Le monde ouvrier = The labor world, 1 mai 1948, samedi 29 mai 1948
ŒiW Çtitmr % itrl il "Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa (èuuritt -1, I) t 33e Année — No 12 SAMEDI, 29 MAI 1948 — MONTREAL — SATURDAY, MAY 29, 1948 33rd Year — No—12 La Conférence des Trois-Rivières la plus grande de notre histoire Les mêmes salaires que dans l'Ontario La lie conférence annuelle de la Fédération provinciale du Travail du Québec, qui se tiendra aux Trois-Rivières, les 4, 5 et 6 juin, est sans contredit la conférence la plus importante et la plus représentative dans les annales de la Fédération.En effet, 375 délégués ont été accrédités représentant au delà de 120 organisations affiliées.Ce nombre comprend des Conseils des Métiers et du Travail, des \ priions internationales, nationales et fédérales affiliées à la Fédération Américaine du Travail et au Congrès des Métiers et du Travail du Canada.Quelque 62 résolutions ont été reçues au bureau du secrétariat pour considération par les délégués à la conférence.La plupart de ces résolutibns revêtent un caractère des plus importants et de la plus grande actualité.De nombreux amendements à la Loi des relations ouvrières sont, entre autres, réclamés.Plusieurs résolutions portent sur des améliorations à la Loi des accidents du travail dont l'une tout spécialement traite de la silicose.On compte également des amendements à la Loi des pensions de vieillesse, à l'Ordonnance No 3 de la Commission du Salaire minimum, à la Loi d'assurance-chômage, à la Loi des allocations familiales, à la Loi des mécaniciens en tuyauterie et autres.- -, La semaine de 40 heures, un salaire minimum de 75 cents l'heure, des vacances avec salaire, le rétablissement des contrôles, une assurance-santé nationale sont autant de questions qui seront discutées au cours de ces importantes assises.» ‘ , Un banquet est organisé pour le samedi soir, 5 juin.Ce banquet qui réunira tous les délégués sera rehaussé de la présence de personnalités des plus éminentes de la province.Parmi les invités d'honneur on compte l'honorable Antonio Barrette, ministre du Travail de la province, M.Arthur Rousseau, maire de la Cité des Trois-Rivières, M.Irénée Rochefort, maire du Cap-de-la-Madeleine, le confrère Arthur D'Aoust, vice-président du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, M.le juge Conrad Pelletier, président de la Commission de Relations ouvrières ; M.le juge F.-X.Lacoursière, président de la Commission du Salaire Minimum, M.Rodolphe DeBlois, président, Commission des Accidents du Travail, M.Candide Rochefort, vice-président de la Commission du Salaire minimum et quelques autres.Canadiens-français et Canadiens-anglais vs Canadiens tout court Il y a une huitaine de jours M.Charles Holmes, dans une causerie qu'il faisait à l’Institut Démocratique Canadien, traitait d'un sujet plein d’actualité mais qu'on gaule généralement sous silence.Le titre de cette causerie était “Ces maudits Anglais"; l’ironie de tout cela* c’est que Holmes est lui-même un de “ces , maudits anglais” qui fut envoyé à l’école â Québec.- au moment même où moi je la quittais,- nous sommes de vieilles connaissances mais malgré cela j’ai cru pendant longtemps que “Charley” était ( un pur Québccquois tellement son français était impeccable .tout comme son anglais d’ailleurs.Il a habité pendant plusieurs années Londres et Paris; il connaît donc à fond ce dont il parlait; j’ajouterai que c’est un érudit et un observateur.Il ne parle jamais à travers soir chapeau et expose toujours de main de maître le sujet qu’il traite.Je cite quelques extraits de cette causerie que j'ai copié dans “Le Clairon” de Saint-ITyacinthc: "Il ne faut pas accorder à l’epithèle "maudits Anglais” plus d'importance qu’elle u'en a en réalité”.D'abord l’expression "maudits Anglais.” dans la bouche des nôtres se rapporte à tous les gens d’origine britannique: Anglais, Ecossais, Irlandais, Gallois ou autres.De plus on ne se contente lias de "maudire” les “Anglais”, on traite de “maudits Juifs” tous les représentants des (Suite à la page 3) Pour la premiere fois dans 1 histoire de l'industrie du papier et de la pulpe, les taux de salaires dans les Moulins de la province de Québec seront les mêmes que ceux en vigueur dans l'Ontario.Ceci vient d être obtenu grâce aux efforts et à la bonne réputation de la Fraternité Internationale des Papetiers conjointement avec la Fraternité Internationale des des Travailleurs de la pulpe, du sulfite et des moulins à papier, SALAIRE DE BASE D'UN DOLLAR L'HEURE A LA CANADIAN INTERNATIONAL PAPER COMPANY Une augmentation générale de 10 pour cent.Un ajustement de 14 cents de l'heure pour les machinistes.L'obtention d'un quatrième jour de fête légale avec paie.X ARTHUR D'AOUST, O.B.E.Vice-président de la Fraternité Internationale des Papetiers.Ce sont là les points principaux du onzième renouvellement d'une Convention Collective intervenue entre la Canadian International