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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 3 octobre 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Références

Le monde ouvrier = The labor world, 1942-10, Collections de BAnQ.

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^îÆüutr te iiunuv (Ôiturar 28e Année — No 40 SAMEDI, 3 OCTOBRE 1942 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 3, 1942 28th Year — No.40 AFL Convention Will "Go To Bat" For All-Out Aid To War Effort; Three Departments Are In Session President Green To Deliver Ringing Keynote Address On October 5.Determined to demonstrate labor's leadership in the war effoit, more than 600 delegates from all parts of the United States and Canada gathered in Toronto for the 62nd annual convention of the American Federation of Labor.In personal expressions, the leaders emphasized their conviction that "labor as usual" is "out" for the duration.On every hand the thought was expressed that labor should not wait to be told to make the sacrifices which will inevitably come out but should volunteer as quickly as possible to go to bat.A warm feeling of fraternity was in evidence between the visiting delegates from the "States" and their Canadian hosts, as well as a joint determination for all-out co-operation with the war effort.The convention will open at 10 a.m.on October 5 with brief ceremonies of welcome arranged by the local convention committee, in which city and provincial officials will participate.Then President William Green will deliver his keynote address, which is expected to sound a ringing challenge to all American workers to get in step with the victory march.Committees will then be appointed to consider and report on resolutions and the various sections of the Executive Council's report which will be in the hands of the delegates when the convention opens.While the committees are working during the first week, the convention will hear from distinguished guests who will deliver important addresses.Among those who have accepted invitations are Prime Minister Mackenzie King of Canada, Undersecretary of War Robert Patterson, Secretary of Labor Perkins, the new commander of the American Legion and a number of high Government officials.President Roosevelt has been invited to come to the convention, but it is not yet known whether he will make a personal appearance or send a message as in previous years.During the second week, the convention will get down to consideration of the committee reports.It is then that the debate and voting on various issues will take place.I'he convention will close with the election of officers of thr American Federation of Labor for the ensuing year and the selection of the next convention city.Démocratie et nazisme Mercredi dernier, M.Elliott-M.Little, directeur du Service national sélectif, a parlé au congrès de la Chambre de commerce canadienne, au Seigniory Club, et il a annoncé des changements radicaux dans notre économie nationale.Les méthodes en usage en Angleterre et celles en vigueur au Canada diffèrent du tout au tout, si on en juge par l'opinion du lord chancelier, le vicomte John Simon, et celle de notre bureaucratie "à un dollar par année".Nous laissons à nos lecteurs de juger par eux-mêmes et de tirer les conclusions qui s'imposent.Ti il Trades Rally For War Tl." Metal Trades Department of th" American Federation of Labor PAGE 4 SAMEDI, 3 OCTOBRE 1942 MONTREAL SATURDAY, OCTOBER 3, 1942 LE MONDE OUVRIER — THE LABOR WORLD ' Est publié par la Fédération provinciale du Québec chaque semaine, dan?! le but de promouvoir de la législation sociale tendant à protéger et a améliorer le sort de la classe ouvrière de cette province.Exécutif : J.-Elphège Beaudoin, président, Jos.Matte, J.-B.Arsenault et R.-M.Bennett, vice-présidents, Marcel Francq, secrétaire-trésorier et rédacteur, Henri Richard, rédacteur associé.Adressez toutes les communications à Casier Postal 6094 Téléphone: LAncaster 7808 Imprimé par Mercantile Printing Ltd., 11 ouest, rue St-Paul, Montréal Is published by the Quebec Provincial Federation of Labor weekly, for the purpose of promoting legislation towards the protection and advancement of the working class of the Province of Quebec.Executive : J.Elphège Beaudoin, president, Jos.Matte, J.B.Arsenault and R.M.Bennett, vice-presidents, Marcel Francq, secretary-treasurer and editor, Henri Richard, associate editor.Address all communications to Postal Box 6094 Telephone: LAncaster 7808 Printed by Mercantile Printing Limited, 11 St.Paul Street West, Montreal Boni pour les ouvriers de la fourrure Les ouvriers de la fourrure de cette ville recevront un boni de 12.2.On se rappelle que le nouveau contrat collectif pour le truvail de gros, consenti par les employeurs aux membres des Unions locales 66 et 67 des ouvriers de la fourrure, a pris effet à sa publication dans la Gazette of/ieiclle île Quebec et demeurera en vigueur jusqu'au 20 avril 1944.Le contrat prévoit que les patrons devront payer un boni de vie chère de 12.2, établi comme suit : un boni de 9.8 du 1er juillet 1940 au mois d'octobre 1941, et un autre de 2.4 à compter du 15 août dernier.L'indemnité de vie chère variera selon les fluctuations du coût de la vie.Les salnires prescrits dans la présente convention collective varient de $16.00 à $40.00 par semaine, et les salaires des apprentis, de $7.00 à $12.00 par semaine.De nombreuses conditions de travail sont prescrites pour faciliter ' l’application et protéger les ouvriers et les ouvrières dans les ateliers.Une clause stipule qu’il ne doit pas y avoir de grève pour la durée du contrat.Mme Pouget, déléguée à la Fédération Américaine du Travail L'Union locale 22683 des employés de bureaux a tenu, mardi soir, une assemblée très importante, sous la présidence de M.Marcel-E.Francq.Le but de la réunion était de décider si cette union enverrait un délégué au congrès de la.Fédération Américaine du Travail, lequel s'ouvrira à Toronto le 5 octobre prochain.La décision étant prise, Mme Yvonne Pouget, secrétaire de l'Union, a été élue à l'unanimité déléguée.On discuta plusieurs questions importantes concernant l'organisation de cette profession.D'après les délibérations, il semble que l'Association des employés de bureaux veut faire des efforts inouïs nfin d'amener dans ses rangs le plus grand nombre possible de ces employés, hommes et femmes.L’Union locale 22683 détient sa charte directement de la Fédération Américaine du Travail.Ligue de quilles des Typos Ces jours derniers a eu lieu l'élection des officiers de la Ligue de Quilles des Typographes.Ont été élus directeurs pour la saison 1942-1943 : M.Joseph Saint-Hilaire, président honoraire ; M.J.