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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
samedi 16 janvier 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Références

Le monde ouvrier = The labor world, 1943-01, Collections de BAnQ.

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1 >“ S,S5«ï1l .tV*«W»lunVl \Vp5 £?'V.29e Année No 3 SAMEDI, 16 JANVIER 1943 MONTREAL SATURDAY, JANUARY 16, 1943 29th Year No.3 I We Must March Toward a Higher Destiny! The Organized Workers Can and Should CoOperate with the Great Leaders Who Have Laid Out the Pattern of a New Society.Intolerance And Injustice, Prejudice and Ill-Will, Because Of a Difference of Race or Faith, Must Be Fought And Eliminated.An Unceasing War Must Be Gamed On Against Poverty and Insecurity.By BERNARD ROSE, K.C.It may be true that the lamps in Europe have all been extinguished and only blackness impenetrable and fearful prevails, but in the midst of this darkness, there is a glimmer of bright hope for a new day that is dawning.Those cf us who believe in justice, and that is after all the cardinal principle that animates all right-thinking persons in the democracies, are confident, that the most brutal and bestial gang of adventurers and murderers that ever disgraced this old earth will get their just deserts.In thinking of the purgatory through which millions have and are yet passing, we recall the sacrifices of those who, in former centuries, gave all they had to serve mankind, not the least of whom was the Noble Reformer Who in His time made the supreme sacrifice.It should be borne in upon a weary world that intolerance, injustice, ill-will, and deliberately fostered prejudice handicap those who still look forward to the coming cf a time when men will be brothers in spite of differences of race, faith, or other distinctions for which those who are born into this world are not responsible.It may perhaps hardly be appreciated that one of the first steps in bringing about a better understanding between nations was taken by the workers through the forming of unions.It is îegrettable, that an impression still prevails in certain quarters that unions are formed merely to get what they can from the employer and governments.This is a false impression since men are compelled to unite fcr protection, mutual education, and showing a solid front against injustice.One cannot forbear expressing admiration for the magni ficent stand of the British workers in their determination to give up their lives rather than their freedom in the battle which their leaders started against the forces of evil when the onward march of Hitler was challenged.The address of United States Vice-President Wallace gives us a splendid clue to the thinking and hopes of the great leaders of the democratic nations.In spite of their critics, Winston Churchill, President Roose veil, Mackenzie King, and those associated with them, are not labouring selfishly — but selflessly, for the good of mankind.With such great nations as those that belong to the Englishspeaking group and the others allied with it, reforms of a constructively revolutionary character can be carried out.The success of these reforms depends not so much upon the planning of the leaders as the co-operation of all classes in the community.Employer and employee must make up their minds that henceforth industry must be carried on as a service to the community in the first instance ,and secondarily, in terms of gain for those it employs.As the great American statesman pointed out in his inspiring address of December 28th : "In the new democracy, there will be a place for everyone — the worker, the farmer, the business man, the housewife, the doctor, the salesman, the teacher, the student, the store-clerk, the taxi driver, the preacher, the engineer — all the millions who make up our modern world.’ ’ It will be an adventure in sharing sharing of duties and responsibilities and sharing of the joy that can come from the give and take of human contacts and daily living.Out of it, if we all do our part, there will be new opportunity and new security for the common man that blend of liberty and unity which is the bright gold of millions who are bravely offering their lives on the battle-fronts of the world." This statement of Mr.Wallace is eloquence of the highest and noblest kind.In speaking as he did, he spoke not for himself alone, but for the millions of liberty-loving, law-abiding, sincere citizens in the several nations presently fighting to retain their freedom and those from whom it has been taken by a group whose crimes must not only be properly punished, but who will go down in history as the greatest criminals of all time.(Continued on page 7) I Sit uation com pliq uée ù St-Grégoire D'après les journaux quotidiens, la situation s’est compliquée de nouveau à Saint-Grégoire de Montmorency, où la filature de la Dominion Textile est immobilisée depuis près d'une semaine, lorsque les membres du local 15 des United Textile Workers of Canada ont refusé, sans condition, de se soumettre à l’avenir à toute décision qui serait prise par le Syndicat du textile en ce qui a trait aux ouvriers de la filature de Saint-Grégoire.Les U.T.W.C.ont avisé officiellement la compagnie qu’ils ne reconnaissent.en aucune façon au syndicat le droit juridique de transiger au nom des employés qui ont prouvé qu’ils ne désirent nullement être représentés par le dit syndicat ni accepter une décision prise par tout groupement autre que leur organisation officielle.On apprend que le sous-ministre du Travail, M.Gérard Tremblay, en tant que président du Conseil régional du travail en temps de guerre, prendra la chose en mains et cherchera ù concilier les deux parties en présence.L'Union internationale, à la suite d'une assemblée d'urgence de son < comité exécutif, sous la présidence [ de M.René Deniers, organisateur [ provincial du Congrès des Métiers | et du Travail du Canada, a soumis | à la compagnie les propositions suivantes : (1) Tous les employés congédiés, sans exception, devront être repris < au service de la compagnie et, après une enquête sérieuse, des punitions adéquates, si on le juge à propos, pourront être infligées aux coupables de cet absentéisme massif. La compagnie permettra ù ses employés du moulin de choisir librement la seule organisation qui négociera officiellement à l'avenir, en leur nom, en soumettant toute la question à un vote secret fédéral, qui déterminera, une fois pour toutes, le droit représentatif des deux organisations ouvrières en lice.(3> La compagnie soumettra de nouveau à l’organisation ainsi officiellement choisie par les travailleurs.son projet de rajustement, et de nouvelles négociations à cet effet seront alors entamées, afin d’en venir à une entente plus en accord avec la situation actuelle.Le gouvernement fédéra] prié de loger l’ouvrier Le conseiller Louis Bass, de Montréal, vient de faire parvenir au greffier de la ville un avis de motion qu'il présentera à la prochaine séance du Conseil et qui a trait au problème aigu du logement ouvrier dans les centres de production de guerre.Dans cet avis de motion, le conseiller Bass prie le comité exécutif d’attirer de nouveau l'attention des autorités fédérales sur l'inhumanité de la pratique d’amener dans des mêmes centres des milliers d’ouvriers pour travailler dans des industries de guerre, sans prendre en même temps les mesures nécessaires pour qu'ils soient logés convenablement.M.Bass prie de plus l’Exécutif de demander à Ottawa de discontinuer “l’étude du problème” et de se mettre sans délai à la tâche de pourvoir de logements salubres ces ouvriers de Montréal sur la santé desquels dépend, dans une large mesure, la production de guerre future.Le sol se dérobe sous leurs pas.La faim fait sortir le loup du bois.Tant qu'ils paraissaient ; faire la pluie et le beau temps dans le monde ouvrier de la province de Québec, les syndicats catholiques se contentaient i d'injurier les unions internationales, mais dès qu'ils sentent que le sol se dérobe sous leurs pas, ils se ressaisissent et ils courent s adresser aux autorités provinciales pour exprimer leurs appré hensions et leurs craintes, dans l'espérance que le gouvernement y apportera un remède qui les remettra sur pieds.On voit que la faillite du syndicalisme ouvrier catholique est à lu veille d'être complète, même dans la province de Québec, car les "rats ont déjà commencé a déserter le navire" : par exemple, M.Philippe Girard, qui avait fait bouter dehors M.P.