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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 17 janvier 1925
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Références

Le monde ouvrier = The labor world, 1925-01, Collections de BAnQ.

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I > 'Jr SAMEDI, 17 DECEMBRE 1925 — MONTRE AL — SATURDAY, JANUARY 17, 1925 Page 1 •î**i**î'*i**î**i**î,*f**i**i* -i* 4» 4* 4* orse /ea rewing xperience jehind it ortie ftotatr ÏHürlâ %t #UmOc ©üufief Drink ?4* ?* 4* * ?4* 4* 4* 4* ?* 4* 4* 4* 4* DOW’S ALE Standard of Strength and Quality 4'4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4,4‘4,4,4,4,4,4,4,4,4,4' Rédaction et administration: 9 et 11 rue Saint-Paul Ouest.‘INSTRUIRE Eri AMELIORER’ Téléphone: Main 1698 — Le numéro: CINQ SOUS PARTOUT Ce qui se passe à la Chambre Comme je le disais la semaine dernière, ça n'a pas tardé à chauffer à Québec ; car il y eut d’éloquents discours, de belles joutes oratoires, beaucoup de paroles mais comme résultat pratique, pas grand’ chose.D’après les partisans du Gouvernement, tout est bien, très bien même; et d’après ses adversaires, il n’a fait rien de bon.11 faut tout prendre avec un grain de sel, un gros encore.Ni les uns, ni les autres ne croient entièrement ni sincèrement ce qu’ils disent.La députation libérale sait très bien que le Gouvernement a commis des erreurs, qu’il en commettra encore, c’est inévitable, personne n’étant infallible.L’Opposition sait également que le Gouvernement Taschereau a eu des audaces législatives qui ont surpris, déconcerté .même, une partie de la population et qu il a à son actif de bonnes et solides oeuvres.Il s’agit de tirer la ligne à un certain point et de juger si la somme de bien ne contrebalance pas celle des erreurs — je ne dis pas la somme de mal, parce que je reste convaincu que pas un seul gouvernement, qu’il soit rouge, bleu ou multicolore, ne causerait sciemment du tort à sa province ou nuirait de gaieté de coeur à sa bonne réputation ou à sa prospérité.Les traditionnelles réponses au discours du Trône faites par des députés frais émoulus ne sont que l'entrée en matière, des levers de rideau, en attendant le discours des chefs qui sont le plat de résis-vnce — le véritable duel ; — l’un comme l’autre firent non seulement de brillants efforts oratoires parsemés de spirituelles saillies et des finesses que possède notre belle langue françaiee ; l’on sentait l’ardent désir du chef de l'Opposition — à travers ses critiques parfois acerbes — d’être utile à sa province, à sa racé, à tout ce qui nous attache et nous tient à coeur ; le premier ministre fit un magistral exposé de la situation, il toucha deux questions d’une importance vitale: l’exportation de l’énergie électrique et l’embargo sur le bois de pulpe.Ce sont là des problèmes qu ’il faudra chercher à résoudre avec prudence et sagesse, non pas àu point de vue politique mais dans l’intérêt général, car ils touchent de très près les ressources et les forces vitales de l’avenir.Les autres sujets qu’il a traités ne sont que d’une importance secondaire quoique intéressants : l'amélioration du' systi ne du jury est nécessaire, il est inadmissible qu’on impose ces devoirs à ceux qui sont souvent les moins aptes à les remplir et qu’on en exempte précisément ceux dont une meilleure culture intellectuelle ou une expérience plus approfondie des hommes et des choses désignent ut logiquement; les bourses aux fils d’ouvriers victimes d’accidents du travail — je confesse bien franchement que je ne saisis pas bien la portée, ni le but, de ce mouvement ; au premier abord, je jn ’en vois guère l’utilité, à moins qu’il ne s’applique à tous les fils d’ouvriers, victimes d’accidents ou non, sous forme de bourses d'études données aux mieux doués dont les parents n’ont pas les moyens de leur permettre de continuer leurs études; attendons avant de juger, que le Gouvernement ait développé ses intentions.La régie des alcools est un fait accompli; je ne crains pas de dire que c’est une des mesures les plus audacieuses et des plus progressives que le Gouvernement Taschereau ait adoptées.Qu’il y ait erreur dans l’adnr ' '-atiori de cette loi, c’est fort possible; que les prix chargés soir élevés, nous en sommes convaincus, mais tout cela peut se.ger et s'améliorer Cl cela se fera naturellement, par la force même .circonstances.Seulement, le principe de la régie des alcools doit demeurer et l’Opposition sait très bien que si elle venait au pouvoir, elle n’oserait ni ne pourrait revenir à l’ancien système de permettre à quelques privilégiés de faire des millions par la vente de 1 alcool.Au point de vue ouvrier, ce fut le député de Dorion, M.Ernest Tétreau, qui attacha le grelot ;.il prit à partie le Gouvernement parce que ce n’était pas un ouvrier qui était ministre du Travail et pour beaucoup d’autres motifs.L’hon.A.Galipeault lui répondit avec sa maîtrise habituelle; il s’étonna que M.Tétreau se montre si sympathique aux ouvriers, lui qui s’était présenté contre un député ouvrier et avait réussi — grâce aux ressources dont il disposait — à le battre; il étendit le même reproche à l’Opposition pour avoir fait la lutte, aux dernières élections, aux deux autres ouvriers qui siégeaient en Chambre.Comme question de fait, les ouvriers — tout au moins les ouvriers organisés que Le Monde Ouvrier représente — sont assez indifférents à ce que le titulaire du ministère du Travail soit un ouvrier ou non, pourvu qu’il connaisse les besoins de la classe ouvrière et les défende envers et contre tous.Il est évident qu’un ouvrier, ou un industriel est censé les connaître mieux qu’un homme de profession.Si le Gouvernement ainsi que l'Opposition désirent voir siéger des ouvriers avec eux en Chambre et même au Conseil Législatif, il est bien facile pour eux de le faire, car ce n’est que justice que toutes les classes de la société sans distinction aient leur mot à dire dans tous les corps publics.Il y a, d ailleurs, dans les rangs de la classe ouvrière, des hommes assez versés dans les questions sociales pour leur être d’un avantage réel et qui seraient une splendide acquisition au point de vue général.Ce q#ie le Travail Organisé désire par-dessus tout et réclame avec instance, c’est une législation qui protège efficacement les travailleurs et quand celle-ci est inscrite dans nos Statuts, qu’elle ne reste pas lettre morte, qu’elle soit mise en force.C’est là qu’est le défaut de la cuirasse, et c’est à ce point de vue que les ouvriers protestent et ne sont pas satisfaits.Défaut de fonctionnement, manque d’organisme, il faudrait une réorganisation complète dans le Département du Travail, un élargissement de ses cadres, moins de ladrerie quand il s’agit du bien-être et du sort du gagne-petit, plus de protection pour le faible; ce sont des réformes faciles d’exécution si l’on veut s’en donner la peine.