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Titre :
Le monde ouvrier = The labor world
Éditeurs :
  • Montréal :[The labor world = Le monde ouvrier],1916-,
  • Fédération provinciale du travail du Québec,
  • Fédération des travailleurs du Québec,
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Demain (Montréal, Québec)
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Le monde ouvrier = The labor world, 1959-11, Collections de BAnQ.

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2iT>Uot>'- ;Hr.vie i 1?10 c, Sherbrooke» Montreal 24, Q.ue. i 44«"Sïhné« - No 11 MONTREAL 10 cent» NOVEMBRE 1959 -.•av^w K|y: •• s • C'EST UN EVENEMENT MEMORABLE que cette première rencontre, qui a eu lieu le jour du Souvenir, entre la FTQ et le nouveau gouvernement Sauvé.La photo de gauche nous fait voir le président Roger Provost présentant, sur un ton ferme et courtois, les multiples revendications d'intérêt syndical et général contenues dans notro Mémoire législatif.Sur celle de droite, le premier ministre Sauve félicite la Fédération pour le ton do son mémoire et annonce d'importantes réformes à la Loi des relations ouvrières.MONTREAL — Tous les travailleurs du Québec, comme la presso oî l'ensemble de la population, ont maintenant les yeux tournés vers le quatrième congrès annuel de la Fédération, où plus de 500 délégués débattront environ 125 résolutions d'intérêt syndical et public.Comme l'ont souligné les journaux, l'action politique figure en bonne place do l'ordre-du-jour, mais le» affiliés n'en conservent pas moins leur intérêt pour une foule de problèmes d'ordre professionnel.Comme l'a révélé la semaine dernière l'Incident Dion, il est évident que le projet de formation d'un parti populaire et démocratique continue d'occuper l'esprit des dirigeants de notre mouvement.Ils ont réagi vigoureusement à ce qui leur est apparu comme une tentative d'ingérence extérieure et comme une manoeuvre visant à semer la confusion et à empêcher les délégués de prendre d'eux-mêmes une décision collective intelligente à la lumière des réalités syndicales et politiques.UNE ETUDE RATIONNELLE DE LA QUESTION A ce propos, la mise au point de l'abbé Gérard Dion favorisera vraisemblablement une étude rationnelle et objective du projet de formation d'un nouveau parti politique.Comme l'a souligné un observateur do l'extérieur, il semble probable que le congrès se divisera sur cette question en trois groupes : ceux qui rejettent l'action politique directe; ceux qui sont d'accord en principe mais en tiennent pour une démarche prudente; et ceux qui, favorables au projet de Winnipeg et de Québec, trouvent que la FTQ ne mène pas l'affaire assez rondement.LE CHOMAGE, PREOCCUPATION MAJEURE Il semble que l'une des préoccupations majeures des travailleurs du Québec soit le chômage, que l'on relie de plus en plus à l'avènement de l'automation.On s'intéresse beaucoup à la durée de la semaine de travail, aux importations et à l'immigration.Nos affiliés sont généralement en faveur d'un programme plus complet de sécurité sociale.Ils réclament l'assurance-santé et l'assurance automobile obligatoire et demandent des améliorations aux lois de l'assurance-chômage et des accidents du travail.A ce propos, on prévoit de fortes pressions en faveur de l'embauchage, par la Fédération, d'un conseiller technique en matière d'accidents du travail.Les problèmes de l'éducation constituent une préoccupation constants pour les travailleurs.LA LEGISLATION OUVRIERE Dans le domaine des relations ouvrières, on prévoit que les délégués examineront leurs revendications à la lumière des amendements proposés par le gouvernement Sauvé à la suite de la présentation du Mémoire législatif de la FTQ.Les employés des services publics so plaindront vraisemblablement de la discrimination dont ils sont l'objet aux termes même» de la loi; ils n'auront pas de difficultés à obtenir de nouveau l'appui des salariés de l'Industrie.LA DISCRIMINATION RACIALE Démontrant bien par là qu'ils ne sont pas animés pat un égoïsme collectif, les travailleurs du Québec seront appelés à réitérer leurs prises de position antérieures contre la discrimination raciale et religieuse.Les affiliés du Congrès du travail du Canada sont à l'avant-garde dans le domains de la tolérance, et la Fédération est la seule centrale syndicale du Québec à avoir des vues officielles bien définies sur ce problème.Comme la lutte contre la discrimination ne bénéfice qu'aux minorités, les affiliés de la FTQ démontrent constamment, par là, leur désintéressement.REVENDICATIONS DIVERSES Tout en se penchant sur les problèmes de divers secteurs de la population, notamment des agriculteurs, les syndiqués so préoccupent aussi de la situation qui est faite à certaines catégories de travailleurs, comme, par exemple, les pompiers, les chapeliers, les menuisiers et les mineurs.Ils font également de nombreuses revendications de façon à renforcer les structures financières et ad ministratives de leur centra1-! provinciale.(Voir en pages centrales) LE MONDE OUVRIER NOVEMBRE 1959 MONTREAL NOVEMBER 1959 THE LABOUR WORLD Le doyen des lournaux syndicaux canadiens * OUVRIER •• î’wofr'&.rv ?i mm Fond* par Gustave Francq, en 1916 Publié dans le but de promouvoir les réformes législatives nécessaires à la protection de la classe ouvrière du Québec et à l'amélioration de son sort.Organe officiel de la FEDERATION DES TRAVAILLEURS DU QUEBEC Comité exécutif Roger PROVOST, président; Pat BURKE, Edouard LAROSE, vice-présidents; Roméo GIRARD, secrétaire; Eucher CORBEIL, trésorier.Directeur; Roger PROVOST; Rédacteur: Noël PERUSSE.Adrossci toutes communications è: 1 327 est, boul.Saint-Joseph, Montréal 34 — Tél.LAfontaine 7-1 21 8 Imprimé par Radiomonde, 8430, rue Casgrain, DU.7-6218 •• 10!) Aurorl.é commit envoi pestai de 2e classe, Vin itère de» Posies, Ottaut.EDITORIAL SI© Murdl®eiavilie ffiiaa bill marnére S Il s'est écoulé un peu plus de deux ans entre les marches sur Murdochville et Québec et la présentation du bill numéro 8 ou Parlement du Québec par le gouvernement Sauvé.Deux ans, ce n'est pas long, mais c'est pourtant tout ce qui sépare l'assassinat d'un syndicat libre en Gaspésie, d'amendements de nature, semble-t-il, à favoriser l'exercice du droit d'association.Deux ans et .ce qui s'est passé pendant ce temps-là.Au moment où la Fédération des travailleurs du Québec a adopté ce qu'on a pu appeler sa "politique de Murdochville'', il n'y avait pas une unanimité complète sur l'attitude qui a alors été prise à l'endroit des autorités gouvernementales.Il y en avait qui disaient ; "Attention ! Nous allons nous fermer des portes à jamais 1 Faut pas compromettre nos relations avec le gouvernement pour une seule grève.Des grèves, on en gagne et on en perd .Mais comme le droit d'association était en jeu, la Fédération a pris une position très ferme et a même, d'une certaine manière, rompu scs relations officielles avec le gouvernement.Cette position a reçu l'appui solide de la majorité de ses affiliés.C'est alors qu'on a organisé des marches mémorables sur Murdochville et sur Québec et qu'on a entrepris une grande campagne de presse en faveur du droit d'association.Nos manifestations ont été très efficaces : tout le monde a su que l'exercice du droit d'association était brimé dans notre province, et le mouvement syndical s'est fait des alliés dans divers secteurs de la société.Aujourd'hui, notre lutte de deux ans commence à donner des résultats et le gouvernement profite d'un changement de premier ministre pour effectuer une retraite stratégique et commencer enfin à reconnaître véritablement le droit d'association.C'est une victoire incontestable pour le mouvement syndical et ses alliés.Ceci prouve une chose : c'est qu'on ne perd rien à avoir le courage de ses convictions et que les portes les mieux fermées finissent toujours par s'ouvrir devant ceux qui sont résolus 6 pousser assez, fort.Tant que les syndiqués, de peur de tout perdre, se conduisaient comme de bons petits garçons, les autorités gouvernementales refusaient d'entendre leurs revendications et cédaient plutôt aux pressions des employeurs qui, eux, ont toujours accès à une porte aux charnières bien graissées, la porte de derrière.On peut épiloguer et discuter indéfiniment sur les modalités que doit prendre l'action politique pour le mouvement syndical, mais il reste que toutes les manifestations publiques de la FTQ, depuis Murdochville, c'en était, de l'action politique, et que c'est grâce à notre action politique que nous avons aujourd'hui le bill numéro 8.Ce n'est pas parfait, ce n'est pas complet, bien sûr, mais c'est un commencement.Si nous en voulons davantage, c'est à nous d'aller en chercher; si nous ne voulons pas perdre ce que nous accorde le bill amendant la Loi des relations ouvrières, il faut persévérer dans la voie que nous nous sommes tracée, et accélérer notre allure pour n'être pas gagnés de vitesse par le patronat qui, lui, ne manquera pas de se rattraper à la moindre défaillance ou reculade de notre part.La politique de la FTQ a fait ses preuves; ce n'est pas le moment de lâcher .Le "Bottin" s'en vient acheteur-scab s'en va 9 B (par Gérard RANCOURT) La première édition d'un Guide de l'acheteur pour les syndiqués, sous forme d'un bottin contenant les noms des produits de fabrication syndicale vendus dans le Québec, est publiée ce mois-ci par le Comité de l'étiquette syndicale do la Fédération des travailleurs du Québec.Des copies d'une épreuve de ce Guide ont été distribuées à tous les représentants, permanents et libérés des organisations affiliées à la Fédération et également à un très grand nombre de manufacturiers afin que tous puissent l'examiner et suggérer des changements, corrections, additions ou soustractions de noms de produits, ou y apporter toutes autres modifications nécessaires.L'intérêt qu'a suscité la parution de cette épreuve du bottin a dépassé l'espérance des promoteurs du projet.Une réaction inespérée De partout des commentaires favorables ont été entendus et d'objectives et positives critiques ont été faites.Devant le texte imprimé, les intéressés réalisèrent que la publication d'un Guide de l'acheteur pour les syndiqués est devenue une réalité et qu'il est temps d'y coopérer si l'on veut participer à son succès.L'enthousiaste réponse au dernier appel du Comité pour obtenir les noms des produits de fabrication syndicale et des services assurés par des ouvriers organisés, a été telle que l'édition de novembre comprendra presque le double du nombre de pages de l'épreuve dont il est question plus haut.Ce Guide ne comprend que des produits canadiens vendus dans la province de Québec.Aucun nom de produits importés n'y apparaît même s'ils sont fabriqués par des syndiqués dans le pays d'origine.La même restriction s'applique aux produits des compagnies canadiennes dont les succursales dans la province ne sont pas organisées.Suivez le Guide .Depuis quelque temps déjà, cette publication est attendue.Elle est nécessaire.En effet, comment un individu peut- I préférer un produit de fabrication syndicale à un autre, s'il ne connaît pas la marque du produit recommandé ?Et comment peut-on insister pour que nos membres n'achètent