Le monde ouvrier = The labor world, 1 décembre 1945, samedi 22 décembre 1945
Les officiers et les membres de l'exécutif de la Fédération Provinciale du Travail souhaitent à tous un .; The Officers and Members of the Executive of the Quebec Provincial Federation of Labor (Lbrietmas to 30e Année — No 51 SAMEDI, 22 DECEMBRE 1945 MONTREAL SATURDAY, DECEMBER 22, 1945 30th Year — No.51 mm ^ m m m\ m m m » JWSk.'9*&c& JSgÇy m ¦ w « PAGE 2 SAMEDI, 22 DECEMBRE 1945 — MONTREAL -I SATURDAY, DECEMBER 22, 1945 Merry Christmas and A Happy New Year CANADIAN CONVERTERS Ltd.MONTREAL, QUE.Téléphone : LAncaster 1859 JEAN & TAILLEFER AVOCATS EDIFICE "LA SAUVEGARDE" 152 est, rue Notre-Dame MONTREAL DOllard 1142 J.S.VALLEE, Limitée DIRECTEURS DE FUNERAILLES 6821, ST-HUBERT MONTREAL SALONS MORTUAIRES 6819, St-Hubert — DOllard 1142 6662, St-Denis — DOllard 1642 5310, Ave.du Parc — DOllard 1663 2548 est, Beaubien — TAlon 5334 LA.6241 Meilleurs voeux de Noël GENEREUX MOTOR CO., LIMITED Distributeur FORD & MERCURY Réparations de toutes marques d'automobiles.2144 Bleury, Montréal Compliments of the PLESSISVILLE FOUNDRY Limited JOYEUX NOEL et BONNE ET HEUREUSE ANNEE ! H.O.VIAU, Limitée MEUBLES 4270 rue Saint-Jacques Ouest WEllington 1169 Succursale: 4741 Verdun Avenue YOrk 3329 La délégation à Québec La Fédération provinciale du Travail du Québec a en quelque sorte brisé une coutume établie depuis de nombreuses années en allant soumettre son manifeste législatif au gouvernement bien avant 1 ouverture de la session parlementaire et ce dans le but de permettre au gouvernement et tout particulièrement à l'honorable Antonio Barrette, ministre du Travail,“de faire la préparation de nouvelles législations demandées, de modifier ou d'amender celles qui sont actuellement inscrites dans les statuts.En donnant le compte rendu de cette présentation les journaux sont d'accord pour dire qu elle fut 1 une des plus cordiales et où un échange de vues aussi intéressant fut fait.La délégation fut reçue par 1 honorable Maurice Duplessis, premier ministre ; l'honorable Antonio Barrette, ministre du Travail ; l'honorable Paul Beaulieu, ministre du commerce ; l’honorable J.-S.Bourque, ministre des terres et forêts et ressources hydrauliques ; l'honorable Bona Dussault, ministre des affaires municipales, et l'honorable J.-Hormisdas Delisle, ministre sans portefeuille.M.Gérard Tremblay, sous-ministre du Travail, ainsi que M.Pierre Gosselin, membre de la Commission des relations ouvrières, étaient également présents.Parmi ceux qui assistaient à la présentation du côté ouvrier on remarquait MM.Arthur D'Aoust, vice-président du Congrès des Métiers et du Travail du Canada; J.-E.Beaudoin, président de la Fédération provinciale du Travail, les vice-présidents Jos.Matte, J.-B.Arsenault, Charles-E.Chalifour, le secrétaire-trésorier Gustave Francq.Les différentes unions étaient représentées comme suit : la Fédération Américaine du Travail, par Victor Francoeur et Phil Cutler ; Rémi Duquette, organisateur du Congrès des Métiers et du Travail du Canada.Le Conseil des Métiers et du Travail des Trois-Rivières était représenté par Emile Simard et Geo.Louthood ; le Conseil fédéré des Métiers et du Travail de Québec et Lévis, par A.-C.Beaulé ; la Fraternité unie des charpentiers et menuisiers d'Amérique, par Arthur Martel, Edouard Larose, Léopold Francoeur, de Montréal ; Camille Blondeau, de Québec ; l'Union des ouvriers de distilleries, par Paul Fournier, Montréal ; les travailleurs des métiers de l'aiguille étaient représentés par Mme Guillemette et MM.Bernard Shane, Claude Jodoin, John Ulene, de Montréal ; l'Union typographique No 145, par Geo.Laverdure, Montréal ; l'Union typographique de Québec No 302, par Harry Bell et L.Samson ; l'Association internationale des débardeurs de Montréal, par A.Gravel, D.Bibeault et A.Fortin ; les ouvriers papetiers et ceux des moulins de la pulpe étaient représentés par J.-S.Lambert, des Trois-Rivières ; G.Gravel, Québec ; Emile Grenier, Armand Carbonneau, de Beaupré ; Jean Paradis, de Québec ; les employés de théâtre de Québec, par Frank Kipling ; les employés d hôtels et restaurants, Jack Lenger, Montréal ; les employés électriciens, Oscar Boyer, Montréal, et Magella Giroux et Maxime Gauthier, Québec ; les travailleurs en produits chimiques, Albert Morneau et Paul Rousseau, Québec ; les travailleurs des brasseries, Armand Bourgeois et Arthur Laurent, Québec ; les employés du Quebec Railway Light and Power Co., Arsène Gamache et Raoul Dubord ; les employés d'aqueduc de Québec, Donat Marcotte, et Me J.-M.Bériault, conseiller juridique de la Fédération provinciale du Travail, ainsi que plusieurs autres dont les noms nous échappent.La délégation fut présentée au Premier Ministre et à son cabinet par 1 hon.Antonio Barrette qui dit en quelques mots t-"Je n'ai pas besoin de faire de longues présentations, car vous connaissez tous M.Duplessis, un homme qui a beaucoup fait pour la classe ouvrière.Lui, le chef du gouvernement, vous connaît bien pour avoir étudié vos problèmes, et il y apporte toute son attention." Le Ministre du Travail s'est dit heureux de voir cette année parmi les délégués M.Gustave Francq, "ce vétéran du syndicalisme ouvrier dans notre province”, secrétaire-trésorier de la Fédération, qui n'avait pu être présent à la réunion de l'an dernier, pour cause de santé."Il a passé toute sa vie à améliorer le sort de la classe ouvrière, c'est de plus un érudit en matière de législation sociale." _ Le Ministre du Travail apprécie le fait que le manifeste legislatif de la Fédération reconnaît l'excellence de la loi de 1 aide à l'apprentissage.Il demande aux délégués d'en faire un essai loyal car il est convaincu qu'elle donnera d'excellents résultats.un monde meilleur"., Le président de la Fédération, M.J.-Elphège Beaudoin, Après six ans de guerre et de pri- déclara tout d abord que 1 organisme ouvrier qu’il représente vations voilà que la paix nous re-1 avait confiance dans le ministre du Travail, M.Barrette, qui a - 1 fait de son mieux pour donner justice aux ouvriers," il ajouta que la Fédération n'était inféodée à aucun parti politique.Il donne ensuite la lecture du mémoire que nous reproduisons in extenso ci-dessous : A l'honorable Maurice Duplessis, premier ministre, et aux honorables membres du Cabinet ministériel de la province de Québec.Depuis la dernière entrevue que la Fédération provinciale du Travail a eu l’honneur d'avoir avec vous, ce que tous souhaitaient et attendaient avec anxiété est arrivé.La guerre est Unie, l'Allemagne et le Japon ont été définitivement vaincus, leurs idéologie monstrueuse et dépravée a fini de régner en maîtresse, les peuples des pays enfin libérés respirent plus librement et attendent avec espoir les jours meilleurs que seules des institu-0 lions démocratiques peuvent leur assurer.Des milliers d'hommes et de femmes de nos forces armées de terre, de l'air et de mer, sont revenus ou reviendront sous peu, ils sont anxieux de reprendre leur place dans la vie civile ; nous avons contracté envers eux une dette de reconnaissance qui ne pourra se payer uniquement en réceptions grandioses et en discours élogieux mais bien an actes réfléchis et considérés.C'est à vous qui avez été appelés à diriger les destinées de notre province qu incombe la lourde tâche de leur faciliter cette réadaptation avec le moins de heurts possibles, tout comme il est du devoir de nos organisations ouvrières et des citoyens en général de seconder vos efforts en ce sens.En plus du problème de cette réadaptation massive des hommes et des femmes licenciés du service militaire s'ajoute celui de la reconversion de 1 industrie de guerre en industrie de paix avec les milliers et milliers d’ouvriers et ouvrières qui auront Souhaits du confrère Onésime Renaud C est avec un vif plaisir et une émotion sincère que je viens vous souhaiter un heureux Noël et mie nouvelle année bien prospère.A tous les