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Titre :
Radiomonde
Éditeur :
  • Montréal :Radiomonde,1939-1952
Contenu spécifique :
samedi 11 octobre 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Radiomonde et télémonde
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Références

Radiomonde, 1941-10-11, Collections de BAnQ.

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O Fernand Perron /,v ¦ : SV-' ¦•*:; • Bï v.; V?;y| ' î«.: '¦ - ¦ ¦?•¦¦¦¦¦ • -'i?\m&§ ?.; ¦ : U»» : ¦ * • < * ! ¦ • • : ¦ •:•: ïip ¦ y • ¦ r:,-> ¦ - • - .?- s ^ 4 ‘ t r¦ •¦¦ ,¦ • ;• .' v: ¦ ¦ ^ ' .v g \ g SKI ¦ piiii VOL.III _ >«, 43 MONTREAL Il OCTOBRE 19U /?indiscrétions j'i- 'étVJ I Madame A.CÜUKVAL Succursale*: Corsetiére diplômé Tel.BE.3230 llrnsslère Gothic - Comets Nu-Hack - Ligne LeLoiig.4 long «si ii* à votre service.4491 St-Laurcnt PL.0507 & Il»» renu chefs 4861 Sherbrooke 0.DE.5656 6614 St-Hubert TA.0090 Bureau: Tel.FRontenac 2889 E.LA BE LL F.Prop.Etablie en 1002 Pour Déménagements, Pianos et Transport Général — voyez LABELLE Express Service Jour et Nuit Enf reposnge — ^forage 4372 rue BREBEUF, Montréal YOrk 7176-7177 Théodore LAMY ASSURANCE GENERALE 5011 AVENUE VERDUN VERDUN Tel.VOrk 6863 Boulangerie C.Langevin SpfoInlK^a: Faine et Gâteaux «le fantaisie Essayer.-leu von* surer entière satisfaction 1001 - 1005 EG AN VERDUN Chez Lina Mme L.Vincent, Prop.V «ortlnient de lin-U-rie romplet pour Dames Chapeaux élégants, originals, chics.AMherst 0886 3681 est, rue Ontario entre Chambly et Nicolet Les RIVES NORD et SUD du BAS de QUÉBEC ÉCOUTENT 1230 ky.CHGB 250 watt.Ste-Anne-de-la-Pocatière (Affilié au Réseau Français de RADIO-CANADA) Jean Sablon, le sympathique interprète de la chanson française, viendra tout probablement à Montréal en novembre afin de participer à une émission en faveur de l’achat des Certificats d'Epargne de guerre.Une invitation officielle a été faite à Jean Sablon qui est actuellement à New York où il chante au "Persian Room” de l'hôtel Plaza.¥ ¥ ¥ Nous avions déjà, dans notre littérature, le mot "mélomane” pour désigner indifféremment ceux qui aiment la musique, qui vont au concert ou qui font de la musique en amateur, la deuxième partie de ce mot vient de mania qui veut dire folie.Voici qu’un de nos charmants confrères, parlant des Ballets Russes, s'avise de signaler le spectacle à l’attention des "Bajletomanes”.Jadis Fernand Roby inventa le mot "narcomane” pour parler de ceux qui prennent de la drogue.Et il y eût, à l'époque de l'Exposition Universelle, en 1900, un célèbre “petomane”.Pour peu que le jeu continue, nous aurons nos ''hotdogomanes'', nos “golfomar.es”, nos “gouretoma-nes” (faut pas se gourer!), et tout probablement nos "iitterbuggoma-nes”.„ Un confrère à qui je confiais ce problème me réplique: — Pour moi, ça ne vaut pas de la mane! * * * C'est par erreur que l’on a annoncé, dimanche dernier, que le “père de Charlotte”, notre sympathique Armand Marion paraîtrait en public avec sa fille.On sait que par contrat, Marion ne peut présenter son espiègle compagne en public, sans au préalable l’avoir fait revivre à la radio.Armand Marion était fort embêté.Et, pour vaincre la difficulté (et ne pas contrarier "son” public), il se contente de présenter la "petite soeur de Charlotte”.à qui d'ailleurs il n'a pas donné de nom.Encore un enfant trouvé! * - * Une jeune et brillante comédienne qui, cependant, ne roule pas sur l’or, a reçu une lettre d’une compagnie de prêt.Cette lettre originale contenait un ingénieux procédé, c’est-à-dire une bande imprimée, pliée en quatre."Si vous avez besoin d'argent, expliquait la missive, vous n’avez qu’à tirer la languette." — Il y a assez longtemps que je tire la langue, dit en plaisantant cette aimable enfant, pourquoi diminuer mes ennuis?* ¥ * Notre ami Charles Rioux, de Québec, a plusieurs cordes à son arc.Il n’est pas seulement directeur de cinéma, il est impresario.D'ailleurs, il n'a jamais cessé de s’occuper d'entreprises théâtrales.C'est à lui que l'on doit la venue de nombreux artistes et il est très fier de son titre d’impresario.Ce en quoi il n'a pas tort.¥ ¥ ¥ Une troupe montréalaise est partie en tournée aux Etats-Unis.Elle comprend, entre autres artistes, Muriel Millard et Guy Robert.C'est ainsi que Muriel Millard a »dû quitter la "Veillée du Samedi Soir” à CKAC et que Guy Robert a cessé de divertir les habitués du Versailles avec "Azaïa".Muriel a été remplacée par ce charmant rossignol des Trois-Rivières qui s’appelle Claire Gagnier.Quant à Guy Robert, son remplacement est plus difficile et nous connaissons un impresario qui court la ville à la recherche d’un second Guy Robert.Youv reuse A propos de Claire Gagnier, disons qu’elle possède une voix très pure et très facile.Elle mériterait assurément un meilleur sort que "La Veillée du Samedi Soir”: non pas que cette populaire émission soit indigne d’elle, mais tout simplement parce que nous aimerions l'entendre dans un programme ”à elle”.¥ ¥ ¥ Le plus fervent admirateur des “Ballets Russes" est encore Phü Lauzon qui a bénéficié de billets compltmentaires et qui ne tarit pas d'éloges sur les ballerines, et incidemment sur "La Symphonie Fantastique”.¥ ¥ ¥ Notre ami Lauzon est d’ailleurs si absorbé par le spectacle et demeura tellement sous le coup de l’émotion qu’il refuse systématiquement toutes les invitations qui lui sont faites.Ii préfère aller méditer chez lui.* * * A l’enterrement de vie de garçon de Simon l’Anglais, ci-devant de "La Mine d’Or”, l’étourdissant Gérard Delage a lu un jugement qui était "supérieur”.Les imitations de personnages politiques trouvèrent en Maurice Rinfret un interprète merveilleusement doué.De fait, Maurice Rinfret devrait faire de la radio ou du théâtre: non seulement il imite la voix des personnages, mais il en parodie le style avec une verve brillante.* * » Le chef d’orchestre allemand Bruno Walter, venu à Montréal pour diriger un concert au profit des oeuvres de guerre britanniques (sic) a déclaré dans une entrevue aux journalistes que le nationalisme en musique était une idiotie et n’existait pas! ¥ ¥ * Ce qui ne l'a pas empêché d’inscrire uniquement de la musique MONTREAL C.B.F.Jeudi et vendredi I» hre* 4.*» QUEBEC C.H.R.C.C.K.C.V.Jeudi fc midi HULL C.K.C.H.Jeudi & 11 hre«« 4.% HIMOUSKI C.J.B.R.Jeudi A midi H0 TROIS-RIVIERES C.H.L.N.Jeudi à midi 43 STE-ANNE-de-la-POCATIERE C.H.G.B.Jeudi A midi ROI YN C.K.R.N.allemande d son programme!! * * * Mais il y a mieux.Le “maître de Salzbourg”, comme on appelle Bruno Walter, a confié à un de nos confrères les mots suivants: — Au début de la guerre de 1914, Paris manifesta contre la musique allemande, puis ce nuage passa.Cette fois, on joue de tout en Angleterre.J'avoue que je ne sais pas ce que l’on joue en Allemagne.Hum! pas de la musique française, bien sûr! ¥ ¥ ¥ Un peu plus loin, M.Walter est bien forcé d'avouer que la musique de Smetana est foncièrement tchèque.* Et celle de Wagner, elle n’est pas foncièrement allemande, M.Walter?¥ ¥ ¥ Je répète ce que j'ai déjà dit à ce sujet- la musique a une patrie et des frontières, elle exprime l'idéai d'un peuple.¥ ¥ ¥ Pensée de la semaine: — Plus la saison radiophonique s’avance, plus certains artistes reculent.ACHKTKZ vos KI.KI KS ICI La Patrie Fleuriste i#s r«i», Ste-Cntherine 1.1 vrai Non partout d Irrr trior nt de notr" scrre-clmudc PL.1786- 1787 Ecoutes CH LF le jeudi 12 il.15 12 h.30 Maison GROTHÉ EU’G.GROTIIE.prop.Ill joli tier - llorlo'trr Il AGUES DIAMANTS Nos conditions sont tris faciles Tél.HArbour 8472 298 OUEST, STE-CATHERINE Vendeur aulorâé de la fameuse laveuse “EASY” Nous avons* en main* den Iaveu.se* usagées.Spée!a1lt«t*: Réparation de toute** marqiieft de InveiiMc* et moteurs éleet rlijueft.Rembourrage île ¦tien hle.\n«ortlnieiit «le meuble*, radios, poêles, etc.ARMAND ROYEnr’g.2641 Mathon — FAlkirk 2001 Ecoutez mQa Vendredi h 11 lires 48 PARTICIPEZ ©n a» CONCOURS GRATIS CHAQUE SEMAINE une magnifique montre Mercury.Répondes à.la question que vous posera l’annonceur au cours du programme, attachez-y le coupon ci-dessous et mettes ie tout à la poste a "Radiomonds”, 1434 ouest.Sainte-Catherine, Montréal.REGLEMENTS I.es lettres remues ne sont pas ouvertes.Elles seront déposée* dans une boite spéeiale et juste avant l’émission la première lettre qui sera Crée de la boite et qui contiendra la réponse exaete vaudra à la personne qui l'aura envoyée une magnifique montre Mercury couleur or.Il est nécessaire eependant.que chaque terni soit accompagné du coupon numéroté el-ban.(Jne magnifique montre *• Mercury ” 17 pierres, couleur or jaune — ronde.