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Titre :
Radiomonde
Éditeur :
  • Montréal :Radiomonde,1939-1952
Contenu spécifique :
samedi 23 septembre 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Radiomonde et télémonde
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Radiomonde, 1939-09-23, Collections de BAnQ.

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RH DI 0m o n DE ¦ Wmm « « ^ , , 111."tfc.; •*&***•& ¦*' •• ¦-;¦ JEUNE MAESTKO ET ANNONCEUR A CHLl» •r sd PAGE 2 Radiomondc •23 septembre 1939! Sans plus tarder, des excuses.et de profondes excuses.Le “souffleur”, ce pauvre bougre, a tant travaillé, pendant les heures qui ont précédé et -suivi la déclaration de la guerre, qu’il a dù laisser passer le dernier numéro de Kadiomonde, sans le noircir de sa plume.Il a soufflé, dans le vrai sens du mot.Pas le moindre répit pendant des jours et des jours: seule la perspective d'une paix plus grande quand les hostilités seraient déclenchées.De vingt-quatre heures en vingt-quatre heures il n'a presque pas dormi, talonnant pas à pas ceux dont ils s'acharnent à que pour quelques-uns, douloureux pour d'autres qui ne faisaient qu'entrer chez eux, après “l'éplu-chette de blé-d'Inde” à laquelle les avaient convies les ingénieurs du transmetteur de Laprairie.Ils n’eurent même pas le temps de refaire leurs traits fatigués.En bons soldats, aguerris, copieusement alourdis, ils répondirent à la sonnerie directoriale.Une fois le personnel assemblé, il s'agissait d’alerter les auditeurs de Radio-Canada en leur faisant part du cataclysme.Et la tâche fut dévolue à Marcel Ouimet, ancien journaliste, pourtant habitué raconter la vie.Puis, circonstan- aux grosses "bombes” (dans le sens ce assez paradoxale, avec la guer- d’événements bien entendu).Le re.il a retrouvé sa qu:étue0Qe médité yean lyao^eoe r>FKQUHS "En voilà un lieu de repos!” dit-il.Jean Mercier ne pouvait pas passer inaperçu sur une plage en vogue pas plus que dans un salon ou dans les studios de radio.Bâti comme un héros d’olympiques, sa tête superbe, la douceur de son regard, la distinction qui se dégageait de tout lul-mcme s'imposaient à l'attention, lui attiraient l’admiration.Apiès quelques plongeons, lui et Ernest vinrent s’étendre aussi à l'écart qu'ils purent des autres groupes."Quelle détente! Quelle paix!” ne cessait de répéter Jean Mercier, le chanteur, I artiste que son talent et les succès avaient accablé.” Ernest n’osait plus rien dire.Ami loyal, il ne voulait pas gâtei la joie enfantile que Jean trouvait tout-à-eoup loin de ses responsabilités artistiques, loin des artifices aveuglants de sa carrière, loin des amitiés intéressées et des ivresses fausses que lui avait apportées la renommée.Ernest se faisait intimement fier, aussi, de l’aidér par cette vacance à s'éloigner de son autre personnalité, celle qui était empoisonnée par les gâteries populaires, celle qui était malheureuse, désaxée, incertaine d’elle-même __ incorrigiblement faible —— Ernest, ame droite et solide, avait été encore jusqu'à se faire apostolat de sauver son ami de son propre coeur, trop grand.Loin de Nicole, sa femme, loin d'Alice, Jean trouverait dans le silence d’une nature de septembre toute la réponse au dilemne déprimant ou il se débattait depuis quelques mois.Ernest avait observé l’évolution de cette tragédie chez son ami et escomptait d'en faire le champion.Ernest allait recommencer l’argumentation de sa cause quand une voix, tout près d'eux, le glaça.A remarquer la pâleur subite de Jean, Ernest comprit que lui aussi avait entendu.“Ce qu’il ’ressemble à Jean Mercier!” avait dit tout près d'eux, la jeune femme blonde au teint nacré de soleil que Jean et Ernest avaient remarquée dès leur arrivée sur la plage.Une autre chuchotait: "Mais oui!.Absolument le portrait de Jean Mercier!” "J’ai lu dans Kadlomonde qu'il était en vacances!’ s’exclama une troisième.