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Titre :
Radiomonde
Éditeur :
  • Montréal :Radiomonde,1939-1952
Contenu spécifique :
samedi 14 février 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Radiomonde et télémonde
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Références

Radiomonde, 1942-02-14, Collections de BAnQ.

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t ¦¦ - ¦ f PHOTO GERARD JEAN VOL.IV — MM I.KO 9 MONTREAL.Il FEVRIER I9JJI UES ÏNDISCOET: Si je ne vous parlais pas du bal, Tous croiriez que je ne suis pas » à la page.Le bal fut beau, U fut réussi.sauf le souper qui tint en suspens les soupeurs! * * * La tempête de neige retarda (jusque peu la cérémonie du couronnement.laquelle fut somptueuse et brève.Une reine s’effaçait pour céder sa place à une autre.Ainsi va le monde, disait Louis Fran-coeur.* * * Et puis, il y eût les ‘'Afras”, statuettes célébrant le mérite de nos vedettes.Auger eût la statue du meilleur jeune premier, lui qui est “premier rôle" et même grand premier rôle.C'était ce que l’on pouvait appeler la confusion des genres.* * * A propos de Jacques Auger, notre sympathique artiste a reçu la lettre suivante d’une auditrice du quai de la Rivière-Ouelle.“Monsieur, "Permettez que je vous fasse tous mes compilmcnts et que je vous offre mes sincères remerciements pour la pièce si merveilleusement interprétée par vous et vos brillants artistes du “Théâtre de Chez nous”: “Le Tricot Bleu".“Des larmes que je ne cherchais pas à retenir coulaient lentement de mes yeux.Et je pensais: comme ils sont gentils et charitables, nos chers artistes montréalais, de nous jouer d’aussi belles choses! Oui, même si vous nous faites pleurer.puisque ces larmes ne sont pas amères.“Veuillez, je vous prie, transmettre mes félicitations à qui de droit.etc.“Une admiratrice, Marie-Anne MERCIER’’ * * * A ce bal des “Artistes de la Radio”, le vétéran Elzéar Hamel, plus jeune que jamais, impeccable dans son habit, lut d’une voix vibrante le palmerès de la distribution des prix.* * * Notre ami Jos.Bourgeois, grand voyageur devant l’Eternel, nous écrit de Miami et nous fait parvenir des programmes de théâtre, parmi lesquels se trouve un menu fort copieux de la “Ville Venice”.Ce restaurant-théâtre est dirigé par “Papa” Bouché qui n’est autre qu'Albert Bouché, autrefois gérant du "Blue-Bird”, rue Bleury, à Montréal.¥ y 41 “Papa Bouché”, qui s'annonce le créateur du restaurant-théâtre en Amérique, présente une revue en trois parties, où, en guise de prologue.Benvenuto Cellini implore le Ciel pour retrouver sa jeunesse et “son énergie pour les plaisirs de l’existence” (sic).Charmant, n'est-ce pas?Après minuit, “Papa” Bouché invite ses clients à des tableaux de la "Vie Parisienne” (?).Le tout est intitulé “A Montparnasse.Chez Pompadour.et l’Amour à Vendre”.On ne doûte de rien à Miami.D'autant plus qu’après minuit, une artiste du nom de Ruby Bennett exécute une “danse illusion avec le cheval”.Il n’y a plus qu’à tirer la bride.Mais il y a beaucoup mieux à Miami (Floride).Il y a un certain Lou Walters qui monta des spectacles à Montréal, tout en tenant une boîte de nuit à Boston, pratiquant des échanges dont il avait le monopole.Apparemment, ce même Lou Walters a transporté ses pénates (si l’on peut dit) à Miami et il a fondé un “Quartier Latin” qui est une parodie assez cocasse.Par exemple, le programme de son établissement indique, sur la couverture, le “Guy Parce” sous le dessin canaille de deux apaches, cigarette aux lèvres.Quant au spectacle, il doit être inouï, puisque le prologue nous présente, à tour de rôle (comme dans les maisons hospitalières): "la fille de l’aris”, "les midinettes” et.les “demi-mondaines”.Nous n'inver.tons rien et nous ne faisons que citer le programme lui-méme imprimé sur papier de luxe.naturellement! ?* * Pour clore le spectacle, le “Latin Quarter” invite ses clients à visiter le "Harem du Sultan”, bar fort pittoresque et inédit (!) où le dénommé Sultan reçoit en compagnie de ses favorites.L'une d'elles porte le nom assez inattendu de la "Fragile jardinière”.Monsieur Walters craint-il de bousculer le pot de fleurs?.* * * La vie des scripteurs n'est pas toujours rose.Il leur faut souvent "pondre” au milieu du bruit des conversations téléphoniques et des appels.L’un d'eux, R.X, se plaint d'être continuellement dérangé et déclare à qui veut l'entendre qu'il lui faudrait un bureau blindé.* * * A ceci, Roger T.a répondu: "Voyons donc, “blinde-toi” donc pas pour lien!” ¥ * ¥ Les échos du bal des artistes ont servi d'enitrée en matière, lundi matin, aux “Joyeux Troubadour”.Le maître de cérémonie a déclaré qu'à ce bal il y avait un monde fou.mais intelligent, de belles robes et de beaux habits.— “Pourquoi, a-t-il dit, s'être mis en habit— tant?Et il a ajouté: — Une nouvelle reine nous est née.A f’ra pour c’t'amnée ! * * ¥ Un chroniqueur municipal a cru spirituel d’expliquer les aocidents de la rue, l'hiver à Montreal, en disant que ces aocidents se produisent à la sortie des cafés de nuit.En d’autres termes, ce journaliste à la solde de la Ville de Montréal (ne reçoit-il pas un bonu* annuel?) veut excuser les autorités municipales de l'état lamentable de nos rues en disant que c’est la faute des citoyens.Ceux qui fréquentent les établissements de nuit n’ont évidemment pas d’excuse à glisser sur le trottoir.mais si le trottoir est recouvert d’une surface glacée, les citoyens les plus équilibrés n’y résisteront pas.* * » “Le Capitaine Bravo” a changé de jour.Aux dernières nouvelles.Fernand Bernier poursuivait la série de ses aventures, le lundi, à 9 heures.Personne ne s’en plaindra, car l’heure est beaucoup plus propice.Et les auditeurs ne s’en plaindront pas.« * * Une autre émission a déménagé.Il s’agit de la “Mine d'Or” qui passera dorénavant, le samedi soir.Evidemment, ce changement d’heure, aux Etats-Unis, bouleverse l’horaire de nos programmes! * ¥ ¥ M.le Maire a honoré le bal de sa présence.Puisqu’il y axait une reine, toute seule, c’est donc lui qui était le roi?Adhém&r fut à la hauteur de sa tâche et prouva qu’il aime bien les artistes.* * * — Mlle, je désire vous informer que votre voix n’est pas radiophonique.Ainsi parlait l’expert à la petite brunette qui avait affronté timidement le micro pour une audition.— Ah?fit-elle.Je ne suis pas.microphonique?— Non, Mademoiselle.— Eh bien, en ce cas, pourquoi jouez-vous les disques de Carmen Miranda?L’expert a ouvert la bouche.et l’a refermée.* * * Pensée de février.— L’intelligence consiste à comprendre les autres tout en se comprenant soi-même L’OUVREUSE On trouve parfois dans les tribunes libres des journaux des lettres de certains auditeurs de la T.S.F.qui s’emploient à enguirlander les speakers de Va radio parce que, selon eux, ils exagèrent la prononciation des noms étrangers.Si seulement ces messieurs voulaient se donner la peine de fouiller les encyclopédies et les dictionnaires.comme ie font la majorité des commentateurs de nouvelles, ils s'apercevraient de la difficulté de la tâche.Il faut, c’est entendu, franciser le plus possible, mais très souvent on est incapable de ie faire.Comment prononcer par exemple “C ze si a c h 0 va” sinon “chens-ta-co-va” comme le font les Polonais.On ne peut non plus prononcer Dinépropet crosfc, autrement que “Nié-pro-.Quant à Orel et Smolensk, la règle veut en lusse qu'on dise Onel et Smolensk .R arrive, fort souvent encore, que certains noms ont leur équivalent français.Surtout les noms des grandes capitales comme Londres, Moscou, Varsovie, Rome, Vienne, Berlin.Mais pourquoi se plaindre qu'on prononce Oriel quand on dit “Ouâchinngteune”.“Ouendox'eur Si on donnait à ces noms l'asson-nance française on aurait de drôles de résultats.Non ! Les commentateurs doivent se laisser guider par le bon sens, ils doivent adopter un moyen terme : éviter d'exagérer dans un sens ou dans l'autre.H est aussi désagréable d'entendre des noms allemands prononcés de la gorge, dans une émission française, que d’écouter un speaker qui les défigure systématiquement.s s * De* potins et., des faits Par suite de- l'adoption de l'“hevu-re de guerre” aux Etats-Unis, les postes canadien* on dû modifier leur* horaires.Lundi dernier, malgré toutes les a nnonees-éclair qui axaient indiqué les changements aux auditeurs, les appels té- léphoniques abondaient.On s’informait de l'heure de tel ou tel roman-fleuxe, de l’heure des nou-xelles, etc .Dans quelques jours les auditeurs se seront habitués aux changements et ils seront surpris de toute l'impatience qu’ils ont manifesté quand leur programme favori fut avance ou retardé pour les besoins du moment.* ¥ * “Le "Silx-er Theatre” a présenté dimanche une ém'ssirn franchement lamentable La pièce "The Sex-enth Man” péchait par la naï-x-eté de son sujet.Si ce n’eut été de Charles Boyer les auditeurs auraient eu x-ite fait de syntoniser un autre poste.Mais le grand artiste français a réussi, malgré les moyens réduits dont il disposait à les captix*er jusqu’aux dernières minutes du programme.C’est là qu’on 1-econna.t les talents d’un artiste, quand il -st assez fort pour x-ous faire oublier, en partie, l’inanité des phrases qu’on l’oblige à débiter.* * * Un annonceur de la KIM a parlé ces jour* derniers dn “Viscount Massey”, haut commissaire du Canada en Grande-Bretagne .Il s'agissait sans doute d'un lapsus car notre haut-commissaire est “Monsieur Vincent Massey”, tout court.L'histoire donnera peut-être raison au speaker un de ces jours, mais, «01 attendant, le titre est pour le moins prématuré.« « « J’ai reçu voilà quelque temps une lettre de nie aux Marins, dans l'archipel St-Pierre et Miquelon.Mon eon-espon-dast me demandait de lui expédier la photo de nos regrettés confrères Louis Fran-coeur et Fernand I.eclerc.Preuve nouvelle que Radio-Canada est beaucoup écoutée par les citoyens français de l'archipel et que certains de ses speakers ont créé une impression profonde chez la population aujourd'hui française libre.Les amis de Louis Francoeur — qui ax’ait donné 3on adhésion complète au mouvement du général de Gaulle — seront heureux d’apprendre qu’on se souvient toujours de lui dans les petites lies perdues du golfe St-Laurent.