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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 28 septembre 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1940-09, Collections de BAnQ.

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26e Année — No 39 SAMEDI, 28 SEPTEMBRE 1940 — MONTREAL — SATURDAY, SEPTEMBER 28, 1940 26th Year — No.39 DRINK DOW’S ALE ¦uoo aru 'Z81Z uo{43v,r3 t?ilUmDC (teraf f&lwr lima TRY BLACK HORSE ALE 100 Years of Brewing Experience behind it Rédaction: 11, rue Saint-Paul Ouest « INSTRUIRE ET AMELIORER » Téléphone : LAncaster 5361 Au Parlement Ouvrier du Canada La convention de Vancouver s’est déroulée dans une ambiance de détermination et d’espérance en l’avenir du pays.Malgré que l'horizon, tant politique qu'économique, du monde civilisé soit toujours assombri par d'épais nuages de guerre, le Canada n'en poursuit pas moins son petit bonhomme de chemin vers un avenir meilleur et plus de sécurité économique qu'auparavant.En attendant, l'élément ouvrier du Dominion est tout acquis à l'effort de guerre.C'est ce qui ressort clairement de la séance d'ouverture de la 56e convention annuelle du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, laquelle a ouvert ses travaux lundi dernier pour ne les fermer qu'aujourd'hui.Ces importantes assises syndicales étaient sous la présidence du président Torn Moore qui fut parmi les premiers orateurs de la journée.Prononcèrent également d'importants discours à cette première séance le lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique, Eric W.Hamber, de même que l'hon.George Pearson, ministre provincial du Travail de la Colombie-Britannique.Le président Moore rappela que le Congrès entendait demeurer associé étroitement à sa promesse de collaboration à l'effort de guerre jusqu'à une paix permanente et juste, à quoi les quelque 300 délégués présents applaudirent vigoureusement.Le ministre du Travail, au cours de ses observations, nota en passant que la présente convention n'aurait pu avoir lieu sans la bravoure montrée en Angleterre, première ligne de défense de la démocratie mondiale.Le lieutenant-gouverneur rappela aussi, fort à propos d'ailleurs?, que tout doit être mis de côté en ce moment critique, même les différends entre le Capital et le Travail, quels que soient ces différends, tant que l'odieux nazisme ne serait pas chassé de la surface de la terre.Au nombre des résolutions présentées dès les premières séances de cette importante convention, figure une de la Fédération Provinciale du Québec touchant la journée de huit heures dans les industries de guerre.11 faudrait que cette journée de travail soit répartie en trois périodes de huit heures chacune.Cette résolution recommande aussi aux capitaines d'industries de guerre de coopérer avec les ouvriers syndiqués pour x-densifier la protection de ceux-ci, dans l'intérêt même d'une poursuite normale de l'effort de guerre.Une autre résolution, provenant de la même source, s'éleva de nouveau contre le travail des prisonniers, lequel fait une concurrence déloyale au travail des hommes libres.Les délégués adoptèrent également une autre résolution de cette Fédération par laquelle elle requiert les divers gouvernements du pays d'obliger les employeurs à concéder à leurs ouvriers un congé payé dans le cas de tous ceux ayant 12 mois ou plus de service.Le Congrès s'associa aussi aux termes d'une résolution émanant de Winnipeg et selon laquelle il était recommandé au gouvernement fédéral de donner suite aux principales dispositions préconisées par la Commission Royale chargée d'enquêter sur les relations entre les gouvernements provinciaux et le fédéral.Une autre résolution de même provenance avait trait au problème du blé et demandait qu'au moins 40 cents par boisseau de blé soient garantis aux cultivateurs de l'Ouest.Durant toutes les sessions l'Allemagne et l'Italie furent vivement prises à partie par les délégués, de même que la Russie soviétique.On y fustigea le gangstérisme des nations • totalitaires en termes dépourvus de toute équivoque.L'hon.Norman McLarty, ministre fédéral du Travail, adressa ses félicitations au Congrès et fit part de ses regrets de ne pouvoir y assister par suite de ses multiples occupations dues à l'intense effort de guerre qui accapare en ce moment la plupart de nos hommes publics.Un vote de condoléances fut pris debout à l'occasion de "l'assassinat", par la furia nazie, du confrère W.Golightly, délégué du Congrès des Trade Unions britanniques, lequel délégué a péri, comme on sait, au cours du torpillage du navire ramenant environ 90 enfants au Canada, au commencement de la semaine dernière.A une séance subséquente de la convention, celle-ci tomba d'accord pour pétitionner le gouvernement fédéral afin de lui demander d'assumer la pleine responsabilité des chômeurs employables.En même temps, elle réaffirmait son attitude quant à la réduction, de 70 à 60 ans, de l'âge d'admission à la retraite de vieillesse.A cet égard, l'union des employés de chemins de fer, division de Toronto, qui proposait cette résolution, demandait que cette pension soit payée indépendamment du fait que les vieillards ainsi pensionnés puissent être matériellement soutenus par leurs enfants.Par une résolution relative aux allocations de chômage, l'union des plombiers observe la situation pitoyable du chômage par tout le pays, situation qui ne ferait qu'empirer, prétend-elle, du fait de la maldistribution des ressources économiques du Canada.Le confrère Gustave Francq, président du Comité des résolutions, a fait observer que les chômeurs non embauchables étaient secourus par diverses associations d'assistance.Il prétend, si nos renseignements sont exacts, que ceux dont le gouvernement doit se charger sont ceux qui peuvent travailler mais ne peuvent trouver d'ouvrage.Une autre importante résolution, soumise par la Fédération Provinciale du Travail du Québec, demande que les gouvernements provinciaux légifèrent pour empêcher que des brefs d'injonction soient émis contre des officiers d'unions ouvrières avant que ceux-ci soient cités à comparaître à la barre