~ La-vieille question de savoir qui a le droit de parler au nom de la classe ouvrière n’est pourtant guère compliquée, si l’on envisage la question au point de vue des ouvriers organisés: ce sont ceux que les assodations ouvrières ont dûment élus pour les représenter — leurs offlders — qui ont ce droit et pas d’autres.Il est évident qu’on doit tenir compte du nombre de ceux qu’ils représentent, ainsi un officier d’une petite organisation ouvrière de quelques dizaines de membres ne peut prétendre avoir la même influence qu’un officier représentant un corps central de vingt-cinq ou cinquante mille hommes.En tous cas, les représentants du Travail Organisé présenteront leurs demandes au Gouvernement la semaine prochaine.Nul doute qu’ils seront en état de lui dire ce qu’ils réclament en fait de législation nouvelle ou au point de vue d’une mise en force plus étendue "plus active de celle qui est actuellement inscrite dans nos Statuts.GUS.FRANCQ.Les Officiers du Conseil sont réélus : “L’Enquête” et la Théologie Tous, sans exception, continuent à jouir de la confiance des ouvriers organisés.^ Résumé du travail accompli par le Comité Exécutif durant l’année.La Fête du Travail fut un succès financier et moral.— Des morts tragiques qui soulèvent des protestations des délégués.— La délégation à Québec.Il y avait foule de délégués au Conseil des Métiers et du Travail de Montréal, jeudi soir, car c’était la première assemblée de 1925, et les délégués en profitèrent pour échanger des souhaits de bonheur et de succès; en plus, c’était la date de la nomination des officiers et des divers comités.Comme tous ceux-ci avaient leur rapport à soumettre, on ne tarda pas à se mettre à la besogne et le président Foster dérigea les débats expéditivement.La pièce de résistance fut la nomination des officiers qui résulta dans le retour complet ae tous les officiers qui furent réélus par acclamation comme suit: Président, J.T.Foster; 1er vice-président, Jos.Schubert; 2ème vice-président, Geo.Vallières; secrétaire-archiviste français, J.A.Belland; secrétaire-archiviste anglais, R.Lynch; secrétaire-correspondant, Gus.Francq; trésorier, A.Gariépy; secrétaire-financier, Jos.Girard; statisticien, Jos.Pelletier; guide, B.Drolet; sentinelle, Jos.A.Renaud.Auditeurs: H.Daoust, Alph.Mathieu et Z.di Muro.Comité des créances: M.Bélanger, J.A.Huet, T.Malone, Chas.MeKer-cher, Jos.Ste-Marie.Délégués au Parti Ouvrier: M.E.Alarie, H.Daoust, B.Drolet, R.Lynch, Jos.Pelletier.Il y aura élection à la prochaine assemblée, qui aura lieu le 5 février, pour le comité exécutif et celui de la fête du Travail dont les membres seront choisis des délégués suivants: Au Comité Exécutif (9 à élire) : M.E.Alarie, A.Benoit, N.Dixon, B.Drolet, Gus.Francq, C.A.Giroux, T.Malone, H.Massé, Alph.Mathieu, Jos.Mold, Z.Di Muro, Jos.Pelletier.Au Comité de la Fête du Travail (9 à élire): M.E.Alarie, W.Bélanger, IJ.Daoust, L.W.Dixon, B.Drolet, Z.di Muro, Geo.Duval, J.A.Huet, E.Lema-rier, R.Lynch, T.Malone, fH.Massé, Alph.Mathieu, Jos.Pelletier, Alf.Query, Geo.Vallières.Le secrétaire Francq donne lecture du rapport du Comité Exécutif qui comprenait les clauses suivantes: Le Comité a été saisi d’une plainte concernant cinq ouvriers-charpentiers en fer qui sont actuellement détenus aux Etats-Unis et ce depuis près de trois mois, sous prétexte qu’ils se seraient rendus aux Etats-Unis pour tra-yailler après avoir été engagés ici sous contrat.Le Comité recommande que le secrétaire soit chargé d’écrire au Shérif du Franklyn County prur s’informer des raisons véritables de leur arrestation avant que d’autres démarches soient faites.Le Comité a appris avec peine la mort terrible de huit enfants qui ont péri dans un incendie à Montréal-Nord et sur la rue Ste-Agathe.Le Comité recommanae que des démarches soient faites pour faire amen LA BOURSE DU TRAVAIL Une assemblée générale de tous les ctionnaires de la Bourse du Travail, Imitée, aura lieu dimanche, le 25 jan.courant, A 11 heures du matin, au Vo 417 rue Ontario Est.Les actionnaires qui seront dans l’impossibilité d’assister d cette assemblée, sont priés de remplir une procuration, on désignant soit le président, le viee-président ou le secrétaire, pour voter en leur nom.On prie les actionnaires de faire parvenir au plus tôt leur procuration au secrétaire, A.Bastion, Boîte postale 91, Station “N”, Montréal.Cependant, il est préférable que les actionnaires soient présents.Les vieillards sont des amis qui s’en vont, il faut au moins les reconduire poliment.LES CHEMINOTS ANGLAIS La Fédération Nationale des Cheminots de Grande-Bretagne a remis aux Administrations des Sociétés de Chemins de fer ses propositions relatives à la majoration considérable des salaires de toutes les catégories du personnel.En outre, elle a réclamé la standardisation de la durée du travail et le droit à la retraite à l’âge de 60 ans.Le salaire minimum proposé est de £3 par semaine et en outre l’échelle mobile de salaires.Les propostions dont l’élaboration a pris un temps fort considérable ont provoqué une indignation profonde parmi les industriels, que ceux-ci ont proposé une diminution des frets et ils déclarent que la revendication formulée représente une dépense supplémentaire de salaires de £30,000,000.La question sera soumise au Conseil National des Salaires.rapport de la dernière convention de la Fédération Américaine du Travail.Le Comité a rcçuiune lettre du Canadian Building and Construction industries nous demandant de faire un relevé du nombre d’apprentis dans certains métiers de la ' obstruction.Cette lettre fut référée au Conseil de Construction ave: prière d’y donner suite.Le secrétaire a été chargé d’informer le Département du Travail de la statistique du nombre d’unions affiliées à ce Conseil, du nombre de délégués ainsi que du nombre des membres représentés.Le secrétaire Francq présenta ensuite le rapport annuel du Comité Exécutif qui passa en revue le travail accompli durant l’année 11)24.* * * Le Comité a tenu 22 séances; les présences ont été comqie ’ suit: Jos.Pelletier, 21; Gus.Francq, 18; W.N.Dixon, 20; Z.di Muro, 10; J.M.Duguay (démissionnaire) 5; B.Drolet, 21; H.Massé, 22; A.Mafhieu (5.assemblées, a remplacé le secrétaire durant 3 assemblées, démissionnaire en mars dernier) ; T.W.Malone, 19; M.E.Alarie, 16 (élu en février); H.Spence, 13.Le président Foster a également assisté à 16 assemblées.Le Comité a recommandé au cours de l’année les mesures suivantes qui ont été approuvées par le Conseil : 1.Protestations contre la politique d’immigration du Gouvernement et contre tout subside sous quelque forme que ce soit à des compagnies ou sociétés s’occupant d’immigration.2.Réitération de l’attitude prise par le Congrès des Métiers et du Travail sur la question d’immigration et du chômage.3.Education plus à la portée de la classe ouvrière avec, tout un programme de réformes.4.Economie de la lumière du jour.Le Conseil le favorise.5.Réduction de la dette publique et des intérêts au moyen d’économie dans les méthodes administratives.6.Evaluation muùieipale de la propriété foncière à sa valeur réelle et réduction du taux de la taxe en conséquence.7.Remboursement des dépôts à 100 pour cent dans la Home Bank.8.Réorganisation ide la Ligue des Etiquettes.9.Assistance morale et active aux employés des postes en grève.10.Résolutions en faveur de la construction du pont de la rive Sud, de salles d’attente permaner ces à la Place d’Armes, de chalets de nécessité et autre améliorations dans les pares publics.11.Commission d’embellissement, reclamée.12.Le Conseil se prononce en faveur que les compagnies d’utilité publiques paient un montant de taxes équitables en retour des privilèges obtenus par l’usage des rues, sol