— pour dames et recourbée pour messieurs.VALEUR Répondez à la question qui a été posée au cours du programme et adressez ce coupon sans retard.Mon nom est Adresse .52 PAGE 2 Radiomonde *11 OCTOBRE 1941' O K K M ACTION K T XllHlNlSTKATlON « , 4 a 4 OUEST, 8 T E-C VTHKHlNEt MOKIMAU TlJ.KFHO.VE : PL.4 18* Le seul périodique consacré ÉCHOS DE LA COUR ET DU JARDIN A Notre écho sur les facultés chorégraphiques de François Rozet nous a valu une lettre signée "L.Dejlets” et adressée à “Messieurs (ou Monsieur)”.Nous tenons à répéter que nous sommes trois, unis et indivisibles.Et nous ajoutons que nous ne sommes inférieurs à aucun critique, fusse-t-il de Buenos-Aires ou de Montevideo.Quant à M.François Rozet, nous maintenons qu’il dansait dans “Tovaritch" et nous avons dix mille spectateurs pour le prouver.On ne nous accusera pas de manquer de témoins.0 L’aimable conseillère de "Courrier-Confidences” aime à se faire photographier avec des rameaux.Mais il faut avouer que c’est un bien beau portrait.N’est-ce pas, Mlle Desparois?A L’Ouvreuse prétend que nous avons le monopole de Phil.Lauzon.C'est un monopole “dry", car il ne nous a pas encore offert un coup, en compensation de la publicité gratuite que nous donnons à ce Tarzan des studios! 0 Roger Turcotte est non seulement un jeune homme soigné dans sa mise et dans son écriture (flazée), mais il pousse le souci méthodique jusqu’à dépouiller le courrier par lettres alphabétiques.Sa chanson préférée est "La rousse m’adore!” 0 Entendu à un programme questionnaire.Pardon, monsieur, qu’est-ce que c est qu une molécule?Le monsieur hésite, puis déclare: C’est ce qui tombe des cheveux! Evidemment, ce monsieur songeait au Capitaine Bravo’ et à l'antiseptique qui combat les pellicules.% “Fluffy” est allée aux Ballets Kusses.Cette gracieuse soubrette que les gens de radio connaissent bien, puisque dans un établissement voisin de CKAC et C11LP, elle sert le café avec le sourire, avait été invitée par un homme de trafic (qui n’est pas de la police, mais qui circule en grand!) Prosper, tu abuses de ton physique!.^ La mère d’une de nos jeunes chanteuses fait la moue sur la dernière découverte de CKAC.Moralité: comme on connaît ses saints, on les adore! 0 Un de nos plus brillants réalisateurs ayant été traité de “vache" récemment, la guerre est déclarée entre lui et ce jeune compositeur de chansons qui a lancé l’épithète en question.Alors, pour taquiner cet as du “flic”, ses camarades placent sur son pupitre un dictionnaire ouvert à la lettre V et où l’on peut admirer des planches en couleurs représentant de superbes ruminantes! 9 En dépit de ce que peut en penser le Souffleur.le terre à terre dans lequel nous nous complaisons est une position enviable.A part ça, qu’il n'oublie pas que c est nous qui tenons l'échelle!.9 Ce bon monsieur Durand est d'une versatilité incroyable.Songez que, dimanche dernier, au cours de la même émission, il interprétait successivement Joseph Staline et un brave curé breton.Et l’on dit qu’il n'y a pas de liberté religieuse en Russie!.9 On dit que certaines personnes (d’ailleurs fort ingénues) ont préféré “Hellzapoppin" aux Ballets Russes.® On dit aussi qu’André Daveluy fait concurrence à Christophe Colomb.Lui aussi, il a ses ' découvertes! ” £ Le bruit circule que, parmi nos jeunes réalisateurs, se trouve un soprano coloratura dont les notes dépassent ce qu’il y a de mieux élevé.Ce qui n’a pas empêché un de nos bouillants restaurateurs de dire : — Chanter fort comme ça devant le monde, j trouve ça bien mal élevé! LES TROIS X ftÙNDE VOL.Ill No 49 M O N T K K A l« 11 OCTOBRE 1941 ABONNEMENT! 99.09 V A K ANN K fi exclusivement aux artistes de la radio Nos disparus I-e» personnages du “Capitaine Bravo”.André Treich est un incomparable Antoine L’excellent artiste réussit sa meilleure composition dans le rôle du jovial mécanicien.La cinquantième du -Capitaine Bravo” est un événement que nous ne saurions passer sous silence.Durant les cinquante épisodes de ce roman d’aventures,, il est un personnage qui, tout en ayant un rôie de second plan, a cependant fourni la couleur et la vie nécessaire à ce drame de l’aviation.Nous voulons parler d'Antoine, le mécanicien.Ce rôle est interprété de façon remarquable par André Treich, l'un de nos meilleurs comédiens de la radio.André Treich est venu à la radio d’une façon, nous ne dirons pas providentielle, mais inat .endue.En effet, Treich (originaire de Saint-Pierre et Miquelon) travaillait à Montréal comme télégraphiste.A ses moments de loisir il distrayait ses camarades en leur racontant des histoires, imitant à la perfection les personnages de ses récits : marseillais, normands, bretons et même anglais puisque Treich est un parfait bilingue.Ayant fait un peu de théâtre dans sa jeunesse, il s’amusait à dire des monologues dans les soirées, obtenant un succès qui ne manqua pas de lui créer une enviable réputation.Si bien qu’un jour, il fut convoqué à T “Heure Provinciale” où on lui confia un rôle de comédie.Depuis, André Treich n’a cessé de jouer à la radio.Antoine, c'est André Treich.Impossible de séparer l’acteur de son personnage.Il s'y est si bien incorporé (si l’on peut dire) qu’il en traduit le plus naturellement du monde les moindres accents.Wilfrid Boissonnière, Eugénie Verteuil, Albert Roberval Le théâtre et la radio en deuil En l’espace de quelques mois, nous venons de perdre trois de nos artistes les plus estimés, Wilfrid Boissonnière, Eugénie Verteuil et Albert Roberval.Peintre de décors, mais aussi artiste dramatique, Wilfrid Boissonnière avait, au début de sa carrière connu de grands succès comme interprète et notamment dans “La Passion” où il prêtait au rôle de Judas des accents extraordinaires.Car il avait du tragédien la stature et la voix : grand, bien découplé, il avait le geste noble et le verbe sonore.Aussi bien, cette voix magnifique (qui s'est éteinte graduellement) le servait dans le drame dont il fut un des interprètes attitrés, .alors qu'il fleurissait sur la plupart de nos scènes.Wilfrid Boiasonnière possédait une grande probité artistique.Il était également doué d’une sensibilité qu'il masquait sous des dehors de rudesse apparente.Au fond, c’était la bonté même.Le travail ne l’effrayait pas.Il lui arrivait de brosser quatre décors, de répéter un rôle et de le jouer parmi les toiles qu’il avait peintes lui-même.Eugénie Verteuil fut, dès ses débuts, l’enfant gâtée du public.D’une beauté remarquable, elle était douée d'une fort jolie voix et d’une gaieté communicative.Un premier voyage à Paris la mit en contact avec les célébrités du théâtre et lui permit d’affermir un métier dont elle connaissait déjà tous les secrets.A son retour au Canada, elle débutait à l’Auditorium de Québec dans “Madame Sans-Gène”.De l’avis de tous ceux qui la virent dans ce rôle, Eugénie Vertueil fut une Catherine parfaite et l’une des meilleures interprètes de la ptèce de Sardou.L’âge la confina dans les emplois de duègne où elle apportait une bonhomie souriante.Elle fit la première saison des “Comédiens Associés” à l’Arcade, puis termina sa carrière à la radio.Eugénie Verteuil, artiste au grand coeur, dévouée envers ses camarades, ne laisse que des regrets.Quant à Albert Roberval, dont la mort est toute récente, disons qu'il laisse dans le deuil, non seulement son épouse inconsolable Jeanne Maubourg, mais aussi les nombreux artistes qu’il a formés.Il est peu de chanteui'3 da théâtre qui ne lui doivent pas quelque chose.(Suite à la page 8} 6> ,r ,/ s* Ça ne peut pas durer comme ça! L'ami du cousin de mon beau-frère a assez d'influence auprès de Robert Choquette pour lui faire remettre l'émission du “CURE DE VILLAGE" au t'endredi soir'.' •Il OCTOBRE 1941! Radiomondc PAGE 3 HEH Chronique Musicale par Eugène Lapierre ALBERT ROBERVAL Notre monde artistique a appris, avec une pénible surprise, la nouvelle de la mort subite d'Albert Roberval.C'est un nom qui se trouve mêlé à l'histoire de notre scène lyrique depuis trente ans.Les brillantes études de Roberval, ses relations avec les maîtres les plus célèbres, comme Massenet, ses différents stages sur des scènes de premier plan comme l'Opéra-Comique de Palis (chef de choeurs), le Théâtre de Bordeaux, celui de Saigon, l'Opéra de la Nouvelle-Orléans et enfin le Manhattan Opera de New York, tout cela, - et nous en passons,— l'avait admirablement préparé à exercer une influence profonde sur le mouvement artistique et musical de notre Métropole.Il est impossible de dresser la liste complète des pièces qu’il a montées dans sa fructueuse carrière.Nous n’avons jamais rencontré, pour notre part, de meteur en scène plus cultivé, plus soucieux du détail, plus respectueux de la pensée d'un auteur.D’autres peuvent monter des spectacles ; Roberval montait des oeuvres.Cela seul comptait pour lui.Que de fois, il fallut le contraindre à faire plus modeste.l'avertir à temps quand "la caisse" ne permettait pas certaines réalisations .' Et Dieu sait que ce n'était pas par ambition personnelle qu'il en agissait ainsi.Il n'était pas âpre au gain.Pour arriver à jouer certaines oeuvres, il sacrifia parfois son cachet.Il n'y avait rien, selon lui, de plus honorable que de créer une pièce nouvelle.Nous l'avons vu, un jour, se scandaliser ouvertement des exigences saugrenues de certains int rprètes qui tentaient d'exploiter une première.C'était un artiste d'une profonde probité.Sa mort cause un grand vide, un vide qui ne sera comblé de longtemps.Tout ce que nous venons