Radiomonde, 11 septembre 1943, samedi 11 septembre 1943
ECHOS DE LA COUR ET DU JARDIN ^ Un marchand de glace à rafraîchir promène ses voitures dans les rues de Montréal, avec cette étiquette commerciale qui est assurément une trouvaille: "Le Pôle Nord Enregistré".0 L* style sportif se répand dans l’annonce des nouvelles de guerre.Louis Bélanger (from Maplewood) nous faisait remarquer que certains mouvements de troupes, tels que décrits par les speakers de la radio, ressemblaient à une partie de hockey au Forum.— Les Canadiens avancent, avec les Yankees à gauche."Il ne manquerait plus que d’appeler les Anglais les Royaux, et ce serait complet!” ajoute Louis Bélanger avec son sourire de sphinx.^ André I reich a toujours l’esprit présent.L’autre jour, un de ses amis lui dit: — Je voudrais prendre un bain.— Un bain?dit Treich.Eh bien, mon vieux, c’est facile.Fais ta prière! — Comment cela?— Eh bien oui.Tu n'as qu’à dire: "Donnez-nous aujourd’hui notre bain quotidien!” 4) Le même André Treich a découvert, aux environs du Cap Saint-Jacques, sur la route qui conduit à Senneville, une petite maison de campagne où il loge sa nombreuse et charmante famille.C’est là que “papa” 1 reich enseigne à ses enfants les secrets de la pêche au brochet dans une embarcation dont les gens de Saint-Pierre ont perfectionné la construction.£ L'Office National du Film présente de fort beaux documentaires.Ils sont si beaux que l’on se demande pourquoi l’O.N.F.se montre si peu soucieux de la perfection sonore et de la qualité du texte.Nous avons assisté, pour notre part, à la projection d'un documentaire sur la Perse où le speaker accumulait anglicismes sur barbaris-mes avec une virtuosité prodigieuse.0 L ne danse a été organisée, ces jours derniers, au Parc Marguerite Bourgeois.Voici comment un reporter montréalais a décrit la chose: “De toutes petites jeunes filles se joignaient par le bout des doigts et soudain, comme prises d’épilepsie, se bousculaient dans un tremblement continu de tout leur corps.Les garçons plus forts saisissaient leurs compagnes et dans le temps d’une mesure les faisaient bien tourbillonner comme des toupies volantes.” Ce fut, comme on le voit par cette description, une belle fête populaire.Et le reporter de conclure: "Tout le peuple de danseurs et de danseuses bénissait cette semaine du C.W.A.C.et du timbre d'épargne de guerre qui leur valait une fête en plein air, en pleine ville et en pleine guerre.” C’est en plein ça ! £ Dans son baluchon, l’ami Rob pourra ajouter le magnifique “tuyau de castor” qu’il portait, le jour de ses noces.A l’heure où l’on cherche un jeune premier, Rob en tenue de gala pourrait se trouver une carrière avantageuse.Les Trois X en profitent pour lui souhaiter bonheur, santé, prospérité.et le reste.0 Robert Choquette est reparu à l'horizon radiophonique.Nous l’avons aperçu au bar de l’hôtel La Salle, faisant le tour des tables et serrant la main de ses nombreux amis.Erreur, il ne fredonnait pas “Un Canadien errant ’, A L’impresario Paul Duaner-Renaud est un homme heureux.C’est lui qui a décidé Henry Deyglun à dramatiser “L’Esprit du Mal”.Et l’adaptation de cette nouvelle tranche de "Vie de Famille” fait salle comble à l’Arcade.Bravo, Paul ! U, TROIS X Séraphin POUDRIER, en vacances à Saint-Bruno.La vie continue à Casimirviie Le thème musical de "Nazaire et Barnabé” est magnifiquement choisi.Il nous semble qu'on voit défiler tous les personnages qui peuplent la ville fictive de Casi-mirville, sans en excepter un seul.En tête, marchent, naturellement Nazaire et Barnabé, puis suivent Ti-Clin, Hortensias (une note de musique a même un peu le son de sa voix, observez-le) l’adorahîe Fulgence, cet agnelet du printemps, les deux vieux "pops" qui s'en viennent cahin-caha en s'osti-nant, le père Polycarpe, l'ancien quêteux devenu maire, tous, tous, tous.Et c'est bien amusant de suivre les aventures de ces braves gens.Il y en a de folichonnes, d'impossibles, d'inénarrables mais aussi de vraies qui pourraient nous arriver à nous-mêmes, si nous étions dans une situation analogue.Ovila Légaré et Georges Bouvier font réellement un beau travail avec Nazaire et Barnabé.A eux deux, ils formant tout un village et (circonstance qu’il est bon de mentionner) pas une seule fois, au cours du programme, ils ne se sont trompé de personnage, prenant la voix de l’un pour celle de l’autre.Il n'est pas surprenant que leur auditoire soit si nombreux et attentif.Nazaire et Barnabé sont présentés tous les soirs, sur les ondes de CKAC, du lundi au vendredi.Ecou-tez-les si vous aimez le plaisir.Nous pouvons vous en promettre.« Itadlomonde » est édité par les Publications Radio Limitée, 1434 ouest, Sainte - Catherine, PLatçau 1186*.et Imprimé par La Compagnie de Publication de « 1a Patrie * Limitée, 180 Sainte-Catherine E3t, Montréal.Le Fleuriste Ses Artistes [Ta raine \ fleuriste \.PL.17H6-178?C OKRE8PONI)AN(Rg FOI R T KOI Y K R Y'OTRK IDEAL?D«* ami.;-w?.Voua marier?.Vous distraire?.Vous instni.re’V.etc.Fait*»» partie fia notrj société et abon-t>e«-vnu« au journal “Le Carnet Social” ($1.00 pour un an).Organisation sérieuse.discrétion assurée.Nous avons désirons et acceptons des membres de tout cndnMt du Canada et des Etats-Unis.Pour détails complets., listes ch?membres et spécimen gratis du Journal, inclure timbre et écrire au "Club National de Correspondance”, CASIER PORTAL 17tî.Québec.CKAC présente : Nouveaux programmes de la saison LE \ 1EUX LOUP DE MER 11^.lun., mer.rt ven.