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Titre :
La voix de l'Est
Éditeur :
  • Granby :La voix de l'Est,1935-
Contenu spécifique :
jeudi 25 août 1988
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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La voix de l'Est, 1988-08-25, Collections de BAnQ.

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Un creux de basse pression avec de la pluie ou de la bruine sur le sud et l'ouest du Québec continuera à se déplacer vers l'est pour recouvrir presque toute la province aujourd'hui et demain.Les températures resteront sous les normales saisonnières et feront persister l'impression que l'automne n'est pas loin.Aujourd'hui: nuageux avec un peu de bruine.Brumeux en matinée Min.: 15 Max.: 21 /530 JEUDI VOL.54 — NO 56 GRANBY, 25 AOUT 1988 Livraison domicile $2.70 par semaine Semaine: 45 cents — Samedi: 75 cents m c/i ' " ' ^ X X mi»;i il - V'T si - ¦ k: Un immense nuage toxique émanait mardi soir de l'entrepôt de BPC de Saint-Basile-le-Grand où un incendie a fait rage pendant six heures, forçant l'évacuation de 3,000 personnes.photo pc Plancher bois franc chêne # 1 court 21/4” Commandez tôt, quantité limitée en bas du $$$$ _il > - _ mvmtmmmm .MasterCard L-14236 M 1 ¦¦¦BNBHSMIHBHKi / LA VOIX DE L'EST - JEUDI 25 AOUT 1988 iL'incendie de l'entrepôt de B PC Pas de consommation de légumes et d'eau avant que les résultats des tests soient connus Paulé Robitaille QUEBEC Presse Canadienne Les vapeurs de BPC produites par l’incendie de l’entrepôt de St-Basile-le-Grand n’auraient que des effets minimes sur la population de cette région et les récoltes ne courraient qu’un faible risque de contamination, selon le ministre de l’Environnement du Québec, Clifford Lincoln.“C’est un accident écologique très sérieux, a déclaré le ministre à Québec hier midi en conférence de presse.A première vue, il n’y a pas de problèmes de santé chez les gèns évacués, mais cela reste à voir.“Pour ce qui est des récoltes, il n’y a que des traces mineures de toxines dans l’air et on croit qu’il n’y aura pas de problèmes de contamination, a ajouté M.Lincoln.On demande, par contre, aux gens de ne pas consommer les légumes et l’eau sur place tant que les résultats des tests ne sont pas connus.” C’est 5,000 barils d’huile contaminée qui ont pris feu, ce qui représente 20,000 gallons.“L’entrepôt de St-Basile ne répondait pas aux conditions optimales de sécurité.Cet entrepôt n’était pas fait pour l’entreposage exlusif de BPC.Il répondait aux normes du gouvernement, mais cela n’était pas suffisant.” Le ministre de l’Environnement a précisé qu’il y a eu un problème avec le système d’alarme du bâtiment, qui ne se serait pas déclenché.“On a trouvé une série de défectuosités.Entre autres, on se demande ce qui est arrivé à l’alarme d’incendie.y a-t-il eu un court-circuit, une panne d’électricité, je ne sais vraiment pas.”, a déclaré M.Linclon aux journalistes.À NE PAS RÉPÉIED LA MAISON DES PÂTES FRAICHES SPECIALITES * Pâtes fraîches tous les jours * Sauces * Fromages * Charcuteries OUVERT 7 JOURS 715, boul.Leclerc Granby 372-4146 «• VS ¦ ¦ «ira ¦ « jusqu’à temps que tout soit rétabli et qu’il y ait une garantie formelle qu’il n’y aura pas de.risque de contamination.“Cela peut prendre 24 heures comme deux à trois jours et même une semaine'1, a dit le ministre de l’Environnement., Agriculture “Il ne faut pas prêcher à la catastrophe”, a dit, pour sa part, M.Michel Pagé, le ministre de l’Agriculture.M.Pagé estime pourtant que cette région englobe les meilleurs sols au Québec et c’est ce qui est inquiétant.Cette zone est surtout réservée à la culture des céréales.Il dit ignorer pour l’instant si dans de telles circonstances les agriculteurs peuvent profiter de la Loi sur l’assurance-récolte.Bourassa Miclii esqrt ri« slid l’esidéclae iiibsttics ?Le péri® près, éta P, a été in tés à ® lient à Q lier soir il’ lésaltats d: L’entrepôt dévasté de St-Basile-le-Grand au lendemain de l’indendie.En mortaise, le ministre de l'Environnement, Clifford Lincoln.photos PC En fait, M.Lincoln a dit trouver déplorable la situation en ce moment.“Il n’y a pas d’entrepôt sécuritaire au Québec et au Canada, sauf quelques exceptions comme celui de Senneterre.” L’entrepôt de Senneterre a été construit récemment par Sanivan, une compagnie québécoise.Ce projet de storage de déchets de BCP avait été accepté par le gouvernement du Québec.Toutefois, une injonction des citoyens de la région a été logée contre Sanivan pour l’empêcher d’opérer cette entreprise.Le gouvernement du Québec s’est donné une politique sur les BPC il y a deux ans et il espère les éliminer complètement d’ici 10 ans.Le ministre de l’Environnement a aussi affirmé que l’entreprise de Saint-Basile, la Société industrielle North Central Dynamics Inc., est tenue responsable des événements.“Sur ce sujet on devra voir avec nos avocats.On n’attendra pas des réponses de la compagnie propriétaire pour prendre les mesures d’urgences.” “Québec va défrayer tous les coûts nécessaires à la subsistance des personnes dans le besoin, a expliqué M.Lincoln.On veut être des plus humain et charitable possible.” Pendant ce temps, les gens doivent rester hors de la zone sinistrée Le premier ministre Robert Bourassa a été accueilli froide ment par les sinistrés à qui il a rendu visite hier à l’école de La Chanterelle, transformée en centre de secours.Le témoignage de solidarité de M.Bourassa n’a pas rassuré les citoyens qui craignent pour leur santé et sont préoccupés par la baisse de valeur de leurs propriétés.Du BPC sur le maïs et le sarrasin MONTREAL Presse Canadienne D es tests effectués hier sur des échantillons de maïs et de sarrasin pour le compte du réseau de télévision Quatre-Saisons ont révélé qu’ils contenaient une certaine quantité de BPC.Les échantillons avaient été prélevés sur deux fermes