Le monde ouvrier = The labor world, 1 novembre 1938, samedi 19 novembre 1938
24e Année — No 47 SAMEDI, 19 NOVEMBRE 1938 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 19, 1938 24th Year — No.47 DRINK DOW’S ALE Standard of Strength and Quality It JllmuYi' (ühmrtrf t fcttor TRY BLACK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest c INSTRUIRE ET AMELIORER » Téléphone : LAncaster 5361 Encore l'élection de Saint-Louis Le décompte officiel des bulletins de vote dans Saint-Louis n'a apporté aucun changement appréciable dans le résultat final, Fitch reste le député et Duplessis remporte une autre victoire ; non pas que nous attendions grand chose de ce décompte, tout ce que le magistrat pouvait faire, une fois décidé que les bulletins de vote non initialés tel que la loi le veut étaient nuis, c'était de se prononcer sur quelques bulletins qui avaient été rejetés, le résultat dès lors ne faisait plus aucun doute.Il reste maintenant la contestation de l'élection pour fraude électorale, le jeu en vaut-il la chandelle ?Ce sont des procédures qui trament en longueur et pendant ce temps-là Fitch prendra son siège de député.L'effet sera perdu jusqu'aux prochaines élections générales.Il n'y a aucun doute que Trépanier s'est fait voler son élection, qu'une bande de télégraphes bien organisée a donné dans les grandes mesures.J'ai vu de mes propres yeux un affidavit d'un bonhomme qui a reçu S10.00 pour avoir travaillé et qui déclare avoir voté QUATORZE FOIS ce jour-là.Le plus extraordinaire, dans ce cas particulier, c'est que c'est un Canadien français et qu'il prétend que la majorité des électeurs auxquels il s'est substitué étaient des juifs votant dans des poils situés dans le nord de la division.On m'assure que ce n'est pas un cas isolé, que les télégraphes ont surtout travaillé dans les poils qui ont donné une majorité au candidat duplessiste, des affidavits le prouvent irréfutablement.Peut-on se fier à une déclaration, même sous serment, d’un monsieur qui exerce cette ignoble "profession de télégraphe'et qui, pris en flagrant délit de substitution d'électeur, est prêt à jurer qu'il est bien monsieur un tel.quand il ne l'est pas ?Moi, pour un, je ne m'y fierais pas.Tout cela peut faire annuler cette élection et prouver qu'elle n'a pas été faite honnêtement.et puis après, ils recommenceront, c'est tout.Cela donne toutefois une tournure un peu différente de celle que j'ai donnée à cette élection, si je me base sur les déclarations qui m'ont été faites par des amis qui s'en sont occupés, qui ont fait une enquête approfondie sur ce qui s'est passé le jour de l'élection et qui en tirent les conclusions suivantes, que je vous transmets fidèlement : Le gros des forces ouvrières — juifs et chrétiens — a voté pour ainsi dire d'un bloc pour Trépanier.Ce n'était d'ailleurs que leur devoir et ils ont bien fait.Il paraîtrait que même une majorité des électeurs juifs qui ont vote ( ?) ont favorisé Trépanier, mais qu'un assez grand nombre se sont obstenus, ce qui a permis à la bande de "télégraphes" d'opérer et de donner ainsi une majorité à Fitch.Ils disent aussi que la même chose peut s'appliquer à nombre d'électeurs de langue française qui se sont également abstenus, influencés probablement par les insinuations que Trépanier était en sympathie avec les communistes.Et pour finir, ils estiment que Trépanier n'a pas eu l'appui qu’il était en droit d'attendre de certaines "grosses légumes" influentes du parti libéral et ce pour deux raisons : la première, c'est qu'il était un simple ouvrier ; la seconde, c'est parce que ces messieurs estiment être mieux traités par Duplessis qu'ils ne l'ont jamais été sous le régime Taschereau.Et puis voilà, tout cela est bel et bon, j'aurais ainsi donné une fausse interprétation au verdict de Saint-Louis et les électeurs juifs n'auraient pas voté "juif" avant tout, c’est entendu.Il y a toutefois certains faits qu'on ne peut nier.Comment expliquer que certains leaders juifs ouvriers et libéraux sont restés muets comme des carpes au cours de la campagne électorale, que d'autres brillaient par leur absence le jour de l'élection et que quelques-uns auraient même travaillé en sourdine pour Fitch ?Quelle en était la raison ?J'ai entrevu Trépanier à ce sujet, il déclare franchement qu'il est satisfait de l'appui qu'il a eu des électeurs juifs, que la majorité de ceux-ci ont voté pour lui et que son élection lui a tout simplement été volée par les "télégraphes".Comme je ne veux pas être plus royaliste que le roi ou plus catholique que le pape, je suis satisfait si Trépanier l'est.En ce qui me concerne personnellement, je tiens à dire une fois de plus que je ne suis pas antisémite, que je n'ai nullement l'intention de déclancher une campagne contre l'élément juif, je leur reconnais les mêmes droits que tout autre citoyen canadien mais qu'ils n'en demandent pas plus sous prétexte qu'ils sont cent mille dans le Québec et que de ce fait ils ont droit à un représentant à Québec et un autre à Ottawa, car partant de ce principe les Italiens qui sont, disons, cinquante mille, pourraient également réclamer leur part de représentation, la même chose pour les Polonais, Lithuaniens et les autres ; en fin de compte, nous ne serions plus une entité canadienne