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Titre :
Annales de l'A.C.F.A.S.
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Association canadienne-française pour l'avancement des sciences,1935-1995
Contenu spécifique :
1969
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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Annales de l'A.C.F.A.S., 1969, Collections de BAnQ.

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[" '¦-Ar* wmm ^BibliothèqueJ^ationale bu Québec \u2022¦\u2022\u2022 :: mmm 1 t , «-Y ACFAS miw Y 11 > r^*£^ fa®/?»; /¦ , «Y 37e CONGRÈS / THÈME : L\u2019INVENTAIRE J ACFAS 37e Congrès Thème L\u2019INVENTAIRE 6-7-8 novembre 1969 Université de Montréal ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L\u2019AVANCEMENT DES SCIENCES Siège social : MONTRÉAL, CANADA ¦ ' \u2019 0./ ACFAS Vol.36, 1969 SOMMAIRE Mot du Président\t5 Conseil d\u2019administration\t6 Comités de l\u2019ACFAS\t7 Programme du 37e congrès : activités scientifiques\t8-9 Programme des activités féminines\t10 Exposition scientifique\t11 Souvenirs du Frère Marie-Victorin\t13 Médaille Archambault\t14 Médaille Pariseau\t15 Section « A » Mathématiques, Statistiques et Sciences du calcul\t17 Section « B » Biologie\t31 Section « B » Biologie (écologie, zoologie, entomologie) 43 Section « C » Chimie organique et chimique physique\t51 Section « D » Physique\t63 Section « E » Sciences de l\u2019ingénieur et urbanisme\t79 Section « F » Sciences de l\u2019éducation\t95 Section « G » Géologie et géomorphologie\t107 Section « H » Sciences humaines\t125 Section « I » Économique et relations industrielles\t131 Section « J » Études anciennes, linguistique, slavistique et études est-européennes\t135 Index des auteurs\t139 3 Mot du Président L Association Canadienne-Française pour l Avancement des Sciences tient cette année son 57ième congrès annuel et nous tenons à remercier l Université de Montréal qui a bien voulu nous offrir son hospitalité.Tous les membres de V ACF AS lui en sont très reconnaissants.Le Conseil d Administration de 1 ACF AS a décidé de modifier la formule des années antérieures en espérant que ces nouvelles formules permettraient de faire le point de la situation de l élément francophone dans le domaine de la recherche.En particulier nous avons voulu susciter durant le congrès une réunion intéressante entre la société scientifique et la société industrielle.Votre participation à ce colloque est nécessaire pour en faire un succès.Nous vous souhaitons la plus cordiale bienvenue et attendons de vous, lors de l assem blée annuelle, les recommandations nécessaires pour le développement de l ACF AS.Lionel Boulet, Président de V ACF AS 5 CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION DE L\u2019ACFAS 1968-69 Président 1er vice-président Lionel Boulet, Institut de Recherches Hydro-Québec Louis Berlinguet Université du Québec 2e vice-président Jean-Marc Lalancette Université de Sherbrooke T résorier Président sortant Président de l'exécutif Julien Dubuc, École Polytechnique de Montréal Léon J.L\u2019Heureux Département de la Défense Nationale Gérald Marion Université de Montréal wm Dans l\u2019ordre habituel, de gauche à droite, MM.André Donneur ; Lucien Huot ; Paul M.Gagnon ; J.M.Lalancette, 2ème vice-président ; Denis Jacob, directeur général ; Gérald Marion, président de l\u2019exécutif ; Lionel Boulet, président de l\u2019ACFAS et du conseil d\u2019administration ; Julien Dubuc, trésorier ; Louis Berlinguet, 1er vice-président ; Louis Sabourin ; Daniel Wermenlinger ; Bernard A.Gingras ; Maurice Beaulieu, directeur régional (Ottawa) ; Jean-Marie Gagné, directeur régional (Montréal).N\u2019apparaissent pas sur la photo : MM.Léon J.L\u2019Heureux, Gilles Lalande, Édouard G.Léger, Victor Ross, Jacques St-Pierre, Gilles Tremblay, Rhéal Bérubé, Gilles Julien, André Poulin.6 CONSEILLERS DIRECTEURS RÉGIONAUX André P.Donneur\tPaul M.Gagnon\tMoncton\tRhéal Bérubé Bernard A.Gingras\tLucien Huot\tMontréal\tJean-Marie Gagné Gilles Lalande\tÉdouard G.Léger\tOttawa\tMaurice Beaulieu Victor Ross\tLouis Sabourin\tQuébec\tGilles Julien Jacques St-Pierre\tGilles Tremblay\tSherbrooke\tAndré Poulin Daniel Wermenlinger\tDenis Jacob *\t* *\t Aviseur légal\t\tVérificateurs et auditeurs\t Me Robert Bertrand\t\tAndré Ranger\t \t\tGauvin, Prénovost, Dumais & Ass.\t \tCOMITÉS DE L\u2019ACFAS\t\t 1.Comité exécutif\t\t3.Comité des Nominations\t Gérald Marion\tJacques St-Pierre\tLionel Boulet\tMichel Normandin Julien Dubuc\tDaniel Wermenlinger\tNapoléon Leblanc\tJ.M.Lalancette Lionel Boulet\tDenis Jacob\tLéon J.L\u2019Heureux\tLouis Berlinguet 2.Comité du 37e congrès\t\t\t Président\tSerge Lapointe\t4.Jury de la médaille Pariseau\t Directeur régional\tJean-Marie Gagné\tLionel Boulet\tLouis Sabourin Coordonnateur et animateur\tDenis Jacob\tRichard Joly\tNapoléon Leblanc Activités sociales\tJean-Luc Poulin\t\t Activités féminines\tMme Carmen Poulin\t\t Publicité et presse\tRené Therrien\t5.Jury de la médaille Archambault\t Annales de l\u2019ACFAS\tL.Nap.Létoumeau\tLionel Boulet\tMarcel Rinfret Cinéma scientifique\tClaude Beaudry\tClaude Geoffrion\tGilles Lalande Organisation matérielle\tJacques Boisvert\t\t Adj.à l\u2019organisation matérielle\tPaul-Émile Blouin\t\t Colloque Secrétaire sciences biologiques\tGilles Cloutier Jean-Marie Demers\t6.Jury des bourses Pfizer pour les collèges classiques, écoles secondaires et CEGEP\t de la nature\tAndré Dupont\tGérald Marion\tRobert Saucier humaines\tGilles Lalande\tHector Gravel\tGilles Julien 7 PROGRAMME 37e Congrès Activités scientifiques Jeudi, 6 novembre 14:00 \u2014 Inscription Vendredi, 7 novembre 8:45 \u2014 Inscription 14:45 \u2014 La contribution actuelle des sciences pures à l\u2019industrie 15:15 \u2014 La contribution des sciences économiques à l\u2019industrie 16:00 \u2014 La contribution des sciences appliquées à l\u2019industrie 9:15 \u2014 Ouverture exposition scientifique 10:00 \u2014 Cinéma scientifique \u2014 Rapports et colloques Section A Mathématiques\tX-117 Section B Biologie\tS-118 S-142 Section B Biologie (zoologie, écologie, entomologie)\tS-116 Section C Chimie organique et physique\tY-115 Section D Physique\tG-415 Section E Sciences de l\u2019ingénieur et urbanisme\tX-115 Section F Sciences de l\u2019éducation S-144 Section G Géologie et géomorphologie\tP-310 Section H Sciences humaines\tG-815 Section I Économique et relations industrielles\tZ-110 Section J Études anciennes\tG-715 14:00 \u2014Colloque général\tauditorium Le rôle des sciences dans l\u2019industrie 1ère partie : état actuel 14:15 \u2014La contribution actuelle des sciences humaines à l\u2019industrie 2ème partie : L\u2019avenir des sciences dans l\u2019industrie 16:30 \u2014 Comment arriver à une meilleure utilisation des sciences dans l\u2019industrie 17:15 \u2014 Conclusion Samedi, 8 novembre 8:30 \u2014 Inscription 9:00 \u2014 Cinéma scientifique \u2014 Exposition scientifique \u2014 Rapports et colloques Section\tA\tMathématiques\tX-117 Section\tB\tBiologie\tS-118 Section B Biologie (zoologie, écologie, entomologie)\tS-116 Section C Chimie organique et physique\tY-115 Section\tD\tPhysique\tG-415 Section E Sciences de l\u2019ingénieur et urbanisme\tX-115 Section\tF\tSciences de l\u2019éducation S-144 Section G Géologie et géomorphologie, entomologie)\tP-310 Section\tH\tSciences humaines .G-815 Section I Économique et relations industrielles .Z-110 8 10:00 \u2014 Section B Biologie Panorama de la recherche en biochimie\tS-142 Section J Études anciennes Colloque de la SEGELQ sur l\u2019enseignement des civilisations grecques et romaines\tG-615 10:45 \u2014 Section B Biologie (zoologie, écologie, entomologie) Colloque sur les eaux douces\tS-l 16 13:30 \u2014 Section H Sciences humaines Colloque de la société canadienne de science po- litique\tZ-210 Section\tI\tÉconomique\tet relations industrielles\tZ-110 14:00 \u2014 Section\tA\tMathématiques\tX-117 Section\tB\tBiologie\tS-142 Section B Biologie (zoologie et écologie) .S-l 16 Section C Chimie organique et physique .Y-115 Section D Physique\tG-415 Section E Sciences de l\u2019ingénieur et urbanisme\tX-115 Section F Sciences de l\u2019éducation S-144 Section G Géologie et géomorphologie Colloque sur les applica- tions de la statistique et de la programmation électronique aux sciences de la terre\tP-310 Section\tH\tSciences humaines Colloque de l\u2019association des géographes de l\u2019Amérique française\tZ-220 Section\tJ\tÉtudes anciennes\tG-715 IMMEUBLE PRINCIPAL AMPHITHÉÂTRE AILES OUEST UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 9 Programme des activités féminines VENDREDI, 7 NOVEMBRE 1969 (À votre choix : Tour A-l ou Tour A-2 ; guides spécialisés et transports organisés pour les deux tours.) Tour A-l Départ : 9 heures a.m.du Hall d\u2019honneur de l\u2019Université de Montréal.Visite : Centre-ville souterrain : Place Ville-Marie et Place Bonaventure.Repas : Hôtel Bonaventure.Départ : Deuxième partie de la visite.Visite : Vieux Montréal et Centre d'informatique de la Ville de Montréal.Durée de cette visite : 2 heures.Retour : Hall d\u2019honneur de l\u2019Université de Montréal.Tour A-2 Départ : 9 heures a.m.du Hall d\u2019honneur de l\u2019Université de Montréal.Visite : Usines de montage General Motors, à Ste-Thérèse.Durée de cette visite : IV2 heure.Repas : Restaurant Chantecler, à Ste-Adèle.Départ : Deuxième partie de la visite.Visite : Ateliers Rousseau-Vermette, à Ste-Adèle : tapisserie et céramique.Durée de cette visite : 1 heure.Retour : Hall d\u2019honneur de l\u2019Université de Montréal.SAMEDI, 8 NOVEMBRE 1969 (À votre choix : Tour B-l ou Tour B-2 ; guides spécialisés et transports organisés pour les deux tours.) Tour B-l Départ: 10 heures a.m.du Hall d\u2019honneur de l'Université de Montréal.Visite : Vallée du Richelieu (Fort Chambly, St-Ma-thias, et., jusqu\u2019à Sorel).Repas : à Sorel.Retour : Hall d\u2019honneur de l\u2019Université de Montréal.Tour B-2 Départ: 10 heures a.m.du Hall d\u2019honneur de l\u2019Université de Montréal.Visite: Jardin botanique.Durée de cette visite : 2 heures.Repas : Restaurant Hélène-de-Champlain.Départ : Deuxième partie de la visite.Visite : Planétarium et Aquarium avec spectacle des dauphins.Durée de cette visite : 2 heures.Retour : Hall d\u2019honneur de l\u2019Université de Montréal.N.B.\u2014 Chaque Tour coûte $6.00, incluant transports, repas, guides.\u2014 À l\u2019inscription, indiquer les tours qui vous intéressent pour le vendredi et le samedi.\u2014 Pour celles qui ne peuvent participer aux activités organisées, nous aurons de la documentation sur les magasins, boutiques, spectacles, etc.\u2014 Vêtements : chauds et confortables pour les tours.Penser à la pluie possible en cette saison.10 EXPOSITION SCIENTIFIQUE Exposants\tKiosques Anglophoto Ltd.\t24 Canadian Laboratory Supplies Limited\t27 et 28 Dida Sciences Inc.\t3 Éditions de l\u2019Université\td\u2019Ottawa\t9 Fisher Scientific Co.Limited\t14 et 21 Grolier Limitée\t7 Hachette Classique\t22 McGraw-Hill Co.of\tCanada\tLtd.11 Ministère Main-d\u2019œuvre et immigration\t17 et 18 Exposants\tKiosques Microwave Instruments and Components\t31 Presses de l\u2019Université de Montréal\t19 Recherches Psychologiques Inc.\t1 Sargent-Welch Scientific of Canada Ltd.29 et 30 Société Québécoise d\u2019Exploration Minière\t13 Sodexport\t5 et 6 TechnEurop Enrg.4 Université du Québec\t26 UNIVERSITE DE MONTREAL HALL D'HONNEUR 26 27\t28 |IÉ\t29\t30 J® 31 L 25\t24\t23\t\u2014\ti\t-, n 22\ts\tU C\t20\t19\t18 10\t11\t12\tREGISTRATION 13\ti\tH P\t15\t16\t17 i J J~¦ f ¦ W111 k «h [\u2018 M1 T» W Souvenirs du frère Marie-Victorin L\u2019œuvre du frère Marie-Victorin n\u2019est pas de celle auquelle la mort de son auteur met un point final.Ce n\u2019est pas seulement la publication d\u2019un ouvrage posthume, vingt-cinq ans après son décès qui nous rend conscient de cette vérité.Cet évènement est éphémère en ce qu\u2019il a de concret.De même la collection des contributions de l\u2019Institut botanique a pris fin lorsque parut par les soins de Jules Brunet, la Flore de Cuba.Sauf sa correspondance dont une faible partie a été publiée, nous ne pouvons plus espérer lire rien d\u2019important que le maître aura écrit de sa main.Mais les monuments qu\u2019il a créés témoignent de la fécondité de son œuvre.Parce que les générations qui se succèdent ne peuvent que les enrichir, la Flore laurentienne, le jardin Botanique de Montréal, l\u2019herbier qui porte son nom prolongent un magnum opus que le temps ne peut éroder.La première de ces générations, celle de ses collaborateurs a déjà à son crédit la réédition augmentée et mise à jour de la Flore laurentienne, l\u2019addition de nouvelles serres et l\u2019achèvement du jardin auprès du Jardin Botanique, l\u2019enrichissement de l\u2019herbier et la publication d\u2019ouvrage inédits.Ces monuments rappellent la discipline scientifique que Marie-Victorin comme nous avions l\u2019habitude de l\u2019appeler quand nous parlions de lui si magnifiquement illustrés.Mais la botanique si grande que fût sa contribution à son avancement n\u2019était que le champ d\u2019action où il appliquait ses vastes connaissances de biologiste et son talent d\u2019écrivain.Toutes les branches de la biologie générale lui étaient familières, elles lui servaient dans ses travaux et elles profitaient de l\u2019effort de ses contributions à la connaissance des flores et des habitats qu\u2019il a étudiés.La géologie de sa part fut aussi l\u2019objet d\u2019un intérêt fondamental.Le vingt-cinquième anniversaire de sa mort est une occasion idéale de signaler combien toutes les disciplines des sciences de la vie ont progressé dans les universités du Québec à la suite du premier élan que leur a communiqué celui que l\u2019on aurait tort de considérer uniquement comme botaniste.Tous les biologistes du Québec peuvent le revendiquer comme l\u2019instigateur du mouvement dans lequel ils ont en partie et qu\u2019ils contribuent à accélérer.Voilà un autre aspect d\u2019une œuvre qui loin de ne survivre que dans la mémoire de ses contemporains prend avec les années une ampleur sans cesse plus grande.Il y aura cinquante ans l\u2019année prochaine que Marie-Victorin commença son enseignement universitaire.Les moyens matériels dont il fût pourvu n\u2019étaient pas considérables mais le nouveau milieu dans lequel il pénétrait élargissait son audience en même temps que le maître qu\u2019il était cet humble frère des Écoles Chrétiennes apportait à l\u2019Université de Montréal ce qui devait pour la première fois le faire connaître dans les milieux scientifiques.Autour de lui se groupèrent ceux qui étaient animés de la même curiosité, de la même ardeur et d\u2019un même idéal, c\u2019est ainsi que naquit l\u2019Association Canadienne-Française pour l\u2019Avancement des Sciences dont les débuts furent aussi modestes que les locaux exigus et sombres du laboratoire de l\u2019Université de Montréal.L\u2019ACFAS n\u2019est sans doute pas uniquement l\u2019œuvre de Marie-Victorin mais aurait-elle existé si sa présence active à l\u2019université ne l\u2019avait rendue possible ?Les talents d\u2019écrivain de Marie-Victorin ne se trouvent pas uniquement dans ses Récits Laurentiens mais bien plus encore dans les nombreux articles qu\u2019il donna aux revues et aux journaux afin de faire partager par un plus grand auditoire son amour de la science.Moins recherché que dans les exercices littéraires que sont les Récits Laurentiens et la pièce de théâtre « Ce peuple est sans histoire ».Ce style de l\u2019homme de sciences et du polémiste est d\u2019une vigueur, d\u2019une clarté, d\u2019une richesse d\u2019évocation et même d\u2019une poésie qui ne doit rien aux artifices des gens de lettres.La nature qu\u2019il a fait découvrir à ces derniers a révélé à plusieurs un monde que leurs devanciers n\u2019avaient presque toujours vu qu\u2019à travers leurs lectures et traduit par des abstractions.Ce fut une dure lutte dans laquelle Marie-Victorin se révèle comme un chef aquer-ri qui mit aux prises les champions de l\u2019enseignement des sciences et les tenants du cours classique traditionnel où les sciences naturelles n\u2019avaient que la portion congrue.Les arguments qu\u2019il apportait étaient de grande valeur, les coups qu\u2019il lui arrivait de donner allaient au but mais l\u2019arme la plus sûre, celle dont il se servait avec la plus grande maîtrise et le plus de succès était son enseignement.Ses cours étaient captivants, malgré le débit haletant que lui imposait la faiblesse de ses poumons.Étrange destinée que celle d\u2019un frère enseignant que la maladie amena à découvrir la nature, à connaître la flore de son pays et qui devint une sommité du monde scientifique.Le modeste éducateur qu\u2019il aurait pu demeurer se serait sans doute révélé d\u2019une autre façon car ses talents ne pouvaient longtemps rester sous le boisseau.La Providence à laquelle il croyait plus fermement, peut-être que d\u2019autres, dont c\u2019était la mission d\u2019en parler du haut de la chaire en a fait un des plus puissants agent du renouveau d\u2019un peuple à qui il a donné le meilleur de lui-même.Il convient qu\u2019en ce 25e anniversaire de sa mort nous nous arrêtions pour nous recueillir et rendre grâces à ce grand savant qui fut aussi un grand chrétien.Léon Lortie Président de VACFAS 1948-49 13 g X 7 utilisent la programmation paramétrique [Goal Programming5], qui est une technique qui dérive de la programmation linéaire.Ces modèles nous permettent de décrire le système sans faire d\u2019hypothèses probabilistiques.Ils nous prescrivent des valeurs pour certains paramètres qui contrôlent le système.Bibliographie 1.\tSeal, H.L.« Mathematics of a Population.» Biometrika, vol.33 (1945), pp.226-230.2.\tVajda, S.« The Stratified Semi-Stationary Population » Biometrika, vol.34 (1947), pp.243-254.3.\tYoung, A.« Models for Planning Recruitement and Promotion of Staff » Brit.J.Indst.Rel., vol.3, pp.301-310.4.\tBartholomew, D.J.« Stochastic Models for Social Processes » Wiley (1967).5.\tCharles, A.and Cooper, W.W.« Management Models and Industrial Applications of Linear Programming » [2 vols], Wiley (1961).6.\tCharles, A., Cooper, W.W., Niehaus, W.« A Model for Civilian Manpower Management and Planning in the U.S.Navy » [NATO Conference, Porto, Portugal, 1-5 Sep.1969] *.7.\tClough, D.J., Dudding, R.C., Price, W.L.« Ma- thematical Programming Models of a Quasi-Independent Subsystem of the Canadian Forces Manpower System » [NATO Conference, Porto, Portugal, 1-5 Sep.1969] *.\tH 19 Notes Voies nouvelles dans l\u2019enseignement de la Géométrie par R.BROSSARD Université de Montréal Au niveau de la recherche, une des caractéristiques de la mathématique du 20e siècle est son unité croissante, et ceci se reflète dans une certaine mesure, dans de l\u2019enseignement au niveau secondaire.La géométrie s\u2019est jusqu\u2019ici montrée assez réfractaire à ce mouvement, et il en résulte qu\u2019elle a présentement tendance à être de plus en plus comprimée.Cependant, c\u2019est un fait que la géométrie joue encore de nos jours un rôle fondamental dans notre société.Si on met rarement en doute le rôle important de la géométrie, il n\u2019en reste pas moins que des défauts d\u2019ordre pédagogique ou psychologiques sont des causes possibles de la rareté des publications dans ce domaine.De plus, la géométrie est une structure très riche : une étude récente, entreprise en Suisse par A.Delessert, montre qu\u2019au niveau secondaire, la géométrie est un carrefour où se rencontrent à peu près toutes les structures bien connues en algèbre.Ce que l\u2019on peut encore dire sous la forme « la géométrie, en tant que structure à l\u2019élémentaire, est un carrefour de structures à l\u2019avancé ».La richesse de la structure de géométrie euclidienne est certainement l\u2019une des causes des difficultés que l\u2019on rencontre.À ce sujet, on peut consulter avec profit le cours de I.A.P.M., d\u2019André Revuz, intitulé « L\u2019imbroglio des angles ».On peut considérer quatre phases dans l\u2019acquisition de connaissances de nature géométrique.Nous associerons, comme le fait Madame A.Krykovska, quatre géométries associées à ces phases : 1\t\u2014 La géométrie spontanée ; 2\t\u2014 La géométrie intuitive ; 3\t\u2014 La géométrie de la déduction locale ; 4\t\u2014 La géométrie totalement déductive.L\u2019introduction de la dernière phase au niveau secondaire présente de sérieuses difficultés, mais il faut signaler que des travaux remarquables se font dans cette direction.Le livre de J.Dieudonné, intitulé « Algèbre linéaire et géométrie élémentaire », constitue une source extrêmement féconde d\u2019inspiration ; ce livre ne s\u2019adresse pas aux étudiants des cours secondaires, mais il livre aux enseignants les réflexions et les vues d\u2019un mathématicien prestigieux.D\u2019autre part, au niveau Vendredi, 7 novembre Salle X-117, 10:00 hres de l\u2019école secondaire elle-même, le Centre Belge de Pédagogie, sous la direction de G.Papy, apporte une très importante contribution à un enseignement totalement déductif.Cette contribution est d\u2019ailleurs très bien connue dans notre province, qui a reçu, à plusieurs reprises, la visite des mathématiciens belges W.Servais et L.Delmotte.Cependant, il apparaît de plus en plus que la géométrie n\u2019est peut être pas le meilleur sujet pour introduire la notion de structure déductive formelle en mathématique.Il est bien possible que des axiomes de nature algébrique ou des axiomes tirés du domaine de la mathématique appliquée puissent fournir une bien meilleure introduction à l\u2019axiomatique.Dans cette dernière optique, la publication des travaux du mathématicien allemand A.Engel de Stuttgart est attendue avec beaucoup d\u2019intérêt.Quoique l\u2019on discute encore de l\u2019utilité des axiomes de nature géométrique au niveau secondaire, il semble bien que l\u2019on puisse introduire avec profit des fragments de la géométrie sur une base axiomatique et déductive (sans cependant entrer dans les questions difficiles de la non-contradiction et d\u2019autres propriétés logiques).On peut, par exemple, traiter formellement des axiomes d\u2019incidence.L\u2019étude du groupe des isométries et du groupe des similitudes, proposée par F.Klein, en 1872, dans son Erlangen Programme, en est un autre exemple.En fait, le point de vue d\u2019introduire le groupe des isométries engendré par un ensemble de symétries pénètre de plus en plus dans les programmes des cours secondaires.À ce sujet, on peut mentionner les travaux d\u2019Artin, de Bachman, de Lingenberg, et d\u2019autres.La géométrie de la déduction locale, comme moyen de résoudre le problème de l\u2019enseignement de la géométrie, semble s\u2019affirmer de plus en plus comme voie possible (à ce sujet, les vues officielles en Ontario et en France sont très voisines).De plus, on observe que le dessin industriel et la géométrie descriptive sont encore utilisés avec profit dans de nombreux pays pour développer l\u2019intuition et la vision spatiale.21 Un problème combinatoire et son importance en recherches appliquées par PIERRE ROBILLARD Université de Montréal Le problème des agencements connu en anglais sous le nom de « The Packing Problem » est un de ces problèmes que l\u2019on rencontre à chaque carrefour des mathématiques appliquées depuis plus de vingt-cinq ans.Brièvement le problème consiste à trouver le plus grand sous-ensemble de points d\u2019une géométrie finie telle que la distance entre deux points de l\u2019ensemble soit plus grande qu\u2019une constante donnée.La solution de ce problème n\u2019est pas connue.L\u2019importance du problème des agencements découle du fait qu\u2019il occupe une place centrale en théorie des schémas expérimentaux statistiques en théorie des codes correcteurs d\u2019erreurs, et tout récemment il est réapparu dans des théories combinatoires de récupération des informations par ordinateur.Dans notre exposé nous voulons donner en premier lieu une formulation mathématique rigoureuse du problème des agencements, en fait nous le formulerons dans un contexte géométrique et aussi en terme matriciel.Dans une seconde partie nous verrons comment le problème des agencements est apparu en théorie des schémas expérimentaux et en théorie des codes correcteurs d\u2019erreurs.On utilise la programmation dynamique et les processus de décisions dans la formulation et la solution numérique sur ordinateur du problème suivant : soit à déterminer la ligne de transmission à construire pour transporter l\u2019énergie électrique d\u2019un point A à un point B et cela à coût minimum.Les variables fondamentales du problème sont les suivantes : a)\tsoit S = un ensemble de triplets k = (xk, y zk) constituant les coordonnées d\u2019un certain nombre de points sur le profil du terrain allant de A à B ou xk est la distance horizontale à partir d\u2019un point de référence et yk l\u2019élévation de la ligne centrale par rapport à un point fixe.b)\tsoit un ensemble de tours ou pylônes dont les caractéristiques sont déterminées par leur hauteur Samedi, 8 novembre Salle X-117, 9:30 hres et aussi par les forces verticales et horizontales que l\u2019on peut leur faire porter.Il s\u2019agit donc de déterminer quelle est la distance entre chaque pylône et la hauteur de chacun d\u2019eux et ses caractéristiques de sorte que le coût total est minimum à un certain nombre de contraintes.Le tout pourrait se formaliser comme suit : soit Ck (T.) = le coût cumulatif minimum de la ligne obtenue en plaçant un pylône de type et hauteur .au point k dans S.soit C (Tf) = le coût du pylône de hauteur et de type j.Faisant usage du principe d\u2019optimalité de Bellman on peut formuler l\u2019équation fonctionnelle suivante : Ck (Tj) = min { C (T,) + Ck.\u201e (T,) } 0 /Ab et si l\u2019on donne un sens convenable (voir [3]) à l\u2019expression (Horn K OR, O) on obtient [Homju (!R, O) ~ , ce qui, en plus de généraliser un Lemine fondamental en Théorie des modules, est une reformulation sténo-graphique du Lemme de Yoneda.Aussi, ce foncteur |Hom possède-t-il un adjoint X qui généralise le X ordinaire et qui constitue la pierre d\u2019achoppement de la Théorie des Distributeurs de BENABOU [1].Théorème [3, 4].|R équivaut à une catégorie de modules semi-simples de type fini sur un anneau si, et seulement si, |R est localement arti-nienne au sens de Gabriel et son radical de Kelly est nul.Ceci généralise le Théorème de Wedderbum-Artin et donne lieu à une notion de catégorie semi-simple, elle-même liée \u2014 conformément d\u2019ailleurs (voir [5]) à la Théorie des Radicaux de CARREAU [2] \u2014 à une notion de catégorie primitive pour laquelle le Théorème de densité de Jacobson reste vrai [3].MITCHELL définit la dimension d\u2019une catégorie abélienne /A par dim.gl./A = sup {d.h.A [ ArOb/A} où d.h.A = sup {n j Ext (A, \u2014 )\t0 (Yoneda)} Par exemple, les catégories du Théorème précédent, bien que non-nécessairement abéliennes, « sont » de dimension zéro.Théorème [7].Si G(X est une catégorie de fractions généralisée d\u2019un graphe orienté libre G0, dim.gl./AGa ^ 1 + dim.gl./A.Dans le cas de G,, si les morphismes inversés sont dans /A, on a égalité pourvu que GI ne soit pas équivalente à 1.Au chapitre des fractions et en particulier des perfectionnements, mentionnons qu\u2019il est possible, grâce encore à des méthodes inspirées de celles de la Théorie des Anneaux, de remplacer la construction classique \u2014 et combien artificielle \u2014 du perfectionnement par une autre parfaitement naturelle.On dit qu\u2019une extension coextensive |R de jR est une « catégorie de fractions si V 0 sr|R(X, Y) (i) EreR(Y, Z) avec 0 zjL rsr|R et (ii) V 0 rir|R(Y, Y') avec r'seR et r'r, 0.Théorème [6].Toute catégorie additive R admet une plus grande « catégorie de fractions ».On la construit au moyen des enveloppes injec-tives des foncteurs représentables de !R, et du foncteur [Horn.Bien sûr, le perfectionnement de R, s\u2019il existe, en est une partie.Utilisant la catégorie additive libre engendrée par une catégorie quelconque O on déduit de notre construction une forme analogue pour le perfectionnement de O.Citons enfin un résultat de LEROUX-RIBEN-BOIM Théorème [8].L\u2019immersion de la catégorie usuelle des catégories semi-additives dans celle des catégories semi-additive et de leurs dérivations d\u2019ordre S, admet un adjoint à gauche et un adjoint à droite.25 Bibliographie 1\t\u2014 BENABOU, J., Théorie des distributeurs.Con- férence au Conv.di Alg.omol.(Rome, mars 1969) à paraître.2\t\u2014 CARREAU, F., Sous catégories réflexives et ra- dicaux.à paraître au Fundamenta Mathema-ticae.3\t\u2014 LEDUC, P.-Y., Catégories semi-simples et.J.Can.Math.(1968).4\t\u2014 LEDUC, P.-Y., Catégories localement.à paraître au Bull.Can.Math.5\t\u2014 LEDUC, P.-Y., Radical et primitivité.Cah.Top.Géom.diff.(1968).6\t\u2014 LEDUC, P.-Y., Catégories de fractions.Séminaire Ehresmann (Paris, fév.1969).7\t\u2014 MITCHELL, B., Dimension of a finite category.(Voir [1]).8\t\u2014 LEROUX, P.et P.RIBENBOIM, Dérivations d\u2019ordre supérieur dans les catégories semi-addi-tives Queen\u2019s Math.Reprints No 1969-22.Université de Sherbrooke\t¦ Notes Élaboration d\u2019un système informatique de gestion pour les universités du Québec par P.BRATLEY Université de Montréal Les universités du Québec, comme presque partout ailleurs, sont actuellement dans un état de développement rapide.Les systèmes d\u2019administration qui jadis suffisaient à la gestion courante des petites universités privées semblent maintenant inadéquat face aux problèmes de la surpopulation étudiante et de la dépendance de plus en plus forte des sources de financement.Pour améliorer la situation au Québec, les universités ainsi que le ministère de l\u2019éducation ont créé le comité CESIGU (Comité pour l\u2019Élaboration d\u2019un Système Informatique de Gestion Universitaire) chargé de contrôler la construction et l\u2019implantation d\u2019un système informatique de gestion qui : (1)\tsoit suffisamment flexible pour être adapté à la gestion de chacune des universités du Québec ; (2)\tassure une certaine compatibilité et comparabilité des données nécessaires à la gestion des différentes universités, pour faciliter la collaboration ; Samedi, 8 novembre Salle X-117, 14:00 hres (3)\tcontienne des techniques avancées de prédiction pour une meilleure planification aux niveaux local et provincial.Le groupe de recherche chargé de construire ce système fut constitué à même le département d\u2019informatique de l\u2019Université de Montréal.Au début un système pilote sera implanté dans cette université, et sera généralisé par la suite après une expérience opérationnelle suffisante.Le groupe de recherche béni-ficiera de l\u2019aide technique d\u2019autres institutions qui ont déjà manifesté leur désir de collaborer.Même si le projet n\u2019en est qu\u2019à ses débuts, nous tenterons, dans cette conférence, d\u2019indiquer les différents types de systèmes envisagés.Nous mentionnerons aussi les études semblables menées ailleurs, ainsi que les avantages que peuvent apporter à l\u2019université de tels systèmes de gestion.La catégorie d\u2019un espace topologique par L.DEMERS Université d\u2019Ottawa La catégorie de Lustemik-Schnirelmann d\u2019un espace topologique X (dénotée cat X) est un invariant numérique qui a été défini à l\u2019origine en relation avec des problèmes de calcul des variations.Sa définition classique est la suivante : cat X est le plus petit entier k ^ O tel que X puisse être recouvert par k + 1 ouverts contractiles dans X ; si un tel entier n\u2019existe pas, cat X = oc \u2022 Pour évaluer cet invariant, on a recours aux techniques de la topologie algébrique.T.Ganea en particulier a pu formuler une définition équivalente de cat X, en se basant sur un processus d\u2019itération de fibrés.On part d\u2019un fibré po : Eo \u2014> B, de fibre Vendredi, 7 novembre Salle X-117, 10:45 hres io : F0 -Æ0.En supposant pk : Ek B connu, on définit pk+1 : Ek + 1 B comme suit : soit E^ le mapping cone de pk.Il est clair que pk se laisse prolonger à p' : Eh \u2014> B.On transforme alors p^.en fibré et on obtient pk+1 : Ek + 1 -> B.On peut montrer que la fibre Fk+1 de pk+] a le type d\u2019homotopie du joint Fk * ÜB (on suppose que tous les espaces ont le type d\u2019homotopie de CW-complexes).Si on prend comme p0 le fibré en lacets au-dessus de B, Ganea a démontré que pour tout CW-complexe connexe B, cat B est le plus petit entier k^O tel que pk admette une section.L\u2019évaluation de cat B se ramène alors au problème de trouver 27 Notes 28 ¦ des sections de fibrés, problème qu\u2019on peut attaquer par la théorie de l\u2019obstruction.Pour ce faire, on note d\u2019abord que le procédé d\u2019itération de Ganea se ramène à la construction de joints de Whitney de fibrés : pk+1 est le joint de Whitney de pk et du fibré en lacets au-dessus de B.En particulier si p0 est lui-même le fibré en lacets, pk = P\u201e + P\u201e + \u2022 \u2022 \u2022 + P0> où Po est pris (k + 1) fois.Or on peut calculer explicitement au moins la première obstruction à une section d\u2019un joint de Whitney : si p et p' sont deux fibrés de même base et si w et cü' sont respectivement les premières obstructions à des sections de p et p', la première obstruction à une section de p + p' est oj U co'.La première obstruction à une section de pk est alors wk+', où to est la classe fondamentale de B (supposé simplement connexe).Si cet élément est nul, il faut considérer des obstructions d\u2019ordre supérieur.Jusqu\u2019ici il n\u2019y a pas de formules explicites pour calculer de telles obstructions, mais il est plausible qu\u2019elles puissent s\u2019exprimer en termes de cup-produits de (k + l)-classes de cohomologie de B.En terminant, on peut rappeler que Ganea a dualisé son processus d\u2019itération et défini ainsi la cocatégorie d\u2019un espace.L\u2019évaluation de la cocatégorie se ramène alors au calcul de rétractions de cofibrés.En dualisant les méthodes mentionnées ci-dessus, on pourra probablement montrer que la première obstruction à de telles rétractions est un produit de Whitehead.Bibliographie Ganea, T., Lustemik-Schnirelman Category and strong category, Illinois Journal of Mathematics, 11 (1967), p.417-427.Hall, I.M., The generalized Whitney sum, Quarterly Journal of Mathematics, second series, 16 (1965), p.360-384.