* * S Charlie McCarthy n’étalt pas au programme “Chase and Sandborn'’ de la semaine dernière, et pour une raison .Edgar Bergen, l'as des ventriloques qui anime McCarthy au point de nous faire croire que nous écoutons un être xixant, était malade.Quelle que soit l'indépendance de Charlie il a dû accompagner son maitre à l'hôpital.Décidément la maladie a fait ses ravages dans le monde de la radio aux Etats-Unis.Avant Bergen, ce fat Costello qui manqua deux programmes ,.Quant à T-vek Benny il s'est absenté de son émission régulière du dimanche soir, x'ollà trois semaines, pour marquer le deuil que lui causait la disparition de Carole Lombard, avec qui il venait de terminer un film à Hollywood.Ce qui prouve que les artistes sont des êtres humains B.- Faire remise par bon de poste ou mandat-poste seulement.pour.numéros, u partir de Signe A ut r«*fol* à IVmploi Ae l'optique < lievrler PAGE 2 Kadtomondti 14 FEVRIER 1912 K Y.I» ACTION »: T A O M I NIST RATION; 1 4 U 4 ni EST, S T K -€ VI HL Kl NK, MONTREAL.TKIDI'HONE: Fl.4 1 H ê Le seul périodique \Q0o 9/(.IÊ Nos visiteurs ECHOS DE LA COUR ET DU JARDIN VOL.IV NI M K KO » >1 O N T K » A L 14 K E V H I Y.K 19 4 2 A li O N N Y.>1 Y.N T : $2.no I* A K A N N Y Y.de ta radio LA PROCLAMATION Sir Ernest Mac Milian nVF.7 r nvF7 t n \ ///1 R Quelle est la différence entre un annonceur-maître de cérémonie.et un maître de cérémonie-annonceur ?Réponse: l’annonceur peut être M.C., tandis que le M.C.peut n’être pas annonceur.R L’acteur François Rozet nous a donné une bien belle imitation de Louis Jouvet dans “Knock .Mais le tambour de ville de Leguet nous a dérouté.“Knock" est une charge contre les médecins.Est-ce bien le moment de rééditer cette comédie, à une époque où la médecine est au service de la civilisation ?^ M.Jules Romains, qui se croit le nombril de la France, a voulu faire son petit Molière en ridiculisant la médecine.Mais ce qui pouvait être vrai à l’époque de Molière ne l’est plus maintenant.Les médecins, à notre avis, devraient faire interdire cette idiotie qui n’a plus sa place ni au théâtre, ni à la radio.R On dit que Rozet est à la recherche d’une pièce à deux personnages, pour lui et son père spirituel.Titre: "Moi.et l’autre!" Le personnage principal parlera tout le temps et son partenaire l’écoutera.R On dit également qu'un excellent commentateur de nouvelles a été vivement chagriné de n’avoir pas reçu de trophée au Bal de-s Artistes.Qu'il se console en pensant cjue les trophées passent et l-s HOMMES demeurent! R Ceux qui ont écrit des chansons, dans le genre des succès parisiens, sont assez rares.Pourquoi ne pas les mentionner, chaque fois qu’une de leurs chansons est interprétée au micro?Cela aiderait peut-être la vente de ces chansons.R Dans un bureau montréalais, le directeur a fait poser sur les murs les deux affiches suivantes: "Il y a des gens qui attendent pour se lever qu’on les ait appelés! Souvenez-vous que nul réveille-matin ne sonnera l’heure 4,~ votre chance!’’ “Le plus fort des deux laissera parler l’autre.” R Réflexion d’un scripteur professionnel: “Le mariage qui fait un tout avec deux moitiés est un long combat pour ravoir laquelle de ces deux moitiés sera le tout!" R Au théâtre Arcade, le “Vertige" a remporté un succès d’interprétation et de brutalité.Les lutteurs-acteurs Paul de Vassal et François LaVigne démolirent avec une ardeur farouche leur victime Germaine Giroux.Ftait-ce en souvenir du “Capitaine Bravo"?R ! ?s trophées de l’AFRA décernés au Bal des Artistes portent, avec l’inscription, les mots “en 1941".C’est donc insinuer que Un Tel, meilleur artiste en 1941, ne l’était pas en 1940?A moins que, tout comme le vin, les comédiens et chanteurs s’améliorent en vieillissant! R Prière d’une petite artiste: Faites qu’en 1942 je sois de “Jeunesse Dorée’ et que je trouve un auteur pour m'écrire des rôles.Puis, iez-vous être exaucée, mon enfant! LES TROIS X Afin de donner à nos lecteurs un compte retain complet tlu Haï des Artistes nous avons tlù remettre au prochain numéro un article de Valdombre sur “Fridolinons 42", les "Mots d'Amour" et le premier chapitre de notre nouveau feuilleton “l.a Bergerie".AVIS au questionnaire musical de l'Opéra tous présents et à venir, salut! Le directeur du Conservatoire de Toronto, sir Ernest MacMillan, -'tait l'invité do la Société Radio-Canada au questionnaire musical du samedi après-midi.Ce questionnaire, on le sait, occupe les entr’actes de l’opéra du Metropolitan.Samedi dernier, l’oeuvre à l'affiche était “La Tosca" de Puccini, avec Ciiace Moore dans le rôle title.Les invités de ce questionnaire que dirige Henri Letondal étaient, outre sir Erne3t MacMillan, Mme Annette Lasalk-Leduc et M.Lionel Daunais.S'exprimant dans un fiançais parfait, sir Ernest MacMillan fit preuve d'humour et d’esprit d’à-propos.Il remercia le poste CEF de l’avoir convié au questionnaire de l’opéra où le divertissement le plus aimable s’allie à l’information.M.Letondal qui lui avait souhaité la bienvenue nous informa que le distingué musicien canadien devait précisément, samedi prochain, participer au questionnaire qui a lieu, à New-York, au même moment Sir Ernest MacMillan dirigera en outre un concert symphonique à Philadelphie, samedi soir prochain.La présence de sir Ernest MacMillan, au poste CBF, démontre bien le souci que la Société Radio-Canada a de rendre la matinée du samedi aussi intéressante que possible.Cette émission est, sans contredit, du plus vif intérêt et constitue avec S.V.P., l’un des programmes que l’on écoute toujours avec plaisir.P \ ce septième jour do février de l’an «le grâce* mil neuf cent quarante-deux de par la mansuétude tic Radtomonde et de par la volonté du peuple bien-aimé, il non* incombe la tâche trois fois douce et l’honneur trois fois béni, de proclamer la toute gracieuse demoiselle Estelle Mauffettc, de bonne et franche noblesse radiophonique et artistique, “Mi-s RADIO 1942" et de lui conférer les pouvoirs royaux et extraordinaires (pie la foule de ses loyaux sujet- la supplie d'accepter.Puisse le règne de Notre Toute Gracieuse cl Belle Souveraine en être un de bonheur et de prospérité pour tous: pui -eut.pendant ce règne, resplendir plus brillamment que jamais, les art* et les lettres; puissent le talent être toujours acclamé et la beauté toujours adulée.Pui-se surtout, Notre Toute Gracieuse et Belle Souveraine se sentir à toute heure entourée de la chaude cl loyale affection de ses sujets.VIVE LA REINE! I oilà le texte de la proclamation lue par le hérault (t'armes, Mlle Pierrette Alarie, au cours du liai des artistes île la radio.«4^ £?vAQ.Tambins ; école de musique - « ce n est aujourd huii on< réufiei a £ J ecole fermee de Nazareth - ait durent d.abord dana £ COJ- * lèges pour des nullités, des mauvai- ses têtes ou des indisciplinés.* * * Nouveaux modelés MONTRES BU IA) VA OMEGA _ • TISSOT • CYMA BAGUES \ DIAMANTS et Spécialités pour Cadeaux W.Riepel Le bijoutier de confiance 902 BELANGER E.(A ï porte» à l’e*t «le St-llubert) Le solfège reste le grand espoir.Le solfège à l'école primaire a été décrété depuis quelque temps.Les vrais partisans de la culture musicale s’en sont réjouie.Cela fait augurer d’excellentes choses pour d'ici dix ans.Comme l’espace nous manque, résumons les conditions plausibles de notre musique à venir.Cet avenir artistique et musical des Canadiens français, il scia tel que nous le voudrons.Ceci n’est pas exagéré: nous avons en main les matériaux et l’orientation en est toute tracée.Il nous faudra: (1) une bonne école supérieure de virtuosité; (2) plus de solfège à l’école primaire; (3) des salles où produire nos talents; (4) une imprimerie pour publier les oeuvres.(5) enfin un peu de charité des riches pour l’intelligence comme ils en ont pour les corps, pour les hospices et pour les hôpitaux.A bon entendeur, salut! Dans le domaine des bruits et sons il y en a de discordants, d'harmonieux, de tristes et de joyeux.Aujourd’hui, je n’ai que des nouvelles joyeuses à donner.Tout le monda apprendra avec plaisir, par exemple, que le professeur Alfred Laliberté, celui qu'Henri Girard dénommait un jour dans "Le Canada”, "un musicien manifestement supérieur”, est sorti d’hôpital où il était entré le 10 janvier dernier.Autre bonne nouvelle: le “guada-gnini” de $30,000 d’Arthur Leblanc n’est pas irrémédiablement perdu.On se souviendra que le 27 novembre dernier, le violoniste Arthur Leblanc échappait son violon de prix en tombant sur les marches de sa demeure, quelques instants avant de se rendre au Palais Mont-ralm, à Québec, où il devait donner un concert.On disait de son violon qu il était uni" ruine complète, et lui-même en avait la crainte.A tout événement, il se rendait à New-iork quelques jours après I accident, et, information prise, le violon était réparable.On comprend que le travail est délicat et qu'il faut du temps.Entre temps, Arthur I>'Blanc s'est procuré un autre instrument.Ceux qui ont assisté, il y a une quinzaine au plus, au Concert Symphonique au cours duquel Arthur LeBlanc était soliste, se sont-ils demandé sur quel violon il jouait?L'instrument, on l'aura sans doute remarqué, avait une trt’* iielle sonorité; son vernis n'était pas moins éclatant.Eh! bien, le violon d’Arthur LeBlanc, ce soir-là, était un "Lupot” de prix.Nicolas Lupot est un luthier fiançais.Tandis que la lutherie déclinait en Italie après la mort des meilleurs élèves de Crémone et de l'ecole de Brescia illustrées par les Amati, les Stradivarius, les Guarae-rius et les Guadagnini, Nicolas Lupot, né à Stottgart, en 1758, mort a Paris en 1824, fit faire des progrès étonnants à la lutherie fran-çaise.