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Titre :
Radiomonde
Éditeur :
  • Montréal :Radiomonde,1939-1952
Contenu spécifique :
samedi 7 juin 1952
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Radiomonde et télémonde
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Radiomonde, 1952-06-07, Collections de BAnQ.

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VOIR PAGE 7 “le seul périodique exclusivement consacré à In radio et à ses artistes** Redaction et administration : 425 rue Guy j^^mbRE |f|U Montréal — WHbonk 3072 DE L t0« le UM par "Autorisé coma* envoi postai de la deuxième class# par 1# Ministère des Postes.Ottawa.La manière, MM.les orateurs LA date des élections provinciales générales a été fixée au M juillet et déjà les partis politiques font antichambre dans les postes de radio pour obtenir — à coups de dollars — des périodes de tempe afin d’émettre leur propagande.Et l’on se chamaille à qui mieux mieux.Chacun veut acquérir les mêmes prerogatives : mêmes heure», mêmes jours, mêmes longueurs d'émission.C'est la lutte engagée, chacun essayant déjà de vaincre l'adversaire.Cela veut dire que.dans un bref délai, nos ondes seront surchargées de discours et de causeries sur les bienfaits et les méfaits de tel ou tel regime jusqu'à ce que le bon public ne sache plus qui croire et ne se lasse.Nous nous demandons si vraiment le nombre et la disposition horaire de ces broadcasts n ont pas moins d’importance que leur qualité.Il y a la fréquence et la manière.La manière est peut-être plus puissante que tout le reste.Il y a de graves défauts à éviter pour réussir à ce que la propagande ait des chances de s'immiscer dans les esprits.Qu'on évite surtout: 1.— De confondre micro et tribune.Il n'y a rien de plus souverain pour irriter l'écoute que les coups de gueule, les effets oratoires et les envolées — admissibles peut-être dans les assemblée» — au studio.Les cris, les échos qu'ils provoquent dans la reception, tout concourt à déplaire.2.— De confondre micro et livre.Les effets de style, les phrase» savamment tournées, les figures littéraires recherchées sont plaisants à la lecture, parce qu'on a le loisir de revenir à l'arrière pour les mieux comprendre et aimer.A la radio, l’auditeur ne peut se prêter à ce jeu.3.— De confondre micro et crachoir.Les insultes, les paroles de haine — efficaces peut-être sur une foule — tombent à plat dans le calme d’un living-room.4.— De confondre micro et machine à calculer.Peu de statistiques, peu de chiffres; encore une fois, le radiophile n’a pas la possibilité de revenir sur un détail, qui lui aura échappé, et sera perdu.QUE le parleur se mette dans l’esprit qu’il parle à deux ou trois per-sonnes de façon intime: qu’il leur expose ses théories sans clameurs et avec politesse, en veillant surtout sur la logique de ses arguments et sentiments, car ici, il n'y a rien à espérer de l’hystérie collective d'un rassemblement pour maquiller la faiblesse ou la fausseté.Si le parleur sait “converser” avec ses auditeurs, il aura fait plu* pour sa cause que n’importe quel braillard à quelle qu’heure que ce soit.René-O.BOIVIN Vcus VCOS Sf »viz VOLS-MCMl *«d Vous souvenez-vous 1 l DANS FAD10M0NDE |^E 2 juillet, le Rodio-Théâtr* Lux français terminera »o saison.Il présentera une adaptation radiophonique d'une oeuvre d'envergure: “AUTANT EMPORTE LE VENT" |"Gone With The Wind" J _ Un problème se pose dans l'esprit du réalisateur, M.Paul L'Anglais, le même problème, qui inquiéta si longtemps le producer du fameux film tiré de cette oeuvre extraordinaire: “Oui, de nos artistes canadiens, pourra tenir le rôle de Scarlett O'Hara?" (Extraordinaire, comme les producers pensent en producers!) RADIO-MONDE (toujours prêt à intervenir dans les causes désespérées) vient à la rescousse et prête son concours à l’homme- aux abois en priant ses lecteurs de nommer, par lettres, la comédienne, qu’ils jugent la mieux préparée à créer le fameux personnage à la radio française”.Radio-Canada lance une nouvelle émission intitulée: "Carte Blanche" avec Marcel Barthe et Marcel Paré.L’on croit que l'idée du programme est de Marcel Paré.Odette Oligny écrit: “Radio-Théâtre Lux nous avait promis Madeleine Car-roll (pour jouer la vedette de “Maison de Poupée”).La belle étoile de l’écran n’a pas pu venir et a été remplacée par notre étoile à nous, Mimi d'Estée.Et personne ne l’a regretté.