à quatre heures quarante-cinq p.m.) MOI, J’AI DIT ÇA?(Du lundi au vendredi à sept heures quinze p.m.) RADIO THEATRE DE HOLIY \\ ODD H BS) (Les lundis soir à neuf heures) LE RALLIEMENT DU RIRE (Le* mardis soir à neuf heures trente) CEUX QU'ON AIME (1-e* mercredis soir à huit heures) RADIO THEATRE LUX FRANÇAIS (Les jeudis soir à neuf heures) Au service de l'agriculture LE RADIO JOURNAL AGRICOLE (Les lundis à une heure p.m.) LE BULLETIN DES FERMIERS (Du mardi au samedi à une heure p.m.) L'ENTR AIDE AGRICOLE (Les mercredis à midi quinze) LA JEUNESSE RURALE AU MK RO (Les samedis à midi quinze) Les programmes musicaux de Columbia E.POWER BIGGS, ORGANISTE (Le dimanche à neuf heures quinze a.m.) VER A BRODSKY, PIANISTE (Le dimanche à onze heure cinq a.m.) ORGH.PHD .HARMONIQUE DE NEW-YORK (Le dimanche à trois hheures p.m.) THE FAMILY HOUR (le dimanche à cinq heures p.m.) STAR THEATER VARIETY SHOW (le dimanche à neuf heures trente p.m.) GREAT MOMENTS IN MUSIC (Le mercredi soir à dix heures) INVITATION TO ML SIG (Le mercredi soir à onze heures trcn(e) L'OKGHESTRE DE GONGERT GOl.l MBIA (Le vendredi soir à onze heures trente) Les émissions de nouvelles LE MATIN 7.16 — 7-55 — 0.00 — 10.80 L’APRES-MIDI 12.00 _ 1.10 — 8.00 — 4.25 LE SOIR 0.4.5 — 8.55 — tO 45 — Minuit Écoutez CKAC L’UN DES 78 POSTES D’ENTREPRISE PRIVEE PAGE 2 —1 ttadiomonde Il SEPT.1943 >OT7d VOLUME V — No 39 MONTREAL, 11 3EPTEMBRE 1943 S/Z.L6.REDACTION-ADMINISTRATION: 1434 OUEST, STE-CATHERINE TEL.PIRATE AU 4186 MONTREAL Sketches dt K^ampS e reçut istes pour ilit at res Deux revuistes ayant fait leurs preuves, Gratieu Gélinas et Henri Letondal, out consenti à collaborer à l'oeuvre «lu “Tambour Major” en cédant aux organisateurs leur» «ketches les plus populaires.I.e public qui connaît et apprécie le talent de nos deux revuistes apprendra cette nouvelle avec plaisir.Dès 1926, Henri Letondal présentait une revue qui était le point de départ de son succès.Après quelques années d'absence, il revenait à la scène avec “Stelle-ci, Stella", puis “Stella, tu l'auras”, et enfin, “Vas-y, Francis’" qui battait tous les records d'assistance au petit théâtre de la rue Saint-Denis.Gratien Gélinas (Fridolin), après avoir doni»é une série de monologues d'une originalité peu commune se lançait à la scène avec “T ridolinons”.Ses revues sont devenues l’attraction annuelle par excellence.Par conséquent, les sketches de Gratien Gélinas et Henri Letondal, déjà consacrés l'ar le public, trouveront non seulement de» interprètes de tout premier ordre, mais un accueil des plus chaleureux de la part de nos militaires qui apprécieront à leur juste valeur le comique qui s’en dégage.oCeS joyeux ont terminé le Lac L on ri en ri uacancei Ils reprendront les ondes, lundi prochain, lit septembre, à 11 h.SO Allô! Allô! Qui est là?Los “Joyeux Troubadours”.On entendra à nouveau la sonnerie de la porte, les appels de la voisine et le “entrez, mais entrez donc”, à la reprise des “Joyeux Troubadours"', lundi prochain, 13 septembre.Cette année, les “Joyeux Troubadours"" ont eu des vacances prolongées: plus de trois mois.Ils ont donc pris un repos bien conditionné.Les radiopbiles ne manqueront pas de leur faire un accueil chaleureux à leur retour sur les ondes de Radio-Canada.L’émission des “Joyeux Troubadours” est unique en son genre.Présentée sans prétention aucune, elle réunit un groupe d'instrumentistes et de chanteurs pour qui l’improvisation n'a pas de secrets.La demi-heure entière est improvisée et laissée à la fantaisie de chacun.C'est pourquoi le programme est si vivant, si gai, si plein d’entrain.Il n’y a aucun changement dans le personnel des “Joyeux Troubadours”.C’est le même ensemble de gais compagnons qui rendra visite aux radiopbiles, tous les matins, à partir du 13 septembre.0;> 0 JT ('3/'ter>=iz.Grand-mère n'est /ms une grande artiste comme Jeanne Maubour^ mais elle a du “pep* elle aussi f ! J ES auditeurs, leè auditrices surtout se plaignent parfois de l'orientation que prend le radio-roman.Ils se substituent ani personnage du roman quand sa conduits leur semble conforme d la vérité.Du moins comme ils l'entendent.Autrement, ils se sentent affligés.Ils se diront: "Mais pourquoi la faiblesse est-elle toujours opprimée?Pourquoi Donalda cède-t-elle toujours à os mécréant qui se nomme Poudrier?’’ D'autres fois, ils accusent l’auteur de ne pas accélérer les coups de thédtie.Ils l'accusent de devenir factice et livresque.Ecoutez les conversations dans un salon, dans un tramway, dans un restaurant.Si elles portent sur tel ou tel radio- DE L’ESPRIT DE CONTRADICTION CHEZ L’AUDITEUR feuilleton, on serait étonné de la diversité des courants d’idées.La plupart du temps, ce sont des réflexions prétentieuses en ce sens que l'observateur se croit toujours plus malin que le personnage dont il suit les évolutions; ce sont 1er suggestions bien plus faciles d faire qu'à réaliser.Comme s'il était /Visite de mettre tout le monde d'accord ! Vu camarade, à qui je faisais part de mes observations d ce sujet, a riposté: "Il y a un malentendu et ce malentendu prend ses origines chez les auditrices qui, du matin au soir, sont aux écoutes afin de ne pas manquer l’une ou l’autre des émissions théâtrales.On accusait jadis les jeunes