ou sous-sol de celles-ci.13.Demande de réduction dans le prix des passages en tramway, soit 6 billets der le Code de construction pour que ré liers .25 cents et 8 billets d’ou- plus de sécurité sent donné aux ci- ¦ vriers.aux ci toyens et que des holocaustes comme eeux-là ne se renouvellent plus.Il fut également décidé que le Secrétaire écrive aux autorités civiques attirant leur attention sur les circonstances entourant la mort du jeune Dillon qui tomba dans un puisard sur la rue Papineau et qu’on ne retrouva plus.Le Conseil exprima ses profondes sympathies aux familles de ces victimes et chargea son secrétaire de leur écrire en ce sens.Sur recommandation du Comité, il fut décidé d’acheter quatre copies du 14.Campagne en faveur du ‘ ‘ Made in Canada”, surtout en ce qui regarde particulièrement les industries de la chaussures et ‘de l’imprimerie.Ainsi qu’une demande plus forte pour les marchandises d’Union.15.Approbation de la campagne faite par la Ligue de la Sécurité publique pour diminuer les accidenta et meilleurs réglementation du traffic.16.Au cours de l’année, le Conseil a reçu le Comité Exécutif de la Fédération Américaine du Travail et a célébré cet événement par un diner à 1’Hotel Mont Royal.Réception à~M.Brownlie, délégué fraternel du Congrès Ouvrier d’Angleterre.17.Le Conseil a souscrit $25.a chacune des institutions suivantes: institut Bruchési, Assistance Publique, King^Edward et Protestant House of Refuge, ainsi qu’à plusieurs organisations ouvrières en grève ou à des personnes dans le besoin.18.Au cours de l’année, plusieurs délégués o"tit été élus membres de Commissions ou de bureaux de direction de corps publics importants, ou élus au Conseil de Ville.Le Conseil a également participé à tous les mouvements d’intérêt général qui ont été lancés au cours de l’année.C’est, en abrégé, le travail accompli par le Comité en plus de l’organisation faite et de l’appui qu’il a donné aux Unions sous forme d’orateurs aux assemblées de propagande et d’autres manières.Ce rapport fut reçu au milieu des applaudissements des délégués.* * * Le Comité de la Fête du Travail présenta également son rapport, qui.était approuvé par les vérificateurs; il mentionne que cette célébration fut un réel succès tant au point de vue du nombre considérable de membres qui y participèrent que du résultat financier.Les vérificateurs présentèrent leur rapport annuel qui prouve que la situation financière du Conseil reste stationnaire et satisfaisante; les dépenses et les recettes s’équilibrant.Plusieurs autres communications furent lues et mises aux archives ou référées à l’Exécutif, entre autres une de l’Union des Employés d’hôtels et de restaurants protestant contre la fermeture des salles de danse à minuit.Le secrétaire Francq, en son nom ainsi qu’à celui du délégué Pelletier, comme représentants du Conseil aux funérailles de feu Samuel Gompers, fit part aux délégués de l’impression qu’il en a ressentie et en quelques termes appropriés fit l’éloge du défunt.Il annonça également que l’Exécutif de la province de Québec du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, dont il est président, présentera les résolutions adoptées lors de la conférence de London, au Cabinet provincial, jeudi prochain le 22 ; il exprima le désir que le Conseil soit représenté par deux délégués.Les délégués Alphétus Mathieu et H.Massé furent élus pour accompagner la délégation.Le Comité Exécutif informe ceux qui auraient des affaires à transiger avec lui, que sa prochaine réunion aura lieu le jeudi 29 janvier, au lieu du 22, au No 3, rue Craig Est.* * * Les délégués suivants ont été admis à siéger: Louis Moïiu, L.A.Beaudry, E.Deniger, IL Massé, H.Vaillancourt, F.Gorvais, H.Gascon, C.Miron, A.Ber-thiaume, C.Pinoteau, L.Therrien, G.Gauthier, Wagonniers d’Amérique, local 234; C.A.Giroux, W.Goldsack, T.E.McManus, Commis de chemins de fer et manutenteurs de fret, local .1086; A.Gariépy, B.Drolet, P.Clermont, M.E.Alarie, A.Boisvert, Union Internationale des Oigariers, local 58; E.J.Benoit, H.Biron, J.Mold, M.McManus, Travailleurs en cuivre; J.E.McGovern, H.R.Stark, J.J.Cuppello, Machinistes, loge 111; A.Theriault, E.Desève, J.E.Trépanier, F.Gervais, J.A.Renaud, Union des Peintres, local 349; B.Roy, A.Millard, J.A.Gagnon, Z.di Muro, Barbiers, local 455; H.Buse, H.Lavenbein, Victor Morin, Employés d’hôtels et de restaurants, loeal 315; A.Fortin, P.Vandemenle-brouke, Association Culinaire, local 440.Ceux qui croyaient en avoir fini avec la casuistique en sont quittes pour leurs illusions.La haehe de guerre et les saints Canons ne sont pas enterrés bien profondément.Au moindre conflit, à la première discussion, quelqu’un se trouve à point pour la dresser sur nos têtes ou braquer sa gueule en fer contre nos libertés.Qui se serait attendu, dans une enquête sur la police, à voir la théorie des Pères de l’Eglise drapés dans la» cendre de leur linceul, défiler devant le tribunal et venir témoigner en faveur de la tolérance ou de la réglementation de la prostitution à l’état endémique puisque le mariage n ’eccistait pas eneore comme cérémonie religieuse.Ce sacrement fut institué par les apôtres et les conciles plutôt que par le Christ — quoi, qu ’en dise le petit catéchisme.Ce ne fut que longtemps après la mort de Jésus que le mariage fut déclaré sacrement.Luther et Calvin ont refusé de voir un acte de dévotion dans ce contrat, en disant que ‘ ‘ le mariage est une chose mondaine qui doit être traitée comme une chose mondaine de ce monfle ’ ’.Il est certain qu ’à cette époque l’amour libre s’épanouissait en plein soleil.Lactapce, Origène, saint Augustin ne pouvaient se scandaliser d’un état de choses généralisé.Quelle analogie y a-t-il entre le monde païen et notre patriarcale province de Quépec?Patriarcale, c’est encore une manière de parler, car nombre de ces saints patriarches ne se faisaküit pas faute d’avoir plusieurs femmes et Salomon, pour sa seule part, avait trois cents femmes et sept cents concubines.Nous avons assez d’économistes de mérite qui ont étudié la question mise sur le tapis dernièrement, sans invoquer l’autorité désuète de ces vieux moines dont la vie s’est passée à méditer devant line tête de mort sur les terreurs de la fin dernière.Quelle clarté le cierge renversé de ees inquisiteurs peut-il apporter sur le sujet?N’allons pas non plus chercher la lumière dans les, tombeaux.Ne troublons pas les bienheureux dans leur éternité.M.Geoffrion avait assez d’esprit sans invoquer l’autorité de ees vieux morts oubliés.Mais avec les chiens il faut hurler, avec les casuistes, il faut user du texte biblique, triturer la pensée des Pères et des Docteurs de l’Eglise pour en extraire .des arguments nécessaires à une mauvaise ou bonne cause.Vous citeriez Adam Smith, Leroy-Beaulieu, Block, Reclus, Rossi, Léon Say, Gooch, Coste, qu ’ils fermeraient l’oreille à ces leçons de la science et de l’expérience, hantés par l’idée que ees auteurs appartiennent à la franc-maçonnerie et à la libre-pensée.Ils préfèrent tirer sur l’élastique usé des versets des Livres Saints ou de la Somme, que les exégètes ont fait servir à de multiples besoins, au risque de le voir se casser entre leurs doigts.Qu’avons-nous besoin de faire accorder les théologiens avec les préceptes des LA SANTE PUBLIQUE La situation relative