Le monde ouvrier = The labor world, 1 juin 1932, samedi 25 juin 1932
18e Année — No 26 SAMEDI, 25 JUIN 1932 — MONTREAL — SATURDAY.JUNE 25.1932 mt faiw Drink Black Horse 100 Years of Brewing experience behind it Standard of Strength and Quality Rédaction et administration: 9 et 11, rue Saint-Paul Ouest IN ST in'IRM ET AMELIORER Tél.: LAncaster 5361 — Le numéro: CINQ CENTS PARTOUT Les victimes du travail Une effroyable catastrophe industrielle a ravi soudainement la vie à vingt-trois ouvriers de la Canadian Vickers occupés à des réparations au bateau-citerne “Cymbeline” et en a blessé plusieurs autres gravement; de plus, elle a tait quatre autres victimes, dont le vaillant chef de la brigade du feu Gauthier et trois pompiers.Ce ne fut qu’après des efforts surhumains que l’on parvint à retrouver tous les cadavres des victimes qui sont toutes rendues maintenant au champ du repos pour dormir leur dernier sommeil, emportant avec elles la profonde sympathie et le souvenir ému de toute la population de Montréal.La Ville de Montréal a fait des funérailles civiques au chef Gauthier et à ses trois hommes, funérailles grandioses s’il en fut qui prouvèrent une fois de plus toute l’estime que le peuple en général garde pour les membres de la brigade du Tcu, car on estime à plus de 200,000 personnes lavfoule énorme qui se massait le long du parcours funèbre.Il est bien qu’il en fut ainsi; cet hommage spontané vers les victimes du devoir prouve que les beaux sentiments sont encore vivaces dans le coeur de notre population; puisse-t-il être un réconfort à leurs familles éplorées.Sans vouloir jeter une note discordante dans ce tribut d’hommage auquel nous nous joignons bien sincèrement, ni même dans tout ce qui a été fait pour honorer la mémoire des quatre membres de la brigade des incendies qui ont perdu la ic dans ce désastre, nous ne pouvons nous empêcher de regretter que les autorités n’aient pu étendre ces funérailles civiques :t toutes les victimes de cette catastrophe, les martyrs du travail étant à notre point de vue tout aussi méritoire que ceux du devoir, car, en fin de compte, un pompier sait qu’il est exposé au danger chaque fois qu’il est appelé en service en dehors de son poste, le danger fait partie intégrale de sa profession, il a accepté ce danger volontairement et il s'est habitué à y faire face bravement; mais, pour les ouvriers, c’est autre chose, ils accomplissent leur travail quotidien avec la garantie que toutes les mesures ont été prises pour les protéger, ils ne reçoivent qu’un salaire bien modique et ont à faire face au “struggle for life”, jamais certains df ce que demain leur apportera; leur sort est d’autant plus pénible et leur mort tragique d'autant plus douloureuse pour leur famille.Les familles des pompiers vont sans aucun doute recevoir une pension qui leur permettra de vivre modestement, à l’abri du besoin, mais que deviendront les familles des ouvriers qui sont privées de leur gagne-pain?Seront-elles indemnisées suf-iisannnent, la compensation qu’elles toucheront de la Commission des accidents du travail leur permettra-t-elle de vivre, surtout si l’on réalise que plusieurs des victimes n’étaient à l’emploi de la Compagnie Vickers que depuis quelques jours, leur indemnité sera-t-elle adéquate à leurs besoins, alors que va-t-on faire pour ces malheureuses familles?C’est ce qu’il est permis de se demander.L’enquête qui se poursuit actuellement pourra-t-elle trouver la véritable cause de ce désastre?Y a-t-il eu négligence quelque part, toutes les précautions nécessaires ont-elles été prises pour protéger la vie des ouvriers engagés à ces travaux toujours dangereux en eux-mêmes?Autant d’énigmes que de questions.Le Monde Ouvrier désire exprimer aux familles éplorées de ces martyrs du travail ses meilleurs sentiments de regrets et ses sympathies les plus profondes; il exprime l’espoir que la compagnie qui employait leur chef de famille ne les abandonnera pas dans leur heure de détresse, et qu’elle verra à ce qu'elles obtiennent la compensation à laquelle elles ont droit et même davantage, si cela est nécessaire.LE M0NDE OUVRIER.Nos héros démodés *?• « m 4 : l i u- .- .-.On fait des préparatifs pour la fête : de la Saint-Jean.Nous aurons la pa-I rade historique de rigueur.Les chars | allégoriques réglés, ordonnés, dessinés par la Société Saint-Jean-Baptiste illus-| treront nos gloires en culottes de ve-j lours, en chapeau il panache, en jabot de dentelle, pour le plaisir de nos yeux et la joie de nos coeurs.Nous ferons revivre ces chers rois qui ont tant fait pour le Canada.Nous pourrions trouver quelque jolie et avenante canadienne qui incarnera avec bonheur la Pompadour, laquelle se fichait de la Nouvelle-France comme de son premier bonnet, qu’elle jeta par-dessus le mou- ! clôtures, aux balcons, toutes ces têtes lin.le moulin de Marie-Anne.Comme | blondes, frisées en permanence, qui on-nous habitons un pays démocratique qui : dulent au souffle de la brise, sont d’un depuis longtemps s’est débarrassé de la effet magique.Mais, dans ces temps , féodalité, je ne vois pas pourquoi on de détresse, on n'a guère le coeur à rire, ; s’obstine à faire revivre une époque abo- ' à batifoler, à croquer des pistaches, à lie qui ne nous dit plus rien.Si c'est mâcher de la gomme, à boire de la j pour faire aérer les vieux costumes des1 petite bière.Se gaver de douceurs, I costumiers, pour empêcher les faux nez quand on sait que des milliers de per-et les barbes postiches de se faire man- sonnes se serrent le ventre; rire à gorge ger par les mites, et faire claquer les ; déployée des farces des mimes en habits vieux drapaux jaunis à tirer quelques : de velours marron, répondre aux clins-furtifs éclairs des colliers d'or et des1 d'oeil provocants de Madeleine de Vcr- : qu'à toutes ces choses rutilantes, ils pré- I grands lacs, mais ils se sont pris corps fèreraient sinon un ver de terre, au à corps avec l'élément destructeur pour moins un billet d'un dollar, qui leur per- lui arracher des malheureux en danger mettrait de se mettre quelque chose i de mort.Ils étaient tout uniment vêtus sous la dent.Je ne sui pas contre les I d'une casaque en caoutchouc.Ils sont processions qui égaient momentané- morts sans ostentation, trouvant tout ment notre ville et balisent nos routes I naturel de se sacrifier pour leurs scinde sapinage odorant.La joie populaire blables.Ils s’en iront au cimetière est belle à voir.Je préfère aux feux i dans le grand char allégorique noir sur-d’artil'ice les mieux nourris, tous ces monté d'une croix pour leur dernière yeux qui brillent de plaisir, l'éclat de parade.Cette hache qui leur livr ces myriades de toilettes claires, do ces chapeaux pimpants qui fleurissent les jardins publics.Toutes ces grappes humaines qui s'accrochent aux arbres, aux bijoux de strass incrustés dans la crasse, à la bonne heure! Ce n’est vraiment pas la peine de dépenser tant d'argent pour cette grotesque exhibition de vieilles frusques au soleil brillant de juin qui en accuse davantage la décoloration et chères, de Marguerite Bourgeoys, de madame de la Pelleterie, flirter avec Dollard des Ormeaux, ou le marquis de Longueuil, batifoler, lancer des cris à la façon des sauvages, quand on sait que derrière les persiennes closes, des jeunes la vétusté.C'est vrai que nos Canadiens filles qui n'ont plus de robes à étrenner, sont beau, qu’ils ont l'air noble revêtus des enfants qui n’ont pu sortir pour voir de ces oripeaux historiques!.Quel ,1a fête, parce qu’ils n’ont pas de souliers, orgueil, quelle joie pour les femmes et les enfants de voir la monture caracoler j fièrement, alors que les cavaliers se ; cramponnent prudemment à sa crinière, i quand les rataplans de la grosse caisse annoncent que l’on va jouer “A la claire fontaine”, "En roulant ma boule".Mais pour ces succès de vanité, allons-nous clans ces temps de crise rééditer ces I spectacles coûteux, qui n’apportent pas du pain sur la planche aux crève-la-faim et aux nombreux chômeurs?Je crois, comme le coq du bon LaFontaine, de jeunes gens qui n’ont pas une poignée de gros sous à dépenser en folies comme les autres, il ne faut pas avoir le coeur bien placé.Pourquoi sortir de leur tombeau ccs héros démodés, bons pour l’imagerie populaire, quand nous avons des grands hommes authentiques, dont la valeur n’est pas dans le panache ou la cornette.mais dans leur noble dévouement à la cause de l’humanité.Ils n’ont pas écrabouillé d’Iroquois pour leur voler leurs terres, leurs forêts et leurs re lias- sage dans les maisons brnséantes est d’un plus grand effet dans la main de ccs vaillants combattants que le fusil et le sabre.Tout l’argent du feu de la Saint-Jean, des pièces pyrotechniques qui vont un instant rougir la nue dans un autre reflet d’incendie devrait être consacré aux familles qui pleurent leur chef disparu.Nous n'avons pas le goût de nous ébaubir, au lendemain d'une pareille catastrophe et c’est ma foi assez inconvenant quand on a le deuil dans l’âme, ces réjouissances publiques, de nous distraire du souvenir de ces vrais grands hommes, en acclamant des fantoches, des pitres de foire qu’on impose à notre admiration, â notre vénération au nom d’une fausse conception de la gloire, qui ne veut plus qu’on tire orgueil de verser le sang de ses frères.Aujourd'hui, l’action d’éclat, qu’il faut récompenser par l'hommage de notre reconnaissance, c’est celle qui sauve de l'homme ce qu’il a de plus précieux: ln vie.Les roses pourpres de la couronne d'immortalité ne sont lias des coeurs transpercés, ni les lis à peine entrouverts des âmes de bébés.Sans doute, il faut sauver l’âme de son frère, mais son corps, la cire du flambeau, d'abord! Le chef