(Enterrement de première classe pour Madeleine.) L'OUVREUSE rapporte: “Le problème des tournées théâtrales ne réside pas seulement dons la gazoline, (il y avait alors rationnement!) mais surtout dans la place que les acteurs doivent occuper en auto.Certains acteurs ont une corpulence qui fait le désespoir des chauffeurs et l’on a beau se tasser, l’espace demeure toujours restreint.Aussi ne faut-il pas admirer l'expression d'une directrice de tournée qui, voulant “caser” son protégé, un jeune débutant, expliqua: "Comme le petit garçon n’*st pas gro*, il ne prendra pas de place!" (Le théâtre à la livre, quoi!) L’ARCHIVISTE AU HASARD d’une visite aux bureaux de l’Union des artistes lyriques et dramatiques, j’ai eu l’agréable plaisir de revoir Alfred Brunet, revenu de France depuis quelque temps.Il est demeuré le même en apparence et de caractère; il a cependant acquis un léger accent d’outre-mer, ni trop, ni assez.Il revient dans d’excellentes dispositions.Il veut faire profiter les siens des études sérieuses, qu’il a faites là-bas.au cours de son séjour de deux ans et sept mois: Conservatoire, 2 ans, sous la direction d’Henri Rolland, Cours d’histoire dramatique (2 ans), classe de Paul van Fighen, Ecole du Louvre, Sorbonne, Ecole de Phonétique et divers professeurs.Il se destine pour l'avenir surtout à l'enseignement.Il a acquis une bonne expérience de la Télévision, jouant et écrivant à ses fins.Il manifeste un grand enthousiasme pour le video.Pour l’instant, il songe à prendre des vacances dans les Laurentides et de ne retrouver ses activités qu’à l’automne.Il ne courra pas le cachet.Et voici l'explication qu’il donne: « Je ne prendrai pas beaucoup de rôles à la radio, parce que je tiens d’abord à enseigner.Je ferai, peut-être, un peu de théâtre, mais je n’ai pas l’intention de courir vers vingt buts à la fois et tout rater.» Boursier du gouvernement de la province de Québec, il croit devoir partager avec les siens, les fruits, que lui a aidé à cueillir la générosité de ses compatriotes.ACCUEIL IL FALLAIT S’Y ATTENDRE, je lui ai 1 posé cette question: * Et comment accueille-t-on les Canadiens en France ?» Alfred Brunet, tout en notant qu’il apportait de l’argent là-bas, s’est dit satisfait en général : « Oh ! partout au monde, il y a certes des mauvais coucheurs (et il évoque certain directeur de Conservatoire .) .mais, je suis heureux de mes relations avec les vedettes, en particulier Maurice Escande ! J’ai l’impression, cependant, qu’il ne faut pas essayer de bousculer les gens pour arriver trop vite.J’ai fait quelques apparitions devant le micro et l'iconoscope; tout s’est passé gentiment.Aurais-je exigé plus, que j’aurais sans doute trouvé des obstacles à ma hâte.C est normal.En France, il faut vivre selon les lois et usages du pays, comme cela existe au Canada.Il ne faut pas, à Paris, vouloir brusquer les Parisiens et essayer de les écarter à coups de coude, pas plus qu'à Montréal, un étranger n’est justifié de prendre un ton supérieur, de chercher à soumettre tout à ses lois et à s’imposer.D’ailleurs, remarquez, qu’en général, ce ne sont pas les artistes réputés qui se singularisent ainsi.A la lumière de mon expérience dans la Ville-Lumière, je suis davis qu’on montre une certaine courtoisie aux vrais étoiles, qui nous visitent, mais qu’on ne s’en laisse pas dicter par n’importe quel inconnu dans son pays et qui voudait faire de l’esbrouffe chez nous.» Cela nous paraît la logique même.SIGNE DES TEMPS IL N’Y A PAS TRES LONGTEMPS.