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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
dimanche 15 mai 2011
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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Références

L'itinéraire, 2011, Collections de BAnQ.

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[" la moitié du prix revient au camelot 1 Volume XVIII, n 10 Montréal.15 mai 2011 ascal OOM CAMELOT rl Festekjian ¦ANTE ontpe energisante accès a une A?* Les droits des enfants IHfiUETTE 2,7 millions de ménages y ont droit Le nouveau crédit d'impôt pour solidarité Pour le recevoir, refliclyneï-vous p tcvcmiquvbnihïf) au tyle^hgncr-nous Région de Qu^Li-êç\t4 18 659-6299 Région de Montrée! £ 14 864-6299 Ailleurs\t1 Û00 267-6299 {sans Irnis} Revenu Québec \u201d * î PROMENAOE DES ARTISTES QUARTIER DE5 SPECTACLES MONTRÉAL 21 BALANÇOIRES UN EXERCICE f DE COOPÉRATION UNE CREATION DE MflUNA ANDRAflS ME1 l*.SA MflNr.lA! VENEZ VOUS BALANCER DU 21 AVRIL AU 23 MAI DE 10H À 23H PLACE DES ARTS I dlN WtfelOf NT*««NNHTr ET /FANNE-MAMCE r. T47ï ü -fi*- <£* a\u2014 # * $ -jj» .1\t«\t0\" Montréal http://geotourisme.ca ZOOM CAMELOT MICHELINE RIOUX LEMIEUX mrxlx@live.ca \u201cni U \\ .1 Cari Festekjian UN CHARMANT TIMIDE Il y en a à qui la timidité donne un air bête.En ce qui concerne le camelot du métro Atwater, Carl Festekjian, sa timidité le rend absolument charmant! Il était un peu nerveux à l\u2019idée de donner une entrevue à L\u2019Itinéraire.Cependant, au fur et à mesure que la rencontre avançait, il semblait de plus en plus à l\u2019aise.et que dire de la séance photo qu\u2019il a faite comme un pro! À son arrivée au magazine en 2007, Cari Festekjian était bien loin de se douter qu\u2019il écrirait des textes, serait publié et commencerait même à écrire un livre.«C\u2019est Jérôme Savary, de l\u2019équipe de la rédaction, qui m\u2019a accueilli la première fois, se rappelle-t-il.J\u2019avais lu une annonce affichée au Resto-Plateau, où on peut manger pour pas cher.J\u2019ai offert mes services à L\u2019Itinéraire pour écrire et pour vendre la revue, et on m\u2019a engagé pour faire les deux!» L\u2019écriture est maintenant une planche de salut pour le camelot de 41 ans.Cela lui permet de canaliser son stress pour en faire quelque chose de positif.À un point tel que depuis trois ans, il rédige son autobiographie, pour laquelle il bénéficie de l\u2019aide d\u2019un collaborateur de l\u2019UQAM pour la correction de ses chapitres.«Je veux prendre le temps de bien la faire.Pour ça, il faut que je repense à mon passé et à mon enfance.Je trouve cela difficile par moment.Le titre sera : Ma vie en un petit mot», annonce-t-il.Né en Syrie, Cari est arrivé au pays avec ses parents alors qu\u2019il n\u2019avait que cinq mois.Ceux-ci ont précipitamment quitté leur terre natale à la suite d\u2019un coup d\u2019état en 1970.«J\u2019étais un enfant studieux à l\u2019école et j\u2019ai eu une jeunesse normale.C\u2019est à l\u2019université que je suis devenu un peu fêtard.Vers la fin de mes études en commerce, mon père est décédé.Je travaillais dans un bureau en administration et je faisais mes études en même temps.C\u2019est là que j\u2019ai fait un burn-out», confie-t-il.Lejeune homme a dû quitter ses études et son travail pour soigner une sévère dépression.Plusieurs mois de thérapie et d\u2019essais de médicaments furent nécessaires pour reprendre une vie normale.«Je ne prends pas de drogue ni d\u2019alcool et j\u2019ai eu de la misère avec les pilules.J\u2019aime me lever tôt, et avec ça, j\u2019étais incapable de me lever avant les 11 heures du matin.Mon docteur a dû ajuster ma prescription quelques fois», déplore-t-il.Depuis, Cari a développé une intolérance au stress, ce qui fait qu\u2019il se considère comme une personne vulnérable.UN GARS OCCUPÉ Le camelot n\u2019a pas le profil typique de l\u2019ex-itinérant, n\u2019ayant jamais vécu dans la rue.Comme il le dit lui-même, c\u2019est sa «vulnérabilité» qui lui a donné de la difficulté à se retrouver un emploi et à se refaire un cercle d\u2019amis.Pourtant, ce ne sont pas les talents et connaissances qui manquent à Cari Festekjian.Il parle français, anglais et comprend l\u2019arabe et l\u2019arménien.Il joue de la guitare et adore la lecture.Il vit avec sa famille depuis toujours, mais n\u2019habite maintenant qu\u2019avec ses deux soeurs cadettes.«J\u2019ai ma chambre, je paie une pension et je participe aux tâches de la maison.Ma mère est atteinte de la maladie d\u2019Alzheimer et elle vit à l\u2019hôpital depuis un an.Je la visite presque tous les jours et ça occupe beaucoup mon temps», dit-il.Malgré tout, Cari est un gars positif et déterminé.Il s\u2019est refait une santé et un bon cercle d\u2019amis à L\u2019Itinéraire et sait qu\u2019il n\u2019est plus seul.«Etre seul, c\u2019est pas bon! J\u2019aime parler aux gens.Écrire et vendre le magazine m\u2019aident beaucoup.J\u2019ai pris les bonnes habitudes de bien manger et de faire de l\u2019exercice tous les matins, car c\u2019est important pour la santé.Pour moi, le bonheur est d\u2019être bien avec soi et avec les autres.Faut pas lâcher! Aujourd\u2019hui, j\u2019ai une vie meilleure et je suis content de moi.je suis célibataire et je suis heureux!», lance-t-il en riant.PHOTOS : DANIEL DUMONT L'ITINEFlAIFlE 5 15 mai 2011 SOMMAIRE ZOOM CAMELOT 5 Cari Festekjian - Un charmant timide RÉSEAU SOLIDAIRE DE L\u2019ITINÉRAIRE 9 Un défi haut en saveurs 10\tLa Caisse populaire Desjardins du Mont-Royal : Une coopérative engagée au sein de la communauté! ACTUALITÉ ET VIE URBAINE 11\tSamedi matin.pour se serrer la pince.Le monde selon Ray Lengelé 13 Palais de justice 2.0 À LA UNE 15 Pascale Montpetit - Sans étiquette CULTURE 19 Faux cils, faux seins et émotions au FTA 21\tVoyage à Saint-Henri SANTÉ ET BIEN-ÊTRE 22\tBoisson énergisante - Limiter l\u2019accès d\u2019une drogue légale 25 Médecine nucléaire, médecine sécuritaire?ENVIRONNEMENT 27 Cultiver ses racines ÉCONOMIE ET CONSOMMATION 31 Chronique de Gilles L.Bourque : La baisse des impôts des entreprises au Canada - Un geste irresponsable MONDE DU TRAVAIL 33 Brèves DÉVELOPPEMENT SOCIAL 35 INFO RAPSIM : Maisons de chambres - Des défis demeurent 37\tSérie Sur les pas du DrJulien : Les droits des enfants au grand jour 38\tGlobe-Trottoir 39\tLes «Centraide» de l\u2019habitation EXPRESSION 40\tUne société égalitaire, dites-vous?41\tTréP.A.A.S-ACTION 42\tMots de camelots 46 Sudoku L\u2019ITINÉRAIRE EST MEMBRE DE: aWecç L\u2019ITINÉRAIRE EST APPUYÉ FINANCIÈREMENT PAR: LŒUVRt LÉ fit K IV* lA.lpfclHülfcw üj Oiùir.m dira ti tmt* Le Groupe communautaire L'Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue, Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.REDACTION ET ADMINISTRATION \u2022\t2100, bout de Maisonneuve Est, bur.001 Montréal (Qc) H2K 4S1 LES PRODUCTIONS L\u2019ITINÉRAIRE \u2022\t2101, rue Ste-Catherine Est MAGDVD LE 3E ŒIL \u2022\t2103, rue Ste-Catherine Est, 3* étage TELEPHONES : ADMINISTRATION 514 597-0238 SERVICES RUE STE-CATHERINE 514 525-5747 TELECOPIEUR : SITE: 514 597-1544 WWW.ITINERAIRE.CA LE MAGAZINE L'ITINERAIRE Éditeur : Serge Lareault Rédactrice en chef : Catherine Girouard Superviseur de la rédaction : Jérôme Savary Adjointe à la rédaction : Marie-Lise Rousseau Commis à la rédaction : Josée Louise Tremblay Stagiaires à la rédaction : Maïka Sondarjée et Sandrine Carpentier-Lalancette Coordonnatrice à la conception visuelle : Morgane Saout Photo de couverture : Hugo Trottier Révision : Edith Verreault, Hélène Pâquet, Sylvie Martin, Sophie Desjardins, Jean-Pierre Bourgault, Louise-Marie Dion, Lise Berthiaume, Catherine Flintoff, Julie Duchesne, Nadine Boccalini et Lise Laganière Design et infographie du site Internet : Serge Cloutier, www.drafter.com Conseillères publicitaires : Renée Larivière: 514 461-7119 renee.lariviere@itineraire.ca Josée Poirier : 514 273-5002 josee.poirier@itineraire.ca Le conseil d\u2019administration Président : Jean-Paul Baril Vice-président : Gabriel Bissonnette Trésorière : Catherine Isabelle Secrétaire : André Martin Membre d'office : Serge Lareault Conseillers : Yvon Massicotte (rep.camelots), Alexandre Péloquin, François Rousseau-Claire, Robert Stacey, Stéphan Morency L\u2019ADMINISTRATION Directeur général : Serge Lareault Coordonnatrice de l\u2019administration : Marie Lareau Adjointe à l\u2019administration : Marie-Christine Demers Directeur marketing : Richard Turgeon Directrice médias et communications : Chloé Roumagère Directrice du développement social : Jocelyne Sénécal Coordonnatrice de la publicité : Karoline Bergeron Conseillère dons et partenariat : Amélie Godbout Conseillère en développement stratégique : Marie-Hélène Choinière Lin.RM LES CAMELOTS SONT DES TRAVAILLEURS AUTONOMES QUI ACHÈTENT LE MAGAZINE 1,50$ ET LE REVENDENT AU COÛT DE 3$.Convention de la poste publication No 40910015, No d\u2019enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire, 2100, boul.de Maisonneuve Est, Montréal (Québec) H2K 4S1 Nous reconnaissons l\u2019appui financier du gouvernement du Canada par l\u2019entremise du Fonds du Canada pour les périodiques (FCP) pour nos activités d\u2019édition.ISSN-1481-3572 n° de charité: 13648 4219 RR0001 GESTION DE L'IMPRESSION Edition sur mesure - TVA Publications - 514 848-7000 Directrice du développement des affaires : Patricia Dionne poste 2362 Coordonnatrice de production : Audrey Messier-M.poste 2249 IMPRIMEUR: IMPRIMERIE SOLISCO ABONNEMENT WWW.ITINERAIRE.CA OU 514 597-0238 Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les sen/ices d'aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, Lltinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L'Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec le 514 525-5747, poste 230, Quebeocw est Ihjtj de soutenu loctfcxr socials Oc Uhnenaira ¦en lui aflfranl des sendees d%ripnmi3f|p as pfun-.ot!o^ télé et ^nDtirnée ainsi aue le ccu>a gr internet haute vitesse Vtaéolroh. ÉDITORIAL SERGE LAREAULT Éditeur et directeur général LES MALADES, SI ON POUVAIT , TOUSLES DEPORTER! Plusieurs Canadiens et citoyens d\u2019autres pays ont été scandalisés récemment par le cas de la famille Barlagne, des immigrants d\u2019origine française établis au Québec depuis six ans.Immigration Canada avait entrepris contre eux des procédures d\u2019extradition parce que l\u2019un des enfants de la famille, une fillette, était atteint de paralysie cérébrale, ce qui constituait selon le ministère «un fardeau pour la société canadienne».Le message que le Canada envoie ainsi dépasse clairement la question de l\u2019immigration : les malades, les vieux et les itinérants sont un poids pour la société.Ah, si le Canada pouvait se débarrasser de vous! La famille Barlagne a eu la chance d\u2019avoir un bon avocat, qui a affirmé que c\u2019est parce que les médias ont fait grand bruit de l\u2019histoire que le gouvernement du Québec a finalement utilisé ses pouvoirs afin que la famille puisse demeurer en sol canadien.Sans l\u2019indignation du public à une large échelle, la famille Barlagne serait passée sous le rouleau compresseur.du Canada.Toute personne vieillissante, malade ou en perte d\u2019autonomie vous le dira : il y a une pression sociale qui torture plus que la souffrance physique.À des degrés divers, certaines personnes considèrent les plus vulnérables comme une nuisance, un fardeau pour la société, une sous-espèce pour laquelle on ne doit investir ni temps, ni argent.Il y a - hélas! - des individus de ce genre parmi nous.Mais il y a aussi des gens qui sont compatissants et compréhensifs.Ceux-ci savent que tout le monde peut un jour être vulnérable, que notre société doit protéger les droits de chacun et prendre ses responsabilités envers la vie humaine.Les échanges entre humains se font de façon individuelle.Chacun décide de la manière dont il aide l\u2019autre ou reçoit son aide.Mais c\u2019est à un degré supérieur, à l\u2019échelle gouvernementale, que se décident les politiques qui orientent une majorité de la société et des individus qui la composent.Parce qu\u2019y a beaucoup de non-dits chez nos élus politiques, la langue de bois présente avec rigidité les décisions et les lois adoptées.Les faits sont plus parlants.La vérité sort quand on constate les budgets dérisoires dédiés aux pauvres (alors qu\u2019on est prêt à dépenser 16 milliards de dollars pour des avions de chasse, on refuse d\u2019accorder un petit 20 millions de dollars pour aider des milliers d\u2019itinérants) ou l\u2019inaction désarmante des élus à voter des programmes visant la protection des chômeurs ou des malades.C\u2019est par Immigration Canada que s\u2019est exprimé le mépris institutionnalisé aux paliers les plus élevés du gouvernement pour ceux qui sont malades ou considérés «économiquement improductifs».DÉBAT SUR L\u2019EUTHANASIE OU SUR L\u2019ÉCONOMIE?Il y a actuellement au Québec un débat public sur l\u2019euthanasie.Plusieurs groupes ou personnes ont souligné l\u2019intérêt de pouvoir mettre fin à ses jours quand on n\u2019en peut plus de souffrir.D\u2019autres ont suggéré que le gouvernement propose ce débat pour tester s\u2019il pourrait mettre fin aux coûts sociaux liés à ceux qu\u2019il ne peut plus souffrir.Ce débat coïncide étrangement avec de récentes actions américaines.Le New York Times révélait le 26 décembre dernier que l\u2019Agence fédérale américaine des programmes de santé publique tentait d\u2019instaurer pour les malades chroniques de 65 ans et plus une visite médicale annuelle pour leur proposer de choisir au plus vite leurs procédures de soins de fin de vie.Ils seraient fortement incités à signer un testament biologique autorisant les médecins à les priver de traitement s\u2019ils deviennent gravement malades.Du même souffle, l\u2019administration Obama a créé l\u2019administration indépendante IPAB, chargée de «rationner les traitements jugés trop coûteux».Certains commentateurs affirment que l\u2019administration américaine est en train de mettre discrètement en place des «tribunaux de la mort».L\u2019affaire a fait tant de bruit que le gouvernement a dû s\u2019en défendre publiquement en atténuant la portée de ses actions.Quand on sait à quel point l\u2019approche de nos gouvernements s\u2019aligne sur celle des Américains, on ne s\u2019étonne pas que la famille Barlagne se soit fait montrer la porte après six ans passés au Canada.Selon M.Barlagne, les autorités canadiennes leur avaient indiqué à leur arrivée au pays que le handicap de leur fille n\u2019allait pas leur causer de problème.Six ans de régime conservateur plus tard, cela n\u2019était plus le cas, semble-t-il.Malades canadiens, gardez votre extrait de naissance sous votre oreiller.On ne sait jamais! ET VOUS, QU\u2019EN PENSEZ-VOUS?WWW.ITINERAIRE.CA L'ITINÉRAIRE 7 15 mai 2011 s>.V*V REPAS à une personne offrant une à 4t.vou?.