travailleurs du métal en feuille, à tous les chefs ouvriers du mouvement qui se sont efforcés à conduire la classe ouvrière vers la prospérité durant cette année qui s’achève et à leurs familles je formule les souhaits d'une année meilleure encore.Pour tous les travailleurs, peuisse-t-elle n'être, dans la paix et le progrès, qu’une longue suite de jours heureux qui leur apporteront la réalisation de leur plus cher désir: "une vie plus belle dans vient et que les cloches de Noël apportent la joie dans les coeurs.Cette paix nous a ramené nos militaires qui paraissent tout heureux d'être parmi nous pour cette fête; pleins de reconnaissance nous leur faisons un chaleureux accueil.Mais que d'atures sont restés là-bas! C’est avec notre cœur que nous les j rejoignons pour célébrer avec eux la paix.Pour eux et pour ceux qui ont eu la douleur de les perdre notre reconnaissance est grande et notre sympathie profonde.C'est la paix que l'on fêtera surtout cette année.La paix dans le monde, dans les pays, dans les esprits, dans les coeurs, partout.Avec cette ère nouvelle notre industrie de paix va reprendre son cours.Que tous les ouvriers soient donc pour cette reconstruction de chez-nous de véritables artisans.Patrons et ouvriers devront se donner la main pour en faire un retentissant succès.Je profite de l'occasion pour remercier la rédaction du Monde Ouvrier qui a su si bien reproduire les rapports de nas assemblées ouvrières.ONESIME RENAUD.Agent d’affaires, Ass.Int.des travailleurs de métal en feuille.Il SÀMEDI, 22 DECEMBRE 1945 — MONTREAL — SATURDAY, DECEMBER 22, 1945 PAGE 3 en quelque sorte à se rééduquer dans des occupations nouvelles et à prendre contact avec l'atmosphère de l'industrie privée que beaucoup d entre eux n'ont jamais connue.Nous tenons à vous exprimer notre vive appreciation pour une mesure législative que vous avez adoptée lors de la dernière session parlementaire, c'est celle qui s'intitule : "Loi de l'aide à l’apprentissage" ; elle est marquée au coin du bon sens et tout permet d'espérer quelle donnera de bons résultats.Pour faire face aux problèmes daujourdhui et en envisageant ce que seront ceux de demain, le travailleur se tourne vers les gouvernements et leur demande de la législation qui lui garantira la libération du besoin et de la peur" ; il a con/iancej île faire bénéficier l'employeur d,-„ method* s de prévention ,-u usa;;- dans quits ne tail iront pas à la tâche, qu'ils contribueront à déve-j son établissement par une réduction adéquate de s-s primes d'assurant ¦-opper un ordre nouveau où régnera une véritable justice sociale tout en pénalisant l’employeur négligent qui refusé d’adopter des mesun ou se développeront la bonne entente et des rapports cordiaux j préventives appropriat e.entre le Capital et le Travail ainsi qu'entre tous les citoyens de notre province.Mesures d'après-guerre mentation du montant minimum de la compensation en cas d’incapacité totale temporaire eu permanente de $12.50 à $15.par semaine.Nous réitérons les demandes que nous avons faites antérieurement i plusieurs reprises, voici ce que nous suggérions: 1.Que tous les employeurs, sans aucune exception, soient assujettis a cette loi, sans qu'il faille tenir compte du nombre de personnes à leur emploi, ni cru montant global des salaires par eux payés ou du plus ou moins de risques inhérents à l’industrie ou au commerce envisagé.2.Qu'un système de points de mérite ou de démérite, selon le cas.soit instauré par rapport au nombre d'accidents.Ceci aurait l'avantage v\i> ni: iti:i{t i:ri: Avis **st don in- i|iit> c de ni\ oicc i .'ROI.(iniUMlN J A S S l'I.ANl'Il i;.,1,.I:, .il.,1,.St Lan, «listrirt do Mi.ni i.il, iiroviiui- ij.i^Mi'ln i .Kiirtlt*-nial:i(li\ n’:idrossera au I : i r 11 • 1111 • 11 r du (’uiimln à sa proolia i n, session afin d'oldeiilr un llill ci,.Divorce «l'avee M.Iimari.IIAKOI.D Al l’.RK' I'I.A \« 111:.vendeur.cD- la cil.- de Muni real, province de Québec.pour raille «I ad II11 el'e d ileserl ion.l'ai-' h Moulréal.le ls décembre id»;, Mil.A.N (I.MIIIN, l'nK-urear de la requérante, 21 il si, .lames Si w •'•i - Montréal 3.AVIS D’AI'l'I.HATION roru divorce AVIS est par les présentes donné ou-’ Miooruo Hurle}' lîeresford.nuit re-mail re.d'* Montréal.Québec, s'adressera au J Parlement de Canada, à la pro.haine Qu il devrait y avoir des rapporte plus suivis entre 1a Commission i 1111 ,,il1 de divorce d'avec sim1 ,•!».' M s.1.¦.until n, ' • *• ¦ En août dernier, l’Exécutif du Congrès des Métiers et du Travail du Canada soumettait aux membres du gouvernement canadien un mémoire législatif comprenant un programme de six points de nature à prévenir en grande partie une crise de chômage qui paraît aujourd’hui plus menaçante qu’à cette époque et semble s’aggraver de jour en jour avec le retour des accidents du travail et le service d’inspection des établissements indus-1 Q.'.V't»r'’«‘‘a î.soufraîi'.Vitiro‘ "1 ' ' Actuellement, seuls les accidents à résultat fatal dans la vie civile de milliers de combattants et le transfert dans l’indus-1 ., '°"r ' salaire de 1 accidenté et ce dans toute l’étendue du Canada.ls \ 1*1*1.K' \TlON l‘OL’R DIVORCE . pour un apprenti de deuxième année; trois dollars ($3.00) pour celui de troisième année et quatre dollars ($4.00) pour celui de quatrième année; par la suite ce dernier sera reconnu comme ouvrier qualifié et son certificat de qualification sera renouvelable chaque année.4.Tout ouvrier membre d’une organisation ouvrière bomi /idc.tel que défini au paragraphe B, article 1, sera exempté du paiement de tout honoraire; sa carte de membre sera reconnue comme certificat de qualification pourvu toutefois que l'organisation dont il est membre lui fasse subir un examen en conformité avec l'article 30 de la loi de la convention collective; ladite carte de travail sera reconnue comme certificat de qualification dans toute la province et ce durant tout le temps que le porteur de cette carte de travail reste membre en règle de son organisation ouvrière et qu'il continue à avoir les qualifications techniques requises pour pratiquer son métier." Nous estimons qu'un contrôle plus suivi et plus sévère des comités paritaires s'impose afin d'éviter les abus toujours possibles et permettre à cette législation de donner toute la satisfaction qu'on en attendait.Des vacances payées Cette demande pour des vacances payées devient universelle, depuis déjà assez longtemps le personnel de bureaux et autres employés à salaire fixe jouissent de vacances d'une, deux et même trois semaines par année, il n'y avait que la grande masse des ouvriers à salaire horaire qui en étaient privés à moins d'avoir obtenu ces vacances par des contrats d’union ou par la bonne volonté de leurs patrons.Dans certains pays on a introduit des vacances payées obligatoirement par législation, plusieurs provinces canadiennes viennent également d'adopter une loi et des règlements décrétant que tout salarié aura droit à au moins une semaine de vacances payées par année.Pour les métiers de la construction, l'employeur est tenu d'apposer dans le livret de chacun de ses employés des timbres de crédit de vacances payées en un montant équivalant à deux pour cent du gain de chaque employé à la fin de chaque jour, ou semaine de travail ou toute autre période régulière de paie suivant le cas.Toute personne employée dans l’industrie de la construction pourra présenter son livret de timbres de crédit de vacances le ou après le 30e jour de juin de chaque année à n'importe quel bureau provincial d'épargnes ou à toute succursale d'une banque à charte, elle recevra le montant d'argent équivalant à la valeur des timbres y contenus.Nous sommes convaincus que vous reconnaîtrez le bien fondé de notre demande et qu’au cours de la prochaine session une législation accordant une semaine de vacances payées à tous les salariés du Québec sera adoptée.La crise du logement et maisons pré-manufacturées Il est reconnu, — qu'à Montréal tout particulièrement.