d'écrire de Ynr'iste n'est encore rien au prix de ce qu'il faudrait relater pour arriver à dépeindre l'homme.Le chef-d'oeuvre de cette vie, c'est, sans conteste, l'esprit de camaraderie qui caractérisait "papa Roberval".Ceux qui ne l’ont pas connu ne sauront jamais tout ce que cos deux mots pouvaient contenir d'affection, de mansuétude, de reconnaissance ft de bonhommie ntè'ces.C’était un maître qui n on exigeait pas le nom.Cela repose de ceux qui en exigent le nom sans l’être î Sa manière était autrement insinuante : conseils voilés, aperçus déconcertants de justesse et de feimeté.sérénité enthousiaste dans le travail, reproches parfois cinglants.mais on le savait tellement sincère et désintéressé ! Il aidait tous ceux qui venaient à lui de confiance.On eût dit qu'une confiance marquée était pour lui tout un salaire.Il a rendu service à tout le monde, et pourtant, il ne fut jamais celui qui s’en vante ! Son commerce était agréable et à la fois fructueux.De sa simple conversation, on recueillait maints aperçus, maintes directives discrètes, qui ne tardaient pas à se déployer comme des horizons.On revenait toujours plus riche d'une visite chez Roberval, toujours un peu plus convaincu, même si l’on y était allé en proie au doute et à l'incertitude.I! y a deux sortes d'hommes sur terre, au dire des psychologues.Il y a ceux qui vous donnent l'impression de n'être rien au prix d'i-ux et qui pourtant se nourrissent aux autres.Il y a, au contraire ceux qui s’emploient à vous rendre contents de vous-mêmes, qui savent deviner vos épreuves sans y prétendre et qui parviennent à vous dispenser la joie d’agir.Roberval fut de ces derniers.Eugène LAPIERRE, docteur en ATunique.T, En cei-tains quartiers on est fou des chattes.Rob a sa coutsi-coutsi, une autre adore la Mine.Moi, j'ai les miennes, bien entendu, et voilà qu’on m’invite à voir celles des autres, on les met même à ma disposition.Je suis, par la grâce charmante, nommé intendant des mines de Teddy Burns, un intendant ayant fort bonne mine, je vous prie de le croire.— Prouve-le, dira-t-on.Hum ! C’est délicat.Voyez-vous, il est avéré que l’actuelle température n’est pas normale.On ferait mieux d’observer ses chats au lieu de fixer les yeux sur le baromètre.Raminagrobis possède une pupille qui se contracte et se dilate sans cesse, en un mouvement régulier.A midi, elle n’est plus qu’un point tout petit qui a été diminuant peu à peu depuis minuit, heure à laquelle elle était dans son plein épanouissement (c’est ce qui fait, ma fille, que les chats voient clair la nuit).Quand les chats font leur toilette quotidienne, ils nous prédisent le temps.En règle générale, si, tout en lissant leur fourrure, ils en écartent le3 poils, c'est qu’il va faire chaud; au contraire, s'ils s’appliquent à les bien coller les uns contre les autres, c'est signe do froid.Lorsqu’ils mouillent avec leur langue râpeuse leur patte droite d’avant et se la passent sur leur bajoue, il fora beau ou il pleu-vera, suivant qu’ils parviendront ou non à atteindre l’arrière des oreilles.* * « Mais, trêve de tous ces propos “chatophiles.” L'instruction pour soi est une fort belle chose, mais je n’oublie pas que ina sinécure me fait un devoir d’informer avant tout le lecteur sur tous les bruits et sons entendus.Les journaux ont fait écho depuis assez longtemps au concert que doit diriger ce soir au Plateau l'éminent chef d’orchestre, Bruno Walter, avec le concours, a-t-on dit, de nos deux grands orchestres, plus l'orchestre de femmes d'Ethel Stark.A ce compte-là, l’ensemble comprendrait plus de cent musiciens.Je crois savoir pertinemment que pas plus de SO musiciens participeront au concert précité.Bien plus, l'orchestre de femmes ne sera pas officiellement représenté comme corps, parce que ses membres ne font pas partie de la Fédération des musiciens.Toutefois, quelques musiciennes paraîtront Individuellement, parce qu'elles sont entrées depuis quelques jours dans l'union.Tout ceci dit, sans vouloir diminuer en rien le mérite de l'orchestre d’Kthel Stark qui est à préparer une saison importante; l'inauguration (je vous l’apprends en primeur) aura Meu le 6 novembre prochain.A chacun des concerts, on présentera un soliste de renom.Four l’ouverture, ce sera la pianiste Nadia Keisenberg, qu'on entendit le 30 janvier dernier au I-adies’ Morning Musical Club.Au cours de la saison on aura l’occasion d'entendre avec l’orchestre Rose Bampton, épouse de notre WILFRED Pelletier.* * * Les artistes de la radio et les musiciens déplorent la perte d'Albert Roberval, époux d’une artiste fort estimée.Jeanne Mau-bourg; nous la plions d'agréer notre vive sympathie.Dans un article que la chanteuse Renée Maison publiait récemment dans une revue belge éditée en anglais, on fait l’éloge de Jeanne Mau-bourg.Nos artistes sont de plus en plus à l’honneur : on vient d'apprendre, par exemple, que Suzette F o r g u e s devient membre du National Orchestra, de New-York; que sir Ernest MacMillan — pres- que l'un des nôtres, du moins par l’esprit — succède à H.-A.Flicker à la direction du Mendelssohn Choir et qu’il vient d’accepter l'honneur de diriger l’un des grands concerts d’orchestre de la N.B.C.* * * Mlle IJlian Dorsenn déteste la grande musique.Tout à fait déplorable 1 Elle est en cela bien Française, car Ariane écrivait jadis dans une revue de Paris que “les petits Français ont besoin qu'on fasse naître en eux le sens musi- cal.” Ce simple aveu explique peut-être la déficience de notre grande vedette du théâtre de l’Est.Autre chose t saviez-vous que “Carmen” était usé à la corde î C'est un connaisseur qui nous le dit : “J'aime beaucoup mieux “La Bohême.” Pauvre Père Bizet, il n’est pas chanceux, sa musique, entendue trop souvent, finit par lasser.Papa llaydn a plus de veine.Que dire de Bach, avec ses Fugues écrites depuis des siècles ! Leur musique a résisté à l’épreuve du temps, donc, elle n'est point belle.MOZAILLE.Mademoiselle Anna M ALENFANT nnniinn* l’ouvert tir* d’un Mtudio D’ART VOCAL* pour denvolselles seulement — COI HS PltlvKS «V KNT FKIK DE S'IXSCHIRE Al No 4077 HI E Tt ITEM Demandez le troisième Album de CHARLES TRENET contenant “D Soleil et la Lune”, “Papa Pique, Maman coud", “Près de Toi Mon Amour’’, “Pic, Pic, Pic”, “Hop, Hop”, en vente à La Chanson Française, Enrg.tc>3.RI E SAINT-DENIS MONTREAL Tél.R Arbour 3821 ATOUT GOSIER PLAIRA LA BIÈRE POURVU TOUJOURS QUE LL' SOIT LÉGÈRE ASSUREMENT! ET PLUS ENCORE SI CE BREUVAGE EST SEC D’ABORD : "'Yk L UN EXCELLENT APERITIF PARCE QU IL EST UN MERVEILLEUX RAFRAÎCHISSEMENT PARCE QU IL EST LÉGER IWIMËIm LA LACER romenac I’AGE 4 Radiomonde !ll OCTOBRE 1011—— 4 t I theatre de chez-nous , inauguré sa deux-ième eai-s,,n par une série de pièces origi-, ,.s dont la qualité ne le cède en Une présentation originale: le “Théâtre de Chez-Nous,! tte émission dramatique du vendredi soir met à l’affiche une pièce inédite chaque semaine, et n’utilise que des vedettes pour l'interpréter.talent est éprouvé.On notera que ces artistes sont également les vedettes de la “Comédie de Montréal”, cette vaillante troupe d'artistes qui s'applique à nous doter d'une scène digne de la métropole.La demi-heure de théâtre inédit qui nous est offerte, chaque vendredi, est unique en son genre.Au début, Jacques Auger vient présenter le spectacle, de sa belle voix grave et nuancée.Les premières paroles “Ici, Jacques Auger” servent à identifier le programme et c’est la première fois, à notre connaissance, qu'un acteur a le privilège de se présenter lui-même.Cet honneur est entièrement mérité, puisque Jacques Auger est sans contredit notre premier acteur dramatique.Une fois la présentation faite.Auger explique les éléments de la pièce dont il joue l'un des personnages.Le spectacle, qui est une production Paul L'Anglais, est réalisé de façon remarquable par Yves Bourassa qui apporte à l'émission une solide expérience, un sens aigu du tempo dramatique et un choix il w * ifî; SITA RIDDEZ tien aux spectacles précédents: “Un secret de famille”, “Le Corsaire sans nom”, “Le tableau noir”, "Un coup de vent’ et “Pour être aimé” sont autant de succès qui font de cette émission du vendredi soir lune des mieux appréciées des radiophiles.Vendredi prochain, à 9 h., le TH E ATRE DE CHEZ-NOUS pi ésentera une oeuvre nouvelle qui s nspire de l'actualité.Il s'agit du Soldat de l'Acropole”, pièce en hommage à la bravoure de ce soldat athénien qui préféra la mort au déshonneur.I.es interprètes habituels du THEATRE DE CHEZ-NOUS sont: Jacques Auger, Antoinette Giroux, Sita Riddcz, Jaque Cate-1 ain, François Rozct et Gaston Dau-riac.C'est dire que cette émission n'utiüse que des vedettes.Et ainsi ( auditeur a la joie d'entendre, chaque semaine, une pièce originale interprétée par des artistes dont le FRANCOIS ROZET EMILE CARRIERE # ADRIEN SENEGAL O.O.I».W O.O.D.Assisté* de MM.A.VALOIS O.O.I».II.MIGNERON O.O.I».OPTOMETRISTES — OPTICIENS A L’HOTEL-DIEU Carrière & Senécal I.Imitée Réfraction visuelle — Exercices orthoptiques 277 e*t, rue Sainte-Catherine — LA.2211 A •ri* ¦ JAQUE CATEL.UN excellent des transitions musicales.L'une des originalités du programme est T avant-première du spectacle suivant.Tout comme au cinéma, l’auditeur peut se faire une idée de la pièce à venir, dont un extrait est donné à la manière d'un film-annonce.Nous ne saurions trop insister sur le caractère inusité du THEATRE DE CHEZ-NOUS.La pièce, d'abotvl.Elle est écrite directement pour le micro.Ce n'est donc pas une oeuvre adaptée, un découpage de scènes diverses, mais une pièce radiophonique complète.L'auteur tient compte des facilités de déplacement que lui offre la radio: il utilise avec profit la trame sonore, l'ambiance, l'atmosphère.L'interprétation, ensuite.Un tel concours d'artistes de premier plan ne peut que donner un relief considérable à l'émisa"on.Chaque rôle est joué par des vedettes.C'est donc dire qu’il n'y a pas la moindre défaillance et la distribution est tou- ANTOINETTE GIROUX jouis faite à bon escient.La firme “Radio Programme Producers" à qui est confiée le THEATRE DE CHEZ-NOUS peut à juste titre s'enorgueillir de doter la radio de cette province d’une des émissions les plus intéressantes de la semaine.Le gouvernement a-t-il autorité en diététique ?Comme quoi, le citoyen se voit forcé de «’empiffrer par édit législatif.