ît'Tcafé L'l«<'éraire repas comp'^tau un Grâce à vos dons, L\u2019Itinéraire sert gratuitement plus de 17000 repas complets par année aux personnes démunies.Les cartes-repas sont distribuées par des bénévoles ou par nos intervenants qui offrent aussi réconfort et service d\u2019aide pour la réinsertion sociale.mmu (Exemple d\u2019un dîner servi au Café L\u2019Itinéraire) - SAUAî>£\\fëKTÊ- - - - éj>AUL£l>£ pOfcéete po/WAes te-refcœ- GÂTÊAU À LA fc AKl Aie -* vJOS - * Horaires d\u2019ouvertures : du lundi au vendredi de 8h à I4h30 / samedi et dimanche de 9h30 à I4h.Adresse : 2101, rue Sainte-Catherine Est, angle De Lorimier à Montréal.VOUS AUSSI OFFREZ DES CARTES-REPAS ET\tACHATS EN LIGNE : AIDEZ DES GENS DANS LE BESOIN À MANGER À LEUR FAIM!\tWWW.ITINERAIRE.CA J\u2019offre_______________cartes-repas à 4 S chacune :_______________$ Je fais un don à la mission générale de L\u2019Itinéraire :___________$ TOTAL :________________'$ Les cartes seront distribuées par L\u2019Itinéraire.Vous désirez distribuer des cartes dans la rue?Nous vous enverrons le guide du bénévole et les cartes par la poste.Cocher ici ?PAIEMENT ?\tChèque au nom du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire ?\tVisa, Mastercard Numéro de carte : Expiration :___/______ mois/année Signature ________________________ COORDONNÉES DM.DMme.Prénom :_______________________ Nom :_____________________ Entreprise :______________________________________________ Adresse :_________________________________________________ Ville :______________Province :_______Code Postal :_______ Téléphone :_______________________________________________ Courriel :________________________________________________ Postez ce coupon avec votre paiement au Groupe Communautaire L\u2019Itinéraire, 2100, Bout de Maisonneuve Est, Montréal, (Québec), suite 001, H2K4S1 ou visitez notre site web : WWW.ITINERAIRE.CA.Téléphone : (514) 597-0238 poste 226.1 Vous recevrez votre reçu d'impôts au mois de janvier suivant votre don. RÉSEAU SOLIDAIRE DE L\u2019ITINÉRAIRE Un DÉFI HAUT en SAVEURS MARIE-LISE ROUSSEAU Adjointe à la rédaction Vous n\u2019avez pas eu le temps de faire les courses et il ne vous reste que du riz et quelques aliments en conserve : saumon, pêches, légumineuses, maïs et tomates.Avec ces seuls ingrédients, vous devez préparer un repas savoureux, nutritif et original.Mission impossible?Pas pour les chefs Pascal Cormier (Café L\u2019Itinéraire), Mélanie Marier (La Corbeille) et François Desroches (La Tablée des Chefs), qui ont relevé haut la main le défi Les chefs s\u2019impliquent.Ne connaissant pas à l\u2019avance les ingrédients, provenant de la liste des dix ingrédients les plus demandés dans les banques alimentaires de Montréal, les trois cuistots ont eu 30 minutes pour épater un jury composé de nutritionnistes et critiques gastronomiques.Il fallait les voir se démener à la tâche comme des abeilles dans une ruche! DÉFI SOLIDAIRE Organisé par la chaîne d\u2019alimentation Loblaws en partenariat avec Banques alimentaires Québec, Moisson Montréal et La Tablée des Chefs, le défi annuel Les chefs s\u2019impliquent vise à inciter la population montréalaise à donner généreusement à la Collecte nationale de denrées alimentaires du printemps 2011, nommée «Juste un peu plus, ça aide!».Le défi prouve qu\u2019il est possible de bien manger avec peu de revenus et de temps.Il suffit d\u2019avoir en main quelques connaissances de base et un peu de créativité.De plus, il démontre que les fruits et légumes en cannes, plus abordables que ceux en vrac dans les supermarchés, sont tout aussi nutritifs.PASCAL CORMIER, CHEF AU CAFÉ L'ITINÉRAIRE, A CONCOCTÉ UNE VERSION ÉCONOMIQUE ET AUDACIEUSE D'UN SABAYON DE PÊCHES EN GUISE DE DESSERT.Un don de 750$ à l\u2019organisme Moisson Montréal a été fait au nom des trois chefs.La grande gagnante du défi, Mélanie Marier, a séduit le jury en concoctant une soupe repas accompagnée de croquettes de légumineuses et de saumon.«Une recette qui semblait avoir été créée d\u2019avance, qui était fraîche et réconfortante», a décrit Mathilde Singer, chef de la section Gastronomie au journal Voir et l\u2019une des trois juges de l\u2019événement.Pascal Cormier a quant à lui créé un gâteau de riz au saumon accompagné d\u2019un dessert audacieux qui en a surpris plus d\u2019un : un sabayon de pêches, une préparation habituellement à base d\u2019œuf et d\u2019alcool, où, avec les moyens du bord, la liqueur a été remplacée par le jus des pêches.Pour sa part, François Desroches y est allé avec un risotto à la mexicaine dont la présentation luxueuse a rapidement fait oublier au jury que les ingrédients provenaient de conserves.LES CHEFS MÉLANIE MARIER, PASCAL CORMIER ET FRANÇOIS DESROCHES, FAISANT DES PIEDS ET DES MAINS POUR TERMINER LEUR REPAS DANS LES TEMPS AU DÉFI LES CHEFS S\u2019IMPLIQUENT.WWW.BANQUESALIMENTAIRES.ORG PHOTOS : MARIE-LISE ROUSSEAU L'ITINERAIRE 9 La Caisse populaire Desjardins du Mont-Royal une COOPÉRATIVE ENGAGÉE au sein de LA COMMUNAUTÉ! MARIE-HELENE CHOINIERE Conseillère en développement stratégique marieh.choiniere@itineraire.ca La Caisse populaire Desjardins du Mont-Royal est une institution financière innovatrice qui se distingue pour son implication environnementale et sociale à lechelle locale.Ayant à cœur de grandes préoccupations environnementales, elle s\u2019est dotée, depuis quelques années, d\u2019une certification verte et Carbone neutre.Faisant la promotion d\u2019une vision de développement durable au cœur du quartier du Plateau Mont-Royal, la Caisse populaire Desjardins du Mont-Royal a développé le programme de subvention «Desjardins chez Toit» afin de participer à la réduction de l\u2019empreinte écologique.Ce programme finance des projets d\u2019agriculture urbaine à hauteur de 25 % jusqu\u2019à concurrence de 3000$.Tel que l\u2019indique Karine Bernard, conseillère en communication-distinction coopérative et développement du milieu, la mise sur pied d\u2019un tel programme vise à encourager les membres de la Caisse à développer des projets d\u2019agriculture urbaine, quelque que soit leur nature (jardin sur un toit, dans une cour, sur un balcon, etc).L\u2019implication environnementale de la Caisse se traduit également, depuis mai 2010, par la création d\u2019un jardin sur le toit de la bâtisse, située sur l\u2019avenue du Mont-Royal.Cette initiative vise à réduire les îlots de chaleur.Plus encore, le jardin sur le toit a permis de cultiver des légumes frais, des fruits et des plantes aromatiques.La cueillette des légumes et des fruits a servi aux cuisines collectives du quartier.Sensibilisée par les questions de sécurité alimentaire, la Caisse populaire Desjardins du Mont-Royal estime important que les personnes à faible revenu puissent bénéficier de la récolte des fruits et légumes par le biais des cuisines collectives.Un tel projet au sein de la coopérative est extrêmement mobilisateur pour les employés, qui sont fiers d\u2019y prendre part.PHOTO : CHARLESHENRIDEBEUR.COM POUR EN SAVOIR DAVANTAGE N\u2019hésitez pas à contacter Karine Bernard, conseillère en communication-distinction coopérative et développement du milieu, au 514.288.5249 poste 236 ou par courriel: karine.d.bernard@desjardins.com UN JARDIN COUVRE LE TOIT DE LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS DU MONT-ROYAL DEPUIS MAI 2010 caW.O.TmÈRA'RE En devenant Ambassadeur vous avez comme mission de solliciter votre entourage dans l\u2019achat de cartes-repas et ainsi contribuer à la lutte contre la faim à Montréal.Informez vous au WWW.ITINERAIRE.CA ou en contactant Amélie Godbout au 514-597.0238 poste 237 ou par courriel amelie.godbout@itineraire.ca ACTUALITÉ ET VIE URBAINE Samedi matin.pour se SERRER la PINCE.CATHERINE GIROUARD Rédactrice en chef Vous vivez l\u2019un à côté de l\u2019autre.Vous le croisez tous les matins en partant au travail, alors qu\u2019il a le nez dans sa boîte aux lettres.Vous avez échangé de timides sourires à quelques reprises, mais la plupart du temps, vous vous ignorez.Le 4 juin, lors de la sixième Fête des voisins, ce sera l\u2019occasion de lui serrer la pince.«Dans notre société individualiste et de performance, on ne pense plus à s\u2019arrêter pour voir si les gens autour de nous ont besoin de notre aide ou de notre chaleur», se désole Elyse Marquis, porte-parole de cette édition de la Fête des voisins, qui fait la promotion du bon voisinage et de l\u2019entraide.Un barbecue d\u2019un côté de la rue, un pot luck (cuisine collective) sur la terrasse d\u2019en face, une fête d\u2019enfants au parc du coin.Peu importe le prétexte de la fête, c\u2019est la rencontre qui importe.«Ça ne coûte rien, l\u2019esprit de la Fête des voisins», affirme Elyse Marquis, qui se rappelle avoir improvisé une petite fête de voisins autour du kiosque de limonade qu\u2019avait installé sa fille dans la rue.BRISER LES MAUVAIS PLIS Il est bien dommage de devoir faire la promotion de la solidarité, mais c\u2019est tout de même une bonne chose qu\u2019on le fasse, croit Elyse Marquis.Le responsable de la situation?La porte-parole pointe «Un CONSTAT d ECHEC» La Fête des voisins est née en 1999 à Paris à la suite d\u2019une bien triste histoire.L\u2019instigateur de l\u2019événement, Anastase Périphan, maire adjoint du 17e arrondissement de Paris, en a eu l\u2019idée après qu\u2019une vieille dame, morte depuis plus d\u2019un mois, ait été retrouvée dans son logement.Personne ne s\u2019était rendu compte de son décès.«L\u2019apparition de la Fête des voisins est un constat d\u2019échec, a affirmé sans hésiter M.Périphan dans une entrevue accordée il y a deux ans.Il y a beaucoup d\u2019isolement et d\u2019individualisme de nos jours.Maintenant, on peut rester devant ce constat ou décider d\u2019agir.Moi, j\u2019ai choisi de stimuler les gens, de leur donner un prétexte pour se rencontrer.» Depuis, sa fête de quartier a fait des petits.À ce jour, la Fête des voisins a rassemblé quelque huit millions de personnes à travers plus de 1 000 villes dans le monde.POUR DES IDÉES DE FÊTES, DES OUTILS OU POUR VOIR LES FÊTES DE VOISINS INSCRITES : WWW.FETEDESVOISINS.QC.CA entre autres du doigt l\u2019avènement des médias sociaux et les nouvelles technologies, qui nous isolent parfois davantage qu\u2019ils nous rassemblent.«On ne se téléphone plus, on s\u2019envoie plutôt des textos, fait-elle remarquer.Même écrire un courriel est devenu trop long.Dans cette perspective, comment irait-on parler à quelqu\u2019un qu\u2019on ne connaît pas, alors qu\u2019on ne parle même plus à nos amis?» C\u2019est pour briser ces mauvais plis de société que la Fête des voisins a été mise sur pied au Québec par le Réseau québécois de Villes et Villages en santé.Célébrée le premier samedi de juin pour la sixième année - la province a été la première à instaurer cet événement en Amérique du Nord - la fête a suscité l\u2019an dernier la participation de plus de 170000 Québécois, dans le cadre de 3500 fêtes nées d\u2019initiatives citoyennes.La Fête des voisins, c\u2019est aussi un prétexte pour que les bonnes habitudes prises avec les voisins transcendent nos rues et nous suivent toute la journée, au bureau, au supermarché ou au gym.«Il y a plein de gens autour de vous; vous n\u2019êtes pas obligés de les inviter à souper tous les soirs, mais prenez le temps de leur faire un vrai sourire, de leur dire un vrai bonjour!» propose Elyse Marquis, qui croit fermement en l\u2019importance de ces petits gestes.15 mai 2011 GÉRALD TREMBLAY Maire de Montréal EMBELLIR VILLE-MARIE : L\u2019AFFAIRE DE TOUS Depuis déjà un mois, de nombreux employés municipaux s\u2019affairent à nettoyer le centre-ville et plusieurs résidants ont mis ou mettront bientôt la main à la pâte.Cette collaboration est essentielle pour embellir notre environnement quotidien.J\u2019invite d\u2019ailleurs chaque Montréalais à faire sa part.Que ce soit passer un coup de balai devant sa porte, fleurir un carré d\u2019arbre ou un balcon, jeter les déchets dans les poubelles de rue, disposer le recyclage de façon à ce que le contenu ne s\u2019éparpille pas au vent ou respecter les horaires de collecte : chaque petit geste compte.Cette année, Ville-Marie investit plus que jamais pour améliorer le cadre de vie des citoyens et des visiteurs.Le conseil d\u2019arrondissement a en effet autorisé une somme supplémentaire de plus de 1 M$ pour bonifier ses opérations.L\u2019arrondissement entend ainsi intervenir davantage dans les parcs, les espaces publics et sur certaines artères commerciales.Ainsi, pour assurer une présence et un nettoyage approfondi, des employés seront spécifiquement dédiés tout au long de l\u2019été aux places Emilie-Gamelin, Jacques-Cartier, de la Paix, d\u2019Youville, aux squares Dorchester et Cabot, aux rues Saint-Paul et Sainte-Catherine ainsi qu\u2019au pôle Frontenac.Une foule d\u2019événements, organisés par l\u2019arrondissement ou ses organismes partenaires, y créeront de l\u2019animation et permettront à tous de mieux en profiter.Des sommes additionnelles sont également prévues pour l\u2019enlèvement d\u2019un plus grand nombre de graffitis, pour l\u2019entretien des sentiers, des caniveaux et des falaises du mont Royal, et pour l\u2019entretien, par une équipe formée à cet effet, des 9500 fosses d\u2019arbres.En compagnie de vos voisins ou votre entourage, avec votre éco-quartier ou un autre organisme communautaire, joignez-vous à cet effort collectif.Contribuez vous aussi à embellir votre environnement! j /.^ Tf LUI\tQ.\"'=- C:rjC34FHIC L -RVENTURE RRCHEOLDEtOuE L'EXPOSITION 'IM.j.\"ir¦ m nfl# AVtll ALI fl\t.l|l [I X3 nnotlucHnrv.JE-\ti\\NrtCf PALAIS DE JUSTICE 20 EWAN SAUVES LE LABORATOIRE DE CYBERJUSTICE À L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL, APRÈS LA PREMIÈRE PHASE DE CONSTRUCTION.Que vous habitiez en Abitibi ou dans le Grand Nord, vous pourrez bientôt assister en temps réel à des procès tenus à Montréal, grâce au Cybertribunal de l\u2019Université de Montréal (UdM).Ses créateurs, les professeurs Nicolas Vermeys et Karim Benyekhlef, y voient l\u2019occasion de sauver du gouffre le système judiciaire québécois par l\u2019utibsation de nouvelles technologies de communication.Il s\u2019agit du premier laboratoire de recherche en cyberjustice au monde.Situé au deuxième étage du pavillon Jean-Brillant de l\u2019UdM, le cybertribunal permettra au public d\u2019assister à des procès à distance et donnera accès aux étudiants de la Faculté de droit à des séances de formation leur étant strictement réservées.La première phase de construction ayant été terminée en novembre, les premiers travaux de recherche devraient y être effectués à l\u2019automne, une fois que l\u2019installation de tout le matériel audiovisuel et électronique sera terminée.Le Laboratoire contiendra trois pièces entièrement informatisées : une salle d\u2019audience, dotée de technologies de communication capables de reproduire l\u2019ambiance d\u2019un vrai procès; une salle d\u2019observation, équipée d\u2019ordinateurs où quelques curieux pourront suivre le déroulement du procès; et une salle d\u2019audience mobile, qui se déplacera dans les régions des personnes voulant assister aux procès à distance.