Le nouvelliste, 23 mai 1998, Cahier 2
(Image-Media Mauricie: Patrkk Beauchamp) Le Nouvelliste Samedi 23 mai 1998 MU W X K VSBS -VVV • ¦ • • •- ' 't'vwC.v • C' 5C^C- - .C ; - ' P;«; -4 - .¦ IP" K *0 ¦ , ¦ Sïiife », 4-fcSssïss 1 : *¦ » p iilllSBg» J5Ü iKÿ"'- - wiré-'-*' • s ¦¦ QHHpRHf - 1 SW' ' ¦ .’ £'¦ X i ! * isfeg ¦ .: Ryff : P ,'X 'Ngét * ¥100 T# 41*#^ $Æm ¦'•' Ji^ ¦' ¦AV ¦Y, ¦ >r tS" X, ;\;.- V- ;v"'^ \ .% xii Roland Paillé Trois-Rivières Mardi, 13 h 40, au Nouvelliste.Michel Rivard se pointe dans le hall d'entrée avec 40 minutes de retard.«Tiens, v'ià Tbonheur.Où c'est qu't'étais?», que je lui lance en l'accueillant.Cette boutade très à-propos — elle reprend en fait les deux premiers vers d'une de ses nouvelles chansons — le fait éclater de rire.«Est bonne», rétorque le sympathique chanteur, bien connu pour son sens de l'humour.Comme entrée en la matière pour parler de son nouveau disque, on ne pouvait espérer mieux.Et nous voilà partis en train de jaser du «Maudit bonheur»: un disque d'une qualité remarquable.— Avec ton «Maudit bonheur», tu risques de faire un malheur.Il pouffe encore de rire.— C'esubien parti.Je touche du bois, ajoute-t-il en frappant sur la table, comme pour joindre le geste à la parole.Et il poursuit.C'est toujours étrange, quand tu sors quelque chose — ça m'a pris un an et demi à faire ça —, tu ne sais plus si ça va dire quelque chose aux gens.— Par sentiment d'insécurité?— Non.Parce que.Ça fait longtemps que je suis là et je n'ai plus rien à prouver.J'ai juste à être moi-même et a sortir ce que j'ai à faire.Mais on se pose toujours la question: "Est-ce que ça parle aux gens?'' T'écris des choses chez vous, tout seul; tu les fais entendre à tes proches; tu les travailles avec des musiciens; t'as toujours des encouragements.Mais est-ce que ça va dire quelque chose au public?Quand notre matériel n'est pas de la musique de danse ou quelque chose au goût du jour, quand c'est un message d'un autre ordre, tu poses un peu plus de questions», reconnait l'auteur-compositeur-interprète.Il est d'ailleurs le premier à reconnaître que son nouveau CD en est un de questions et non de réponses.Il se défend aussi d'être un maître à penser.«Il m'est arrive dans le passé d’écrire des chansons dans lesquelles je disais "il faut faire ceci ou cela".Je faisais la morale, et plus jamais je recommencerai», prévient-il tout en se repentant.«C'est un cote de moi que je n'aime [tas.Ce que j'aime de ce disque-là, c'est qu'il ne propose pas de solutions miracles a quoi que ce soit.Ce serait très prétentieux», concède-t-il.Maudit bonheur, page P2 CLICHE REPETE A ÉCLAIRAGE DIEFÉRENT EN RAISON OU TEXTE IMPRIME SUR FOND GRIS OU DE COULEUR P2 Le Nouvelliste Samedi 23 mai 1998 L'artiste Alain Saint-Amant expose au resto-bar Le Somnambule, sous le thème «Femmes de bar».mmm (Photomédia - Sylvain Mayer) a ; iff?:-' T» L'homme qui dessinait des femmes Alain Saint-Amant expose «Femmes de bar» au Somnambule Marie-Josée Montminy Shawinigan travers les âges, la beauté des femmes a été chantée, déclamée, proclamée, photographiée, sculptée, filmée.Et peinte, aussi.Près d'un demi-siècle après que Léonard De Vinci eut immortalisé le mystérieux sourire de la Joconde, l'artiste Alain Saint-Amant expose au resto-bar Le Somnambule, à Shawinigan, les toiles que les charmes féminins lui ont inspiré.La Joconde, immobile dans son énigme, posait devant le chevalet du maître De Vinci.Les dizaines de femmes croquées sur le vif par Alain Saint-Amant, elles, ne savaient pas en sortant dans un bar, un soir, qu'un artiste les dessinerait et qu'une partie d'elles se retrouverait sur un tableau de l'exposition «Femmes de bars».Mais les femmes qui figurent dans les toiles d'Alain Saint-Amant ne risquent pas de se reconnaître.