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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Arts
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2015-10-17, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL SAMEDI 17 OCTOBRE 2015 HUGO DUMAS À LA DÉFENSE DU VOL 920 PAGE 3 COUPDEGUEULE MARC CASSIVI RENCONTRE LOUIS T.PAGES 4 ET 5 PRESSE ÂRÎli mm TH ÉÂTRE / FIVE KINGS ÉPOQUE ÉPIQUE PAGE 10 JEAN LELOUP Fort du succès exceptionnel de son album Paradis City, Jean Leloup a créé deux spectacles - un avec orchestre, l\u2019autre en solo - dont il rêvait depuis toujours.À compter de jeudi, plus de 30 000 spectateurs le suivront jusque dans cette «ville des villes» qu\u2019il nous fait visiter aujourd\u2019hui.UN REPORTAGE D'ALAIN DE REPENTIGNY ET UN TEXTE DE JEAN LELOUP EN PAGES 8 ET 9 N BY\t \tMS PHOTO FRANCOIS ROY, LA PRESSE x Donner Chaînon, c\u2019est donner aux femmes.LE MAGrtSÎN du CHAÎNON 4375, boul.St-Laurent 20 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 OCTOBRE 2015 PANORAMA PHOTO FOURNIE PAR LES GRANDS BALLETS CANADIENS ri ! / Danse KAGUYAHIME DES GBCM Les Grands Ballets canadiens de Montréal reprennent jusqu\u2019au 30 octobre la production Kaguyahime du chorégraphe tchèque Jirî Kyliân, qui avait ouvert leur saison 2012-2013.« Ce ballet, difficile d\u2019approche, s\u2019avère un ajout risqué mais stimulant au répertoire des Grands Ballets », avait écrit notre critique Stéphanie Brody à l\u2019époque.- La Presse A la salle Wilfrid-Pelletier jusqu\u2019au 30 octobre PHOTO DENISE BARRIA, FOURNIE PAR LARTISTE Arts visuels MARCEL BARBEAU En même temps que son exposition à la galerie Michel Guimont, à Québec, le peintre Marcel Barbeau expose 70 ans de création à la galerie Michel-Ange, dans le Vieux-Montréal.L\u2019exposition Dynamiques du regard comprend des œuvres de 1945 à aujourd\u2019hui.«Sept décennies de création, de recherches et d\u2019explorations de la part de Marcel Barbeau à travers le Canada, la France et les États-Unis», indique Sonia Denault, directrice de la galerie Michel-Ange.- Éric Clément A la galerie Michel-Ange (430, rue Bonsecours), du 18 octobre au 18 novembre.Conte FESTIVAL INTERCULTUREL DU CONTE DU QUEBEC La grande fête du conte bat son plein depuis hier soir à l\u2019occasion de ce 13e festival qui réunira cette année 75 conteurs d\u2019ici et d\u2019ailleurs -certains viennent d\u2019aussi loin que le Liban, l\u2019Argentine, le Viêtnam et la Côte d\u2019Ivoire.Une programmation faste de 80 spectacles répartis dans divers lieux, qui propose autant des solos que des soirées thématiques.Il y aura même un volet anglophone et une série pour les enfants, et le tout se terminera avec le Marathon du conte le 25 octobre, de midi à 22 h à la maison de la culture Frontenac.- Josée Lapointe En divers lieux jusqu\u2019au 25 octobre.Info: www.festival-conte.qc.ca TÉLÉVISION Petites et grandes victoires sur le TDAH PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE Claire Lamarche anime la série TDAH mon amour, qu elle a coproduite.fsr- RICHARD THERRIEN LE SOLEIL Le TDAH, ou trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité, est à la mode.Entre ceux qui en parlent comme le mal du siècle et ceux qui nient pratiquement son existence, plusieurs considèrent qu'on saute vite sur le Ritalin au moindre écart de comportement.Dommage que le débat nous détourne de la détresse bien réelle vécue par les personnes qui en sont atteintes.Et elles sont nombreuses : au Québec, 60 000 enfants et 270 000 adultes sont touchés.Dans sa nouvelle minisérie documentaire intitulée TDAH mon amour, diffusée à Télé-Québec le lundi à 21 h dès le 26 octobre, Claire Lamarche fait abstraction des polémiques autour du phénomène pour mieux s'intéresser aux gens qui le vivent au jour le jour, tous différemment, et qui s'en sortent.Trois épisodes, trois catégories d'âge: chez l'enfant (26 octobre), l'adolescent (2 novembre) et l'adulte (9 novembre).Le parcours est difficile, mais l'issue est positive.Particulièrement touchant de voir dans l'épisode sur l'adolescence un Alexandre Sampson, 17 ans, qui ne l'a pas eue facile, et que les médicaments ont éteint.Au point de tomber en dépression.En quatrième secondaire, il se met à consommer, jusqu'à la surdose.Convulsions, arrêt respiratoire, Alexandre passe à un cheveu de mourir.Son père a un choc en entendant son fils lui dire à son réveil : « Moi, mourir, ça me dérange pas.» La suite est plus heureuse.Alexandre ira à Portage, un centre pour toxicomanes, d'où il sortira avec l'impression d'avoir réussi quelque chose, de s'être senti utile pour la première fois de sa vie.Un moment qu'il raconte avec une étonnante lucidité.Son père dira que la marginalité de son fils, d'abord vue comme une nuisance, l'a plutôt propulsé vers l'avant.On ne peut qu'applaudir.Jean-Philippe Leduc-Gaudet, lui, a vu ses notes passer de 30 à 90 % grâce aux médicaments, assez pour terminer une maîtrise à l'université.Mais on est parti de loin: délinquant à l'adolescence, il