Paper Company et ses compagnies affiliées et la Fraternité Internationale des Papetiers et la Fraternité Internationale des Travailleurs de la Pulpe, du Sulfite et des Moulins à Papier ; cette entente vient d’être signée à Montréal.La base de salaire d'UN DOLLAR L'HEURE veut dire que la cédule de salaires s'appliquera de la même manière qu'elle l'est en vertu du contrat négocié récemment entre ces deux Unions et les Moulins à Papier à journal de l'Ontario.Environ 5,000 personnes sont employées par la Canadian International Paper Company et ses subsidiaires, soit la New Brunswick International Paper Company, la International Fibre Board Limited et la Masonite Company of Canada Limited, dans ses sept moulins situés dans les trois provinces.Les ouvriers étaient représentés au cours de ces négociations par la Fraternité Internationale des Papetiers, la Fraternité Internationale des Travailleurs de la Pulpe, du Sulfite et des Moulins à Papier, l'Association Internationale des Machinistes, la Fraternité Internationale des Electriciens, l’Association Unie des Plombiers et Poseurs d’appareils de chauffage ainsi que l'Union Internationale des Ingénieurs de machines à vapeur.Cette Conférence dura deux jours ; y assistaient le président Paul L.Phillips, de la Fraternité Internationale des Papetiers, le président John P.Burko, de la Fraternité Internationale des Travailleurs de la Pulpe, du Sulfite et des Moulins à Papier ; elle fut présidée par J.-A.D'Aoust, O.B.E., vice-président et directeur canadien de la Fraternité Internationale des Papetiers.Prirent la parole, au nom des compagnies : MM.S.-L.de Carteret, C.M.G., président de la Canadian International Paper Company, et F.L.Allen, vice-président et gérant de la fabrication, Division du papier à journal, Canadian International Paper Company.Les compagnies et les unions ouvrières citées plus haut entrent dans leur douzième année d’entente collective.Au cours de cette période les deux parties se sont entendues sur tous les points sans aucune grève ni même sans avoir recours à 1 arbitrage.Les porte-parole de chaque partie intéressée exprimèrent leur satisfaction de ce record magnifique de paix dans leurs relations industrielles.Historique des Trois-Rivières Lorsque Jacques-Cartier remonta le St-Laurent pour la seconde lois en 1535, jusqu'à Montréal, à son retour il planta sa croix sur les rives de la St-Maurice à l’endroit qu'il appela: “La rivière de F liez”.Ce fut le premier français à fouler le sol de la Mauricie.C’est à la demande de Champlain, que M.de Laviolettc, en 1634, jeta les hases d’un fort, aux Trois-Rivières, et de cette date commence l’histoire des Trois-Rivières.Auparavant, en 1603, t hamplain avait visité le site de la future cité trifluvienne et indique l’endroit propice pour y ériger un fort.La première terre accordée eu lie), h- fut en 161.s au sieur Jacques 1 îodfroy et, la même année, le I’.Denis Janet, Récollet, y célébrait la première messe.Oh y taisait la traite des fourrures.Le premier gouverneur ou commandant a succéder à M.de Laviolettc fut AL Duplessis-Kerbodot, quelques années plus tard, AL I’ienv Boucher le remplaçait et remportait sur les Iroquois, une victoire qui, au dire de M.de l.auzon, alors gouverneur de Québec, sauva la colonie naissante.Les premières années de l'existence des Trois-Rivières furent une série continuelle de luttes contre les Iroquois et la petite colonie lut le cent ri* d’où parlaient les explorateurs qui ont découvert les vastes régions de notre pays.La Yérriidryc, entre autres, hà~‘ quit aux d rois-Rivières, en 1685, son père étant gouverneur du district.Lu 1672, les Jésuites cédaient la place aux Récollets qui venaient prendre charge des âmes.Le premier plan de la ville fut fait en 1704 et montre un petit groupement de quarante maisons ramassées autour du fort.Les Ursulines arrivent aux Trois-Rivières en 1697 et la première chapelle fui construite par les Récollets en 1689.Plus tard, en 1737, fut établie la première industrie de métallurgie en Amérique: “Les l'orges".On v fabriquait les clous, canards, pocles, etc., qui en ce temps étaient importés de la France.Les années s ecoulent, la ville se développe et vient la domination anglaise.Lu 1790, lord Dorchester établit la première cour de justice et c'est dans le monastère des Révérends P.Récollets qu’elle tient ses assises.11 ne semble pas que la transition du régime français au regime anglais ait causé trop de frictions, t est le colonel Burton ù fut nommé le premier gouverneur (h la \illrt William I 1 cil I V ).Fallaqui et sont rc| inussées après avoir si La ville coi uni ¦nce alors â c mnaitre avec la famille dé- 11 a rt qui ont laissé 1 nanciers Au y the Prince Kdward Island legislature; M.J.Coldwell, national CCF leader, based his demand on the precedent set by the federal government when it disallowed security laws for farmers passed by the .Saskatchewan Government.Meanwhile, the P.K.I.act has