«Ce ne sont pas des caricatures, que je fais.Mon but, ce n'est pas de dessiner la personne que je vois et de dire: Ça va être elle.C'est vraiment un ensemble de personnages.Je peux aussi bien dessiner une femme qui est assise, mettre le dessin de côté, une autre femme vient s'asseoir et je reprends le dessin.Ça devient deux femmes, c'est un mélange», explique l'artiste.Aux croquis esquissés sur le moment, Alain Saint-Amant ajoute les ingrédients qui font de ses tableaux des oeuvres au caractère unique, mélangeant avec brio les techniques du dessin et de la peinture.En fait, c'est véritablement de la technique de médium mixte, qu'on admire, quand on regarde les toiles du peintre-dessinateur originaire de Saint-Tite.M.Saint-Amant colle ses dessins sur des toiles, puis il peut y ajouter de l'acrylique, de la gouache, du plâtre, de la mine de plomb, du pastel, et même du sucre et du sel, le sucre pour optimiser la brillance des couleurs, et le sel pour fixer celles-ci.Le résultat donne un hybride dessin-peinture des plus intéressants.Et même si les femmes reproduites par l'artiste se reconnaissaient sur les tableaux, elles devraient en être flattées.Parce que M.Saint-Amant apprécie les femmes qu'il dessine.«Je les trouve belles, je les trouve lumineuses, elles sont accueillantes, heureuses, même s'il y en a des tristes.», commente l'artiste.Mais que les féministes retiennent leurs cris, il n'y a absolument rien de macho dans la démarche du créateur.«C'est un peu un hommage.Je trouve que les femmes, aujourd'hui, s'épanouissent de plus en plus, sont de plus en plus libres, bien dans leur peau.C'est un peu à ces femmes-là que j'ai voulu m'attarder.Je les admire, je les trouve belles, impressionnantes, mystérieuses, et en même temps, drôles», indique celui qui est fier d'avoir développé son côté féminin et qui encourage tous les hommes à en faire autant.Les femmes ont beau être épanouies, mais comment réagissent-elles lorsque, dans un bar, elles se sentent observées par l'homme au crayon?«Certaines personnes vont rougir, sont gênées.D'autres vont regarder les dessins, certaines vont me les demander.Il y en a qui peuvent réagir négativement, qui sont dérangées, ça arrive.Dans ce temps-là, je regarde ailleurs», confie l'artiste.Mais trop tard pour les personnes offusquées de s'être fait observer par Alain Saint-Amant: la mémoire photographique du dessinateur a tout capté avant qu'il ne détourne le regard.On croit Alain Saint-Amant quand il dit qu'il trouve les femmes belles et lumineuses, parce que ses toiles le sont, elles aussi, belles et lumineuses.Les couleurs franches donnent de l'éclat aux scènes de bars où en fait, ce sont les femmes qui trônent et non l'ambiance enfumée et les rangées de bouteilles.Parce qu'en réalité, le décor du bar n'est qu'un prétexte pour Alain Saint-Amant.L'endroit devient un lieu qui se prête bien à l'observation, et sur les toiles, ce sont vraiment les expressions des femmes