des îles de Boucherville, à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Saint-Basile.Les analyses faites par des techniciens de la firme Eco-Recherche ont révélé qu’un échantillon contenait 250 parties par milliard de BPC et l’autre 100 parties par milliard.Pour fins de référence, la norme autorisée pour les produits laitiers est de 200 parties par milliard.net i Les atoi îoptimis® stresti w”, a i ppératioiis ; v Sécurité ] ta, cou! «s’est Raymond Hébert aurait appris à ses dépens la différence entre le riz à grain long et celui prêt en cinq minutes.Le Zoo a reçu au-delà de 60 candidatures pour combler le poste de directeur général.comme quoi l’heureux élu Pierre Cartier avait de la concurrence.A la vitesse à laquelle Alphonse “Peanut” Saint-Onge continue de marcher, autant dire qu’il court.Suite au succès incontesté de Louise Archambault au bingo, tout ce qui manque à Rolland est une poubelle à deux roues.Le député Roger Paré essaie encore d’être à deux places à la fois, comme en début d’après-midi hier, soit à Granby pour le dîner des 50 ans d’Agropur et à Québec pour siéger en commission parlementaire.André Bilodeau a raté un match de football à cause d’une maladie qui l’a fait courir encore plus.Il faudrait citer Henri Martin en modèle à ceux qui ne savent pas rire à la retraite.Agenda 5 Bernard Brodeur 41 Commentaires 5 Culture 24 Décès 37 Economie 30 Grands titres 14 Jeux 34 Petites annonces 32 Sports 38 Statistiques 42 La Quotidienne 481 6320 ’AC H AND & FILS i rfi Assurance générale 569 boul.Boivin, Granby 378-7911 - 378-7945 A votre service: Jean-Mane Bachand.C.d'a.ass Guylaine Bachand.C.d'a.ass.ass.La lotür* de l'Est Journal du matin fondé en 1935 et quotidien depuis 1945, publié par La Voix de l’Est, 136, rue Principale, Granby, J2G 2V4, 375 4555, et imprimé par La Tribune, divisions de Les Journaux Trans Canada 11982) Inc.«N PRESIDENT ET EDITEUR Jean-Guy Dubuc TRÉSORIER ET DIRECTEUR DU PERSONNEL Francois Thouin ÉDITORIALISTE Valère Audy DIRECTEUR DE L’INFORMATION Réal Marchessault DIRECTEUR DU MARKETING J.Berlin St Amand DIRECTEUR DES VENTES Guy Choinière DIRECTEUR DE LA PRODUCTION Gilles Gagnon DIRECTEUR DU TIRAGE Jean Nil Laplante La Presse canadienne est seule autorisée à diffuser les informmations publiées dans La Voix de l’Est Courrier de seconde classe.Enregistrement no 0679.L 12802 GtJiiÜno «ait au, "el’Em \ Si '%, Aucin » ton, *o; £3 Ttap, s %, fee.Qn( H ]L 'incendie de l'entrepôt de B PC L'ampleur de la contamination connue aujourd'hui Une autre nuit hors de la maison pour les 3,000 citoyens évacués “Ni Michel VENIUE ’ SAINT-BASILE-LE-GRAND ^ j| Presse Canadienne Les quelque 3,000 citoyens de la rive sud de Montréal évacués mardi soir, quand un incendie s’est déclaré dans un entrepôt de substances toxiques, ne pourront pas réintégrer leur domicile avant aujourd’hui.Le périmètre de sécurité de 800 mètres, établi autour de l’entrepôt, a été maintenu par les autorités du ministère de l’Environnement du Québec, qui attendaient hier soir d’obtenir l’ensemble des résultats d’analyses réalisées au cours de la journée pour déterminer l’ampleur de la contamination.Les autorités faisaient montre d’optimisme toutefois quant au sort des sinistrés.“Je pense que la majorité des gens vont pouvoir retrouver leurs logis très rapidement; une partie infime de la population sera affectée”, a déclaré le directeur des opérations du ministère de l’Environnement du Québec, M.Antonio Flamand.Pendant ce temps, le ministre de la Sécurité publique, M.Herbert Marx, confiait au Commissaire aux incendies, Me Cyrille Delage, la tâche de faire la lumière sur les causes du sinistre.istre üois «el fioï deLafe l£& 5E (i irtiespai- odiiitslaia [miiaii « iîniiï Les circonstances B • Mardi soir, vers 20h30, un incendie s’est déclaré dans l’entrepôt de biphényles polychlorés (BPC) — une substance extrêmement toxique —, propriété de la société industrielle North Central Dynamics inc.et situé le long de la route 116 à Saint-Basile-le-Grand.Un certain nombre de barils entreposés à cet endroit appartiennent à l’Hydro-Québec.Malgré le fait que l’entrepôt soit muni d’un système d’alarme répondant aux critères du ministère de l’Environnement, c’est un passant qui a alerté la police municipale, laquelle a immédiatement prévenu les pompiers volontaires de la municipalité.Aucun gardien n’était affecté en permanence à la surveillance de l’endroit.Le chef des pompiers, M.Claude Bourassa a rassemblé sans tarder ses 20 volontaires auxquels se sont joints un nombre équivalent de sapeurs provenant des municipalités environnantes.Au plus fort du combat contre les flammes, 45 pompiers se trouvaient sur place.Chacun d’entre eux doit subir aujourd’hui un examen médical.Le chef Bourassa affirme que ceux de ses hommes qui ont été en con: mm Une explosion vient de créer un énorme gerbe de flammes au-dessus de l’entrepôt de BPC de Saint-Basile-le-Grand, tandis que les pompiers, tapis derrière un camion à incendie, s'affairent à combattre le sinistre.photo PC tact avec la fumée étaient équipés de masques et de bonbonnes en nombre suffisant.Aucun d’eux n’aurait été blessé, ni transporté à l’hôpital.L’équipement contaminé a été laissé sur place.L’incendie a été maîtrisé vers 4h30 hier matin.L’évacuation des résidents d’une partie des villes de Saint-Basile, Saint-Bruno et Sainte-Julie a débuté vers 21h30, alors qu’un immense nuage noir survolait la région en direction du nord-est, poussé par des vents heureusement stables.Les vapeurs toxiques se sont dispersées dans l’atmosphère une fois que le nuage eût dépassé Sainte-Julie, croient les experts du ministère.Echantillons Dès 6h00 hier matin, cinq équipes de techniciens étaient à l’oeuvre pour recueillir des échantillons de poussière dans l’environnement pour ensuite les soumettre à des tests permettant d’établir