Le nouvelliste, 31 mars 1973, Édition(s) partielle(s)
LE N'Ol'l’ELLrSTE.samedi 31 mars 1973 / 7 informatinn/sud Après une rencontre de deux heures Les syndiqués de Marine demandent an conciliateur TRACY (L.B.) — Les nouvelles négociations entreprises par le nouveau comité syndical de négociation des ouvriers de Marine Industrie n'ont duré que deux heures, soit de dix heures à midi jeudi.A l’issue de la rencontre tenue aux bureaux de Marine, le comité de négociations du syndicat, repré- sentant les 2.800 employés de la compagnie, a adressé une demande au ministère du Travail du Québec, afin d’obtenir l’intervention d’un conciliateur.On sait que le syndicat des chantiers maritimes de Sorel (CSN) présentait a cette occasion à la compagnie, un projet de convention collective nouveau et plus substantiel que le projet initial du mois de décembre.Ce dernier avait conduit à une entente de principe à la table de négo- rien.tuation, “nous n’avions donc d’autre alternative que de demander la conciliation”, a ajouté M.Ma- Des raisons militant en faveur de l'engagement d'un étudiant cet été VICTORIA VILLE (RL) — Dans un message qu’il adresse aux employeurs de la rég.on des Bois-Francs, M.Henri Hamel.président du comité de placement étudiant et gérant de l’importante entreprise Rubin Bros de Victoriaville.explique les raisons qui militent en faveur de l’engagement d’un étudiant pour cet été.M.Hamel déclare ainsi: “Nous reconnaissons avec vous que la main-d’oeuvre qualifiée fait toujours l’objet de convoitise pour les employeurs dynamiques Qu il s'agisse d’effectuer un travail hautement spécialise ou simplement un ouvrage soigné.l’employé qui fait bien son travail constitue un atout précieux pour l’entreprise.“A ce sujet, la période estivale offrira aux employeurs un effectif humain des plus importants.Les étudiants sont jeunes, enthousiastes, dynamiques et anxieux de travailler.Ils apportent à l’entreprise leur ambition et des idées nouvelles.Ne sous-estimez pas la valeur des etudiants.Ils apprennent de tout: du dessin à la comptabilité, de l’arpentage a l'électronique, de in- la technologie médicale à formatique.' La plupart d’entre eux possèdent beaucoup de maturité et ils constituent une réserve sans pareille d’employés permaneuts pour l’avenir.Connaissez-vous un meilleur moyen pour évaluer un employé que de le voir à l’oeuvre?“Avez-vous besoin de main-d’oeuvre pour remplacer vos employés réguliers pendant leurs vacances?Les étudiants n’attendent que votre appel.Prévoyez-vous un surcroit de travail pendant la période estivale’’ Los étudiants constituent la solution par excellence à vos problèmes.Ils forment une main-d'oeuvre diversifiée et compétente.Afin de vous fournir de plus amples renseignements et pour vous apporter toute l’aide nécessaire.un étudiant vous visitera bientôt.Cette visite peut apporter beaucoup à votre entreprise .Les employeurs qui embauchent des étudiants ne tarissent pas d’éloges à leur sujet.“Embauchez un étudiant cet été.pas pour leur bien à eux, mais pour le vôtre!” dation avec les membres de l’exécutif qui ont été défaits le 10 mars dernier, entente d’ailleurs qui avait été rejetée par 95 pour cent des membres présents à l’assemblée générale tenue à la mi-février.Le nouveau président du syndicat, M.Pierre Ma-rien, qui dirige avec une toute nouvelle équipe, les destinées du syndicat des chantiers maritimes de .Sorel, a déclaré jeudi après-midi que “la compagnie désire maintenir ses propositions à $0.86 l’heure Le droit de grève, pour le syndicat ou de lock-out pour la compagnie sera acquis dans les premiers jours du mois de juin puisqu’il doit s’écouler 60 jours à partir de la date de la demande de conciliation.Lors de la rencontre de jeudi, la compagnie était représentée par MM.Emile Bernard, directeur des relations extérieures, Marcel Leduc, son adjoint, Léon Tougas.directeur de l’usine et Hervé