filles de négliger les soins du ménage qui donnaient trop de temps A la lecture des romans.Aujourd’hui, il y a des femmes qui s’intéressent moins d quelque conception nouvelle de l’art culinaire qu'à certaine conséquence funeste que peut avoir le héros de leur coeur, celui du dernier roman en vogue.” Et mon camarade ajoute que si cette auditrice se substitue au personnage de son drame préféré à la radio, le mari sera fortement embarrassé le soir, en rentrant de son travail, de savoir si sa femme est Esméralda, Pau line, Huguette, bref l’un Je ces êtres de fiction avec lesquels elle vif chaque jour.La psychologie des auditeurs est assez curieuse.Il y en a qui écoutent tout, qui discutent de tout, qui condamnent tout et qui seraient les plus malheureux s’il fallait que la radio se taise.Au fait, la radio fait partie maintenant de notre vie; ses annonceurs, ses conférenciers, ses artistes sont des familiers de sa maison.D'où la tendance et le besoin de critiquer les êtres, — chose curieuse, — qui nous sont les plus chers!.c'est une vertu très latine, parait-il.Mais qu’on n'aille pas toucher à des programmes que les auditeurs critiquent, supprimer des personnages comme Poudrier qu'ils maudissent et modifier des romans qu’ils trouvent ou ternes ou risqués.Après ça, que reste-t-il aux auteurs et aux metteurs en ondes d inventer ?.Il est vrai que la télévision dont on annonce l’avènement pour l'après-guerre, changera bien des choses: il y aura du nouveau.Peut-être.Hélas, les "beaux” jeunes premiers ne seront plus aussi beaux à l’écran.Qué malheur ! 7 sept., 1943 Léopold HOULE, M A., M.S.R.C.J Le seul périodique consacré exclusivement aux artistes de la radio Il SF.IT.1943 % Radiomonde PAGE J pr- >¦ Ja Prose Pa Jiop h ot i iq a e J'ai dit qu’il n'y avait pas d'école de scriptomare et que mon idée n’était pas d'en fonder, ici, un ambryon.N'ayant pas d'école, les marchands de prose ne peuvent puiser nulle part les termes adoptés par la technique radiophonique.Ne me posant pas du tout ici, en bâtisseur, je ne viens nullement essayer d'imposer mes formules.Chaque marchand de prose a sa formule probablement, ayant été obligé de se débrouiller seul.Celles que je suggère et que j'emploie, ne sont pas pour cela, le3 meilleures.Qu'on en fasse ce qu'on voudra, qu’on les accepte ou le» rejette, ou les discute, ça m’est bien égal.Mon but n'était que de donner un coup d'épaule à ceux qui rêvent de ce métier, je ne travaille sûrement pas pour ceux qui y sont déjà.Les autres peuvent s'en servir, ils seront sûrs d’être compris des réalisateurs, et ça leur donnera une base qu'ils pourront perfectionner eux-mêmes, lorsqu’ils seront "dans la combine”.Autre chose.Je ne peux malheureusement ici que donner les grandes lignes.Ça prendrait des volumes et des volumes pour étudier ce suj :t dans tous ses détails.Donc, la semaine dernière, noue avons ébauché l’emploi de la musique dans le sketch radiophonique.Parlons donc des bruits maintenant.Les bruits !.Avec la trame musicale, ils servent à créer l'atmosphère, à situer l'action.La trame sonore (musique et bruits) est aux sketchs radiophoniques, ce que le décor est à la pièce de théâtre.Une bonne trame sonore permet de résumer à sa plus simple expression le travail du lecteur.D'après moi, un excellent quinze minutes oe sketch est celui où le lecteur ne s'amène qu'au fin début pour raccrocher l'émission à celle qui a précédé, si c'est une continuité, ou pour présenter le sketch, si c'est une émission individuelle, complète en elle-même.On ne réussit pas toujours à éliminer ie lecteur, c'est parfois difficile, mais non pas impossible.Ainsi, deux personnages passant d'un intérieur à un extérieur, dans deux scènes successives enchaînées par un “cross fade” musical, n'ont pas besom du tout d’être à nouveau présentés par le lecteur.Vous n’avez pas à l'amener, après la musique, avec deux ligr.es de boniment : "Nous retrouvons donc nos deux amis sur le trottoir, attendant le tramway qui doit les conduire à la gare”.Non.Pas du tout.Les bruits de la rue (klaxons, moteurs d'autos, camelot qui crie son journal; suffisent pour faire très bien comprendre à l'auditeur qu'ils sont dans la rue.Le bruit du tramway qui avance et qui arrête au premier plan, fera comprendre qu'ils montent en tramway, le bruit du moteur du tramway, derrière le dialogue, faisant aussi comprendre que la conversation continue dans le tramway.Le dialogue aidant, vous supprimez le lecteur facilement.Apiès que Pierre et Paul sont sortis de la maison, et que tout en entendant leur dialogue, vous entendez le bruit de la rue, vous savez qu'ils sont dans la rue.Que Pierre interrompe une phrase importante pour dire, par exemple : "Qu'est-ce qu'il peut bien faire, ce bougre de tramway ?”, l'auditeur raura qu’ils ont l'intention de se rendre à destination en tramway.Que le bruit du tramway cesse un moment au cours duquel on entend Pierre dire à Paul : "Laisse, j'ai la monnaie”, puis qu'on entende le bruit de'- pièces dans la boite du percepteur, on sait très bien qu’ils sont montés.Que Paul dise tout à coup : "Pardon, madame", on sait qu'il vient de piler sur les pieds d’une grosse dame en sc rendant à une banquette vide.Et que Paul dise ensuite : ‘ Tiens, là.mon vieux”, ça suffit pour faire comprendre qu'il y a une banquette libre.Et que ia conversation reprenne ensuite là où ils