^ U fit d’excellents violons d apres les modèles de Stradivarius.On lui doit aussi de bons violoncelles.Or, le violon sur lequel jouait LeBlanc l'autre soir est un des meilleurs Lupot.Camille Couture, luthier et professeur de violon a Montréal, disait l'autre jour à 1 un de nos camarades que ce Lupot avait une sonorité extraordinaire.C’est Ie même Camille Couture qui déclarait aussi à notre prix que la réparation des violons n’était pas chose impossible.Il racontait par la meme occasion qu’à l’époque ou :1 professait à Winnipeg il avait reçu un jour une lettre d un violoniste assez célèbre lui demandant de reparer son superbe Guarnerius.Le violoniste avait eu le malheur d échapper son violon dans la rue, et, à ce moment précis, l’instrument avait été piétiné par le sabot d un cheval.Il fallait voir l’instrument: il était pour ainsi dire en miettes.Camille Couture le répara comme un neuf, malgré qu’il s'agissait de rassembler pas moins de 40 petits morceaux.Chose extraordinaire, le Guarnerius reprenait sa sonorité d’antan.Monsieur Camille Couture est un Canadien qui nous fait honneur.Son habileté n'a d'egale que sa modestie.Il jouit d'une excellente répu ta t ion comme professeur et comme luthier.On sait que plusieurs Prix d’Europe lui doivent leur formation: Ruth Price, Lucien Martin, etc.Comme luthier, il détient depuis 1924 deux médailles de bronze données par le regretté George \ pour des violons expos«'-s a Wembley, Angleterre.Déjà en 1921, on parle de Camille Couture comme concurrent possible au concours de violons de Paris.Jacques Thibaud lui écrivait un jour des félicitations.Camille Couture a fabriqué à date quelques soixante vio- lons dont quelques-uns sont entre les mains de Jacques Thibaud, de Jan Kubelik, d'Albert Chamber-land, de J.-A.Gilbert, de Québec, et de Marhile Prévost qu'on entend souvent à noire radio.Il convient d’ajouter que ses copies de stradivarius sont excellentes.Chaque violoniste de réputation qui vl«‘nt à Montréal ne manque jamais d'aller rendre visite à Camille Couture.Il possède aussi sur la lutherie et Stradivarius des ouvrages qui n'ont pas de prix.Un jour, Camille Couture réussit à mettre la main sur un bouquin rare qu'il recherchait depu s longtemps.Un bibliomane de Chicago apprit la chose et s'amena chez Camille Couture pour acheter l'ouvrage à n’importe quel prix.Mais notre luthier refusa toute offre.Nous avons notre violoniste Arthur LeBlanc, mais savait-on que la France eut un luthier du nom de Chartes Le Blanc, né en 1764 et mort en 1820; il était établi à Mi-recourt.Nous avons aussi Maurice Meerte, le directeur musical de la revue de Graticn Gélinas.Maurice serait-il un descendant de Lambert Meerte, né à Bruxelles en 1800, violoniste, élève de L-ifont et de Ila-beneck, professeur au Conservatoire de Bruxelles?En tout cas, Maurice Meerte est un habile chef d’orchestre populaire, qui fait preuve parfois du meilleur goût.J’ai commencé la chronique par des nouvelles, je vais la terminer par une nouvelle: Gabriele Simone), chef d’orchestre, cousin de notre Violette DeUsIe, est arrivé à Montréal pour diriger les répétitions de la Dominion Opera Guild qui pté-sentera prochainement, probablement au His Majesty’s, “Le Batbier de Séville”, "Carmen” et ’’CavaUe-lia Rusticana".MOZA1LLE Tel.DUpont 5737 - 573* Kltihlir ni INI.* *7e ANNIVERSAIRE Paul CORBEIL Ameublement général “I N SKI I.MAGASIN’’ 434 est, houl.Cremarie Montré‘al.Tel.FRontenac 4034 P.H.BLOU1W, prop.Transport général l'iiino» notre »p«Vinllté Entre posa ne 2439 est, rue Notre-Dame ACME MOVING EAR G.Spécialités: MUSIQUE EN FEUILLE ET DISQl US DE PHONOGRAPHES La Chanson Française, Enrg.4453, rue Saint-Denis Montréal Tél.H Arbour 3821 UNE TRADITION LORD NELSON SUR SON VAISSEAU AMIRAL .et toujours la pensée réconfortante de retourner à bon port .des amis, la bonne camaraderie, le récit de longues histoires autour de la mousse chaleureuse de la bonne vieille bière".La saveur riche et entière de Ia,bière Dow n’a pas varié depuis plus de 150 ans ., jusqu'à nos jours.LA BIERE DE BON G O TJ T PAGE 4 /ladiomondp '14 FK\ RIKK 1912* Succès du Bal des Artistes de la Radio Un succès d’assistance — Les gagnants des AFRAS — Le couronnement de Miss Radio.Par René-O.BOIV1N mt'lodlcs altcrnôo» de deux orchestres, mille personnes, samedi soir, à l'hotel Windsor, ont dansé jusqu’à l’aurore.Le grand bal annuel de la Fédération des Artistes de la Radio, principal événement socidi de la métropole, a été un enchantement et un spectacle, l'n enchantement pour cette foule qui venait apporter son témoignage d’admiration à nos artiste*, s'égayer doucement et en même temps faire bonne oeuvre puisque la recette de cette soirée munit le fonds de secours de l’AFKA ! Un speetaele aussi qu'on goûtait mieux du balcon de la grande salle.Eblouissement de lumières tamisées, chatoiements d’étoffes précieuses aux couleurs contrastantes qui se fondaient pourtant si délicieusement dans le renions que formait la troupe des danseurs, scint'.llements de bijoux aux feux multipliés des projecteurs dissimulés, ça et la, parmi les motifs floraux.* * * Le bal s’ouvrit en splendeur par la Radio.C’est une récompense que le couronnement de Miss Radio le vote populaire de la colonie artistique attribue à treize de ses membres.Voici les lauréats : Pour la meilleure interprétation d'un rôle de jeune premier Jacques AUGER Pour la meilleure interprétation d’un rôle de jeune première Sita RIDDEZ La trouvaille de l’année Claire GAGNIER Pour la meilleurs interprétation d’un rôle de composition chez les femmes Jeanne MAUBOURG Pour la meilleure interprétation d'un rôle de composition chez les hommes Hector CHARLAND La meilleure chanteuse Anna MALENFANT Le meilleur chanteur Lionel DAUNAIS La meilleure diseuse Lucille DUMONT Muriel MILLARD ex-aequo Le meilleur diseur Roland BEDARD Pour la meilleure interprétation d'un rôle comique Juliette BELIVEAU La meilleure chroniqueuse Jovette BERNIER Le meilleur chroniqueur des nouvelles Gérard DELAGE Le meilleur annonceur et maître de cérémonies Roger BAULU * ¥ * La Fédération des Artistes de la Radio avait eu l'aimable délicatesse * * * UN RÊVE DE SÉRAPHIN 1942, Mlle Estelle Mauffette élue par ta grâce de3 lecteurs de "Radiomonde.” C’était la cérémonie que la multitude attendait avec impatience.Elle a revêtu, cette année, un cérémonial impressionnant.De par la douce personnalité de Mlle Mauffette se dégageait une sorte d'émotion protectrice chez la foule.* * * A minuit tapant, la voix de Jean Laonde s’éleva au-dessus de la foule.Jean La'.onde décrivait la scène : “On dirait le somptueux décor d'un des plus beaux ballets russes où se trouveraient réunis les reflets chatoyants du Coq d’Or, les riches couleurs de Sohchéruzade et la joyeuse allégresse du Bal des Cadets." Puis une sonnerie de trompette.Sur le trône installé au mur du fond, Marcelle Lefort, Miss Radio 1941, se levait lentement pour accueillir son successeur.Le cortège débouchait du grand corridor.D'abord apparut un mignon petit page : Geneviève Tcssier-Lavigne.Il portait sur un coussin de velours bleu le sceptre et ia couronne.Puis le héraut, la très-belle, Pierrette Alarie, les dames d'honneur, Lucienne Letondal et Huguette Giroux; les garçons d’honneur, Paul Lane Charpentier et Adrien Vilandré, André Louvain et François Zalloni.Et au bras de son frère.Guy Mauffette, Miss Radio 1942, Estelle Mauffette, confuse, souriante, visiblement touchée aux larmes, s’avança doucement.Je laisse ici à Bernard Goulet, la description du couronnement : “La Reine de 1 an dernier, Mlle Marcelle je pj.an(j tact de convier Eizéar Lefort se lève majestueusement de HAMEL, doyen des comédiens son trône.son règne est mainte- canadiens, à lire la liste des lau-nant terminé.Elle se dirige vers rgats.Cet admirable homme, droit le coussin qui porte !a couronne et COIÏ!me un chêne, dans un habit le sceptre et d un geste à la fois dont ja recherche du détail est une simple et noble, elle prend la cou- évocation attendrissante d’une mon-ronne, la dépose sur la tete de la d£mUé pass6e mais oui fut d’unn nouvelle reine et lui remet finale- rare urbanité, répandit, par sa voix nient le sceptre, emblème de sa royale autorité sur ses sujets.“Sonnerie de trompette ! “La Reine est maintenant couronnée.Vive la Reine !" Et de mille gorges, ce cri éclata “Vive la Reine" Il y eut bien un idiot pour lancer : "Il a gagné ses épaulettes !” comme pour le dernier champion lutteur ou le dernier échevin élu.La foule hésita, un bon moment, avant de s’associer, à cette manifestation de mauvais goût, pui3 bon enfant, sans doute, pour sauver de l'embarras, l'initiateur de la rengaine, êlle fit Prolonger jusqi.aux premières heu-chorus.aux sonorités jeunes, une sorte de dignité qu’exigeait la matérialisation de l'estime que porte à scs membres distingués le monde artistique.?