Gauthier et ses compagnons devront voir leur nom inscrit en lettres d'or dans le Livre de nos fastes historiques parce qu’ils se sont mesurés avec la Mort, qu'ils l'ont regardée en face et même bravée pour lui arracher ses victimes: "Cet homme fait honneur aux autres hommes", dit le poète.JULIEN SAINT-MICHEL.L’élection de Maisonneuve Lundi prochain, les électeurs de la division Maisonneuve seront appelés à se choisir un nouveau représentant à la Chambre des Communes, la mort leur ayant enlevé leur député il y a déjà quelque temps.Ce n’est pas le nombre des candidats qui manque; en effet, il y a un conservateur gouvernementiste, un libéral, un soi-disant libéral, un travailliste et un travailliste-socialiste-communiste: il y en a donc pour tous les goûts.La lutte se poursuit activement, les assemblées se suivent, mais ça n’a pas l’air de remuer énormément l'électorat.Pourtant Maisonneuve est une circonscription complexe, ouvrière et agricole tout ensemble, elle a dans le passé élu des personnalités marquantes, des libéraux, des conservateurs, des travaillistes; ce fut cette division qui envoya siéger a Ottawa notre regretté camarade Alphonse Verville, et à Québec, nos amis Adélard Laurendeau et William Tremblay; cela signifie qu’on peut s’attendre à tout et que le résultat est incertain.Pour remporter ce château-fort libéral et ouvrier, les partisans du candidat conservateur ont promis mers et mondes, l’extension vers l’Est du port de Montréal, etc., etc., tout cela ne nous surprend pas.c’est la tactique habituelle du gouvernement actuel: beaucoup, beaucoup de promesses, c’est vieux jeu, cela prend encore quelquefois.Le candidat libéral et ses amis prétendent et avec beaucoup de raison que le pays était plus prospère sous le régime libéral, que Québec est sacrifié, etc., etc., que pour toutes ces raisons il faut que Maisonneuve signifie au gouvernement Bennett que son administration est néfaste; il est fort possible que le gros de l’électorat adopte ce point de vue.Le candidat travailliste, notre ami H.Binette, membre de la Fraternité des Wagonniers de chemin de fer, soumet aux électeurs un programme de réformes immédiates, il s’engage à suivre les idées et la politique des membres-travaillistes à Ottawa; c’est, de bon augure et les électeurs de Maisonneuve seraient mieux représentés et servis par lui que par n’importe lequel des autres candidats en présence.Quoique Le Monde Ouvrier ne s’occupe pas activement de politique, c’est ce que nous leur conseillons de faire dans leur propre intérêt.L'Ontario et les provinces de l'Ouest ont élu des députés-travaillistes, Maisonneuve en a élu dans le passé, tous indistinctement ont fait bonne figure, pourquoi n’en serait-il pas de même avec notre ami Binette?Un conservateur ou un libéral de plus à Ottawa ne changera pas la situation d'un iota, tandis qu un membre travailliste de plus renforcira notre phalange d'hommes dévoués au sort de la classe ouvrière, aussi souhaitons-nous que les ouvriers de Maisonneuve fassent leur devoir en élisant un candidat | travailliste.Ouvriers de Maisonneuve, votez pour H.Binette.LE MONDE OUVRIER.LETTRE DE CALIFORNIE Le bonus de guerre Le héros d’hier est devenu le paria d’aujourd’hui.Pour préparer “demain” Il n’est rien comme une jeunesse ardente et résolue pour donner à un mouvement social l’élan dont il a besoin, mais encore faut-il que les efforts déployés, politiques ou autres, soient marqués au coin du désintéressement personnel et de l’impartialité objective.Il est, en effet, plus facile de faire de la politique tout court, c’est-à-dire dans le sens étroit qui caractérise la plupart des partis actuels, que de faire de la bonne politique ou, si l’on préfère, d’exercer les multiples bienfaits de la prévoyance sociale dans l’intérêt de la collectivité et sans souci des arrivistes, quels qu’ils soient, arrivistes dont l'idéal ne dépasse guère, d’ordinaire, les abords de leur portefeuille et l'horizon, borné, par principe, d’une ambition personnelle étayée à peu près exclusivement sur l’égoïsme individuel et le désir de dominer d’aussi haut que possible la masse endormie des contemporains.Ceux qui, de par les hasards de la vie, ont acquis plus de culture intellectuelle et de fortune que leurs semblables et qui aspirent au périlleux honneur de conduire leurs concitoyens vers un mieux-être matériel et moral, doivent tout d’abord avoir ce qu'on est convenu d’appeler “les mains propres”, c’est-à-dire une existence privée aussi humainement irréprochable que possible.Or, on peut se demander, non sans inquiétude, si tous nos maîtres ès politique, présents et à venir, remplissent cette condition indispensable.La facilité d’élocution n’est pas et ne saurait être, où que ce soit, une garantie de probité.Cela n’empêche pas les foules démocratiques d'acclamer avec autant de frénésie que d’irréflexion les hauts-parleurs électoraux qui promettent beaucoup, sans même se demander si ces prometteurs, généreux des deniers publics, sont ou dont i l'an de grâce 1917 1918.Faisons un examen restrospectif rapide des événements qui se sont passés dans notre grande république, depuis les jours sanglants de la Grande Guerre.En 1914, avec l'espoir de mettre fin au carnage de feu et de sang des Bo clics, nous prêtions sans compter ni hésiter millions sur millions de dollars aux pays alliés.En 1919, le peuple américain indigné des atrocités commises par la horde teutonne dans l'héroïque petite Belgique: le coeur soulevé d'un douloureux émoi devant les actes de haute piraterie des sous-marins allemands sur l'Atlantique, coulant les navires marchands et paquepots sans égard sous quel drapeau ils flottaient.Le peuple américain dis-je, se décida à terminer ce que l'or n'avait pu faire, et entrait dans le conflit avec la ferme résolution de se battre jusqu'au dernier homme pour le triomphe de la Democratic Mondiale.En quelques mois un million d'hommes, la fleur de la nation, volaient au secours de leurs cousins d’outre mer, tandis qu’un autre million entrait en entrainement et se tenait prêt en cas d'urgence.Nul besoin ici de conter les hauts-faits guerriers de nos pères, maris, frères ou fiancés, ils furent des héros.Ces hommes, ces héros étaient absents durant les jours de moisson de hauts salaires et de profits fabuleux de guerre.Us recevaient l’énorme somme d un dollar par jour avec en plus la possibilité d'être tué, blessé, gazé ou rendu infirme pour la vie, ceci se passait en reprit son cours de vie normal; c’est-à-dire préoccupé seulement à faire des millions et les dépenser à flots, croyant que cela durerait toujours: Nous sommes une nation procîuc Non n'est ce pas?.Nos ex-soldats admettent en toute franchise qu'ils préféreraient du travail afin de résoudre leurs problèmes financiers, et attendre que leur prime de guerre (bonus) mature, sachant que cela leur servirait de poire pour la soif ou de viatique dans leurs vieux jours.Notre gouvernement trouve avec une facilité incroyable des centaines de millions pour les institutions bancaires, les chemins de 1er et autres LA FRANCE ET LES ALLOCATIONS FAMILIALES I trice.Nous produisons sur nos fermes ! entreprises financières dans le besoin.et dans nos manufactures des millions de dollars de produits.Bientôt nos minoteries regorgèrent de grain et nos entrepôts de marchandises que nous ne pouvions pas écouler sur le marché européen faute d’ar- Les administrateurs de nos deniers prêtent les yeux fermés à ces messieurs de la haute finance; mais crient Impossible lorsqu'il s'agit d'aider nos vétérans.Us oublient bien vite il me semble, gent.que lorsque notre pays, notre gouver La grande guerre a saigné les na-1 netnent, avait besoin deux, faisait un tions européennes à blanc, elles sont i appel à leur patriotisme, ils n’ont pas dans l’impossibilité de payer leurs répondu Impossible seront en mesure, en temps et lieu, d faire honneur à des obligations l’ampleur exclut plus ou moins la sincérité et que produit l’enthousiasme comme l’humidité fait naître et croître les champignons.Pour avoir le courage de forcer les portes de l’avenir et édifier Demain sur les ruines d’Hicr, il faut savoir, à l'occasion, balayer “ce tas de cendres éteint qu'on nomme le passé”.En d’autres termes, il est Permis de supposer, sinon de croire, qu’un politicien vraiment digne de ce nom ne devrait pas craindre, au moment psychologique, de préconiser le renoncement pur et simple à des traditions, si vieilles et si chères soien!