Bessette, directeur du personnel.Le pour un contrat de trois comité patronal de négo-ans, alors que la demande dations n’a formulé aucun svndicale se chiffre à $1.60 commentaire sur cette l’heure”.Devant cette si- rencontre.La professionnalisation du policier a été le sujet abordé par les deux conférenciers, jeudi soir, devant les membres du club Richelieu de Drummond ville.Ci-dessus, dans l'ordre habituel, M.Alexandre Savoie, président international des clubs Richelieu, M.Jean-Guy Gauthier, directeur à l'éducation permanente et coordonnateur du proiet d'une école de police présenté par le CEGEP Bourg-chemin, M.Denis Leblanc, criminologue et membre du comité de présentation du mémoire ainsi que M.Wilfrid Guérette, président du club Richelieu de Drummondville.(Photo Bo-Soleil) Des contribuables de Contrecoeur opposés à l'évaluation scolaire Selon le criminologue Denis Leblanc Le policier devra tendre vers une professionnalisation de son travail SOREL (L.B.) — Une centaine de contribuables de Contrecoeur ont assisté à la dernière réunion de la Commission scolaire Tracy, afin de protester contre l’augmentation de leur compte de taxes scolaires.Certains ont fait valoir que le montant de leurs taxes scolaires avait doublé comparativement à celui de l’an dernier.Un représentant de la firme Sonarex, qui a confectionné le rôle d’évaluation scolaire pour tout le territoire de la Commission scolaire régionale Cari-gnan, a fourni les explications techniques concernant le fac- Des dirigeants de la CEO étaient de passage dans les Bois-Francs, jeudi afin de rencontrer les membres et de les informer sur plusieurs points.Une conférence de presse a été donnée au restaurant Turlututu de Princeville.Sur la photo, ce sont dans l'ordre habituel, M.Marcel Saint-Laurent, président des enseignants des Bois-Francs, M.Gaston Sanchez, président de la Fédération des CEGEP et membre du conseil d'administration, de même que Mlle Micheline Sicotte, présidente du syndicat des enseignants de Le Royer et vice-présidente de la CEQ.(Photo Le RO) teur de redressement pour uniformiser l’évaluation à la grandeur du territoire scolaire.Selon les contribuables, cette firme n’aurait pas tenu compte de certains facteurs particuliers à la municipalité de Contrecoeur.dont l’environnement et l’industrialisation.Pourtant, affirme Sonarex, certaines ventes à caractère nettement spéculatif.n’ont pas été retenues dans les calculs déterminant le facteur de redressement pour la municipalité.Un propriétaire de la rue Veillette soutient que sa maison est évaluée à $14.000 alors qu’il ne pourrait pas la v endre pour $12.000.Par contre, il appert qu’un terrain situé dans la paroisse de Contrecoeur est évalué à $200 alors que son propriétaire l’a mis en vente à $2.000.Par ailleurs, il a été établi que l’ancienne commission scolaire de Contrecoeur n’avait pas adopté le laux d’imposition normalisé au cours des dernières années, ce qui a permis aux contribuables de bénéficier de compte de taxes beaucoup plus bas qu’ils auraient normalement dû l’ètre.Résultat, la normalisation du taux étant maintenant faite, les contribuables connaissent une augmentation importante de leur compte de taxes scolaires.Un porte-parole de la commission scolaire Tracy a souligné que les contribuables de Contrecoeur ont reçu cette année le compte de taxes scolaires au montant qu’ils auraient dû payer les années précédentes.si le taux normalisé avait été appliqué.Cette augmentation n’est nullement attribuable au regroupement des commissions scolaires, a-t-il ajouté.par Marcel AUBRY DRUMMONDVILLE — Le policier devra tendre vers une professionnalisation de son travail ayant à sa disposition les techniques les plus spécialisées pour bien remplir ses fonctions.Voilà la conviction exprimée jeudi soir par le criminologue Denis I^blanc de Drummondville alors qu’il était invité a porter la parole devant les