“C'est lui, j'en suis certaine!” fut le verdict commun."Si on lui parlait!” "Si je lui demandais son autographe!.» "Es-tu certaine, Jeanne?” Comme deux rats cernés par trois chats, Jean et Ernest écoutaient sans manifester leur martyre.• "Ça y est!” chuchota Jean.» "Ne remue pas! .tire, si elles approchent!.Je t'aiderai! Sois brave.Le danger te menace!” conseilla Ernest dan» un rire étouffé.Des pas grinchèrent sur le sable de la plage .Jean n'en entendit pas plus.Il saisit son paquet de cigarettes, jeta sa robe de chambre sur ses épaules et courut vers l'hôtel."C'est lui! .C'est lui!" crièrent trois voix féminines que l'écho du lac répéta à tous les baigneurs."Jean! .Jean! .Tes souliers!” avait appelé impulsivement Ernest qui essayait de rejoindre son ami."Quel beau secours tu fus! Tu t'en vas m'identifier à leur nez!” gémissait Jean une fois qu'ils eurent atteint la retraite «lp leur chambre contre la poursuite de l’ennemi.Ernest ne put s'empêcher de rire."Ah bien, ça c'est un accident" suggéra-t-il, "il n'est pas possible que d'autres villé-giateurs d'ici devinent ta présence parmi eux!” “Ces trois-la le répéteront! .Je te le jure, Ernest! .Si cet incident sp répète, si je ne puis avoir ici de tranquillité, je fais mes baggages! .Entends-tu?.» je fais mes baggages!" Ce premier après-midi se passa sans trop de contrariétés pour les deux copains.Au golf, personne ne porta attention au popu- '23 septembre 1939?Radiomondc % rAGE 9 .J-—-*» laire chanteur du poste XVTA — car Tes capitalistes et les gros bourgeois portent plus d’intérêt aux cotes de la Bourse qu'aux chansons d'amour.Jean perdit deux balles dans les broussailles, revint à l'hôtel avec des coups de soleil et des morsures de marin-gouins, mais enivré quand même de sa liberté soudaine, de la détrnte de son incognito.Quand Jean descendit pour le souper, il remarqua que le lobby de l'hôtel était un peu bruyant.Tous les divans en étaient occupés.Des groupes étaient réunis près de l’entrée de la salle à diner."Je ne croyais pas le Chalet des Monts si achalandé" remarqua Jean."Oui! Et surtout des femmes — et de jolies! — Regarde bien?” Quand les deux jeunes gens arrivèrent à la grande arcade, il se fit un mouvement subit chez toutes les flâneuses du lobby — comme par enchantement, elles surgirent de tous les coins de la pièce, de derrière les colonnades, de la verandah, de la salle à diner — Plusieurs couraient déjà — l’autographe à la main.Jean voulut regagner l’escalier, mais habilement, i'ennemi lui avait barré la route.On l'entourait, on l’acculait graduellement vers le mur "Monsieur Mercier!.Monsieur Mercier, signez le mien, voulez-vous?" "Jean Mercier!.Jean Mercier!” criait follement une petite blonde qui avait pris sa cravate à plein poing pour mieux s'attirer l'attention du chanteur.Jean joua-t-il des coudes, chercha-t-il des yeux le secours d’Ernest, repoussa-t-il avec colère les plus audacieuses.—Rien n'y fit! Il lui fallut s'exécuter, signer, signer, signer, répondra à une foule de sottes questions.Puis, sournoisement, il profita d'une éclairci dans le groupe pour foncer tête première ver l’escalier — Quand Jl arriva à sa chambre, il comprit tout de suite la figure moqueuse d'Ernest qui lui montrait le miroir sans plus de commentaires.Les longues mèches d’ébène lui descendaient sur le front comme celles d’un caniche, ses joues, son front portaient des marques rouges pareilles aux cicatrices que font des lèvres, son collet était défait.Il manquait des boutons à son veston bleu.Une bretelle était cassée et pendant non-chalente le long de ses genoux.Ernest riait maintenant au silence de la Chambre .‘‘A quel prix la gloire!” Jean arracha ce qui restait de sa chemise.