des tribunaux et puissent ainsi prendre connaissance des accusations dont ils sont l'objet.A bâtons rompus Allons-nous vers une économie dirigée ?Si nous reculons dans le passé de quelques années seulement, nous nous rappelons que cette seule expression : économie dirigée, jetait l'épouvante parmi les consciences à retardement de nos conservateurs sociaux.Mais tout cela semble loin, si loin ! En effet, depuis lors la guerre est venue et, avec elle, toute une série de mesures, tant de défense que d'offense, toutes plus ou moins marquées au coin de la plus stricte réglementation.Notre économie nationale en a été naturellement toute bouleversée.Mais les plus réactionnaires d'entre nous acceptent le fait accompli et subissent avec une patriotique résignation une situation qui les dépasse et contre laquelle ils ne peuvent rien.C'est ainsi que notre existence économique est de plus en plus réglementée et que les autorités vont même, qui l'eut cru, jusqu'à surveiller le coût moyen de l'existence au pays et à se tenir prêtes à intervenir au cas où des affairistes trop entreprenants voudraient abuser de l'état de guerre pour exploiter indûment la masse consommatrice.On a déjà empêché une hausse du prix du pain et nul doute qu'on ne se bornera pas à cela en hauts lieux.Si, par patriotisme, l'élément ouvrier canadien se soumet à des taux de salaire qui lui paraissent moins que suffisants, il entend que les autorités compétentes prennent toutes les mesures, toutes plus une, pour que la stabilité du coût moyen de l'existence soit assurée et que ce coût de la vie ne soit plus uniquement soumis aux fantaisies démodées de cette sempiternelle loi de l'offre et de la demande.Si nos gouvernants ne peuvent pas assurer cette stabilité du coût moyen de la vie au plus bas niveau possible, alors nos ouvriers seraient bien sots, pour ne pas dire plus, de ne pas exiger une hausse immédiate de leur salaire et de prendre toutes dispositions utiles et constitutionnelles pour atteindre ce but.Mais nous croyons qu'en cette période critique tout le monde fera son devoir et que les ouvriers feront honneur à leur parole tant que les gouvernements intéressés auront le courage de réglementer notre économie de façon à créer une compatibilité permanente centre’la moyonç 5s,Kie^-' salaires et celle du coût de la vie.rp'’ Car l'un ne va pas sans l'autre.Qu'on se le dise.Faut-il se préparer à une économie de paix ?Poser la question, c'est y répondre par l'affirmative.Sans doute sommes-nous accaparés, en ce moment et jusqu'à nouvel ordre, par la préparation à la guerre, par une préparation "totale", pour nous servir d'une expression qui s'est mise tragiquement à la mode, mais la guerre elle-même n'est pas une institution définitive, permanente, et la paix peut nous tomber dessus au moment où nous nous y attendons le moins.Aussi nous semble-t-il prudent d'envisager la possibilité d'une paix prochaine et de s'y préparer en douce, comme on dit, au moins par (Suite à la quatrième page) D'autres résolutions demandent au gouvernement fédéral de rendre plus expéditives les dispositions de la loi des différends industriels, de limiter les opérations des navires étrangers dans les Grands Lacs, réunissant des rivières et des canaux, et de contrôler les conditions dans lequelles opèrent ces navires.Cette dernière résolution, oeuvre de la Fédération ds Navigateurs Canadiens, se plaint que le nombre croissant des navires étrangers qui utilisent les grands lacs constitue un danger pour la sécurité des transports sur ces voies de navigation et que, de plus, les équipages de ces navires étrangers sont rémunérés à vil prix.L'état financier du Congrès indique un surplus en mains de quelque $43,099.00, dont $10,000.00 en bons de guerre canadiens.Incidemment, disons que la convention rejeta une résolution demandant au gouvernement d'exercer une sorte de surveillance de l'industrie de la bijouterie dans la province de Québec, industrie où, selon la résolution en question, on travaillerait de nombreuses heures par semaine à des salaires avilis.Le confrère Adolphe Staal, délégué hollandais à l'Office International du Travail, félicita le Canada du large esprit de prévoyance et de solidarité qu'il avait montré en donnant asile à cet organisme mondial qui, on le sait, par suite du conflit européen, a bien voulu accepter l'offre généreuse de notre université McGill et s'est installé dans un des immeubles de ce centre d'enseignement pour poursuivre ses importants travaux.Le confrère hollandais exposa à grands traits la situation pénible des unions ouvrières en Europe où, sauf en Angleterre, elles ont pratiquement disparu partout ou, tout au moins, sont étroitement contrôlées ou surveillées comme en Norvège et en Suède.Sur quoi le Congrès, sur proposition du confrère Robert Hewitt, de Winnipeg, résolut de féliciter le gouvernement fédéral d'avoir facilité cette installation de l'Office International du Travail au Dominion.La semaine prochaine, nous donnerons des observations complémentaires au sujet de cette importante convention ouvrière et syndicale, car au moment d'aller sous presses la convention est toujours en session.F.M. PAGE 2 .- SAMEDI, 28 SEPTEMBRE 1940 — MONTREAL — SATURDAY, SEPTEMBER 28, 1940 -a La vie des unions ouvrières L'ouvrier unioniste doit toujours dire la vérité à sa famille L'ouvrier doit-il aviser son épouse d'abord, et ensuite les autres membres de sa famille, qu'en dépit du fait qu'il appartient à l'union de son métier, il se tient en retard dans le paiement de ses cotisations ?Cela est indubitable.Si le malheureux ouvrier veut être suspendu des rangs de l'organisation, qu'adviendrait-il donc, au cas d'un accident grave ou de toutes autres raisons, si l'épouse, qui espère recevoir une indemnité quelconque de l'union de son époux, apprend que son mari n'a plus droit droit à aucun bénéfice ?N'aurait-elle pas raison de récriminer quand, son mari, lui mentant effrontément, retenait le montant de ses contributions sur sa paie, et ne les payait pas ?Savez-vous que cela existe en maints cas ?Nous en avons la certitude, car nous en