mais un groupement hétérogène avec ce qui s'en suit : querelles de race, etc.SOCIUS.Les canadiens le préfèrent SALADA A bâtons rompus L'honorable M.Duplessis a fait son premier discours dans l'Ontario, au cours de cette semaine ; voici les points saillants de ce qu'il a dit : "Je suis la voix du Québec, ce n'est pas une voix qui s'appuie sur le séparatisme ou l'esprit de clocher, c'est une voix nationale.Nous voulons travailler de coeur à coeur pour le bien des autres provinces.On vous dit que le Québec est favorable au fascisme, nous ne voulons ni du fascisme, ni du communisme.N'écoutez pas ces histoires de revenants.Il n'y a pas plus de danger de la part du fascisme et du communisme dans la province de Québec, qu'il y en a que Hitler devienne le chef d'une colonie juive.Ne vous laissez pas tromper sur Duplessis que certains appellent un dictateur.Je vous le dis, la loi du cadenas a été unanimement approuvée.Pensez-vous qu'il convienne de la critiquer ?Nous sommes en faveur de cette loi dans le Québec.Nous en avons besoin, ce n'est pas une loi qui s'appuie sur la dictature ; c'est une loi qui laisse au procureur général moins d'autorité que certaines lois, en d'autres endroits." Bravo, bravo, monsieur le premier ministre.Seulement dites-nous donc comment il se fait que nous du Québec avons besoin d'une loi du "cadenas", disons son vrai titre : "loi protégeant la province contre la propagande communiste", puisque vous dites à nos voisins "qu'il n'y a pas plus de danger de la part du communisme dans le Québec qu'il n'y en a que Hitler devienne le chef d'une colonie juive", oui, dites-nous, pourquoi une loi pour nous protéger d'une chose qui n'est pas un danger et qui n'existe que dans l'imagination de certaines gens.Comme question de fait, votre loi du cadenas nous laisse assez indifférents, ce n'est pas tant ce que vous avez fait avec cette loi depuis qu'elle existe que nous protestons mais bien ce qu'elle permet de faire au procureur général de cette province.Nous reconnaissons bien franchement que vous n'en avez pas abusé mais qui nous garantit que votre successeur n'en abusera pas, car vous n’avez certes pas la prétention de rester procureur général à perpétuité, car tout lasse, tout casse et tout passe, même les premiers ministres, aussi bons soient-ils.•* * * Les nouvelles qui nous parviennent d'Allemagne sont des plus affligeantes et ont soulevé d'indignation le monde entier.Qui aurait pu croire qu'un peuple qui a produit tant de grands hommes, de savants, puisse se laisser dominer par les passions les plus bestiales ?Massacrer des hommes, femmes et enfants parce qu'ils sont juifs et non des aryens, incendier des synagogues parce qu'elles ne sont pas des temples protestants, comme si Dieu n'était pas le même partout et pour tous ; s'accaparer de la propriété d'autrui ou la détruire parce qu'un citoyen juif, à force de travail et d'économie possède plus que la lie du peuple est le fait de voleurs et de brigands ; user ou plutôt abuser du droit du plus fort est l'oeuvre de lâches ou de déséquilibrés.Quel triste réveil le peuple allemand ne se prépare-t-il pas ?Il s'est mis au ban de la société et il paiera tôt ou tard les infamies qu'il commet ou laisse commettre par une minorité de fanatiques.Nos sympathies les plus profondes vont aux juifs d'Allemagne, nous compatissons à leurs malheurs et à leurs tribulations et espérons qu'ils trouveront dans d'autres pays plus cléments un refuge où ils jouiront de la paix et de la liberté auxquelles tout être humain a droit.* * * Ce qui se passe en Allemagne aujourd'hui fera-t-il comprendre à nos fascistes et nazistes en herbe canadiens dans quel guêpier ils se sont fourrés ?Voilà où mènent les dictatures et les Etats totalitaires : on a commencé par supprimer les législatures, les unions ouvrières, les assemblées délibérantes, on a persécuté les dignitaires des Eglises catholique et protestante, on a fait de l'Etat le maître suprême et du Fuehrer une divinité.Est-ce cela que veut nous imposer un petit groupe de jeunes écervelés du Québec ?Non, malgré tout, notre démocratie avec ses faiblesses et ses erreurs, vaut encore mieux que cela et c'est grâce à elle que nous sommes et resterons des hommes libres.Que la Divine Providence nous préserve à jamais du séparatisme et de toutes les formes de dictature de droite ou de gauche, l'une est aussi malfaisante que l'autre.¦/: * * Le Rév.Père Martin, parlant à un déjeuner de la Société Saint-Jean-Baptiste, à Québec, disait : "Je ne dis pas que nos écoles primaires, nos collèges secondaires et nos universités n'ont pas besoin de réformes, mais je dis qu'il est une autre école qui a besoin de réforme et qu'il devient nécessaire de la réformer et peut-être de la refaire : la famille." Refaire la famille, oui, nous sommes d'accord, mais nous ne nous entendons probablement pas sur la manière de la refaire.Pour refaire la famille, il faudrait commencer par payer au père de famille un salaire qui lui permette d'élever ses enfants convenablement, de leur donner l'éducation, l'instruction, qui feront d'eux autre chose que des manoeuvres ou des êtres' qui végéteront dans des positions de subalternes, qui leur donneront confiance en eux-mêmes et leur permettront de remplir des