l'ont quittée avant que le tramway arrête, et l’auditeur a bien "vu” nos deux amis sur la chaussée, attendre le tramway, puis y monter, payer et s'ass-oir.La trame sonore a remplacé ie boniment du lecteur .Evidemment, pour la scène de forêt, il y a toujours "les petits oiseaux”.Mais il y a des auteurs qui abusent vraiment des petits oiseaux, comme il y en a qui abusent aussi du chant des mcisonneurs pour nous faire comprendre que, non loin de là, on est en train de faire les foins.Il faut savoir se restreindre.Tous les moyens sont bons, mais on ne doit pas tous les employer dans le même sketch.InlnY-.lo«fp)i Apt 2 * CR.6087 .J CKCH AFFILIE A RADIO-CANADA DE BEAUX PROGRAMMES • DE BONS PROGRAMMES • UN VASTE AUDITOIRE U L L La Voix Française qui atteint la région il'Ottawa DOUR la première fois dans nos I annales artistiques, on peut voir dans ies journaux une grande annonce du Secrétariat de la Province de Québec touchant i.n domaine qu'or» n'avait jamais exploité auparavant dans ce milieu.Il s agit — c'est écrit en caractère gras — du Conservatoire de Musique et d’Art Dramatique.Un simple coup d’oeil sur le placard publicitaire nous apprend ceci, à savoir: enseignement gratuit, admission par voie de concout'3, inscriptions jusqu'au 24 septembre; examens d'admission: semaine du 27 septembre et du 4 octobre; entrée: II octobre; professeurs émérites.Et l’on donne les matières enseignées; piano, orgue, harpe, flûte, violon alto, vlolonecelle, contrebasse, hautbois, clarinette, basson, trompette, cor, trombone, matières théoriques (sans les nommer).Tout cela appelle quelques réflexions.La section d'art dramatique n'est pas encore organisée, et je laisse aux spécialistes en la matière, notamment Jean Desprès, d'en parler à son aise.Quant à la musique, il y a ce commentaire préliminaire à faire: rien dans la matière annoncée n'a trait au chant.Nous avons un Conservatoire qui fonctionne depuis un an, et l’on n'a pas encore trouvé le tour d’y enseigner le chant.N'empêche que i on parie — du moins lb Directeur — de fonder une troupe permanente d'opéra.Qu'attend-on alors pour tonner des chanteurs?Est-on en peine de trouver des professeurs en dehors de ce que Léon Gray appelait l'autre jour des charletans?Quand il s'est agi de constituer les diverses classes de piano, on a fait appel à quelques-uns des nôtres pour seconder les efforts d'éminents pédagogues étrangers, on a ainsi engagé Arthur I»tondal, Auguste Des-carries, Germaine Malépatt, notamment.Il y a le cas Dansereau: tout le monde se demande comment il se fait qu'il n'ait pas encore sa Ilace au Conservatoire; a tend-on qu’il revienne d'Amérique du Sud avec quelques lauriers pour lui donner une place de choix, une place à nulle autre pareille?C’est le secret des dieux.On sait qu’il a de fervents admirateurs Jans lee cercles officiels.Il n'y aura.t rien de surprenant d’apprendre un beau jour qu'il remplace M.Kgou Petri, le célèbre pianiste hollandais engagé dés la mise en marche du Conservatoire mais dont on n’a pas beaucoup entendu parler.Quand à M Isidore Philipp, se« visites jusqu’ici ont été plutôt rares.Sans coûte qu'avec La réouverture du Conservatoire, l'éminent pédagogue viendra nous visiter tous les mois.Une autre question que l’on peut se poser est celle-ci: l’élève admis par voie de concours est-il libre, par exemple, de choisir comme professeur émérite M.Phiiipp ou M.Egon Pétri?Le public aimerait san* doute a avoir des précisions là-dessus.Pour revenir au chant, qu'on a ignoré jusqu ici, ne peut-on faire appel à nos professeurs?Nous en avons quelques uns; Issaurel, Pauline Donalda, Sarah Fisher, Anna Malenfan‘, etc.Et qui nommerait-on à la direction générale des classes de chant?Ninon Valin?.M.Wilfrid a sûrement des projets en tête, et il nous tarde de les connaître.Autre chose; la classe de composition semble définitivement organisée; MM.Claude Champagne et Jean Vallerand en sont les titulaires.Il sera Intéressant de suivre cette classe; les élèves ne doivent pas perdre de vue ce que dit Vincent D’Indy dans son cours de composition musicale, rédigé en collaboration avec Auguste Seriey et édité chez A.Durand, Paris.Au tome 11, page 15, on lit: "Savoir construire, telle est en définitive la connaissance indispensa- ble à toute composition de nusique digne de c* nom.On croit trop facilement que les études d'harmonie, de contrepoint et de fugue, voire d’instrumentation, constituent à elles seules un bagage suffisant: fâcheuse erreur qui attribue aux outils la singulière vertu oe conférer à l'ouvrier qui les possède la capacité de s'en bien servir! Certes, nous ne nierons pas l’utilité de ces études, mais seulement à titre de préparation, d'introduction à l'art de la" composition.Contiapointiste impeccable, fuguiste habile, orches-trateur de premier ordie, vous ne savez pas pour cela votre ait; vous êtes apte à l’apprendre.Vous connaissez plus ou moins /usage pratique de ces redoutables engins, vous n’avez ni l’expérience ni le discernement nécessaires à leur judicieux emploi.Cette expérience et ce discernement sont les fruits d'un long travail qui devrait commencer seulement lorsque prennent fin ces études préparatoires".En progrès .- .Le public mélophile Je Montréal est en progrès.Ce n'est ;>as moi qui le dis, mais Désiré Defauw au cours fi'un interviou accordé aux journalistes.