La presse, 8 août 2015, Cahier A
[" ÉDITION WEEK-END / Montréal samedi 8 août et dimanche 9 août 2015 Le plus grand quotidien français d\u2019Amérique 131e année No 241\t90 pages, 8 cahiers 2,60$ taxes en sus - Édition provinciale 2,75$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées LA PRESSE P JEAN-PHILIPPE v DÉCARIE LE NOUVEAU RÊVE DE GEOFF MOLSON .AFFAIRES O FRANÇOIS ROY.LA PRESSE ALIMENTATION SANTÉ CANADA MANQUE-T-IL DEMORDANT?Des experts estiment que oui.PAGES A12 ETA13 V T ' f WÊÊM FERGUSON, UN AN PLUS TARD LA PRESSE AU MISSOURI UNE AMERIQUE BLESSÉE .>\t., w'Wi !., , TREMBLAY SAVAIT SAM 621 924456 782 PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE STÉPHANIE GRAMMOND LE BON CÔTÉ DE LACHUTE DUHUARD AFFAIRES CUBn Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte La police dit détenir des preuves établissant que l\u2019ex-maire de Montréal Gérald Tremblay était au fait du système de corruption qui gangrenait sa ville.Un système auquel il aurait lui-même participé, selon les enquêteurs.Notre compte rendu.PAGE A2 STÉPHANE LAPORTE HIROSHIMA MON MANQUE DAMOUR PAGE A6 Le parc national situé dans les Territoires du Nord-Ouest vous en fait voir de toutes les couleurs.La mort de Michael Brown, il y a un an à Ferguson, aurait pu devenir, comme celle de bien d\u2019autres Noirs tombés sous les balles de la police aux Etats-Unis, un simple fait divers.Elle a plutôt déclenché une vague de colère et de mobilisation inédite dans tout le pays.Un an plus tard, la petite ville de la banlieue de St.Louis n\u2019a pas fini de panser ses plaies.PAGES A24 ET A25\tPHOTO MICHAEL B.THOMAS, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE MON CLIN D'ŒIL STÉPHANE LAPORTE « Le festival Heavy Montréal va voir que moi aussi, je peux être heavy! » \u2014 Le maire de Saint-Lambert SPECTACULAIRE VOYAGE PHOTO MARIE TISON, LA PRESSE COLLECTION AUTOMNE 2 0 15 15% DE RABAIS PROMOTION DE LANCEMENT JUSQU'AU 30 AOUT *LES COMMANDES SPECIALES DES MEUBLES REMBOURRES NE FONT PAS PARTIES DE CETTE PROMOTION 621924456782 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 8 AOÛT 2015 ACTUALITES GÉRALD TREMBLAY SAVAIT Selon l\u2019UPAC, l\u2019ex-maire était au fait du système de corruption à Montréal VINCENT LAROUCHE Il a toujours juré qu'il n'était pas au courant.Mais voilà que la police dit détenir des preuves établissant que Gérald Tremblay était bien au fait du système de corruption qui gangrenait sa ville.Un système criminel auquel il aurait participé sciemment pour conserver le pouvoir, selon les enquêteurs.Ces allégations, qui n'ont pas été mises à l'épreuve en cour, proviennent d'une déclaration sous serment d'un sergent de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) obtenue par La Presse.Le document servait à obtenir un mandat de perquisition pour fouiller la résidence de l'ancien maire de Montréal, à la recherche de preuves de corruption, complot, abus de confiance, fraude et usage de faux documents.La perquisition a été exécutée le 29 juillet.Gérald Tremblay, qui a démissionné le 5 novembre 2012, n'a pas répondu à notre demande d'entrevue.Pour le moment, il ne fait face à aucune accusation.Une telle perquisition ne mène pas toujours à un procès criminel.Enquête en cinq temps Dans le document, le sergent Jean-Frédérick Gagnon résume l'ensemble de la preuve amassée PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE Selon les enquêteurs de l\u2019UPAC, l\u2019ex-maire de Montréal Gérald Tremblay aurait participé sciemment au système de corruption criminel qui a eu cours pendant son règne.La perquisition à son domicile avait d\u2019ailleurs pour but de trouver la preuve de nombreux crimes.dans l'enquête baptisée Projet Fronde.C'est dans le cadre de cette enquête que l'UPAC a multiplié les perquisitions depuis le début de l'été, notamment chez d'anciens élus ou dans les bureaux de firmes mêlées au scandale des compteurs d'eau, qui devait être l'un des plus DIMANCHE SURVOTRE TABLETTE Lélectricité sans fil Æ\t\t¦1 \t\t \t\t Montréal, ville gaie\u2019 \t\t\t \t\t\t \t\t\t1 \t\tjé\\ Hj\tÉ|\t1 m ÉfilliKÜS Les forces en présence à la Coupe Rogers de Toronto SPORTS Disponible dans m l'App Store Google play LA PRESSE +¦ importants chantiers de l'histoire de Montréal et qui a été annulé en raison d'irrégularités.Mais les nouveaux documents obtenus par La Presse démontrent que l'enquête Fronde dépasse largement l'affaire des compteurs d'eau.Elle comprend cinq volets distincts: 1.\tLe financement illégal d'Union Montréal, le parti de l'ancien maire Gérald Tremblay, par des entreprises et l'utilisation de fausses factures à cette fin.2.\tLa collusion entre ces entreprises et les bonzes d'Union Montréal pour partager les contrats de la Ville et truquer les appels d'offres.3.\tL'utilisation du « système collusionnaire en place » pour financer les Championnats du monde de natation de la FINA en 2005.4.\tLe trucage de l'appel d'offres pour le contrat des compteurs d'eau.5.\tUn cinquième volet dont la teneur demeure secrète pour l'instant.Dans le cadre de l'enquête, les policiers ont rencontré de nombreux témoins clés, souvent des gens impliqués directement dans les événements.Certains d'entre eux reprenaient des témoignages entendus à la commission Charbonneau, notamment sur le partage des contrats publics montréalais au sein d'un petit club restreint de firmes, qui devaient en contrepartie alimenter en secret la caisse du parti de Gérald Tremblay.Système connu « J'ai les motifs raisonnables et probables de croire que Gérald Tremblay connaissait l'existence de ce système », affirme le sergent Gagnon.Certains témoins ont raconté comment ils ont dû verser des centaines de milliers de dollars en argent comptant à Bernard Trépanier, collecteur de fonds d'Union Montréal, surnommé « Monsieur 3 % », car on lui versait l'équivalent de 3 % de la valeur des contrats.«Bernard Trépanier organisait des \"déjeuners-causeries\" et des soirées de bal pour que les firmes de génie et les bureaux d'avocats aient accès à Gérald Tremblay et parlent des projets à venir à Montréal », a expliqué une des personnes rencontrées par l'UPAC.Les «déjeuners-causeries» réunissaient de 10 à 40 participants dans des hôtels ou des clubs privés, a expliqué cette personne.