“Bien moi, je m'en foutte de la gloire!.Je vais poursuivre quelqu'un!.Je vais.” l'exaspération l'étouffa.Le lendemain matin, au lever du soleil la routière de Jean Mercier sortait des allées du Chalet des Monts dans un nuage de poussière.Sur la route du nord, elle monta à soixante à l'heure, par les vallons verts des Laurentides, par les villages dormeurs et les lacs limpides sous l'averse de soleil.Des heures et des heures, elle grimpa Vers les hauts espaces du nord, vers les larges solitudes.'Où allons-nous?demanda Ernest."Toi! laisse-toi faire et ne dis pas un mot!.Je t'amène au ciel!” "Au ciel?" Et Ernest jeta un regard douteux à la physionomie de Jean Mercier.Il y remarqua un éclat étrange dans la fixité du regard, une pâleur évidente sur ses traits.Ernest voulut rapporter son attention à la route qui disparaissait follement sous le radiateur de l’auto.Malgré lui, il entendit sa voix qui se chuchotait presque haut son inquiétude.Ce pourrait-il que Jean soit bien fatigué?.Ou qu'il soit malade peut-être ?.Il avait tant travaillé ces derniers mois et les incidents de la veille!.Cette vitesse imprudente! “Tu ne trouves pas que tu vas un peu vite.Jean?Regarde! l'aiguille marque quatre-vingt-deux milles à l’heure!” Jean regardait toujours droit devant lui, dans l'immensité de ses pensées."Je te répète que je t’amène au ciel, Ernest! —Oui.oui au ccl!.Là où il n’y a pas de femmes!” Ernest poussa u nsoupir de soulagement qui lui alla jusqu'à l'âme.“Oh.ce n’est que cela!” pensa-t-il en se renversant de nouveau au dossier de la routière.Il était près de midi quand la voiture grise de poussière s'arrêta près de la véran-dah blanche d'une autre hôtellerie” l’Auberge aux oiseaux”.Le propriétaire, un gros homme à double menton, nerveux, loquace, se tordait les mains de joie à voir arriver deux clients, appelait des garçons qu’il n'avait pas pour monter les malles, voulait aider lui-même, expliquer le bien-être de l’auberge.“Oh ! vous savez ! C'est un peu vide pendant la semaine", conclua-t-il, “mais en fin fin de semaine, il vient des partys de la ville, pas mal de jeunesses, pi des pécheurs.Pour le moment, je n'ai qu'une cliente.“C’est justement de la solitude que nous voulons”, coupa Jean en signant ie registre des lieux.“Ah ben ! c’te cliente là.c’est pas elle qui vous empêchera de dormir! Au lit à 9 heures.pi a dit jamais un mot.pi a.” Et le bonhomme changea tout-à-coup de sujet.Fièrement il montra la peinture du printemps aux murs, s'assit sur le lit pour témoigner de sa solidité, ouvrit la fenêtre qui donnait sur un lac noir d'ombre et de paix."Pi tiens, j'ai mis le radio dans le passage.Comme ça, vous avez rien qu’à laisser la porte ouverte pour l’écouter!” Il jeta un regard furtif dans la direction du petit comptoir et s'approchant des deux jeunes gens : “D'ailleurs,” chuchota-t-il, “J'ai mis le radio icitte pour qu'Arnestine le laisse aux pensionnaires ! A passe son temps à faire jouer des swings pi à écouter des niaiseries comme le programme des Pillules de ci pi d'ça.a ben les niaiseries de Jean Bour.cier ou Mercier.vous savez c'p’tite voix de chatte !.Une bonne chance qu'on l'a pas entendu depuis queu-qu’temps !” La lune perçait déjà par-dessus les contours boisés du lac.Ses rayons mats filtraient par les sapinages et dansaient sur la nappe limpide où glissait presque imperceptible le souffle du soir.Le roucoulement des oiseaux dans leurs nids, le cri lointain et rauque des bêtes au fond de la forêt venaient seuls briser le silence d'une nature endormie.“Cette paix !.Cette paix !.Enfin!” ne cessait de répéter Jean Mercier renversé à sou aise au fond du canot.Ernest avironnait lentement aux hasards de la grève, le long de cette grande ombre que formait la masse de feuillage avec la demi-clarté de la nuit.Le canot approchait lentement du petit quai de planches face à l'auberge.Quelqu'un était là dont la silhouette se découpait indécise sur le voile de la nuit.“Cette paix! Cette Paix !” répétât ironiquement Ernest “Mon pauvre Jean.je crois que c'est plutôt la guerre qui recommence !” Jean Mercier ne parut pas avoir compris, mais comme l'embarcation allait toucher le quai, une voix câline, un peu brisée, appela : “Bonsoir Jean!” Le mouvement que fit Jean Mercier faillit faire chavirer le canot.