entendons parler dans nos visites aux unions et dans nos conversations avec certains unionistes.Si l'épouse était informée que son mari ne s'acquitte pas de ses contributions, elle ne serait pas dans l'obligation de constater, mais un peu tard, que son mari n'a plus droit aux bénéfices de son union, sur lesquels elle comptait tant pour continuer d'élever sa famille.Le plus pathétique, c'est lorsque les faits se déclarent au décès d'un membre suspendu ou qui a déjà été suspendu mais réinstallé, tout en perdant les années d'avant sa suspension, ce qui diminue son bénéfice.Naturellement, les bénéfices du membre décédé sont réclamés par son épouse ou par un membre de la famille.Lorsque l'affreuse vérité est découverte, cela fait grand bruit dans la famille et dans la société.Une bonne chose qui pourrait être mise en pratique à chacune des réunions de l'union serait, croyons-nous, la lecture par les officiers en charge de certains paragraphes de la constitution, particulièrement de ceux traitant des bénéfices que l'épouse ou la famille d'un membre doit retirer à la mort du membre.Dans ce cas, les intéressés ne pourraient feindre l'ignorance de ce que l'union peut faire pour eux et de ce qu'ils doivent faire pour elle.Un autre moyen beaucoup plus radical, mais plus efficace, serait que le bénéficiaire d'un membre soit notifié lorsque ce membre néglige de payer ses contributions.Si le bénéficiaire, dans la majorité des cas l'épouse, ne s'occupe pas de voir à ce que le membre se tienne en règle, en payant régulièrement ses contributions, il ne serait pas surpris lorsqu'on lui apprendrait que l'union ne peut pas payer les bénéfices escomptés.Toutefois, la lecture des règlements en assemblée empêcherait un certain nombre de membres d'ignorer les règlements de l'union qui leur garantit beaucoup plus que ce qu'ils auraient payé en dix, quinze ou vingt ans.Si nous écrivons ces lignes, ce n'est pas dans le but de critiquer qui que ce soit, mais bien pour faire l'éducation des unionistes qui semblent ne pas avoir le sens de la compréhension de leurs devoirs envers leur organisation et envers leur famille qui se trouverait frustrée de ses droits par la faute de son chef.Nous espérons que ces lignes seront lues et mises en pratique.PROGRES CONSTANT DES FERBLANTIERS-COUVREURS L’union locale 116 des travailleurs du métal en feuilles va de progrès en progrès.L’agent d’affaires Onésime Renaud a démontré, au cours de la réunion régulière, tenue mardi, le 24 courant, sous la présidence du confrère Philias Gariépy, le succès que l’union obtient dans le travail exécuté par le temps qui court' dans les armements.Ce surcroît de travail, dit-il, permet aux ouvriers de cette catégorie d’y être employés constamment.Il fit remarquer qu’il se pourrait fort bien que la main-d’oeuvre se fasse rare.M.Renaud se dit très satisfait que l’effectif de l’union tienne la première place dans l’exécution de ces travaux.Un intéressant rapport a été présenté par le délégué du local 116, Onésime Renaud, de la dernière séance du Conseil des Métiers et du Travail, relativement à la rétribution que vient d’imposer la Commission scolaire aux parents des enfants qui fréquentent les écoles; cette rétribution est de $2.00 par année pour chaque enfant.Il n’y a aucune raison d’imposer ces nouvelles taxes qui font disparaître la gratuité de notre système scolaire.Le local 116 a résolu de protester énergiquement contre cette taxe et approuva entièrement l’attitude du Conseil en la matière.Le confrère Renaud rappela aux membres que l’organisation pour la célébration du 40e anniversaire de fondation du local 116 battait son plein, n fit un appel aux intéressés pour que chacun d’eux prenne part à ces agapes fraternelles, en assistant au grand banquet qui aura lieu en la grande salle de la gare Windsor.Les billets, qui se vendent $1.25, s’enlèvent rapidement, ce qui fait prévoir un véritable succès pour cette fête.•-:o:- A LA LOGE PLACE VIGER 1086 Les membres de la Fraternité des com-tiil chemins de fer, üe navigation et manutenteurs de fret, loge Place Viger 1086, après une vacance de deux mois, se sont réunis, mercredi soir, en la salle ordinaire, 1079, rue Berri, sous la présidence du président Hervé Thivierge, assisté du vice-président Georges Boivin et des secrétaires Charles Duguay, Walter Gold-sack et Jérôme Brisebois, secrétaire-trésorier.L’assemblée débuta par l’initiation de plusieurs nouveaux membres qui prêtèrent le serment d’allégeance à la Fraternité, sous la conduite du vice-président Georges Boivin.Le président du comité de protection Walter Goldsack, présenta un rapport des griefs, parmi lesquels on releva une vive protestation contre l’établissement d’une école pour les pointeurs, c’est-à-dire les employés à la livraison des marchandises dans les diverses parties du pays.On a prétendu que l’examen orale qu’ils sont obligés de subir, les met dans un état de nervosité extrême, tant ils sont pressés de questions.Les intéressés préfèrent répondre par écrit à un questionnaire qui leur est fourni.Finalement une résolution fut adoptée enjoignant aux officiers d’entrevoir les autorités de la Compagnie du Pacifique Canadien, en compagnie du confrère Charles Ross, président général du comité de protection.Parmi les autres griefs rapportés, on note qu’une amélioration est réclamée pour le bien-être des employés à leur travail.A la demande du Bureau général, la Loge accepta le transfert de cinq membres de la Loge Laurier 1290.M.Charles A.Giroux, organisateur, de passage à Montréal, est venu saluer ses camarades de la Loge Place Viger.Le confrère Jérôme Brisebois, délégué à la conférence de la Fédération provinciale du Travail à Hull, a présenté son rapport qui intéressa beaucoup les membres parce qu’il contenait trois résolutions soumises par la Loge et qui furent approuvées par la Fédération.TOUT SEMBLE BIEN ALLER DANS LA CONFECTION POUR HOMMES Le travail dans l’industrie du vêtement pour hommes augmente sensiblement1,'“par suite des commandes d’uniformes militaires données par le gouvernement fédéral.D’aptrès les renseignements qui nous sont