— il existe une pénurie de logements; que cette rareté devient de jour en jour plus grave, et ce en dépit du fait que plusieurs projets de construction de logements ouvriers sont en exécution; malheureusement, les prix de location de ces logements sont généralement trop élevés et nullement à la portée de la bourse de la moyenne de la classe ouvrière, il s’en suit que ces logements -sont loués à une classe de personnes plus fortunées.Nous vous prions de bien vouloir considérer cette situation et prendre les mesures que vous jugerez les plus opportunes pour remédier tant à cette crise du logement que pour activer la disparition des taudis et leur remplacement par des habitations salubres à la portée des moyens financiers de la moyenne de la classe ouvrière.Il est admis par les gens du métier que le système de construction de maisons "pré-manufacturées" devient une menace pour l’industrie de la construction et une entrave aux conventions collectives de travail régissant, les métiers de la construction à Montréal, et sa banlieue, nous vous prions donc de modifier la loi ou ses règlements pour que ce système de construction de maisons pré-manufacturées soit assujetti aux dispositions de la convention collective de travail régissant l'industrie de la construction dans sa propre juridiction territoriale.Scolarité obligatoire La loi 7.Geo.VI, chapitre 13 concernant la fréquentation scolaire article 290A, veut que: "tout enfant doit fréquenter l'école chaque année tous les jours pendant lesquels les écoles publiques sont en activité, suivant les règlements établis par les autorités compétentes depuis le début de l'année scolaire suivant le jour où il a atteint l'âge de 0 ans jusqu’à li?fin de l'année scolaire au cours de laquelle il a atteint l'âge de 14 ans".Nous vous demandons de modifier cet article en remplaçant les mots “14 ans" par les mots "16 ans", considérant que l'age de quatorze ans est trop jeune pour terminer la fréquentation scolaire.Loi des mécaniciens en tuyauterie Nous vous prions d’ajouter les deux paragraphes suivants à l'article 2 de cette loi: ie) Tout le tuyautage dans les raffineries d'huile aussi bien que l'installation des tuyaux en connexion avec les stations de service: (Suite à la page SI La messe de minuit de Noël La messe de Minuit! Touchante solennité que, durant de longues semaines d’attente.- les petits enfants entrevoient dans leurs rêves comme une ouverture de paradis.Mystérieuse cérémonie dont les vieillards même ne peuvent voir le retour annuel, sans entendre chanter au fond de leur coeur la gamme toujours vivante des joies naives et des douces émotions de l'enlance Qui de nous, entrant dans une de nos églises, pendant la nuit de Noël, peut, sans- qu'une larme lui monte du coeur aux paupières, entendre flotter sous les voûtes sonores.avec la puissante rumeur d'orgues, ces chants si beaux de simplicité el de grâces naives.que nous ont transmis ces génies inconnus à qui l'art chrétien doit tant rie chel-d'oeuvres.ADESTE FIDELES ! - cette in- novation si large de rythme en même temps que si grn Meuse de forme.NOUVELLE AGREABLE ! Cette mélodie pleine ti er train si bien dans la note primesaut ère et joviale de nos pères.DANS CETTE ETABLE ! — Ce cantique dont là majesté nous courbe le front malgré nous devant le grand mystère.> LES ANGES.DANS NOS CAMPAGNES ! Cet hosano triomphal et vibrant de confiance, d’allégresse et d’amour.Et enfin, le premier de tous, le plus pénétrant et le plus populaire de nos Noels: ÇA BERGERS.ASSEMBLONS-NOUS ! Hélas! elles sont bien loin les heures où j'écoutais tout ému ces vieux cantiques.La jeunesse s’est enfuie avec elles, pour faire place aux préoccupations de l’âge mûr.Les fêtes de Noël, si lentes à poindre pour les petites têtes blondes qui les attendent avec taut d'impatience.arrivent vite et se succèdent bien rapidement pour les fronts que la soixantaine dénude et argente.Et bien, malgré tout, à chaque hiver qui me vieillit, quand revient ce jour béni entre tous les jours, cette nuit sainte entre toutes les nuits, un recueillement involontaire s'empare de moi.Et quand du bout de leurs cages aériennes, les cloches sonnent dans l’ombre l’anniversaire de l'événement auguste, je crois voir l’ange de mes jeunes années qui me pousse du coude, me fait signe du doigt et m'invite à le suivre auprès de l'humble berceau où sommeille le Dieu des petits enfants.Louis Fréchette.Head Office : 170 Duke Street G.& J.ESPLIN, LIMITED BOX MANUFACTURERS Corrugated Fibre and Wood Containers Mills at Montreal.P.Q.and Hillsboro.N.B.MArquette 3647 - 3648 MONTREAL, QUE.283 rue Saint-Valier, QUEBEC.GERMAIN LEPINE LIMITED SERVICES FUNERAIRES Manufacturiers et Ambulances Fondée en 1845 Tel.2-6466 Siège social : 4201 ONTARIO EST J.B.LEFEBVRE, Limitée MONTREAL SHOE STORE Meilleurs Voeux CHAUSSURES POUR TOUTE LA FAMILLE CASAVANT ST.HYACINTHE, Que.COMPLIMENTS LIMITED BROTHERS DARLING BROTHERS Limited CHRISTMAS GREETINGS MONTREAL THE ROBERT SIMPSON MONTREAL LIMITED Telephone PLateau 7221 ¦ J - —1 6e 4mfdeô SWEET CAPS /XK£/t Au moment où s'allument les chandelles .ou que s'ouvrent les colis-cadeaux, ce sont des "SWEET CAPS" .Cette année plus que jamais, elles ajouteront au bonheur du premier Noël d'après-guerre.CIGARETTES SWEET CAPORAL mmm ' -, SAMEDI, 22 DECEMBRE 1945 — MONTREAL — SATURDAY, DECEMBER 22, 1945 PAGE 5 DOMMAGE! "Dommage!" disent sincèrement les gens en apprenant qu’un ami ou une connaissance est atteint de tuberculose.Pour la plupart, nous voudrions pouvoir aider de façon tangible, mais toute aide nous semble impossible dans le cas de la tuberculose.CE N'EST PAS LE CAS! La LIGUE ANTI-TUBERCULEUSE DE MONTRÉAL, Inc., est le moyen par lequel vous pouvez individuellement aider à combattre le fléau de la tuberculose.Votre souscription à ce groupe de spécialistes d’une compétence toute particulière lui permettra de poursuivre son importante mission et de démasquer la tuberculose avant qu’elle ne puisse exercer ses terribles ravages.Depuis janvier 1945, la LIGUE ANTI-TUBERCULEUSE DE MONTRÉAL, Inc., a radiographié, à l’aide de deux appareils de rayons X, les poumons de plus de 100,000 employés de 120 compagnies.Plus de 3,800 citoyens ont nu être informés à temps de la menace de la tuberculose.NUL OBJECTIF FIXE C’est la générosité des Montréalais qui déterminera la quantité de besogne que la Ligue pourra accomplir en 1946.ENVOYEZ VOTRE I SOUSCRIPTION À: LIGUE ANTI-TUBERCULEUSE DE MONTRÉAL, Inc.507 Place d’Armes, Immeuble Aldred, Montréal (1), P.Q.r Brochure sur la législation La délégation .ouvrière au Canada (/> Tout le bâtisses.Le Ministère du Travail vient de publier une brochure de trente-trois pages qu'il intitule "La législation ouvrière au Canada: un ébauché! (Suite de la page 4) tuyautage pour égouts, eau et gaz à l'extérieur des Alin de ne pas surcharger ce Mémoire, nous n'y avons pas tait mention de certaines mesures que nous réclamons depuis historique des principales lois ou-1 def années' nous avons l'intention toutefois de présenter un vrières du Dominion et des provin- mémoire supplémentaire au Ministre du Travail traitant de ces, août 194?.La documentation questions affectant tout particulièrement son ministère ou de a été préparée pour la Conférence !