Radiomonde, 2 août 1947, samedi 2 août 1947
No 34 MONTREAL, 2 août 1847 is J : ¦ ¦v"! ¦ - ROLLAND BA YEUR '• t ¦ FAMOUS STUDIO PHOTO ¦¦ ' : ¦¦¦y;?*-*'.' ' ' ' ->- • ¦ y* T2^r->':¥*5! fr ¦ ' ¦ ¦ ,:i v' * ,* .;?* -.- \ V i vV v** ¦ • '• ?.:¦ 'é ¦ : * '%y‘ >¦:• » » : ***> J J?®ÉI ¦ Ül rr.i- JEAN ST-GEORGES B.A., M.A, Ph.D.oQ»*Q*»no Le jeune directeur du Service des Nouvelles d Radio-Canada, nous explique ses responsabilités t • OE3«*0**ao “Soyez honnêtes et intéressants ”, recommande -1 - il à ses rédacteurs Je 0/ - Cjeonu'S Cela est généralement admis, le service des nouvelles d’un poste de r : ;;o est probablement le plus important de l’organisation.Ce sont les émissions d ' nouvelles qui, matin, midi et soir, mettent le pays au ccmrant de ce qui se passe dans le monde international et local.Elles ont une influence énorme sur le point de vue que se fait l’auditeur ordinaire ou extraordinaire de ce monde oii nous vivons.Quotidiennement, elles nous font penser, apprendre, parfois rire et.malheureusement par les temps qui courent, souvent nous inquiéter.A cause même des nombreux postes que la Société Radio - Canada contrôle dans notre pays, son service des nouvelles est sûrement celui qui est le plus écouté et peut-être aussi celui qui a le plus d’influence et qui est en même temps le plus discuté.Lord Oh ! Oh ! a donc pris sur lui de discuter le service des nouvelles françaises de la Société, ou du moins.de le faire discuter par son directeur lui même : M.]EAN ST-GEORGES.Vu la délicatesse du sujet, il a posé un questionnaire au jeune chef du service, lui demandant d’y répondre lui-même, froidement, sans réserve.11 nous a donné des réponses intéressantes, comme on le constatera plus bas, et il est cert.i.n que les lecteurs apprendront bien des choses sur la façon de procéder d’un poste de radio quand il s’agit de renseigner le public aux écoutes.Mais disons d abord quelques mots de JEAN ST-GEORGES, car.comme plusieurs autres animateurs très responsables de notre radio, il ne reçoit rien de la glamour des micros.Il dirige dans l’ombre et est satisfait de faire son travail très important dans la mesure des grands talents qui lui ont été donnés.JEAN ST-GEORGES était très qualifié pour devenir Chef du Service des Nouvelles à Radio-Canada.Il fait du journalisme depuis l’âge de 16 ans.I! u fait ses études primaires à l'académie St-Stanislas ; secondaires au collège d Montréal, et universitaires à l’Université de Montréal où il reçut ses B.A., M A.et Ph.D.Il a débuté à Radio-Canada en juin 1937 et remplacé Marcel Ouimet comme directeur du Service des nouvelles en juin 1943.ie jour même où celui-ci partit pour outre-mer avec deux autres rédacteurs, Benoit Lafleur et Paul Barrette.Et voici les questions que nous avons posées à JEAN ST-GEORGES : I — Comment fonctionne le Service des nouvelles à Radio-Canada ?Radio-Canada a établi un Service des nouvelles le premier janvier 1941, et installé des bureaux régionaux à Halifax, Montréal, Toronto.Winnipeg et Vancouver.Ces cinq bureaux reçoivent le service complet des deux grandes agences canadiennes, la Canadian Press et la British United Press.Chaque bureau a son équipe de rédacteurs qui ont pour mission de récrire ces nouvelles dans un style radiogénique.A Montréal, d faut évidemment traduire, en plus d’adapter.- — Est-ce le même service que les postes privés ?Non.Les postes privés reçoivent des agences un résumé, une condensation des principales nouvelles.Radio-Canada, tout comme les journaux, a accès au texte intégral de toutes les informations, d où la nécessité NVIRE ENAR17 2 AOUT 1917 RadioMonde PAGE 13 JE ME SUIS demandé et je pense que je ne sois pas le seul à y penser pourquoi les programmes de nos réseaux ne seraient pas préparés à l'image d’une revue hebdomadaire, disons un bon magazine qui cherche à atteindre tous les publics.Le ou les propriétaires et directeurs de cette revue, comme vous le savez tous, décident qu’il y aura des articles de rédaction sur des sujets politiques ou littéraires à l'intention des lecteurs sérieux; il y aura des repoitages photographiques pour ceux qui n’aiment pas à lire et qui considèrent la vie comme un cinéma perpétuel.Il y aura des pages sportives, humoristiq u e s, des nouvelles, etc.bref, A y aura de tout, et tout sera bref comme à la radio.