin une chance avec celle dont les folles aventures nourrissent mille rumeurs.Or, la jeune femme disparaît le lendemain, ne laissant derrière elle que quelques indices.Il n'en faut pas plus pour qu'il parte à sa recherche, en compagnie de ses deux meilleurs amis nerds (Justice Smith et Austin Abrams, enthousiastes).Paper Towns commet plusieurs des péchés classiques de l'adaptation cinématographique.Trop littéral, le scénario de Scott Neustadter et Michael H.Weber (qui ont aussi signé l'adaptation de The Fault in Our Stars) s'astreint à respecter les petits détails de l'intrigue du roman sans en faire revivre l'esprit.La réalisation peu inspirée de Jake Schreier ne fait rien Ilsa est-elle très différente d\u2019Ethan Hunt?Comment se complètent-ils?Ils possèdent certaines similarités de caractère, du fait qu\u2019ils travaillent dans le même domaine.À certains moments de l\u2019histoire, cela va faire avancer les choses.Mais le fait d\u2019être au même niveau de qualifications peut aussi entraver leurs actions.Comment avez-vous intégré ce personnage?Pour donner les traits à Ilsa, j\u2019ai étudié des masses de films d\u2019espions.Et j\u2019ai aussi été attentive aux gens autour de moi.J\u2019ai beaucoup écouté Tom [Cruise], qui est un bon professeur.Le tournage a-t-il été très exigeant sur le plan physique?C\u2019était extrêmement physique! C\u2019est sans doute le rôle physique le plus exigeant que j\u2019ai eu à pour élever le matériel, lui donnant un ton scolaire, voire sentencieux, que des recours abusifs à la narration ne font qu'exacerber.Tapissé de chansons pop et de fausses vérités profondes, le film ne laisse jamais parler ses images.Et puisque Paper Towns a déjà fait l'objet d'un livre audio.Platement compétents et peu mémorables, les interprètes interpréter.Je n\u2019avais pas fait de cascades auparavant.J\u2019ai dû faire face à mes peurs.Par exemple, j\u2019ai beaucoup le vertige.Mais je sortais de mes journées de tournage en me disant: Wow! J\u2019ai réussi ceci ou cela (rires).Je suis très fière de ces journées dont je suis ressortie en me disant que j\u2019avais réussi à affronter mes peurs.Cela aide à parfaire mes outils d\u2019actrice.Autrement, qu\u2019est-ce que cela vous a apporté sur le plan professionnel ?J\u2019ai pu constater à quel point faire un film d\u2019action est exigeant! Je salue ceux qui investissent autant de temps dans cela.Pour des scènes de quelques secondes, il faut parfois des semaines, voire des mois, de travail et d\u2019entraînement.Apprendre à plonger en eaux profondes, savoir retenir son souffle, chorégraphier les bagarres; tout cela demande beaucoup de préparation.Je regardais Tom, qui fait cela depuis sont à l'image du film.Seule Cara Delevingne sort vraiment du lot.Le mannequin britannique dégage bien sûr énormément de charisme, mais c'est surtout la sincérité de sa performance qui étonne.À côté, Nat Wolff a l'air bien insignifiant et on se prend à se demander pourquoi on doit passer le film avec lui plutôt qu'avec elle.des années, et c\u2019était comme aller à une école de l\u2019action.Certains médias parlent de vous comme de la nouvelle « Ethan Hunt girl», comme on dit «James Bond girl ».Cette désignation vous convient-elle ou préféreriez-vous être simplement reconnue comme Ilsa Faust?Je me vois ici comme un nouveau personnage dans un nouveau film.Et je fais tout en mon pouvoir pour que les spectateurs aient autant de plaisir à le regarder que j\u2019en ai eu à la