____- - -, .fédérale-provinclale de la Recons- ! commlsslons operant sous son autorité, étant convaincus (ruction en août 1945.Après avoir { d'avance qu'il leur donnera toute sa bienveillante attention.subi des modifications, elle est main- | Respectueusement soumis, tenant reproduite pour distributffin générale.La brochure consacre peu d’espace aux mesures de temps de | guerre.Elle contient l'historique de la plupart des lois de temps de paix.! Une section décrit brièvement la ' répartition des ponvoirs législatifs ! entre le Dominion et les provinces M.LA FEDERATION PROVINCIALE DU TRAVAIL.Une fois la lecture faite, le président Beaudoin demanda à Edouard Larose, le représentant de la Fraternité unie des autres sections s'intitulent: les Syndicats ouvriers les Conventions collectives, Conciliation et enquêtes en matière de conflits ouvriers, les Mines et les établissements industriels et commerciaux, l'âge minimum d'emploi, la réparation des accidents du travail, les salaires minimums, les salaires raisonnables, les heures minimums de travail, les bureaux de placement et l’assurance-chômage, la formation professionnelle et l’apprentissage, l’uniformité des lois provinciales du travail et l’Organisation internationale du Travail.Des tableaux documentés sont annexés à chaque section et démontrent les normes provinciales de la législation au sujet de l’assiduité scolaire, du travail des enfants, des heures de travail dans les mines, les usines et les ateliers et des indemnités versées en vertu des lois de compensation ouvrière.On peut se procurer la brochure en anglais à la Division de la Législation, Ministère du Travail.Ottawa.Il n’y a pas de version française.Le pont Victoria, fut le premier pont construit sur le Saint-Laurent.au sujet des questions ouvrières.Les charpentiers et menuisiers, d’expliquer plus longuement les modifications que le Travail Organisé désirerait voir apporter aux certificats de qualification ainsi qu’à la loi des conventions collectives de travail ce dont il s'acquitta de façon très habile.M.Bernard Shane, le gérant des travailleurs de l’aiguille, parla du travail à domicile dans cette industrie en particulier.Il réalise qu'il est plutôt impossible d'abolir le travail à domicile et ce pour bien des raisons, mais, par contre, il insiste sur le fait que ce travail pourrait et devrait être contrôlé afin de faire cesser une exploitation qui n'a que trop duré.Son organisation, dit-il, contrôle le travail à domicile en partie mais il faudrait de la législation pour compléter les résultats déjà obtenus.Le vice-président J.-B.Arsenault s'éleva contre le travail du dimanche.Il dit entre autres "que certaines compagnies de pouvoir électrique faisaient payer l'électricité le jour du Seigneur comme si le moulin était en pleine opération, c'est du moins ce qu'on lui a rapporté.Quoi qu'il en soit, dit-il, il laudrait que le respect du jour du Seigneur soit plus développé et plus suivi qu'il ne l'a été durant ces dernières années.L'honorable M.Duplessis lui dit immédiatement que c'était la première lois qu’il entendait parler que cette question d'électricité avait un rapport quelconque avec le travail du dimanche dans les moulins à papier ou autres manufactures.Il déclara en plus qu'il était préférable que les compagnies d'énergie électrique perdent de l'argent que d'être la cause de mettre en péril le salut de l'âme des ouvriers.Le vice-président Matte parla de la crise du logement.Il estime qu'un des meilleurs moyens d'améliorer la situation serait construit en 1859, Tue gouvernement établisse un crédit urbain qui permettrait aux ouvriers de faire construire leur propre "home".A cela le premier ministre répondit qu'il ne voyait pas [bien comment le gouvernement pourrait faire fonctionner un crédit urbain pour aider la construction.Cela prendrait, dit-il, un capital de quelque trois cents millions de dollars, sans assurer la garantie que comporte le crédit rural.Il ne faut pas oublier que les cultivateurs présentent certaines garanties que n'ont pas ! en général les ouvriers, car les cultivateurs possèdent une terre, leur ferme, les instruments aratoires, bestiaux, etc.Il estime ! qu'un bon moyen de pousser la construction serait de développer j un système coopératif.Il a donné de bons résultats dans d'autres pays.Il déclara également que la crise du logement était due ! à l'établissement d'industries de guerre qui ont fait accourir ] dans les villes un grand nombrç de personnes de la campagne, j ajoutez à cela la restriction sur les matériaux de construction et i vous trouverez l'explication de cette pénurie de logements.Quoi qu'il en soit, dit-il, je recommande fortement à la délégation de i soutenir les véritables sociétés coopératives.M.Arthur D’Aoust, vice-président général des papetiers, qui , vient d'arriver de la conférence de Paris du Bureau international j du Travail, mentionna le fait que des conventions ratifiées par | le fédéral ne liaient en aucune façon les différentes provinces.Il faut que tout en respectant l’autonomie et les lois de chaque j province il devrait y avoir moyen une fois une convention acceptée par les délégués à une conférence du B.I.T., d'avoir une entente avec les différentes provinces pour quelle s'applique au Canada entier.Le secrétaire fut prié de soumettre les conclusions des diffé-j rents sujets présentés par le manifeste.Il déclara tout d'abord I que les lois devraient être respectées par fout le monde, qu'il était inutile d encombrer nos statuts d'une législation qui reste en quelque sorte lettre morte.Il cita entre autres les infractions commises à la Loi des relations ouvrières.Il regrette qu'un cas particulier où aucune poursuite n'avait été prise en dépit du fait qu on avait constaté qu’une flagrante violation avait été commise.Il suggéra de simplifier le mode de procédure afin d accélérer les poursuites.Il se demande si la Commission des relations ouvrières ne devrait pas avoir le pouvoir de compléter son enquête par une mise en accusation.Il relata son expérience avec les poursuites prises dans le passé par la Commission du salaire minimum des femmes lorsqu'il en était le président.^ Il mentionna également l'impérieuse nécessité de permettre à l’ouvrier de récupérer ses forces par une ou deux semaines de vacances avec salaire chaque année.Quoiqu'il dit bien franchement que personnellement il croyait que c'était plutôi du ressort des organisations ouvrières de faire insérer cette clause de vacances payées dans les conventions collectives et les contrats d'union, mais réalisant qu'il y avait et qu'il y aurait malheureusement toujours un assez grand nombre de salariés qui, pour une raison ou une autre, restaient réfractaires à l'idée d'organisation, il devenait nécessaire de demander de la législation pour aider malgré eux ceux qui ne veulent pas s'aider.L'honorable Maurice Duplessis reprit chacun des sujets soumis dans le manifeste l'un après l'autre.Il déclara tout (Suite à la page Ù) ê PAGE 6 SAMEDI, 22 DECEMBRE 1945 MONTREAL — SATURDAY, DECEMBER 22, 1945 T.HETHRINGTON Limited Fabricants de Pains, Biscuits Gâteaux et Pâtisseries Bread, Biscuits, Pastry and Cake Manulacturcrs 358 - 364, rue Saint-Jean QUEBEC Fondée en 1855 W.BRUNET & CIE LIMITÉE PHARMACIENS EN GROS 70 Laliberté — 139 St-Joseph QUEBEC A.J.BERGERON Bijoutier — Jeweller Téléphone 275 112 rue des Forges Trois-Rivières, Qué.MAURICE POLLACK Limitée St.Joseph St.QUEBEC CITY, QUE.Téléphone 2-3971 1V SAMSON & FILION Limitée Ferronneries et Machineries Articles de sport GROS — DETAIL 343, St-Paul QUEBEC THE PERFECTION CORSET CO., Limited Distributors of "WAR" Foundation Garments 38 Champlain St.QUEBEC CITY Established 1837 HOLT, RENFREW 6 COMPANY LIMITED Fourrures de choix FURRIERS Buade Street, QUEBEC Courtoisie TAVERNE ST-REGIS 484 Sainte-Catherine Ouest MArquette 6910 Ce qui se passe dans un camp de concentration Récit de l'Abbé Jean-Louis Gitenet par Muse Dalbray et Tristan Sévère C’est en nous penchant dans un centre d’accueil, sur les émouvants visages de femmes rapatriées que nous avons soudain retrouvé notre jeune frère, l'abbé Jean-Louis Gitenet, vicaire de Noisy-le-Sec, dont nous étions sans nouvelles depuis si longtemps.Il va sans dire que c'est autour de la table familiale que se poursuivit cette interview.fraternelle ! C'est un des soixante premiers rescapés de Mauthausen, près de Linz, dont les Russes se trouvaient encore, ce jour-là, à 50 kilomètres et les Américains à G5.Au camp de Mauthausen — Comment se fait-il?