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Titre :
Radiomonde
Éditeur :
  • Montréal :Radiomonde,1939-1952
Contenu spécifique :
samedi 13 janvier 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Radiomonde et télémonde
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Radiomonde, 1940-01-13, Collections de BAnQ.

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RON ROUG] LA RADIO tte Alari< JEUNE ABfenSTE’ «TTE DANS UN PROGRAMME KKÇUL1K ¦ ' ¦ .'r *.-Æ .fm "¦ 4 y: • g**':*' ¦4 -vr ¦I t»;.VOL.U — NUNLRO U MONTHî*.Al, U JAVVUiB \ Û — Tant que çà 7 — Pas beaucoup, mai3 assez pour vous distinguer des gens d'ici.Vous chantez, je crois .¦— Oui, le répertoire de Mireille.— A CBV, CKCV ou CHRC ?— A CHRC en exclusivité .— Vous avez faits vos débuts à poste ?— Non.J’ai débuté à CKCV en Juin 1937, dans un programme qui s’intitulait : "Feu Roulant.” — Ce devait être un programme gai.— Très.Cette émission me rappelle une petite aventure .Comme je suis très petite, je ne pouvais atteindre le micro.Alors, ou me faisait monter sur une boite d’orange plus ou moins instable.Je craignis toujours de la voir s’ef-fronder.C’est ce qui arriva un bon soir .L'émoi fut grand dans le studio.— Je le conçois.Vous ne vous êtes pas blessée toujours 7 — Non mais j’ai eu peur.La chanson s'est figée dans ma gorge.— Je vous comprends.Vous m'avez dit que vous étiez à CHRC maintenant ?— Oui.Je fais partie du programme "Encyclopédie Lévisienne.” Je chante en solo au commencement de l’émission, puis en duo avec André Serval surnommé là-bas )e "Charles Trenet” canadien .m’a permis de me faire un nom dans le monde radiophonique.J’ai toujours eu assez d'ouvrage depuis.— Ayant fait du théâtre, comme vous êtes chanteuse, vous avez dû faire aussi de l’opérette.Je ne me trompe pas ?— En effet.J’ai joué et je joue encore assez souvent.Je suis pensionnaire du Conservatoire National de Musique, sous la direction du docteur J.-E.Rousseau .— Mademoiselle Marthe Lapointe doit être du Conservatoire elle aussi ?— Oui.Ainsi que monsieur Charles-Emile Brodeur.— Tiens, un ami à moi.— Vous le connaissez 7 — Beaucoup.C’est un très bon interprète d’opérette.— Ah ! oui .— Ce ne sont pas là toutes vos activités ?— Non.A part la radio et le théâtre, je suis sténographe .— Diable ! quelle femme occupée .— Je le suis, mais j'adore çà.Ne me parlez pas de rester inactive.Ce n’est pas dans ma nature.— Il ne doit pas vous rester grand temps à accorder à votre amoureux.— Je n’en ai pas.— Voilà qui est bien parlé.En somme, vos projets d’avenir sont de faire de la radio, du théâtre et au bout de çà, de convoler.LA BIÈRE DE BON GOÛT A Rafraîchissante.,.mûrie à point.pure et saine Nous avons eu de la “visite PAULETTE DE COURVAL Montréal comptait parmi ses Yisiteurs, en fin de semaine, une gentille petite artiste venant de Québec .Mademoiselle Paulette de Courrai.Je fus chargé par la direction de RADIOMONDE, d'interviewer cette charmante chanteuse .J'acquiesçai avec grand plaisir.Rendez-vous fut pris et samedi dernier je rencontrai mademoiselle de Courval.* * * — Bonjour mademoiselle.Qu’est-ce que vous êtes venue faire 1 Montréal.Ah! mais pardon.Ma question est sans doute indiscrète .Et surtout posée de cette manière .¦—Vous n’êtes pas indiscret du tout .Je suis en promenade chez mon amie Lucille Dumont.Je suis venue en “week end” quoi.— Vous aimez notre ville 7 — Beaucoup .— Est-ce plus froid que Québec ?— Non, mais c’est plus humide.Je suis transpercée .Surtout moi qu< ne suis pas habituée à ce climat .— Vous êtes née à Québec ?— Ça se voit 7 — Un peut à votre manière de parier.Vous avez l'accent.Notre accompagnatrice est mademoiselle Juliette Croteau.J’aime beaucoup travailler âvec elle ét je suis heureuse de lui rendre hommage .C’est une précieuse collaboratrice et j’aimerai toujours travailler avec elle .— Elle est une excellente camarade à ce que je vois ?— On ne peut trouver mieux.—- Maintenant dites-moi 7 Faites-vous exclusivement du chant 7 — Mais non.Je fais de la comédie assez souvent.J’ai joué sur la scène, au Palais Montcalm, sous la direction de monsieur René Arthur.Notamment dans la désopilante pièce : "Mon Bébé .’’ — Elle est très drôle en effet.— A la Radio, je fais souvent partie du "Théâtre chez soi” à CKCV.J’ai un rôle dans le “Restaurant de la gaieté” à CHRC.Je suis aussi membre de "l’Heure Gaspésienne .’’ — Vous avez été longtemps à CKCV ?— Près d’un an et demie.— Quel fut votre premier grand succès à la Radio ?— Ce fut mon interprétation de la chanson de Mireille : “Les Trois Gendarmes.” C’est cette pièce qui — Oui mais pas trop tôt.— Je pari que vous êtes sportive.— Beaucoup.Je suis une fervente du ski, patin, tennis et natation.— Et naturellement vous adorez la musique ?— Surtout celle de Strauss.— En terminant auriez-vous quelque chose que vous aimeriez me faire dire 7 — Oui.Je remercie le journal "RADIOMONDE” qui vient d’être si gentil pour moi, en vous permettant de m’interviewer.Je remercie mon amie Lucille pour la belle réception qu’elle m’a ménagée en votre ville.Je garderai toujours un très bon souvenir de Montréal et de ses artistes .— Le plaisir de vous recevoir est pour nous, mademoiselle .Mais vous savez que le grand Bal des Artistes de la Radio est à la veille d’avoir lieu .Est-ce que nous pourrons vous compter parmi les nôtres.— A quelle date déjà ce bal ?— Le 6 février (mardi gras.) Nous y invitons les artistes de Québec ainsi que ceux de tous les grands centres radiophoniques de notre province .— Je sais qu’à Québec, il y en a qui se proposent de venir____ — Nous les recevrons avec joie .Personne ne regrettera son voyage, soyez-en assurée .— Je vous remercie monsieur Gagnon .Sur ce, je vous rends votre liberté.Vous devez avoir encore plusieurs choses à voir à Montréal.Amusez-vous bien .Marcel GAGNON Kadiomonde est édité par les publications Radio Limitée, Hôtel Ford.PL.3858 Montréal et imprimé par la Cie de Publication La Patrie.Limitée, 180 est, Sainte-Catherine, Montréal.La Marraine de* “Don Juan’ - Madame JEANNE FRKV, courriériste de l’air, à CK AC, “Marraine*’ pour les artistes, que Jean I^alonde vient à son tour de choisir comme “Marraine” de son club “Les Don Juans.” PAGE 2 # Kadiomonde % 13 JANVIER 1940 Rédaction et Administration 868, Hôtel Ford MONTREAL Téléphone : Pl.ateau 3 8 5 8 Publié toute» le» semaine» ABONNEMENT $2.00 PAR AN Le seul périodique exclusivement consacré aux Artistes de la Radio ¦- 1.