avec précision quels secteurs avaient été contaminés par des retombées de BPC.Là où ces premières analyses démontreront la présence de BPC, le ministère procédera à une nouvelle batterie de tests, qui pourraient cette fois prendre jusqu’à trois ou quatre jours, pour établir si on trouve également présence de dioxine et de furane, deux gaz nocifs produits de la combustion de BPC; Si ces derniers tests s’avéraient positifs, il faudrait décontaminer.Tous les échantillons ont été prélevés avant que ne commence à tomber la pluie qui a lavé le terrain toute la journée hier, effaçant peu à peu les traces de substances toxiques à la surface du sol.Le ministère de l’Agriculture a par ailleurs établi que 1,500 âcres de terre cultivable et environ 400 bovins se trouvaient dans le cône de dispersion — le territoire survolé par le nuage pollué.Le ministre Michel Pagé a indiqué que les produits agricoles de cette zone ne seraient pas mis en marché par mesure de précaution.Il recommande aussi aux gens de la région d’éviter pour le moment de consommer des légumes provenant de leur potager.L’eau potable n’aurait pas été affectée par la catastrophe car les municipalités du secteur s’approvisionnent dans la région de Chambly.Toutefois, hier, le produit le plus en demande dans les supermarchés de la région, généralement désertés, était l’eau embouteillée.Moins du quart des 22,000 gallons de BPC entreposés dans ce local devenu entrepôt de déchets toxiques en 1980, ont brûlé.Il reste encore sur le site quelque 500 barils, qui devront être déplacés dans les jours qui viennent.“Ici, ils ne sont plus conservés selon des normes sécuritaires”, affirme M.Flamand.Le bâtiment s’est en effet effondré par le milieu, laissant son contenu en partie à ciel ouvert.Hormis celui de Senneterre, il n’existe aucun site sécuritaire d’entreposage de déchets toxiques au Québec.Le ministère étudie présentement plusieurs scénarios, incluant le transport des fûts toxiques vers l’Alberta, ou l’Angleterre.Précautions Des digues ont été érigées autour du site pour retenir l’eau qui pourrait être contaminée, et l’empêcher ainsi de s’écouler jusqu’à la rivière Richelieu, située à moins de deux kilomètres du site.La firme spécialisée Sanivan a commencé à recueillir l’eau ainsi emmagasinée.Cette eau sera analysée, puis décontaminée si nécessaire, avant d’être déversée dans la nature selon les normes gouvernementales.La dernière visite de contrôle du ministère de l’Environnement à cet entrepôt remonte au 31 juillet 1988.En 1986, lors du renouvellement du permis de l’entrepôt, le ministère de l’Environnement avait exigé de la compagnie huit modifications à ses normes de sécurité.Toutes ont été respectées sauf une: l’installation d’une clôture de type industriel autour du site pour faire en sorte que seul le personnel autorisé puisse y pénétrer.Cette clôture n’a pas été construite à cause d’un conflit avec la municipalité au sujet de la fixation de la limite du terrain appartenant à l’entreprise.Le ministère, s’il a vérifié fréquemment les contenants entreposés, n’aurait par ailleurs jamais vérifié le contenu de ces fûts.“Je ne crois pas que nous l’avons fait, car je ne vois pas pourquoi nous aurions vérifié le contenu de ces barils clairement identifiés comme contenant des BPC”, a indiqué M.Flamand, du ministère de l’Environnement.Un couple à la serveuse: "Qu'est-ce que vous nous conseillez?Nous sommes au régime, complètement fauchés et très pressés." GUY L.BUSSIERE S PMAMMATtlIX Livraison Galeries de Granby L15319 CO LA VOIX DE L'EST — JEUDI 25 AOUT 1988 LA VOIX DE L'EST — JEUDI 25 AOUT 1988 ri.'incendie de l'entrepôt de B PC "Le drame de l'environnement, on l'a en pleine face" — un résident de Saint-Basile SAINT-BASILE Une cinquantaine de personnes étaient encore réfugiées à l'école Chanterelle de Saint-Basile-le-Grand, hier midi, avoir dû évacuer leur résidence.Nicole Paquette algré les images noires de la nuit, les nuages de fumée et les explosions “champignons” que la télé a montrés, l’arrivée à Saint-Basile.n’offre qu’un spectacle paisible.Des bungalows en rangées, un gamin qui circule à bicyclette, une odeur de bon pain qui flotte dans l’air près de l’épicerie.Mais le décor bascule au centre-ville.Un barrage policier bloque l’accès au secteur possiblement contaminé, des automobiles stationnées encombrent les rues.Sur les parterres de l’hôtel de ville, transformé en quartier général, journalistes de la radio et de la télévision multiplient les entrevues que les camionnettes de transmission, antenne parabolique sur le toit, transmettront sans délai.Au milieu de ce brouhaha, une citoyenne se présente le compte de taxe à la main — “il est dû!”— et s’inquiète des frais supplémentaires qu’entraînerait un retard.Est-ce le ciel gris et le temps venteux, ou les suites de l’accident?Les gens de Saint-Basile semblent se terrer chez eux.Les passants sont rares dans les rues, et au supermarché, à peine une quinzaine de clients arpentent des allées quasi désertes en début d’après-midi.L’animation est plus grande à l’école Chanterelle, où environ 150 personnes ont passé la nuit après avoir été évacuées de leur demeure.Au cours de la journée, plusieurs mettront le cap chez des amis ou parents, bien décidés à éviter une seconde nuit dans le gymnase.Dans la salle commune, encore une cinquantaine d’adultes et d’enfants passent le temps.A midi, ils se massent devant le petit écran pour glaner dans les émissions spéciales quelques informations nouvelles.Une nappe d'encre “Je suis un des futurs mutants”, lance ironiquement Sylvain Perreault, rencontré avec son épouse Anne-Marie et le jeune Mathieu à la sortie de l’école.