rôles de commande.Faites en sorte d'éloigner la misère de nos foyers canadiens et le reste viendra par surcroît.Vous aurez beau tonner contre le cinéma, la radio, les journaux jaunes et le reste, vous ne referez la famille que si vous lui donnez ce dont elle a besoin et ce qu'elle a droit d'avoir, car ventre affamé n'a pas d'oreilles, et il y a beaucoup trop de familles qui ne mangent pas à leur faim, qui n'ont ni radio, ni aucun moyen de se distraire.Prêchez aux patrons des Saint-Jean-Baptiste de payer un salaire équitable à ceux qu'ils emploient, rappelez-leur les enseignements des encycliques et voyez à ce qu'ils s'y conforment ; en un mot, faites régner la justice sociale, vous n'aurez plus besoin alors de refaire la famille ; faites cela et tous nous vous en remercierons. PAGE 2 SAMEDI, 19 NOVEMBRE 1938 - MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 19, 1938 a vie des unions ouvrières par Ben.Drolet « j* LES PEINTRES ET L'ETIQUETTE DE L'UNION L'union des peintres, local 349, s’affiliera-t-elle à la Ligue de l’Etiquette de l’union ?C'est la deuxième fois que la demande lui en est faite.Les peintres comprennent bien l'urgence de leur affiliation à ce corps important, mais, a déclaré le président Arthur Renaud, l’étiquette de l’union des peintres sera-t-elle en core négligée comme dans le passé par les unionistes ?Le confrère Renaud fit des remarques logiques à ce sujet, dû au fait que les unionistes des autres métiers semblent ignorer complètement qu'il existe une étiquette des peintres, qui devrait apparaître sur les travaux de peinture exécutés par des unionistes.Cette question sera de nouveau débattue à la prochaine réunion.lundi, le 28 courant.Les délégués au Conseil des Métiers du Bâtiment ont rapporté que les travaux qui se poursuivent actuellement au pont de Charlemagne sont faits par des ouvriers qui reçoivent 15 cents de l'heure de moins que les salaires des ouvriers employés à d'autres travaux réguliers.Afin d’en connaître la raison, le ministre du Travail sera prié de déterminer sur quelle loi il s'appuie pour payer des salaires inférieurs à ces ouvriers.On protesta aussi contre l’imposition d'un dollar d'amende et les frais seulement, par les cours de justice.aux violateurs du contrat collectif de travail de l’industrie du bâtiment.Une mise au point En ce qui concerne le fait que le gérant du comité paritaire avait été prié de définir le mot: réparation, il aurait fallu lire : "l’assistant du procureur général, à la demande du gérant du comité paritaire de bien vouloir définir le mot "réparation”, aurait répondu que de telles informations ne peuvent être fournies qu'à des fonctionnaires gouvernementaux.” En toute justice pour M.Edgar Lussier, génrant du comité paritaire, nous nous empressons de rectifier l'erreur involontaire qui s’est glissée dans notre compte rendu de l’assemblée de l'union des peintres, dans l’édition du 29 octobre dernier, et qui paraissait tenir M.Lussier responsable d’une telle déclaration.LES FETES DES PRESSIERS L’Union des Pressiers, local 52, a commencé sa série de fêtes qui se clôturèrent par le dépouillement d’un arbre de Noël pour les enfants des membres.La première de ces fêtes a été un concert-tabagie, qui eut lieu vendredi dernier, aux quartiers généraux des métiers de l’imprimerie.909, boulevard Saint-Laurent.L’assistance était nombreuse.Trois prix en argent furent tirés au sort et gagnés par : MM.Lachance, No 4087, S5.00 ; A.Couillard, No 410.$3.00; Léon Paquette, No 3534, S2.00.M.J.-E.Gariépy, secrétaire du Conseil des Métiers et du Travail.fut vivement remercié pour lëncouragemnt qu’il donne aux pressiers.La seconde fête de la série sera un grand bal, qui aura lieu vendredi prochain.le 25 novembre, le soir de la Sainte-Catherine, à la salle Auditorium.375, rue Ontario Ouest.Un appel spécial est lancé à tous les amis des pressiers, membres du Travail Organisé et autres, de participer à cet événement social dont les bénéfices seront versés au fonds de l’arbre de Noël.Le programme des amusements comprend des danses modernes et du bon vieux temps, distribution de la tire traditionnelle, j et spectacle spécial.SUCCES DES EMPLOYES __DE TAVERNES Le succès qu’obtient chaque jour l’union des employés de tavernes, local 200, est merveilleux ; cependant, elle n’en restera pas là, car il y a encore de quoi à faire pour convertir les réfractaires à l’union, là seule qui puisse les aider à améliorer leurs conditions de travail.Un autre effort sera fait pour recruter les plus endurcis réfractaires à l’organisation.L’exécutif du local 200 a été chargé, à la dernière réunion, d’étudier la question et d’élaborer un plan de campagne de ercrutement intense, au cours de l’hiver, soit par !a tenue d’assemblées ouvertes, soit par tout autre moyen légitime pour amener dans le giron de l’union les retardataires.