«The 1 Pause » établissait, aux Etats-Unis, les positions des diverses sortes de programmes télévisés.Le sondage établit le « rating suivant x Variétés comiques: 24.8; boxe: 21.9; spectacles de Far-West; 20.5; célébrités, 18.8; comédie dt situations: 17.9: drame et mystère, 17.3; spectacles pour enfants, 11.1: lutte.9.9: quizzes etc.avec public, 9.3; variétés musicales, 8 6.La boxe est culturelle.GARE A LA TRAPPE IL Y A.à la Radiodiffusion, un speaker qui se nomme Jacques le Rat.On le décrit ainsi: « Mesdemoiselles, il vaut mieux que vous ne voyez pas, car il est jeune, grand, blond, en un mot un très gentil garçon (.) Précisément il aime les jolies femmes mais aussi l’indépendance: passionné de sport, escrime, natation, et aviation, il a fait son service dans 1 armé* de l’air.(.) Quand il ne présente pas 1« Journal parlé, quand il n'admire pas les jolies femmes des Champs-Elysées, quand il ne lait pas de sport, Jacques le Rat écoute des disques chez lui, c’est sa grande passion.» Oh! combien, combien de petits chats guettent le petit rat.RENDONS A CESAR.NOTRE AMI Lord Oh! Oh! a été victime d’un accident.Il jardinait et.pour 1 instant, s’occupait de transporter une grosse roche des champs.Son chien vint à lui, aboyant de joie et lui sautant dans les jambes avec le résultat que le Lord s'échappa la pierre, q1" atterrit sur son gros orteil.Le caillou n euf aucun mal, le lord subit une fracture douloureuse.Il a un membre dans le plâtre et porte a canne comme il sied.Cette malheureuse histoire porte sa consolation.Elle établit la preuve irrefutable que le Lord n’écrit pas en * P*€‘V’ puisque sa chronique paraît comme d habitude.PAGE 2 RadwMonde Don’t acte.7 JUIN 1952 0 *****?********££ T*********** » ¦ P| ¦ mÊ0ÊSOk mn m ; 3k > ¦¦>v\V s*ÀW** .PÜfe ¦¦ .'•¦ • 3 ': • • , Bonjour tout le monde! Il est très rare que je signe des articles dans les Journaux, mais je me réjouis de cette occasion, car tout le monde a été tellement gentil avec mol depuis la naissance de Benoit que je me dois de vous remercier tous.Malheureusement, j'ai moins de temps que jamais pour le faire .Imaginez, mesdames que je dois maintenant me lever à 7 heures tous les matins! Vous y pense* 7 heures.pour mon p'tit Benoit.D'ailleurs (et je vous le dis en toute sincérité) je n'ai jamais été une enragée de la grasse matinée.Oh.pour ça, non! Quand le soleil se lève, youp! en bas du lit, et au travail! C'est comme ça que i’ai vécu depuis plus de 20 ans.Et c’est comme ça que j'ai trouvé le bonheur.Car.franchement, ce n’est pas à paresser, à s'étendre et à flâner que l'on trouve le bonheur.Le bonheur ne s'obtient qu’avec le travail et le succès est difficile.Oh: très difficile, mais possible pour tout le monde.Il faut non seulement le souhaiter, mais encore le vouloir réellement, positivement, avec acharnement.Il e.st à la portée de toutes les classes de la société, les riches comme les pauvres, les beaux et les laids, les gros et les maigres.Dans mon courrier quotidien, je reçois des lettres de jeunes filles qui rêvent d’une carrière artistique, qui sont avides de succès théâtraux, qui donneraient (s'ils en avaient) des millions pour voir des réflecteurs braqués sur eux et pour entendre un tonnerre d'applaudissement après leurs tirades.après leurs chansons.Certaines de ces lectrices prétendent cependant que jamais elles n'atteindront ces lauriers, parce qu’elles sont trop pauvres, psrce qu’elles n’ont pas de “relations” dans le métier.Pauvres elles ! En avais-je, moi des “relations"?Est-ce que J'étais riche?Non, mesdemoiselles, non mesdames .pas le moins du monde! Et pourtant, à force de travail