* » Puis l’ordonnateur de la cérémonie annonça que la reine allait ouvrir le bal, en valsant Et aux mélodies des orchestres de Maurice Meerte et Van Dcr Haegue, qui alternaient, la foule se lança dans un tourbillon joyeux qui devait se Des toilettes d’un goût et d’un chic parfaits — Ce que portaient les vedettes.Par Odette OLIGNY * * * La reine de la Radio, pour 1942, avait pleins pouvoirs.Elle en profita immédiatement pour décerner les "AFRA” aux interprètes qui les ont mérités.L’AFRA est un trophée dont le nom se compose des initiales de l'Union des Artistes de De Belief euille Fleuriste Gerbe* de noee* Tributs floraux N ous livrons partout 6032, Blvd Monk 6101, Blvd Monk WI.9484 res du jour.Il y eut dîner puis court spectacle dont furent les vedettes Paul-Emile Corbeil, Claire Gagné et Hector Charland.Le bal de la Fédération des artistes de la Radio fut une splendeur ! * * * Et de tout ça, quand les dernières notes de la musique se sont perdues dans la rumeur de la vie quotidienne, quand les dernières effluves des jeunes femmes en pleine gloire se sont évadées dans la senteur morne de tous les jours, que reste-t-il ?Il reste quelque chose d'encore plus précieux que des souvenirs de bal, II reste la pensée que le monde artistique a son caractère propre, sa dignité personnelle et l'estime publique.Sa reine est couronnée ! Vive sa reine ! René-O.BOIVIN PERSON N AGES : Séraphin.Dons Ida.Bruiteur — Thème.Parleur — “Un homme et son péché”, une autre dos “Belles Histoires des Pays d’en haut”.Bruiteur — Thème.Parleur — Pays, paysages, paysans! Les pays d'en haut! Terre de rêves et de réalités, sol do misère et de sacrifices.Il y a cinquante ans, des hommes rudes, au coeur d’or, s’aventm’aient dans les Lau-rentides à la recherche d'un morceau de pain, “de ce pain sur et amer, marqué d'une croix" a pu écrire l'auteur de la Scouine, Albert Laberge, romancier méconnu.Il y a cinquante ans, des colons ont vécu tous les héroïsmes pour la conquête d'une Nouvelle-France, pour le salut d’une terre difficile, mais comblée de paysages à nuis autres comparables.Parmi ces gens simples, sachant à peine lire et écrire, mais d'une sagesse, d'une intelligence à confondre politiciens et grosses têtes, vivait Séraphin Poudrier, dit le Riche, le banquier des Pays d’en haut devant qui tremblait tout le monde.Il connaît le prix de l’argent, celui-là.pour l’avoir gagné de peine et de misère, pour l’avoir économisé ensuite avec un soin, une jalousie que lui inspirait une avarice prodigieuse.Si Séraphin a perdu ses élections, il n'a pas perdu la tête.Mais il lui arrive souvent de rêver, et alors il parle à voix haute.Cette nuit tandis que le vent hurle à la mort, que le froid pénètre mieux qu’une lame au coeur de la campagne solitaire, Séraphin rêve.à quoi rêve-t-il donc?Et le rêve, n'est-ce pas ta.réalité à rebouns.une partie vivante de la scène où jouent les hommes, ces personnages dç l'éternelle comédie humaine.I! rêve.* * * Donalda — ( Robe de bal s'avance et appelle doucement) Séraphin! Séraphin! Séraphin — (doux toujours) Ben oui, Donalda, ma belle Donalda! Donalda — T'as pas changé.Séraphin.(un temps) Courbé un p'tit brin.T’as pas trop changé.Séraphin — Toi, par exemple, (un temps) J’pensais pas que tu me r’viendrais d’même, (un temps) Belle Donalda LaJoge.Si j'voulais j’te r'connaîtrais pas.Si c'était pas de ta voix, ta voix de miel, du beau miel, Donalda.ta voix si douce! Donalda — J'sus venue voir, Séraphin, comment ça marchait.Séraphin — C'est ben toi.I a pas à dire, (un temps) Mais t'es ben belle.On dirait quasiment qui a neigé su tes épaules pis que des étoiles sont tombées comme ça, su tes cheveux.Donalda — Tu trouves, mon vieux?Séraphin — Je l’vois be„n.(un temps) T'es plus belle que la reine Victoria.Ben trop vrai, (un temps) C’est comme qui dirait un miracle.Donalda — Pour une fois, mon mari, c’est pas trop de gaspille.Séraphin — C’est drôle, j’sus t'heureux pis malheureux en même temps (un temps) Habillée comme t’es ta, ça coûte ben des années de misère, ben des années de labour, trimer, bûcher de la barre du joui à ta tombée du soleil.Donalda — J'ai pensé que ça te ferait plaisir.Séraphin, de me voir habillée, comme du monde.Séraphin — Pas comme du monde, Donalda.(un temps) Comme une reine, une vraie reine des Contes de fées, (un temps) Qui c’est qui t'a payé ça?Donalda — Cest le bon Dieu pour ma récompense, (un temps) Par rapport que toute ma vie avec toi, j'ai porté rien que des p'tites robes d'indienne pis des souyés d'beu.(un temps) Tu vois astheure.Séraphin — C'est pas disable, (Suite à la page H) Le Tout-Montréa! artistique se pressait, samedi dernier, dans les salons de l'hôtel Windsor, où avait lieu le Bal des Artistes de la Radio.Parmi l’élégante assistance, nous avons remarqué: Mlle Estelle Mauffette (Miss Radio 1942): robe de lamé français argent et de tulle blanc, à jupe ample et garnie de paillettes disposées en rayons: Mlle Huguette Giroux, dame d'honneur: robe d’organza rose brodé, garnie de ruban de velours bourgogne; Mlle Lucienne Letondal, dame d’honneur: robe de tulle blanc garnie de grosses cocardes de tulle et de fleurettes de tons pastel; Mme Marcelle Lefort (Miss Radio isHl) robe de damas ivoire aux lignes très simples, orchidées à l’épaule; Mlle Sita Riddez, robe de taffetas rose et noir, à corsage ajusté ot jupe ample, parure de brillants; Mlle Lucile Dumont; robe d" jersey bleu pâle, drapée et plissSe à la taille, plumes d'autruches c.an.% les cheveux; Mlle Muriel Millard, robe de taffetas bleu pâle ornée de ruchés sur la jupe, pendantif de perles; Mlle Claire Gagnier: roua de tulle point d'esprit bleu pâle à corsage de taffetas, croix de mur-cassite au cou; Mme Juliette Béliveau, ensemble noir et blanc, jupe de tulle et boléro de broderie anglaise; Mme Lucie Poitras, robe de tulle blanc brodée de perles et de paillettes; Mme Paul-Emile Corbeil: robe de crêpe noir, à jaquette cloutée d'or; Mme Jacques Augei : ensemble de crêpe blanc sur fend rose pâle; Mlle Juliette Huot: robe de dentelle noire à ceinture de velours American Beauty; Mme Sylva Alarie; robe de sheer oleu royal; Mlle Pierrette Alarie: robe de tulle blanc, garnie de cordes blancs; Mme J.René Coutlée: robô de ninon rose brodé sur fond de satin rose; Mile Germaine Giroux, robe de taffetas noir brodée; Mme Lionel Daunais: robe de crêpe blanc agrnie de vison: Mme Guy Beau-dry: robe de crêpe blanc à ceinture d'or; Mme Raymond Denhez: robe de taffetas vert émeraude! Mme Olivette Thibeault: robe de crêpe français blanc à petit col de vison; Mme Jacqueline Bernard’ robe de tulle et dentelle de Chantilly noire et rose; Mme Gérard Dc-(Suite à la page 7) Dans les Pays d’en Haut, 7 février.Dix-Huit Cent Quatre Vingt-Douze Ma chère Donalda.M J’aurai connu bien des personnages dans ma pauvre vie, niais jamais encore je n'aurai rencontré sur une route de misère une femme plus admirable que toi.Donalda de mes rêves et Donalda de la Réalité ! Si tu as souffert, c'est moi qui ai souffert et c'est pourquoi tu restes ma soeur de prédilection.Je t'ai créée de chair mais j’ai voulu ton âme plus forte et plus belle que l’âme d’une sainte qui va son chemin sans saluer personne, ainsi que le recommandait Jésus à ses disciples.Dans cinquante ans, vers dix-neuf cent quarante-deux, on te comprendra moins lÿen.Les moeurs auront changé au pays de Québec.L’ordre social sera bouleversé et il se trouvera des hautes dames pour te leprocher ta résignation chrétienne, ta soumission à ce damné de Séraphin.N’importe ! Tu as connu la joie suprême du devoir accompli.Tu auras passé, telle une ombre bleue et d'espérance sur des neiges éternelles, et ton nom chère Donalda.ton nom dans les Pays d'en Haut, demeure synonyme de “sacrifice".Tu es la préférée de Dieu puisqu'il t'a comblée d’épreuves.Toute ta vie, tu as eu en face de toi l'Avarice en personne.Jamais une plainte amère n’est sortie de ta bouche si pure parce que tu savais que tout est vain ici-bas, que tout passe et se dissipe ainsi que nuages au vent.Si tu fus privée de joies charnelles et de joies temporelles, tu enchantas ton âme de prières et d'amour de Dieu.Pour la glorification d un petit peuple, qui n’a pas encore accepté de mourir, tu es la porsonnificaCon de la femme canadienne-fi ançaise et catholique.Tu as suivi la ligne droite, une route de douleur, c'est vrai, mais une route que soutenaient deux forces parallèles; l’Eglise et la Paysannerie.Cette nuit, quelque part, dans une grande ville, on te couronnera Reine.Tu l'as bien mérité, chère Donalda.Tu sera plus illustre que Reine, et rien d’assez beau ne saurait -épondre au désir que j’ai de te savoir enfin heureuse et l'honorable dépositaire des joies promises à toutes les femmes dignes de ce nom.Tu fus un personnage que j’ai créé de mes pauvres mains de poussière, mais tu es par excellence “Artiste parce que tous les vrais personnages dans la vie sont d'abord des Artistes.C’est de mon grenier que je t'écris, là même où tu devais m'apparaître la première fois, un soir d'hiver comme ce soir, là où tu demeures toujours pour m'enseigner que la Vérité est une grande chose.Et tandis que le vent du nord m’apporte sa mélopée et que la poudrerie s’élève du fond des ravins de mon enfance, ma pensée va vers toi et je communie au bonheur qui t’entoure.Chère Donalda, glorieuse ESTELLE MAUFFETTE.le personnage et l’artiste qui se fondent et se confondent et ne composent qu'un seu! être : C'est ELLE ! L'Artiste aura fait accepter le personnage.Grâce à Estelle Mauffette, Donalda vivra ! Elle a bien mérité du couronnement et je n'ai qu'un regret : celui de ne pas déposer moi-même la Gloire sur une tête aussi intelligente.Tu sais bien Donalda, qu’il y a longtemps que je te porte dans mon coeur, ce qui m'aide à supporter la vie.Et ce soir pendant que tant J admirateurs lèveront leurs verres à ta santé, n'oublie pas que dans un coin des Pays d'en Haut, un pauvre écrivain entrera dans le vieux bar de Jos.Malterre pour y boire un verre en compagnie d'Alexis et pour parler avec amour d’une sainte qui n'est point morte et d'une grande Artiste qui fait honneur à la radio d'Etat.Et je t'embrasse, ma chère Donalds.Claude-Henri GRIGNON •14 FEVRIER 1912' 'd Radiomonde PAGE S G arec Odette OLICi\ 1 ^y«rtM * /tsk*t (*S&4 p*+tml /tri* /u£+sn4 POTINONS — Radioinonde — Quel succès que le Bal des Artistes ! Il y avait, au bas mot un millier de personnes, qui ont témoigné, toute la soirée, de la plus franche gaîté.* Ÿ * Nous remercions sincèrement le public, pour le bel encouragement qu’il a donné à tous ceux qui font tout leur possible pour leur faire passer, à la radio, des moments agréables.* * * Le couronnement fut une cérémonie brève, mais parfaitement au point.Elle fut irradiée, (vous l’avez peut-être entendue) sur les ondes de CKAC.C'est Bernard Goulet qui s’en était chargé et il fit très bien les choses.* ¥ * La reine de l'année IÜ41, Mme Marcelle Lefort était assise sur le trône, dans sa robe blanche, le sceptre à la main.Et la reine de 1942 reçut de ses mains la couronne qui la faisait pour toute l’année ,.’PSt la souveraine des ondes.Ÿ * * Mlle Estelle Mauffette portait une robe de lamé d’argent et de tulle, pailletée d’argent.Elle entra, précédée du héraut, qui n était autre que la jolie Pierrette Alatie, et suivie du page et des demoiselles et des garçons d’honneur.