Ça presse, déclarèrent les officiers, le temps est opportun ; l’assurance en cas de décès vient d’être augmentée par l’union internationale, ce qui est tout à l’avantage des membres ; c’est à eux d’en profiter.Le comité chargé d’organiser le premier souper aux huîtres a rapporté un succès marqué, tant au point de vue moral que financier.L’occasion a été favorable de faire connaître la valeur de la jeune union aux employés de tavernes.Sincères remerciements aux nombreuses unions qui ont contribué à ce succès inattendu.Pour faire suite à la demande de l’union des pressiers, local 52, invitant le local 200 à participer à son grand bal du 25 courant, l’union a décidé de s’y faire représenter.Les délégués à la Ligue de l’Etiquette ont rapporté qu’un projet est en branle pour diffuser l’étiquette, le bouton et le cadre de l’union, par le moyen de projections sur l’écran, devant les unions qui organisent, par le temps qui court, des soirées quelconques.Profitant de l’occasion d’éprouver cette innovation, l’union des employés de tavernes fera paraître sur l’écran toutes les tavernes possédant le cadre de l’union, dont les employés sont en règle avec l’union.On a prétendu que cette pratique serait de nature à faire connaître les employeurs véritables amis du Travail Organisé.LES WAGONNIERS DES USINES ANGUS DE NOUVAU AU TRAVAIL LES CORDONNIERS ET LA MARQUE SYNDICALE Les travailleurs en chaussures de l’union internationale se sont occupés sérieusemnt ,au cours de l’assemblée du local 249, vendredi dernier, d’une question qui les intéresse tout particulièrement, l’étiquette de l’union.En effet, il est à remarquer que cette union possède un contrat avec cinq manufactures de chaussures qui ont le droit de se servir de l'étiquette de l’union sur leurs produits, démontrant que ceux-ci sont fabriqués par des membres des locaux 249 de Montréal et 257 de Saint-Hyacinthe.Cette question de l’étiquette de l’union, qui a toujours sa place dans les assemblées ouvrières, a été soulevée à la suite d’un rapport des délégués à la Ligue de l’Etiquette unioniste.On a fait remarquer que les ouvriers qui sont les créateurs de cette marque syndicale et en faisant mine de ne pas la reconnaître dans tous les milieux, se créent eux-mêmes des difficultés et des ennuis.M.C.McKercher, agent d’affai-faires, annonça qu’il avait obtenu la permission de pénétrer dans la fabrique Aird A: Sons, pour la perception des contributions des employés membres du local 249.Cette nouvelle a été accueillie avec joie.La nouvelle que les usines Angus du Pacifique Canadien ouvraient leurs portes, le 14 courant, aux 3,500 employés mis à pied le 24 octobre, a été fort bien accueillie au cours de la réunion bi-mensuelle de la Loge Sainte-Marie No 234, tenue vendredi dernier, sous la présidence de M.Alfred Mathieu, assisté du vice-président R.Delage, du secrétaire Alcide Montpetit et des secrétaires-financier R.-B.Lamarche et A.Bertrand.Une question qui intéresse vive ment la nombreuse assistance est celle de l’unification des chemins de fer.Cette question fut ramenée en discussion par le comité de protection, qui avait été appelé à rencontrer le président du Pacifique Canadien, Sir Edward Beatty.Celui-ci exprima le désir de voir les employés étudier la question à son mérite ; il déclara qu’il était faux que l’unification affecterait l’emploi de 20 à 25,000 ouvriers, tout au contraire, le projet ne visant qu’à diminuer les dépenses extraordinaires.Qu’on le veuille ou non, a déclaré Sir Edward Beatty, la fusion des chemins de fer sera chose faite d’ici dix ans, et il n’y aura alors qu’un seul bureau de direction.Les représentants de la Fédération de réseau du Pacifique Canadien, de la Division No 4, ont fait connaître à Sir E.Beatty les objections des employés en lui faisant remarquer qu’ils ne pouvaient faire de compromis sur cette question, attendu que les organisations intéressées et le Congrès des Métiers et du Travail du Canada s’étalent déjà prononcés contre le projet d’unification des deux réseaux.On a rapporté que Sir Edward Beatty avait assuré les délégués que l’intention de la Compagnie était de mieux traiter ses employés à l’avenir.Chacun des employés recevra une lettre expliquant la vraie situation dans laquelle est placée la Compagnie du Pacifique Canadien.On a rapporté que les employés des usines Angus qui n’ont droit à aucune pension et qui ont été à l’emploi de la compagnie pendant 10 années consécutives, auront droit à une passe sur le réseau, pourvu qu’ils ne soient pas impliqués dans la réduction du personnel.Une résolution fut votée félicitant lo président général Felix H.Knight pour avoir réussi à arrêter, avec ses collègues, la réduction de 15 pour cent aux employés de chemins de fer américains.Pour faire suite à une demande du Conseil des Métiers et du Tra vail, relativement à la grève cl s —.vriers en sacoches, local 9, la somme de $5.00 a été votée au fonds de défense.Le comité social annonce le dépouillement d’un arbre de Noël pour les enfants des membres et un euchre et bal pour le 3 février 1939.UNE FETE BIEN REUSSIE Vendredi dernier ,l’union des cas-quettiers, local 36, fêtait l’Armistice, par un grand bal, en la salle Auditorium.M.Denis Alix, président du local 36, présidait à cet événement social.On se souvient que cette jeune union, qui a à peine cinq ans d’existence en notre ville, eut à faire face à baucoup de difficultés pour arriver à convaincre les nombreux ouvriers et ouvrières de cette industrie, qu’une organisation solide était nécessaire pour relever leurs conditions de vie et de travail.Une foule immense de travailleurs de cette catégorie et leurs amis dans le Travail Organisé ont