fournis par M.A.Duquette, agent, d’affaires du local 115, des accords collectifs de travail viennent d’être signés avec quatorze manufactures indépendantes et le Bureau conjoint’ de l’union amalgamée des ouvriers de la confection pour hommes de Montréal.Cependant les négociations se poursuivent avec l’Association des Manufacturiers, en vue du renouvellement de l’accord collectif.Le nouveau gérant Max Sillins rapporte qu’il envisage la possibilité d’une entente prochaine avec les associations patronales.A ce propos, la question est devant le ministère du Travail.Le confrère Sillins exprime sa satisfaction, nous dit M.Duquette, que d’une conférence qu’il vient d’avoir avec le sous-ministre du Travail, M.Gérard Tremblay, il ressort que le ministère du Travail est prêt à aider les parties intéressées, en vue d’établir entre elles des relations harmonieuses.Le confrère Max Sillins a fait ses débuts dans le service syndical en Angleterre, puis aux Etats-Unis, avant que lui soit confiée l’importante charge de gérant du Bureau conjoint de Montréal.Depuis son arrivée parmi nous, dit M.Duquette, le confrère Sillins s’est fait de nombreux amis et nous le reconnaissons tous comme un leader unioniste de tout premier ordre.R.-J.TALLON A LA COMMISSION DE L'ASSURANCE-CHOMAGE Ottawa.— Le premier ministre Mackenzie King a annoncé hier la nomination d’une commission de trois membres qui se mettront incessamment au travail pour mettre en branle le vaste organisme de l’assurance-chômage obligatoire.Les trois membres de cette commission sont: Président: Me Joseph Sirois, notaire, de Québec, ex-président de la commission royale d’enquête sur les relations du dominion avec les provinces; Commissaires: Robert-J.Talion, 48 ans, d’Ottawa, secrétaire-trésorier du Congrès des Métiers et du Travail du Canada et Allan-M.Mitchell, 45 ans, président de la firme Robert Mitchell Co.Ltd., de Montréal.On ne croit pas que la contribution nécessaire au fonds d’assurance-chômage soit exigée immédiatement car il faudra un certain temps avant que le travail d’organisation ne soit terminé et que le personnel nécessaire soit engagé.Les trois membres de la commission ont été choisis par le gouvernement après des consultations avec les représentants du travail et de l’industrie, a déclaré M.King en annonçant la nouvelle.Aux termes de la loi d’assurance-chômage, qui a été adoptée quelques jours avant la prorogation des chambres, le mois dernier, les deux commissaires devaient représenter le chiox de l’industrie et du travail tandis que le président devait être désigné par le gouvernement.Le notaire Sirois, qui restera en fonction pendant dix ans à un salaire annuel de $12,000, est devenu président de la commission royale d’enquête sur les relations du dominion avec les provinces après que le premier président de cette commission, l’hon.juge N.-W.Rowell, ancien juge en chef de l’Ontario, fût tombé malade.-:o :- Le sentiment de nos forces les augmente.— Vauvenargues.TABAC A CIGARETTES • ST REGIS Un produit de L.O.G-ROTHE.DOUX ET DE QUALITE Limitée par Ben.Drolet : .LES PEINTRES PROTESTENT CONTRE LA TAXE SCOLAIRE L’union locale 349, de la Fraternité des peintres et tapissiers d’Amérique, aura-t-elle la visite de son président général, M.L.-P.Lindelof ?Une inviation spéciale à cet effet a été envoyée au président par les officiers de l’union locale, au cours de la réunion du 9 courant.La réponse du président Lindelof ne se fit pas attendre.Il assura le secrétaire Edgar Gilbert qu’il fera tout son possible pour aider les unions locales de Montréal.Au cours de la réunion tenue lundi, le 23, sous la présidence du confrère Jules Boulet, les intéressés ont entendu la lecture d’un rapport important des délégués au Conseil des Métiers de la Construction.Il s’agit des travaux qui se poursuivent pour la Défense nationale.Il appert que les honorables McLarty, ministre du Travail fédéral, et Rochette, ministre du Travail provincial, se seraient entendus pour l’exécution de ces travaux.Il est dit que les ouvriers auront la liberté de travailler 10 et 12 heures par jour avec temps et demi pour les heures supplémentaires.Ce rapport a été accueilli avec satisfaction.Le délégué C.-A.Mondor, au Conseil des Métiers et du Travail, fit le récit de la dernière séance de ce conseil.Il s’appliqua à démontrer aux membres la nécessité, dans les circonstances actuelles, de protester énergiquement' contre l’attitude de la Commission scolaire qui a imposé aux parents une taxe de $2.00 par année.Cette taxe occasionnera une diminution de la fréquentation scolaire, dans certains cas, et sera une charge très lourde pour les ouvriers qui ont des enfants à l’école.L’union a résolu d’endosser l’attitude du Conseil, et' enj profita pour redemander l’uniformité des livres.Un vote de condoléances a été pris debout, dans un profond silence, à l’occasion de la mort de M.Emile Pelletier et de M.Clovis Guilbault.-:o:- \ A L'UNION DES BARBIERS A part d’un rapport du comité p taire des barbiers, qui parut intéresser les membres de l’union locale 455, au cours de la réunion mensuelle tenue mardi dernier, sous la présidence de M.Bruno Roy, l’ordre du jour ne contenait que des affaires de routine.Ce rapport fut présenté par le secrétaire Frank Giroux.Ce rapport stipule qu’un grand nombre de violateurs de la loi des conventions collectives, tant patrons qu’ouvriers, avaient été poursuivis devant les tribunaux et condamnés à de fortes amendes.On relève également qu’on avait procédé à des enquêtes sérieuses dans le cas des réclamations de salaires retenus ; ces réclamations se chiffrent à plus de $4,000 et environ 700 employés en sont les bénficiaires.Pour répondre à la campagne de souscription de la Croix-Rouge, les membres décidèrent de souscrire la somme de $10.Si l’on se rappelle bien, cette union avait déjà décidé l’achat de certificats d’épargnes de guerre au montant de $500, et elle est prête à contribuer à l’oeuvre de la Croix-Rouge qui est appelée à prendre soin des victimes du présent conflit.On souleva la question de l’appui qui doit être accordé par les membres des autres