«La salle mobile rendra l\u2019accès à la justice plus facile, car on évitera de déplacer la Cour au complet, a indiqué le directeur adjoint du Laboratoire, Nicolas Vermeys, à Quartier Libre, le journal étudiant de l\u2019UdM.Cela entraînera un gain de temps et d\u2019argent.» Un réseau Intranet permettra le partage des procédures et des dossiers de preuves.Selon Nicolas Vermeys, les avocats n\u2019auront plus qu\u2019à se présenter aux procès avec leurs ordinateurs portables ou une clé USB.Aux côtés de Karim Benyekhlef, l\u2019architecte du cybertribunal, le directeur adjoint tente ainsi de «rafraîchir» le système judiciaire actuel, notamment en ce qui concerne les délais de traitement des demandes et les coûts élevés des procès.Des logiciels juridiques ont déjà été mis au point afin d\u2019aider à atteindre ces objectifs; c\u2019est le cas notamment d\u2019un système de dépôt informatisé des procédures.Le professeur à la Faculté de droit de l\u2019UdM souligne d\u2019ailleurs que plusieurs instances ne possèdent pas ce genre de système - la Cour canadienne de l\u2019impôt et la Cour fédérale, par exemple, n\u2019en possèdent pas -, ce qui prolonge le temps de traitement des demandes de plusieurs mois.AU FIL DU TEMPS Pour les créateurs du cybertribunal de l\u2019UdM, le virage informatique du système judiciaire est indéniable.Les deux hommes se donnent comme mission de définir les facteurs psychologiques, culturels et sociaux qui empêchent cette transition dans les tribunaux actuels.«La justice ne peut rester insensible aux évolutions technologiques des sociétés.Nous souhaitons améliorer l\u2019accès à la justice grâce aux outils que la technologie met à la disposition du système judiciaire, explique l\u2019architecte Karim Benyekhlef.Il est, à notre avis, contreproductif de s\u2019en priver plus longtemps.» Pour Marcel Lacoursière enseignant du cours «Journalisme et droit» offert à l\u2019Université du Québec à Montréal, les innovations proposées par Nicolas Vermeys et Karim Benyekhlef ne sont pas sans faille.Il espère que l\u2019informatisation des salles de procès sera encadrée.«Les gens qui vont au Palais de justice ne sont pas tous à l\u2019aise avec les nouvelles technologies, indique-t-il.Si l\u2019on rend accessible tout le système judiciaire dans Internet, il faut s\u2019assurer que la population sache s\u2019en servir adéquatement.» Quoi qu\u2019il en soit, selon Nicolas Vermeys, les salles des tribunaux affichent un retard évident, compte tenu des outils technologiques disponibles aujourd\u2019hui sur le marché.«Elles sont si archaïques qu\u2019un avocat de l\u2019Antiquité pourrait plaider dans une salle d\u2019audience de notre époque!» PHOTO : LABORATOIRE DE CYBERJUSTICE L'ITINERAIRE 13 Devien( wwtelot FAIS UN BOUT DE CHEMIN AVEC NOUS __________b Aucun horaire imposé, ni de nombre d\u2019heures définies pour travailler.Possibilité d\u2019écrire pour le magazine et d\u2019avoir de l\u2019aide professionnelle, des services psychosociaux, des repas complets au Café L\u2019Itinéraire ou même un meilleur logement.UN BON MOYEN D\u2019AUGMENTER TES REVENUS ET DE VAINCRE TA FAIM! Présente-toi préférablement entre 10 h et 13 h au Café L\u2019Itinéraire 2101, Ste-Catherine Est (coin de Lorimier, à deux pas du métro Papineau) et demande la distribution.INFOS : 514 525-5747, poste 239 WWW.ITINERAIRE.CA a-b bran à vof <*omL povivoMf Aller plvif loin! NOUS RECHERCHONS Pour la formation des jeunes en production vidéo et audio \u2022\tOrdinateurs Pentium 4 \u2022\tOrdinateur Apple G5 ou plus récent \u2022\tÉcouteurs \u2022\tCompresseur \u2022\tConsole avec pré-ampli \u2022\tMicros avec pré-ampli \u2022\tGuitare classique \u2022\tCasiers Pour le Café L\u2019Itinéraire et les services psychosociaux \u2022\tPresse-sandwich («machine à paninis») \u2022\tGrosse glacière \u2022\tContenants hermétiques à nourriture \u2022\tFrigo, bar à salade \u2022\tPannes de cuisson pour réchauds \u2022\tRéchaud pour les sauces \u2022\tDouilles à pâtisserie \u2022\tBons couteaux \u2022\t20 à 30 cabarets \u2022\tGros chaudrons larges à fond épais Nous recherchons aussi des bénévoles.\u2022\t60 bols à soupe \u2022\t60 bols à salade 6oz \u2022\tPresse-purée \u2022\tRéchaud commercial \u2022\tUstensiles (couteaux, fourchettes, cuillères) Pour la rédaction et l\u2019infographie \u2022\tAppareil photo numérique \u2022\tEnregistreuses numériques avec casques d'écoute \u2022\tMini-laptop \u2022\tMac G5 \u2022\tChemises suspendues et onglets \u2022\tClés USB \u2022\tTablettes de papier \u2022\tPerforateurs 3 trous Pour l\u2019aménagement de la salle de projection \u2022\tSystème de son complet avec console et micro sur pied \u2022\tRideaux de scène \u2022\tBabillard Merci! INFOS : Amélie Godbout au 514 597-0238, poste 237 WWW.ITINERAIRE.CA À LA UNE Pascale Montpetit SANS ÉTIQUETTE CATHERINE GIROUARD Décrire Pascale Montpetit est un vrai casse-tête.Fuyant comme la peste tout ce qui est tout noir ou tout blanc, la comédienne préfère naviguer dans les zones grises.N\u2019essayez surtout pas de lui coller une étiquette : elle la décollera bien assez vite! Nommée Artiste pour la paix 2010, elle est très engagée socialement sans vraiment vouloir l\u2019admettre.On peut tout de même oser dire sans se tromper quelle est une libre penseuse et souffre d\u2019intolérance face à l\u2019injustice.suite page 16 >>ON NE PEUT PAS SE FERMER LES YEUX DEVANT CERTAINS TYPES D\u2019INJUSTICES.C\u2019EST COMME MANGER ET BOIRE : MÊME SI ÇA NE NOUS TENTE PAS, NOUS DEVONS LE FAIRE PAREIL J)) - Pascale Montpetit L'ITINÉRAIRE I5 15 mai 2011 suite de la page 15 Outre celle de comédienne et celle de mère depuis deux ans - dont elle ne se déferait pas pour tout l\u2019or du monde -il n\u2019y a pas beaucoup de catégories dans lesquelles Pascale Montpetit souhaite être classée.L\u2019actrice québécoise a horreur des étiquettes.«J\u2019ai tellement peur d\u2019être catégorisée, c\u2019en est maniaque! avoue-t-elle, riant de sa façon d\u2019éviter de répondre trop précisément aux questions qu\u2019on lui pose.Je ne veux pas qu\u2019on fasse un portrait carré, clair de Pascale Montpetit.Parce que ça n\u2019existe pas», explique énergiquement la nouvelle quinquagénaire (qui l\u2019eut cru!).S\u2019il y a un sujet sur lequel elle n\u2019a par ailleurs pas peur de se prononcer, c\u2019est l\u2019injustice.Impossible pour elle de garder son sang-froid devant une telle réalité -\trien qu\u2019à en parler, elle s\u2019enflamme, assise au bout de son banc, dans le studio du photographe aux allures de caverne d\u2019Ali Baba.«On ne peut pas fermer les yeux devant certains types d\u2019injustices, tranche-t-elle.C\u2019est comme manger et boire : même si ça ne nous tente pas, nous devons le faire pareil.» La comédienne a par ailleurs appris que la patience est une vertu indispensable à acquérir lorsqu\u2019on lutte contre les injustices.«Changer les choses, c\u2019est long, affirme d\u2019emblée celle qui est bien connue dans le monde du théâtre et qui a joué dans plusieurs séries télévisées, dont Blanche et Trauma.C\u2019est une chose que j\u2019ai appris à accepter avec le temps.C\u2019est dur d\u2019arrêter d\u2019être impatient devant les injustices.Il faut faire ce qu\u2019on a à faire chaque jour, et ça avance tranquillement.» ENGAGÉE MALGRÉ ELLE Sa capacité à s\u2019indigner pousse Pascale Montpetit à s\u2019engager dans la communauté.Il faut dire que sa petite taille est loin d\u2019être proportionnelle à son énergie! En plus d\u2019être ambassadrice pour Oxfam Québec depuis longtemps, d\u2019avoir appuyé des actions pour les droits des Palestiniens à Gaza, d\u2019avoir agi comme porte-parole de la Fête des voisins l\u2019an dernier - nous pourrions énumérer ainsi ses engagements pendant bien longtemps -\tl\u2019actrice donne souvent de son temps à des causes et organismes divers.I6\tLITINEFlAIFlE Malgré cela, Pascale Montpetit a été surprise d\u2019être nommée Artiste pour la paix 2010 en février dernier, elle qui ne se considère pas comme particulièrement engagée - même si son parcours démontre tout le contraire.«J\u2019ai l\u2019impression que la plupart des gens sont engagés, mais chacun à sa façon», fait-elle tout simplement valoir.La comédienne devient même plutôt «pudique» quand vient le temps de parler de son engagement, ne voulant pas être associée à une cause en particulier - elle est d\u2019ailleurs gravement allergique au mot «cause», qu\u2019on utilise selon elle à toutes les sauces.«Ce n\u2019est pas dans ma nature première d\u2019aller au bat, d\u2019aller sur les tribunes ou de prendre position lors de controverses, car je suis assez individualiste en fait comme personne, explique-t-elle.Mais je m\u2019implique parce que je n\u2019aime pas être engagée, mais j\u2019aime encore moins ne pas l\u2019être!» Pascal Monpetit préfère par contre faire des interventions ponctuelles à droite et à gauche au lieu de s\u2019associer à une seule cause.«Si je considère qu\u2019il y a une injustice et que mon intervention peut changer quelque chose, je vais le faire», précise-t-elle.PENSER PAR SOI-MÊME Outre l\u2019injustice, il n\u2019y a rien de pire que se faire dicter quoi penser, selon Pascale Montpetit.Curieuse de nature, amoureuse des livres et des voyages (elle a trimballé son sac à dos à travers le monde une quarantaine de fois), elle tient mordicus à se faire sa propre idée des choses.«Je déteste les religions, les doctrines, les dogmes, les lignes de parti, s\u2019insurge-t-elle.Je suis athée.Je ne suis pas capable de me faire dire quoi penser ou quelle cause endosser.C\u2019est comme avoir du poil à gratter dans les artères.» Elle ne digère pas non plus les opinions tranchées, extrêmes.Elle cite en exemple une célèbre phrase de George W.Bush, dite au lendemain du 11 septembre 2001 : «Si vous n\u2019êtes pas avec nous, vous êtes contre nous.» «Quand on pose les choses comme ça, on me perd, lance-t-elle.C\u2019est la même logique absurde que de dire \u201con va faire la guerre pour installer la paix dans un pays\u201d.Ce genre de raisonnement me décourage un peu de l\u2019humanité.» «Pour moi, le vrai progrès repose sur le fait que les gens pensent par eux-mêmes, continue-t-elle.Si tu n\u2019as pas la conviction ultime que ce que tu fais est bien ou justifié, et que tu le fais juste parce qu\u2019on te dit de le faire, ça ne tiendra pas la route.» MAMAN à 48 ans La preuve que Pascale Montpetit n\u2019a jamais les deux pieds coulés dans le béton?Celle qui ne voulait pas d\u2019enfant a finalement changé son fusil d\u2019épaule dans la quarantaine et a décidé avec son chum, à 48 ans, d\u2019adopter une petite Vietnamienne.Il n\u2019y a que les fous qui ne changent pas d\u2019idée! «(Un enfant), c\u2019est gros comme un rôti de bœuf pour une famille nombreuse et ça vous mène par le bout du nez! », s\u2019est-elle amusée à dire lors d\u2019une entrevue télévisée, peu de temps après être allée chercher sa fille au Vietnam, en parlant de ses premières impressions de mère.«Avant, j\u2019avais peur de me retrouver avec un enfant dans les bras et de regarder par la fenêtre en me demandant ce que je suis en train de manquer, se souvient-elle.Si j\u2019avais eu un enfant dans la vingtaine, j\u2019aurais été divisée entre la maternité et le métier, alors que maintenant, je suis totalement là où je veux être».Sa petite Clara Vi Boutin a maintenant presque deux ans et demi, et la maman est toujours aussi épatée de l\u2019amour immensément grand quelle éprouve pour sa fille.Un vrai coup de foudre.Celle qui partait auparavant en voyage dès que l\u2019occasion se présentait a donc rangé son sac à dos pour un moment, se plaisant à dire quelle «voyage maintenant à travers les yeux de sa fille».15 mai 2011 IÉRAIRE JJ JE NE SUIS PAS V> P, A PA RI F nF K/IF CAPABLE DE ME FAIRE DIRE QUOI PENSER OU QUELLE CAUSE ENDOSSER.C\u2019EST COMME AVOIR DU POIL À GRATTER DANS LES ARTÈRES.» - Pascale Montpetit L\u2019ITINÉRAIRE, pour «RECOUDRE LA VIEILLE CHAUSSETTE TROUÉE» «J\u2019ai une bonne expérience avec les camelots de L\u2019Itinéraire.Je trouve le principe de ce magazine formidable.Tout le monde y trouve son compte.Dans une ville, c\u2019est important d\u2019avoir des outils comme celui-là.C\u2019est sûr que ça ne règle pas tous les problèmes de pauvreté que nous avons, mais c\u2019est comme quand tu reprises une chaussette : tu commences par faire la trame horizontale, et ensuite la trame verticale, et à un moment donné, ça s\u2019accroche et le trou se rebouche.Mais il faut commencer par lancer un fil et tout le reste va s\u2019accrocher petit à petit.» L\u2019UNIQUE CALENDRIER CULTUREL DU GRAND MONTRÉAL iPhone et i Pod Touch ! 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La célèbre actrice transsexuelle belge Vanessa Van Durme a eu l\u2019idée de la pièce en regardant le documentaire Yo soy asi de Sonia Herman Dolz.Le film raconte la fermeture d\u2019un bar barcelonais où se produisaient des transsexuels.Elle a alors demandé au chorégraphe Alain Platel et au metteur en scène Frank Van Laecke de présenter la fermeture obligée du cabaret.Une bonne idée, un peu de terre, de l\u2019engrais et quelques improvisations plus tard, le succès mondial Gardenia voyait le jour! D es transsexuels et travestis se déshabillent corps et âme afin d\u2019offrir au public un moment poignant d\u2019humanité et de sensibilité.La troupe belge Les Ballets C de la B pose le problème de la représentation du corps en 2011, bien qu\u2019il s\u2019agisse avant tout d\u2019une pièce sur l\u2019espoir.Des neuf interprètes du spectacle, trois seulement sont issus du milieu de la danse professionnelle.Les autres sont employés de bureau, agriculteurs, fonctionnaires.mais tous sont transgenres.C\u2019est Vanessa Van Durme qui les a retracés.«On a pris un risque avec des gens qui ne sont pas du milieu, mais on avait besoin d\u2019acteurs plus naturels que nature», explique la comédienne.MÉLANGE DE GENRES Gardénia est un heureux mélange interdisciplinaire.Le spectacle ne propose pas seulement de la danse, ni du théâtre ou de l\u2019opéra exclusivement.«Mais ce n\u2019est pas un simple mix de tout ça, s\u2019empresse d\u2019ajouter Alain Platel.Ce spectacle, même s\u2019il est hétéroclite, a une très forte identité.» Côté musique, Gardénia nous fait redécouvrir de nombreux classiques et artistes : le Boléro de Ravel, Maria Callas, Judy Garland, Dalida, sans oublier Aznavour avec Je suis un homo, comme ils disent.Une touche qui ne tombe pas dans les stéréotypes, jure Vanessa Van Durme.Une autre pièce sur la transsexualité?«Pas du tout! Mais pas du tout!», répond Vanessa Van Durme, un trémolo dans la voix.C\u2019était clair dès le début : Gardénia ne serait pas une pièce sur les travestis.Bien qu\u2019ayant elle-même changé de sexe (voir l\u2019encadré), elle ne voulait pas d\u2019une catharsis sur le changement de genre.L\u2019intrigue aurait pu prendre place dans une maison de retraite, puisqu\u2019au fond, c\u2019est une histoire de personnes âgées, oubliées de la vie.Parce que si la transsexualité faisait frissonner il y a 30 ans, elle est aujourd\u2019hui sujette à conversation au brunch du dimanche.