“J'ai été personnellement frappé, dit-il, par le goût gins cesse grandissant des gens qui suivent les Concerts Symphoniques de Montréal, vers la grande musique; à peu près sans exception on me réclame toujours des symphonies.I^es gens sont heureux d’enten Ire les bennes exécutions, par notre orchestre, des classiques plus légers, mais c'est avec les symphonies qu'ils reçoivent leurs profondes émotions.C'est pour entendre la symphonie qu'ils viennent au Chalet de la Montagne ou à l'Auditorium du Plateau”.Nous savons gré à M.Defauw de le constater, mais à vrai dire il en a toujours été a/nsi.Les grandes machines modernes n'ont jamais ému notre public, sauf un petit groupe entreprenant.Les années passées, le Directeur avait pris l'habitude de publier au début de la saison le répertoire d’oeuvres qu’ii entendait donner.Ce système avait l'avantage de renseigner les abonnés totalement.Par la suite, on s'est aperçu que des oeuvres annoncées étaient laissées de côté.Cette année, il serait difficile à M.Defauw de tracer le programme entier de la saison, car il ne dirigera qu’un nombre limité de concerts.Toutefois, solistes et chefs se sont entendus sur un plan d'ensembie.Qui dirigera les concerts populaire* au His Majesty's, les dimanche* après-midi?On ne le sait pas encore, tout ce que l'on sait c'est que les solistes seront tous des canadiens.Il faut souhaiter que l'on n’iublie pas Suzette Forgues, violonce.i'ste, Prix d’Europe 1940, qui fait partie d'un orchestre de jeunes aux Studios de ia NBC, formé pour prendre part au programme "Salute to Youth”; le chef est Raymond Paige.Ce n'est pas ]a première fols q’i» Mlle Suzette Forgues est ainsi honoiés.Il est malheureux que «a ville natale l'ait quelque peu boudée depuis plusieurs années.Elle devrait non seulement paraître au His Ma-jeuty's mais aussi au Plateau et aux concerts de l'Orchestre Ethel Stark.Les solistes au Plateau, cette année, seront: Gregor Pi&tigorsky, violonce.liste, Arthur Rubinstein, pianiste, Yehudi Menuh.n .violoniste, Ross Pratt, et Robert Casa-desus, pianiste.A propos Je Menuhin, vous savez probablement qu'il est de retour d’une tournée récente dans les camps militaires d’Angleterre.A Londres, un jour récent.Yehudi Menuhin s'est rendu dans un parc.D'un geste furtif il se rendit près d'un arbre, amassa un peu de terre qu’il p'aça dans deux petites ançpoules léposée.x par la suite dans une petite boite.Les officiers de l’émigration à New-York lui permirent d'appoiter le colis après que le violoniste leur eut donné une explication.La terre prise dans le parc de Londres et les ampoules représentent i'endrrit oû il demanda la main de sa femme; les ampoules font maintenant partie de son jardin "n Californie.Pieux hommage .On représente souvent la mort j»ar une faulx.On peut dire que la faulx a été sans pitié la semaine dernière parmi les musiciens.A deux jours d'intervalle, en effet, la mort frappait deux muaicens avantageusement connus dans la Métropole: l'organiste Hervé Cio itier, décédé le 1er septembre à l’àgj de ù6 ans, et le violoniste Lucien Sicotte frappé soudainement venJie li le 3, à l'âge de 40 ans.Tous les deux étaient des musiciens consciencieux et de talent.I*i mort du dernier a surpris tout le monde, car rien ne laissait prévoir une disparition aussi rapide.Mercredi soi.- le 2.à l'émission Sérénade pour Cor les que Jean Deslauriers dirige à Radio-Canada, Lucien Sicotte avait interprété un solo avec sa maîtrise habituelle.C'était un musicien modeste et un excellent compagnon.Aux familles des deux dispai us, Radiomonde” exprime sa sympathie profonde.Petite» nouvelles .On sait que la Ville le Montréal accordait récemment un octroi à ia Société des Concerts Symphoniques.L'Orchestre Symphonique de Québec fait une demande analogue aux autorités municipales Je la vieille capitale; il ne demande que Se'M).Lauritz Melchior terminera son engagement au Théâtre Colon, à Buenos Ayres.Le Trio Lyrique qui se compose notamment de Lionel Daunais et d’Anna Maleafant se rendra à Arvida dans quelques jours pour prendre part à l'inauguration du Centre de Récréation de cette ville.Enfin, comme dernière nouvelle.I^opold Houle a abandonné la cigarette pour a pipe.I sympathique auteur rajeunit.U 7?«.Il « M* « MOI V l)K H K M, Kft MONTRES ik* spécialité III l.o\ % OMIT.K ThMlT (INA W.RIOPEL "Le bijoutier de confiance” 902 EST, BELANGER 2 .l’AI,1 6 Rtulinmtunlt* 11 SEPT.1943 *P I I indications Vouv reuse Les témoins oculaires de la 'Fêta de la Jeunesse, au Chalet de la Montagne, se sont accordés à dire que jamais une foule aussi nombreuse s’est réunie pour un concert.Il y avait, au programme, André Mathieu, Calire Gagnier, Janine Sutto, Huguette Oligny, Roger Gar-ceau et Noël Brunet.Les invités d’honneur ne purent t uvcr place et l’on affirme que notre premier magistrat dût se réfugier derrière le piano.A un certain moment, la foule brisa le cordon et ce fut une cohue indescriptible.D'après nos renseignements, les jeunes artistes avaient consenti à paraître en public à des conditions for‘ modestes, conditions imposées par l'incertitude de la température, les risques d'un concert en plein air, etc.Aujourd’hui, certains d’entre eux doivent rêver aux splendeurs du pourcentage! ^ Ceci me rappelle le cas d'un comique montréalais qui avait présenté une revue au Monument National.I>a revue s'était terminée par un assez joli déficit.Là-dessus, un imprésario de Jo-liette vint faire à l'artiste la proposition de jouer sa revue à l'Aréna de cette ville.Mais le comique, qui venait d'être échaudé, ne voulut pas entendre parlci de pourcentage.Il exigea un cachet fixe.L- soir de la représentation, il y avait plus de six mille personnes, à l'Aréna de Juliette! Tel est le risque, dans le monde du spectacle.On peut tout prévoir, ir.nie le succès.Mais, ce qpii est toujours une surprise, c’est l’élément recette et l’artiste le plus intelligent ne peut affirmer ce qu'elle sera.L plus sage est encore de demander un cachet fixe ainsi qu'un pourcentage.