provoquait des accidents de voiture.Maintenant, l'exercice quotidien lui permet d'éloigner l'anxiété.Et à 27 ans, il ne saurait plus se passer de ses médicaments, comme un diabétique de son insuline.Le pouvoir de la musique D'autres choisissent de refuser les médicaments, tout comme les drogues.C'est le cas de Christopher Bard, 15 ans, chez qui on a décelé un TDAH dès la maternelle.Compréhensifs, ses parents ont accepté qu'« il ne pète pas des scores» à l'école.Sa mère dit même être certaine que son fils n'ira pas à l'université.Mais elle l'aide constamment à faire ses devoirs, surtout les jours où « Christo » a passé l'après-midi dans la lune, ou dans ses chansons.La musique a servi d'exutoire à Alexandre et Christopher, tous deux très talentueux comme vous le verrez.Hyperactif, Christopher jouait de la batterie sur son bureau avec ses crayons et dérangeait toute la classe.Mettez-lui une batterie ou une guitare entre les mains, et il saura quoi faire.Vous le verrez conclure le second épisode avec son groupe rock, dans un numéro qui sonne comme une grande victoire.Coproductrice avec Claire Lamarche et Valérie Bissonnette, Stéphanie Couillard dit n'avoir eu aucune difficulté à convaincre les gens de témoigner de leur situation.« Ces personnes-là ont envie de crier: \"Croyez-moi, je souffre! \"», dit-elle, ajoutant qu'on sait finalement peu de choses sur le TDAH même si on en parle beaucoup.Tournée avec beaucoup d'humanité, TDAH mon amour permet certainement de mieux comprendre ce mal qui afflige tant d'enfants, mais aussi d'adultes, qui découvrent souvent qu'ils ont un TDAH quand leur enfant reçoit le diagnostic, ce qui explique bien des choses.On peut facilement comprendre à quel point le trouble du déficit de l'attention vient accentuer les comportements d'un adolescent en pleine période charnière, affectant sa capacité d'évaluer le danger.En regardant la série, on constate à quel point l'école peut représenter un enfer pour un élève vivant avec un TDAH et qui n'est pas traité adéquatement.Quand lire un livre représente une mission impossible, et qu'on peut mettre un temps fou à finir un travail parce qu'il faut relire cinq fois les questions pour s'assurer de les comprendre, comment ne pas appeler ça un enfer?Claire Lamarche, qui nous avait déjà donné les excellentes séries documentaires Soins intensifs (sur le milieu de la santé) et Écoles à l'examen (sur le milieu scolaire), commencera prochainement le tournage de trois documentaires distincts, dont un sur le monde policier et un autre qui fera écho à Soins intensifs, pour la prochaine année à Télé-Québec.- une collaboration de RaDio-canaDa üERHltRt CHANCÉ R MONTRÉAL S SUPPLÉMENTAIRES DU 20 AU 23 OCTOBRE texte BRYAN PERRO DOMINIC CHAMPAGNE L'DèüüRe de HERMAN MELVILLE MISE El SCENE dom/nic mmm Coproduction TEÎÏÏ.-»*\"* + Théâtre U va sans d,re ÎWRHÉE Ml ici '*'\u2022 mm.\\!sm rnm «p.WM PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Près de 12 années se sont écoulées entre la « découverte» du texte original d\u2019Orson Welles et la première de Five Kings, la semaine prochaine à l\u2019Espace GO.Ci-dessus, le dramaturge Olivier Kemeid et le metteur en scène Frédéric Dubois.;\ti Mi, L \u2022 ¦\t«A; il Robert Charlebois » Fondation La Mosaïque4 présente son présente spectacle-bénéfice Donner pour changer leur Vie ! Le lundi 16 novembre 2015 à20h À l\u2019Étoile Banque Nationale, Quartier DIX30, 6000, boul.de Rome, Brossard renseignements 450 465-1803 | www.lamosaique.org sous la coprésidence d\u2019honneur de Me Stéphane Lemay \u2022 POWER CORPORATION DU CANADA et de Me Claude Morency 50$ Billet régulier au balcon 250$ Billet VIP configuration cabaret (reçu aux fins d\u2019impôt et cocktail dînatoire à 18h30) FIVE KINGS - L\u2019HISTOIRE DE NOTRE CHUTE Époque épique Depuis cinq ans, Olivier Kemeid et Frédéric Dubois se promènent dans la forêt shakespearienne.Avec leurs collaborateurs Martin Labrecque et Patrice Dubois, les deux hommes l\u2019ont explorée de fond en comble pour produire Five Kings - L\u2019histoire de notre chute, pièce-fleuve dans laquelle Shakespeare n\u2019a jamais été aussi moderne, proche et limpide.Survol du spectacle le plus attendu de l\u2019automne.LUC BOULANGER Five Kings, c'est l'histoire de notre chute, et aussi de notre insatiable quête de pouvoir.Une ambition démesurée, à la fois fascinante et horrible, qui fait partie de l'ADN de l'humanité.« Contrairement aux Grecs, Shakespeare s'intéressait davantage à l'Homme qu'au Ciel», illustre Olivier Kemeid, auteur de ce collage d'après le Cycle des rois du dramaturge éli-sabéthain.