* Ÿ * Quand Sa Majesté Radiophonique fut couronnée, eut lieu la distribution des “ A KRAS".C est un des doyens de la radio et du theatre, M.Elzéar Hamel qui lut le palmarès, sous les applaudissements de l’auditoire, car vraiment, jamais choix ne fut plus équitable.4 4 4 Le seul ennui (mais Bernard Goulet l'a expliqué), c’est que quelques lauréats n’avaient pu se rendre, les uns (Jovette entre autres) étant pris dans la neige, les autres comme Mme Béliveau, étant retenus par un spectacle.Ÿ * * Mais ils apprécièrent tous l’hommage rendu à leurs talent» respectifs par leurs pairs, car on s'en souvient, seuls, les artistes, membres de l’AFRA, avaient voté pour l’attribution des trophées du même nom.H- * * J'avais comme voisine de table, la toute charmante Mme Eddy Baudry, et inutile de vous dire que nous avons bien parlé de l’absent.* * * Mme Baudry a prié quelques artistes de signer son menu pour l'envoyer à Eddy.E'an dernier, il y était au bal.Espérons qu’il sera au prochain.* * * Mme Jeanne Mauboui g-Roberval, dont la santé est assez défectueuse pour le moment, n'a pu venir chercher son "AERA.Mais elle a eu la preuve que tous les artistes de Montréal la jugent comme la plus grande d'entre eux * * * Que Mme Maubourg trouve ici, avec nos sincères félicitations, nos meilleurs voeux de prompt rétablissement.# * * La charmante Lucille Dumont portait, dans ses cheveux, un bouquet de plumes d’autruches.C'était très joli et faisait penser aux beaux jours de l'avant-guerre, lorsqu’ont lieu, à la Cour d’Angleterre, les •présentations”.Les plumes dans les cheveux sont de rigueur.?* * Si le Bal a remporté un tel succès, il faut en féliciter le président, Gérard Ilelagc, la dévouée secrétaire, Lucie Poitras et le trésorier, Adrien Lauzon, qui.depuis plus d'un mois, ont travaillé, non seulement toute la journée, mais souvent tard, le soir pour tout régler et tout mettre au point.* * * Les vendeuses de billets se sont bien dévouées aussi.En résumé, ce fut un succès et il ne nous reste plus qu'à vous dire : à ’’année prochaine, à pareille date ou à peu près.* * * Il y a eu des surprises.Jean Lalonde m'avait affirmé, jusqu'à la veille du Bal, qu’il n'irait pas, et la première personne que j'y ai \u, lui, à côté de sa jeune femme, vêtue de rose, ce qui va très bien à sa beauté brune.Ÿ * * Paul-Emile Corbeil, très en voix, s'est surpassé.Sa voix puissante remplissait la salle, sans qu'on perde une note.Il a chanté de façon remarquable "Ole Man River”, et l'auditoire applaudit avec enthousiasme.4 4 4 Vêtue de bleu pâle, frêle et gracile comme une apparition, la mignonne Claire Gagnier, la ‘‘Trouvaille de l’année” (félicitations à CKAC) a chanté trois morceaux qui mettefît sa voix de cristal en valeur.Elle aussi a eu un beau succès.* * * Et quand Estelle Mauffette, Hector Charland et leur annonceur habituel, François Bertrand jouèrent un sketch, écrit par Valdombre, tout exprès, le public était tout oreilles.H- * * La reine de la Radio a reçu de nombreux cadeaux.Une urne de céramique, portant la silhouette des deux personnages principaux du roman de Grignon, et, en exergue “l'n Homme et son Péché.” Elle eut aussi des fleurs, en quon- La voix de la Mauricie C.H.L.N.Tous les dimanches soir, à 8 h.15, le poste CHLN présente le trio musical de CHLN.formé de MM.Gaston Goulet, violoncelliste; Adrien Landry, violoniste; et Jos Thibeault, pianiste.Ces trois musiciens sont bien connus et appréciés par les nombreux auditeurs de CHLN, car depuis quelques années on les a entendus régulièrement tant à la radio que sur la scène.Toujours le succès a couronné chaque programme.Le directeur de l’ensemble, M.Gaston Goulet, musicien dans la force du mot, s est toujours efforcé de vous donner du nouveau et du beau.Il a fait son possible pour vous présenter des émissions des plus variées.Adrien Landry, violoniste de réputation enviable, y a apporté son précieux concours et son grand talent qui s’est constamment affirmé.Adrien Landry a toujours interprété sa partie avec âme et avec maîtrise.Il s’est révélé maître sur son violon.Pour ce qui est du pianiste Jos.Thibeault, tout le monde connaît son talent, sa versatilité et sa conception de l’art musical, tant classique que populaire.Jos.Thibeault, pianiste attitré de CHLN, a constitué, depuis son incorporation à l’ensemble de CHLN, un complément direct et vivement apprécié.Somme toute.CHLN vous offre le dimanche soir à 8 h.15, un programme qui mérite bien votre appréciation et votre appui.Vous vous devez d’écouter cette émission de haute tenue.Ÿ Ÿ ¥ Maurice Garon, étant rétabli à la suit d’un violent mal de tête, m’a fait noter un passage drôlati-cjue d’une annonce commerciale.Bile avait été narrée cette fois par une de nos ‘‘spikerines", Jeannette Bourque qui avait invité les fervents de la lutte à venir voir ‘‘Les as du matelas”.Eh! oui, ce sont des as que ces athlètes.Maurice Garon a un sens aigu de l’observation.* * * Wilbray Dugré — après avoir passé une nuit sur la corde à linge — a apporté ses connaissance d’opérateur à la direction du Trois-Rivières Ski Club.En effet lors des sauts pour le Championnat de la Mauricie chez les skieurs, Wilbray Dugré a installé ses appareils en-dessous du tremplin d’où étaient transmis les rapports des sauts au fur et à mesure qu'ils se produisaient.La fouie était nombreuse.Wilbray en a profité aussi pour prendre de magnifiques instantanés.Wilbray jouit excessivement, goûte insatiablement l’opéra "Carmen” de Georges Bizet.C’est pourquoi très souvent nous le trouvons absorbé par les principaux passages de cet opéra.N’allez pas croire tité, du parfum, etc.Et elle reçut, qU'j] m’ennuie avec ces extraits.Au Je ramasse V.TTCDQ=DTT ^i.MAIGRISSEZ!! SANS DROGUES • SANS EXERCICES Méthode sans danger du Chanoine KNEIPP.Il suffit de boire du lait ordinaire d'après les indications de la méthode.• MMhode romplei* 50% laboratoires coquette 197 H SI* Cathatui* ûued ¦ HA.1AH BieUAN de Vadombre, en témoignage d’admiration, une broche de marcassite et de pierres de couleurs.*, * * Maurice Meerte dirigeait l’orchestre, qui ne cessa qu’à six heures tapantes, de faire danser des couples qui avaient l’air de bien s’amuser.« « » Un nouveau radio-bébé à vous annoncer : celui de Raymond Cardin, chanteur.C'est une jolie petite fille qui a reçu les noms de Christiane-Louise.Félicitations aux jeunes parents.a ¥ ¥ Le Vagabond qui chante a demandé à son auditoire “de ne pas lui fermer la porte au nez", quand il reviendrait.pas de danger! .Je sais peu de foyeis ou, tout au contraire, on ne la lui ouvre toute grande.* * ¥ Dans une autre page, vous lirez la description des toilettes portées par les principales artistes qui assistaient au bal.Vous verrez combien elles étaient chies, toutes!.* * * A jeudi prochain.Comme m’a dit Henri Letondal, l’autre jour, "potinons, potinons".Odette OLIGNY contraire, je partage cette jouissance opératique.Bon aooétit, mon vieux ROB.bon appétit!.On t'a vu .oui ,.on t'a vu sut la dernière page du dernier numéro de RADIO-MONDE, en train d’enfourchettcr une "plate de binnes” .et ton secrétaire particulier (ta main droite).a eu vent de tes intentions lorsqu’il écrivit sous ta binette .pardon .sous ta VIGNETTE : “Avant le bombardement, le spirituel (sic) René-O.Boivin s'ingurgite (que vient faire ici ce S apostrophe .enfin .s'ingurgite (donc)., quelques aliments réconfortants.Gare à ceux dont les noms s’aligneront sur le rouleau du clavigraphe.* * * Je vois tout de siuite que le Big Chief a besoin de se bien tenir.car imaginez un peu le bombardement qui va se produire lorsque, sous la pression des binnes, le baluchon va se dégonfler.* * * Certains de mes amis me feront peut-être le reproche."Dis donc, Big Chief, tu ne devrais pas t’attaquer ainsi impunément à ce hussard de la plume et du dégonflage.ce Don Quichotte de nos temps modernes 1 HHi.tIM» d*»: IlriMii» (.RUiM Hvf IF.I)Ti:\ avec CARO L AMOUREUX — FABIOLA HADE — LIONEL DAUNAIS CHARLES GOULET — HENRI POtTRAS — PAUL DE VASSAL »t plusieurs autres BALLETS MORENOFF Il 11 It* t m en \ c»»l«* tin Monument \ntionnl — l’I.nfetm 1)161 ¦14 FEVRIER m2! Radioinondc PAGE 7 -«vy*.awâiéBHUi »itm.» xtww»»?’ ' ¦**"“ f nnrlnnd au* applaudlaaemeut* de Mouffette.Heetor MInh It.iilio remet finit un \ I ' IC \ l.ueienne Felondiil, 1'niil Chnrpentier et Gay Muuffette et nr *oeur MInn Mini in JIM*.¦¦¦' .m lorn In *e* côté» I'niil (hnrpent 1er, xn fianeÉe, Jean I blonde et Mme Lnlonde et Fred l|>ulll«n.inimint nil toilet ten.A Odette Oll*ny description «lew lternnrd Goulet et Ok Afr *• Adrien I am .Innell fieriim**14*- , - •- Cirt«\el- CKAC: < Bouvier et A»«*“ l.ioyeu* *7>up' llernnrd Goulet, ¦ le Lef nitero., Inlre " .llefiri I.eionrtnl Al.rle, J.1IOU ***** * ' ({urique* Rititnitntn den AFHAti Gfrarif t luire f.nunier, l.innol Dauniti*, I.llearl PoitriiN, Jneque* Auger, Mme Auger et RtaGO.Iloliln, Mme wm 'm « w:> j ¦ iggrg 1 M —i ¦ .i Radiomondc PAGE 14 FEVRIER 1012 W§m ******* i I aua U'-irti t Mara PA PH \ m *< ;- ¦ ' .¦*"¦ • j .yPHKl • -• v.r.y* 'W7&4 c^ii ncuu^ lime Aloric, Juliette Hill venu, Pierrette Alnrle.Mme .'•on IHonneur le malrt It h > miiif » et t lament l.ntotir.MI** II ml» i» 11142 et Non piiKO, tieneviè* e TeMier-l.m lune.¦ - f ,„„HERHRiH)KE ROI.Y N CBF CH LT CKRN Mercredis et Vendredis J eux lie- 10 h.1> IL hre> Vendredis 11 h.4> Ql EBEC mi.xtk- inm; DR L t PtM \ riERE Qt EBEC CHRC CHGB CKCV Jeudi» 11 h.15 Jeudi» Midi Jeudi.» Midi 30 RLMOl S#U TROIS R!\ 1ERE- CJBR CKCH CHLN Jeudis Midi 30 Jeudi» 11 h.45 Jeudi» Midi - 4.5 Répondez à la question qui a été posée au goura du programme et adressez ce coupon sans retard.Mon nom est .Adresse LE CHEMIN DE LA FORTUNE est d’autant plus populaire qu’il est bien présenté et tient les promesses contenues dans le seul titre du programme.C’est une irradiation de CHRC offerte depuis la scène du Pa.ia.is Montcalm, le jeudi soir, de 8 h.