“Vers 22hl0, je suis sorti dans la rue.Il y avait comme une odeur très forte d’eau de javel.La fumée était comme une nappe d’encre noire et à un moment donné, cinq ou six lueurs orangées ont envahi le ciel.J’ai ramassé mon gars et ^ j’ai dit on s’en va”, raconte-t-il.Alice Emond, qu'on voit ici avec sa fille Lucie, affirme avec humour qu'elle se souviendra longtemps de son voyage dans la région."Le drame de l'environnement, on l'a en pleine face", commente Sylvain Perreault, qui a dû quitter sa maison de Saint-Basile mardi soir avec son épouse Anne-Marie et son fils Mathieu.Le couple déplore que les secours aient mis du temps à s’organiser, à l’école Chanterelle.“On est arrivé ici et il n’y avait pas de service pour diriger les gens.On ne savait rien.Le candidat néo-démocrate est même arrivé avant le café”, précisent-ils.“On a été longtemps sans nouvelle.Je suis resté debout toute la nuit; j’apprenais plus par la radio que par les autorités.A 7h30 ce matin, les gens de la Ville et le médecin nous ont expliqué la situation”, rapporte Roger Bisaillon, un autre citoyen évacué de son domicile.“C’est une période énervante, on ne sait pas à quoi s’en tenir.On a hâte d’être chez nous”, intervient Carmen, son épouse.Cette dernière admet avoir senti un vent de panique, lors de l’évacuation de la veille.“Les policiers ont cogné à la porte assez durement et on dit “dépêchez-vous, sortez”.Tous le monde est parti et j’ai été pris seule, pas d’auto puisque mon mari n’était pas là.Il y avait une autre dame seule.Elle m’a dit qu’elle venait de prendre sa pilule pour le coeur, alors je l’ai fait asseoir avec moi en attendant mon mari”, ra-conte-t-elle.Incertitude A l’école comme dans la rue, les rumeurs circulent bon train et des conseils contradictoires s’échangent.Peut-on boire l’eau, doit-on laver les vêtements portés la veille?Pourra-t-on réintégrer le soir même les domiciles abandonnés?Propriétaire d’une ferme laitière dans la secteur de l’entrepôt de BPC, Noël Trudeau s’inquiète pour l’avenir de ses bêtes qui se trouvaient au pacage au moment de l’incendie.“J’ai fait la traite ce matin et j’ai mis le lait dans une “tank” spéciale.Les gens du ministère sont venus la chercher ce matin et ils ont pris des échantillons.Ca m’inquiète, je me demande ce qui va arriver avec les animaux si c’est contaminé.Je me demande aussi si ça a atteint mon champ de maïs”, raconte l’agri- culteur, propriétaire d’une des deux fermes laitières de l’endroit.Au lendemain de la catastrophe, Pauline Lévesque craint pour la santé des siens.“Il va falloir faire des tests, des prélèvements.On a senti la fumée, on en a avalé.On nous a dit qu’il faudrait changer de linge, mais on ne peut pas”, souligne-t-elle.Originaires du Nouveau-Brunswick, les Lévesque accueillaient justement de la famille des Maritimes au moment de la catastrophe.L’évacuation s’est transformée en véritable périple et les neuf personnes, dont cinq enfants, ont pris la route d’un motel.“Ca fait à peu près 15 ans qu’on n’était pas venus à Montréal; on va s’en souvenir.On va avoir des affaires à raconter”, commente avec humour Alice Emond.Mécontentement Au lendemain de l’incendie, une fois le premier choc passé, plusieurs citoyens laissent paraître un sourd mécontentement.Pauline et Jean-Louis Lévesque recevaient leur famille du Nouveau-Brun swick au moment de la catastrophe.photos Alain Dion “Pourquoi est-ce que ça prend une catastrophe pareille pour faire.réaliser que c’est dangereux et que ce n’est pas la place pour ça?”, dénonce Pauline lévesque.Résidente de Saint-Basile depuis un an, elle ignorait la présence d’un entrepôt de BPC sur le territoire municipal.“On est supposé être dans un pays évolué.Si on n’est pas capable de contrôler notre pollution, on s’en va à notre perte”, commente Nicolas Chaussé, qui se trouvait en visite à Saint-Basile.“Ca m’inquiète un peu qu’ils ne tiennent pas compte plus que ça de notre sécurité”, indique André Laroche, un résident de l’endroit.Plusieurs personnes s’offusquent de voir que le gouvernement n’a jamais ordonné la fermeture de l’entrepôt, malgré les démar-, ches entreprises par les autorités de Saint-Basile par le passé.“Pour moi, c’est un drame.Le drame de l’environnement, on l’a en pleine face”, résume Sylvain Perreault. COMMENTAIRES J Le feu de Saint-Basile: un cas unique MONTREAL (PC) Pour le directeur du Centre de toxicologie du Québec, Albert Nantel, le feu survenu à Saint-Basile constitue un cas unique en raison de sa durée, six heures, de l’intensité de chaleur dégagée et de la forte concentration des BPC susceptibles d’émettre dans l’environnement des furanes et des dioxines.Tout spécialiste qu’il est, en fin de journée hier, le Dr Nantel était incapable de déterminer les risques pour la santé humaine de ce terrible accident.Il doit attendre d’obtenir les résultats d’analyses qui devraient lui parvenir au cours des prochaines heures pour connaître les taux de BPC présents dans les fumées.Ces premières informations permettront d’avoir une idée sur les “corridors d’exposition”, le niveau de population ayant été exposée, et le niveau de concentration des BPC dans les fumées.“Les BPC ont tendance à s’accoler aux grosses particules de fumée qui ont pu retomber à proximité du site”, a-t-il dit.