“La radio, disait récemment Pierre Descaves dans les Nouvelles littéraires, doit être un art simple, un art de brièveté et de rapidité".Mais ce n'est pas tout.Cette revue doit vivre; les propriétaires ont droit à des profits.Le prix de chaque numéro 5, 10 ou 15 cents ne suffisent pas, on piace ici et là sur toutes les pages de la revue PAUL LEDUC d« annonces commercia- les: la bière X, le savon Y, les fabricants d’autos Z.Ces annonces cherchent à attirer l’attention du lecteuT; elles veulent donc être attrayantes, brèves et concises.Il n’en est pas ainsi à la radio.Chaque commanditaire décide Don seulement de l’annonce proprement dite de son produit, mais mais il décide du genre et de la qualité de son programme, parce qu'il en paie tous les frais.11 n'en est pas ainsi à la radio.Chaque commanditaire décide non seulement le l’annonce proprement dite de son produit, mais il décide du genre et de la qualité de son prcgrammme, parce qu'il en paie tous les frais.Si dans le domaine des revues et des magazines la procédure était la même, les commanditaires décideraient du genre et de !a qualité des articles imprimés à travers les annonceurs de leurs produits.Mais tel n est pas le cas.Ces articles en question sont confiés à des experts dans l’art du journalisme qui tâchent déveiller le plus possible la curiosité des lecteurs, afin que ces derniers intéressés par leur lecture jettent incidemment leurs yeux sur les réclames imprimées en bordure des pages.UN CONSOL D'EXPERFS Et c est ici que je pose la question.Pourquoi nos réseaux ne tnettraient-ils pas en ondes des programmes de tous les genres pour tous les goûts, sous la surveillance d’un conseil supérieur d experts et je in empresse de bien souligner d’experts de la radio, qui savent par expérience personnelle tirer profit de 1 art proprement dit et spécial de la T.S.F.Ces programmes étant bien établis et bien réglés, les commanditaires n’auraient qu à décider où et combien de fois, ils désireraient placer la ré» Lime en faveur de leurs produits.Le montant requis varierait *elon I importance de I annonce et du programme en cours et le nombre de fois qu’elle sera diffusée.Si vous jetez un regard sur l’horaire actuel de nos postes, il > a toutes sortes de programmes; des programmes bons et mau-vats, des programmes courts et des longs; des programmes ux et d autres bon marché.Pourquoi?Pour diverses raisons a principale est le fait énuméré tout-àTheure que l’argent requis jvour réaliser nos programmes provient de trois source* «inferentes.MISE EN COMMUN DES FONDS que les programmes ne soient réalisés que par des réalisateurs competents et convaincus de leurs responsabilités vis-à-vis le bien public.Et les membres du conseil, tout comme les réalisateurs pourraient indifféremment appartenir à l’industrie de la radio privée aussi bien que gouvernementale.Ainsi, tous les déchets seraient éliminés et l’on ne serait pas obligé d écouter des rag-time et des reels du bon vieux temps parce que le président de la compagnie cjui commandite ou ses employés adorent le rag time.POUR TOUS LES GOUTS Au fond tous les genres de programmes sont bons: tout dépend de la manière qu’ils sont faits, disons le mot, de la manière qu’ils sont réalisés.L!n programme-questionnaire est attrayant, à condition que I on n’interroge pas les ignorants.Les émissions humoristiques sont attrayantes, elles sont même nécessaires à la santé morale du peuple, à condition qu’elles ne soient pas vulgaires ou