- .1 'V VOL.II NUMERO l« 13 JANVIER 1810 EDITION FINALE Réxligé en collaboration Cinq sou» le numéro Victoire!.L’Heure Provinciale revivra.A propos de l’Heure Provinciale C’est chose faite! L'Heure Provinciale revient en onde*! Nos lecteurs comprendront aisément la joie qui est nôtre, depuis que l’iionorable premier-ministre «le cette province en a donne l’assurance à la délégation de Radiomonde, à l'entrevue tie lundi matin.En effet, depuis déjà plusieurs mois, une série d'articles a été publiée dans ce journal, demandant respectueusement au nouveau gouvernement de réinstaller cette initiative radiophonique.Nous usons croire que nos efforts n’ont pas été vains, que notre appel a été entendu, et que les articles qui ont figuré dans cette publication y sont pour quelque chose dans la décision de M.Godbout et de ses collègues à la Législature.Radiomonde avait épousé la cause des artistes de la radio, ainsi que celle de tous les auditeurs du Québec.Et cette cause, Radiomonde l'a défendue énergiquement, vigoureusement, n'épargnant aucune peine, aucun effort, pour que ses désirs se réalisent.Nous avons, au cours de notre campagne, attiré l’attention de nos gouvernants sur la nécessité de cette réinstallation.Il est inutile de revenir sur les points que nous soulignions, sur l’exposé de la nécessité qu il y avait, pour la Province, de commencer une nouvelle série de diffusions.Nous avons fait valoir les avantages que notre pays en retirerait, aux points de vue de propagande et de publicité.Qu'il nous suffise de dire que nous sommes contents de la décision de M.Godbout et «le ses ministres, à qui, au nom do artistes, au nom de tous les radioplules du Québec et en notre nom, nous exprimons notre gratitude et nos remerciements.M.Godbout a officiellement annoncé à la délégation de Radiomonde que l’initiative gouvernementale reprendrait en mai prochain.Il a ajouté que deux émissions d une demi-heure chacune serait diffusées hebdomadairement.“La demi-heure artistique «lu gouvernement «le Québec, a-t-il dit.sera la meilleur»* du réseau canadien.’' Le chef du cabinet provincial a mentionne aussi que l’autre demi-heure donnerait aux amateure de la province l’occasion de se faire entendre.Bref, voilà qui augure bien.Nous formulons le voeu que c«*s prédictions se réalisent à la lettre, et nous osons croire «pie h* titulaire «le cette nouvelle série d’émissions soit à la hauteur, qu'il puisse donner au public radiophile «le cette province tout c«* qu’on s'attend de lui.Sa nomination relève naturellement de M.Godbout lui-même, et nous avons l'assurance qu’en cette occurrence il saura, selon son habitude, procéder a un choix judicieux.La délégation de Radiomonde rencontre le Premier Ministre.— Présentation de Me E.Phaneuf' — Le président de l'AFRA parle au nom des artistes.Roy Malouin cultive le calem- bour.Entre deux émissions, un camarade lui faisait remarquer, l’autre matin, que certain remède devait être très bon, parce qu’il était fabriqué par le Père Tous- saint.Roy, avec beaucoup d’esprit, d'ajouter : “La mère Picon, aussi.” ! * * * La version française de “My Prayer”, succès américain qui sera interprété demain soir à l’Heure des Vedettes, a été faite en collaboration 4>ar Jean Lalonde et Al Michel, ce dernier collaborateur à RADIOMONDE.* * * A propos de Jean Lalonde, nous avons su entre les branches que le sympathique Don Juan (tout lui réussit), devant les succès de son club de hockey, les Don Juans, négocie actuellement l’achat d’une femme.Est-ce pour l’entrainement d’été de ses joueurs, ou est-ce pour assurer au Don Juan, devenu vieux, une sénilité heureuse ?• * * Flavius Daniel, gérant du trafic à C K A C, suit des cours d'instruction militaire, ces jours-ci.Flavius a du reste l’étoffe d’un grand ’soldat.Comme disait défunt Napoléon, chaque soldat a dans sa giberne, son bâton de maréchal * H- * Au seul poste de la Presse, on compte déjà plusieurs aspirants militaires : Pierre Ranger, publiciste du poste, est également du C.O.T.C.Yves Bourassa, directeur des programmes, Arthur Berthiaume ont également fait du service.Soucieux de voir l'Heure Provinciale reprendre ses activités, le journal Radiomonde, de concert avec les artistes, demanda une entrevue à l’Honprable Premier Ministre, monsieur Adélard Godboit.Celui-ci reçut la délégation, lundi matin, le 8 janvier, à ses bureaux du Palais de Justice.Il lui fit un.très bon accueil.Plein d’aménité, il demanda quel était le but de cette visite.Le président de la Fédération des Artistes de la Radio, monsieur Edouard Baudry prit la parole et exposa à l’Hono-rable Premier Ministre, ce que les artistes attendaient de son gouvernement : “Je viens, au nom des Artistes de la Radio ainsi que des musiciens solliciter de votre ministère, la reprise de l'Heure Provinciale.Ce programme était un appoint précieux sur la classe artistique de la Province.De plus, il se doit d'exister pour l’excellente publicité qu’il fait au tourisme.Je demande à l’Honorable Premier Ministre de bien vouloir considérer notre demande et je le remercie d'avoir bien voulu nous recevoir”.L'Honorable monsieur Godbout répondit que la question avait été étu’diée et qu’il pouvait déjà nous assurer que l’Heure Provinciale revivrait.“Dès le début du mois de mai, elle sera de nouveau sur l'air, nous dit-il.Mais il a été décidé que la formule serait modifiée.Au lieu d’une émission d’une heure, il y en aura deux d’une demi-heure chacune.La première mettant en vedette les meilleurs artistes de la province et ceci sur un réseau national.La deuxième présentant aux radiophiles les talents nouveaux, les jeunes qui méritent une chance de se produire.” Monsieur Marcel Provost mit en relief tout ce qu’un programme du genre peut apporter à la provinca comme médium de publicité touristique, surtout depuis que la guerre empêche nos voisins d’aller vlstier l'Europe.Me Emery Phaneuf, un ami des artistes, appuya les dires de monsieur Provost et suggéra que des programmes soient enregistrés sur transcriptions électriques, puis envoyés dans les différentes stations radiophoniques des Etats-Unis et du Canada.Ces postes pourraient diffuser ces programmes à l'heure qui leur conviendrait et par ce moyen, notre province se ferait connaître beaucoup plus facilement et à uu coût relativement peu élevé.L’Honorable Premier Ministre répondit qu'il était prêt, avec son ministère, à prendre toutes les suggestions et à les étudier.Il veut faire de l'Heure Provinciale un programme qui, tout en aidant la classe artistique, rendra service à la province.Il ne veut rien négliger pour en assurer le succès.Les membres de la délégation remercièrent chaudement l’Honorablo Premier Ministre de la belle réception.qu'il leur avait ménagée.Avant de partir monsieur Provost demanda si monsieur Godbout aurait objection à se faire photographier avee les membbres de la délégation : “Mais non, dit-il, vous me semblez être du bon monde”.Les membres de la délégation furent présentés à l’Honorable monsieur Godbout par Me Emery Phaneuf.La délégation organisée par “Radiomond e se rend auprès de l’hon.Premier Ministre Nous ne connaissons évidemment pas encore les d«'*tails prt'cis «le la Nouvelle Heure Provinciale.Nous les communiquerons à nos lecteurs dès que nous les connaîtrons.Ce qui importe pour l'heure, c'est de savoir que nous