«Voir des hommes qui se déshabillent et qui se déguisent en femmes, c\u2019est très fort comme image.Mais ça ne fait pas une pièce d\u2019une heure trente», reconnaît Alain Platel.Alors que Gardenia, c\u2019est une pièce sur la vie, l\u2019âge, et l\u2019espoir.GARDENIA, AU FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES, DU 1er AU 4 JUIN AU MONUMENT-NATIONAL.WWW.FTA.QC.CA/FR/ SPECTACLES/2011/GARDENIA PHOTOS : LUK MONSAERT LA PETITE HISTOIRE DE VANESSA VAN DURME Au milieu des années 1970, unjeune finissant en art dramatique du Conservatoire de Gand, en Belgique, subit une opération et devient la désormais célèbre et plantureuse Vanessa Van Durme.Après un dur chemin de croix -on s\u2019en doute-, elle refoulera les planches seulement 20 ans plus tard.En 1999, elle fait la connaissance du fondateur des Ballets C de la B, Alain Platel, qui lui offre le rôle de la mère courage Tosca dans Tous des Indiens, présenté au Festival d\u2019Avignon.Le chorégraphe est saisi par la personnalité extravagante de la comédienne : «Je savais que c\u2019était une transsexuelle et on voulait absolument l\u2019utiliser à cette époque-là.Mais ce n\u2019était pas le bon moment.» Aujourd\u2019hui, les astres sont alignés.L'ACTRICE TRANSSEXUELLE VANESSA VAN DURME L'ITINÉRAIRE 19 15 mai 2011 DU NOUVEAU DWS LE QUARTIER CENTRESUDHH CENTRE DE PÉDIATRIE S ?Cl ALE CENTRE-SUD «NOS ENFANTS, ON LES CONNAÎT PAR, CŒUR» Aotéi »»cx t»4 Im Di Julia « dm 11* fm I* «Il\t||a iMvll r \u2022 4#\t\u2022 \u201411» \u2022 V- * »-\t« > Ism.*! IlélM \u2022 MlMil J» «\u2022 C4< téeto» 1* »'#$«» fi*'\t» |VTin>\"4*i:» u.\t«LttaULUil» 0 « \u2022\tciselnl I* \u2022\u2022\u2022?ml- tftfiftft ««4 rtiflttilH» r \u2022» n «f ff'tni » nif*» *«\u2022\u2022» i'|» * llü \u2022\t-.04 1»»* \u2018Lfc-I* \u2022< :\t.Saviez-vous que chaque centre de pédiatrie sociale est autonome financièrement?» a tt»di«lM* it=.i»'f ait mal!\u2022_* ¦f-m mue \u2022\tdfétacltlf illile al t«al»wls \u2022\t.\t.i-r1 \u2018 ni|B\u2014ioIHt \u2022\tC«i '«îtnilfcelHrrilime»» t le*4t*ak \u2022\t\u2022.* !«'» \u2022\t: i *1* \u2022 f- j \u2022 \u2014 PHMimn 0»\t|=>|*«||N| Voilé notre finalité! LE BÉNÉVOLAT VOUS INTÉRESSE?VENEZ VIVRE UNE EXPERIENCE ENRICHISSANTE.DYNAMIQUE ET EXTRAORDINAIRE\u2022!> SOYEZ BÉNÉVOLE!!! Noa» sommes A m rcchvrul» du\t«omit.» vo*> dn mu umrüts xxililltanl » imnilq-ur al rnx;» atdn* k (aire une oi'f#r«ifî« oam is vu a«j anfinu ci des fsrmt'e* OUA^usritar \u2022\t»:ç* que cîiaqu» iwrionii» Bit unique, »« Csntrr an pé-J-sV*\tCe*l»*-3inJ Vus-.effr* dilf*'ir»lw fwm*» d* bénévolat \u2022\tLe» acbvIlAa régjlèra» du Cenl.*» i» u aw« d«o\\)in personatuâa t<: grandi ornii.orumntinn.acccmpasnamcnt «./» *ct «nlmtien mAns^a».ctc,V \u2022\tLe» activité* lonij'avcTHimunu *p*<-i»«x fiai fêter lai erIMu etc} \u2022\tL« tr*rnpo'« 411.J4p!*r«mantr \u2022\tL«r> jpêcialiU» « t^rtsjBT {srti.cntnî port çampiaBilii* ac'v'cc' isjsw» et: | JOIGNEZ-VOUS À NOUS!!! Nom Joindre : i2r>> MK c$t,n Momrt : \"3= *(îrf 4*7 Til.:\u2022»* ttrfW-?Courrlci : pudsodalc camtraïuoôginflll ccni VOYAGE à SAINT-HENRI MARIE-LISE ROUSSEAU Saint-Henri, 26 août 2010.C\u2019est jour de rentrée scolaire à l\u2019école Saint-Zotique.Pendant que Maman et Papa délaissent leurs petits pour une première journée sur les bancs d\u2019école, le commis du dépanneur du coin jase avec ses clients habituels et de jeunes adultes d\u2019origine amérindienne au style hipster discutent de leur identité dans leur appartement.Une chaude journée d\u2019été, immortalisée dans le documentaire^ St-Henri, le 26 août, un hommage au film A Saint-Henri le 5 septembre, tourné en 1962.Les temps ont changé, nous raconte la réalisatrice Shannon Walsh.Mme Walsh a toujours été fascinée par Saint-Henri.Originaire de l\u2019Ontario, la cinéaste est tombée en amour avec ce quartier représentatif de l\u2019imaginaire québécois, dépeint entre autres dans le roman Bonheur d\u2019occasion de Gabrielle Roy.«Il y a un heartbeat très montréalais dans ce quartier», déclare-t-elle, dans un français aux accents de sa province natale.En regardant^ Saint-Henri le 5 septembre, réalisé en 1962 par les pionniers du cinéma documentaire québécois - Hubert Aquin, Michel Brault, Claude Jutra, Jacques Godbout et Fernand Dansereau à titre de producteur, pour ne nommer qu\u2019eux - Shannon Walsh a eu l\u2019idée de porter un nouveau regard sur ce coin de Montréal une quarantaine d\u2019années plus tard.«C\u2019est une réflexion sur la vie de quartier», décrit la cinéaste jointe par téléphone en Afrique du Sud, où elle complète un doctorat en anthropologie et en sociologie à l\u2019Université de Johannesburg.«C\u2019est un quartier très vivant qui vit de grands changements.» En 1962, on observait déjà la disparition tranquille des industries qui définissaient ce quartier ouvrier décrit dans A Saint-Henri le 5 septembre comme «un entonnoir où on tombe paysan pour en ressortir main d\u2019œuvre».En 2010, c\u2019est un quartier qui présente de nouvelles dynamiques, particulièrement celle de l\u2019immigration.«A St-Henri, le 26 août est un clin d\u2019œil à son prédécesseur, mais pas un remake», précise Shannon Walsh.Pas de narrateur qui commente de loin les comportements des gens; le collectif de cinéastes qui s\u2019est penché sur ceux qui forment l\u2019âme du quartier Saint-Henri s\u2019efface complètement derrière ses lentilles, laissant les protagonistes parler d\u2019eux-mêmes.Bref, A St-Henri, le 26 août est du cinéma direct à sa plus simple expression.«On ne fait pas qu\u2019observer les personnages, on vit avec eux.Ça donne un résultat plus humain que dans le documentaire de 1962, où on sentait un certain jugement sur la pauvreté du quartier», explique Shannon Walsh.LA RENTRÉE SCOLAIRE 2010 A ÉTÉ IMMORTALISÉE DANS LE DOCUMENTAIRE À ST-HENRI, LE 26 AOÛT FILM COLLECTIF Tout comme dans A Saint-Henri le 5 septembre, la cinéaste a réalisé son film en collectif avec de jeunes réalisateurs qui ont chacun passé la journée du 26 août 2010 en compagnie d\u2019un groupe de personnages.«Ce procédé définit le film», tranche Shannon Walsh.Une expérience «vraiment le fun» que la documentariste s\u2019apprête à répéter à Johannesburg, pour tourner une suite à son documentaire sur le quartier ouvrier de Yeoville.«J\u2019aimerais en faire un troisième à Dubaï», ajoute-t-elle.Trois grandes villes très distinctes, mais partageant un même caractère ouvrier.«On pourrait faire des portraits de quartiers à l\u2019infini, mais trois films, ça suffit pour moi!» s\u2019exclame la cinéaste.Son rêve?Que dans 40 ans, un collectif de cinéastes immortalise à nouveau sur pellicule un 24 heures à Saint-Henri, question d\u2019observer les changements sociaux qui s\u2019y seront produits.À ST-HENRI, LE 26 AOÛT EST À L\u2019AFFICHE DÈS LE 20 MAI AU CINÉMA PARALLÈLE À MONTRÉAL.PHOTOS : OFFICE NATIONAL DU FILM ET PARABOLA FILMS.SHANNON WALSH, RÉALISATRICE DU DOCUMENTAIREÀ ST-HENRI, LE26 AOÛT «CAR MALGRÉ TOUT ON RIT / À SAINT-HENRI» «C\u2019est un quartier curieux / Et dans les vieux fonds de cours / Y\u2019a un enfant heureux / Qui en sortira un jour / Mais au bout de la rue / A cause du chômage / Y\u2019a un homme qui a bu / En cherchant de l\u2019ouvrage.» Ces paroles sont tirées de la chanson Saint-Henri de Raymond Lévesque, succès des années 60 relatant la misère du quartier.Outre cette chanson, la trame sonore du documentaire A St-Henri, le 26 août a été composée par Patrick Watson.L'ITINÉRAIRE 21 15 mai 2011 SANTÉ ET BIEN-ÊTRE Boisson énergisante LIMITER l\u2019accès d'une DROGUE LÉGALE SOPHY LAMBERT-RACINE En général, distribuer des produits gratuitement dans le but d\u2019en faire la promotion, ça ne suscite pas de grandes controverses.A quelques exceptions près.La distribution de boissons énergisantes à côté d\u2019une école secondaire, à l\u2019heure du lunch, ça pose problème.Les professeurs de l\u2019école Jeanne-Mance, sur le Plateau Mont-Royal, ont eu plusieurs maux de tête lorsqu\u2019un dépanneur du coin a accepté de distribuer gratuitement des boissons bourrées de sucre, de caféine et de taurine aux étudiants qui passaient par là.Le résultat?Quarante-sept expulsions de classe en un seul après-midi.Rapidement, l\u2019école s\u2019est retroussé les manches et a mis en branle une campagne de sensibilisation auprès des jeunes avec l\u2019aide du Groupe de recherche et d\u2019intervention psychosociale de Montréal (GRIP Montréal) et de l\u2019organisme Plein Milieu.«En tout et pour tout, notre campagne a touché 200 élèves», explique Gino Ciarlo, directeur adjoint de l\u2019école.De plus, une entente a été prise avec trois dépanneurs du coin qui ont accepté de stopper la distribution gratuite de cette boisson.Ils ont même cessé de les vendre pendant les heures de classe, ce qui a nettement réduit la consommation des élèves entre les cours.L\u2019école Jeanne-Mance n\u2019est pas la seule à s\u2019être lancée dans la guerre aux boissons énergisantes.Plusieurs commissions scolaires interdisent aux élèves d\u2019apporter ces boissons sur les terrains de l\u2019école.Cependant, même si ces breuvages sont considérés par plusieurs comme une «drogue de performance», il n\u2019est pas chose aisée de s\u2019attaquer à un produit légal ACTUELLEMENT, LA RÉDUCTION DE LACCÈS AUX BOISSONS ÉNERGISANTES SE FAIT À UNE ÉCHELLE LOCALE ET AU CAS PAR CAS.22 L! ITINÉRAIRE 15 mai 2011 j___LLe.jjyU LEUR STATUT, >> CERTAINES BOISSONS ÉNERGISANTES SONT COMMERCIALISÉES AVANT MÊME QU\u2019ELLES NE SOIENT EXAMINÉES PAR SANTÉ CANADA! » - Suzie Pellerin, directrice de la Coalition Poids dont l\u2019accès n\u2019est pas réglementé.«Il serait difficile de légiférer en ce sens, alors que les boissons énergisantes sont autorisées par Santé Canada», explique Noémie Vanheuverzwijn, du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec.Actuellement, la réduction de l\u2019accès aux boissons énergisantes se fait donc à une échelle locale et au cas par cas.BOISSON ÉNERGISANTE : BON POUR LA SANTÉ?Cette «lutte» aux boissons énergisantes est difficile.En effet, ces breuvages sont classés par Santé Canada comme étant des produits naturels, ce qui évite aux entreprises d\u2019étiqueter de façon transparente les contenants de ces boissons.Par exemple, le Règlement sur les produits de santé naturels n\u2019oblige pas l\u2019affichage de la quantité de caféine dans chaque boisson.Et ce n\u2019est pas tout.«Vu leur statut, certaines boissons énergisantes sont commercialisées avant même quelles ne soient examinées par Santé Canada!», s'insurge Suzie Pellerin, directrice de la Coalition Poids.Cette réalité a de quoi inquiéter.D\u2019autant plus que, selon un rapport de l\u2019Institut national de santé publique et une étude de l\u2019Université de Miami, la consommation excessive de boissons énergisantes peut comporter des risques pour la santé humaine, particulièrement chez les adolescents, puisqu\u2019ils sont réputés être de grands consommateurs de cette boisson sucrée.Il est cependant impossible de quantifier le tout, puisque les habitudes de consommation de boissons énergisantes ne sont que très peu documentées.Malgré tout, des organismes comme le GRIP et Plein Milieu tentent de faire des portraits de la consommation de cette boisson chez les étudiants du Plateau Mont-Royal afin de mieux cerner l\u2019ampleur du problème.Mais les organismes n\u2019ont tout de même «ni protocole, ni code de pratique» dans leur lutte contre ce produit, selon Hélaine Polslit, de Plein Milieu.Bref, faute de preuves et de législations contraignantes, seules les activités de sensibilisation peuvent être utilisées pour l\u2019instant afin de calmer les ardeurs des consommateurs assidus.«Certaines compagnies alimentent le mythe qui dit que si c\u2019est un produit naturel, c\u2019est nécessairement bon pour nous, affirme Jessica Biel du GRIP.C\u2019est certain que quand les jeunes apprennent que c\u2019est une drogue, ils sont toujours très surpris! On voit qu\u2019il y a vraiment une conscientisation à faire.» UrtlNERAIRE 23 15 mai 2011 LA FONDATION DU DR JULIEN A POUR MISSION DE PROMOUVOIR ET DE DÉVELOPPER LA PÉDIATRIE SOCIALE POUR LE BIEN-ÊTRE DU PLUS GRAND NOMBRE D\u2019ENFANTS POSSIBLE.La Fondation du Dr Julien assure l'avancement et la défense des droits des enfants des milieux défavorisés par l'intermédiaire de la pédiatrie sociale.Elle a également pour objectif de permettre aux enfants de se développer selon leur plein potentiel.La Fondation du Dr Julien poursuit la promotion et le développement de la pédiatrie sociale à travers tout le Québec.to, \\ owiaJbùyn/ du, /> Juêi&ns n&tuLe/hs-'itowùs cuis \u2022îtMtMrA-.OOü m nnn 00 OD Qû nü <\/UV \u2018 FONDATION DU DR JULIEN 1601, lue/ A-u Mo^uéJ (QC).U1W3B9 TékpLne, : 514 527-3777 TéüéoojUeusi, : 5% 527-4-323 QU\u2019EST-CE QUE LA PÉDIATRIE SOCIALE?La pédiatrie sociale en communauté vise à soutenir les enfants et les familles à risque ou en situation de vulnérabilité pour assurer le mieux-être et le développement optimal des enfants, dans le respect de leurs droits et de leurs intérêts.Les services offerts répondent aux besoins globaux des enfants, tant sur le plan de leur santé physique qu'à l'égard de tous les autres aspects de leur développement.La pédiatrie sociale consiste à mettre en place une gamme de services complets, sur tous les plans, en lien avec les milieux de vie.Les services sont offerts par une équipe interdisciplinaire et avec l'implication d'adultes significatifs afin d'agir en cohésion et offrir un accompagnement intensif, personnalisé à chaque enfant, selon ses besoins et ses rêves.Les impacts de la pédiatrie sociale en communauté sont préventifs et curatifs puisqu'ils misent sur des outils de mobilisation et d' «empowerment» des familles et des milieux dans un consensus d'actions adaptées aux enfants. ¦ ¦ JEAN-MARC BOITEAU Chroniqueur & journaliste de rue - jeanmarcboiteau@yahoo.ca Médecine NUCLÉAIRE, médecine SÉCURITAIRE?Qui pense nucléaire pense danger.L\u2019énergie nucléaire n\u2019en demeure pas moins essentielle à la médecine, par la production d\u2019isotopes, qui servent à diagnostiquer différentes maladies.Des chercheurs de l\u2019Université de Sherbrooke ont développé un cyclotron, capable de créer des isotopes en grande quantité sans avoir recours à l\u2019uranium enrichi, produit normalement par le réacteur nucléaire.La médecine nucléaire deviendrait donc sécuritaire, à partir de juin, lorsque le cyclotron sera opérationnel.Dr Roger Lecomte, Ph.D, chef scientifique en imagerie moléculaire au Centre hospitalier de l\u2019Université de Sherbrooke (CHUS), justifie la construction du cyclotronTR24, appareil producteur de technétium (Tc99m) : «Le cyclotron est une technologie moderne, éprouvée et sécuritaire, qui ne requiert pas d\u2019uranium hautement enrichi et ne génère pas de déchets nucléaires.Il s\u2019agit d\u2019une solution durable, plus écologique et plus économique», a-t-il affirmé en conférence de presse.Le technétium 99m est l\u2019isotope le plus utilisé en médecine nucléaire.On se sert de l\u2019isotope en imagerie à des fins de diagnostics, pour les maladies cardiaques, de la glande thyroïde, du cerveau, des poumons, du foie, du rein, de la rate, de la moelle osseuse et pour détecter le cancer.Avant le développement du cyclotron, le Tc99m n\u2019était produit que par les centrales nucléaires.Un sondage effectué en 2008, par la firme ENGUS, affirmait que plus de 62% des Québécois s\u2019opposaient à de nouveaux investissements dans le nucléaire.Considérant les menaces inhérentes au fonctionnement des centrales nucléaires, cette majorité de la population sera peut-être rassurée de savoir que le nouveau cyclotronTR24 pourra produire, à grande échelle, du Tc99m.Il sera dorénavant possible d\u2019utiliser le nucléaire sans avoir recourt à une centrale, assure le Dr Lecomte.Lorsque le nouveau cyclotron sera fonctionnel, on pourra diagnostiquer, prévenir et soigner une plus grande proportion de Québécois.