grivoises ou insignifiantes.Voilà le fait vital.Ledit conseil supérieur, guidant une équipe de réalisateurs composes d’experts seulement, ferait ce travail d’épuration et de mise au point, dans tous les postes de radio de notre pays sans exception, en utilisant toutes les ressources financières possibles : ia taxe annuelle de la radio et les revenus commerciaux qui, à mon avis, se multiplieraient, car, sans avoir fait de calculs, j’ai l’impression que, grâce à ce système, il encoûterait moins cher aux commanditaires pour annoncer leurs produits à ia radio.COMMANDITAIRES CANADIENS-FRANÇAIS El ce beau rêve — trop brièvement élaboré peut-être — me fait penser que nos réseaux québécois ne sont que trop rarement utilisés par nos industriels canadiens français.Je ne suis pas l’expert qui pourrait vous dire exactement pourquoi.Et je ne pourrais pas non plus leur démontrer qu’ils ont tort ou raison de dédaigner les oxides.Un fait est certain cependant: plusieurs l’ont déjà fait et personne ne l’a regretté au contraire.L’on dit que la rareté des marchandises engendré par la guerre est cause de leur départ de nos ondes.Puisque je m’adresse .(ici) à des hommes d’affaires canadiens-français, laissez-moi vous dire, messieurs, que votre clientèle est particulièrement recherchée par les réalisateurs de la radio québécoise.Tous souhaitent que les profits réalisés dans le Québec par les industriels étrangers ou de langue anglaise, grâce à la publicité radiophonique soient partagés par nos industriels canadiens-français qui.eux aussi, peuvent multiplier leur chiffre d affaires, grâce à la réclame par radio.Espérons pour le moment que le système d’organisation des ressources financières de ia radio, dont nous venons de rêver ensemble sc réalisera un jour et peut-êltre qu’ainsi la T.S.F.canadienne sera accessible à un plus grand nombre de commanditaires canadiens-français.JEUNESSE DE LA RADIO Il faut avouer, cependant, à la décharge de tout le monde que la radio est encore bien jeune.Tous les industriels sont convaincus aujourd’hui qu'une annonce dans un journal fera prospérer leur industrie.Avec la radio, il y a toute une éducation à faire.Pourquoi faire dp la réclame à la radio, si celle des journaux et des périodiques suffit, disent les conservateurs.Il est un fait certain: la radio gagne constamment des adeptes.C est un art jeune, qui est loin d’avoir complètement développé sa technique.Un certain programme atteint immédiatement son pubiie.Un autre apparemment tout aussi excellent laisse les gens indifférents.Tout encore aujour-d hui est à 1 état d’expérience parce que la majorité des artisans de la radio sont encore à I école de la radio.De fait, aucune école n’a encore été fondée pour enseigner soit le métier d’annonceur, sort le métier de réalisateur, soit le métier d’écrivain de la radio.et un détails qui assureront la perfection de nos programmes radiophoniques.Et c’est peut-être ce qui rendra le plus difficile la réalisation du projet que je vous ai expliqué tout-à-l’heure: trouver un nombre suffisais d experts aux vues larges et réalistes qui formeront ce conseil supérieur et ces réalisateurs capables de mener à bonne fin la tâche qui leur serait confiée.Il faudra songer un jour à fonder une chaire de radio à l’Université.J’ai l’impression qu’un diplôme de compétence en réalisation, comme les artistes de renom en possèdent tous éliminerait beaucoup de parasites et donnerait confiance en les desiinées des métier* radiophoniques à nos jeunes gens cultivés et doués d’une imagination vive et d’un sens avisé de l'initiative.Les spécialistes sont peut-être encore plus rares à la radio que chez toute autre profession.C’est dommage quand on considère qu un programme radiophonique peut avoir facilement de 500,000 à un million d auditeurs dan* le Québec seulement.Si le réalisateur censé être un spécialiste en la matière n’est pas