\t¦ L\u2019emploi de la méthode statistique en foresterie par GILBERT TARDIF Il n\u2019existe pas à proprement parler de méthodes statistiques forestières, à savoir une méthode statistique issue d\u2019une théorie particulière à la foresterie.L\u2019originalité de la méthode statistique forestière tire donc son originalité \u2014 si originalité il y a \u2014 des particularismes propres à ce champ d\u2019application.Sous ce rapport, la foresterie ne se distingue donc pas de la plupart des autres branches du savoir et de la technologie.Il existe trois champs principaux d\u2019application de la méthode statistique en foresterie : \u2014\tl\u2019estimation du volume des bois \u2014\tla mesure du travail \u2014\tla recherche L\u2019estimation du volume des bois L\u2019estimation du volume d\u2019une superficie boisée se fait en deux temps : 1er temps : l\u2019estimation du volume des tiges.Le volume de la tige est estimé à partir d\u2019une fonction du type Volume = f (diamètre) appelé tarif de cubage.On construit un tarif de cubage par essence et par strate.2ième temps : l\u2019estimation du volume d\u2019une unité de surface appelée généralement parcelle-échantillon.Le volume de la Samedi, 8 novembre Salle X-117, 11:00 hres parcelle est établi par le dénombrement des tiges et la mesure de leur diamètre et par l\u2019estimation de leur volume respectif à partir du tarif de cubage.Dans la plupart des travaux d\u2019inventaire, on néglige l\u2019erreur d\u2019estimation inhérent à la mesure du volume des tiges et on retient comme variable aléatoire le volume par parcelle-échantillon.Les coûts et les difficultés de déplacement en forêt posent des problèmes délicats sur le plan du choix des plans de sondage.L\u2019emploi de la photographie à grande échelle peut contribuer quelques éléments de solution à ce problème.Les satellites de télécommunications offrent également des possibilités intéressantes.La mesure du travail Aux fins de planification et de contrôle des travaux d\u2019exploitation forestière, de l\u2019estimation des besoins en effectif et du choix de l\u2019équipement il est nécessaire d\u2019établir des lois de variation de la durée des divers éléments de travail en fonction du milieu.Par méthode de simulation on reconstitue ensuite les lois de variation de l\u2019ensemble du cycle de travail en divers milieux.La recherche Dans ce champ d\u2019activité, la méthode statistique porte principalement sur la préparation des plans expérimentaux et l\u2019analyse des données.\t¦ 29 Notes Section \u201cB\u201d BIOLOGIE Section \u201cB\u201d BIOLOGIE Salle : S-J 18\tPrés, d\u2019assemblée : Jean-Claude Panisset Vendredi, 7 novembre 10:00- 10:00 \u2014 L\u2019informatique médical au Québec Marc Lavallée, Université de Sherbrooke 11:00-11:10 \u2014 Pause-café 11:10-12:00 \u2014 Les hormones vasoactives Pierre Biron, Université de Montréal Samedi, 8 novembre Salle: S-1I8\tPrés, d'assemblée: Édouard Pagé Université de Montréal 9:00-10:00 \u2014 Pathologie comparée en recherche biomédicale André Brassard, Université Laval 10:00- 10:50 \u2014 Physiologie de l\u2019adaptation au froid Jean-Leduc, Université de Montréal 10:50-11:30 \u2014 Pause-café 11:00-11:30 \u2014 Recherche en nutrition Germain Brisson, Université Laval 11:30-12:00 \u2014 État des recherches en vivres au Canada Français René Riel, Université Laval Vendredi, 7 novembre Salle : S-142 10:00-11:50 \u2014 Recherches en bactériologie Léo Gauvreau, Université Laval 10:50-11:00 \u2014 Pause-café 11:00-12:00 \u2014 La virologie au Québec Vytautas Pavilanis, Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène, Montréal Samedi, 8 novembre Salle : S-142 Prés, d\u2019assemblée 10:00- 11:00 \u2014 11:00-11:10 \u2014 11:10- 12:00 \u2014 Louis-Marie Babineau Université Laval Panorama de la recherche en Biochimie Jean-Paul Lachance, Université de Montréal Pause-café Discussion sur le rapport précédent Walter Verly, Université de Montréal Prés, d\u2019assemblée : Marcel Cailloux Université de Montréal 14:00- 14:45 14:45 .15:00 15:00- 15:45 15:45 - 16:30 Physiologie et Biochimie végétales Maurice D\u2019Aoust, Université de Montréal Pause-café Morphologie végétale Lionel Cinq-Mars, Université Laval Botanique appliquée Heinz Gasser, Ferme expérimentale du Canada, Lennoxville 32 Les hormones vasoactives par PIERRE BIRON Université de Montréal La régulation de la circulation sanguine relève presque entièrement du système nerveux autonome et des hormones vasoactives.Ces dernières sont particulièrement étudiées par les physio-pathologistes qui veulent élucider leur rôle dans l\u2019inflammation, le choc et l\u2019hypertension ; par les néphrologues intéressés au système rénine-angiotensine ; par les cardiologues et les endocrinologues.Les recherches dans ce secteur sont très poussées au Canada français : dans le domaine du système rénine-angiotensine, Genest de l\u2019Institut de Recherches Cliniques de Montréal a véritablement fait école ; la méthode de son collaborateur Boucher est utilisée en Amérique et en Europe pour doser la rénine plasmatique humaine : de nombreux anciens élèves de Genest, devenus professeurs dans des laboratoires québécois, continuent leurs travaux dans ce domaine.Plusieurs investigateurs de chez nous possèdent une formation hors pair dans le domaine des catécholamines, des polypeptides biologiques ou des kinines.Nous avons au Québec, en plus de l\u2019équipe de Boucher au moins deux douzaines de chercheurs séniors dont le centre d\u2019intérêt majeur sont les hormones vasoactives.Le système rénine-angiotensine reçoit le plus d\u2019attention.Le plasma humain contient un activateur de la rénine que l\u2019on peut mettre en évidence en incubant de la rénine humaine avec du plasma humain à 37°C.Le dosage de la rénine-activité plasmatique par incubation en présence de résine Dowex et dosage de l\u2019angiotensine formée par essai vasopresseur sera graduellement remplacé par un essai radio-immunologique de l\u2019angiotensine IL Une nouvelle méthode permet de mesurer l\u2019activité plasmatique de l\u2019enzyme de conversion ; après séparation de l\u2019angiotensine II formée, celle-ci est mesurée biologiquement et pourra bientôt l\u2019être par colorimétrie.l\u2019angiotensine I exerce une action rénale locale, unilatérale, lorsqu\u2019infusée directement dans une artère rénale ; cet effet résulte soit d\u2019une conversion in situ ou d\u2019une activité « intrinsèque » sur récepteur.L\u2019antiotensine I subit une conversion de 50% lors d\u2019un seul passage dans le poumon animal ou humain ; le phénomène est reproduisible dans le poumon animal isolé perfusé avec du Krebs ; l\u2019angiotensine II franchit librement la circulation pul- Vendredi, 7 novembre Salle S-118, 11:00 lues monaire animale ou humaine.L\u2019hypertension de Gold-blatt est peut-être prévenue chez le chien en dérivant le sang veineux du rein clampé vers la veine porte.L\u2019angiotensine I conserve 20% de son activité biologique chez le chien époumonné par shunt cardio-pulmonaire.La sécrétion de rénine est normalement faible chez les patients atteints de Parkinson, maladie neurologique caractérisée par une faible production de dopamine.Les transplantés cardiaques ont une sécrétion de rénine normale et celle-ci répond bien au stimulus de l\u2019orthostation.Les polypeptides biologiques, angiotensine comprise, exercent des actions inotropes et chronotropes sur le cœur isolé.La déficience en magnésium chez le rat produit des modifications de l\u2019appareil juxta-glomérulaire, site morphologique de la sécrétion de rénine.La vasopressine augmente chez le chien l\u2019ammoniaque sanguine et stimule sa rétention rénale.Le cathétérisme ombilico-portal et sus-hépatique permet d\u2019étudier les effets de cette hormone sur l\u2019hémodyna-mique du foie chez des patients cirrhotiques.Le métabolisme tissulaire des catécholamines est modifié au cours de l\u2019hypertension artérielle expérimentale chez le rat.La 6-hydroxy-dopamine exerce une action chro-notrope et dromotrope sur le cœur de mammifère.Les peptides biologiques agissent sur la neurotransmission cholinergique et adrénergique au niveau du système nerveux central et autonome.Le métabolisme pulmonaire des hormones vasoactives est très sélectif : angiotensine II, adrénaline, vasopressine et oxytocine n\u2019y sont pas épurées ; il y a inactivation légère de la noradrénaline, histamine, substance P, physalémine et élédoisine ; prostaglandine, bradykinine et sétonine y disparaissent à 95% en un seul passage.Acétylcholine, prostaglandine, angiotensine et noradrénaline modifient le flux sanguin rénal étudié par la courbe de disparition du Krypton85.Voilà donc une esquisse illustrant le genre de travaux qui se font concernant la pharmacologie, le dosage, le métabolisme et la phy-sio-pathologie de ces substances qui contrôlent la macro et la micro circulation et que rend difficile à mesurer dans les tissus leur puissance biologique remarquable à des concentrations infinitésimales.\t¦ 33 Notes Botanique appliquée par H.GASSER Ferme expérimentale du Canada, Lennoxville Le rapport a été préparé à partir d\u2019un inventaire des projets de recherches en agriculture fait par le Service de la Recherche du Ministère de l\u2019Agriculture du Canada \\ Étant donné le court lapse de temps mis à ma disposition pour préparer ce rapport, cet inventaire presque uniquement a servi dans l\u2019accomplissement de ma tâche.Il est d\u2019ailleurs très complet et son seul défaut est sa date de publication qui est février 1967.Seuls les travaux en cours au 1er octobre 1966 y figure et ce qui suit en est une compilation partielle.La compilation a été faite par institutions de recherches, c\u2019est-à-dire, les Universités, les Services de Recherches des Ministères d\u2019Agriculture provincial et fédéral.Pour chacune des institutions, ont été compilé séparément les travaux pouvant être classés en botanique appliquée, en génétique et amélioration des plantes, en nutrition des plantes et fertilité des sols, en science des sols (général) et finalement en biologie générale.Il va de soit que la classe botanique appliquée est employé dans un sens plus restreint et un peu moins large qu\u2019il apparaît dans le titre.Faculté d\u2019Agriculture de l\u2019Université Laval \u2014 Le nombre total de projets en marche, principalement à la faculté d\u2019Agriculture de l\u2019Université Laval1, en octobre 1966 était de 31.Ceux-ci représentaient une main-d\u2019œuvre de 6.9 hommes-année, si l\u2019on ose exprimer ainsi le temps d\u2019un homme employé pendant une année complète.Les effectifs de recherches semblent assez bien distribué puisqu\u2019on trouve 1.8 hommes-année en botanique appliquée, 1.1 en génétique et amélioration des plantes, 1.0 en fertilité des sols et nutrition des plantes, 1.4 en sciences des sols et 1.6 en biologie générale.Il faut admettre que les travaux ainsi enregistrés ont pu changer de forme, d\u2019importance ou même être discontinués.De même, depuis 1966 et il 1.\t1966 Inventory of Agricultural Research Projects pre- pared for the « Canadian Agricultural Services Coordinating Committee » by the Research Branch Canada Department of Agriculture, Ottawa, 1967.Samedi, 8 novembre Salle S-142, 15:45 hres est facile de le concevoir, le personnel professorial a certainement augmenté et on peut admettre que des projets nouveaux ont été entrepris.Collège Macdonald de l\u2019Université McGill \u2014 Le Collège Macdonald qui est la faculté d\u2019Agriculture de l\u2019Université McGill tend toujours plus vers le bilinguisme.Ceci veut dire que l\u2019on trouve plusieurs chercheurs autant dans le professoriat que parmi les étudiants gradués, qui sont francophiles, sinon francophones.De la sorte, le nombre total de projets de recherches à cette faculté en ce qui concerne ce rapport est de 11, représentant 1.7 hommes-année.On trouve 0.1 homme-année en botanique appliquée, 0.7 en génétique et amélioration des plantes, 0.2 en fertilité et nutrition des plantes, 0.4 en sciences des sols et 0.3 en biologie générale.Là aussi on peut s\u2019attendre qu\u2019il y ait eu des changements depuis octobre 1966 et il est souhaitable que ceci apparaissent à notre prochain rapport.Service de la Recherche Agricole, Ministère de l\u2019Agriculture et de la Colonisation du Québec \u2014 Évidemment ce Service est voué à la recherche agricole de par son titre, plus précisément à une recherche d\u2019ordre très pratique.C\u2019est ainsi qu\u2019on trouve beaucoup de projets en essais de variétés d\u2019espèces céréalières, fourragères et horticoles qui sont inscrits aux Stations de Recherches Agricoles de Deschambault, St-Hyacinthe, La Pocatière, les Buissons, Cap-aux-Corbeaux, St-Cœur de Marie et d\u2019autres.On note des projets dont le but est de déterminer la valeur des produits herbicides, insecticides ou autres.On rapporte aussi ceux qui ont trait à la classification des sols dans différents comtés de la Province de Québec.En résumé, on a enregistré 45 projets au Service de la Recherche Agricole du M.A.C.Q.en octobre 1966.Ceci représente 14.2 hommes-année dont 5.6 en botanique appliquée, aucun en génétique et amélioration des plantes, 2.7 en fertilité des sols et nutrition des plantes, 5.9 en science des sols dont 4.2 hommes-année sont mobilisés par la classification des sols.Il n\u2019y a pas de travaux en biologie végétale.35 Service de la Recherche, Ministère de l\u2019Agriculture du Canada \u2014 Le Service de la Recherche du Ministère de l\u2019Agriculture du Canada comprend des Stations de Recherches et des Fermes Expérimentales dans le Québec.Il y a présentement trois stations de recherches, c\u2019est-à-dire, celles de St-Jean, Québec et Lennoxville.Les fermes expérimentales sont à l\u2019Assomption, La Pocatière, Normandin et Caplan.Les travaux de ce service sont d\u2019ordre fondamental, appliqué et même pratique.Ces derniers se rencontrent surtout dans les Fermes Expérimentales.En 1966 on y avait enregistré 61 projets représentant 20.6 hom- mes-année.En détail, la botanique appliquée occupait 8.3 hommes-année, la génétique et amélioration des plantes 2.7, la fertilité des sols et nutrition des plantes 6.0, la science des sols 1.0 et la biologie générale 2.6.En conclusion, je voudrais souligner l\u2019importance que la recherche agricole prend au sein de cette section de botanique appliquée et génétique.Même si ces travaux sont souvent d\u2019ordre pratique, il ne faut pas oublier que ce sont souvent des chercheurs qui font aussi de la vulgarisation qui se sont engagés à les entreprendre.\t¦ Notes Recherches en Bactériologie par LÉO GAUVREAU Université Laval Vendredi, 7 novembre Salle S-142, 10:00 lires Depuis les trois dernières décennies, les prodigieux progrès réalisés dans le domaine de l\u2019immunologie, de l\u2019antibiothérapie et de la prévention ont profondément modifié le profil de la pathologie infectieuse dans notre milieu, de même que les méthodes de travail des bactériologistes.La disparition presque complète des syndromes infectieux classiques tels que la diphtérie, la scarlatine, les fièvres puerpérales, la pneumonie franche lobaire, la régression spectaculaire de la tuberculose et les succès de la thérapeutique en générale auraient dû normalement réduire de façon sensible notre champ d\u2019activité.Mais maintenant les bactériologistes ont à faire face à de nouveaux problèmes, à savoir : celui des infections iatrogènes consécutives à l\u2019emploi de plus en plus courant d\u2019antibio- État des recherches en vivres au Canada français par RENÉ RIEL Université Laval L\u2019activité alimentaire est une préoccupation essentielle dont les problèmes sont liés à l\u2019accroissement actuel et futur des populations humaines.Le Québec ne produit que 30% de ses besoins alimentaires et ne possède aucune politique de recherche en vivres.Avant 1962, les recherches alimentaires sont poursuivies par le professeur Brochu d\u2019Oka et quelques professeurs de l\u2019École provinciale de Laiterie qui, à travers leurs nombreux enseignements et avec des moyens très faibles, réussissent à réaliser des études sur les produits laitiers.Le Québec connaît un tournant en 1962 avec la fondation d\u2019un département des Vivres à la Faculté d\u2019Agriculture de l\u2019Université Laval et avec la création, tiques, des corticostéroides et autres substances immu-no-suppressives ; celui de la résistance aux antibiotiques et de sa transmission auxquels viennent s\u2019ajouter ceux que pose la survenue, dans le groupe des bactéries pathogènes, de microorganismes mal connus et autrefois jugés inoffensifs.Ces problèmes ouvrent aux bactériologistes de nombreux champs d\u2019investigation tant sur le plan fondamental que sur le plan clinique et plusieurs y sont déjà engagés.Il convient de mentionner celui de la génétique bactérienne pour ce qui a trait tout particulièrement à la virulence et à la résistance aux antibiotiques.Les autres champs d\u2019action concernent la taxonomie, l\u2019épidémiologie, la prévention par de nouvelles méthodes immunologiques et l\u2019amélioration des méthodes de dépistage et de diagnostic.¦ Samedi, 8 novembre Salle S-118, 11:30 hres par le Ministère provincial de l\u2019Agriculture et de la Colonisation, d\u2019un département de technologie alimentaire dans un nouvel Institut de Technologie agricole à St-Hyacinthe.L\u2019un et l\u2019autre s\u2019installent dans des locaux permanents en 1966 et sur le plan des vivres, sont maintenant dotés d\u2019équipements modernes.Ces deux institutions offrent donc les bases et les cadres où le potentiel de la recherche alimentaire est élevé.L\u2019Université Laval a maintenant six professeurs en vivres qui dirigent les recherches de 25 étudiants gradués et de huit assistants.L\u2019Institut de Technologie agricole compte 16 professeurs et 4 assistants dans son département de Technologie alimentaire.Il faut ajouter à ce tableau les recherches laitières effectuées à la 37 _ ÜsiMi Notes -\u2014- Société Coopérative Agricole de Granby dont les états sont régulièrement communiqués aux réunions annuelles de l\u2019ACFAS.La recherche alimentaire est encore dans son enfance au Canada français et son importance relative dans les institutions où elle s\u2019accroche reste faible.Ainsi à l\u2019Université Laval, le département des Vivres ne représente sur le plan personnel et budget que le dixième de la Faculté d\u2019Agriculture dont il fait partie.De plus, l\u2019enseignement et les tâches administratives laissent à chacun des professeurs moins de 25% de leur temps pour la recherche.Les budgets de fonctionnement de l\u2019université sont prioritairement pour l\u2019enseignement de sorte que les professeurs doivent gaspiller un temps précieux à la quête et à l\u2019administration de subventions de recherche généralement trop mesquines.De plus, les systèmes d\u2019aide au chercheur individuel ne sont pas favorables au progrès et à l\u2019excellence comme on essaie de le laisser croire.Au lieu d\u2019être basés sur une politique cohérente de rattrapage ou de développement d\u2019une discipline ou d\u2019un secteur particulier, les systèmes de subvention maintiennent le chercheur universitaire dans l\u2019inquiétude nerveuse et accentuent l\u2019écart entre les débutants et les empires.Pour développer la recherche alimentaire au Canada français il faut focuser massivement les efforts sur les institutions qui existent déjà.Les moyens de recherche doivent être fournis au chercheur sans que celui-ci soit tenu de faire de la sollicitation.À cet égard, l\u2019État devrait apporter tout le support financier à la recherche sur les aliments à l\u2019Université Laval et à l\u2019Institut de Technologie Agricole et il devrait instituer ses propres programmes d\u2019encouragement à la recherche industrielle.\ta L\u2019informatique médical au Québec par MARC LAVALLÉE Université de Sherbrooke En roman de science fiction, la créature automate finit toujours par détruire le savant maléfique qui l\u2019a engendrée.Le même sort attend-il les imprudents qui ont permis qu\u2019on implante dans leur hôpital un de ces monstres électroniques qu\u2019on appelle ordinateur.Faute d\u2019infliger une dépression nerveuse aux médecins et administrateurs hospitaliers aux nerfs solides, la machine se contentera-t-elle de pratiquer une formidable ponction dans leur budget, leur emploi du temps et leur personnel ?Les résultats escomptés, économie de temps, d\u2019argent, réduction de personnel, efficacité accrue, amélioration de la qualité des soins sont-ils à portée de la main ou constituent-ils un mirage inaccessible ?C\u2019est aux États-Unis qu\u2019on rencontre le plus grand nombre d\u2019hôpitaux faisant usage d\u2019ordinateur et c\u2019est là également que l\u2019informatique médicale a atteint le plus grand développement tant au niveau de la conception que de l\u2019implantation des systèmes.Au Canada, il n\u2019y a pas d\u2019hôpital ni de centre pouvant se réclamer d\u2019une automation sinon que très partielle et même encore à peine sortie du stade de la mise en opération.Dans le domaine des applications médicales, on ne peut parler de recherche, ayant donné lieu à des réalisations opérationnelles dans le milieu hos- Vendredi, 7 novembre Salle S-118, 10:00 hres pitalier, bien qu\u2019on trouve en plusieurs endroits des projets de recherches d\u2019orientation clinique fort valables mais sans débouché direct sur la pratique médicale.Il n\u2019y a pas au niveau du gouvernement d\u2019Ottawa d\u2019organisme central de planification et le ministère se contente d\u2019approuver ou de refuser les projets émanant d\u2019initiatives privées pourvu qu\u2019on fasse attention à la duplication des efforts de recherche.Au Québec, l\u2019informatique est rattachée au Service de l\u2019Assurance Hospitalisation qui a élaboré un embryon de politique d\u2019ensemble tant au niveau de l\u2019implantation que de l\u2019opération.Les initiatives y sont encore bien modestes et aucune des opérations ne saurait encore attirer l\u2019attention de visiteurs étrangers.L\u2019ambition ou l\u2019audace, sinon l\u2019imagination, semble avoir manqué, ou du moins, avoir été écartée, si elle a existé au moment de la conception du projet, peut-être à cause des difficultés de financement ajoutées à l\u2019absence d\u2019une véritable équipe de chercheurs assez puissante et assez vivante pour engendrer de nouveaux concepts.Si le Québec veut assumer un rôle quelconque dans le domaine de l\u2019informatique médicale, il devra rapidement s\u2019appliquer à constituer des équipes dont les moteurs principaux ne sont pas absorbés par la 39 financer non seulement des projets d\u2019opération, comptable ou de laboratoire mais de véritables projets de recherche dans quelques grands centres pilotes infiniment mieux pourvus en hommes et en équipement que ceux qui existent actuellement au Québec.Notes direction de laboratoires cliniques ou de grands bureaux comptables et qui pourront consacrer à l\u2019informatique d\u2019autres périodes que quelques heures arrachées à leurs multiples activités.Ces directeurs de projet devront s\u2019adjoindre de véritables spécialistes en informatique et le gouvernement du Québec devrait s\u2019efforcer de Recherche en nutrition par GERMAIN BRISSON Université Laval La recherche en nutrition animale ou humaine constitue une activité scientifique à caractère pluridisciplinaire qui peut se dissimuler sous des vocables autres que celui de la nutrition.Pour cette raison, il est très difficile de faire une mise au point qui tiendrait compte de toutes les recherches qui s\u2019effectuent actuellement dans des départements universitaires de biologie, de biochimie, de zootechnie, de diététique, des vivres, etc.ou dans des départements d\u2019instituts ou d\u2019hôpitaux.Jusqu\u2019à présent, donc, sauf les travaux effectués à l\u2019Institut de diététique et de nutrition à l\u2019Université de Montréal, les recherches en nutrition ont été faites par Samedi, 8 novembre Salle S-1J8, 11:00 lires des chercheurs isolés dans des cadres administratifs où cette activité n\u2019avait pas la première priorité.Parmi les événements heureux dans ce domaine, signalons la création récente du Centre de recherches en nutrition à l\u2019Université Laval.Ce centre fut créé le 9 octobre 1968 et groupe actuellement 26 professeurs-chercheurs.Une subvention concertée accordée à l\u2019Université Laval par le Conseil national des recherches doit assurer l\u2019organisation initiale de ce centre.Plusieurs projets d\u2019intérêt pluridisciplinaire ont déjà été élaborés et portent principalement sur la nutrition azotée, sur la nutrition lipidique et sur la nutrition dans les toxicomanies.\t¦ Pathologie comparée en recherche biomédicale par ANDRÉ BRASSARD Université Laval La pathologie comparée est la science des phénomènes physiopathologiques observés chez les êtres vivants, de la plante à l\u2019homme.Dans l\u2019optique de cette tentative de définition, l\u2019auteur essaye de démontrer, à la suite de son expérience personnelle, que la pathologie comparée est et doit être multidisciplinaire dans son application à la recherche biomédicale.L\u2019étude de la pathogénèse de l\u2019hyperbarisme ou de la glomérulonéphrite à auto-anticorps ou de l\u2019amy-lose expérimentale sert d\u2019autant mieux la science si elle est faite à travers un regroupement de spécialistes.L\u2019auteur fait le point sur son expérience tant scientifique qu\u2019humaine qu\u2019il a vécue depuis les cinq dernières années au Centre de Biomédecine de l\u2019Université Laval.Cette expérience embrasse des champs aussi diversifiés que : 1) la pathologie des animaux de Samedi, 8 novembre Salle 118, 9:00 hr es laboratoire et de celle des animaux sauvages gardés en captivité ou non, 2) l\u2019étude immunohistochimique de l\u2019amylose expérimentale, 3) l\u2019étude de la localisation par immunofluorescence d\u2019une glycoprotéine d\u2019origine tumorale chez le rat embryonnaire et adulte 4) l\u2019immunopathologie des glomérulonéphrites expérimentales provoquées par différents antigènes rénaux et urinaires 5) les conséquences pulmonaires de l\u2019oxygénation extra-corporelle.L\u2019évolution des perspectives de la pathologie comparée en recherche biomédicale est discutée en fonction de la « déstructuration » des cadres existants et du « regroupement » des scientistes qui en font partie.Le chercheur qui se construit une tour d\u2019ivoire se « sert » mais nuit à la science.!\t¦ 41 La virologie au Québec par VYTAUTAS PAVILANIS Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène, Montréal Lwoff et Fournier en 1966 ont proposé une définition des virus qui a permis d\u2019englober tous les virus dans un seul système taxonomique, mais les différentes méthodologies utilisées dans les études des virus permettent de les subdiviser en virus des plantes, virus des insectes, virus des animaux, virus de l\u2019homme et virus des bactéries.La virologie comme science est enseignée dans plusieurs Facultés des Universités de Montréal, Laval et Sherbrooke.Les recherches sur les virus des plantes sont poursuivies dans les laboratoires du Ministère de l\u2019Agriculture.Les virus des insectes sont étudiés à Québec et à l\u2019Université de Montréal.Vendredi, 7 novembre Salle S-142, 11:00 hres Les virus d\u2019importance vétérinaire sont étudiés à l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal et très largement dans les laboratoires du Ministère de l\u2019Agriculture à Hull.Les virus des maladies humaines et la virologie fondamentale sont étudiés dans les Universités Laval, Sherbrooke, Montréal et à l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal.Les recherches de virologie clinique se font dans plusieurs hôpitaux de la Province.Les virus des bactéries (bactériophages) sont le sujet d\u2019étude de plusieurs bactériologistes et biochimistes.Une analyse critique des travaux de recherches en virologie sera donnée.\t¦ Notes 42 Section \u201cB\u201d BIOLOGIE Zoologie Ecologie Entomologie Section \u201cB\u201d BIOLOGIE zoologie, écologie, entomologie Vendredi, 7 novembre Sülle : S-l 16\tColloque sur l\u2019océanographie Prés, d\u2019assemblée : Pierre Brunei Université de Montréal 10:00- 10:30 \u2014 Océanographie au Québec \u2014 Recherches universitaires Guy Lacroix, Université Laval 10:30- 11:00 \u2014 Recherches gouvernementales Julien Bergeron, Ministère de l\u2019Industrie et du Commerce 11:00-11:15 \u2014 Pause-café 11:15-12:00 \u2014 Discussions Samedi, 8 novembre Salle .S-l 16\tColloque sur la faune et l\u2019écologie terrestre Prés, d'assemblée : Roger Bidcr 9:00- 9:30 \u2014 Ornithologie\tMcDonald College R.McNeil, Université de Montréal 9:30- 10:00 \u2014 10:00- 10:30 \u2014 10:30- 10:45 \u2014 10:45 - 12:00 \u2014 Entomologie W.Quednau et B.R.Philogène, Laboratoire de recherche forestière du Vallon Mammalogie et Herpétologie J.A.Pierrard.École vétérinaire de St-Hyacinthe Pause-café Discussions 14:00- 14:30 14:30- 15:00 15:00- 15:15 15:15 - 16:00 16:00- 17:00 Colloque sur les eaux douces Prés, d\u2019assemblée : Y.P.Currier Limnologie\tService Can.de la Faune G.Leduc, Université Sir George Williams Ichtylogie Paul Bouchard, Min.du Tourisme de la Chasse et de la Pêche Pause-café Discussions sur les deux rapports Panel sur différents sujets a)\tEnseignement de la zoologie aux différents niveaux b)\tCoopération entre les différents laboratoires de recherches universitaires et gouvernementaux c)\tPublication des recherches dans les revues scientifiques 44 L\u2019entomologie par W.QUEDNAU et B.R.PHILOGÈNE Laboratoire de recherche forestière du Vallon Les recherches touchant directement ou indirecte-à l\u2019écologie des insectes dans les centres de recherche du Québec et du Canada francophone peuvent facilement se diviser en trois groupes : recherche dans les universités, recherche dans les laboratoires du gouvernement fédéral, recherche dans les stations du gouvernement du Québec.Le ministère de l\u2019agriculture du gouvernement du Québec, dans son programme de protection des cultures, emploie deux entomologistes à plein temps, qui s\u2019occupent, entre autre chose, de l\u2019étude des facteurs écologiques auxquels sont soumis les insectes d\u2019importance économique.Ces chercheurs ne semblent pas avoir l\u2019aide technique qui leur serait nécessaire pour faire des travaux plus structurés.Au niveau forestier, d\u2019autre part, aucun programme d\u2019étude écologique de la faune entomologique ne semble exister au niveau provincial.Dans les universités du Canada français, on remarque que ce sont avant tout les universités Laval, de Montréal et Sherbrooke qui s\u2019occupent activement d\u2019entomologie et plus spécifiquement d\u2019écologie.Notons en passant qu\u2019aucune de ces universités ne possède de département d\u2019entomologie et que cette science se trouve incluse dans un plus grand ensemble dit de sciences biologiques.À l\u2019Université Laval, trois professeurs sont spécialistes en entomologie et ils s\u2019adonnent tous trois à des projets de nature écologique, se spécialisant particulièrement en écologie des Hyménoptères.La faculté de foresterie, contre toute attente ne possède pas de spécialiste en entomologie forestière.Cependant l\u2019actuel professeur en entomologie de cette faculté a déjà entrepris des études de nature écologique sur les fourmis.D\u2019autre part, il faut mentionner que les entomologistes de l\u2019Université Laval se trouvent à collaborer à certains programmes avec leurs collègues du gouvernement provincial.