avons en quelque sorte gagné notre point.Nous remercions en terminant ces brèves considérations.tous les lecteurs de notre journal qui ont envoyé à leur député provincial, selon notre suggestion, les articles «pie nous avons publiés au coure des trois derniers mois, saisissant ainsi le gouvernement de Tardent d«’>sir du publie et «les arlist»*s.Grâce à eux, grâce à l'appui de tous, notre campagne a obtenu un kiicciV complet.La DIRECTION LE BAL DES ARTISTES Plus que trois semaines pour le Grand Bal Annuel des AH 1st es.L'organisation bat son plein.Lundi dernier, lors d’une assemblée générale des différents comités, il a été décidé plusieurs choses intéressantes pour tous ceux qui seront au Windsor, le mardi gras.6 février prochain .Il a été annoncé que plusieurs artistes y viendraient arborant le costume de leur rôle principal à la Radio.Des invitations ont été lancées à différentes personnalités, notamment à Son Honneur le Maire de Montréal et au Secrétaire de la Province, l'honorable Henri Groulx.Nous sommes presque assurés, qu'ils accorderont leur distingué patronage à celte Fête Sociale.Le comité des attractions est en pourparlers avec les spectacles (floor chows) des meilleurs cabarets de la ville.Bon nombre d'entre eux ont déjà accepté de venir au Bal des Artistes.Nous aurons certainement encore plus d'adhésions d’ici quelques jours.Le comité de réception se prépare de son côté à r«*cevoir dignement et joyeusement ses invitÿs.Il ne néglige rien pour cela.Pour résumer, un excellent souper sera servi, des attractions de choix viendront vous égayer, des orchestres entraînants vous feront danser.Et pour couronner le tout.Miss Radio 1940 sera sacrée Souveraine.La présence de chacun sera le meilleur hommage à rendre à la très grande artiste qu'est Mme Mimi d'Estée.Le comité de la vente des billets s'est mis en branle et déjà les résultats sont des plus satisfaisants.Hâtez-vous donc de retenir vos billets pour être sûrs de pouvoir en avoir.Nous voulons a«issi vous aviser que chacun peut faire réserver sa table.Donc en foule pour le Bal paré, travesti et masqué des Artistes de la Radio.(Pour informations et réservations, adressez-vous à 1121 Ste-Catherine ouest, Chambre 205 ; HArbour 344 7).- } Dan» le groupe, nnu» remarquons en première rangée: Lucien Martin, violoniste virtuose; Maurlii» Mierle, chef d'orchestre bien connu; l’HonornMe Adélard Godbout, Me Emery Phaneuf, ua ami our.numéros, à partir de.Si/(né.52 numéros .$2.00 13 numéros .50 sous 26 “ .1.00 6 “ .30 sous N.B.—Faire remise par bon de poste ou mandat- poste seulement PAGE S Après l'agitation fiévreuse des fêtes.chacun reprend.sa petite rie.de tous les jours!.Notre Radio canadienne.après l’effervescence.des quinze derniers jours.revient.avec un grand soupir.de satisfaction.à sa routine établie.Nos postes se sont à merveille.acquittés de leur tâche.envers leurs auditeurs.Des programmes.très intéressants.amusants.récréatifs.reposants.ont alimenté agréablement .nos ondes.au cours de la quinzaine écoulée.Avec l’aide des grands réseaux américains .qui nous ont fourni.des émissions à grand spectacle.rendues possibles.par les sommes immenses.dont disposent ces réseaux.nos réseaux français.ont fait excellente figure! .Parmi le» émissions — que le Flâneur a le mieux goûtées.il convient de signaler., à CBF.la magnifique réalisation d’“Un Homme et son Péché”!!.Guy Mauffette.s'est surpassé!.Et l’auteur.Claude Henri Grignon .éerit manifestement .pour la radio!.lin texte merveilleusement souple.un réalisateur qui se donne.de toute son âme .à la tâche .des interprètes de tout premier ordre.ces trois facteurs .qui se complètent .communiquent à cette diffusion.un cachet .éminemment "radio”.l’émission de Noël.fut particulière-ment attachante .captivante.et le Flâneur.ne saurait .commencer la nouvelle année .sans saluer., au passage.cette réalisation dont .à juste titre .le poste français.de Radio-Canada.peut s'enorgueillir!.Pour l’année .dont nous avons déjà., goûté aux premiers jours .je souhaite.qu^Un Homme et son Péché”.de Valdombre.(Claude-Henri Grignon).connaisse une série.ininterrompue d'heureuses diffusions!.Bonne chance.également.à Mauffette.et aux artistes de l'émission!.Il est une autre émission.que le Flâneur a particulièrement appréciée.Elle noue est venue du poste de "La Presse”.le toujours populaire CKAC.SOUS la rubrique.“Revue 1939’’.Il ne s’agit pas d'une revue.d’actualité.ni des événements de l’année écoulée.mais plutôt.d’une sorte de parade.des programmes de CKAC.au cours de laquelle ont tour à tour défilé.au micro.les artistes les réalisateurs.les auteurs .des plus importants programmes.qui forment le menu quotidien de CKAC.Agencée avec goût et bonheur.cette Revue 1939.de CKAC.fut des plus agréables.à entendre!.Tous les réalisateurs, .furent appelés.à bâtir un texte de cinq minutes.autour de chacune de leurs émissions.et d’y faine figurer.les principaux artistes.qu’ils emploient!.La formule a été admirablement comprise.et exploitée avec succès.Au point de vue technique.ce fut une réussite complète.car, U faut vous dire.que cette Revue était enregistrée sur disque.afin de permettre.à ses animateurs.de profiter.au sein de leurs familles.du Premier de l’An.La qualité impeccable.des enregistrements.n’a pas peu contribué.au succès de cette initiative.Chaque cinq minutes.succédait à l’autre.dans un enchaînement.irréprochable .et l’on peut dire.à la vérité.que “Revue 1939”.marque une des plus heureuses Initiatives.auxquelles nous ait habitués .le poste CKAC .Au cours de cette Revue .deux réalisateurs .ont été mis en relief .par le nombre .et la haute qualité.de leurs programmes.Messieurs PAUL L’ANGLAIS .et WILFRID CH ARLAN D ! .PAUL L'ANGLAIS .surtout .se distingue.par l’envergure et la tenue., des diffusions qu'il dirige.Ce diable d’homme.n’est pas content .de réaliser «es programmes .mais encore.Il rédige .adopte lui-même ses textes .ou y collabore.et par-dessus tout .homme d’action inlassable .il vend ses projets!.Son activité., ne connaît de relâche.son bureau est une véritable ruche.où tout bourdonne.et s’agite.dans un travail fécond.Bravo, PAUL L’ANGLAIS!!.Le Flâneur formule ici le voeu.que 1940 vous apporte de nouveaux et d’aussi excellents programmes!.Un autre réalisateur., dont les diffusions.connaissent longue vie.sur nos ondes .c’est WILFRID CHARLAND.On le connaît surtout .pour !e travail admirable.qu’il accomplit.dans la mise en ondes .de cette émission., unique en son genre:.“Grande Soeur".WILFRID CHARLAND.fait montre.d un flair remarquable.pour la distribution., .des personnages .dans ses sketchs.Une paüence à toute épreuve.un métier sûr.alliés à une conscience professionnelle intègre .