faire.Etiez-vous déjà une fan de Mission : Impossible ?J\u2019étais une très grande fan de ces films, que j\u2019ai vus plusieurs fois.De sorte que j\u2019ai encore de la difficulté à admettre que je fais maintenant partie de cette aventure.J'ai toujours voulu faire des films d\u2019action, et j\u2019espère maintenant pouvoir en faire d\u2019autres.Cette disparité entre les deux performances télégraphie bien involontairement le dénouement, qu'on aurait par ailleurs voulu plus brutal, plus vrai.Mais, comme beaucoup trop de films qui exhortent à oser, à aller au-delà des apparences, Paper Towns est tristement incapable d'accomplir ce qu'il prêche.sage PHOTO MICHAEL TACKETT, FOURNIE PAR TWENTIETH CENTURY FOX Une jeune fille (Cara Delevingne) demande à son voisin (Nat Wolff) de l\u2019aider à se venger d\u2019amis qui l\u2019ont trahie.### ¦¦¦ CINÉMA LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 JUILLET 2015 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim CINÉMA TRISTESSE CLUB PHOTO TIRÉE DE L'INTERNET V LUDIVINE SAGNIER Triangle familial Dans ce premier long métrage de Vincent Mariette, Ludivine Sagnier incarne une jeune femme mystérieuse qui s\u2019immisce dans la vie de famille de deux frères que tout oppose.MARC-ANDRÉ LUSSIER PARIS À 36 ans, Ludivine Sagnier a maintenant l'occasion de mettre son expérience au service de projets plus originaux, plus audacieux.Dans Tristesse Club, l'actrice retrouve aussi un vieux copain du Conservatoire : Vincent Macaigne.Mine de rien, Ludivine Sagnier compte 25 ans d'expérience au cinéma.Enfant, elle décrochait déjà de petits rôles dans des films bien en vue.Le tout premier plateau qu'elle a eu l'occasion d'explorer fut celui du film Les maris, les femmes, les amants, de Pascal Thomas.À cette époque figurent aussi, dans son expérience de travail, des productions aussi prestigieuses qu'7 Want to Go Home (Alain Resnais) et Cyrano de Bergerac (Jean-Paul Rappeneau).C'est toutefois François Ozon qui, à l'orée du nouveau millénaire, la révèle vraiment au monde grâce à Gouttes d'eau sur pierres brûlantes, une adaptation cinématographique de la pièce de Rainer Werner Fassbinder.Trois ans plus tard, le même Ozon fait d'elle une véritable bombe sexuelle dans Swimming Pool, non sans lui avoir auparavant donné un rôle de garçon manqué dans 8 Femmes.« J'ai commencé à jouer très jeune sous la direction de réalisateurs très confirmés, faisait remarquer l'actrice lors d'une rencontre de presse tenue il y a quelques mois à Paris à l'occasion des Rendezvous d'Unifrance.J'ai ainsi eu l'occasion d'observer au travail des cinéastes comme Claude Chabrol, Alain Corneau, Claude Miller.C'est une vraie chance ! » Une expérience utile Accordant son entretien avec son nouveau-né dans les bras, une troisième fille née en décembre, l'actrice raconte qu'elle en est aujourd'hui à une nouvelle étape dans sa carrière.Même si elle n'a pas encore d'ambitions du côté de la réalisation, elle compte néanmoins, la maturité aidant, profiter de son statut pour faire aboutir des projets plus audacieux.