* * * Dans une entrevue qu’il a donnée à I/éopold Houle, la semaine der- Les rives NORD et SUD Ru RAS de QUÉBEC ÉCOUTENT 1230 Uv.CHGB 250 watt.Ste-Anne-de-la-Pocatière ( Affilié au Réseau Français de K\l>IO-C\NAI»\) nière, Eizéar Hamel établissait une comparaison entre l’acteur de théâtre et l’acteur de radio.Chacun sait que le bel Eizéar est venu trè3 tard au micro et qu’il est -vant tout un acteur de drame.Lorsqu’il parle de l’énorme travail que devaient accomplir les acteurs de son temps, il veut sans doute dire Ve nombre de représentations: car, pour ce qui est du texte, l'on n'ignore pas que les interprètes d'il y a trente s’en souciaient fort peu.L’époque d'Hamel était la belle époque.Le public était indulgent.L’acteur était une soi te de personnage légendaire, auréolé du prestige de la scène.Il faisait une belle vie et l'on n’a qu’à écouter les souvenirs de certains d’entre eux pour comprendre que le métier d'aujourd’hui n'a rien à voir avec celui t "autrefois.Eizéar Hamel est sans doute sincère quand il nous explique l’importance d'une formation dramatique pour l'acteur de radio.Mais combien d'acteurs, autrefois vedettes de la scène, se contentent aujourd'hui de la radio parce que c'eut plus facile?Plus de texte à apprendre, plus de maquillage, plus de frais de costume, plus de répétitions la nuit ' Deux ou trois lectures, une générale, et puis ça y est ! Il n’y a aucune comparaison à faire entre le théâtre d'autrefois et relui d'aujourd'hui.Avouons franchement que les spectacles d'il y a tre - ans étaient à la bonne franquette et ne fatiguaient pas les acteurs.Si le théâtre a été déserté par ses serviteurs les plus choyés, c’est qrj’il est devenu laborieux, précis, et que le public de son côté s’est fait plus exigeant.* Ÿ * Noire ami Jacques Auger vient de subir une intervention chirurgicale.On l’a opéré, ces jours derniers, à Sainte-Jeann d'Arc, pour l’apendicite.L'interprète attitré du “Capitaine Bravo" s’est montré fort brave, se rendant lui-même à l'hôpital pour y être soumis au bistouri du chirurgien.L'opération a magnifiquement réussi.A tel point que, cinq heures après son opération, Jacques Auger répondait lui-même au téléphoné à ses amis qui s'informaient de sa santé.st- V * L’enlèvement des ordures ména-gèies (comme on dit vulgairement» devient un sérieux problème.Les citoyens conscients et organisés descendent leur ordures sur le trottoir, mais le gamut des ruelles qui doit manquer de distractions et veut jouer à la guerre, s'en sert pour bombarder la clique ennemie.Résultat: les ordures sont répendues aux quatre vents et la course aux poubelles est commencée.* * * A retenir.I/e mot du conseiller Jeannette à propos du radie représentant Ca-mlllien avec le roi et la reine d'An-gieterre.—Voulez-vous qu’on le pende?* * * Un acteur de composition qui se révèle, c'est Avila Cusson dans ¦‘L’Esprit du Mal” à l'Arcade I.* beau frère de Fred Barry il SKI‘T.1943 n’avait joué jusqu’ici que des petits rôles, tant à la scène qu’à la radio.Mais voici que dans “L’Esprit du Mal”, il trace un portrait saissisant d’un paralytique.Avila Cusson devra à Henry Dey-glun de lui avoir permis d'être en vedette et de faire briller son talent.* * * La saison radiophonique s'annonce tellement brillante que les services commerciaux de nos stations ne savent plus où donner de ia tête.Indication de l’encombrement: le grand réseau Columbia place des émissions commanditées, le samedi après-midi ! U est évident qu'aux Etats-Unis surtout, la restriction ds l’essence garde la plupart des radic-philes à la maison et que l’auditoire augmente en fin de semaine.On rendra cette justice au poste CKAC d’avoir ouvert %, voie dans C" domaine.En effet, lès 1929, CKAC inaugurait le programme “Allô Paris”, le samedi soir et une enquête prouvait bientôt la popularité de ce programme, classé No 1 dans la liste des auditeurs.Le poste CKAC créait ensuite “La Vieillée du Samedi soir", en même temps qu’une émission du matin pour les enfants.Tant il est vrai qu’il ne faut pas avoir de préjugés dans le domaine radiophonique et que le samedi est un aussi bon jour que les autres.4 S/s Sf.Félicitations à ce rédacteur du matin (l’articic n’était malheureusement pas.signé) qui a relevé l'annonce d'une digestion “en bas de la ceinture”.Tout est permis à condition de faire propre et bien.Dans le cas de cette annonce, il s’agit d’une traduction grossière et il y a longtemps que cette expression ri'.' devrait être bannie du texte commercial.L’auteur de l’article a raison, lorsqu'il exprime toute sa joie d'entendre des disques français.On ne se lare, pas, en effet, d’entrndre les chansonnettes de Maurice Chevalier et de Ray Ventura.Même si Tino Rossi nous tombe sur les nerfs avec sa voix de set et si Rina Ketty massacre le français avec son accent, il y a cette musique toujours charmant t, et cet esprit parisien qui ne mourra jamaic.Cependant, comme he dit si bien notre confrère, il y a une limite à notre digestion.