à une loyauté solide.lui ont valu tout récemment.une importante promotion à l'Agence Whitehall, dont tous se sont réjouis!.Réalisateur de plusieurs autres programmes .la plupart.diffusés, par le "truchement” de groupes de postes .CHARLAND nous promet pour 1940 .des surprises agréables! Le Flâneur adresse à WILFRID CHARLAND avec l’expression .de ses plus vives félicitations.le souhait .que se concrétisent .dans un avenir rapproché.les projeta qu’il a sur le métier!.Et une fois nouvelle.le Flàneu*adresse à tous ses lecteurs et à scs confrères .le Rôdeur., .le Souffleur.et les autres.ses voeux les meilleurs et les plus chaleureux! LE FLANEUR.SPECIALISTE EN BEAUTÉ LE SEUL DE SON GENRE ICI A MONTREAL suppression des RIDES ACNE PORES OUVERTES (raltfimint non chirurgical IHMiP le rajeunlHM»inei»t de la flfiire et développement «t raffermissement de la poitrine.SPECIAL $*| jn traitement des PELLICULES CHUTE DES CHEVEUX nouveau traitement scientifique pour éliminer tous res .trouble* et pour redonner la par traitement vi« a vo« cheveux.POILS SUPERFLUS; vernie, grain de beauté, tête blanche, tatouage enlevés pour toujours; ouvrage garantie.INSTITUT DE BEAUTE NATURELLE Tel.: LA.9771 1J9Ü, S te-Catherine O.Suite 407 produit vendu pour trnltenieent par vuna-même al désiré.PAGE 6 “ECRIS-MOI” (SCKIM Ml) .d&thdïcnwowte.Le Grand Frère Marcel nous est revenu au beau milieu des Fêtes.Nous avions invité les radiophiles et particulièrement les lecteurs de Radiomonde à lui écrire.Naturellement, le brouhaha de Noël et du Jour de l’An a comblé et peut-être surchargé les loisirs de tous et chacun.Le seul courrier qui semblait prévaloir était celui des cartes de souhaits.Cependant le Grand Frère Marcel a reçu quelques lettres auxquelles il s'empresse de répondre.Il est bien entendu que ces questions posées au Grand Frère Marcel, peuvent se rapporter à toutes les sphères, et toucher à tous les domaines.Il s’attend surtout au questionnaire des jeunes qui voudraient lui demander ses conseils, ce qu’il s’empressera de faire avec le plus grand empressement.Et voici, le Grand Frère Marcel, qui ouvre quelques-unes des lettres reçues dans le courrier de ces derniers jours.MARIETTE LA RIVEE, du boulevard Lsule.demande pourquoi le jour de Noël semble être une plus grande fête pour les Anglais, que pour les Canadiens.R.—C’est là une tradition qui remonte à plusieurs années.Il est vrai que Noël est aussi une grande fête pour les Canadiens, mais c’est plutôt une fête religieuse où il ne faut pas perdre de vue la Naissance de Jésus à Bethléem.Quant au Jour de l’An, c’est plutôt fête familiale chez les nôtres.— Autrefois, nos familles ne vivaient pas dans les conciergeries, comme aujour- Par Paul GELIJAAS Le jeune premier par excellence 10 ii 11 13 14 I n i i 3 1 1 i i 5 n 6 n 7 n X n 9 ft 10 n 12 IS LJ 14 1 i i i U u 11 u i i i ! 1 «ar^ SS» i i i HZ i rr m 1 n r i i i ?i i i m: ! ! 1 i i i i i sm ?SD n 1 1 1 ! 1 i i i j n n r fgtm v—^ r Êm U IJ U i Il i i i 1 ! SW ?S! ! rr 1 j 1 ! rr 1 w n LU _ « c r n ?u u LJ LJ 1 n n r \ MO emomz 1 i i \ i m n n i ?n 1 1 1 1 ! 1 m j \ i i i i i i i ri n 1 i I 1 ! ! 5! i 1 i i i i i j J j j RH J ?3 n i j ü HOIt I7-ON TA LEMEST 2—Mot que l'annonceur emplois _ .___souvent dans son programme ils 1~p*rt«n*,rf de Frldolin da"a Rue Trine pale — Port de Finlande.- .a.3_Quatr£ lettres de -HOSTILE’ —¦ Le premier mot du Programma dans lequel II fait le sergent B< >B GENDKON — Marquai, pris note, •I—Chef-lieu de canton (Alpes Ms d’hui.La population était moins Le Train de Plaisir — Le rôle qu'il dense et plus espacée II faut tenir ^L^’r^ablU les’forces, compte aussi des familles nombreu- *_prénom féminin — Qui se rap ses d'autrefois.Et c’est au Jour porte aux alcalis (sauf 2e lettre).^ de l’An que toute la parenté se , 4—Parles avec le nez bouché rnimesT—‘Point cardinalActTôn réunissait pour les veillées, les re- premiere lettre) Archipel lancer avec une arme.P^3 coPieu* qu avait precedes la 5—La moitié d'une tige — Article Bénédiction du Jour de l’An.Voilà simple — Anagramme de TA- en résumé quelques notes qui je RANTE.pense répondront à votre question.?I.PraWu^omf - ^voyelle.Merci de vos bons souhaits et re- de DOREE.venez-moi.8—Gros nuages épais — Prénom - féminin anglais.JEAN ARTHUR MAROIS, rue 9—Consonnes Jumelles — Pronom DHaroche, demande si.une fois "^ToUonTde'Veiftramer que la television sera arrivée, il se- 11—Ville de Prusse — Pronom, ra possible de voir les parties de 17—Couvrent de lattes — Terre hockey sans avoir à se déranger *raRa p„e amena Monique * Joan ,e sujet sur un autre point que le sien.~,Ca’ pour etre net.c’est net.Blanche, leurs.Après le mariage, vous serez libre dan8 ses füets; sans pitié et sans pudeur —J'anticipais beaucoup, chers beaux-frè- a'ajn8m.ü.le’ e ea ouJou,s une mop ans p de faire ce qui vous plaira.Vous resterez elle mit au mieux son intelligence indmia- res.cette rencontre.Aussi, permettez-moi ' Ici ou vous irez ailleurs, à votre gré.Ce ble et sa beauté pour plaire au jeune hora- de vous dire tout le plaisir que j’ai ce soir C’est ce qu Edouard ma dit.Les meu- n sera pas moi qui viendrai vous ennuyer.me.Naïf- Peu Préparé encore aux roueries à vous voir ici autour de moi quand j’ai bles' 103 Pinchers reluisent.® .du monde, le jeune annonceur se laissa espéré si longtemps.—Certain! «a.vous ne mentez pas a ect on que je prendre pieds et poings nés aux yeux char- Et Yvette Tremblay s’en prit sans tarder —Pis, parlez-moi donc de la cuisine de Vous portais.J étais sincere et vous ne n,curs d’Yvette.Sottement, il perdit la à Albert Richard, car Joseph avait déjà votre femme.On m’a dit qu'y en avait m'avez pas comprise.Vous avez posé à la tête, oublia son affection pour sa cousine d0nné, lui, ses preuves de bonne volonté pas deux comme elle pour faire les tartes.— martyre, vous avez fui la maison de vos et ne se reprit que quand il anaiysa tout vis-à-vis elle.Bonne joueuse, elle manoeu- ______Ah!.Blanche, elle fait ben ça.ça grands-parents qui vous aimaient pour vous le mal fait * Monique.Elle non plus ne vrait Iea pions d-après un plan depuis plu- c’ost vrai ! s e connaissait rien des detours du coeur, de ojp1lrq mn « ptndîé .trouver une situation inférieure.Une ser- rintri dcg da s dc ramour Et> son Ji etuaie._ Si j’osais, j’vous demanderais quelque , , ._______ , ».rni« t il ,, ,1, —Monsieur Albert, enfin je vous vois de chose _______ vante!.Une servante!.La fille amour pour Jean, elle ne se 1 avoua intime- .T ., .J .c oae- _ ,., .près.Je vais vous faire une petite confi- d’Edouard Richard une servante!.Petite ment que quand elle le vit menace.dence.N’écoutez pas, vous autres vilains “ Dcmandcz to"jollr3 ~ sotte! .On m’accuse d’être originale, mais Piteux de ses gaucheries de la veill,,.de curicux.Figurez-vous que je suis allée —Pensez-vous quelle voudrait m envoyer moi je n’ai jamris poussé si loin l’origina- son enthousiasme premier et irraisonné bien souvent à votre magasin, non pas dans une dc 3ea tarles ?IUP- Moi te n ioue nas les ingénues de pOUr Yvette Tromblay- maia surtout mal- le but d’y acheter quoi que ce soit.