métiers aux unions qui se servent du cadre de l’union, comme celle des barbiers, qui affiche ce cadre dans les salons où les barbiers sont membres de l’union.On compte que les unionistes soucieux de la progression du mouvement ouvrier in-tërnational s’efforceront de répondre à cet appel.UNE INTERESSANTE RESOLUTION Une importante résolution a été adoptée par le Conseil des Métiers et du Travail d’Ottawa.Pour ne pas nuire à l’effort de guerre, cette résolution stipule que le seul moyen raisonnable d’empêcher les ouvriers de demander des augmentations de salaire est de prévenir toute augmentation du coût de la vie.Le Conseil des Métiers et du Travail fait remarquer que la controverse au sujet des salaires ne doit nuire en rien à l’effort de guerre du Canada.Il n’est pas juste, déclare la résolution, de qualifier de geste non patriotique une demande d’augmentation de salaire.Le contrôle des loyers devrait avoir un effet rétroactif, car il y a des propriétaires qui ont profité injustement de la situation et qui ne se sont pas gênés pour exiger de $5 à $10 par mois d’augmentation. SAMEDI, 28 SEPTEMBRE 1940 — MONTREAL — SATURDAY, SEPTEMBER 28, 1940 PAGE 3 Rapports et enquêtes (Suite) C’est pour attirer l’attention des Etats Membres de l’Organisation internationale du Travail sur les problèmes de ce genre que l’article 2 du projet de convention prévoit ce qui suit : “Pour la réparation des accidents du travail survenus à des travailleurs occupés d’une manière temporaire ou intermittente sur le territoire d’un autre Membre, il peut être prévu qu’il sera fait application de la législation de ce dernier par accord spécial entre les Membres intéressés.” Conformément à cette disposition, les gouvernements du Danemark, de Finlan-te, d’Islande, de Norvège et de Suède ont conclu, le 3 mars 1937 à Oslo un traité fixant les conditions d’application des lois sùr l’assurance-accidents dans les cas où un employeur de l’un des pays contractants exploite une entreprise ou emploie du personnel dans un autre desdits pays.Le traité d’Oslo prévoit, en son article premier, que c’est la législation de l’Etat sur le territoire duquel le travail est exécuté qui est applicable.Toutefois, c’est celle de l’Etat où se trouve l’exploitation principale de l’employeur qui s’applique lorsqu’il s’agit : (1) de travaux temporaires (c’est-à-dire dont la durée n’excède pas six mois), pour ce qui est' des travailleurs non domiciliés dans le pays où les travaux sont exécutés, et (2) de tous travaux autres que ceux mentionnés sous (1), pour ce qui est des travailleurs envoyés hors du pays pour exercer une surveillance ou un contrôle ou pour remplir d’autres missions spéciales.Au sujet ‘ des entreprises de transport, de flottage de bois, etc., le traité contient les dispositions suivantes : “Les entreprises de transport terrestre et aérien poursuivant régulièrement une activité lucrative dans plusieurs des cinq pays contractants sont soumises à la législation de l’Etat où elles ont leur siège.Toutefois, les travailleurs occupés par une telle entreprise dans l’un des autres pays sont soumis à la législation de ce dernier pays s’ils y sont domiciliés.-*r “La même règle s’applique aux travaux de flottage, aux travaux forestiers, aux carrières et entreprises analogues, lorsque les travaux sont exécutés pour le compte d’une entreprise établie à la fois de l’un et de l’autre côtés de la frontière séparant deux Etats contractants.“Lorsqu’un navire enregistré dans un des cinq pays contractants occupe des ressortissants de l’un des autres pays à des travaux de chargement, de déchargement ou de réparation pendant qu’il demeure dans ce dernier pays, c’est la législation de ce pays qui est applicable.” Enfin, le traité prévoit que les instituts d’assurance-accidents des cinq pays s’engagent à se prêter mutuellement assistance dans tous les cas visés par le traité.En résumé, on peut dire que le principe fondamental du traité d’Oslo, selon lequel la législation de l’Etat sur le territoire duquel le travail est exécuté s’applique en cas d’accident du travail, est modifié par les dispositions spéciales concernant les travaux de courte durée et les entreprises de transport ; ces dérogations, toutefois, sont modifiées à leur tour par le principe du domicile du travailleur, qui, le plus souvent, aura en pratique les mêmes effets que le principe fondamental.Notons encore que la Finlande et la Norvège ont conclu en 1925 un traité concernant le flottage du bois sur le Pasvik.La collaboration instituée dans ce domaine par les pays du nord ne paraît soulever aucune difficulté, ainsi qu’il était du reste à prévoir puisque les traités dont il s’agit ne sont, en partie du moins, que la consécration de règles observées depuis longtemps déjà.Assurance-invalidité et vieillesse Dans le domaine de l’assurance-invalidité et vieillesse, la collaboration entre les pays du nord s’est limitée, à une exception près la conclusion d’un traité de réciprocité de traitement en matière d’assurance-invalidité par le Danemark et l’Islande), à la réunion de conférences, à l’occasion desquelles les fonctionnaires compétents ont examiné divers problèmes d’ordre social et médical ainsi que certaines questions relatives à l’assurance-maladie.Cette limitation d’une collaboration devenue traditionnelle s’explique sans doute par les difficultés que comporte la réciprocité lorsqu’il s’agit de systèmes d’assurance de nature très différente et, en outre, par le fait que certains des pays du nord n’ont adopté que récemment une législation sur les pensions de vieillesse et d’invalidité.