« J'aime bien l'idée que mon expérience puisse servir de jeunes cinéastes, explique-t-elle.J'aimerais les aider à aller au bout de leurs projets.Autant il faut avoir un ego assez élastique pour être acteur, autant on doit être sûr de soi quand on réalise.Il faut avoir confiance en soi-même pour essuyer toutes les frustrations qui, forcément, viennent avec ce travail.J'en sais quelque chose, car mon mari [NDLR : Kim Chapiron, réalisateur de Sheitan] est cinéaste.Je préfère materner un projet; ça me ressemble plus ! » Aussi n'a-t-elle pas hésité à souscrire à Tristesse Club, le premier long métrage de Vincent Mariette.Dans cette comédie dramatique un peu décalée, Ludivine Sagnier interprète une jeune femme un peu étrange, venue assister aux funérailles d'un homme dont elle prétend être la fille, à la grande surprise des deux fils (Vincent Macaigne et Laurent Lafitte) du défunt.« Vincent Mariette est un jeune cinéaste de talent qui sort de la FEMIS, l'école de cinéma à Paris, explique l'actrice.Il a réalisé des courts métrages de qualité auparavant.C'est ce qui m'a convaincue.Son écriture est fort intéressante.Même s'il y a des éléments dramatiques dans l'histoire qu'il raconte, on reste toujours dans le registre de la comédie.J'aimais cette façon de jouer du mystère et des codes du triangle amoureux.« L'idée que chacun de ces personnages ait un parcours qui va à l'encontre de ce qu'il est vraiment me plaisait bien aussi, poursuit-elle.Et puis, à une époque où les familles sont tiraillées, j'aimais que l'histoire aborde le sujet en explorant un concept plus original.» Deux partenaires très différents Ludivine Sagnier était aussi séduite à l'idée de donner la réplique à deux acteurs provenant de deux mondes complètement différents.Laurent Lafitte privilégie en outre une approche plus classique du jeu, fort d'une expérience acquise sur les planches de la Comédie-Française.Vincent Macaigne a plutôt fait sa marque dans la marge, issu de la scène underground et du théâtre expérimental.«Je connais Vincent Macaigne depuis très longtemps, car nous nous étions croisés à l'époque au Conservatoire d'art dramatique de Versailles, souligne l'actrice.Il était un garçon extrêmement créatif, mais assez mal compris.Même un peu cancre.En tant qu'élève, il faisait des créations très particulières, qui me plaisaient beaucoup.J'ai toujours suivi son travail depuis, soit en tant qu'acteur, soit en tant que metteur en scène.J'avoue avoir été très étonnée de le voir devenir la coqueluche du cinéma d'auteur français, étant donné qu'à l'époque, tout le monde l'observait un peu de travers.Je suis très agréablement surprise de voir que son talent est enfin reconnu! » Par ailleurs, l'actrice apprécie chez Laurent Lafitte cette façon d'emprunter une approche rigoureuse, sans que jamais cette rigueur ne se transforme en lourdeur.« En fait, j'aimais l'idée d'être un pont entre ces deux acteurs, dit-elle.Je trouvais que ça illustrait bien le genre de carrière que je mène aussi.Je me suis toujours promenée entre le cinéma d'auteur et le cinéma plus commercial.Et puis, Vincent et Laurent sont extrêmement drôles dans la vie.On ne s'est pas ennuyés sur le plateau!» Un tournage avec Emmanuelle Riva L'actrice, qui affirme que Mommy (Xavier Dolan) est de loin son film favori de 2014, aimerait bien tourner avec son cinéaste de mari, mais rien de précis ne figure encore au programme à cet égard.En attendant, Ludivine Sagnier reprend du service, cette fois sous la direction de Charles Berling.Ce dernier a récemment commencé le tournage de son premier long métrage à titre de réalisateur en portant à l'écran son livre Aujourd'hui, maman est morte, dans lequel il raconte l'enfance de sa propre mère au Maroc.