— Il y a eu des accords, parait-il, pour qu'on libère aussitôt certaines catégories de déportés, les femmes notamment.La Croix-Rouge suisse est venue avec une cinquantaine de camions pour prendre "livraison" de trois cents cinquante femmes.— Il y avait des camps mixtes ?— Depuis deux mois seulement, les Allemands ayant évacué, sur différents camps, les femmes de Ravens-bruck, avant l'arrivée des troupes alliées.Comme les Suisses font très bien les choses et que nous avons l’habitude de nous tasser, il restait encore soixante places; il a donc été décidé entre les représentants de la Croix-Rouge, l'officier de la Welir-macht qui devait nous convoyer et le comandant du camp, que soixante et un hommes partiraient également.J'ai été parmi ces soixante et un.— Priorité ?Chance ?— Providence ! A viai dire, ce n’est pas sans une certaine appréhension que nous avons pris place dans le camion, malgré les insignes de la Croix-Rouge.Combien sont partis qu’une rafale abattait deux cents mètres plus loin.— Voyage sans encombre ?— En Bavière, nous avons vu de jeunes Allemandes pendues pour “défaitisme" indiquait l'écriteau.A la frontière germano-suisse, les S.S.nous ont refusé le passage : "Les femmes, oui.Pas les hommes." Le chef de convoi et l'olficier allemand insistèrent tant et si bien qu'appès cinq heures de palabres, de coups de téléphone, de démarches, nous étions en terre suisse, remarquablement accueillis.— Grosse émotion tout de même, si près du port?— Grosse émotion tout de même Deux jours après, cent quatre-vingt-trois camarades de Mauthausen nous rejoignaient et nous apprenions par eux qu'entre notre départ et le leur plusieurs centaines d'hommes < je ne saurais préciser le nombre exact, mais certainement plus de quatre cents) avaient été passés par la chambre à gaz ! — Il y avait aussi une chambre à gaz à Mauthausen ?—Comme partout.— Et les tortures ?Tout ce qu'on raconte est-il exact ?—Quoi que l'on raconte, quoi que l’on invente, rien ne peut être plus que la réalité.— A Buchenwald ?— Buchenwald, du moins le temps que j’y fus.n'était qu'un purgatoire (Suite de la page 5) La délégation .d'abord que s'il y a moyen d'établir un code de travail qui correspondrait à notre caractéristique, notre mentalité et nos droits, par la collaboration et par la coopération, un code qui rendra justice à la province de Québec, j'en suis, mais pas par un amendement à la constitution, car une lois que nous aurons laissé le fédéral empiéter sur nos droits et fixer des salaires et des conditions de travail par une loi fédérale, ce seront les autorités fédérales qui les modifieront à l'avenir, il pourrait arriver que ces modifications et leur administration ne soient pas toujours dans l'intérêt du Québec.Je préfère laisser à un gouvernement de Québec quel qu'il soit, un gouvernement de chez nous, de régler nos affaires à nous plutôt que de les confier à un organisme fédéral où nous serons une minorité.Il faut , ajouta-t-il, que nous préservions nos ressources naturelles, nos forêts, nos mines, nos pouvoirs d'eau et nos pêcheries.Quand un autre gouvernement régira les salaires, il se trouvera à y porter atteinte.Je suis toujours pour la coopération, jamais pour 1 assimilation." Il demanda aux représentants de la classe ouvrière qui composaient la délégation de ne pas se laisser entraîner par des gens qui peuvent être bien intentionnés mais qui ne réalisent pas toujours nos aspirations aussi bien que nos droits.Le Premier Ministre a fait remarquer que par suite de la guerre, Ottawa s'est accaparé de bien des pouvoirs et on ne semble pas savoir, à l'heure actuelle, que la guerre est finie.Je comprends que certcines restrictions doivent demeurer un certain temps, mais il ne faut pas qu'une loi dise que nous sommes encore en guerre.Je crois que M.Mitchell est un homme sincère, qu'il veut faire du bien mais il faut agir avec bon sens, ne pas pratiquer l'illogisme, se battre en Europe contre les bureaucrates et établir une autocratie ici.Le Premier Ministre trouve que les ouvriers avaient raison en demandant d augmenter la Commission des relations ouvrières et de la porter à cinq membres afin quelle soit plus représentative.L honorable Antonio Barrette a ajouté quelques mots de remerciements et félicita bien sincèrement les délégués pour le bel esprit qu'ils ont manifesté pendant les délibérations.Il a déclaré, qu à la demande faite par leur secrétaire, bien des questions seront étudiées par le Conseil Supérieur du Travail, organisme représentatif tant des ouvriers que des patrons.Il réitéra qu'il s'efforcera toujours d'aider la classe ouvrière dans ses justes revendications.Il termina en appréciant l'esprit de coopération qui animait les organisations ouvrières que représentaient les délégués.L'honorable Antonio Barrette termina en offrant ses meilleurs voeux de Noel et du Nouvel An aux délégués, à leurs familles et au mouvement ouvrier en général.M.Beaudoin remercia en termes appropriés l'honorable Premier Ministre et le Ministre du Travail pour toutes les bonnes paroles qu'ils avaient dites au cours de l'entrevue, les sentiments qu ils avaient exprimés.Il remercia également les autres membres ^du Cabinet qui, par leur présence, avaient prouvé leur intérêt a la classe ouvrière.Prêts aux particuliers Banque d’escompte, la Banque Canadienne Nationale lait surtout des avances au commerce.Mais elle accueille avec la même cordialité les non-commerçants, quelque profession ou métier qu’ils exercent.Le gérant de succursale étudie toujours avec sympathie les demandes d’emprunt qui lui sont faites par des particuliers honorables et solvables.Adressez-vous à lui avec confiance, même si votre proposition n’a pas un caractère commercial.BANQUE CANADIENNE NATIONALE ACTIF, PLUS DE S300,000.000 515 BUREAUX AU CANADA 60 succursales à Montréal JOYEUX NOEL ET BONNE ANNEE PHOTOGRAVURE NATIONALE Ltée 282 Ontario Ouest BElair 3984 nettoyeurs! PWcleaners 2582 BEAUBIEN E.2126 RACHEL E.2108 FRONTENAC ¦1518 ST.DENIS 8697 ST.DENIS 3862 ONTARIO E.1031 MT.ROYAL E.7891 ST.DENIS 4300 STE.CATHERINE E DOllard 6 0 0 0 Agences 532 JARRY et 1811 AMHERST 3127 MASSON 4531 PAPINEAU 6645 ST.HUBERT 1610 ST.DENIS Compliments Engineering Products of Canada, Limited 5035 Ontario St.East MONTREAL COMPLIMENTS OF THE SEASON DOMINION SILK DYEING & .LIMITED DRUMMO.JD VILLE, QUE.1440 i j -La- SAMEDI, 22 DECEMBRE 1945 — MONTREAL — SATURDAY, DECEMBER 22, 1945 PAGE 7 A Merry Christmas and a Happy New Year to You Paul Service Stores Limited Head Office and Plants : 1451 BEAUBIEN E.- - MONTREAL DOllard 4671 Nous vous souhaitons un Joyeux Noël et une Heureuse Année WLArquette 9331 ALEX.JULIEN, prop.HOTEL PLAZA ENR’G CHAMBRE $1.50 — REPAS 50c ET PLUS Téléphone et eau courante dans chaque chambre.446 Place Jacques-Cartier MONTREAL LAIT • CREME • BEURRE • OEUFS BREUVAGECHOCOLAT A.POUPART 1715, rue Wolfe FR.2194 Ce qui se passe.auprès de l'enfer de Mauthausen.Songe qu'il m’est arrivé d'y regretter Buchenwald.— En quoi ?-—Les camps étaient divisés en trois types : Dachau par exemple était du type numéro 1.Buchenwald du numéro 2.Ce dernier s’étendait sur une surface considérable, et les S.S.se tenaient à l’entour.Tandis qu’à Mauthausen, (type numéro 3.) de superficie restreinte, nous les avions avec nous, sur nous, mêlés à nous.En outre, ces murs énormes surmontés de fils électrifiés, cet aspect de forteresse permettaient difficilement l’espoir d’une évasion.L'horizon était barré, nous étions vraiment hors du monde, avec la perpétuelle présence de la mort.Chaque jour, le four crénatoire engloutissait cent hommes environ.Pour la chambre à gaz, je ne.puis dire au juste.Je sais seulement qu'un commando de cinquante hommes creusait sans arrêt des fosses où l'on enfouissait jusqu'à deux mille cadavres.Dans les derniers temps, il a fallu doubler ce commando d'un commando de nuit.— Aussi donc, cinquante hommes, sans répit, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, creusaient les tombes de leurs camarades ?