“Alice ?! ! .Toi !.Toi ici ?” Discrètement, Ernest avait regagné le large laissant Jean seul avec la jeune fille.“Mais veux-tu me dire Alice".Alice s'accrocha amoureusement au bras du jeune homme.“Non, non ! Ne te fâche pas, Jean ! .je sais tout ce que tu vas me dire ! je t'en dispense, car ça ne changera rien à la situation ! Voilà, tu veux savoir.j'ai suivi seulement.depuis Montréal ! Je suis arrivée au Chalet des Monts pour t'en voir repartir, alors .j'ai suivi encore et ce que tu faisais de la poussière:" Jean Mercier vit que ses reproches seraient vains — en lui-même, il avait d'abord maudit cette mauvaise guigne qui l'avait suivi, lui aussi, depuis son départ en vacances.Mais en dépit de la fatalité, la présence imprévue d'Alice dans cette splendeur d'une nuit laurentienne.à ce moment précis de sa vie où son âme fatiguée n'offrait pas grande résistance, lui fut tout-à-coup bonne.Alice avait été le premier, le véritable amour de sa jeunesse, puis Nicole était venue II n'aimait pas aujourd'hui se remémorer tous les détails de cette période, du dilemme tragique dans lequel il se débattit deux années durant.Son talent lui avait apporté une bourse d'études.Les circonstances d'un long séjour à l'étranger, celles de la présence de Nicole Mathieu à ces heures d’exil firent le truc.Nature ardente et spontanée.Jean avait tout-à-coup décidé d'épouser Nicole.A leur retour au pays, Jean avait obtenu contrat comme chanteur à la radio.Pour un an, il n'avait pas revu Alice.Puis, la vie les avait fait se rencontrer et ni l'un ni l'autre n'avait osé refouler le sentiment qui existait toujours vivace en leur coeur.D'une chose à l'autre, ils s'étaient expliqué leur situation mutuelle, s'étaient compris, avaient fait quelques marches ensemble dans le silence complice de la montagne, avaient pris un dîner, puis deux, puis trois dans les clubs.Ame droite, Jean Mercier tentait de combattre ce réveil de son premier Lui, de son v’ai Lui.Mais Nicole avait trouvé drôles ces premières infidélités, elle ne leur avait pas attaché d’importance, et, d'ailleurs elle commettait l'erreur de considérer Alice comme une enfant, sans menaces.Inconsciemment Jean et Alice avaient exploité cette générosité de l'ennemi.Jean Merci*, était trop homme pour ne pas trouver UnI ivresse dans le risque et Alice trop fe-nm* pour savoir sacrifier tout-à-coup un amour qui avait été si profond chez elle.Au fond d'eux-mêmes, Jean et Alice ^o.raient cette lutte contre toutes les force* déchaînées de l'amour et de l'honneur n* ne voulaient intimement pas en sortir |,.3 vainqueurs, mais escomptaient plutôt que leur bonne étoile leur dicterait une voie r ùe la vie arrangerait les choses.Comment ” Quand ?.Ce problème, ils n'o saient | as en déchiffrer trop exactement la réponse “Mais enfin, Alice, je ne puis toujours pu* gâcher ta vie.le bonheur de Nicole.“Il n'est pas question de rien gâcher Jean ! Je suis heureuse de seulement té voir, d’être avec toi comme autrefois.N« l'es-tu pas, toi aussi ?” "Tu dois comprendre pourtant que ces choses-là ne se font pas ! Je n’ai pas le droit à ton amour, Alice.Je n'ai plus le droit de t'aimer ! On nous voit trop ensemble”™ “Ici.personne ne nous voit, on ne sait pas et personne n'en souffre ! C'est pour cela que je sui3 venue.J’ai voulu”.et Ah'ce fit une moue pleine d'une douce passion “j'ai voulu”.“Qu'as-tu voulu.Alice ?” demanda Jean avec tendresse.Alice le regarda droit dans les yeux un de ces regards dont pas un homme 1'aurait mépris la candeur, la pleine franchise.