« C'est être ou ne pas être, non pas croire ou ne pas croire.De plus, Shakespeare nous montre que le pouvoir n'est pas l'apanage des élites ou de la monarchie.Il y a des luttes de pouvoir, des trahisons, dans toutes les familles, les classes et les sphères des sociétés.» Une production québécoise aura rarement mis autant de temps avant de voir le jour.Près de 12 années se sont écoulées entre la découverte, par l'acteur Patrice Dubois et le concepteur Martin Labrecque, du texte original d'Orson Welles et la première de Five Kings, la semaine prochaine à l'Espace GO.Welles avait créé Five Kings pour sa compagnie, le Mercury Theatre, à Broadway, en 1939.Mais la production fut un fiasco et le texte est tombé dans l'oubli.Un assemblage de huit pièces En 2010, le projet des quatre créateurs est officiellement lancé.Il fera appel à quatre compagnies et nécessitera plusieurs étapes de création (résidences d'écriture, ateliers, répétitions publiques, etc.).Outre Labrecque, Dubois (Théâtre PàP) et Kemeid (Trois Tristes Tigres), le noyau créateur comprend le metteur en scène Frédéric Dubois (Théâtre des fonds de tiroirs).Le comédien et directeur artistique du Théâtre de poche de Bruxelles, Olivier Coyette, s'est joint à eux en cours de route.« Pour une fois, on a eu le luxe du temps.On a laissé cette œuvre immense se déposer et s'imprimer en nous, avant de proposer un spectacle de plus de cinq heures qui ne s'éparpille pas», souligne Frédéric Dubois.Il faut dire que Frédéric Dubois parle ici d'un énorme matériau de base : Five Kings est un assemblage de huit pièces : Richard II, Henry IV (1re et 2e parties), Henry V, Henry VI (1re, 2e et 3e parties) et Richard III.Elles comptent 256 personnages (!), mais dans la version de Kemeid, on en retrouve « seulement » 34, qui sont joués par 13 interprètes, dont Patrice Dubois, Emmanuel Schwartz et Étienne Pilon.« Il n'y a pas de décor, le plateau est ouvert, on a enlevé tout le superflu pour ne pas encombrer le récit», poursuit le metteur en scène.Les interprètes définissent l'espace scénique, aidés bien sûr par les magnifiques lumières de Martin Labrecque; la scénographie est produite par ses éclairages.Dubois et Kemeid ont donc passé près de cinq ans à se promener - et, parfois, à se perdre - dans la forêt shakespearienne.Comment qualifient-ils la forêt?«Dense!», répondent-ils en duo.« Par moments, cette forêt est si obscure et touffue qu'on ne voit plus le soleil.Et l'on s'y perd», souligne Frédéric Dubois « Or, c'est formidable de pouvoir se perdre, ajoute Kemeid.De nos jours, on ne s'offre plus le loisir de se perdre.On a tous des GPS nous permettant de nous rendre du point A au point B.Ici, devant l'ampleur de l'œuvre, on a compris que c'est correct de se perdre sur la route, de se laisser porter par le grand mythe shakespearien.» Voyage au bout de la nuit En mai dernier, aux Écuries, La Presse a assisté à une présentation privée de Five Kings - L'histoire de notre chute, avec une douzaine d'artisans et de producteurs de théâtre.L'espace d'une demi-journée, on a fait un magnifique voyage au bout de la nuit shakespearienne.Un survol d'un demi-siècle de l'histoire contemporaine avec les mots de Shakespeare.et la vision de la génération montante du théâtre québécois.Cette rencontre est fructueuse.Les enjeux et les intrigues du grand Will nous auront rarement paru aussi clairs, comme si la grande marche de l'Histoire coulait de source.Dès le départ, l'équipe a convenu de situer les personnages du Cycle des rois dans un temps et un lieu familiers au public: le Québec moderne, de 1965 à aujourd'hui.« On commence en 1965, en pleine Révolution tranquille, mais aussi parce que le noyau de l'équipe de création est né à la fin des années 60 et 70, explique Kemeid.On voulait également conclure en 2015, afin que Richard III soit notre contemporain.» Selon Kemeid, les décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale représentent un constat d'échec total.«De 1945 à 1975, l'Occident a connu ses trente glorieuses.On a fait croire aux baby-boomers qu'ils étaient les enfants de l'avenir, qu'ils vieilliraient dans une société de loisirs, un monde idyllique, etc.» Or, l'auteur note que c'est tout le contraire qui est arrivé.«D'où le sous-titre : l'histoire de notre chute.» En chemin, Olivier Kemeid a surmonté quelques écueils.« Après une première résidence d'écriture à New York, je pensais avoir trouvé la bonne voie : je situais l'action dans une tour à bureaux à Wall Street.Les personnages provenaient tous du milieu financier, des présidents de C.A.Il n'y avait plus de guerre, seulement des krachs boursiers.» Devant l'étonnement de ses confrères, il a supprimé tout ce qu'il avait écrit.ou presque.« Avec Shakespeare, il est impossible de faire entrer l'œuvre dans un cadre trop serré, dit-il aujourd'hui.Si on aborde uniquement le pouvoir économique, c'est réducteur.Il faut accepter que Shakespeare soit plus grand que soi.» « On a l'air irrévérencieux, poursuit Dubois, mais Shakespeare faisait comme nous à son époque.Il télescopait les événements et les époques; il se permettait des raccourcis historiques.» Lorsqu'il quitte les répétions à l'Espace GO, Frédéric Dubois se dirige chez Duceppe, où il dirigera fin octobre Ils étaient tous mes fils d'Arthur Miller.