-('Uns, quand ces traditions, précisément parce que leur origine remonte très loin dans le passé, ne conviennent plus à nos besoins nor-’"aux d’aujourd’hui et, qui plus est, entravent notre marche en avant v,T-; ce que nous avons tout lieu de considérer comme un mieux-être social nécessaire.Nous éprouvons de plus en plus, semble-t-il, le besoin (le réalisations tangibles, immédiates et substantielles.Le politicien de demain qui ignorera ce besoin se heurtera tôt ou tard à l’hostilité d’un électorat plus conscient parce que plus éclairé et d’autant plus déterminé a faire peau neuve qu’il aura plus souffert de sa docilité d’autrefois, de son obéissance aveugle à des chefs imprévoyants, de sa basse soumission a des principes qui n’ont plus leur raison d’être.La crise actuelle est le fait de complicités internationales qui n’ont P-m u prévoir qu’un jour on s’apercevrait de leur maldistribution de la Pioduction d’une rétribution de la main-d’ocuvre basée sur une préséance beaucoup trop marquée de l’habileté sur les besoins normaux des travailleurs.La misère surgissant au sein de l’abondance, l’opulence 01 !a pauvreté, tout cela se manifestant ensemble, il en est résulté, dans 11110 certaine mesure, un réveil de l’opinion publique, réveil plein d’acri-bmnio et de rancoeurs.Les gouvernements sont aux abois devant un pareil I Lit de choses.Composés, pour la plupart, d’hommes d’hier que demain ( ff raie, ils s’évertuent à chercher — et ils trouvent — des demi-mesures II des palliatifs destinés à faire prendre patience à ceux qui souffrent, ( •m., i espoir, peut-être sincère mais à coup sûr naïf, que la prospérité 1,1 1929 va bientôt nous revenir plus aimable et durable que jamais.Jusqu’à présent, les résultats ne se sont guère montrés meilleurs que 1 remèdes.Le corps social est toujours atteint d’anémie, et ce mal Promet de devenir chronique avant peu si ceux qui se sont arrogé le P* ‘dieux honneur de nous gouverner faillissent à leur tâche.Lorsqu’cnfin l’Armistice vint mettre fin à ces quatre années d’horreur; ceux que nous aimons nous revenaient couverts de gloire, ils étaient nos héros.Notre gouvernement dans un geste de gratitude chevaleresque consenti ft payer une prime i Bonus) de guerre ft ceux qui venaient d’anéantir l’autocratie allemande.Mais hélas, amis lecteurs, les années se suivent mais ne se ressemblent pas.Petit à petit les héros d’hier tombèrent dans l’oubli.Le peuple américain dettes de guerre, encore moins d’acheter nos produits.Pendant que notre grain pourrit dans les minoteries le peuple européen crève de faim faute de pain, lorsque nos entrepôts regorgent de marchandises ce même peuple souffre et manque du strict nécessaire.La situation financière de l’Europe a paralysé le commerce américain.Ne pouvant écouler leurs produits, les manufacturiers et industriels furent forcés de réduire la production et leur personnel; le chômage s’en suivit et bientôt le malaise, pour en finir ft la misère.Que faisait, amis lecteurs, ce même gouvernement au g°ste chevaleresque de 1918.Pour votre édification, je vais vous le dire: Ce même gouvernement au lieu d’alléger la souffrance et la misère et réduire le chômage en créant du travail.Il y a des centaines de travaux fédéraux urgents qui pourraient être faits, tels qu’écluses, canaux, voiries, L’attitude de certains politiciens et hauts fonctionnaires envers nos vétérans est stupéfiante, je trouverais leurs gestes de poseurs cocasses si cela ne frisait pas de si près l’ingratitude cynique.Un sénateur d’un Etat de l'Ouest a poussé l'insulte un peu trop loin, il me semble, lorsqu’il s'écriait d'une voix indignée: "Pas un sou ft ces parias tant qu’ils encombreront Washington”.J'aimerais ft savoir depuis quand Washington, la capitale de la nation, est devenue la propriété de Messieurs les sénateurs.Tout récemment un essaim de cor-ridoristes s'installèrent ft Washington afin de protéger leurs intérêts personnels lors du passage du Bill Tarifaire.Comment furent traités ces coureurs d’anti chambre; ils ne couchaient pas à la belle étoile sur des grabats de paille.O non.mille fois non.Ils furent reçus le sourire aux lèvres et avec de chaleureuses poignées de mains.Personne n’eut l'audace de leur dire de La France a adopté une loi sur les allocations familiales.Cette loi, qui est insérée dans le code du travail, dont elle forme le nouveau chapitre V, con traini tout employeur, de profession industrielle, commerciale, agricole et libérale, à s’affilier ft une caisse de compensation ou institution similaire agréée par le ministre du travail.A titre exceptionnel, un employeur qui aura institué pour son personnel un service d'allocations familiales agréé par le ministre du Travail sera dispensé de l'affiliation.L'application de la loi aux entreprises agricoles se ra déterminée par un règlement d’ad ministration publique, rendu après con saltation des chambres d'agricuUm"*, sur la proposition du ministre du ira vail et du ministre de l’agriculture.La loi prévoit les allocations pour tout enfant ft la charge de l’ouvrier ou employé n'ayant pas dépassé l’âge sco laite, ou jusqu’à seize ans, lorsque l'en faut poursuit des études ou est placé en apprentissage.Le nombre des al-j locations journalières ne peut être in férieur au nombre de journées de travail effectuées.Les allocations sont intégralement maintenues en cas d'incapacité temporaire ou permanente ou en cas de mort résultant d’accident.Le taux minimum de l'allocation af fércnle à chaque enfant est détermi né par arrêté du ministre du travail, dans chaque département, soit pour l'ensemble des professions, soit pour chaque catégorie professionnelle.Ce taux ne sera pas inférieur a celui pratiqué par les caisses de compensation oéjft agréées au moment de la promulgation de la loi, ma!» pourra être ultérieurement modifié, soit dans le sens de la hausse, soit dans celui de la baisse.Les allocations sont incessibles et insaisissables, sauf pour le paiement des dettes alimentaires visé par l'article 203 du Code civil.Enfin, 1a loi prévoit la création, auprès du ministre du travail, d'une commission supérieure des allocations familiales et l'établissement d’un règlement d'administration publique, déterminant les modalités d'application, notamment en ce qui concerne les conditions auxquelles les caisses et autres institutions pourront être agréées, et les justifications ft fournir pour les enfants ayant dépassé l'âge scolaire.Des décrets, pris postérieurement ft la publication de ce règlement, après con sultation des syndicats patronaux intéressés, fixeront les délais dans lesquels les dispositions de la loi entreront en vigueur dans les diverses professions ou catégories professionnelles.La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique.— PASCAL.¦X* -X* Le comble de la curiosité: S’arrêter pour se regarder marcher! édifices publics et reboisement des fo j Décamper.rets.U déniait le droit ft ccs héros Evidemment le coureur d anticham-d'hicr, les parias d'aujourd'hui de ga-1 bre, cetto sangsue humaine est plus gner le pain quotidien de leurs fem- S tbgne d intérêt aux yeux de nos repié-mes et enfants affamés.' sentants et sénatcius que le paiia en Cela vous semble t-il irraisonnable, guenilles, le héros d hier couchant sui que les ex-soldats, les vétérans deman '!l puille.ayant 1 audace de leur dedent du travail.La majorité d'entre- mander de ne pas oublier qui! a fait eux sont dans un besoin criant, et un son devoir et son possible lorsque son grand nombre sont séparés do ceux Pays était dans le besoin, qui leur sont chers, étant incapables Cela serait-il une si terrible calamité do subvenir ft leurs besoins et vivant do voir le gouvernement se dessaisii aux crochets de la charité publique.¦ de la somme de 82.400,000,000, mon-Qu'ils demandent le paiement imme- tant d argent qui est une dette légale diat de la prime de guerre (Bonus).Même si elles ne doivent être que provisoires, des mesures énergiques s'imposent pour établir un équilibre durable au sein de notre économie j ré, nationale.Il faudra, tôt ou tard, en arriver à prendre l’argent où il est pour en mettre là où il en manque parce que, là aussi, il en faut.Il faudra, de gré ou de force, restreindre le féroce égoïsme des uns pour assurer un peu plus de bien-être aux autres, abattre le Veau d'Or et enseigner l’altruisme en nos écoles où, à l’heure qu’il est, on en est encore à célébrer la charité, tuyau d’échappement d’un mécanisme social vicié parce que trop exclusivement basé sur le droit du plus fort et pas assez sur les besoins du plus faible.Si l’égalité absolue entre les individus peut être envisagée comme une chose irréalisable, stupide et ridicule, les inégalités dont nous “jouissons” aujourd’hui, pour réalisées qu’elles sont, n’en sont pas moins stupides et ridicules.Il y a, entre ces deux extrêmes, un moyen terme désirable, un état intermédiaire vers lequel nos efforts doivent tendre, un juste milieu que nous devrions essayer à édifier, en attendant mieux.A la concurrence désastreuse, nous devrons substituer un sentiment de coopération utilitaire; au personnalisme outrancier actuel, nous devrons opposer un peu de fraternité parmi les humains qui, il est superflu de le répéter, en ont plus besoin que jamais, ne fût-ce que pour les empêcher de s’entre-tuer parce qu'ils ne se connaissent pas.PAUL BERRE.et sacrée.Chaque dollar reçu par les vétérans serait dépensé clans le pays, afin de payer le loyer depuis longtemps arrié-afin de solder les dettes accumulées chez le boucher, l'épicier et autres à cause du chômage.Chaque dollar aidera le vétéran ft sauver son toit, son foyer, des affres de la misère.Chaque dollar aidera ft la stimulation des affaires parce que ce dollar crée le pouvoir d’achat et le pouvoir d'achat est la clef de la marche des affaires et de la prospérité.Allons, un bon mouvement, Messieurs de la Chambre des représentants et du Sénat.Montrez-vous dignes de la confiance que le peuple a en vous.Faites sans hésiter ce mouvement humanitaire.Nous attendons avec anxiété, mais confiance, votre décision.POIL AUX-PATTES.Le Sénat par un vote de G2 ù 18 a rejeté le bill favorable nu paiement de la prime de guerre.FABRIQUÉ AU CANADA DEPUIS 1898 9k FINEST CANADIAN -UC M'IUl ¦'«* RECTIF 4 FOIS Cette quadruple rectification, —la surveillance du Gouvernement et l'emploi d'un grain de qualité inégalable sont les caractéristiques distinctives qui font la supériorité incontestable du Gin Canadien Melchers Croix d'Or.10.,’I.IO OZ.16 400I* 3.75 Gin Canadien Melchers Croix d’or MELCHERS DISTILLERIES LIMITED Distilleries: Berlhierville, P.Q.Distillateurs depuis 1898 Bureau-Chef: Montréal, P.Q. Page 2 SAMEDI, 25 JUIN 1932 MONTREAL — SATURDAY, JUNE 25, 1932 Le Coin des Unions locales LA FETE DU TRAVAIL Le travail préliminaire à la célébration de la Fête du Travail va bon train, si on en juge par les activités et l’air affairé des membres du comité nommé à cet effet par le Conseil des Métiers et du Travail.Malgré la dépression, le comité espère, et il a raison de croire, (juc cette célébration fera époque dans les annales du Travail organisé de la métropole.Le programme-souvenir de la fête est en bonne voie et les annonces ainsi que les articles consacrés aux diverses activités des travailleurs organisés promettent bien pour un succès financier et artistique sans précédent.Les unions désirant avoir des renseignements sur le concours de souque à la corde, ou sur toute autre question, pourront être servies à souhait en communiquant avec le secrétaire du comité, M.J.