membres du club Richelieu de Drummondville, en compagnie du coordonnateur du projet d’une école de police à Drummondville.M.Jean-Guy Gauthier.Après avoir brossé rapidement un tableau des critères d’une bonne et d’une mauvaise police.M l/cblanc, qui fait également partie du comité de présentation du mémoire au m nis-tre de la Justice, a tenté d’expliquer les raisons qui avaient incité les auteurs du projet de l’école de police à présenter ce dernier.Selon lui.les raisons qui font qu’un policier est ou n’est pas embauché ont changé.Il y a de cela peu de temps également, nous vivions une autre époque où le contexte socio-culturel était différent d’aujourd’hui.Notre civilisation d’aujourd’hui se caractérise principalement par une haute technicité et une professionnalisation de plus en plus poussée de l’individu.Notre contexte socio-culturel et économique se trouve par le fait même changé; nos moeurs ont été bousculées et notre façon de penser, de voir et d’agir ne sont plus les mêmes, le jeu des libertés individuelles et col- lectives est également devenu plus complexe.Aussi, ce n’est qu’à travers une saine professionnalisation, soutient M.Ix>blanc.que le policier pourra jouer son rôle d’agent de prévention et d’éducation.Mais pour arriver à une pro- fessionnalisation du policier, il faudra que les dirigeants mettent en oeuvre des mécanismes favorisant véritablement l’accessibilité à cette professionnalisation.De plus, la sélection des candidats devra être axée autant sur les matières grises que sur la qualité des muscles.Ce n’est qu’à ce prix, selon le criminologue, qu’on aura des policiers qui seront de véritables agents de prevention et d’éducation et qui pourront jouer efficacement leur rôle de pro-lecteur du citoyen et de la collectivité et leur rôle d’agent de développement social.Me Germain Jutras (centre), qui a eu l'occasion de donner un cours aux policiers drummondvillois en 1972, s'entretient ici avec deux de ses anciens elèves qui sont venus rendre un témoignage d'appréciation devant les membres du club Richelieu, jeudi soir, MM.Marcel Bibeau (gauche' de la Sûreté municipale et Jean Luc Ferland droite) de la Sûreté du Québec, détachement de Drummondville.(Photo Bo-Soleil) Conférence des enseignants à Princeville Le conflit entre le pouvoir et les enseignants est aussi grand que l'an dernier Le gouvernement entreprend l'étude du projet "Un fleuve, un parc" M.Gauthier au club Richelieu Une école unifiée de formation policière s'impose par Roger LEVASSEUR PRINCEVILLE — La dimension de matraquage et d’insécurité vécue par les enseignants et les autres membres du front commun l’an dernier est aussi cruciale maintenant qu’à ce moment-là le conflit entre le pouvoir et le monde ordinaire est aussi grand mais moins clair que lors de la grève.La pression du pouvoir contre les enseignants et les autres ouvriers syndiques se manife-te à deux niveaux.Il y a d’abord l’emprisonnement des chefs syndicaux et les amendes et actions en justice prises contre des enseignants En passant le bill 19 à la vapeur, le gouvernement a changé les règles du jeu, au beau milieu du jeu Le pouvoir cherche simplement a paralyser le syndicalisme pour satisfaire aux patrons puissants qui alimentent les causes c'cc-toralee.V C’est en substance ce qui a été mentionné lors d’une conférence rie presse des enseignants qui avait lieu au restaurant Turlututu de Princeville, jeudi après-midi.Micheline Sicotte, présidente du syndicat des enseignants de Leroyer et vice-présidente de la CEQ.M.Gaston Sanchez, president de la Fédération des CEGEP et membre du conseil des enseignants des Bois-Francs, donnaient cette conférence.Les porte-parole des enseignants ont signifié que devant cette attaque du gouvernement les enseignants et autres syndiqués n'avaient pas l’intention de se laisser faire La CEQ.répondra par l’abandon de la loi corporative et la formation