« Miller a relu et relu Shakespeare, car le temps est un personnage très important dans sa pièce.Moi qui croyais me sortir de Five Kings; j'aborde à nouveau les relations père-fils, la trahison, le meurtre, la filiation.» On n'en a jamais fini avec Shakespeare.Au théâtre Espace GO à Montréal, du 20 octobre au 7 novembre; au Théâtre français du CNA, à Ottawa, du 19 au 22 novembre.Durée: 5 heures avec entractes et service de traiteur sur place.CÉLÉBRITÉS.JocelyneTurgeon et Paul Lafontaine 50e anniversaire de mariage Vous avez uni vos destinées en ce jour bien spécial du 16 octobre 1965.Nous tenons à vous souhaiter nos meilleurs voeux pour la poursuite de votre bonheur.Joyeux anniversaire Vos enfants et petits-enfants Vous avez un événement\t\t à célébrer?\t\t \t\ti\t\t\t\t Pour informations et tarifs 514 987-VENDU (8363) | 1 866 987-VENDU (8363) celebrites@lapresse.ca LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 OCTOBRE 2015 ARTS 11 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS DE LA SCÈNE TRIPTYQUE Fusion magique MARIO CLOUTIER CRITIQUE De nos jours, la danse emprunte à certaines techniques circassiennes.Le cirque, lui, inclut des échanges de plus en plus chorégraphiés.Avec Triptyque, Les 7 doigts de la main prouvent que les deux peuvent coexister dans un même spectacle.Fusion magique.Anne et Samuel Cette première partie signée Marie Chouinard représente une excellente introduction à un spectacle où la danse et le désarticulé, mais synchrone, où l'équilibrisme se fond subtilement dans la mise en scène et où la danse sied parfaitement à un artiste circas-sien, Samuel Tétreault, d'une grande finesse.En symbiose avec une très belle trame musicale de Louis Dufort, ce duo offre de belles images de sensualité et de poésie gestuelle.Variations 9.81 La force gravitationnelle de la Terre a inspiré à Victor Quijada, du groupe RUBBERBANDance, une chorégraphie où cinq circas-siens tentent de prendre leur Originalité, homogénéité, poésie, magie.Quoique tous proposent de très beaux moments, le couple du début, Samuel Tétreault et Anne Plamondon, est véritablement la vedette de ce spectacle.cirque perdent leurs marques et leurs repères pour se fondre, au moins en partie, l'un dans l'autre.Anne Plamondon est ligotée à un trapèze fixe lorsque Samuel Tétreault entre en scène à l'aide de béquilles.Il la libère de ses cordes, elle lui enlèvera son masque.Les deux s'aideront mutuellement pour finir par apprendre à marcher, voire à s'aimer.Marie Chouinard les entraîne dans un ballet envol.Pièce plus physique au degré de difficulté élevé qui exige des artistes de littéralement danser la tête en bas en équilibre sur une tige.Belle synchronicité et beau travail de groupe.Le numéro manque toutefois de s'écraser lorsque les cinq artistes aux bras fatigués doivent exécuter une danse où les gestes manquent de naturel et de fluidité.Le rythme se brise dans ce trop long tableau.PHOTO MAXIME CÔTÉ, FOURNIE PAR LE THÉÂTRE PROSPERO La pièce a été écrite en vue de briser le silence qui entoure de la culture du viol.SI LES OISEAUX Parle avec elles LUC BOULANGER CRITIQUE ?1/22 PARLE.C'est le premier mot de Si les oiseaux, une pièce de la Torontoise Erin Shields à l'affiche du Prospero.Ce mot sera souvent répété au cours de la représentation, car l'auteure a écrit cette pièce justement pour briser le silence autour de la culture du viol.Un silence rempli de la lourde culpabilité qui ronge les femmes violées depuis la nuit des temps.D'ailleurs, Shields s'est inspirée d'un mythe grec tiré des Métamorphoses d'Ovide, où des femmes victimes de viol se transforment en oiseaux et tentent de se libérer en s'envolant.Sa pièce juxtapose l'histoire ancienne aux témoignages d'un chœur de cinq femmes, représentant des victimes de viols durant des guerres plus récentes.Relecture d'un mythe C'est donc une relecture du mythe qui raconte le viol de Philomèle par son beau-frère Térée, roi de Thrace.Pressé par sa femme d'aller chercher Philomèle à Athènes, son guerrier de mari va plutôt la violer, lui couper la langue puis la laisser pour morte.Inconsolable, Philomèle découvrira la vérité des années plus tard.Sa vengeance sera terrible.On aurait bien aimé être frappé par la « puissance » du texte, comme l'écrit dans le programme la metteure en scène Geneviève L.Blais.Hélas, le récit - pourtant riche de sens tragique - distille l'ennui.L'auteure aborde son sujet avec tellement de manichéisme, de clichés sexistes, de raccourcis dramatiques qu'elle en fait un brûlot féministe qui s'étire inutilement durant deux heures.Dès les premières minutes, les dés sont jetés : l'homme est le fardeau de la femme.Les personnages masculins sont des guerriers phallocrates, despotes et violeurs.