-Robert Guy, secrétaire : M.Edgar McGown.trésorier ; M.A.Sénéchal, statisticien.L’ouverture de cette ligue de quilles se fera le 10 octobre prochain, à 2 heures précises, à la salle Moderne, rue Mont-Royal Est.Tous les joueurs sont priés d’être présents.Tous les typographes et amis de cette ligue sont les bienvenus à venir encourager nos joueurs.Ernest DeSève, agent d’affaires des peintres L'Union locale 349 des peintres, décorateurs et tapissiers d'Amérique a résolu, lors de son assemblée tenue lundi soir, sous la présidence de M.Raoul Gervais, de se choisir un agent d'affaires.Les candidats à la position étaient MM.Ernest DeSève, Arthur Carpentier et C.-A.Mondor.Par un vote très rapproché, M.Ernest DeSève remporta la palme.Ce dernier entrera en charge dès cette semaine.Il établira son bureau à la salle des cordonniers, 1331A, rue Sainte-Catherine Est, tél.CHerrier 6511.Les heures de bureau seront de 8 à 9 h.le matin, et de 4 à 5 h.l'après-midi.Les peintres en quête de travail devront s'adresser au nouvel agent d’affaires.Le Service national sélectif a fait savoir que les unions qui possèdent un bureau de placement doivent obtenir une permission spéciale du Service sélectif pour continuer la distribution de permis de travailler.Les unions doivent se procurer cette permission en en faisant la demande nu directeur du Service sélectif à Montréal, M.L.-M.Lymburner.Le rapport du secrétaire-financier Ernest DeSève montre un effectif toujours grandissant.M.Orner Gaucher, organisateur de l'Union internationale des boulangers.local 55, rendit visite aux peintres auxquels il annonça que l’Union locale 55 avait entrepris de former une boulangerie coopérative.Elle porte le nom de Boulangerie Internationale et ses produits seront revêtus de l'étiquette de l’union.M.Gaucher fait appel aux peintres et aux ouvriers en général polir les inciter à accorder leur clientèle à cet établissement strictement unioniste.Pour plus amples renseignements.appelez FRontenac 8292.M.Henri Cadieux a été élu par acclamation délégué au Conseil des Métiers et du Travail, en remplacement de M.René Demers, démissionnaire.à cause de ses activités en qualité d'organisateur pour le Comité d’organisation ouvrière et de production de guerre.Suspension d’ouvriers On nous rapporte qu'environ 250 employés ont été suspendus temporairement, lundi, aux usines de l'Engineering Products Limited.Selon la compagnie, il s'agit d’un manque de matériel et cette mesure a été approuvée par le Service sélectif national.Les ouvriers ne sont pas, toutefois, de cet avis.Ils prétendent, selon M.Adrien Villeneuve, organisateur du Conseil des métiers de la métallurgie, que "la compagnie aurait agi de cette façon pour empêcher les Unions internationales de remporter le vote qui doit être tenu prochainement dans les usines, sous la surveillance du ministère du Travail pour déterminer l'union qui doit représenter les employés.” "De toute façon", a ajouté M.Villeneuve.“nous soumettrons ce cas nu Service sélectif.Ces employés ont besoin de travailler pour vivre et ils ne peuvent se procurer un nouvel emploi sans permis du Service sélectif.Le cas mérite une grande considération.” Chez les débardeurs L'Association Internationale des Débardeurs, Local 375, tiendra son assemblée régulière dimanche, le 4 octobre, à 2 heures de l'après-midi, en leur salle au numéro 525 de la rue Bonsecours.Des.questions importantes seront discutées.Tous les membres doivent se faire un devoir d'y assister.J.-M.SHANNON, Secrétaire-trésorier.Un malaise à la Eagle Shoe Company L'Union locale No 249 des travailleurs en chaussures est en butte à un autre malaise qui existe depuis quelques semaines dans une fabrique de chaussures ayant un contrat d’union avec l’Union internationale des travailleurs en chaussures.En effet, on est à chercher un moyen pratique qui amènerait une solution au mécontentement qui existe présentement à cette fabrique.Ce malaise a pour cause un certain nombre d'ouvriers travaillant dans cette fabrique et qui se refusent à faire partie de l'union.Les moyens nécessaires ont été pris auprès du président de la compagnie en question, a déclaré M.C.McKercher, afin que le contrat soit respecté, lequel contrat stipule que tous les employés sont tenus d’appartenir à l'union signataire.De plus, ajoute M.McKercher, on cherche à introduire Ta machine à tailler le cuir, ce qui amènera assurément le congédiement de plusieurs ouvriers.Tout ceci semble être un écho des événements qui se produisirent lécemment dans cette manufacture au sujet du boni de vie chère.C’est une question de principes qui est en jeu, a dit M.McKercher, et l'union est prête à prendre les moyens nécessaires pour faire cesser cet état de choses.Aux grands maux nous appliquerons les grands remèdes.Il fut décidé de convoquer une assemblée générale de tous les employés de la Eagle Shoe Company, vendredi, le 2 octobre, à 8 heures précises, au No 1331A, rue Sainte-Catherine Est.Il est nécessaire que tous les intéressés soient présents.On procéda ensuite au tirage des prix de la Fête du Travail, consistant en cinq paires de chaussures, dons des manufacturiers de chaussures.Le premier prix fut gagné par M.Jos.Racette ; le deuxièrrje.par M.Arthur Drapeau ; le troisième, par M.Léon Devoie ; le quatrième ,par M.O.Desmarais, et le cinquième, par M.André Bouchard.A l’issue de la séance, plusieurs nouveaux membres furent initiés, M.Jos.Giroux présidait, assisté