* * * Depuis le passage de je ne or.ia quel économiste, on parle énormément du “capital humain”.Il faut sauver la race! Mais songe-t-on aux artistes qui sont les plus mal logés, au théâtre?IjCS eondtions sanitaires de certaines loges d'artistes devraient attirer l’attention des autorités muni cipales et provinciales.Dans les villes, il y a des théâtres qui n'ont aucune fenêtre ou ventillation ’ans les coulisses.Et â la campagne, lorsque des troupes vont jouer, les AV.C.sont le plus souvent situés de 1 içon à empester Ms artistes qui s'habillent dans la seule et unique loge du théâtre.Il faudrait que l'on finisse par se rendre compte que hes acteurs ne /.ont pas des animaux et que l’on ne loge pas des artsltes à l’écurie! L’OUVREUSE Radiomomlc Lingerie iVautomne! MANTEAUX D’INTÉRIEUR Vous les trouverez ravissantes ces toilettes d’intérieur en crêpe imprimé de grandes fleurs aux couleurs vives sur fond noir, rose thé, bleu poudre ou royal.Jupe longue et circulaire avec poches et manches aux coudes.Tailles 14 à 20 g- 00 SPECIAL DE CORSET Voici un spécial qu’il ne faudrait pas manquer en fait de solide corset de soie brochée rose thé.C’est un modèle à jupe longue et enveloppante et fortement baleiné dans une valeur régulière de $4.95 spécialement réduite pour cette occasion.Taille 24 à 36.,95 ROBE DE NUIT Elles sont simplement ravissantes ces robes de nuit de crêpe de haute qualité, de teinte rose thé ou bleu pâle.Garnies de riche dentelle au corsage et aux manches et taillées sur le biais.Petite épaulette confortable.Petites, *noy- ^ Q C ennes et grandes tail-ïp les.V-' JUPON DE CRÊPE Jolis jupons combinaison en crêpe bleu marin, rose thé, blanc ou noir avec encolure ronde et jolis motifs de broderie.Epaulettes larges.Une aubaine.Tailles 34 à 44 Tailles 46 à 50 $2.25 $2.69 CORSET STEP IN Magnifique corset GRENIER en solide broadcloth rose thé dont les panneaux latéraux sont en las-tex confortable.Longueur de 1 6 pouces avec fermoir éclair.Le corset dont la réputa- r/> tion n’est plus à faire, w • « U Tailles 26 à 32 .V Ouverts le vendredi jusqu’à 9 heures p.in.et le samedi jusqu’à 10 heures p.in.J.-E.CADIEUX, président Près FABRE J.-C.Al IlliY, see.-très.* FAlkirk 3541 PAGE 7 PIk8Pr6§®|p4~w Is -;^ff^ .¦• ifflsi!8ÏSHMMhHHHHmw Le rideau se lève./ RADIO-CANADA présente ~- •¦ •:¦% ' ’ • f"\y/^TO«BK*qM&7WÇ3K4V9**'.¦:V > ;*> î: mm> mm m *m*w \&m \ *.*.DIRECTEMENT DU CAMP JACQUES - CARTIER - LONGUEUIL mm sur tous les postes du réseau français JEUDI SOIR — 16 sept, à 9 hr es AVEC FRIDOLIN Alys Robi—Rolland Rédard.l'Orchestre de André Durieux Mise en onde.: LUCIEN THERIAULT Annonceur : JEAN-MAURICE BAILLY *’¦ W r*r\ DIRECTEMENT DU CAMP DE JOL1ETTE mJw ,v;: ?¦ ' m * %* LA CIE KRAFT présente j£Ê l J m tt A\ftX^e ^'0 £j& >feA’ SUR LES POSTES C.K.A.C.et C.H.R.C.LUNDI SOIR — 20 sept., à 8 h.30 avec m§ « : ¦ Jean Lalonde — Caro Lamoureux \ TOrchestre de Raymond Déniiez i.Olivette Thibault — Clément Latour Paul Guèvrement «* 4 % m Mise en ondes : PAUL L’ANGLAIS “Le Tambour Major de la Gaieté” dansle Fridoîin, Alys Robi, Rolland Bédatjd avec “LeTambour Major — Caro Lan Thibault, Clément Latour Denhez avec “ Les F et îsi Sous les ausp ices MïFu OBATIKN OKI.IN AS (Fridoîin) Nos Milddbi canadien,-) r.un; ai.dln* 1< année deux «pectacle* régulier» pal «enr Tambour Major et le* Fusiliers de 1 Ga de 100 personnes, comédien*, clianllir*.acce***oiri«te.A I e Tambour Major fut fondé J 25 j Guy Carmel, Paid Guèvreniout, Ailtr n 1 president de l’Union de* Artiste* l#iquei d'apporter à no* militaire- dr* lient*- de décembre 1042, la direction obtint An en War Charities Fund du Ministère '!» Ser l’Kmpire de la Ixii des Oetnre* de «rre.L’an pa«é, le Tambour Majorait o Catholique des Voyageurs de CoininAv de pourvut qu'à neuf représentation*.la gé (ironpeinent, à Radio-Canada, à la iwipag à tin groupe de marchand* de Sorti,Ion e: Prirent part à ce* représentât»*, quatuor Alouette, Marthe la pointe, I ielte Latour, Julien Lippe, Henri l’oitra-,fluid ( Roger Guertin et huit danseuses 1 / PROCUREl'VOUS } CE DÉPLIANT ckta pages EN COULEURS s-nnfUiTEMENT ÏNDUCUTADLCS f / RADIO aho electricity LtAO TO flKCW, MALLEZ CE COUPON Canadian School of Electricity KWMONI» DENHEZ uoUiEl-yOifJf Wagner S 15,100, 5».a bad; par Canadian School of Electricity, 282, rue Ontario Ouest, Montreal.Voici quelques-uns de nos gradués employé* dans les postes de radio CFCF Radio-Canada L.-R.Moore Jos.Beauregard M.Guimond P.Déziel M.Romanelli R.Beaulieu R.Fournier J.-Chs Garon Léo Ducharme Albert AltheiT Russell Walsh .1.Soulières M.Goddu (Can.Marconi) J.MacLouchlan H.Gatley J.Henmiing A.MacWilliajne A.Poitras O Muir R.Say M.Kennedy CKCH (Hull) Roger Coderre CK AC ( lat Presse) J.Hammond M.Desjardins A.Corn eau J.-M.Audet E.Aucoin CRCK (Charlcshoiirg) F.Levesque J.