“Si quelqu’un en inhale, cela peut s’avérer dangereux.” M.Nantel ne craint pas trop pour les pompiers qui ont combattu les flambes.Ils ont appris à se protéger dans les cas d’incendies de produits chimiques où il y a risque d’émanations, indique-t-il.Ils portent alors des vêtements appropriés et un masque, idéalement un masque autonome, avec une source d’air comprimé.Il semble que les pompiers de Montréal ont envoyé de l’équipement supplémentaire de protection.Il n’y a pas que les fumées qui risquent d’être toxiques, il y a aussi les suies provenant de la condensation de la fumée.Il y a des risques élevés à ingérer des aliments couverts de ces suies ou encore d’y toucher.Par ailleurs, au Centre anti-poi- son du Québec, les circuits téléphoniques n’ont pas dérougi de la journée.Quand le terrible incendie est survenu, le toxicologue Nantel y a travaillé pour donner des conseils aux médecins de Maisonneuve, Charlemagne et Hono-ré-Mercier qui l’ont consulté sur le mode d’intervention à privilégier.Pour des gens qui présentaient des symptômes d’irritation, des tests ont été recommandés pour vérifier la fonction hépatique et des prises de sang suggérées pour analyser les concentrations de gaz toxiques.Les premiers effets signalés aux préposés du Centre anti-poison ont été de l’irritation des muqueuses, des yeux, du nez, de la gorge et du visage, de l’oedème aux paupières et dans certains cas des maux de tête et des nausées.Ces effets irritants devraient régresser relativement rapidement, a indiqué le toxicologue.'VV ¦ ' xv.Y i'Y/y ’ ¦ ' ¦ Y 15 *jmî Des voitures de police interdisaient l'accès à la zone probable- de Saint-Basile-le-Grand.La zone restera interdite tant que des ment contaminée à la suite de l’incendie de l'entrepôt de BPC tests n’auront pas démontré que tout danger est écarté.photo PC 5,000 tonnes métriques de BPC au Québec MONTREAL (PC) On retrouve au Québec 5,000 tonnes métriques de biphény-les polychlorés (BPC) à haute concentration dont 90 pour cent sont actuellement en utilisation, les autres étant entreposés, dans l’attente d’être détruits.Outre cette quantité de BPC purs, Environnement Canada estime que le volume d’huiles minérales contaminées aux BPC, et toujours utilisées, est dix fois plus élevé.Un inventaire fait par Environnement Canada et tenu à jour dénombre 794 propriétaires de BPC au Québec.Ces utilisateurs possèdent des entrepôts temporaires où ils accumulent leurs équipe- ments contenant des BPC et devenus hors d’usage, en attendant qu’une solution de destruction soit trouvée.C’est le cas notamment d’Hy-dro-Québec (avec 20 pour cent des BPC) qui possède quatre entrepôts: à Manic-2, dans les Lauren-tides, à Rimouski, en Abitibi.Ces installations seraient presque combles.En ce qui a trait aux sites publics d’entreposage, ceux de Saint-Basile-Le-Grand et de Shawini-gan-Sud sont remplis depuis quelques années et celui de Senneterre contient 7,000 gallons de BPC.Il ne peut plus en accueillir depuis quelques semaines à la suite d’une injonction obtenue par des citoyens mécontents.Les BPC se retrouvent principalement dans les équipements électriques comme les transformateurs et les condensateurs extérieurs ou dans diverses constructions, usines, édifices commerciaux, à bureaux ou à services communautaires, ensembles résidentiels.A la suite du déversement accidentel de BPC sur la route de Ke-nora, en Ontario, en 1985, Hydro-Québec avait réuni 70 pour cent des utilisateurs pour réfléchir sur la gestion des BPC.A la fin de 1986, le rapport-synthèse du Comité des utilisateurs concluait que l’entreposage poserait moins de problèmes si des méthodes de destruction et des sites d’élimination étaient mis en place.Valère Audy L'incendie de Saint-Basile Le drame de Saint-Basile-le-Grand, ce n'est pas la catastrophe de Tchernobyl.Mais l'événement ne commande pas moins l'attention parce qu'il donne une petite idée de ce qui s'est passé là-bas et de ce qui pourrait survenir de grave chez nous à moins de l'élimination ou d'un excellent contrôle de tous les produits dangereux.L'accident nucléaire de Tchernobyl a forcé l'évacuation de dizaines de milliers de personnes, contaminé des individus, des animaux et l'environnement.Il a même fait des morts.L'incendie de l'entrepôt de BCP (biphényles polychlorés) de Saint-Basile n'a pas fait de victimes et n'a forcé l'évacuation que de 3,000 personnes.Si jamais il fait le tour de la terre, il n'obtiendra certes pas une attention soutenue.Mais à Saint-Basile à Tchernobyl, on ne sait pas quand les personnes déplacées pourront rentrer chez elles.Et on ne sait pas non plus quelles seront à long terme les effets de cet incendie sur la santé et l'environnement.Les BCP, produits qui servaient autrefois à l'isolation des transformateurs, sont cancérigènes.Jusqu'où les vents porteront-ils le nuage toxique que dégageait l'incendie de Saint-Basile?En ville ou en campagne?Et ce nuage, que déposera-t-il sur les véhicules, les bâtiments, dans les prairies, les cours d'eau et les piscines, sur les fruits et légumes des jardins?Si l'incendie avait duré plus longtemps, dégageant ainsi un nuage encore plus important, combien de personnes aurait-il fallu évacuer?Et advenant que les vents portent un nuage aussi toxique en direction de Montréal ou des terres maraichè-res de la Vallée du Richelieu, qu'arriverait-il?Et il ne s'agit là que de quelques questions parmi tant d'autres.Ce qui vient de se produire à Saint-Basile démontre que le danger nous guette, nous qui nous croyons presque à l'abri, et qu'il ne serait pas nécessaire de vivre un accident nucléaire comparable à celui de Tchernobyl pour que ce soit la catastrophe.Suivant l'endroit ou de la direction des vents, un incendie semblable à celui de Saint-Basile suffirait.Aussi, importe-t-il que les gouvernements mettent tout en oeuvre pour trouver les moyens de détruire les produits toxiques et qu'ils s'assurent, dans l'attente de la mise au point des techniques appropriées, que ces produits soient entreposés dans des endroits sécuritaires et étroitement surveillés de façon à réduire au minimum les risques d'incendies, d'accidents et de contamination.Dans cette optique, les citoyens ont eux-mêmes un important rôle à jouer, soit celui de pousser les gouvernements à agir et de surveiller ceux qui utilisent, transportent et entreposent des produits dangereux comme les BPC.Ils sont d'autant plus justifiés de le faire qu'il y va de leur sécurité et de leur santé, donc de la qualité de leur vie.L'incendie de Saint-Basile vient de tirer une sonnette d'alarme.Nous ne sommes pas à l'abri du danger.Alors, à