— Je suis arrivé à Mauthausen en mars 44.On m’a attribué alors le numéro 53.803.La veille de mon départ, fin d’avril 45, j'ai remarqué qu’un détenu portait le numéro 150,600 et quelque.— Soit près de 100,000 hommes en treize mois ?— Comme notre densité, si j'ose dire, était constante, juge toi-même ! Un soir nous est arrivé un groupe de trois cents hommes évacués de Prusse orientale.Pas de place pour eux.Les S.S.les firent mettre nus ; c’était en plein hiver, et sous prétexte de les réchauffer, leur firent exécuter des mouvements de gymmastique, sauts, course à pied, etc.‘Après vingt minutes de ce régime, les lances à incendie furent braquées sur eux et mises en action.Cinquante malheureux restèrent sur eato Best Wishes for a Merry Christmas and a Happy and Prosperous • New Year! ST.EATON C°uh„« OF MONTRCAU le sol.Les S.S.les firent entasser dans un coin et continuèrent.Toute la nuit.Dans les moments de répit, les hommes grelotants s’agglutinaient en line sorte d'énorme boule, les plus forts luttant pour être au centre, les plus faibles, à l’extérieur, leur faisait encore un remport de leurs maigres corps."Au matin, quelques-uns résistaient toujours.Les S.S.entreprirent alors de les achever à coups de barre de fer.Je vois encore la dernière victime, un jeune homme, à genoux, et tendant des bras suppliants.Peut-être son bourreau fatigué, allait-il se laisser fléchir, mais un autre survint qui, d’un seul coup, lui défonça le crane.Le problème était résolu.Il n’y avait plus besoin de place pour les nouveaux venus.— Et toi, personnellement, comment t’en tires-tu ?— Côtes cassées, restes de phlegmon, plaies.— Dans quelles circonstances ?— Sans intérêt.— Dis toujours.—J’étais pieds nus depuis un certain temps, le "kapo" ayant trouvé mes chaussures à son goût.On me remit une paire de sabots, pointure 45 ! Avec ces sabots qui me quittaient les pieds à chaque pas, je ne parvenais pas à faire, sans trébucher, les cinq kilomètres pour aller au travail et pour en revenir.J’avais les pieds en sang, couverts de plaies.Un jour je me permis de faire remarquer que ces sabots étaient peut-être un peu grands ! On m’en remit une autre paire.du 37 cette fois ! C’était tout de même un peu petit ! Ce commando-fuhrer, prétextant que je ne savais pas ce que je voulais, se jeta sur moi aidé aussitôt par trois de ses collègues.J’ai compté cinquante-trois coups de manche de pelle.Après, mon Dieu, je ne sais plus 1res bien ce qui s’est passé.— Tu n'es pas allé à l’infirmerie?— Non.— On exécutait les malades?— Quelquefois, quand il y en avait trop.Mais on ne pouvait être admis à l'infirmerie qu’à la suite d’un accident.Mon visage tuméfié, mon corps zébré indiquaient manifestement des violences subies.Dilemne : un S.S.ne peut se tromper, s’il vous maltraite, c'est que vous avez mérité pire.Insister pour être soigné équivaut à porter plainte ! Le résultat le plus probable, c’est l’envoi dans les barbelés.— C’est-à-dire l’exécution, sous prétexte de tentative d'évasion ?— Oui, — Alors ?— Je travaillais à ce moment en usine, à Steyr, sur l’Enns, dont le camp commando dépendait de Mauthausen.J'ai continué ; les camarades me soutenaient pour marcher ; mais comme j'éais incapable, avec mes côtes cassées, de monter les guide-soupapes sur les bloc-moteurs, mes deux compagnons de gauche et de droite faisaient mon travail en sus du leur.— A la chaine ?— A la chaine ! Iis m'ont aidé sans défaillance durant six semaines.J'ai connu là des hommes admirables.Parle-moi de la vie au camp ?— Quotidienne ! Avec ces perpétuels bobards de liberté proche, de date de paix prochaine, toujours les mêmes et toujours renouvelés, auxquels on ne voulait plus croire, auxquels on s’accrochait quand même.A part cela, manger, dormir, travailler et penser.Oui, penser malgré la tête vide.— Dormir ?— Deux cents par baraque.Des lits, si j’ose dire, à trois étages et deux paillasses pour trois.On s’arrangeait.On roulait une couverture dans le creux : C'était mieux qu'à l’infirmerie où les malades étaient jusqu'à sept dans le même lit.— Pire que dans le lazaret du moyen âge ?— A peu près.Le médecin, un Yougoslave très chic, et qui parlait le français, m’a confié qu'il y avait à l’infirmerie une moyenne journalière de trente-cinq morts, dont sept ou huit étouffés, inconsciemment peut- être, par leurs voisins.La lutte pour la vie, dans toute son horreur ! Le gi os problème était celui de la nourriture.La part de souper dépendait du kapo.c’était le plus souvent.un détenu allemand (droit commun) élevé à la dignité de chef de chambrée.Quelques-uns — fort peu — étaient honnêtes et brassaient la soupe avant de la distribuer.D’autres nous donnaient seulement le liquide et gardaient les lé-Bi'mes au fond pour leurs "petits amis ou encore il ne nous donnaient que les deux tiers de la ration (en principe quarante-cinq litres pour trente hommes) : le kapo gardait ainsi quinze litres pour ses opérations commerciales.^,es^ *a faim, d’ailleurs, qui conduisait aux pires actes les détenus.— Qu’as-tu vu à ce sujet?Tout.J’ai vu l’homme se vendre plus gravement que la femme.Les femmes, dans l’ensemble, ont souffert plus encore que nous.Elles ont fait montre, souvent, de plus de dignité.On les choisissait d'office |»ur ces recherches biologiques, ces etudes de greffe humaine.Chez nous, on faisait appel à des volontaires.— On parle beaucoup des deux Allemagne, la bonne et la mauvaise Qu’en penses-tu ?, •fe ne su*s pas compétent.Je nai guère vu que la mauvaise ! C'es etres qui nous ont torturés, massacrés avec un sadisme incroyable, me demeurent incompréhensibles — France-Canada.• Un touriste entre dans un petit magasin de campagne et il est tout surpris en voyant une montagne de gras sacs de sel empilés jusqu’au plafond.Il y en avait autant dans le hangar, la cave et le grenier.— Diable, s’exclame-t-il, vous en vendez, du sel, dans votre village?— Non, répond le marchand, mais le voyageur de commerce qui est venu la semaine dernière par ici Je vous réponds qu’il en vend, lui ! ’ loyaux Noël cl Bonne el Heureuse Annee aux Ouvriers de Québec • La Traverse de Lévis J.-EDGAR COTE, Président J.-L.ROBERGE, Gérant Bureau-Chef : Marché Champlain, Québec Téléphone: 2-5182 Nos meilleurs souhaits aux ouvriers de Québec EMOND & COTE, Enrg.QUEBEC MEILLEURS VOEUX J.A.BONNIER, M.P.Député de Saint-Henri • Bureau ouvert tous les vendredis en l'Hôtel de Ville de Villc-Emard.6050, boulevard Monk GARAGE ÜUBESTIM GARAGE Téléphones : Jour Day Soir—Night » FR.572G FR.3350 Débossage.Mécanique.Peinture, Soudures.Réparations qénéralcs.Body and Mechanical Repairs, Refinishing, Welding.1104 rue Plessis Street MONTREAL \ PAGE 8 SAMEDI, 22 DECEMBRE 1945 — MONTREAL — SATURDAY, DECEMBER 22 1945 Parliament’s Duty To The People The Function of Government.— First Must Act in Accordance with the People's Will ; the Second Administer the Legislation Which Changing Conditions Demand.By BERNARD ROSE, K.C.When the war began, the Government announced that in cn!U 01 lree enterprise, or go: order to facilitate material aid to the Motherland and its Allies ment> thrit the>' be given jobs, that everything possible should and must be done to provide j A democratic government is justi the men and munitions to rnmhnt rmrl rlofc,-,* ti,,.— finrt tn i.