à la santé publique au Canada, est satisfaisante, si l’on se base sur les statistiques vitales du mois de novembre, et qui sont relevées d’un groupe de un million et denji de personnes de la classe industrielle en ce pays.La moyenne de la mortalité a été de 7.6 par 1,000, ce qui est une faible moyenne à cette époque de l’année.La diminution est due en grande partie à un déclin dans la mortalité causée par les maladies intestinales, la tuberculose, la néphrite chronique l’hémoragie cérébrale et le cancer.La mortalité causée par la grippe, la pneumonie et autres maladies do l’organe respiratoire, est à peu près égale en moyenne à ee qu’elle était durant le mois précèdent.Durant les cinq derniers mois quatre cas de suicide et quatre d’homicide ont été rapportés eu Canada, ee qui offre un constraste frappant avec le3 chiffres rapportés aux Etats-Unis pour ces genres de morts violentes, durant la même période.PROTESTATIONS DE LA CLASSE OUVRIERE FRANÇAISE On rapporte que les ouvriers de Marseille et des villes avoisinantes protes-II y a longtemps tent contre l’e-mploi d’Italiens, d’Espa- .gnols et de travailleurs de l’Afrique du Nord.Les fermiers français des districts agricoles ne sont pas favorables à ees protestations car ils ont de la difficulté à se procurer des ouvriers de ferme.HYGIENE ET SANTE Il faut dormir la nuit pour que le sommeil repose; le sommeil du jour ne repose pas les forces, au contraire, il rend lourd.Pour avoir un bon sommeil, il faut faire comme le paysan qui se couche lorsque la nature s’endort et se réveille avec elle.Cependant, si l’on avait absolument besoin de se reposer dans la journée, il LES GUANIERS Les oiseaux, sans contredit, les plus précieux au monde, sont les oiseaux qui fournissent le guano, un des meilleurs engrais connus.Et parmi ces oiseaux, le plus recherché de tous est le cormoran péruvien dont le nom scientifique est Pha-lacrocorax bougainmllei.Existant en troupes innombrables le long des côtes de vaudrait mieux dormir avant le repas, 11’Amérique du Sud, en particulier au jamais après, et en s’étendant franche- Chili, au Pérou, à l’Equateur, en Calom- nient, les vêtements bien dégagés.Pendant le sommeil, c’est le système nerveux qui se repose, le plus; et lorsqu ’on ne dort pas1 assez, c ’est lui qui est le premier malade; on devient alors inquiet, énervé.Huit heures de sommeil sont nécessaires aux adultes, Il en faut davantage aux adolescents et surtout aux enfants.Il ne faut pas dormir n ’importe quand I e, il ne faut pas, non plus, dormir n’importe où et n ’importe comment.—Revue Croix-Rouge de Belgique.-:o:- LES RAYONS ULTRA VIOLETS M.Jean Saidman vient de communiquer à l’Académie des Sciences le résultat de ses recherches sur les applications thérapeutiques des rayons ultra-violets.Les rayons absorbés étant seuls efficaces, l’auteur de ces travaux a commencé par déterminer la capacité d’absorption de la peau, des tissus, puis des liquides normaux ou pathologique.Il a ensuite construit une série cl ’arcs à charbons minéralisés capable dé fournir avec une particulière inten: té les radiations efficaces pour le tra’ mt du rachitisme et des tubercule^ tes.bie, cet oiseau connu de la plus haute antiquité pour les propriétés fécondes de ses excréments est actuellement l’objet des études les plus sérieuses en vue d’en favoriser l’élevage et d’en assurer la protection.LA SECURITE DE LA CONSOM- ,, NATION DES HUITRES Un procédé pour la conservation des huîtres et la sécurité des consommateurs est dû à M.Barbery, inspecteur des s vices d’hygiène des Alpes-Maritir C’est le procédé de' la suraération consiste à soumettre les huîtres à • facteurs: un facteur oxydation et un teur décantation.Cette méthode a vantage sur celle de la stabulatii faire hubir une action oxydante de' tice aux matières organiques dépi C’est ainsi que dans les bassins de où ont été faites les expériences de aération, a.ucune trace d’altératio fut révélée par les huîtres, bien que n’ait point été renouvelée pendaj^ sieurs mois.L’ETIQUETTE DE L’UNION La Ligue de l’Etiquette de l’Union a tenu, mercredi soir, le 14 janvier, son, assemblée mensuelle, sous la présidence du confrère Geo.Duval, père, président de la ligue.Bien que la ligue soit de formation récente, néanmoins les délégués montrent un grand enthousiasme et ne désespèrent pas de voir revivre les beaux jours de l’ancienne section de l’Etiquette du Conseil des Métiers et du Travail.Après avoir reçu les différents rapports des comités chargés de diverses questions, des discussions intéressantes ont eu lieu et de nombreuses idées furent émises pour promouvoir les intérêts de la ligue.La ligue a à coeur le succès de toutes les organisations ouvrières, à étiquette, carte, bouton, etc., mais elle s’occupe plus particulièrement de créer une demande de plus en plus grande des produits à étiquette, qui assurent au publie, par leur emblème, que des conditions de travail et des salaires raisonnables sont accordés aux ouvriers qui les produisent.Quand un bon unioniste dépense l’argent qu’il a gagné dans des usines unio-nisées à acheter des produits indépendants, fabriqués par des firmes qui sont souvent opposées aux unions, il nuit sûrement à ses confrères, se fait tort par là à lui-même et fait le jeu de ses adversaires.L’étiquette est pour nous un des meilleurs moyens de servir notre cause, ne l’oublions pas, et demandons-là partout.Si le marchand à qui vous demandez un produit portant l'étiquette unioniste ne peut le fournir à son client, qui refuse tout autre article, il fera infailliblement les démarches nécessaires pour garder sa clientèle, surtout si cet incident se .produit un peu souvent.Demandez et vous recevrez.ASSEMBLEE DES PRESSIERS La prochaine assemblée de l’Union Internationale des Pressiers, loeal No 52, aura lieu dans son loeal, 248, rue Saint-Jacques, lundi, le 23 janvier.D’antres assemblées auront lieu le 2 et le 16 fé-s”r.Les assemblées commencent à ¦ et demie du soir.¦s questions très importantes ‘ées après la présentation concerna"* ' sciences économiques qui n’existaient pas de leur temps?Il y a des opinions plus près de nous et d’une valeur supérieure qu ’on ue prend pas la peine d’interroger.Pourquoi perdre un temps précieux à confondre l’érudition de M.Geoffrion, à fouiller la pensée des Pères et des Docteurs de l’Eglise, quand il faut aviser aux moyens à prendre pour enrayer au plus tôt le fléau menaçant?Que Lac-tance ait dit ou n’ait pas dit ce qu’on lui attribue, qu’en grattant le chrétien on retrouve le païen dans eet écrivain des premiers temps de l’Eglise, ce sont des subtilités psychologiques et théologiques qui arrivent dans la discussion comme un cheveu sur la soupe.Pareil hors-d’oeuvre est cette dissertation sur la tolérance et la liberté, et que certains ont dû trouver magnifique et gober tout plein parce qu ’elle était absurde et incompréhensible.