— Suite de l’enquête sur l’ukase du 9 mai dernier.Par René-O.BOIt I.V Si je m'en fie à une nouvelle de 1’ “Echo du Nord”, hebdomadaire publié à St-Jérôme, le juge Laetare Roy.de la Cour des Sessions de paix, a sévi contre une propriétaire de restaurant coupable d'avoir servi quelques bouts de céleri et deux ou trois olives, au lieu du repas de 42 sous dont l'amendement apporté, le 9 mai, par le Parlement de Québec.impose l’achat à tout habitant de la province qui veut boire un verre de bière, de vin ou d'alcool dans un café muni d'un permis de commerce.“La loi des liqueurs” rapporte le journal susdit “donne du repas la définition suivante : aliments qui suffisent, quant a l’espèce et à la quantité, au soutien du corps de celui qui les consomme.Elle exige de plus que la valeur du repas soit de 40 sous !” Le juge Roy, considérant que l'accusée avait exigé 55 sous pour son plat de fruits et de légumes, trouva ce prix exhorbitant.“Il y a sans doute des cas spéciaux,” dit-il dans son jugement.“D’une certaine façon, c'est relatif et ne peut-on dire qu’un ou deux sandwiches constituent un repas ?A celà, je réponds qu'il faut d'abord trouver la valeur réelle de la nourriture et de plus il faut qu'il y ait consommation”.La bonne dame aux olvies et céleri dispendieux, en raison de sa violation de la loi, fut condamnée à verser une amende de $50.00.I.* décision du magistrat est, jusqu’à un certain point, sagace.Il est, en effet, passablement exagéré d'avoir à verser 55 sous pour si petite pitance ! Elle est aussi vexatoire, négatrice des libertés individuelles et, au surplus risible lorsque, par ses considérations, elle force le justiciable non seulement à donner des sous pour acquérir des victuailles dont le plus souvent il n’a que faire, mais encore à les ingurgiter ! Qu'est-ce qu'on fait du libre arbitre dont nos gouvernants démocratiques (?) se targuent tant de défendre le maintien ?Un individu peut avoir soif sans avoir faim.Si cet individu consent à tenir comme une sorte de taxe directe les 42 sous qu'il doit payer avant d'obtenir de la bière ou des spiritueux, si cet individu consent à se plier aux caprices des législateurs et à dépenser.par respect pour les lois, contre son gré et sans utilité pratique pour lui-même, son argent, soit ! Mais qu'on lui ordonne ensuite de s’empiffrer, de se suralimenter et de se donner une indigestion pour “consommer” le lunch ou le dîner qu'on impose à sa dépense, il y a marge ! L'Assemblée législative n'a pas autorité pour établir la diete de ses commettants.A ceux-ci, elle peut soutirer arbitrairement leurs sous, mais elle n'a pas mandat de compromettre leur santé physique.Qu’on vexe le citoyen, dans ses libertés les plus simples, par des emprunts autocratiques à sa bourse ou par de^ restrictions plus ou moins justifiables à sa conduite soit.Le citoyen aura tôt ou tard le moyen de manifester sa mauvaise humeur.Mais qu'on vous conduise, vous et moi, â la gastrit-e en vous dirigeant aux excès de table, il y a abus ! * * * En conséquence ce cette opinion de jurisprudence, il faudra donc que le cafetier s'improvise surveillant de l'alimentation de ses convives, comme certains frères disciplinaires, dans les collèges, voient à oe que les élèves ne rechignent pas sur le chiard et mangent trois fois par jour, n'était-ce que pour éviter que les parents ne s'inquiètent pas d'amaigrissements trop notables chez leurs enfants ?Ce sera drôle, si chacjue garçon devait demeurer debout à la table de ses clients afin de juger par les rots de ces derniers s'ils engouffrent les vivres qu’il leur a servis afin de plaire à ces messieurs de la législation ! Pour se plier à la loi, le client veut bien avancer ses économies, mais de grâce qu’on le laisse manger sa propre nutrition.* * * Les aubergistes sont déjà menés assez vite à la faillite par l'ukase du 9 mai, qui a réduit leur achalandage de façon si appréciable (et pourtant, l’intempérance n'a pas diminuée).Faute de recettes suffisantes.ils ont dû remercier des centaines de musiciens, artistes de variétés et serveurs.S'ils doivent maintenant augmenter leur personnel domestique, à la proportion d'un garçon par convive, en vue de bien assurer la “consommation" stipulée par nos administrateurs, ils n’auront plus qu’à fermer leur établissement.N'est-ce pas à se taper les flancs de rire que de constater que, comme celle du mariage, la loi du 9 mai passé s'appuie sur une condition si ne qua non : la consommation.Il y a de ces constatations dans l’existence quotidienne qui seraient d’une drôlerie achevée si leur portée sociale ne conduisait pas à s’attrister sur les conséquences qu’elles comportent.CHAPEAUX FEUTRE a partir de $1 .50 Chez harlebois Tel.CA.GUI livrent!t 9 h.n.m.A midi c< 2 h.A r, h.p.m.Soirs 7 h.a I» h.Docteur René Lévesque Chlriirfficn-I>entl*te 2335 EST, RUE BEAUBIEN (angle de» Eeores) MONTREAL Mms M.BÊCHARD SOUTIEN-GORGE, CORSETS S/uhack “ Y (Sh.d/ci' U CORSELETTES *OU« APfOlNTlMfNrs OU «NSIIGNCMINTS 'Jtomttmac 63/4 o87 STE - Catherine e.( K N TB f CMAM01.V IT NIC.O CET) I Abonnez-vous a C’est le meilleur moyen de vous aesurer la leeture régulière de Radiomondc.Découpez le bulletin ci-de**ous et mettez-le à la po«te dès aujourd'hui, accompagné d'un mandat postal, à Radiomondc, 1434 ouest, Sainte-Catherine, Montréal.— TARIF 52 numéros 26 “ .13 “ .6 $2.00 1.00 50a'*, comme nous l’appelions tous avec affection et respect ne comptait que des amis.C’était un artiste de grande classe, musicien, chef d’orchestre, comédien et professeur; plusieurs jeunes artistes lui doivent d’être ee qu’ils sont, car c’est lui qui a développé leurs dons pour en faire un talent.?Il est parti trop vite, trop brusquement aussi.Rien n’est plus brutal que les morts subites.Que Mme Jeanne-Maubourg-Roberval, qui m’a toujours honorée de son amitié, trouve ici l’expression de no3 sincères sympathies.?Vilaine semaine que la dernière.En partant pour le studio, vendredi dernier, j’étais dans le tramway contre lequel la petite fille s’est fait écraser, au coin de l’avenue des Pins et de l’avenue du Parc, si bien que je n’ai pas perdu une phase de l’horrible spectacle.Pauvre mignonne!.?J’en étais si bouleversée qu’il m’a fallu "prendre sur moi” pour faire mon programme.?Mme Alarie m’a dit, avec des larmes dans la voix, que Pierrette, dont M.Roberval a été le professeur, n’a pas cessé de pleurer.Je vous le dis, tout le monde l’aimait.