continu, J'ai pu gagner ma vie honnêtement et heureusement dans le métier qui ferait vos délices.Je n’avais pas plus de talent qu'une autre .Mais j'avais la volonté de réussir.Depuis que je suis haute comme trois pommes, je n'ai pas cessé de bûcher (c'est l'expression de Robert) pour triompher.Née dans une modeste paroisse, Saint-Vincent-de-Paul, à Montréal, j’ai été élevée dans ce quartier, et je vous assure que je ne pouvais pas me paypr des tablettes de chocolat et des carnets de crème glacée tous les jours ! Mes parents n’étaient pas pauvres .mais pas riches non plus ! Et j’en suis fière, car je considère que j'ai été bien élevée, que je n'ai pas été “gâtée”.Si l’on m'avait permis tous mes caprices, je ne serais peut-être pas heureuse aujourd'hui.Je connais bien des gens à qui c'est arrivé.Je me souviens encore de mon 13e anniversaire de naissance.C'était tin 27 Juillet.Maman avait réuni toutes mes amies à la maison, et donnait une soirée d'enfants que je n'oublirai jamais.Je fis, comme c’est la coutume dans ces réunions, mon tour de chant, j'avais chanté “Sous les ponts de Paris” .Tout de suite après avoir fini cette chanson, une voisine avait dit à maman une phrase qui m’avait frappée et que je me suis toujours rappelée: “Ta petite a una jolie voix; pourquoi ne gagnerait-elle pas sa vie à chanter?” A partir de ce moment-là, j’avais décidé de me faire une carrière dans le chant.J'ailais à l’école .Les compagnes changeaient de robe presque tons les jours.Pas moi.Je me contentais de changer de temps à autre.Les autres avaient parfois des friandises achetées au restaurant du coin, avant la classe.Pas moi.Quand elles m'en offraient, je disait “merci” et n'en prenais pas.J'entendais quelques fois des rires voilés, mais je faisais la sourde oreille.Le soir, je préparais ma revanche, je préparais mon avenir, en pratiquant mon chant.J'ai terminé mes études primaires en 7e année, puis j’ai pris des cours privés tout en continuant à pratiquer ma musique.J’ai eu des engagements dans une salle paroissiale, où j’en ai fait rougir plusieurs qui avaient fait leur numéro au cours de la même soirée.J'ai passé des auditions dans les postes de radio.J’ai décroché quelques programmes de second ordre.A partir de ce moment-là.je ne m’inquiétais plus.Je savais que j’étais lancée, et que les gros cachets finiraient par venir; ce n’était plus qu'une question de temps.Et Dieu sait que le succès ne vient pas aussi vite qu’on le souhaiterait; il faut attendre et patienter.Vous comprenez, mes jeunes amies?Vous voyez où je veux en venir?C'est que le succès est passible malgré la pauvreté, malgré les artifices extérieurs, malgré les pronostics de votre entourage.Si vous décidez d’entrer dans le métier, ne vous occupez pas de personne d'autre que vous.Travaillez, travaillez à perdre haleine: et vous saurez me dire ensuite que j'avais ral'on.Oh! je ne veux pas poser en experte, bien sûr! Je veux donner quelques conseils à des jeunes filles qui.dans leurs lettres, me font voir leur découragement, leur manque de confiance.Il y en a qui sont encore plus mal fortunées que je l’étais, je le sais.Il y en a qui poitent des vêtements troués, qui ne mangent que deux repas par jour, qui n’ont même pas de parents.Pour eux aussi, il y a de la place dans notre métier.Quand vous travaillerez très fort, vous trouverez sûrement dans votre labeur une consolation bienfaisante.Et quand vous aurez triomphé, comme vous serez heureuse ! Vous le serez doublement car tout le luxe, tout le faste, toute l’aisance seront pour vous quelque chose de nouveau, de bienheureux! Ce ne sera pas, toutefois, une raison d’arrêter de travailler.Il faut protéger son bonheur car il se perd plus facilement qu’il ne se trouve, mes amies.Que voulez-vous, c’est la loi de la nature ! C’est la terre qui roule, pendant que nous nous