competent, le programme sera ennuyeux et il fera souffrir vraiment beaucoup de monde.Ln réalisateur est un j>eu comme un chef d’orchestre: il doit donner un rythme à son programme.il doit donner tout son sens au texte qu'il diffuse, bref il doit tirer le parti le meilleur et le plus engage, comme le chef d’orches-intelligent possible des artistes qu'il tre fait valoir le meilleur de la partition qu’il dirige.Paul LEDUC Radiomonde" e*t édité par les Publications Radio Limitée, 1434 oueat, Bainte-Catherine.PLateau 4186* et imprimé par La Compagnie de Publication de "La Patrie" Limitée, 180 Sainte-Catherine Est, Montréal."L’Art dans les Fleur»" Ecootet le jeudi CHLP 1* h.18-1* k.M Poudre Tulipe Noire Une poudre délicatement pa.r fumée f| u i redonnera à votre peau son velouté naturel, Vous retrouverez u n teint satiné et doux.Toutes les éléffïvit^s beauté français UNE CHAIRE DE LA RADIO Les réalisateurs, les auteurs radiophoniques, les techniciens n'ont pas encore découvert les mille 1 autre problème se pose donc.Ne serait-il pas possible d’or-la radio de manière que tous les fonds nécessaire à m.ise,en ondes des programmes soient mis en commun et admi-'les par un conseil supérieur de la radio, qui verraient à ce NOUS avons lu pour voua trois ouvrages que ne rattache nul lien de parenté: Félix de Jean Simard; Sang russe de Georges Govy et hn quête d’espace et d'oubli d'Yvonne Levasseur et Emtlienne Dostie.M.Jean Simard a sous-titré son volume: “Livre d'enfant pour adultes.C’est le récit fantaisiste de l’existence d'un enfant depuis les premiers vagissements aux confins de l’adolescence.C'est même de l'histoire antenatale puisqu ’ avant de connaître Félix, le lecteur fait la connaissance de son père qui se maria à 38 ans.‘‘pour faire une fin" et de son grand-père, notaire avantageux de sa personne et qui pratiqua mille autres métiers que le sien.Nous remontons même plus loin dans le passé prévital de Félix.Celui-ci, apprenons-nous, aurait été un lointain descendant de Lu Vérandrye et d’une voluptueuse Indienne qu'il aurait découverte, en même temps que les Rocheuses et qui lui (l'Indienne, pas les montagnes) aurait servi ‘ toute une tribu de petits métis de sa confection".Et voici le nouveau Canadien projeté dans une civilisation bourgeoise qui lui apporte peu de peines et peu de joies au sein d'une banalité rectiligne.Ses aventures vont de l’instant qu'il “opta, à l'âge de trois jours, pour la religion catholique jusqu’au jour que Clara “eu la cruauté de lui donner un baiser", qu’il atteignit vingt ans et qu'il se trouva devant le problème du choix d'une carrière.Dans cette charge fort aimable, qui évoque malgré soi le souvenir de "la carrière exemplaire du notaire Laframboise" (du moins dans sa première partiej de Fridolin, Jean Simard r.'évite pas le trait féroce sur ses contemporains.Il mordille, mord et parfois arrache le morceau, mais avec moins d'amertume que Gratien Gélinas, oui parait l’avoir influencé beaucoup.Le style est d'une belle gaieté et d’une plaisante coulé malgré l'excès de citations bien choisies peut-être mais trop nombreuses qui alourdissent sans nécessité une narration si légère par ailleurs.Ne querellons pas pour ce détail Jean Simard; il est si rare qu'un de nos auteurs veuillent avoir le sens dc-l'ironie comique; ils sont d'habitude si pénétrés de leur gravité ou si tristes dans leurs sentiments.Félix est illustré de remarquables petites caricatures en bas de pages.Du fait que n'apparaisse point d« nom de dessinateur à la couverture, j'induis qu'ils sont de Jean Simard et je délibère à savoir où il montre une plus belle verve, du dessin à la plume ou de la phrase.Sans transition, nous passons de la bonne humeur de Jean Simard au tragique de Sang russe, de Georges Govy.Ce livre, lors de s» parution en Europe particulièrement en France, déchaîna des passions populaires entre les communistes et