boomer,anged.Originally intended sa a sop to the farmers of the province who allegedly lost money when the packing-house union struck last year, the act was strongly denounced by the P.E.I.Federation r.f Agriculture.Farmers attending their annual convention held on March 19th, saw only harm and dissension arising from the Act.Perm R.Bengoiigli and J.W.Buckley ot the Trades and ha-hour Congress of Canada also protested the P.K.I.Act.Establishment of a base rate of one d general increase of 10°°, an adjustment of hour for mechanics and attainment of a four; statutory holiday featured the eleventh renev the Labor Agreement between A.F.L.Pulp an : Mill Unions and Canadian International Pap-pany and affiliated companies in Montreal, dollar base rate means that the Papernv schedule will be applied on the same basis c recently negotiated between the Unions and Oi newsprint companies.Approximately 5,000 persons employed by Canadio; y national Paper Company and its affiliated companies Brunswick International Paper Company, International .bre Board Limited and Masonite Company of Canada Limiter; m.seven mills located in three provinces were represented w ne negotiations by the International Brotherhood of Paper Ms ms, International Brotherhood of Pulp, Sulphite and Pape; Mill Workers, International Association of Machinists, International Brotherhood of Electrical Workers, United Association of Plumbers and Steam Fitters and International Union of G; - rating Engineers.The conference which lasted two days was attends J by President Paul L.Phillips of the International Brotherhood oi Paper Makers and President John P.Burke of the Interna:, nal Brotherhood of Pulp, Sulphite and Paper Mill Workers ona was presided over by J.A.D'Aoust, O.B.E., Vice-President and Canadian Director of the International Brotherhood of Paper Makers.The spokesmen for the Companies were Messrs.S.L.de Carteret, C.M.G., President of Canadian International Paper Company, and F.L.Allen, Vice-President and Manaqor of Manufacturing, Newsprint Division, Canadian International Paper Company.The Companies and the Unions are entering upon the twelfth year of their joint agreement.During this period the two parties have reached agreement on all matters without a strike and without even resort to arbitration.The spokesmen for both parties expressed their pride in this record o* structive and peaceful industrial relations.At the conclusion of the conference President Burke vigorously condemned Communism and congratulated Vice-President D'Aoust and the members of the Pulp and Paper Mill Unions on their uncompromising stand against the Communist menace.In some districts opposition was unsuccessfully tried by the National Catholic Syndicates and their supporters who always contested the bargaining rights of our Internatial Unions at times when labor agreements were to be renewed by the contracting parties.This is done to obstruct peaceful negotiations rather than in the best interest of the paper Companies and the employees.Message de 1' Honorable Antonio Barrette, Ministre du Travail de la Province de Québec A 1 occasion du Congrès annuel de la Fédération provinciale du Travail, je suis res heureux de bénéficier de l'hospitalité du "Monde Ouvrier" pour présenter aux elegues qui participeront à cette réunion mes meilleurs voeux.• Lf F«-feratl0n Provinciale a réuni par les liens de fraternité toutes les unions qui sont affiliées aux organisations internationales:de la Fédération Américaine du ravaii et du Congres des Métiers et du Travail du Canada.Elle permet à ces organisations de trouver un porte-parole éloquent et influent auprès des pouvoirs publics et particulièrement du gouvernement de cette province.r4] , N°,US re,meïCiTS la Fédération de nous donner sa collaboration dans CettP ooiTk !• legisl°tion ouvrière comme dans sa mise en application, ette collaboration se traduit dans le concret au cours des négociations collectives n C° UTn C°ntratS avantageux Pour d'industrie et les travailleurs et aussi par le reglement sur une base juste des griefs occasionnels.„ I?léç|if°lion «“» du d“ changement dans les conditions économiques cèoném V ,0Urf en VOie d'élaborali">- Nous remercions la Fédération de sa pour oe son ^, d0"3 COmpt°"s sur celle de l'avenir.Ce n'est pas un secret can lirnlmT qun nntere du TraVai‘ est à piéPp™ “n Code du Travail qui natsodl do”'1 n" T® lœ havaiUeurs et les employeurs pour assurer la paix sociale dans la justice et la concorde.ment chjTan “.T*.®?que la Fédération présente chaque année et par le Iruche- aideraàmenV^Supeneur dn Travail où elle est représentée la Fédération nous dora a mener a bonne fin une entreprise louable.J6 ®U1S [rès heureux d'exprimer à tous ceux gui participeront à cet important congres dans la ville des Trois-Rivières mes voeux de succès et de progrès f-.j ¦ m ANTONIO BARRETTE, Ministre du Travail._ j
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