« Généralement, Gérald Tremblay, Bernard Trépanier et Frank Zampino [le président du comité exécutif de Montréal] étaient les membres du parti qui participaient à ces rencontres», dans le but de financer leur organisation politique et de diffuser de l'information sur les projets à venir, a expliqué un témoin aux enquêteurs.Les entrepreneurs pouvaient ensuite manifester leur désir d'avoir accès à tel ou tel contrat public.Sauver les jeux aquatiques D'autres témoins, dont l'ancien bras droit de Gérald Tremblay Frank Zampino, ont raconté comment, en 2005, Gérald Tremblay avait demandé que les entreprises qui se voyaient accorder des contrats publics à Montréal achètent des billets pour les Championnats du monde de la FINA, un projet cher à son cœur.L'événement était en difficulté, et « le maire Gérald Tremblay en avait fait un enjeu de campagne électorale », a expliqué M.Zampino.Lors d'une réunion, il aurait demandé à des collaborateurs de « vendre des billets à tous ceux qu'ils connaissaient et qui faisaient des affaires avec la ville », raconte un autre témoin.« Gérald T remblay a demandé : \"Qui connaît SNC?Qui connaît CIMA+?\u201d », raconte cette personne dont l'identité est protégée.Selon ce témoin, le maire voulait même que le directeur général de la Ville aille vendre des billets à Tony Accurso.Celui-ci avait refusé et Bernard Trépanier, encore lui, s'était acquitté de la mission.Un entrepreneur a dit à la police qu'il avait acheté 20 000$ en billets, soit beaucoup plus qu'il ne l'aurait voulu, mais «il fallait qu'Union Montréal paraisse bien pour avoir de meilleures chances de remporter les élections et ainsi faire en sorte que le système collusion-naire se poursuive», lit-on dans le document de l'UPAC.« Le maire est passé pour la personne qui a sauvé les jeux», a résumé M.Zampino aux policiers.Contredit par les faits Officiellement, Gérald Tremblay a mis fin au mandat de Bernard Trépanier en 2006 ou 2007.Lorsque les agents de l'UPAC l'ont interrogé, en 2011, il a expliqué qu'il s'était débarrassé de lui parce qu'il trouvait anormal qu'un collecteur de fonds soit aussi proche du président du comité exécutif, Frank Zampino.La police note toutefois dans son document que cette déclaration de l'ancien maire « entre en contradiction avec les faits» mis au jour pendant l'enquête, notamment la tenue des déjeuners avec MM.Tremblay, Trépanier et les entrepreneurs, ou encore la tenue d'un événement où le maire avait fait l'apologie de M.Trépanier devant 200 convives.« Quand Gérald Tremblay serre la main de Bernard Trépanier devant tout le monde en lui demandant les résultats du cocktail où ils se voient, c'est clair qu'il savait que Bernard Trépanier continuait à organiser des activités de financement», a raconté un témoin aux enquêteurs.D'autres personnes ont confirmé à la police que Bernard Trépanier avait continué à amasser des fonds pour Union Montréal même après son prétendu renvoi.L'UPAC a d'ailleurs mené une perquisition chez M.Trépanier le 8 juillet dernier et découvert des preuves de dépôts bancaires liés à des firmes de génie-conseil jusqu'en 2010.En avril 2012, les policiers sont revenus interroger Gérald Tremblay.Ils lui ont demandé s'il avait connaissance de contacts entre Paolo Catania et Bernard Trépanier en 2006, 2007 et 2008 (Catania et Trépanier sont accusés de fraude en lien avec la vente par la Ville du Faubourg Contrecoeur en 2007).Gérald Tremblay a dit être incapable d'aider les policiers à ce sujet.Mais la police note dans son résumé que l'ancien maire aurait participé à un déjeuner avec les deux hommes à cette époque, dans un club privé.À la recherche d\u2019autres preuves Le sergent de l'UPAC conclut son document en expliquant qu'à la lumière de la preuve, notamment les liens de l'ancien maire avec des acteurs clés et sa demande de solliciter les entrepreneurs pour vendre des billets des Championnats du monde de natation, il croit pouvoir trouver la preuve de nombreux crimes chez Gérald Tremblay.À ce stade de l'enquête, la nature de ce qu'il a découvert en perquisitionnant ne peut toutefois être dévoilée.Gérald Tremblay a toujours maintenu que des gens de son entourage avaient trahi sa confiance alors que lui-même essayait d'assainir les mœurs à l'hôtel de ville.«Je souhaite ardemment qu'un jour on reconnaisse que je me suis battu, très souvent seul, contre ce système, cette collusion et cette corruption», a-t-il déclaré dans son discours de démission.Ce que Gérald Tremblay a dit On a trahi ma confiance.[.] Javais beau avoir des doutes, poser des questions, être vigilant, ce n\u2019est malheureusement quaprès les faits quon m\u2019a remis des documents [révélant des irrégularités].- Novembre 2012, en démissionnant Il n\u2019y a jamais eu de 3 % à Union Montréal, c\u2019est impossible, c\u2019est impossible.» - Avril 2013, devant la commission Charbonneau Finalement, on cherchait un responsable et je suis devenu ça.Bravo ! Si c\u2019est ça, je vais vivre avec, mais j\u2019ai la conscience en paix.- Septembre 2014, en entrevue avec La Presse \t\t \t\t Amusez-vous!\tVOYAGE 9\tDébats\tA26-27\tMots croisés des Arts\tARTS 6 Astrologie du jour\tP.ANNONCES 3\tDécès\tSPORTS 7 à 10\tSudoku\tAFFAIRES 4 Avis et encans\tAFFAIRES 5\tHoraires cinéma\tCINÉMA 8-9\t CV\tAFFAIRES 6\tMonde\tA16àA25\t Météo Passages nuageux, maximum 25.SPORTS 10\t\t LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 8 AOÛT 2015 A3 ELECTIONS FEDERALES 2015 ÉLECTIONS À DATE FIXE Plus facile de recruter des candidats n«t PHOTO BLAIR GABLE, REUTERS Le 19 octobre, les Canadiens iront aux urnes et choisiront ceux et celles qui les représenteront à la Chambre des communes pour les prochaines années.Ill \u2022\u201e / r ¦; î- MakÉÉjg A-;'vi : I.¦ : \u2022 -A , ES*# ASfS a.\u2022 Rare unanimité sur la scène politique fédérale: les élections à date fixe facilitent le recrutement de candidats, ont constaté les organisateurs tant conservateurs ou néodémocrates que libéraux ou bloquistes.Tour d\u2019horizon et présentation de 20 recrues au Québec et dans le reste du Canada.VINCENT BROUSSEAU-POULIOT « Quand vous savez quand sera l'élection, vous ne vous faites pas prendre les culottes à terre.» Par cette déclaration imagée, le candidat conservateur Gérard Deltell résume bien l'un des avantages des élections à date fixe - en vigueur pour la première fois au Canada - pour recruter de nouveaux candidats.Savoir plusieurs années à l'avance la date du prochain scrutin (le 19 octobre 2015) facilite la réflexion des futurs candidats, qui peuvent notamment planifier leur vie familiale et professionnelle en prévision du scrutin.