-E.Marquette pour le remplacer comme agent d'affaires du syndicat des employés de tramways de Montréal.M.Girard préfère maintenant faire de la politique : il est entré au Bloc Populaire Canadien comme organisateur.C'est vrai que, s'il ne possède pas toutes les qualités de sa fonction, il a fait des études assez avancées, aux frais des syndicats catholiques, pour acquérir les connaissances requises.Quant à M.Charpentier, s'il tient encore au syndicalisme catholique, c'est qu'il y trouve son profit et que ses études "pigées à coups de ciseaux dans les bibliothèques publiques" lui interdisent de se montrer dans les rangs d'une véritable union ouvrière.C'est pourquoi on le trouve toujours à la tête ae la Confédération des Travailleurs Catholiques du Canada.Les actes, les paroles et les écrits des tenants du syndicalisme catholique, suitout depuis quelque temps, ne respirent que la crainte et la peur: pour eux, le "gros méchant loup" est incarné par les unions internationales, qualifiées d'unions ouvrières américaines.Jugez-en plutôt par les extraits suivants du "Mémoire de la Confédération des Travailleurs Catholiques du Canada, fnc., au Cabinet provincial" : Depuis janvier 1942, mois de la précédente entrevue des représentants de la C.T.C.C.avec le cabinet provincial, des événements graves se sont succédé ciui ont causé beaucoup de soucis à notre organisation.Le présent mémoire veut, en toute objectivité, saisir les autorités provinciales de nos inquiétudes, et faire connaître sans ambages nu gouvernement les idées qui représentent l’opinion unanime de la C.T.C.C.et de ses cinquante mille membres.1.— A la faveur de la guerre, la province de Québec, comme les autres provinces du Dominion, parait résister de moins en moins à la tutelle américaine, dans le domaine économique, et à la tutelle d’Ottawa dans le domaine constitutionnel.En effet, sur te plan économique, l’organisation et la propagande soutenues des unions ouvrières américaines forgent des liens qui se resserrent de plus en plus autour d’un bon nombre d’industries, et la situation sérieuse qui en découle ne parait pas provoquer de réaction chez nos gouvernants.Sur le plan constitutionnel, on a l’impression, à certains moments, et surtout dans le monde du travail, que les provinces font partie non d’une Confédération, mais d’une Union Législative.2.— Si cet état de choses doit continuer de prendre corps, la C.T.C.C.est d’avis que les provinces devront renoncer à l’application de tout programme de restauration sociale qui tienne compte de leurs aspirations et de leur mentalité.De plus, au début de la période de reconstruction d’après-guerre, si aucune réaction bienfaisante ne s’est résolument dessinée auparavant, c’est peut-être ta province de Québec qui aura le plus à faire en Amérique du Nord pour conquérir les libertés promises par la charte de l’Atlantique.4.—La C.T.C.C.redoute que les intérêts des travailleurs de l’industrie canadienne ne soient sérieusement compromis, si les unions ouvrières américaines, croyant pouvoir compter sur l’appui tacite sinon de la complicité du gouvernement, allaient s’assurer graduellement le contrôle industriel chez nous.La C.T.C.C.s’inquiète également de l’état de paralysie du mécanisme des conventions collectives de travail, que l’autorité fédérale tend a remplacer par des contrats conclus avec des employeurs individuels, contrats qui offrent moins de protection que nos décrets s’appuyant sur l’extension juridique et dont l’application est surveillée efficacement par les comités paritaires.De plus, Ottawa provoque souvent la conclusion des contrats à la suite d’une procédure démagogique, celle du vote de représentation dans les usines, procédure empruntée à la partie la plus détestable et la plus incohérente du Wagner Act américain.6.— La C.T.C.C.tout en réaffirmant son caractère d’organisation I canadienne de travailleurs, désire soumettre quelques considérations qui.à son avis, ont une importance particulière pour la province de Québec.Nous suggérons que deux commissions d’enquête soient instituées sans délai, l’une pour étudier la structure de l’organisation ouvrière et l’orientation à lui donner pour assurer une collaboration juste et durable entre le Capital et le Travail ; l’autre pour étudier les coopératives de production.de consommation et de crédit et soumettre un rapport qui inspirerait la rédaction d’une seule loi générale de la coopération.9.