accordé leur collaboration pour en faire un véritable succès.La danse était sous la direction de l’orchestre d’union Irving Laing.Des prix de présence — 12 casquettes de ski — ont été tirés au sort parmi la nombreuse assistance.La fête fut un véritable succès.LES METIERS ALLIES DE L'IMPRIMERIE Mardi dernier, avait lieu la réunion mensuelle du Conseil des Métiers alliés de l’Imprimerie, dans son nouveau local, 909, boulevard Saint-Laurent.sous la présidence de M.Walter Forrest.Les unions affiliées à ce Conseil sont l’Union typographique No 176, l’Union typographi que Jacques-Cartier No 145, l’Union des pressiers et assistants, local 52 , l’Union des relieurs, local 91; l’Union des photograveurs, No 9 ; l’Union des clicheurs, No 33 ; l’Union amalgamée des lithograveurs d’Améri que.No 27, et la nouvelle Union des Journalistes, local 111.A la suite de la discussion des questions ayant trait à l’étiquette de l’union des métiers alliés, on procé da à l’élection des officiers pour le terme 1938-1939.Le résultat est le suivant : Président, Walter Forrest, réélu ; vice-président, Charles Ar-Pin, réélu ; secrétaire-trésorier, James Philip, réélu ; secrétaire-ar-i claviste, A.-F.Ricard, réélu.Le comité exécutif se compose des con frères John Kelly, John F.Moore, Allred Quéry.Les vérificateurs sont les confrères Jos.Deslangchamps R.-D.Léonard et J.-A.Ardouin.Le Conseil a décidé do s’affilier à la conférence interprovinciale des métiers de l’imprimerie de Québec et Ontario.Le Conseil des Métiers alliés de l’Imprimerie, dont le but est de promouvoir les intérêts de l’étiquette, s'assemblera à l’avenir tous les seconds mardis de chaque mois, aux quartiers généraux, 909, boulevard Saint-Laurent.UNE CONFERENCE DE M.LEO SENECAL Comme nous l’annoncions, dans notre dernière édition, les membres de l’union amalgamée des ouvriers de la confection pour hommes eurent le plaisir d'entendre une intéressante conférence donnée par leur secrétaire-correspondant, le confrère Léo Sénécal, sur le mouvement du Congrès de la Jeunesse.Comme l’espace qui nous est réservé est restreint, nous n'avions publié qu'un abrégé de cette intéressante étude.Afin de satisfaire la curiosité de nos lecteurs, nous donnons aujourd'hui les principaux points des réformes préconisées au Congrès mondial de la Jeunesse.Disons tout de suite que, d’après la commission du statut économique et culturel de la Jeunesse, il a été constaté que les conditions du travail étaient généralement viciées par les bas salaires, les professions sans avenir, l’insécurité, l'inefficacité de l'apprentissage, les conditions de vie anti-hygiéniques et la durée excessive du travail.Le conférencier, M.Léo Sénécal, a soutenu que le Congrès avait proposé l’application immédiate des mesures suivantes: Salaire minimum suffisant poulies jeunes ; à travail égal, salaire égal ; condamnation de la coutume de congédier les jeunes gens parvenus à l'âge adulte, afin d’embaucher d’autres jeunes gens moins bien ré- CHEZ LES COMPAGNONS ______ BARBIERS Les membres du local 455 (i, l’union internationale des com:>,-gnons-barbiers sont placés dans u: dilemme avec la question des pis divers qui sont exigés des citent*'.C’est tout un problème à résoudre que de satisfaire les uns san .n.aux autres, disent-ils.Le local 455, au cours de sa reunion mensuelle, mardi, sous la présidence du confrère Bruno Roy, , été saisi de cette épineuse questi 1 dû au fait que certains membres occupant la position de petits nuu-tres-barbiers — sont menacés d’ètr traduits en cour, au cas de violation de la loi des conventions collective-Au cours de la discussion, on a fait ressortir l’illogisme de charger troi prix différents durant la semaine pour le même travail, ce qui est de nature à mécontenter tout le monde sans compter que cela cause un ton considérable aux petits salons d toilette des quartiers ouvriers, où la grande majorité sont des chômeurs Il a été révélé que cette mesure aurait été imposée par le ministr-du Travail, sous l’influence d'uni certaine organisation de maitres-barbiers.Cette question d’actualité est vivement discutée, non seulement par les membres du local 455 qui s’y sont opposés énergiquement, mais aussi dans les rangs de tou les figaros de Montréal.Le représentant de l’union au comité paritaire a été autorisé à demander que l’article du contrat qui traite de la fixation des prix soit amendé de façon à ce qu’une uniformité de prix soit établie, à 35 cents pour la coupe des cheveux, durant la semaine entière.Un comité, composé des confrères Frank Giroux, K.Slowfsky, a été nommé pour voir à la préparation d’un banquet à l'occasion de l'installation des officiers, dont l’élection aura lieu le 20 décembre prochain.Le secrétaire F.Giroux annonça qu’une vacance s’est produite au sein du bureau général de l'union internationale, aux fonctions du 10e et du 11 vice-présidents.MM.Jerry Hanks et Joseph L.Eischien, candidats aux positions respectives, reçurent la faveur de la nomination.Pour faire suite à l’appel du Conseil des Métiers en faveur des ouvriers en sacoches en grève à la firme J.Pottel, la somme de $5.00 a été votée au fonds de grève.Il fut également décidé d’accepter les billets pour le bal do l’union des pressiers, le 25 novembre prochain.CHEZ LES OUVRIERS DU MANTEAU Le local 112 des ouvriers et ouvrières du manteau a décidé, au cours d'une assemblée, tenue lundi dernier, sous la présidence du confrère R.Robitaille, de donner une soirée récréative, à l’occasion de la Sainte-Catherina ; seulement cette soirée aura lieu lundi, le 28 courant, soit le jour de l’assemblée régulière de l'union.Une vaste programme d’amusements variés est préparé pour la 3SSL.