que des produits de fabrication syndicale et n'encouragent que les services assurés par nos confrères, sans leur en fournir la liste ?Ce Guide répond donc à un besoin essentiel.D'autre part, il n'est pas une innovation.Depuis des années, dans maints endroits des Etats-Unis et du Canada, des corps centraux du mouvement ouvrier publient de tels guides.Naturellement le Comité s'en est inspiré.Si l'on veut maintenant que la campagne en faveur de l'achat par nos membres, des produits canadiens fabriqués par des syndiqués, soit un succès, il est évidemment indispensable de répandre ce Guide le nlus laraement possible.Nous croyons donc que l'impression de 200,000 copies de la première édition du Guide qui paraîtra à la fin de novembre à l'occasion du congrès de la Fédération des Travailleurs du Québec, est un minimum.Ainsi chaque membre des unions affiliées à la Fédération pourrait en posséder un exemplaire.Mais qui va payer ?La Fédération devrait, à mon avis, absorber le coût d'impression de ces premières 200,000 copies.Dans une résolution adoptée à l'unanimité, à son congrès de Québec, les délégués ordonnaient aux officiers de la Fédération de fournir au Comité de l'étiquette syndicale les fonds nécessaires à la publication de ce bottin.Les fonds destinés à la Promotion syndicale ne pourraient être mieux utilisés.Plus tard, les conseils du travail et même les unions locales pourront se charger d'en commander des copies additionnelles pour être distribuées à nos sympathisants et au public en général.Ainsi répandu, ce Guide pourra réellement servir les fins auxquelles il est destiné.Certains syndiqués, pourtant très militants, et dont la sin- cérité ne peut être mise en doute, sont très réticents quant à l'utilité et au rôle de ce Guide.Ils ne voient pas très bien tous les bénéfices que le mouvement ouvrier en général peut en tirer.Ils estiment que seules quelques unions vont en jouir et que, par conséquent, ces dernières devraient en assumer toute la responsabilité.L'acheteur peut être un scab C'est une erreur.Une erreur aussi grave que d'affirmer que le résultat d'une grève, par exemple, dans l'acier, ne concerne pas les membres du syndicat des métallos.Le même raisonnement, poussé un peu plus loin, conduirait à la conclusion que la solidarité entre syndicats ne sert à rien et que l'affiliation d'unions locales à un conseil du travail, à une fédération ou à un congrès national, est inutile et sans valeur.Lorsque dans un magasin, un syndiqué choisit, de préférence à un produit de fabrication syndicale, d-e la marchandise provenant d'ateliers non-syndiqués, son acte, certes mcins spectaculaire et moins répugnant, a le même résultat cependant que celui d'un briseur de grève.En achetant des produits fabriqués par des non-syndiqués, nous subventionnons les compagnies même» contre lesquelles nous luttons tous les jours.Un signe nouveau— pour les gens à la page! s% .¦.Jî - M Sou» urne étiquette nouvelle, toujours la mime bonne bière — ni sa nouvelle tonuo moderne, Dow, loujours aussi savoureuse, répond exactement aux exigences du goup d aujourd'hui.Plus quo jamais, c'est lâ èro préférée de ceux qui mènont une vio ploino et activol SEULE l,A BIÈRE DOW EST “CLIMATISÉE" THE LABOUR WORLD NOVEMBRE 1959 MONTREAL NOVEMBER 1959 LE MONDE OUVRIER La déclaration de l'abbé Dion jugée "inopportune" et prêtant à confusion MONTREAL — Trois représentants du Congrès du travail du Canada, les vice-présidents régionaux Roger Provost, Huguette Planîondon et Louis Laberge, et trois membres du Comité national pour un nouveau parti, Mme Thérèse Casgrain et MM.Gérard Picard et Frank Scott, ont dénoncé comme étant "inopportune et de nature à semer la confusion dans les esprits", la déclaration de l'abbé Gérard Dion au sujet d'un nouveau parti politique.D'après les journaux, le directeur du département des relations industrielles de l'université Laval aurait déclaré "inacceptable" l'idée de la formation d'un parti ouvrier chez nous, à l'occasion d'une allocution qu'il prononçait, le 15 novembre dernier, devant un groupe de fonctionnaires fédéraux réunis à Québec.Voici le texte intégral de la déclaration des porte-parole du Comité pour un nouveau parti et du CTC : "Nous trouvons malheureuse, inopportune et de nature à semer la confusion dans les esprits, la déclaration de l'abbé Gérard Dion relativement à un soi-disant parti ouvrier dont l'idée, à notre connaissance, n'a jamais effleuré l'esprit de personne, et sûrement pas des syndicalistes intéressés à l'action politique.Pour notre part, nous pouvons affirmer que jamais l'idée d'un parti ouvrier n'est venue à l'esprit des signataires de cette déclaration publique, qui sont tous, pourtant, des promoteurs de l'idée d'un nouveau parti populaire groupant les syndi- cats ouvriers et agricoles, les coopératives, les membres de professions libérales, les citoyens d'esprit libéral, etc.LE DROIT DE SE TROMPER "Les signataires ne contestent pas à l'abbé Dion, en sa qualité de citoyen et d'observateur des affaires syndicales et politiques, le droit do condamner théoriquement les partis ouvriers, ni même celui de se prononcer ouvertement contre notre projet de formation d'un parti populaire.Cependant, nous lui contestons le droit d'embrouiller la question de l'action politique de la part des syndicats et de feindre de viser une formule dont personne ne veut, pour en atteindre une autre en laquelle nous croyons.Le plus ancien atelier d'union à Montréal — Fondé en 1900 Tel.: AVenue 8-5361 Mercantile Printing Ltd.IMPRIMEURS - RELIEURS - EDITEURS Chs-E.CHALIFOUR, président Membre de l’Union typographique Jacques-Cartier No 143 depuis 35 ans.Ex vice-président de la Fédération des travailleurs du Québec 11 ouest, rue Saint-Paul Montréal Rpargncz a **$$&**DE \RGKE montrêal 3k an 44 succursales OUVERTES TOUS LES SOIRS DE 7 A 8H.ET LE JOUR DE 10 À 3H.— DU LUNDI AU VENDREDI "Est-il vraiment besoin de rappeler à l'abbé Dion qu'il y a une grande différence entre un parti ouvrier, c'est-à-dire un parti de classe, et un parti démocratique et populaire qui veut grouper toutes les classes de la société prêtes à collaborer, sur une base égalitaire et sans égard à l'état de fortune de leurs membres, à l'avènement du bien commun?Est-il vraiment nécessaire de rappeler à cet observateur attentif de l'activité syndicale les nombreuses déclarations du président du Congrès du travail du Canada, M.Claude Jo-doin, et du président de la Fédération des travailleurs du Québec, M.Roger Provost, selon lesquels le mouvement syndical ne désire aucunement la fondation d'un parti de classe ?PAS LE DROIT DE TROMPER "Si l'on en croit les journaux».l'abbé Dion redoute "l'existence de liens organiques très forts entre le parti et l'organisation syndjcale en cause," ce qui, dit-il, "amène sur une longue période la destruction du syndicalisme lui-même." Et pourtant, il aurait pu lire, dans le manuel de consultations publié par le Comité pour un nouveau parti: "Le Congrès et le nouveau parti entretiendront certainement des relations fort amicales.Mais il est improbable qu'aucun lien organique ne les rattachera constitutionnellement l'un à l'autre." "Quant à là possibilité d'une domination du parti par le mouvement syndical, évoquée par l'abbé Dion, voici ce que déclare la résolution adoptée par le CTC en 1958: "En lançant l'idée d'un nouveau parti politique et en participant à sa création, le mouvement syndical souligne le fait que non seulement il n'a pas l'intention de dominer un tel mouvement, mais qu'au contraire il souhaite vivement la plus vaste adhésion possible de tous les individus et groupements qui se préoccupent sincèrement d'une réforme en profondeur de notre société et qui la croient réalisable par des méthodes de planification démocratique." C'est là un document officiel qui n'a sûrement pas échappé à l'attention de l'abbé Dion.Et il a certainement eu connaissance des innombrables déclarations de M.Jo-doin affirmant que les syndicats ne veulent pas dominer le nouveau parti."Sous prétexte de théorie, l'abbé Dion évoque aussi la possibilité que le parti domine le mouvement syndical, et il cite l'exemple des pays communistes.Franchement, nul ne pouvait s'attendre, après avoir vu les abbés Dion et O'Neill dénoncer le recours au mythe communiste à l'occasion des dernières élections provinciales, à voir maintenant l'abbé Dion user d'une telle tactique à l'endroit du nouveau parti.L'abbé Dion sait très bien que les communistes ont été chassés depuis longtemps du mouvement syndical, et que pas un seul syndicat communiste expulsé du Congrès du travail n'a été admis à participer aux consultations en vue de la formation du nouveau parti.Pourquoi n'avoir pas cité plutôt l'exemple des nombreux pays démocratiques où le mouvement syndical appuie un parti politique sans le dominer et sans être dominé par lui ?PARTI POPULAIRE OU PARTI UNIQUE ?"L'abbé Dion semble mettre sur un même pied les partis politiques actuels dominés par une poignée de financiers et un parti qui pourrait grouper près d'un million et demi d'ouvriers syndiqués.Même si nous considérons que le nouveau parti ne devrait pas être un parti ouvrier, nous ne pouvons que lui faire observer que ce ne serait sûrement pas la même chose.Et d'autant moins que le nouveau parti doit grouper toutes les petites gens qui ont des problèmes en commun, ce qui représente la presque totalité de la population.Si l'abbé D ion croit qu'un parti doit représenter à la fois les intérêts des pauvres, des gens de classe moyenne et des millionnaires pour représenter l'intérêt général, et que tous les partis doivent représenter tous ces intérêts à la fois, donc être identiques, alors il est amené à nier la raison d'être des partis et à préconiser le parti unique, ce qui est la négation même de notre mode démocratique de gouvernement."Nous trouvons qu'en plus do semer la confusion, la déclaration de l'abbé Dion est malheureuse et inopportune parce qu'il l'a faite devant des fonctionnaires syndiqués à qui FELICITATIONS à l'abbé Dion Nous tenons à féliciter publiquement l'abbé Gérard Dion, bien connu pour sa sympathie à la cause ouvrière, qui déclarait à Québoc le 15 do ce mois, à un groupe de fonctionnaires du gouvernement provincial, que .1° L'action politique est nécessaire; 2e La formation d'un parti politique est inacceptable; 3° Il n'y a pas do place pour un parti de classe; 4° L'éducation politique est la seulo base de l'action politique.C'est le point de vue que nous n'avons cessé de prêcher depuis des années et c'est le point de vue accepté officiellement par le Conseil des métiers de la construction de Montréal."La Souche" le CTC a fait savoir clairement qu'ils ne seraient pas obligés d'adhérer au nouveau parti, et parce qu'il l'a faite à quelques jours de l'ouverture du congrès annuel de la Fédération des travailleurs du Québec, qui doit débattre cette question les 26, 27 et 28 novembre prochains.Son intervention peut dès lors prendra l'allure d'une tentative d'ingérence dans les affaires du mouvement syndical, ce qui pourrait être mal vu des travailleurs et nous créer à tous des désagréments superflus.avons la conviction en possession de ce "Nous que mis supplément d'informations, l'abbé Dion n'hésitera pas à faire la rectification qui s'impose."Thérèse Casgrain, membre du Comité pour un nouveau parti, Huguette Planîondon, v.