— De même, suggérons-nous, certaines industries importantes devraient être mises à la raison.L’une des industries les plus réfractaires au syndicalisme tel que nous le concevons est certainement l’industrie de la pulpe et du papier.Cette industrie, gavée à même les ressources naturelles de la province de Québec, devrait, en retour des privilèges considérables qui lui sont accordés par le gouvernement, cesser sa lutte injuste contre nos syndicats.Nous croyons pouvoir dire, toutefois, que, dans cette industrie, l’hostilité vient moins des industriels que des représentants de la haute finance.” Chaque paragraphe de ce mémoire fait voir clairement que les syndicats catholiques ont une telle frayeur des unions internationales qu'ils invoquent tous les saints du paradis et (Suite à la page 3) L i « I PAGE 2 SAMEDI, 16 JANVIER 1943 — MONTREAL — SATURDAY, JANUARY 16, 1943 ACCORDEZ VOTRE APPUI ENTIER A VOS CHEFS LTLGWU reçoit son président général M.Dubinsky il y.avait fête vendredi et samedi aux locaux de l'Union internationale des travailleurs en vêtement pour dames.M David Dubinsky.président gênerai,-étant à Montréal, des milliers d'ouvriers et d'ouvrières lui firent une réception chaleureuse.Vendredi, à 4 heures de l’après- Quel contraste entre les déclarations d'un membre éminent du clergé et les prétentions des soi-disant chefs des unions adverses à l'Union internationale.Nous relevons d'un article sur la.neutralité syndicale une déclaration "que la neutralité syndicale es! ce qu'il y a de j l’JS faux et de plus funeste dans le libéralisme économique".On y lit, toujours sur la question de la neutralité, que s'il n'y a pas moyen de mettre sur pieds des syndicats catholiques sérieux, on peut par conséquent tolérer que des catholiques lussent partie des unions neutres mais à condition que dans ces unions neutres on respecte la justice et que pleine liberté de;midi, une grande assemblée eut lieu conscience soit laissée aux adhérents de professer la religion dans la salle des spectacles cl.ii qui les a vu naître.Monument National, à laquelle as- Sur ce point particulier, nous pouvons affirmer que nous •si>lérent plus de 5.000 membres.M.comptons par milliers des membres des unions internationales pul}insky.qui n était pas venu dans foncièiemei * catholiques, croyant que la vraie Eglise est la 1 in.o!,.“,,°.le .fe|1,uis ,,Ius tle sepl .• j i il.J ans.était l’Invite des officiers et des gardienne autorisée de la morale sur la terre.1 membres des 10 unions locales dhiial l'niini Nu.I in, i riming Pressmen ami Assistants' mol! Nu.Ill; Brotherhood ot Hook-vh ! ,i‘s i111^ Dindory Women's l.'nion *?'’ ; i’Iioio K n travers Inion No.y «Tirol y pels ami Klein,types i;„j0n N” ¦ Associa’o member : Aiuulmi _: a\v son.Auditors, J.A.Biehani ami H T Mioriieyeroft.r.Mimril meet.*, .,1,11,1 riics«la.\ ol each mont h :,t «lin«» St ! a w ronce I> 1 v« 1.Jîw,,s.w 'uYJ.‘0, de 1% d'inténH sur le Muldiv>ïSs /S 381 Mont-Royal E., MA.6892 / 7 >• For real refreshment anytime.anywhere \ fcy f Au Conseil des Métiers de la construction Le Conseil des métiers du batiment de Montréal procédait, jeudi soir, à la mise en nomination, à l’élection et à l’installation de ses officiers pour l'exercice 1943.M Ben.Drolet, chroniqueur du Monde Ou-1 trier, présida la cérémonie.Le résultat est le suivant : Pré- ! sident, J.-A.Charron, réélu par ac- i claination pour son 12e mandat : ! vice-président, J.-A.Chamberland ; ] secrétaire-archiviste et correspon-1 (tant, Edouard Larose ; secrétaire- I financier, Onésime Renaud, réélu1 par acclamation ; trésorier, Oscar : Boyer : statisticien, L.-P.Boisselle ; * sergent d'armes, Elzéar Bernier ; j syndics : N.L’eu?bux, H.Landry et Roger Sanscartier.La séance se continua par le rapport du délégué Ed.Larose, repré- j sentant le Conseil au Comité pari- I taire de l’industrie du bâtiment.Il mentionna que 301 visites furent j laites par les inspecteurs sur les di- | vers chantiers; $1,064 de réclama-! bons ont été faites depuis le 1er j janvier; $1,573.63 ont été payés en réclamations.Les nouvelles récla-1 mations au bureau se chiffrent à ! $l.3Q5.64.Vint ensuite la question de négo-eier un nouveau contrat de travail.Malgré que les délégués croient que la chose sera difficile, l’étude des amendements est commencée.Le délégué L.