À l\u2019Université de Sherbrooke, l\u2019écologie des insectes est entre les mains de 2 professeurs.Leur travail a une portée autant théorique que pratique et s\u2019apparente surtout à l\u2019entomologie forestière.L\u2019Université de Montréal pour sa part offre, avec sa station de Samedi, 8 novembre Salle S-116, 9:30 hres biologie, un intéressant potentiel pour des études écologiques en entomologie aquatique et forestière.Un seul chercheur cependant est actuellement en mesure d\u2019entreprendre de tels travaux, avec des étudiants gradués.C\u2019est au niveau des laboratoires du gouvernement fédéral que l\u2019on trouve la plus importante contribution à l\u2019étude de l\u2019écologie des insectes.Cette contribution est importante non seulement par le nombre d\u2019entomologistes et d\u2019assistants qui s\u2019en occupent mais également par le nombre de projets en marche et leur portée pratique.Le gouvernement du Canada possède au Québec deux stations de recherches importantes.L\u2019une est sous le contrôle du Ministère de l\u2019Agriculture et se trouve à Saint-Jean.L\u2019autre, qui est probablement le plus grand centre actuel de recherches ento-mologiques au Québec, fait partie du Service canadien des Forêts.C\u2019est le Laboratoire de Recherches forestières de Sainte-Foy.Alors qu\u2019à Saint-Jean les 6 entomologistes (et leurs techniciens) du Ministère de l\u2019Agriculture s\u2019occupent essentiellement de l\u2019écologie et de la répression des insectes d\u2019importance agricole, à Sainte-Foy 8 des 12 entomologistes à l\u2019emploi du Ministère des Pêches et Forêts travaillent sur des problèmes d\u2019entomologie forestière de nature écologique.La dynamique des populations, la lutte biologique, l\u2019écophy-siologie sont particulièrement à l\u2019étude.De plus, ces chercheurs sont épaulés dans leurs travaux de pas moins de 6 techniciens qualifiés et d\u2019une douzaine d\u2019étudiants saisonniers.Il y a énormément à faire dans le domaine de l\u2019écologie des insectes au Canada français.On doit surtout souligner que l\u2019effort au niveau des universités est insuffisant et reste en deçà, par exemple, de la recherche qui se fait dans les laboratoires du gouvernement fédéral.Le gouvernement de la province offre très peu de possibilités dans ce domaine.L\u2019absence d\u2019un bon département d\u2019entomologie dans une université canadienne-française réduit considérablement les possibilités qu\u2019auraient les jeunes Canadiens français de se lancer dans cette importante branche de l\u2019entomologie qu\u2019est l\u2019écologie des insectes.\t¦ 45 Notes 46 Mammalogie et herpétologie par J.A.PIERRARD École vétérinaire de St-Hyacinthe Samedi, 8 novembre Salle S-116, 10:00 hr es Au moment où les exigences de l\u2019édition nous contraignent à remettre ce rapport, l\u2019enquête effectuée ne nous a encore donné que des résultats partiels et il convient d\u2019en tenir compte dans l\u2019appréciation des notes qui suivent.Quelques idées générales semblent néanmoins se dégager dès à présent.La première observation que l\u2019on peut faire est la faiblesse des montants de toutes sources consacrés à la recherche dans les domaines de la mammalogie et de l\u2019herpétologie.Ce qui est plus grave encore, c\u2019est qu\u2019il semble que les augmentations annuelles des budgets de recherche en mammalogie ne soient pas comparables avec celles que l\u2019on constate dans d\u2019autres domaines.La quasi totalité des fonds octroyés sont d\u2019origine gouvernementale.En deuxième lieu, on remarque qu\u2019il n\u2019y a qu\u2019un L\u2019océanographie au Québec Recherches universitaires par GUY LACROIX Université Laval Trois universités québécoises participent, à un titre ou l\u2019autre, à des recherches océanographiques dans les eaux du Québec : l\u2019université McGill, l\u2019Université Laval et l\u2019université de Montréal.L\u2019université McGill et l\u2019université Laval comptent la grande majorité des chercheurs qui œuvrent dans ce domaine et elles sont les seules au Québec à posséder des laboratoires d\u2019océanographie quelque peu structurés et individualisés.Dans le passé, l\u2019université McGill a, dans une large mesure, centré ses efforts sur les eaux arctiques et tropicales ; son intérêt pour les eaux du Saint-Laurent est de date plus récente.L\u2019université Laval et l\u2019université de Montréal ont essentiellement déployé très petit nombre de chercheurs engagés dans les domaines de la mammalogie et plus encore, de l\u2019herpé-tologie.Même des organisations importantes, à la pointe de la recherche dans d\u2019autres domaines, n\u2019ont généralement qu\u2019un seul, parfois deux ou trois mam-malogistes et, le plus souvent, aucun herpétologiste dans leurs cadres.Ces quelques chercheurs ont généralement plusieurs projets en cours.Ils sont cependant obligés de les réaliser avec un personnel réduit.Même si la plupart des chercheurs impliqués prévoient donner plus d\u2019expansion à leurs travaux dans les mois qui viennent, il ne semble pas que l\u2019on puisse trouver là d\u2019orientation générale dans une direction donnée ; les facteurs limitatifs restent toujours l\u2019aspect financier et, peut-être comme corollaire à ce premier facteur, le faible nombre de chercheurs.\t¦ Vendredi, 7 novembre Salle S-116, 10:00 hres leur activité de recherche dans l\u2019estuaire et le golfe du Saint-Laurent.Toutes ces recherches universitaires sont faites avec l\u2019appui financier partiel ou total de l\u2019État, mais la coopération entre les laboratoires gouvernementaux çt les laboratoires universitaires n\u2019a pas toujours la cohérence que plusieurs souhaiteraient.Plusieurs problèmes auxquels font face les chercheurs tant universitaires que gouvernementaux trouveraient peut-être leur solution dans une utilisation plus rationnelle des ressources collectives, tant sur le plan intellectuel que sur le plan de l\u2019organisation matérielle.\t¦ 47 Notes 48 La recherche en limnologie au Québec par G.LEDUC Université Sir George Williams Le Québec se place au premier rang parmi les provinces canadiennes pour l\u2019importance de ses ressources hydrauliques et ce capital naturel est en grande partie responsable de l\u2019essor économique et industriel du Québec au cours des dernières décades.L\u2019attrait naturel de ces eaux et de leur faune sont également devenus un centre d\u2019attraction touristique vital pour l\u2019économie et le bien-être du Québec.Toutefois, le Québec semble peut se soucier de la valeur de ce capital naturel.Comme dans tous les autres domaines de l\u2019activité humaine la recherche scientifique sur l\u2019eau est une condition essentielle à une utilisation rationelle et efficace de cette ressource.Le Québec retient moins de 15% des dépenses globales des recherches sur l\u2019eau effectuées au Canada et ne se situe qu\u2019au septième rang si l\u2019on considère les dépenses totales per capita.Ce rapport tentera d\u2019attirer l\u2019attention non pas sur le domaine de l\u2019eau pris dans son ensemble mais du point de vue limnologique, c\u2019est-à-dire, considérant l\u2019eau comme élément vital de notre faune aquatique.Dans cette optique, nous tenterons, à la lumière des informations disponibles, de faire le point sur l\u2019état actuel de la recherche en limnologie physique, chimique et biologique.La recherche limnologique au Québec est surtout effectuée dans les universités.Environ 25 professeurs universitaires du Québec dirigent environ 50 projets de recherche limnologique auxquels y participent environ 30 étudiants gradués.La répartition des projets de recherche selon les secteurs se situe approximativement comme suit : Samedi, 8 novembre Salle S-116, 14:00 hres Invertébrés sauf les insectes\t24% Entomologie aquatique\t14% Écologie et aménagement du poisson\t22% Pollution et toxicologie aquatique\t18% Phycologie\t12% Plantes aquatiques\t2% Limnologie, physico-chimique\t2% Cet effort de recherche limnologique\tne repré- sente toutefois qu\u2019environ 20% de toute la recherche dans le domaine de l\u2019eau actuellement en cours dans les universités du Québec.Si la recherche scientifique doit éventuellement servir la société il a deux questions majeures qui apparaissent à l\u2019horizon de la prochaine décade : « La civilisation des loisirs » « La civilisation de la pollution » L\u2019homme de demain aura de plus en plus de temps libre et demandera un accès et une utilisation croissante de nos nappes d\u2019eau pour ses loisirs.Par contre, l\u2019expansion démographique et industrielle a, jusqu\u2019à date, sérieusement compromis l\u2019avenir de nos ressources hydrauliques.Est-ce que nous allons laisser le conflit dégénérer en catastrophe ?Seuls la recherche scientifique et son application efficace par les autorités civiles permettent d\u2019entrevoir une solution.Voilà le défi lancé aux limnologistes du Québec pour les années 80.\t¦ 49 50 Section \u201cCT CHIMIE ORGANIQUE CHIMIE PHYSIQUE 51 Section CHIMIE ORGANIQUE, CHIMIE PHYSIQUE Salle: Y-115 Vendredi, 7 novembre Prés, d\u2019assemblée : Léon St-Pierre Université McGill Colloque sur la Répartition des Domaines de Recherche en Chimie entre les Universités Une planification de la recherche s\u2019impose-t-elle ?Si oui, devrait-elle se faire au niveau provincial ?fédéral ?Quel rôle l\u2019ACFAS pourrait-elle jouer dans une telle planification ?Il faudrait aussi définir ce que l\u2019on entend par « planification ».Est-ce qu'une université en particulier devrait se spécialiser dans un ou deux domaines de recherche bien spécifiques ?Quels effets aurait une telle politique sur l\u2019enseignement universitaire ?La façon de regrouper les efforts serait peut-être de diriger les activités de recherche à l\u2019intérieur d\u2019un département ou d'une faculté en utilisant, pour étudier tous les aspects d\u2019un problème, le groupe de spécialistes que représentent les professeurs.De quelle façon la liberté académique s\u2019en trouverait-elle modifiée ?Est-ce que, à l\u2019Université du Québec, on devrait chercher à développer les domaines de recherche qui sont les plus négligés au Québec ?Quels sont-ils ?10:00- 12:00 \u2014 La répartition des Domaines de Recherche en Chimie entre les Universités Participants :\tPaul A.Giguère, Université Laval R.Rivest, Université de Montréal J.M.Lalancette, Université de Sherbrooke D.Vocelle, Université de Québec Samedi, 8 novembre Salle: Y-115 Prés, d\u2019assemblée : M.C.Barbeau Université Laval 9:00\t\u2014 La Recherche sur les Pâtes et Papiers au Canada Français R.De Montigny, Institut Canadien de Recherches sur les Pâtes et Papiers 9:45\t\u2014 Chimie et Physique des Grosses Molécules R.H.Marchessault, Université de Montréal 10:30\t\u2014 Pause-café 11:00\t\u2014 La recherche en chimie inorganique et analytique dans les uni- versités du Québec J.E.Desnoyers, Université de Sherbrooke 11:45\t\u2014\tFilm éducatif Prés, d\u2019assemblée : M.A.Cabana Université de Sherbrooke 14:00\t\u2014 État des Recherches en Chimie quantique et en Spectroscopie Moléculaire au Québec C.Sandorfy, Université de Montréal 14:45\t\u2014\tLa Chimie Organique H.Favre, Université de Montréal 15:30\t\u2014\tPause-café 16:00\t\u2014\tFilm sur la Résonnance Magnétique Nucléaire 52 La recherche sur les pâtes et papiers au Canada français par R.DeMONTIGNY Institut canadien de recherches sur les pâtes et papiers Samedi, 8 novembre Salle Y-115, 9:00 hres L\u2019industrie papetière occupe une place d\u2019importance primordiale dans l\u2019économie du Québec en ce qui concerne les emplois, les salaires, les impôts payés, la consommation d\u2019énergie.Son importance est d\u2019autant plus grande qu\u2019une très forte proportion de sa production est exportée, donc une source vitale de revenus pour la province.L\u2019industrie papetière est une industrie mondiale dont le Québec et même le Canada est loin d\u2019avoir le monopole.La concurrence des américains, des Scandinaves, récemment des japonais et éventuellement des russes devient de plus en plus serrée.De plus, l\u2019industrie entière est menacée par le coût décroissant des matières plastiques qui offrent des substituts attrayants, particulièrement dans le domaine de l\u2019emballage.Malgré cet état de choses, la recherche dans le domaine des pâtes et papiers, dont dépend l\u2019avenir de l\u2019industrie, est effectuée presque exclusivement dans les laboratoires et les usines pilote de l\u2019industrie elle-même.L\u2019Institut Canadien de Recherche sur les Pâtes et Papiers est un centre coopératif de recherches qui a ses laboratoires à Montréal et à Pointe-Claire et auquel participent le gouvernement fédéral, l\u2019Université McGill et une grande partie de l\u2019industrie papetière du Canada.Un personnel de près de deux cents s\u2019attaquent à un large éventail de problèmes allant de la sylviculture au contrôle de la qualité du produit fini.En plus de leur contribution à l\u2019Institut, plusieurs des grandes entreprises papetières dont les opérations sont entièrement ou en majeure partie au Québec font des travaux considérables dans leurs propres laboratoires.Il faut nommer Domtar, Consolidated-Ba-thurst, Anglo-Canadian, Price et Rolland.Il convient d\u2019ajouter les laboratoires importants de l\u2019International Cellulose Research à Hawkesbury, Ontario dont les travaux desservent les usines du Québec de la Canadian International Paper.Le gouvernement provincial est propriétaire de la quasi-totalité des forêts qui approvisionnent l\u2019industrie papetière et qui sont une source importante de revenus.Le gouvernement fait certains travaux sur l\u2019aménagement, la protection et l\u2019exploitation de la forêt mais ne s\u2019occupe d\u2019aucune façon de recherches sur les pâtes et papiers.À l\u2019exception notoire de McGill et de Laval, les universités du Québec semblent se désintéresser de l\u2019industrie papetière.Laval a une école importante de foresterie et vient, l\u2019hiver dernier, d\u2019instituer un cours de la science et de la technologie des pâtes et papiers.Seule McGill a un programme de recherches orienté vers la solution des problèmes de l\u2019industrie papetière.Ce ne sont pourtant pas les problèmes qui manquent.Pour n\u2019en nommer que quelques-uns qui sont du domaine de la chimie : la structure de la lignine, composante importante du bois, reste à préciser ; les colorants du bois sont mal connus ; on ne sait pas comment blanchir les pâtes à haut rendement afin de les rendre utilisables dans les papiers fins ; nos procédés de fabrication de pâte chimique sont tous à base de soufre, source de pollution atmosphérique ; on ne sait comment pleinement exploiter la résistance mécanique de la fibre de cellulose, supérieure à celle de l\u2019acier ; ou commence à peine à explorer les « mariages » possibles entre la cellulose et les polymères synthétiques qui mènent à des produits tout nouveaux.La liste des problèmes qui demandent une solution est longue.Si l\u2019industrie papetière doit continuer de contribuer de façon importante à l\u2019économie du Québec, il est urgent que s\u2019établissent d\u2019abord un dialogue, ensuite une coopération étroite entre les chercheurs de l\u2019industrie et les centres d\u2019excellence de la recherche académique.Il est plus que temps que les académiciens mettent la main à la pâte.\t¦ 53 Notes 54 Chimie et physique des grosses molécules par R.H.MARCHESSAULT Université de Montréal Samedi, 8 novembre Salle Y-115, 9:45 hres Dans l\u2019ensemble cette spécialité, née des applications industrielles et de son importance à la chimie des substances naturelles, a maintenant atteint le sommet de son évolution dans les laboratoires de recherches fondamentales.Les principes de base dorénavant se trouveront dans l\u2019enseignement sous-gradué et c\u2019est le génie et les sciences biologiques qui feront les grandes découvertes.Le plus souvent les chimistes et les physiciens y seront sur une base de collaboration multidisciplinaire.Depuis vingt ans l\u2019importance industrielle ne cesse de s\u2019accroître : les fibres naturelles deviennent rares, la bouteille de lait devient un sac en plastique et le fauteuil élégant est en polystyrène mousseux.L\u2019œuvre du stéréochimiste allemand Emil Fischer qui a relevé le défi des substances macromoléculaires à la fin du 19e siècle est enfin couronnée par la synthèse des protéines et l\u2019élucidation de leurs structures secondaires et tertiaires.Paradoxe profond : malgré son importance la science macromoléculaire trouve difficilement sa place aux universités d\u2019après-guerre.En effet le comportement macromoléculaire n\u2019est pas attrayant aux « puristes » et il faudra une autre décade de progrès et la révolution en « biologie moléculaire » pour ouvrir les yeux aux départements de sciences pures.Entretemps la chimie et la physique des grosses molécules se poursuivent dans les laboratoires spécialisés et dans l\u2019industrie.Enfin, vers les débuts de cette décade les universités redécouvrent les macromolécules ; mais sommes-nous vraiment « dans le vent » ?Le progrès industriel est tellement rapide que seul un institut particulièrement rattaché à une industrie donnée, telle que le « Pulp & Paper Research Institute of Canada », peut se vanter de faire des contributions directes par sa recherche.Cette formule bien testée devrait être retenue dans d\u2019autres universités du Québec dans des domaines connexes à la chimie macromoléculaire, e.g.« science des matériaux ».Le plus grand bénéfice d\u2019un tel institut est la polarisation appliquée qu\u2019il donne à la formation postgrade, et sous-graduée, assurant ainsi un personnel apte au milieu industriel.C\u2019est dans le domaine des sciences biologiques que la chimie et la physique macromoléculaires trouveront leur épanouissement fondamental dans les années à venir.Reste à voir si les barrières disciplinaires pourront être franchies et si les Départements pourront trouver les formules assurant la vraie formation multidisciplinaire.La biologie moléculaire a besoin des méthodes avancées de la chimie et de la physique, et de l\u2019échafaudage intellectuel qui est propre à la science macromoléculaire.Les cours de services en chimie et physique doivent tenir compte de cette optique macromoléculaire.Cette même voie semble être la clef de la coopération interdisciplinaire car elle offre une base intellectuelle au niveau duquel les échanges entre les sciences-vie et les sciences-physique peuvent se faire.Reste encore le facteur humain et compte tenu des retards du côté physique dans les universités francophones, il présente encore une barrière considérable.\t® 55 Notes La recherche en chimie inorganique et analytique dans les universités du Québec par JACQUES E.DESNOYERS Université de Sherbrooke Le mandat reçu, celui de faire rapport sur l\u2019état des recherches au Canada français en chimie inorganique et analytique, n\u2019est pas facile à remplir.Les difficultés de définition des limites de ces deux branches et des frontières du Canada français, de même que le manque de documentation sur la recherche en cours dans les milieux industriels, m\u2019ont forcé à limiter mon étude à la recherche en cours dans les universités du Québec.Dans la deuxième partie de mon exposé, je tenterai de résumer les nombreux commentaires que j\u2019ai reçus des professeurs de chimie inorganique et analytique sur les problèmes et l\u2019avenir de la recherche et de l\u2019enseignement spécialisé au Québec.Les projets de recherche peuvent être catalogués selon le sujet étudié ou la technique utilisée.Un exa-ment des projets en cours dans les universités françaises et anglaises du Québec révèle qu\u2019il y a à peu près une quinzaine de chercheurs actifs qui se déclarent inorganiciens et une demi-douzaine d\u2019analystes.Une forte proportion de ces recherches porte sur l\u2019étude des complexes organiques et en particulier sur ceux des métaux de transition.Par contre presque toutes les principales techniques sont utilisées ou disponibles dans l\u2019une ou l\u2019autre des universités.Ces équipes de recherche peuvent présentement former aux environs de 15 à 20 spécialistes (M.Sc.et Ph.D.) dans ces domaines par année.Pour tirer certaines conclusions il faut tenir compte du double rôle des universités, c\u2019est-à-dire la recherche et l\u2019enseignement.La recherche en sciences fondamentales, i.e.chimie, physique, etc.peut être de nature pure ou appliquée.Dans le 1er cas le but principal est d\u2019augmenter l\u2019état des connaissances d\u2019un domaine alors que dans le 2ième cas, la recherche est dirigée vers un but précis, habituellement d\u2019ordre pratique.Cette division entre les deux orientations de la recherche est parfois subtile mais je crois qu\u2019il est possible de dire que présentement la recherche universitaire tombe principalement dans la première catégorie.Cette recherche est en général assez bien développée par rapport à la recherche industrielle qui, elle, accuse un net retard sur les autres pays industrialisés.Toutes les études récentes au Canada tendent à démontrer Samedi, 8 novembre Salle Y-115, 11:00 hres les graves dangers d\u2019une recherche trop poussée du côté pur par rapport au côté appliqué.Par contre ce serait une erreur de conclure qu\u2019il faudrait freiner la recherche universitaire.Il faudrait au contraire augmenter cette recherche mais en lui donnant une orientation plus pratique afin de rétablir l\u2019équilibre qui doit exister entre l\u2019aspect pur et appliqué de la recherche et du développement.Il serait donc très souhaitable que les scientifiques dans les universités se penchent un peu plus vers les problèmes de nature appliquée.La chimie inorganique et analytique se prête très bien à une telle orientation.Par exemple, on peut mentionner à cet effet l\u2019initiative de quelques professeurs de l\u2019Université Laval qui ont monté récemment un laboratoire appliqué de chimie minérale.La formation des spécialistes devra aussi tenir compte un peu plus des besoins du Québec.Il est beaucoup plus intéressant pour un chercheur de former principalement des doctorats car c\u2019est surtout à ce niveau qu\u2019un étudiant peut produire des résultats intéressants.Toutefois le doctorat sortant de nos universités canadiennes est souvent bien préparé pour la recherche pure et l\u2019enseignement supérieur, alors que beaucoup des besoins de l\u2019industrie sont dans le domaine de Recherche et Développement et du contrôle.Une bonne maîtrise est souvent suffisante pour remplir adéquatement ces postes, mais malheureusement le M.Sc.canadien a la réputation d\u2019être un prix de consolation pour les candidats qui ne sont pas de calibre à obtenir un doctorat.Il faudrait donc revaloriser le M.Sc.Une possibilité serait d\u2019offrir deux alternatives aux finissants du premier cycle qui désirent poursuivre leurs études ; le doctorat traditionnel qui forme principalement des chercheurs (avec une orientation pure ou appliquée) et la maîtrise qui prépare plutôt des spécialistes.Cette maîtrise devrait contenir une certaine introduction à la recherche mais aussi une forte dose de cours spécialisés.Une réorientation de la recherche et de l\u2019enseignement dans les universités ne pourra se réaliser qu\u2019avec une collaboration étroite entre les universités, l\u2019industrie et les organismes de coordination provinciaux et fédéraux.\t¦ 57 Notes \u2014 \u2014 ¦¦ mm? État des recherches en chimie quantique et en spectroscopie moléculaire au Québec par C.SANDORFY Université de Montréal On dit quelquefois qu\u2019en principe, au moins toute la chimie est contenue dans l\u2019équation de la mécanique ondulatoire, l\u2019équation de Schrôdinger.Hélas, on ne peut la résoudre que dans quelques cas simples.La chimie quantique est une recherche d\u2019approximations à l\u2019équation de Schrôdinger pour la solution de problèmes moléculaires.La chimie quantique est une aide puissante dans l\u2019interprétation et dans la prévision des résultats expérimentaux relatifs aux molécules et aux états de la matière.L\u2019avènement de l\u2019ère des ordinateurs a grandement accéléré l\u2019évolution dans ce domaine.Il est regrettable par conséquent que cette branche de la science soit insuffisamment représentée aux Universités du Québec.À l\u2019Université Laval le Professeur Forst fait des contributions, à l\u2019Université McGill le Professeur Whitehead dirige un groupe de chimie quantique, le groupe du Professeur Fliszar et notre groupe à l\u2019Université de Montréal fait également des travaux dans ce domaine.Dans tous ces cas il s\u2019agit de laboratoires mixtes théoriques et expérimentaux dont seulement une partie des efforts est dirigée vers la chimie théorique et qui pratiquent des méthodes dites semi-empiriques.Il y a un besoin urgent de théoriciens plus mathématiciens dans toutes les Universités du Québec.De tels scientifiques sont disponibles.Il y aurait également besoin d\u2019écoles d\u2019été spécialisées afin d\u2019accélérer la formation de jeunes chimistes théoriciens québécois.Nous avons fait des propositions précises dans ce sens.Il convient de mentionner à ce propos que la francophonie possède des ressources considérables dans ce domaine.La spectroscopie moléculaire est l\u2019étude des interactions entre la matière et les radiations électromagnétiques.On en obtient les messages les plus directs que nous envoie la matière.C\u2019est un domaine immense qui a des rapports étroits avec presque tous les autres domaines des sciences.Cela doit être représenté dans toutes les universités.Samedi, 8 novembre Salle Y-115, 14:00 hr es La situation de la spectroscopie moléculaire est nettement plus favorable dans la Province de Québec que celle de la chimie théorique.Aux universités de langue française nous avons plusieurs groupes qui sont d\u2019un niveau international.À l\u2019Université Laval le laboratoire du Professeur Giguère fait des contributions de grande valeur à la spectroscopie infrarouge et Raman depuis une vingtaine d\u2019années notamment dans le domaine des spectres des cristaux et de certaines molécules instables, à basses températures.Plus récemment les Professeurs Savoie (infrarouge et Raman), Drouin (spectres atomiques, espèces, polyionisées), Buckley et Gilbert (microondes) ont complété l\u2019équipe des chercheurs en spectroscopie à l\u2019Université Laval.On sait que ces chercheurs sont maintenant membres du Centre de Recherches sur les Atomes et les Molécules qui comprend également les chercheurs de C.A.R.D.E.du groupe du Dr Hampson (spectroscopie de la haute atmosphère.) À l\u2019Université de Sherbrooke le laboratoire du Professeur Cabana s\u2019intéresse surtout aux spectres de vibration et de rotation dans les cristaux à très grande résolution et à très basses températures.Dans la personne du Professeur Cabana nous possédons un constructeur de spectromètre de grande classe dont le laboratoire possède quelques-uns des meilleurs appareils du monde dessinés par ses propres membres.(Infrarouge, infrarouge lointain, Raman.) Notre laboratoire à l\u2019Université de Montréal poursuit des travaux dans le domaine des spectres électroniques, de vibration et en chimie quantique.Notre intérêt est centré sur les spectres électroniques dus aux électrons sigma des molécules organiques, si peu étudiés dans le passé.Cela comprend des mesures dans le lointain ultra violet où j\u2019aimerais mentionner le travail instrumental du Dr Lombos et de M.Sau-vageau et des calculs de mécanique quantique sur les électrons sigma.Notre deuxième ligne principale est relative à la nature de la liaison hydrogène.Ce travail 59 consiste dans la mesure des harmoniques des vibrations affectées par la liaison hydrogène afin d\u2019étudier l\u2019anharmonicité et la forme du potentiel que régit ces mouvements.Deux autres groupes de l\u2019Université de Montréal sont engagés dans des travaux de spectroscopie : celui du Professeur Théophanides s\u2019intéresse aux complexes de coordination et aux analyses de coordonnées normales, celui du Professeur Durocher aux spectres de fluorescence et aux problèmes de transport d\u2019énergie aux états excités.En conclusion j\u2019aimerais dire qu\u2019en chimie quantique nous n\u2019avons pas le nécessaire et qu\u2019en spectroscopie moléculaire nous ne devons pas avoir honte.Toutefois, même ce dernier domaine laisse beaucoup à désirer.Nos conditions de travail nous permettent de faire des contributions, elles ne nous permettent pas de nous mettre dans les premières lignes du progrès.Nos besoins sont multiples.1)\tIl nous faut un plus grand nombre de chercheurs.Les universités devraient pouvoir engager des chercheurs en plus des professeurs et des étudiants gradués.2)\tNous manquons de personnel technique et secrétarial.3)\tNous manquons d\u2019appareillage.Les universités elles-mêmes devraient jouer un rôle comparable au Conseil National des Recherches mettant des moyens financiers supplémentaires à la disposition des laboratoires de recherches.4)\tNous manquons d\u2019espace.Nos problèmes ne sont pas des problèmes de communication, de coordination ou d\u2019organisation.Il nous faut des moyens.Avant de fonder de nouveaux laboratoires il faut aider ceux qui font du travail valable depuis bien des années dans des circonstances difficiles.\t¦ Notes La chimie inorganique par H.FAVRE Université de Montréal Samedi, 8 novembre Salle Y-115, 14:45 hres Il y a, selon l\u2019Institut de Chimie du Canada, 287 chimistes dans la Province de Québec qui pratiquent la chimie organique ou manifestent à son endroit un intérêt particulier (voir Tableau I).Ce chiffre doit être considéré comme une valeur minimum pour deux raisons : a) tous les chimistes organiciens ne sont pas membres de 1TCC ; b) des organiciens ont pu manifester leur intérêt pour des secteurs de chimie appliquée qui ne sont pas compris dans la rubrique « chimie organique » : chimie médicinale, chimie du caoutchouc, celle des sciences macromoléculaires ou encore des revêtements protecteurs.Onze personnes ont répondu à l\u2019appel de l\u2019ACFAS et rempli le questionnaire d\u2019inventaire.C\u2019est donc dire qu\u2019il n\u2019y aura pas cette année du moins, d\u2019inventaire des travaux de recherche et de développement en chimie organique.Tableau I CHIMISTES ORGANICIENS DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC (ICC) Sections\tMembres\tOrganiciens Belœil\t54\t11 Drummondville\t17\t\u2014 Montréal\t1180\t228 Québec\t104\t19 Saguenay\t101\t4 Vallée du St-Maurice\t41\t9 Sherbrooke\t44\t10 Valleyfield-Beauharnois\t21\t6 1562\t287 S\u2019il n\u2019y a pas d\u2019inventaire, il y a toutefois des recommandations.À part l\u2019inévitable « nous manquons de fonds de recherche », elles sont les suivantes.Au gouvernement fédéral : garantie de continuité des subventions pour une certaine période ; développer une atmosphère favorable à la création de postes pour nos gradués afin de minimiser le « brain drain ».Au Gouvernement du Québec : support de projets genre multidisciplinaire qui sont difficiles à financer pour l\u2019instant ; améliorer l\u2019éducation scientifique aux niveaux élémentaire, secondaire et collégial afin de remédier à la sérieuse pénurie d\u2019étudiants québécois désireux de poursuivre leurs études scientifiques jusqu\u2019au doctorat.À rACFAS : exercer des pressions pour développer la recherche ; diffuser la science dans la communauté non scientifique et participer à la création d\u2019une atmosphère favorable à l\u2019épanouissement de la technologie dans la Province ; encourager une liaison plus étroite entre les universités et l\u2019industrie ; restaurer, dès 1970, le congrès traditionnel de l\u2019ACFAS, avec communications scientifiques : une aventure, comme celle de 1969, est suffisante, par siècle.Aux universités : accorder plus de temps aux professeurs pour diriger leurs travaux de recherche.À l\u2019industrie : accorder des bourses aux étudiants ; former des instituts où chaque industrie financerait coopérativement des programmes de recherche qui répondraient à leurs besoins respectifs.Trois recommandations ont été formulées quant à l\u2019avenir au Canada français du développement scientifique : 1) création d\u2019un ou deux centres de recherche qui, comme tâche supplémentaire, encouragerait l\u2019esprit scientifique parmi les étudiants en créant des postes d\u2019attachés de recherche durant l\u2019été ; 2) chaque scientifique doit s\u2019efforcer d\u2019atteindre un niveau d\u2019excellence dans son propre domaine : c\u2019est par l\u2019excellence de ses individus qu\u2019une collectivité est améliorée ; 3) la science aura un avenir au Québec lorsque le gouvernement voudra bien se donner une politique scientifique.Quelle vue d\u2019ensemble peut-on donner de la chimie organique dans la Province ?La contribution de la chimie organique à l\u2019économie québécoise est considérable.La recherche, quoique limitée, est vivante et d\u2019une actualité indéniable, dans les universités et 61 Tableau II MOYENNE RÉGIONALE PAR PERSONNE DES FONDS NÉCESSAIRES À LA RECHERCHE DANS LES DÉPARTEMENTS DE SCIENCES ET DE GÉNIE * DES UNIVERSITÉS CANADIENNES DE 1968 À 1972.FINANCEMENT TOTAL DU CONSEIL (DÉPENSES COURANTES, ACHAT DE PETIT APPAREILLAGE, ACHAT DE GROS APPAREILLAGE ET GRANDES INSTALLATIONS) \t1968\t\t\t1970\t\t\t1972\t\t\t1972/1968 Régions\tFinancement total en millions de dollars t\tMillions d\u2019habitants\tMoyenne par personne du financement total t\tFinancement total en millions de dollars t\tMillions d\u2019habitants\tMoyenne par personne du financement total t\tFinancement total en millions de dollars t\tMillions d\u2019habitants\tMoyenne par personne du financement total t\tTaux d\u2019accroissement annuel par habitant Colombie- Britannique\t14.5\t2.01\t7.25\t29.9\t2.15\t13.91\t41.9\t2.30\t18.20\t2.51 Provinces des Prairies\t28.7\t3.46\t8.31\t46.6\t3.55\t13.14\t56.0\t3.70\t15.14\t1.82 Ontario\t49.1\t7.31\t6.72\t78.2\t7.70\t10.15\t98.0\t8.00\t12.25\t1.82 Québec\t22.1\t5.93\t3.73\t31.6\t6.20\t5.09\t39.5\t6.40\t6.17\t1.65 Provinces de l\u2019Atlantique\t7.98\t2.00\t3.99\t1 1.0\t2.03\t5.45\t16.3\t2.05\t7.93\t1.99 TOTAL\t122\t20.7\t5.92\t197\t21.6\t9.12\t252\t22.5\t11.21\t1.89 * Les écoles de médecine non comprises, t Dollars, valeur constante de 1967.Tiré de « Prévisions des ressources en effectifs et fonds nécessaires à la recherche pour la période 1968-1972.Recherche en sciences et en génie dans les universités canadiennes ».