des vice-présidents R.Champagne et L.Riendeau.Ces deux écoles vont chauffer à l’huile Après bien des tractations, à la suite du refus du régiseur de l’huile d’accorder un permis à ces deux écoles et une rebuffade de l’hon.M.Mitchell, à qui on avait demandé d'intercéder en leur faveur, les écoles Guigues et Saint-Dominique, à Ottawa, pourront chauffer à l'huile l'hiver prochain, sur permis obtenu du régisseur Cottrelle, de Toronto Ces écoles étaient menacées de fermeture.fauté de pouvoir transformer leur système de chauffage.Achat d’obligations par les chapeliers M.Max Zaritzky président de l’Union internationale des chapeliers.en congrès à Toronto, a déclaré que les quartiers généraux de l'Union ont acheté pour $10,000 d’obligations canadiennes de la victoire.Le comité exécutif de l'Union s’est réuni pour la première fois à Toronto, depuis la fondation de cette union, soit 75 ans.Installation de la charte des cigariers par l’organisateur M.Kennedy C'est avec joie que nous constatons que le vieux local 58 de l'Union internationale des cigariers vivra encore.Au cours d’une assemblée nombreuse, malgré l’inclémence de la température, dimanche après-midi, plus de 200 employés de la firme General Cigar Co.étaient réunis pour adopter des mesures propices à l'état du métier.M.Octave Plamondon, président, était au fauteuil assisté du vice-président Ernest Forget.M.D.-W.Kennedy, organisateur général de l’Union internationale des cigariers d’Amérique pour le Canada, a remis aux officiers la charte portant de nouveau le numéro 58, émise par le président général D.Vanhorne, ce qui veut dire que le Travail organisé international de cette ville compte de nouveau dans ses rangs une union ouvrière qui a tracé le sillon de l’organisation ouvrière il y a 62 ans.Durant la réunion, une cinquantaine de recrues ont été admises, en plus des employés de la General Cigar Company.On discuta les moyens à prendre pour rajuster les salaires de quatorze catégories de travailleurs.Ces nouvelles conditions seront présentées aux directeurs de la compagnie dans un avenir rapproché.On a laissé entendre que la compagnie avait déjà pris les devants en affichant dans les divers départements les salaires qu’elle entend payer aux ouvriers.On affirme que la compagnie et les ouvriers sont prêts à faire approuver leur contrat par le Conseil régional du travail en temps de guerre.On s’attend à des développements favorables aux ouvriers et ouvrières.Un rapport sera fait à une réunion générale des intéressés, sous peu.Les travailleurs du tabac signent un contrat La Compagnie Macdonald Tobacco et ses employés ont signé un contrat de travail.Mardi prochain, le 6 octobre, on présentera l'entente pour approbation au Conseil régional du travail en temps de guerre de Québec.Cette entente, nous a déclaré M.Paul Fournier, président du comité d’organisation ouvrière, prévoit une augmentation de 5 cents do l'heure pour tous les employés.Ce contrat a été signé mercredi après-midi.Les autres améliorations à signaler comprennent une semaine de vacance avec salaire et l'atelier fermé.Il est entendu que les nouveaux employés devront adhérer à l'Union internationale.Il faudra un certificat aux entrepreneurs Pour empêcher l'expansion de toute industrie considérée comme non essentielle pour la poursuite de la guerre, il faudra à tout entrepreneur désireux d’agrandir sa manufacture ou son usine, (après le 1er octobre), un permis spécial dit de nécessité, signé par le ministre ou le sous-ministre des munitions du Canada.Ce “certificat de nécessité” signifiera que.dans l’opinion du ministre ou du sous-ministre des munitions, il est absolument nécessaire pour cet entrepreneur de dépenser une certaine somme pour agrandir ou mettre son usine en état d’opération, afin de remplir une certaine commande de guerre.Par les règlements qui en émanent, Ottawa est en passe de devenir le centre de l’univers.Geler pour geler Nous apprenons que M.John-P.Frey, président du département de la métallurgie de la Fédération Américaine du Travail, réuni cette semaine à Toronto, aurait déclaré à l'ouverture du congrès annuel : “II est aussi justifiable de geler un homme à son emploi que de le sortir d’un emploi donné et de le geler dans l’armée".Congrès des unions de l’imprimerie (Suite de la troisième page) arrêtées, un grand nombre de nos membres seront sans travail.Ces hommes ne sont pas qualifiés pour un autre genre de travail, la plupart étant d'un âge rendant une adaptation difficile.Ce mouvement est anti-démocratique et son action est opposée aux principes pour lesquels nous combattons, parce qu’il permet à la minorité de l’emporter sur la majorité.Les ouvriers des métiers de l'imprimerie de Montréal et des environs, représentés par cette Fédération, vous prient, en tant que premier ministre, d'user de votre autorité pour rejeter tous tels appels non démocratiques.” Délégués à Toronto MM.Fred-W.Maxted, Emile Fa-gnant et Pat Galley représenteront les pressions et les relieurs au congrès des Unions internationales possédant une étiquette d'union.Ce congrès se tiendra, les 2 et 3 octobre, à Toronto, avant l'ouverture du congrès de la Fédération américaine du Travail.M.Maxted représentera M.G.-L.Berry, président international des pressiers ; M.Fagnant sera le délégué des pressiers de la province, et M.Galley, le représentant des relieurs.Buanderie - IMPERIAL - Laundry & SUPPLY CO.' TEINTURIERS — NETTOYEURS % DYERS AND CLEANERS Excellent service de blanchissage • Superior Laundry Service Lavage de famille à prix modérés Family Washing at Popular Prices Téléphonez FAlkirk 1179 Call FAlkirk 1179 1471, RUE PARTHENAIS 1471 PARTHENAIS STREET "Où le prix rencontre la qualité" UN SEUL MAGASIN v "LE MEUBLIER DU NORD" DU.5737 434 EBt, Boul.CREMAZIE Etabli» en 1915 SAMEDI, 3 OCTOBRE 1942 MONTREAL SATURDAY, OCTOBER 3, 1942 PAGE 5 A l’Union Typographique Jacques-Cartier No 145 La prochaine assemblée régulière mensuelle de l'Union Typographique Jacques-Cartier No 145 aura lieu samedi après-midi, le 3 octobre prochain, à 2 h, 30, au lieu ordinaire des réunions, 1079, rue Berri.