- J Quoi qu’il en soit, il suffira d’indiquer brièvement la nature des différents systèmes nationaux.Les systèmes de pensions de vieillesse et d’invalidité de la Finlande, de l’Islande et de la Suède sont obligatoires et en partie fondés sur le paiement de cotisations.La pension de base dépend par conséquent plus ou moins du montant des cotisations payées et aussi de l’âge d’entrée en assurance.Le système finlandais est obligatoire même pour les étrangers résidant en Finlande.Le système de pensions de vieillesse de la Norvège se caractérise par une période de stage particulièrement longue (17 ans de résidence dans le pays).Il est financé par le paiement de cotisations payées par l’intéressé.Le système danois d’assurance-vieillesse et invalidité se rattache au système d’assurance-maladie; la pension d’invalidité repose en partie sur le paiement de cotisations, alors que la pension de vieillesse est financée entièrement au moyen des fonds publics.L’âge de liquidation de la pension varie dans les cinq pays entre 60 et 70 ans.Cependant, si la réciprocité n’a pas été, en matière d’assurance-vieillesse et invalidité, réalisée aussi complètement que dans d’autres domaines, il faut noter que bien des cas sont réglés par l’application du “traité d’assistance publique”.(à suivre) -:o :- 31e CENTENAIRE DES TROIS FRERES GAGNON • _________ Quand les trois frères Gagnon mirent pied en terre d’Amérique en 1640, ils se doutaient peu que trois siècles plus tard 30,000 de leurs descendants se réuniraient pour commémorer un tel événement.Voilà ce que rapporte M.O.-A.Trudeau, agent de district du Canadien National.Une cérémonie de ce genre avait lieu il y a quelques jours à Sainte-Anne-de-Beaupré.Puis une plaque commémorative en l’honneur de Mathurin Gagnon était dévoilée à Québec, au Chateau Richer.Le groupe se rendait ensuite à la chapelle Notre-Dame-des-Victoires sur remplacement de laquelle était érigé jadis le premier magasin établi par les frères Gagnon.L’hon.Wilfrid Gagnon, directeur actuel du Canadien National, est un descendant de cette vieille lignée.—;-:o:- GOERING A-T-IL RELEVE LE DEFI ?Berlin.— Un maréchal du Troisième Reich a-t-il le dlroit d’accepter le défi d’un soldat de ce qu’on appelle à Berlin “une race inférieure” ?Tout récemment parvenait à la Wilhelmstrasse la proposition que le colonel Hubert Fauntleroy Julian, un nègre américain, venait d’envoyer au maréchal Goering pour l’inviter à un combat singulier en avion au-dessus de la Manche.Le colonel Julian qui constituait à lui seul, en 1935, toute l’aviation de l’ancien empire d’Ethiopie, a provoqué en duel le maître de l’aviation nazie, tous deux devant se rencontrer à 10,000 pieds dans les airs.Un ami de Julian rapporte avoir reçu, à Harlem, une communication téléphonique au cours de laquelle un interlocuteur mystérieux lui aurait transmis: “Dites à cette truie noire de Julian que nous acceptons le défi”.A quoi l’aviateur nègre répondit: “Je vais me rendre en Angleterre pour y acheter un avion et je vais mitrailler jusqu’à ce que je la prive de vie cette infâme créature de Goering”.MM.les Allemands, faites vos paris ! -—:o:- CONGRES DES FAISEURS DE PAPIER AUX TROIS-RIVIERES Trois-Rivières.— La convention des faiseurs de papier de la province de Québec aura lieu dans cette ville, le 12 octobre prochain, et elle réunira ici des représentants de la grande majorité des moulins de papier de la province de Québec.•-:o :- ACCIDENT ARRIVE A LIONEL THIBAULT Nous regrettons amèrement que notre ami Lionel Thibault, assistant agent d’affaires de l’union locale 249 des travailleurs en chaussures, ait été victime d’un accident d’auto lundi de cette semaine.Il est hospitalisé à l’hôpital St.-Luc Nous sympathisons beaucoup avec lui et nous lui souhaitons un prompt rétablissement.TRIBUNE LIBRE Le "Pow-Wow77 Syndical de Nicolet Les Semaines Sociales du Canada ont tenu leurs assises à Nicolet le samedi, 21 septembre dernier au Séminaire de Nicolet; et on y a, comme d’habitude, cassé du sucie sur le dos des unions internationales en les comparant avec les Syndicats Catholiques du Québec.Je concours pleinement dans l’idée des orateurs à cette session quand ils prétendent que le syndicalisme s’impose comme un devoir chez les salariés de toutes catégories, mais de là à dire que le salut de l’ouvrier n’existe que dans les Syndicats Catholiques, je trouve l’avancé un peu déplacé.J’admets que pour des catholiques il peut y avoir des avantages spirituels, mais je ne vois aucun effet matériel pour la masse des travailleurs qui se compose de toutes sortes de nationalités et de confessions religieuses.L’ouvrier étant obligé de gagner sa vie où il la trouve est forcément tenu de frayer avec d’autres ouvriers de croyances différentes et je ne vois pas comment il peut se protéger en appartenant à une organisation sectaire lorsque ses camarades n’en font pas partie.Le but de l’union ouvrière est donc nul et ce qui serait une force si tous les ouvriers appartenaient à une union neutre, devient un élément de faiblesse créé par cette division.J’admets que les Syndicats Catholiques peuvent avoir du bon lorsque leurs membres travaillent dans une usine dont les patrons sont catholiques et n’emploient que quelques ouvriers catholiques, mais lorsqu’il s’agit de grandes entreprises dont les patrons sont neutres, l’organisation sectaire est vouée à un échec certain, témoins: l’industrie textile, les pulperies, et autres où des grèves ont été déclenchées par les Syndicats Catholiques et ont été réglées par un succès patronal.A Montréal et ailleurs, les imprimeries les plus importantes sont contrôlées par des patrons neutres qui avec une largeur de vue toute à leur éloge emploient indistinctement des catholiques aussi bien que d’autres de foi différente.Il ne leur viendrait jamais à l’idée de faire du séparatisme sur une question de religion et tous leurs ouvriers sont traités sur un pied d’égalité._ Cet état de choses existe aussi dans les unions internationales où.tous les membres sont égaux sans égard à leurs sentiments religieux et jamais aucune ten-taive n’est faite qui pourrait altérer la foi des membres de ces unions, au contraire, tout affilié ayant des tendances subversives est immédiatement prié de se retirer.Ces unions s’occupent exclusivement du bien matériel des ouvriers, laissant à chacun le droit de pratiquer la religion qu’il professe.Que peut-on exiger de plus ?Tout s’y passe en harmonie et fraternité chrétienne.On n’y entend jamais de ces idioties comme celles publiées dans un certain catéchisme syndical publié à Chicoutimi dont je cite le texte: “Comment qualifier ces internationaux catholiques, qui font le jeu de nos ennemis de race et de religion, qui dépensent leurs énergies à combattre les unions ouvrières catholiques, qui, en enfants indociles, nuisibles et de mauvaise foi, vont contre la volonté de l’Eglise en s’entêtant à rester dans l’International, quand il leur serait si facile de faire autrement dans notre région ?