___,,__ I latter did not Irnve to accept the I same risks and make the same sac-j rifice, but without their labour and ! devotion, the necessary equipment would not have been provided.All that the returned man and woman ask and those in the war plants is that whether the responsibility is that of free enterprise, or govern- A J 1 .7- - J-'*- uj piuviuu the men and munitions to combat and defeat the Axis powers.! bed in resorting to extraordinary Little if any objection was made to tthe declared intention of the measures in a crisis or an emergency Government that, in the carrying out of its tremendous respons-110 Protect the economic welfare of ibilities, it would have to use to the utmost the powers granted 'the workers as it did during war.it under he War Measures Act.Tbis view may not be Acceptable to It was found as the war went on that there would have to be restrictions, which in ordinary times, no government would dare impose, and the people would not suffer, — that these controls and restrictions, although very materially circumscribing the right of the individual or the corporation to do as he or it saw fit, were accepted as part of the obligation devolving upon the citizen and the State in furthering the war effort.Though many of these controls were regarded as irksome, experience has demonstrated that these were necessary and bénéficient.The Prime Minister and the, Mtatoto of Finance emphasized whenever the situation was discussed, that without such controls, both of prices and wages, inflation would occur which would be disastrous in its effects.Labour, which ordinarily in times of intense demand for its service, could ask for the highest wages which competition would be forced to give co-operated with the government in accepting the wage rates fixed by the boards specially set up to deal with claims for increased compensation.When complaint was made con- the conclusion that, first: Parlia- those who think they should, now that the war is over, be allowed to employ labour upon their own terms, and that it is no concern of theirs if hundreds of thousands are un employed, and through no fault of their own, forced to subsist upon insurance grants, relief, or private aid.The era of unchecked private cerning any one or more of these controls, it was stated that with the ending of the war a number of them would be abolished.Nevertheless, it is still essential that some measure of control be exercised by the Government until such time as industry will be able to absorb not only the hundreds of thousands needing employment but provide what the consumer is willing to buy.Those who oppose the continuing of controls want to give so-called free enterprise an opportunity of getting into full swing.They entirely overlook this patent tact : that the war made it necessary for the Government to become the lanjest employer and engage in the providing of services and the production of commodities which had previously been left entirely to those concerned with making investments and earning profits.Conditions in the matter of employment are at the moment by no means satisfactory.Yet, certain groups are opposed to the Emergency Powers Bill because of the restrictions it will continue to impose and the powers the Government will be able to exercise.I think it can be stated in all truth that the workers will not tolerate industry again being able to dictate whom it will employ and what it will pay to those in its employ.In ordinary times, the majority of employers, particularly where the workers are not organized and no collective agreements have been concluded, pay only what the need of a job forces the employee to accept.The problem of labour relations is becoming a very serious one not only in our country but the United States.President: Truman convened a meeting of the interested parties but little was accomplished of a constructive nature.One of the most powerful unions demanded a thirty percent increase in pay; this, the employer refused to consider.In a situation such as prevails in the United States and our own country the Government cannot stand idly by during the period employees and employers fight it out.The welfare of the nation is of paramount importance.The workers, in peace and war, constitute the most important section of the nation.Hence it follows that their interests come before even that of employers or groups that have hitherto acted on the assumption that they and not the toilers should suggest to the Government what course must be followed.Those who have devoted considerable time to the study of industrial development, labour relations, social and economic reform, have reached ment or Congres must take upon itself the responsibility regardless of what employers or the defenders of capitalism may say to promote the welfare of the workers even though proposed legislation will directly encroach upon the right of employers who demand that free enterprise continue to function as it has hitherto.Second; Government must, where unemployment is considerable, either undertake public works to create it and engage in the production of the commodities or services, which in prosperous times and when there is no unemployment would be left to free enterprise and capitalistic direction.Third: both Parliament and Governments will have to recognize, as the Prime Minister so convincingly set forth in his book “Industry and Humanity” that industry must be carried on as a partnership if industrial peace is to be maintained and equity govern the relations between employer and employee.There will have to be a change in the direction of employees being partners or shareholders instead of those who now purchase stock in privately owned and controlled enterprises.Tlie shareholders of publicly owned utilities and other corporations in which the Government Invested public funds are the people who thus are in precisely the same position as the shareholders in a private corporation.I can only repeat what is being said not only in this country but In the United States, and judging by the programme of the recently elected.labour Government in Britain that the workers anil not stand for a recurrence of a prolonged depression.They will point, and rightly so, to what governments in Britain, the United States, and Canada accomplished during the war and that If war, costing billions and bringing with it the destruction of millions of valuable lives, has the effect of creating full employment, it is the bounden duty of those who are elected to interpret the will of the people and deal with problems as they arise, to disregard the objections and opposition of those who have nothing to offer of an immediate constructive nature to provide employment for those who must have it in order to live.While the nation is first indebted to the men and women who served it in its armed forces and were ready to lay down their lives for their country, liberty and civilization, those who were employed in manufacturing the munitions of war are likewise entitled to a measure of consideration.It is true that the ical depression must come to an end ! 8,317 War Veterans Given CPRJobs; 5,000 New Men • Montreal.The Canadian Pacific Railway Company has given peacetime jobs to 8,317 war veterans up to the present time, and about 5,000 of these have not been in C.P.R.service before.H.J.Humphrey, company vice-president of special duties, has released this information."Our first care is, of course, for the great force of Canadian Pacific employees who enlisted," Mr.Humphrey said."They all went forth on ‘leave of absence' and of the 20.855 who enlisted 3,217 are back on the job with us." Humphrey said that one reason why 5.000 jobs have been given to returned men not of pre-war C.P.R.experience, is that returning Canadian Pacific veterans "are coming in for promotions they would normally earned had there been no call for their war service." c Hundreds of years ago small counterfeit coins were called "raps." From that came the expression, "T don’t care a rap.J.A.W.ARCHAMBAULT & ASSOCIES Spécialité Rapports d'impôts sur le Revenu 159 rue Craig Ouest.BE.3003 A MERRY CHRISTMAS AND A HAPPY NEW YEAR For those who wear the best" TOOKE BROS.LIMITED Makers of FINE SHIRTS e COLLARS • NECKWEAR UNDERTOGS • PYJAMAS MONTREAL EXAMEN DE LfA VUE LUNETTES CORRECTIVES Spécialiste LORENZO FAVREAU Optométriste, o.d.assisté d'optométristes-opticiens licenciés, Ba.O.Bureaux ot consultation : Tait-Favreau Bureau du centre : 265 Est, rue Ste-Catherine Tel.LA.G703 Bureau du nord: 6890, rue St-Hubert Tel.CA.9344 Canada's first peacetime Christmas after long years of war, promises to be one of the happiest in memory .May you and yours enjoy every minute of it ! » Après de nombreuses années de guerre, le premier Noël d'un Canada en paix promet d'être le plus joyeux jamais célébré.Puisse, en ce jour, chaque minute vous combler de joie.U HFNRY MORGAN & CO.LIMITED âlir »turr Ulhitli Éühf (ClirintmaH g>piril t SAMEDI, 22 DECEMBRE 1945 MONTREAL SATURDAY, DECEMBER 22, 1945 PAGE 9 LE MONDE OUVRIER THE LABOR WORLD Est publié par la Fédération provinciale du Travail du Québec chaque semaine, dans le but de promouvoir de la législation sociale tendant à protéger et à améliorer le sort de la classe ouvrière de cette province.Exécutif : J.