• Nous donnons ci-après le texte de la lettre mensuelle du secrétaire-trésorier C.-E.Chalifour : “Continuant ma campagne d’éducation, commencée en mai dernier, afin de mettre les membres au courant de l’histoire de leur union, je vous parlerai aujourd’hui de l’inauguration du Ponds de Pension.“Après environ 50 années d’activité comme union nationale et internationale, notre organisation commença à chercher un moyen de venir en aide à ceux qui étaient incapables de se trouver un emploi à cause de leur âge ou d’une infirmité quelconque.Reconnaissant que l’industrie ne voulait rien faire pour aider ceux qui s’étaient usés à son emploi, l’Union Internationale étudia, pendant plusieurs années, de nombreuses suggestions pour l’établissement d'un fonds de pension."Pendant que l’Union combattait aux Etats-Unis et au Canada afin d’établir la journée de huit heures, divers amendements furent adoptés, par vote referendum, avec le résultat que les premiers paiements de la pension furent faits au mois de mars 1908.Pendant une période de temps assez considérable, les membres payèrent un assessement de grève qiii alla jusqu’à 10 pour cent de leur salaire, mais ceci ne les empêcha pas d'inaugurer le premier système de pension établi par une organisation ouvrière.Aucune activité d’aucune autre union n’a jamais offert une meilleure preuve du désir des travailleurs d’éliminer une des plus grandes craintes et un des plus épineux problèmes du vieil âge que l'établissement du système de pension de l’Union Typographique Internationale.“Sous le plan originairement établi, les paiements de la pension étaient faits sur une base de $4.00 par semaine.Les membres qui avaient atteint l’âge de 60 ans après avoir été membres de l’Union pendant 20 années consécutives et qui étaient incapables d’obtenir de l’emploi, étaient éligibles à la pension.La loi dit aussi qu'un membre âgé de moins de 60 ans, après avoir été membre de l'Union pendant 20 ans, et dont la demande d’admission au Home a été refusée à cause du fait que cette institution ne peut soigner la maladie dont il est atteint, a alors droit à sa pension."A présent, la pension est de $10 par semaine, payable à tous les membres qui soni qualifiés pour être placés sur le rôle de pension.Le seul changement important qui a été effectué il y a quelques années pour l’obtention de la pension, est que le nombre d’années consécutives requises pour l'obtention de la pension.a été porté de 20 à 25 ans.En retour, on a permis aux pensionnaires de travailler 8 jours par période de pension, c’est-à-dire 4 semaines, sur l’échelle de salaires de leur Union, sans porter atteinte à leur pension.“Pour l'année fiscale 1941, il y avait 6,287 pensionnaires sur le rôle de pension.Durant cette même année, les paiements de pension ont | atteint la somme de $2,558,488.00 et pour la période de 33 ans durant laquelle le système de pension de notre Union a été en opération, la somme de $34,000,000.00 a été payée.“Le système de pension est supporté par un assessement basé sur les salaires de tous les membres et j le rapi>ort annuel de 1941 démontre une balance non dépensée au fonds de pension de $2,872,113.91, ce qui démontre d’une façon catégorique que la crainte exprimée par certains, membres que l’on pourrait diminuer un jour le paiement de la pension, n’est pas du tout fondée et que notre fonds de pension est très solide.“L’Union Typographique Internationale sait aussi faire fructifier les argents du fonds de pension en les plaçant, en toute sécurité, dans des bons du gouvernement fédéral, des divers Etats ou municipalités.Ces placements permettent d’augmenter d’autant notre fonds et ceci au bénéfice de nos membres.Cette manière d'agir démontre la sagesse de nos officiers généraux qui ont toujours eu pour principe de placer les fonds qu’ils ont en mains d’uneuna-nière sûre et d’éviter toute spécula- I tion qui pourrait parfois avoir un’ effet désastreux sur nos finances.I Cette sagesse ne peut faire autre- j ment que de nous réjouir car nous: avons malheureusement trop vu, I dans le passé, des organisations, très solides, péricliter à cause de spécu- i lations malheureuses.“Dans notre Local, nous avons actuellement 32 pensionnaires qui retirent mensuellement la somme de $1,280.00.Nous en avons parmi ceux-ci qui retirent leur pension depuis 14.16 et 18 ans, ce qui vous démontre, avec preuves à l'appui, que la plupart de nos pensionnaires ont déjà retiré en pension plusieurs fols le montant qu'ils ont payé en contributions durant toute leur vie en plus d’avoir joui de tous les avantages de l'Union alors qu’ils travaillaient dans leur métier.” LE GENIEVRE DOUBLE ACTION 4KDYPER La véritable saveur de Hollande fait du de Kuyper le Gin-Genièvre qui se vend le plus dans la province de Québec et dans lo monde entier.10 ONCES.26 ONCES, 40 ONCES, DMilM «I «mWW.mé é» C*n«Wa Mal U twv*liteau» tftodt 4• * *•«.OWWtettwri, t—ardaw.ttefeate».343FR Les salaires ne sont pas gelés mais contrôlés Donnant une conférence devant le Club Rotary, à Montréal, M.E.-R.Complin a dit, cette semaine : “Le contrôle des salaires fonctionne à plein.J’ai entendu dire salaires gelés si souvent que j’insiste pour répéter qu'il s’agit de salaires contrôles, et non de salaires gelés.Les autorités n'ont jamais désiré ni décrété autre chose.” “J’ai entendu un homme déclarer avec une réelle surprise qu’il avait obtenu l’autorisation d’augmenter le salaire d’une sténographe.J'ai entendu des employeurs de ce district déclarer que les salaires n’étaient pas gelés ici.Certainement non.mais ils sont contrôlés.“Oui, j’ai même entendu dire de la part d'employeurs montréalais que les salaires ne sont même pas contrôlés ici.Demandez aux ouvriers de l’aviation, demandez à quiconque a tenté d'excéder les salaires payés dans l'industrie de l’aéronautique.Les gens doivent se souvenir que la législation pourvoit spécifiquement à la hausse de salaires, qui seraient trop bas, comparés à ceux payés pour le môme travail dans d’autres parties du pays.