ÉVITER LE PIRE Philippe Giroulle, du mouvement Sortir le Québec du nucléaire, juge impossible de construire une centrale nucléaire entièrement sécurisée : «Cela est une utopie.Malgré tous les dispositifs de sécurité appliqués dans les centrales, cela n\u2019a pas empêché de nombreux accidents!» En avril 1986, en Ukraine, une explosion s\u2019est produite dans un réacteur nucléaire de Tchernobyl, provoquant un déversement radioactif.Claude Barbeau, professeur de l\u2019Université Laval, déclare que, depuis 2007, chacun de nous porte des atomes de Tchernobyl dans son corps! Plus près de chez nous, à Gentilly, la sécurité de la centrale nucléaire est assumée par deux ordinateurs, X et Y, équipés de logiciels super-intelligents.Le 25 janvier 2007, l\u2019ordinateur X a affiché des valeurs irrationnelles de la puissance du réacteur et a exhibé un fonctionnement erratique dans plusieurs programmes de contrôle.Le temps que le contrôle de l\u2019ordinateur X soit transféré à l\u2019ordinateur Y, ou encore qu\u2019un contrôleur humain transfert la sécurité en mode manuel, est trop long pour éviter le pire.LE CYCL0TR0NTR24, DÉVELOPPÉ PAR DES CHERCHEURS DE L'UNIVERSITÉ DE SHEFBROOKE Plus récemment, à la suite du séisme au Japon, une explosion a eu lieu dans le bassin de refroidissement d\u2019une centrale nucléaire.On a enregistré un taux de radiation, à l\u2019extérieur de la centrale, huit fois plus élevé qu\u2019à la normale.À l\u2019intérieur même du centre de contrôle, on a enregistré 1000 fois plus de radiation qu\u2019à l\u2019habitude.Les services de sécurité ont évacué la population environnante et l\u2019ont approvisionnée de capsules d\u2019iode pour la protéger des radiations inhalées.Grâce à des chercheurs comme le Dr Roger Lecomte, il est permis d\u2019espérer qu\u2019un jour prochain, un terme sera mis aux menaces potentielles liées à l\u2019exploitation des centrales nucléaires et à l\u2019utilisation de l\u2019uranium enrichi.Le développement du cyclotron TR24 donne l\u2019exemple pour un monde sans menace et en santé.PHOTO : JOCELYN RIENDEAU L'ITINERAIRE\t25 15 mai 2011 SORTIES EN FAMILLE Avec votre titre de transport STM, 5 enfants de moins de 12 ans voyagent gratuitement avec vous, les fins de semaine et les jours fériés.J* Nos partenaires vous offrent aussi des rabais.Coupons téléchargeables au www.stm.info MOUVEMENT COLLECTIF >> rvoAM k- V»WT CULTIVER ses RACINES ENVIRONNEMENT MARIE-LISE ROUSSEAU Le lal sag et le put saag vous sont-ils familiers?Il y a de bonnes chances que non.Ces légumes, spécialités du Bangladesh, sont introuvables dans les commerces d\u2019alimentation montréalais.Il faut jeter un coup d\u2019œil dans les cours arrière, jardins communautaires et autres ruelles vertes de la métropole pour les trouver.Bienvenue dans ces jardins venus d\u2019ailleurs, grâce auxquels les immigrants poursuivent leur tradition culinaire, maintenant leur culture d\u2019origine bien envie.Kohinoor vit à Montréal depuis 29 ans.Originaire du Bangladesh, elle réside aux habitations Jeanne-Mance, où L\u2019Itinéraire l\u2019a rencontrée.Dans son jardin, elle cultive différentes variétés d\u2019épices et de légumes aux noms imprononçables, dont les graines proviennent de son pays natal.Ni elle ni son fils adolescent ne peuvent traduire en français ou en anglais les noms de ces aliments.«Nous faisons pousser un légume qui ressemble à de l\u2019épinard, mais il est de couleur bourgogne», décrit Kohinoor du mieux quelle peut.«Nous avons aussi une plante, semblable à de la coriandre.On se sert de ses graines comme épice dans les soupes et ses feuilles sont apprêtées avec d\u2019autres légumes.Ça sent bon dans ma cour!» dit-elle en souriant.Différentes variétés de tomates, de courgettes, d\u2019aubergines, de citrouilles, d\u2019haricots, de courges et de pommes de terre complètent le lopin de terre de Kohinoor au jardin des habitations Jeanne-Mance.«Venez voir mon jardin en juillet, vous y verrez toutes sortes de légumes!» assure-t-elle lors de notre rencontre en avril.La mère de famille apprête principalement ses aliments avec du poisson ou des crevettes, dans des recettes traditionnelles comme 1 e posto.Les légumes sont souvent frits.«Notre cuisine ressemble plus à celle des Chinois qu\u2019à celle des Indiens, en raison du climat similaire», explique-t-elle.Habitués à travailler sur un espace restreint, les Bengalis cultivent leurs aliments en hauteurs.Aux habitations Jeanne-Mance, le règlement limite à cinq pieds (1,52 mètre) la hauteur des jardins.«Mais chez nous [au Bangladesh], ça allait très haut», décrit Kohinoor, pointant ses bras vers le ciel.«[Les Bengalais et les Asiatiques en général] sont les maîtres de la gestion des millimètres carrés», résume Ismael Hautecoeur, architecte paysager et diplômé en philosophie fasciné par ces jardins exotiques.«Ils ont toutes sortes d\u2019installations et de structures pour permettre à leurs plantes de pousser en hauteur de façon traditionnelle», ajoute celui qui adore se promener dans les ruelles pour deviner quelles herbes et autres plantes exotiques y poussent.Sorin Florea fait partie de la deuxième génération d\u2019immigrants de sa famille.Bien qu\u2019il soit né en Roumanie, il a immigré très jeune au Canada.Aujourd\u2019hui dans la vingtaine, il considère important de maintenir un attachement avec sa culture d\u2019origine.C\u2019est pourquoi il aime intégrer des éléments de la cuisine roumaine dans son alimentation.«Ma grand-mère m\u2019a offert de la livèche lors de son dernier voyage au Québec, raconte-t-il.C\u2019est une plante un peu comme le persil, avec de grosses feuilles, suite page 29 L'ITINÉRAIRE 27 15 mai 2011 Photo : Amruta Bangad / Dreamstime FTlii'tlft-f pCO ilnim.nU MM H[:K(ari *\"¦-> m ,n iinFniiH J1 kl - fjplnm j Uj Jnirdm t&lfliinquo.M*i.U' zm\\ k rliimut «it LTT p*t:- L-U> tUDitomp Hiioctn/iuin ^o^Tctim ttotanfque (ïlonâîofiirm Rapproc hons~nou s dune expérience unique au monde.Get closer to truly unique experiences.IS\"- de fudutllon i .jLhiTl des-farfüilï.:\tnçümii *ji pfc>ritf*a vin -k'.' S\" '¦\t3** f .-¦¦¦iJ-HinL ^ & viacapitale mi mgut-poval VISIONNEZ i a MAIStîX OL y.w Gft \\NDI www,vLacapîtalcilüm< iBlroytiLcorti L'ACHAT ET LA VENTE D'UNE PROPRIÉTÉ, C'EST UNE AFFAIRE DE CŒUR ET DE SAVOIR-FAIRE \u2022 Garantie de service \u2022\tIntégrité \u2022\tMise en marché exceptionnelle \u2022\tConseils \u2022\tExpertise \u2022\tOpinion de la valeur marchande de votre propriété AGENCE DU PLATEAU 1152 Mont-Royal est 514.597.2121 AGENCE DE ROSEMONT 2339 Beaubien est 514.721.2121 suite de la page 27 mais dont le goût est beaucoup plus fort.Je l\u2019utilise pour assaisonner mes soupes.» La livèche se trouve facilement dans les magasins d\u2019importation alimentaire.La forte demande de ce produit par la communauté roumaine a amené les commerçants à en faire pousser de notre côté de l\u2019Atlantique.Même chose du côté des épices bengalaises.Le propriétaire d\u2019un dépanneur sur la rue Ontario, près des habitations Jeanne-Mance, en vend maintenant dans son commerce.«On n\u2019a plus besoin de les faire venir de notre pays», se réjouit Kohinoor, qui dit commencer à trouver de plus en plus de variétés de son pays au marché Jean-Talon.BAGAGE CULTUREL Les Roumains et les Bengalais ne sont pas les seuls à pratiquer la culture traditionnelle de leur pays d\u2019origine à Montréal.Italiens, Portugais, Chinois.Chaque nouvel arrivant importe avec soi une culture et un savoir-faire en jardinage.Et le phénomène est loin d\u2019être récent.«Les nomades l\u2019ont toujours fait.Les hommes amènent avec eux ce qu\u2019ils connaissent.Lors de la colonisation, les Français ont amené toutes sortes de plantes en Amérique», rappelle Ismael Hautecoeur.On pourrait croire que nos hivers rigoureux décourageraient plus d\u2019une plante tropicale à pousser.Erreur : «les Italiens cultivent des figues, même si ce fruit ne tolère pas l\u2019hiver, mentionne en exemple M.Hautecoeur.Chaque année, ils doivent recommencer les plantations à zéro.» Pour sa part, Kohinoor garde au chaud A * « 'Q'v h # quelques plantes qui ne prennent pas trop d\u2019espace à l\u2019intérieur de son logement lors des mois de gel.«Mais déjà au mois d\u2019août, le mercure est plus frais et les plantes arrêtent de pousser», constate-t-elle.Qu\u2019à cela ne tienne, elle congèle une bonne partie de ses récoltes.«C\u2019est très économique, ajoute-t-elle.Pour quelques dizaines de dollars en graines, j\u2019ai mes légumes pour toute l\u2019année.» ENRACINEMENT COMMUNAUTAIRE On retrouve principalement ces jardins exotiques dans les quartiers multiculturels de Montréal, particulièrement Villeray, Parc-Extension et Côte-des-Neiges.Les quelque 1500 résidents des habitations Jeanne-Mance, situées au cœur du Quartier Latin, proviennent de plus de 70 pays différents.Pour ces immigrants, la culture traditionnelle des aliments de leur pays permet de poursuivre leur tradition.«C\u2019est un geste symbolique très fort!, s\u2019enthousiasme Ismael Hautecoeur.L\u2019alimentation, même si on la perd un peu maintenant, est l\u2019essence de la culture.» L\u2019architecte paysager souligne quelle devient encore plus primordiale dans la vie des nouveaux arrivants quand ceux-ci ont dû quitter de force leur pays d\u2019origine.«Il y a une nostalgie qu\u2019on peut faire vivre ici grâce à l\u2019alimentation», résume-t-il.Outre la langue parlée dans le pays d\u2019origine, l\u2019alimentation est un élément primordial dans la transmission des savoir-faire d\u2019une culture.Les enfants des immigrants, «qui deviennent rapidement très Québécois», selon Ismael Hautecoeur, n\u2019oublient pas d\u2019où ils viennent grâce à cet héritage culturel.Pour sa part, Kohinoor observe un certain déracinement chez ses enfants.«Ils mangent beaucoup à l\u2019extérieur, dans les restaurants du coin.Ils aiment bien ma L'ALIMENTATION, MÊME SI ON LA PERD UN PEU MAINTENANT, EST L\u2019ESSENCE DE LA CULTURE.)) - Ismael Hautecoeur, architecte paysagé cuisine, mais n\u2019en mangeraient pas tous les jours.» Selon Ismael Hautecoeur, les immigrants ont donné aux Québécois l\u2019envie de jardiner.«C\u2019est une pratique courante dans la plupart des pays et ça le redevient tranquillement ici, grâce à cette influence», se réjouit-il.Au grand plaisir des Québécois, toutes origines confondues, qui peuvent désormais diversifier leur alimentation avec de nouvelles variétés de fruits et légumes.UrtlNERAIRE 29 15 mai 2011 Photo, : Vishakha SI ALLIANCE GOLF ELM RIDGE COUNTRY Jeudi le 16 Jun.2011 RSVP : 514 à7prtOÇ K PM G PihTmi HOGKEi Masteries ANNEES 30 TcuniUVOtu «Je* fgÈ OOO $ ënvïsfoftté au Canada'\tIRRESPONSABLE ÉCONOMIE ET CONSOMMATION GILLES L.BOURQUE Coordonnateur aux Éditions Vie économique (EVE) La baisse des impôts \\ L\u2019administration Harper continue son travail de déconstruction de l\u2019Etat social canadien.Depuis qu\u2019ils sont au pouvoir, les conservateurs ont diminué les revenus fiscaux de l\u2019État en baissant la TPS de deux points de pourcentage en même temps que les impôts des particuliers.L\u2019objectif poursuivi par ces baisses est assez limpide : moins de revenu fiscal doit conduire à plus de déficit, donc plus de coupures dans les dépenses publiques pour équilibrer les finances de l\u2019État.Mais en même temps, les conservateurs ont réussi à diminuer de façon encore plus importante les impôts des entreprises, faisant en sorte que la part relative de la contribution fiscale des particuliers s\u2019est accrue de façon importante.Malgré leur position de gouvernement minoritaire, les conservateurs ont réussi à faire passer au Parlement canadien une réduction de près de la moitié des impôts des entreprises.Ces taux vont en effet passer de 28% qu\u2019ils étaient en 2006, à 15% à partir du premier janvier de l\u2019an prochain.Alors qu\u2019en 2005, lors du dernier budget rédigé par un gouvernement libéral, les 200 milliards d'Ottawa provenaient à 47% des particuliers et à 14,5 % des sociétés, en 2010 les revenus de 231 milliards touchés par le fédéral provenaient à 50,1 % de l\u2019impôt sur le revenu des particuliers, 11% de l\u2019impôt sur les profits des entreprises et 11,8% de la taxe sur les produits et services.Les réductions successives du taux d\u2019imposition des entreprises coûteront six milliards de dollars en revenus annuels au gouvernement, autant d\u2019argent qui aurait pu combler une partie des déficits dus à la récession.Une étude de l\u2019Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) datée de 2010 et intitulée Tax Policy Reform and Economic Growth indique que le Canada se retrouve dans le peloton de tête des 34 pays au chapitre de l\u2019importance des revenus de l\u2019État provenant des particuliers.Selon Jim Stanford, économiste pour les Travailleurs canadiens de l\u2019automobile (TCA), l\u2019équité devrait pourtant être, encore aujourd\u2019hui, une question pertinente.