“J'ai voulu que ce soit notre dernière rencontre, la dernière page de ce qui fut notre beau, notre grand roman”.Alice se rapprocha de Jean.Sur le petit balcon de l'Auberge aux Oiseaux leurs leux silhouettes se confondaient.La lune descendait lourde et rouge à l'autre extrémité du lac.Les hauts pins se balançaient mollement comme en accompagnement discret au chant de l'amour."Vois-tu ?" continuait Alice, "la vie a voulu que tu ne sois pas pour moi bientôt elle te reprendra avec tes succès, ta foi donnée.Toutes les autres auront tes sourires.Nicole aura ton coeur, tu est bon Jean, elle t'aimera comme tu le mérites, vous serez heureux et c’est ce qui compte le plus pour moi.Mais d'ici là.d'ici là .Et Alice jeta comme une plainte sauvage d id là.moi aussi j’ai droit à ma part de la vie et du bonheur.Je ne te demande que cos quelques jours de toute une éternité ces quelques heures où loin des foules, dans ie repos d’ici tu seras redevenu le toi-même d'autrefois, celui que j'ai tant aimé.” Alice porta ses deux mains au visage.Ses épaules frêles étaient secouées de sanglots.Jean fut ému de tant de tendresse.Impulsivement comme autrefois, il prit Alice dans ses bras, appuya ses lèvres sur ! s boucles blondes de la jeune fille, avec .-es* pect.“Alice !" dit sa voix éteinte, “va te reposer, sois heureuse.Demain, à l’aurore, je t’amène voir lever le soleil à la pointe du lac — ce sera notre aurore à nous, l'aurore d'une grande journée de bonheur, telle que tu la veux — la dernière, mais la plus belle.’ “CONCOURS CHICLETS ” Cet intéressant concours, dont les détails varient chaque semaine afin de maintenir un intérêt toujours croissant, a conquis de nombreux adepte-3.Commandité par tes fabri- poste CBF lundi soir, le 18 septembre.Les détails du concours sont donnés par l'entremise des postes CBF et CBM de 6.h.25 à 6 h.30, tous les soirs, du lundi au vendredi, inclusivement.Au cours de cette même émission, les dernières nouvelles dans le domaine des sports sont données par Roland Beaudry au poste CBF et par Reg.Grant au poste CBM.En faveur de nos artistes (Suite de la page Si Auger, au Théâtre National.Le succès avait été très vif et il n'y a pas de raison pour que ce succès ne se répète pas, aujourd'hui.cants de la gomme à mâcher Chiclets, ce concours offre comme grand premier prix tin beau billet de $100.00 et comme primes supplémentaires 49 prix de $1.00 chacun avec grande boite de Chiclets et 50 prix additionnels d'une grande boîte de Chiclets.Les concurrents du concours de 3a semaine dernière devaient estimer le nombre des assistances payées au théâtre Palace pour la journée de samedi, le 16 septembre.Monsieur Uldéric Allaire de Vic-toriaviWe fut l'heureux gagnant.M.AI!aire accepta l’invitation des commanditaires en accordant une courte entrevue, laquelle fut diffusée du Mon oncle Mon oncle est le nom du nouveau roman radiophonique hilarant présenté tous les soirs, à 7 h.45.au poste CHLP, samedi et dimanche excepté.Ce roman est une création et une adaptation de Jean Bart.Mon oncle, le héros de ce roman, est assisté de deux comédiens dans la personne de Diogène et Natole.Ce* deux personnages interprétaient les rôles de comédiens dans le dernier roman où apparaissait Anatole Marcassin : Les aventures de deux célibataires.Nos artistes professionnels ont appris ce qu'il en coûte de vivre dans la désunion et la jalousie.L’expérience leur a prouvé que cela conduit invariablement au désastre.Il suffirait de les réunir maintenant et de leur demander une collaboration sincère, désintéressée.Cela devrait être faciie.Pourquoi ne pas commencer dès cetje semaine ?La saison s’ouvre et le public ne demande qu'à aller au théâtre.C'est le moment d'agir.Sinon, le théâtre professionnel menace d'être relégué aux accessoires.Mesdames et Mesdemoiselles Qui avez des aptitudes pour la coiffure, vous pouvez facilement maîtriser cette profession, qui vous permettra de faire un gros salaire ou avoir votre propre commerce en suivant un cours rt L’ECOLE DE COIFFURE BAYARD 4132 rue Wellington, Verdun.Pour appointement apfi Y O.UU, M\le BAYARD, prop., ou SALON BAYAJID EN’G.4124 Wellington, Verdun.Pour l'honneur des artistes de carrière, nous demandons U formation prochaine d'une troupe profesionnelle.Cela s’impose ! R.M.Jacqueline Bernard La gentille Jacqueline Bernard, chanteuse de genre, reprend le micro pour 1a saison d'automne.Vou3 l'entendrez dès lundi soir, à huit heures, au poste CHLP.M esdames-\fesdemoi$elles.r Pour une belle coiffure.