‘‘Etant la privation du bien, le mal est opposé au bien commun ’ Cette phrase demande d’être traduite en un français clarifié.Je crois que dans la question de la prostitution, c’est plutôt l’abus d’un bien qui est la cause du mal, en admettant que l’amour soit un bien.Pour combattre la prostitution par l’amende et la prison, il faudrait commencer par prouver que le puissant et divin instinct que Dieu imposa à la créature soit une erreur ou une perversion.Qu’on l’appelle concupiscence ou faiblesse de la chair, il émane du souffle de Dieu.On peut essayer de canaliser, de creuser un lit au torrent sorti d’une simple fissure, mais lui barrer la route, c ’est se rendre responsable de tous les dommages que son impétuosité peut causer.Qu’il en résulte ce qu’il voudra, on n’a pas le droit de s’insurger contre les préceptes de la nature antérieurs à ceux de •la loi écrite.En partant de ce principe juste en soi, on ne doit user de violence contre ceux qui subissent la fatalité de leur destin.Les prostituées, en somme, ont le pire sort des petits poissons qui; deviennent la proie des baleines et des requins.“Le vice antisocial” est la conséquence d’une société mal organisée ; subissons-la s’il nous répugne d’employe les moyens radicaux dont s’est servie la Russie pour s’en débarrasser.Tâchons seulement da protéger les masses contre ______________ ‘ ‘ les ravages causés par l’existence d’un bien ’ ’ dont toutes les lois ne sauraient j avoir raison, ce qui en démontre la force.Les théologiens consultés sür le moyen à prendre pour améliorer les conditions morales de notre ville n’ont trouvé que ces substituts d’une bonne législation à présenter : la persuasion, la prière, les exhortations, les enseignements du catéchisme, bonnes choses sans doute, mais dont l’effet ne nous semble pas assez énergique.Je ne sais ce que les citoyens penseraient d’une municipalité qui n ’emploierait que des médailles de saint Benoît et des cuves d’eau bénite pour combattre un incendie, à la place des pompes à vapeur et de tout l’attirail bruyant et nécessaire d’échelles, de boyaux, d’extincteurs dont on se sert couramment aujourd’hui?Un témoin a proposé timidement l’instruction obligatoire comme moyen d’assainir les moeurs.Voilà une mesure qui ne renouvellerait peut-être pas la surface de notre province, mais contribuerait infailliblement à son progrès, car il est prouvé que le personnel des lupanars se recrute chez les illettrées et les ignorantes crasses de la campagne.Un professeur du McGill a proposé tout simplement de dresser l’instinct, de l’apprivoiser, de le faire dévier de son objectif et de l’amener à servir de nobles causes.Il paraît qu’on peut en détourner le cours, le diriger vers le cerveau et lui faire produire des chefs-d’oeuvre littéraires, philosophiques ou théologiques, plutôt que des enfants.L’Anglais qui a fait en cour cette mirobolante révélation a négligé de nous apprendre les conséquences de l’intervention de l’intelligence ou de la volonté pour réprimer les exigences du sens génésique.Origène a usé d’un procédé plus radical, mais plus logique pour réprimer “les mouvements de la chair”, comme on dit en style ecclésiastique.Etrange mesure prophylactique, tout de même, que d’éteindre l’individu pour avoir raison du feu vénérien! Pour employer le lyrisme de M.Perrier, ce sont ces invertis plutôt que les moeurs qui semblent dégénérés avant la formation de l’être, le front chargé de rides précoces, les yeux vagues, les lèvres impuissantes à peindre la honte.(Mauvais pinceaux que les lèvres!) Hs traînent sous un soleil jeune une existence caduque.Nous avons trouvé aussi inopportun cet exposé du droit canonique : “Au point de vue dogmatique, l’Eglise n’admet pas la tolérance ’ Elle ne reconnaît qu’une seule religion et une seule morale.‘ ‘ Il est impossible qu ’une chose soit et ne soit pas en même temps.” Nous voulons bien admettre que la Vérité et le Bien ont seuls droit à notre respect, niais nous en sommes toujours à nous demander, comme au temps du Christ: ‘‘Qu’est-ce que la Vérité?Où se trouvent la Jus Nous espéror connaître au pi* cour.AT- 1 et le Droit ?’ ’ Geoffrion fera n.*.- • Un aveugle de naissance ne de 'r à personne. SAMEDI, 17 DECEMBRE 1925 — MONTREAL — SATURDAY, JANUARY 17, 1925 Les nouveaux quartiers généraux de l’Union Typographique Internationale Les royales entrées et les salons splendides, qui auraient été dignes d’être les 1)ém,oins des pompeuses réceptions du temps de Hoosier, vont bientôt résonner du tic-tac des machines à écrire et des machines à compter expédiant lestement l’ouvrage nécessité par la routine journalière d’une de nos unions internationales les plus en vue.Nous apprenons en effet que l’Union Typographique Internationale vient de se rendre acquéreur, pour le 1er avril prochain, de la résidence princière des Murdock, ornement du quartier nord de la rue Meridian, à Indianapolis, Ind.Elle y aura, désormais, ses quartiers Van Camp, qui surveilla l’exécution du travail afin qu’il rencontre ses goûts.La vaste entrée principale sera utilisée par l’Union comme salle de réception.Au-delà de trente-cinq chambres ont été comprises dans le plan de transformation de cette résidence pour, sa nouvelle adaptation.Les officiers de l’Union laissent entendre que cette acquisition fut rendue nécessaire par l’extension des affaires de l’organisation et les formidables loyers demandés dans l’actuel quartier des affaires.Les nouveaux quartiers généraux, tout en offrant plus de place, représentent en même temps un placement de tout bitant.Nous fîmes un marché d’occasion et sommes informés de source certaine que notre dernier achat est un des meilleurs placements jamais faits par cette Union.De plus, le prix initial de cet achat peut être réduit à une somme comparativement faible par la vente du surplus de terrain environnant la propriété.’ ’ A côté des activités inhérentes à toute organisation ouvrière, et sans parler de son sanatorium, l’Union comprend encore dans ses oeuvres sociales: un fonds de pension pour la vieillesse, une assurance sur la vie de ses membres et une section d’éducation à l’usage des appren- mm généraux.Cette splendide résidence, rendue fameuse par deux des plus riches familles de 1’Indiana, fut cédée à l’Union par les héritiers de feu Samuel T.Murdock, ( manufacturier multimillionnaire.Le prix d’achat n’a pas été rendu public, mais il est entendu que, sur un terrain d’une telle valeur, on ne pourrait ériger une semblable construction à un coût total moindre de $500,000.Bâtie par Frank Van Camp en 1906, cette résidence fut toujours, depuis eette époque, montrée aux touristes comme une des beautés de la ville.Elle est entourée d’un parc de quatre acres et demi, comprenant en outre un magnifique jardin.Le quartier où elle est située fut désigné récemment comme quartier des affaires par la commission d’embellissement de la ville.La construction est en pierre à chaux, avec murs massifs.En outre une véranda découverte, de style italien, en orne deux des côtés.Les boiseries intérieures, en acajou massif, furent sculptées par des artistes suisses, amenés au pays par' M.Les nouveaux quartiers généraux repos, disent-ils.Les membres du Conseil Exécuti| de l’Union Typographique Infenrationalè qui conclurent le marché sont: James M.Lynch, président; J.W.Hays, secrétaire-trésorier; Seth B.Brown, 1er vice-président; Austin Hewson, 2e vice-président; Charles N.Smith et Hugo Miller.L’Union Typographique est une des plus anciennes et des plus riches unions ouvrières, ayant dans les environs de $5,000,000 de ses fonds placés en obligations, sans compter une somme de $3,500,000 investie dans le “Union Printers’ Home’’, à Colorado Springs, Colo., lequel fut considérablement agrandi l’an dernier.