à 9 h.sous l'habile direction de Bob Boudreault, maître de cérémonies.Les séries de questions alternent avec les épisodes d’un petit drame écrit et dirigé peu- Mme A.Fortier.On y retrouve régulièrement les artistes les plus aimés de CHRC: Fi-ed et Mariette Ratté.Eugène Lachance, Lise Du -los, Roland Saint-Hilaire.J.M.Bruneault.etc.“Mais le plus beau rôle, c'est encore le mien,” pouvait dire une jeune fille qui rentrait chez eile l'autre soir, après avoir gagné la jolie somme de cent trente-sept dollars.4 » * Immédiatement .«.près cette émission.CHRC nous offre le théâtre-LI X: ça c’est LE ( H FMI N DE LA BEAUTE.De» pieces judicieusement choisie», une belle distribution.une interprétation à point, font que ce» émission» comme celles du "Théâtre Classique”, présentées à Radio-Canada, le dimanche soir, ne manquent pas d'atteindre leur but.Et le» organisateur» de spectacle» ne doivent plu» s’étonner de faire sali»-» comble» et salle» enthousiaste», dans la capitale.Espérons que nous serons toujours ouvlons que finir par nous entendre, car mon opinion concernant le beau pays du Eao St-Jean ou le “miracle” de ses villes industrielles ne diffère en rien de la vôtre.Pour abréger, je vous dirai, par exemple, que j'endosse entièrement les hommages que vous rendaient deux confrères, la semaine deçnière, dans Radiomonde.Et J’avoue que je ne comprends pas encore pourquoi vous avez voulu me chicaner sur des compliments inspirés par l'admiration et l'affec-tion que j’éprouve pour mes amis de là-' s.P^:ir ce qui est de mon incognito, si vous lisez régulièrement Radiomonde, vous avez dû voir mon nom assez souvent dans ces pages, pour être rassurée.Ce n’est pas que je tienne à forcer le vôtre, mais votre abstention me privera du plaisir de vous serrer la main, tris* bientôt.|>eut-être.Avec mes remerciements, recevez mes meilleures salutations.Une joyeuseté de la publicité.Lu et vu dans la page théâtrale d’un grand journal montréalais.“L’univers entier a applaudi Brailowski" — Et juste à côté, dans la colonne voisine une vignette représentant la Poune trônant sur une mappemonde.Ce qui a fait dire à un pince sans-rire: “Je ne sa va's pas qu’ils fissent faire leur publicité conjointement.” GABRIEL DARGER .viendra C.K.C.V.Charles Couture présente au PALAIS MONTCALM à Québec un grand gala d’amateurs samedi le 21 février Lets billots sont à prix populaires et et s'enlèvent déjà rapidement PH 1 RM 1 CIE Antoine F.LÂROSE Spécialité: Prescription Livraison rapide par toute la ville 1090.RLE SAINT-DEMS H Arbour 0480 ROMÉO TONDI • Rembourreur - 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Mais, dans tout cet imbroglio, brisons un peu la tension.Pour un moment, fermons un peu la radio et M.Ouimet (avec tout le respect qu'on lui doit) et, sur les ailes du temps, laissons un peu flotter nos pensées.Pour un moment, transportons-nous par l’imagination, disons.en 1975.1975! I.e grand-papa Lord Oh! Oh! a ses trois petits-enfants, Théodore, Winston et Wilhelmine sur ses genoux.C'est un soir froid d'hiver.Une huche flambe à la cheminée.Au dehors, contre la toiture et les fenêtres, siffle la brise dite de la liberté.Wilhelmine.Théodore et Winston feuillètent page par page le grand livre de l’histoire.Le petit Théodore: “Dis grand-père.Qu'est-ce que c'est qu'un blitzkrieg?” Le grand-père: "Un blitzkrieg, mon petit, c'est une invention des Allemands qui a fait pleurer bien des p’tits gars et des mamans.Un blitzkrieg, c’est un vieux mot qui veut dire que s’il y a dans la cuisine un gâteau pour toi, Wilhelmine, ce sont Théodore et Winston qui vont le manger parce qu’ils courent plus vite et qu'ils sont plus forts que toi.” Wilhelmine (houdeu.se): “Ah!.Et toi, grand-père, tu ne l’arrêteras pas leur blitzkrieg?” Le grand-père (pensif): "A mon âge, ma petite, je ne vaux pas La Manche.Winston: "Et, qu’est-ce que c’est qu”un Allemand, grand-papa?" Le grand-père: "Un Allemand, c'est le membre d'une ancienne tribu du nord de l'Europe.Wilhelmine, Winston et Théodore tournent d'autres pages du beau livre.Théodore: "Dis, grand-père, qui qu'c’est qu'celui-là?Grand-père: "Mussolini".Wilhelmine: “Il est pas beau!” Winston: “Ee celui-là.Monsieur Hitler?” Grand-père: “Oh non! C'est M.Harvey, le héros de St-Pierre et Miquelon.” Théodore: “Et ces soldats, grand-père.est-ce les défenseurs de Hong-Kong?.Regarde toutes les médailles qu’ils ont.Grand-père: “Non! Ce sont les Gardes Indépendantes qui défilent au Parc Lafontaine.Winston: “Et pourquoi, dis grand-papa, que l'Canada y’était fâché contre la Bavière?.Théodore: "Comment faisiez-vous pour comprendre les commandements des officiers du Guatemala, grand-papa?Wilhelmine: "As-tu été à la guerre, toi grand-papa?.Théodore: "Pourquoi qu’les Japonais tuaient des p’tits bébés chinois?.Les p’tits bébés chinois, y étaient jaunes eux autres aussi?Les trois petits (en choeur): "Est-ce vrai qu'c'est les Russes qui ont battu les Allemands, grand-père?Le grand-père: "Bien pas tout-à-fait, il y avait aussi les Anglais, les Anzacs, les Zélandais, les Canadiens.Théodore: “Qu’est-ce que c’est qu'un Anzac, Papa?Wilhelmine: "Oh.grand-papa, regarde le beau cheval! Le grand-père: “C’est le cheval du général qui commandait la bataille de l’Atlantique! Wilhelmine: "Oh, regarde le beau chien! Le grand-pères "C’était le chien du brigadier-général Panet, ma petite! Wilhelmne: "Les chiens canadiens haïssaient-ils ies chiens allemands, eux autres aussi, grand-père?Théodore: “Pourquoi qu'les Alliés se battaient, grand-père?Le grand-père: “Pour délivrer les peuples esclaves, mes petits, pour vous donner ia liberté.Les trois petits (en choeur): “Alors, pourquoi qu'o’n est obligés d'aller à l’école?Wilhelmine tourne encore des pages.Théodore: “Oh, qu’il est pas beau celui-là.Qui est-ce?Le grand-père: “Le maire de Montréal en 1940.Winston: “Qu’est-cê qu’il a fait, lui?Le grand-père: “Plusieurs années de service outre-mer.Winston: "Qu’est-ce que ça veut dire outre-mer?Le grand-père: "A l’Ile Ste-Hélè-ne! Wilhelmine: "Et ce beau bonhomme.grand-papa?Qui était-il?Le grand-père: "C'est M.Alain Gravel, un annonceur du temps.Wilhelmine: “Il annonçait.quoi?Le grand-père (souriant): “Du savon, pour nettoyer les consciences et le linge sale de son pays! Théodore: “La Lybie, grand-papa .où est-ce?Le grand-père: “En Afrique, mon petit?Winston: “Mais les nègres eux.pourquoi qu’y s'battaient pi pour qui qu’y s’battaient?Le grand-père: “Ils se faisaient tuer pour survivre, mes petits! Les trois petits: "S'faire tuer pour survivre.qu’est-ce que ça veut dire, grand-père?Le grand-père (embarrassé): “Hum.Hum.Bien en tout cas, c’est ce que le service d'information du temps expliquait, mes enfants.Les trois petits: “Et, un service d'information!.Qu'était-ce, grand-papa?Le grand-père: “Des gens qui annonçaient des victoires ou des défaites aux généraux, des journalistes qui disaient: Il faut sacrifier votre argent ou vos têtes.Et les nègres n'avaient pas d'argent, mes petits! Wilhelmine: "Pourquoi grand-père qu'ils disent ici que les Finlandais sont nos amis et les Russes des brutes, et qu’à l’autre page ils disent le contraire?Le grand-père: "Hein?.Montre-moi ça!.Ah, c'est parce que cette page-ci est reproduite d’un journal de 1939 et celle-là d’un journal de 1940.Mais, tu t’endors ma petite Wilhelmine.Couche ta tête sur l’épaule de grand-papa! La petite Wilhelmine renverse sa tête blonde contre l’épaule du vieillard.Les bûches flambent lente- ment à la cheminée.Dunkirk, le petit épagneul aux yeux tristes, dort lui aussi le museau à plat sur le rug.Winston : “En 1942, grand-papa-la radio ne montrait pas les figures des gens qui chantaient ou qui parlaient?Le grand-père: "Non!.Pourquoi demandes-tu cela?Winston: “Bien alors, pourquoi que Hitler portait une petite moustache comme celle de M.Chaplin?Le grand-père: "C’est parce que quand il parlait à ses sujets devant le microphone, il pouvait rire dans sa barbe! Winston (pas très convaincu): "Ah! Théodore: "Pourquoi qu’vous m’avez appelé Théodore, grand-papa?Le grand-père (souriant): "Parce que tu t’ièves toujours le dernier, mon petit! A leur tour, les petits Théodore et Winston s’endorment sur les ge-nous du grand-papa Lord Oh! Oh! .Le gros livre d'histoire tombe au plancher.Dunkirk, l’épagneul aux yeux tristes, lève un peu le museau.Son petit bout de queue bat une sorte de mesure.C’est le temps d’aller se coucher.Comme toute sa lignée, Dunkirk n’aime pas entendre l'h’istoire des hommes.La vie serait si belle si on pouvait ne faire que dormir, manger et rôder avec le policier allemand du voisin sans faire parler de soi.¥ ¥ ¥ AVEZ-VOUS REMARQUE QUE .que Marcel Gagnon, le nouveau proposé au Courrier de Radio-monde, a moins de discrétion que de talent?.que trois magasins autrefois distingués de Ste-Catherine ouest sont tombés en d’autres mains et affichent des femmes sans tête dans leur vitrine?.que Miville Couture ne parle pas le Ni-caraguais?.que les chiens de Wcstmount semblent trouver plaisir à rôder dans je faubourg Québec, EU XT Et.vice versa!.que les chansons françaises sont encore les plus jolies et que CHLP les choisit avec goût?.que “JEUNESSE DOREE" est vraiment le plus exquis et le mieux travaillé de tous nos sketches radiophoniques?.que André Versailles grimpe lentement (et sans "protection”) l’échelle du succès?.Avez-vous remarqué le couvert de “LIFE", la semaine dernière?Quatre sourires, quatre cous et huit épaules "les plus blanches du monde”!.Avez-vous remarqué que l’un des trois grands magasins de Ste-Catherine ouest (pas Eaton ni Simpson) a préféré enlever son drapeau que de le mettre à mi-mat le jour de la mort de M.Lapointe?.que Louis Moriaset n’écrit malheureusement plus dans Radiomonde ?.que le sergent et annonceur René Leca-valier prend les exigences de la guerre avec le sourire.D’après -ui le rationnement du caoutchouc est surtout embêtant pour ceux qui font des chèques de cette substance.que McNaughton a dit que les régiments canadiens-français en Angleterre se comparaient avec les meilleurs au monde T.que Cordell Hull lui-même ne semble pas savoir où est sa "so-called” navy T.que Suanne, la sténo, n’a pas eu son “Oscai".C'est la seule qui ait été oubliée et c’est là qu’il serait arrivé le plus à propos .LORD OH! OH' A l'occasion de l’anniversaire de naissance de Mme BLANCHE GAUTHIER, artiste de la radio bien connue, sa famille et ses nombreux amis lui ont préparé une petite soirée intime.Ij» fête eut lieu chez son frère, M.Roméo Gauthier de Verdun.Ce fut une réunion bien réussie.