•.k k k Malgré les débuts de la merveilleuse petite chanteuse Claire Gagnier, des Trois-Rivières, samedi, à la nouvelle "Veillée du Samedi soir”, l’atmosphère n’était pas comme d’habitude.?J’étais dans la chambre de contrôle, avec Jacques Beaudoin et Paul Gélinas, l’auteur des sketches et publiciste à CKAC.Nous voyions ce qui se passait dans le studio.Mme Alarie et Juliette Huot, si gaies d’habitude et dont le rire fuse à tout propos, étaient là, bien tranquilles, sans dire mot.?C’est que nous sommes tous comme une grande famille et lorsqu’un membre aussi connu et aussi estimé que "Papa” s’en va, c’est fini, nous ne pouvons pas prendre les choses à la légère.k k k .N’est-ce pas qu’etle a chanté merveilleusement, la toute mignonne et gracieuse Claire Gagnier?Il faut la voir.Au run effort pour les notes hautes, aucune trace de fatigue, même après trois chansons.Elle chante naturellement, com vie un oiseau, et sa voix est une merveille de pureté et de sonorité.k k k Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais je vous avais parlé d’elle au retour de la Parade Militaire où beaucoup d’entre nous, qui ne la connaissaient pas, eurent la révélation de sa jolie voix de cristal.Je le répète: cette jeune fille a devant elle le plus brillant avenir.k k k Les amis de Muriel Millard se sont réunis chez elle, avant son départ, pour lui donner un témoignage d’amitié.Il y avait plusieurs personnalités du domaine radiophonique, à part de nombreux amis de la jeune chanteuse.Mme Alarie et Juliette Huot, M.et Mme Eugène Haigneault, Paul Guertin, et quelques autres dont les noms m’éohappent offrirent à Muriel une jolie minaudière, en souvenir.k k k M.Claude Sutton, ancien directeur artistique de CHLP a quitté ce poste pour entrer à l’agence radiophonique White Hall, en qualité de metteur en ondes et directeur de programmes.?Tous ceux qui ont joué dans les pièces qu’il a montées à CHLP, étaient présents à une petite soirée qui fut donnée en l’honneur de M.Claude Sutton.On remarquait: Juliette Tessier, Yvette Lorrain, Mme Rose-Rey-Iluzil, Juliette Huot, Gisèle Schmidt, Madeleine Cardin, Huguette Ollgny, Marthe Brin-d’Amoîr, Léon-Noël de Tilly, M.Senez, M.et Mme Henri Leduc, M.Groulx, Armand Leguet, Tom Sutton, M.et Mme Ernest Guimond et leur fils.La soirée fut très réussie, chacune des personnes présentes ajant, pour le héros de la fête, la plus veritable amitié.k k k 10, Downing street.Voilà une adresse qu’une certaine petite demoiselle n’est pas près d’oublier, puisqu’elle lui a fait gagner près de $500.k k k Lé programme ’’Quitte ou double” va revenir sur les ondes de CKAC, le 14 octobre, pour le charbon I» et H.Il aura lieu à la Salle Saint-Sulpice et les animateurs seront.Yves Bourassa et Jacques De-mers.?Et puis, naturellement, ‘ Que feriez-vous”, le plus spirituellement présenté, peut-être, de tous les programmes drôles, par cet homme d’esprit qu’est Gérard Delâge.k k k J’ai casé un des enfants de la Mine.Edgard Goulet va en être le propriétaire légitime, dès que le petit sera assez vieux pour être séparé de sa mère.Qui vêtit le second?k k k Après la dernière Veillée du Samedi soir, à CKAC, Jacques Beaudoin lui-même n’avait pas son sourire habituel.C’est parce que son tailleur est dans l’auditoire, me souffla Paul Gélinas, de façon à ce que tout le monde, même le principal intéressé puisse entendre.k k k Kiki Malouin était bien élégante, ce même jour, avec une jolie robe brune, un chapeau de feutre souple piqué de deux plumes couteaux et une superbe parure de martres de Russie, le dernier radeau de Roy.?Depuis que "Entre vous et Moi” a changé d’heure et passe à 2 h.au lieu de 1 h.30, je ne vois plus Betty Bee Hive et cela me fait tout drôle, car cette jeune fille est charmante.?En tous cas, Gérard Lachance peut se flatter de réaliser des programmes minutés avec soin.Comme on dit dans l’argot radiophonique, ils finissent “au poil”, ce qui doit être une déformation de l’expression “A un cheveu”.k k k Je soupçonne Henrit Letondal de fréquenter "Mon amie Elizabeth”.Accusé, levez-vous.k k k Avec Jean Narrache, ces jours derniers, j’ai égréné un chapelet de souvenirs.C’est que j’ai connu Montréal au temps des Innombrables poteaux et des trottoirs de bois.k k k Ce n’est certainement pas là une de ces choses qui rajeunissent, mais je crois que ni Jean Narrache ni moi n’avons de prétentions.?Le mardi, Ï4 octobre, à 7 h.45, au cours du récital de chant qu’il donnera à Radio-Canada, M Lionel Daunais chantera une de ses oeuvres, intitulée "Si les oiseaux savaient ma peine”.Ce morceau est la mise en musique d’un poème de Jean Gillet, collaborateur assidu de Radiomonde et frère, comme chacun sait, de Mme Jeanne Frey, l’animatrlee du programme Radio-Cinéma-Revue.k k k Radio-Canada consacrera prochainement une émission spéciale à la mémoire du plus grand des Canadiens, Sir Wilfrid Laurier, à l’occasion de son centième anniversaire de naissance.Ce sera une pièce historique de haute valeur, dont le jour et l’heure seront prochainement annoncées.?Kathleen Farlow et Sir Ernest MacMillan donne-ront un récital de sonates pour violon et, piano le lundi, 13, à 8 h.30 du soir.Ce sera la première d’une série de six auditions consacrées par deux artistes à la sonate.Au programme, des oeuvres de César Franek, de Brahms, de Beethoven et de compositeurs anglais, etc.k k k Radio-Canada transmettra, au cours de la saison 1941-1942, les reportages des grandes joutes de hockey.Le premier reportage passera le samedi, le 1er novembre.k k k La méditation de la semaine: La force sans prudence succombe sous son propre poids.Escompte• special aux propriétaires tic Conciergeries et Communautés AXM1NSTER Tapis de belle qualité, % de large, sp 25 Spécial, la vge " PLANCHERS PERMANENTS en linoleum incrusté, avec bordure au rholx.PRELARTS—TAPIS CONGOLEUMS LINOLEUMS Patrons et couleurs assortis & FRÈRE MAGASINS 1106 et 1963 est, Ontario 723 Mont-Royal Ml.AM.HMIO - FR.1511 - FA.1717 1 LWnatjo * faut Va*.éPq Les amateurs de baseball ont été tenus en suspens jusqu'à la der* nière manche de la dernière joute des séries mondiales, grandes et petites.* * * Naturellement, dans les grandes comme dans les petites, en bons Montréalais que nous sommes, nous n'avons pas eu gain de cause.* * * Nos représentants ont tout sin> plement baissé drapeau devant l’adversaire.* * * La radio canadienne ne fait pas luire son soleil que sur les réalisations dramatiques ou musicales seulement.* ¥ * Le "Panem et circenses” des anciens y intervient avec son insistance coutumière, et réclame, lui aussi sa part de soleil.Ÿ * Ÿ Que ce soit par l’entremise de CHLP, de CKAC, de CBF, ou de tout autre poste, l’écouteur, avide des sports, veut qu'on le tienne au courant de ce qui se passe.* * * Jusqu’ici, le poste CHLP n’a pas failli à la tâche.* * •* Il s’est fait fort d’apporter à ses clients la nouvelle la plus récente, Ja plus palpitante d'intérêt aux adeptes du sport.* * * Dans nombre de programmes radiophoniques.ce sont les savons et Jes poudres à savon qui se font concurrence dans le rôle de commanditaires.* * * Mais dans les émissions sportives, ce sont les lames à rasoir qui entrent en jeu, et les formules qui en vantent les mérites sont si souvent répétées qu'elles en ont de la barbe! .* * Ÿ A tout prendre, cependant, malgré que certains propos soient rasants, les programmes sportifs sont très prisés, et le public serait fort désappointés si on ne les lui servait pas.* * * Non, mâis voulez-vous me dire ce qui se passe dans tous nos postes montréalais! — Changement ici, changement là, un tel s'en va, un autre s'en vient.— Les commentaires vont leur train, mais sous forme de chuchotements seulement.On n’osera parler à haute voix que quand toutes ces permutations seront devenues officielles.* * * Dans l’intervalle, chacun reste sur le qui-vive ne sachant pas s il est digne d'amour et de haine .De quoi demain sera-t-il fait?.* Ÿ # Certains départs, s'ils s’effectuent, vont créer des vides difficiles à remplir.— On a beau se répéter que .tout homme se remplace .on ne peut évidemment, du jour au lendemain, adapter un nouveau venu, à certaines besognes, surtout si ces besognes revêtent une importance quelconque.* Ÿ Ÿ Mais, chut .J’ai dit que je n’en parlerais que quand toutes les nominations auront été faites.Alors, ce n’est que partie remise.4 ¥ 4 L'autre jour, je ne sais par q^"l hasard, tout le monde, ou à peu près, était au poste dès huit heures du matin.— Devant la présence de certains de ceux-là, Jean Fourniel s'est écrié: "Je ne comprends plus rien! Il va falloir faire une croix quelque part!” * * * Avez-vous répondu à la question chanceuse, posée tous les jours a CHLP, entre dix heures et demie et 11 heures de la matinée?.Sinon, faites-Ic dès aujourd'hui! Vous en aurez pour votre soif.BTC.chief PAGE 6 Radiomonde EU OCTOBRE 1941! p'AMVUR « T?': '-*-' NETTOYEURS-TEINTURIERS NETTOYAGE CQ( CLEAR-OTEX 3 VETEMENTS POUR TOUT ARTICLE Complètement atsuri L-üi Paul-Emile Senay Le public radiophile appr'ndra avec plaisir la nomination de M.Paul-Emile Senay au poste de directeur artistique du poste CHLP, la "Patrie”, où il remplace, depuis trois jours à peine, M.Claude Sutton.¥ ¥ ¥ Le poste de la "Patrie" ne pouvait trouver de successeur plus digne et plus compétent que M.Paul-Emile Senay pour combler cette absence.Mais peut-être a-t-il besoin de quelque présentation pour certains, car il est avant tout un modeste.Ce ne sont pas toujours ceux dont on entend le plus souvent les noms à la radio qui méritent le premier rang.Si celui de M.Senay n’est connu que dans une certaine limite, on verra, par ce qui suit, qu’il est une autorité en tout ce qui touche le théâtre.* * * Né à St-Césaire où il fit ses études au collège des Pères de Sainte-Croix, M.Senay débuta sur la scène en 1905, ce qui ne le vieillit aucunement, car il demeure toujours un jeune homme.Lies années ne semblent pas avoir d’emprise sur ce travailleur infatigable dont l'inaltérable bonne humeur ne connaît d’égale que sa conscience professionnelle chaque fois qu'il lui est confié un rôle à interpréter ou une troupe d’artistes à diriger.Sa carrière artistique fut des plus fertiles.Il fut l'un des membres les plus en vue du Conservatoire Lassai le , metteur en scène et directeur de nombreuses troupes d'amateur; il joua sur la scène devant les plus hautes personnalités montréalaises, soit dans les classiques, qu'il préfère à tous, soit dans les drames ou la haute comédie.Ce fut lui qui rendit le rôle du curé de Ste-Alme, dans ’’Le Presbytère en Fleurs”, l’oeuvre de M.Léopold Houlé, maintenant de Radio-Canada.A ce propos, disons que M.Senay a l’intention de mettre prochainement en ondes cette pièce qui connut un si grand succès.