qui éclairent le tableau.Les toiles d'Alain Saint-Amant peuvent être admirées au resto-bar le Somnambule, sur la 4e rue à Shawinigan, jusqu'au 30 juin.» «Maudit bonheur»: un vrai malheur Roland Paillé Suite de la page PI Je ne suis qu'un artiste qui regarde la vie et qui essaie de témoigner, d'en extraire des chansons.Je ne suis pas un chef de file.Ce n'est pas un titre que je revendique», enchaîne-t-il.Rivard n'écrit pas pour plaire ou pour pogner.Il exprime avant tout ce qu'il ressent.Cette fois-ci, son propos porte sur le bonheur.Ou plutôt sur ce «Maudit bonheur», celui qui peut paraître parfois inaccessible.Selon le principal intéressé, le bonheur peut être bien «maudit», a cause de sa volatilité.«Le bonheur est extrêmement relatif, et c'est ce qui ressorf de ce disque-là.Dans un clin d'oeil, je dis: "Maudit bonheur": c'est un p'tit maudit.On pense qu'on l'a et on ne l'a pas.On est sûr qu’on va le garder longtemps, et il se sauve.À un moment donné on pense qu'on ne l'a pas, et il est la.» Morale de cette histoire?«Quand tu prends quelque chose pour acquis, tu te fais détromper assez rapidement par la vie», souligne-t-il.«Le bonheur bouge.On a l'impression, quand on dit qu'on est heureux, que les gens nous figent dans une bulle rose.Cette image-là est complètement fausse, et ça, tout le monde le sait.Le bonheur, pour moi, est quelque chose vers lequel on s'en va, et on n'y arrivera jamais.Ce qui ne veut pas dire qu'on n'est pas heureux, au contraire.» «Être heureux, c'est réaliser ce qu'on a, ce qu'on n'a pas, ce qu'on a été, ce qu'on va être.Être dans le moment présent et l'être de manière sereine, c'est-à-dire accepter ses problèmes, accepter qu'on va mourir un jour, accepter que les gens qu'on aime peuvent nous quitter et accepter qu'ils peuvent revenir.Pour moi, c'est ça le bonheur: c'est accepter la vie, la mort, accepter l'amour, le manque d'amour et trouver sa place là-dedans de manière réaliste.J'imagine que quelqu'uh qui est capable de faire cela, c'est cela le bonheur.Mais c'est très difficile à atteindre.Je pense que ça prend une vie pour y arriver.» Aujourd'hui, Michel Rivard avoue être présentement dans une bonne phase de sa vie.Il précise que l'écriture s'est faite dans une période sereine qui a toutefois suivi des années chargées.«Cet album-là est une réflexion sur les hauts et les bas d'une vie absolument normale, sauf que je n'aurais pas été capable de l'écrire en période de désespoir.» Au moment de l'écrire, il sortait du trip du retour de Beau Dommage, une aventure qui a accaparé trois ans de sa vie professionnelle.«Ça été une période extraordinaire, on est super contents d'avoir réalisé ce qu'on a fait.Mais ça nous a fatigués un peu.On a perdu un peu le contrôle de cela.Ça été plus difficile à faire que ça l'était il y a 20 ans», reconnaît-il, en ajoutant que la préparation du disque a nécessité un an et demi de travail, et que la tournée qui a suivi a été aussi longue.Puis la paix est revenue, comme le bonheur qui part et revient.«J'ai écrit ça dans une période de calme et de sérénité après des années mouvementées.La tranquillité s'est réinstallée, puis on a l'impression qu'on con- trôle notre vie un peu plus.Dans mon cas, la création se fait dans les moments où je tiens mieux ma vie.» Paradoxalement, les musiques sont douces.