-P.Boisselle, dé l'Union des peintres, a soulevé la discussion sur la clause du contrat actuel relative à l’entretien des édi-iices publics et autres.Après une vive discussion, le Conseil s'est prononcé contre le maintien de cette clause dans le futur contrat de travail.Le Conseil s’ajourna ensuite au jeudi, 28 janvier.Le local 249 entend poursuivre sa campagne d'organisation , Le local 249 des cordonniers a discuté des questions très importantes au cours de sa première réunion de Tannée, mercredi soir, sous la présidence de M.Jos.Giroux assisté du vice-président L.Riendeau.La question d'une campagne d’organisation que le local se propose de poursuivre dans l’intérêt de tous les travailleurs en chaussures semble rencontrer l'assentiment des officiers et des membres en général.Plusieurs suggestions ont été faites par les confrères Lionel Thibault et Jos.Lemieux à ce sujet, entre autres on proposa un amendement à la constitution générale en ce qui concerne les bénéfices mortuaires.La constitution actuelle prévoit le paiement sur la preuve du décès d’un membre qui a été deux ans consécutifs membre de l'Union; celle-ci paie à ses héritiers un bénéfice de $150.00 et après trois ans consécutifs ou plus $300.00.On prétend que ce bénéfice n'est pas suffisant.que l'Union internationale devrait faire davantage.Une autre suggestion a été que les membres qui auraient plus de 25 années d'unionisme à leur crédit à 60 ans soient exemptés du paiement de leurs cotisations hedbo-madaires.Ces questions qui sont d’une importance vitale seront soumises à la convention de la B.S.W.Union qui se tiendra selon toute probabilité en juin prochain.MM.C.McKercher et Lionel Thibault relevèrent le beau geste de la Compagnie Slater Shoe qui réunissait tous ses employés à un déjeuner samedi dernier en la salle Lafontaine, rue Sherbrooke, auquel ils étaient les invités d'honneur.Cet événement remarquable restera mémorable dans l'industrie de la chaussure de cette ville, lequel est de nature à cimenter les bonnes amitiés entre les ouvriers et les directeurs de la compagnie.On ajoute que la Slater Shoe avait eu une marque de reconnaisstance à l'endroit de ses vieux employés en leur payant une pension.Un vote de remerciements a été pris à l'unanimité à l'adresse de M.Eugène Gibeau, président de la compagnie, pour l'heureuse idée qu’il eut de convier tous ses employés à une fête qui établira sûrement l'harmonie entre le capital et le travail.M.C.McKercher fit un exixjsé substantiel de ses travaux et de se , visites dans les fabriques de chaussures qui fut approuvé.Les intéres-I sés apprirent avec joie la nomina-i tion de M.Charles McKercher comme m aiguiller de la paroisse Saint-Bernard de Thétraultville.De vives félicitations lui furent adressées.A Tissue de la séance une ^minute de silence fut observée à l'adresse do M.Georges Burden, à l’occasion du décès de sa vénérable mère.( liez les débardeurs L’Association internationale des Débardeurs, local 375, tiendra son assemblée régulière dimanche, le 17 janvier, à 2 heures de l’après-midi, en leur salle, au numéro 525, de la rue Bonsecours.Des questions importantes seront discutées.Tous les membres doivent se faire un devoir d'y assister.J.-M.SHANNON, Secrétaire-trésorier.jmsr u.wujv et «< Banque Canadienne Nationale Situation au 30 novembre 1942 PASSIF Envers le public : Billets en circulation.$ 3,001,652.00 D4pôk.187,871,528.43 Divers.390,706.53 $191,263,886.96 Envers les actionnaires : Capital, réserve, dividendes et profits non répartis .[2 364 911 66 $203,628,798.82 ACTIF Disponibilités de caisse.5 34 551 380 74 Obligations et actions.102 878 176 70 (comptées au-dessous du cours du marché) Prêts à demande.(sur titres dont les cours présentent une ample couverture) Prêts et escomptes et avances aux Provinces et aux Municipalités.55,390 879 07 (après provision pour créances douteuses) Immeubles, créances hypothécaires et divers.7 451 375 52 (comptés au-dessous du coût ou de la valeur) * ' ' $203,628,798.82 COMPTE PROFITS ET PERTES Solde créditeur au 29 novembre 1941 .