- Ben certain ! Aimez-vous ça ?lite! Moi, je np joue pas les ingenues ae heurpux de rattitude de Monique à son ____, ___7 mélodrames ! égard, il tenta comme il put de panser la *— Madame ! plaie tout en sondant le sentiment exact _ .__i_}.qu’il devinait maintenant chez la jeune fille, %— Oui, vous n êtres qu une petite actrice ^ J Albert parut intéressé.— Si j’aime ça — m’en parlez pas ! Y a •an- même en avoir dc talent! Seule votre —Cette femme fait caricature, se défen-méchanceté vous a conduite, car vous êtes dit-il.Elle manque totalement de mesu- laree' aPPna.T'A A unir neo rv> a i rn rum fit m'n 'mnn mie -Pourquoi alors, demanda-t-il courtoise- ben des chosos ^ i'aime- Pis ^ui |e l"an«« pas.les tourquieres, par exemple, le ragoût de pattes.ment.Yvette Tremblay le dévisagea d'un sourire asseintelligente, pour avoir compris toutes re.Avoir osé me dire que tu m aimes, que les réactions que votre fugue amènerait, tu ®s jalouse, toi Monique.Oh! Ça c’est ¦st-ce pas?.On vous voit fuir, on se du ! •; • * quelque chose de plus dit on persécute cette pauvre Monique.* — Je vous jure, Madame, que j^ suis bien au-dessus de tels procédés ! — Que vous le soyez ou non, il faut maintenant rebâtir ce que vous avez détruit : l’opinion publique à mon égard, et ce ne sera pas une chose facile ! Il va falloir mentir.Je vous sourirai, je serai charman- moi> ^ te quand nous sortirons ensemble.Je vous demanderai, de votre côté, de jouer la même .comédie à votre père.Vous lui dites que 3® aime.sot, de plus?.Monique fit une moue curieuse.— Ah!.Tu.trouves?— Enfin, nous sommes de bons copains.— Oui., Oui., surtout moi ! Jean feignit un ton offensé : — Comment toi ?.Veux-tu insinuer que — Aimez-vous le ragoût de pattes ?— Certain, avec des boulettes, ea c’est bon!.L’eau m’en vient à la bouche! — Ça me surprend ! — Qu’est-ce qui vous surprend ?— J’pensais pas ça d’vous ! — Vous m’eonnaissiez pas comme j® — Pour vous voir.seulement! — Vous me flattez beaucoup, Madame ! — Non, non !.Ce n’est pas du tout mon idée, mais, vous savez une femme ne peut pas demeurer insensible à.je dirais une silhouette, une prestance comme la vôtre.Albert Richard ne put retenir un sourire suis .On conte ben des affaires sur moi, de satisfaction.mais vous verrez ça, on va être amis avant — Mon Dieu!.La nature a peut-être longtemps.Pis, dans la construction, là, été un peu généreuse pour moi.pensez-vous que j’connais pas ça .— Généreuse?.Elle vous a comblé! — Vous connaissez la construction ?-Oh non, mais je n’aime pas qu’on dise Vous êtes >oU Sal«on- c’est indéniable et ce -Pas rien qu’un peu, aye ! J’ai des pro- que ce que vous avez du faire de victi- prietes moi ! Je fais administrer ça par une mes.Je dois vous avouer que moi-même, vous avez surmonté les préventions que Monique détourna son regard de ^celui de j>aj bien souvent.Oh!.non, non,.vous aviez à mon égard et que vous êtes son cousin et celui-ci ne put s empocher de je no8p pas vous ]p djre.Mais soyez bien remarquer un flux vermeille aux joues de pPrsuadé que jp sui3 bien heureuse d’entrer sa cousine.— Monique.Pourquoi ne veux-tu pas me dire cela dans les yeux ?.Il prit les mains de la jeune fille dans les ^ siennes.Tous deux restèrent un instant sans et'‘j“^ diplômatîë dVvëuc' 'comme'"par se parler.Us ne 1 auraient pu.Ln émoi pnlln Hp wnt rnmmp mn fr;,rp immense les tenait là comme figés l’un vis-à-vis de l’autre.Un flot de pensées, de — C’est vous qui avez rendu tout cela in- mots, de joie sans nom déferlait par tout ¦Impensable.Vous avez compliqué la situa- leur être qu’ils ne savaient plus contrôler, tion Nous avons chacune nos torts.J’ad- dont ils subissait la poussée avec d’autant iRWts les miens.Je vais essayer de nie mon- plus de délice qu’ils n’en avaient jamais trer plus normale dans le sens où vous l’en- soupçonné jusque-là la force, tendez Essayez, de votre côté, de vous instinctivement, les doigts tremblants de que I’h?nne'ete naïve de son affection pour montrer le moins désagréable que vous le Jean attirèrent ceux de Monique.Elle ne e°” frè™ Edouard.A son point de vue, pourrez, à mon égard — voilà.Est-ce que sut ou np voulut pas résister à leur muet c etait bipn triste de voir Edouard épouser ce petit traité de conciliation vous agrée?appci, et s’écrasa contre la poitrine du jeu- un€ femmc comme à vette.Monique tenta de cacher une moue rési- ne homme.heureuse de son prochain mariage.— Il ne me croira pas.-—Peut-être! Mais comme, au fond, il ne demande pas mieux que de vous croire, vous lui ferez plaisir en insistant à vouloir jouer ce rôle.— Croyez-vous que tout cela soit bien né- cossaire ?société de fiducie.— Vous me dites que vous avez des propriétés ?— Ben certain! J’ai 48 logements.Me» bâtisses sont claires d’hpothèques.— Vous me dites pas ! dans votre famille.—Ce sera un très grand honneur pour nous croyez-le bien.— Y en a qui auraient besoin le repara- A bert s était laisse emporter par la beaute Uon .c.cst Ia société qui voit à Pa mai, la diplomatie d Yvette comme par un falmcra„ bpn mieux avoir un 1>on contrecoup de vent Comme son frere Edouard, teur , 8>pn occupprait.comme Joseph, Henri, Jeannette et Geor giana.— Un contracteur qui connaîtrait son „ ., , ., , affaire vous sauverait dc l’argent, c’est ben Stanislas, lui, qui n avait pas reçu une certajn éducation aussi soignée que celle de ses frères, n’apportait à l’étude du problème familial que sa logique de brave homme, gnee — Oui Madame.— C’est un oui sincère ?— Oui.Madame.Il aurait bien voulu faire quelque chose pour prévenir cela, mai3 dans l’atmosphère d’un cocktail Il avait fallu que 1 orage s abatte sur m0ndain, vis-à-vis ces ‘‘manières” et ce leurs existences pour que Jean et Monique 8Iîobi8îne qui débutaient les mots de son se comprennent.gros bon sens avant même qu’il n’eusse Ça, ce n’était pas dans les prévisions tenté de les placer, 11 se sentit décontcnan- nistrc ?— Pis, à c’t’heure que je vas marier Edouard, ça va nous faire à nous doux, un lot de propriétés.Il a au moins cent logements, Edouard.— — Ben .il a au moins ça.— — Avec les miens, ça va faire 150.— — Ça fait ben d’i’ouvrage pour tenir ça en ordre.— — Ça fait trop d’ouvrage.— —Oui?.- mais c’est pas lui qui s’admi- .d’Yvette Tremblay.Elle ne sut pas cette cé défait d’avance être ^queTc vais vous dire pour éclairer quelque" ch^dans" le^regard^de Y^rrcMy011'^ “ qU’aVait votre religion en ce qui me concerne.J ai Moniqup ^ jour3 8uivants.elle devina que Yvctte T,Cmblay’ 28 ans, j’ai de la fortune et je n épousé pas fu,e d Edouard avait Ragné cette pre- EII« laisaa Albert, ennemi trop facile, votre père par interet.Dc plus, j ai la.pré- m,.partle et devenait un ennemi encore Pour entreprendre le duel avec Stanislas, tention d’etre une honnete femme.Alors, pIus dangereUx pour elle parcequ’elle con- Pour Ie mettre plus à l’aise, elle lui parla naîtrait un peu mieux le terrain sur lequel dans son vocabulaire religion 28 ans, j’ai de la fortune et je n’épouse pas ré- .r.s‘ plus dangereux pour elle pareequ concluez ! Vous serez a meme de voir par la naîtraa un pPU nlicux •uite.qu’il y a beaucoup plus de calomnies toutes d0ux entraipnt que de vérités dans tout ce que 1 on me reproche.C’est tout ce que j’avais à vous dire.