« C'est clair que c'est un avantage.Choisir de se présenter, c'est une réflexion.Il faut une préparation familiale, personnelle et professionnelle », dit Gérard Deltell, dont l'arrivée sur la scène fédérale a fait couler beaucoup d'encre, notamment parce qu'il venait d'être réélu député de la Coalition avenir Québec à l'Assemblée nationale en 2014.Sans élections à date fixe, l'économiste Jean-Yves Duclos aurait eu davantage de difficulté à s'engager en politique en raison de ses engagements professionnels.C'est que le candidat du Parti libéral du Canada dans la circonscription de Québec est professeur d'économie à l'Université Laval, où il dirige une chaire de recherche.«La plupart des gens qui ne sont pas en politique ont souvent beaucoup de difficultés face au déclenchement imprévisible d'élections, pour des raisons professionnelles ou personnelles, dit-il.Ça peut se faire [pour des gens dans sa situation professionnelle], mais c'est plus difficile.J'avais des obligations administratives, je dirigeais une équipe de chercheurs.[Partir sans planifier son départ], c'est injuste pour les gens avec qui on travaille.» Même son de cloche chez Hans Marotte, avocat du Mouvement Action-Chômage Montréal, qui se présente pour le NPD.«Il fallait prévoir la transition, dit celui qui s'est déjà présenté pour le NPD en 2000.J'ai pu m'organiser financièrement parce que je le savais à l'avance, mais beaucoup de gens n'ont pas les moyens de se payer trois mois de campagne sans salaire.Si on m'avait approché un ou deux mois à l'avance, je n'aurais peut-être pas pu me le permettre [sur le plan financier], même si ç'aurait été aussi clair et net pour moi sur le plan des convictions.» Le format électoral à date fixe a aussi facilité la décision de l'entraîneur d'athlétisme Daniel Saint-Hilaire, qui se présente pour le Bloc québécois.«Ç'a été très important, ça m'a aidé à prendre ma décision, dit-il.Comme entraîneur, on doit faire de la planification, et on commence toujours par la dernière journée, celle de la compétition.» Tous s'entendent Les organisateurs des quatre principaux partis sont aussi unanimes: les élections à date fixe ont facilité la planification de leur recrutement.« Le fait d'avoir une élection à date fixe permet d'avoir un calendrier déterminé », dit le ministre Denis Lebel, lieutenant politique du premier ministre Stephen Harper au Québec.« Nous avons pu prévoir un plan de trois ans en sachant que les élections seraient le l9 octobre », dit Pablo Rodriguez, coprésident de la campagne des libéraux au Québec et candidat du PLC dans Honoré-Mercier.« Nous avons pu faire nos approches plus tôt, et nos candidats pouvaient planifier leur vie dans leur réflexion, dit Rebecca Blaikie, présidente du NPD et directrice de la campagne au Québec.[Auparavant], on pensait que l'élection s'en venait, certaines personnes nous disaient oui, leur vie changeait pendant l'été et elles n'étaient plus disponibles à l'automne.» 15 recrues à surveiller au Québec VINCENT BROUSSEAU-POULIOT Dans le reste du pays Élections à date fixe aidant, les candidats recrues au curriculum vitæ bien garni semblent plus nombreux cette année lors du scrutin fédéral.Portraits des recrues à surveiller au Québec.GÉRARD DELTELL Candidat du Parti conservateur du Canada dans Louis-Saint-Laurent > Député à l\u2019Assemblée nationale du Québec de 2008 à 2015.Avant de faire de la politique au Québec, il était journaliste télé, notamment à TQS.ÉRIC GIRARD Candidat du Parti conservateur du Canada dans Lac-Saint-Louis > Premier vice-président de la trésorerie corporative à la Banque Nationale, où il travaille depuis plus de 20 ans.L\u2019ancien premier ministre du Canada Brian Mulroney a appuyé sa candidature et assisté à son investiture.ALAIN RAYES Candidat du Parti conservateur du Canada dans Richmond-Arthabaska > Élu maire de Victoriaville à 37 ans en 2009.Auparavant, il a été professeur de mathématiques et de sciences puis directeur d\u2019école.DOMINICTHERRIEN Candidat du Parti conservateur du Canada dans Trois-Rivières > Diplômé de la Sorbonne en politique internationale, cet avocat pratique le droit de l\u2019immigration à Vancouver au sein du cabinet Miller Thomson.Originaire de Trois-Rivières, il a été joueur de baseball professionnel dans l\u2019organisation des Braves d\u2019Atlanta.MARTIN LECLERC Candidat du Nouveau Parti démocratique dans Montcalm > Chroniqueur sportif à Radio-Canada.Il a été président du syndicat des employés du Journal de Montréal, en plus d\u2019avoir été correspondant parlementaire à Ottawa au milieu des années 90.HANS MAROTTE Candidat du Nouveau Parti démocratique dans Saint-Jean > Avocat au Mouvement Action-Chômage de Montréal depuis une vingtaine d\u2019années.Il a été champion canadien junior en boxe olympique.DANIEL CARON Candidat du Nouveau Parti démocratique dans Louis-Saint-Laurent > Diplomate de carrière, il a été ambassadeur du Canada en Ukraine de 2008 à 2011.Il est chargé de cours aux Hautes Études internationales de l\u2019Université Laval.JEAN-YVES DUCLOS Candidat du Parti libéral du Canada dans Québec > Professeur d\u2019économie à l\u2019Université Laval, où il est directeur d\u2019une chaire sur les enjeux économiques des changements démographiques.Il détient un doctorat de la London School of Economics.MÉLANIE JOLY* Candidate à l\u2019investiture du Parti libéral du Canada dans Ahuntsic-Cartierville > Cette avocate diplômée à Oxford est arrivée deuxième à l\u2019élection à la mairie de Montréal en 2013, récoltant 26,5% des votes.Auparavant, elle était associée directrice de Cohn& Wolfe, cabinet de relations publiques.* L'investiture aura lieu le 23 août.FRANÇOIS-PHILIPPE CHAMPAGNE Candidat du Parti libéral du Canada dans Saint-Maurice-Champlain > Vice-président de Bionest, entreprise de traitement des eaux usées, cet avocat a été nommé « Young Global Leader» par le Forum économique mondial en 2009.DAVID LAMETTI Candidat du Parti libéral du Canada dans LaSalle-Emard-Verdun > Diplômé de Yale et Oxford, ce professeur de droit à l\u2019Université McGill se spécialise en droit des biens et de la propriété intellectuelle.A la fin des années 90, il a été clerc à la Cour suprême du Canada.MARWAH RIZQY Candidate du Parti libéral du Canada dans Hochelaga > Diplômée de l\u2019Université de la Floride, cette professeure adjointe de droit à l\u2019Université de Sherbrooke est spécialiste du droit fiscal.Aussi membre du Barreau de New York.DANIEL SAINT-HILAIRE Candidat du Bloc québécois dans Alfred-Pellan > Entraîneur d\u2019athlétisme de réputation internationale depuis une quarantaine d\u2019années.Certains de ses athlètes ont participé aux Jeux olympiques.Il a notamment entraîné le sprinteur Bruny Surin.MARILENEGILL Candidate du Bloc québécois dans Manicouagan > Auteure et enseignante en littérature au cégep de Baie-Comeau, elle a publié plusieurs recueils de poésie et fait un doctorat en littérature.Ancienne coordonnatrice du Regroupement des femmes de la Côte-Nord.JICI LAUZON Candidat du Parti vert dans Pierre-Boucher-Les Patriotes-Verchères > Bien connu du public québécois, il est acteur (téléséries Virginie et Jasmine), animateur télé et humoriste (festival Juste pour rire).DIANNE WATTS Candidate du Parti conservateur du Canada dans South Surrey-White Rock > Mairesse de Surrey, l\u2019une des 15 plus grandes villes du pays, de 2005 à 2014 NOAH RICHLER Candidat du Nouveau Parti démocratique dans Toronto-St.Paul\u2019s > Essayiste, documentariste, curateur littéraire du festival Luminato, l\u2019un des fils de l\u2019écrivain montréalais Mordecai Richler BILLMORNEAU Candidat du Parti libéral du Canada dans Toronto Centre > Président exécutif de Morneau Shepell, l\u2019une des plus grandes firmes de ressources humaines du pays MELISSA ATKINSON Candidate du NPD dans Yukon > Première procureure de la Couronne autochtone au Yukon (2001-2010) BILL BLAIR Candidat du Parti libéral du Canada dans Scarborough Southwest > Chef de police de Toronto de 2005 à 2015. VERSA NOTE SENTRA moment ! ALBI NISSAN Innover pour exalter MASCOUCHE 1474-0578 ILE-PERROT REPENTIGNY 585-5824 BLAINVILLE 430-8888 705 BOUL.CURE-LABELLE, BLAINVILLE 50 MONTEE MASSON, MASCOUCHE 12 BOUL.DON QUICHOTTE, ILE-PERROT 225 BOUL.BRIEN, REPENTIGNY En août, la ies fra e ALBI ! va conomies Peu importe l'année et la marque, pour votre échange, on fera la différence VENEZ PROFITER DE NOS LIQUIDATIONS!!! MICRA À PARTIR DE A PARTIR DE\tA PARTIR DE 12498$' 13498$' ALTIMA À PARTIR DE 10998$' 19995$' Faites vite ! 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DU LUNDI AU VENDREDI DE 9HÀ21H Suivez ALBI LE GÉANT sur WWW.ALBINISSAN.COM http://www.albinissan.com LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 8 AOÛT 2015 A5 ELECTIONS FEDERALES 2015 PHOTO GRAHAM HUGHES, PC Gilles Duceppe Duceppe présente 10 candidats, dont Sophie Stanké LOUIS-SAMUEL PERRON Gilles Duceppe a présenté hier soir dix nouveaux candidats du Bloc québécois, dont l'animatrice et comédienne Sophie Stanké était la tête d'affiche, lors du premier rassemblement partisan du parti à Montréal depuis le début de la campagne.Le chef bloquiste a aussi assuré qu'au moins 73 candidats sur 78 seraient officiellement confirmés d'ici mercredi prochain.Dans un discours prononcé devant une centaine de militants dans un bar de l'est de Montréal, le chef bloquiste a lancé la plupart de ses attaques contre Thomas Mulcair.Il a accusé le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) d'avoir tenu un double discours sur le projet d'oléoduc Énergie Est lors du débat des chefs en anglais jeudi soir.«M.Mulcair a dit que c'est un \"win-win-win\".Il est contre le Northern Gateway et le Keystone XL parce que c'est dangereux pour l'environnement, mais quand ça passe au Québec, il n'y a pas de problème.C'est ça qu'il dit en anglais aux Canadiens.Mais j'aimerais ça qu'il vienne dire la même chose en français aux Québécois », a-t-il affirmé.Gilles Duceppe a aussi lancé un message à tous les souverainistes tentés de voter à nouveau pour le NPD.« Ce gars-là [Thomas Mulcair] a mené des batailles contre nous, ce gars-là a voté libéral au Québec, il est contre l'austérité de Harper, pour l'austérité de Couillard.» Prêt pour un débat Le chef de la formation souverainiste espère croiser le fer avec Stephen Harper et les chefs du « bloc canadien» lors de prochains débats.«J'en ai fait 15 débats.Je suis prêt à y aller, mais invitez-moi », a-t-il déclaré.Gilles Duceppe a jugé « surréaliste » que jeudi soir les quatre chefs aient passé « une demi-heure à parler de la souveraineté du Québec en ayant exclu le Bloc du débat».L'ex-candidate du Parti québécois Sophie Stanké espère que la troisième fois sera la bonne, après deux défaites aux élections de 2012 et 2014.Elle affirme avoir été convaincue de se lancer dans la mêlée par Gilles Duceppe et l'ex-chef Mario Beaulieu.« Cette fois-ci, c'est la bonne ! Je suis une femme de gauche avant tout.Changer les choses dans la société, c'est vraiment ce que je veux faire», a-t-elle assuré en entrevue avec La Presse.Le Canada en récession?Harper ne commente pas Le Canada est-il en récession?Après lavoir apparemment reconnu lors du débat électoral de la veille, le chef conservateur Stephen Harper a préféré éluder les questions à ce sujet, hier.En ce lendemain de débat, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) Thomas Mulcair se félicitait d\u2019être parvenu à arracher un aveu au premier ministre sortant, ce dernier n\u2019ayant pas nié que le pays était en récession.«On a réussi à faire admettre à M.Harper qu\u2019on était dans une deuxième récession», a tranché M.Mulcair hier matin, lors d\u2019un point de presse à Toronto.Le chef du Parti conservateur, lui, ne semblait pas avoir envie de revenir sur la question.Invité à préciser sa pensée en point de presse à Richmond Hill, en Ontario, il a esquivé les questions directes de deux journalistes, préférant faire valoir que «80% de l\u2019économie canadienne est en santé et en croissance».\u2014 La Presse Canadienne Les pancartes libérales font bien peu de place au chef Justin Trudeau HUGO DE GRANDPRÉ OTTAWA \u2014 Le Québec pourrait avoir un look plus électoral dès demain matin : les militants du Parti libéral du Canada prévoient un blitz d'installation de pancartes à la grandeur de la province au cours de la nuit prochaine.Ils espèrent ainsi battre leurs adversaires de vitesse et démontrer la force de leur organisation.Ces nouvelles pancartes, obtenues en primeur par La Presse, font peu de place à Justin Trudeau.Elles n'affichent qu'une photo en gros plan du candidat local, en vêtements noirs sur fond rouge.Il faut regarder tout en bas pour voir une petite mention « L'équipe Trudeau ».Les stratèges libéraux affirment que ce choix a été fait pour mettre de l'avant les candidats, puisque le chef lui-même est bien connu.« Notre blitz prouve l'efficacité de notre organisation sur le terrain.Près de 700 militants prêteront main-forte pour mettre en place nos affiches électorales qui se différencient de celles des autres partis», a déclaré Pablo Rodriguez, coprésident de la campagne au Québec et candidat dans la circonscription montréalaise d'Honoré-Mercier.L , TH FRANC! RIZQY CHAMPAGNE H0CHELAGA SAINT-MAURICE-CHAM PLAIN L'Equipe »tew\t.Nlr , trudeau Liberale trudeau Liberale Priorité aux candidats.Les stratèges libéraux affirment que ce choix a été fait pour mettre de l\u2019avant les candidats, puisque le chef lui-même est déjà bien connu.