«Les sociétés ont besoin de bonnes routes, d\u2019électricité et d\u2019aqueducs, des services de police et de sécurité, de lois sur la propriété et d\u2019un système judiciaire, de travailleurs bien éduqués et formés, toutes des choses payées par le gouvernement.Il est juste que les sociétés payent une partie des coûts reliés à ces choses.» Cette injustice devient encore plus intolérable lorsqu\u2019il s\u2019agit des banques! Michael Lewis, du quotidien torontois The Star, montre, dans un article récent, que les banques canadiennes sont les grandes gagnantes des réductions d\u2019impôt des entreprises.Selon l\u2019Association des banquiers canadiens, le fardeau fiscal des six grandes banques serait passé de 41,9% en 2000 - taux qui inclut les impôts fédéral et provinciaux -à 30,4% en 2010, Mais dans les faits, les taux réels d\u2019imposition seraient passés de 31% à 26% lorsqu\u2019on utilise plutôt les estimations du Centre canadien de politiques alternatives (CCPA), des chiffres qui seraient appelés à diminuer davantage étant donné les deux baisses supplémentaires de taux qui entreront en vigueur cette année et l\u2019an prochain.En 2010, les entreprises du secteur de la finance - qui comprennent les banques et les assurances - ont réalisé des profits de 51 milliards sur des revenus de 305 milliards, ce qui représente une marge bénéficiaire de 17%.Elles ont payé des impôts sur les bénéfices de 12 milliards - dont 8,7 milliards pour les seules banques - pour un taux effectif d\u2019impôt de seulement 24%.Michael Lewis termine son article sur le fait suivant, assez troublant : les dernières baisses de taux des conservateurs - de 18 % à 15 % - permettront aux institutions financières de diminuer leurs impôts d\u2019un montant de 1,5 milliard par année.Or, ce montant de 1,5 milliard est exactement le coût estimé par le gouvernement fédéral pour l\u2019extension temporaire des mesures spéciales d\u2019aide consenties aux chômeurs canadiens que les conservateurs ont décidé d\u2019éliminer pour rétablir les finances publiques.Est-ce que les banques canadiennes ont réellement besoin d\u2019une réduction de leur fardeau fiscal?Je pense que non.Depuis deux ans, les conservateurs vantent sur toutes les tribunes la solidité du système bancaire canadien, qui serait passé à travers la crise financière de façon exemplaire.Pourquoi alors leur donner de nouveaux avantages?Si le système bancaire canadien est si solide, c\u2019est en raison des nombreux avantages que ces institutions détiennent déjà en tant qu\u2019oligopole fortement protégée par l\u2019État.Les banques abusent de ce pouvoir pour en retirer des rentes indues.La seule mesure fiscale juste et équitable serait d\u2019augmenter leur fardeau fiscal de manière à ce que l\u2019État s\u2019accapare une partie plus importante de cette rente pour la redistribuer en biens publics à la population.UrtlNERAIRE 31 15 mai 2011 Photo : Natalia Merzlyakova/ Dreamstime *!jrvtL Where'\"\t§ eÿpiêncy\tï ¦ meets possibility Ntvl.'r.asx X-hW l .':1r- : -|p(>;ï,- T-Jir mode=nsi: ¦=' repensé uHrarH IttflWen |' :\t.1- -1\t't\"d bCîjrQ.jss £ | fcrçpfljiÿrc* ¦\"tes pessaganvoua impawn nA>' i-Sjii i ndasti sjtir r( f.;iim t àwïipeËSâgffï.r.B ;.h: iTJ1 f:« t»aifllO(JflTHIKJ : ir\\[ i hi>:^lji: i- ! nftw ofbri) iq tlW 0OW-Si(gTF)fMfiimii >3> - ' I notinquGS.So 11 p^sfirigf.r ewpannro 3 imocïtan Ilh yr,-.1 Wc jlwik y.v ptf3SWigsa wfD AEirïPPCFRre Dë M<>NTREAL -1 Ki->- a_idiiit' l.j ¦¦ BLOC QUEBECOIS Gilles Duceppe Chef du Bloc québécois Député de Laurier-Sainte-Marie 1200, rue Papineau, bureau 350 Montréal (Québec) H2K4R5 Téléphone : 514 522-1 339 -Télécopieur : 514 522-9899 7f3 MONT ftOYAL EST LIVRES CD DVD B LU RAY BD JEUX VIDÉO' {/OCCASION OuiMI ?jois \u2022- lïïa (Swiw v.;ê, 514SS8S9 MONDE DU TRAVAIL/BRÈVES Par MARIE-LISE ROUSSEAU SYNDICALISATION des chargés de cours de McGill Les chargés de cours de l\u2019Université McGill se joindront au rang de l\u2019Association des étudiants diplômés employés de McGill (AGSEM).Ils deviennent ainsi les derniers chargés de cours des universités québécoises à se doter d\u2019un syndicat.Présentement, leur salaire est d\u2019environ 25 % inférieur à celui de leurs collègues des autres universités du Québec.«L\u2019Université McGill se targue d\u2019être un leader en éducation au Canada, nous pensons que cela devrait se refléter dans la façon dont elle traite ses chargés de cours», a affirmé Marie Blais, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ;CSN).«Nous sommes certains que, de cette façon, nous pourrons faire reconnaître notre travail, améliorer notre rémunération et faire respecter nos droits», a ajouté Michal Rozworski, vice-président d\u2019AGSEM.Mme Blais a félicité le fait que cette syndicalisation permettra aux chargés de cours de se prononcer, pour la toute première fois, sur leurs conditions de travail.La campagne de syndicalisation des chargés de cours de l\u2019Université McGill a reçu l\u2019appui de 26 professeurs de l\u2019établissement dans une lettre ouverte, publiée dans le quotidien The Gazette.L\u2019AGSEM représente également les auxiliaires d\u2019enseignement et les surveillants d\u2019examen.SOURCE : CSN Mention aux JEUNES ENTREPRENEURS Le SAJE, service d\u2019accompagnement pour les jeunes entrepreneurs, a été nommé «Meilleur partenaire local au Québec et à l\u2019échelle nationale» par la Fondation Canadienne des Jeunes Entrepreneurs (FCJE).'fv' Depuis plus de 25 ans, le SAJE contribue au développement du succès des nouveaux entrepreneurs montréalais, en leur offrant des services de consultation et d\u2019accompagnement, ainsi que de la formation.En 2009-2010, 4119 entrepreneurs ont fait appel au SAJE.Ce sont plus de 25 000 personnes au total qui ont bénéficié de l\u2019assistance des consultants du groupe pour apprendre le métier d\u2019entrepreneur.«Le programme des Prix du Président de la FCJE vise à souligner l\u2019excellence des entrepreneurs, de même que la générosité et le dévouement de ceux qui les appuient», a précisé Vivian Prokop, chef de la direction de FCJE, lors de la remise de prix.À titre d\u2019organisme caritatif, la Fondation canadienne des jeunes entrepreneurs a pour mission de contribuer à la croissance de l\u2019économie canadienne, un jeune entrepreneur à la fois.Elle mise sur la personnalité et non sur les garanties lorsqu\u2019elle accorde à ses jeunes, âgés de 18 à 34 ans, de l\u2019accompagnement au prédémarrage, des ressources d\u2019affaires, du financement de démarrage et du mentorat pour qu\u2019ils puissent mettre sur pied leurs entreprises et en assurer le succès durable.SOURCE : FCJE PHOTO : ANDRES RODRIGUEZ/ DREAMSTIME UITINERAIRE 33 15 mai 2011 STATIONNEMENT DE MONTREAL ET LE GROUPE L'ITINERAIRE PRESENTENT AU CŒUR DE MONTRÉAL DU 15 AVRIL AU 31 OCTOBRE 2011 72 parcomètres recyclés en Parcodonmd et peints par des célébrités montréalaises pour venir en aide aux plus démunis Localisez les Parcodonmd au WWW.ITINERAIRE.CA UN DO POUR LES SANS-ABRI LET TTOIR DES CÉLÉBRITÉS \">ARCODONMD le réseau d'aide www.ra pii m Pgrg INFO RAPStM Lerè&eâii J lle :i l: au y fïiFTï&nnt s iEjuTei\tItfrét^meïSie ftflûfrtréjil T^l.: S14B79 1949 MAISONS de CHAMBRES Des DÉFIS DEMEURENT MAUDE MÉNARD-DUNN Organisatrice communautaire au RAPSIM La lutte pour la sauvegarde des maisons de chambres, qui s\u2019inscrit dans la lutte plus large pour le logement social, est déterminante pour empêcher que plus de personnes se retrouvent à la rue.De 30000 chambres privées dans les années 1970, Montréal n\u2019en compte plus que 3000.Sous la pression du marché de l\u2019immobilier, le parc des maisons de chambres s\u2019effrite à la vitesse grand V.La disparition de ces logements a contribué à grossir les rangs de l\u2019itinérance.Dans un contexte où les grands refuges débordent, plusieurs actions ont été entreprises par le milieu pour préserver ces unités accessibles aux personnes en situation de pauvreté.Parmi elles, la Commission populaire sur la sauvegarde des maisons de chambres en 2009.Cette commission aura permis de nommer les grands enjeux de la sauvegarde, dont celui de la socialisation nécessaire des maisons de chambres, c\u2019est-à-dire la transformation de maisons de chambres privées en maisons de chambres sociales par des organismes sans but lucratif.Au demeurant, la socialisation permet à la fois de créer du logement social en préservant des chambres abordables.Comprenant l\u2019importance de la sauvegarde, le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal se sont engagés à la socialisation de 300 chambres pour deux ans.Si la bataille de la sensibilisation des instances à l\u2019enjeu de la préservation est en partie gagnée, des groupes communautaires doivent être à même de porter et de développer des projets de socialisation.C\u2019est dans cet esprit que le RAPSIM a organisé un forum sur les groupes porteurs de projet de socialisation de maisons de chambres le 7 avril dernier.Le milieu s\u2019est mobilisé pour l\u2019événement : une quarantaine de personnes issues des ressources pour femmes, pour hommes, pour jeunes ainsi que des milieux municipal, architectural et de l\u2019habitation étaient présentes.Le forum se déclinait en deux volets.Le premier était axé sur l\u2019expérience de groupes ayant développé des projets de socialisation.Richard Chrétien, du Sac-à-dos, a conseillé aux groupes intéressés de travailler en étroit partenariat avec leur conseil d\u2019administration pour les faire participer à la démarche.De son côté, Dominique Blouin, du Chaînon, a expliqué que le format «chambre» encourage les femmes à vivre en communauté et à briser l\u2019isolement.Elle a souligné l\u2019urgence d\u2019agir pour sauvegarder les maisons de chambres et remédier à l\u2019engorgement des ressources transitoires.Nolan Filiatrault, de Dianova, a quant à lui souligné l\u2019importance d\u2019entretenir de bons liens avec le voisinage et d\u2019investir les tables de citoyens.Tout comme d\u2019autres groupes, Dianova souhaite développer d\u2019autres projets de socialisation.Le second DE 30000 CHAMBRES PRIVÉES DANS LES ANNÉES 1970, MONTRÉAL N\u2019EN COMPTE PLUS QUE 3000.panel, composé de Suzanne Laferrière, de la Ville de Montréal, et de Robert Manningham, d\u2019Atelier Habitation Montréal, portait sur les engagements de la Ville et les outils envisageables pour la réalisation des 300 unités sur la table.Si certains groupes ont parlé de la valeur ajoutée de développer des projets, d\u2019autres ont pointé le manque de soutien pour les groupes porteurs.Plusieurs ont affirmé que la gestion de logement était très différente de celle d\u2019une ressource.Certains groupes ont discuté de la difficulté d\u2019acquérir rapidement des terrains et de la nécessité de créer un outil pour pallier cet état de choses.En ce qui le concerne, le RAPSIM s\u2019assurera de faire le suivi pour que les objectifs de sauvegarde des maisons de chambres soient atteints.Mais pour la réalisation des 300 unités, les responsabilités incombent à la Ville de Montréal et au gouvernement du Québec.Il est capital que ces deux acteurs respectent leurs engagements et accroissent leur aide financière pour le logement social et le soutien communautaire.Montréal ne peut se permettre de perdre une chambre de plus.L'ITINERAIRE 35 15 mai 2011 FIÈRE DE JOUER UN RÔLE DE SOUTIEN AUPRÈS DU GROUPE L\u2019ITINÉRAIRE ET ACTION! C\u2019est avec grand plaisir que Banque Nationale soutient l'originalité des causes de chez nous et vous invite à vivre l\u2019expérience de la venteaux enchères PARCODON*\u2019.fly BANQUE NATIONALE GROUPE FINANCIER bnc.ca/dons SUR LES PAS DU DR JULIEN WÊL JEROME SAVARY MARCHE SUR LES TRACES DU DR JULIEN.A CHAQUE NUMERO DE L\u2019ITINERAIRE, LES NOMBREUSES RENCONTRES DU JOURNALISTE AVEC LE CRÉATEUR DE LA PÉDIATRIE SOCIALE, DES ENFANTS ET DES PERSONNES DE L\u2019ENTOURAGE DE CET HOMME EXCEPTIONNEL VOUS PERMETTENT DE COMPRENDRE SON QUOTIDIEN ET DE DÉCOUVRIR SON UNIVERS.LAISSEZ-VOUS INSPIRER PAR LE DR JULIEN.LE DR GILLES JULIEN Les DROITS des ENFANTS au GRAND JOUR JÉRÔME SAVARY Superviseur de la rédaction Les droits des enfants sont reconnus par une convention internationale, mais pour les défendre, encore faut-il les connaître! Le Dr Gilles Julien, qui se dévoue corps et âme à la défense des droits des enfants vulnérables, a choisi de rendre ces droits accessibles en sensibilisant les familles et la communauté d\u2019Hochelaga-Maisonneuve.Avec Pierre Larivière, de la Maison de la culture Maisonneuve, il a créé le Parcours des droits de l\u2019enfant, un projet unique au Québec.De la rue Dézéry à la rue Théodore, dans Hochelaga-Maisonneuve, 20 panneaux de couleur bleue font face à autant d\u2019organismes associés au développement de l\u2019enfant.Chacune de ces étapes du Parcours des droits de l\u2019enfant évoque un article issu de la Convention internationale des droits de l\u2019enfant, réécrit dans les mots de Gilles Julien, en plus d\u2019expliquer la mission de l\u2019organisme correspondant.«L\u2019objectif était de faire connaître les droits des enfants et d\u2019expliquer également quels services les organismes du quartier rendent quotidiennement aux enfants et aux familles.Des choses exceptionnelles se font dans le quartier», rappelle en entrevue Pierre Larivière.LES PARENTS SONT LES PERSONNES LES PLUS SIGNIFICATIVES POUR L\u2019ENFANT; LA SÉPARATION D\u2019AVEC SES PARENTS NE PEUT AVOIR LIEU QUE DANS DES CIRCONSTANCES EXCEPTIONNELLES, ET CE, POUR UNE DURÉE LA PLUS COURTE POSSIBLE.)) - Article 9 de la Convention internationale relative aux droits de l\u2019enfant, selon le Dr Julien, à la lumière de l'esprit de la Convention et de la Loi sur la protection de la jeunesse Selon le docteur Julien, les panneaux «attirent beaucoup l\u2019attention.Je vois régulièrement des parents lire le texte [inscrit sur le panneau installé devant les locaux d\u2019Assistance d\u2019enfants en difficulté].Aussi, beaucoup d\u2019écoles du quartier amènent les enfants suivre le parcours des droits sous forme de rallye».Cette sensibilisation aux droits des enfants a pour but ultime d\u2019outiller les enfants et leurs familles pour quelles se défendent elles-mêmes.«On sensibilise les enfants à leurs droits, mais c\u2019est ensuite à eux et à leur famille de se mobiliser pour leurs droits, insiste le pédiatre.On veut qu\u2019ils se prennent en charge.» LE DR GILLES JULIEN, ICI AUX CÔTÉS DE LA JEUNE JESSICA BOULET, EST À L\u2019ORIGINE DU PARCOURS DES DROITS DE L\u2019ENFANT DANS MAISONNEUVE, EN COLLABORATION AVEC PIERRE LARIVIÈRE, DE LA MAISON DE LA CULTURE HOCHELAGA- MAISONNEUVE.Certains enfants sont plus particulièrement visés par la convention internationale, comme ceux vivant dans un pays en guerre, par exemple.Toutefois, même au Québec, les enfants voient plusieurs de leurs droits fondamentaux non respectés.«Chaque enfant qu\u2019on voit en pédiatrie sociale a au moins deux droits bafoués, souligne le pédiatre Gilles Julien.Qu\u2019il s\u2019agisse du droit au logement, de l\u2019accès à la nourriture, aux soins de santé.Hochelaga-Maisonneuve, comme partout, est un quartier où la Convention doit s\u2019appliquer.» PAPA ET MAMAN Un droit spécifique interpelle spécialement Gilles Julien : «Le droit à l\u2019appartenance, ou le droit d\u2019être avec sa famille, est le plus important selon moi.Il m\u2019interpelle beaucoup, car c\u2019est le moteur de développement de l\u2019enfant.Dès qu\u2019on brise ce lien-là, l\u2019enfant est perdu et peut difficilement avancer.Ça déséquilibre beaucoup de choses chez l\u2019enfant et même si la famille n\u2019agit pas correctement, l\u2019enfant veut toujours revenir vers sa famille.» Précisément, que faut-il faire dans ce dernier cas?«Plutôt que de blâmer la famille, il faut aider la famille à changer ses façons de faire, à développer davantage de proximité avec son enfant», plaide le docteur.Celui-ci ajoute qu\u2019avec papa et maman, les enfants qui vivent en situation pauvreté se sentent à l\u2019abri : «\u201cChu pas pauvre, j\u2019ai ma famille!\u201d Je me suis déjà fait dire ça par des enfants vivant en situation de pauvreté.» POUR CONNAÎTRE LES DÉTAILS DU PARCOURS DES DROITS DE L\u2019ENFANT, RENDEZ-VOUS AU WWW.PETITSBONHEURS.CA/PARCOURS PUIS CLIQUEZ SUR LA CARTE.PHOTO : ÉRIC CARRIÈRE / PHOTO VIGNETTE : CHRISTIAN TREMBLAY BANQUE NATIONALE LA BANQUE NATIONALE EST FIÈRE DE VOUS PRÉSENTER SUR LES PAS DU DR JULIEN, 37 UNE SÉRIE SUR LE FONDATEUR DE LA PÉDIATRIE SOCIALE AU QUÉBEC, GLOBE-TROTTOIR LU DANS L'UN DES 112 JOURNAUX DE RUE MEMBRES DE L'INTERNATIONAL NETWORK OF STREET PAPERS (INSP) PAR ANAÏS PALMERS Traductrice bénévole CONSOMME aujourd\u2019hui, PAIE demain Jamais la jeunesse n\u2019a eu plus d\u2019argent qu\u2019aujourd\u2019hui, mais jamais elle n\u2019a eu autant de dettes.