— Un permanent réussi.Rendez-vous au Chic Salon de Coiffure PARIS STYLE Qui donne toujours satisfaction 3873 SAINT-DENLS Pour appointement, appelez PL.453».hxpets Coiffeuses à votre service.-V * v > 4 Bijoutier de Confiance M.W.RIOPEL 902 BEI.ANGER EST (près St-An.lré) MONTREAL DOllard 0640 Diamants Blue River Montre Bulova Attention aux rides!! RESTEZ JEUNES Mesdames, les rides, les peaux sèches, vous vieillissent avant l’âge.L’Académie Scientifique de Beauté, de Paris, met à votre disposition les “VIVORMONES ", produit unique, à base d’Hormones vives.Un changement immédiat se produira ri vous les employez Pour renseignements et catalogue : Plateau 1836 PAGE 10 # Radiomorutp % 23 geptcinhre 1939! 'y'- ¦* ¦ : ; ¦ COURRIERS-CONFIDENCES A RADIOMONDE Pans une récente -dition de •Radiomonde", un article consacré Madame Réjane Des Hameaux *‘s apprenait Je retour sur l'air de cette charmante artiste, lÿn date i insertion, le programme de Madame des Rameaux.COUHR1KR-CONFIDENCES, irrad.é du lundi n vendredi, au réseau français de Radio-Canada, de 10.15 à 10,30 de l'avant-midi, obtenait déjà un appréciable succès.Et cette popularité en progression constante procure un nombreux courrier.Donnons crédit de la -ogue do l'émission au talent de Madame des Rameaux.Ses réponses justes, d'une irréfutable logique, aux nombreux problèmes qui lui sont posés ont souvent aidé ses auditeurs dans un moment critique, dans une heure difficile de leur vie.Mais parmi le volumineux courrier, il se trouve des lettres exposant des dilemmes qu'il est difficile, sinon impossible de résoudre à la radio.Plutôt que de les laisser sans réponse, et indisposer leurs signataires.Radio-Canada a obtenu des directeurs de ‘'Radiomonde1' que ces derniers accordent à madame des Rameaux, un courrier bihebdomadaire dans leur journal.Cette innovation devrait sûieroent plaire aux correspondants de COURRIER-CONFIDENCES.Ha solution qu’apporte Réjane des Rameaux à chaque problème qui lui est posé est si juste, et si bien trouvée que bien des gens trouveront solution à plus d’un problème personnel dans ce nouveau courrier.Interrogée, madame des Rameaux nous avoue son soulagement à la pensée de pouvoir ainsi répondre à toutes les lettres sans exception.“Car", nous dit-elle, "il me répugne d'avoir à mettre de côté d'intéressantes questions.Ce sont autant de personnes de plus auxquelles je pourrai venir en aide, et je suis reconnaissante à M.Arthur Dupont, directeur commercial de Radio-Canada, d'avoir eu cette initiative.Et je remercie "Radio-monde”, de m'accorder l’espace voulu dans son journal.Sans leur initiative, les lettres qui formeront le COURRIER-CONFIDENCES de 'Radiomonde" resteraient dans un classeur, et leurs signataires seraient sans que je les blâme le moins du monde, froissés.De cette manière, je puis être utile à un plus grand Gérard Gélinas Mous apprenons avec plaisir que notre excellent ami, Gérard .mas.vient d'obtenir une bourse d’étude du Gouvernement Provincial.Ce fait mérite quelques mots de ce chanteur, à la voix si pleine oe promesses.11 naquit à Montréal en 1907.Il est le fils de J.Z.Gélinas, employé tlv>l et de Rose-Blanche Corbeil.