Étude du comité de prévision du Conseil National de Recherches du Canada, février 1969.dans l\u2019industrie : synthèse, mécanismes de réaction, stéréochimie, produits naturels (surtout les hydrates de carbone) sont à l\u2019étude.Les publications dans les meilleurs journaux scientifiques témoignent de leur portée théorique, tandis que les brevets nombreux et diversifiés soulignent l\u2019efficacité de la recherche industrielle.Dans les universités, les travaux sont pour la plupart de caractère fondamental : et pourtant leur signification pratique est indéniable.Les interactions universités-industrie sont excellentes, orientées surtout du côté de l\u2019industrie pharmaceutique.Un effort de diversification est amorcé, spécialement dans le domaine des macromolécules de synthèse et naturelles.Et pourtant, cette vitalité pourrait être en péril.L\u2019absence d\u2019une politique scientifique, surtout provin- ciale, se traduit par une perte de vitesse notable dans tout le secteur scientifique universitaire (Tableau II).Les postes dans l\u2019industrie se font rares.La notion de rattrapage risque de nous être fatale : il s\u2019agit surtout d\u2019investir et de prendre les devants.Enfin, dans le domaine plus particulier de la chimie organique, fau-dra-t-il s\u2019ingénier, pour prendre la voie montante, à prendre le bateau des recherches sur l\u2019eau, ou celui de la rénovation urbaine ou finalement celui des transports ?Il faut espérer que le gouvernement, l\u2019industrie et l\u2019université auront la sagesse d\u2019ouvrir une voie montante pour les organiciens qui croient encore que le progrès de la technologie repose sur de meilleures connaissances fondamentales et que les idées comptent plus que les structures.\tS 62 Section UD\u201d PHYSIQUE 63 Section PHYSIQUE Vendredi, 7 novembre Salle: G-415 10:00-10:45 \u2014 La physique des Plasmas au Québec Claude Richard, Laboratoire R.C.A.10:45 -11:00 \u2014 Pause-café 11:00- 12:00 \u2014 Perspectives en particules élémentaires Robert Brunet, Université de Montréal Samedi, 8 novembre Salle: G-415 9:00- 9:45 9:45 - 10:30 10:30- 10:45 Enseignement de la physique Normand Larochelle, Université de Sherbrooke Vers une école d'optique nationale à l\u2019Université Laval Albéric Boivin et Réal Tremblay, Université Laval Pause-café 10:45 - 12:00 \u2014 Structures nucléaires théorique et expérimentale Jean Létourneux, Université de Montréal John M.Robson, Université McGill 14:00- 14:45 \u2014 La circulation de l\u2019atmosphère terrestre à l\u2019échelle du globe Jacques Derome, Ministère des Transports et Communications 14:45 - 15:30 \u2014 15:30 - 15:45 \u2014 Le centre de recherches sur les atomes et les molécules G.A.Woonton, Université Laval Pause-café 15:45 -17:00 \u2014 La physique de l\u2019état solide, aspect théorique et expérimental Laurent Caron, Université de Sherbrooke Gilles Lamarche, Université d\u2019Ottawa La physique des Plasmas au Québec par CLAUDE RICHARD Laboratoire R.C.A.Vendredi, 7 novembre Scdle G-415, 10:00 hres Un plasma peut être défini comme un milieu composé d\u2019une collection de particules chargées et libres (n\u2019excluant pas la présence de particules neutres) telle que la charge de l\u2019ensemble est négligeable par rapport à celle de l\u2019une ou de l\u2019autre composante.Les propriétés d\u2019un tel milieu sont largement dominées par la présence des charges libres et font du plasma un état intrinsèquement différent des autres (solide, liquide, gazeux).On dit souvent qu\u2019il constitue le quatrième état de la matière.L\u2019intérêt des plasmas nous est d\u2019abord imposé par son importance cosmique ; 99.9% de la matière de l\u2019univers est faite de plasmas.Dans notre environnement immédiat, la présence de l\u2019ionosphère et l\u2019interaction vent solaire \u2014 cavité magnétosphérique font que notre terre même baigne dans un plasma.Ces dernières années, l\u2019essor fantastique prise par l\u2019exploration spatiale, le développement des systèmes de défense et la course à la fusion thermonucléaire a placé la physique des plasmas au rang des domaines majeurs de recherche.Le Québec fut, en 1958, le siège des premières activités canadiennes en plasma, un laboratoire gouvernemental (CARDE) et une industrie privée (RCA Limitée) innovant dans ce domaine.Depuis, un premier groupe relativement important s\u2019est formé à l\u2019Université de Montréal (Département de physique) et un second, aux dimensions plus restreintes, a débuté à l\u2019Université Laval (Département de génie électrique).On sait que l\u2019Hydro-Québec prévoit le développement d\u2019un groupe compétent dans ce champ au sein de ses futurs laboratoires.Dans les laboratoires gouvernemental et industriel, les programmes de recherches sont principalement axés sur les deux grands pôles de motivation que sont la défense et l\u2019exploration spatiale.Les activités de CARDE gravitent autour de leurs fameux corridors de tir qui permettent la simulation de plasmas de rentrée et qui comptent parmi les mieux équipés de l\u2019hémisphère occidental.Le but de ces recherches est l\u2019amélioration de la connaissance des processus physico-chimiques présidant à la formation des sillages turbulents produits par les projectiles hypersoniques.La démarche consiste dans le déploiement d\u2019une batterie de techniques de diagnostic pour la mesure ponctuelle des valeurs fluctuantes du plus grand nombre possible de paramètres du sillage.Le projet entrepris conjointement par CARDE et l\u2019Advanced Research Projects Agency (ARPA), USA, en 1964, est au stade des mesures intensives.Deux scientistes et trois techniciens relèvent du groupe spécifique des plasmas.Depuis le début, l\u2019objet central des recherches à la RCA a sans contredit été l\u2019étude théorique et expérimentale des interactions onde électromagnétique-plas-mas (plasmas soit ionosphériques, soit surtout de laboratoire, au repos, en écoulement laminaire ou turbulent, magnétisés, ensemencés, etc.).Ces dernières années, l\u2019importance de l\u2019exploration spatiale a marqué son orientation et un effort grandissant s\u2019est déplacé du côté de l\u2019étude des phénomènes géophysiques impliquant les plasmas, de l\u2019effet des plasmas sur les propriétés d\u2019antenne et du comportement électromagnétique des satellites.Le support financier à ces recherches origine a peu près également de sources canadiennes et américaines.Onze scientistes et cinq techniciens y sont engagés.Lancé seulement en 1963, le groupe des plasmas de l\u2019Université de Montréal a connu un développement rapide.À l\u2019automne 1968, il comptait déjà dix professeurs ou attachés et quatorze étudiants gradués.La recherche y fut d\u2019abord conduite sur les techniques de mesure (dont un analyseur d\u2019énergie multigrille développé en collaboration avec l\u2019École Polytechnique qui fut utilisé l\u2019an dernier pour exploration spatiale) et sur l\u2019étude fondamentale des propriétés des décharges luminescentes (strie, coefficient de diffusion).Plus récemment, l\u2019intérêt s\u2019étendit aux magnétoplasmas et une étude expérimentale de la structure d\u2019une instabilité rotative dans une décharge réflexe a déjà été faite.Du côté théorie, l\u2019effort a été centré surtout sur l\u2019influence des ions négatifs dans les interactions onde-plasma en présence de collisions ou de champ magnétique.Les travaux sont ici subventionnés par le Conseil national de recherches pour la défense.65 À l\u2019Université Laval, le groupe compte maintenant trois professeurs et cinq étudiants.Les deux domaines principaux d\u2019investigation sont les décharges à très haut courant sous pression atmosphérique et les propriétés des sondes électrostatiques dans des plasmas générés par fréquence radio en présence de collisions.En résumé, la physique des plasmas est très active au Québec et semble appelée à fournir un apport grandissant à la science et la technologie modernes.Cependant, son activité est caractérisée par l\u2019absence de travaux reliés à la fusion thermonucléaire.Ceci s'explique par le fait que ce genre de travaux implique de grandes installations et représente de gros investissements.Pourtant, il ne semble plus faire de doute que la génération économique de puissance par ce procédé n\u2019est qu\u2019une question de temps.Il paraît donc souhaitable qu\u2019au Québec, sans se lancer dans des aventures extravagantes, on assure l\u2019existence de facilités suffisantes à la formation de compétences qui sauront rapidement exploiter à nos fins les futurs « déblocages » dans ce domaine.\t¦ Notes La circulation de l\u2019atmosphère terrestre à l\u2019échelle du globe par JACQUES DEROME Ministère des Transports et Communications Le but de la présentation sera de décrire brièvement les principaux courants de l\u2019atmosphère terrestre et de voir à quel point nous pouvons expliquer leur présence.Nous examinerons en particulier les alizés des régions tropicales, les vents d\u2019Ouest des latitudes moyennes et les tourbillons (cyclones et anticyclones) qui accompagnent ces derniers.Dans les régions tropicales les vents près de la surface de la terre soufflent en général du Nord-Est au Sud-Ouest dans l\u2019hémisphère boréal et du Sud-Est au Nord-Ouest dans l\u2019hémisphère austral.Près de l\u2019équateur, dans la région communément appelés « zone intertropicale de convergence », l\u2019air s\u2019élève puis retourne vers le Nord ou le Sud pour ensuite redescendre et compléter le circuit.Cette description, qui s\u2019applique aux conditions que l\u2019on observe dans une couche atmosphérique d\u2019environ dix kilomètres de profondeur près du sol, c\u2019est-à-dire la troposphère, est évidemment simplifiée mais elle contient tout de même les éléments fondamentaux dont nous aurons besoin pour la discussion subséquente.La circulation que l\u2019on observe dans la troposphère aux latitudes moyennes est sensiblement différente de celle des basses latitudes et ressemble, à première vue, à de la turbulence à grande échelle ou macroturbulence.Elle est composée, en fait, de tourbillons pour la plupart en mouvement dans un courant d\u2019Ouest dont la partie centrale est appelée le « jet-stream » et atteint parfois une vitesse au delà de 200 milles à l\u2019heure dans la partie supérieure de la troposphère.Si nous nous en tenons à la troposphère, comme nous l\u2019avons fait jusqu\u2019ici, nous avons donc au moins trois phénomènes distincts à expliquer : les alizés des régions tropicales, les vents d\u2019Ouest des latitudes moyennes et la présence des nombreux tourbillons qui sont superposés sur ces derniers.Pour expliquer ces circulations nous devons d\u2019abord prendre conscience du fait que l\u2019énergie solaire est la source principale Samedi, 8 novembre Salle G-415, 14:00 hres d\u2019énergie pour l\u2019atmosphère et que les autres sources, telles que les attractions lunaires et solaires qui produisent les marées atmosphériques, peuvent être négligées au premier abord.Nous allons donc considérer l\u2019atmosphère comme étant un fluide maintenu en mouvement par l\u2019énergie solaire qui sert à chauffer ce fluide plus fortement à l\u2019équateur qu\u2019aux pôles.Nous démontrerons alors que l\u2019atmosphère est en fait une machine thermodynamique, transportant l\u2019énergie calorifique de la source vers les pôles.Nous verrons par la suite que les résultats des recherches théoriques et expérimentales faites sur la dynamique des fluides en rotation démontrent que la force de Coriolis, due à la rotation du fluide, est d\u2019une importance capitale dans la dynamique de l\u2019atmosphère et dans une bonne mesure explique pourquoi les cyclones et anticyclones sont plus abondants aux latitudes moyennes que dans les régions tropicales.Les travaux théoriques et expérimentaux démontrent clairement aussi que les tourbillons aux latitudes moyennes sont des phénomènes d\u2019instabilité et font ceuvre de soupape de sécurité pour l\u2019atmosphère en transportant l\u2019excès d\u2019énergie calorifique des basses latitudes vers les pôles.Durant les vingt dernières années le rôle que jouent les tourbillons dans la troposphère a été éclairci considérablement aussi par des calculs basés sur des observations météorologiques.Il est maintenant certain que les tourbillons des latitudes moyennes ont en moyenne une structure telle qu\u2019à leur intérieur les vents soufflent du Nord-Est au Sud-Ouest à certains endroits et en sens inverse ailleurs.Cette circulation produit un transport net de la quantité de mouvement Ouest-Est vers le Nord et contribue à former des vents d\u2019Est aux basses latitudes et des vents d\u2019Ouest aux latitudes moyennes.Nous allons terminer par une brève discussion du système d\u2019équations différentielles partielles qui décrivent la dynamique de l\u2019atmosphère et indiquer comment certains cas particuliers, pour lesquels les équations se trouvent simplifiées, peuvent être résolus.¦ 67 Notes Structures nucléaires Aspect théorique et expérimental par JEAN LETOURNEUX Université de Montréal JOHN M.ROBSON Université McGill Samedi, 8 novembre Salle G-415, 10:45 hres Aspect théorique Cet exposé passe en revue les divers modèles du noyau proposés au cours des trente dernières années et montre comment une hiérarchie s\u2019est établie entre eux, de telle sorte que les divers modèles collectifs nous paraissent maintenant susceptibles d\u2019une description microscopique à partir du modèle des couches.Comment transformer ce modèle en une théorie véritable, établie à partir des principes premiers, voilà le problème le plus fondamental de la structure nucléaire à l\u2019heure actuelle.L\u2019exposé indique comment s\u2019insèrent dans ce tableau général les divers travaux effectués au Canada français.Aspect expérimental Le Québec et les régions avoisinantes sont bien dotés de laboratoires de physique nucléaire.Chacun est muni de bon équipement et l\u2019ensemble comprend un groupe d\u2019accélérateurs et de facilités assez importants.Les laboratoires universitaires se trouvent à l\u2019Université Laval, à l\u2019Université de Montréal, à l\u2019Université McGill et à l\u2019Université d\u2019Ottawa.L\u2019installation à l\u2019Université Laval est un Van de Graaff de 5.5 millions de volts dont la source d\u2019ions peut fournir des ions d\u2019hélium doublement chargés, mettant à la disposition des chercheurs un faisceau de particules He3 avec une énergie variable jusqu\u2019à 11 MeV.L\u2019accélérateur est vertical et le faisceau après déflection par 90 par l\u2019aimant d\u2019analyse, peut être dévié dans n\u2019importe quelle des sept lignes horizontales, par un aimant d\u2019aiguillage.À l\u2019Université de Montréal un tandem Van de Graaff permet l\u2019accélération des protons jusqu\u2019à une énergie de 12 MeV ; de plus un Dynamitron de 4 MV est arrangé de façon à ce que son faisceau soit disponible, soit pour des expériences individuelles, soit comme un faisceau d\u2019injection dans le tandem.La com- binaison des deux accélérateurs, utilisée de cette façon, fournira des protons, ou des deutons, dont l\u2019énergie est définie très précisément et est variable jusqu\u2019à 16 MeV.De plus, l\u2019injection d\u2019ions lourds négatifs dans le dynamitron permettra à la combinaison de donner des faisceaux de plus grande énergie.L\u2019ancien cyclotron de l\u2019Université McGill fonctionne encore malgré son âge \u2014 il avait été construit il y a plus de vingt ans.Le faisceau interne a un courant de l\u2019ordre d\u2019un milliampère et le faisceau externe un courant de quelques nanoampères à une énergie de 100 MeV.L\u2019espace autour du cycloton et la salle de cible pour le faisceau externe sont assez petites et l\u2019installation est un peu périmée.Néanmoins le nombre de publications et la liste des diplômés de ce laboratoire sont très impressionnants.L\u2019Université d\u2019Ottawa partage avec l\u2019Université Carleton un Dynamitron de 3 MV.Depuis son installation cet accélérateur a été tourmenté de pannes et de problèmes techniques mais maintenant on peut avoir confiance en son fonctionnement.L\u2019accélérateur est horizontal et l\u2019aimant d\u2019aiguillage alimente cinq lignes, dont une mène à une cible gazeuse.Dans la ville d\u2019Ottawa il y a aussi deux laboratoires gouvernementaux munis de facilités pour la physique nucléaire.Celui du Conseil National des Recherches est favorisé d\u2019un Van de Graaff de 4 MV et d\u2019un accélérateur linéaire d\u2019électrons de 35 MeV, celui du Conseil National pour la Défense d\u2019un Van de Graaff de 3 MV.Les travaux de recherches avec les accélérateurs universitaires qui donnent des faisceaux d\u2019énergie précise \u2014 tous sauf celui de McGill \u2014 sont orientés vers deux branches de la physique nucléaire : les mécanismes de réaction et les détails de la structure des états excités des noyaux résiduels créés durant ces réactions.Le travail à McGill a été plutôt orienté vers les processus d\u2019interactions des protons rapides avec les noyaux, y compris le phénomène du proton 69 bremsstrahlung, et la radioactivité, y compris l\u2019émission des protons retardés.Ces types de travaux seront décrits avec plus de détails durant le colloque.On peut juger l\u2019importance de la physique nucléaire dans les programmes de recherches par le fait qu\u2019environ 45 pour cent de la somme des subventions fédérales accordées pour la physique aux quatre universités est consacrée à la physique nucléaire.Cette fraction élevée entraîne des responsabilités considérables tant pour le présent que pour l\u2019avenir.Dans ce sens le conférencier soulèvera brièvement les questions suivantes : (i) est-ce que nous nous servons de nos facilités actuelles et de nos ressources de la meilleure façon possible et (ii) comment devons-nous développer la physique nucléaire dans notre région lorsqu\u2019il faut moderniser nos installations.\t_ Notes La physique de l\u2019état solide Aspect théorique et expérimental par LAURENT CARON Université de Sherbrooke GILLES LAMARCHE\tSamedi, 8 novembre Université d\u2019Ottawa\tSalle G-415, 15:45 hr es Aspect théorique Le Canada français commence à fournir un effort vers le domaine de la physique du solide théorique.Le Dr K.S.Song de l\u2019université d\u2019Ottawa étudiait récemment la stabilité des centres Vk dans les halo-génures de métaux alcalins du type X+Y~ \\ Ces centres ne sont pas dus à la présence de défauts cristallins mais résultent de la capture d\u2019un trou par deux ions négatifs adjacents Y- pour former l\u2019équivalent d\u2019une molécule Y~.La connaissance des forces inter-ioniques permet de prédire le spectre de vibration et les propriétés d\u2019absorption de photons dans l\u2019ultraviolet de ces quasi-molécules.Le Dr Song présentera bientôt des calculs de la probabilité de migration de ces centres effectués sous l\u2019inspiration de la théorie des petits pola-rons.Encore à Ottawa, l\u2019équipe du Dr Y.P.Varshni est très active dans l\u2019étude des vibrations atomiques.Dans des travaux récents effectués en collaboration avec R.Blanchard 2 ils ont étudié la dépendance sur la température de l\u2019effet Môssbauer dans le 73Ge.Il est possible pour un noyau de 73Ge de se désexciter en émettant un rayon gamma et ceci sans création de phonon.La probabilité d\u2019émission sans recul du noyau est reliée aux vibrations atomiques.Plus les vibrations sont violentes, i.e.plus la température est élevée, moindre est la probabilité d\u2019émission Môssbauer.À l\u2019aide d\u2019un modèle d\u2019atomes polarisables, ils ont pu établir le spectre de vibrations atomiques et de là déduire la probabilité d\u2019émission sans recul.Cette probabilité a la même dépendance sur la température que le facteur de Debye-Waller en diffraction des rayons-X.À l\u2019université McGill M.A.Caillé s\u2019intéresse au couplage hélicon-magnon dans le chrome 3.Le chrome étant un métal peut, en présence d\u2019un champ magnétique intense, transmettre des ondes électromagnétiques à basse fréquence et polarisées circulairement (les héli-cons).Il est de plus antiferromagnétique.Son antiferromagnétisme n\u2019est cependant pas conventionnel.Il est dû à des ondes de densité de spin apparaissant dans la bande 3d à cause de l\u2019interaction entre les électrons de cette bande.M.Caillé étudie le couplage entre le champ magnétique de l\u2019hélicon et le moment magnétique des ondes de spin.Il espère en tirer une relation de dispersion théorique.Personnellement je m\u2019intéresse au problème de la corrélation électronique en tant que problème à N-corps.Je me suis penché sur un modèle très simplifié utilisé dans les bandes étroites : en plus de leur énergie cinétique, les électrons n\u2019interagissent entre eux que lorsqu\u2019ils sont sur un même atome.Dans l\u2019approximation de la matrice de réaction empruntée de la physique nucléaire, un tel modèle pour une bande mi-remplie est antiferro-magnétique pour une forte interaction électronique et paramagnétique dans le cas contraire 4.Ce modèle semble approprié pour le NiO.Une telle substance serait normalement paramagnétique si ce n\u2019était de la forte interaction intra-atomique.En jetant un regard vers l\u2019avenir, il semble y avoir un très grand intérêt actuellement pour les semiconducteurs amorphes.Ce qui caractérise ces solides c\u2019est la présence d\u2019un potentiel aléatoire vu par les électrons de conduction.Il a été démontré qu\u2019un tel potentiel peut donner lieu à des états électroniques liés en dessous de la bande de conduction5.Lorsque le niveau de fermi est sous la bande de conduction il en résulte une dépendance exponentielle de la population de cette bande tout comme pour le semiconducteur conventionnel.Le Ce.j xS4 où Vs est un excellent prototype.Ce nouveau champ d\u2019activité semble offrir des possibilités pour les théoriciens comme pour les expérimentateurs.1.\tK.S.Song, Jour.Phys.Soc.Japan, 26, 1131 (1969).2.\tY.P.Varshni et R.Blanchard, Physics Letters (sous presse).3.\tA.Caillé et al.Solid State Comm, (sous presse).4.\tL.G.Caron and G.Kemeny, Electronic Density of States Conference, Gaithersburg, Maryland, novembre 1969.5.\tM.Cutler and N.F.Mott, Phys.Rev., 181, 1336 (1969).¦ 71 Aspect expérimental Si l\u2019on considère le travail qui se fait dans les Universités partiellement ou entièrement de langue française, de Moncton à Sudbury, on constate que s\u2019il y a quelques petits groupes engagés en recherche expérimentale de la physique de l\u2019état solide, tout cela mis ensemble n\u2019égale pas ce qui se fait à certaines Universités en Ontario, comme à McMaster ou même à Waterloo.À notre avis, l\u2019effort du Canada français en physique expérimentale de l\u2019état solide est nettement insuffisant.Au point de vue du financement, l\u2019investissement est faible comparé aux besoins respectifs et aux sommes accordées à la physique nucléaire.Le taux de croissance actuel de cet important secteur de la physique est trop lent si l\u2019on considère le retard considérable dans lequel nous nous trouvons.À moins qu'un essor extraordinaire ne se produise sous peu, notre rôle dans ce secteur de la physique restera toujours mineur.En conséquence, les labora- toires industriels du Québec continueront à chercher à l\u2019extérieur les scientifiques dont ils ont besoin et il y a peu d\u2019espoir que d\u2019autres laboratoires viennent s\u2019établir ici.C\u2019est pourtant un secteur de l\u2019industrie et de la recherche que nous devrions favoriser puisque les mises de fond nécessaires pour les laboratoires de physique de l\u2019état solide sont relativement modestes.Il nous semble souhaitable que soit créé au plus tôt dans notre région un bon centre de recherche sur les matériaux, réunissant physiciens, chimistes, métallurgistes, ainsi qu\u2019un personnel de soutien adéquat.Enfin, il devient important que des échanges de plus en plus nombreux et faciles s\u2019établissent entre nos laboratoires pour éviter la nécessité d\u2019une duplication d\u2019équipement dispendieux.Nous espérons élaborer davantage ces idées et présenter une image plus précise de la situation, basée sur l\u2019enquête faite auprès des physiciens engagés dans ce domaine de la physique.\t¦ Notes 72 Centre de recherches sur les atomes et les molécules par G.A.WOONTON Université Laval Le Centre de Recherches sur les Atomes et les Molécules, situé à l\u2019Université Laval et au Centre de Recherches de Valcartier, est formé d\u2019un groupe de scientifique qui se sont unis afin d\u2019accroître l\u2019efficacité de leurs travaux.La situation des laboratoires, la nature de l\u2019équipement utilisés par les chercheurs et leurs sujets de recherche doivent être décrits en détail afin de mieux comprendre la portée des accords conclus entre les différents Départements de l\u2019Université et entre l\u2019Université et le Centre de Recherches de Valcartier.On concevra alors plus clairement la nature de l\u2019union projetée et en voie de réalisation, entre ces hommes de science.Elle trouve sa base dans des intérêts et objectifs communs d\u2019environ trente chercheurs séniors : chimistes, ingénieurs et physiciens.En 1967 l\u2019inventaire des ressources dans la région de Laval donnait les résultats suivants : \u2014\tau Département de Physique, messieurs Baril, Ca-rette, Kerwin, Lefaivre, Marmet, Papp et Williams effectuaient des recherches sur la spectroscopic électronique, les collisions électron-atome et ion-atome, les structures énergiques des atomes et des molécules simples, la spectroscopie des faisceaux rapides, les réactions thermiques électron-atome, la nature des états métastables et autoionisants.\u2014\tau centre de Recherches pour la Défense (DREV alors CARDE), messieurs Beaulieu, Cumming, Findlay, Gilbert, Giroux, Hampson, Lowe, Pleiter, Roney, Sadowski, Snelling et Vaillancourt effectuaient \u2014 en plus d\u2019autres travaux \u2014 des recherches fondamentales sur les états excités du 0\u201e les bandes systèmes 0-0, l\u2019émission « dymère » qui désexcite deux molécules simultanément, la formation du 0;j, l\u2019élargissement des lignes spectrales, les paramètres de l\u2019émission stimulée du CO\u201e les transferts d\u2019énergies inter-molécules dans les conditions des traînés.\u2014\tau Département de Chimie, il y avait plusieurs laboratoires qui étaient plutôt autonomes.Le Professeur Giguère travaillait dans le domaine des structures moléculaires révélées par la spectroscopie infrarouge ; le docteur Forst employait la spec- Samedi, 8 novembre Salle G-415, 14:45 lues trométrie de masse pour l\u2019étude des réactions simples ; le docteur Herman extrayait des systèmes complexes de la chimie des radiations des paramètres simplifiés.Le Dr R.Savoie utilisait l\u2019effet Raman en spectroscopie moléculaire.Le Dr Paul Buckley s\u2019occupait également de ce domaine ainsi que de l\u2019effet Stark.En 1968 le Dr Jacques Vanier entrait au Département de Génie Électrique et fondait un laboratoire d\u2019électronique quantique qui fait maintenant partie du C.R.A.M.Dans une autre partie de ce résumé on trouvera une discription plus complète de ces travaux de recherche.De cet inventaire on peut dégager deux dénominateurs communs.En premier lieu toutes ces études sont orientées vers la nature fondamentale de l\u2019atome et vers leurs interactions en petit nombre.Cette dernière restriction permet de distinguer la chimie physique des atomes et molécules, des domaines connexes comme : les plasmas, l\u2019état solide, la biologie moléculaire et la chimie des polymères.Le deuxième point commun réside dans le fait que les chercheurs mentionnés sont essentiellement des expérimentateurs soit en Physique, en Chimie ou en Génie.Il ne s\u2019agit pas ici de diminuer l\u2019importance de la théorie, ni de laisser entendre que les réactions étudiées ne peuvent être prédites par les lois de la mécanique quantique.Mais il faut bien admettre que dans la somme des connaissances actuelles, même les méthodes de calculs les plus élaborées ne permettent la compréhension que des réactions entre les systèmes atomiques et moléculaires les plus simples.Quelques théoriciens se sont joints à C.R.A.M., depuis sa fondation ; ils se proposent surtout de déduire des lois semi-empiriques à partir des données expérimentales de leurs collègues.Après avoir pris conscience de leurs intérêts et points de vue communs, les scientifiques qui font maintenant partie du C.R.A.M., en ont élaboré les structures.Ces dernières, tout en respectant l\u2019intégrité des Départements ou autres institutions déjà existants, permettront d\u2019en franchir plus aisément les frontières en vue d\u2019un plus grand essor de la recherche.\t¦ 73 Notes Vers une école d\u2019optique nationale à l\u2019Université Laval par ALBÉRIC BOIVIN RÉAL TREMBLAY Université Laval Historique et premiers travaux Il y a plus de vingt ans déjà que l\u2019on poursuit des recherches en Optique à Laval.On peut donc faire état d\u2019une tradition bien établie, dont l\u2019origine remonte au séjour que fit à Laval en 1946 un physicien français très distingué, le Prof.Georges-Albert BOUTRY.Des contacts fréquents furent établis par la suite avec d\u2019autres opticiens français, notamment André MARÉCHAL, et l\u2019un d\u2019eux, Guy LANSRAUX, vint en 1956 se joindre à nous.Notre groupe peut donc avec fierté se réclamer de l\u2019École française d\u2019Optique.Nous avons également bénéficié grandement d\u2019échanges suivis avec d\u2019autres chercheurs et laboratoires du Canada et de l\u2019étranger.Nous devons mentionner tout spécialement à cet égard M.le Prof.Emil WOLF, de l\u2019Université de Rochester, aux États-Unis, et M.le Prof.Garfield A.WOONTON, autrefois de McGill, qui nous ont accordé maintes fois une collaboration et un appui efficaces.Néanmoins, nos débuts furent lents et difficiles, en raison du manque de temps, de personnel et de moyens.Nos premiers travaux eurent comme thème général l\u2019Influence de la diffraction sur la formation des images.Les problèmes étudiés furent les suivants : (1)\tla concentration focale de l\u2019énergie par diffraction pure (réseaux circulaires, A.Boivin, 1947, 1952), (2)\tl\u2019influence combinée de la diffraction et des aberrations (A.Boivin avec J.Lefaivre 1951) et M.Gravel (1962), (3) l\u2019apodisation par filtrage d\u2019amplitude et le facteur d\u2019énergie encerclée (G.Lansraux et G.Boivin, 1958, 1961 ; A.Boivin et M.Leclerc, 1965), (4) la convolution optique sur la figure de diffraction d\u2019une fente (G.Lansraux et C.Delisle, 1963).Ces travaux d\u2019abord théoriques donnèrent lieu à de très nombreux calculs et firent l\u2019objet de vérifications expérimentales détaillées, tant dans le domaine du visible que dans celui des ondes centimétriques.En effet, dès 1950 nous entreprenions de monter un laboratoire d\u2019optique micro-ondes (H.P.Koenig, A.Dion et A.Boivin, 1956), suivant de peu dans cette voie l\u2019Eaton Electronics Lab de McGill.D\u2019autres Samedi, 8 novembre Salle G-415, 9:45 hres contributions de l\u2019équipe d\u2019hyperfréquences furent : le développement de deux nouveaux types d\u2019interféro-mètres micro-ondes (A.Boivin et R.Tremblay, 1960), des mesures du facteur d\u2019énergie encerclée (A.Boivin et P.Bourassa, 1963), un interféromètre micro-onde de Michelson utilisant les ondes évanescentes et d\u2019autres composantes (R.Tremblay, 1964).Ces travaux, il convient de le signaler, étaient d'une qualité telle que dès 1952 notre groupe avait accédé au palier international.Au demeurant A.Boivin devait être invité par la suite à exposer l\u2019ensemble de cette contribution dans un article de revue (Applied Optics, 6, 1625-1634, (1967)).Recherches en cours dans le contexte du renouveau actuel en optique Avec 1964 une seconde période s\u2019ouvre dans le développement de notre groupe.L\u2019obtention de locaux plus vastes à la nouvelle Faculté des Sciences, la mise en commun de ressources plus amples, une collaboration plus étroite, et surtout ce facteur externe primordial que fut l\u2019invention du laser firent que l\u2019Optique progressa très rapidement à Laval.