leurs adversaires lusses.On discuta passablement à savoir si Georges Govy était pour ou contre la Russie, présente, c'est-à-dire pour ou contre les fondateurs du régime actuel.Pour nous, chez qui ces querelles sont encore à l'état larvaire, nous n’avons pas les mêmes raisons de prendre parti Sang russe ne présente à notre esprit que les qualités d'une étude de moeurs impressionnante et d'un récit parfois gi and-guignolesque.Il s'agit des dernières résistances de l'Armée blanche, c'est-à-dire anti-bolchéviquc en 1920, sous la direction du général Wrangel.SANG RUSSE par Georges Govy Aux éditions du Seuil FELIX par Jean Simard Editions Variétés m ÉjÊ En quête d’espace et d’oubli d’Yvonne Levasseur et Emilienne Dostie est, un roman-mémoires dont les qualités principales sont d’être de lecture pour tous et d’exalter les beautés du Canada de Montréal à Vancouver et principalement des provinces de l’Ouest.Le roman d'amour du dorteur Rémi Denoix est plutôt un hors d’oeuvre pour amener l’itinéraire; il est à peine ébauché et ne vaut pas les descriptions de villes et paysages.Reié-O.BOIVIN“ EN QUETE IVESPACE ET D’OUBLI par Y.Levasseur et E.Dostie I.es éditions du Forum PAGE 14 Contribution à la paix mondiale “ANATOMIE DE LA PAIX”'*' par Jean Ferniot “Anatomie de la Paix" est un ouvrage de M Emery Reves, paru il y a deux ans et dont la renommée a déjà fait le tour du monde.C’est, disent les critiques et les diplomates, "le livre du siècle”.M.Emery Reves, qui a fait ses études aux universités de Berlin, de Zurich et de Paris, a parcouru ie monde, entretenant des relations avec la plupart des hommes politiques modernes.Son but: aider à bâtir la paix universelle.Sa méthode: elle est exposée dans ¦ "L’Anatomie de la Paix".Cet ouvrage comprend deux parties principales; la première, critique; la seccnde, constructive.Après avoir souligné que "nos conceptions politiques et sociales sont Ptolémaïques” alors que "le monde dans lequel nous vivons est coper-nicien’, M.Emery Rev es entreprend de démontrer la faillite du capitalisme, du- communisme russe, de la religion.Le capitalisme?dit l’auteur de ‘TAnatomie de la Paix”: "La liberté économique et le système de libre entreprise ont abouti à la banqueroute par la notion primitive erronée de la liberté sans frein et par le nationalisme politique, par la structure des Etats-Nations".Le communisme russe?"Le développement de l’Union Soviétique en une dictature totalitaire s'est produit parallèlement à l'éveil et à la croissance du nationalisme et à la croissance de l'Etat-Nation".La religion?Les fidèles de toutes croyances sont devenus adorateurs du nationalisme et “ne désirent rien de plus que d’adorer leur propre idole nationale, que d’avoir leur propre Etat-Nation ".Et M Emery Reves conclut en montrant que le régime économique quoi qu’il soit — capitalisme individualiste ou collectisme — ne peut aboutir qu'au totalitarisme, tant qu'il ne fonctionne que dans les limites de l’Etat-Nation”.La structure actuelle de ces "Etats-Nations’’ est une véritable féodalité à l’échelle mondiale Comment dans l'histoire du monde, les rapports pacifiques ont-ils pu s'instaurer entre seigneurs féodaux, puis entre provinces rivales?Par l'établissement d'un pouvoir supérieur à eux: la loi.qui s'impose à tous, et que tous, à l'intérieur d'une même communauté.ont pour devoir de respecter.Les unités sociales d'égale souveraineté sont actuellement les Etats-Nations: aucune loi ne s’impose à eux, et les traités — l'histoire le prouve surabondamment — ne sont que des chiffons de papier que chacun des contractants peut déchirer à sa volonté.Pourquoi admet-on.