* * * Ce fut vers 1908 que M.Senay commença à se faire vraiment connaître du public montréalais.Ceux de l’époque ne l’ont pas oublié dans le rôle de Joaz, d’ “Athalie”, de Racine.Il avait alors comme partenaire nulle autre que.Juliette Béliveau! Plus tard, il eut comme compagnon de scène notre exmaire, Camillien Houde, qui dit-on, était un excellent comédien!.Houde, dit Senay, brillait surtout dans le rôle de "l’Avare”, de Molière.Paul-Emile Senay assista aux débuts de Pierre Durand dans "Notre-Dame du Guesclin”.Durand, alors poseur de tuiles, est maintenant l’un de nos artistes les plus appréciés.Senay joua aussi dans "Le Petit Lord” et il participa au concours de lord Gray, lequel concours attira des foules considérables durant une huitaine au "His Majesty’s”.Les somnités du monde politique ou religieux, tels sir Wilfrid Laurier, sir Lomer Gouin, Mgr Bruchési ou autres, donnaient tout leur encouragement au bon théâtre dont Senay était l'un des meilleurs apôtres.Toujours vers 1909, Senay et sa troupe Interprétèrent "Le Drapeau de Carillon", pièce montée par (Jean Cfltet de la Société de* auteur* canadiens).Ma chérie, Je songe à ceux qui aiment et ne sont pas aimés, et n’étant pas aimés ne veulent pas le croire, à ceux qui n’ont souci de richesses ou de gloire.Je songe à ceux qui aiment et ne sont pas aimés.Je songe à tous ceux là qui n’ont d’autre avenir que de voir les regrets s’ajouter aux souffrances, qui se leurrent sans fin d’une vaine espérance.Je songe à fous ceux là, qui n’ont plus d’avenir.Je songe aux malheureux qui n'avaient d’autre joie qu’un sourire très doux et des yeux de lumière, à ceux-là dont le rêve était une chimère.Je songe aux malheureux qui n’au-ront plus de joie- Je songe aux amoureux qui ont perdu l’amour, n’en ayant eu jamais que le reflet mièvre, je songe aux coeurs rongés de l’infernale f lièvre.Je songe aux amoureux qui ont perdu l’amour.Je songe aux voyageurs qui ont perdu l’étoile, et qui, les yeux au ciel, la cherchent va inné ment avant que d’être atteints du sombre abattement.Je songe aux voyageurs qui ont perdu l’étoile.Je songe à ceux qui aiment et ne sont pas aimés, et n’étant pas aimés, ne veulent pas le croire.à ceux qui n'ont souci de richesse ou de gloire.Je songe à ceux qui aiment et ne sont pas aimés.JEAN Philippe Dutet à l’occasion du 75e anniversaire de la fondation de la Société St-Jean-Baptiste.¥ ¥ ¥ Survint alors le schisme Dutet-Lasalle dans le monde du théâtre.Il y eut scission entre ces deux professeurs qui rallièrent chacun leurs partisans, la majorité suivant le premier pour monter des pièces nouvelles, presque toutes des oeuvres classiques.Le résultat ne répondit pas aux espérances, du moins financièrement, surtout quand on voulut attirer la foule au Monument National.Cependant, le groupe Dutet continua à obtenir des succès.Senay, qui était demeuré son ami, déménagea alors à Longueuil, où il possède encore une très jolie villa.Il fonda dans cette petite ville "La Société des Concerts de Longueuil” qui se fit avantageusement connaître.Senay se maria en 1915.Il abandonna temporairement le théâtre.En 1925, il revint à la charge pour interpréter, au poste CKAC, alors dirigé par M.Jacques Cartier, “Le Médecin Malgré Lui”, de Molière.Le triomphe fut tel qu’on lui demanda d’organiser d’autre3 programmes de ce genre, ce qu'il dut refuser.Il fut également le premier à offrir, au poste CHLP, une pièce: elle était intitulée “Madame a ses brevets”.Quelques mois plus tard, il donna au même poste, sept ou huit semaines de dialogues.M.Alfred Vallerand et Mme Berthe Lavoie étaient sc3 principaux interprètes.Lors des débuts du poste CRCM.maintenant Radio-Canada, Senay offrit aux radiophiles "La Farce des Bossus”, "Les Complets à 59 francs 50”, “Grlngoire”, etc., etc.A CHLP, Senay monta quelques comédies dues à des auteurs montréalais, MM.Henri Letondal, Philippe Panneton et Léopold Houlé.C’est la vedette du théâtre et du cinéma HELEN HAYES, que l’on considère comme la première artiste du théâtre américain.Helen Hayes vient de commencer une nouvelle saison radiophonique, et on peut maintenant l’entendre tous les dimanches soir de 9 h.à 9 h.80 au cours de l’émission “Le Théâtre d’Jlelen Hayes”, diffusé par le réseau Columbia.Lors de la représentation du "Presbytère en Fleurs”, qui obtint, un tel succès qu'en une seule soirée, au profit de Notre-Dame-de-ia Merci, on perçut une recette de $30,000, Senay continua à se faire applaudir.Ce que peu de gens savent est que notre grande artis’e Anna Malenfant, fit ses débuts lors de cette soirée de gala, patro-nisée par le mécène Lawrence Wilson et par le regretté Olivar As-selin.Elle fut alors accompagnée par le frère de M.Houlé, un excellent pianiste.Autre petit détail, assez amusant celui-là, est qu’on garda longtemps à M.Senay le surnom de “M.le curé Senay”.On ne pouvait rendre meilleur hommage à son interprétation de ce rôle.Dejuis un an et demi, il travaillait en coopération avec son ami, Claude Sutton.On l’a entendu entre autres à CHLP dans les premiers rôles de “La Massière”, par Jules Lemaître, "Le Coeur Partagé”, de Lucien Besnard, "Le Dépositaire”, d’Edmond Sée, “La Rose Effeuillée", etc., etc.Le poste de la "Patrie" connaîtra une saison fort active, nous révèle M.Senay.Tous les dimanches soirs, à 7 h.30, on entendra l’adaptation, par M.Sutton, de la pièce “Le Drame du Pavillon”, par Suzanne Mila.Le lundi soir, on interprétera “La Tzarine", par Eugène Scribe.Ce sera une série de huit ou dix émissions.I>e mardi, on jouera "Mon Etoile”, également par Eugène Scribe.Le mercredi et le samedi, ce sera le tour des "Tragédies de la Vie”, par Jean Bart.Le vendredi sera réservé à la comédie .Comme on le voit, Senay ne chômera pas! ¥ ¥ ¥ Dans la vie privée, c'est un homme paisible, toujours calme et sympathique.Il adore cependant voyager, et il ne se passe guère d’été sans qu’il aille goûter quelque vacance dans le Sud, soit à la Havane, en Louisiane ou ailleurs.Il passe ses étés à St-Eustache où il a une autre maison d’été, quitta à revenir à Longueuil dès octobre.C’est là, dans son studio aménagé dans ies combles, qu’il passe des heures à fouiller dans sa bibliothèque, l'une des mieux garnies qui soit en matière de répertoire de théâtre.Il est de plus un intellectuel doué d’une haute culture, s'intéressant surtout aux chefs-d'oeuvre de la littérature classique.C'est l’une des multiples raisons pourquoi il n'aime pas ces bouffonneries ou loufoqueries en jargon, patois ou ce que l’on voudra.Senay es* d’opinion que rien ne nous vaut une pire publicité que ces soi-disant programmes radiophoniques "canayenr”.Il ne veut pas de charabia dans ses interprétations.Les artistes qu’il dirige doivent parler en français, et non pas en baragouin.Bien des amis de Senay ignorent qu'il représente dans la province la Société des Auteurs, dont M.Louvigny de Montigny est, à Ottawa, le fondé de pouvoirs dans tout le Canada.Autre chose au crédit de Senay est que ce fut lui qui, en 1937, ressuscita la Maison Ponton.Ses nombreuses occupations l'obligèrent récemment à abandonner cette entreprise.On pourrait encore en dire bien long sur le nouveau directeur artistique de CHLP, mais peut-être risquerions-nous de blesser la modestie de notre interlocuteur.Ces détails sur sa carrière suffiront quand même amplement à convaincre les lecteurs de “Radiomonde” que M.Marcel Lefebvre mérite des félicitations pour avoir retenu les services d'un collaborateur aussi compétent.Ce n’est pas vainement que le poste de la "Patrie” a toujours eu la réputation de savoir bien choisir ses pièces de théâtre et scs interprètes.Le départ de l'ami Sutton créerait un vide qu’on croyait devoir être impossible à combler.Seul M.Senay pouvait continuer son oeuvre.Il ne désappointera personne! Ic bijoutier de confiance MONTRES W.RIOPEL MÎÜÏÏ'S 902 EST.RPF BELANGER DOUard 0010 meilleures mar-(I)eux porte* à l'r*t île Nalat-Hubert i que* aux plus bas prix: Choix pour CADEAUX de bon goût BULOVA OMEGA TISSOT CVMA •11 OCTOBRE 194 K Radiomonde PAGE 7 Directeur des programmes à C.H.L.V.Grande favorite des radiophiles A la Whitehall Broadcasting m CLAUDE SUTTON, artiste bien connu.lo nnouilnn npr .IiillMtp0 hCFOS 6ympflthiQUCS c’est ça, de questionner Juliette?neros sympathiqu .(du eoup elle en avait oublié Mothée laquelle ricane la grima^nU h?Cabana).Tu l’as trouvé Ici?Il y en a encore?Vends-moi le; tu en achèteras un autre .Et aux yeux scandalisés de Séraphin — à qui on avait pourtant promis que ça ne coûtait rien ce voyage-là — Bertlne délie les cordons de sa bourse et du péohé d'avarice.Méditation qr ne peut être que féconde chez les petits, particulièrement impressionnables.