$ 252 389 29 Profits de l'exercice finissant le 30 novembre 1942, déduction faite de $60,000 versés au fonds de pension du personnel, de $335,982.44 pour les impôts fédéraux et des affectations aux Réseryee latentes à même lesquelles il a été pleinement pourvu aux créances mauvaises et douteuses.776 815 05 Total.$ 1,029,204.34 Réparti comme suit: «.coq non no Dividendes.5 525,000.00 Amortissement des immeubles sociaux.125,000.00 Prorinoe de Québec (14 Georges Y, ch.3).125,000.00 $dde créditeur au 30 novembre 1942._ 254,204.34 $___1,029,204.34 3,356,985.79 \! < PAGE 6 SAMEDI, 16 JANVIER 1943 MONTREAL SATURDAY, JANUARY 16, 1943 4 RUMOR CLINIC This Is not a Class War By RUTH TAYLOR The war we are fighting today is not a class war.This is a people's war not in the proletarian sense but a war in which all the people, rich or poor ; employer cr employee, black or WAR BREEDS STRANGE LEGENDS , £iirai/ • n.• noi K\S.1111111 M.UUU.UU Willi LOS- piuma, in luun uuu 11117 1 luuuui uoouv.y muuouj' hhv-a uiuvciucui credulous Is habitual among and in default to imprisonment for spare the women for the homes, qj avoid collective, farming.We cannot damn one minority ¦opk.uneasily involve in a na- a term not exceeding six months: I while i£Quel*c.the war industries wUhout damning all.In the totalitarian states it was not oiuil crisis.Tales are passed about to in the case of a third or sub- are hiring all the women they can J Prepared by the Section 10 provides that any person ; panics are adequately armed with CANADIAN COLUMN who violates Section 5 of the Act j rifles and pistols.There is also an shall be guilty of an offence and j adequate-number of Bren and Sten j white ; Protestant, Catholic or Jew are fighting for the right to upon summary conviction shall be machine guns.There are no grounds ., habit ta.in the case of a firs; ! whatever for the rumor.” | survive as free men.offens than $500.00; tb> ' * 9 fight Hitler by crushing any group in this country.We cannot but characteristic by-product of war, j21 case ot a second offence to RUMOR: “In Ontario they are ., , , ., ., .economic depression or other times |a tine not exceeding $2,000.00 and I hiring all ' the men they can for destroy the labor movement and retain free business enterprise, of great stress.Acceptance of the jnot ]ess tjmn $1,000.00 with costs ; war plants, in order that they can We cannot destroy Industry and keep a free labor movement incredulous people in whispered confidence until then sequent offence to imprisonment for ;o they can release the young men Organized Labor alone that suffered.Free associations of is scarcely a section of the country a term not exceeding six months, for service in the armed force employers were also abolished.Neither collective bargaining which has not been credited with j rllese regulations are rigidly en-! overseas.• nor collaboration of labor and industry was allowed.the origin Ot ,U hast on,.mi011 Department of Agriculture jtistics latest report : We must «remember these things today for fhe enemy is Many people aie eagci e ir u-u and sampies 0f butter are taken "An extremely large proportion attacking us not merely on land, on sea and in the air, bul fantastic s" 1,1 ' regularly lor analysis to see that of the Dominion total of 412.219 cj£0 jn cur hearts and heads, taking advantage of every that they will turn upon the1 skeptic ! provisions of the law ate com- | females employed at October 1st in .J .1 with scorn.It is a kind of nostalgia plied with.the eight leading industries belong- tgnoance, 0* every prejudice, of every weakness trying to lor the morbid.Howard C.Hosmer.columnist for the Rochester.New York, Timcs-Union.summed it up: RUMOR: A very ad and unfor- >UK>.anc, 1.1 iu lntle less Blackstone in our relations with each other.Our "The trouble is.we all like a good tunate case recently came to theilaUo m le lolmer area 'Quebec ., , 1;( ¦ .¦ , u -, .u .tale too well not t„ believe it attention of this Clinic.A particu- was 339 1090 Duployer.;.and entire system of life is on trial.How it proves itself will deter- especially when it uits us to believe larly disturbing rumor was report- 111 ,he ,1;uu‘r 'Ontario, 47o per mine the future.After all are all workers, no matter ed1 which concerned Canadian Army 11,
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