— Non., c’est la société.— — Oui.Si j’pouvais pogner des contrats à la société .c'cst malaisé d’entrer dans ces grandes administrations-la .Y-z-ont leu-z-hommes .— Y-z-ont lcu-z-hommes, c’est correct, mais y-z-aiment ben aussi accommoder leuis — Vous avez d’iair gêné, Stanislas, lui clients.Si Edouard et.moé, on voulait Pour détourner l’attention de sa rivale, «lissa-t-elle à l’oreille.Un autre petit avantager quelqu’un de la famille .Yvette entreprit alors de conquérir ses au- verre?—Ben certain.y pourraient pas vous très adversaires, les frères de son fiancé.Le sourire de la jeune femme, son atti- r fuser.Mais ce coeur à coeur avec sa future belle- jç]jP avait manqué un peu son premier essai tude engageante mirent Stanislas plus à —Pis dans ces compagnies-là, c’est l’pre- flllc ne suffisait pas à Yvette Tremblay.Ce avec je cousin Jean, mais les lois de la l’aise.mier contrat qu’est dur à pogner .les n’était là que diplomatie pour la femme moyenne lui avaient prouvé jusque-là que, u passa Sa large main d’un travers à l’au- autres viennent tout seuls aptes .erguoilleiise.Pour la femme amouieuse, daas son cas à rlle du moins, l’homme se tre de ja bouche comme pour la préparer —Certain .Moé, ça fait vingt an3 que tl y avait plus à entreprendre — la revan- gagnait neuf fois sur dix.à bien s’exprimer.j’essaye d’y rentrer.J’ai jamais eu ma cbe ' Et c'est par chacun son faible qu'elle vou- _______J’vas vous dire! J’sus pas ben accou- chance.j’ai fait des soumissions mais Revanche contre Monique, la rivale, lut approcher les Richard.Joseph, elle s’en tumé a fréquenter les salons.Moé, j’sus à J®8 I-amarre était moins chérant que moé, d'abord.Revanche contre la famille est fait un ami dès sa première entrevue en mon affairc que sur les chantiers, avec mes c’est lui qu'a eu l’eontrat.Ben vous savez d’Bdouard, son fiancé.vantant son esprit et son élégance; lui Ça Yvette Tremblay y pépenscra le reste 1 aîné, il a grand^ influence sur '.es autres de sa vie, s’il le faut, car pour son âme for- 51 l’aidera dorénavant.Mais c’est maintenant d'Albert, Stanislas et Lucien aont elle veut s’attirer l’estime.C'est pourquoi elle a demandé à Edouard de présider chaque soir à un petit cocktail intimp chez lui.hommes et mes chevaux.qu'y vit avec ça depuis vingt ans ! Si Montréal, CBV, Québec et CBJ, Chicoutimi.“Vie dc Famille” est Irradié tous les coude dc son futur beau-frère.— On voit tout dc suite que vous êtes un homme d'action.— Oh ! moé, à vous parler franc, j'ressem-Elle amènera graduellement toute la famille, ble pas beaucoup à mes frères.C'est des Elle y invitera aussi encore Jean Richard.Messieurs eux autres.moé.Car, elle n’est pas femme à se dire vaincu^ —Vous êtes resté beaucoup plus vrai, devant un premier échec.Et Monique n’est vous ! Savez-vous que j’aime, moi aussi, par- Yvette passa son bras blanc autour du J'P0.uvais un contrat, ça irait ben après pour les autres ! — J'm’a en parler à Edouard.— C'est-tu vrai ?— Certain — j'm'a y en parler à soir.— Ben.si vous faites ça, vous, là, vous verrez qu'vous aurez pas affaire à un ingrat.A SUIVRE LA SEMAINE PROCHAINE) •13 JANVIER 19)tU Radiomonde PAGE 9 Qioquis Aadlophoniques .1 Radio-Canada J EDOUARD BAUDRY C’est uh auteur heureux.Depuis l’“Oeil en Coulisse”, que de chemin parcouru ! à l'époque où avenir brillant au journaliste qu’il ne voulait plus être.Il entra donc dans le métier rail i/oiut rtl Baudty, débutant dans le diaphonique.Et la chance le favo-journalisme (il y a de cela, mon Dieu !.mettons quin;e ans et n’en parlons plus d cette époque, dis-je, le ".Matou Botté” était florissant.le "Matou Botté”, le premier de nos cabarets français.Et risa aussitôt.A peine était-il lancé dans la publicité des ondes qu’il décrochait l'un des plus beaux contrats de la radio: "Lui Rue Principale".Dés lors, il ouvrit sa propre agen- certain soir, autour d'une table, ce.Et il ne voulut pas dormir sur rD'oeil en coulissefut fondé.de si beaux lauriers.Il se prodi-L’“Oeil en Coulisse" était une pu- yua dans tous les postes, avec blication de grand luxe, une revue beaucoup de sens pratique et d’in-des spectacles., .Edouard Baudry y fournissait une copie abondante et teUx9ence.variée, partageant cet insigne hon- 8ea succès à la radio ne se comp-ntur avec Henri Letondal, Paul de tent plus.Et son dernier né.Saint-Georges, et l’auteur de cet article ( Vir, en d’autres termes).Le directeur de la revue était Marcel Piovost, celui-hl même qui a mis au monde.Radiomonde ! Edouard Baudry avait commencé dans les bpciclettes (les Six jours), il avait continué avec V'Oeil en Coulisse" et les "comptes de Perrault” n’avaient pour lui aucun secret.Il fit un stage important à “L’heure des Vedettes”, en est la preuve.Il a deux prédilections : Juliette Béliveau, il t’a eut toute cuite (si l’on peut dire), Roland Bédard, il l’a façonné à sa fantaisie.Et il est très fier de ses deux trouvailles.L’habitude du journalisme lui a donné de mauvaises habitudes.C'est “Sur les Boulevards” et “Scenes de Cantine” Changements à noter RADIOMONDE annonçait la semaine dernière une nouvelle série d'émissions sous la rubrique “Scènes de Cantine" qui devaient passer le vendredi soir à 9 h.30.Afin de laisser cette unité de temps à la disposition des nouveaux commanditaires de l’émission "SUR LES BOULEVARDS", les fabricants des comprimés Aspirin Bayer, les "SCENES DE CANTINE" ont été fixées au samedi à 8 heures du soir, à partir du 13 janvier.SUR LES BOULEVARDS Cette demi-heure hebdomadaire empreinte d’une gaité toute parisienne était diffusée le lundi soir de 8 h.30 à 9 heures.A partir du vendredi, 12 janvier, les auditeurs de Radio-Canada pourront écouter l'émission "SUR LES BOULEVARDS” tous les vendredis de 9 h.30 à 10 heures.Les vedettes qui, depuis près d’un an, participent à l'émission sont la charmante Lucienne Delval, contralto, et l’exubérant José Dela-querrière, ténor ; avec le quatuor des Boulevardiers, et accompagnés par l'orchestre d’André Durieux, ils interprètent ies plus populares refrains de Paris.A l’avenir, ils ajouteront au programme quelques grands succès américains, chantés toutefois à la mode de Paris.