-E.Gariépy, 4720, rue Garnier.LES LIVRES Le Radicalisme A tous ceux qui veulent connaître les multiples problèmes que comporte LE CLUB POLITIQUE I ELECTIONS ET TIRAGE I rétat actuel de la Société, à tous ceux DES OUVRIERS ORGANISES ! CHEZ LES TYPOS j dui demandent des solutions pratiques _____ j à ces problèmes, je dis immédiatement: On vient de nous communiquer le ré- L'sez *° volume que M.Albert Bayet sultat officiel de l'élection des officiers j vient de faire paraître sous le titre généraux de l’Union Typographique In- j Radicalisme, Titre qui, d'ailleurs, ternationale pour les prochains deux I ne lne satisfait pas pleinement, par le ans.Le président C.P.Howard a remporté la victoire sur M.Léon H.Rouse, ancien premier vice-président, qui se j présentait à la présidence.Le secré-; taire-trésorier Woodruff Randolph est j réélu par une bonne majorité.Le premier vice-président est C.-M.Baker, et Comme nos lecteurs le savent, un club politique vient d'être formé parmi les métiers de la construction des unions internationales de Montréal.L'inauguration de ce club eut lieu, au Temple du Travail, sous la présidence de M.Pierre Lefèvre, secrétaire du Conseil de district des charpentiers-menuisiers.Les orateurs de la soirée furent MM.Emile Mathieu, secrétaire du Conseil international des métiers de la construe fait qu'il ne fait pas prévoir toutes les beautés du livre.En réalité, l’auteur nous fait un ta bleau saisissant du capitalisme en ac ingénieurs, ouvriers, petits propriétaires, fermiers et métayers, entrepreneurs, employés, commerçants, épargnants et consommateurs qui, dépourvus de toute puissance, de tout droit économique effectif, sont réduits à l'état de vassaux et de serfs." Contre une telle puissance, le pouvoir politique ne peut actuellement rien parce qu'il n'est pas soutenu par l'opinion.Celle ci est en effet à la merci des magnats de l’industrie qui tiennent dans leurs mains la plus grosse tion depuis la guerre, nous montre sa ; partie des journaux et surtout ceux j carence et indique les remèdes à la 1 gros tirage, qui lancent le livre “orthosituation critique dans laquelle se dé-1 doxe” à grand renfort de publicité et tion; Candide Rochefort, agent d'affal- !le deuxième vice-président.Francis G.j bat actuellement l'Europe, ou plus ex- qui étouffent le livre "de gauche", qui res de l'Union internationale No 4 dra ; Barretl- C|lli a *Dattu Ge0I'Sp Bentley, qui actement le monde entier.j font fuir à l'étranger les capitaux fran- Briqueteurs.maçons et marbriers.I était l'officier en charge.Comme délé- -Quand il cherche à définir l'action \çais, avilissent le franc, affolent tous Les orateurs ont insisté sur la néces-|8U® nu Congrès des Métiers^et du Tra- j immédiate que lui suggèrent à l'heure les petits épargnants.Ce dernier nous faisait remarquer que! tant au municipal, au provincial qu’au si les unions et leurs membres se mon- fédéral et d'étudier, comme on doit le trent pleins d’enthousiasme, il n’en est ; faire, les projets de lois à soumettre pas de même quand il s'agit de retour- aux pouvoirs administratifs du pays, ner le questionnaire qu'il leur a fait comme aussi les amendements à faire à sité d'un tel organisme pour les ouvriers des métiers de la construction, car plus I ” mmpeg, mue jamais il devient nécessaire, pour jmajonte-! les ouvriers, de surveiller la législation.A une assemblée spéciale, tenue mer- i présente.l’idéal et la méthode scicn- Les grands privilégiés ont-ils au credi dernier, les membres de l’Union Typographique Jacques-Cartier No 145 vail du Canada.William B.Lowe, de a obtenu une substantielle j tifiques, le radicalisme s'aperçoit que j moins l’excuse d'apporter la prospéra tâche de demain consiste à faire un j rite?La crise actuelle au cours de la 89 économique, un 89 international, un ! quelle on détruit du blé, du coton, du 89 intellectuel.j café, alors que règne la misère, répond , Un 89 économique n'est-il pas né- ! éloquemment à cette question, ont procédé au tirage organisé pour ve- j cessaire, quand nous voyons que dans J Y a-t-il un remède à l’anarchie éco nir en aide aux sans-travail dans le be-1 ia société actuelle "il y a des hommes nomique actuelle?Il faut simplement • .-.^r' ^deric Gllbflt' détenant le j (;uj commandent sans tenir aucun man- organiser le contrôle de la Nation et parvenir.Toutefois, il reconnaît que,certaines lois existantes mais qui ne bille No 705.a gagne le premier prix; , dat d„ c/ au-dessous de ces pri- faire ce que M.Bayet appelle un 89 plusieurs unions furent empêchées de, donnent que trop peu de satisfaction M- Joseph Vem lette, porteur du billet ; v(Ugiés n fl dcs ,l0mme4 Qui obéis- économique, c’est-à-dire arrêter repondre plus tôt parce que leurs as- aux ouvriers unionistes.Finalement, le|No 186, obtient le deuxieme prix; et M.j Scnt?" semblées régulières n’ont pas été tenues j club a adopté sa déclaration de prin- j R- Perrault, porteur du billet No 208, ‘ ’ depuis la réception du questionnaire, cipes politiques, laquelle se résume aux remporte le troisième prix.Ces prix Cependant, sans vouloir exiger de sacri- huit clauses suivantes: J seront remis aux heureux gagnants sur fices de personne, il demande à tous de 1.Insertion et mise en force d'une demande au secrétaire-trésorier, 3449, vouloir bien lui faire parvenir au plus j clause des salaires raisonnables dans U'oe Bordeaux, Tél.AMherst 7034.vite ce questionnaire dûment rempli tous les contrats de travaux accordés -:o:- pour aider au travail du comité qui se par les divers services de nos gouverne , j fait un devoir d’agir pour le mieux et à ments fédéral, provincial et municipal.‘ ^ U nu td a vjit la satislaction de tous.2.Nationalisation et administration _____ D'après les informations officieuses démocratique des utilités publiques.Jeudi dernier, le conseil exécutif du reçues au comité, le succès du concours 3.Contrôle gouvernemental et déve- Conseil des Métiers et du Travail a tenu "pour M, Albert Bayet nous montre 1 point est inexistante la liberté écono-] inique, qu'il s’agisse de l'agriculteur, ' du petit entrepreneur, du petit indus i triel, du petit commerçant."Il y a, d’un côte les grands capitaines de la banque et de l'industrie, maitres souverains du crédit, de la houille, de la métallurgie, de l'électricité, de l'engrais, du textile, etc., c'est-à-dire de toute la de popularité s'annonce sous de bons loppement intensif des ressources natu-june importante assemblée et il a taillé ule économique de la Nation.Il y a, augures.La palme sera disputée avec relies.‘de la bonne besogne pour la prochaine face, l humble foule des manants, chaleur par les diverses candidates pré- 4.Abolition des corps législatifs non assemblée du Conseil, le 7 juin, à la- ___________________________________________________________________ sentées par les unions locales.| électifs.; quelle seront soumises les diverses ques- LES CORDONNIERS Les membres du local 249 de l'Union internationale des cordonniers ont tenu une importante assemblée, mardi dernier.Cette assemblée remplaçait celle de vendredi, jour de la Saint-Jean-Baptiste.Les conditions du métier et la situation des ouvriers sans travail sont toujours un sujet fertile de discussions, dans les temps durs que nous traversons et ne manquèrent pas de rendre cette assemblée instructive et animée par moments.LES SYMPATHIES DES MENUISIERS, LOCAL 1558 5.Encouragement de l’établissement I tions étudiées en comité, des coopératives ouvrières, I __________________ 6.Pension de vieillesse, assurance d'Etat en cas de maladie ou invalidité.7.Aide aux candidats approuvés par ce club dans les diverses campagnes fédérales.provinciales et municipales.8.Une représentation ouvrière dans toutes les commissions où les intérêts des ouvriers sont en jeu.AU PAYS DES BLES DURS Landriennc Comme paroisse nouvelle, Landrien ne n'offre rien d'extraordinaire: seu- pour ceux qui veulent s'établir à bon compte, sur de nouvelles terres.Les chemins sont faits ou bien ébau-! chés jusqu'à de bonnes distances à i travers les terres en brûlé et dans la | forêt.La chapelle, les écoles, le près-bytère, sont bâtis.Le village d'Amos, 1 principal centre commercial de la rë-j gion, et chef-lieu du comté, est à huit TYPOS EN CONFERENCE lenient de la bonne terre à prendre du gouvernement, ou encore à acheter j 011 ncu^ milles.Et quoiqu en disait pour presque rien, et à des conditions ! un j°urnal de Montréal, rapportant des terrains miniers que une supposée entrevue qui fut refusée Le local 1558 de la Fraternité Unie des Charpentiers-Menuisiers d'Amérique, dont les membres demeurent en grande partie dans la division Maisonneuve, vient d'adopter une résolution de sympathies à l'occasion de la mort tragique du chef Gauthier et des pompiers qui plonge un si grand nombre de familles dans un deuil cruel.Cette résolution déplore aussi la mort subite et terrifiante des nombreux ouvriers qui sont morts à leur poste, comme dns soldats de l'industrie, les outils à la main.Les membres s'associent à toute la population de la métropole pour offrir leurs plus sincères et profondes condoléances aux familles si lourdement frappées par cette catastrophe.Les deux mots les plus courts à prononcer, oui et non.sont ceux qui demandent le plus d'examen.