«Consomme aujourd\u2019hui, paie demain» est devenu monnaie courante.Si la plupart des jeunes n\u2019ont pas de soucis à rembourser un 100 $ emprunté de temps à autre, c\u2019est néanmoins une habitude que certains adoptent tôt, et dont ils n\u2019arrivent plus à se débarrasser par la suite.Bruno Crestani est agent de recouvrement de dettes.Ceux qui le rencontrent sont des personnes qui n\u2019ont pas payé leurs factures.et certains étudiants de Zurich.En trois heures, il leur explique la rapidité avec laquelle on peut amasser des dettes, que l\u2019on traîne ensuite durant toute une vie.La biographie de l\u2019endetté classique, il l\u2019explique ainsi : «avoir des dettes tôt, se marier tôt, faire des enfants tôt et se divorcer tôt.Avant, il fallait avoir de l\u2019argent dans le portefeuille pour pouvoir le dépenser.Aujourd\u2019hui, avec toutes les cartes client et les achats par Internet, beaucoup de gens ne savent même plus quelles sont toutes leurs factures non payées.» Selon lui, tout commence avec le départ du foyer familial, et même avant : avec l\u2019argent de poche.Il plaide à ce qu'on intègre l\u2019apprentissage du budget au plan de cours dans les écoles.Les parents aussi ont leurs rôles à jouer, ajoute Bruno Crestani.Un bon nombre de jeunes ne reçoivent pas d\u2019argent de poche de manière régulière - les parents sont alors transformés en guichet automatique.Ça fait certainement plaisir aux enfants sur le coup, mais ne les aidera pas à gérer leur vie de jeunes adultes.SOURCE : SURPRISE (SUISSE) Une MAISON DE RETRAITE aux COULEURS dITALIE O En Suisse, les premières générations d\u2019immigrants du sud de l\u2019Europe, ont désormais l\u2019âge de se retrouver dans les résidences pour personnes âgées.Ils sont environ 134000 immigrants et immigrantes de plus de 65 ans, venus d\u2019Italie et d\u2019Espagne pour travailler.Seulement un quart d\u2019entre eux retourne dans leur pays d\u2019origine pour prendre leur retraite.Pour la majorité qui a décidé de rester, cela demande bien évidemment des installations particulières.Certaines institutions ouvrent donc des sections spéciales pour immigrants.Un sondage a démontré que la plupart des personnes concernées ne souhaitaient pas une maison de retraite à elles toutes seules - elles sont trop bien intégrées à leur société d\u2019accueil pour ça.Elles se sentent néanmoins à l\u2019aise parmi les leurs, avec leurs meubles et leur culture - mais un endroit où elles peuvent parler leur langue.Car après 40 ans d\u2019immigration, beaucoup ne maîtrisent pas parfaitement la langue d\u2019accueil, car, à l\u2019époque de la première génération d\u2019immigration, il n\u2019existait pas de politique en la matière.À l\u2019intérieur de ces sections pour immigrants des maisons de retraites suisses, il y a donc des différences de langues et de cultures.Et même si plusieurs ont souhaité rentrer dans leur pays natal à un moment ou à un autre, beaucoup sont restés, sans jamais pourtant se sentir vraiment chez elles en Suisse.Us sont donc restés en suspend quelque part entre leur pays et la Suisse.SOURCE : SURPRISE (SUISSE) 38 L'ITINERAIRE 15 mai 2011 : Taylor Jackson / Dreamstime DÉVELOPPEMENT SOCIAL Les «CENTRAIDE» de L\u2019HABITATION ÉDITH VALLIÈRES Stagiaire à la rédaction Centre-ville de Montréal.Des itinérants sont couchés près d\u2019une bouche de métro.Plusieurs passants les ignorent.«Ce paysage ne les touche plus car il fait partie de leur quotidien.L\u2019itinérance ne devrait cependant pas exister dans un pays capitaliste», croit Mireille Chéry.Dans l\u2019espoir de l\u2019enrayer, elle a créé F.I.S.H Corporation (Fondation Internationale aux Services d\u2019Hossénu), une fondation internationale qui s\u2019engage, dès 2012, à louer à prix modique un toit aux personnes défavorisées.Un moyen de leur «donner une autre chance».Fonder F.I.S.H Corporation a germé dans l\u2019esprit de Mireille en 2007.Elle ignorait cependant si son concept d\u2019hébergement allait trouver preneur.Pour en avoir le cœur net, la PDG a fait son étude de marché sur le terrain, auprès des itinérants.L\u2019un d\u2019entre eux a qualifié son projet de «véritable bénédiction», craignant de dormir seul dans la jungle montréalaise.Mireille avait sa réponse : «Une personne dans la rue, c\u2019est déjà une personne de trop.» Elle devait passer à l\u2019action.Mireille ne souhaite toutefois pas restreindre son intervention à l\u2019itinérance, sachant que 30000 Montréalais seraient dans le besoin, selon Statistique Canada.Ainsi, chaque tour d\u2019habitation de F.I.S.H ciblera une problématique particulière, offrant tantôt des soins en santé mentale, tantôt des services sociaux.«Nous serons en quelque sorte les Centraide de l\u2019habitation», souligne-t-elle.DES SERVICES ADAPTÉS En vue d\u2019aiguiller les personnes atteintes de maladie mentale, Mireille espère nouer des liens avec des entreprises pharmaceutiques et des instituts psychiatriques.Des spécialistes pourront faire leurs suivis médicaux dans les bureaux de F.I.S.H.«Un complément aux hôpitaux psychiatriques qui, faute de places, montrent trop rapidement la porte à certains de leurs patients.» D\u2019autres édifices offriront des programmes de réinsertion sociale.Certains occupants pourront faire de la popote ou du ménage à même l\u2019établissement, en échange d\u2019un salaire.«L\u2019approche rejoint le proverbe selon lequel il faut montrer à un homme à pêcher avant de le nourrir», explique Mireille.Les demandeurs devront au préalable remplir un formulaire permettant de mieux définir leurs besoins et leur profil.«Cela évitera de regrouper sous un même toit une famille défavorisée et un schizophrène», spécifie Mireille.Elle insiste aussi sur le mot «temporaire».La location de logements ne pourra dépasser deux ans, compte tenu des places limitées.UNE PERSONNE DANS LA RUE, C\u2019EST DÉJÀ UNE PERSONNE DE TROP.» - Mireille Chéry, fondatrice de F.I.S.H Corporation UNE BÂTISSE, ÇA SE PAYE Mireille espère couper le ruban inaugural de sa première bâtisse en 2012, sans avoir de date précise en tête, ni d\u2019emplacement.«Le fléau de l\u2019itinérance croît progressivement.Nous ne pouvons attendre plus longtemps», souligne-t-elle.Le seul frein à ses ambitions : la récolte de milliers de huards dorés.La Fondation F.I.S.H ne souhaite pas uniquement dépendre du financement de l\u2019État.Pour garnir ses coffres, Mireille organisera des levées de fonds, dont un tournoi de golf aux couleurs des années 30, prévu le 16 juin.Un événement qui, elle l\u2019espère, lui permettra d\u2019amasser 150000$.«Chaque cent servira à la mise de fonds pour notre premier immeuble», atteste-t-elle.Cette acquisition est «certes une étape difficile, mais ô combien importante».Elle permettra à F.I.S.H d\u2019étendre ses tentacules dans d\u2019autres grandes métropoles.«Avec des avoirs, les banques seront plus ouvertes à nous financer pour l\u2019achat d\u2019une seconde bâtisse et ainsi de suite.» MIREILLE CHÉRY EST LA FONDATRICE DE F.I.S.H CORPORATION, UN NOUVEL ORGANISME QUI ORGANISE SA PREMIÈRE LEVÉE DE FONDS LE 16 JUIN.F.I.S.H CORPORATION souhaite donner un coup de main aux Montréalais dans le besoin, leur fournissant des logements bon marché.Voici la brochette de prix estimés.\u2022\t2 ET DEMI : 175$ \u2022\t3 ET DEMI : 275 $ \u2022\t4 ET DEMI : 325 $ POUR PLUS D\u2019INFOS OU FAIRE UN DON : WWW.FISHCORPORATION.ORG PHOTO : LUCIE LARIN-PICARD L'ITINERAIRE 39 15 mai 2011 EXPRESSION HELENE OUELLETTE Hélène Ouellette - Chroniqueuse de rue Une SOCIÉTÉ ÉGALITAIRE, dites-vous?Comment une société qui se prétend égalitaire et qui dit traiter hommes et femmes de la même façon peut-elle vouloir la décriminalisation du commerce sexuel?C\u2019est, pour moi, aussi contradictoire qu\u2019une société démocratique qui veut légaliser l\u2019esclavagisme! Je viens tout juste de rentrer chez moi en ce samedi soir 19 mars.J\u2019ai eu la chance de participer à un Tribunal populaire sur l\u2019exploitation sexuelle commerciale organisé par la CLES (Concertation des luttes contre l\u2019exploitation sexuelle).L\u2019événement a eu lieu du 18 au 20 mars à l\u2019Université du Québec à Montréal.Le tribunal populaire est un outil formidable de prise de parole.En effet, il permet aux personnes qui y assistent de s\u2019informer, de s\u2019exprimer, de témoigner et de participer activement tout en étant partie prenante aux décisions prises par vote.Au banc des accusés : l\u2019exploitation sexuelle commerciale, ainsi que ses nombreuses ramifications dans notre société : prostitution, pornographie, publicité sexiste, banalisation de la violence faite aux femmes, etc.Le jury : douze femmes issues de divers milieux (universitaire, culturel, communautaire.).Et surtout : des femmes, survivantes de cette industrie, qui ont témoigné avec courage de leur vécu.Pour quelques-unes, c\u2019était la première fois quelles en parlaient ouvertement.Je dois souligner la présence de femmes de toutes origines culturelles, y compris de femmes autochtones, qui payent particulièrement cher la volonté de vivre librement dans notre beau Canada.En après-midi, des ateliers constitués de petits groupes ont discuté de divers sujets tels que les impacts de l\u2019industrie du sexe sur la sexualité de l\u2019ensemble des femmes, les jeunes et l\u2019exploitation sexuelle commerciale et les agressions sexuelles et l\u2019exploitation.À la suite de ces ateliers, des recommandations et des revendications ont été proposées, puis votées en assemblée.Ces revendications émises au tribunal seront acheminées aux instances politiques et sociales concernées.À ce tribunal populaire sur l\u2019exploitation sexuelle commerciale, les participantes se sont massivement prononcées contre l\u2019industrie du sexe! J\u2019en suis sortie accablée par toute la violence qu\u2019ont à subir les femmes.Plusieurs de ces femmes en meurent ou vont en souffrir pour le restant de leur vie, aussi bien physiquement que psychologiquement.De plus, l\u2019industrie du sexe engendre par son omniprésence des rapports sociaux malsains entre les individus.Si notre société a vraiment la volonté d\u2019anéantir le commerce sexuel des femmes, des filles et des garçons, je retiens, entre autres, deux des recommandations du tribunal : de mettre en place un revenu minimum garanti décent afin de ne pas permettre à qui se soit d\u2019avoir à subir des exigences sexuelles des clients afin de survivre et, aussi, que ce soit les pimps, les entreprises du sexe et les clients qui soient pénalisés et non les victimes de ce marché.Là, je vous garantis que cette industrie va sérieusement décliner! C\u2019est à coup de pressions et de luttes que les femmes ont obtenu des reconnaissances sociales et économiques au cours du siècle dernier au Québec! Légaliser ce commerce serait donc faire marche arrière, politiquement et socialement.En effet, ce serait l\u2019équivalent de réaffirmer le fondement même de l\u2019idéologie patriarcale, soit la violence faite aux femmes, leur statut de seconde ordre ainsi que celui des enfants.Si notre société continue à tout banaliser passivement, seule la cigarette va être interdite! 40 LITINEF;aif;E 15 mai 2011 EXPRESSION GILLES LEBLANC Chroniqueur de rue - Bluegill65@gmail.com TréP.A.A.S-ACTION Aux armes! Je suis révolté.Charest veut éliminer 30 % du nombre de participants suivant des programmes de réinsertion sociale.Nous, les gens en «inso», vivons déjà des échecs à répétition.À quoi bon vouloir gravir l\u2019escalier de la réussite sociale si nos dirigeants passent leur temps à nous le faire débouler, nous réexpédiant sans cesse à la première marche?C\u2019est pourtant l\u2019impact qu\u2019aura le nouveau programme d\u2019insertion, nommé P.A.A.S-ACTION (programme d\u2019aide et d\u2019accompagnement social).Commençons par le commencement.Il existait jusqu\u2019à présent deux programmes d\u2019insertion sociale pour les gens comme moi, considérés inaptes au travail à temps plein.INTERAGIR, de nature «occupationnelle», sert à briser notre isolement et notre carcan dépressif afin de socialiser en milieu de travail.DEVENIR, lui, nous pousse plus loin en visant notre réintégration directe sur le marché du travail à temps plein.Mais tout cela est du passé.À partir de l\u2019été 2011, P.A.S.S-ACTION anéantira tout le cheminement accompli par beaucoup de gens en inso en créant un raccourci vers le retour à l\u2019emploi.Le plan utopique du gouvernement étant que nos revenus de travailleurs fassent partie des gains financiers de l\u2019État.À QUOI BON VOULOIR TRANCHER LA GORGE DE CEUX QUI SONT DÉJÀ SOUS RESPIRATEUR ARTIFICIEL?LORSQUE NOUS ÉCHOUONS NOTRE «INSO», NOUS PASSONS DE VIE À TRÉPAS : «TréP.A.A.S.-ACTION».En réalité, ce programme va nous trouer la peau.La plupart d\u2019entre nous gèrent mal ce genre de stress.Nous sommes pareils à la mule : plus on nous pousse dans le cul, moins on avance.On ne peut remplir des attentes aussi hautes que celles exigées pour les travailleurs à temps plein.Les programmes de solidarité sociale doivent donc s\u2019adapter à nous, et non l\u2019inverse.Parce que moi et beaucoup d\u2019autres en inso avons des problèmes de sensibilité émotive causée par un trouble en santé mentale.Résultat : plus de 600 participants échoueront devant l\u2019exigence des objectifs du nouveau programme, prévoit le Réseau d\u2019aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).C\u2019est comme être assis sur un siège éjectable.Quand nous ne pourrons plus suivre la musique, on tirera la clenche et nous serons expulsés.Échouer P.A.S.S-ACTION pourrait être notre échec de trop.LAISSÉS À EUX-MÊMES PAR UN PROJET DE SOLIDARITÉ SOCIALE DÉFICIENT, LES PERSONNAGES SE RETROUVENT PRÉCIPITÉS DANS LE VIDE.Imaginons les conséquences de cette grave erreur de jugement.Une augmentation des suivis en psychiatrie, accompagnée d\u2019un petit suicide par-ci par-là.Plus d\u2019hospitalisations pour cause de dépression.Et c\u2019est encore votre système de santé qui va en faire les frais.On peut facilement prédire que le gouvernement va perdre de l\u2019argent au lieu d\u2019en gagner avec P.A.A.S-ACTION.Les petits chèques de paye du peu de participants qui réussiront à atteindre le marché du travail ne suffiront pas à compenser la hausse des frais de santé occasionnée par ce manque de considération envers les personnes défavorisées.Encore une fois, ceux qui votent les lois et les projets prouvent qu\u2019ils ne sont pas confrontés dans leur vie privée aux problèmes qu\u2019ils tentent de résoudre.L\u2019évaluation qu\u2019ils font de nos capacités est très éloignée de notre quotidien.Nous survivons déjà sous le seuil de la pauvreté.L\u2019échec de P.A.A.S.