-A.Pelland Mon nom est Mon adresse Messieurs, Sans obligation de ma part, veuillez me faire parvenir votre dépliant, me disant comment devenir ingénieur en radio et en électricité.282, ouest ONTARIO MONTRÉAL Experts en radio demandes rtn • Tie—otn diviseront en deux: Le Tambour de RaA-Canada, réunira André Durieux et nd B 8rd.Aly* Rohi, huit danseuses sous la et qwBue* comédiens.On v interprétera des d'Ihwfllyctondal.La première aura lieu le gueuilfes spectacles se répéteront dans les JEAN LALONDE é, (gic®* la collaboration de la compagnie mi|'.,< rroi.r„.,inlnn H*.i,,ns ave- un ensemb.e de musique ha- Le seul homme au monde que fbousiastes et lf* p;Us ,,|és.chez ,eurs ami/ radionhUra waienne (en passant, ces debutants cette affluence et cette cohue lais- Kf>ns d’humble condition.Ainsi P ' au micro sont Ira seuls avec quel- sent froid, s'appelle Séraphin Pou- i(>i opéras radiodiffusés n’ont pas, qura membres de leur famille, peut- drier.Séraphin a pris possession dans m‘on entourage, d’auditeur etre.à s’imaginer que c’est epa- de la place.L’occupation de la plus fervent, plus fidèle et plus contant).7 h.45, Gaston Lafrance, ville se manifeste par des centaines vaincu, qu’un très modeste fouc- pianologue; 8 h.à 8 h.30: eauseiie de pancartes et d’affiches, sur les- tionnaire de mes connaissances, intitulée Le Tour Je mon rays; 8 quelles le personnage le plus popu- chaque jour, il nous prépare une h.30, Berthe Cantin-Forgues, so- laire de la radiophonie canadienne ||a^ complète de toutes les émis- rue' x ion, tout récemment.-*t proche parent d’Eoouteur, peut-être.Mais, expliquons-nous.Partant de là, il ne faut pas s'imaginer qu'un joli minois est la clef la plus sûre pour passer la porte dos studios.Non.Voici plutôt une opinion logique à ce sujet.la jolie petite fille apprend quelques chansons à la mode.Elle va passer une audition.Dans ce répertoire, elle est jugée convenable, même bien, et on l’admet à chanter régulièrement sur les ondes du poste.Enivrée de ce succès rapide et si fJoile.la petite se croit devenue une artiste.Ka-(liomonde a |*arlé d’elle.Mais, après avoir épuisé, dans deux ou trois émissions.U- répertoire préparé pour l'audition, elle nous débite ou nous roucoule n'importe quoi.n’importe comment.De véritables gâchis.Comment ne pas être déçus?Mon interlocuteur a raison.Et le pire, c'est que sa -eniarque peut hélas coiffer plusieurs petites filles, pleines de talent sans doute, mais qui n'ont pas l'air de savoir ce que e’est que le solfège, la niesiire, etc.Tandis que d'au-tr.vs qui ont fait des études sérieu- Jeunesse Dorée (Suite de la page 10) Jj soupirerai donc!.Et voua, pendant ce temps?— Je fum-iai cigare sur cigare en ndant que cette chère Mme Rivard donne le signal du départ.Allez, je vous ai assez vu.* * * André Boileau ne quitte la maison des Rivard que lorsqu'il fut rassuré tout à fait sur le compte à .îhonse Rivard.* — Onze heures.Hervé Giguère serait peut-être chez lui.Je vais immédiatemen essayer de l'atteindre à l’&pp&ieil.Il tra donc à cette pharmacie, su: qu'w était d'y trouver un téléphone public.Hervé Giguère était ch lui.— Oui mon vieux.oui j’en sors.J’ai passé une partie de la soirée à ses côtés.Oh ! ce n’est pas plus rassurant.Oui, on dirait par moments qu’il est sur lie point de reprendre le fil de ses idées.puis il nous échappe.Evidemment j'ai tenté une question, surtout que la cause de dette crise comme toujours, était cette affaire de l’Abitibi.Hé oui.oui, et comme toujours, il s'en prend à quelqu'un qui veut le tordre, dit-il, quelqu'un qui ne reculerait devant rien pour lui enlever cette concession de Saint-Boniface.Naturellement que si on pouvait lui arracher le nom de oet homme, nos recherches seraient de beaucoup simplifiées.On ne marcherait plus dans le noir.Oui.oui je sais.Mais toujours au moment où on croit le tenir, il repart de nouveau dans ce vague terrible.Plus rien à tirer de lui.Oui.oui, Hervé, j’ai vu Francine.Et je dois te dire.Francine, eh bien, je crois qu'au lieu de lui faire perdre la tête, cette catastrophe va nous faire découvrir chez elle, une force de caractère qui va nous étonner tous.Oui.Elle a vu Maurice Bourdon l’ingénieur des travaux de Saint-Boniface.Et tu sai« œ qu'elle a répondu à l’étonnement que je ne pouvais dissimuler?“Il faut bien que quelqu'un se décide à devenir le chef de famille dans cette maison’’’.Tu dis?.Lisette?.Je l'ai forcée d’accompagner sa mère chez Lady Norton à la suite d'une scène terrible.Elle danse, Lisette, en ce moment.Elle danse avec Lucien Ronald.Elle danse avec Marc Dupré!.Elle danse sur un volcan, c'est le mot de Francine.( A suivre ) -es, travaillent toujours consciencieusement, attendent leur tour.?* * Ces jeux de circonstances pourraient s’appeler les pièges dorés.de la radiophonie.Le mot est de Georges Berr, auteur de l'ART DE DIRE, qui parle encore des procédés faciles, des concessions.(Bah! ce n'est qu'une erreur, et tout le monde en fait).Oui.mais on peut reconnaître ceux de nos annonceurs et speakers qui s'accordent ces absolutions faciles; ils retombent très souvent dans les mêmes fautes, et après cinq, six, huit ou dix ans de micro, se pardonnent encore une diction molle, de multiples erreurs de phonétique, et vingt distractions par quart d’heure.Il faut bien admettre que cela devient assommant à la fin, car, ce n’est pas excusable, en aucune façon.* * * Encore de l’encre perdue et qui pourrait être mieux employée, dira Ecouteur, une fois de plus.Pourtant, je voudrais qu’on garde confiance.Tout arrive en ee monde.Mais, que de soupirs en ton nom, ô perfection, belle inaccessible.Jeanne ROCHEFORT.¦ m f: "¦
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.