«Je trouve ce paradoxe intéressant: celui de raconter une certaine charge émotive sur une musique très sereine.Ça dénote l'état d'esprit de calme qui a amené la création de ces chansons-là.» Un consensus ressort de ce disque: il est très intime, tant dans le propos que le cadre musical, et il constitue à ce titre une suite logique à «Le Goût de l'eau et autres chansons naïves».«J'ai pris le parti, peut-être inconsciemment, d'être intime et très honnête et de toucher des sujets plus délicats et des émotions plus délicates concernant les relations entre les gens.» Un disque tout en douceur, quoi.«Depuis «Le Goût de l'eau.», j'affiche mes couleurs sans aucun problème.Je ne suis pas l'homme des musiques violentes.Il y en a une qui brasse, mais en même temps, j'assume ma douceur.C'est un langage musical que j'aime et dans lequel je me sens à l'aise.»» (COÎÎCOGI /~r\ 1630, 6e Rue, bureau 100 v yy Trois-Rivieres (Québec) G8Y 5B8 mmmhm Tél.: 379-2443 • Téléc: 379-9174 administration Horaire de la télévision locale câble 11 Semaine du 24 mai au 29 mai 1998 Le dimanche 24 mai lOhOO Projet FAIT (TVC CAP) 11hOO Passion brico #34 (TVC SH) 11h30 Portrait de la Mauncie SPÉCIAL « Paroisse Sainte-Jeanne-d Arc » (TVC-SH) 12h00 Communiqués 13h00 L action bénévole #1 (TVC CAP) 13h30 C est ça la vie1 #34 (TVC TR CAP) 14h00 Alternatives Santé #9 (TVC-SH) I4h30 Les secrets de Jacky #7 (TVC-SH) 15h00 D:o-flash (TVC-TR) 15h30 il était une Foi #33 (TVC-SH) 16h00 Parlons français avec le prof #34 (TVC TR) dernière de la série 17h00 L infirmière dans son milieu #4 (TVC TR) 17h30 Dans nos vieilles maisons #20 (TVC-SH) 18h00 Randonnée patins a roues alignées (TVC SH) 18h30 Bien branché #16 (TVC TR) 19h00 Jardinons avec #30 (TVC HY) 19h30 Ne faites aucun prisonnier (Amputés de guerre) 20h30 Modernisation des services de santé #28 (TVC HY) dernière de la série 21h00 Aror^'ia Sachem #31 (TVC-HY) dernière de la série 21h30 Denise Gallant rencontre (TVC-Magog) 22h00 Bonsoir Le lundi 25 mai 15h30 Le chapelet 16h00 Portrait de la Mauricie "Soeur Pearl Berg» (TVC-SH) 16h30 Musée Pierre Boucher (TVC-TR) 17h00 Alternatives Santé #9 (TVC-SH) 17h30 Communiqués 18h30 L A C E F (TVC-TR) 19h00 Bien branché #16 (TVC-TR) 19h30 Gala Excellence Collège de Trois-Rivières (TVC-SH) Bonsoir Le mardi 26 mai 15h30 Le chapelet I6h00 L'heure du conte (TVC SH) 16h30 Dio-flash (TVC TR) 17h00 Bien branché # 16 (TVC TR) 17h30 L infirmière dans son milieu #4 (TVC-TR) 18h00 Portrait de la Mauricie SPÉCIAL -Paroisse Sainte-Jeanne-d Arc» (TVC-SH) 18h30 Communiqués 19h30 C est ça la vie' #34 (TVC TR-CAP) 20h00 Portrait de la Mauricie "Soeur Pearl Berg» (TVC-SH) 20h30 Info 3e âge #34 (TVC SH) 21h00 il était une Foi #33 (TVC-SH) 21h30 Randonnée patins à roues alignées (TVC-SH) 22h00 Bonsoir Le mercredi 27 mai 15h30 Le chapelet 16h00 Enviro Quiz #1 (TVC TR) 17h00 L action bénévole #2 (TVC-CAP) 17h30 Communiqués 18h30 Les Caron, une dynastie d architectes (TVC CAP) 19h30 Parlons français avec le prof #34 (TVC TR) dernière de la série 20h30 Environnement chasse et pèche #29 (TVC H Y) 21h00 Conférence André Jetté (TVC-SH) Bonsoir Le jeudi 28 mai 15h30 Le chapelet 16h00 Info 3e âge #34 (TVC-SH) 16h30 Alcooliques anonymes un choix de vie #6 (TVC-CAP) 17h00 Centre Emploi Étudiants (TVC-SH) 17h30 Communiqués 18h30 Musée Pierre Boucher (TVC-TR) 19h00 Randonnée patins à roues alignées (TVC-SH) 19h30 Dans nos vieilles