À ce point il convient d\u2019esquisser très brièvement cette véritable renaissance que connaît l\u2019Optique depuis 1961, afin de mieux situer dans ce contexte notre effort actuel.Tous les aspects de l\u2019Optique se sont trouvés renouvelés quand on a su appliquer l\u2019émission stimulée à la production de puissants faisceaux de lumière cohérente (laser à rubis, lasers à gaz et autres).Il en est résulté l\u2019avènement de l\u2019Optique non-linéaire et de l\u2019holographie, ainsi que des théories et des expériences remarquables en optique quantique et statistique.Une autre conséquence fut la confluence de l\u2019Optique cohérente et de la science des Communications en une seule discipline \u2014 l\u2019Électro-Optique, dont le support commun est la transformation de Fourier.Bien au fait de ces développements, nous avons immédiatement donné à nos travaux une nouvelle orientation.Notre programme actuel de recherche peut se décrire comme suit : 75 (1)\tDIFFRACTION ITÉRÉE ET ÉLECTROMAGNÉTIQUE \u2014 La compétence en diffraction acquise par notre groupe fut mise à profit dans l\u2019étude des résonateurs ouverts et des problèmes de diffraction itérée associés.Ces questions furent résolues d'une part par une méthode hybride faisant intervenir la transformation de Fourier-Bessel et le théorème d\u2019échantillonnage (A.Boivin et R.Fortin, 1963), d\u2019autre part par une analyse élégante et puissante fondée sur le facteur d'énergie encerclée (G.Boivin et A.Fédotow-ski, 1964).À l\u2019aide d'un montage micro-onde on découvrit un effet remarquable de focalisation auquel donne lieu la diffraction itérée (A.Boivin, R.Tremblay et R.Fortin, 1964).De plus, l\u2019étude de la diffraction itérée des figures de diffraction déjà amorcée (G.Lansraux et C.Delisle, 1959-1963) se poursuit actuellement (C.Delisle et S.C.Biswas, 1969).Les systèmes d\u2019ouvertures en cascade font présentement l\u2019objet d'une étude poussée et d\u2019applications intéressantes (R.Tremblay, M.De.J.Lit, R.Choucri, R.Bonhomme, R.Boulay, 1966-1969.).Dans le même temps, en collaboration avec le groupe du Prof.Emil WOLF, nous faisions une application étendue de la méthode électromagnétique du spectre angulaire d'ondes planes à divers systèmes largement ouverts.Ceux-ci comprennent l\u2019aplanat, le miroir sphérique du radio-télescope d\u2019Arecibo, le miroir parabolique d\u2019Algonquin Park (A.Boivin, E.Wolf, et leurs élèves, 1962).(2)\tHOLOGRAPHIE, TRAITEMENT OPTIQUE DE L'INFORMATION \u2014 Dès 1965 un procédé d\u2019holographie interférentielle à trois faisceaux et simple exposition est inventé et perfectionné à Laval (M.De et L.Sévigny).Depuis on a procédé à l\u2019outillage d'un laboratoire complet d\u2019holographie et plusieurs projets nouveaux sont présentement mis en route : holographie interférentielle, restauration des images par convolution, filtres d\u2019amplitude par holographie (A.Boivin et S.C.Sorn, Y.Aoki, G.Hayat et trois étudiants gradués).D'autre part la turbulence atmosphérique et ses effets statistiques sur la transmission des signaux est également étudiée (G.Boivin et J.Rollefson, 1968).(3)\tCOUCHES MINCES \u2014 En vue de la réalisation de filtrages d\u2019amplitude par réseaux, d\u2019excellents films diélectriques sans support ont été obtenus, permettant la reproduction fidèle de couches métalliques minces (G.Boivin et R.Gagnon, 1967).Par ailleurs, un laboratoire de couches minces sous vide a été mis sur pied et l\u2019on y étudie les couches minces et cristaux d\u2019indium par diffraction électronique (A.Marraud, Mme M.Gandais, M.Bourgault, 1968).(4)\tOPTIQUE NON-LINÉAIRE \u2014 Notre labo a déployé un effort considérable dans ce domaine.Une installation de laser à rubis de très haute puissance (150 Mw en puissance de crête, en O \u2014 switch) a été réalisée.On y étudie la génération d\u2019harmoniques, l\u2019émission stimulée de teintures organiques (G.Bédard) de même que la diffusion stimulée de la lumière (Mme M.Denariez-Roberge).(5)\tPHYSIQUE DES LASERS \u2014 Notre groupe est devenu très actif dans le domaine de la physique des lasers.On complète la réalisation d\u2019un laser à argon ionisé opérant en régime continu à haute puissance (G.Bédard et J.L.Breton).De plus, le laser CO., et d'autres lasers moléculaires (H.,O, HCN) opérant dans le sous-millimétrique font l\u2019objet de recherches intenses (R.Tremblay, P.A.Bélanger et G.Otis).(6)\tCOHÉRENCE PARTIELLE ET OPTIQUE QU ANTIQUE \u2014 Une équipe de notre laboratoire étudie les franges d\u2019interférences associées à l\u2019effet Alford-Gold ainsi que l\u2019émission des sources pseudothermiques (C.Delisle, J.Bures et M.Brochu).Le Laboratoire d'Optique et Hyperfréquences de Laval groupe 35 personnes, dont 8 professeurs-chercheurs, 20 chercheurs post-doctoraux et étudiants gradués ainsi qu'un personnel de support de 7 personnes.Le laboratoire opère comme une unité semi-autonome du Département de Physique, avec direction et administration propres.Nous croyons que l\u2019existence de tels groupes de recherches homogènes et forts est une condition préalable aux entreprises inter-disciplinaires et inter-institutions.L\u2019effort de notre groupe a produit une quinzaine de thèses de maîtrises et une douzaine de thèses de doctorat, dont la plupart sont postérieures à 1960.Nos travaux ont donné lieu à une cinquantaine de publications, dont un traité de référence.Par ailleurs, depuis 1964 nous avons assuré un enseignement du 3e cycle de l\u2019Optique.Perspectives à long terme Depuis nos débuts nous avons bénéficié de subventions toujours plus généreuses du Conseil National de Recherches et du Conseil des Recherches pour la Défense.Un financement d\u2019appoint a aussi été reçu ces dernières années du Gouvernement du Québec.Dans le cadre de sa politique visant à développer des « centres d\u2019excellence », le Conseil National de Recherches a accordé à notre Laboratoire en avril 1969 une très importante Subvention concertée de développement.Nous l\u2019employons à augmenter considérablement notre effectif de chercheurs et à obtenir des équipements nouveaux.Nous ambitionnons également de pouvoir offrir un enseignement avancé vraiment complet en Optique moderne.Une autre source de financement devra être trouvée pour cette fin.Il n\u2019est pas interdit de penser que l\u2019existence d\u2019un centre académique de haute qualité en Optique pourrait éventuellement donner naissance à une industrie de pointe au Québec.Il nous faut en tout cas réaliser ce qui fut la condition préalable à l\u2019éclosion des complexes technologiques avancés qui entourent Baston et Stanford.\t¦ 76 Perspectives en particules élémentaires par ROBERT BRUNET Université de Montréal Ce rapport est divisé en deux parties.1 ) Un bref tour d\u2019horizon sur ce qui se fait présentement au Québec dans le domaine des particules élémentaires, tant du point de vue théorique qu\u2019expérimental, et les implications qu\u2019aurait sur la croissance de ce domaine la participation du Canada au laboratoire 200 Gev de Batavia.2) Un aperçu des développements des dernières années en théorie des particules élémentaires.Les différentes façons d\u2019attaquer ces problèmes sont décrites.Soient Enseignement de la physique par NORMAND LAROCHELLE Université de Sherbrooke L\u2019enseignement des sciences physiques est en pleine évolution dans les écoles secondaires de la province de Québec.En effet, les efforts de modernisation de l\u2019enseignement des sciences opérés par les Américains commencent à avoir des effets tangibles dans notre milieu : nos professeurs ont suivi des cours de sciences, ils ont appris à travailler en laboratoire, ils ont fait construire des laboratoires dans leurs écoles, et ils y font maintenant travailler leurs élèves.Cette évolution maintenant tangible ne signifie pas pour autant que nous formons les maîtres que nous devrions former.Lorsqu\u2019il s\u2019agit de recycler les diplômés de nos écoles normales, les facultés des Sciences ont généralement adopté deux solutions : ou bien elles ont offert leurs cours réguliers, ou bien elles leur ont offert des cours de P.S.S.C.ou de CHEM STUDY en insistant presque exclusivement sur la compréhension des notions scientifiques.Dans les deux cas, on doit reconnaître que ces cours ne répondent pas exactement aux besoins de nos professeurs en recyclage.En effet, on Vendredi, 7 novembre Salle G-415, 11:00 hres principalement les techniques perturbatives en partant du Lagrangien, les algèbres de Lie comme description des caractéristiques et des interactions des particules, les propriétés analytiques de la matrice « S » utilisées pour les phénomènes de haute énergie.L\u2019accent est mis sur ce dernier aspect où nous situons l\u2019état actuel des notions suivantes : analyticité, unitarité, échange, relation de dispersion, représentation de Mandelstam, pôles et trajectoires de Regge.Samedi, 8 novembre Salle G-415, 9:00 hres oublie que l\u2019enseignement aux adultes ne doit pas prendre la même forme que celui qu\u2019on donne à des jeunes en période de formation, et on oublie que l\u2019enseignement des sciences au secondaire ne peut pas se ramener exclusivement à un problème scientifique.Lorsqu\u2019un jeune diplômé de C.E.G.E.P.vient s\u2019inscrire à l\u2019Université pour se préparer à l\u2019enseignement des sciences au secondaire, la tendance des facultés a généralement été de lui faire suivre les cours réguliers du B.Sc., quitte à le dispenser des cours les plus difficiles de la dernière année.Après deux années de sciences, le futur professeur s\u2019en va à la faculté des Sciences de l\u2019Éducation où il doit faire une année de pédagogie et de psychologie avant de se lancer sur le marché du travail.Cette solution est loin d\u2019être la meilleure, parce qu\u2019elle consacre une dichotomie, chez l\u2019étudiant, entre la science et l\u2019enseignement de la science.De plus, les programmes de nos facultés des Sciences ont été conçus avant tout en fonction des besoins des futurs chercheurs, besoins qui ne correspondent généralement pas à ceux du futur enseignant.77 Si on demande à des scientifiques qui se préoccupent de la formation des maîtres quel serait le programme qu\u2019ils proposeraient, ils répondent généralement qu\u2019ils ne le savent pas, parce qu\u2019il ne semble pas exister de cours ou de livres qui aient été conçus pour répondre à ce besoin dans l\u2019enseignement supérieur.C\u2019est normal parce que les efforts de nos facultés ont été mobilisés par la mise en route de la recherche, de sorte que le recrutement des professeurs d\u2019université a été fait en fonction de ce seul objectif.Puisque la formation des maîtres relève maintenant de la responsabilité des universités, il faudra sans doute que les facultés des Sciences accordent une attention toute spéciale à l\u2019élaboration de programmes nouveaux pour répondre à ce besoin, et qu\u2019ils s\u2019habituent à l\u2019idée de la polyvalence.Cela veut dire qu\u2019on devra accorder autant d\u2019attention aux étudiants qui ne se dirigent pas vers une carrière scientifique qu\u2019à ceux qui se destinent à la maîtrise et au doctorat.En procédant ainsi les facultés ne sacrifieront pas nécessairement les hauts standards d\u2019excellence auxquels elles se sont habituées, mais elles apprendront que l\u2019excellence peut épouser plusieurs formes.\t¦ Notes 78 Section \u201cE\u201d SCIENCES DE L\u2019INGÉNIEUR ET URBANISME Section \u201cE\u201d SCIENCES DE L\u2019INGÉNIEUR ET URBANISME Vendredi, 7 novembre Salle: X-115 1 1.00 - 11:20 \u2014 Montréal, Horizon 2000 Maurice Dubois, service d'urbanisme, Ville de Montréal 11:20- 12:00 \u2014 L'ingénieur géologue et l\u2019urbanisme Marc Tanguay, École Polytechnique Samedi, 8 novembre Salle: X-115 9:00- 9:40 9:40- 10:20 10:20- 10:40 Recherches au département de Mines de l\u2019École Polytechnique de Montréal Laurier Juteau, École Polytechnique La recherche dans le domaine des glaces au Québec Bernard Michel, Université Laval Pause-café 10:40-11:20 \u2014 Installations Hydro-Électriques Jacques Desbaillets, Énergie Hydraulique, Dominion Eng.11:20-12:00 \u2014 La recherche en foresterie, au Québec en 1969 Marcel Lortie, Aménagement et Sylviculture, Laval 14:00- 14:40 \u2014 L\u2019électronique quantique, étude du domaine et nos activités au Québec Jacques Vanier, Génie électrique, Laval 14:40-15:20 \u2014 État des recherches en génie électrique au Québec Dinkar Mukhedkar, Polytechnique 15:20- 15:40 \u2014 Pause-café 15:40- 16:20 \u2014 La recherche en génie physique dans les universités canadiennes-françaises Jean-Pierre St-Dizier, Polytechnique 16:20-17:00 \u2014 Le génie nucléaire Wladimir Paskievici, Polytechnique L\u2019ingénieur-géologue et l\u2019urbanisme par MARC G.TANGUAY École Polytechnique de Montréal Vendredi, 7 novembre Salle X-115, 11:20 hres La profession dont il est question est celle de géologue des travaux publics par opposition au géologue d\u2019exploration ou géologue de mines.Ces professions sont en pleine évolution surtout depuis l\u2019utilisation plus répandue des ordinateurs.On s\u2019attend à ce que l\u2019avenir de ces professions soit très influencé par les conclusions du rapport du Comité des Sciences de la Terre du Conseil des Sciences du Canada et présidé par le Professeur Roger A.Blais de l\u2019École Polytechnique.La profession d\u2019ingénieur-géologue (des travaux publics) est l\u2019art d\u2019utiliser les principes et techniques du génie civil et les connaissances géologiques afin de tenir compte de tous les facteurs géologiques qui peuvent affecter la localisation, la mise en plan, la rentabilité, la construction et l\u2019entretien des œuvres de génie civil.C\u2019est donc une discipline qui fait appel à une fusion de connaissances tant en mécanique des sols et des roches qu\u2019en géologie.Il y a au Canada deux groupes professionnels où l\u2019on retrouve des ingénieurs-géologues : la section de géotechnique de l\u2019Institut Canadien des Ingénieurs et la section de Montréal de l\u2019« Association of Engineering Geologists ».Seulement quelques Universités au pays offrent des cours dans ce domaine : l\u2019École Polytechnique, McGill, Queen\u2019s, l\u2019Université de Toronto et celle de Colombie Canadienne.Les effectifs enseignants dans chacune de ces universités se résument présentement à une ou deux personnes.Elles sont généralement attachées aux sciences géologiques et rarement au génie civil.Les effectifs professionnels dans la province sont nombreux et résultent en grande partie de la période très active précédant 1967 où de nombreuses structures ont été érigées notamment les barrages.Présentement, en plus des nombreux groupes d\u2019ingénieurs-conseils qui comptent au sein de leur personnel des ingénieurs- géologues ; on en retrouve plus particulièrement à l\u2019Hydro-Québec, au Ministère de la Voirie, au Ministère des Richesses Naturelles.Les ingénieurs-géologues de l\u2019Hydro-Québec sont appelés à résoudre des problèmes de types très variés : étude de sites de barrage, recherche de matériaux, problèmes de test de fondations, tunnels, glissements de terrain en plus de la surveillance de travaux.Au Département de la Voirie, les activités sont très variées et réparties sur l\u2019étendue de la Province et les problèmes de fondations et de recherche de matériaux semblent les plus nombreux.Au Ministère des Richesses Naturelles, une section très active s\u2019occupant d\u2019hydrogéologie étudie les conditions d\u2019approvisionnement en eaux sous-terraines et répond à de nombreux appels des différentes municipalités de la province.Une autre section s\u2019occupe présentement de l\u2019étude des glissements de terrains dans la province, leurs causes et leur distribution et répond ainsi aux besoins des constructeurs.Il est intéressant de voir que d\u2019autres organismes font appel à des données relatives à la géologie et vont tôt ou tard recourir à l\u2019emploi d\u2019ingénieurs-géologues.C\u2019est le cas des villes où d\u2019immenses travaux publics sont entrepris et c\u2019est aussi le cas de certains organismes gouvernementaux et du secteur privé qui s\u2019occupent des questions relatives à l\u2019eau, à la pollution.Tous ces organismes vont nécessiter un plus grand nombre d\u2019ingénieurs-géologues dans la mesure où l\u2019activité économique aura repris toute son ampleur.Compte-tenu de l\u2019augmentation de la population, plus nombreuses sont les constructions d\u2019envergure et plus nombreux sont les sites de construction autrefois considérés indésirables et qui maintenant font l\u2019objet de recherche géotechnique et géologique afin de les utiliser.La cartographie géologique urbaine est donc un des aspects de la géologie de l\u2019ingénieur appelée à se développer très rapidement.\t¦ 81 Notes 82 La recherche en foresterie au Québec en 1969 par MARCEL LORTIE Aménagement et Sylviculture Laval Les préoccupations des chercheurs en foresterie, actuellement, se situent autour de quatre pôles principaux, savoir : la définition du milieu forestier, l\u2019amélioration du rendement des forêts, l\u2019économique de l\u2019exploitation et les possibilités de transformation du matériel ligneux.S\u2019intéressent à ces problèmes une centaine de chercheurs qui œuvrent dans les organismes suivants : la Faculté de foresterie et de géodésie de l\u2019Université Laval, le service de la recherche au Ministère des terres et forêts, le laboratoire de recherches forestières du Ministère des pêcheries et des forêts, l\u2019Institut canadien de recherches sur les pâtes et papiers, divers organismes au sein des sociétés de production de pâtes et papiers, des départements ou quelques individus au sein de quelques départements des diverses universités du Québec et quelques ministères provinciaux.L\u2019initiative dans le choix des projets est laissée aux individus ou aux sociétés.L\u2019absence d\u2019un organisme de coordination de la recherche forestière au niveau provincial se fait de plus en plus sentir au moment même où les travaux commencent à s\u2019étendre sur de grandes périodes et nécessitent des investissements élevés.La définition du milieu forestier commencée, il y a plusieurs années, se poursuit.Certains travaux ont attiré l\u2019attention du monde forestier de tous les pays.Des organismes comme le BAEQ ont profité de ces spécialistes dans la définition du milieu bio-physique.L\u2019Inventaire canadien des Terres constitue actuellement l\u2019activité principale des écologistes, géomorphologues, phytosociologues forestiers.De ces travaux, on espère arriver à un zonage du territoire forestier qui permettrait de réaliser les notions d\u2019aménagement polyvalent des ressources renouvelables des forêts.Les pressions sociales, économiques et politiques ont provoqué un intérêt dans le rôle de la forêt comme réservoir naturel d\u2019eau douce.Des travaux au sein de la décade hydrologique en sont rendus à leur 4 ou 5ième années.Le traitement des données par la mécanographie permet présentement de solutionner ra- Samedi, 8 novembre Salle X-115, 11:20 lues pidement des problèmes d\u2019inventaire et de possibilité qui autrefois requéraient des mois et même des années.S\u2019il y a surabondance de matière ligneuse au Québec, actuellement, on prévoit un déficit sérieux d\u2019ici 30 ans.De nombreux travaux de recherches se poursuivent en protection des forêts contre les incendies, les insectes et les maladies.En outre, des travaux d\u2019amélioration des forêts permettent d\u2019espérer d\u2019en augmenter la possibilité.Sous ce chapitre, se situent les recherches dans l\u2019application des traitements sylvi-coles, les essais de fertilisation, les travaux de scarification du sol, la restauration forestière, le reboisement, etc.La réalisation de certains de ces travaux se situe sur des bases régionales et est en train de permettre la solution de problèmes sociaux en même temps que forestiers.La carence d\u2019ouvriers forestiers, la nécessité de rendre le travail forestier moins dur, le coût élevé des opérations, etc.ont entraîné des recherches très coûteuses sur la mise au point de machines d\u2019exploitation des arbres qui ont réduit l\u2019effort physique.Sont nés alors des problèmes de rendement et d\u2019adaptation que s\u2019emploient à résoudre des ingénieurs forestiers et des spécialistes du génie industriel.Une des préoccupations actuelles veut concilier l\u2019usage de la machinerie lourde avec la nécessité d\u2019augmenter le rendement des peuplements et le volume de chaque tige.On assiste à des propositions révolutionnaires concernant les opérations futures d\u2019abattage et de transport du bois.De nouvelles utilisations du matériel ligneux constituent un moyen de récupérer des matériaux autrefois non utilisés, d\u2019assurer une variété de produits plutôt que de dépendre d\u2019un seul produit, le papier et de provoquer la naissance de nouvelles technologies.Alors que des industriels recherchent ces nouveaux produits, des spécialistes tendent à connaître mieux le matériau « bois ».Tous ces efforts se font en vue d\u2019assurer un rôle soutenu à la forêt dans l\u2019économie du Québec en général et dans chacune des régions en particulier.83 Notes Recherches au Département de Mines de l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal par LAURIER JUTEAU École Polytechnique de Montréal Samedi, 8 novembre Salle X-115, 9:00 hres À l\u2019École Polytechnique de Montréal, le Département des Mines s\u2019occupe de la formation des ingénieurs de mines et de la réalisation des programmes de recherche directement reliés à l\u2019industrie minière.Le Département des Mines de cette école compte trois secteurs d\u2019activité bien distincts : a)\tsecteur de la production des minerais b)\tsecteur de la concentration des minerais c)\tsecteur de la mécanique des roches.De plus, le département ayant reconnu la situation d\u2019urgence qui existe dans l\u2019industrie minière a voulu donner toute priorité à la mise sur pieds de projets de recherche directement reliés à la production minérale.Sans éliminer la recherche fondamentale, les projets réalisés au département ont le plus souvent une application directe à l\u2019industrie.Il est en outre nécessaire que les étudiants au niveau baccalauréat participent à ces programmes.Dans chaque secteur d\u2019activité énuméré plus haut, il existe des domaines de spécialisation ; en traitement des minerais ou minéralurgie, il y a deux champs principaux où s\u2019exerce la recherche : 1.\tla concentration mécanique des minerais 2.\tl\u2019hydrométallurgie.La recherche qui s\u2019opère dans ces secteurs est présentement tout à fait industrielle et commanditée par l\u2019industrie.En mécanique des roches il existe aussi deux champs principaux : 1.\tla mécanique des roches appliquée à la comminution et au concassage et 2.\tla mécanique des roches appliquée à la mise en chantier des minerais.Dans ce secteur de la mécanique des roches, il faut admettre qu\u2019il existe une quantité très appréciable de recherche fondamentale.Dans le secteur de la production des minerais, il existe à l\u2019École Polytechnique de Montréal plusieurs champs d\u2019activité.a)\tRecherche opérationnelle appliquée à l\u2019industrie minière.b)\tVentilation minière et étude du milieu de travail.c)\tOpération de production en fosse.d)\tOpération de production en souterrain.e)\tÉvaluation minière.De ces cinq secteurs d\u2019activité, les deux premiers retiennent l\u2019attention de l\u2019industrie quant à nos travaux de recherche, tandis que les trois derniers sont reliés à la formation technique de nos ingénieurs de mines.Cette philosophie de la recherche étant établie, c\u2019est-à-dire coopération étroite de l\u2019Université et de l\u2019Industrie, toute liberté est laissée au chercheur-professeur de trouver et d\u2019exercer ses activités de recherche dans le ou les domaines qui l\u2019intéressent.Le professeur, après consultation avec le Directeur du Département, fait lui-même les représentations nécessaires auprès de l\u2019industrie et obtient les subsides nécessaires à ces recherches.Évidemment tout ceci est à l\u2019intérieur d\u2019une politique établie et connue de l\u2019industrie.Il est évident que dans certains cas il faudra initier le programme de recherche avant de le soumettre à l\u2019industrie qui en réalise les applications.Qu\u2019il suffise dans ce court résumé d\u2019énumérer quelques-uns des programmes de recherche à Polytechnique de Montréal : 1.\tValorisation d\u2019une magnétite titanifère.2.\tExtraction hydrométallurgique de l\u2019oxyde de niobium à partir des concentrés niobifères.3.\tÉnergie dissipée à la rupture des roches.4.\tEffet de la profondeur sur la capacité portante de la roche.5.\tComportement inélastique de la roche autour des galeries.6.\tObturation des voies d\u2019aérage par ballons.7.\tApplicabilité du principe de rideau d\u2019air dans l\u2019aérage de mines.8.\tÉtude du transport du minerai de l\u2019Iron Ore.S 85 \u2014 Notes \u2014 \t Installations hydro-électriques au Québec par JACQUES DESBAILLETS Dominion Engineering Samedi, 8 novembre Salle X-115, 10:40 hres À la fin de l\u2019année 1968 la capacité des installations hydro-électriques au Canada avait atteint 25,000 MW alors qu\u2019elle approchait 12,000 MW dans la province de Québec.À titre de comparaison la capacité des installations hydro-électriques était à la même époque de 14,500 MW en France et d\u2019environ 50,000 MW aux États-Unis.Dans la province de Québec comme d\u2019ailleurs dans l\u2019ensemble du Canada, la majorité des installations hydro-électriques fonctionnent sous de basses et moyennes chutes, sans ou avec très peu d\u2019accumulation ; elles sont équipées de turbines à réaction Francis, hélices ou Kaplan.Les turbines de Kemano, Bridge River et Wahleach en Colombie Britannique, sont les seuls exemples de turbines à action du type Pelton que l\u2019on trouve dans notre pays.Le Canada n\u2019a pas encore rencontré de besoin pressant de construire des usines de pompage d\u2019accumulation.Une seule installation de ce genre fonctionne actuellement sous une chute de 85' à Niagara Falls : l\u2019usigne de pompage de Sir Adam Beck, équipée de turbine-pompes réversibles, qui permet de suralimenter les centrales principales de Queenston et de Sir Adam Beck en période de pointe.Il existe une autre installation d\u2019un caractère très particulier, l\u2019usine de pompage de Brazeau en Alberta, équipée de 2 pompes-turbines, à écoulement normalement unidirectionnel, qui alimentent le canal d\u2019amenée de la centrale de Big Bend.Cependant des études déjà avancées sont en cours dans les bureaux de l\u2019Hydro-Ontario et de l\u2019Hydro-Québec pour l\u2019aménagement de grandes usines de pompage d\u2019accumulation sous haute chute.De tels aménagements existent depuis de nombreuses années dans plusieurs pays d\u2019Europe à court d\u2019énergie hydraulique ; par ailleurs ils ont pris un essor considérable aux États-Unis et au Japon depuis l\u2019avènement relativement récent de la pompe-turbine réversible.Le taux élevé de l\u2019accroissement de la consommation d\u2019énergie électrique exige que les pays même les plus riches en ressources hydrauliques non encore exploitées songent à développer de grandes centrales thermiques conventionnelles ou nucléaires pour assurer la production d\u2019énergie de base et à utiliser des usines hydrauliques suréquipées ainsi que le pompage d\u2019accumulation pour l\u2019énergie de pointe et le réglage.Un coup d\u2019œil rétrospectif sur l\u2019évolution des turbines hydrauliques au cours des âges, nous révèle que l\u2019on tend inexorablement à construire des unités de plus en plus grandes.En effet le choix de leurs dimensions dépend uniquement de considérations économiques ou pratiques dont les limites reculent d\u2019année en année avec le développement des méthodes de construction et des moyens de transport et de manutention, la création d\u2019un outillage de fabrication perfectionné de plus grande capacité, le sectionnement des pièces de fonderie, de nouvelles techniques de soudure, des aciers plus résistants et l\u2019accroissement des réseaux de distribution qui permet l\u2019intégration de groupes électrogènes toujours plus puissants sans compromettre la souplesse d\u2019exploitation.Pour convaincre les incrédules, mentionnons quelques chiffres : Manicouagan 2 \u2014 170,000 H.P., Outardes 4 \u2014 216,000 H.P., Manicouagan 5 \u2014 221,000 H.P., Outardes 3 \u2014 258,500 H.P., Churchill Falls \u2014 648,000 H.P., Big Bend \u2014 250,000 H.P., Portage Mountain \u2014 310,000 H.P., Grand Coulee \u2014 820,000 H.P.Cette apparente folie des grandeurs pourrait donner à penser que la seule préoccupation des constructeurs de turbines est la course au gigantisme.Ils en ont de plus sérieuses.Un des éléments les plus importants dont dépend la rentabilité d\u2019un projet hydro-électrique est lié à la réduction des pertes dans la turbine.C\u2019est à quoi se sont appliqués depuis plusieurs décades les constructeurs de machines hydrauliques au Canada comme ailleurs.Après avoir obtenu des augmentations de ren- 87 dement spectaculaires et atteint le niveau de 95% en concentrant leurs efforts sur l\u2019amélioration des tracés des roues et des organes de distribution, ils s\u2019attaquent maintenant aux cinq derniers pour cent, les plus récalcitrants.Leurs recherches ne se limitent pas à cela ; les constructeurs se doivent d\u2019approfondir les phénomènes de cavitation et les problèmes de stabilité de marche qui directement ou indirectement peuvent avoir une importance économique considérable, et d\u2019orienter leurs études vers d\u2019autres types de machines hydrau-tiques et d\u2019autres applications.Ces recherches se font actuellement dans notre pays et en particulier dans notre province.Elles ont exigé non seulement la formation d\u2019un personnel qualifié mais aussi la création de laboratoires ultra-modernes et d\u2019un équipement de mesure constamment renouvelé qui nous permettent de concurrencer à armes égales les meilleurs constructeurs étrangers.\t¦ Notes 88 L\u2019électronique quantique, étude du domaine et nos activités au Québec par JACQUES VANIER Université Laval Samedi, 8 novembre Salle X-115, 14:00 hres L\u2019Électronique Quantique peut, d'une façon très générale, être définie comme cette science qui étudie l\u2019interaction entre les ondes électromagnétiques et la matière sous toutes ses formes, solides, liquides et gazeuses.Initialement on définissait l\u2019Électronique Quantique comme la frontière entre l\u2019électronique et la spectroscopie ; ces deux champs se rapprochèrent l\u2019un de l\u2019autre avec le développement des techniques de résonances magnétiques vers 1945, et les années qui suivirent.Cette dernière technique consiste à faire entrer en interaction un ensemble de noyaux ou électrons avec une onde électromagnétique et d\u2019étudier l\u2019effet de l\u2019interaction sur la même onde.Divers champs de recherche, tels que les décharges dans les gaz ou la luminescence, étaient exclus des conférences qui traitaient d\u2019Électronique Quantique et il fallut se rendre compte plus tard que de telles exclusions étaient arbitraires.De nos jours l\u2019Électronique Quantique enveloppe un nombre de plus en plus grand de sujets et les conférences internationales qui en portent le nom ne couvrent plus que quelques sections à la fois.On peut inclure comme faisant partie de l\u2019Électro-nique Quantique : le pompage optique, la résonance magnétique en général, les masers, les lasers, les effets optiques non-linéaires, les horloges atomiques, certains phénomènes observés en supraconductivité, tels que l\u2019Effet Josepson et à peu près toutes les techniques reliées à ces champs de recherches.L\u2019impact industriel et économique de l\u2019Électronique Quantique a été substantiel.On peut maintenant se servir d\u2019une gamme d\u2019appareils de mesure dont on n\u2019aurait nullement soupçonné la possibilité il y a quelques années : gauss-mètres, horloges de haute précision, spectromètres, magnétomètres ; tous connaissent l\u2019utilisation du laser dans la soudure et la chirurgie, de même que celle du maser dans les transmissions par satellite terrestre.Devant cet éventail de sujets qui peuvent tous être inclus dans l\u2019Électronique Quantique, il devient très difficile de faire un inventaire exact des ressources en chercheurs dans ce domaine dans notre Province.Si on se limite toutefois aux domaines tels que la résonance magnétique proprement dite, les masers et les lasers, on trouve quand même dans la Province de Québec, plusieurs noyaux de chercheurs qui forment des groupes très bien établis et qui peuvent affirmer contribuer à l\u2019étude de l\u2019Électronique Quantique.À l\u2019Université McGill, au Eaton Electronics Laboratory, un groupe de chercheurs étudie les phénomènes de résonances magnétiques électroniques dans les solides.Ces études qui étaient au début orientées vers la mesure de paramètre dont la connaissance était nécessaire à l\u2019amélioration des masers ont eu tendance à évoluer dans la direction recherche pure ; on y étudie les phénomènes de relaxation par écho de spin, on y détermine les constantes fondamentales de la matière par technique ENDOR.Il est fort probable que ce secteur connaîtra un essor très grand avec l\u2019ouverture du Magnet Laboratory de Longueuil.Aux environs de Québec, il existe quatre groupes de chercheurs qui travaillent en Électronique Quantique.Le laboratoire d'Optique et d\u2019Hyperfréquence de l\u2019Université Laval étudie les problèmes d\u2019Électronique Quantique ; environ dix chercheurs de ce laboratoire consacrent leurs efforts à l\u2019étude des lasers et des phénomènes non-linéaires.