nous de poser les gestes nécessaires pour éviter de connaître pire! Aujourd'hui Récitation du Rosaire, le jeudi de chaque semaine à 13h30, à l'Eau Vive, situé au 11 rue St-André à Granby.A venir Rencontres R3, au sous-sol de l'église St-Joseph de Granby, au local 10, tous les dimanches à 19H.Bingo au profit des Petits Chanteurs de Granby, au Centre d'Exposition Choinière, situé au 288 rue Bourget à Granby, tous les dimanches à 19h.Le groupe Courtoisie Alanon se réunit tous les lundis à 13h45, au sous-sol de l'église Notre-Dame de Granby, salle 3.Réunion d'Alanon au Pavillon du Nouveau Point de Vue à Ste-Brigide, tous les samedis à 20h30.en LA VOIX DE L'EST — JEUDI 25 AOUT 1988 LA VOIX DE L'EST — JEUDI 25 AOUT 1988 Jacqueline de Bruycker GRANBY "0 n s’est regroupé pour avoir un meilleur service.Il fallait s’organiser si on voulait avoir une moulée de bonne qualité.Aujourd’hui, Agropur, c’est beau et gros”.M.Sylvanie Lussier est l’un des fondateurs de la coopérative.Cet agriculteur de Sainte-Cécile-de-Milton, qui n’avait à ses débuts qu’une dizaine de vaches, était un homme clairvoyant et dynamique.Les agriculteurs de 1938 se sont regroupés pour obtenir un meilleur service Il croyait mordicus en la formule coopérative.Aujourd’hui, à 88 ans, il n’en croit pas ses yeux, mais ce qui est advenu de son beau rêve, lui plaît plus ou moins.“Le plus important pour nous, c’était les grains, les moulées.On a passé tellement de veillées à en discuter, à tout préparer, aujourd’hui, Agropur n’est plus intéressée à nourrir nos vaches, elle a plutôt choisi d’offrir aux consommateurs une variété de produits.C’est bien, mais tout est maintenant centré sur le lait.On a mis de côté notre idée”, regrette-t-il Pas mécontent Son compagnon d’armes, M.Rolland Beaudry, qui fut secrétaire de la coopérative, ne partage pas ses réticences.“Je n’ai jamais imaginé qu’un jour on en arriverait là, avec plus de $800 millions de chiffre d’affaires, mais au fil des années, les besoins ont chan- gé, il a fallu s’adapter, évoluer.je ne suis pas mécontent de ce qui se passe aujourd’hui”.Implanté à Granby, il applaudit à la diversification qu’a choisi d’embrasser Agropur, mais il avoue qu’il n’aimerait pas qu’elle s’aventure dans des domaines trop éloignés du lait.Claude Beauchamp a rédigé les 50 ans d’histoire d'Agropur.On le voit, ci-haut, en compagnie du directeur général Rey-nald Charest et du président Michel Lemire.Ci-contre, MM.Sylvanie Lussier et Rolland Beaudry, membres fondateurs de la coopérative en 1938, qui ont été honorés par Agropur, qui leur a offert à chacun un tableau.photos Pierre Beaudin CO MAXI RABAIS DE LA RENTREE Profitez des maxi économies sous la tente 18-19-20 août Mocassins femmes rég.40 $ ° *0’ Y De nombreux maxi-rabais à la grandeur du magasin $ “Loafers” lacés noirs [College) g rég.50 $ 39 Souliers lacés noirs et marine —^ (Cumulus) CB 5 \rég.55 $ W “Desert boots” rég.jusqu'à 40 $ 20* Loafers” Hush Puppies tan rég.65 $ 39 $ “Top siders” Hommes Femmes Enfants rég.jusqu a 50$ CHAUSSURES CAMILLE CATUDAL LTÉE 145 St-Antoine, Granby ^ 372-8016 Avec tout achat, nous vous remettrons un billet de 3 $ applicable sur votre prochain achat L-1 551 8 ans.Une oc* penser à l'av génaire ionjr prêieàatcro les bras rem téie pleine bi centàe i’ai ¦me en I cooperative i Mby”.C rerlt sons le signe pilé Je sn pom Iffisti son ifatairsd'm mens ¦tpus l’inviii Me- “ftsojj YoiJesci aeriml, W’bij am Fcrtbi «tlldr K lH.W p; P de S, Keàr,, 1% Èr» HéC "Demain comme hier, Agropur continuera à miser sur l'innovation", dit Reynald Charest te La coopérative agro-alimentaire célèbre ses 50 ans GRANBY Jacqueline de Bruycker ItltSilKf milita, pfnlîif it nuii litllM liÉni lioilitili niiffglll Rmlult à y Agropur a tourné, hier, une page de son histoire.Entourée de plus de 600 sociétaires, la coopérative agro-alimentaire de Granby a célébré ses 50 ans.Une occasion de fêter, d’évoquer le passé, mais surtout de penser à l’avenir, car la quinquagénaire toujours alerte n’est pas prête à accrocher ses patins, elle a les bras remplis de projets et la tête pleine de défis.Le 24 août 1938, moins d’une centaine d’agriculteurs de la région faisaient le grand saut dans la solidrité en fondant la “Société coopérative agricole du Canton de Granby”.Cinquante ans plus tard, ils sont plus de 5,000 à se serrer les coudes sous l’étendard du coopératisme et Agropur occupe le haut du pavé avec un chiffre d’affaires de $820 millions.Entre les deux dates, un long chemin sous le signe de la contradiction, émaillé de succès flamboyants et d’échecs cuisants.La popularité d’un Yop y voisine la déconfiture d’une boisson comme le Rivella.“Que d’efforts, que de capital humain investi, que d’embûches pour diffuser, sensibiliser, développer la solidarité entre les producteurs d’une région, pour éveiller en eux le goût de toujours faire mieux et plus”.Pilotant une brochette d’invités, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M.Michel Pagé a rendu un hommage fort éloquent au jubilaire.Agropur pique d’autant plus son intérêt qu’elle a réussi là où des centaines de coopératives agricoles québécoises ont mordu la poussière, enterrées aujourd’hui au champ de l’oubli.Cartes de fête i1 Fort bien documenté sur la coopérative granbyenne, qui transforme 38% du lait au Québec, fabrique 65% du cheddar québécois., le ministre Pagé a déposé dans la corbeille aux cadeaux deux cartes de fête.Un message d’appréciation pour le rôle de premier plan joué par Agropur dans le renforcement de l’économie québécoise, mais aussi une invitation à faire confiance à l’avenir.“L’accord de libre-échange liant le Canada et les Etats-Unis est susceptible de vous inquiéter, reconnaît-il, mais si nous travaillons ensemble avec comme objectif de profiter comme Québécois de notre situation stratégique, géographique, nous agropur .