maisons #20 (T VC SH) 20h00 Reconnaissance bénévolat de Grand Mère (TVC SH) Bonsoir Le vendredi 29 mal 18h30 Portes ouvertes carrières et professions #10 (TVC DR) dernière de la série 19h00 Passion brico #34 (TVC-SH) 19h30 Autres réalités #10 (TVC B C) 20h00 Environnement chasse et pêche #29 (TVC-HY) dernière de la série 20h30 Peindre avec Deny #20 (TVC MG) 21 hOO À communiquer 21h30 Focus #34 (TVC DR) 22h00 Bonsoir Pour information: 693-8353 Extérieur: 1 800-667-8353 - Télécopieur: (819) 379-2232 4 « Le Nouvelliste Samedi 23 mai 1998 P3 ** m i ¦ P| liti 1 ¦ m g « I ï' ¦V llW r.I pVM François Monde Trois-Rivières La gêne esl peut-être un cadeau du ciel.Sans elle, pas évident que Jean-Michel Anctil serait humoriste.Il serait probablement programmeur analyste.Un programmeur analyste très drôle.Ça serait probablement une bonne chose aussi, c'est un secteur d'activité qui en a besoin.Anctil a 31 ans.Et une carrière d'humoriste de neuf ans.Son premier spectacle date de 1989.C'était à l'université Laval.Il y avait fait de l'impro et quelqu'un lui avait proposé de faire un numéro comique dans un spectacle.«Je suis un yes nnw, moi.Quand on me l'a proposé, j'ai dit oui sans savoir vraiment dans quoi je m'embarquais.Le show avait lieu le 23, et c'est le 22 que j'ai écrit mon texte.Pour l'écriture, je suis un gdrs qui marche à la pression.» Il calcule l'épisode comme le début de sa carrière.Mais pas la fin de sa gêne.«Quand je suis sur la scène, ça va.En dehors, je reste un gars timide.» Cette gêne, il la surmonte sur scène parce qu’il joue un personnage.Comme n'importe quel comédien.La différence, c'est que son personnage de stand up semble tellement ordinaire que le public peut croire que ce n'est pas un personnage mais bien Anctil lui-même.«C'est vrai que c'est un personnage qui est très près de moi, mais ça reste un personnage quand même.C'est MQN personnage.» Malgré ça, il utilise des trucs pendant qu'il esl sur scène.«Je regarde des spots ou bien la pancarte indiquant la sortie à l'arrière de la salle.S'il fallait que je regarde les gens individuellement, j'aurais de la difficulté.» Ce qui ne l'empêche pas d'aimer les gens.Heureusement pour lui.Quand on est connu, reconnu, il faut s'attendre à vivre une relation étroite avec le public.«Des fois, c'est difficile, il faut l'avouer.Particulièrement pour un humoriste.Des fois, on se sent un peu comme une bête de cirque.Et puis, ça arrive qu'on soit de mauvaise humeur et qu'on n'ait pas envie de rigoler avec les gens mais c'est sur que je fais attention pour que les gens ne subissent pas mon humeur.» Sans compter qu on ne choisit pas la façon par laquelle les gens nous abordent.«Je me souviens d'une femme que je ne connaissais pas qui est arrivée à -Ü1 sil tab 1 jS fr ^ M ; ï .ip Dans le monde de l'humour au Québec Sla mâ f I m x T < P lêu 1,0, «Mon critère premier, c'est que ça doit me faire rire quand je l'écris, que ça me touche ou alors que ça me choque de façon à ce que j'en rie.» côté de moi dans un magasin en me donnant une bonne grosse claque sur l'épaule pour me saluer.Quand tu ne t'y attends pas, ça saisit, disons.Et moi qui n'aime pas maga- sens que je peux faire rire.» siner d'avance.» ecnre.» Ceux qui le connaissent savent que son humour est relativement doux.Par opposition à vulgaire ou décapant.