« Elles communiquent bien notre volonté de marquer un changement et de mettre l'accent sur les membres de notre équipe », a ajouté M.Rodriguez.Investitures ouvertes Justin Trudeau avait promis, durant la course à la direction du PLC, de tenir des investitures ouvertes dans chaque circonscription et de ne pas se prévaloir de la prérogative traditionnelle des chefs libéraux de nommer eux-mêmes certains candidats dans des circonscriptions clés.Le résultat de cette promesse est que dans de nombreuses circonscriptions, des investitures à plusieurs candidats ont eu lieu et que des noms moins connus ont été choisis pour représenter la bannière libérale.Mais de l'avis des hautes instances du parti, la qualité de ces candidats ne fait aucun doute.Elles espèrent profiter de cette longue campagne pour mieux les faire connaître.Les libéraux affirment qu'ils n'installeront pas toutes leurs pancartes d'un coup, mais qu'ils tenteront tout de même de couvrir chacune des 72 circonscriptions québécoises où des candidats sont déjà sur les rangs (sur 78).NOMBRE DE CANDIDATS CHOISIS AU QUÉBEC* Libéraux 72 NPD 67 Conservateurs 62 Bloc québécois 42 Parti vert 22 * Selon le site internet Pundits' Guide -sur un total de 78 circonscriptions Du côté du NPD, les pancartes sont prêtes et on a commencé à les installer, a affirmé un porte-parole, Marc-André Viau.Mais les candidats iront à leur propre rythme.Dans Gatineau, par exemple, la députée sortante Françoise Boivin a affirmé qu'elle n'était pas pressée de le faire, histoire de ne pas exaspérer les électeurs.Rien ne presse Au Bloc québécois, on précise que cette installation se fera davantage vers la fin du mois d'août.De vieilles pancartes du parti, qui ne montrent pas les candidats, sont par contre déjà affichées à certains endroits.Le Parti conservateur a pour sa part refusé de répondre aux questions de La Presse.THE K E G * >&\"¦ wM Sous le Grand Chapiteau Blanc «iAngle Métropolitain et Décarie Président et éditeur Éric Trottier > Vice-président, Information et éditeur adjoint Mario Girard et Alexandre Pratt > Directeurs principaux, Information Pascale Breton > Directrice principale, Débats ÉDITORIAUX Familles, je vous courtise! LUC BOULANGER luc.boulanger@lapresse.ca Comme à chaque campagne électorale, nos politiciens vont tout faire pour essayer d'obtenir le vote d'un noyau dur et fort de la population: la famille, nucléaire avec enfants mineurs de préférence.Les conservateurs ont même pris de l'avance, le mois dernier.Le gouvernement Harper a envoyé des chèques aux parents avec des enfants à charge, après avoir bonifié la Prestation universelle pour la garde d'enfants (PUGE), afin d'inclure ceux âgés de 6 à 17 ans.Au cours des prochaines semaines, disait-on, tous les partis politiques confondus vont miser sur la fibre familiale des électeurs, à coups de promesses, de publicités et de discours partisans.Bien sûr, il faut aider les parents qui peinent à joindre les deux bouts.Évidemment, la conciliation travail-famille est une préoccupation quotidienne chez plusieurs couples.Or, si la famille est la base des sociétés, elle ne forme pas son unique reflet.Que fait-on des célibataires, des couples sans enfants, des personnes âgées, des adultes dont la progéniture a quitté le foyer?Pourquoi, en période électorale, ces hommes et ces femmes comptent-ils si peu et sont-ils presque toujours absents des discours?Pourtant, ces derniers paient beaucoup d'impôts (car ils n'ont pas d'enfants à charge) et de taxes, incluant la taxe scolaire.Cela s'observe également en dehors des élections.Par exemple, en matière d'urbanisme, chaque fois que les élus municipaux lancent un projet de développement immobilier, fut-il en plein centre-ville, on ressort systématiquement la priorité familiale : il faut penser aux enfants, construire des écoles, des parcs, etc.Rarement les entend-on parler de la qualité de vie des célibataires, des couples professionnels, des retraités.Comme si ces derniers n'étaient pas aussi obligés de se loger! Les politiciens n'ont rien inventé.Trop souvent, la population porte un regard condescendant sur les hommes et les femmes qui n'ont pas de descendance.Par choix ou par la force des choses.Comme si le désir de parentalité leur donnait une absolution inconditionnelle et qu'une personne ne pouvait pas créer sans procréer.Il y a une énorme contradiction dans le discours social qui, d'un côté, prône la diversité et, de l'autre, favorise le modèle de la famille traditionnelle tissée serrée.Pourtant, l'Histoire nous enseigne qu'il faut se méfier des dirigeants qui instrumentalisent la famille à leurs propres fins.Du «Travail, Famille, Patrie», du régime de Vichy, aux «Family Values» de l'ère Reagan aux États-Unis, toutes proportions gardées, l'éloge de la famille a souvent une saveur réactionnaire.Il y a un siècle, André Gide écrivait dans ses Nourritures terrestres : «Familles, je vous hais! Foyers clos; portes refermées; possessions jalouses du bonheur.» Pauvre Gide, il avait oublié que personne ne naît dans une feuille de chou; qu'on fait tous, un jour ou l'autre, partie d'une famille.Toutefois, les célibataires endurcis peuvent comprendre sa frustration.À force d'entendre les aspirants députés répéter « qu'il faut redonner l'argent aux familles canadiennes», les nonparents ont parfois l'impression d'être exclus de la Cité.Hors de la vie de famille, point de salut?Ingénieures et fières de l\u2019être ARIANE KROL akrol@lapresse.ca On se plaint des imbéciles, mais ils ont parfois un rôle catalyseur.En commentant l'apparence d'une jeune informaticienne affichée dans le métro de San Francisco, une poignée d'inconnus ont servi de bougie d'allumage à une formidable campagne pour le génie au féminin.Espérons que celle-ci aura un effet d'entraînement concret.Trop sexy pour être crédible.C'est, en substance, le genre de commentaires qu'Isis Anchalee Wenger a récolté sur les réseaux sociaux en prêtant son visage à la campagne de recrutement de son employeur, une boîte spécialisée dans la gestion des identités en ligne.Sa réponse, résumée en un mot-clic (#ILookLikeAnEngineer), est devenue virale.De quoi devrait avoir l'air une femme ingénieure ?