“Tous les employés, même les mieux rétribués, reçoivent un boni de vie chère.A la suite de la publicité dont les récipiendaires ont entouré leur hausse de salaires et d’autre par l’absence de publicité quand la hausse était refusée, des gens croient qu'il y a toujours don.“Je vous réitère que des employeurs d’une armée d’ouvriers et plusieurs unions représentant de forts groupements ont eu leur demande d'augmentation rejeté."Toutefois, en général, les ouvriers se tirent mieux d’affaire, aujourd'hui, en dépit des taxes et des timbres de guerre, que jamais dans notre histoire."Quoique nous ignorions quelle forme prendra le contrôle des prix et des salaires aux Etats-Unis, le désir apparent de suivre nos traces est un hommage à ceux qui ont conçu, appliqué et maintenu ce programme chez nous."Le résultat pour nous,, c’est que sont contrôlés les vrais salaires, cette unité économique qui achète notre nourriture, nos vêtements et notre logement.Croyez-moi, un tel contrôle aura des répercussions profondes dans la vie industrielle de demain.” Les boulangers initient 25 nouveaux membres Le mouvement entrepris pour faire revivre l’esprit unioniste qui a déjà prévalu chez les ouvriers boulangers semble vouloir prendre des proportions encourageantes.Samedi dernier, l'Union locale 55 des boulangers tenait une réunion spéciale dans le but exprès de procéder à l’initiation de 25 nouveaux membres.Le président Orner Gaucher leur fit prêter l’obligation d'usage et profita de l'occasion pour démontrer l'urgence de l’Union ouvrière internationale chez les boulangers et pâtissiers de cette ville.Il insista fortement pour que les boulangers joignent les rangs d’une union leur garantissant une protection qu'aucune autre union ne peut leur procurer.Les membres de cette union ont droit à un bénéfice en maladie de $10.00 par semaine pendant IG semaines par année, et à $500.00 de bénéfice de décès.Voilà, déclare M.Gaucher, line protection sans égale que l’union rivale ne peut garantir.M.C.-C.Gordon, ancien président de l'Union locale 55, fit des remarques très au point sur les bienfaits de l’Union internationale des boulangers.Il est satisfait de constater que les ouvriers de ce métier semblent avoir mieux le sens de la compréhension de s'unir dans une seule union pour améliorer leurs conditions de travail.OTTAWA ETABLIT OFFICIELLEMENT SIX FETES LEGALES "Le gouvernement canadien, dans l'intérêt de l'effort de guerre et afin d’encourager l’uniformité chez les employeurs et les travailleurs touchant l'observation de fêtes légales ou statutaires, a cru opportun d’exposer la 'politique officielle en la matière”, a déclaré lundi le ministre du Travail, l’hon.Humphrey Mitchell.La politique officielle touchant les têtes légales est exposée dans un article ministériel visant "à supprimer l’incertitude actuelle quant à savoir si les travailleurs généralement doivent être requis ou non de travailler chaque telle fête légale".En plus du dimanche ou du jour de repos sur semaine choisi pour le remplacer, l’arrêté minisériel établit les fêtes légales ou statutaires suivantes : Premier de l’an, Vendredi Saint, premier lundi de juillet, fête du Travail, jour d’Actions de grâces, Noël.Seules ces fêtes légales doivent être observées par employeurs et travailleurs pour la durée de la guerre, mentionne l'arrêté ministériel, tout en ajoutant que "comme par le passé, facilités raisonnables devront être données aux travailleurs d'accomplir leurs devoirs religieux.” On semble avoir oublié qu’il y a des catholiques au Canada : on a tout simplement supprimé le Jour des Rois ou l'Epiphanie, la Saint-Jean-Baptiste, la Toussaint, l’Im-maculée-Conception.Cette mesure no dit pas, semble-t-il, si les ouvriers seront obligés de travailler à salaire régulier (temps simple) les jours de fêtes qu’ils avaient l'habitude de chômer, soit en vertu de la coutume, soit en vertu des stipulations d’un contrat de travail.L’arrêté stipule aussi que toute convention collective de travail incompatible avec les dispositions de l'arrêté "doit être, du consentement mutuel des parties contractantes, suspendue pour la durée de la guerre actuelle, mais qu'en attendant telle suspension elle doit demeurer en vigueur et continuer à s’appliquer." Bien que les dispositions de l’arrêté ministériel concernant les fêtes légales ou statutaires dans l’industrie privée constituent une déclaration de la politique du gouvernement.les fêtes chômées recommandées îxmr le commerce et l’industrie sont obligatoires pour le service civil.L’arrêté décrète que les six jours susmentionnés seront observés comme fêtes légales ou statutaires dans le Service civil canadien, suivant l’arrêté C.P.702, arrêté concernant l'indemnité de vie chère du service civil, et que l’absence recommandée pour assistance aux services religieux s’applique aussi au service civil.L'arrêté suspend aussi pour la durée de la guerre les dispositions de la Loi sur la fête du Dominion, et décrète que le premier lundi de juillet est fête légale et sera ainsi observée pour la durée de la guerre, à titre de Fête de la Confédération.Journaliers pour Hawaï On n'a oublié que la danseuse de “hula” dans l’énumération des attractions de Hawaï publiée par la commission américaine du service civil, font remarquer les journaux.La commission renouvelle son appel aux ouvriers pour service dans les iles hawaïennes.Les salaires offerts sont de 70 cents de l'heure, mais, disent les chefs de la commision, ce salaire est une meilleure garantie de vie confortable que $1.00 de l'heure aux Etats-Unis puisque la vie est moins chèVe dans les iles, et que la pension et le logement sont gratuits pour les employés du gouvernement.Ils font aussi remarquer qu’on peut se baigner toute l’année à la fameuse plage de Waikiki.La commission recrute des travailleurs non qualifiés, mais physiquement aptes, ayant de 21 à 50 ans, pour aider à construire des fortifications dans les iles en vertu d’un contrat d’un an.Cej; hommes travailleront sous la direction d'ingénieurs militaires.Le salaire est de $35 pour une semaine de 48 heures, logement et pension gratuits ; cette dernière