«Pour moi, il me faut trouver des thèmes dans lesquels les gens se reconnaissent.Si je parle de la famille, par exemple, c'est quelque chose qui touche tout monde.Comme l'école ou le bureau.À partir de là, je Une niche S'il vit la rançon de la gloire, c'est qu'il y a bel et bien une gloire.Sa carrière va bien.Il croit avoir trouvé sa petite niche dans le monde de l'humour québécois.Du moins pour l'instant.U ne sait pas combien de spectacles il a offert l'année dernière mais c'est plus d'une centaine.Il fonctionne toujours avec le matériel de son premier spectacle qu'il adapte un peu en fonction des circonstances mais compte en monter un deuxième qui doit prendre l'affiche au mois de février de l'an 2000.Il se donne environ un an et demi pour l'écrire et le monter.Il est un de ceux qui écrivent leur propre matériel avec l'aide de quelques scripteurs.80% de son spectacle est de lui.Quand il travaille avec des scripteurs, c'est cependant lui qui a le dernier mot.«Quand j'ai travaillé avec Maxime Martin, lui m'apportait un humour plus corrosif que le mien.Il mettait des épines dans ma ouate, comme je lui disais.J'aimais ça avoir une autre approche.C'est moi qui décidais ce que je pouvais intégrer dans mes textes et de quelle façon.» Sa méthode d'écriture est assez particulière.«Je suis très discipliné pour la scène mais j'ai de la difficulté à l'être pour l'écriture.À l'école nationale de l'humour, tous les vendredis après-midi, on présentait un sketch.Moi, je l'écrivais quasiment toujours le matin même.Maintenant, j'arrive à écrire soit le matin très tôt ou alors quand il y a beaucoup de bruit autour de moi.Je m'installe dans un bureau qui donne directement sur la rue Saint-Laurent, d'où j'entends tout le bruit du trafic.Comme ça, j'arrive à «Mon critère premier, c'est que ça doit me faire rire quand je l'écris, que ça me touche ou alors que ça me choque de façon à ce que j'en rie.Par exemple, je ne fais pas de blagues sur la politique mais le thème de l'impuissance du gouvernement à agir sur la contrebande de tabac dans les réserves indiennes, c'est du bon matériel pour moi.» D'ailleurs, il ne se cache pas pour dire qu'il aime que le public réagisse à des gags un peu corsés.«C'est toujours bon même quand les réactions ne sont pas des rires.S'il y en a qui le prennent mal, je sais que d'autres vont en rire.» La Maison Dorion Son spectacle du 5 juin en est un aux profits de la Maison Dorion, un centre de thérapie et de réinsertion sociale de Trois-Rivières.Anctil est associé depuis quatre ans à une autre cause dans la région de Québec d'où il est natif.Le service d'aide aux jeunes étudiants donne un coup de main aux jeunes qui ont des difficultés scolaires.Il existe même une bourse Jean-Michel-Anctil remise par l'organisme.Sans compter qu'il était porte-parole de la semaine de la toxicomanie, à Montréal.À la Maison Dorion, on l'a choisi lui spécifiquement.«Primo, on voulait un spectacle d'humour parce que nous considérons que l'humour est un bon remède et que c'est ainsi relié à notre mission», explique Éric Dorion, directeur, coordonnateur et fondateur rie l'organisme.«J'ai voulu avoir Jean-Michel parce que personnellement, je l'aime beaucoup et aussi parce qu'on savait que c'est un humoriste qui a beaucoup de succès à Trois-Rivières.»* P4 Le Nouvelliste Samedi 23 mai 1998 Du hockey jusqu'au 23 juin?