ï S "=„S réduction de la journée du travail à 40 heures par semaine ; l’interdiction du travail de nuit pour les deux sexes ; l’institution de congés payés avec un minimum de trois semaines pour les jeunes gens ; la protection égale des travailleurs plus âgés.M.Sénécal s’étendit longuement sur l’interdiction du travail des enfants, l'âge minimum d’admission au travail étant fixé à 16 ans, l'examen médical régulier des jeunes gens et traitement gratuit des malades ; l’assainissement des fabriques qui devraient être pourvues d'un nombre suffisant de cabinets de toilette.salles de douches, de réfectoires bien aérés et éclairés.Le Congrès recommande la garantie de la liberté syndicale aux jeunes gens, la protection légale des droits de l’apprenti, la réduction de la durée du travail, la rémunération suffisante et la formation professionnelle efficace.à cette fin.Il y aura discours, chant, musique, danse et distribution de la tire traditionnelle.Le confrère Alb.Bourgon, la maitre de cérémonies, compte sur une affluence considérable de membres et amis dans le Travail Organisé, auxquels des invitations spéciales seront envoyées.Qu’on se le dise.-:o :-— LES ACCIDENTS Un total de 5,728 accidents, dont 34 mortels, ont été signalés en août 1938 à la Commission ontarienne d’indemnisation des accidentés du travail, à rapprocher de 6,799 135 mortels) au mois correspondant de 1937.Les frais d’indemnités et d’assistance médicale se sont élevés en août 1938 à $484.680.02, contre $457,636.42 en août 1937, l’assistance médicale seule entraînant un déboursé de $83.583.35 dans le mois considéré ($90,743.97 en août 1937). SAMEDI, 19 NOVEMBRE 1938 — MONTREAL — SATURDAY, NOVEMBER 19, 1938 PAGE 3 Un referendum chez les typos L’Union Typographique Jacques-Cartier No 145, selon une louable tradition, fera célébrer un service anniversaire pour le repos de ses membres défunts.Ce service sera hanté le 26 novembre, a 11 heures de l’avant-midi, en l’église Saint-Jacques.rue Saint-Denis, près de ainte-Catherine.Tous les membres sont invités à assister à ce service, ainsi que les membres des familles de nos membres défunts.Le 23 novembre, mercredi pro! Iiain, les membres seront appelés à ¦ prononcer sur cinq amendements a la constitution et aux règlements.Nous donnons ci-dessous un court sumé des propositions soumises: Amender la section 3, article v, de a constitution, pour changer le terme d'office des officiers généraux, a partir de 1940.Le terme d’office - terminerait le 15 juillet au lieu .a 1er septembre.La deuxième proposition change .a date de la conférence annuelle, du anedi précédant le deuxième lundi a septembre au samedi précédant le troisième lundi d’août, excepté lorsque la conférence a lieu à Colo-ado Springs, alors qu’elle se réunira samedi précédant le 2e lundi de nptembre.La troisième proposition impose-1 : ait le pourcentage de l'assessementen des pensionnaires à partir de $30 au lieu de $60 par mois, lorsque les pensionnaires travaillent.La quatrième proposition, et la plus importante, a trait à la semaine de cinq jours.Cette proposition tend à ramener la loi de la semaine de cinq jours à ce qu’elle était auparavant.Nous conseillerions aux membres de lire les explications données par les officiers internationaux dans le Journal Typoyraphique d’octobre.Cette proposition, si elle est adoptée, occasionnera des troubles comme ceux auxquels nous avons dû faire face depuis plusieurs années, avant de signer nos contrats actuels.La nouvelle loi limite les membres à 5 jours de)travail, pourvoit à l’accumulation du temps supplémentaire et du temps du sixième jour de la semaine; autorise les unions locales à adopter une semaine de 4 jours, pour une période de 90 jours, lorsqu'une situation d’urgence le nécessite et prohibe les listes de substituts.La cinquième proposition prohibe définitivement le travail à la pièce ou au bonus, dans tous les contrats.Le vote se prendra dans les différentes chapelles et à la salle de l’Union, 909, boulevard Saint-Laurent, le 23 novembre.Que tous les membres se fassent devoir de donner leur opinion, venant voter.Pas d’abstentions.un La 85e session du Conseil d'administration du B I.T.' ;r l’invitation du Gouvernement britannique, le Conseil d’adminis-ltalion du Bureau international Travail s’est réuni à Londres ; "àr sa 85ème session, sous la pré-ance de M.Leggett.