étudia le chant à l'Ecole de Victor Brault.Il me dit être des l us reconnaissant à son professeur pour la bonne formation qu'il lui a donnée et il ne peut jamais trop l'en remercier.Il débuta en récital, à la Salle de l’Université, en 1927 II n'avait 4 "ne que 20 ans.La critique musicale se plût à lui reconnaître une voix de basse superbe.Peut-être même, la plus riche que nous possc-* "ns à Montréal.Ses débuts à la scène se firent à Québec, lors du estival de la Chanson en 1928.Il remplit lin rôle dans "Le Jeu de Robin et Marion”, dirigé par Wilfrid Pelletier.Il était entouré d'une Phalange de chanteurs de grande réputation.A ce même Festival, il • usait partie des "Troubadours de Bytown" ayant à leur tète, le régi elle Charles Marchand.1 uis on le voit en 1931, dans la distribution de l’opéra "Roméo et M.ROONEY PELLETIER, émissions spéciales et reportages, â Radio-aCnada.nombre d'auditeurs." ‘Et votre courrier augmente toujours ?” "Toujours.Le nombre de lettres reçues quotidiennement est énorme, si l'on tient compte des temps difficiles actuels.Dans des heures d'incertitude comme celles que nous traversons présentement, les problèmes sont d'ordre si intime, causés par des perturbations si privées, que les gens éprouvent le besoin de se renfermer sur eux-mêmes, plutôt que de se confier à des étrangers.C’est pourquoi je suis touchée de la confiance qu on me fait en m’écrivant en si grand nombre.A tel point n'e3t-ee pas que je me vois forcée de demander un peu de patience à mes auditeurs.Je ferai mon possible pour leur répondre au plus tôt.suivant l'ordre de réception.En attendant, je leur recommande la patience, ?,eiir tour viendra, et je m’efforcerai ée rendre leur attente ausisi courte que possible.” "Une courtoisie dont je ne m'étonne pas, madame des -famoaux, venant d'une personne aussi t armante que vous.Mais lites-moi.y a-t-il, parmi ces lettres que vous recevez, un genre de problème qui vous a frappé plus particulièrement ?” “J'ai un attachement tout spécial aux lettres provenant de personnes malades, clouées au lit.Je ne puis me lasser d’admirer en elles ce courage, cette gaité, cet esprit magnanime dont elles font preuve.Surtout leur courage.Il en faut pour prendre la vie en souriant quand elle a si peu à nous offiir.Une philosophie à touts épreuve, permettant de supporter les travers en les défiant d’un sourire.Bien des g^rfs faisant une vie normale, sans afflictions de santé pourraient prendre exemple sur la sérénité du malade.” "Vous préférez donc le courrier provenant de personnes invalides?” “Oh.vous me comprenez mal.Tout courrier m'est agreab'e.Si je pose une préférence, c’est plutôt au sens de satisfaction morale, de franche admiration pour l'attitude de ces personnes malade.?J'ai pour elles une plus grande sympathie, sans pour cela mettre de côté mes autres correspondant',, à qui je suis heureuse de pouvoir rendre service." “Je prends note pour mes lecteurs.Et je leur réitère l’invitation d'écouter votre programme, le matin, de 10.15 à 10.30, du lundi au vendredi, aux postes du réseau français de Radio-Canada.De même qu'ils feraient bien de lire, dans chaque édition de "Rad.o-monde”, le COURRIER - CONFIDENCES qui y paraîtra è partir du prochain numéro.Au revoir madame des Rameaux, et merci des impressions que vous avez bien voulu me confier.” au théâtre Loew's de Montréal, la troupe était composée de P usieuis artistes du Metropolitan Opera House de New-York.Srs activités radiophoniques ne se comptent plus.Depuis les débuts e tadio-Canada, il a été presque constamment en vedette sur ses programmes.U est aim’ et admiré de tous les radiophiles.< et excellent artiste nous quittera au début de novembre, pour ^ < w York, où il étudiera avec les grands maîtres américains.Tous les tc ' urs RADIOMONDE lui souhaitent le meilleur des succès.Marcel GAGNON LOUER UN CLAVIGRAPHE s2 50 Par Mois Underwood - Remington Roval - L.C.Smitli STERLING TYPEWRITER Co.2151 RUE RI,EUR Y LAneaster 8611 X?,Vv' .oS> DIRECTEUR UK FUNERAILLES N.' Tel.CHerrier 9010 1717, RI E AMHERST, MONTREAL ; MS-AVIS l.'KULISK 8TK-CATHKKI.VK MOTS CROISÉS * A ;¦ - Auteur de “Vie do ramHIe, C ni et reseau Radio-Canada, du lundi au vendredi à 10 heure» a m.auteur et directeur THEATRE N.G.VALIQUETTE CB F, CBV, CJBR, C.BJ, CH NC Mardi, de K à 9 h.p.m., 3 octobre
de

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