consiste en rations militaires.Il y aura de l’avancement pour les journaliers montrant des aptutides spéciales.Donnacona dénonce ce décret d’Ottawa Dans une grande assemblée, présidée par le maire Alphonse Leclerc, les ouvriers de Donnacona ont protesté vigoureusement contre le décret du régisseur de l’électricité qui les obligera, à l’avenir, à chômer le vendredi et à travailler le dimanche, afin de ménager l’électricité pour les industries de guerre.Plus de cinq cents ouvriers étaient présents à l’assemblée et ont souligné le fait que plus la guerre avançait, moins on semblait avoir de respect pour le repos dominical.Plusieurs se sont même demandé si la Loi du Jour du Seigneur serait ainsi violé dans la province d’Ontario où l'on ne peut même pas acheter un paquet de cigarettes le dimanche.Ce n’est pas en mettant Dieu contre nous que nous gagnerons la guerre.Beau travail des journaux aux Etats-Unis Le chef de la censure américaine, M.Byron Price, a déclaré, lundi, au congrès de l’Association des journaux du sud dns Etats-Unis, que les journaux “ont fait du bon travail" en publiant les nouvelles de guerre 6elon les instructions de la censure, mais qu’ils “ont failli à la tâche d’expliquer au public lecteur le pourquoi de la censure”.“Je suggère”, dit-il, “que l'on développe la confiance des lecteurs en leurs journaux par une explication patiente des motifs de la censure.Cela montrerait votre degré de coopération dans la conduite de la guerre et convaincrait un grand nombre de vos lecteurs qu’ils doivent mieux tenir leur langue." M.Price ajouta qu'alors que le peuple "ne peut pas soutenir l’effort de guerre s'il demeure en vase clos, il ne pourra pas non plus vouloir mettre en danger la vie d’un fils ou d’un frère, pour le seul plaisir de lire imprimées, des nouvelles dangereuses à révéler.” Voici le principe de la censure américaine, tel que formulé par le directeur de la censure : “Nul ne doit, volontairement ou non, fournir à l'ennemi des renseignements qui lui permettraient de tuer des soldats américains.” Ainsi, le Japonais ignorèrent la perte du porte-avions “Lexington”, ce qui les porta à abandonner le combat à Midway, en juin dernier.BANDES MEDICALES pour hommes, dames, enfants, hernie, maternité, descente de l'estomac, reins flottants, bas pour varices, bretelles, etc.Ajustement par experts et expertes diplômes.Brassières pour opérés du cancer.Aussi corsets et brassières de style.fl A Dire CORSET LLAIMLIj shoppe 825 Mont-Royal E.AM.3312 PAGE 6 SAMEDI, 3 OCTOBRE 1942 — MONTREAL — SATURDAY, OCTOBER 3, 1942 Let's Help Ourselves By RAYMOND M.BENNETT When discussing unsatisfactory conditions, such as low wages and long hours, we are prone to lay the blame on the government for failure to enact laws to our liking, or on employers for taking advantage of general economic conditions to help keep wages down, or on the big financial interests of Wall Street, St.James Street or Bay Street for their antagonism to labor unions.Very rarely, indeed, do we examine our own position closely and carefully to see if we are doing all we can for ourselves before we seek assistance from other sources which we know from experience are not at all sympathetic to us and which have no interest in the aims and aspirations of organized labor.If we in the labor movement really understood the degree of power we possess as organized units, and decided to use that power intelligently, we might surprise ourselves by finding that we did not need the help of these whom we criticize for withholding what we consider to be their necessary assistance.Recently a printing company in Montreal received a large order from the government for several million forms which had to bear the Allied Printing Trades label.Upon receipt of this order, the company immediately set about to comply with the conditions which must be met before the label can be granted.The principal condition, of course, is 100 per cent organization of the printing trades departments.This means, naturally, more employment for union members under conditions regarded as satisfactory by the unions concerned.In other words, every time a union label is granted, wider opportunities for work are created, better conditions are established, and the position of the unions involved is strengthened so that in future scale negotiations there is a better opportunity for securing a satisfactory wage scale.It inevitably follows, therefore, that every time a union label is granted the workers benefit — those in the shop concerned and those elsewhere in the city as well.Our ideal, then, should be a union label in every office.If that goal were attained, the unions would be strong enough to negotiate adequate wage scales, unfair competition would be eliminated as far as wage-cutting was concerned, and satisfactory working conditions would prevail.Such a goal is surely worth striving for.We are, however, very far from that ideal condition.Every employer does not want and does not need the union label.Under present conditions the union label is of no value to many employers.Those who are accustomed to receiving orders for work which must carry the label find it profitable to maintain the conditions which must be met before permission to use the label is granted.If all the employers attached the same value to the label as those who now benefit from its use do, we would be armed with very good arguments when we tried to convince all employers of the advantages of the union shop and the benefits they would derive from the use of the union label.The question now becomes : How can we create sufficient work requiring the union label so that it will be sought by employers not now qualified to use it ?The answer is that we who benefit, directly or indirectly, by the wider use of the label can create the demand for it.If the thousands of organized workers in this city insisted on the label appearing on any particular piece of printed matter, it would have the same result as that achieved when the government insisted that the label appear on the forms mentioned