L'étudiant, 22 novembre 1912, vendredi 22 novembre 1912
[" Ce journal parait tout let vendredi» de l\u2019année universitaire (novembre à mai) \u2014 les vacances exceptées ::\t::\t::\t:: 2ème ANNhE \u2014 No 3 ORGANE DE LA SOCIÉTÉ DE PUBLICATION LAVAL.' J£e&/gé en co/faSarafJon Vh/vecsJfaire MONTRÉAL : 22 NOVEMBRE 1912 Les marchands qui tiennent à la clientèle des Étudiants feraient bien d\u2019annoncer dans notre journal.C\u2019est le plus sûr moyen de les atteindre.5 SOUS LE NUMÉRO f a IN MEMORIAM hon.J.D.Rolland.Ln-mort de l\u2019Honornble J.-D.' Rolland1 enlève au Canada un de ses citoyens les plus éminents: elle ravit à l'affection des siens, un être tendrement aimé; l\u2019Université l.tival perd en lui un bienfaiteur.En effet, (\u2019Honorable Rolland était gouverneur de notre Université.Il était encore, (dussent nos \u201camis\u2019\u2019 s'en scandaliser), un protecteur de notre journal.r\u2018,Etudiant\".à (pii il avait donné l'assurance de son patronage actif.C'est donc pour nous.' un devoir, d'offrir ici à sa mémoire, un tribut d\u2019admiration et du gratitude.I, Honorable Rolland fut, (chose rare à notre éporpte), ce (pi'on peut appeler \u201cun homme de bien\".Et s'il est vrai, comme on l'a dit que : \"la reconnaissance de la pos-'erite i >i la plus'belle gloire'', il se l\u2019est .s.à plus d'un litre.L s étndinnls de Laval garderont de lui ni souvdur pieux et reconnaissant.LA REDACTION.Le Lac Sacré Ta vois ce rang hautain de cimes de cristal, Si claires dans le ciel et vraiment, souveraines Quelles semblent quitter l'ombre de Uurs moraines l\u2019our plantr vers le haut soleil oriental?C'est la source sacrée où le lac du Népal \\ a chercher l\u2019onde claire, extatique, sereine.En qui s'est reposé du grand oeuvre total Civa, le créateur de la famille humaine.l\u2019rends de celle eau lustrée en ta soucoupe d\u2019or, Mets sur tou front pieux ce voile du Nngor: Tel le prescrit la loi de nos rites antiques; A LA FACULTE DE DROIT Et gravis, d'un pas lent, le Mandatla-Gourla: Mont trois fo's saint parmi Ions ces monts symboliques, Si tu yeux l'endormir au sein du Nirvana.;\"> .i\"ill«t\tAlbert DREUX.1,'\"Etudiant \u2019 est bien l'organe de ceux t allé à New-York l'été passé.\u2014il y a cinq fois qu'il me le dit\u2014:eumme tu peux voir, il a beaucoup voyagé: je parierais qu\u2019il ne manquera pas de te déclarer qu'il est sorti avec eelle-ei ou celle-là.et s'il vous est donné de rencontrer dix ou douze jeunes filles.\u2014que ce soit n'importe où.\u2014il te les nommera et d'un trait te dépeindra leur earaelère à chacune.Je ne lui ai pas dit un moi de loi, de peur qu'il me dise que vous vous commissiez bien, ce que je n'aimerais pas.car il est allé.sj loin déjà, il a tant vu de choses .On ohuehotle à l'Pniversilé, qu\u2019il est le eamérier secret de la princesse Patricia : l\u2019an passé, m'a-t-on assuré, il a été reconnu en effet à l\u2019opéra, dans la loge du père de \u2019la petite, le due de Connaught, mais il faut PilTo, .qu'il n'y est pas demeuré longtemps.> a (\u2022jiiand I marche, on dirait qu\u2019il traîne 'Ijoute la maison vice-royale après lui.\u2022\u201c\"fl est K.K.|).connue moi.lO\u2019Laisse-moi le dire un mot de l'Pniver-sité maintenant : c'est une bâtisse, dix fois grande comme notre église, et vingt fois comme notre grange, qui est la plus vaste du village.Je me suis fait beaucoup d'amis en arrivant-là: car, vois-tu.nous sommes tous des gens instruits et nous éprouvons du plaisir à causer ensemble de \u201cbase-bail\u201d\u2014je t'ex- pliquerai ce que c'est, un jour,\u2014à visiter les salles de vues animées, et à crier toutes sortes d affaires ne jeunes filles ou aux dames qui passent sur la rue.On m'a appris dès mon arrivée pour les cours, une espèce de chanson, dont je ne comprends pas un mot : j\u2019ai cru d\u2019abord que c'était de l'anglais, mais il y a ici, un certain Baril.E.E.D.\u2014un savant paraît-il \u2014qui dit que c'est de l\u2019iroquois: je crois que personne ici, n\u2019y comprend un mot.mais tout le monde trouve çu beau, et je fais comme tout le monde: les premiers mots en sont :\u2014 \u201cBoum, a la Kaboum\u201d, \u201cA la lu ku wawawn\u201d, etc.(\"est gracieux n'est-ce pas.Je n\u2019ai plus qu'une chose à te dire, et je l\u2019adresse ma missive: on a fondé un journal.pour les étudiants, il y a de cela quelques semaines; je ne le lis jamais, j'ai assez du feuilleton de la \u201cPatrie\" à lire; j'ai pensé à t\u2019en envoyer un numéro, mais tu n\u2019y comprendrais rien.J'ai écrit un article dernièrement pour celle gazette, mais on m'a répondu, qu'on n'y publiait que les articles écrits en français.En serais-je venu, à force d'avoir appris du grec et du latin, à écrire dans une de c< s deux langues?C'est ce que je me demande souvent : j'ai la certitude de ne pas avoir écrit on anglais, car je n'en sais pas un traître de mot, comme tous mes confrères de classt d\u2019ailleurs.Au revoir, mou Adèle aimée, à bientôt.XXX.l\u2019.-S.\u2014Tu me dis qu'il n'y avait pas de timbre sur ma dernière lettre: c'est que vo:s-tu.ici ou jette les lettres qu'on veut envoyer, dans des boites qui sont aux coins de rues, j'ai bien fait comme tout le monde: j\u2019ai jeté mon enveloppe dans la boite, seulement, j'ai collé mon timbre sur la boite elle-même.Tu comprends?Lit lettre est partie et le timbre est demeuré là: il y était encore hier.Pour te dédommager.de ce que le as dû payer pour retirer ma missive, je colle quatre timbres sur celle-ci.Pour copie conforme, Jacques HERMID.\u2014: o :\u2014 AU FIL DES JOURS Chez les E.E.M.\u2014Une primeur Nous croyons pouvoir affirmer à nos lecteurs que Mignenu, E.E.M.publiera bientôt un volume intitulé \u201cMes impressions\".Tout le monde sait que notre talentueux ami est allé à Paris durant les vacances.Ceux qui lui ont enlevé les photographies qu'il a rapportées de là-bas.sont priés de les lui remettre afin qu'elles soient aussi publiées : ou dit qu'elles formeront la partie la plus intéressante de l'oeuvre.Effet funeste (Jue la culture physique ait du bon.c'est ce que nous ne nions pas: mais qu'elle ail du bon pour tout le monde, nous Un douions; car il y a des sujets chez qui elle nroduit un effet funeste.Les soeurs de ! hôpital Notre-Dame s
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