à '’intérieur des frontières d'un Etat-Nation, un gouvernement unique et une loi commune et se refuse-t-on à l’étendre à la communauté des Etats-Nations?Et si la démocratie est l'idéal, pourquoi ne pas l'admettre sur le plan universel, seule façon de la rendre parfaite; souveraineté absolue du peuple (de tous les hommes) et non plus des peuples, chacun soumis à des institutions souveraines propres à son Etat-Nation.Enfin, depuis la fin de la dernière guerre, on s’aperçoit qu'aucun grand problème n’est "national”, mais "international'’.L’auto-détermination des nations est une duperie.Pourquoi ne pas le dire franchement?Le seul moyen de faire régner la paix dans le monde, c'est de préparer l’avènement de la démocratie, c'est-à-dire de la loi universelle et du gouvernement mondial.• RadioMonde • — • Un lies grands événements W-bliophiliques de ces prochains mois, c'est la sortie du premier volume des "Gé or gigue s", illustrées de grandes eaux-fortes par Dunoyer de Segonzac.Ainsi s’achève l'oeuvre sur laquelle le grand peintre n’aura pas passé moins de quinze ans.En effet, c’est Ambroise Vol-lard qui lui avait commandé ces illustrations.A la mort du célébré éditeur, Segonzac dut racheter aigr héritiers de Voltard leurs droits et les pUtnches déjà terminées; ainsi il put reprendre, en Provence et dans Vlle-de-France, l’immense travail qu’il vient enfin dé mener XTKI'RS A: Estelle Mauiffette, Mi- ville Couture René LecavsSier, Lyse Roy, André Rousseau, Jean Lajeunesse, Sita Kiddez, Roland Chenail, Huguette Oligny, Rita Morin, Denise L’Heureux, René Verne, Paul Colbert, Rolande Desormeaux, Avila Cusson, Lucie Poi-tras, Gérard Cadieux, Lionel Renaud, Jean Deslauriers, Bertrand Gagnon, Raymond Barrette, Roland Giguère, Pierre Dagenais, Jean-Pierre Masson, Jean-Paul Jeannotte, Germaine Lemyre, Lucille Laporte, Armand Leguet, René Coutlée, Hélène Bienvenu, Robert Ga-douas, Claudette Jarry, Fred Barry, Philippe Robert, Nini Durand, Gérard Ber-thiaume, Gilberte Héroux.— ?— 1— Ktait-ce bien Mlle Dora Alepin qui accompagnait Alain Gravel au Diner-Dansc-Gala de la radio en avril dernier?2— Connaissez-vous la raison pour laquelle Robert et Rolande L’Herbier n'y étaient |1.t s ADMIRATRICE DE PIERRE 1— Oui.2— Parce qu’ils jouaient à l’Arcade ce soir-là.— ?— x—Irène Desomieaux qui -a chanté à la “Living Room Furniture” n’aurait-elle pas par haaard un lien de parente avec Rolande Desormeaux?2—Gérard Pelletier qui écrit dans "Vie Etudiante” est-il le frère de Denise et Gilles Pelletier?8—Quel est le nom de la jeune fille qui apparaît au début avec Albert Cloutier dans le film "La Forteresse”?PETITE MALADE Pas du tout.Non et il n’est pas parent avec eux.1 2 3 Monica Salmon.Fernand Major le 29 février 1944.Z-Non.•* .3—Oui.1—Quel est Fannonceur français qui remplace Pierrette Champoux au programme "La Vie Sociale” que l’on entend à CKVL tous les matins?Je trouve qu'elle a une voix charmante, et suis curieuse de savoir si elle a fait de la radio auparavant?• AUDITRICE DE CKVL Le silence »3t le langage des amoureux.Patience, il vous entendra bientôt.1— Il a £ frères: Armand, Roger et Jean.Une soeur: Jeannine.2— Certainement.3— Roland est de grandeur moyenne, a les yeux hleus et les cheveux châtains.Il étudia au début avec Jeanne Maubourg et par la suite au Conservatoire LassaJle.— if — 1—1 lu guette Oligny a-t-elle passé sur la page frontispice de RADIOMONDE?1— Où Huguette Oligny est-elle née?2— Quand puis-je l’entendre?3— A-t-elle déjà chanté?JE L’AIME BEAUCOUP 1— A Montréal.2— Huguette joue dans "Grande Soeur, "Rue Principale”, “Qui est coupable?”, “Radio-Théâtre" de Radio-Canada, “Théâtre du Printemps” à CKAC.etc.3 Oui à l’Opérette et quelquefois à la radio.— ?— 1— Quel est le thème de “La Butte aux Moineaux” et de “Un peu de tout”?2— Qui est cette Gisèle qui chante à C.B.M.de 9} au oui tha ma of modaratt aiaa ro»i Nurses' A' i Begin Jan.6 mai 1M1 dayiinru a of tha Na* York in R*d Croaa ai.pur Mouaa SIS onday Jan I ai 3 taara may an roi tha Chaptar • a#n l« 'Don compl •y W’U ha nd c/etAt aod at uama «a 004* tha «v*uma tuba la M nanu No* 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