— PYTHA-GORE.La conférence annuelle interprovin- ; des prospecteurs prétendent riches, ciale des unions typographiques d'Onta- ! mais qui, en réalité, quand bien même rio et de Québec aura lieu les 27 et 28 ils seraient riches, ne vaudront pas juin, à London.Ontario.Les rapports mieux à la longue que les six premiers des différents délégués seront discutés ! pouces de ce sol abitibien, bien cultivé, et soigneusement étudiés.j La terre, de défrichement facile, Toutes les unions locales des typogra- J tantôt grise, tantôt blanche ou encore plies de ces deux provinces y seront re- ; d'un beau brun couleur de chocolat, présentées.L’Union typographique est composée d’alluvions argileux d’une Jacques-Cartier, No 145, sera représen- grande fertilité.C'est un pays à blé, tée par son président, M.Adhémar tout comme celui de la Saskatchewan, Tremblay, et l'union locale des typogra- mais avec cette différence qu’il est lia s de langue anglaise, No 17(1.sera boisé.qu'on y récolte en abondance le i epiesentee par M.E.-J.Teague, secré- foin et le trèfle et que les pâturages taire-trésorier de la conference, : j.s Parmi les sujets qui seront mis à ! ' , ,, .J , ,, , , Dans le rang double, 10 do Landrien- 1 etude, on relève de 1 agenda, la ques- ., ° ., .b M | ne et 1 de Duvernay, a moins de 5 milles de l’église et de la gare du Chemin de fer National du Canada dont la voie traverse la paroisse, une vingtaine tion du chômage, les moyens de venir en aide aux chômeurs; l'application de lai loi concernant les apprentis; le maintien des salaires et des conditions ac- j tuolles; demande d'une législation pour; empêcher les travaux d'imprimerie de prendre le chemin de pays étrangers.Les examens pour le neuvième concours des apprentis aura lieu au cours de cette conférence et de magnifiques prix seront distribués aux apprentis qui remporteront les honneurs de ce concours.de familles pourraient se placer sur des lots que le gouvernement donne pour SG0.dont $10 comptant Dans le même rang de l’église, à environ trois milles du village, un autre groupe de familles pourrait aussi se placer sur des terres du gouvernement; et dans les autres rangs de la paroisse il reste encore do la place à son reporter, le gouvernement aide les colons sérieux d'une façon substantielle.Ainsi, aux colons qui défrichent des terres à Landriennc, le gouvernement de Québec paie une prime de $20 l'acre, pour 30 acres: ce qui fait $000 de primes par lot.C’est déjà quelque chose.Et les chemins construits, et l’école bâtie, et les grains de semence distribués gratuitement! Et pourtant ce.- terres, anciens bru lés où par-ci par là on aperçoit des ilôts de bois vert, se labourent si fa cilement qu’un colon peut mettre une large étendue de terre nouvelle en cul ture, chaque été.Le 4 juillet prochain, des groupes accompagnés par des guides qui s'y cou naissent, partiront de Montréal et de Québec pour aller visiter les terres de cette région avantageuse.Et le service de Colonisation, Chemin de fer National du Canada, Montréal, facilite le voyage de ceux qui veulent aller visiter cette région pour s’y établir, ou y établir leurs enfants en partie aux frais du gouvernement.J.-E.LAFORCE.Demandez l’étiquette de l’Union sur toutes vos marchandises Always demand the Union Label - It pays Reproduction des marques syndicales, cartes d’ateliers, boutons et insignes de travail qui désignent l’affiliation aux unions internationales affiliées à la Fédération Américaine du Travail.'.RE-u- Union Labels, Shop Cards, Working Buttons and Emblems used to designate membership in the affiliated National and International Unions with the American Federation of Labor.•T» I t'.l.t»k»l» L*W*I ——-2L-' a it'53 )/’0> æ fuiNIOIN LAHKL 1 I-V.I |-I.».n 1 Lui*a Ut«l .VNio'n " ' Cfctljs -{ v.-.| 1 /-r-v- * ~ UM »r ik, t+mw.+n »M.»»^«>wwi«:tJ ^ÛNlOW'jv'LABÈO r - ' -i tJKlOH KAJiHf ¦ )! .u 0.P.&C.F.IA 314 ' > - , ill •*- - ( Painters EC0RAT0RS Pjf*» Mjkr- UNION 1 Alli'i.pO» L \WORKERS UNION/ UNION UNION.j;VJTA.MP Factory MADE ¦ Ivth II.' r.» t»4 M UM »“•* >,V.i".-, it - i?GlbTlHV lABCGUARANlttPi IlUiV •» _ g». ‘OJUMIOKI-MADF Ct?****** i-.L-t >i inn UNION-MADE I •( I'nilfd W.ll r.p.» Cr.fi» XmornationM /UËSJA P! 1 ate legislation penalizing the employers who interfere with the legal and occupational right of their workers to join associations.In Great Britain the clerks and white collar trades are very strongly orgamzed.They exercise a great deal of influence not only in the labor er ves t'h^i hUt UP°n thC Government- They provide that leaven, that n.i fïH !lb0rtm0VCment the standinS from o social standpoint, that wnrî-nrc Cf tlCISm of tllc dement or politicians, who tell the clerical \oikeis they have nothing in common with artisans or laborers.The advantages of “Trade Unionism for Clerks” were fully set forth in a pamphlet prepared by J.Henry Lloyd and R.E.Scouller.It contains introductions by the Right Honorable J.R.Clynes, and the famous author and dramatist, George Bernard Shaw.Shaw, as some of my readers may remember, who know something ow his career, started life as a clerk.In discussing the advantages of organization for clerks, he says.First make up your mind that nowadays once an employee always an employee.Even if you are an employer in a small way (comparatively) you will most likely be overtaken by the Trust movement presently and made an employee.Second, realize that as an Individual you are utterly helpless.If you want a rise, if you want shorter hours if you want any amelioration whatsoever in the conditions of your employment, you must ask it not only for yourself but for all the other clerks as well; and you have no authority to ask in their name (most of them would be terrified at your audacity and would repudiate you in their dread of sharing your inevitable fate of being “fired”) even if you could get at any supreme individual from whom you could ask it In short, unless your demand be made officially through the secretary of a union of clerks it cannot be made at all.“Now go and join the National Union of Clerks before you have time to cool down about it.You will find its credentials in the pages which follow.I can say nothing more to you except that if I were a clerk now I should join it without a moment’s hesitation, just as I have joined my own Trade Union, the Society of Authors, Playwrights, and Composers.” I think this advice, coming from one who enjoys such distinction in the literary world as Bernard Shaw, should certainly be taken to heart by the clerks of not only our own great city, but those employed in the establishments throughout the whole Dominion.The different Trades and Labor Councils should take advantage of the present situation to carry on an active campaign to organize the white collar workers in their several jurisdictions.In the measure that they are successful in forming unions of white collar workers, will they strengthen the movement which is the only protection that the workers have, against injustice economic, social, and political.9585 Page 4 SAMEDI, 25 JUIN 1932 — MONTREAL SATURDAY, JUNE 25, 1932 The Jobless Problem in Canada An emphatic defense of the right to work and the duty of governments to provide adequate relief for the unemployed characterized a radio address on the Canadian unemployment problem by Tom Moore, president of the Trades and Labor Congress of Canada.He said that our present famine in the midst of plenty is caused by an unjust distribution of the products of industry, asserted that wage reductions have not and will not bring about the return of prosperity, and insisted that the hours of labor be reduced to provide work for those now idle and to prevent the discharge of others when laborsaving machinery is introduced.“Labor has never claimed,” President Moore said, "that it is the duty of governments to paternalistically provide every man and woman with the necessities of life, but it does contend that for every normally fit man and woman there should be opportunity for employment at wages which will enable them to maintain a proper standard of living.If private enterprise fails in this respect, then it does become the duty of governments to see that none are compelled either to starve or become paupers."The Trades and Labor Congress of Canada seeks to secure action in three ways: (1) By provision of work to eliminate unemployment, failing which: (2) Provision of the necessities of life for the destitute, and Measures to cope with future unemployment in an organized manner and prevent its recurrence in the greatest possible degree.Taxation for Relief Funds “It is recognized that to give effect to! this would necessitate raising larger ! sums by taxation.Labor is not impressed by the cry of ruin which is sometimes raised when this is men-1 tioned.as the burden of the taxpayers; of Canada, especially the wealthier classes, are as yet comparatively insignificant compared to those of Great Britain, which country is still leading' the world in the manner in which it meets its obligation to its citizens as well as to the money lenders.Wage Reductions Arc No Solution “Let me emphasize Labor’s demand is not for charity, but for the right to work, and it is this demand that must be met before real prosperity can be restored.