“Ce fut toujours une des règles de l’Union d’être très prudente dans le placement de ses fonds,” disait M.Lynch.“Pour cette raison, l’organisation se confina toujours, dans le passé, à l’achat d’obligations municipales ou gouvernementales.Dans ce cas; cependant, il devint indispensable d’être les propriétaires de nos quartiers généraux ou de supporter la perte qu’entraînait un loyer exor- tis; toutes ces oeuvres étant administrées directement par les quartiers généraux.Une bibliothèque composée de livres techniques, traitant de l’imprimerie et.des métiers connexes, sera instituée aussitôt après l’ouverture des nouveaux quartiers généraux.L ’Union Typographique Internationale, nous disent sqs officiers, est le développement naturel de l’idée d’organisation, idée presqu ’aussi ancienne que l’imprimerie elle-même.Les corporations (guilds) furent formées par les premiers imprimeurs du XVe siècle et des sociétés similaires continuèrent à se développer continuellement depuis cette époque reculée, chacune ayant comme plus petite unité, la “chapelle” de chaque atelier d’imprimerie.L’Union Typographique Nationale fut organisée à une convention tenue à Cincinnati, O., en 1852, et le nom fut changé en celui de Union Typographique Internationale de l’Amérique du Nord, en 1869.Les quartiers généraux ont été maintenus à Indianapolis depuis 1888.Dans le Monde du Travail VACCINATION DES EMPLOYES • EN COLOMBIE BRITANNIQUE Les enfanta employés à la cueillette des baies à Hatzio, Colombie Britannique, ont été inoculés contre la diphtérie, l’été dernier, par ordre de l’officier local d’hygiène.En réponse à une interpellation à la législature provinciale, il a été déclaré que l’officier local avait signalé au ministère provincial de'l’Hygiène une épidémie de cette maladie et que le ministère l’avait chargé de prendre la situation en main.“Ses rapports, dit la déclaration, ont révélé le fait que les méthodes adoptées ont été eelles reconnues comme le moyen convenable universellement adopté pour combattre la diphtérie.’ ’ La législature fut de plus informée qu’il n’avait été laissé aux enfants aucune discrétion sur la question de savoir s’ils désiraient ou ne désiraient pas être vaccinés, et que le «onsentement des parents ou des tuteurs n’a pas été obtenu avant l’opération.La loi de l’hyjgiène de la Colombie Britannique autorise les officiers de l’hygiène ou les conseils locaux quand il se produit une épidémie de maladies de eette nature, à “prendre tous les moyens possible pour empêcher l’infection ou la contagion de se répandre” et décrète qu ”1 aucune personne ayant accès auprès d’une personne affectée de l’une quelconque desdites maladies ne doit se mêler au public en général, à moins que les règlements du conseil s’y rapportant et les précautions sanitaires preerites par le conseil n’aient été observés.Il a été fait mention, dans le numéro de septembre, de la vaccination obligatoire de certains employés dans le Nouveau Brunswick, conformément à une disposition statuaire de la province.Un gendre exquis, Balandard.— Dès que ma belle-mère sera souffrante, raconte-t-il, j’appellerai deux médecins.— Pourquoi deux?— Le premier pourrait la rater! EMPLOI PUBLIC ET PRIVE Un écrivain anglais, E.Colston Shepherd, dans un ouvrage récent intitulé “The Fixing of Wages in Government Employment’’, signale, dans les conditions du service public en Grande-Bretagne, une tendance à se rapprocher de celles de l’industrie privée.Sous le régime des anciennes conditions, l’employé de l’Etat avait de l’ouvrage, permanent, était assuré pour toute sa vie, recevait des soins médicaux quand cela était nécessaire, était payé durant les périodes de maladie, et avait une pension en perspective.Ces conditions d’emploi idéales ont été considérablement réduites en ces derniers temps, comme conséquence de la multiplication des départements d’Etat et des fonctions d’Etat et de l’augmentation du nombre des employés publics qui en a été le résultat.Afin de s’assurer un approvisionnement de main-d’oeuvre efficace, les gouvernements qui se sont succédé ont été forcés de se conformer à la loi de l’offre et de la demande qui régit l’industrie extérieure en ce qui concerne la fixation des salaires, des heures de travail, et autres questions.Par exemple, le “juste salaire” aujourd’hui requis dans-les entreprises du gouvernements suit les échelles de" salaire qui ont été arrêtées au moyen du marchandage collectif dans la sphère industrielle.L’auteur fait observer la difficulté de maintenir le trait de permanence qui était autrefois un des traits les plus attrayants du service du gouvernement.“L’assurance de le continuité dans l’emploi du gouvernement constitue line de ses plus grandes difficultés, dit-il.La crainte du renvoi peut ne pas être suspendue au-dessus de la tête de celui qui manque de faire de son mieux.L’arrêté d’une augmentation peut avoir quelque effet, mais cet effet ne peut être que partiel, et le sentier de l’avancement n’a pas été assez désencombré dans le passé pour consti- [ tuer un simulant puissant.’ ’ j LA PART MUNICIPALE DES ALLOCATIONS AUX MERES Mme.M.E.Smith, qui est un des re présentants de Vancouver à la législature de la Colombie Britannique, a exposé de vant la Chambre les différences qui existent entre les dispositions de la loi des allocations aux mères de la Colombie Britannique et eelles des lois des autres pro vinces, et a demandé que les municipa lités, comme dans les autres provinces, soient tenues de supporter la moitié du fardeau.Mme Smith soutint que les municipalités de la Colombie Britannique ne font pas leur quote-part en matière de soulagement de la misère.Les autorités locales,de l’Ontario et de l’Alberta sont tenues ce contribuer la moitié de la somme payée en allocations aux mères domiciliées dams leurs limites.La loi des allocations aux mères du Manitoba (maintenant la loi du bien-être de l’enfance) décrète que les commissaires municipaux peuvent être autorisés par arrêté en conseil à prélever sur les municipalités de la province “toute la somme ainsi dépensée (c’est-à-dire en pourvoyant au soutien des enfants orphelins ou dépendants), ou telie partie de cette somme qu ’il sera jugé juste de prélever pour rembourser la piovince eii fout ou en partie.’ ’ La loi de la Saskatchewan de 1922 ne contient aucune disposition relativement à la part que les municipalités doivent avoir dans les dépenses de la province.LES PRIX NOBEL DE 1924 L’Académie suédoise des sciences a décidé de ne pas décerner en 1924 de prix Nobel, pour la physique ni la chimie.Le prix Nobel pour la médecine a été attribué au professeur Einthoven, professeur de physiologie à l’Université de Leyde (Pays-Bas), pour ses travaux sur l’élee-trocardiographie.FINEST CANACIAN LE MEILLEUR GIN Fabriqué à Berthierville, Que.sous la surveillance du Gouvernement Fédéral, rectifié quatre fois et vieilli en entrepôt pendant des années.TROIS GRANDEURS DE FLACONS: Gros 42 onces - Prix $3.80 Moyens 26 « - -• 2.55 Petits 10 44 - 44 1.10 The Melchers Gin & Spirits Distillery Co.Limited - Montréal ft ADIEN LE COUT DE LA VIE Le coût moyen d’un budget familial hebdomadaire de vingt-neuf aliments de consommation générale était de $10.46 au commencement de novembre, contre $10.41 en octobre, $10.69 en octobre 1923, $10.29 en novembre 1922, $11.08 en novembre 1921, $15.32 en novembre 1920, $16.92 en juin 1920 (le point le plus élevé), $13.65 en novembre 1918, et $7.96 en novembre 1914.Dans les prix de gros, le nombre indice calculé par l’Office de la Statistique du Dominion, basé sur les prix en 1913 égaux à 100, a monté à 157.7 pour: novembre, contre 157.0 pour octobre, 153.3 pour novembre 1923, 151.9 pour novembre 1922, 153.6 pour novembre 1921, 224.5 pour novembre 1920, 256.7 pour mai 1920 (lo point le plus élevé), et 217.5 pour novembre 1919.