À l\u2019intérieur des cadres du centre de recherche sur les atomes et les molécules (CRAM) de l\u2019Université Laval, on distingue trois groupes qui évoluent dans ce domaine : un aux Laboratoires de la Défense à Valcartier (DREV), un autre au département de Chimie, et un troisième au département de Génie Électrique.Le tout forme un ensemble d\u2019environ 25 personnes.À Valacrtier on étudie les lasers à très haute intensité lumineuse (CO ) ; au département de Chimie on s\u2019intéresse à la spectroscopie Hertzienne par technique de saturation et par technique Stark ; au Génie Électrique, au Laboratoire 89 d'Électronique Quantique, on s\u2019intéresse à la résonance magnétique, au pompage optique, aux horloges atomiques, aux masers à rubidium et à hydrogène.Dans ces domaines l\u2019évolution est une rapidité telle qu\u2019on ne peut prévoir à long terme l\u2019impact industriel et économique dû à la présence de tels noyaux.11 est à espérer que nous verrons naître bientôt l\u2019industrie de pointe connexe à ces domaines de recherche.Les laboratoires de recherche, les chercheurs et la compétence sont là.\t¦ Notes 90 La recherche dans le domaine des glaces au Québec par BERNARD MICHEL Université Laval Le Québec a toujours joué un rôle prépondérant dans la recherche sur la glace de rivière et de lac.La première communication présentée à Montréal lors de la fondation de l\u2019Institut Canadien des Ingénieurs en 1887 traitait du frasil.Les recherches du professeur Barnes 1 de l\u2019Université McGill ont dominé la scène internationale pendant plus de vingt ans au début du siècle.Présentement cinq organismes effectuent des recherches continues sur la glace au Québec : le Ministère des Transports (Fédéral), le Ministère des Richesses Naturelles (Québec), le Laboratoire d\u2019Hy-draulique LaSalle de Montréal, l\u2019Université McGill et l\u2019Université Laval.Des recherches particulières sont effectuées à l\u2019occasion par de nombreux autres organismes du Québec.Si l\u2019on considère l\u2019ensemble de ces travaux, la quantité et la qualité des publications qui en résultent, il y a peu de doute que le Québec demeure un leader mondial dans ce domaine.Un problème général des pays nordiques est l\u2019obstruction des grilles de prise d\u2019eau par le frasil formé au début de l\u2019hiver.Ces petites particules de glace ont un intérêt très particulier et elles avaient jusqu\u2019à récemment confondu les spécialistes de la nucléation en raison du très faible état de surfonte requis pour amorcer leur formation.Les mécanismes de transfert de chaleur à l\u2019interface air-eau ont permis d\u2019expliquer ce phénomène particulier 2, et de rejoindre les théories éprouvées de la cristallisation.Ce type de glace est dominant lors de l\u2019apparition de la glace en rivière et les rapides de Lachine sont connus comme une véritable machine à frasil, produisant par une nuit froide d\u2019hiver plusieurs millions de tonnes de glace.Le frasil a le défaut d\u2019obstruer les prises d\u2019eau et plusieurs solutions à ce problème ont été obtenues au Québec.Vers 1952 3, à la suite d\u2019études entreprises pour l\u2019Hydro Québec, une nouvelle théorie a fait jour pour expliquer le phénomène de progression mécanique des champs de glace et la formation des embâcles en rivière.Cette théorie a été affinée par de multiples expérimentations et recherches auxquelles différents Samedi, 8 novembre Salle X-115, 9:40 hres groupes de la Province 4 5 ont très activement participés.Cela a conduit à ouvrir un nouveau chapitre de la Glaciologie sur la Mécanique de la glace de rivière.De nombreuses applications ont suivies et nous ne signalerons que l\u2019étude de la protection du site d\u2019Expo 67 contre les glaces du St-Laurent et la conception du barrage de rétention des glaces de Sartignan sur la rivière Chaudière.La physique de la glace n\u2019a jamais été négligée et des études extensives ont été faites 6 et sont présentement en cours sur les structures cristallines et les propriétés rhéologiques de la glace de rivière et de lac.Enfin une des plus remarquables contributions de nos chercheurs Québequois est sans doute le développement de nouvelles techniques pour effectuer des études sur modèles réduits où la glace est simulée à l\u2019aide de différents matériaux artificiels.Ces techniques sont extrêmement puissantes pour solutionner les problèmes de glace complexes qui surviennent en nature, autant pour la conception d\u2019ouvrage que pour la lutte contre la glace, problèmes qui ont une incidence majeure sur le développement de notre Province.Bibliographie 1.\tBARNES, H.T.(1929) « Ice engineering».Re-nouf Publishing Co.Montreal, 364 p.2.\tMICHEL, B.(1966) « From the nucléation of ice crystals to the formation of frazil ice in Rivers ».Proc.Int.Conference on Low Temp.Science.Vol.I, p.129-136.3.\tKIVISILD, HR.(1952) « Laws of ice packing and hanging dam formation ».Appendix I, Report on the Rivière des Prairies ice jam.The foundation Co.of Canada.4.\tPARTSET, E., et HAUSSER, R.(1961) « Formation and evolution of ice covers on rivers ».Trans.Eng.Inst.Canada, Vol.5, No 1.5.\tMICHEL, B.(1966) « Analyse d\u2019hypothèse relative à la progression des champs de glace ».L\u2019Ingénieur, Vol.52, p.41-45.6.\tPOUNDER, E.R.(1965) «The Physics of ice», Pergamon Press, 151 p.\t¦ 91 Notes État des recherches en génie électrique au Québec par DINKAR MUKHEDKAR École Polytechnique de Montréal Samedi, 8 novembre Salle X-115, 14:40 lires Cet exposé fait un bilan partiel des activités de recherches dans la Province de Québec.Dans les Universités, la recherche se fait dans les domaines suivants, et son financement est fait par des subventions personnelles aux professeurs.a)\tÉlectrotechnique énergétique b)\tHaute tension c)\tAutomatique et Bionique d)\tHyperfréquences e)\tInformatique.Le financement de la recherche dans l\u2019industrie privée est réalisé principalement par les agences gouvernementales et les domaines de recherches étant : 1\t) Communications 2\t) Automatique.L\u2019institut de recherches de la commission Hydro-Électrique du Québec, satisfera dans une large proportion les besoins des entreprises canadiennes, américaines et européennes, en ce qui concerne la recherche en électricité et les essais à tous les courants et tensions convenables.Le centre de recherches comprend trois divisions principales : le laboratoire de haute tension, le laboratoire de grande puissance et les laboratoires généraux.L\u2019institut sera prêt à fonctionner vers la fin de 1970.L\u2019auteur exprime ses idées personnelles sur l\u2019avenir de la recherche dans la Province de Québec.¦ La recherche en génie physique dans les universités canadiennes-françaises par JEAN-PIERRE ST-DIZIER École Polytechnique de Montréal Différents sujets de Recherches en Physique Appliquée, poursuivis par des professeurs ou étudiants se réclamant du Génie Physique, sont poursuivis dans les Universités Laval et de Montréal.Une orientation de la recherche en ce sens à Laval est vers l\u2019optique corpusculaire, représentée par la mise au point de spectomètres de masse.Une étude actuellement en cours vise à la réalisation d\u2019un tel appareil pour l\u2019étude des macromolécules, de masses allant de 105 à 106, que l\u2019on rencontre en biologie ; un autre projet vise à associer un spectromètre de Samedi, 8 novembre Salle X-115, 15:40 lires masse avec un microscope électronique pour faire l\u2019analyse des caractéristiques des polluants de l\u2019air ; de même, une étude est entreprise pour la mise au point d\u2019un spectromètre de masse d\u2019un coût réduit, appliqué à l\u2019analyse des gaz résiduels dans les systèmes à vide.Une autre orientation est vers l\u2019emploi des radiations pour la détection des tumeurs, en médecine, ainsi que l\u2019étude des phénomènes d\u2019abrasion sur les routes.À Montréal, trois orientations différentes sont à considérer, propres à chacune des divisions du Génie Physique : 93 La division Physique de l\u2019État Solide est orientée vers la mise au point d\u2019instruments de mesure pour la détermination des paramètres fondamentaux des semi-conducteurs, ainsi qu\u2019à l\u2019application des caractéristiques des substances magnétiques pour la mise au point d\u2019appareils tels que électroaimants à supraconducteurs, composantes pour appareils à ondes millimétriques, magnétomètres.Le laboratoire de Spectroscopie est orienté vers la spectroscopie interférentielle de haute résolution, par la mise au point d\u2019un spectromètre Fabry-Perot photoélectrique multicanaux pour l\u2019étude simultanée des déplacements isotopiques et des profils de raies spectrales.Cet appareil devrait permettre des études de raies pendant des temps allant de ÎO6 secondes à plusieurs heures, dépendant des intensités des raies et des conditions d\u2019excitation.En parallèle avec ce projet, une étude est actuellement en cours avec pour objet l\u2019utilisation d\u2019une mé- thode de comptage photonique au lieu de l\u2019électro-mètre pour relever le profil d\u2019une raie spectrale, et les premiers résultats sont très encourageants.Un autre projet en cours est l\u2019étude de l\u2019emploi du spectromètre Fabry-Perot pour mesurer des variations de température, ces variations entraînant des transformations très sensibles des structures hyper-fines des raies spectrales.En Physique du Rayonnement, on désire orienter les travaux de recherche vers l\u2019utilisation et la mesure des radiations comme applications aux différents domaines du génie tels que : civil, chimie, médecine, géologie, etc.Les travaux actuels sont orientés vers les détecteurs semi-conducteurs.On y étudie le phénomène de piégeage de charge dans les détecteurs au Ge(Li) afin d\u2019en réduire les inconvénients et par le fait même de contribuer à optimiser le procédé de fabrication.\t¦ Montréal, Horizon 2000 par MAURICE DUBOIS Ville de Montréal Le service d\u2019Urbanisme de la ville de Montréal s\u2019est vu confier l\u2019étude des artères de l\u2019île de Montréal en 1962.Dans ce but, le service a intensifié ses études régionales.Le service a été ainsi amené à conclure qu\u2019une forme de gouvernement intermédiaire entre les municipalités et le gouvernement provincial était nécessaire pour tirer profit de ces études.Vendredi, 7 novembre Sidle X-115, 11:00 lues Le but principal de cette présentation est de faire prendre conscience à la région de son existence et de la nécessité de procurer un milieu convenable à une population de 7 millions pour l\u2019an 2,000.La présentation montre sous forme audiovisuelle un plan témoin de la région.\t¦ 94 Section \u201cF\u201d SCIENCES DE L\u2019ÉDUCATION 95 Section \u201cF\u201d SCIENCES DE L\u2019ÉDUCATION Vendredi, 7 novembre Salle : S-J44 10:00- 12:00 \u2014 Éducation physique Jacques Van Den Abeele, Université de Sherbrooke Samedi, 8 novembre Salle: S-J44 9:00- 9:50 \u2014 Valeurs fondamentales en éducation Roland Soucie, Université de Moncton 9:50- 10:00 \u2014 Pause-café 10:00- 10:50 \u2014 L'enseignement et la recherche en docimologie Lionel Desjarlais, Université d'Ottawa 10:50-11:10 \u2014 Pause-café 11:10 - 12:00 \u2014 Techniques audio-visuelles Normand Pinet, I.R.P., Québec 14:00-14:50 \u2014 Le secteur de l\u2019enfance inadaptée Clément Thibert et Edith Chouinard 14:50- 15:00 \u2014 Pause-café 15:00- 15:50 \u2014 Administration scolaire Philippe Dupuis, Université de Montréal 15:50-16:10 \u2014 Pause-café 16:10- 17:00 \u2014 Éducation des adultes, éducation permanente Claude Touchette, Université de Montréal 96 Techniques audio-visuelles par NORMAND PINET I.R.P., Québec Il nous paraissait souhaitable de bâtir ce rapport sur des faits et des documents ; malheureusement, même en utilisant toute une batterie de télémédia \u2014 Telex, télégramme, téléphone \u2014 nous avons reçu peu de réponses de nos doyens et directeurs fort occupés à cette époque de l\u2019année.Pour cette raison, on nous permettra d\u2019utiliser surtout des faits qui viennent d\u2019un milieu que nous connaissons mieux et des renseignements recueillis au cours de conversations et à la lecture de quelques documents.Il nous faudra donc considérer ce rapport comme un document d\u2019animation, en amorce aux échanges que nous permettent les sessions du congrès.Au plan de l\u2019ensemble, une première remarque s\u2019impose : les facultés de sciences de l\u2019éducation de nos universités sont entrées dans le mouvement audiovisuel et certaines semblent accélérer le pas.Nous avons, il faut le dire, un retard certain par rapport aux universités de langue anglaise.Nos facultés sont, pour plusieurs, de création récente, nos spécialistes en audio-visuel sortent à peine des grandes écoles qu\u2019ils sont avalés par les régionales, les C.E.G.E.P.ou les écoles primaires et secondaires.De plus au Québec, il y a cinq ou six ans, on ne parlait d\u2019audio-visuel que d\u2019une façon très vague en soulignant parfois surtout les dangers de ces techniques pour l\u2019éducateur.Aujourd\u2019hui, presque toutes les facultés offrent des cours en techniques audio-visuelles aussi bien au niveau des introductions qu\u2019à celui de la maîtrise et du doctorat.Ces cours peuvent parfois atteindre le grand public comme ce sera le cas cette année, par la télévision.En effet, l\u2019Université de Montréal présentera un cours télévisé d\u2019initiation à l\u2019audio-visuel au réseau français de Radio-Canada.Les animateurs de l\u2019expérience s\u2019efforceront d\u2019utiliser le medium dans ce qu\u2019il a de plus riche pour initier les éducateurs et démystifier la technique.À Montréal également, on expérimente une nouvelle formule pour la formation des étudiants de 3e année des sciences pédagogiques.Ce programme, axé sur le développement de la créativité, débute par une session d\u2019une semaine en synectique ; l\u2019année est divisée en quatre blocs, chaque bloc est suivi d\u2019une évaluation.Le bloc de base dure 5 semaines et comprend Samedi, 8 novembre Salle S-144, 11:10 lires des introductions, il est suivi d\u2019un bloc « photo et son » de 10 semaines, d\u2019un bloc T.V.et cinéma aussi de 10 semaines et d\u2019un bloc « stage et production » de 4 semaines.L\u2019expérience se termine par deux semaines de rétrospectives et d\u2019évaluations.Dans certaines facultés on retrouve au niveau maîtrise des cours tels que : recherche fondamentale en A.V., théorie de la communication, enseignement programmé, pédagogie prospective et techniques A.V., des séminaires de recherche et des cours sur l\u2019organisation et l\u2019administration d\u2019un centre A.V.Sur ce thème, un groupe de recherche s\u2019est constitué à Montréal pour enquêter sur l\u2019état des techniques audiovisuelles, au Québec, dans le système scolaire publique.On retrouve également des cours dans des sections telles que l\u2019ortho-pédagogie, l\u2019administration scolaire, l\u2019école normale supérieure, etc.La recherche Plusieurs facultés ont un comité de planification des cours en audio-visuel ; cependant la recherche semble ne se faire qu\u2019au niveau des thèses de maîtrise et de doctorat et dans la ligne des intérêts des candidats.En général nous avons noté la difficulté pour le pédagogue d\u2019arriver à bien définir la nature de la recherche pédagogique.Plusieurs questions se posent quant à l\u2019utilisation des méthodes de recherche propres aux sciences expérimentales.Quelles méthodes de contrôle les sciences pédagogiques doivent-elles se donner ?Il nous semble exister un fort besoin de recherche sur la nature même de la recherche pédagogique.Un autre point nous paraît important, celui de l\u2019équilibre à maintenir entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée en audio-visuel, compte tenu des besoins de notre milieu et de notre identité intellectuelle.Comment nous définir comme chercheurs face à une école qui se veut plus factuelle, empirique et technologique et une autre qui cherche à s\u2019appuyer plus solidement sur les principes, école plus rationnelle et philosophique ?Pratiquement ces deux types de recherches se retrouvent dans notre milieu.Tous sentent le besoin de coordonner et de planifier.\t¦ 97 Notes 98 Le secteur de l\u2019enfance inadaptée par CLÉMENT THIBERT ÉDITH CHOUINARD Samedi, 8 novembre Salle S-144, 14:00 hres Le domaine de l\u2019enfance inadaptée prend, depuis environ dix ans, une ampleur qu\u2019on ne lui connaissait guère antérieurement.Les initiatives individuelles se sont graduellement étendues au secteur public de telle sorte que la majorité des commissions scolaires et des universités comportent dorénavant une section d\u2019orthopédagogie.Dans le secteur de la recherche comme dans celui de l\u2019organisation des services, les courants d\u2019idées se précisent.Les problèmes relatifs à l\u2019enfance exceptionnelle ont toujours intéressé les psychologues et les médecins.Ces dernières années, les pédagogues et les sociologues se sont penchés de façon plus soutenue sur ces questions en insufflant à ces recherches du dynamisme nouveau.Apparaissent donc au premier rang des préoccupations des chercheurs les champs d\u2019intérêt suivants : les approches pédagogiques en catéchèse des inadaptés, en rééducation du langage oral et écrit, en rééducation du raisonnement logico-mathématique ou de la psychomotricité ; la construction de programmes de rééducation ou d\u2019éducation spéciale à partir de méthodes de diagnostic, d\u2019observation et de dépistage de plus en plus raffinés ; la connaissance des différents types d\u2019enfants selon la nature de leur handicap social, intellectuel, affectif au physique ; l\u2019analyse des différents facteurs d\u2019inadaptation tels la santé, le milieu socio-économique, la culture, le contexte familial ; la formation de maîtres de plus en plus aptes à répondre aux exigences de souplesse, de clairvoyance, de compétence pédagogique, etc.; l\u2019intégration des parents dans l\u2019école ; l\u2019organisation des services et du matériel à la lumière de normes pédagogiques, essais de recherches précises.Les principales écoles et universités de concert avec des milieux scolaires et sociaux tendent de plus en plus à promouvoir la formation d\u2019équipes de recherche consacrées à l\u2019étude de ces questions.Quant aux services à l\u2019enfance inadaptée ils se sont développés au Québec selon un itinéraire irrégulier et capricieux.Sous les égides successives de plusieurs ministères, ils sont devenus multiples et variés.Aujourd\u2019hui, les mêmes ministères (Santé, Éducation, Bien-être) demeurent profondément impliqués dans le secteur de l\u2019enfance inadaptée selon, toutefois, des modalités plus étudiées et plus concertées.Nonobstant le fait que l\u2019enfance inadaptée appelle une collaboration multidisciplinaire, la pédagogie et la psychologie plus particulièrement ont développé des ressources originales et nouvelles dont bénéficie le système scolaire public.En 1969, deux faits particuliers méritent d\u2019être notés relativement à l\u2019évolution de l\u2019éducation spéciale au Québec : le nombre de classes spéciales s\u2019est multiplié par 20 au cours de la dernière décennie ; une variété d\u2019inadaptation plus grande peut dorénavant trouver une ressource appropriée en éducation spéciale.Plusieurs facteurs se sont conjugués afin de créer cet état de faits nouveaux.Les recherches en pédagogie, en psychologie, en biologie et en sociologie ont contribué à faire connaître davantage les multiples facettes de l\u2019inadaptation, à développer des techniques plus raffinées en éducation spéciale, en rééducation et en réadaptation.Des maîtres plus qualifiés et des spécialités plus diversifiées ont rendu possible la multiplication de ressources scolaires de plus en plus efficientes.La tâche à laquelle l\u2019éducation s\u2019attaque résolument maintenant consiste à rendre encore plus tolérant le milieu pédagogique normal pour ne confiner dans des cadres spéciaux que les enfants inadaptés qui en ont un besoin éprouvé.\t¦ 99 Notes \t _______ '/ .< ___________________________ v (' 1Ü0 L\u2019enseignement et la recherche en docimologie par LIONEL DESJARLAIS Université d\u2019Ottawa Samedi, 8 novembre Salle S-144, 10:00 lues Il y a dans les universités de langue française un nouvel essor dans le domaine de la docimologie.On remarque un plus grand nombre de cours spécialisés dans ce domaine.On note également des recherches plus nombreuses, recherches poursuivies non pas seulement en vue de satisfaire aux exigences d\u2019un grade sous forme de thèse, mais aussi et surtout en vue de satisfaire le besoin que les écoles ou les systèmes scolaires de langue française éprouvent en ce qui a trait aux instruments de mesure.L\u2019Université d\u2019Ottawa offre depuis deux ans un programme de maîtrise dont le but est de préparer des chercheurs qui pourraient œuvrer dans des systèmes scolaires et diriger les destinées de la recherche pédagogique à différents paliers du système.L\u2019Université de Montréal offre également une concentration au niveau des études supérieures qui comporte des cours de construction de tests, et d\u2019examens de statistique, de taxonomie des objectifs scolaires et d\u2019informatique, etc.L\u2019Université de Sherbrooke offre également à ses étudiants de nombreux cours dans le domaine de la docimologie.Dans les trois universités citées plus haut, il règne une activité très encourageante dans le domaine de la construction des tests, l\u2019analyse des items, la normalisation et la standardisation des épreuves de mesure.On note également à Sherbrooke, à Montréal et à Ottawa des efforts accrus en vue de familiariser les étudiants avec le travail des ordinatrices et de l\u2019appareillage électronique en général.À Ottawa sous la direction du Professeur Isabelle, plusieurs tests de langue française employés au Québec font actuellement l\u2019objet d\u2019études sérieuses.Ainsi on a poursuivi une étude sur l\u2019état de la recherche psychométrique au Québec à l\u2019heure actuelle ; et une étude évaluative de l\u2019Otis-Ottawa.Le test de Compréhension Mécanique de Bennett a été également l\u2019objet d\u2019une étude approfondie.L\u2019échelle des goûts professionnels Kuder, dont la traduction est employée assez fréquemment au Canada, a été trouvé déficiente, en raison d\u2019infidélités de la traduction.Il semble que la formule américaine d\u2019après certaine recherche faite sous le Dr Isabelle.D\u2019autres tests qui furent l\u2019objet d\u2019études par le groupe Isabelle sont l\u2019Étude des Préférences de P.P.Archambault, l\u2019Inventaire des Préférences de L.L.Thurstone, le Questionnaire Allport-Vernon-Shevenell, le Test de Jugement Artistique de Meier, le Test de Tendances Personnelles Edwards-Gauthier, le Bernreuter-Ottawa, le Test d\u2019Orientation Scolaire Moreau-Vinette, le Test D.A.T.Formule Française et d\u2019autres encore.Le groupe de chercheurs dans le domaine de la docimologie de l\u2019Université d\u2019Ottawa s\u2019est fixé comme but d\u2019intensifier des recherches en psychométrie et en docimologie ; de co-ordonner les recherches faites dans ce domaine ; de publier les résultats acquis jusqu\u2019à ce jour afin de voir où l\u2019on en est dans la recherche docimologique au Canada français et pointer les urgences ; d\u2019organiser la recherche en équipe.Il semble que la docimologie progresserait à pas de géant si chacune de nos universités de langue française prenait à charge un secteur précis dans le testing, disons l\u2019intelligence, la personalité, le rendement, les intérêts, aptitudes, etc.etc.Il existe certainement des recherches dans le domaine qui sont faites aux universités Laval et Moncton, cependant, étant donné le court lapse de temps qui nous a été donné pour rédiger ce rapport, il fut impossible de communiquer efficacement avec les deux universités précitées.Nous espérons qu\u2019à l\u2019occasion du Congrès de l\u2019ACFAS, que les représentants de ces deux universités fassent connaître à leurs collègues quel genre de recherches sont actuellement en cours et quels plans existent pour l\u2019avenir.\t¦ 101 Notes Education des adultes, éducation permanente par CLAUDE TOUCHETTE Université de Montréal Il y a quelques années, une ambiguïté existait entre les concepts : Éducation permanente et Éducation des adultes.Peu à peu, en scrutant les implications découlant de l\u2019éducation permanente, on se rendait compte que la plus importante signification était de nous faire redécouvrir que l\u2019éducation était un phénomène continu, nécessaire tout au long de la vie : de la naissance à la mort.En ce sens, ce sont toutes les disciplines des Sciences de l\u2019éducation : orthopédagogie, mesure et évaluation, histoire et philosophie, etc.qui doivent être analysées, étudiées, dans un contexte d\u2019éducation permanente.C\u2019est pourquoi il ne sera fait mention dans cette communication, que des recherches poursuivies en éducation des adultes (an-dragogie).ÉDUCATION DES ADULTES : L\u2019éducation des adultes peut se définir comme un processus, un mouvement social, une activité professionnelle, un champ de recherches.Aussi, pour décrire l\u2019éducation des adultes, il faut tenir compte : \u2014 du contenu ou de la variété des sujets que les adultes doivent ou veulent étudier ; \u2014 de la clientèle ou de la population desservie ; \u2014 des méthodes employées.Vue comme processus, l\u2019éducation des adultes est une relation qui s\u2019établit entre un éducateur et un adulte ou un groupe d\u2019adultes ; dans le cadre de cette relation, on choisit, organise et dirige continuellement une série d\u2019exercices progressifs et systématiques qui favorisent l\u2019apprentissage.La participation de l\u2019adulte à de telles activités est subsidiaire et secondaire à un état productif dans une société donnée.Quelle est la situation de la recherche en andra-gogie, au Canada français en 1969 ?Il nous est possible de répondre à cette question grâce aux travaux conjoints poursuivis depuis deux ans par : l\u2019Ontario Institute for Studies in Education, la Canadian Asso- 1.I.C.E.A.; C.A.A.E.; O.I.S.E., La Recherche en Éducation des Adultes au Canada, 1967-68, Toronto 1968, 76 p.I.C.E.A.; C.A.A.E.; O.I.S.E., La Recherche en Éducation des Adultes au Canada, 1968, Toronto, juillet 1969, 130 p.Draper, J.A., Niemi, J.A., Touchette, C., The Identification and Analysis of degree research in Canada, 1968-69, O.I.S.E., Toronto, September 1969.Samedi, 8 novembre Salle S-144, 16:10 hres ciation for Adult Education, l\u2019Institut Canadien d\u2019Édu-cation des Adultes, l\u2019Université de Montréal et l\u2019Université « of British Columbia » 1.On remarque une nette augmentation du nombre de recherches répertoriées en 1968-1969, comparativement à 1967-1968 : Tableau I Nombre de recherches poursuivies Année\tRecherches complétées\tRecherches en cours\tTotal 1967-68\t10\t16\t26 1968-69\t16\t28\t44 En outre, un nombre de plus en plus grand d\u2019organismes font de la recherche en éducation des adultes.Tableau II Nombre d\u2019organismes qui font de la recherche 1967-68\t8\t11\t19 1968-69\t15\t20\t35 Les recherches les plus coûteuses ont été commanditées par la Direction Générale de l\u2019Éducation Permanente, et elles sont entreprises, la plupart du temps, par des organismes créés par cette même direction.Le Ministère de la famille et du bien-être social, le Conseil des recherches agricoles du Québec, le Ministère des affaires culturelles, le Ministère des affaires intergouvemementales, l\u2019Institut de recherches pédagogiques donnent des subventions.Ce pendant, la plupart des organismes financent eux-mêmes leurs recherches.En 1968-69, soixante-dix-neuf chercheurs poursuivaient des travaux en éducation des adultes.On remarque, en outre, une tendance aux recherches d\u2019équipe, car vingt-sept projets étaient poursuivis de cette façon.103 En plus des enquêtes-participation, on note une nette préférence pour les recherches-action, surtout de la part du Ministère de l\u2019Éducation.L\u2019Université de Montréal et l\u2019Université Laval ont décerné en 1968-69 : quatre doctorats et trois maîtrises ayant des implications directes en éducation des adultes.Deux chercheurs sont en rédaction de thèse de doctorat pour l\u2019Université Laval, un pour l\u2019Ontario Institute for Studies in Education, un pour l\u2019Institut de formation des cadres paysans de Paris alors qu'un autre est en rédaction de thèse de maîtrise pour l\u2019Université de Montréal.Depuis 1964, l\u2019Éducation des adultes au Canada français connaît une phase d\u2019institutionalisation mar- quée par la création de la Direction générale de l\u2019éducation permanente et des différents services d\u2019éducation permanente dans les commissions scolaires régionales, les CEGEP et les universités.Il semble que l\u2019on soit à la croisée des chemins entre le mouvement social et la professionnalisation de l\u2019éducation des adultes.Il ne fait aucun doute que l\u2019évolution de la recherche suit ce mouvement.N.B.: Nous tenons à remercier Monsieur Paul Bélanger de l\u2019Institut Canadien d\u2019Éducation des Adultes de nous avoir communiqué quelques-unes des premières conclusions de ses travaux sur l\u2019évolution de la recherche en éducation des adultes au Canada français de 1960 à 1969.\t¦ Notes 104 Administration scolaire par PHILIPPE DUPUIS Université de Montréal Samedi, 8 novembre Salle S-144, 15:00 hres Dès qu\u2019un individu fait face à une tâche à accomplir, il pense à ce à quoi il veut arriver, aux moyens propices et aux ressources dont il dispose pour y arriver.Si plus d\u2019un individu doit participer à l\u2019accomplissement de la tâche, il faut une coordination du travail de chacun pour obtenir un rendement avec un minimum d\u2019efforts.Il arrive qu\u2019à un certain niveau de complexité ou d\u2019ampleur de la tâche, un ou plusieurs des individus doivent se consacrer entièrement à cet aspect conceptuel nécessaire à la réalisation de la tâche.L\u2019administration a toujours existé, du moins dans ses formes les plus embryonnaires ; elle s\u2019est imposée comme discipline surtout avec le développement industriel des sociétés.L\u2019organisation rationnelle du travail, l\u2019administration sont à la base de l\u2019efficacité de notre société industrielle.Henri Fayol (1916) développa l\u2019idée que l\u2019administration pouvait être étudiée et que le respect des principes administratifs augmenterait le rendement des organisations industrielles et gouvernementales.Des dizaines d\u2019Américains éminents développèrent les théories du pionnier français ou des théories similaires.Mary Follett (1924) et Elton Mayo (1923) développèrent l\u2019aspect relations humaines dans le procédé administratif.Depuis, on n\u2019a cessé de travailler à raffiner les théories de ces pionniers.Pour ce qui est du développement propre de l\u2019administration scolaire, les progrès furent assez lents et copiés d\u2019assez près sur ce qui se faisait en admi- nistration industrielle.Le déblocage s\u2019opéra d'une façon définitive en 1947 avec l\u2019organisation de la National Conference of Professors of Education Administrators aux États-Unis.D\u2019autres organismes s\u2019intéressèrent subséquemment aux problèmes administratifs des écoles et l\u2019on peut trouver en 1969 des centres d\u2019études ou départements d\u2019administration scolaire dans toutes les grandes universités américaines et canadiennes.Au Québec, l\u2019Université de Montréal possède depuis 1962 un tel centre, l\u2019Université Laval et McGill University offrent des cours dans ce domaine et Sherbrooke a organisé un programme en 1969.L\u2019apport le plus tangible de ces différents centres universitaires est la formation d\u2019administrateurs pour les systèmes scolaires du Québec.On a considéré que les besoins du milieu étaient tels que l\u2019enseignement devait primer sur la recherche durant ce stage initial que nous vivons.Nous avons dû accepter d\u2019être jusqu\u2019à un certain point des parasites de centres plus anciens pour ce qui touche la recherche.11 demeure que nous avons produit quelques recherches sûrement utiles à notre enseignement.Les principaux travaux ont porté sur le rôle du principal, le leadership, l\u2019innovation, les comités consultatifs, la mixité scolaire, le transport scolaire, les activités étudiantes et les structures administratives.En septembre 1969, les professeurs de la Section d\u2019Administration Scolaire à l\u2019Université de Montréal ont décidé de planifier toute la recherche de la Section et d\u2019y intégrer les recherches des étudiants.\t¦ 105 Notes Section \u201cG\u201d GÉOLOGIE GÉOMORPHOLOGIE 107 Section \u201cG\" GÉOLOGIE ET GÉOMORPHOLOGIE Vendredi, 7 novembre Salle: P-3J0 0:00 10:50 11:10 Prés, d'assemblée : Guy Perrault, École Polytechnique \u2014\tL\u2019interprétation des analyses chimiques de roches par l\u2019ordinateur L.Gélinas, École Polytechnique \u2014\tPause-café \u2014\tLa prospection géochimique, surtout par la méthode de mercure L.Azzaria, Université Laval Samedi, 8 novembre Salle: P-310 9:00 9:40 10:30 10:40 1 1:20 14:00- 18:00 Participants : D.M.Shavv A.Kelly H.Wynne-Edwards Michel David Bernard Nicolet Prés, d\u2019assemblée : T.Koulomzine, École Polytechnique \u2014\tSeismicité régionale et problèmes connexes G.Leblanc, Université Laval \u2014\tPrincipes de physique moderne appliqués à la minéralogie R.Coy-Yll, École Polytechnique \u2014\tPause-café \u2014\tLa prospection par les méthodes électriques, magnétiques et électromagnétiques M.Séguin, Université Laval \u2014\tLe captage à distance M.Tanguay, École Polytechnique \u2014\tColloque : Les applications de la statistique et de la program- mation électronique aux sciences de la terre Prés, d\u2019assemblée : R.A.Blais École Polytechnique \u2014\tLes lois de répartition des obligo éléments dans les roches McMaster, University Hamilton, Ont.