“SUR LES BOULEVARDS" est une réalisation de Lucien Thériault.SCENES DE CANTINE La Madelon (Marthe Nadeau), son aide Gourdineau (André Treich), le père Auguste (Louis-Philippe Hébert), le soldat Pinson (Georges Dufresne) et les musiciens de Maurice Durieux commenceront le samedi 13 janvier à 8 hrs du soir la série de leurs “SCENES DE CANTINE”.Ce sera un programme de variétés (chant, comédie, musique, drame), qui aura pour théâtre la cantine Baldavoine du père Auguste où trône La Madelon, la plus accorte des cantinières qui fait la joie du régiment.Le dialogue des “SCENES DE CANTINE” est dû à la plume de Georges Pétolas, le réalisateur de l'émission est Lucien Thériault.GISELE SCI1MITI), la nouvelle flamme de Frtdolin, dans le Train de Plaisir.GhMxJIqaî?(Sojas Çs'asc&HSeute E3 SANS RONDIN NI ENCENSOIR! la "Patrie’’, s’affirmant tour à tour aia.vi qu’il adore attendre la "dead reporter, critique cinématographique, dramatique et musical.Cet apprentissage journalistique devait en faire un publiciste.Des lors, il se lance dans cette carrière lucrative.Très adroit, doué d'une grande rapidité d'exécution, tenace tt travailleur, il brise tous les obstacles.Il devina que la radio offrait un -MADAME PRINTEMPS- fcotiffrirf J*ul npprlja à Kuérir feu coeur* bri*c«.J'nl fnit «le fort»-* éludm nvee le* pro-fl>*«eur* hindou*, ,1e miiIm In Meule qui peut nMMécher ton InrmeM.< «»nsu Itntlonn n r;i t u i te*.IfleureM de burenu: 0 hr*, a.ni.à 9 hra.p.tn.1894, Rachel Est.FA.1302 line”, travailler en manches de chemise, et encombrer son bureau de paperasses.Edouard Beaudry est un bon vivant, gai, souriant, optimiste.Il a ondelëf on dit.On dit qu’Olivier Carignan, ce prolixe écrivain radiophonique à qui l’on doit les Aventures de Robin Hood, est tout fier du succès qu’obtient Un homme et son pôché, le roman de Claude-Henri Grignon.On tient de source généralement bien informée que M.Carignan une passion pour les chiens, le ta- songe sérieusement à soumettre d bac noir et l’automobile.Il cherche un commanditaire son roman "Le à tirer de possible.Et homme heureux.gnan était l’auteur du "Marchand J'oubliais de vous dire qu’il pos- de Rêves" f sède «n très joli talent de corné- * * * dien.Et il chante finement le cou- dit T’a ?°?fe l°Cnh UH speaker qui donnait des nouvelles, plet humoristique.Demandez-lui de le lendemain de Noël à midi et nous interpréter “La petite char- demie, et se sentant probablement i automobile.Il cherche wmwrwnunuu e son roman ”L,e la vie le meilleur parti ™a'chan* ** rêves”, dont il reste j .® faire l adaptation radiophonique.Et la vie sourit à cet Au fait> mvait.on qu-olivier c’ri_ bonnière” 1 Ce portrait ne serait pas complet encore un peu fatigué des copieuses libations de la veille, se permit Le Rôdeur tient à assurer son lecteur.et ceux qui auraient quelque velléité de se joindre à lui, qu’il a pris pour 1940 les meilleures résolutions du monde.et les plus nombreuses! Cependant, il connaît sa faiblesse et prévoit ses défaillances.Il invite donc l’un et les autres à les lui pardonner tout de suite au cas la susdite faiblesse et les susdites défaillances viendraient en conflit avec lec résolutions qu’il a prises.A bon entendeur, salut! * * * Le nouvel an était à peine commencé que le Rôdeur voyait pénétrer dans sa cage une nouvelle frimousse.qui lui était jusqu’alors inconnue.il n’apprit que plus tard à qui appartenait tant de gentillesse habillée de tant de grâce.Le mercredi soir en effet, il était 8 h.30 et l’on terminait, à CBF, l’émission si amusante "LA RHUMBA DES RADIO-ROMANS’’, le Rôdeur entendit ce qui suit: .".parmi les interprètes qui participaient à cette émission, signalons la toute charmante Jeannine Sutto, une débutante (.de la radio) à qui nous souhaitons la plus cordiale bienvenue!’.Et voilà que le Rôdeur a trouvé un autre coeur où déposer ses souhaits du Nouvel An.Lorsqu'il rencontrera Jeannine Sutto, il lui souhaitera de remplir en 1940 les promesses que son talent laissait deviner aux auditeurs de la “Rhumba des Radio-Romans”.* * * Guy Mauffette avait à peine 25 ans et quelques minutes qu'il quittait Montréal à destination de New-York.dans le but de commencer sans doute le deuxième quart de siècle de son existence sur le “great white way”.Le réalisateur d’ "UN HOMME ET SON PECHE’’, de la “RHUMBA DES RADIO-ROMANS", de “CHOPIN à titre d’annonceur, “CHOPIN" et “CYRANO DE BERGERAC”.* * * A propos de “CHOPIN”., voici déjà trois mois que le Rôdeur avait parlé de cette réalisation de Mauffette.Eh! bien ça y est.: “CHOPIN" avec Guy dans le rôle titre, a inauguré samedi dernier la séria des évocations radiophoniques de Paul Gury Legouriadec.“CHOPIN’’ continuera samedi prochain, le 13 à 9 h.30.Ceci se passe à Radio-Canada.Comme Jean Sablon, le Rôdeur vous tire.sa révérence! LE ROMAN D’UN AMOUR Le nouveau directeur artistique des programmes au poste CHLP, M.Claude Sutton, connu par touts la province pour son talent d'artiste et d'organisateur vient (J'obtenir l'exclusivité du beau roman à suivre “Le roman d'un amour”, oeuvre CLAUDE SUTTON dramatique et sentimentale de Jean Bonnéry, l’auteur de “La Petite Flamme”, “Le Justicier”, "Le Bois des Loups" et “Le Drame du Pavillon”.____ L'interprétation hors pair mettra .et al., mérite bien que le Rôdeur en ver*s *a Place de Maurice Valiquette Madeleine, ea fille l’héroïne rêvée "Des hors-la-loi, comme vous, chers S,0"'"1*’ annonfeur d’“UN HOMME de tout roman qui se respecte; auditeurs.pardon ! .des hors- i .^ PECHE ’.et l’homme à douce, sentimentale, amoureuse.la-loi, comme vous le saves sans ** ,voix 8rave fit si bien les choses Pierre la mas, le jeune premier doute, chers auditeurs.— Te voilà bien mystérieux, fit-elle.Qu est-ce qui se passe ?La voiture avait encore ralenti.Elle faisait du vingt, tout au plus.— Tu le sais aussi bien que moi, ce qui se passe, répondit-il.Rien qu’à te voir l'air avec lequel tu poses cette question-là ! — Mais.je ne sais rien du tout.Comment veux-tu ?Il lui lança, de biais, un regard à la fois railleur et sceptique.— Te rappelles-tu, dit-il, quand Gaston a parlé de l'affaire de la bouteille de lait, tout-à-l heure; te rappelles-tu que j’ai dit qu'il valait mieux changer de conversation ?— Oui.Bob.oui, je me rappelle.— Puis te rappelles-tu aussi, que j’ai même failli citer un proverbe ?— Oui.“Rue Principale’’ est irradié tous les jours à 2 hres 1 5 par les postes CBF, CBV, Québec, CBJ, Chicoutimi et retransmis par CKAC à 5 hres 30 p.m.— Et ce proverbe, c’était : "Il ne faut pas parler de corde dans la maison d un pendu.— Il ne faut pas parler de corde.?— Oh ! évidemment, le proverbe n'était pas tout ce qu'il y a de mieux approprié, parce qu’en somme nous étions chez Gaston et ce n’était pas de lui qu’il s’agissait, Suzanne, c’était de toi.— De moi ?Je te jure que je ne te comprends pas ! Il obliqua vers la droite et, assez brusquement, arrêta la voiture au bord de la route.— Tu vas comprendre.Sois tranquille, je ne te ferai pas languir longtemps.Le coup de la bouteille de lait, ça venait de toi, pas vrai ?Un frisson la parcourut tout entière.— Tu es fou ! lui dit-elle.— Si ça ne vient pas de toi, reprit-il, ça vient de Sénécal.Elle était atterrée.Où donc Bob avait-il pu apprendre ce qu elle était si sûre que personne ne savait ?Et que savait-il au juste ?Elle répéta machinalement : — Sénécal.