“Reduction of wages will bring no solution as it only results in decreasing consuming power of the masses.Shorter Hows Necessary ' With the continued and rapid im-orovements in 'labor saving devices, coupled with the so-called rationalization and insistence of efficiency methods which almost always result in the discharge of additional number of workers, the numbers of hours worked per day and week must be progressively reduced.It is only in this way that opportunities for employment can be made available to all."In this governments should lead the way and by the maintenance of proper standards of wages and the reduction of hours take men from the bread lines and put them back into productive employment, Unjust Distribution Causes Famine ' In olden times want and famine occurred because of the inability of people to produce sufficient of the things they needed.Today a state of famine exists in the midst of plenty largely because our methods of properly distributing the products of labor have been deficient.Too much wealth has been transferred to new investments until in all countries there has accumulated a surplus of productive machinery.“The need of today is to spend less on machinery and more on men.Co-operation for Unemployment Relief “With its wealth of natural resources its splendid and up-to-date mechanical equipment, coupled with the virility and intelligence of its man power, Canada is in a much more favored position than most other countries to cope with the problem of unemployment.” ::- —.j The Worker’s World ; y » ?» ?• ?-?• • jj —Seven thousand World War voter ans paraded on Pennsylvania Avenue in Washington on June 7 in support of their demand for immediate payment of the bonus.—Three thousand men attempting an unemployment demonstration on June 6 before an automobile body plant at Detroit were driven back by police armed with tear gas bombs and riot clubs.—Poverty unparalleled in the history of modern Japan is described in the reports of four officials of the Japanese Department of Agriculture, who have been investigating conditions in four of the richest farming districts of the nation.—Workers employed by any agency, board or commission in behalf of the State or in furnishing to the State materials manufactured in New Jersey are limited to an eight hour day under a bill signed recently by Governor Moore.—The economic depression was a contributing factor in a rise in the suicide rate during 1931 to the highest figure recorded since 1915 and very nearly approaching the highest ever known, according to a statistical study published in an insurance periodical by Dr.Frederick L.Hoffman, consult ing statistician.—Following a declaration by John D.Rockefeller, Jr„ in favor of repeal of the 18th Amendment, John R.Mott president of the International Missionary Council and of the World's Alliance of the Y.M.C.A, announced he favored resubmission of the prohi bition question to the people of the United States.CANADIAN WEALTHY DO WELL DESPITE ECONOMIC SLUMP The employing and managing classes in Canada have been doing very well, despite the depression.They have man aged to secure shelter for themselves while leaving the workers and farmers to bear the full brunt of the eco nomic blizzard.The other day the Canadian Newspapers Association sponsored in all daily papers a page advertisement, stating that Canadian corporations paid dividends on 1931 operations greater than for any year except 1929 and only slightly less than for that year.And now comes the Dominion Minister of Finance, L.N.Rhodes, | with a statement to the annual con vention of the Canadian Manufacturers' Association that: “Whether applied to the individual, a company or a nation, no barometer records financial conditions with great er accuracy than that of income.The payments into the Dominion treasury on account of income tax to date this year are only 2 per cent less than last year and within a small fraction of those of the year 1928." This, said the Minister, was good reason for confidence and optimism on the part of the people of Canada.But out of a population of over 10,000.000, the highest number paying Dominion income taxes was 129,065 in 1929.This was less than 1 1-3 per cent of the total population.This small percentage with incomes sufficient to be subject to income tax includes the owners of the 17% billions of business capital in the country, and the managing class; the people who begot the depressior.Though their general management of business—their failure to pay wages permitting consumption to keep up with production—brought on the depression, yet they seem to have schemed to protect their own interests fairly well while throwing the burden of the crisis upon workers and farmers.That bears out the observation of the English economist, J.M.Keynes, that the modern captains of industry are fair weather sailoi-s who in a crisis abandon all responsibility for naviga ! tion and push their passengers over board in their scramble to get into the lifeboats.! SENDS EXHIBIT TO CANADA On the invitation of the Ontario De-partaient of Labour, the International Labour Organization at Geneva — the | social branch of the League of Nations 'as the League Secretariat is the political jand the Permanent Court of International Justice at The Hague is the legal branch — will send an exhibit to the -Canadian National Exhibition in Toron-to at the end of the summer, according to information received by the League | of Nations Society in Ottawa.The exhibit will be symbolic of the j growing interest of Canada in the work jof the International Labour Office and ’ the fact that it is coming upon invitation bears out the statement which j Senator Gideon Robertson made in accepting the presidency of the recent International Labour Conference.He had i said that in spite of all the difficulties the Organization in the twelve years of j its existence had made a permanent I place for itself in the world.A synopsis ¦ of his remarks in “Industrial and Labor Information”, a weekly publication of the International Labour Office, reads: “The Labour Office has now come to be regarded as an expert adviser in social matters.The knowledge and experience it has accumulated is already very considerable and the fact that they are at the disposal of the world is a great factor in making for social progress.The existence of the Organization furnishes an important element of confidence and optimism in the present crisis.” Branch offices of the International Labour Organization are maintained in London.Nankin, Tokyo and New Delhi.Mexico is the latest member, having joined the League of Nations last September Because of difficulties which the Canadian federal system imposes, few of the conventions drawn up by the organization have been adopted in Canada.In number of ratifications the Irish Free State leads the British Commonwealth, having in December last 21 to its credit as compared with 78 by Great Britain.Luxemburg leads the world in ratifications with a total of 27.Next come Bulgaria, 25; Irish Free State, 21; Belgium.20: Yugoslavia, 19; Great Britain and Estonia, 18 each; France and Latvia, 17 each; Germany, Italy, Poland, Spain.Rumania, Cuba, 16 each; Hungary, 14; Sweden, Chile and Greece, 13 each; Austria, Netherlands, Finland and India, 12 each; Japan and Czechoslovakia, 11 each; Canada and Australia, 4 each; South Africa, 3, and New Zealand, none.Hours of work, forced or compulsory labour, weight of packages transported by vessels, prevention of accidents, minimum wage, sickness insurance, repatriation of seamen, inspection of immigrants, night work, workmen’s compensation, minimum age, rights of association, unemployment and childbirth are subjects of conventions so far passed by the International Labour Con ferences.WHAT NEXT ?~ A talking clock that automatically answers telephone inquiries for the exact time has been installed at the Observatory of the Bureau of Longitudes in Paris, which sets the official time for France.Talking motion picture films connected with the clock give the hour, minute and second when an inquiry is made.* # * The first successful sowing of wheat from an airplane is reported to have been carried out on a Russian Soviet-owned farm in Central Asia.Planes sowed an area of seven and a half acres per flight, covering 300 acres per day.In 15 days, 8,000 acres were sown by four planes, flying at an average height of 85 feet at a speed of about 62 miles an hour.* * * Airplanes are being used in Canada to transport ore 45 miles to the city of Minaki.No other method of carrying the ore is available.On some days as many as six trips are made.WISDOM They that govern the most make the least noise—JOHN SELDEN.1 ?: From our Readers Editor, Labor World.Sir:—The arrangements made by the Chairman, members of the Executive, and Leader of the Council, to pay a fine tribute to the City's employees who lost their lives in the performance of their duty, reflect the greatest credit upon all concerned.Seldom in our city, was a demonstration so large, dignified, and solemn, than the one which was organized to permit not only the comrades of the men who gave their lives, but their fellow employees, as well as the citizens generally, an opportunity of expressing their sorrow and pride.The city’s distinguished officials took part in the ceremony and their countenances showed how deeply they felt the loss the city had suffered.It was quite evident, to those who watched their faces, that they took the loss of the lives of these brave firemen as something that was almost personal.Those who marched in the procession came from all walks of life.The representatives from other cities gave the ceremony and procession a great distinction.It says much for the kindness of heart of the members of the Executive and the City Council, and not the least, His Worship the Mayor, that everything that could possibly be done was, in order to express in a tangible way the feelings of the whole populace in the loss it suffered because members of its firefighting force gave their lives.Young and old.rich and poor, were there in their thousands to participate in tile last solemn rites carried out in all the magnificence of the ritual ot the Church to which the departed firefighters belonged.Montreal, in honoring its Municipal heroes, honored itself.The Administration is entitled to the thanks of not only the whole body of employees of the City, but the relatives and friends of the men whose loss is sadly mourned.Let us hope that many many years will elapse, before men, whether employed as firemen or in any other official quality as employees of the city.will, in the performance of their duty, suffer serious or fatal disabilities.The men who died lived like heroes and received from the city they served arid the citizens who appreciate their value, a tribute worthy of themselves and the great sacrifice they made.BERNARD ROSE.