¦¦Mil ¦¦¦ C’est, noblesse oblige, avec un verre de lait servi par le prési- bidon de lait a reçu la page une de La Voix de l’Est du 24 août, dent d’Agropur, M.Michel Lemire, que le ministre Michel Pagé Une mission dont s’est acquitté l'éditorialiste Valère Audy.A (en haut) a trinqué à la santé du jubilaire.A gauche, contenant droite, plus de 600 sociétaires aux célébrations des 50 ans d'A-toute une série d’articles hétéroclites marquants de 1988, le gropur.photos Pierre Beaudin avons d’excellentes chances de pénétrer à moins de 600 milles de Montréal un marché de 75 millions de consommateurs.Nous avons la capacité de le faire et les ressources financières nécessaires.Et nos produits de qualité répondent aux besoins évolutifs des consommateurs”.Comme la société a changé de visage, la façon de se nourrir a, elle aussi, fait peau neuve.Les plats cuisinés sous vide “Variations” représentent aux yeux du député de Portneuf, un bel exemple d’adaptation à une commu- nauté en pleine mutation avec 21% de familles monoparentales et la rentrée massive des femmes sur le marché du travail.“Agropur peut devenir un des “majeurs” de l’industrie alimen-i taire nord-américaine.Déjà le milliard de dollars de chiffre d’affaires est à votre portée.Un défi audacieux, mais réalisable, que vous saurez relever grâce à un mariage de prudence et de hardiesse, grâce aussi à une grande solidarité entre les producteurs”, lance le ministre Pagé.Innovation Lui faisant écho, le directeur général d’Agropur, M.Reynald Charest est formel.Il n’est pas question de remiser la recette qui a si bien servi la coopérative depuis sa fondation en 1938.“Demain comme hier.Agropur continuera à miser sur l’innovation”.Et il pense tout haut: mise au point de techniques d’avant-garde, lancement de produits inédits, pénétration de nouveaux marchés.“Les possibilités ne manquent pas, que ce soit au niveau laitier ou alimentaire, il y a des tas de créneaux auxquels nous n’avons pas encore touchés”.M.Charest va plus loin, il pense que le temps est venu pour l’entreprise de déborder du Québec et de produire à l’extérieur de ses frontières, en Ontario, dans l’Ouest et pourquoi pas aux Etats-Unis.“Jusqu’à tout dernièrement, nos activités étaient directement reliées à la transformation du lait de nos sociétaires.Mais avec la division Tour Eiffel, on a pris une nouvelle approche, ce ne sont pas les porcs de nos agriculteurs qui servent à la fabrication de la charcuterie.La prochaine étape est de sortir du Québec”.Désireux de sauvegarder la formule coopérative, qui a tissé la destinée d’Agropur, il est prêt à explorer différentes avenues.“Pourquoi n’aurions-nous pas des filiales, qui, elles, ne seraient pas des coopératives.Le Mouvement Desjardins investit bien dans des entreprises capitalistes, pourquoi pas nous?”.Mais la réponse est entre les mains des sociétaires et ce n’est pas par hasard si, hier, le repas de fête et de retrouvailles s’est poursuivi par un congrès d’orientation.La mission d’Agropur, le développement des marchés, les ressources financières étaient au centre des discussions.“La croissance que nous avons connue, exige un temps d’arrêt et de réflexion, si nous voulons continuer à aller de l’avant et nous adapter à un environnement changeant”, conclut M.Charest.Prochaine génération Pour démontrer toute l’importance qu’elle accorde à son 50e anniversaire, Agropur a voulu transmettre à ceux qui seront là demain un héritage original.'Dans un bidon à lait, recouvert de laiton, des objets marquant l’année 1988 au Québec ont été déposés pêle-mêle.Des journalistes ont procédé à la sélection, enfermant côte à côte la coquille vide d’un oeuf (libre-échange), une paire de souliers qui ont beaucoup voyagé (mort de Félix Leclerc), un biberon playtex (budget nataliste), le chandail 66 des Penguins de Pittsburg (montée de Mario Lemieux).^! la première page de La Voix de l’Est du 24 août 1988.Le bidon scellé sera exposé dans le hall d’entrée du siège social d’Agropur pour n’être rouvert que dans 25 ans, en l’an 2013.Mettant les petits plats dans les grands, la coopérative s’est enfin payé pour son anniversaire sa biographie.Ecrit par Claude Beau-champ, professeur de sociologie à l’Université Laval, cet ouvrage retrace les rêves et les réalisations d’une coopérative qui aux yeux de plusieurs aura été “le miracle de Granby”.vj LA VOIX DE L'EST — JEUDI 25 AOUT 1988 LA VOIX DE L'EST — JEUDI 25 AOUT 1988 - Serr/c, Coulant be & Jifa ML Æ .,i* A l’achat de 25 litres d’essence obtenez un Coke 2 litres pour seulement + tx.et dépôt Coke, Coke Classique, Coke Diète, Sprite et Sprite Diète limite de 2 par client L15449 00 236 Robinson Sud Granby 375-1535 Changera, changera pas?Plusieurs étudiants ont recours aux services de techniciennes pour effectuer des modifications à l'horaire des cours.Il faut être patient.Cégep: l'année débute fl sans trop faire peur ff Geneviève Saint-Hilaire GRANBY C| est sous des airs de mascarade qu’a débuté l’année scolaire au Cégep de Granby hier.Dans l’agora, où une centaine d’étudiants assistaient à la première scéance d’initiation, l’animation était ponctuée de rires et d’applaudissements fébriles.Rien de choquant ou de traumatisant pour les nouveaux arrivants.“On ne veut pas faire peur au monde, raconte Danny La-moureux qui anime l’évènement, on veut changer la formule et faire place à des activités de fête.On en a assez du “beurrage” ajoute-t-il, faisant allusion aux traitements peu délicats souvent infilgés aux débutants.La plupart des nouveaux collégiens s’amusaient du maquillage que leur appliquaient quelque peu anarchiquement sur le visage, les étudiants de deuxième année.De plus, parsemés en plusieurs points, certains se sont vu affubler de grosses bandes de ruban adhésif, immobiliser sur une chaise ou fixer à une colonne.Pendant ce temps, sur la petite scène, d’autres se prêtaient volontiers à toutes les manifestations loufoques de ce petit charivari.Par ailleurs, dans les salles de cours et dans les couloirs, les étudiants s’affairaient à l’organisation normale de la rentrée.Plusieurs faisaient le pied de grue devant divers locaux pour acheter du matériel ou modifier l’horaire des cours.