réelle de la nouvel’e centrale.Dans la nouvelle centrale syndicale, on réunira tous les syndiqués affectés de près ou de loin au monde de l’éducation tout comme le per-onnel enseignant des universités Actuellement, la Cor- poration des enseignants du Québec compte 70.000 membres et son effectif devrait passer à 120,000 par la nouvelle centrale.Information Pour ce faire, plusieurs séances d’information seront organisées.A Victoriaville par exern-p’e.jeudi le 5 avril, une assemblée monstre se tiendra à la salle de la légion canadienne.Cette rencontre d’information s'adressera aux enseignants, aux travailleurs et au public en général.On expliquera toutes les mesures répressives dont la classe syndiquée est actuellement victime et on discutera des moyens a prendre Parmi les invités présents, on retrouvera Mme Raymonde Charbonneau, épouse du président de la CEQ.M André Ther rien, président par intérim de la CEQ.Bertrand Royer.Guy Thibodeau et Me Jacques Desma-rais de la CSN et FTQ qui parleront du fameux bill F!) MONTREAL — Le Dr Victor-C.Golribloom.ministre des Affaires municipales et do l'Environnement, a annoncé l'intention du gouvernement d’entreprendre une étude précise de l'amenagement possible des lies et des berges du Sa.nt-Laurent, entre Montréal et Sorel.1.0 ministre a fait cette déclaration à l'occasion d’une visite qu’il effectuait au Salon du camping.chas.sc et pêche qui se tient présentement à la Place Bonavcnture à Montréal.Reconnaissant à la fois la grande valeur du travail de la Fédération québécoise de la faune qui a lancé cette idée sous le litre “Un fleuve, un parc”, et la nécessité de préciser de façon professionnelle les suggestions contenues dans le rapport de cet organisme, le gouvernement a décidé de consacrer jusqu'à $250.«on sur une période de vieux années à un examen détaillé de la rentabilité du projet et des aménagements passibles.le Dr Goldhloom, qui était accompagné, lors de cette visite.de M.Gilles Houde.adjoint parlementaire à l'honorable Claude Simard, ministre du Tourisme, de la Chasse et de la Pèche, a Indiqué que ce dernier a offert sa pleine collaboration à l'accomplissement de cette nouvelle étape, notamment en y affectant des experts de son ministère.Le ministre des Affaires munie.pales et de l'Environnement a souligne que ce travail commencera dès cet été en concordance avec le programme fédé-ral-provincial.commencé en 1972.pour l'étude et l'assainissement du fleuve Saint-I.auront.par Marcel AUBRY DRUMMONDVILLE — Le coordonnateur du “projet d'unification du CEGEP Bourgche-min.campus de Drummondville et de l'école de police pour la formation de techniciens spécialisés”.M.Jean-Guy Gauthier, a insisté, jeudi soir, sur la nécessité d'unifier la formation policière à travers le Québec.“Notre but n’est pas d'enlever l'Institut de police à Nicolet, a-t-il dit.c'est de nous assurer que la même formation sera donnée a tout le monde.Mais comme il se trouve que l’orientation professionnelle du campus de Drummondville cadre parfaitement bien avec le cours de formation policière, nous avons offert au gouvernement d'en prendre la charge".La philosophie de base qui inspire le mémoire présenté au ministre Choquette vise essentiellement a professionnaliser le travail de ceux qui oeuvrent dans le secteur de la justice, et à rendre accessible a tous la professionnalisation rendue nécessaire.Mais pour répondre aux critères exigés et pour rencontrer les besoins actuels et futurs de la professionnalisation, les auteurs du projet croient qu’une école unifiée de formation s’impose.Le mémoire présenté au ministre Choquette, au debut de décembre 1972.précise d'ailleurs à ce sujet: “Une multiplicité d'écoles de formation aboutit inévitablement a des disparités qu'il faudra par la suite ten A la suite du décès de Lise Rajatte Responsabilité criminelle SOREL
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