above — the shop concerned would immediately find it profitable to meet the conditions demanded by the Allied Printing Trades Council.A campaign directed against printed matter now produced in unfair shops, and supported by organized labor, would soon show results of a pleasantly surprising nature.But before we members of printing trades unions can fairly ask the support of members of other organized trades, we must be willing to reciprocate by demanding the label of other unions on the various products which we buy.We should be prepared to accept only clothing, hats, shoes and other wearing apparel bearing the union label.We should accept cnly the services of waiters, barbers and theatrical employees who wear union buttons if we expect them to support us in our campaign to establish union conditions by demanding the union label on their printed products.We are not at all consistent if we expect others to create a demand for our fair products that will result in decent wages for us if we {hen spend those wages on cheap "bargains'' produced under sweat-shop conditions.Let us help ourselves ! Before we seek assistance from these who have no personal or political interest in helping us or from those whom we know have no desire or reason to give us their assistance, we should be sure that we have done all in our power to do at least as much for ourselves as we ask others to do for us.The best method appears to be a stronq and really active label committee supported by all members of the international printing trades unions in this city, and a determination on the part of all to accept only products and services of union men and women where these aie available.Dans vos affaires avec nos annonceurs mentionnez “LE MONDE OUVRIER” Labor On The Air National Labor Forum has completed plans for its series of broadcast discussions which will open October 7, according to Drummond Wren, secretary of the organization.The Forum series is to be presented by the Canadian Broadcasting Corporation over its national network each Wednesday night in cooperation with the Workers’ Educational Association and the National Advisory Council on Labor Forum.Workers and government officials will discuss such problems as selective service, cost-of-living bonuses, collective bargaining, production councils, wage ceiling, and compulsory savings.The basic idea in the series is to give a platform from which they can state their case to the government and to the country generally.The object is to increase war production by ironing out present misunderstandings and by promoting better understanding among workers, employers and the government.Listening ‘groups will be formed by workers all across the Dominion to discuss the broadcasts, and they will send reports to their Labor Forum regional representatives and to the Forum’s national office.These reports will be used in constructing future broadcasts, and in making up local workers’ newscasts which will be given regionally at the end of each Wednesday evening • A list of the broadcast dates and the subjects to be discussed follows : NATIONAL LABOR FORUM (To be broadcast Wednesdays 8:309:00 EDT to CBC Eastern and Midwest Network and rebroadcast to Prairies and Pacific Network 12:0012:30 p.m., EDT.) Labor Policy and the Worker October 7 and 14.— War savings and taxes — voluntary and compulsory savings, living standards, cost-of-living bonus, price ceiling, danger of inflation, etc.October 21.— Production councils — policy of the director of national selective service in setting up employer - employee production councils.October 28.— National labor policy — order-in-council P.C.2685.November 4.— Production council setup — ways and means of doing it with examples of firms where it has been tried successfully.November 11.— Trade unions and democracy — the place of trade unions in a democratic society.November 18.— Selective service problems — some of the difficulties arising from selective service, inequality of wages, labor transfer, etc.November 22.— Selective service and the worker — suggested improvements from the worker’s point of view.December 2.— Cost-of-living — cost-of-living index, cost-of-living bonus, effectiveness of the price ceiling, etc.December 9.— Wage ceilings and wage floors — the problem of raising the living standard of those receiving sub-standard wages under the wage freezing regulations.December 16.— Welfare and production — the summing up of the series with a discussion of the effect of living and working conditions on production.The second series of ten — January 6 to March 15, will deal with the problems of particular industries.The following are suggested topics: January 6.— Pulp and paper.January 13.— Shipbuilding.January 20.— Coal and Steel.January 27.— Lumbering.February 3.— Aircraft.February 10.— Munitions (Montreal) .February 17.— Radio and Electrical Works.February 24.— Automobile Workers.March 8.— Railway Workers (Winnipeg).(Continued on pape 8) ‘ The War Must Be Won.The Nazi Machine Must Be Destroyed.— Annihilation Of the Nazi Regime Essential to Victory and a Better World Future.— The Legions of Freedom Must Conquer the Satanic Hordes that Threaten The Liberties of All Free Peoples.