\u2014\tL\u2019utilisation des mathématiques en exploration minérale B.C.Research Council \u2014 Vancouver \u2014\tLes applications des ordinateurs à la géologie régionale dans la Province, Grenville, Québec Department of Geology \u2014 Queen\u2019s University \u2014\tLes méthodes statistiques d\u2019estimation des gîtes métallifères École Polytechnique \u2014\tAperçu des problèmes d\u2019informatique en exploration minière Amax Exploration, Toronto, Ont.108 Le captage à distance par MARC G.TANGUAY École Polyttchnique de Montréal Samedi, 8 novembre Salle P-310, 11:20 hres Le « captage à distance » ou « remote sensing » est une science toute nouvelle à peine âgée de quelques années et qui cherche à mettre en commun des principes et techniques de physique servant à obtenir des informations provenant de régions du spectre électromagnétique qu\u2019on avait peu ou pas utilisées auparavant.Ces régions sont l\u2019infra-rouge, les ondes de radar, les bandes séparées du domaine visible.Les méthodes dont il est question ici sont les méthodes diverses de photographie aériennes avec l\u2019apport des différents films tels la couleur et l\u2019infrarouge en couleur, et les nombreux types de caméras tels la caméra à neuf lentilles séparant à l\u2019aide de filtres les diverses bandes étroites du visible et de l\u2019infrarouge réflectif.À ces méthodes s\u2019ajoutent (1) les images de l\u2019infra-rouge thermique obtenues à l\u2019aide de « capteurs-détecteurs » spéciaux et jusqu\u2019à très dernièrement tous considérés secrets militaires, (2) les images multispectrales obtenues aussi par des capteurs-détecteurs qui divisent les régions du visible (0.4 à 0.7 micron) de l\u2019ultraviolet (0.38 à 0.40 micron) de l\u2019infrarouge réflectif (0.7 à 3.microns) et de l\u2019infra-rouge thermique (3.5 à 14.0 microns).Chaque bande est captée et séparément transmise sur un oscilloscope et un système optique permettant de reconstituer une image pour chaque bande sur un film continu, ou encore transmise sur ruban magnétique pour être ensuite analysée par ordinateur.Enfin (3) il y a les images de radar du type SLAR (Side Looking Radar).Elles sont recueillies par un radar de type spécial et une image sur film continu est reconstituée à partir du signal de retour.Comme pour tout appareil de radar, c\u2019est un système dit actif parce qu\u2019un signal est émis et dirigé de l\u2019avion vers le sol puis le retour est capté pour former l\u2019image.Les recherches actuelles au Québec en sont à leur tout début.Ces débuts ont été initiés au Département de Génie Géologique de l\u2019École Polytechnique depuis le printemps dernier.Ailleurs, au pays, des recherches se font sur l\u2019imagerie infra-rouge au Conseil National de la Recherche à Ottawa.On se sert d\u2019un appareil capteur-détecteur produisant une image sur film continu pour deux régions de l\u2019infra-rouge thermique.Il ne se fait que peu de choses présentement au pays sur l\u2019imagerie de radar.Pour bien comprendre l\u2019impact futur des méthodes de captage à distance et leur application, il faut tenir compte des nombreux projets de recherche en cours aux États-Unis et l\u2019avènement de l\u2019ère spatiale et des photo prises à bord de satellites.On étudie présentement tous les genres de captage à distance mentionnés.Les activités sont axées sur deux buts bien définis : (1) développer des appareils de captage à distance pour l\u2019utilisation à bord des satellites et définition des genres de données à recueillir, leur utilisation, leur portée ; puis (2) le développement de méthodes d\u2019interprétation et de classification automatiques des données.Les applications en géologie pourraient être nombreuses.Il faut rappeler que le but poursuivi n\u2019est pas de remplacer les techniques connues et conventionnelles mais bien de les compéter et de les parfaire.La cartographie géologique pourrait prendre un sens tout nouveau si l\u2019on avait au moment où le travail se fait sur le terrain, en plus des photos aériennes ordinaires (noir et blanc), les photos en couleur, les photos infra-rouges en couleur, les images thermiques et les images de radar.Le travail serait plus complet, plus rapide et l\u2019on pourrait mieux répondre aux besoins futurs de produire non seulement une carte géologique mais une carte du milieu ou de l\u2019environnement (environmental geology).L\u2019avenir dans ce domaine semble très prometteur et l\u2019enjeu est considérable puisque l\u2019on s\u2019attend de déceler à partir des informations recueillies par satellites et les méthodes de captage à distance, des données nouvelles sur la croûte terrestre, son comportement et c\u2019est à espérer sur les richesses qui s\u2019y trouvent enfouies.Il semble donc important aux géologues des différentes branches de la profession de s\u2019intéresser à ce domaine et dans la mesure du possible d\u2019initier des travaux de recherche utilisant des méthodes de captage à distance sur des problèmes propres à leur spécialité.Il est donc devenu nécessaire d\u2019établir d'étroites relations inter-disciplinaires afin d\u2019assurer le succès dans ce domaine.C\u2019est ce qu\u2019ont fait nos voisins et ce que nous cherchons à faire.\t¦ 109 Notes La prospection par les méthodes électriques, magnétiques et électromagnétiques par M.SÉGUIN Université Laval 1\t\u2014 Méthodes électriques : La méthode de résistivité électrique paraît être une aide substantielle aux problèmes relatifs à la détermination de la nappe phréatique.Dans le cas d\u2019un problème à trois couches, où la couche intermédiaire est moins résistive que les autres, l\u2019interprétation la plus plausible est que le courant électrique passe d\u2019un mort-terrain sec très résistif à une couche plus conductrice de mort-terrain humide et finalement dans le roc sous-jacent qui est relativement résistif.Si cette couche intermédiaire est plus résistive, le courant passe d\u2019abord dans une couche de mort-terrain sec puis dans une couche de roc sec très résistif pour continuer enfin dans le roc humide qui est plus conducteur que la couche sus-jacente.Dans ces cas, les contrastes de résistivité et les rapports d\u2019épaisseurs sont des paramètres nécessaires aux calculs.Dans le cas du calcul d\u2019une simple couche de mort-terrain, le rapport de la résistivité du mort-terrain sur celle du roc sous-jacent est le seul paramètre nécessaire.La résistivité des matériaux terrestres est une fonction de plusieurs variables telles que la température, le degré de compaction, la dimension des grains, la porosité, la perméabilité, la composition minéralogique (conductivité électronique) et les conditions chimiques du milieu, le contenu en eau, la solubilité des sels ou acides, etc.; cependant les facteurs les plus importants sont le contenu en eau et les minéraux dissous dans l\u2019eau.Le sondage électrique est une méthode très peu employée dans l\u2019exploration minière.Le sondage électrique était effectué dans des trous de forage de taco-nite magnétique en bordure de la rivière Howells, Labrador.Les formations de fer riches en magnétite ont une conductivité électronique élevée.Le sondage électrique permet de distinguer les régions de formation de fer enrichie des formations de fer riches en carbonates.La porosité des formations de fer enrichies peut être calculée.En étudiant soigneusement les contrastes de résistivité, les différents membres d\u2019une formation peuvent être reconnus et on peut procéder à la corrélation d\u2019un membre géologique d\u2019un trou de forage à un autre.Samedi, 8 novembre Salle P-310, 10:40 hr es 2\t\u2014 Méthodes magnétiques : a) Le filtrage magnétique et l\u2019extension vers le bas était fait dans la région du lac Triangle, Terre-Neuve.Une analyse spectrale de la carte aéromagnétique de cette région à l\u2019aide de transformée de Fourier permettait d\u2019établir un spectre d\u2019énergie.Une anomalie magnétique peut alors être conçue comme la superposition d\u2019une série d\u2019ondes sinusoïdales.Les interprétations obtenues servent de guide à l\u2019exploration minière de la région.b)\tLe carottage de la susceptibilité ferromagnétique était fait près de la rivière Howells, Labrador.Cette méthode permet de déterminer in situ le pourcentage de magnétite.c)\tOn a fait l\u2019interprétation structurale de la composante verticale du champ magnétique et de sa dérivée première dans la région du lac Rosemarie, Terre-Neuve.On fait l\u2019emploi d\u2019un modèle de faille et l\u2019interprétation est faite par la méthode du potentiel inverse.d)\tOn a interprété des anomalies aéromagnétiques dans la région du lac Wabush, Labrador.Les résultats se basent sur des modèles suivants : 1) feuillets magnétiques épais, de longueur finie et ayant un pendage déterminé, 2) prismes semi-infinis, à côtés verticaux et aire rectangulaire.Les résultats obtenus avec ces deux modèles sont comparés.e)\tOn a fait l\u2019interprétation de la composante verticale du champ magnétique sur de nouveaux dépôts de spécularite-magnétite, Région du lac Carol, Terre-Neuve, et sur de nouveaux gisements de fer enrichis de : Fleming # 2, Timmins # 2, Timmins # 6, Timmins # 7 ; et calcul de leurs teneurs et tonnages.3\t\u2014 Les méthodes électromagnétiques appliquées à la prospection minière.Les techniques de prospection géoélectrique où le champ magnétique alternatif est employé comme une source de puissance sont appelées les méthodes électromagnétiques type induction.Quand un champ électromagnétique alternatif est produit à l\u2019aide d\u2019un câble ou d\u2019une bobine dans lesquels passe un courant électrique alternatif et se propage dans le sol, il induit des courants électriques dans un con- 111 ducteur situé en dessous de la surface.Le champ magnétique total consiste alors de deux parties : 1) un champ primaire ou normal dû à la source de courant et 2) un champ secondaire ou perturbateur dû à des courants induits dans le(s) conducteur(s).Les courants sont généralement inversement proportionnels à la résistivité électrique et proportionnels à la fréquence d\u2019émission.Les champs électromagnétiques dépendent aussi de la perméabilité magnétique en plus de la conductivité électrique.En pratique, l\u2019interprétation quantitative de relevés électromagnétiques est un exercice de comparaison de courbes.La procédure consiste à comparer les anomalies observées avec la réponse de conducteurs de différentes formes simples.Ces mesures peuvent par exemple, être faites à l\u2019aide de l\u2019analyse dimensionnelle sur un modèle en laboratoire.Quelques-uns des paramètres d'un feuillet conducteur qui peuvent être déterminés sont : 1) la projection horizontale du conducteur, 2) l\u2019orientation du conducteur, 3) le pendage du feuillet conducteur, 4) la profondeur à partir du plan d\u2019observation jusqu\u2019au sommet du conducteur, 5) la largeur du feuillet, 6) sa longueur, 7) la conductivité du feuillet, 8) l\u2019épaisseur du conducteur et 9) l\u2019anisotropie de la conductivité du matériel conducteur.Comme la méthode d\u2019induction EM est indépendante de la magnitude et de la direction du magnétisme rémanent mais est une fonction du magnétisme induit et de la conductivité, cette méthode permet de prédire le pourcentage de Fe.jO) de façon plus sûre qu\u2019avec les méthodes magnétiques.Les méthodes EM qui utilisent la transmission d\u2019ondes EM continues sont cependant limitées par le bruit engendré par le couplage entre la bobine émet-trice et la bobine réceptrice et ceci a pour effet de réduire la sensitivité du système.La profondeur de pénétration peut être augmentée en transmettant un champ magnétique discontinu et en recevant le champ secondaire induit dans le court instant entre les impulsions transmises.Le champ capté est strictement secondaire et décroît exponentiellement dans un très court laps de temps.Cette méthode était appliquée à l\u2019étude du gisement de fer à Sanstuvaava, Suède qui contient environ 40% Fe.\tK Notes 112 La prospection géochimique surtout par la méthode de mercure par L.AZZARIA Université Laval Dans la prospection géochimique on dose de façon systématique les éléments contenus en traces dans les roches, les sols, les débris glaciaires, la végétation, les sédiments de ruisseau, et l\u2019eau.Toute teneur anormale de ces éléments peut être reliée à une minéralisation.On a trouvé que des quantités anormales de mercure sont associées à une variété de gîtes minéraux.Cette association, et le développement récent de méthodes extrêmement sensibles pour le dosage du mercure dans les matériaux de toutes sortes, ont amené une augmentation considérable des relevés de mercure dans les roches, les sols, et l\u2019air.Séismicité régionale et problèmes connexes par GABRIEL LEBLANC Université Laval La séismologie mérite d\u2019être présente dans les programmes d\u2019enseignement supérieur.Non seulement elle se prête à de nombreuses applications dans la solution de problèmes du génie civil et de l\u2019exploration géologique, mais elle traite aussi de problèmes rattachés à la sécurité publique.Les données historiques sont à elles seules assez imposantes pour convaincre celui qui les consulte que la Vallée du St-Laurent est une région séismique.Une carte de probabilité séismique publiée en 1956 et plus tard adoptée par le code national du bâtiment avait suscité beaucoup de controverses et n\u2019avait pas réussi Vendredi, 7 novembre Salle P-310, 11:10 hr es Une des méthodes simples pour le dosage du mercure utilise l\u2019absorption de lumière ultra-violette par la vapeur de mercure.J\u2019utilise un appareil dans lequel la radiation ultra-violette est absorbée par le gaz contenant la vapeur de mercure dans une seule cellule.Pour éliminer l\u2019effet des substances nuisibles on fait d\u2019abord passer le gaz à travers une éponge d\u2019or.Cet appareil s\u2019installe dans un laboratoire mobile, que nous avons utilisé dans le Québec pendant la saison 1969.Les résultats sont tirés de plusieurs relevés dans lesquels le dosage du mercure s\u2019est fait dans l\u2019air au ras du sol et dans le sol au voisinage de plusieurs gîtes minéraux.\t¦ Samedi, 8 novembre Salle P-310, 9:00 hres à persuader tous les intéressés qu\u2019il existait une menace réelle.Ces réactions avaient un fondement, mais elles furent beaucoup trop activées par une publicité alarmiste de mauvais aloi.Deux études récentes, faites indépendamment par des organismes fédéraux américain et canadien à partir de données meilleures et plus abondantes, et analysées à l\u2019aide de méthodes plus rigoureuses aboutissent encore à des résultats assez analogues.L\u2019étude qui couvre la partie est du Canada apporte plus de nuances dans ses conclusions, mais le zonage de risque séismique que l\u2019on a tiré n\u2019en constitue pas moins un avertisse- 113 ment sérieux pour les régions de Québec et de Montréal.Continuant son effort de recherches en séismo-logie, le Département de Géologie de l'Université Laval a entrepris récemment une étude à longs termes sur la micro-séismicité régionale.Des mouvements tectoniques récemment constatés dans le Parc des Lauren-tides ainsi que les nombreux épicentres déjà localisés le long du fleuve entre Québec et Tadoussac confirment l\u2019urgence d\u2019étudier plus en détail la séismicité régionale.Des stations portatives, ultra sensibles permettront d\u2019osculter à divers endroits la croûte terrestre et ainsi de détecter la présence d\u2019infimes ruptures.La connaissance de la relation qui existe entre le nombre de séismes et leur magnétude respective par unité de temps et pour une région donnée facilite l\u2019étude de la séismicité globale d\u2019une région, et permet parfois une prédiction globale fort utile pour les constructeurs.Ces instruments en plus de déceler les micros tremblements de terre ayant une magnétude aussi petite que \u2014 1 selon l\u2019échelle Richter, permettent aussi à cause de leur calibration, d\u2019étudier la réponse de différents types de roc ou de sol.Cette donnée est essentielle à tout zonage de risque séismique qui se veut détaillé.\t¦ Notes 114 Principe de physique moderne par RAMON COY-ILL École Polytechnique de Montréal On constate, depuis ces dernières années et dans plusieurs domaines des sciences fondamentales et appliquées, que l\u2019étude d\u2019une substance cristalline comporte presque simultanément la réalisation des travaux concernant l\u2019analyse chimique quantitative, le calcul de la structure cristalline et la mesure d\u2019importantes propriétés physiques.À ce sujet, les méthodes expérimentales généralement utilisées sont la spectrographie chimique, la diffraction des rayons-X, la résonance magnétique nucléaire et la spectrograph ie Môssbauer.En minéralogie, l\u2019étude de quelques propriétés des minéraux a été considérée très souvent en dehors des problèmes qui caractérisent les milieux naturels où les minéraux se sont formés.D\u2019autre part, on trouve également que l\u2019extrapolation à grande échelle, des faits observés au laboratoire, est trop optimiste, même extravagante.La minéralogie a besoin d\u2019un plus grand nombre de recherches expérimentales et d\u2019avancer des théories Samedi, 8 novembre Salle P-310, 9:40 hres qui, tout en suivant les principes de la constitution de la matière et de son comportement proposés par les physiciens, doivent interpréter de façon objective et quantitative les phénomènes minéralogiques dans leur contexte naturel.On note un essor considérable dans la mesure des propriétés physiques des minéraux qui ont été jusqu\u2019à nos jours très peu étudiées : la conductivité, le magnétisme, la luminescence et la réflectance.Pour mieux interpréter ces propriétés, on constate, également, un fort intérêt pour l\u2019application des théories concernant la configuration électronique des orbitales dégénérées.C\u2019est sur ce dernier sujet que nous voulons concentrer notre communication, nous bornant à mettre particulièrement en évidence l\u2019importance que les méthodes spectrographiques par la résonance magnétique nucléaire et par l\u2019effet Môssbauer ont dans l\u2019étude des caractéristiques cristallochimiques des minéraux.¦ L\u2019interprétation des analyses chimiques de roches par l\u2019ordinateur par L.GÉLINAS École Polytechnique de Montréal Le calcul de la norme proposé par les pétro-grades américains Cross, Iddings, Pirsson et Washington (1902) permet de transformer les quelques vingt-cinq déterminations d\u2019oxydes de l\u2019analyse chimique en quelques paramètres, minéraux virtuels, qui mettent en évidence les caractéristiques chimiques de la roche.Les roches effusives se prêtent difficilement à l\u2019étude sous le microscope pétrographique, la dimension réduite des grains rend parfois l\u2019identification des minéraux impossible.De plus la composition chimique Samedi, 8 novembre Salle P-310, 10:00 hres moyenne des minéraux zonés est difficile à déterminer.Ainsi la calcicité moyenne des plagioclases, information nécessaire à la classification des roches ignées ne peut pas être définie avec précision.Nul doute que la cristallisation du verre retrouvé parfois dans les interstices entre les grains des roches effusives aurait modifié la composition chimique des minéraux déjà présents en plus de modifier leur rapport relatif, et, dans certains cas, de faire apparaître de nouveaux minéraux.Des problèmes identiques se posent pour la 115 classification des roches effusives ayant subi des transformations isochimiques.Citons, à titre d\u2019exemple, les roches méta-effusives du faciès des schistes verts.Les assemblages minéralogiques de haute température des roches effusives sont remplacés au début du métamorphisme par d\u2019autres assemblages caractéristiques de basse température.Ceux-ci nous renseignent sur les conditions du métamorphisme mais ils ne donnent pas les informations nécessaires qui permettent de les classifier suivant leur nature primaire.L\u2019analyse chimique et le calcul de la norme permettent donc d\u2019identifier avec plus de précision les roches effusives et dans certains cas de déterminer la nature primaire des roches effusives ayant subi un isométamorphisme.Pour conpléter l\u2019étude pétrochimique des constituants majeurs des roches, nous avons conçu cinq programmes permettant de porter les résultats des cal- culs de la norme C.I.P.W.sur divers diagrammes ternaires et quelques tétraèdres développés.De plus, deux programmes sont conçus pour l\u2019étude des quantités relatives des oxydes ou des cations des analyses chimiques en portant leurs pourcentages en poids respectifs sur des diagrammes de variations ou des diagrammes triangulaires.Un de nos buts étant de déterminer les conditions de formation ou d\u2019évolution des suites de roches ignées, nous avons tracé à la même échelle, les résultats des synthèses minéralogiques pour les systèmes ternaires et quaternaires correspondants aux diagrammes tracés par l\u2019ordinatrice électronique.L\u2019évolution magmatique de plusieurs provinces pétrographiques est superposée à ces diagrammes de synthèses minéralogiques.\t¦ Notes 116 La loi de répartition des oligo éléments dans les roches par DENIS M.SHAW Université McMaster Samedi, 8 novembre Salle P-310, 14:00 hres Les lois de répartition des éléments en traces dans les roches trouvent une importance dans trois domaines.Premièrement, l\u2019emploi des techniques de prédiction statistique demande une connaissance ou une présomption sur la façon de répartition des teneurs des éléments dans les matériaux échantillonnés.Deuxièmement, les lois de répartition dans un système particulier s\u2019établissent en fonction des processus naturels qui ont agi dans le système, et pourront bien nous aider à identifier la nature de ces processus.Finalement, l\u2019exploitation minière est fondée sur les travaux d\u2019estimation des réserves pondérales des minerais, et une bonne estimation demande une connaissance de la façon de répartition des teneurs dans les gisements.L\u2019étude de ces questions a été poursuivie dans les sciences de la terre très intensément dans la France, l\u2019U.R.S.S.et l\u2019Afrique du Sud depuis la deuxième guerre mondiale.Les connaissances mathématiques de base ont été connues depuis le XIXe siècle, mais leurs applications à la géologie ont été très attar- L\u2019utilisation des mathématiques en exploration minérale par A.\tM.KELLY B.\tC.Research, Vancouver Un bref historique d\u2019un projet sur l\u2019utilisation des méthodes statistiques en exploration minérale est donné comme U suit : Un réseau à la maille de 20 milles sur 20 milles a été surimposé sur une carte de la province de Colombie Britannique.On a recueilli pour chaque maille les chiffres de production depuis 1874 jusqu\u2019à présent, les réserves de minerai supputées, et les valeur de 100 variables géologiques, structurales et géophysiques.dées.Depuis 1954 les autres pays anglo-saxons y ont consacré de nombreux articles.À l\u2019heure actuelle le sujet des lois de répartition des éléments dans les roches nous révèle une complexité considérable, où ses caractères propres se cachent derrière les effets d\u2019erreur d\u2019analyse, de système d\u2019échantillonnage, de manque de données, d\u2019erreur d\u2019interprétation et de manque de connaissance mathématique.Les lois de répartition les plus importantes dans les sciences de la terre sont celles connues sous les noms de Gauss-Laplace (loi normale) et de Dalton (loi lognormale).Dans la plupart des calculs statistiques il est préférable d\u2019utiliser les log-teneurs (loi lognormale).Les répartitions lognormales se sont favorisées dans la plupart des processus naturels où l\u2019erreur (dans le sens statistique) a une grandeur comparable à la valeur d\u2019une variable.L\u2019acceptation d\u2019une loi lognormale des teneurs dans le cas de nombreux gisements entraîne des conséquences importantes en ce qui concerne les tonnages rentables.\t¦ Salle P-310, 14:00 hres Samedi, 8 novembre La province a été divisée en deux surfaces : une « surface de référence » et une « surface de cible ».Les relations entre les variables choisies et la richesse minérale dans la surface de référence, exprimés à la fois en valeur totale et par types de métaux distincts, ont été déterminées par les méthodes suivantes : 1.Signification des critères de proportions sur la présence des variables dans les mailles à valeurs élevées, conduisant à une hiérarchie des variables par 117 types de métal.2.\tAnalyse en faisceau des variables hiérarchisées, utilisée pour déceler des tendances significatives communes à divers types métalliques.Plusieurs relations suivies entre différents métaux ont été trouvées.3.\tTableaux d\u2019association entre six types principaux de roches intrusives et six groupements principaux de sédiments et de roches volcaniques ; ceux-ci ont conduit à définir un « indice de probabilité » pour chaque maille.4.\tAnalyse par régression multiple.5.\tAnalyse par discriminant.On a prédit si les cellules étaient favorables pour la présence de minéralisation, en utilisant les indices de probabilité, les coefficients dérivés de l\u2019analyse par régression multiple et l\u2019analyse de classification basée sur les fonctions discriminantes.On a défini un « coefficient de succès » pour aider l\u2019évaluation des résultats du projet et il est montré que les mailles à valeur élevée de la surface de cible peuvent être identifiées avec des coefficients de succès allant de 14% à 43%.Le travail continue, et un bref rapport est donné sur de nouvelles données qui sont recueillies et d\u2019autres méthodes qui sont mises à l\u2019épreuve.\t¦ Notes 118 Les applications des ordinateurs à la géologie régionale dans la province Grenville, Québec par H.WYNNE-EDWARDS Université Queen\u2019s Samedi, 8 novembre Salle P-310, 14:00 hres Depuis 1965, en cinq saisons d\u2019été, la géologie d\u2019environ 70,000 milles carrés entre 50°N et le fleuve St-Laurent a été relevée en reconnaissance par le Département des Richesses Naturelles du Québec.Le projet a avancé de l\u2019ouest à l\u2019est et en 1969 a étendu de la rivière St-Maurice à 66 °W, près de Sept-îles.Le travail se terminera à la Mer Atlantique en 1972.En 1967 on a décidé de se servir de la programmation électronique pour traiter les vastes quantités de données déjà accumulées et à venir.Le projet co-opératif de la programmation électronique a commencé en mars 1968.Le Département des Richesses Naturelles du Québec continue la cartographie géologique, et un groupe de Queen\u2019s University comporte les responsabilités pour l\u2019application des ordinateurs, supporté d\u2019un octroi accordé par le Comité National des Recherches en Sciences Géologiques et la Commission Géologique du Canada.Dès l\u2019été de 1968 les documents de programmation sont prêts pour les descriptions des affleurements, et sont accompagnés d\u2019une liste de définitions obligatoires pour la standardisation.On s\u2019en est servi pendant cet été-là et encore en 1969.Ces documents remplacent l\u2019ancienne forme des inscrits faits en carnet sur le terrain et demandent au géologue des questions prescrites concernant l\u2019allure, la texture, la minéralogie, et la structure de l\u2019affleurement dans autant que 16 façons différentes.Ils lui fournissent une liste des déclarations nécessaires pour obtenir une description des affleurements beaucoup plus détaillée qu\u2019auparavant.Si on se sert subséquemment de la programmation électronique ou non, l\u2019introduction des documents eux-n.êmes améliore la précision et l\u2019utilité des descriptions géologiques qui en résultent, car si le nom d\u2019une roche est le seul enregistrement emporté du terrain, comme autrement il en était fréquemment la coutume, nulle réinterprétation n\u2019est possible plus tard.Les données pour la programmation doivent être des faits réproductibles entre les limites des définitions établies par l\u2019usager.Les appellations des roches plu- toniques et gneissiques ne sont pas souvent en accord de géologue à géologue ou même d\u2019un jour à l\u2019autre.Par conséquent les noms habituels des roches ne sont pas de données selon la définition ci-dessus dans les régions gneissiques particulièrement.Les documents « input », cependant, fournissent une description permanente de chaque affleurement que l\u2019on peut réinterpréter à volonté.Ces documents étaient construits avec des techniques développées par l\u2019auteur pour la Commission Géologique du Canada en 1964 et 1965 (Wynne-Edwards et al., 1966 ; Wynne-Edwards, 1969).Leur caractère essentiel c\u2019est que l\u2019on peut y mettre des « valeurs », suivant les descriptions standardisées, des variables que le géologue trouve importantes et pertinentes.Celles-là peuvent être traitées comme des faits, capables d\u2019analyse, se prêtant de cette façon aux méthodes électroniques.On doit y avoir parmi les usagers un agrément quant à la dénomination et la définition de termes acceptés.Les définitions que nous avons choisies étaient compatibles avec les recommandations du Committee on Storage and Retrieval of Geological Data in Canada, établi par le Comité National des Recherches en Sciences Géologiques qui a rapporté en 1967.Ensuite les données sont transférées à des cartes perforées et de ce fichier la banque se construit en ruban magnétique.Le ruban même peut être vérifié par la logique et les relations entre les questions y posées.La banque enfin est prête au traitement électronique.Pour diviser les affleurements entre les catégories lithologiques qui doivent être posées sur la carte géologique, le géologue doit assigner d\u2019abord un rang de valeurs acceptables pour chaque variable d\u2019importance dans la définition du type des roches en question.Un programme d\u2019ordinateur est écrit qui extrait ces valeurs de la banque des données en les plaçant en ordre d\u2019importance.Dépendant du nombre de conditions et du degré auquel elles sont détaillées, un niveau de confiance peut être assigné à l\u2019identification de chaque 119 occurrence tirée.Le niveau de confiance le plus bas appartient aux roches concernant lesquelles le géologue sur le terrain n\u2019a écrit que le nom, bien que ce type de notation était habituel au début du projet Grenville avant l\u2019application des documents « input » en 1968.Douze programmes primaires permettent qu\u2019on cherche dans la banque pour les groupes majeurs de roches.Le « output » de ces programmes fournit aussi un fichier des cartes perforées qui peut être divisé encore en machine, fournissant en somme les listes de quarante types différents de roches.La documentation de chaque affleurement comporte aussi sa localisation exacte.Des cartes faites entièrement d\u2019une machine dirigée directement par l\u2019ordinateur, peuvent être employées comme cartes préliminaires, sur lesquelles le géologue peut faire ses interprétations diverses.De cette banque de données peut-on aussi étudier la structure.Des mesures de structures sur de petites régions désignées peuvent être traitées statistiquement, et l\u2019inclination et l\u2019azimut majeur de foliation, d\u2019axes de plis, et des plans axiaux de plis peuvent être déterminés.Des projections stéréographiques et hypsomé-triques de données structurales extraites directement de la banque peuvent être dessinées par la machine même, encore avec la direction de l\u2019ordinateur.À peu près 5,000 affleurements sont déjà mis dans la banque de données en ruban magnétique et la plupart des programmes primaires ont été déjà éprouvés dans le fichier de 1968.On s\u2019en servira dans la préparation de la carte de 1969 et après cela ils seront appliqués de coutume.Les techniques développées dans le projet sont applicables à la cartographie géologique à toute échelle et peuvent avoir une application générale dans l\u2019étude des terrains cristallins.* * * Wynne-Edwards, H.R., Gregory, A.F., Hay, P.W., Giovanella, C.A., Reinhardt, E.W.1966.Mont Laurier and Kempt Lake, Mapareas, Quebec.(A preliminary report of the Grenville project) ; Geol.Surv.Can., Paper 66-32, 32 p.and Map 11-1966.Wynne-Edwards, H.R.1969.Tectonic overprinting in the Grenville province, southwestern Quebec.In Geol.Assoc.Canada Spec.Paper No.5.