“Comment pourrait-on qualifier enfin ces francs-maçons, apôtres de l’Internationale, qui maudissent les ouvriers catholiques et canadiens-français et qui soupirent après le jour où, comme en Espagne, la mitrailleuse pourra avoir raison des prêtres et des vils troupeaux qui les suivent?” Si c est ça qu’on appelle de la charité chrétienne, eh bien ! je n’y comprends plus rien et tout catholique de bon sens se sent des haut-le-coeur en entendant des insanités semblables proférées.Les brochures comme celles-là font plus de mal que de bien à notre Eglise, car elles montrent aux profanes que cette Eglise est parfois assez mal représentée en notre province quand des gens s’en couvrent pour cracher lâchement leur bave sur leurs concitoyens co-religionnai-res sans justification aucune.Enfin, messieurs des Syndicats, faites donc votre petit bonhomme de chemin et laissez donc les ouvriers internationaux tranquilles.Vous faites assez de tort au mouvement ouvrier dans le Québec sans que vous y joigniez l’injure et le mensonge, et soyez assuré que jamais vous ne INDEX DES UNIONS LABOR DIRECTORY CONSBLL DES METIERS ET DU TRAVAIL .MONTREAL — MONTREAL TRADES AÏSDo COUNCIL.— Meets every 1st sud 3rd Thursday of each month — s’assembla les premier et troisième Jeudis de chaque mois, a la salle de l’Assistance Publique, 458, rus Lagauchetière Est.Président, Raoul Trépa-nler* U53’ rue Saint-Denis, Tél.LAn.2503 : secrétaire-correspondant — correspondinar* Bn^T^-Er Gariépy, 11, rue Saint-Paul OueBt, Tél.LAn.5361 ; vice-présidents, Edouard Larose, Chambre 10, Monument Na- Chamn ml?4’*»™11- Shannon- 406, rue Champ-de-Mars, Tél.BEL 1182.ALLIED PRINTING TRADES COUNCIL.— T -K 1 P/ro?.0î:e the interests of Allied Union Uabel i^hich can be had in French or English).The following organizations comprise Council: The Typographical Union No.1TB; Jacques-Cartier Typographical Union No.T£5iljLin* Pressmen and Assistants’ Un-No- 5£r: Br«>tberhood of Bookbinders and nV?mexT8 Union No.91; Photo-Bn-f™7*FS, Union No.9 ; Stereotypers and Elec-V^ty,P .U?ion No.33; Associate member: Amalgamated Lithographers of America No.ent,/i^'r' FoTrest; vice-president, C.Recording Secretary, A.F.Ricard: *y *^!r?a8urel"’ James Philip, Room 105, Mnnr^0tIe J?ame st- West Executive: John Moore, A.Query and John Kelly.Auditors: m'a Bicard, D.Léonard, TeL: MA.7489.Council meets second Tuesday of each month at 909 St.Lawrence blvd.ÜIÏ£sr n^P?£ba£hiqu£ JACQUES-CAB.TIER No 145.S’assemble le 1er samedi ?40 ” " .S50 SIGN UP FOR THE DURATION in Canada's Army of 2,000,000 Regular War-Savers Be one of the first to enlist.You will be receiving your official enlistment blank—the new War Savings Pledge.Use it to instruct your bank to make purchases of War Savings Certificates for you every month — automatically.Your bank looks after everything for you—sends your money to Ottawa each month, and the Certificates are mailed direct to the registered holder.There is no charge for this service.Here is an effective way to serve — and a sure way to save.And remember, too, you are not giving your money, but lending it, and at a good profit to yourself : a full 25% in 7x/2 years! So watch the mail for this new official War Savings Pledge.When it arrives, use it to Help Smash Hitler.Additional Pledges are available at your bank or from your local War Savings Committee.Sign up now! “you Serve by Saving” Invest Regularly in War Savings Certificates Tramways Seeking Labor Agreement Company Asks Quebec to Make Present Contract Obligatory on Both Parties.A request that the collective labor agreement entered into between the Montreal Tramways Company and its employees be made obligatory for the employer and employees under conditions outlined by the company has been presented to Hon.Edgar Rochette, provincial Minister of Labor.The request was presented by the company.The agreement rules that the earnings of conductors, motormen and operators will be limited to a maximum of 54 hours per week, but a leeway will be allowed up to 60 hours a week when other men are not available to operate the full number of cars required.Time and a half will be paid for all hours in excess of 60 per week.Salaries for conductors, motormen and car starters were set at 50 cents per hour during the first year’s service, 56 cents during the second year and 60 cents after the second year.Rates for autobus chauffeurs were given at 51 cents per hour during the first year and 65 cents during the second, salaries for hillmen and switchmen were listed at 40 cents an hour during the first year and 42 cents during the second.An increase of five cents an hour on regular rates was set for apera-tors of one-man cars.Working weeks of 45 hours in the rolling stock and overhead departments and 44 hours in.the car barns and construction shops were specified' in the agreement.Fifty and 48-hour weeks were set for WORKMEN'S COMPENCA-TION STATISTICAL MANUAL Manual of Industrial-Injury Statistics is the title of a bulletin (No.667) issued by the Bureau of Labour Statistics of the United States Department of Labor.As stated in a preface to the bulletin, the purpose of the manual is to make available to administrators and their statistical staffs simple and pratical methods of statistical procedure.The report states that “Too often statistics have been attacked as ‘bulky and ill-arranged tomes’ serving no practical function”.In the administration of workmen’s compensation the manual declares that statistical facts are desirable along three directions: (1) The volume of work handled, the speed with which it is handled, and the difficulties which cause delay, in short, facts concerning the efficiency of administration; (2) The pratical functioning of the medical and benefit provisions of the law, i.e.how the law affects injured workers; (3) The incidence and cause of accidents.The material given in the manual is organized around these three factors.Suggestions are given of the type of statistical tables to be developed, the codes to be utilized for this purpose, and the obpectives for which the statistical material can be used.In an appendix specific illustrations are given of significant practices in some states.