* * * LES PERTES DE TEMPS Les pertes de temps causées par les différends industriels ont été moindres en novembre que le mois précédent ou en novembre 1923.Deux différends ont été en existence, dont un a été reporté du mois d’octobre, mais comme tous deux ont été réglés dans le courant du mois, il n’y avait, au 30 novembre, aucun dossier officiel de grève ou de' lockout au Canada.Les deux différends en question affectaient 313 employés et ont causé une perte de temps de 4,808 jours ouvrables.Les chiffres correspondants pour le mois précédent sont comme suit: 6 différends, 8,656 employés et 141,448 jours ouvrables, et pour novembre 192J, 15 différends, 2y237 employés et 55,978 jours ouvrables.* * * LA SOCIETE DES NATIONS ET LE PIQUETAGE PAISIBLE La Société des Nations a pris les dispositions suivantes relativement aux différends' industriels dans le territoire de la Saar, complétant le statut industriel allemand en vigueur dans ce territoire: “Il est permis à uns ou plusieurs personnes, agissant en leur propre nom ou au nom d’une trade-union ou de toute personne ou tout corps qui leur en donne instruction, en prévision ou pour appuyer un différend industriel, de se réunir à un endroit ou près d’un endroit où une autre personne travaille ou conduit une entreprise, si elles se réunissent ainsi dans le seul but d’obtenir ou de communiquer des renseignements sans menaces et actes de violence, ou de persuader paisiblement à toute personne de travailler ou de s’abtenir de travailler.Il n’est pas permis, en prévision ou pour appuyer un différend industriel: a) d’user de violence ou d’intimider, de quelque manière que ce soit, un autre individu, ou sa femme ou ses enfants, ou de causer des dommages à sa propriété; b) de suivre avec persistance tel autre individu d’un endroit à un autre; e) de cacher des outils, des vêtements ou autres articles appartenant à ou utilisés par cet autre individu, ou de le priver de cet usage ou de l’empêcher de s’en servir; d) de guetter ou entourer la maison ou tout autre local où cet autre individu habite, travaille, conduit une entreprise, ou dans lequel on dans le voisinage duquel il se trouve être; e) de suivre cet autre individu d’une manière contraire au bon ordre, dans toute rue ou route.” * * * LES INFIRMIERES SCOLAIRES EN SASKATCHEWAN D’après un renseignement officiel donné à la législature de la Saskatchewan le 4 décembre, quatorze infirmières ont été employées dans le personnel de l’hygiène scolaire en 1923.Les fonctions d^ ces infirmières consistent à: a) encourager l’enseignement de l’hygiène dans les écoles et cultiver chez les enfants de bonnes habitudes hygiéniques; b) influencer l'opinion publique en faveur d’un voisinage hygiénique autour des écoles; e) indiquer aux parents les signes de défauts physiques remédiables chez les enfants d’école.Elles ne diagnostisent pas les cas, mais font observer les symptômes et demandent aux parents de conduire les enfants chez les médecins pour que ceux-ci fassent un diagnostic.Le personnel des infirmières a visité, en 1923, 1,535 écoles et examiné 45,737 élèves.Dans 31,864 cas elles ont constaté des signes de défauts physiques remédiables, et dans 11,2S3 de ces cas un traitement a été donné.Les infirmières ont aussi fait 1,296 visites au domicile des enfants.FIXATION DES SALAIRES AGRICOLES EN ANGLETERRE La loi de la Grande-Bretagne sur les salaires agricoles est entrée en vigueur dans le cours du mois d’août.La loi établit un comité des salaires agricoles pour chaque eomté de l’Angleterre et du pays de Galles, et du Conseil centrale des salaires agricoles.Chaque comité se compose, en nombre égal, de représentants des.employeurs et des employés, de deux membres impartiaux désignés- par le ministre de l’Agriculture, et d’uu président.Le conseil des salaires se compose également de représentants des employeurs et des employés en nombre égal et de membres désignés par le ministre, dont le nombre ne peut dépasser le quart du nombre total des membres du conseil Les comités sont autorisés à fixer des taux de salaire minima, sous réserve de l’approbation du conseil.Une fois approuvée, l’observance des taux de salaire ainsi prescrits peut être imposée par un tribunal.# * • LA POLICE DE MOOSE JAW La commission de police de Moose Jaw, Saskatchewan, a réduit le temps de travail des policiers de la ville de dix heures à huit heures, et a ajouté au personnel un nombre suffisant de nouveaux employés.* * * LE SALAIRE MINIMUM DES FEMMES EN COLOMBIE BRITANNIQUE D’après les rapports présentés à la commission du salaire minimum de la Colombie Britannique, 10,863 femmes et jeunes filles ont été employées dans la province l’année dernière.La loi, cependant, ne s’applique pas aux domestiques, aux travailleuses agricoles et aux cueilleuses de fruits, et ces classes, par conséquent, ne sont pas comprises dans le total ci-dessus.Les jeunes filles employées dans les banques en sont aussi exclues, parce que la loi fédérale sur les banques a préséance sur le statut provincial et les banques ne sont pas requises par la commission de lui envoyer des rapports.» » » L’ALLOCATIONS AUX MERES EN COLOMBIE BRITANNIQUE Le nombre des mères bénéficiant de la loi de la Colombie Britannique concernant les pensions aux mères, de la date du dernier rapport à novembre 1923, a été 849, dont 547 veuves.Le nombre des enfants pour lesquels les pensions ont été aceordées a été 2,269.De nouvelles demandes ont été reçues de 34 mères, dont la moitié étaient veuves ayant en tout 67 enfants.Seize demandes ont été rejetées, y compris celles de dix veuves, le nombre des enfants représentés étaut 31.LA REVUE MONDIALE Correspondance inédite, par Tourgue-ney.L’Influence française en Egypte, par Jehan D’Ivray.Economie et Réforme Administrative, par Victor Augagneur, ancien Ministre.Le Calice (roman II), par Marcel Lorin.Les Villes Ephémères, par G.N.Tricoche.José Maria de Hérédia (Poème), par F.Burr-Reynaud.De l’Utilité Sociale des Sciences ecultes, par Dr.Foveau de Courmelles.L’Humour des Frères Fischer, par Léon Lemonnier.La Vie Littéraire, par Nicolas Ségur.Le Théâtre, par William Spetk.Le Mois Artistique, par Waldemar George- Livres à Lire, par Dr.J.F.; J.d’A.’ Mare Lorrain.La.Vie Financière, par Léon Vigneault.Sciences et Inventions, par le Dr.L.Caze.