À cette question ridicule, des centaines de personnes ont fourni la seule réponse intelligente possible : de ce qu'elle veut.Reprenant la formule de Mme Wenger à leur compte, d'inombrables ingénieures ont affiché une photo d'elles-mêmes en mentionnant leur spécialité.Des entreprises, des institutions d'enseignement, de grosses pointures comme la PDG de GM, Mary Barra, et plusieurs hommes ont aussi participé au mouvement.Il est devenu de bon ton de se méfier de l'effet grossissant des médias sociaux, en particulier sur Twitter, dont la popularité est beaucoup moins grande que celle de Facebook.Mais quand un mot-clic déclenche un tel feu de brousse, c'est qu'il se passe quelque chose.Les femmes sont encore en minorité dans la profession, c'est vrai.Au Québec, par exemple, à peine plus de 13 % des membres de l'Ordre des ingénieurs sont des femmes.C'est peu, mais c'est quand même le double d'il y 20 ans.Et ça continuera d'aller en augmentant, puisque les programmes de génie comptent aujourd'hui 18% d'étudiantes au premier cycle.Cela peut paraître minime comparativement à d'autres branches comme la médecine, où les femmes représentent plus de la moitié des inscriptions.Le plus urgent, toutefois, n'est pas d'atteindre une parité symbolique.C'est de s'assurer que des femmes qui pourraient s'accomplir dans une des nombreuses disciplines du génie n'en soient pas dissuadées par une image déformante de la profession.À cet égard, les témoignages passionnés suscités par le cri de ralliement #ILookLikeAnEngineer sont plus vendeurs que n'importe quelle campagne publicitaire.Cependant, il en faut davantage pour infléchir une trajectoire.Cela demande un travail de longue haleine, comme celui qu'a fait Polytechnique en multipliant les occasions d'entrer en contact avec le domaine - journées « Les filles et les sciences», Club 100% filles, bourses aux jeunes de milieux défavorisés, etc.La diversité n'est pas une vertu abstraite.C'est ce qui rend les milieux de travail attrayants et les fait évoluer.Mme Wenger, qui se décrit comme une autodidacte en génie logiciel, ne pourrait même pas porter le titre d'ingénieur ici.Et pourtant, c'est la porte-parole la plus enthousiasmante que la profession ait eu depuis longtemps.Ça vous tente-tu DE JOUER AU l CURLING ! r\" N.DROITS RÉSERVÉS/apcote@lesoleil.com OPINION Montréal, à l\u2019avant-garde du nucléaire MICHEL DROUET Physicien Peu de gens savent qu'au moment où la Seconde Guerre mondiale se terminait, Montréal fut à l'avant-garde de la recherche scientifique dans le domaine du nucléaire et contribua à mettre fin à cette guerre par sa contribution au projet Manhattan.Commençons par ces cinq demandes de brevets soumises, en 1939, en France, Grande-Bretagne et États-Unis, par Joliot, Prix Nobel, et ses coéquipiers Alban et Kowalski.Ces demandes portent à la fois sur l'utilisation de l'énergie nucléaire pour la production d'électricité et sur la conception d'une bombe atomique.La demande pour la production d'électricité à partir de l'énergie nucléaire fut d'ailleurs rejetée par le U.S.Patent Office: « not to give undue advantage to the French» ! En 1940, à la suite de l'invasion de la France par l'armée allemande, Alban et Kowalski, naturalisés français, s'échappent vers l'Angleterre, emmenant avec eux les seuls 185 kg d'eau lourde existant dans le monde.Ils rejoignent, à Cambridge, les chercheurs britanniques travaillant sur les applications de l'énergie nucléaire.En 1942, les chercheurs français et anglais de Cambridge sont transférés à Montréal, se joignant aux Canadiens également en nucléaire; ils occupent la partie ouest du bâtiment de l'Université de Montréal.Le physicien français Alban dirige le groupe qui œuvre à la fois sur le développement d'un explosif nucléaire et sur la conception du réacteur atomique qui, installé plus tard à Chalk River, sera opéré sous la direction de Kowalski.Les travaux sont basés sur les travaux antérieurs de Joliot, Alban et Kowalski et ce premier réacteur de Chalk River utilisera les 185 kg d'eau lourde qui avaient échappé à l'avancée allemande de 1940.De plus, ce réacteur nucléaire de Chalk River sera le premier de la filière canadienne CANDU de réacteurs nucléaires.À noter que la majorité des centrales nucléaires américaines utiliseront également l'eau lourde comme ralentisseur de neutrons, plutôt que le graphite utilisé par Fermi dans le pilote atomique américain.En 1943, à la suite de l'entrée en guerre des États-Unis, Churchill et Roosevelt signent l'Accord de Québec, qui se traduit par l'intégration au projet Manhattan du groupe de spécialistes de Montréal dans l'application militaire et civile de l'énergie nucléaire.D'ailleurs, sur un des murs du bâtiment central de l'Université de Montréal se trouve une plaque qui donne la liste des chercheurs du groupe de Montréal associés au projet Manhattan.Cette plaque a été inaugurée le 17 mai 1962 par le prince Philip d'Angleterre.Un de ces noms est celui du physicien canadien-français Pierre Demers qui, à 100 ans, est aujourd'hui, en 2015, toujours actif dans la recherche scientifique.Avant de se joindre au groupe de Montréal, le professeur Demers avait travaillé à Paris avec Joliot, Alban et Kowalski et d'autres chercheurs en fission nucléaire.En 1942, les chercheurs français et anglais de Cambridge sont transférés à Montréal, se joignant aux Canadiens également en nucléaire; ils occupent la partie ouest du bâtiment de l\u2019Université de Montréal.W/Ii PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Les scientifiques ayant travaillé à l\u2019élaboration d\u2019un réacteur nucléaire ont pendant un certain temps occupé l\u2019aile ouest du pavillon principal de l\u2019Université de Montréal, maintenant connu sous le nom de pavillon Roger-Gaudry.POURNOUSJOINDRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?\tVOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?Écrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\tÉcrivez-nous à debats@lapresse.ca RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca\tABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement\t\tPUBLICITÉ 514.285.6931 PETITESANNONCES 514.987.8363ou1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca\t\tDÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca\tCARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la PresseAssociée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est impriméàTranscontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles,division de Imprimeries Transcontinental GT.inc.GuyCrevier.Président et éditeur.