\ i début de la séance inaugurale, r Ministre du Travail de Grande-Bretagne, M.Ernest Brown, a sou-haiv la bienvenue aux membres du Conseil.Il a rappelé que l’idée mé-1 dont procède l'Organisation ini ; nationale du Travail avait pris ' ance en Grande-Bretagne.Le Gouvernement et toutes les classes ' ce pays ont toujours manifesté : intérêt profond pour l’oeuvre de Organisation dont la consti-r ion — ainsi que le soulignait ré-eminent dans une grande revue le rétaire d'Etat du Travail des Fiats-Unis, Miss Perkins — s'est a pirée du fonctionnement de la industrielle britannique.M.Ernest Brown a évoqué à ce propos le rôle de M.Georges Bar: ¦ et de Sir Malcolm Delevigne, un i que de M.Harold Butler et de M.Phelan, dans l'élaboration de la r harte internationale du Travail.a rappelé l’effort de l'organisa! ion internationale du Travail vers universalité et, à cette occasion, a souligné la clairvoyance dont I.Léon Jouhaux avait fait preuve rsqu'au nom de la Fédération Syndicale internationale, au moment de la création de TO.I.T., il : vait insisté pour que l'Allemagne 1 ’ l’Autriche en fissent partie.( "est, en effet, en obtenant la col-iboration de tous les pays, quelle ' ue soit la forme de leur gouver- ¦ ment, que Ton peut arriver à des ultat.s féconds en matière économique et sociale.Le Ministre britannique du Trahi a salué avec émotion la mémoire d’Albert Thomas dont l’éncr-ie, l’habileté et l’enthousiasme, ont iorgé un solide instrument de proies social.Aujourd’hui TO.I.T.i obtenu des résultats pratiques >:treniement utiles.Elle est devenue me véritable Société des Nations sociale et industrielle.Et l’opinion publique de tous les pays apprécie ¦ manière dont on y traite les problèmes du travail en tenant compte des faits et des réalités.M.Ernest Brown cite à ce propos la réponse que lui a faite un "homme dans la rue’ de Londres à qui il demandait il savait ce qu’est le Bureau international du Travail.” C’est, dit cet “homme dans m rue”, une bonne idée qui parait être appliquée avec succès.” Le Ministre du Travail souhaite que l’oeuvre de TO I.T.se développe toujours dans le même esprit de bonne compréhension mutuelle entre les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs.Et il termine en rendant hommage au président sortant du Conseil d’administration, lïï.Leggett, qui.dans ce poste éminent, a fait honneur à son pays.Avant de quitter la présidence, H.Leggett remercie M.Ernest Brown au nom du Conseil.Il exprime ensuite sa gratitude à tous ses collègues pour leur confiance et leur collaboration.Il rappelle qu’il a été élu président à la session d octobre de Tan passé, à Prague.‘Tl est douloureux, dit-il, de penser aux jours heureux que nous avons passés à cette époque dans cette capitale et de les comparer aux heures tragiques vécues depuis par le pays dont les sacrifices ont préservé la paix et empêché de terribles destructions.” Tour à tour, M.Gersted (Danemark) au nom du groupe des employeurs, M.Jouhaux iFrance), au nom du groupe des travailleurs, M.Godart (France) au nom du groupe gouvernemental, expriment leur reconnaissance à M.Leggett et le remercient des éminents services qu’il a rendus à l’Organisation internationale du Travail tout entière.Après avoir tenu une courte séance privée pour permettre aux divers groupes de se concerter, le Conseil d’administration, à l’unanimité, sur la proposition de M.Justin Godart (Gouv.France), a élu président pour la période octobre 1938-octobrc 1939 le représentant du Gouvernement norvégien.N.Paal Berg, président de la Cour Suprême de Norvège.M.Paal Berg, en prenant place | au fauteuil présidentiel, a remercié ses collègues et a reporté sur son I pays l’honneur de la désignation dont ii a été l’objet.La Norvège, a-t-il dit, est un petit pays qui a mis sa confiance dans le développement toujours plus grand de la justice sociale internationale et de la paix.ETie a foi dans la mission de l'Organisation internationale du Travail qu’elle considère comme un bon instrument de la compréhension et de la collaboration entre les peuples.LES OUVRIERS DE LA CONFECTION ET L'EXPOSITION DE NEW-YORK La rumeur veut que l’union internationale des ouvriers de la confection pour dames aura son kiosque à l’Exposition mondiale de New-York, en 1939.Ce kiosque sera d’art moderne et symbolisera la puissance de l’ILGWU sur le continent américain.On s’attend aussi que la fameuse troupe de “Pins and Needles”, qui remporta un si grand succès Tan dernier sur le Broadway, à New-York, et dans d’autres villes américaines, viendra au Canada en janvier prochain.L’union internationale fait de son mieux pour répandre l’éducation chez ses membres.Elle vient de célébrer le 21e anniversaire de fondation de son département éducationnel à Washington, D.C.Il existe à Montréal une section de ce département qui a été fondée Tan dernier.On y enseigne le français, l’anglais, l’art dramatique, la danse, la culture phsique et le mouvement ouvrier en général.—-: o :•- ECHOS DES TROIS-RIVIERES Au Conseil des Métiers Une question qui touche un point de la loi qui empêche un patron de renvoyer des ouvriers parce qu’ils appartiennent à l’union a fait le sujet d’une vive discusion, au Conseil des Métiers et du Travail des Trois-Rivières, à sa dernière séance.Il s’agit en l’occurrence d’une plainte formulée par le local No 1 des ouvriers textiles de Louiseville, où des ! ouvriers auraient été renvoyés parce qu’ils faisaient partie de l’union.Les délégués ont déclaré être en mesure d’affirmer qu’une douzaine de plaintes étaient en leur possession.Des copies de ces plaintes ont été envoyées à l’Office des salaires raisonnables, mais rien n’a été fait jusqu’ici.Devant ces faits, le Conseil des Métiers a décidé de faire lui-même les démarches nécessaires auprès de l’Office des salaires raisonnables.afin que celui-ci s’occupe de faire observer la loi dans le cas de T Associated Textile de Louise-ville, Qué.Le président J.