— Bien oui, poursuivit Bob.Certainement, Sénécal.Dis-moi pas que tu ne le connais pas ! Déjà elle avait repris un peu d'empire sur elle-même.Elle haussa les épaules et répondit : — Je le connais, oui, je le connais, bien sûr.Tout le monde le connaît à Saint-Albert.— Oui, tout le monde le connaît.Seulement toi, tu le connais bien mieux que beaucoup de gens.— Qu’est-ce que tu veux dire ?— Ce que peut être la nature de vos relations, je ne le sais pas exactement et je ne demande pas à le savoir.Mais ce dont je suis sûr, par exemple, c’est qu’il existe un nommé Jeannotte qui travaillait pour ton compte et pour celui de Sénécal.Jeannotte ! Il savait ça aussi.Elle ne s’avoua pourtant pas vaincue.— Jeannotte ?Je ne sais même pas de qui tu veux parler.— Voyons donc, Suzanne, voyons donc ! Ce n’est pas le moment de jouer la comédie.Si je te parle ce soir, c'est uniquement parce que je veux essayer de t’éviter des ennuis.Je ne devrais peut-être pas le faire, parce que, tu sais, je n’excuse pas ce que tu as fait, au contraire: seulement, je ne sais pas très bien pourquoi mais je n’aimerais pas que tu ailles en prison.Il faisait trop noir pour qu'il la vit pâlir, mais elle sentit nettement le sang quitter son visage.Ce fut d’une voix blanche, sans timbre, qu’elle balbutia : — En prison.— Oui certainement, poursuivit-il, cette affaire-là, si tu ne veux pas être franche au moins une fois, ça ne finira pas autrement que devant un juge.— Mais, dit-elle, je n'ai rien à dire: je ne comprends rien à.— Tais-toi ! La voix était autoritaire, le timbre dur.Elle comprit qu'il était inutile de bluffer davantage.— Ecoute, reprit-il, inutile de nier plus longtemps.Sénécal a parlé.Oui, il a parlé et.entre nous, on n’avait même pas besoin de ça.Il suffisait de mettre deux et deux ensemble pour faire quatre.D'abord, le petit papier que tu as perdu dans la machine.>— Oh ! C'est là que.— Oui c’est là ! Les cinq cent piastres que l’on te réclamait si mystérieusement, ton petit rendez-vous au bord du fleuve, l’autre soir avec Sénécal.Mais oui.le jour où il a menacé de te tuer.Elle avait complètement perdu contenance.Elle le regardait avec des yeux épouvantés.Il savait donc tout ! — On vous a vus, dit-il.On vous a vus et entendus.Le bruit d’un sanglot lui fit tourner la tête.— Tu pleures ?Ça au moins c’est clair; ça veut dire ce que ça veut dire.Il remit le moteur en marche, embraya et repartit à petite allure.Suzanne, effondrée, ne cherchait même plus à trouver un point d’appui.Une phrase de Bob lui rendit pourtant un peu d’espoir: — Je me demande ce qu'on va être capable de faire pour t'aider, à cette heure.— Je ne sais pas.Bob, dit-elle entre deux hoquets mais je te jure que ce n’est pas moi qui al empoisonné le lait de Ninette.Je ne savais rien du tout de cette affaire-là.Ce n'est qu’après coup que Sénécal m'en a parlé.— Dis-moi tout ce que tu sais, ça m’aidera peut-être à trouver une solution.-— Oh! fit-elle, je ne sais pas grand chose que tu ne saches déjà, probablement ; mais il y a une chose certaine, c’est que c’est un peu à cause de toi que tout ça est arrivé.— A cause de moi ?s’étonna-t-il.— Tu sais aussi bien que moi que Sénécal en voulait à Ninette depuis longtemps.— Oui, parce qu elle n-‘avait pas voulu de lui.Je sais.-— Et moi aussi je lui en voulais.Bob.Parce que.-— Pacque que ?— A cause de toi.— Ouais .-— Ça fait que quand l'affaire de Marcel est arrivée, j’ai rencontré Sénécal, un soir.On s’est mis à parler de ça puis il m’a suggéré de profiter de la circonstance pour faire de la misère à Ninette et pour essayer de la forcer à quitter Saint-Albert.— Et alors ?— Alors, comme Sénécal travaillait pour Blanchard et qu'il pensait que monsieur Bernard serait dangereux dans les élections, il a voulu faire d'une pierre deux coups et faire de la misère à Bernard en même temps.Ensuite il m'a dit qu’il connaissait un gars qui se chargerait.e Quatuor American (NBC).CHOB—Au concert.CHI.N—Musique du dimanche.CHI.T—Music from manuscript (CBC).C H RC—Ca u s erl e.CJRR—Voir CR F.("KAC—Oreh.d Alex LAjole.CKCV—Nouvelles de sport • 11.00 CBF.CRJ, CBV—Radio-Journal.CHOB—O Canada — Fermeture.CHLN—o Canada — Fermeture.CHLT—News (CBC).CH RC—N o u vol I e s.CJBR—Voir CBF.CKAC—Allô, allô, les Sport», avec Bill Urosseau.CKCV—Voir CBF.• 11.15 CBF—Récital d'orgue.CBJ.CBV—News.CHLT—Voir CBF CHRC—Le Petit Salon Bleu.CJBR—O Canada — Fermeture.CKAC—Orchestre de danse.(CBS).CKCV—Ensemble de con- cert • 11.30 CBF.CBT CBV—Sweet and » Low (CBC).CHI.T—Voir CBF.CHRC—Choeur russe.CKAC—Orchestre de danse.(CBS).CKCV—O Canada — Fermeture.• 11.43 CBF.CBJ, CBV—Sweet and Low (CBC).CHLT—Voir CBF.CHRC—Sous les palmiers.CKAC—Orchestre de danse.(CBS).• 12.00 CBF CBJ.CBV—Fin (Voo émissions.CHLT—O Canada — Fermeture.CHRC—Fermeture.CKAC—Oreh.de danse jusqu'à 1.00 a.m.CHRC—Fin des émissions.PAR JOUR achètera un nouveau DACTYLOGRAPHE PORTATIF REMINGTON ÇOO Cf» REMETTE Pour de plus amples détails sur cette offre, mallez le coupon ci-tessous à STERLING Typewriter Co.2151, Bleury, Tel.LA.8611 coin Sherbrooke Montréal PAGE 16 Radiomondc M3 JANVIER 1910! programmes complets des postes FRANÇAIS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC LUNDI 15 JANVIER 1940 TABLEAU DBS POSTES Lettre» d'appel Ville Réseau Longueu d’onde» CBF Montréal CBC 910 CBJ Chicoutimi CBC 1120 CBV Québec CBC 950 CFCF Montréal NBC (bleu) 600 CHGB Ste-Anne do la Pocatière 1200 CHLN Trois-Rivières 1420 CH NC New Carlisle 1120 CHI.I* Montréal 1120 CHLT Sherbrooke CBC 610 CHItC Québec 580 CKRN Rouyn CBC CJBR Rimouski CBC 1030 CKAC Montrîal CBS 730 CKCH Hull CBC 1210 CKCV Québec 1310 MATIN • 7.15 CK AC—Mélodies rythmées.• 7.3C CH RC—La parade matinale.CK AC—Actualités.• 7.45 CHHC—L'orgue du matin.CHI.T—Prière du matin.CJBlt—Prière du matin.CKAC—Pot-pourri matinal.CKCH—Prière du matin.CKCV—H o r a i r e des programmes.• s.Ou CU F CB J, CBV—Radio-journal.CHi.N—Radio - Club.CH I.P—Chansonnettes.CHUT—News (CBCj.CH RC—Nouvelles.CJBR—Voir CB F.CKAC—Variétés métropolitaines.CKCH—Voir CB F.CKCV—L'horloge musicale.• 8.15 CBF.CBJ, CBV—Chansonnettes.CHI.N—Radio - Club.CHRP—Chansons françaises.CHI.T—Wife saver iCBCj.CH RC—Prière du matin.C.TBR—Voir CBF.CKAC—Variétés métropolitaines.CKCH—Morning prayer.CKCV—L'horloge musicale.• 8.30 CBF, CBJ, CBV—Concert.vocal (NBC).CHGB—Prière du matin.CHI.N—Radio - Club.CH LP—Réveille-Matin musical.avec Marcel et Roméo.CHLT—Morning devotions.CH RC—Le Club du Cou-cou.CJ BR—Bonjour.CKAC—Déjeuner musical.CKCH—Voir CBF.CKCV—L'horloge musicale.• 8.45 CBF, CBJ, CBV—Quinze minutes avec .CHGB—Gaieté matinale.CHI.N—Radio - Ciub.CHl.P—Réveille-Matin mu-s.cal.CULT —Just about time.CHRC— Le Club du Cou-cou.CJBR—Voir CBF.CK AC—Voisinons.CKCH—Mélodies du matin.CKCV—L'horloge musicale.• 0.00 CBF,
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