-p.du CTC, Roger Provost, v.-p.du CTC, Frank Scott, membre du Comité pour un nouveau parti, Louis Laberge, v.-p.du CTC, Gérard Picard, membre du Comité pour un nouveau parti." Les promoteurs d'un nouveau parti déclarent : "La rectification de l'abbé Gérard Dion nous satisfait n MONTREAL — Les signataires de la déclaration publiquo dissipant l'équivoque créée por la déclaration de l'abbé Gérard Dion sur ce qu'il devait ultérieurement appeler un "parti ouvrier hypothétique", se déclarent généralement satisfaits do la rectification apportée par l'universitaire de Laval à ses propos du 15 novembre.L'abbé Dion a, en effet, déclaré à un journal montréalais du matin que "la nouvelle formation politique proposée par le PSD et le CTC est acceptable" et que le parti projeté par ces deux groupes "n'est pas un parti de classe".Cependant, le'sociologue de Québec aurait en outre déclaré à un journal métropolitain de l'après-midi que "ces ggns-là voudraient que je sois à la remorque d'un parti et surtout celui qu'ils préconisent".Les promoteurs du projet font remarquer que jamais ils n'ont songé à obtenir l'adhésion de l'abbé Dion et qu'ils lui reconnaissaient même le droit, dans leur déclaration du 19 novembre, de se prononcer ouvertement contre la formation d'un parti populaire.ftes signataires de la déclaration nous ont fait savoir qu'ils sont disposés à considérer l'incident comme clos et qu'ils espèrent que le malentendu est maintenant dissipé. Il MONDE OUVRIER NOVEMBRE 1959 MONTREAL NOVEMBER 1959 ThL LAbOUfc WORLD A S S U R A N C E NOS MEILLEURS VOEUX A L'OCCASION DE VOTRE CONGRES! 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THE LABOUR WORLD NOVEMBRE 1959 MONTREAL NOVEMBER 1959 LE MONDE OUVRIER KL LABOUR WORLD NOVEMBRE 1959 — MONTREAL - NOVEMBER 1959 IE MONDE OUVRIER La düfîs BTOésifêOsre sôimbîi® sa vous y éti©s QUEBEC — Eh bien ! Il semble maintenant acquis que le gouvernement Sauvé va faire quelques concessions — et (les concessions Importantes — au mouvement syndical du Québec.Sans entrer dans le détail des projets de loi qu’il a dans la tête, le nouveau premier ministre s’est néanmoins engagé à réorganiser la Commission des relations ouvrières, qui deviendra un organisme paritaire; à ressusciter le Conseil supérieur du travail; à relever le salaire minimum; à adopter possiblement une loi du salaire égal it travail égal en faveur des travailleuses.Telles sont les promesses qu’il a faites a la délégation de la Fédération des travailleurs du Québec qui lui présentait son Mémoire législatif nn-nuel, le 11 novembre dernier.I.a délégation, forte d'environ 150 syndicalistes, était présidée par le confrère Roger Provost, qui était accompagné notamment des confrères Roméo Girard et Eueher Corbeil, respectivement secrétaire et trésorier de la FTQ.La rencontre, qui avait attiré de nombreux reporters de la presse, de la radio et de la télévision, s’est déroulée dans la salle du Conseil exécutif, alors que l’entrevue avec l’cxpremier ministre Duplessis avait eu lieu dans la salle des bills prives, où les ministres et les délégués syndicaux, face à face, se regardaient comme des chiens de faïence.L'IMPORTANCE TRES GRANDE DE LA FTQ C’est le ministre du Travail, M.Antonio Barrette, qui a présenté la délégation syndicale au premier ministre."Cette centrale représente 235,000 syndiqués de cette province, dit-il; c’est vous dire l’importance très grande de la Fédération.” fl s’est dit heureux de recevoir ses "amis” de la Fédéra- tion.11 a exprimé l’espoir que les délégués repartiront avec l’assurance que "quelque chose d’important sera accompli au cours de la prochaine session” en vue d’améliorer la législation ouvrière.M.Barrette a ajouté: “J'espère qu’ils reviendront l’année prochaine et qu'ils pourront dire (pie vous avez donné aux syndicats toute la latitude voulue pour se développer à leur aise et contribuer au progrès de la province.” QUELQUES FORMULES DE POLITESSE Avant d’entreprendre la lecture du Mémoire, le président Provost a félicité M.Sauvé de sa nomination nu poste de premier ministre et lui a souhaité longue vie et un règne fructueux.Il a constaté avec plaisir que la santé de M.Barrette s’améliore.Il a souligné la nomination récente de Me Jacques Casgrain, ex-représentant des Ouvriers-unis des salaisons, au poste de sous ministre adjoint du Travail.Le confrère Provost a souligné que cette nomination a déjà donné des résultats dont se réjouit la Fédération.11 a remercié M Barrette et M.Yves Prévost, ministre des Affaires municipales, pour la part qu’ils ont prise au règlement de la longue grève de la Brique Citadelle.LE SENS DE CETTE DEMARCHE Le Mémoire commence par définir le sens de la démarche entreprise par la Fédération.Il le fait au moyen d'extraits de l’article II de la constitution définissant les buts de la FTQ.La raison d’être de notre centrale est notamment "d’obtenir la législation provinciale qui sauvegardera et promouvra les conventions do travail libres, les droits des travailleurs et le bien-être de la population en général".Le mémoire définit ensuite le rôle d’un gouvernement démocratique, qui est d'entendre les représentations des diverses associations de ci oyons, "d’en juger les mérites à la lumière du caractère représentatif de l’association et en fonction du bien commun” et “de faire passer dans la législation les suggestions qui lui semblent conformes au bien commun”.LE DROIT D'ASSOCIATION Affirmant que le droit d’association est un droit fondamental et sacré, la Fédération demande au gouvernement "de prendre des moyens efficaces pour en assurer le libre exercice", en sévissant (l’abord contre les congédiements pour activité syndicale."Nous suggérons pour notre part, déclare le mémoire, que les tribunaux soient habilités à forcer l’employeur coupable d’un tel déli à réembaucher l’employé congédié pour activité syndicale, à verser au plaignant la pleine indemnité pour le salaire perdu, et à payer une amende d’au moins mille ($1,000) dollars par jour, depuis la date du congédiement injustifié jusqu'à celle du réembauchage de l’employé.L’employé devrait être immédiatement réintégré dans ses fonctions, même dans le cas où l’employeur se pourvoit en appel.” La Fédération recommande qu’afin de prévenir toutes autres formes d’intimidation, la Commission de relations ouvrières "devrait faire preuve de promptitude dans sa vérification du caractère majoritaire d'un syndicat et lui accorder sans retard son certificat de reconnaissance syndicale”.Elle réclame des amendements au règlement numéro un de façon “à empêcher toute ingérence patronale dans l’organisation professionnelle des salariés”.Elle demande % - M- : I : I UN DES NOMBREUX MILITANTS DE BASE qui ont participé i la présentation du mémoire exhibe fièrement le document solide qui contient les principales revendication» de la FTQ en matière de législation ouvrière et sociale.aussi des amendements au Code do procédure civile afin de prévenir l’usage abusif, par l’employeur, de brefs de prérogatives paralysant la CKO.Dans le but de prévenir des conflits comme celui de la Brique Citadelle, la Fédération affirme que "la loi devrait prévoir le maintien du certificat de reconnaissance et de la convention collective .lorsque la partie patronale change sa raison sociale ou distribue, entre des sous entrepreneurs, les tâches qu’elle assumait".UNE BROCHURE EXPLICATIVE Dans le cas où le gouvernement ferait droit à toutes ces requêtes, la FTQ suggère la publication d’une brochure approuvée par le mouvement syndical et expliquant aux non-syndiqués — les immigrants et les ruraux en particulier — leurs droits et leurs recours.Cette mesure est rendue nécessaire parce que "l'atmosphère est telle, à l’heure actuelle, que les non-syndiqués n’osent plus, pour la plupart, se prévaloir de leur droit d’association, et qu’ils se soustraient rie plus en plus nombreux’ à l’obligation morale qui leur est faite par les autorités civiles et religieuses de se grouper en associations professionnelles”.Enfin, le mémoire suggère au gouvernement de donner l’exemple aux employeurs privés en reconnaissant le droit d'association aux fonctionnaires provinciaux.LA COMMISSION DE RELATIONS OUVRIERES La Fédération recommande une transformation de la Commission de relations ouvrières, “l’organisme chargé, en principe, de veiller au respect du droit d’association”.Elle désire un mode de représentation paritaire, par voie de délégation.Elle exige que la CRO motive et publie ses décisions.LA NEGOCIATION COLLECTIVE Soulignant que la loi des relations ouvrières prévoit des négociations "de bonne foi”, la Fédération demande ries sanctions onéreuses pour les employeurs qui “parodient la bonne foi”, ou le recours facultatif à la conciliation et à l’arbitrage.Ces mesures, soutient-elle, auraient pour effet de favoriser la poursuite de négociations sérieuses et de hâter un règlement.Elle affirme que, sous un régime de volontariat, la conciliation et l'arbitrage pourraient rendre d’immenses services à condition que le ministère du Travail ait à son service des conciliateurs et des présidents de tribunaux d’arbitrage compétents et intègres “qui commandent le respect des employés comme do l'employeur".LE DROIT DE GREVE Affirmant le caractère fondamental du droit de grève, la Fédération le réclame pour les employés des corporations municipales et scolaires comme pour les employés des services publics.A son avis, "c'est à ceux qui détiennent pareil droit qu’il appartient, si on leur offre des garanties suffisantes, de renoncer eux-mêmes à son exercice".La FTQ croit que si les travailleurs de l’industrie et des services privés jouissent en théorie du droit de grève, “en réalité, les grévistes sont presque toujours traités comme des criminels”.Parlant du rôle de la police dans les grèves, "l’expérience nous a enseigné, déclare le mémoire, que l'intervention de la police a plus souvent précédé que suivi les désordres qui ont accompagné certaines grèves".Le document affirme que ries policiers ont déjà "joué le rôle d'agents provocateurs à seule fin de permettre à l'employeur d'obtenir une injonction limitant ou interdisant le piquetage”.Rappelant que "la police provinciale a très mauvaise réputation dans le monde du travail”, la Fédération suggère les réformes qui s'imposent "pour en refaire, un instrument respecté de l’ordre pu blic”.UNE ENGEANCE PRIVEE I,e mémoire s’en prend avec une vigueur extrême aux agences (le détectives privés, "dont plusieurs ne sont que des fiers-à-bras profes sionnels et des assommeurs à gages ayant parfois des dossiers judiciaires fort chargés”.La Fédération demande au gouvernement "de restreindre le champ d'action de cette engeance, de lui imposer des normes minima et de s'assurer que son personnel portera un uniforme distinctif qui ne pourra être confondu avec celui d'aucune police officielle".LE CONSEIL SUPERIEUR DU TRAVAIL Afin d'obtenir “un code du travail complet, cohérent et équit: ble", la FTQ demande la convocation prochaine du Conseil supérieur du travail.L'organisme