-B.Arsenault re-j lata l’entrevue que le Conseil pro-j vincial des papetiers a eue, ces jours derniers, avec le premier ministre, Thon.M.Duplessis, au sujet de la révocation ou de la modification des bills 19 et 20.Des prix de présence offerts par les maisons L.-H.Prenovost, Griffin ?•?JJ A \ Membre de la Presse ouvrière internationale d’Amérique The Labor World Canada’s Only Labor Bilingual Paper A National Medium /or the Workers tV'M.'rr/.Imprimé par l’Imprimerie Mercantile, Limitée, 11, rue Saint-Paul Ouest, Montréal Our Leading Amusement Places l Dans nos * Théâtres ?JJ Le soir, 908 Sherbrooke Est Tél.CHerrler 7050 GERARD TRUDEL AVOCAT 57 OUEST, RUE 8T-JACQUE8 Suite 209.Tél.MArquette 2036 Ottawa:—Note the behavior of hte Canadian index of employment after the financial panic of 1929 and during the past year (base 1926-100): 1929 October 125.6 .December 119.1 1930 February 111.6 April 107.8 .June 116.5 .August 118.8 October 116,2 .1937 125.7 121.6 1938 110.4 107.6 111.9 112.7 116.7 MONARCH GAS RANGES Made by Canadians for mand of unemployed transients for a second use of the city’s de-lousing facilities.The civic hospitality embraces one fumigation, one day’s food, and two nights lodging.These men are nobody’s responsibility.If needed for cannon fodder they will already be disciplined to endurance of lice.CANADA AND U.S.IN INDUSTRIAL DOLDRUMS sort of Canadian government or ter what the racial origin of the social system can sustain the ef- I voter, a vote for Fitch was eviden Quality Cleaning by SERVICE STORESJ LIMITED 40 Stores Conveniently Located to Serve You Promptly Head Office and Plant 1451 BEAUBIEN E.MONTREAL Dollard 4871 Latest available indexes of employment in the base 1929-100: Japan 142 .Britain 111 South Africa 139 .Canada 95 Latria 125 .Poland 94 Yougoslavia 123 .France 81 Germany 114 .United States 74 * * * Sir: — Considering that Mr.Trepanier only entered the Saint Louis election at the eleventh hour the result should not dismay the real democratic elements."Elections are not won by prayers” said Lear-te.And they are seldom won without previous organization — and education.If the “Labor World” had 50,000 subscribers Trepanier might have won with a short campaign.Take into the account the fact that a Canadian government seldom lose a by-election, and the St.Louis result was not so bad.It indicates what could be done of the workers, behind an example from New Zealand and the Scandinavian countries, really organized for political action.It is never too late or too early to begin.VERB.SAP.FATHERS OR RULERS Sir: — Armistice Day this year with Winston Churchil saying Chamberlain and Daladier last the war provoked a recollection of Rudyard Kipling’ Epitaph for common Soldiers: "If any question why we died, Tell, them because our fathers lied."- lied."—VOX POL.# * * Our Armistice Day Toronto papers reported the victory of the Queen City over the insolent de- Latest indexes of industrial production compiled by the international Office on the base 1929-100.Sweden 140 .Britain 118 Denmark 134 .Canada 95 Germany 127 .Italy 83 Norway 123 .U.S.86 The Scandinavian countries have socialist labor governments, Germany and Britain are engaged in mad armament race.The latest index of world industrial production mot including Russia) is 87, or 13* ; below 1929.Russia index for 1937 was 424, or 324'1 above 1929.'THOU SHALT NOT KILL' By Henry E.CORDELL I killed a man— I know not why— Barring my way When I forged by; A soldier boy, And brave and true— I slew him As the whistle blew; I slaughtered him Whom I not know— A fighting lad, And young like you; Some mother’s son For naught I slew, Where poppies n the cornfield grew; I killed him At the trumpet’s sound— His death-cries Day and night me hound; I gored him At someone’s command— His hcartblood, red Still stains my hand; I’ve killed a man In duty bound— But peace within I have not found! PALACE Ronald Colman in “IF I WERE KING” with Frances Dee Basil Rathbone CAPITOL Held Over 2nd WEEK ! SPENCER TRACY AND MICKEY ROONEY IN “BOY S TOWN 9 f PRINCESS Theatre WE DARE YOU TO SEE DRACULA with Bela Lugosi ON THE SAME PROGRAM FRANKENSTEIN with Boris Karloff LOEW’S THEATRE On the Stage Milt BRITTON and his band of Merry Maniacs and other acts of Vaudeville On the Screen “LISTEN DARLING” EVENING 40c.MATINEES (11.30 to 5) 25c.Tél.LAncaster 3858 Salon de Fleurs ST-DENIS 1590, rub SAINT-DENIS (Edifice du Théâtre St-Denis) Spécialités: Bouquets de noces, Tributs floraux U Acompte de 10% uax lecteur* iln “Monde Ouvrier” Mme J.-Z.PILON.Rés.HA.7901 DOMINION BRIDGE CO.LIMITED Head Office and Works at: LACHINE, P.Q.Branch Works: Amherst Ottawa Toronto Winnipeg Calgary Vancouver V (HE CENTRE ÜT SOCIALANU BUSINESS LIEE IN MONTREAL XAJderic Raqmond • vice-president WE HAVE HELPED HUNDREDS TO OBTAIN positions as Letter Carriers, Postal Clerks, Customs Examiners, Clerks, and Stenographers, etc., and can help you.Write us fer proof and free Information.M.C.C.Schools Ltd., Toronto 10.Oldest In Canada.
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