* * * i , , Elle aimera les délicieux | i BONBONS -, C g* j I 50' E 1 Téléphone CH.7165 ( LE ROMAN D’UNE ORPHELINE composition de Henry Deyglun est maintenant diffusé à Québec, TOUS LES SOIRS à 7 hres 30 au poste C.K.C.V.Il n’y a tout de même pas que les jeunes qui réagissent à 1 interprétation très réaliste du vice de Séraphin Poudrier.Et ee dernier ne savait peut-être pas, quand e* venu à Québec, qu’il y courait certains risques .Des solides g»' lards de mes connaissances ne vm -1 aient-ils pas prendre le train P™ Montréal, l’autre jour, dans le n de lui donner ça .• - UnÇ cho^ .signaler, c’est quand 11 s en Pr à Donalda que Séraphin irrite plus les coeurs masculins Chac voudrait se faire le défenseur de la sympathique et trop bonne ;» femme.* * * à Georges Lepage, silencieux CHRC depuis quelques sema‘ nous est revenu sur les ondes.a 1 rablement reposé, et enthousi -comme jamais.Nous lui souha ton-une saison très active; les meilleur succès.* * à Adrien Bélanger qui est un Cr çon doux et pacifique entre _t"1,s •.se volt attribuer dans les serie-René Constantinoau ou autres - • • les rôles de composition les I terrifiants .“Je ne sais pas ron ment J’arrive à Incarner ces IM ( là.confesse-t-il, je me fais P™ mol-même!" PAGE 10 Radiomonde •11 OCTOBRE 1941! Le Cercle annonce sa Philarmonique septième saison On voudrait toucher les jeunes.radiophonique qui a, depuis queJ-que temps, amené le plus d’appels téléphoniques dans les divers postes de radio .je crois que l’irradiation du combat de boxe de lundi dernier entre Joe Louis et Lou Nova l’emporterait haut la main .(?) .Révélation foudroyante, diront des personnages, genre M.Sicotte de la Pension Velder .ou .le notaire LePotiron.Maie'Maie' s rr ?pitale s’embuait de mélancolie; si Si vous le voulez bien nous re- croire moi-même si je n’avais vu l’apprehension d une destinee in- viendrons la-dessus.En attendant, ce soir-là, d’un poste à l’autre de certaine pour cette oeuvre des no- lorsque vous goûterez l’audition la capitale .chacune des télé- tres nous a inspire un plaidoyer.d un concert symphonique à la ra- phonistes à l’oeuvre et à l’oeu- nous aurions voulu les accents aus- dio, cette semaine, pensez un peu vre .devant un feu nourri de que si divisé que nous semble l’en- demandes de renseignements quant chantement créé, ce sont des hu- à l’heure de l’irradiation, etc .main» qui vous l’assurent, et par ^ ^ % processus naturel, arrêtez-vous un M.Maurice Valiquette m’a décia-înstant a réfléchir aux nôtres, à ré, cette semaine, que des modifi-nos musiciens, a nos artistes.Vous cations fort intéressantes .se-”e,,fer?Z.pas loin de croire que les raient apportées prochainement bin.cette société se porte très bien, difficultés matérielles à traverser dans l’horaire des programmes de On parle d’enthousiasme réveillé au c?font parfois des héros, et je suis CBV.Un plus grand nombre d’émis-sein de l'ensemble musical, même sûre que sur le champ vqus pren- sions seraient diffusées des studios d'ambition de vouloir prouver une drez la résolution de leur accorder de Québec .Voilà une nouvelle vitalité toute particulière lors des un appui entier et toute la colla- susceptible de nous faire plaisir.si vibrants que sincères, cela ne veut pas dire évidemment que nos orchestres répètent leur Chant du Cygne.Au dernières nouvelles que me transmet le dévoué président du Cercle Philarmonique, M.P.E.Jo- débuts de la septième saison.Cette saison 1941-42 s’ouvrira en novembre, et Yvon Barette, éminent pianiste d'Ottawa, dont les habitués du Cercle conservent un excellent souvenir, sera le soliste-invité de ce premier concert.Les amateurs de musique à Qué- boration possible.J.R.Ÿ ^ V Des potins et des nouvelles.chestres symphoniques peuvent toujours compter sur un public fidèle et enthousiaste à chacun de leurs moins que Jeannette Macdonald et Nelson Eddy.La jeune vedette canadienne-française chanterait en français dans cette production.Félicitations et au plaisir d’aller la .•oir et entendre à l’écran.* * * Christo Christy, la Voix d’Hollywood, nous a fait, cette semaine, en primeur, je crois, une révélation bien encourageante: “Francine Bordeaux, jeune Canadienne française, native de la Beauce, vient de signer Gilles Duhamel, après avoir été un contrat avec 'a Société Metro-bec feront confiance, une fois de choisi comme annonceur commer- Goldwyn-Mayer pour remplir un plus à cet organisme de chez-noüs cial de L’Auberge de la Bonne- fûle dans “I Married an Engel’’ à qui nous devons chaque année Franquette, devient maitre de céré- dont les vedettes sont ni plus ai de vivre des heures belles et fé- monies au Tourbillon, condes entre toutes.L’an dernier, ÿ y -¥ cm a été obligé faute d’espace, de ^ „*!,„**„ (Je ChrWo Christy refuser des btUets d abonnements dans Ies ar,.hlves dlI rinéma ront pou, la saison.Ne vous exposez pas amené à découvrir que le sympa- a ,a meme deeept.on cet automne.thl(iuc JEAN N EL.directeur' artit voi Nous voyons par la que les o> tique du poste CKCV.a déjà tourné.En 1922, il faisait partie de la dis- La fine comédie que “Domino’’! tribution d’un film canadien inti- Pièce exquise! Interprétation ma-.tulé: “Oh! you John” (Production gnlfique! Félicitations sincères à l'essen’î t .mkii”8 I.eslde Homier & Castel).La distribution “l-a Comédie de Montréal”.Cette ' /' ° ' tme' insi que comprenait: Maurice Castel, Berthe pièce est tellement en avant et au-T:.,H>T entend^e dans Reno„t.M.Glraniin, JEAN NUL et dessus du répertoire ordinaire de tton menace i”nf,T’.lauqU“‘ JULIETTE BELIVEAU .Il y théâtre.Le publie est épaté de lui-de no i\.v 1Cn a * agence aurait sans doute une foule de faits même — la satisfaction rayonne les vi< 1rs f CCll!e^ P°U1 combler intéressants du genre à tirer de la sur son visage — il a été à même «e i,/ a mesure ûu us biographie de Jean Nei, mais notre de mesurer le chemin parcouru des intéressés' - ' • • •".:«v .:;0 ¦> * - ‘ ¦ ' '¦ .V- ¦ t if> - - GASTON LAFRANCE, dont le programme, “Planologue” (lundi soir, à 9 h.30, au poste CH RC) entre dans sa Sème année.M.Lafranee interprète un choix de musique populaire américaine.MADAME IRIS Experte en Beauté et en Coiffure Tout ouvrage et traitements — Garantis de satisfaction 3406 SAINT-DENIS, coin Sherbrooke, MA.6673 ROMEO TONDI Rembourreur - Ebéniste - Polisseur Réparations - Ouvrage garanti Meubles sur commande Décorations d’intérieurs 4156 RUE SAINT-DENIS BEIair 2717 M Arquette 9975 JEAN M.HOTTE, BAO.O.O.D OPTOMETRISTF — OPTICIEN Spécialiste en Examen de la Vue 4483 RUE SAINT-DENIS, près Mont-Royal MONTREAL BARDEAUX La Ferronnerie Emile Poirier Peinture — Outils — Tapisserie Ferronnerie générale 240 JARRY DUno.it 21.1 Tel.AMIieret 1190 ü- Pour p.-.o’r Oe l’élégance consultez le "TAILLEUR” ultra moderne GASTON LEMOINE A li rm Marchand-.'ailltur pour Dames et Messieurs i n i /'r/\ ru Pressage - Nettoyage - Réparation / //~ ^ y* 1907 LAURIER EST nrn 1ri SOURDS Venez essayer le nouvel appareil ACOUSTICON avec tube vacuum.Ecrive* on téléphone* afin de r.cevoli une brochure explicative.Nous avons des représentants dans toute la province.Déinonstrations i.RATl ITES chaque Jour de ft a.m.A A p.m.ACOUSTICON INSTITUTE OF MONTREAL 1396 STE-CATHERINF.Ouest HA.0717 ¦Il OCTOBRE 1941! Radiomonde PAGE 11 SERVICE DE RADIO Spéelatttéi (¦¦lallation 4e hnut-parleurn Réparations générales sur toutes marques de radios Livraison rapide de tubes et accessoires de radio par toute la ville.Roger ROCHON 768 AVEN CE DE L’EGLISE YOrk 4688 I / • iâ •jjy ROMAN TIRE DE L’A D A P T A T I O N DU GRAND SUCCES RADIOPHONIQUE par LOUIS MORISSET Wellington 1884 J.Lecavalier Directeur de Funérailles Etablie en 1898 562 ST-EKRDINAND OPTOMETRISTE-OPTICIEN Examen de la vu* • Lunette» modernes 1735 St-Denis près Ontario MArbour 04St LANG Knvoye* voa filma par la malle, i|* voua arront retourné* «ans retard.Tou le* personne* pré-«entnnt cette annonce auront un eaeompte apéciaL PHOTO L’ECUYER Développement GRATIS.Vous paye* seulement pour les impressions, .02 en montant, et voua recevez un coupon p«*ir agrandissement 8 z 10 GRATIS 828 EST.MONT-ROYAL Ne laissez pas passer la FQRTUNE et le BONHEUR Pour .e oènèfice de ses nombreux client*.le célèbre professeur Robert te puis éminent Astrologue contemporain, dont les propnêties ont intéressé te monde, et qui par ses causeries radiophoniques a fait preuve d'une compétence indéniable; afin de vous aider a combattre les épreuves et «es souffrances qui vous affligent, de vous guider et vous .aire connaître ce dont vous étiez privé jusqu'à date; vous indiquer vos jours de chance, le savant professeur qui n'sst pas un levin, mais un astrologue scientifique, offre de vous donner ies initiales de ia personne que vous aimez te plus, et de celui qua vous aimez le mieux, avec étude personnelle de votre horoscope.Ne manquez pas cette occasion unique écrivez maintenant, aujourd’hui même, envoyant date et mois de naissance.Ajoutez enveloppe affranchie et vingt-cinq sous pour frais de manutention.Consultation: Bureau, 1 hre P.M.