* * * Editor, The Labor World.Sir: — Official May index of industrial employment was only 2.7 per cent above May, 1921.Yet in the 11 year interval the urban population increased at least 33 per cent.And May, 1921, was about the trough of first post-war depression.What has Mr.Bennett or Mr.King to say to that?Why are the labor organizations so dumb?If every labor organization made the monthly official statistics of employment the basis of a resolution to be sent to leaders of both parties and their lieutenants.would there be such displays of indifference to the intelligence of the workers as has been given by candidates of the old parties in Maisonneuve, who have been telling of protection and free trade, and other questions having little bearing on the depression.In 30 years since I have had the right to vote, I have never seen any reason to vote Tory or Grit, and I would not cross the street to vote for a Labor candidate with a capitalist mind.But I am creditably informed that Mr.II.Binette is a real labor man who has long since outgrown the ideas of the bourgeois world foisted upon us by the press and politicians of both the old parties.Therefore, I think the workers of Maisonneuve would do well to send him to Ottawa to support Labor Party leader Woodsworth, who is good propagandist for the Labor cause, although I think some of his propaganda under-shoots the mark by a wide margin.EQUITISM — WHAT IS IT ?By VAUGHN BACHMAN BROKAW What is Equitism?It is the way of obtaining and maintaining EQUAL FREEDOM for ALL sane adult human beings thruout the world.What does Equal Freedom mean?It means that each individual be free to do as vey Che or she) wishes so long as such doing does not infringe the like freedom of any other sane adult.What is essential to such equality of freedom?An economic fundamental of it is that each sane adult be free to spend the whole of veys (his or her) adult life working for veys own benefit.That vey is free to spend every hour of veys adult life on veyself (himself or herself).Therefore, as ALL that any human being can do for another, is to exert veys faculties — spend a portion of veys life — in the service of that other; the economic phase of Equal Freedom necessarily involves ALL non-gift service being measured strictly by its actual duration.That requires a unit of such duration of service by which ALL such service may be measured.An hour of sane adult human work would be a convenient unit.Thus would each adult be enable to indirectly serve veyself in serving others.That will result in each really devoting all veys time, if vey wishes, to veys own service.And the result will be a far more efficient self-service than if each had to directly do everything for veyself.That would leave each free to voluntarily serve another by a gift of work - as when one gives a birthday present one has made one's self.And the general feeling of well-being and trust of all humanity that the practice of Equal Frcdom would give all, would result in a general readiness to serve others in the ease of an emergency, regardless of whether those others could or would serve later in return.Ordinarily, likely, the others would be able and desirous of serving in return when they were again physically or economically on their feet; as each would enjoy feeling that vey was really fully self-supporting.And the ease of getting a living would mean that very few could possibly be so handicapped either physically or mentally as to be unable to be self-sustaining; and most of the rest could partly provide for themselves.Genuine gifts (as distinguished from charity) are given because of love, admiration or some other reason not involving any requirement that the receiver be unable to give as good in return if so disposed.Hence, gifts among equally free persons would be marks of special feeling between equals, involving no sense of either superiority or inferiority on the part of either giver or receiver.Vast differences in skill among those in the same occupation would not be likely, because only those with an inclination toward that occupation would be in it.So folk would not feel superior or inferior just because they were different.So, Equal Freedom involves hour-for-hour exchange of work (services) between all sane adult human beings.But direct barter is largely impossible in a highly productively diversified community.Therefore we need a method of keeping track of our indirect services to others, so as to know that ultimately each individual will have served each other person equally as long as that other served vey (him or her >, even tho neither ever hears of the other as a specific individual.That need is supplied in the Equitist Way by an Equitist Mutual Banking System.(To be continued) -:o :- BRITISH COTTON MILL EMPLOYERS ACT TO END UNION AGREEMENTS OLD BILL.# # # Editor, The Labor World.I note the letter by Student.The real source of the concentration of wealth is not in private ownership; but in the basis of ownership (whether private or public).That basis is now according to what some will, not strictly according to the individual's act of producing.That is related to the fact that prices arc now fixed on some form of the result-measure basis.To avoid their being determined on that basis, it is necessary to fix all prices on the basis of the actual duration of adult human work involved, hour-for-hour.To make the monetary unit (dollar) fit that, it would have to represent a definite duration (say one hour’s duration) of sane adult human work.That would render private ownership harmless, and enable each worker to be an owner.Owning for an income would then be impossible.VAUGHN BACHMAN BROKAW.* * * Sir:—They say the ignorant Russian workers are making a mess of the operation of the machinery imported from America.But note the following data furnished by the Institute for Business Cycle Research of Berlin, Germany, one of the most reliable statistical agencies of the capitalist world : Industrial production indexes Entire World, 1928, 100; Russia 100 1929, 107.8, Russia 124 1930, 93.9, Russia 156 1931, 82.7, Russia 189 “ “ 1932, 75.8, Russia 198 According to these indexes—and Germans are thorough—the volume of industrial production in Russia at the beginning of this year was 98 per cent greater—nearly double—what it was in 1928, before the Five Year plan was launched.In the same period the I world's industrial production declined 24.8 per cent.According to another table compiled by the Berlin Institute, Russia's industrial production is now 2% times what it was before the war.and is only second to that of the U.S„ which has Reaction has reached its extreme limit among the employers in the British cotton industry.They have tendered a month's notice to end all agreements on hours of work and terms of payment in the manufacturing section of the industry.The notice expired on June 13.After that date, the master spinners will be free to enforce in every mill lower wages and longer hours, by varying the percentage additions on the uniform list prices which were agreed to when working hours were reduced from 55% hours to 48 hours a week.What the employers are proposing to do, as the "Cotton Factory Times" puts it, is to revert to an order of things that was common in England a hundred years ago—“the blackest period of our industrial history." “To let every employer do as he likes means that.Under such a chaotic and brutal system the worst type of employer becomes the pace-maker for the others, ultimately forcing the better type of employer into ways and expedients that are cruel and degrading.He must either follow or go under.To such a pass does unrestricted competition lead.It means industry without morals^ industry without soul, industry sold lock, stock and barrel, to the devil.” If the master spinners succeed in their attempt to destroy the wages and hours agreement, rates of pay and hours of labor will cease to be regulated by anything in the nature of a collective bargain with the unions.Conditions will vary from firm to firm and from mill to mill.The industry will go back to the old ten hour day, and the “open shop" system will virtually be established.Faced with this serious threat, the cotton unions have decided to take a ballot of their members on the question of resisting the employers’ decision by strike action.The general council of one of the largest of the union amalgamations, that of tho weavers, recommended its members to vote for a strike, thus endorsing the strong recommendation of its central committee.now dropped back to near the pre-war level United States 34.8 41.1 Russia 11.0 4.2 Britain 10.0 8.5 Germany 7.6 10.6 France 6.9 6.4 Japan 2.7 2.2 Canada 1.9 2.0 ECHO ANSWERS "WHY?” In any newspaper you can find pictures of charming women underneath which it reads: “Miss So-and-So, twenty years old." (Wh> do those printers always leave out that word "was”?) —Wliie Bang.Labor Queries Q.