devrait se composer à parts égales de représentants syndicaux et patronaux, ainsi que d'économistes et de sociologues désignés par les universités.Le mémoire réclame en outre l’ouverture d’une grande enquête publique sur l’actuelle législation du travail et son mode d'administration au cours des dernières années.LES ACCIDENTS DU TRAVAIl La FTQ demande au gouvernement d’encourager la collaboration entre la Commission des aeei dents du travail et le mouvement syndical et suggère que la CAT reconnaisse officiellement le droit aux accidentés de se faire repré senter par leur syndicat dans leurs rapports avec l’organisme.Le mémoire recommande que la protection fournie par la loi soit étendue aux employés d’hôtels, de restaurants, d’hôpitaux et de commerce; que la brucellose et la sidé.rose soient considérées comme des maladies industrielles; que la Commission élimine toute cause de re lard dans le paiement des indent nités; que les indemnités soient portées à 100% du salaire de Tac cidenté et que la pension à la veuve et aux orphelins soit immédiatement rajustée à un niveau réaliste.La Fédération demande en fin l’ouverture d'une enquête pu blique sur la loi et son mode d’administration.DES LOIS ANTI-DISCRIMINATOIRES “Nous regrettons, monsieur le premier ministre, déclare le mémoire, d’avoir, à la fin de l’année 1059, au moment où l’homme est en train de faire la conquête de l'espace, d’avoir à venir vous demander l’adoption de lois reconnaissant l'égalité de tous les hommes.Veuillez croire que cette démarche, qui prend une allure parfaitement anachronique, nous humilie tout autant qu’elle peut mettre votre gouvernement mal à l’aise.” Ceci dit, la Fédération réclame trois lois.Tune dite des justes méthodes d'emploi, la deuxième dite du salaire égal à travail égal, la dernière interdisant la discrimination raciale et religieuse dan» les endroits publies.La loi du salaire égal à travail égal assurerait une rémunération égale à celle des hommes aux femmes faisant un travail comparable dans une même entreprise.LA SECURITE SOCIALE Affirmant que "c’est en grande partie aux pressions incessantes exercées par le mouvement syndical que la population de cette province est redevable des quelques mesures de sécurité sociale dont elle bénéficie présentement”, le mémoire déclare que "c'est là un rôle qui nous a été assigné par les pionniers et que nous entendons continuer de jouer avec une vigueur accrue".L'EDUCATION GRATUITE Constatant avec satisfaction que te gouvernement "semble en train de régler les problèmes financiers des universités”, la Fédération demande au gouvernement de tenir compte de ses revendications au moment de "régler les problèmes financiers aussi pressants des parents et des étudiants", en établissant la gratuité absolue de l’enseignement "à tous ses paliers".Elle réclame également la fréquentation scolaire obligatoire jusqu’à IG ans.L'ASSURANCE-SANTE COMPLETE "Constatant avec satisfaction que vous n’êles pas opposé en principe au régime d’assurance-hospitalisation institué par le gouvernement fédéral en collaboration avec les dix autres provinces canadiennes”, la FTQ prie M.Sauvé de ne pas se contenter de la formule proposée par Ottawa et d’envisager l’adoption d’un régime complet d’assurance-santé au moment d’ouvrir l’enquête annoncée sur cette question.Elle affirme que la sécurité incomplète offerte sur le plan fédéral “ne répond pas aux besoins immenses de nos familles nombreuses et de nos petits salariés".UNE POLITIQUE DE PLEIN EMPLOI La Fédération demande , enfin une politique de plein emploi, réalisée notamment grâce à une exploitation des ressources naturelles au bénéfice de la population.Après avoir constaté "avec satis-laction que votre gouvernement a décidé de faire bénéficier les sans-travail de cette province du pro- gramme fédéral ri’assistanec-chô-mage", elle dit se refuser "à envisager exclusivement Ja solution au problème du chômage en termes d’assistance-chômage ou ri’as-surance-chômagc”.DES DROITS FONDAMENTAUX CONFORMES AU BIEN COMMUN En conclusion, le mémoire de la FTQ affirme que toutes ses revendications correspondent à des droits fondamentaux et qu’elles sont conformes au bien commun.La Fédération défie même le gouvernement de lui prouver le contraire et elle s'engage, le cas échéant, à tenter d’en convaincre ses affiliés.Elle engage le gouvernement, "qui est le gardien du bien eommun”, à "faire la différence qui s'impose entre les revendications d'associations populaires et celles de groupes d’intérêt".Tour illustrer davantage sa conception d'un gouvernement démocratique, la FTQ se dit en complet désaccord avec les prétentions de certains gouvernants d’un pays voisin selon lesquels "What's good for General Motors is good for the nation".Cependant, elle croit que "ce qui est lion pour le mouvement syndical, ou quelque autre association populaire composée de simples citoyens, a bien des chances de convenir à l’ensemble de la population de notre province".Affirmant que scs revendications "devraient avoir priorité dans le programme législatif” du gouvernement, elle se défend de rechercher un traitement de faveur et demande le même accueil pour "les revendications de portée aussi générale qui vous seraient présentées par des associations représentatives de parents, de consommateurs, de coopérateurs, de cultivateurs, d'étudiants, etc.".LE MOT DE LA FIN Tous les délégués se demandaient quelle allait être la réponse du gouvernement à ce mémoire présenté d’un ton ferme et poli, quand le président Provost déclara pour finir : "Nous vous remercions donc, monsieur le premier ministre, ainsi que les membres de voire gouvernement, de votre bienveillante attention, et nous espérons que nous n'aurons plus à venir vous importuner avec les mêmes revendications." REMERCIEMENTS ET FELICITATIONS C'est alors que le premier ministre a pris la parole pour remercier la FTQ de la somme de travail fournie pour la préparation d’un mémoire qui, dit-il, touche plusieurs points névralgiques.11 a particulièrement tenu à féliciter la Fédération pour le ton adopté dans la rédaction du document.M.Sauvé s’est ensuite réjoui avec le président Provost du retour à la santé de son ministre du Travail.GENERAL MOTORS PRESENT Le premier ministre a aussitôt réagi à l'assertion de la FTQ selon laquele les intérêts de la population seraient mieux servis en suivant la conception que s'en fait le bsm !æ%%ï ÿ .y.:'.LE PREMIER MINISTRE SAUVE «t son ministre du Travail, M.Barrette, poursuivent un instant, avec le confrère Provost, le dialogue amorcé par la présentation du Mémoire législatif de la Fédération.M.Sauvé semble en train de compléter sa pensée sur l'un tics nombreux points qu'il « touchés dans sa réponse i la FTQ.mouvement syndical qu’en s’inspirant de la philosophie d’une société commerciale comme General Motors.Paraphrasant la maxime de certains gouvernants américains, M.Sauvé a déclaré : "Ce qui est bon pour la nation devrait être bon pour les travailleurs." Après avoir parlé de l’égalité de tous devant la loi, le chef du gouvernement a fait une profession de foi dans le régime de l’entreprise libre.Mais pour que ce système fonctionne bien, au bénéfice de tous, il y a une condition à remplir : c’est l’établissement d’un climat de paix, de bonne foi et de compréhension dans les relations ouvrières.LES REFORMES PROMISES M.Sauvé a alors déclaré qu’il serait malséant pour lui de donner des détails sur les réformes que son gouvernement entend apporter, mais qu’il y a actuellement en préparation des projets de loi qui amenderont considérablement la Loi des relations ouvrières, ainsi que la composition, la structure et la juridiction de la CRO de façon à faire disparaître en grande partie les délais et à lui donner un caractère paritaire.Le premier ministre a admis que le droit d’association et son exercice, ce sont deux choses, et qu’il faut la liberté complète de l’exercer pour jouir d’un droit.A TRAVAIL EGAL, SALAIRE EGAL M.Sauvé a déclaré que son gouvernement est d’accord avec le principe du salaire égal à travail égal.II a affirmé que ce principe a été appliqué au moment du reclassement des fonctionnaires provinciaux et de la réévaluation de leurs tâches.De là à adopter une loi dans ce sens, dit-il, il n’y a qu’un pas .LE DROIT DE GREVE Au sujet de la grève, le premier ministre a déclaré qu'il n’a jamais eu peur des mots, rarement des hommes, mais qu’il a peur de certaines choses.C’est alors qu’il a soutenu, à Teneont'-e du mémoire qui en faisait un droit fondamental, que le droit de grève est un rire il d’cxceplien, un pis-aller auquel on ne peut recourir qu’après avoir épuisé tous les autres moyens d’en arriver à un règlement.11 a annoncé que son gouvernement allait légiférer en tenant compte du bien public, et faire des lois de façon à ce que les syndiqués aient rarement- l’occasion de faire des grèves.LE CONSEIL : OUI; L’ENQUETE : NON M.Sauvé a annoncé la convocation prochaine du Conseil supérieur du travail, mais il s’est déclaré sceptique quant à la tenue de grandes enquêtes telles que celle que réclame la FTQ sur l'ensemble des lois ouvrières.Il a dit que ça pourrait retarder l'adoption de réformes urgentes.Il n'a pas d'objection de principe à la tenue d'enquêtes, mais il aime mieux être objectif et tenir uniquement compte de la situation actuelle.PEU IMPORTE L’AFFILIATION POLITIQUE Le premier ministre a ajouté : "Personne ne s'atlend à ce que nous apportions des remèdes à tous vos problèmes; mais vous constaterez que nous étudions vos problèmes de façon réaliste et objective." 11 a affirmé, que ce faisant, il ne tiendrait pas compte de la physionomie, de l'affiliation politique ou de la force numérique des requérants.LE ROLE DE LA POLICE M.Sauvé a relevé les remarques de la Fédération concernant la Police provinciale.“Soyons réalistes et objectifs, a-t-il dit.Je sais qu'il est bien humain lorsqu'on discute ses propres problèmes, d'être préjugé.Vous dites (pie lors d’une grève récente, à la Brique Citadelle, la Police provinciale n'est pas intervenue et que tout s’est passé dans l'ordre.La même affirmation peut se faire en sens inverse et Ton peut dire que la police n'est pas intervenue parce que tout s'est passé dans un calme parfait.” Il a invité les syndiqués à oublier le passé, parce que, selon lui, cela ne peut donner lieu qu’à des discussions stériles.Pour justifier l'intervention de la police, il a invoqué les lois du pays qui obligent le ministre de la Défense et le gouvernement à dépêcher l'armée là où l'autorité civile le demande.11 en va de même, d’après lui, pour les gouvernements provinciaux.Le gouvernement provincial ne peut refuser son aide aux municipalités qui en font la demande.Selon monsieur Sauvé, l'électeur, en faisant sa croix sur un bulletin de vote, abdique sa volonté en faveur des administrateurs qu'il s'est élus; sans cela, il n’y aurait pas de démocratie.Au sujet de la Police provinciale, il a toutefois souligné qu'elle reçoit actuellement de nouvelles instructions du procureur-général.RIEN NE ME SCANDALISE Au sujet des mesures de sécurité sociale réclamées par la FTQ, le premier ministre a affirmé qu'il n’y a rien là-dedans qui puisse le scandaliser.Il a souligné que le mouvement syndical ne peut que trouver chez lui line oreille sympathique dans ce domaine, car il a été longtemps ministre du Bien-être social.Il a aussitôt annoncé que la Commission du salaire minimum est en train de préparer une ordonnance prévoyant un relèvement du salaire minimum.LES RESSOURCES NATURELLES En ce qui a trait à l’exploitation des ressources naturelles.M.Sauvé a déclaré qu’il ne faut pas se leurrer sur les bénéfices immédiats que la population peut en retirer.Il a souligné que la province connaît actuellement un problème de croissance et que l'ouverture de nouvelle.