“Radiomonde” se joint à tous pour offrir à Mme Gauthier ses meilleurs voeux de bonheur et de santé.Hôpital PrWf- Madame Martel Maternité prG ée.Spécialises.I>ln,.,>¦>» fcé»é«- 6" CLaîrt’1»! 7255 J’ACHETE DES DIAMANTS K\ FAIS L'E\ 4M 4TIOA JE PAYE LE CMOS PRIX ET COMPTANT Téléphone* pour oppolntemeut ou rendes-vous chrm R.MOREAU C hambre 6 I-Ancastor 9981 1430, HUE BLEU R Y ( Edifice Théfllre Impérinli Bureau: Tel.FRontenao 2889 E.LA H ELLE, Prop.Etablir eu l»OZ Pour Déménagements, Pianos et Transport Général — t‘oycï LABELLE Express Service Jour et Nuit Entreposage — Storage 4372 rue BREBEUF, Montréal.SALON RIOPEL Etabli en 1925 Tous Kcnres de coiffures Spécialité : Permanentes sans machine Tel.WF.5987 5053 NOTRE-DAME Our°yes Jours de pluie; mon second est obôtel .soucieux de la sécurité de "Le Bai chez Boulé” où les cÏÏ, urnes £ ZÏTtZZ'r VZSFt «*» supplémentaire ï’St’Sférf .V" ,p~“ie™ candida^ * M°” t0Ut 661 Cap‘tai- * * x t - q 1 .la trouPe- affronter les questions de Fer- distingue que vous connaissez bien.u musique a, enfin ceci est bla.ntine fut un Monsieur fort res- L’étudiant eût tôt fait de répondre "Coeur à chaque étage".Heureu-Durant trois heures — moins les ff”: da.ns,,n?f.— atteint pectable, mais qui avait un certain "Bourassa”, qui, nous le savons est sement que l’édifice n'est pas un quinze minutes du seul entracte des orchestres âge.Sa calvitie en témoignait du le nom du dévoué contremaître Je gratte-ciel et que “Fridolinons 42" tient l’assistance snl,’ncal'n* *:! Mlle «il.HMVIM-: POIHII Coiffures de tons neitrei — Peminwen TR % V AH, «;\RV\TI IO MOIS SpA-inlitf-: Coiffures de fantaisie.801 BEAI BIEN K.(en haut pharmacie) Montréal.- UN EXCELLENT APÉRITIF PARCE QU'll EST UN MERVEILLEUX RAFRAÎCHISSEMENT PARCE QU IL EST LEGER ronîenac "I I R \ H IKK 1912* Radiomondc PAGE 13 Un rêve.(Suite de la page 5) c ost pas créyable.C'est comme un rêve, (un temps) Tourne-toi donc, voir.Marche dans la lumière, (un temps) Ah! si t'es belle! T'es quasiment tout l’bonheur à toi tout seul, (un temps) Quoi c’est çju'Ar-témise va dire?Donalda — Quoi c'est qu’Alexis va dire?Séraphin — Laisse faire Alexi.(mm temps) Ça jase ben au village de man'zelle Angélique, de ses lobes de v'iours, de ses belles bottines boutonnées de ses fanferlu-ches toutes en dentelles pis en soie moirée, (un temps) Quoiz que c’est à côté d'toi?(un temps) D'là misère.Une p'tit misère, une p’tite Angélique de rien pantoute malgré sa corporence.(un teynps) Toi, par exemple, t'es toute une reine, plus reine que la reine Victoria.Ma belle Donalda à moi tout seul.Donalda — Tu me parlais pas d'méme aux jours d'autrefois.séraphin — C'est vrai pis je l’r’grette ben assez, (un temps) J't'aimais ben comme de raison.J'ahissais pas l'argin, non plus.(un temps) Ça fait que j'étais toujours pris entre deux feux, (un temps) J'ai ben souffert.(un temps) Le péché que j'porte, c'est pas un péché comme les autres.Donalda — Tu te corriges pas vite, mon vieux, (un temps) Fais attention.La mort peut te surprendre pendant ton sommeil, (un temps) J'ai beau prier, voir tous les jours la sainte Vierge, quand ton heure sonnera, j'pourrai pas r'tenir le bras du bon Dieu.Sétaphin — Ben trop vrai, (un temps) J'pense toujouis à ce qui a d'écrit su la main de cire en d'sour du globe dans le haut côté.“Ayez piquié de moi car la main du Seigneur m'a frappé.” (un temps) J’y pense souvent, ma pauvre vieille.Mais c'est plus fort que moi.(un temps) Le péché pousse su moi comme le vent bardasse les moissons.Donalda — Tu continues à ménager comme de plus belle.Séraphin — Depuis que t'es morte, c'est vrai que tu me coûtais pas cher.Ça empêche pas que j’ai ben ménagé six piasses de plus dans trois mois, (un temps) J'vis tout seul, (un temps) J'ai peur, pat-exemple.J'ai peur de passer au feu ou ben de me faire voler., Donalda — Quand j'étais là.je gardais ta maison.Séraphin — Tu gardais mon péché.(un temps) T'en parlais pas.T'étais ben fine, (un temps) As-theure, j'sus pu capable de monter au village.J't'raine mon argin su moi.(un temps) Toute l’argin, l'or, les beaux bills, l'argin.toute, toute.J'sus malheureux pareil.Donalda - Tu ferais mieux d'en donner aux pauvres, (un temps) Une p'tite joie que tu feras aux pauvres, ça sauveta des années de purgatoire.Séraphin — J'y pense souvent.(un temps) J'vas y penser.Crains pas.(un temps) Aie pas peur, si t'avais vécu, c'est à toi que j’aurais donné toute mon argin.(un temps) J’t'aurais habillé ben swell comme t'es là.(un temps) Non, pas comme t'es là par rapport que t’es t’une reine pis que moi j'sus pas un roi.Donalda — T'es puissant comme un roi dans les pays d'en haut, (vn temps) Tout l’monde te doit, (un temps) Tu fais le beau pis le mauvais temps.Tu régentes tout à chacun.Séraphin — J'sus malheureux comme j'ai jamais été.(un temps) J donnerais toute mon argin pour pas avoir le péché qui me ronge jour et nuitte.Donalda — Donne-lé.ton argent.Tu l'emporteras pas dans la tombe.Séraphin — C'est ben ça.J'sus mal pris, (un temps) C'est mon péché qui m'empêche de donner mon argin.Donalda — Pauvre vieux, va! Séraphin — Laisse faire, Donalda.(un temps) Viens, on va descendre l'escalier comme aux jours d'autrefois.Donalda — Comme autrefois.Séraphin — Fais attention, (un MOI.je suis d’avis qu’on fasse des représentations énergiques aux services météorologiques en rapport avec la mauvaise température qu'ils ont laissé libre d'embêter ies gens, samedi soir, avant pendant et après le Bal des Artistes de la Kadio.Voici des gens dont la plupart sont payés à même les fonds publics ou encore à même les donations aux universités pour surveiller le temps qu’il va faire.Evidemment, leur travail n’a rien de distrayant.Guetter containment les nuages, prendre le pouls de la lune, enregistrer les mouvements internes du globe, pour juger de la prochaine giboulée ou du soleil futur, ça n'a rien d'assez rigolo pour se faire taper le derrière sur le plancher.Aussi, excusons-nous gentiment les fines blagues que ces hommes de science se permettent en nous annonçant par la voie des journaux un "beau et chaud” idéal pour les piques-niques qui se métamorphose, après le départ vers la campagne, en une de ces averses dont parlent les Ecritures au chapitre de Noé! Ou encore, en raison de l’ennui durable de leurs fonctions, avons-nous raison de leur garder une certaine indulgence lorsqu’il annonce de la neige et du froid pour les skieurs, “neige et froid” qui se transforment en pipi bruineux et en neige-savon dès que nous sommes bien installés dans un hôtel des pays d'En-Haut! Que de coopération, ces illustres renseignés offrent-ils par leurs prédictions humoristiques.à la campagne de repopulation! Mais qu’ils poussent l’inconscience dans la blague jusqu'à permettre au Bonhomme Hiver de vous garroeher de la neige à pelletée sur la bobine, le jour du Bal de la Radio, c’est l’instant de protester et d'enseigner, à ces gens-là, leur place.Je suis donc d’aviS-que L’AFRA.dont je suis l'allié, fasse signer une pétition et se présente en délégation auprès des autorités compétentes afin que celles-ci réprimandent de sévérité et dûment ces prophètes de la température, ces régulateurs des vents alizés et de ceux qui soulèvent si gentiment les jupes des jolies femmes (visions fugitives!) pour les amener à récipiscence afin 1° — qu’ils comprennent l'étendue de la faute qu'ils ont commise en permettant au firmament de déverser son mal de neige sur nous, le jour du couronnement de Miss Radio, 2‘— ils prennent pour l'an pio-chain de sincères résolutions afin de servir, pour le prochain bal, une lune romanesque, un temos idéal et des routes passables.SERVICE DE RADIO SpMalK^t Installation de Imut-parleur» Réparations générales sur toutes marques de radios Livthi>n rapide de tubes et accessoires de radio par toute la ville.Roger ROCHON 768 AVENUE DE L'EGLISE YOrk 4688 temps) Fais attention de pas déchirer ta robe, tes beaux p'tits pieds.Ma belle reine, (un temps) Viens.Si c’est t'es belle! On voit ben que t'arrives du Paradis.Donalda — On va t'y manger?Séraphin — Ben oui, ma belle Donalda.On va manger.(un temps) I a rien d'assez beau pis d'assez bon pour toi.Donlda — J'vas m’assire à la même place?Séraphin — A ta place, proche du châssis d’où c'est qu'on voit la rivière pis le coteau.Donalda — T'es ben bon.Séia-phin! Séraphin —- Attends, j'vas mettre la peau de mouton, (un temps) Ote ta couronne d'étoiles, toute en or pis en argin, des fois ça pourrait se casser, (un temps) Attends.Grouille pas pantoute, ma belle Donalda.Fais attention à ta robe qu'on dirait en nuages.C'est comme un rêve.Donalda — Vas-tu me servir ?Séraphin — Tu m'as servie pendant assez longtemps.C'est à mon tour astheure.