-Elphège Beaudoin, président ; Jos.Matte, I.-B.Arsenault et Chs-E.Chalifour, vice-présidents ; Gustave Francq, secrétaire-trésorier et rédacteur ; Marcel Francq, administrateur ; Henri Richard, rédacteur associé.Adressez toutes les communications à 11, rue Saint-Paul Ouest Téléphone : LAncaster 7808 Imprimé par Mercantile Printing, Limited, 11 ouest, rue Saint-Paul, Montréal 1 Is published by the Quebec Provincial Federation of Labor weekly, for the purpose of promoting legislation towards the protection and advancement of the working class of the Provinco of Quebec.Executive : J.Elphègo Beaudoin, president ; los.Matte, J.B.Arsenault, and Chas.E.Chalifour, vice-presidonts ; Gustave Francq, secretary-treasurer and editor; Marcel Francq, manager; Henri Richard, associate editor.Address all communications to 11 St.Paul Street West Telephone : LAncaster 7808 Working It Out By FRANCES PERKINS The meeting of the International Labor Organization brought about fifteen Americans anti four hundred other people to Paris to meet in the -’7th Conference of this organization.which is a world parliament for the consideration of labor and social questions.Each national delegation to the annual meeting comprised four delegates, two representing the Government, one representing organized workers, and one representing organized employers; each of these three sections spoke and voted freely and independently of the others.All points ot view found full expression.It was significant, however, that many, many times the American employers’ and workers' and Government delegates found themselves in complete agreement.The Conference provided a platform for tlie exchange of views but its real and important function was that it acted as a kind of advisory parliament which formulates international minimum standards to which national social and labor legislation should conform.The I, L.O.survived the war and Qbnstmas Cf reetmgs from HOLT RENFREW AND COMPANY, LIMITED I ! l i 1 I 1 I g I I I 1 ! MERRY CHRISTMAS AND HAPPY NEW YEAR Peacock Brothers Limited VILLE LASALLE, QUE.is a stronger and more vigorous body that at any time in the past.The enthusiasm and mutual confidence of the delegates was obvious and the extent to which the Conventions of the I L.O.have been put into effect in many countries is impressive.A Convention is adopted only on the majority vote of the conference and forms a spécial kind of international treaty, having to do with desirable labor and social laws.The Conventions do not become binding on a Government until it has ratified them, hut Government delegates are obliged to submit these Conventions to their Governments and to report to the I.L.O.annually what measures have been taken in eacli country to give effect to the Convention.Sixty-seven different conventions have been adopted in past years and sixty-six additional recommendations.There have been nine hundred formal ratifications by governments and a large number of laws, statutes or executive orders which carry out the purpose and intent of the convention in some other way.The subjects dealt with in these Conventions cover Limitation of Hours ot Work, Vacations with Pay for Wage Earners, Working Condition- for Women, Insurance against Unemployment.Sickness, Old Age and Industrial Accidents.Protection of Child Workers.Living and Working Conditions of Seamen.Industrial Accident Prevention, Apprenticeship Rules, and many others.Tlie Declaration of Philadelphia adopted at the last meeting of the I.L O.in Philadelphia in May 1944 charted out a new and broader scope for the work of the I.L.O.That Declaration takes as a basic international point of view that “poverty anywhere constitutes a danger to prosperity everywhere." President Roosevelt called it “a landmark in world thinking." The Declaration ends with a statement adopted with enthusiasm, "that all human beings, irrespective of race, creed, or sex.have tlie right to pursue both their well-being and their spiritual development in conditions of freedom and dignity of economic security and equal opportunities." Tlie Conference of '44 adopted a ten-point program to give effect to these principles beginning with full employment and the raising of the standards of living.The session in Paris in 1945 dealt in detail with some of the general objectives of the declaration, in particular, and discussed a formal recommendation with regard to the specific methods to be promoted for full employment.The most interesting committee and the mast interesting subject on the agenda dealt with Methods of Promoting Full Employment In the reconversion period.Many of the specific measures recommended are along similar lines of those embodied in the Full Employment Bill now in Congress of the United States.If was with considerable pride that tlie American Government delegates, Senator Elbert Thomas and myself, were able to say in the sessions that the United States Government had already made progress in this line.Another important subject and committee was that for tlie establishment of Minimum Standards of Social Policy in Dependent Territories.This committee was most interesting and often struck into deep prejudices and old practices that are unfair to the people living and working in colonial areas and in backward territories, dependent upon and under the control of tlie modern industrial countries and their nationals.Tlie work of this committee, however, was done in the realization that the native people of all sorts of backward areas must be given opportunity for a good life, and that social policy of civilized nations must be against their exploitation.There was a general desire to take a significant step in this field at this conference.Copyright, Institute for American Democracy, Inc.1945 Cost ol Living Rose 19.9°“ During War Ottawa, 12.The cost-of-living index in Canada advanced from 119.7 on October 1 to 119.9 on Novomber 1.The index is based on the period 1935-1939 as 100.Consequently, at November 1 this year the cost of living had increased 19.9 per cent since the war started.It probably will be hard to convince housewives that the rise is not greatei than these figures show.Labor.Even Santa Can’t Do It Ottawa."Do not send intoxicating liquor through the mails.It is pro hibited at Christmas or any other time.Postmaster General Ernest Bertrand warns Canadians.Compliments de David et Frère Limitée BISCUITS MONTREAL COMPLIMENTS de LA LITHOGRAPHIE DU SAINT-LAURENT LIMITEE 7501 boulevard St-Laurent.CAlumet 5751 CHRISTMAS GREETINGS and BEST WISHES FOR 1946 JOYEUX NOEL ET MEILLEURS SOUHAITS POUR L’ANNEE 1946 IAS.A.OGILVY'S LIMITED Department Store Montreal PAGE 10 SAMEDI, 22 DECEMBRE 1945 - MONTREAL — SATURDAY, DECEMBER 22, 1945 PALACE THEATRE FRED MacMURRAY in Pardon My Past with Marquerite CHAPMAN AKIM TAMIROFF WILLIAM DEMAREST RITA JOHNSON PRINCESS THEATRE PAT O'BRIEN ADOLPHE MENJOU ELLEN DREW in “MAN ALIVE” Added* Feature Sing Your Way Home LOSW'S T H E A T R E THE HOUSE ON 92nd STREET wirti WILLIAM EYTHE LLOYD NOLAN SIGNE HASSO Extra! MARCH OF TIME "Palestine Problems" EXAMEN SlaVUE „ ^ w* PHoeaix, 6.D.r JOPTOMmuSTï-OPTICIEN I
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.