- régions isolées entraîne des déboursés considérables qui annulent les avantages que l'Etal peut en retirer.Il a également rappelé que le gouvernement consacre des sommes énormes à la conservation de nos richesses forestières, alors que le gouvernement férié rai y consacre au plus un demi-million de dollars par année.Mais au moment do percevoir l'impôt sur les revenus des compagnies qui exploitent nos ressources naturelles, l’Etat fédéral en prend 01r> et la province doit se contenter de 0"i • (Plus tard dans la journée, le premier ministre a rectifié ses chiffres et précisé que les proportions réelles étaient de U2'.et IIP.) Selon M.Sauvé, c’est là une “situation intolérable".11 a invité les travailleurs du Québec à appuyer les revendications du gouvernement provincial en faveur d’un partage plus équitable des impôts perçus des compagnies qui exploitent nos ressources naturelles."C’est là, a déclaré le premier ministre d’un ton ironique, une action politique qui serait bien vue de vos membres et de la population en général.” Sa remarque a provoqué des rires dans la délégation.REMARQUES BIENVEILLANTES ET PROGRESSIVES I,e président Provost a ensuite remercié le premier ministre rie ses “remarques bienveillantes et progressives".Au sujet de l’allusion à l’action politique dans le mouvement syndical, il a déclaré, avec ironie lui aussi; "Nous sommes en période de sondage et nous étudions toutes les suggestions. THE LABOUR WORLD NOVEMBRE 1959 MONTREAL NOVEMBER 1959 LE MONDE OUVRIER VICTOIRE SYNDICALE COMPLETE A LA BRIQUE CITADELLE DE QUEBEC QUEBEC — Après 199 jours da greva, las 160 employés de la Brique Citadelle, à Boischatel et à Beauport, ont remporté une victoire complète de nature à faire frémir d'espoir tous les travailleurs syndiqués du Québec.C'est la victoire, aussi, de la FTQ qui, par l'appui qu'elle a apporté aux grévistes et par l'attitude forme qu'elle a prise sur les grands problèmes de l'heure, commande le respect do tous.frères Paul-Henri Paquet, représentant du CTC à Québec, et Maurice Silcoff, du Syndicat international des chapeliers.Aussitôt, les souscriptions individuelles des représentants et agents d'affaires atteignirent environ $450 et plusieurs s'engagèrent sur-le-champ à obtenir de leurs syndicats des allocations hebdomadaires ô être versées aux grévistes jusqu'à la victoire finale.Le CTC fournissait déjà $500 par semaine à ses syndiqués de Québec.Récemment, la grève a été ponctuée d'incidents qui ont suivi l'apparition sur les lignes de piquetage de détectives privés qui ont utilisé leurs armes à feu.Le syndicat a demandé une enquête.A la demande de la compagnie, un détective privé a retiré les plaintes qu'il avait portées contre cinq grévistes.Il se plaignait d'avoir subi des dommages de $200 à son automobile.C.MALONE & C0.LTD Three Rivers, P.Q.2 Des Forges St.BLANK BOOK CO.LIMITS JOHNS L'entente signée dans les bureaux du sous-ministre adjoint du Travail, Me Jacques Cas-grain, comporte la non-discrimination par l'employeur et le retour au travail par ordre d'ancienneté.Le nouveau contrat est signé par la Brique Citadelle et couvre l'exploitation de cette entreprise.En outre, l'accord comporte une augmentation de cinq cents l'heure, trois semaines de vacances au bout de 25 années de service et des améliorations considérables dans la méthode de régler les griefs.Récemment, ce fut un véritable concours de générosité et de solidarité syndicale qui suivit, au cours du meeting du Comité consultatif de la FTQ, un double exposé sur la situation des grévistes de la Brique Citadelle.La lutte héroïque menée par les 160 membres d'une section syndicale char-trée par le Congrès du travail du Canada, a été racontée de façon émouvante par les con- Réaction réservée de la FTQ LE BILL 8, UN PAS IMPORTANT MONTREAL.— Cerf avec prudence que le président de la Fédération des travailleur! du Québec a accueilli le bill numéro 8 qui contient let amendement! apporté! par le gouvernement provincial à la loi de! relation! ouvrière!."A premièro vue, a déclaré le confrère Roqer Provo!t, le projet de loi parait conitituer un pai important veri une reconnaissance plut intégrale du droit d'aisociation." Insistant sur lo fait qu'il n'avait pas eu le temps d'étudier le projet de loi en détail, il a néanmoins déclaré : "Le! dispositions proposées concernant les congédiements pour activité syndicale constituent une amélioration substantielle.Les amendes prévues aussi bien que le pouvoir donné à la Commission de relations ouvrières d'ordonner le réembauchage, avec indemnité, d'un employé congédié pour activité syndicale est de nature à dissiper le climat de crainte qui existe actuellement dans la plupart des entreprises lorsque l'on tente d'organiser un syndicat." COMPLIMENTS of J.J.BARKER COMPANY Limited O COWANSVILLE, Que.CANADA COMPLIMENTS of THOMPSON & ALIX LTD, La composition de la Commission de relations sera modifiée, mais ses membres patronaux et syndicaux ne sont pas sujets à rappel comme la FTQ l'avait demandé.Il n'est pas assuré que la CRO devra siéger au complet pour régler les questions liti- « 430 sud, rue Wellington Sherbrooke gieuses.Dans le cas de congédiement pour activité syndicale, le projet de loi ne prévoit pas d'amendes tel que demandé par la Fédération.Par contre, l'employeur qui refuse de négocier de bonne foi est passible d'une amende de $100 à $1,000 par jour, mais le recours à la conciliation et è l'arbitrage ne devient pas facultatif, comme l'avait recommandé notre Mémoire législatif.PLAIN OR FILMER TIR - CIGARETTES / COMPLIMENTS of ZEPHYR TEXTILES LIMITED o ORMSTOWN — — QUEBEC CONVENTION GREETINGS s THE SQUTHAM PRINTING COMPANY LIMITED MONTREAL DIVISION 1061 ST.ALEXANDER ST.MONTREAL, P.Q. NOVEMBRE 1959 MONTREAL NOVEMBER 1959 LE MONDE OUVRIER THE LABOUR WORLD Protestations contre le règlement 172 de la CAC MONTREAL — Le monde syndical de la métropole a élevé de vigoureuses protestations contre un nouveau règlement de la Commission de l'assurance-chômage qui permet de déduire des allocations payables aux sans-travail certains gains acquis des travailleurs.Le Conseil du travail de Montréal a demandé au Congrès du travail du Canada et aux trois vice-présidents régionaux du Québec, la compagne Huguette Plamondon et les confrères Roger Provost et Louis Laberge, de faire tout leur possible pour faire révoquer le règlement 172.Les délégués ont affirmé que ce règlement a pour but de décourager le mouvement syndical de négocier des "bénéfices marginaux" et des indemnisations de renvoi, en les déduisant des allocations d'assurance-chômage.Certains ont soutenu qu'il s'agit d'une manoeuvre politique de la part du gouvernement Diefenbaker, à Ottawa.Auparavant, à une réunion des représentants et agents d'affaires syndicaux à l'Assurance-chômage, les confrères Hector Marchand et Gérard Tremblay, de l'Association internationale des débardeurs, avaient fait adopter une résolution dans le même sens, en dépit des allégations du haut-fonctionnaire fédéral George Kieffer, qui avait soutenu que l'adoption du règlement 172 s'était trop longtemps fait attendre.Comme l'explique avec humour le confrère Tremblay, en vertu de ce règlement, un travailleur mis à pied pourrait même se voir déduire de ses allocations d'assurance-chômage la valeur d'une montre en or qu'il recevrait de son employeur pour 25 années de loyaux services.De son côté, la succursale 568, de la Fraternité internationale des ouvriers en électricité, dont l'agent d'affaires est le confrère Wilfrid Chartier, a décidé unanimement de protester auprès de la Commission d'assurance-chômage contre le règlement 172.La Fraternité a également décidé de publier sa protestation dans les journaux afin d'alerter les travailleurs non-syndiqués qui peuvent être touchés.Cependant, la Fraternité considère le nouveau règlement comme une "attaque directe" contre les syndicats, car elle vise les gains qu'ils ont obtenus aux ouvriers.CHEZ ÜS TYPOS Grande partie d'huîtres, le 28 novembre prochain, au Marché Maisonneuve, organisée par l'Union Typographique Jacques-Cartier, local 145.Il y aura de la musique, de la d»nse, des rafraîchissements et.des huîtres .BUREAU À LOUER Bureau idéal pour union ou association avec service secrétariat 210 est, boul.St-Joseph VI.2-9831 VI.5-2528 SUPP@lt¥ he© guciss F0XB0R0 CO.LIMITED WHEN IN HUNTINGDON, VISIT LEACH TEXTILES LTD.MILL STORE STORE HOURS Monday, Tuesday, Wednesday, Thursday 1.00 to 6 p.m.Friday and Saturday — 1.00 to 9 p.m.Located Next Walker Bridge (Upper Bridge) LORNE AVE.— HUNTINGDON HALL MACHINERY OF CANADA Limited DESIGNING - ENGINEERING MANUFACTURING o SHERBROOKE, QUEBEC Aux congressistes de l'U.C.C.Voeux de la PÏQ "La Fédération des travailleurs du Québec souhait® aux délégués au congrès de l'Union catholique dos cultivateurs dos travaux fructueux ainsi que la solution aux problèmes pressants qui les assaillent.Le mouvement syndical suit avec Intérêt la marche de vos délibérations et souhaite qu'il en résultera un rapprochement entre travailleurs de la terre et travailleurs de l'usine comme du bureau."Il existe actuellement une conspiration visant A diviser les classes laborieuses et à les lancer les unes contre les autres.On tente de faire croire aux ouvriers que les agriculteurs sont responsables des prix des produits agricoles et, aux cultivateurs, que les travailleurs syndiqués sont responsables du prix élevé des instruments aratoires et d'autres produits manufacturés."Divisor pour régner, telle est la politique de ceux qui travaillent à nous diviser pour nous faire oublier les profits énormes qu'ils réalisent à nos dépens.Le mouvement syndical a effectué des, recherches et publié des statistiques démontrant aux cultivateurs que les ouvriers ne sont pas responsables des prix élevés qu'ils paient pour les produits manufacturés.Nous nous engageons, pour notre part, À faire connaître A nos membres la version des agriculteurs sur les prix des produits de la ferme."Nous sommes tous, ouvriers, cultivateurs et employés de bureau, victimes des grands intérêts financiers qui exploitent notre labeur.Ne soyons pas, en plus, victimes de leur propagande malhonnête, ne nous laissons pas prendre à leur jeu." Roger PROVOST, président, Fédération des travailleurs du Québec.