« Leur ustensile de chair qui contient leurs ambitions amoureuses » (sic) se gonfle pour mieux détruire Hélas, le récit - pourtant riche de sens tragique -distille l\u2019ennui.l'innocence, la virginité et la pureté des femmes.Le chœur, costumé de haillons pour illustrer des oiseaux rapaces, entonne solennellement un hymne à.l'hymen.On cite de mémoire : « Ô hymen ! mince toile qui protège la virginité.» Les fondamentalistes chrétiens vont aimer.Malgré la mise en scène soignée et le raffinement de cette production (distribution excellente, avec Catherine De Léan et Marie-Ève Milot en têtes d'affiche ; décor imposant et bien utilisé ; trame sonore riche de Symon Henry), le spectacle passe à côté de son but, de sorte que l'on reste de glace devant cette histoire atroce et (malheureusement) encore actuelle.Au Prospero jusqu\u2019au 31 octobre.PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE La première partie de Triptyque signée Marie Chouinard représente une excellente introduction à un spectacle où la danse et le cirque perdent leurs marques et leurs repères pour se fondre, au moins en partie, l\u2019un dans l\u2019autre.Mais ces Variations démontrent tout de même la polyvalence de circassiens à la fois d'une grande force athlétique et d'une souplesse de tous les instants.Nocturnes Aussi longue que les deux premières, la troisième partie du spectacle rassemble les huit artistes sous la direction de Marcos Morau qui a créé un rêve en blanc sur noir, aux accents surréalistes, souvent drôle.On y verra un lit qui vole, des humains à tête de poisson, des boules de cristal ultralégères, un asile de fous pas furieux du tout qui rappelle un peu l'atmosphère du spectacle Psy de la même troupe.Cette pièce vaut, en fait, à elle seule le coût du spectacle.Deux numéros retiennent tout de même l'attention: la corde lisse et le lit d'où sortent des mains qui participent à une danse acrobatique.Originalité, homogénéité, poésie, magie.Quoique tous proposent de très beaux moments, le couple du début, Samuel Tétreault et Anne Plamondon, est véritablement la vedette de ce spectacle qui démontre que le mariage cirque-danse est des plus prometteurs.À la TOHU jusqu\u2019au 25 octobre.Conseil des arts Canada Council for the Arts ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Présente par Hydro Vdu Québec KENT NAGANO B S BILLETS 35$ 60$ TA LA PRESSE* CÉLÈBRE L\u2019HALLOWEEN LA FETE SE POURSUIVRA AVEC LA DJ ABEILLE GELINAS! .vrv.ARTISTES Sint Nagano chef d\u2019orchestre MarcHervieux animateur et interprète Moussorgski, Une nuit sur le Mont-Chauve Balakirev, Tamara Ives, Hallowe\u2019en Dvorâk, La sorcière de midi Saint-Saëns, Danse macabre Dukas, L\u2019apprenti sorcier Ainsi que des musiques de films tels que Harry Potter et Ghostbusters.VENDREDI 30 OCTOBRE 21 H PARTENAIRE DE SAISON BMO OSM.CA 514 842-9951 | D E MON-^ÉALH ° N *QU E En vente aussi à Q placedesarts.com Montréal @ u CONSEIL DES ARTS DE MONTREAL PARTENAIRES PUBLICS Québec S S 12 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 OCTOBRE 2015 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNlllllllllllINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN ARTS VISUELS LE MAC, DE NEW YORK Le Musée d\u2019art contemporain de Montréal (MAC) ouvre aujourd\u2019hui sa saison automnale avec trois expositions aux univers bien marqués.Le directeur de l\u2019institution, John Zeppetelli, a programmé Les temps inachevés, un événement de mi-carrière pour l\u2019artiste montréalais Patrick Bernatchez, un premier solo au Canada de l\u2019artiste new-yorkaise Dana Schutz, ainsi que Grosse fatigue, installation vidéo de l\u2019artiste française établie à New York Camille Henrot.-?1 ' PRESSE Boucar Diouf Boucar Diouf jssisrsa- Au MAC jusqu\u2019au 10 janvier.DANA SCHUTZ Lart de l\u2019impossible possible LE NOUVEAU LIVRE DE BOUCAR DIOUF Et si ce baobab avait une sagesse que l\u2019humanité gagnerait à découvrir ?UNE FABLE SUR LA VIE ET LA NATURE Dana Schutz est la sensation de la rentrée muséale à Montréal.Une des jeunes figures de proue de l\u2019art contemporain américain, la peintre de Brooklyn présente pour la première fois au Canada un éventail de ses œuvres colorées et souvent osées.La Presse a rencontré cette artiste dont la puissance de l\u2019expression émane d\u2019une imagination sans limites.Importance des couleurs Les couleurs sont au centre de l'œuvre de Dana Schutz, comme elles le sont dans les toiles de Peter Doig.Les pigments éclatants choisis par la New-Yorkaise donnent de la puissance aux sensations qu'elle veut transmettre.C'est le cas de sa série God, des tableaux massifs mi-figuratifs, mi-abstraits de 2013 qui découlent de dessins au graphite et qui résument son langage pictural.De grandes toiles qui expriment la représentation qu'elle se faisait, petite, de Dieu: un barbu de couleur orange aux allures de Liberace, très pop culture des années 80.Le reflet aussi de cette abstraction qui convient aux divinités et à leur nécessaire mystère.Comme avec David Altmejd et Jon Rafman au cours de l'été, ce solo de Dana Schutz au MAC est une occasion jubi-latoire de découvrir un art de qualité et très original, nourri aux maîtres du passé et qui repousse avec témérité les limites du possible.