« Je joue la grand-mère de Charles, explique-t-elle.Et Emmanuelle Riva joue.ma fille ! François Damiens fait aussi partie de la distribution.» Ludivine Sagnier a aussi tourné La résistance de l'air sous la direction du cinéaste français - d'origine québécoise - Fred Grivois.Ce film a pris l'affiche le mois dernier dans l'Hexagone.Tristesse Club prend l\u2019affiche le 31 juillet.Les frais de voyage ont été payés par Unifrance.«Je ne me retourne pas trop sur les films que j\u2019ai tournés.Plus jeune, j\u2019avais tendance à rester habitée par mes personnages.Depuis que je suis mère, tous les parasites émotionnels ont disparu ! » \u2014 Ludivine Sagnier PRÉSENTEMENT AU CINÉMA B .S#- 0 YouüB LesFilmsSeville CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS «Un film TRES BIEN ECRIT et EXTRÊMEMENT BIEN INTERPRÉTÉ.» VALÉRIE CHEVALIER, SALUT, BONJOUR! «JAKE GYLLENHAAL EXCELLE!» JASONROCKMAN, CHOM FM LE GAUCHER VERSION FRANÇAISE QUÉBÉCOISE DE SOUTHPAW 1\t\t \t\t JAKE\tFOREST\tRACHEL GYLLENHAAL\tWHITAKER\tct McADAMS «PUISSANT» I JEANNE WOLF, SATURDAY EVENING POST «UN TRIOMPHE» STEVE RAZE, ALL HIP HOP «ALLEZ LE VOIR, C\u2019EST VRAIMENT TRÈS BIEN FAIT!» SAMEDI ET RIEN D\u2019AUTRE «BEAU, LIBRE ET COURAGEUX» \u2022 LE MONDE;.J I - mt - y v J ?- .E DEVOIR LA SALLE DE DANSE Un film de Ken Loach RÉALISATEUR DE LE VENT SE LÈVE PRÉSENTEMENTAUCINÉMA (JIMMY\u2019S HALL) métropole metropoletilms.com^ LA CRITIQUE EST UNANIME! ?«Avoir ABSOLUMENT! » LA PRESSE, LE JOURNAL DEMONTRÉAL SALUTBONJOUR 98,5FM AMY LA VOIX.LA LÉGENDE.LA FEMME.PRESENTEMENT ENSALLE netropoletilms.com^ LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 25 JUILLET 2015 CINÉMA iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn CINÉMA Par décision unanime PHOTO FOURNIE PAR SND Jake Gyllenhaal livre une performance éblouissante dans le rôle du boxeur déchu de Southpaw.SOUTHPAW (VF: LE GAUCHER) HHH 1/2____________ Drame d'Antoine Fuqua avec Jake Gyllenhaal, Rachel McAdams et Forest Whitaker.2h03.JEAN-PHILIPPE ARCAND Réglons tout de suite une chose: Southpaw n'est pas un film sur la boxe.Le héros aurait pu être tennisman, marathonien ou pilote de Formule 1, ça n'aurait changé que peu de choses au scénario.Ce qui ne veut pas dire que ce long métrage ne constitue pas un agréable divertissement.Le boxeur Billy Hope (Jake Gyllenhaal), champion invaincu des poids mi-lourds, est au sommet de son art et file le parfait bonheur avec sa famille.Sa vie prend toutefois un tournant tragique lorsque sa femme Maureen (Rachel McAdams) est tuée accidentellement.Plongé dans la dépression et diverses substances, Hope perdra tout : sa carrière, sa richesse, sa gloire.mais surtout, la garde de sa fille Leila (Oona Laurence).Il finira par trouver son salut avec l'aide de l'entraîneur Tick Willis (Forest Whitaker), qui tentera de ramener son nouveau poulain sur le droit chemin avant que celui-ci affronte son rival dans le ring, Miguel Escobar (Miguel Gomez).S'il réserve quelques scènes de grande émotion, Southpaw baigne néanmoins dans une sauce hollywoodienne bien épaisse, qui vous tombera sur le cœur ou non, selon vos goûts.Certains moments laissent carrément croire qu'Antoine Fuqua s'est inspiré de Rocky IV pour son œuvre pugilistique, montage de séance d'entraînement à la clé.Chapeau, cela dit, pour les scènes de combat, intenses à souhait.Mais ce qui retient vraiment l'attention, ce sont les performances éblouissantes de Gyllenhaal et Whitaker, tous deux criants de vérité dans leur rôle respectif.Mention honorable, aussi, à Oona Laurence, dont le jeu très mature ne trahit pas le jeune âge (elle aura 13 ans en août).