-ACTION nous amputera en plus des 200$ par mois alloués aux personnes en insertion sociale, auxquels nous ne serons plus admissibles.À quoi bon vouloir trancher la gorge de ceux qui sont déjà sous respirateur artificiel?Lorsque nous échouons notre «inso», nous passons de vie à trépas : «TréP.A.A.S.-ACTION».M.Charest et son gouvernement veulent nous en passer une p\u2019tite vite, sous les beaux aspects d\u2019un cheval de Troie.Leur idée semble prometteuse.Elle est surtout irréaliste et mensongère.Ces héros de pacotille promettent de nous sauver des griffes de la pauvreté.En réalité, ils sont sans super-pouvoirs et collectionnent les mauvaises décisions.COLLAGE : GILLES LEBLANC L'ITINERAIRE 41 15 mai 2011 mts Pt cmtuts «VOTRE SOURIRE AU COURS DES DERNIERS TEMPS MA GRANDEMENT AIDÉ À TRAVERSER CETTE DURE PÉRIODE.» //GAÉTAN PRINCE// Camelot, métro Bonaventure et Promenade Masson À la suite de mon accident de vélo, en septembre dernier, j\u2019ai dû subir de nombreux tests médicaux.L\u2019un de ces tests a révélé des taches sur mes poumons, qui laissaient supposer la présence de tumeurs ou d\u2019un cancer.En outre, en raison d\u2019un excès de fatigue et de mes abus de consommation passés, mon système immunitaire était grandement affaibli.J\u2019ai alors commencé à sérieusement m\u2019inquiéter pour ma santé et ma vie, car le cancer est une cause de décès importante dans ma famille.Cette menace a entraîné chez moi beaucoup de stress et d\u2019angoisse et, ne voulant pas inquiéter mes proches ni attirer la pitié de mon entourage, je n\u2019osais pas en parler et me suis beaucoup isolé, ce qui ne m\u2019a pas aidé.J\u2019ai ensuite passé une série d\u2019examens plus approfondis qui ont révélé que ce n\u2019était ni une tumeur ni un cancer, mais des taches qui peuvent êtres traitées.J\u2019ai alors ressenti un énorme soulagement et me suis mis à m\u2019occuper mieux de moi.Aussi, pour ramener mon système immunitaire à un état normal, j\u2019ai dû consulter une diététiste et modifier radicalement mes habitudes alimentaires et mon mode de vie.J\u2019ai l\u2019impression de réapprendre à marcher tellement les changements que je dois apporter sont importants, et je continue toujours à travailler sur l\u2019amélioration de mon mode de vie.Voici les raisons pour lesquelles je me suis absenté souvent de mon travail au cours des derniers mois.Ma santé était devenue la priorité dans ma vie, mais rassurez-vous, car j\u2019ai repris du poil de la bête et suis maintenant en mesure de reprendre mes habitudes de travail.Sachez que votre sourire au cours des derniers temps m\u2019a grandement aidé à traverser cette dure période et ce sera un grand plaisir pour moi de vous retrouver.Merci de votre soutien! // STEVE ST-YVES // Camelot, métro Joliette Je lisais dernièrement dans le journal qu\u2019un enfant sur dix est obèse.J\u2019ai moi-même souffert d\u2019embonpoint sévère il y a quelques mois, car je pesais 200 livres.Cela était dû à de l\u2019inactivité physique et à une consommation excessive de nourriture.C\u2019était pendant une période de découragement total, à la suite de plusieurs erreurs que j\u2019avais commises, de revers financiers et certainement d\u2019un peu de malchance.Pourtant, plus jeune, je n\u2019ai jamais eu le moindre surplus de poids.Il faut dire que je n\u2019aimais pas les sucreries et que je faisais tout de même un peu de sport.Aujourd\u2019hui, on devrait mieux éduquer les jeunes en les sensibilisant aux divers problèmes de santé liés à l\u2019obésité.Au Québec, la proportion de jeunes touchés par un surplus de poids se serait accrue de 55% en 25 ans.Je trouve cela très préoccupant et il faudrait employer des moyens radicaux afin de contrer ce problème.Par exemple, pourquoi ne pas interdire le fast food et autres cochonneries à l\u2019école?Il y a aussi les parents qui devraient informer convenablement leurs enfants sur les dangers de manger des aliments gras et des sucreries.De plus, il est urgent de trouver des moyens pour intéresser ces jeunes aux sports et à l\u2019exercice, et ce, dès l\u2019enfance.En terminant, j\u2019en profite pour souhaiter une joyeuse Pâques à tous et à toutes et je remercie tous les clients qui m\u2019encouragent en achetant le magazine.42 LITINEF;aif;E 15 mai 2011 //LYNE ST-PIERRE// Camelot angle Ontario/Bourbonnière J\u2019ai connu L\u2019Itinéraire grâce à un ami.C\u2019est lui qui m\u2019en a parlé et il m\u2019a beaucoup encouragée à devenir camelot.C\u2019est aussi grâce à Robert, le coordonateur de la «ÊTRE CAMELOT MAIDEÀME TROUVER UNE CHAMBRE OU UN APPARTEMENT, À M ACHETER DU LINGE, À PAYER MES COMPTES ET À ME GÂTER.» distribution, qui m\u2019a donné la chance de travailler pour le magazine.Mais c\u2019est quand même moi qui ai pris la décision de le faire, pour moi-même.Au début, je n\u2019étais pas sûre de moi, j\u2019étais gênée et je manquais de confiance en moi.Je n\u2019étais pas motivée autant qu\u2019aujourd\u2019hui.Maintenant, même si j\u2019ai encore du travail à faire, j\u2019ai beaucoup amélioré l\u2019estime que j\u2019ai de moi-même, grâce à la vente des revues et du contact avec les clients.Que je vende une seule revue ou plusieurs durant une journée, je reste positive et motivée! La vente du magazine L\u2019Itinéraire m\u2019a permis d\u2019avoir un travail fixe à Montréal et d\u2019arrêter d\u2019être instable.Ça m\u2019apporte également une fierté de travailler.J\u2019adore le contact avec les clients et j\u2019ai hâte de les connaître davantage.H A TÉNACITÉ AU TRAVAIL // FRANCK LAMBERT // Camelot, métro Frontenac Le fait de vendre L\u2019Itinéraire me donne l\u2019occasion de travailler certains aspects de ma personnalité.Je m\u2019installe à la sortie du métro et je suis présent sur place lors de la parution du magazine.Cela demande une certaine discipline, car ce n\u2019est pas toujours évident lorsque, à l\u2019occasion, mon énergie est en baisse et que je ressens de la fatigue.Je dois prendre mon courage à deux mains.C\u2019est ce que j\u2019appelle de la ténacité au travail.En même temps, ça prend un certain courage pour se présenter devant les gens et leur présenter un produit.La constance, l\u2019assiduité et la persévérance font aussi partie de mes capacités personnelles à développer.Surtout dans des périodes de ma vie dans lesquelles je ne me sens pas vraiment dans le coup.Il faut l\u2019admettre, ma vie n\u2019a pas toujours été rose.J\u2019ai eu des coups durs et des périodes où je devais me démener pour rester en mode survie.Lorsque j\u2019ai des MU Du point de vue financier, être camelot m\u2019aide à me trouver une chambre ou un appartement, à m\u2019acheter du linge, à payer mes comptes et à me gâter.Pour terminer, si jamais vous ressentez le besoin de parler, de vous confier, ça me fera plaisir de prendre le temps de vous écouter! Même si je ne connais pas encore beaucoup ma clientèle, je vous remercie de m\u2019encourager et de lire mon article! moments de découragement, je me remets en question, et souvent mon estime personnelle et ma confiance en moi sont en baisse.C\u2019est en me tenant debout lors de la vente du magazine que je tente par tous les moyens de me relever et de me reconstruire dans la vie.Et je suis quand même fier et heureux d\u2019avoir une opportunité de pouvoir changer les choses que je peux.C\u2019est d\u2019avoir la chance d\u2019être camelot à L\u2019Itinéraire qui me permet, entre autres, de garder la tête haute et de pouvoir contribuer à une juste cause, en me permettant de conserver un bon moral et une meilleure santé mentale.Et aussi d\u2019être plus travaillant et de conserver et d'améliorer mes capacités d'apprentissage.Et enfin, de tenter, d'une certaine manière, de commencer à me réinsérer dans la collectivité en contribuant à maintenir un sourire dans le monde qui m'entoure.L'ITINERAIRE\t43 15 mai 2011 L'ÉCRITURE .A PA88IÛW //JEAN-MARC BOITEAU // Journaliste et chroniqueur de rue / jeanmarcboiteau@yahoo.ca J\u2019ai fait mes débuts à L\u2019Itinéraire en 2003.Je servais alors des déjeuners au Café sur la rue.Quand j\u2019ai entendu dire qu\u2019il y avait des camelots qui écrivaient dans le magazine L\u2019Itinéraire, je me suis dit «Pourquoi pas moi?».On m\u2019a alors répondu que, pour ce faire, je devais être camelot.Je suis donc allé vendre des magazines tout en me demandant sur quel sujet écrire.Je me souviens de la fierté que j\u2019ai éprouvée à la parution de mon premier mot de camelot! Après un certain temps, l\u2019équipe de la rédaction m\u2019a demandé d\u2019écrire des textes un peu plus longs.C\u2019est avec enthousiasme que j\u2019ai répondu par l\u2019affirmative! Devant mon engouement pour l\u2019écriture, j\u2019ai réduit quelque peu mon temps de vente.Cela correspond davantage à mes aspirations personnelles.Par la suite, je me suis inscrit à un programme qui me permettait d\u2019apprendre le métier de journaliste sous les bons soins d\u2019Audrey Côté et de Jérôme Savary, alors respectivement rédactrice en chef et adjoint à la rédaction.Le travail de journaliste et de chroniqueur représente pour moi une véritable passion! Il exige de faire des recherches et de réaliser des entrevues, soit, mais quand on aime ce qu\u2019on fait.! Aujourd\u2019hui, j\u2019écris régulièrement des articles et des chroniques qui se rapportent à des événements d\u2019actualité.Je souhaite qu\u2019un jour vous aurez l\u2019occasion de me lire et de me faire parvenir votre opinion ainsi que vos critiques! Par ailleurs, je travaille davantage à la maison et je suis contraint de me servir «AUJOURD\u2019HUI, J\u2019ECRIS RÉGULIÈREMENT DES ARTICLES ET DES CHRONIQUES QUI SE RAPPORTENT À DES ÉVÉNEMENTS D\u2019ACTUALITÉ.» d\u2019un ordinateur que je qualifierais de dinosaure.Je profite donc de cette tribune pour vous adresser, chers lecteurs, une requête : si vous possédez un ordinateur pas trop désuet que vous pensez remplacer, sachez que je l\u2019apprécierais à sa juste valeur! Merci à la personne qui contribuera à mon essor journalistique.Salut! //BENOIT CHARTIER// Camelot, IGA place Frontenac et métro Radisson Le meilleur livre que j\u2019ai lu dans ma vie et qui m\u2019a aidé à passer au travers de grandes difficultés, est un livre de Jacques Salomé.Son livre est intitulé Contes à guérir, contes à grandir.Monsieur Salomé a atteint l\u2019apogée de la sagesse après maintes difficultés personnelles, dont trois séparations.Ce livre est composé d\u2019expériences ou de biographies romancées.Ce sont des histoires courtes, d\u2019une à deux pages, accessibles à monsieur ou madame Tout-le-Monde.C\u2019est un livre de belles histoires pour enfants et adultes, écrit par un adulte, et qui sert à soulager la souffrance ou à faire le vide de sa journée avant de dormir.C\u2019est ma défunte mère qui m\u2019a fait découvrir ce livre.Quand elle a perdu son mari, mon père, elle a entrepris des démarches de croissance personnelle au CSSS des Pays-d\u2019en-Haut.Elle m\u2019a fait découvrir ce livre en 2001, peu avant son décès.Ce sont des histoires qu\u2019on peut raconter à des enfants comme à des adultes, des contes dont le sens me procure un calme, une paix intérieure et une sérénité quand je les lis.C\u2019est un de mes livres de chevet, et je le lis souvent avant de m\u2019endormir, car il m\u2019apaise.Je suis quelqu\u2019un qui aime beaucoup lire.J\u2019aime beaucoup lire pour travailler sur moi-même et pour atteindre une certaine sagesse.Merci d\u2019encourager les camelots! 44 LITINEF;aif;E 15 mai 2011 À L' ITINERA I RE //LUC TANGUAY// Camelot, marché Maisonneuve Je tiens d\u2019abord à vous remercier toutes et tous pour vos encouragements de toutes sortes.Grâce à vous et à mon travail pour L\u2019Itinéraire, je me sens beaucoup plus heureux que lors des autres emplois que j\u2019ai occupés.Les autres emplois ne me permettaient pas de sortir de la misère et me faisaient sentir comme un esclave.En vendant L\u2019Itinéraire, j\u2019ai l\u2019occasion de communiquer avec mes clients et cela me fait sentir plus humain.Encore merci à tout le monde.N\u2019hésitez surtout pas à venir jaser avec moi sur mon point de vente.J\u2019en profite pour saluer tous les Luc, Luce et Lucie de la Terre.Notre prénom veut dire «lumière».Quel beau prénom, n\u2019est-ce pas?«JE ME SENS BEAUCOUP PLUS HEUREUX QUE LORS DES AUTRES EMPLOIS QUE JAI OCCUPÉS.» 6 R 0 U N D E D 0N 0UR EARTH //LINDA PELLETIER// Camelot, devant le Provigo Beaubien - \\ Are your feet grounded on earth?Is your head up in the clouds?Are you feeling good and free?Can you enjoy a funny weird scene?Can you seed your joy with passion?Can you feel the vibrations of good and bad?And be aware and decide what\u2019s best for you?Can you smile at a kid playing with a little nothing?Are your feet grounded on earth?Is your head up in the clouds?Are you feeling good and free?Can you enjoy a funny weird scene?Can you Can you Can you Can you Can you Can you Can you smell the perfume of a new season coming?evade from your head and listen to the music of the rain?dream sitting before a lake feeling the wind caress your face?enjoy the peace by reading a book in front of a sumptuous tree?feel the\tgoodness\tand the beautiful\tfree\tthings\tof our\tearth?feel the\tgoodness\tand the beautiful\tfree\tthings\tof our\tearth?feel the\tgoodness\tand the beautiful\tfree\tthings\tof our\tearth?L'ITINERAIRE 45 SUDOKU NIVEAU DE DIFFICULTE : FACILE Placez un chiffre de 1 a 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boite 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans un colonne et dans une boite 3x3.NOTRE LOGICIEL DE SUDOKUS EST MAINTENANT DISPONIBLE.10 000 sudokus inédits de 4 niveaux par notre expert, Fabien Savary.En vente exclusivement sur notre site.WWW.LES MORDUS.COM Jeu realise par Ludipresse info@les-mordus.com BENEVOLES RECHERCHES CAFÉ L\u2019ITINÉRAIRE Le Café L\u2019itinéraire est un restaurant à but non lucratif qui sert plus de 31 000 repas par année dont plus de 18 700 gratuitement grâce aux cartes-repas prépayées.C\u2019est un lieu d\u2019accueil chaleureux et sécuritaire qui ouvre sa porte aux gens les plus démunis de notre société.Pour contribuer au bon fonctionnement du Café, nous avons besoin d\u2019aide à la plonge et pour des tâches générales de préparation des repas.Si vous désirez «mettre la main à la pâte», prière de communiquer avec Jocelyne Sénécal par courriel à jocelyne.sénécal@itineraire.ca EQUIPE LUMINAIRES I OUR DES SURVIVANTS DON (5uii J5Ï-JÎSI -MâfeMçfletah Refais Montréal-centre Vendredi, 10 juin à 19K Piit Müliomipiive ChiïsiH de l'Est do Montréal Desjardins ÜJilClîT1 i,iVIW .P HXJRLft» FOR LIFE r» * g' £¦\u201c» \u2019-n QUEBECOR .LA JOURNÉE DES MUSEES MONTREALAIS DIMANCHE 29 MAI 2011 Entrée libre dans 33 musées de9hà18h Société des directeurs s musées moNtréalais III 111 à la promenade des Artistes du Quartier des spectacles © Place des Arts Animation sur place Navettes d'autobus gratuites de 9 h à 16 li 30 Programmation disponible en ligne » www.museesmontreal.org C1 877 80NJ0UR stm # s:î "]
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