("La Terre de chez nous”, 21 octobre 1959.) CONVENTION GREETINGS SHERBROOKE MACHINERIES Ltd.Established 1908 Manufacturers of PULP AMD PAPER MAKING MACHINERY and PLASTIC INJECTION MOULDING MACHINES SHERBROOKE, QUE.CANADIAN REFRACTORIES HARNESS THE FIRES OF INDUSTRY QUALITY PRODUCTS HELP INSURE PROSPERITY CANADIAN REFRACTORIES LTD.MONTREAL - HAMILTON - TORONTO 1 H?LA 30 U R Y/ORLD NOVEMBRE 1959 - MONTREAL NOVEMBER 1959 lî MONDE OUVRIER Buyers' Guide Just IIroaiiid The €®riier! By GERARD RANCOURT [he fiist edition of a Buyer* Guide for union members in the form of a directory of union made goods sold in the Province of Quebec is published this month by the Union Label Committee of the Que bec Federation of Labour.Proof copies of this publico tion have been mailed to all the representatives, staff-members and business agents of the organizations affiliated to the Quebec Federation of Labour and also to a great number of manufacturers so that everyone may examine it and suggest changes, additions, corrections or any other modifications that may be necessary.The enthusiasm arose by the Guide's proof has excelled the expectations of the promoters of the idea.From all over favorable re marks have been heard and constructive criticisms made.Seeing the printed text, all those interested realized that the publication of a Buyers' Guide for union members had become a reality and that it was now the tinte to help make it a success.Thus the answers to the last appeal of the Committee to gather the names of union made products and services, have been so numerous that the November edition will include close to double the number of pages of the proof men tioned above.The Guide will contain only names of Canadian products sold in the Province of Quo bee.No names of imported goods appear in it even if they are made by organized employees in the country where they come from.The same applies to the products of Canadian companies whose branches in Quebec are not unionized.This publication, which is imperative, is overdue.In fact, how can someone prefer a union made product to another one, if he does not know the name of the former?And how can we insist that our members buy union made goods without providing them with a list of those products?This Guide fulfils this purpose.It is nothing new.For a few years now, in the United States and elsewhere in Canada, buyers' guides have been regularly published by labour councils and other central bodies Naturally the Committee consulted several of them be fore launching on its own.It we want to make a success of union made goods buying campaigns, it is essen lief to spread this Guide as widely as possible.A minimum requirement of 200,000 copies of the first edition which will be out at the end of this month when the Quebec Federation of Labour meets in convention in Montreal, is a must.The Federation should, I think, pay the printing cost of those first 200,000 copies.In a resolution adopted unanimously at the last convention in Quebec, the delegates instructed the officers of the Federation to supply the Union Label Committee with the necessary funds for the publication.The money of the Promotion Fund could not be more usefully emp'oyed.Later on, Labour Councils and local unions could order additional copies for distribution to friends, sympathizers and the general public.To achieve its aim, this Guide needs the widest possible circulation.Certain union member* whose militancy and sincerely are, otherwise, beyond doubts, are very hesitant in supporting union made goods buying campaigns.They do not clearly see the advantages the Labour AAovement as a whole may gain from them.They believe only a few unions benefit from them and because of that mointain that the responsabilises for such undertakings, should rest with those organizations.This is a fallacy.A fallacy as dangerous as believing that the result of a strike in a given industry, may affect only the members directly concerned in it.The same reasoning, universally applied, would destroy the principle of union solidarity and render useless the affiliation of a local union to o council, federation or national congress.Each time a union member spends a union-made dollar for non-union products, he is subsidizing those very companies which are seeking to destroy the standards so arduously built up by the Labour Movement everywhere.If it is logical for union members to use their economic power as workers to negotiate better wages and improved working conditions and to utilize their political power Compliment* of B0LTA RUSTICS LTD.GRANBY, QUE.a» voter» to seek better legislation, why would it not be wise to make u»e of their power as consumers to strengthen their right of association and to protect their standards?THE BORDEN COMPANY LIMITED Division des produits de la ferme LAIT - CREME BEURRE - OEUFS FROMAGE "COTTAGE 3115 COTE-DE-LIESSE ROAD ST-LAURFNT - RI 8-6901 CONVENTION GREETINGS ATLAS CONSTRUCTION CO LIMITED ENGINEERING «no CONSTRUCTION *791 CATMER.SE ST '.VBSÏ WE5T MOUNT 6 QUE .t RIGHT.Here In Canada.j{y " Workers.’ 0, ll©w?fS ¥©sa:;: llesiits aî Montreal's Union Bowling Alleys Make reservations for your house leagues for this year or next year or you can join our established house leagues \T,r.OUR M.I.KYS ARK EQUIPPED WITH FOOD AND BEVERAGE FACILITIES AND CONVENIENT CHECK ROOMS CAROL’S BOWLING IN COTE ST.LUC SHOPPING CENTER 7003 Cota St.Luc VI.5-6240 FREE PARKING - 48 ALLEYS Montreal Bowling Academy 1294 St.Andr* FREE PARKINO VI.5-6246 28 ALLEYS FORUM BOWLING 1414 Closso Street VI.5-6249 24 ALLEYS BOWL-A-WAY 920 St.Zotique St.East VI.5-6234 FREE PARKINO - 24 ALLEYS 19 6162 THE LABOUR WORLD NOVEMBRE 1959 MONTREAL NOVEMBER 1959 LE MONDE OUVRIER Convention Greetings from GATINEAU POWER COMPANY HULL QUEBEC COMPLIMENTS of 7m RELLI CABLES, CONDUITS LIMITED Manufacturers of Electric Wires anti Cables ST.JOHNS QUEBEC nUtrU' ' H] fH3 8*13 0*13 iHl £ H3 i H3 CK3 CM3 C M3 î'H3 CM3 (M3 [1*13 Oil d/c/' ’ H .* • •; _ C « 00 CO cb to cb co cb co to co cb co cb CO cb co ¦cb CO cb co cb to co co tb co cb the: co cb co cb co cb TO cb co tb co co co cb co tb co cb CO cb :o Tlic gii’t received in the Birks Bine I3«>\ is opened with more thrilled anticipation than any other.For over lour generations this famous box has been given with pride .received with pleasure.-O bo '-Q cb co cb co i_o CO cb co cb co Cb CO cb CO cb rp co BIRRS DIAMONDS CHALLENGER WATCHES filRKS STEM r.G § CP RTGENCV BILVKR-fLATC ENGLISH BONE CHINA ENGLISH LEATHER § 1 BTOHSf 1 g JEWELLERS g CP cp tpLIOKt* IN PRINCIPAL CANAOiAN CITIES § 13 , CO ta BT ta C B 0-B 8 S3 B B-B &B 0-3 013 fl-13 E1I3 TUT El-13 H R fin ÎH9 fi n n n £1-13 fl-H TH3 EU * Newfoundland Strike lut© The IL€10$ Of ILO The Canadian Labour Congress has filed a formal com- the CLC ,is to any intention to plaint with the International tabour Organization against anti- fake any pos;tive action ;n )he labour legislation enacted in Newfoundland last March.The matter has resulted in the formal I,160,00C-member CLC has forwarded its complaint to David Morse, director-genera! of the ILO, charging the Government of complaint of contravention of Newfoundland with abrogation of "freedom of association and *no principles of the ILO, cm-protection of the right to organize".bodied in the Declaration of Appeals to the federal gov- GOVERNMENT WON'T MOVE Philadelphia, now being lodged Failure on the part of the with the Director-General of federal government to notify that organization.c-rnment to instruct the Lieutenant-Governor of Newfoundland to reserve the Newfoundland laws were made following the passage of Bills I and 2 of the last session of the Newfoundland House of Assembly.Sixty-nine provincial bills have been reserved since Confederation.When the federal government refused to take this action, the Canadian Labour Congress requested that the federal government disallow the Acts under powers conferred by sections 56 and 90 of the British North America Act.Th's power has been exercised by Canadian governments 112 times since Confederation.CLC SHOWED PATIENCE Failing this, the CLC suggested that the federal government refer the legislation to the courts to determine whether or not the laws are infra vires of the powers of a provincial legislature.A strong opinion by Prof.Frank R.Scott, professor of constitutional law at McGill University, indicates that the legislation is ultra vires of the powers of the Newfoundland House of Assembly.CLC executives officers, in an interview with Justice Minister E.D.Fulton on October 14, reiterated the wish of the Congress that the federal government use its powers to disallow the legsilation.The labour officials pointed out that the CLC had been planning for some time to place the matter of the legislation before the International Labour Organization but had delayed doing so in the hope that the government would disallow the legislation, Mr.Fulton indicated to the Congress officers that he had nothing to say which would cause the CLC to change its plans in respect of making a formal complaint to the ILO.Getting Closer.MONTREAL.— Industrial worker* and farmers are getting closer together in the province of Quebec.It can be lecognized from several indications that the two groups feel the need of uniting in e common cause against the large financial interests who are trying to maintain their regime of exploitation by promoting class warfare.In a message to QFL convention delegates which will be published in full in the next issue of "Labour World", president Jean-Bap! iste Lemoine of the Union Catholique des cultivateurs (Catholic Farmers' Union) says especially : "We believe that these organized groups, workers, farmers, professional men and others, will in future participate more fully in the elaboration of policies in democratic countries like ours.This could have no other result than & better utilization of the country's wealth for the benefit of all groups In society." WHEN IN DRUMMONDVIILE VISIT DOMINION DYEING & PRINTING Co.LIMITED i Associated with The Bradford Dyers Association Ltd.I'.ngland i Dyers, Printers and Finishers of all Textile Fabrics DRUMMONDVILLE, P.Q.CANADA COMPLIMENTS of AMERICAN BILTRITE RUBBER Company (Canada) Limited SHERBROOKE QUEBEC COMPLIMENTS OF w.am LIMITED PREPARED FOODS HEAD OFFICE 4100 ST.CATHERINE ST.W., WESTMOUNT WE.5-1161 PLANTS: ST.REMI DE NAPIERVIILE, QUE.HARROW, ONT. LE MONDE OUVRIER NOVEMBRE 1959 MONTREAL - NOVEMBER 15 THE LABOUR WORLD Th» Dean of Canadian Labour Paper» Founded by Gustav» Francq, in 1916 Published in order to promote the legislative reforms needed for the protection of the Quebec working class and for the betterment of its lot.Official organ of the QUEBEC FEDERATION OF LABOUR Executive Committee Roger PROVOST, president; Pat BURKE, Edouard LAROSE, vicepresidents; Roméo GIRARD, secretary; Eucher CORBEIL, treasurer Director: Roger PROVOST; Editor: Noel PERUSSE.Address all correspondance to: 1327 St.Joseph Blvd.East, Montreal 34 — Tel.LAfontaine 7-1218 Printed by Radiomonde, 8430 Casgrain Street, DU.7-6218 1Uil AuthorSrod .»» nco-'d clan Po*t Office Department, Ottawa.COMPLIMENTS of HUNTINGDON WOOLEN MILLS LIMITED Ù HUNTINGDON QUEBEC Co-Op Movement Moving Toward Political Action 7 OTTAWA (CPA) — The co-operative movement in Canada "in time" will change Its attitude towards political action, a Co-operativo Union of Canada source said here recently.At present, co-ops are completely non-patrisan.A CUC leader, writing under the name of Ernest