(Collaboration spéciale) Radio-Canada n'a pas présenté la série entre les Red Wings de Détroit et les Blues de Saint-Louis, qui s'est terminée mardi par une victoire convaincante de (> à 1 des rouges.Mais atta-chez vos patins et faites le plein de chips, puisque la élr ¦ société d'état diffusera, à Mm?compter de ce soir, tous les matches des finales de — conférence, autant ceux de J l'Ouest que de l'Est, puis —— la grande finale de la coupe Stanley.Le résultat est déprimant: advenant que les deux séries se prolongent au maximum de sept matches, il y aura donc du hockey tous les jours pour les deux prochaines semaines, soit jusqu'au 6 juin.Une seule journée de répit, mercredi prochain.Et tous ces matches, sauf ceux du dimanche, ont lieu en soirée.Je suis optimiste de nature, mais l'équilibre ries forces qui s'affrontent font qu'il ne serait pas étonnant que les deux séries se rendent à la limite.Et si jamais la finale se rendait elle aus-y aura du hockey à Radio- Guy Patenaude I frsu mF g si à la limite, il Canada jusqu'au 23 juin.Je suggère que la vedette des Red Wings Sergei Fedorov, qui vient d'empocher un boni de 12 millions parce que son équipe a atteint la finale de conférence, soit nommé à l'unanimité l'employé du mois par Radio-Canada."L UN DES MEILLEURS FILMS DE L’ANNÉE NEIL ROSEN, NVI ROB I.RT RB DTP RD l‘NOMMÉ: QUI * À L OREILLE CHEVAUX v.f.!< Tl II HORS! VVII ISrilUR ’ ** HORGAH FREEUAlf ROBERT DUT AIL TEA LEONI ELIJAH WOOD 0 CINÉMA DU CAP /DDJ£M CAP-DE-LA-MADELE1NE CINÉMA FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES (Photo - PC) Les téléspectateurs pourront notamment suivre les prouesses du gardien des Sabres Dominik Hasek sur les ondes de Radio-Canada.La vie d'un insecte en Inde Parce que l'Inde se livre de ce temps-ci à des essais nucléaires, l'attention de la communauté internationale se porte sur ce pays qui, traditionnellement, est celui de la non-violence.L'Inde est donc au goût du jour, au grand plaisir sûrement de Canal D, qui a depuis longtemps programmé une série consacrée à ce pays pour ses Grands rendez-vous de 20 heures.Lundi d'abord, un documentaire intitulé La dernière vie de Nirmala, qui raconte l'histoire d'une jeune femme, Nirmala, qui s'apprête à devenir pour le reste de ses jours une nonne Jaïna, une communauté religieuse qui prône la non-violence totale.Et l'entrée dans la communauté se fait «à la dure»: on va arracher les cheveux de Nirmala.Non, non, pas lui raser, mais véritablement les arracher, sous prétexte qu'un rasoir risquerait par inadvertance de tuer un insecte sur son passage.Dans une autre vie, je veux me réincarner en insecte, en Inde.À compter de mardi.Canal D poursuit avec une série de documentaires en quatre épisodes sur la vie dans le pays du nirvana.Mardi, le premier épisode est consacré aux rites du mariage, qui sont encore souvent arrangés par la famille, mais là-bas aussi on se modernise: la variante contemporaine amène en effet de plus en plus les habitants des zones urbaines à utiliser l'ordinateur et les inforoutes pour trouver le conjoint idéal.Mercredi, Temples et pèlerinages nous montre comment l'Inde, plus que toute autre nation, intègre la foi religieuse à la vie quotidienne.Jeudi, les inévitables vaches sacrées et enfin, vendredi, un regard sur l'Inde moderne et son économie qui de plus en plus se met à l'heure de la mondialisation.Bardot en spectacle La