¦ res et Arts, par les Collaborateurs de la Revue Mondiale.Caricatures de la quinzaine (9 gravures).Abonnements, Etranger, 1 ,an 60 francs 45, rue Jacob, Paris, Directeur: Louis Jean Finot.DESTRUCTION DES INSECTES PAR LEURS PARASITES Depuis quelques années on a cherché des méthodes de" destruction des vers blancs ou larves de hannetons au moyen de la propagation dans le sol de leurs parasites.Mais la difficulté consiste précisément à découvrir ceux-ci et e’est dans ce sens que des travaux dus à M.Léopold Le Moult, ingénieur des ponts et chaussées, viennent d’être couronnés de succès.Il a réussi en effet, dans l’Orne, à isoler le champignon parasite du hanneton.C’est l’“Isaria densa” que l’on réussit d’ailleurs à cultiver en laboratoire.Ces cultures se présentent sous forme de petits dés d’un centimètre cube environ; jetés par poignées sur la terre avant les labours, enterrés par le travail de la charrue et de la herse, ils ne tardent pas à manifester leur action par une contamination plus ou moins rapide et prolongée des larves et, par suite, par la destruction des insectes nuisibles.VILLE ERE DE SALAIRES ELEVES .A SALVADOR Il est rapporté qu’une ère de salaires élevés existe à Salvador, par suite du manque de mains pour la récolte du café et pour le travail de ferme, cai beaucoup de travailleurs ont abandon né ee genre de travail dans le but de s’engager pour la récolte du coton.Les hauts salaires ont eu pour effet salutaire de relever le tra" î de vie des indigènes.L’OISEAU BLEU Le numéro de janvier de l’Oiseau Bleu vient de paraître.Il annonce à ses lecteurs une heureuse nouvelle: le prix de son abonnement annuel est réduit de 75 sous à 50 sous par année.On lira dans le numé o dp janvier les raisons de cette diminution de prix et l’espoir qu’entretient l’administration de cette revue de la jeunesse.Ce numéro contient, en outre de ses nombreuses et intéressantes illustrations en couleurs, un bon nombre d’articles toujours très intéressants: Le miracle acadien., par Elie de Salvail, nous fait parcourir l’histoire de la survivance miraculeuse du peuple acadien.Ce sujet est illustré par une gravure frontispice très bien réussie de M.J.Mclsaac.La suite du conte merveilleux intitulé Le Filleul du Roi Grolo, par Mlle.M.C.Daveluy, se déroule avec un intérêt toujours croissant.Nos lecteurs goûtent de plus en plus les récits de eet auteur dont le premier roman intitulé Les Aventures de Pcrrme et Chariot, publié d’abord dans L’Oiseau Bleu, valut à l’auteur d’être au nombre des lauréats du Prix David.La chronique des anniversaires d’événements importants recueillis à travers l’histoire ainsi que les nouvelles du Coin du curieux apportent au numéro de janvier une variété de composition qui sera appréciée des lecteurs.Un grand conte en douze tableaux illustrée en deux couleurs et couvrant deux pages raconte Le grand dérangement de 1755 en Acadie, avec une vérité de description et un saisissant intérêt.Le récit est de M.Aégidius Fau-teux et les illustrations de M.O.A.Léger.La Causerie de Cousine Fauvette qui fait ses souhaits à ses lecteurs, sa Corres-respondance variée, la Graphologie de Soeur Jeanne sont des chroniques toujours lues avec plaisir.Elles sont suivies d’un article de Durivage sur les Forêts et l’industrie forestière du Canada.Un concours intéressant pour janvier mettra en jeu trois prix en argent, comme de coutume.On fait aussi connaître le résultat des concours de novembre et de décembre.Le numéro est agréablement complété par une série d’aneedotes, de bons mots et de devinettes.Bref, voilà un numéro digne de commencer l’année 1925, et qui recrutera à cette intéressante revue un grand nombre de nouveaux abonnés.Nouveau prix de l’abonnement au Canada et aux Etats-Unis: 50 sous par année.Adressez à l’Oiseau Bleu, 296, rue St.Laurent, Montréal.Numéro spécimen, 5 sous.DEMANDEZ AS LA BIERE POPULAIRE TH r A M MOLSON \ Brassée à Montréal depuis Brewed in Montreal sine* 138 ANS 138 YEARS LABOR DIRECTORY MONTREAL TRADES AND LABOR COUNCIL — Meets every 1st and 3rd Thursday of each month at Building Trades Hall, 417 Ontario Street East.Pre sident, J.T.Foster, 747 Stuart Avenue; Corr.-Secretary, Gus.Franca, 11 St.Paul St.West.ALLIED PRINTING TRADES COUNCIL —To promote the Intercuts of the Allied Union Label (which can be had in either the Freuch or Engl'sh language).— The following organizations comprise Council: —Typographical Union, No.176; Jacques-Cartier Typographical Union, No.115: Printing Pressmen and Assistants’ Union, No.52; Bookbinders’ Union, No.91; Photo Engravers’ Union, No.9; Stereotypers and Electrotypers’ Union, No.91: Mailers’ Union, No.39.President, Thomas Black, Vice-President, L.Desjarlais; Recorder, J.J.A.Ricard, A.Lemarier, G.Vallières; Auditors: R.Pageau, A.Larcher, G.Bru-nelle.* TYPOGRAPHICAL UNION No.176.— Meets every first Saturday at No.248 St.Janies Street.Thomas Black, rest dent, 858 Wiseman Ave, Outremont; James Philip, Secretry-Treasurer, 248 St.James Street.Buiness hours: 9 a.m.to 5.30 p.m.; Saturday: 9 a.m.to 1 p.m.UNION TYPOGRAPHIQUE JACQUES-CARTIER, No.145.— Assemblée le 1er samedi du mois, salle de l’Union du Commerce, 149 rue Berri.Président, Joseph Gauthier, 723 rue Lafoutaiue; Sec.-Arch., J os.St-Hilaire, 500 Dorchester Eet; Sec.-Fin.et Trésorier, Louis Gadoury, 201 rue Drolet.UNION DES RELIEURS, Local 91.—As-semblées tous les 1er et 3e mercredis de chaque mois, à.la salle de l’Union, 3 rue Craig Est, à 8 h.p.m.Président, C.H.Fraser.283B rue Saiut-Georges.Secrétaire-Lïnaucier et agent d’affaires, Jos.Pelletier, 3 Craig Est, chambres 22-23.Téléphone: Est 8997.BRICKLAYERS, MASONS AND TILE LAYERS’ INTERNATIONAL ORGANIZATION, LOCAL 4 of MONTREAL —Meeting every 2nd and 4th Tuesday, 417 Ontario Street East.President» J.H.Dun-more; Secretary-correspondent, George H.Chapman ; Financial-Secretary, H.Olive; Business Agent, H.Olive, 417 Ontario St.East.Office hours: 9 to 11 a.m.and 4 to 6 p.m.Phone: East 887.BOOT AND SHOE WORKERS, No.266 —Meets every Wednesday at ft p.m., 243 Maisonneuve St., President, Emery Dau-phinais, 30C6 Adam St.; Rec.-Secretary, N.Poirier, 245 des Erables; Fin.-Secretary, and business agent.Cbas.McKercher, 243 Maisonneuve St., Gareau Hall.BOOT AND SHC*1 WORKERS.No.241 Meets every Friday, at 8.00 p.m., a 243 Maisonneuve St., President, Geo.SU-ben, 278a Delorimier; Recording-Secretary.Jos.Racette, 343a Plessis St.; Financial Secretary and Business Agent, Chas.A.McKercher, 243 Maisonneuve.Gareau Hall BOOT AND SHOE WORKERS' UNION.LOCAL 257 DE ST-IIYACTNTIIE.— Assemblée tous les vendredis & 8 heures du soir, au No 71 rue Motidor.Président.Ernest Gendron, Secrétaire-financier, Arthur Brodeur, Village St-Joseph, St-Hya-cinthe; trésorier, C.E.Lemieux.19 rus St-Simon.UNION INTER.DES TRAVAILLEURS EN FOURRURE, No 06 — Assemblée tous les 1er et 3e mercredis, à 8 heures du soir, à la salle de rUnion du Commerce, 149 rue Berri.Prés., Arthur Paquette, 162 Chambord; Sec.-arch., A.Beaupré, 680a, De Gaspé; Très., G.R.Bourgeau, 135 Amherst; Agent d’affaires, A.Roy, 182 Sainte-Catherine Est.MUSICIANS’ PROTECTIVE ASSOCIATION OF MONTREAL.Local No.406.A.F.of M.—Assemblée le 1er dimanche du Trimestre et le premier vendredi des deux mois suivant, à 10 heures du matin, a la salle des Musiciens, 266 Salnt-Denia.Président, J.C.Mollnari; Sec.-archlvlste, J.I.Paquet; Sec.-Trés., A.Delcourt, 266 rue Saint-Denis.Tél.: Est 7014.Heures de bureau: 10 heures û 12.30 heures.CLUB OUVRIER SAINTE-MARIE DU PARTI OUVRIER.—Assemblée tous les 1er et 3e lundis du mois, à la salle des Cordonniers, 1215 rue Ste-Catherine Est.Président, Alfred Mathieu, 406 Forsyth; 1er viCe-présldeut, AldérJf» T *>ierre, 260 ruo Hogau ; 2e vice-présld
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