£ a s ïï % II E ft.i Dana Schutz How We Would Give Birth PHOTOS OLIVIER JEAN, LA PRESSE Sneeze ÉRIC CLÉMENT Éclatante, troublante, étrange, inconfortable, bizarre, surprenante, émouvante.Tous ces qualificatifs racontent la peinture de Dana Schutz.Son art se situe entre expressionnisme allemand et cubisme analytique, selon John Zeppetelli, directeur et conservateur en chef du Musée d'art contemporain de Montréal (MAC), qui tenait à faire connaître cette coqueluche de l'art contemporain américain, très prisée sur la scène internationale.La signature de Dana Schutz découle de sa curiosité et d'un défi tenace de décrire l'impossible.Elle ne peint jamais en observant ou soutenue par une référence iconographique.Elle crée en puisant dans son esprit, ses expériences ou des récits de fiction.« Parfois, un mot ou une phrase nous interpelle et nous renvoie une image, dit l'artiste de 39 ans en entrevue au MAC.Quand je peins, je ne pense qu'à construire le sujet dans l'espace.» «Je ne pense pas que mes peintures soient toujours expressionnistes et, quand elles le sont, ça ne vient pas d'une volonté consciente », ajoute-t-elle.L'artiste traduit sur la toile un désir de répondre à une question.Si je voulais représenter une personne qui éternue, qu'est-ce que cela donnerait?, s'est-elle demandé en 2001.Cela a donné Sneeze, un petit tableau - placé à l'entrée de l'exposition - où l'on voit une femme aux cheveux blonds éternuant, les yeux clos, tandis que.la morve sort en projections abondantes de son nez.« Elle nous force à imaginer des situations impensables et des actes indicibles», dit John Zeppetelli.Notion d\u2019absurdité Quand on demande à Dana Schutz quel genre de personnalité anxieuse peut bien se cacher derrière ce visage franc et doux, elle répond qu'elle n'est pas plus anxieuse que la moyenne des gens et qu'elle aime tout simplement « peindre l'impossible », en conservant une certaine logique, bien sûr, même si le résultat peut être légèrement empreint d'absurdité.« Des choses qui nous arrivent au quotidien peuvent sembler absurdes.Il suffit de se concentrer sur ces choses-là pour qu'elles vous semblent étranges », dit-elle.C'est ainsi qu'elle a peint, en 2007, How We Would Give Birth, une femme qui accouche d'un enfant.tout en regardant, derrière elle, un tableau sur un mur.Ah.l'amour de l'art! Elle a également réalisé, en 2010, Shaving, peinture d'une femme en train de se faire une épilation du bikini sur une plage, rasoir en main.Une peinture liée à une esthétique féminine intime qui rappelle, dit-elle, certaines œuvres d'Edgar Degas quand il peignait des femmes dans l'intimité de leur boudoir, notamment Le pédicure.Avec les tableaux d'autocannibalisme Face-Eater et SelfEater 3, Dana Schutz pousse l'absurdité jusqu'à représenter deux personnages en train.de se manger eux-mêmes.Dans Face-Eater, l'homme avale ses yeux et mastique son nez avec sa langue! Et dans Self-Eater, le personnage se mange une main.« L'idée m'est venue du stress d'arriver à dessiner des gens qui pourraient se manger!, dit-elle en riant.Si vous considérez cela sérieusement, le fait de se manger et de se digérer soi-même permet d'avoir ensuite plus de matériel pour se reconstruire dans la forme qu'on veut! Du coup, l'aspect figuratif [dans cette peinture] était très ouvert, très sculptural.» Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 OCTOBRE 2015 ARTS 13 NllllllllllllMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllNllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim ARTS VISUELS À MONTRÉAL PATRICK BERNATCHEZ Ars fugit L\u2019artiste québécois de renommée internationale Patrick Bernatchez s\u2019installe au Musée d\u2019art contemporain.L\u2019exposition Les temps inachevés est une première collaboration entre le MAC et Casino Luxembourg, où elle a été présentée l\u2019an dernier.MARIO CLOUTIER Le temps fuit, mais l'art demeure.Celui de Patrick Bernatchez est fuyant et persistant tout à la fois.Il est inachevé par nature.Toujours en mouvement, en questionnement, aussi.« On vit à une époque où tout est bâclé.Dans une pratique d'artiste, inévitablement, le fait de devoir livrer contribue à cette imperfection.Ça fait partie de l'œuvre.Le fait d'exposer une œuvre en perpétuelle transformation, c'est une façon de déjouer ça et de me donner l'impression qu'un jour, je vais la finir, mais ça n'arrive pas souvent.» Patrick Bernatchez est cet artiste qui doute.De lui-même.Du sens de la vie, de la nécessité de l'art.« J'ai un rapport d'amour-haine face à mon travail.Ça me fait plaisir quand les gens sont touchés, mais je suis très perplexe face à ma propre démarche, face à mon choix de faire de l'art, face au marché de l'art.Je continue parce que c'est un besoin viscéral que je ne m'explique pas.» Cette exposition attendue de mi-carrière révèle une pratique originale et profonde autour de notions existentielles, voire spirituelles.Le MAC présente deux corpus majeurs que l'artiste a constitués depuis 10 ans.Chrysalides (2006-2013) Cette série comprend des œuvres qui entament la réflexion sur le passage du temps.Elle a débuté par des dessins et s'est poursuivie avec Fashion Plaza Nights (12 compositions pour deux pianos et quatre mains).Le cycle se termine par un triptyque filmique: I Feel Cold Today, 13 et Chrysalide Empereur.