À l'inverse, on se serait passé de Curtis «50 Cent» Jackson, interprète du gérant de Hope, qu'on nous présente sous les traits hautement caricaturaux des promoteurs de boxe véreux d'une autre époque.On ne vous dira pas comment Southpaw se termine.Vous vous en doutez sans doute déjà de toute façon.Mais que vous soyez amateur du genre ou pas, allez le voir quand même, ne serait-ce que pour apprécier quelques mémorables prestations d'acteurs.Délire scénaristique RÉALITÉ ?Comédie satirique de Quentin Dupieux.Avec Alain Chabat, Elodie Bouchez et Jonathan Lambert.1 h27.CATHERINE SCHLAGER Après avoir raconté l'histoire d'un pneu tueur en série (Rubber, 2010), Quentin Dupieux, digne héritier de Michel Gondry et de Spike Jonze, continue son exploration de l'absurde avec Réalité, récit d'un caméraman qui cherche le meilleur gémissement de l'histoire du cinéma.Présenté l'an dernier à la Mostra de Venise, le cinquième long métrage de Dupieux, avec sa construction labyrinthique et sa mise en abyme, rappelle à la fois Being John Malkovich et Adaptation de Spike Jonze.D'ailleurs, il est amusant de constater à quel point l'affiche de Réalité ressemble étrangement à celle de Being John Malkovich.Comment résumer ce film inclassable?Simplifions.Le caméraman Jason Tantra (Alain Chabat, très inspiré dans ce rôle de niais) désire réaliser un film d'horreur, projet qu'il présente au riche producteur Bob Marshall (Jonathan Lambert, excellent).Celui-ci financera l'œuvre si Jason réussit à dénicher un gémissement digne d'un Oscar.Évidemment, sa femme Alice (Élodie Bouchez), psychiatre réputée, ne comprend rien à sa démarche.En parallèle, la jeune Reality (Kyla Kenedy, très convaincante) cherche à visionner les images d'une cassette vidéo trouvée dans les entrailles d'un sanglier tué, au grand dam d'Henri, le directeur de l'école qui, dans ses temps libres, fantasme sur les déguisements féminins.Ces personnages sont les vedettes du long métrage du cinéaste Zog (John Glover), qui travaille avec Bob Marshall.N'oublions pas Dennis (John Heder), l'étrange animateur arborant une tête de rat et souffrant d'eczéma qui anime l'émission culinaire sur laquelle travaille Jason.Vous suivez toujours ?Dialogue comique Quentin Dupieux a travaillé sur son scénario pendant cinq ans.Le résultat est probant.On rigole beaucoup grâce aux dialogues franchement comiques et aux réflexions sur la création cinématographique.«Tu crois que Kubrick s'enregistrait des heures comme ça comme un con?», demande Alice à son conjoint obsédé par le gémissement parfait.La musique de Philip Glass, très efficace, voire aliénante, revient comme un leitmotiv et contribue grandement à accentuer l'étrangeté du récit et le sentiment d'oppression du spectateur.Le montage de Dupieux (qui signe aussi la direction photo) réussit à transformer un scénario complexe en un récit plutôt fluide.Malgré quelques personnages superflus qui alourdissent le film et complexifient inutilement l'intrigue, Réalité demeure un exercice de style fascinant où le spectateur est appelé à s'interroger sur les concepts de rêve, réalité, fantasme et fiction.PATRICK HUARD ANTOINE BERTRAND GUY JODOIN rtïsfi SSSHT.FAf.SA-\"' EgoTrip-LeFilm.com PRESENTEMENT au CINEMA BON- I PHOTO FOURNIE PAR FUN FILM Un caméraman (Alain Chabat) désireux de réaliser un film d\u2019horreur doit dénicher un gémissement digne d\u2019un Oscar pour obtenir le financement nécessaire.2d 25 Films ei WY Productions p
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