à 10 h res P.M.PROFESSEUR ROBERT 1573 e«t, rue Mont-Royal Montréal Dans le Bas Fleuve tout le monde écoute CJBR RIMOUSKI Deux femmes (suite) — Il > a un moyen.il y a une solution, commença-t-elle.Norma l’interrompit.— Il n’y en a pas ! Il me hait ! Ses yeux maintenant étaient secs.Son visage avait repris sa dureté.Toute son attitude semblait indiquer qu’en dépit de ses affirmations, en dépit de sa décision de lutter, elle avait la certitude de lutter contre l’inéluctable.Tout travaillait contre elle.Trop longtemps, elle avait elle-même préparé sa défaite.Maintenant, il était trop tard.D’autre part, Norma connaissant mieux Claire qu’elle s’était représentée comme une femme d’intrigue s'apercevait que la douceur, la bonté, la grandeur d’âme mêmes de Grande Soeur étaient des facteurs qui contribuaient à détacher Jean de sa femme.De même qu’il aurait vite décelé le calcul chez une Claire Briand qui lui aurait joué la comédie de la bénignité, de la générosité, de même il ne pouvait se tromper à l’accent de sincérité de cette femme foncièrement bonne.Elle demeurait pour Jean, la Désirable, l’Inacessible.Elle devait avoir sur lui un empire tout puissant au point, se disait Norma, que si maintenant Claire consentait à descendre de son piédestal, bien loin de perdre sa dignité aux yeux de Jean elle gagnerait du prestige: elle deviendrait la femme de sa vie.Entrevoyant nettement ces choses, Norma se sentit à la merci de la volonté de Claire.Et n’osant pas encore attacher foi au complet renoncement de celle-ci, elle murmura : — Il n’y a rien à faire ! Claire voulut la rassurer.Elle se rapprocha de Norma et lui dit avec chaleur : — Mais ne comprenez-vous pas si nous savons comment vous avez perdu son amour, nous pourrons peut-être découvrir aussi de quelle façon vous pourrez le reconquérir.¦—Vous voulez dire que.A ce moment, la sonnerie du téléphone retentit.Norma se leva, se dirigea vers l’appareil : — Vous permettez?Je vais répondre d’ici à cet appel.Nous avons une double ligne dans la maison ! — Je vous en prie ! fit Claire.Elle ne put s’empêcher d’entendre Norma qui disait: — Comment?.Longue Distance?.Oui, c’est Madame Langevin qui parle!.Quoi?Monsieur David Constant m’appelle?.Je vais lui parler! Le visage de Norma était bouleversé.Les deux femmes se regardèrent.Sans prononcer une parole, elles se comprirent.XXIV Un avocat embarrassé David Constant, avocat au barreau de Montréal, était depuis longtemps l’ami de la famille Langevin.Ce fait rendait encore plus difficile la mission dont Jean l’avait chargé auprès de Norma.Comment annoncer à une femme qu'on a maintes fois rencontrée dans le monde et chez qui on a souvent été invité que son mari a décidé de se séparer d'elle de corps et de biens ?Refuser de faire cette démarche ?C'eut été risquer de perdre l'amitié et la clientèle de Jean Langevin.Et David Constant n'était pas homme à courir un pareil risque.Après avoir retardé le plus longtemps possible le moment de l'entrevue avec Norma, il s'était enfin décidé, sur les instances de Jean, à lui télépnoner pour la convoquer à son bureau.Norma, de son côté, s'était d'abord affolée en recevant cet appel téléphonique.Mais Claire avait su calmer ses craintes et lui redonner du courage.Norma décida donc d’entreprendre dès le lendemain le voyage à Montréal.La visite de Claire avait fait sur elle une forte Impression.L’avenir dirait si cette impression serait durable.Mais pour l’instant elle voulait profiter de son nouvel état d’esprit pour affronter l'homme de loi qui devait lui apprendre la décision de Jean.A l’heure fixée, elle pénétra dans le bureau de David Constant, armée de son plus beau sourire, ce qui eut pour effet de rendre encore plus embarrassante la situation de l'avocat.Elle ne lui donna ni le titre de "maître" ni ne l’appela “Monsieur Constant”.Elle s'adressa à lui en le nommant “David”, comme au temps où ils se voyaient beaucoup.Mais cela n'empêche pas l’entretien d’être assez glacial parce que lui.Constant, ne pouvait oublier un seul instant qu’il avait à défendre les intérêts de son "client” et que Norma n'était plus la charmante femme du monde de jadis mais bien la "partie adverse”.Il restait un peu perplexe devant l’attitude de la femme de Langevin.Elle l'avait à peine laissé placer un mot.Si bien qu’à la fin, H lui dit : — Je ne comprends pas très bien où vous voulez en venir.Pourtant, une chose me parait très nette— — Quoi donc ?— Vous ne voulez pas vous séparer définitivement de votre mari.— Non ! Moi je ne le, veux pas.Mais je ne l'empêcherai pas de faire des démarches s’il tient, lui, à se séparer de moi ! — Pourtant, il voudrait que ce soit vous qui preniez les devants.Jean agira très généreusement à votre égard, Norma.Il ne discutera même pas les conditions que vous poserez ! — Je comprends ! Il fera n’importe quoi pour se débarrasser de moi, lança Norma.— Je vous en prie, ne le prenez pas sur ce ton ! — Et sur quel ton voulez-vous que je le prenne ?Vous ne voudriez tout de même pas à ce que je sois rayonnante de joie parce que mon mari est fatigué de moi au point d’être prêt à acheter sa liberté à n'importe quel prix ?— Vous ne voyez que le mauvais côté des choses ! protesta l’avocat.Vous savez bien que cette mésentente ne date pas d’hier.Et il arrive maintenant que vous n’avez plus la moindre vie commune.Déjà, vous ne vivez plus avec Jean.— Qu’avions-nous donc de plus au début de notre mariage ?Vous nous connaissez assez.— A cette époque, vous vous imaginiez tout au moins avoir beaucoup de points en commun.Il est regrettable que vous n’ayez pas réussi à trouver le bonheur dans votre vie à deux ! C'était l’avocat qui parlait.Tout cela était énoncé sur un ton sec.Le coeur n'avait plus rien à faire dans cette conversation.— Mais, c'est peut-être encore possible, David.— Oh non !.je ne le crois pas ! Jean a exposé nettement sa situation.Norma exaspérée, ne put se contenir plus longtemps.Elle s’était pourtant juré de rester calme.Mais peut-on rester calme quand on sent la vie nous échapper ?Imitant le ton de David, elle lui dit : — “Mon client désire obtenir sa liberté, Madame” .Eh bien ! David, avant que nous décidions quoi que ce soit de définitif, j'ai quelques questions à vous poser.Y répondrez-vous en toute sincérité ?David garda son air réservé pour dire : — Je répondrai certainement, si je puis le faire sans injustice à l’égard de mon client ! — Procédons par ordre, voulez-vous ?La première question je vous l’ai posée tout à l’heure.Quelle raison avions-nous, Jean et moi, de croire il y a douze ans, que nous pourrions vivre heureux ensemble ?— Eh bien !.Sincèrement.Norma.Je ne sais pas ! — Evidemment.vous ne savez pas ! Je vais voua le dire, moi ! Il n’y avait qu'une raison : l'amour !._ Voilà ce que nous possédions en commun ! L’amour, David !.„ Elle était très émue.Mais David ne voulut pas se laisser gagner *par l’émotion.— Oui, oui !.répliqua-t-il.Evidemment !.Mais il y a de celà douze ans et.— Vous savez bien comme moi que lorsqu’on aime, les années ne comptent guère Quand on aime, c'est pour la vie ! Et j’aime toujours Jean ! Elle avait prononcé ces mots dans un élan de sincérité.On ne pouvait s’y tromper.Aussi l'homme de loi en fut-il un peu ébranlé : — Comme c’est regretable ! dit-il.— Croyez-vous ! continua Norma.Je me le demande bien !.Da”id, parce que j'aime encore mon mari, U me sera peut-être possible de reconquérir son amour.Peut-être aussi le laisserai-je me quitter pour aller vers ce qui l’attire tant en ce moment.— Ce qui l'attire, c’est sa carrière !.Uniquement sa carrière !.Je vous l’assure, Nonna ! A certains moments, sa vie a été grandement bouleversée par votre conduite.par certains de vos actes.Et il croit sincèrement que son travail finira par en souffrir si ces.ces.disons ces interruptions continuent.Je crois que je puis ajouter, sans dévoiler aucun secret, que Jean est vrament très nerveux de ce temps-ci.On pourrait même dire qu’il est à bout de nerfs ! — Oui ! "on” pourait le dire si “on” n’était pas avocat et si "on” ne devait pas parler en terme* de loi.Croyez-vous donc que le fait de m'avoir épousée ait jamais empêché Jean de réussir dans la vie ?— Non, je ne dirais pas ça ! Pas jusqu’à présent, en tout cas ! — Pas jusqu'à présent ?.Et croyez-vous que c'est maintenant que je peux mettre eir danger sa carrière ?(A SUIVRE) Tél.FR.1415 E.RAJOTTE Directeur de Funérailles Salons mortuaires moderne.Servira d'amltulnnee Embaumeur diplômé Corbillard Packard de Luxe CII4S E.RAJOTTK.gérant 3580 EST, RUE ONTAlilO près Joliette J’ACHETE DES DIAMANTS EN FAIS I.’EVAMT.ati.v JE PAYE LE GROS fltlx ET COMPTANT Téléphonez pour appointe,ne»* ou rentlfi-voiui R.MOREAU Chambre 6 LAncaster 9981 ItSO, RUE BLEURY LMIflr^l'liértlfp ,Mrla| ) LES TABLETTES “ S I N G R I N OU LES CAPSULES ANALGESIQUES 1022 voa» soulageront promptement, « „„„ Kouffrrz de mal de tête, rbumnUmir, ny»t de dent», la grippe, névralgie.Ln vente rbe» tous les bons marchand* DISTRIBUTE! as KV
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