“Les étudiants attendent longtemps, ils sont très patients” souligne une des responsables de l’accueil.Et, en attendant la grande cérémonie d’initiation qui se déroulera vendredi dans la cour du cégep, les nouvelles recrues conti- 29 « « ion» •'i- ; ta de Si ce jeune étudiant semble gelé, c'est qu'il vient de se faire passer un glaçon dans la jambière de son pantalon.un des rites d'initiation pour les nouveaux collégiens.photos Pierre Beaudin nuerônt vraisemblablement de déambuler avec d’étranges accoutrements.D’autre part, les professeurs des niveaux primaires et secondaires de la Commission scolaire des Cantons, devançant de cinq jours leurs collègues des Commissions scolaires du district de Bedford et Davignon, sont rentrés au travail hier.! I Hold-up de $50 dans un dépanneur: le jeune bandit arrêté à Montréal GRANBY (RG) A visage découvert, un jeune bandit armé a raflé $50 dans le tiroir-caisse du dépanneur Monique, dans le centre-ville de Granby, hier midi.A 12hl5, le jeune homme âgé d’environ 18 ans, s’est promené durant quelques instants dans le commerce situé au 336 rue Notre-Dame avant de passer aux actes, vraisemblablement dans l’attente du moment propice pour agir.Une fois décidé, il s’est présenté à la propriétaire, Mme Monique Bouchard, exigeant l’argent de la caisse.“C’est un hold-up”, a-t-il mentionné nerveusement, tout en exhibant un revolver, à la stupéfac- tion de la commerçante qui ne l’a tout d’abord pas cru.Pour bien faire comprendre ses intentions, le jeune malfaiteur a même ouvert le pistolet pour montrer les balles à la dame réticente.Une fois en possession de l’argent, le bandit est sorti banalement du dépanneur pour enfourcher sa bicyclette, enfiler la rue Brébeuf et disparaître du regard de Mme Bouchard, occupée à joindre les policiers.Une opération de blocage routier n’a rien donné.Toutefois, la Sûreté municipale profite d’une excellente description du malfaiteur qui risque plusieurs années de prison pour avoir dérobé $50.“Au début, cela ne m’a pas trop énervée car je croyais qu’il n’avait Accusé d évasion, de vols et de fait, il plaide non GRANBY (RG) Alain Guay n’a fait qu’une brève apparition devant la cour des sessions de Granby hier.Il a été formellement inculpé de deux introductions par effraction, évasion, vol qulifié, deux tentatives de vol d’auto, vol simple, voies de fait graves et menaces de mort.Après qu’il eût enregistré son plaidoyer de non culpabilité, le prévenu âgé de 23 ans et originaire de voies coupable de Montréal, a entendu le juge Guy Genest remettre à ce matin sa requête en détention.Arborant une blessure au front, Guay est celui qui, après s’être évadé de la prison de Waterloo, se serait introduit dans un commerce du canton de Granby au cours de la nuit de lundi à mardi.A cet endroit, il a été accueilli et corrigé par trois hommes qui l’ont remis à la police.Un de ceux-là serait toujours hospitalisé après avoir été blessé dans l’altercation.Les deux fuyards étaient des évadés GRANBY (RG) Les deux individus impliqués dans une chasse à l’homme au cours de laquelle un policier de Granby a été blessé, mardi après-midi, étaient deux évadés du Centre de réhabilitation de Waterloo.Michel Chiasson et René Charron, celui-ci bien connu des policiers, ont été formellement inculpés d’évasion, hier après-midi devant un juge de paix du palais de justice de Granby.La cour a reporté à ce matin la suite des procédures relatives a l’inculpation d’évasion.Lorsqu’ils se présenteront à nouveau devant la cour, d’autres accusations seront déposées, dont celle de vol d’un sac à main.C’est ce vol qui a mis les policiers Paul Gaudet et Luc Rainville sur la piste des deux suspects.En rattrappant un des prévenus, l’agent Gaudet a fait une chute et s’est fracturé une clavicule.Chiasson et Charron avaient pris la clé des champs mardi matin.Un numéro à conserver Latour de l'Est Les petites annonces ___ai___ji____i____i____i du lundi au vendredi de 8 h à 17 h 30 * qu’un revolver jouet, a plus tard confié à La Voix de l’Est la commerçante.C’aurait pu être pire.” Au moment de mettre sous presse, vers 21h00, on apprenait que l’auteur du hold-up venait d’être arrêté par les enquêteurs de la Sûreté municipale de Granby.Il s’agit d’un jeune Granby en de 21 ans dont l’identité ne sera dévoilé qu’après sa comparution ce matin.Les circonstances de son arrestation effectuées hier soir à Montréal seront également rendues publiques à ce moment-là.Papeterie La Liberté inc.209, rue Principale Granby, 372-6263 membre Ml M centre-ville de Grenby U 4968.to LA VOIX DE L'EST —JEUDI 25 AOUT 1988 LA VOIX DE L’EST —JEUDI 25 AOUT 1988 REDUCTION DE 30 à 50% Exemple: ENSEMBLE DE JOGGING POUR ENFANTS.Choix de couleurs.A partir de 1090$ ENSEMBLE DE JOGGING 1490$ 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arroser les décombres hier midi, en attendant qu’un bélier mécanique vienne écraser les décombres.Pendant ce temps-là, depuis l’aube, le propriétaire, M.Martial Picard, parcourait en tous sens les environs afin de trouver un refuge temporaire pour son troupeau de quelque 60 vaches laitières.Depuis le moment de l’incendie, parents et amis se sont relayés chez la mère du propriétaire, dont la maison fait face au bâtiment dévasté, question d’apporter soutien, paroles de réconfort et d’encouragement.L’enquête n’étant pas complétée, la cause du sinistre reste indéterminée.Une hypothèse sérieusement envisagée .est celle d’un phénomène de combustion spon- .f
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