y cramponnonj aussi solidement que possible, et dans le plus bel endroit passible.Voici ce que représentent les photos, de haut en bas: Robert L’Herbier est le propria d'un joli magasin de musique, rue Bélanger, près Delorimier.Hollande s’y rend prêter main forte à son mari aussi souvent que faire se peut.C'est elle qui s'occupe de la caisse Dans leurs heures de loisirs (pendant que grand-maman Desormeaux garde le petit Benoit) notre jeune couple d’artistes saute dans la Ford décapotable de Robert et se rend à la campagne Le soir, après souper, les deux chanteurs étudient les nouveaux succès de la chansonnette, pratiquent, composent de nouveaux refrains.C’est la joie d’un métier bien compris, quoi! Et celle d’un foyer où les époux se comprennent.7 JUIN 19S2 RadioMonde PAGE 3 il Bout pott l E su re Camiilien Houde ieabie bien décidé à dcier Montreal d un grand théâtre municipal, comme en ont toute» les grandes Tilles et même un tas de petites.Tant mieux.Pourvu qu'on stipule mm le contrat du concessionnaire qu’s ne devra pas exiger un loyer trop elevé.Actuellement, dans les grandes enceintes, c'est le loyer qui rue les organisateurs de spectacles.Ainsi, on nous a signalé quau Palais du Commerce, en plus d'un prix Ex* de location, le concexs-onnaire exige on aase-z fort pourcentage du prix c admission.Au Forum, on exige un loyer minimum «à peu près $1500 par soir», mais aussi et surtout un quart de la recette nette.Or, ce que l'on appelle, en ces lieux, la recette nette, cest le produit de la vente des b.iiets.moins la taxe d amusement Ce système est particulièrement prohibitif dans le cas de* orchestres, dont l'engagement représente un céooursé aans l'ordre de milliers de dollars.Or, comme on ne peut pas normalement songer à plus dune representation, il arrive que le promoteur de pareil spectacle prend le risque de perdre plusieurs milliers de dollars, si le public ne l'encourage pas, alors que, si l'assistance est nombreuse, à peu près seul le Forum peut prévoir une bonne recette.Avec les tro-s-quarts de cette recette appelée nette, le promoteur doit payer ses artistes, son organisation et sa publicité, tandis que le Forum ne’ prend aucun risque.S'il n'y a personne, il empoche les $1500 garants.S.la recette es: bonne, les rentrées du Forum grimpent, sans, cans aucun cas, avoir i fnancer le spectacle.Il y a même jusqu'au programme, où Ton empêche l’organisateur de faire quelque argent.Le contrat interdit to :te réclame payée dans ces programmes et le Forum touche, à part ça un fort pourcentage de la vente.Un sourire ingénu avec Roger BAULU * Elle est excessivement focte poue son âge ©H© s roi* au CONTINENTAL L£ FOU CHANTANT Ces tarifs ne sont pas de nature à encourager les organisateur» de grands spectacles Cela vient à l'encontre des principes de l'initiative privée.Si vous lancez un commerce et que vous louez un magasin ou un emplacement quelconque, que dînez-vous si le propriétaire exigeait, en plus du loyer, tant pour cent de vos recettes, sinon de vos profits.Cest également comme si le propriétaire de votre logement exigeait en plus de votre loyer, un pourcentage de votre salaire.Après la vogue des coiffures à la caniche ou à la bétue puante, pour ces dames, y aurait-il une nouvelle mode de ‘‘tondus", pour les hommes?A voir Pierre Dagenais, on Ve croirait.Le jeune comédien, dramaturge et metteur en scène a fait raser (et non seulement couperi sa fameuse chevelure de porte.On nous signale que Serge Deyglun et Sylvain Carneau ont eux aussi sacrifié leurs longues mèches, sans cependant aller jusqu'au crâne à la Stroheim._ VE lectrice a écrit â un hebdomadaire montréalais pour pro-T tester contre le choix des “plus belles femmes” de la métropole.Elle affirme que ce sont toujours les mêmes qu'on cite à 1 honneur quand il es: question de choisir “Miss Radio” ou V^/ “M-ss Télévision".Voilà qui «appelle parler à travers son chapeau.Miss Radio " est la reine de la radio.Il faut donc que la couronne soit décernée à une vedette de la radio: Quel avantage y aurait-il à choisir une jolie ménagère (comme le suggéré la lectrice en question) si elle ne peut pas dire deux mots à la radio ou a un trac fou devant l'appareil de télévision, dans le cas de l'autre "miss’.De plus, cette affirmation d'éternelle répétition des mêmes noms ne tient pas.Personne n a jamais detenu les deux couronnes et personne c'a remporté deux fois l'un ou l'autre des titres.Evidemment, ce que cette lectrice voulait signaler c'est que, sur les cinq femmes désignées comme les plus jolies, on comptait quelques artistes bien connues.Précisons, cependant, qu'il n'y en avait que deux qui aient été “Miss Radio".Mais, enfin, ce qui nous frappe dans tout cela, c’est cette sorte de jalousie qu'on entretient à l'égard des vedettes reconnues.Nos gens continuent d'avoir une curieuse idée de la beauté.On semble s'imaginer qu'il s'agit du visage exclusivement.Mais, une belle femme, ce n'est pas seulement une femme qui a un beau visage ou même un beau corps.La femme qui n’a que cela peut devenir mannequin, mais elle n'est pas ce que l’on appelle une “belle femme”.Il faut de la personnalité, du talent, un cerveau, enfin, derrière les beaux traits.Voyez u-ie jeune fille aux traits parfaits.Vous l’admirez de loin.Mais, des qu’elle ouvre la bouche elle vous déçoit.Elle a un langage vulgaire ou encore elle incarne la bétusse.Direz-vous encore que c’est une belle femme?C’est une jolie poupée, d'accord.Mais, est-elle vraiment femme dans toute l'acceptation du mot?Elle ne charme que l’oeil.Elle n'est pas une belle femme”.On devrait finir par comprendre et cesser de crier au scandale quand des juge* impartiaux se prononcent.Ainsi, lors du concours de Miss Cinéma”, la mère d’une concurrente fort jolie a mené une campagne de dénigrement contre les juges parce que sa fille s'a pas été choisie Mais, si l’on avait seulement pu passer outre aux règlements et lui faire voir et entendre le bout d'essai de sa fille au cinéma, cette mère aurait compris que la grande sensibilité de l’appareil d'enregistrement de la voix avait capté un grave défaut de prononciation qui passait pourtant presque inaperçu à ioreille humaine.Cessons donc de critiquer inutilement.Les juges des concours de grande classe ont une réputation à défendre et ils prennent toujours leur rôle au sérieux.On affirme en certains milieux que Robert Choquette a mis la dernière main à un roman dont le titre provisoire serait "Elise Velder”.Ce roman serait publié à l’automne._ _ NC ORE l'affaire Daniei-Rops! Voilà au moins qui nous aura fourni de quoi boucher un coin de chronique.Un lecteur reprend le thème des éternels adversaires du critique.“La critique est aisée, mais l’art est difficile”.En somme, nul n'aurait le droit de e .Je crois que la radio nous en donnera des nouvelles bit"' -• Et Vi Qu’est qui lui arrive ?>» viMPie PA=> mo «t SER A ¦£> y" j"g mv ^—n ATT ENDA6.I L«» • VO MT.AO i ¦ ClMSTISRE.J LIMPIE A C.R CU=>E L- A FOSSE DE MIC* A SUIVRE Tl ENS LIMPIE S'EN VA «aïo» e> WPM-W: X S ESAI—t—ES TflOI •=> MO RT A MA e«2>-r i_e ou est ALUVMEZ P>1_ AOE MOURIR J E nE M ICK PAS T VJ E T ’AI J P'1 EM OCCUPE E.OS5 VO ILA C AT TIRA IL pe r— a ki —r ./* .• «—» —.__ .FANTOME v/ooc- v 1 —r- C.Cr KA A i c.It brill amt S EN OA MAIS.JE ME AANT EM Al F” A A ELI 1_A CHANCE ALORS C 'ETA IT P> EUT Ç>L l A ÊTRE PfU P OIM O IRA » OM VR Al RA n FANTOME P A NTÔME cecui o« nick Ecoutez "L’ineffable Monsieur Brillanr jeudi soir, 8 L 30, à CKVL-CKCY-CHLN-CFDA -• RodtoMoade • l.: - 7 JUIN 1952 —— PAGE U LIMPIE ORGANISE LIME SEANCE PF.SPIRITISME.OM FANTÔME APPARAIT Æ-0ÆÇ/?A/r* «FS/ TY7Y /£ ÆST z>/X
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