\t¦ Notes 120 Les méthodes statistiques d\u2019estimation des gîtes métallifères par MICHEL DAVID École Polytechnique de Montréal Samedi, 8 novembre Salle P-310, 14:00 hres Il n\u2019y a pratiquement plus maintenant d\u2019exploitants qui ignorent les techniques modernes d\u2019estimation statistiques des gisements.Ces techniques ont commencé à se développer il y a 20 ans et elles sont depuis une dizaine d\u2019années étroitement liées aux sujets plus vastes de l\u2019application des mathématiques à la géologie et des ordinateurs dans l\u2019industrie minérale.Elles représentent pourtant une branche originale qui semble maintenant avoir son indépendance et suivre sa voie propre alors que la géologie mathématique s\u2019engage sur d\u2019autres chemins et que les ordinateurs simulent des opérations minières complètes.Ces techniques ont répondu à un besoin : celui de connaître la précision des estimations de tonnages et de teneurs pour des gisements de plus en plus marginaux et des usines de traitements de plus en plus exigeantes quant à la régularité de l\u2019alimentation.Nous allons revoir brièvement le développement des méthodes suggérées par différentes écoles mais aussi surtout essayer de réfléchir sur la signification des différents modèles et leur valeur relative.On ne peut pas contester la vérification expérimentale faite quotidiennement en Afrique du Sud et qui dégage ainsi la meilleure méthode ; cependant nous verrons que sans aller jusqu\u2019à la vérification finale souvent difficile pour des universitaires, une simple réflexion sur le contenu épistémologique des différents modèles nous aurait d\u2019avance livré le plus riche.Ne nous contentons pas d\u2019appliquer telle ou telle méthode, essayons surtout de réfléchir à ce que nous faisons.Les origines, les divers points de départ et la convergence actuelle : Est-il besoin de rappeler que l\u2019École Sud Africaine avec Krige et Sichel fut la première dans les années 50 à utiliser les propriétés de la loi lognormale pour en déduire des renseignements extrêmement précieux, quoique basés sur des modèles simples, pour l\u2019estimation des blocs de minerai d\u2019or.À ce moment on utilisait la statistique classique en assumant l\u2019indépendance des échantillons.Pour se libérer de l\u2019hypothèse d\u2019indépendance il devenait évident qu\u2019il fallait tenir compte de la géo- métrie des échantillons, de leur localisation respective et des corrélations spatiales.Les Sud-Africains ont pour cela développé des techniques de régression multiple, les Américains ont eu recours à des modèles déterministes et ont développé ce qu\u2019ils ont appelé le « trend surface analysis » ; au Canada, Agterberg a poussé à son plus haut perfectionnement ces techniques, trouvant à chaque fois de nouveaux raffinements pour lever les hypothèses restrictives des techniques statistiques.Pendant ce temps, parallèlement en France, un solitaire, Georges Matheron développait sa propre théorie des variables régionalisées, qui semblait avoir des bases plus solides que toutes les autres techniques.Il est remarquable de constater que maintenant bien des méthodes, que ce soit celles de Krige, ou celle de filtrage optimal d\u2019Agterberg tendent à se rapprocher du modèle de krigeage de Matheron.Il semble aussi qu\u2019au moment de passer à des utilisations routinières, aucune compagnie n\u2019ait fondé ses programmes d\u2019estimation courante sur les techniques de « trend surface analysis », alors que plusieurs ont adopté les techniques proposées par Matheron développées par Serra.Quelle est en fait la signification profonde de toutes ces tentatives ?On s\u2019aperçoit que toutes ces méthodes destinées à étudier des phénomènes naturels sont d\u2019un point de vue épistémologique bien différentes et en les analysant un peu on ne s\u2019étonnera plus de voir que certaines connaissent un développement perpétuel et s\u2019enrichissent alors que d\u2019autres n\u2019ont jamais reçu d\u2019application pratique et semblent végéter, voir disparaître.On opposera les méthodes où l\u2019on sépare un phénomène naturel en deux composantes, l\u2019une déterministe très régulière, et l\u2019autre parfaitement aléatoire à celles où l\u2019on cherche à mettre en évidence les structures aléatoires de ces mêmes phénomènes et à tenir compte de changement d\u2019échelle et surtout d\u2019idée génétiques.Aucune de ces méthodes déterministe ou probabiliste n\u2019est plus « vraie » qu\u2019une autre.Quand nous 121 décidons d\u2019appliquer une méthode, nous prenons en fait une décision épistémologique.Dire d\u2019un phénomène qu\u2019il est aléatoire revient à décider qu\u2019on l\u2019étudiera au moyen de méthodes et de techniques dérivées de la théorie des probabilités.L\u2019École de Fontainebleau autour de Matheron essaie donc des méthodes d'études qui soient les plus fécondes possibles et ne soient pas seulement une vague réduction numérique d\u2019un riche phénomène naturel.Pour cela le point de départ est la « décision d\u2019exprimer en termes probabilistes les relations existant entre les éléments d\u2019un phénomène ».Une opération de ce genre, le concept de variogramme, est à la base de la géostatistique.Un concept associé, celui de variance d\u2019extension est lui aussi, quoique ayant l\u2019air parfaitement naturel, une création de cette école de géostatistique.Un critère d'optimisation : la variance d'extension.On peut dire que la variance d'extension est la variance de l\u2019erreur que l'on commet lorsque l\u2019on donne à un bloc V la teneur de ses échantillons v.On conçoit alors qu\u2019ayant quantifié cette erreur, que semble-t-il tout exploitant est désireux de minimiser, on puisse tout d\u2019abord se livrer à tous les calculs de précision désirables et ensuite optimiser par exemple des coefficients de pondération, une taille de grille d'exploration.En allant plus loin, au niveau de l\u2019optimisation économique, tout calcul de cadence d\u2019exploitation et de rentabilité perd son sens si la précision des estimations de teneur et tonnage n\u2019est pas connue.Ne confondons pas ce concept avec ce que les Américains nomment la variance résiduelle.Il a été amplement démontré que cette variance pouvait être rendue nulle sans que pour autant on ait des estimateurs satisfaisants pour les teneurs des blocs.Il a été possible de se livrer à des comparaisons des deux méthodes ainsi qu\u2019à la vérification a posteriori de la justesse des estimations.\tB Notes 122 Aperçu des problèmes d\u2019informatique en exploration minière par BERNARD NICOLET Amax Exploration, Toronto Samedi, 8 novembre Salle P-310, 14:00 hres Il ne fait pas de doute que la géologie minière, et en particulier, l\u2019exploration minière, qui accumulent un nombre considérable de données de surface et de subsurface, puisse tirer profit de l\u2019utilisation rationnelle de l\u2019informatique dans le traitement des observations récoltées.Si les lois provenant des sciences exactes ne sont pas toujours satisfaisantes à elles seules pour expliquer les phénomènes géologiques observés, on peut par contre espérer tirer du traitement statistique, des lois probabilistes qui pourraient être orientées dans les recherches ultérieures et déceler les guides métallogéniques qui ne sont pas révélés par les méthodes conventionnelles.Si la proposition a semblé souvent convaincante pour que l\u2019informatique fasse son entrée dans l\u2019exploration pétrolière, il y a bon nombre d\u2019années déjà, il ne semble pas qu\u2019elle ait connu le même succès en exploration minière où son application se heurte à des difficultés toutes pratiques et parfois même psychologiques.Dans le cas idéal les applications successives du traitement statistique de l\u2019information aux différents stades de l\u2019exploration devraient pouvoir s\u2019échelonner d\u2019une manière cohérente depuis les étapes préliminaires de la définition des objectifs de l\u2019exploration jusqu\u2019à l\u2019étape finale du développement et de la simulation qui succède à une découverte éventuelle, en passant par toutes les phases intermédiaires de la prospection minière, proprement dite.En bref, on peut schématiser le rôle de l\u2019informatique tout au long de succession d\u2019événements qui aboutissent éventuellement au développement et à la mise en production du nouveau gisement de la façon suivante : (A) Étape préliminaire : définition des objectifs.Modèles d\u2019optimisation définissant en fonction des conditions socio-économiques et de la situation géographique des territoires géologiquement favorables à la concentration de la substance espérée ; la qualité et la quantité de concentration minérale susceptible de constituer un gisement.Cette première étape doit permettre au géologue, en collaboration avec l\u2019économiste, le mineur et le métallurgiste, d\u2019augmenter la probabilité de découverte en choisissant une stratégie d\u2019exploration minière qui présentera le maximum de chance de localiser rapidement un dépôt de la taille et du type considéré comme économiquement intéressant.(B) Étape intermédiaire : prospection proprement dite.L\u2019utilisation de l\u2019informatique s\u2019y intègre dans les trois phases suivantes : Compilation\t!.\t,\t,\t, 1\tdes données\tde\tla entreposage et recouvrement ,\t.\tI\tprospection, interpretation\tJ Plusieurs organismes provinciaux (Min.des Richesses Naturelles du Manitoba, du Québec et du Nouveau-Brunswick) et fédéraux (Commission Géologique) se sont orientés vers l\u2019utilisation de l\u2019informatique dans le traitement des données de la prospection, ces dernières années.Mais il me semble que jusqu\u2019à une époque récente, l\u2019industrie minérale ait été plus lente à s\u2019engager dans cette voie.Il faut dire que les difficultés rencontrées sont nombreuses et particulières quand on s\u2019adresse aux traitements de données géologiques qualitatives.La diversité des environnements géologiques rencontrée au cours de campagnes de prospection ainsi que la variation de la nature des observations effectuées à l\u2019intérieur d\u2019une même province géologique ne facilitent pas l\u2019établissement d\u2019un système de compilation, entreposage et recouvrement des données qui puissent être intégrés à grande échelle.D\u2019un autre côté, la valeur et le potentiel d\u2019un tel système n\u2019ont pas toujours été pleinement appréciés ; et comme le remarquait récemment le Professeur Blais, la distinction entre les données d\u2019une part et la quantité d\u2019information d\u2019autre part, n\u2019est pas toujours évidente pour le géologue minier qui considère souvent que les procédés conventionnels de présentations des résultats (cartes, diagrammes, etc.) per- 123 mettent de représenter la quantité maximum d\u2019information qui peut être extraite des données récoltées.Il faut dire également que certaines publications n'ont pas contribué à convaincre le géologue minier du potentiel que présentait le traitement statistique de données de la prospection.Comme le soulignait le Professeur Griffith, lors du dernier International Symposium on Computer Applications in the Earth Sciences, beaucoup plus d\u2019auteurs s\u2019attachent à décrire en détail la mécanique du modèle mathématique qui constitue la « boîte noire » dans laquelle on déverse l\u2019information, qui ne se penchent sur les conclusions géologiques ou métallogéniques qui résulte du traitement statistique lui-même.(C) Étape finale : développement, estimation et simulation.Les travaux de Matheron, Krige, Blais, Agterberg, Carlier et David, pour n\u2019en citer que quelques auteurs, suffisent à démontrer l\u2019importance de l\u2019informatique dans les phases finales de l\u2019exploration et en particulier, de l\u2019estimation minière.Dans ce domaine, le géologue minier commence à se détacher des méthodes traditionnelles d\u2019estimation qui lui fournissaient les deux grandeurs quasi indiscutables de Teneur et de Tonnage, pour se tourner vers le langage et l\u2019esprit de la géostatistique.Le krigeage d\u2019un gisement permet ensuite son exploitation simulée dans des modèles d\u2019optimisation qui requièrent à nouveau la coopération étroite des économistes, des géologues, des mineurs et des métallurgistes ; et permettent d\u2019apprécier tout en les guidant les travaux préliminaires de développement, le potentiel économique réel de la nouvelle découverte et sa viabilité en tant que producteur.Ce condensé des utilisations successives de l\u2019informatique démontre l\u2019importance qu\u2019elle occupe tout au long d\u2019une séquence d\u2019exploration et il est regrettable que le potentiel qu\u2019elle représente n\u2019ait pas été toujours apprécié à sa juste valeur dans les milieux industriels.Il est cependant satisfaisant de constater les efforts qui ont été récemment effectués par les divers organismes gouvernementaux canadiens, en particulier dans le domaine de l\u2019entreposage et du recouvrement des données géologiques utilisables en exploration minière et on ne peut que souhaiter qu\u2019un tel exemple soit encouragé et suivi.\t¦ Notes Section \u201cH\u201d SCIENCES HUMAINES Section \u201cH\u201d SCIENCES HUMAINES Vendredi, 7 novembre Salle : G-815 10:00- 10:40 \u2014 Histoire Lucien Campeau, Université de Montréal 10:40 - 11:00 \u2014 Pause-café 11:00-11:40 \u2014 Géographie Hugues Morrissette et J.Bernard Racine, Université d'Ottawa 11:40- 12:20\u2014 Anthropologie Jean Benoît, Université de Montréal Samedi, 8 novembre Salle: G-815 9:00- 9:40 9:40- 10:20 10:20- 10:40 Sociologie Marcel Rioux, Université de Montréal L'état de la recherche politique au Canada français Vincent Lemieux, Université Laval Pause-café 10:40- 11:20 \u2014 L'état de la recherche en Psychologie et ses perspectives multidisciplinaires D.Henri Salman, Université de Montréal 14:00- 14:40 \u2014 Philosophie Venant Gauchy, Université de Montréal 15:00- 17:00 \u2014 Forum Colloque : Participants :\tDavid Bélanger \u2014 Jacques Gomila Louis-Edmond Hamelin \u2014 Guy Lord Nicolas Oikonomides \u2014 Guy Rocher Colloques et réunions spéciales 1\t\u2014 Société canadienne de science politique responsable :Gilles Lalande, Université de Montréal Date :\t8 novembre 13:30- 15:00 Salle :\tZ-210 2\t\u2014 Association des géographes de l\u2019Amérique française responsable Jacques Letarte, Université Laval Date :\t8 novembre 14:00- 17:00 Salle :\tZ-220 126 L\u2019état de la recherche en Psychologie et ses perspectives multidisciplinaires par D.HENRI SALMAN Université de Montréal Samedi, 8 novembre Salle G-815, 10:40 hres La psychologie a pour objet les conduites humaines, les structures dont elles dérivent, et les principes qui les déterminent.Elle étudie ainsi un aspect particulier de la vie et de l\u2019activité de l\u2019homme, et un aspect lui aussi particulier des structures individuelles et sociales qui les commandent.Une psychologie lucide, avertie de ses méthodes caractéristiques, et consciente de ses limites spécifiques, reconnaîtra dès lors l\u2019existence d\u2019autres sciences, qui mettent en œuvre d\u2019autres méthodes pour étudier d\u2019autres aspects des mêmes réalités.Elle n\u2019acceptera pas seulement l\u2019existence et la légitimité de ces autres disciplines, elle reconnaîtra qu\u2019elles fournissent leurs propres explications du réel, apportant ainsi d\u2019indispensables compléments d\u2019information qu\u2019elles sont seules en mesure de procurer.Plus un objet d\u2019étude est intrinsèquement complexe, plus il exigera des analyses distinctes de points de vue et de niveaux variés.Et comme l\u2019activité humaine est sûrement l\u2019une des réalités les plus complexes qui se puisse concevoir, son explication totale exigera aussi une analyse particulièrement polyvalente, qui mettra en œuvre les disciplines les plus diverses.Une psychologie bien conçue devrait donc accueillir spontanément et sans arrière-pensée les recherches multi-disciplinaires.En de tels travaux, elle voudra pleinement jouer le rôle propre qui lui revient.Mais elle encouragera volontiers l\u2019apport d\u2019autres disciplines, qui apportent elles aussi leurs contributions propres à l\u2019explication totale des activités humaines.En fait, ces belles intentions ne sont qu\u2019impar-faitement réalisées.La situation réelle de la recherche doit être examinée dans quatre domaines distincts, dont les problèmes assez différents exigent des analyses séparées.Un premier domaine de recherches multi-disciplinaires concernerait la psychologie elle-même, dont l\u2019intégration théorique est loin d\u2019être achevée.Il faut bien reconnaître, en effet, que la recherche psycho- logique est encore divisée en secteurs disparates et incoordonnés, qui sont séparés par leurs méthodes plus encore que par leurs sujets.Et que le premier effort inter-disciplinaire à accomplir serait donc de situer ces divers secteurs l\u2019un par rapport à l\u2019autre, et d\u2019obtenir leur collaboration en vue d\u2019une commune étude des mêmes conduites.De telles tentatives s\u2019amorcent déjà en plusieurs milieux, concernant la simple coordonna-tion de recherches parallèles ou de techniques différentes, la comparaison de procédés aussi radicalement hétérogènes que la clinique et l\u2019analyse factorielle, ou encore la confrontation d\u2019analyses relatives aux divers niveaux d\u2019organisation d\u2019un même phénomène.Un deuxième domaine de recherches multi-disciplinaires concernerait les rapports de la psychologie avec un ensemble de sciences biologiques, qui ne sont même pas représentées dans ce colloque.Car des disciplines comme la génétique, la physiologie tant neurologique qu\u2019endocrinienne et la pharmacologie, sont toutes indispensables à l\u2019étude du substrat organique des conduites humaines.Il faudrait retenir aussi l\u2019éthologie, science essentiellement biologique, qui fournit pourtant à l\u2019explication des conduites spécifiquement humaines un execellent modèle partiel et un indispensable terme de comparaison.Un troisième domaine de recherches multi-disciplinaires concernerait l\u2019étude des conduites complexes, comme la parole (qu\u2019étudient aussi les linguistes), l\u2019intelligence (que peuvent simuler les programmateurs d\u2019ordinateurs), ou la communication (que les spécialistes de l\u2019informatique analysent selon leurs techniques propres).Ce domaine inclut aussi toutes les conduites sociales, qui dépendent dans une large mesure des structures d\u2019un environnement qui est étudié par les diverses branches de la sociologie (pour ce qui concerne le milieu immédiat), par l\u2019histoire (pour ce qui regarde la dimension temporelle), par l\u2019anthropologie (qui en scrute la dimension comparative), et par la 127 géographie (qui considère l\u2019organisation culturelle du milieu écologique).Dans tous ces cas, la collaboration multi-disciplinaire s\u2019avère indispensable à l\u2019explication totale des phénomènes considérés.Le quatrième domaine de recherches multi-disciplinaires est celui des sciences appliquées.11 ne s\u2019agit pas tant alors de connaître que d\u2019agir en vue d\u2019un résultat à atteindre.La psychologie apporte sa contribution dans ces cas en analysant les facteurs intrinsèques des conduites individuelles et sociales.Mais d\u2019autres connaissances sont elles aussi requises, pour définir les situations particulières et fixer les buts à atteindre.Et c\u2019est en ce sens que la psychologie peut utilement apporter sa contribution aux pratiques éducatives et correctionnelles, aux techniques d\u2019information et d\u2019opinion, à l\u2019urbanisme et à la criminologie, aux services sociaux et à l\u2019administration, à l\u2019intégration des minorités et à la paix internationale.Le rapport s\u2019efforcera de donner des exemples concrets pour ces divers types de recherche multidisciplinaire.Il évoquera quelques-uns des problèmes théoriques en jeu, et mentionnera les dispositions subjectives requises pour de telles collaborations.Il décrira enfin quelques projets en voie d\u2019exécution.\t¦ Notes L\u2019état de la recherche politique au Canada français par VINCENT LEMIEUX Université Laval Samedi, 8 novembre Salle G-815, 9:40 hres Le premier département de science politique au Canada français, celui de Lavai, a été fondé il y a 15 ans.Depuis, 4 autres départements ont été mis sur pieds : celui de l\u2019Université de Montréal, celui de l\u2019Université d\u2019Ottawa, celui de l\u2019Université Lauren-tienne de Sudbury, puis celui de l\u2019Université du Québec à Montréal, qui succède à ceux de Brébeuf et de Sainte-Marie.C\u2019est surtout à l\u2019intérieur de ces cadres relativement récents et restreints que s\u2019est développée la recherche en science politique.Malgré cela, la recherche théorique a déjà produit un ouvrage majeur et quelques articles prometteurs.La recherche sur la pensée politique s\u2019est manifestée en quelques thèses de doctorat d\u2019excellent calibre, qui sont encore trop peu connues.C\u2019est d\u2019ailleurs là un domaine où plusieurs jeunes chercheurs sont au travail.Par contre la recherche sur les institutions et plus généralement sur les systèmes politiques a été limitée à quelques professeurs chevronnés, sans qu\u2019on décèle actuellement des signes de renouveau.Sur les institutions canadiennes et québécoises en particulier, le seul ouvrage un peu spécialisé a porté sur le défunt Conseil Législatif du Québec.Le petit nombre de chercheurs en administration publique explique que cet autre secteur soit sous-développé, bien que la prochaine moisson s\u2019annonce bonne de ce côté-là.Le domaine de la « vie politique » a sans doute été le plus exploité : on compte déjà plusieurs travaux de recherche sur les partis, les élections, le personnel politique.L\u2019ouvrage récent sur 4 élections provinciales au Québec montre bien le travail assez imposant qui a été fait dans ce champ.L\u2019étude des groupes d\u2019intérêt a été plus négligée.Toutefois au moins deux chercheurs de grande réputation poursuivent des recherches sur ces forces politiques.Enfin plusieurs chercheurs se spécialisent dans l\u2019étude des relations internationales, même si aucun ouvrage majeur n\u2019a encore été produit au Canada français.Le lancement prochain de la revue Études Internationales devrait stimuler le développement de la recherche en ce domaine.En plus de cette revue, la Revue Canadienne de Science Politique, les Cahiers de Sainte-Marie, Recherches Sociographiques, etc.ouvrent leurs portes aux chercheurs de science politique.C\u2019est l\u2019offre bien plus que la demande qui fait défaut.En science politique, comme dans d\u2019autres disciplines, trois grandes orientations de la recherche peuvent être suivies par le chercheur : la recherche descriptive sans problématique (ou presque.) et à méthode réduite, la recherche dont la problématique et la méthode ont déjà été éprouvées, et la recherche dont la problématique et la méthode se veulent novatrices.Sans négliger les deux premières orientations, les chercheurs en science politique, au Canada français, devraient se préoccuper de plus en plus de la dernière.C\u2019est d\u2019ailleurs sur cette voie qu\u2019ils pourront développer une interdisciplinarité qui demeure actuellement très limitée.Quelques contacts ont été établis avec les historiens et les géographes, mais l\u2019appartenance de ceux-ci à une autre Faculté universitaire a sans doute fait obstacle à une collaboration plus étroite.À l\u2019exception de quelques collègues qui ont reçu une formation de philosophe, le dialogue avec la philosophie est à peu près inexistant.Deux autres absences d\u2019échange sont peut-être plus déplorables encore : ni la psychologie ni l\u2019économique n\u2019ont inspiré suffisamment la recherche politique au Canada français.Les échanges avec les sociologues ont été un peu plus nombreux, mais on ne peut pas en dire autant des échanges avec les anthropologues.Cette situation somme toute négative, du point de vue de l\u2019interdisciplinarité, tient pour une part à la rigidité des cadres universitaires, mais plus fondamentalement elle tient à un certain retard de la science politique, qui est heureusement en train d\u2019être comblé.Maintenant que la science politique arrive, sans complexes, à une certaine maturité, sa contribution positive à l\u2019interdisciplinarité devient enfin possible.¦ 129 Notes Section \u201cI\u201d ÉCONOMIQUE ET RELATIONS INDUSTRIELLES Section \u201cI\u201d ÉCONOMIQUE ET RELATIONS INDUSTRIELLES Vendredi, 7 novembre Salle : Z-l JO\tPrés, d'assemblée : Louis-Marie Tremblay Université de Montréal 10:00- 12:00\u2014La commission Wood et la recherche en relations industrielles Gérard Dion, Université Laval 10:00- 12:00 \u2014 Colloque : Le rôle des institutions financières dans l\u2019Économie Participants :\tRodrigue Tremblay, Université de Montréal Jacques Parizeau, Université de Montréal : Exposé général Relations entre institutions bancaires et para-bancaires Gilles Mercure, directeur adjoint, Banque Provinciale Le contrôle des institutions financières et application politique monétaire Georges Post, directeur de la recherche, Banque du Canada Discrimination fiscale et autres à l\u2019endroit des institutions financières Roger Dehem, Université Laval Le rapport Parizeau à la lumière du rapport Carter Claude Forget, Université de Montréal, et Private Planning Ass.Samedi, 8 novembre 9:00 10:00 1 .00 13:30 15:30 La firme plurinationale Prés, d\u2019assemblée : Gilles Paquet Uni.Carleton, Ottawa The multinational firm \u2014 some perspectives C.\tJ.Maule et I.A.Litvak, McMaster University Discussions-Matériaux pour un cadre de référence Étude morphologique des stratégies de la croissance à l\u2019étranger G.Bertin, Université de Rennes The Multinational firm and some of its contradictions S.H.Hymer, Yalle University Discussion : Propriété des entreprises et performance Country of ownership, performance and the motivation for direct investment John McManus and A.O.Safarian, University of Toronto Nationalisme et performance des entreprises André Raynauld, Université de Montréal Discussion Planning for a Multi-National synergy D.\tP.Rutenberg, Carnegie-Mellon University Myths surrounding the Multi-National firm E.\tP.Neufeld, University of Toronto La firme plurinationale comme véhicule de transfert de technologie B.\tBonin, École des Hautes Études Commerciales La firme plurinationale et l\u2019État-Nation F.\tA.Angers, Hautes Études Commerciales C.\tMasson, Université Laval G.\tRosenbluth, University of British Columbia M.H.Watkins, University of Toronto 132 La firme plurinationale par GILLES PAQUET Université d\u2019Ottawa Samedi, 8 novembre Salle Z-110, 13:30 hr es La firme plurinationale présente à l\u2019économiste moderne un défi important.Alors même que les économistes n\u2019ont pas encore adapté leurs construits à cette nouvelle réalité, déjà elle est au centre de débats politiques bloqués à un niveau très bas à cause même du manque d\u2019un cadre de référence pour guider l\u2019enquête.Tant au Québec que dans le reste du Canada, la firme plurinationale ou internationale ou transnationale (et déjà les nuances deviennent importantes) est un phénomène avec lequel il faut apprendre à vivre.S\u2019il faut en croire les études récentes, la tendance à la prolifération de ces firmes de par le monde et partant sur le territoire canadien est inscrite dans les faits.Il nous a semblé que la Société Canadienne de Science Économique ne pouvait choisir un thème plus propice pour apporter sa contribution au brassage d\u2019idées que veut être la réunion annuelle de l\u2019ACFAS.Nous avons organisé une journée de travail sur ce thème, journée bien chargée tant par le nombre des communications que nous avons prévues que par l\u2019importance des sujets qu\u2019elles abordent.Dans un premiers temps, les professeurs Maule et Litvak de l\u2019Université McMaster vont nous esquisser à gros traits les grandes dimensions du problème.Les auteurs terminent justement un livre sur le sujet et reviennent d\u2019une tournée européenne durant laquelle ils ont complété la cueillette de leurs données.Dans un second temps, nous voudrons mettre en place certains éléments pour un cadre de référence qui permette une approche fructueuse au problème.Les professeurs Bertin de l\u2019Université Rennes et Hymer de l\u2019Université Yale vont tour à tour nous présenter certains matériaux utiles tirés de leurs travaux importants sur la question.Ceci nous amènera dans un troisième temps à étudier la réalité canadienne et québécoise.Nous avons eu la chance de pouvoir attirer au colloque les économistes canadiens qui ont fait le plus de travail empirique sur ces questions.Les professeurs McManus et Safa-rian de l\u2019Université de Toronto et le professeur Ray-nauld de l\u2019Université de Montréal ont amassé une documentation importante sur le problème des firmes plurinationales en contexte canadien.Nous avons voulu les amener à comparer leurs trouvailles et à faire le point sur les relations entre la propriété et la nationalité des entreprises et leur performance économique.Dans un quatrième temps, nous avons voulu pousser la discussion plus avant et nous interroger sur le fonctionnement interne des firmes plurinationales.Pour ce faire nous avons fait appel aux professeurs Rutenberg de l\u2019Université Carnegie-Mellon, Neufeld de l\u2019Université de Toronto et Bonin de l\u2019École des Hautes Études Commerciales.Ces chercheurs ont déjà fait des travaux importants sur la question et devraient faire avancer le débat.Enfin nous avons voulu clore cette journée en posant directement la question politique des rapports entre la firme plurinationale et l\u2019état-nation.Pour ce faire nous voulons réunir autour d\u2019une table un nombre de chercheurs intéressés à la question : M.H.Watkins de l\u2019Université de Toronto, G.Rosenbluth de l\u2019Université de British Columbia, F.A.Angers de l\u2019École des Hautes Études Commerciales, Claude Masson de Laval et quelques autres.On pourra y deviser de la stratégie optimale du Canada et du Québec en face de la firme plurinationale.133 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 Notes \u2014 r. Section \u201cJ\u201d ÉTUDES ANCIENNES LINGUISTIQUE SLAVISTIQUE ET ÉTUDES EST-EUROPÉENNES Section \u201cJ\u201d ÉTUDES ANCIENNES Vendredi, 7 novembre Salle : G-715 Prés, d\u2019assemblée 10:00- 12:00 \u2014 Phonétique André Rigaud, Université McGill Pierre Léon, Université de Toronto René Charbonneau Université McGill Samedi, 8 novembre Salle: G-715 Prés, d\u2019assemblée 9:00- 12:00 \u2014 Grammaire transformationnelle André Dugas, Université de Montréal Roy Wright, Université McGill Prés, d\u2019assemblée 14:00 - 17:00 \u2014 Franco-Canadien Gaston Duleng, Laval J.-C.Corbeil, Université de Montréal Prés, d\u2019assemblée Langue amérindienne Etienne Gareau, Ottawa Maurice Lebel, Laval Prés, d\u2019assemblée Mini-colloque Maurice L\u2019Abbé, Montréal Antonio Querido, Montréal André Rigaud Prés, d\u2019assemblée Antonio Querido Guy Rondeau, Ottawa J.Denis Gendron, Laval Paul E.Lortie, Montréal J.-C.Corbeil Samedi, 8 novembre Salle: G-615 Colloque de la SEGELQ sur l\u2019enseignement des civilisations grecque et romaine Prés, d\u2019assemblée : Mme Lise Trochu 10:00\t\u2014\tAllocution\tinaugurale 10:30\t\u2014\tDiscussion\t(30\tminutes) Nature, objectifs et méthodes de l\u2019enseignement des civilisations grecque et romaine Pierre Devambrez, Université Laval 12:00\t\u2014 Dîner Animateur : Pierre Senay, Université de Montréal 14:00\t\u2014\tDiscussion\t(15\tminutes) L\u2019enseignement des civilisations grecque et romaine à l\u2019Université E.Gareau, Université d\u2019Ottawa 14:40\t\u2014\tDiscussion\t(15\tminutes) L\u2019enseignement des civilisations grecque et romaine au collège Richard Bemier, Collège Ste-Anne-de-la-Pocatière 15:20\t\u2014\tPause-café 15:40\t\u2014\tDiscussion\t(15\tminutes) L'enseignement des civilisations de l\u2019Antiquité classique au Secondaire V Madeleine Gazaille, Ecole Sec.du Sacré-Cœur, Sherbrooke 16:20\t\u2014\tDiscussion\t(15\tminutes) L\u2019enseignement des civilisations de l\u2019Antiquité classique au secondaire V Jean-Guy Rodrigue, Ecole Sec.St-Jean-Baptiste-de-la-Salle, Hull 17:00\t\u2014\tConclusion: Pierre Senay 136 AZZARIA, L.\tIndex des \t 113\tAuteurs LEDUC, P.Y.\t\t 25 BIRON, P.\t\t 33\tLEMIEUX, V.\t\t129 BOIVIN, A.\t\t 75\tLETOURNEUX, J.\t69 BONIN, B.\t\t 133\tLORTIE, M.\t83 BRASSARD, A.\t\t 41\tMARCHESSAULT, R.H.\t55 BRATLEY, P.\t\t 27\tMICHEL, B.\t91 BRISSON, G.\t\t 41\tMUKEDKAR, D.\t93 BROSSARD, R.\t\t 21\tNICOLET, B.\t123 BRI NET, R.\t\t 77\tPAVILAMS, V.\t\t 42 CARON, L.\t\t 71\tPAQUET, G.\t\t 133 CHOUINARD, E.\t99\tPHILOGÈNE, B.R.\t\t 45 COY-ILL, R.\t\t 115\tPIERRARD, J.A.\t\t 47 DAVID, M.\t121\tPINET, N.\t\t\t 97 DEMERS, L.\t\t 27\tPRICE, W.\t\t 19 DeMONTIGNY, R.\t\t 53\tQUEDNAU, W.\t\t\t 45 DEROME, J.\t\t 67\tRICHARD, C\t\t\t 65 DESBAILLETS, J.\t\t 87\tRIEL, R.\t\t 37 DESJARLAIS, L.\t\t 101\tROBILLARD, P\t\t\t 23 DESNOYERS, J.E\t\t\t 57\tROBSON, J.M.\t69 DUBOIS, M.\t\t 94\tSALMAN, H.D.\t\t 127 DUPUIS, P.\t\t 105\tSANDORFY, C.\t\t 59 FAVRE, H.\t\t 61\tSÉGUIN, M.\t\t111 GASSER, H.\t\t 35\tSHAW, D.M.\t117 GAUVREAU, L.\t\t 37\tST-DIZIER, J.-P.\t\t 93 GÉLINAS, L.\t\t 115\tTANGUAY, M.G\t\t81 JUTE AU, L.\t\t\t 85\tTANGUAY, M.G.\t\t109 KELLY, A.M.\t\t 117\tTARDIF, G.\t29 LACROIX, G.\t\t 47\tTHIBERT, C.\t\t\t99 LAMARCHE, GILLES\t\t 71\tTOUCHETTE, C.\t .!\t\ta.\t\t 103 LAROCHELLE, N.\t\t 77\tTREMBLAY, R.\t\t!.\t\t75 LAVALLÉE, M.\t\t\t 39\tVANIER, J.\t\t89 LEBLANC, G.\t\t 113\tVVOOTON, G.A.\t\t 73 LEDUC, G.\t\t 49\tWYNNE-EDWARDS, H.1 /.\\ V\t.Sa.\t 119 \t\t\t139 \t\t\t \t\t\t \t\t\t \t\t\t D-9266 IMPRIMERIE SAINT-JOSEPH MONTRÉAL IMPRIMERIE SAINT-JOSEPH "]
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