série Arts et spectacles, à l'affiche de Télé-Québec les samedis à 19 h 30 depuis janvier, nous a donné plusieurs excellents reportages sur des artistes qui ont marqué la deuxième moitié du siècle qui s'achève.Le documentaire-concert avec les trois ténors chinois, en janvier, le film sur Maria Callas fait à partir des nombreuses entrevues que la diva a données au cours de sa vie, celui sur la violoncelliste Jacqueline Du Pré ou encore le film de Léa Pool sur Gabrielle Roy constituaient des documents d'une rare qualité.Ce soir.Arts et spectacles nous offre Brigitte Bardot.Est-ce que la Bardot a fait de l'art?Je ne suis pas en mesure de juger, étant depuis toujours allergique aux poudrées et aux femmes-enfant.Chose certaine, B.B.s'est beaucoup donnée (et se donne toujours) en spectacle.Surtout que dans ce film du Français Jean-Luc Prévost, qui fut déjà diffusé, elle chante.Il reste toutefois que le film est exceptionnel et nous fait entendre Bardot dans une trentaine de chansons écrites pour elles entre 1957 et 1974, seule ou en duo, dans des prestations à la télévision ou encore dans des films aussi mythiques que Vie privée ou Et Dieu créa la femme.» CONSULTEZ LE GUIDE-HORAIRE DES CINÉMAS LES CINEMAS vCINÉ ENTREPRISE, CINEMA DU CAP 300, rue BARKOFF, SÔN DIGITAL "-DE-LA-MADELEJNE INFO-HORAIRE! ¦>93-9899 rSEMAINE DU 22 AU 28 MAI I 998 TITANIC V.F.(G) LEONARDO DICAPRIO SAM, & DIM.12:30-4:15-8:15 TOUS LES SOIRS:8:15 L’IMPACT (G) MORGAN FREEMAN, ROBERT DUVALL SAM.8c DIM.:2:00 - 4:30 - 7:00 - 9:30 TOUS LES SOIRS:7:OQ - 9:30 L'HOMME QUI MURMURAIT A L'OREILLE DES CHEVAUX (G) ROBERT REDFORD SAM.81111 M.lh’mi.ran F-.-mmii.AW'lA’yiABU • .'.vnii-' .i ¦ ¦ — — —-.:«i')*iH'iitNfniFH4MimuAritu0i‘«iinii -.- ; - • -o.«iC ; S?I 1 5>8, 18 1» 30 Entrée gmtuite CONFIRMEZ VOTRE PRÉSENTE Nombre de places limité DEPARTS DE SHAWINIGAN ET TROIS-RMERES ^Demandez la liste de nos divers programmes de 1 à 7 jours à travers le Québec.ILES-DE-LA-MADELEINE I CROISIERE «SENSATION» 3 août - 7 jours - 20 repas Autobus, hôtel, repus, visites taxes incluses 2e autobus 21 novembre - 1 semaine A compter de H66$ +Taxes: 199$ Acc.: Michel Drolet TUNISIE 25 octobre - 21 jours Accompagné par Denis Lesieur Incluant : • Transport à Dorval • Avion • 1 semaine circuit hôtel 4 et 5 étoiles • 2 semaines séjour hôtel 5 étoiles -f- 40* taxes • 2 repas par jour rabais 100$/COUPLE.t minimum 22 personnes ) si réservation avant le 20 juin.1779$ COSTAL DEL SOL (ESPAGNE 3 semaines : avion, chambre d’hôtel avec cuisinette et balcon HÔTEL BAJONDILLO 2 oct.: 21 jours 1er nov.: 21 jours 1389* + S0 $ taxes 1159* + 75 $ taxes t ransport gratuit de Shawiniean et Trois-Rivières 2 c/e de rabais si payé par chèque ou comptant.GRATUIT : tour de la ville de Madrid, '/J journée si réservé avant le 30 juin I99S.Valeur de 80 $ / couple Heures d'ouverture: du lundi au mercredi 9 h à 17 h 30 Jeudi, vendredi: 9 h à 21 h Samedi, dimanche: Fermé Nouvelle adresse: HALLES DE LAMAURICIE, beul.Royal, Shawinigan CLUB VOYAGES DUROCHER 539-6943 Interurbains gratuits 1-800-401-7709 IM Permis du Quebec t t P14 Le Nouvelliste Samedi 23 mai 1998 (Photo - Monique Nuytemans) Cette île idyllique charma l'âme artistique de Sir William.Il y trouva l'inspiration pour la plupart de ses toiles, dont une pend à la National Gallery d'Ottawa.1
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