\t\t\t LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 8 AOÛT 2015 A 27 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll\t À BIEN Y PENSER «Ce qui revient à dire qu\u2019un vrai Québécois, c\u2019t\u2019un communiste de cœur, c\u2019t\u2019un socialiste d\u2019esprit, pis c\u2019t\u2019un capitaliste de poche.» \u2014 Yvon Deschamps, La fierté d\u2019être Québécois Envoyé par Jacques Portelance\t ÉLECTIONS FÉDÉRALES 2015 DEBATS@ LAPRESSE.CA Réactions au texte «Pas si conservateurs que ça», publié hier Les valeurs québécoises n\u2019existent pas M.Sinclair semble vouloir ignorer que l'affirmation voulant que « les Québécois partagent peut-être davantage les valeurs conservatrices» est une réponse à l'affirmation contraire de la gauche.La réalité est qu'il n'existe pas de «valeurs québécoises».Celles-ci sont aussi diversifiées que les individus qui forment la société québécoise.Je refuse la vantardise de ceux qui prétendent les définir en fonction de leurs valeurs ou de me faire exclure de la société québécoise si je ne les partage pas.MACLEAI ACLEAtTS IONAL -RS DEBATE DEBATF I MACLEAN'S NATIONAL LEADERS 2015 PHOTO FRANK GUNN, REUTERS De gauche à droite, le chef du PLC, Justin Trudeau, la chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May, le chef du NPD, Thomas Mulcair, et le chef du PCC et actuel premier ministre, Stephen Harper.Ceux-ci ont participé au premier débat en anglais de la campagne électorale, jeudi à Toronto.Michel Bellemare Ça, est-ce que c\u2019est «québécois» ?Un débat pour ajuster le tir Sur le plan social, je pense que l'État-providence a atteint ses limites, de même que les taux de taxes et d'impôts de toute sorte.Si on veut conserver l'essentiel de nos programmes, nous n'aurons pas le choix de gérer serré et de nous assurer que chaque dollar du contribuable est dépensé de façon à générer un maximum de bénéfices à moyen et à long terme.Sur le plan économique, je pense que l'on doit investir dans la recherche et l'innovation tout en s'assurant que les emplois seront créés ici.Nous devons nous affranchir de notre dépendance de la vente des matières premières.Sur le plan environnemental, nous devons continuer de développer la notion de responsabilité, investir dans la recherche et nous fixer des objectifs réalistes chaque année.Sur le plan de la démocratie, le gouvernement a un devoir pédagogique d'expliquer ses choix en fournissant un maximum d'information à ses citoyens.Sur le plan international, un retour vers un Canada qui se faisait un ardent défenseur de la paix dans le monde, tout en affichant clairement son intention de protéger les droits de ses citoyens, serait le bienvenu.Pierre Lemelin Le spectre du Parti réformiste Stephen Harper et son parti ne sont pas des conservateurs.Ce parti a sciemment usurpé ce nom lors d'une supposée fusion.Stephen Harper était, est et sera toujours un réformiste, et son prétendu parti « conservateur» ne prône que des valeurs réformistes car, sous l'épithète conservateur, se camoufle bel et bien le Parti réformiste, dont les Québécois ne partagent d'aucune façon les valeurs.Jean-François Tremblay, Montréal Quand le ring politique sonne moins creux Avec réticence et scepticisme, je me suis astreinte à écouter le débat des chefs du Maclean's et je ne l'ai pas du tout regretté.Cet exercice de deux heures n'a pas changé mon intention de vote, mais m'a épatée et fait voguer de surprise en surprise.Un Justin fort à l'aise d'entrée de jeu, le fils tout craché de son père lorsqu'il attaque Thomas Mulclair à propos de l'abolition du Sénat ou de la Loi sur la clarté référendaire.Elizabeth May, dans le rôle de la Françoise David du fédéral, la voix de la conscience sociale-démocrate-écologiste, multiplie les blâmes envers le gouvernement Harper avec l'acuité d'un laser, laissant un Stephen Harper à la crédibilité ciselée en lambeaux.Un modérateur hors pair qui anime avec brio, et l'audace d'un d'Arta-gnan: «M.Harper, devez-vous des excuses pour avoir nommé les Duffy, Wallin et Brazeau?» Touché! À quand d'autres parties d'escrime de la sorte?Il reste d'autres enjeux à mieux cerner.Carol Patch-Neveu, Montréal.Des débats inutiles J'ai toujours pensé que les débats télévisés des chefs de parti n'étaient au fond que de la diversion, je persiste à le croire.Ils sont plutôt des auditions pour choisir qui sera le plus à l'aise devant les caméras et ainsi déterminer un gagnant.Cela n'a rien, mais rien à voir avec la capacité à gérer un pays, ce sont deux choses différentes.On ne rend pas service à l'électeur en lui offrant une telle distraction impertinente.Engageriez-vous un comptable parce qu'il est à l'aise devant les caméras?Ces débats télévisés, à mes yeux, sont inutiles.Michel Beaumont, Québec Qui s\u2019en souviendra au moment de faire son X sur le bulletin de vote?FRANÇOIS GÉLINEAU Titulaire de la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires, professeur de science politique à l\u2019Université Laval Le débat des chefs de jeudi a cela d'unique qu'il est plutôt rare au Canada qu'un tel événement survienne si rapidement dans la campagne.D'autant plus qu'il s'agit d'une campagne d'une longueur sans précédent dans l'histoire moderne du pays.Que retenir de ce premier débat?Quelles en seront les conséquences sur la campagne?D'une certaine manière, les quatre chefs présents ont gagné.Stephen Harper a reçu les salves groupées de ses opposants avec brio, démontrant qu'il connaît très bien ses dossiers.À l'instar du clip vidéo de boxe diffusé plus tôt dans la journée du débat, Justin Trudeau a livré plusieurs attaques bien ciblées.Le chef du NPD, pour sa part, bien en maîtrise de ses dossiers, a contribué aux attaques, mais en prenant bien soin d'étaler les positions de son parti sur les différents enjeux.Enfin, Elizabeth May, la moins connue du lot, aura su se démarquer par son excellente préparation et la pertinence de ses propos.En même temps, les quatre participants au débat ont tous perdu.Stephen Harper s'est souvent contenté de répondre aux questions de ses adversaires par des demi-vérités, que ceux-ci n'ont d'ailleurs pas manqué de souligner.Il a également fait preuve d'arrogance en boudant les points de presse d'après-débat.Justin Trudeau est resté plutôt superficiel lorsqu'il abordait les différentes composantes du programme de son parti.Son amour du Canada un peu «fleur bleue», évoqué dans son mot de la fin, n'a rien apporté de concret non plus.Thomas Mulcair était nerveux, ne sachant pas toujours où diriger son regard lors de ses interventions; une nervosité qui s'est Pourquoi ne pas avoir invité Gilles Duceppe alors qu\u2019il représente un parti qui recueille à peu près les mêmes intentions de vote que le Parti vert à l\u2019échelle