Page in "Co-op Commentary", the official organ of the CUC, said co-ops placed obstacles in their own way by their stand-off attitude to politics.the CUC leader, has held to the EDITORIAL Front Murdochvilie To Bill Number 3 A little more than two years have elapsed between fhe marche! on Murdochville and Quebec and the presentation of Bill number 8 to the Quebec Parliament by the Sauvé government.Two years is not long, but it is nevertheless all that separates the killing of a free union in Saspo from amendments that seem of such a nature as to encourage the exercice of the right of association.Two years and .so much has happened since then.At the moment whan the Quebec Federation of Labour adopted what came to be known as its "Murdochville policy", there was not complete unanimity on the attitude that was then taken toward the governmental authorities.There were some who said : “Be careful ! We will have the door closed to us forever.We musf not compromise our relations with the government for one strike.Strikes are won strikes are lost." But as the right of associafion was at stake, the Federation took a firm position and even, in a way, broke off relations with the government.This position received the solid support of the majority of its affiliates.It was then that the memorable marches on Murdochville and Quebec were organized and a press campaign undertaken in favour of the right of associafion.Our demonstrations were effective; everyone knew that the exercise of the right of associafion was under attack in our province, and the union movement won allies in many sectors of society.Today, our two-year strugqle is beginning to show results, and the government is profiting from a change of premier to carry out a strategic retreat and begin at last to really recognize the right of association.This is an indisputable victory for the union movement and its allies.All of which proves one thing : that we lose nothing when we have the courage of our convictions; and that the most tightly-closed doors always open in the end to those who are determined to push hard enough.As long as unionists, for fear of losing everything, conduct themselves like good little boys, the governmental authorities will refuse to listen to their demands and will surrender instead to the pressure of employers who have always had access to a door with well-greased hinges, the back door.We can discuss indefinitely the form of political action the union movement must take, but the fact remains that all the public demonstrations of the QFL since Murdochville have been political actiin," and it is thanks to this political action that we have Bill number 8 today.Certainly it is not perfect, it is not complete, but it is a beginning.If we want more, it is up to us to go after it; if we do not want to lose what we gain from this bill amending the Labour Relations Act, we must persevere in the path we have traced out for ourselves and increase our speed so as not to be outdistanced by management who will not fail to take advantage of the slightest lapse or retreat on our part.The policy of the QFL has proved itself; this is no time to drop it."We predict that in time the role of modern government will bring about a changed at.titude toward political participation on the part of leaders of the co-operative movement," Mr.Page wrote.Governments now take upon themselves "full responsibility" for the state of economy, he said.Thi* can only be described as "revolutionary" in view of government's attitude less than 20 years ago.The Co-op movement, said view that co-ops should not rely on government, "except for the maintenance of an environment in which co-operatives can live and grow in a healthy way" .Today the attitudes of governments have changed.Surely, suggests Mr.Page, "if governments are now assuming full responsibility for the state of the economy, and if co-operatives are to be an increasingly important part of The New Girl (AVAILABLE FOR DATES) Bff MONTREAL — An outstanding new film on the problem of racial discrimination in office employ* ment is now available for show* Ing to local union meetings and educational conferences, it has been announced by Brother Robert Dean, secretary, Montreal Labour Committee on Human Rights.Entitled "The Now Girl", the 20-minute film is a dramatic account of the problems faced when a young Negro secretary is hired by a firm wanting to conform with government fair practices laws, Brother Dean said.The film is American, but carries an introduction by Federal Labour Minister Michael Starr who points out that its theme applies equally to the Canadian situation."It portrays a problem which exists right here in Montreal," Brother Dean said.'"Though we do not have a race situation as grave as that in the U.S., qualified Negro young people do have a rough time getting hired in many local offices." "Though the film would concern more particularly union members who work in offices, it should be of interest to all our members interested in labour's fight for the respect of human rights for all our people." "Unfortunately," Brother Dean added, "the film is available only in English at the moment.However, the discussion or question period following the film can be carried on in French." Local» wanting to feature "The New Girl" at their meeting* are asked to communicate with Brother Robert Dean at VI.2-4129.QFL Signs Up 5 New Affiliates MONTREAL — The Quebec Federation of Labour has just signed up five more affiliates, Locals 675 (Ottawa) and 676 (Rlviire-des-Prairles) of the United Packinghouse Workers; Local 275, Sheet Motal Workers International Association, Bala Co-meau; Local 2090, Brotherhood of Carpenters end Joiners, St.Jerome; end Local 576, International Union of Electrical, Radio end Machine Worker», Montreal.that economy, then it clearly follows that the co-operativo movement must be Included in the concept which governments have of a satisfactory state of things."It is disturbing to note that many governments through the years have merely tolerated co-operatiives, and not too gracefully at that." He blamed "unenthusiastic" federal governments for : —unsatisfactory legal status; —unfair income tax laws discriminating against co-ops; —failure to provide "greatly expanded program of social research."Not only are co-operatives non-parlisan but most of them insist, by tradition and moral pressure if not otherwise, that their officers and employees should take no active part in political affairs," Mr.Page said.He said this is placing "obstacles in our own pathway." Jr g$ J # f v ,'V,.: ¦ Mi I J § J* nr / o M A M $1 r LE MONDÉ OUVRIER NOVEMBRE 1959 MONTREAL NOVEMBER 1959 THE LABOUR WORLD Sauvé Government To Make Some Concessions To Union Movement QUEBEC — Well ! It seems that the Sauvé government it going to make some concessions — and important concessions — to the union movement of Quebec.Without entering into details, the new premier committed himself to reorganize the Labour Relations Board, to revive the Superior Labour Council, to raise the minimum wage and possibly to adopt an equal pay for equal work law for women workers.These were the promises he made to the QFL delegation which presented its annual brief on November 11.The delegation, about 150 strong, was led by brother Roger Provost, and attracted many newspaper, radio and television reporters.QFL OF GREAT IMPORTANCE Labour Minister Antonio Barrette presented the delegation to the premier."This body represents 235,000 union members of this province," he said."This is to show you the great importance of the Federation." He expressed the hope the delegates would leave with the feeling that action was going to be taken at the next legislative session, and that they would return next year convinced that the new premier had given unions "all the latitude they need to develop at their ease and contribute to the progress of the province." Before the reading of the brief, president Provost congratulated Mr.Sauvé and wished him well; noted with pleasure the return to health of Mr.Barrette; expressed satisfaction at the appointment of an ex-representative of the Packinghouse Workers, Jacques Casgrain, as assistant deputy iminister of labour; thanked Mr.Barrette and Mr.Yves Prévost, minister of municipal affairs, for the part they played in the settlement of the long strike at Brique Citadelle.MEANING OF THE PRESENTATION The brief began by defining the meaning of the presentation on the part of the Federation, the purpose of which is "to obtain provincial legislation which will safeguard and favour free labour contracts, the rights of the workers and the welfare of the population in general." A democratic government, the brief said, has a duty to hear the representations of the people through their organizations, to judge them and enact them into law, when in accordance with the common good.RIGHT OF ASSOCIATION Affirming that the right of association is a fundamental and sacred right, the Federation asked the government "to take effective means to ensure its free exercise" by imposing heavy fines and other penalties, including compulsory rehiring with retroactive pay, on any company found guilty of dismissing employees for union activity.The brief also called for a speedup in certification procedures, legislation to prevent company interference in union organization and civil code changes to limit the use of priviledged briefs by companies to paralyze the LRB.EXPLANATORY BROCHURE The QFL suggested that the government issue a brochure— to be approved in advance by the union movement—explaining to the unorganized, especially immigrants and farmers, their rights and recourses under the law.It also asked the government to show example to private enterprise by recognizing the right of association for provincial government employees.LABOUR RELATIONS BOARD The Federation recommended a transformation of the LRB, with equal representation and published decisions giving the reasons therefor.COLLECTIVE BARGAINING The brief also asked stiff penalties against employers who do not bargain in good faith, as required by law; and voluntary recourse to conciliation and arbitration, which can render "great service" if conciliators and arbitration chairmen are competent and respected by both parties.RIGHT TO STRIKE Asserting the fundamental character of the right to strike, the Federation asked that it be extended to the employees of municipal and school corporations.It denounced the treatment of strikers as if they were criminals and bitterly criticized police actions in support of management in many strikes; both provincial police, who have "a very bad reputation in the world of labour" and private detectives, many of whom are "professional strong-arm men and paid goons frequently with heavy police records." SUPERIOR LABOUR COUNCIL In order to obtain "a labour code that is complete, coherent and equitable", the QFL brief asked the immediate convening of the Superior Labour Council, which should be composed of equal employer and labour delegations, as well as economists and sociologists.It also called for a public investigation into the present