— Labor Must Insist That the Post World War Be One Worthy Of the Sacrifices Made by Those Who Died and Worked To Save Democracy.By BERNARD ROSE, K.C.I think it must be patent to all thinking persons that the present conflict is a war of annihilation — the annihilation of the German nation as a military menace to other peoples.The several Fuehrers of the German people, royal and plebian, have always thought and planned in terms of conquest.At no time have they shown any sincere desire to cooperate with their neighbors, or other nations in order to bring about an understanding that would not only lead to gradual disarmament but the evolving of plans, whereby, out of the abundance of the world's resources, fashioned by machines into all that is useful and necessary a good life would be made available to not only the progressive peoples, but those that are still regarded as submerged.The present war will not be won for civilization, democracy and Christianity, unless the military caste in Germany is completely destroyed.The military element in Germany has, notwithstanding changes of government, exercised a preponderant influence.It has always regarded itself as the superior class to whom workers must be subservient.The Nazi doctrine of a superior race is nothing new insofar as it relates to the Junkers from whom the officer class are drawn.It is true, that Hitler and his fellow bandits secured control of the civil government ; but they likewise thought in terms of continental and world domination.With the cunning of those whose master weapons are intrigue, treachery, and opportunism, they set to work to mould the minds of the growing youth of both sexes, as well as effectively discipline the masses through espionage, threats, and promises of a better day which they took no steps to fulfil.For Hitler and his fellow thugs, the German people were merely a pawn in the game to secure mastery of the resources of Germany, as well as the countries they would succeed in conquering through their dastardly propaganda, and the purchase of traitors in other lands, willing to sell their country.They insidiously carried on a vicious campaign to undermine respect for democratic institutions and confidence in the governing groups of the democratic nations.What has been revealed in recent months, proves to what lengths they went, and the sums they were spending and had available to corrupt their willing tools who were citizens of neighboring nations as well as democratic countries across the seas.With the ingenuity that occasionally is characteristic of an abnormal individual, Hitler, in co-operation with those who sought his favors and expected to reap great rewards following German successes, confiscated and expropriated the property of innocent and helpless minorities, and even intimidated great industrialists who thought, that he and those associated with him would be a bulwark against so-called communist infiltration which they professed to fear.Hitler capitalized this fear to the utmost and it was also used and served the purpose of the reactionaries in Great Britain, the United States and other progressive nations.In their mad ambition to conquer regardless of cost, Hitler, Goebbels, and Goering, the arch murderers of all time spared neither man, woman nor child.Their campaign of deam and devastation is without parallel throughout the whole of history.They have and are spending untold billions to manufacture the munitions of war in the carrying out of their plans to destroy and enslave the citizens of free nations.The heroic resistance of the Russian people no doubt came as a very unpleasant and unexpected surprise to the German General Staff and those foul things in human form, the Nazi Fuehrer and his Minister of Propaganda.Oppressed and intimidated as they are, the German people must begin to realize, that not only the Russians, but all free peoples presently fighting their Fuehrer will continue until they destroy everything Nazi or go down to defeat which they know will mean their enslavement for centuries.That retribution will overtake all who support the Nazi regime is as certain as the rising and setting of the sun.The world will be in darkness, and light will not again shine, nor will the lamps in Europe be relit, until the world is advised that the armies of Hitler and his rotten and murderous Gestapo have not only been defeated but liquidated.Then and then only will righteousness rule the earth and justice be vindicated.I have said that this war is not one whereby the classes are sending the masses to fight for them in order to enrich a particular group or class, but a war of the workers in the democracies against the black blight of nazism.To Hitler, the workers are not only cannon fodder to be used to carry out his devilish designs, but robots to be ordered to work until they have exhausted every ounce cf their strength.The workers in Germany are veritable slaves.Those in the occupied countries are sent to the concentration camps or German war factories.They are compelled to obey upon the (Continued on pape 8) SAMEDI, 3 OCTOBRE 1942 — MONTREAL - SATURDAY, OCTOBER 3, 1942 PAGE 7 CAPITOL HUMPHREY BOGART in with MARY ASTOR Added Feature BLONDIE’S BLESSED EVENT with SEVEN other STARS CHARLES BOYER RITA HAYWORTH in Tales of Manhattan PALACE PRINCESS Theatre “Berlin Correspondent” with VIRGINIA GILMORE DANA ANDREWS Added Feature “THE POSTMAN DIDN’T RING” LOEWS THEATRE Held Over 2nd Week ! IRVING BERLIN'S “HOLIDAY INN’’ Starring BING CROSBY and FRED ASTAIRE MARJORIE REYNOLDS MONARCH GAS RANGES Made by Canadians lor Canadian Homes Tél.LAncaster 3858 Salon de Fleurs St-Denis 1590, rue SAINT-DENIS (Edifice du Thé&tre St-Denis) Spécialité9 : Bouquets de Noces.Tributs floraux Escompte de 10% aux lecteurs du "Monde Ouvrier” Mme J.-Z.PILON.Rés.HA.7P01 AVIS D'APPLIP VTION POUR DIVORCE Avis est par les prison tes donné nue Léopold Boucher, expéditeur, tie la Cité et district tie Montréal.Province de Québec, s’adressera au parlement du Canada, ft sa présente ou A su prochaine session afin d’obtenir un bill do divorce d’avec son épouse.Maria (îorde-chuek, de la Cité et district de Montréal, Province tie Québec, pour cause d’adultère.Daté à Montréal, Province tin Québec, ce Sièmc jour fit.» septembre, 1042.MEUGLER A ME RG LEU, Procureur «lu requérant Chambre 803, édifice Tramways, 15:) rue Craig Ouest, Montréal.AVIS D’APPLICATION POUR DIVORCE Avis est par les présentes donné que Edith Rose Smith Goudron, de la cité et district de Montréal, Province île Québec, s'adressera au parlement du Canada, A sa présent** ou à sa prochaine session afin d'obtenir un hill de divorce d'avec son époux, Joseph 1*1»i 1 -lipe (Jendron, compositeur, de la cité et district de Montréal.Province de Québiv, pour eause d'adultère.Daté A Montréal.Province do Québec, ce 2üième jour
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