—What bank in Washington, D.C.has a union man as president?A.—The Mount Vernon Savings Bank, of which Frank W.Lee, a member of the International Association of Machinists, became president on June 1.Q.—Who was the first woman to preside over an American Federation of Labor convention?A.—Agnes Nestor, Chicago trade unionist, who was called by President Gompers to take the chair during the 1907 convention, in Norfolk, Va.Q—What is the name of the bill posters’ union?A.—International Alliance of Bill Posters and Billers of America.A.Thomas Noonan is president.Q.—When was the first barbers’ union formed in the United States?A.—A union of barbers was formed in 1878, known as the Barbers’ Protective, Union, with headquarters in Philadelphia.It was short-lived, but was succeeded by a number of local unions, some belonging to the Knights of Labor.These local unions came together in 1887 and organized the present Journeymen Barbers’ International Union of America.AT THE PLAYHOUSES j AT l.(n:\vs Commencing Siitiinlii.v, I.it's Theatre presents an feature film "The Wet Par ade.| The story, based on t'pton Sin-elairs sensational novel, opens on an aristocratie Southern plantation before toe "'orld War, and depicts I he tragedy j ot a young girl whose fatjier is driven to ' suicide as a result of Ins obsession lu I li'IUor.Keeause or this, the girl becomes au almost fanatic supporter of the cause ot prohibition, hm as tin- sure.ling i years bring about first the 1sth Amend- I ment and then the modern era of bootlegging activities, she finds herself tlie- 1 centre of a series ot exciting happenings which rise to a thrilling dramatic climax.Headlining the vaudeville are Clifford and Marion, comedy collide, in "Dumber than Ever* ; Pick and KilltIt Itursiow, too dancers: Caltou Emmy and his Mad Wags, in comedy: homard and ilcnrle “Songland's Pennant Winners,” and Pa’ vids and (llass, who “Say It lty Wire.” AT THU CAPITOL In celebration of "Hoostor Week" at the Capitol starting Friday, the management lias selected two oi tile seasons outstanding pictures, .luiuii and IVggv Shannon in -Society dir!," and Warner Baxter and Karen Mm-lcy in "Man About Town." "Society Girl" is the story of a boy ot tin* masses hopelessly in love with a pampered pet of society.' Meeting at a lawn tete, lids lad and (lie society girl begin a whirlwind courtship that’ soon entangles them in more trouble than either had bargained for.Lovers of action adventure and romance are promised an abundance of all tin-.pialities in "Man About Town." Willi most of I lie plot laid lu t tie Secret Service and diplouuil ic circles of Washington, t lie picture provides fast nioviiig drama and plenty of thrills, Warner Itaxter Is in tin- stellar role and Karen Moriey is tin- woman who averts an International scandal and gets herself into trouble.AT TIIE PALACE I'or "booster Week," starting Saturday the Palace will present dretu (larlio.in her final screen appearancce, in "As You Desire Me." Tills is the store of Zara singer ill a Budapest cafe and protegee of Salter, a perverted novelist, whom she loathes and from whose cruel amt hypo otic influence she longs to escape.‘The opportunity offers itself when Zara is mistaken for the long lost wife of an Italian count, Brunei, who begs tier to re turn home.Thus begins a strange mas-ciuerade which is complicated when Brunos sister-in-law, in an attempt to gain, Hie family fortune, makes every effort to show Zara as an impostor.The added features bring Hie four Mills Itrol hers, radio's greatest sensation, singing "I Ain’t (lot .Nobody"; Itubinoff and his ! violin and other short subjects.AT CINEMA IMPERIAL Starting Saturday, the Cinema Imperial Will present "Nicole et sa Vertu," fi-11 tilling Alice ( occa.I lie story revolves around Hie ways and means of the young wife of all artist when she finds out that her beloved leads a douille life.With tact and determination she sends him off to the country and during his absence changes their home into a modern and luxurious hotel, wherein site gives extravagant fetes, and the lesson proves profitable to the husband.In the supporting cast are A miré Itoanne, Paulette Imvcrncl Andrée Mery.Euroi(tie de lllvero and’ Robert (ionpil.-:o :- • —“How long has your husband been out of work, Mrs.Wiggins?” —“Well, mum, I bean’t sure of the exact date we was married.” -:o :- “Yes, I'll buy a ticket,” said Mr.Ncw-rich, when asked if lie would attend a whist drive.“I don't know anything about whist, but I shall enjoy the drive.” LeMondeOuvrier-TheLaborWorld Rédigé en collaboration Le porte-parole des ouvriers organisés de la Province de Québec The Bilingual Mouthpiece of the Province of Quebec Organized Workers Membre de la Presse internationale Ouvrière d’Amérique Member of the Int.Labor Press GASTON FRANCQ Secrétaire de la Rédaction Secretary, Editorial Department PARC BELMONT CARTIERVILLE Toujours Pendrott d'lUiiUHemciit fuvori.Attractions varifes, Splendide salle Hi* danse eu plein air.Cinema gratis tous les soirs LF KUNDKZ-VOIÎS lïKS FAMILLES BELMONT PARK CARTIERVILLE Always the Ideal Amusement Place A choice of attractions.Splendid dance Ilall Free Movie Show F.very Evening TICK It FA I.FAMILY PI.At F DOMINION PARK OPEN FOR THE SEASON Canada's Greatest Amusement Park-New features, spic and span, and hundreds of attractions for young and old.Bring the family and be happy.All Cars Go To The Park.PARC DOMINION OUVERT POUR LA SAISON Le plus grand parc d’amusements au Canada.Attractions nouvelles et amusements pour les parents et leurs enfants.Venez vous amuser avec votre famille.Tous les chars conduisent au Parc.A better Gas Range -at Lower Cost Beautiful in appearance ind perfect in operation.Made in Canada by Canadian workmen — for Canadian customers.A model for every need, moderately priced with easy monthly terms.Montreal Light Heat & Power CONSOLIDATE) Canada Cement Company Limited General Offices CANADA CEMENT CO.BUILDING riULIJPS SQUARE MONTREAL, Que.“What is the name of your car?” “I call her ‘Shasta’.” "Because she is a ‘daisy’?” “No; because she has to have gas, she has to have oil, she lias to have air, she has to have something all the time."— Digester.Province of (Jucher I>islriel, of Montreal No.T 10712(5 SI 5 P FUI OK COÏÏKT Paine KOSA SITCOWSKV, Plaintiff, VS ISAAC RODIN, Defendant, An action in separation as to property lias been instituted in this pause.Montreal, .tune 151 h, 10:52.SAM Cl IA IT, 2ô-2(5 Attorney lor Plaintiff.T E C H N I C A L E 1) U C A T I O N TECHNICAL SCHOOLS MONTREAL QUEBEC HULL Technical course (three years) Apprenticeship courses Trade course (two years) Special courses.EVENING CLASSES: Montreal, Port-Alfred, Chicoutimi, La Tuque, Beauceville, Lévis, Lauzon, Sainl-Romuald, Sherbrooke, Saint-Hyacinthe, Valleyfield, Lachlne, Shawinigan Falls.Director General of Technical Education 1430, St.Denis Street, MONTREAL “SOCIETY GIRL” ‘MAN ABOUT TOWN’ ALWAYS SOMETHING GOOD AT LOEW’S Jimmy 'Sclmozzic' Durante and Dorothy Jordan in “THE WET PARADE" The Union-Right Through Million Dollar Playhouse PALACE St.Cullierlns nppoHlU Victor!» St.« GRETA GARBO in “AS YOU DESIRE ME" Witli ERIC STROHEIM lllirguin XI III I nr.1, o.in, to 12.30 JIS«, VTTATHONE and MOVIETONE CINEMA IMPERIAL “NICOLE ET SA VERTU" with André Roanne, Paulette Duvernet and Robert Goupil.A.C.LESLIE & CO.Limited IRON, STEEL and METALS MONTREAL All Imperial product* art manufactured lu Canada by Canadian workmen, at our nix modern KcMnerlr* one of which In located at Montreal East.IMPERIAL OIL LIMITED , The Windsor Hotel ON DOMINION SQUARE MONTREAL J.ALBERIC RAYMOND Vice-President W Iren and ('aide*—Telephone Apparatus l ire Alarm ami Pollen Signalling System* Kudin Trummilttlng and IlNsh-Ing Htjulpment.Made In Canada by Northern Electric Blunt mill Genornl Offlrri MONTREAL, I* Q.DOMINION BRIDGE CO.Limited Head Office and Works at LACHINE, P.Q.Branch Works: Ottawa Toronto Cnigary Vancouver [ÀSHIONI-PRAFT chez LECHASSEUR, Limitée 974 ouest rue Ste Catherine 281 est, rue Sainte-Catherine 375 ouest me St-Jncques Faites vos achats de MERCERIES et VETEMENTS The Canadian Converters' Company, Limited 470 LAGAUCHETIERE ST.WEST MONTREAL DORVAI JOCKEY CLUB SPRIN G MEETING June 25th to July 2nd — Quebec Deiby July 2nd First Race at 2,45 P.M, Daily ADMISSION: $1.00 (Tax inc.) IKAIN.n; Special Direct to the Truck from (lie Windsor Station 2.(10 P.M.Daily (D.L.S.) Krgiilur trains at 12.15 P.M.Daily, 2 P.M.(live.Sat.).1.35 P.M.Daily, 1.20 P.M.Saturday only.The Lac'iine Highway & Cote de Liesse Road for Automobile.FARE: .05 Return, Weekend fare Friday & Saturday .50 Return.10 rides tickets lor $2.50.BASEBALL Au STADE At the STADIUM Coin Ontario ct Dclorimier Corner Ontario and Deloriinicr Sts.MONTREAL-TORONTO —June 26 (2), 27, 28.MONTREAL - NEW YORK GIANTS — June 29.MONTREAL - ROCHESTER — June 30.MONTREAL - ROCHESTER — July 1 (2).Admission: 85é — Reserved Stand, $1.15 — Box Seats, $1.75 LAPORTE, MARTIN LUflTXB EPIOIERH 3BN QBOS 040, rue Saint-Paul Ouest Tél.MArquctto 3701.MONTREAL A (1IIKAT CANADIAN INDUHTBT Oil mm*- DOMINION TEXTILE CO.LIMITED J.SYLVIO MATHIEU SERVICE DE TOILETTE Tabliers, JnquettcH, Ollcts, Nop-peB, Napkins, Serviettes
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