— The Labour Gazette.-:o :- WAR CONTRACTS All contracts awarded by the Department of Munitions and Supply are subject to labour conditions for the protection of the work-people concerned.In the case of building and construction contracts, the labour conditions include fair wages schedules based on the rates current in the particular district where the work is being performed, and provide that the working hours shall not exceed eight per day and forty-four per week.In the case of contracts for the manufacture and overhaul of aircraft, the labour conditions include one scale of minimum wage rates which has been approved for all work of this nature undertaken is Eastern Canada (Ontario, Quebec and the Maritime Provinces), and a separate and hugher scale for all such contracts undertaken in Western Canada (comprising the area from Fort William to the Pacific Coast).These contracts are subject also to a working week of not more than forty-eight hours, provision being made that any necessary and authorized’ overtime work shall be paid for at a rate of not less than one and one-half times the regular rate.Contracts for shipbuilding and repair are all subject to labour conditions including fair wages schedules based on the rates current in the district where the work is being executed.Provision is made for the observance of working hours of not more than forty-eight per week and for a wage rate of not less than one and one-half times the regular rate for any overtime that is necessary and authorized by the Dominion Government inspector in the plant.garage and track department employees respectively.Salaries for box exchange clerks were listed at $65 a month during the first year’s service $75 after one year and $95 after two years.For branch ticket salesmen, the rates were given at $95 a month for the first year and $100 after the first year.Wage scales for transfer clerks were set at $110 a month and for ticket clerks and relief men at $120.Covered among other things in the agreement, were the amounts of overtime to be paid in the different departments, the granting of holidays, the working of sparemen and numerous rulings.LE MONDE OUVRIER Rédigé en collaboration MARCEL FRANCQ Secrétaire de la Rédaction BEN.DROLET Gérant de la circulation Le seul journal ouvrier bilingue au Canada Membre de la Presse ouvrière internationale d’Amérique THE LABOR WORLD Canada’s Only Labor Bilingual Paper Imprimé par l’Imprimerie Mercantile, Limitée, 11, rue Saint-Paul Ouest, Montréal Téléphone : PLateau 8451 GERARD TRUDEL AVOCAT Edifice Aldred, MONTREAL ON DOMINION SQUARE Windsor LABOUR CONTROL IN GREAT BRITAIN In an editorial headed “Going to It”, the London Times of June 21 emphasizes the intensification of Labour’s effort in the war emergency.Latest manifestaions of the impressive contribution of the Labour movement is thus dealt with in the editorial : “Never before has it been known that organized labour should concede to a Government Department the right to order it about from one job to another and from one part of the country to another.That is what Mr.Bevin’s own union has done in respect of dockers by acquiescing in the plan for the regional pooling of port labour with an extending provision that, if the situation so requires, men will be expected to transfer to ports outside a region.The Minister of Labour has power to order all labour where it is wanted, but the procedure of gaining the assent of the unions of the men concerned is by no means superfluous.Nevertheless the Minister has compulsory powers and! that fact is well known.“As remarkable as the acquiescence of the dock workers in compulsory transfer is the agreement of the Yorkshire miners and the coalowners to set up joint committees, the equivalent of industrial courts, to try men for absenteeis and to fine them if the accusation is upheld.The fines will not be legally enforceable; and in reserve, with the concurrence of the miners” association, will be the right of the owners to bring delinquents before the ordinary magistrates’ courts, claiming damages.“Rather more nebulous, but perhaps usefull, is the arrangement that miners’ lodge officials may bring for hearing before the same joint committees, complaints that colliery managements are culpably impeding production.Strikes are, of course, to be forbidden untill all the resources of négociations have been exhausted.“The extension of the doubleshift to more mills engaged on Government orders is no less desirable for expediting work urgently needes ann for distributing employment; and the formidable difficulties in the way should be examined with a esolution strong enough to remove them”.— The Labour Gazette.r Exile — Tom: “My father was a great western politician in his day”.Thumb: “What did he run for ?” Tom: “The border”.Our Leading Amusement Places Dans nos .Théâtres PALACE JAMES CAGNEY defies The City for alluring ANN SHERIDAN CITY FOR CONQUEST with DONALD CRISP CAPITOL HENRY EONDA m “THE RETURN OF FRANK JAMES IN TECHNICOLOR! Added Feature ‘G-irl from Avenue A* PRINCESS Theatre JOHN GARFIELD FRANCES FARMER PAT O'BRIEN in 19 “ FLOWING GOLD Added Feature Money and the Woman LOEW’S THEATRE 2nd WEEK ERROL FLYNN Daring Pirate ! Thriling Lover ! “The Sea Hawk” with BRENDA MARSHALL CLAUDE RAINS DOMINION BRIDGE CO.LIMITED Head Office and Works at: LACHINE, P.Q.Branch Works: Amherst Ottawa Toronto Winnipeg Calgary Vancouver Tél.L An caster 385S Salon de Fleurs ST-DENIS 1590, rui SAINT-DENIS (Edifies du Théâtre St-Denis) Spécialités: Bouquets de Noces, Tributs floraux ¦mnpt* cl* 10% tu iMttari
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