« Au début, on voit l'activité qui se passait dans cet édifice [du Mile End] pendant une tempête de neige, puis on passe à un espace fantasmatique, un plan-séquence sur 13 étages et au bout duquel on retrouve le personnage dans sa voiture qui s'emplit d'eau et implose.C'est une tour de Babel avec des éléments de réalité et de fiction.» Dépaysement assuré.Dans un cocon industriel, l'artiste tisse un fil entre les humains mutants de ses dessins, les notes d'une partition musicale créée mécaniquement et la détérioration physique.Temps, Tempo, Tempête.Lost in Time (2009-2015) Cet autre corpus a aussi donné naissance à plusieurs œuvres où le temps semble s'arrêter.En commençant par une montre millénaire.« L'idée est de relativiser notre rapport au temps.Faire une montre qui ne contient aucune information, qui semble arrêtée, mais qui, au fond, fait un tour complet tous les mille ans, ça donne le vertige.Si on fait l'exercice de se projeter dans 1000 ans en tant que société, c'est aussi vertigineux.» « Au rythme où vont les choses, on ne peut voir l'avenir qu'en pensant aux catastrophes naturelles, aux guerres, à la famine.Mille ans à l'échelle cosmique, cependant, ce n'est rien.» Au centre de Lost in Time, la musique est aussi omniprésente : les Variations Goldberg de Bach.Là aussi, il y a plusieurs volets, dont des expérimentations usant de platines.« J'ai eu envie de retourner au piano en reproduisant l'effet de boucle qui est produit par l'aiguille qui saute.Je souligne l'apport de Patrice Coulombe, qui est musicien classique et qui a construit une œuvre autour de ce rythme de tourne-disque.Au Luxembourg, on l'a testée en concert.Ici, c'est un enregistrement fait par la pianiste Marybelle Frappier.La mouture finale sera interprétée en fin d'expo en concert.» Fuite vers l\u2019avant La pièce maîtresse de Lost in Time est aussi cinématographique.Une étrange fiction qui donne froid dans le dos.Poétiquement.« Ça tourne autour de l'idée de la mort et de la renaissance.J'étais dans des discours freudiens au départ, mais j'entendais toujours une voix off dans ma tête.C'était Henri Laborit, que j'avais vu dans Mon oncle d'Amérique d'Alain Resnais.C'était mon livre de chevet il y a 20 ans, Éloge de la fuite.C'est un film assez personnel que j'ai fait dans une enveloppe rétro-futuriste.» Patrick Bernatchez a choisi la fuite en avant.Devant la mort, pas question de rester inactif.Il bouge beaucoup, ses œuvres tout autant.« Il y a beaucoup d'œuvres sonores dans l'exposition alors que je ne suis pas un artiste du son.En ce moment, c'est ce qui émerge.Dans deux ans, le son sera relativisé par rapport à mes nouveaux projets», souligne Patrick Bernatchez.Papa depuis trois ans, il compte retourner à ses bases picturales bientôt.« Quand je dessine, je n'ai besoin de personne.Tout ce que je veux, c'est ne parler à personne le plus longtemps possible.Je vais reprendre les Chrysalides presque 10 ans plus tard en créant un dessin par jour.C'est quand je dessine que tout se met en place.» « Je ne viens pas d'une famille d'artistes ou d'intel-los, ajoute-t-il.Quand j'avais 13-14 ans, ma mère m'avait donné une brique au sujet des mouvements artistiques du XXe siècle.J'ai longtemps admiré L'île des morts de Bocklin.Cette image me fascinait.Quand je l'ai vue à Berlin, j'en ai presque pleuré.C'est sûr que l'art peut avoir un impact.On ne le fait pas pour rien.» Au MAC jusqu\u2019au 10 janvier.BW.Montre-bracelet mesurant les millénaires.Lost in Time.Expérimentations musicales avec platines.Lost in Time (2014).Film couleur transféré sur support numérique, '\u2022il MOTS CROISÉS DES ARTS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 www.nicolehannequart.com\t1970 HORIZONTALEMENT 1\tFilm de Guillermo del Toro.2\tSon plus récent roman s\u2019intitule La boîte à musique (.Clark) - Sédiment meuble très fin.3\tOn lui doit Unparfumde cèdre (.-Marie MacDonald) - Pénibles.4\tActions dramatiques, dans une pièce de théâtre -\tInitiales de l\u2019auteur du Cimetière de Prague -\tInitiales de celui à qui on doit Le penseur.5\tPronom - Raffinerie -\tVille du Nigeria.6\tComposé chimique organique - Dans les Cantons-de-l\u2019Est.7\tDon remarquable dans le domaine artistique -\tAlphabet.8\tLes\tènes en sont des auditives.9\tDans le titre d\u2019un roman de Charles Dickens - Film de Robert Altman (The.Show).10\tExprime l\u2019inquiétude -\tPrénom du poète Nelligan - Technétium.11\tComme le rythme d\u2019une berceuse - Auteur de La petite vie.12\tStocke du foin - Période d\u2019un développement.Verticalement 1\tSon premier album s\u2019intitule Debout dans l ombre - Montré avec ostentation.2\tNettoient à l\u2019eau un ustensile - Nom allemand de la capitale autrichienne.3\tProduit par l\u2019action de la chaleur - D\u2019une région du désert.4\tInitiales de l\u2019interprète de Nathalie dans Nouvelle adresse - Qui n\u2019ont aucune compétence - Chanson de Gilles Vigneault (Tam .delam).5\tPanoramas - L\u2019arbre sur lequel on a inséré le scion.SOLUTION de la semaine dernière 6\tRelatifs à une certaine organisation internationale - Devant un nom de femme.7\tEdward Snowden était un des ses anciens employés -\tRôle d\u2019Anne Dorval dans Les Parent.8\tSans ornement - Surface de terrain en pente.9\tLangue finno-ougrienne -\tNe révèlent pas.10\tParesseux - Taxe foncière -\tInitiales de l\u2019auteur de L\u2019homme bicentenaire.11\tInitiales de l\u2019humoriste Levac - Prénom du chanteur Bashung -\tPrénom du danseur et chorégraphe américain Shawn.12\tSouverain despotique -\tDans le titre d\u2019une œuvre de Stravinsky.2015.2016 A?fai V- IMM HOFESH SHECHTER lï?r\tCOMPANY ROYAUME-UNI SUN Hofesh Shechter CRÉATEUR DU MOUVEMENT 5.6.7 NOVEMBRE, 20 H Théâtre Maisonneuve, Place des Arts CGI Billet à partir de 36,50 $ / 30 ans et - 20 % de rabais DANSEDANSE.CA ©placedesarts.com .s.\"\t\u2022«- \u2022\u2022'\"\t.Patrick Bernatchez PHOTOS DAVID BOILY, LA PRESSE 14 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 OCTOBRE 2015 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnmnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ARTS iste de notre invité TOUS LES SAMEDIS, UN ARTISTE NOUS FAIT PART DE SES CINQ COUPS DE CŒUR DU MOMENT.DAVID SAVARD LUC BOULANGER En 2008, la carrière du comédien David Savard a connu un virage à 180 degrés quand il a commencé à incarner Johnny, le chum salaud, voyou et manipulateur de Louise (Laurence Leboeuf) dans la série Les Lavigueur, la vraie histoire à Radio-Canada.« Cette année-là, j'ai prouvé que je pouvais jouer autre chose que des bons gars », affirme le comédien qui exerce son métier depuis 21 ans.Aux antipodes du bum des Lavigueur, Savard reprend, cet automne à Radio-Canada, le rôle de Pierre-Louis dans La théorie du K.O., ce roi du foyer qui aime faire de petits massages à son chum (Yanic Truesdale) quand il rentre à la maison.Dans un tout autre registre, on le retrouve à TVA dans la série policière Mensonges.L'acteur a également rejoint la distribution de la série de Réjean Tremblay Les jeunes loups, dont la deuxième saison sera diffusée en janvier prochain à TVA.Au théâtre, cet automne, David Savard fait partie de la distribution de Moby Dick, en supplémentaires au Théâtre du Nouveau Monde du 20 au 23 octobre, avant de partir en tournée provinciale au mois de novembre.Le comédien interprète le rôle de l'officier Starbuck dans cette adaptation de l'œuvre d'Herman Melville par Bryan Perro et Dominic Champagne, mise en scène par ce dernier.SaPi «J\u2019ai hâte de voir Five Kings, un spectacle de cinq heures tiré du Cycle des rois de Shakespeare, mis en scène par Frédéric Dubois.Je n\u2019ai pas joué dans beaucoup de pièces de Shakespeare [deux en 20 ans], mais j\u2019adore cet auteur.Tout est dans son théâtre.J\u2019aime les intrigues, le drame, les pointes d\u2019humour, les personnages.» «J\u2019écoute tout le temps de la musique! C\u2019est une passion.Mon band préféré, c\u2019est les Beatles.Or, ces jours-ci, j\u2019écoute énormément B\u2019lieve I\u2019m Goin Down, le nouvel album du chanteur folk Kurt Vile.Sa musique est très nostalgique, et je trouve quelle s\u2019inscrit parfaitement avec l\u2019arrivée de l\u2019automne.» PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE «Je vais aller voir Olivier Langevin et mes amis de Galaxie au Club Soda le 6 novembre [dans le cadre de Coup de cœur francophone].Je suis originaire de Dolbeau et j\u2019aime bien ce groupe rock dont les membres viennent aussi du Lac-Saint-Jean.Au cours des derniers mois, Langevin et sa tribu ont lancé un excellent quatrième album, intitulé Zulu.C est un mélange de gros rock, d electro et d\u2019ambiances futuristes.» B\u2019lieve Im Goin Down de Kurt Vile « Comme j\u2019adore Shakespeare, je regarde avec bonheur la série américaine House of Cards sur Netflix (il me reste une saison à regarder).Kevin Spacey s\u2019est inspiré du personnage de Richard III pour composer le politicien cruel et arriviste Frank Underwood.J\u2019adore quand l\u2019acteur \"me\" parle en regardant directement la caméra pour faire ses apartés.Et Robin Wright est extraordinaire ! » «Ce documentaire, réalisé par Nickolas Rossi, porte sur la vie et la musique d\u2019Elliott Smith.J\u2019ai découvert ce chanteur il y a 10 ans, mais je ne connaissais pas sa vie tragique [il s\u2019est suicidé à 34 ans, en 2004].Smith était un écorché de la vie.Il a connu le succès en 1998 avec sa pièce Miss Misery, la chanson du film Good Will Hunting.Dans sa musique, on ressent toute sa rage, bien qu\u2019il l\u2019exprime avec beaucoup de douceur.» House of Cards À l\u2019Espace GO du 20 octobre au 7 novembre; au CNA, à Ottawa, du 19 au 22 novembre.\tPHOTO IVANOH DEMERS, LAPRESSE Etienne Pilon SERIE PHOTO FOURNIE PAR NETFLIX SPECTACLE Galaxie MUSIQUE CINEMA Heaven Adores You THEATRE Five Kings -L'histoire de notre chute "]
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