canadienne?même invitée dans sa conclusion alors qu'il s'est perdu dans ses notes.Enfin, si Elizabeth May a connu un débat sans anicroche, au moment des points de presse, elle est apparue hyperactive et décousue, peut-être par excès d'enthousiasme pour sa bonne performance.Un débat aux conséquences limitées Si aucun gagnant ou perdant n'émerge réellement du débat, à quoi donc aura-til servi?Pour répondre à cette question, il faut d'abord considérer que le débat se déroulait en anglais et n'était pas diffusé à grande échelle.Il faut aussi souligner que le débat avait lieu au jour 5 d'une campagne de 78 jours, en plein milieu de l'été.La plupart des francophones ainsi que les vacanciers devront se contenter des analyses médiatiques pour apprécier la performance que les chefs y ont livrée.En outre, il fut curieux de constater l'absence de Gilles Duceppe.Pourquoi ne pas l'avoir invité alors qu'il représente un parti qui recueille à peu près les mêmes intentions de vote que le Parti vert à l'échelle canadienne?Et à l'échelle québécoise seulement, le parti de Gilles Duceppe obtient le même score que celui de Stephen Harper dans les intentions de vote.Comment peut-on ignorer cette réalité?Après tout, si le NPD est devenu l'opposition officielle en 2011, c'est bien grâce au Québec, qui a donné au parti 58 de ses 66 nouveaux sièges.Si, concrètement, Maclean's et Rogers n'ont de comptes à rendre à personne, les médias ont en principe un devoir de neutralité.Le fait de ne pas avoir regroupé l'ensemble des chefs à l'occasion de ce débat est un geste politique en soi.Qu'à cela ne tienne, qui se souviendra du débat de jeudi soir, le 19 octobre prochain, au moment de faire son X sur le bulletin de vote?Le marathon électoral est encore jeune.Au final, ce premier événement public de grande envergure profitera d'abord et avant tout aux initiés ainsi qu'aux stratèges des partis politiques, qui auront du matériel afin d'ajuster le tir pour la suite.Harper et le cannabis Les conservateurs nous ramènent dans l\u2019esprit et religieux des années Reagan MICHEL MORIN Avocat Bon an, mal an, plus de 15 000 dossiers criminels liés au cannabis sont autorisés au Québec.Pour la majorité, les chefs d'accusation visent une possession simple de faible quantité (moins d'une once).À moins d'obtenir une absolution, ces délinquants se verront imposer des amendes au quantum variable, mais surtout, ils traîneront le poids d'un casier judiciaire avec les conséquences que cela implique.Pendant ce temps, on dénombre chez nos voisins américains pas moins de 18 États où la possession de cannabis est décriminalisée.On prévoit qu'au moins une dizaine d'États emboîteront le pas d'ici peu.Dans quatre États, la légalisation est par ailleurs totale.La quantité de cannabis tolérée varie d'un État à l'autre, allant de 10 à 28 grammes ou même parfois davantage.On saisit déjà la formidable ironie de cette situation absurde où un jeune Québécois voulant voyager, par exemple, dans l'État de New York ou du Maine s'en verra interdire l'accès en raison de la commission d'une infraction qu'on ne juge pas plus grave qu'un excès de vitesse dans ces mêmes États ! Plus de 40 % de nos compatriotes admettent l'avoir déjà «essayé» et 10 à 12% font une consommation occasionnelle ou fréquente de cannabis.Selon les plus récents sondages, ce sont maintenant 66% des Canadiens qui veulent faire sortir la possession de cannabis du Code criminel.Quand on examine le détail de ces sondages, on apprend que le groupe le plus catégoriquement opposé à toute forme de décriminalisation du cannabis, ce sont les chrétiens évangéliques.Or, il se trouve que Stephen Harper appartient à ce groupe.Comme diraient les Chinois: «Do the math!» Le récent désaveu par les conservateurs de leur candidat Buddy Ford, de Repentigny, dont le seul crime est d'avoir obtenu une absolution inconditionnelle pour avoir eu en sa possession un simple joint en 2011 est un sommet d'hypocrisie et de stupidité.Selon les plus récents sondages, ce sont maintenant 66 % des Canadiens qui veulent faire sortir la possession de cannabis du Code criminel.Alors qu'à l'échelle mondiale, de plus en plus de gouvernements reconsidèrent l'efficacité de la lutte contre les drogues et s'ouvrent à des solutions de rechange intelligentes à la répression pure et dure, les conservateurs de Stephen Harper nous ramènent dans l'esprit moralisateur et religieux des années Reagan.Quand M.Harper a déposé le projet de loi C-10 en 2012, les peines minimales obligatoires qui y étaient prévues en matière de drogues avaient déjà soulevé l'indignation de la Commission mondiale sur la politique des drogues et d'une de ses porte-parole, Louise Arbour.Quand on sait que Mme Arbour fut juge à la Cour suprême du Canada et compte moralisateur parmi les plus grandes juristes de notre histoire, c'est dire à quel point les conservateurs ont tout faux dans leur approche répressive.Savoir, par exemple, que depuis C-10, une personne accusée d'une production d'aussi peu que six plants de cannabis encourt une peine minimale de six mois d'emprisonnement.Gênant.Le cannabis crée peu de dommages La population tient pour acquise la prohibition du cannabis.En général peu renseignés sur les origines de cet interdit et sur la réalité du cannabis, les gens entretiennent la perception que c'est en raison de sa nocivité que le produit est illicite.C'est plutôt pour des motifs politiques, économiques et, disons-le, racistes que le pot fut criminalisé.La nocivité?Retenir que des trois grandes drogues les plus consommées dans notre société (alcool, tabac et cannabis), le cannabis est de loin celle provoquant le moins de dommages.Au Canada, le tabagisme cause annuellement entre 35 000 et 40 000 morts tandis que l'alcool est directement responsable de plus de 8000 morts, en plus d'être un vecteur important de violence familiale.On n'a par ailleurs jamais enregistré dans l'histoire un seul cas de mort par overdose de cannabis.Bien au contraire, les chercheurs n'en finissent plus de trouver des applications thérapeutiques à ce produit.N'eût été l'élection des conservateurs en 2006, les libéraux de Paul Martin entendaient décriminaliser la possession de cannabis.Aussi bien Justin Trudeau que Thomas Mulcair se sont prononcés en faveur de cette initiative.Reste à espérer qu'ils assumeront. .COM 1-855-711-2524 LINCOLN HYurmnr ALBI byebk ALBI OCCASION BAIL AUTO CRÉDIT .COM\t.CA\t.COM NISSAN I N F I N I T I HONDA DM _ ft é.ON VOUS ATTEND! albilegeant.com "]
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