(un temps) I a lien d'assez beau pis d'assez bon pour toi.Donalda — Quoi c'est qu'on va manger.Séraphin?Séraphin — On va manger d'là bonne galette de sarrasin comme de coutume.Thème JEUX DE NEIGE Toujours est-il que pendant que la blanche chose nous tombait sur le zigoto, samedi soir, je souhaitais d’avoir près de la pointe de mon pied, les derrières arrondis par de longues sessions dans des fauteuils, de ces poètes qui chantent les charmes de la neige.Imaginez qu’engoncé dans mon collet, étouffé dans le corset de mon smoking qui n*U pas pris l’expansion que s'est permise mon anatomie depuis les cinq ans que je l'ai fait tailler (pas mon anatomie, mon smoking!), souffrant de milles pointes aux orteils dans des souliers que la fatalité a voulus plus étroits que mes pieds, j'ai attendu pendant plus d'une heure, un taxi! Ras une chienne de voiture de louage! Les compagnies ne répondaient même pas.Et mol, je me promenais, avec la perspective de manquer l’entrée impressionnante que j'avais calculé de faire avant l'apparition de la reine.Enfin après une heure et quart à faire le pied de grue, je réussis enfin à aggripper un cab qui faillit me casser la figure, angle Ste-Ca-therine et Peel, toujours à cause de la neige.Celle-ci s'était prise d'une affection passionnée pour la fenêtre de vision de la voiture.Oh! neige.sacrée neige! POETE, PRENDS TON LUTH Il reste tout de même qu'il y un poète qui ne nourrira pas j'imagire, de doux pensers pour cette fameuse institution hibernale qu’on ramasse avec des pelies.C'est Joveite Bernier.Elle avait mérité un AFRA.Depuis huit heures, le soir, elle avait commencé à se bichonner, pendant que son mari lançait les classiques jurons du monsieur qui cherche à s’entourer le cou d'une scie-ruban.Leur voiture, à Monsieur et Madame, avait imite l’armée allemande en Russie: elle avait pris ses quartiers d’hiver.Bien tranquille dans son garage dont un banc d’empois céleste défendait l’entrée, elle roupillait gentiment, sourde aux coups d'épaule que donnaient ses propriétaires à la porte et aux hans que provoquaient leuis coups de pelle.L’neu-re avançait! Course de madame au téléphone! La compagnie Unetellc-pas de taxis! La Unetelle, pas de taxis! Et la oolère montait, dans les coeurs, en même temps que l’aiguille vers onze heures.E5t ml nuit sonna! Pas de voitures! On ne vient pas facilement de Montreal-Nord en rôbe du soir.cette drôle de chose qu’on nomme habillée et qui est déshabillée.J’ai d'ailleurs déjà vu des déshabillées charmants, c'est une autre histoire! Toujours est-il qu’il fallut en prendre son partie! Le bal, il se passera au lit.Et on se déballa, chez Jovctte.Je me demande si notre poétesse en se voyant en step-in devant le miroir à deux heures du matin et en apercevant la mine de.son mari, minus sa jaquette et la ceinture détachée, si Jovettc avait une belle inspiration pour chanter la beauté de la neige! DISETTE DE VEHICULES A force d'annoncer aux nouvelles, que les armées alliées manquent de Note — Le thème peut être joué au piano s’il n’y a pas de gramo.P.& E.LUSSIER Bois — Charbon Huile à Chauffage — Glace CA.1667 30 GOUNOD MONTREAL moyens de transport, Albert Duquesne a, enfin, découvert de que voulait dire cette disette.Lui et Marthe Thiéry avaient décidé de ne pas utiliser leur voiture.IJ'uil-leurs la température avait elle-même réglé cette question en mettant le garage en quarantaine.Appels aux taxis! Pour résultat, voir plus haut! Toujours est-il que la nécessité étant mère de l’invention, Albert Duquesne trouva un stratagème.Un livreur arrivait chez-lul.Corrompre le chauffeur, obtenir de lui qu'il prenne ses clients, comme colis et arriver au bal en camionnette furent l’affaire d'un instant.Et voilà comment nos gloires théâtrales s'offrent le luxe de se pavaner en char de triomphe! paie;, mon saudit Il y a aussi Séraphin qui tient un petit de sa viande à chien à là disposition de la température, il lui fallait asssiter au bal: il faut tenir sa situation! Il y vint donc dans la voiture d'un cousin, laquelle voiture fut laissée au bord du trottoir.Il advint, ce qu'il advint! Généreuse de nature, la Nature (suave répétition de cette Nature» se prodigua pour l'avare.Et quand Séraphin Poudrier sortit à l'aurore pour aller retrouver son automobile, plutôt celle de son parent, il ne la découvrit plus.Sous un blanc 1 în-ceul.elle reposait doucement.Et Séraphin dut héler un taxi en maraude! Ce que Donalda va en entendre parler de “l’argin” qu’il a dû dépenser.C'est de “l'argin” fondu comme d’là neige! GRANDEURS ET DECADENCES I! y a eu aussi J.-Léo Gagnon, du bureau de la Fédération des Artistes de la Radio.Il était venu en prince.Habit, chapeau-claque, canne.boutons de joyau, gil.t impressionnant, gants immaculés! Ses amis et lui avaient, aussi, laissé leur voiture, à l’extérieur de l'hôtel.Us quittèrent le bal tardivement?Huit heures sonnaient au beffroi du Pacifique Canadien.De voiture, point! Un tas de neige remplaçait cet appareil dont on rationne 1 essence et qu’on menace de déchausser.U fallut s’unir pour exneiger (il est beau le néologisme pas vrai).Petit détail: les jambes des joyeux convives n'avaient pas.au matin, la même solidité que le soir précédent.Ces gens-là avaient, sans doute, trop dansé .Toujours est-il que dames en toilette du soir, messieurs en régalia s'allièrent pour décider la voiture à quitter les lieux.Et lorsqu’ils y parvinrent, surpris par un déplacement inattendu, Léo Gagnon s'étala.C’est-à-dire qu’il ne tomba pas par faiblesse! Il voulait simplement, pris de tendresse pour son plastron de chemise.lui montrer comment sa blancheur n’avait pas la pureté de la neige tombée où il était tombé.N'insultez pas l’homme qui tombe.Et sur ces propos profondément philosophiques, avant que la prochaine tempête de neige ne m'empêche de rentrer chez-moi, bonjour- ROB NOTE FINALE: — Je ne vous ai pas dit quels étaient mes sentiments, lorsqu’en arrivant chez-moi, je découvris que j’avais oublié mes olefs.Il ne m'est pas permis de reproduire les mots édifiants que je lançais, à l'aube pétrifiée, en me promenant de long en large dova it la porte, dans huit pouces de neige, pour attendre que quelqu’un voulue bien se lever pour ouvrir.La première messe est à six heures.J’étais devant l’entrée à cinq heures! “!&(£-(-%—“()?! et une demie! (C'est le plus près que je peux atteindre, d’après les lois de la censure à donner une impression do mes propos pendant ces quelques soixante minutes!) té'’ JVfo,hieU, \ j." M irChand 1961 A»»» ’ iiit' Pour être bien coiffées, consultez S A L O N Juliette Pigeon i*i:k >i \ \ i:\ï h l'électricité et i»jh1m Oelorimier, app.8 Mont-Uoyal AMhorst 8fï77 Ceux qui pensent! Ceux qui cherchent! Ceux qui raisonnent! Vous pensez à l’avenir .Voua cherchez à être plus heureux .Vous raisonnez les moyens d’y pa.venir.Le professeur CJURABO vous établira un horoscope sur dus bases scientifiques pouvant vous aider dans vos projets futurs et à rés» udre vos troubles daniour, écrivez-lut.Mentionnez da’e, mois de votre naissance et joignez fl.00.Si vous le préférez, pour 25 sous et une enveloppe affranchie, vous recevrez une étude caractéristique de l’écriture.Adressez: rmfpssour < I K \KO, t.itn Papineau» Louai IL II Montréal.ROBES UNIES 49?3 pour INuirnvuurs - Teint url *r* Ifnliits ou Pardessus d'hommes 69?Tout article complètement assuré ï.25 ET»rrm Dans te Dos Fieu be tout le monde êeoute CJBR RIMOUSKI PAGE U Radiomondc ’I» FEVRIER 1912* 1— Est-ce Alain Gravel qui est l'interprète de Gilbert Krnouartl «Laits "Jeuness.Dorée”?Et celui de Lucien Ronald?2— Le Or l'inson dans "Cens qu'on Aime”?5— Juliette Huard dans “Rue Principale"?4—Paul Charpentier est-il marié?THKRKSL DE QUINTE ANS 1— Oui.Lucien Ronald est Camille Duc ha r- IM.2— J.-René Coutiée.3— Gaiby Aubert .4— Mais non, pas encore.* * * 1— Mst-oe «joe Mme Eddy Gé-linas est toujours malade?2— Qui fait Micheline Horace Richard dans “Grande Seenr”?3— l'red Barry tient un rôle dans “Rue Principale” n'est-ce pas?4— André Treieh et François La «igné sont-ils mariés?•>—Qui fait José|»hine et Louisa dans "Restaurant Alouette”?6— Dans quels prog rames pourrais-je entendre Jacques Auger?“—Qui fait Louis, sa mère et Madeleine dans “Rue Principale"?ALBERTE 1— Malheureusement oui.2— Germaine Lemyre, Teddy Burns et Jean Paul Kingsley.3 Mais oui.C’est lui qui est le fameux Beauchamp.4— Oui.5— Madeleine Cardin.6— Dans plusieurs: “Jeunesse Dorée”, “Dr Lambert” etc.etc.7— Roland Bédard, Sylva Alarie et Juliette Huot.* * * 1— Essaye* donc rtc publier les photos de Jacques Bélair, Adrien Yilandr- et Guy Maufette?2— Peut-on écrire en particulier à oes artistes?S—Et à quand le Bal des Artistes?J'AIME LES JEEVES 1— Je vous remercie de la suggestion.Je la remets an directeur.2— Mais oui.Adressez vos lettres a-s do CKAC pour les deux premiers et CBF pour le dernier.3— C'est samedi aoir prochain le 7 février a l’Hôtel Windsor.T serez-vous ?* * * 1— Qui est le Capitaine Bravo?2— Qu! fait Jaenpies dans “Grande Soeur’’?®—msition de Roger Baulu?6— Kst-ec que Marcelle Lefort est dniu plusieurs «-missions?PETITE CURIEUSE 1—Son âge ne sait point, mais sachez qu'elle est jeune -et gentiDe.2 Madame Lourette Larocque.3—Oui.4 Jeunesse Dorée.La Marmaille, Na/.nire et Barnabe etc.etc.5—Il est annonceur en chef à CBF.6 Mais oui.Rue Principale, Vie de Famille, Le Curé de Village, Histoire d'Amour, ¦etc.A A ?1— Qui est Je pianiste-accompagnateur de 31.Ovfla Légaré?2— Jovctte Bernier est-elle mariés-?3— Aurons-nous un interview de Georges I uunhin bientôt ?4— Dans quels programmes pouvons-nous entendre Jacques I.ahreeque?5— Eddy Tremblay et Georges Vincent sont-ils célibataires?6— Est-ce vrai qne Paul Charpentier fait lu.cour à I.ucilie Importe?7— François B«'rtrand interprète-t-ll des rôles à la radio?8— -Quel âge a Lionel Parent?9— I ourquoi Radiomonde ne fait-il pas un concours spécial pour les chanteurs et chanteuses; ne trouvez-vous pas qu’il est juste qu’lis aient leur concours bien à eux?ALBINI 1— -Louis Bédard.2— Oui.3— C’est possible.4— A l’émissions du "Réveil Rural”.5— Le premier l’est mais non pas le deuxième.6— Il ne serait pas le seul.Elle est si gentille.7— Cl est annonceur, mais parfois on «’entend dans le "Théâtre Classique”.8— Il est dans la trentaine.9— Votre suggestion est épatante.Je la transmets au directeur du journal.CKCH K C H AFFILIE A RADIO-CANADA U L L DE BEAUX PROGRAMMES • DE BONS PROGRAMMES • UN VASTE AUDITOIRE La Voix Française qui atteint la région (TOttau'a •14 FEVRIER 19125SI Radiomonde O* PAGE 15 Antoinette Giroux A.V3 R1A.C ^ntoinet GIROUX franç°lS 1 Gaston ie CiM "“'es u Wonsieu Kmueaux.pro»"" V.I vs iry, Kéjane pneepP0* tietiur
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