labour legislation and its administration.WORKMEN'S COMPENSATION The Federation asked the government to encourage collaboration between the union movement and the Workmen's Compensation Board, and to recognize officially the right of accident victims to be represented by their union in their relations with the Board.The brief requested that the act be extended to include employees of hotels, restaurants, hospitals and stores; that brucellosis and siderosis be includ- ed as industrial diseases; that delays in payment be eliminated; that accident victims be paid 100% of salary; and that pensions for widows and orphans be immediately raised to a realistic level.It also asked an inquiry into the Act and its administration.ANTI-DISCRIMINATION LAWS The Federation called for the enactment of laws against discrimination because of race, colour or creed in the fields of employment and public services, as well as an equal pay for equal work law under which women workers doing the same job as men would be paid the same salary.These laws would only be bringing Quebec to the level of other provinces which already have such measures, the brief added.SOCIAL SECURITY Asserting that present social security measures benefitting the people were brought about in a large measure by pressure exerted by the union movement, the brief declared that labour intended to continue playing with increased vigour this role assigned to it by its pioneers.FREE EDUCATION Remarking with satisfaction that the government "seems to be in the process of settling the f inancial problems of universities," the brief asked such measures as free education at all levels and obligatory schooling until the age of 16 to "relieve the equally pressing financial problems of parents and students." COMPLETE HEALTH INSURANCE Noting that the government had declared itself as not opposed in principle to the federal-provincial hospital plan, the QFL suggested that Mr.Sauvé not content himself with studying implementation of this plan alone, but take measures to bring about a complete health insurance plan.The incomplete protection offered by the federal plan "does not respond to the immense needs of our large families and low-wage workers".FULL EMPLOYMENT POLICY The Federation requested a full employment policy, to be brought about by the exploitation of natural resources for the benefit of the people.It was glad to see the province accepting the federal unemployment assistance benefits, but refused to envisage the solution of the unemployment problem exclusively in terms of unemployment assistance and unemployment insurance.FUNDAMENTAL RIGHTS In conclusion the brief stated that all these demands correspond to the fundamental rights of the people and to the common good.It challenged the government to prove otherwise, in which case it would try to convince its affiliates; and called upon the legislators to fulfil their function as "protectors of the common good" and to distinguish between "the demands of associations of the people and those of special interest groups".The QFL's suggestions should have priority in the government's legislative program, the brief said.But the Federation is not looking for favours; it requests the same welcome for "the demands of equally general interest that will be presented to you by associations representing parents, consumers, cooperatives, farmers, students, etc." THE PREMIER SPEAKS Premier Sauvé opened his remarks with thanks to the Federation for the work that went into the brief and also for the tone of the document.Referring to a remark in the brief about the interests of the people being better served by measures based on the philosophy of the union movement than that of big business, Mr.Sauvé paraphrased an American political maxim saying: "What is good for the country should be good for the workers." REFORMS PROMISED While it would not be appropriate to reveal the details, the.Premier declared, he could say that preparations were being made to bring major amendments to the Labour Relations Act, as well as the composition, jurisdiction and structure of the Board to eliminate delays and give it a more equal character.He admitted that the right of association and its exercise are two different things, and that complete liberty was necessary to enjoy a right.EQUAL PAY FOR EQUAL WORK He said the provincial government had admitted the principle of equal pay for equal work when it reclassified provincial employees, and that there is only one step between recognition of a principle and enactment of a law.RIGHT TO STRIKE Contrary to the brief's assertion that the right to strike is a fundamental right, the Premier said he regarded it as a right of exception, a last resort.His government, he said, would try to legislate for the public good and pass laws in such a way that union members would rarely have occasion to call strikes.THE COUNCIL: YES; THE INQUIRY; NO Mr.Sauvé announced that the Superior Labour Council would be summoned soon, but he declared himself skeptical of large-scale inquiries such as the QFL had demanded in regard to labour legislation.This could retard the adoption of urgent reforms, he said.POLITICAL AFFILIATIONS DON'T MATTER The Premier added: "No body expects us to solve all your problems; but you will notice that we will study your problems in a realistic and objective way." This the government will do, he said, without regard for the nature, political affiliation or numerical strength of the petitioners.THE ROLE OF THE POLICE On the charge of police abuses, Mr.Sauvé said that it Is easy and very human to view such situations with a prejudiced eye; there are two sides to every story.However he asked unionists to forget the past, which can only provoke sterile discussions.To justify police intervention, he invoked the laws of the country which oblige authorities, federal and provincial, to dispatch law enforcement forces when requested.As for the Provincial Police, he nevertheless indicated that they are at present receiving new instructions from the attorney-general.NATURAL RESOURCES On the question of natural resources, Premier Sauvé pointed out the immense expenditures made by the province to open new regions and to conserve forest areas.Yet when it comes to corporation taxes, the federal government gets 82% and the province only 18%, he said.This is an "intolerable situation".He invited union members to support him in his demands for a greater share of corporation taxes."This," he said, "would be political action which would be well regarded by your members and the general public." The remark brought a burst of laughter from the delegates.President Provost then thanked the Premier for his "benevolent and progressive remarks." He, too, referred to union political action with the observation that, "We are in a period of exploration and are studying all suggestions".CONVENTION GREETINGS KURT MUTUAL INDUSTRIES LIMITED SHEET METAL & PLASTIC FABRICATORS 476 St.Edouard St.Granby, Que. 10 cent* 44th Year - No.11 MONTREAL - NOVEMBER 1959 » r ¦il ' 4jMg; |V: 1 ’ ‘-StP ’ 'i txi Ip 1yf.1 : j gHfei.* M&Wk.* THE QUEBEC FEDERATION OF LABOUR surely mad® a hit with the presentation of a vigorous brief for which It made no apologies to the Provincial Government.Mr.Sauv4 and his cabinet seemed to receive our demands with an epen mind and the interview went along smoothly.The above photo shows Labour minister Antonio Barrette introducing the 150-member strong delegation to the new Premier, who looks pretty relaxed.The photo on the right shows president Roger Provost reading a section of the brief which makes everybody look tense for a while.V mtà MONTREAL — All the workers of Quebec, os well cis the press and the general public, now have their eyes on the fourth annual convention of the Federation, where more than 500 delegates will debate some 125 resolutions of union and public interest.As the newspapers have emphasized, political action will be high on the agenda, but affiliates will have equal interest in many problems of a professional nature.As was shown last week by the abbé Dion incident, the projected formation of a democratic people's party continues to occupy the attention o( our movement's leaders.They reacted vigourously to what seemed to them to be external interference and a maneuver designed to spread confusion and prevent delegates from taking an intelligent collective decision of their own in the light of labour and political realities.RATIONAL STUDY OF THE QUESTION On this subject, Abbé Gérard Dion's clarification will very likely encourage a rational and objective study of the projected formation of a new political party.As one outside observer remarked, it seems probable that the convention will divide itself into three groups on this question : those who reject direct political action; those who agree in principle but want to move carefully; and those who, favorable to the Winnipeg and Quebec resolutions, feel that the QFL has not moved ahead quickly enough.UNEMPLOYMENT, MAJOR PREOCCUPATION It seems that one of the major preoccupations of Quebec workers is unemployment, which is linked more and more with the advent of automation.The length of the work week, imports and immigration are subjects of great interest.Our affiliates are generally in favour of a more complete program of social security.They are demanding health insurance and obligatory automobile insurance, and want improvements In unemployment insurance and workmen's compensation laws.On this question some strong convention pressure Is expected in favour of the Federation hiring a specialist in workmen's compensation matters.The problems of education also constitute a constant preoccupation for workers.LABOUR LEGISLATION In the field of labour legislation, delegates are expected to examine their demands in the light of amendments proposed by the Sauvé government following the presentation of the legislative brief of the QFL.Public service employee- will likely complain against the discrimination of which they are victims under the existing law; they will have no difficulty in again obtaining the support of industrial workers.RACIAL DISCRIMINATION Demonstrating that they are not motivated by any collective selfishness, the workers of Quebec will be called upon to reiterate their former stand against racial and religious discrimination.Affiliates of the Canadian Labour Congress are pace-setters in the field of tolerance, and the Federation is the only central labour body in Quebec which has well-defined official views on this problem.Since the fight against discrimination Is for the benefit cf minorities, the affiliates of the QFL thus prove their unselfishness.VARIED DEMANDS While showing an inclination toward helping solve the problems of other sectors of the population, especially farmers, union members are also concerned with the situation of certain categories of v/orkers, such as firemen, hat-workers, carpenters and miners.They will also make numerous recommendations designed to strengthen the financial and administrative structure of their provincial body.
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