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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
mercredi 1 juin 2011
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 2011, Collections de BAnQ.

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[" RIGOUREUX ET DEJANTE CHRSTAN 1 1 Volume XVIII, n 11 Montréal, 1er juin 2011 ZOOM CAMELOT Yves Lefebvre SANTE Un moral a tout vaincre SUR LES PAS DU DR JULIEN Équipe volante à Trois-Rivières / ' BWSfi RAPPORT SUR LE DÉVELOPPEMENT ' DURABLE 2010 J Pour connaître nos principales realisations dans le domaine du développement durable, consultez notre rapport en ligne www.hydroquebec.com/clevcloppementdurabte Q/ Hydro Québec J I I I 4 / % w A A ; j f I J l i \\ v i i f \u2022 ; \\ r II 1 V \\ I l I i $ I i \\ ^ \u2014> \u2022 v I f I i i | v i \u2022 t lo*\u201c 4 # # I I, i \u2022 I I » 4 i n i i i\tw\t» I\t/ 2,7 millions de ménages y ont droit l ) P h i I / i ï J I » .X \\ U Le nouveau crédit d'impôt.pour solidarité ~fl~- C'~\u20acM.p&Ml V0U&, Pour le recevoir, renseignez-vous à revenuquebec.ca ou téléphonez-nous Région de Québec\t418 659-6299 Région de Montréal\t514 864-6299 Ailleurs\tl 800 267-6299 (sans frois) Revenu Québec nn nn DU NOUVEAU DWS LE QUARTIER CENTRESUDHH CENTRE DE PÉDIATRIE S ?Cl ALE CENTRE-SUD «NOS ENFANTS, ON LES CONNAÎT PAR, CŒUR» Aotéi »»cx t»4 Im Di Julia « dm 11* fm I* «Il\t||a iMvll r \u2022 4#\t\u2022 \u201411» \u2022 V- * »-\t« > Ism.*! IlélM \u2022 MlMil J» «\u2022 C4< téeto» 1* »'#$«» fi*'\t» |VTin>\"4*i:» u.\t«LttaULUil» 0 « \u2022\tciselnl I* \u2022\u2022\u2022?ml- tftfiftft ««4 rtiflttilH» r \u2022» n «f ff'tni » nif*» *«\u2022\u2022» i'|» * llü \u2022\t-.04 1»»* \u2018Lfc-I* \u2022< :\t.Saviez-vous que chaque centre de pédiatrie sociale est autonome financièrement?» a tt»di«lM* it=.i»'f ait mal!\u2022_* ¦f-m mue \u2022\tdfétacltlf illile al t«al»wls \u2022\t.\t.i-r1 \u2018 ni|B\u2014ioIHt \u2022\tC«i '«îtnilfcelHrrilime»» t le*4t*ak \u2022\t\u2022.* !«'» \u2022\t: i *1* \u2022 f- j \u2022 \u2014 PHMimn 0»\t|=>|*«||N| Voilé notre finalité! LE BÉNÉVOLAT VOUS INTÉRESSE?VENEZ VIVRE UNE EXPERIENCE ENRICHISSANTE.DYNAMIQUE ET EXTRAORDINAIRE\u2022!> SOYEZ BÉNÉVOLE!!! Noa» sommes A m rcchvrul» du\t«omit.» vo*> dn mu umrüts xxililltanl » imnilq-ur al rnx;» atdn* k (aire une oi'f#r«ifî« oam is vu a«j anfinu ci des fsrmt'e* OUA^usritar \u2022\t»:ç* que cîiaqu» iwrionii» Bit unique, »« Csntrr an pé-J-sV*\tCe*l»*-3inJ Vus-.effr* dilf*'ir»lw fwm*» d* bénévolat \u2022\tLe» acbvIlAa régjlèra» du Cenl.*» i» u aw« d«o\\)in personatuâa t jpêcialiU» « t^rtsjBT {srti.cntnî port çampiaBilii* ac'v'cc' isjsw» et: | JOIGNEZ-VOUS À NOUS!!! Nom Joindre : i2r>> MK c$t,n Momrt : \"3= *(îrf 4*7 Til.:\u2022»* ttrfW-?Courrlci : pudsodalc camtraïuoôginflll ccni ZOOM CAMELOT JOSÉE LOUISE TREMBLAY Journaliste de rue - www.joseelouise.com Yves Lefebvre FIDÈLE AU POSTE Yves Lefebvre vend le magazine L\u2019Itinéraire au métro Pie-IX depuis plus de deux ans.Le camelot s\u2019était auparavant retrouvé sans travail, à cause de la fermeture de la compagnie qui l\u2019employait.Ça a été le commencement de ses déboires.Malgré les écueils de sa vie, Yves maintient le cap et, pour soulager son besoin de socialiser, il a trouvé refuge au sein du groupe communautaire.Avant d\u2019occuper le métier de camelot, Yves Lefebvre était camionneur.Devenu chômeur, il n\u2019a pu se trouver de nouvel emploi dans son domaine et a fait une demande à la sécurité du revenu.Passé la cinquantaine, les travailleurs sont souvent considérés par leurs employeurs comme étant moins productifs; souvent à tort, fait valoir le camelot.«Quand tu as plus de 55 ans, les patrons des compagnies de transport ne veulent plus t\u2019engager, alors qu\u2019on a de l\u2019expérience.J\u2019ai quand même 30 ans de métier!», s\u2019exclame-t-il.Le camelot est donc retourné vivre avec sa mère âgée, afin que les deux s\u2019aident mutuellement.Toutefois, celle-ci est décédée en décembre 2006.Le mois suivant son décès, le logement d\u2019Yves est passé au feu et il a tout perdu.«C\u2019est là que je me suis retrouvé à la rue, en plus d\u2019être en deuil de ma mère.Je suis fils unique et elle était très importante dans ma vie», raconte-t-il, visiblement encore ébranlé cinq ans plus tard.À la suite de son sinistre, Yves a loué un appartement dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.Cependant, il s\u2019ennuyait et n\u2019avait pas suffisamment d\u2019argent pour s\u2019acheter des cigarettes.Alors, pour fuir l\u2019ennui et rencontrer des gens, il s\u2019est mis à traîner près du métro Pie-IX en quêtant quelques cigarettes aux passants.«L\u2019un d\u2019eux m\u2019a donné une carte-repas du Café L\u2019Itinéraire.C\u2019est comme ça que j\u2019ai connu le groupe.Je suis allé manger au Café, puis je suis allé au département de la distribution du magazine.La personne m\u2019ayant donné la carte m\u2019avait dit que je pourrais y recevoir de l\u2019aide.La distribution m\u2019a avancé dix magazines que j\u2019ai tous vendus la journée même.Le lendemain, je suis revenu chercher des revues et, depuis ce temps, je suis camelot pour L\u2019Itinéraire», dit-il fièrement en souriant.ET LA VIE CONTINUE.Plus jeune, Yves s\u2019est marié, mais il s\u2019est retrouvé veuf après huit ans de vie commune.«Ma femme est partie trop jeune.Je ne me suis jamais vraiment remis de cette épreuve», évoque-t-il l\u2019œil vague.Dernièrement, Yves Lefèvre a perdu un camarade de travail.Le camelot Bruno Bérubé a été retrouvé sans vie dans son logement.Yves et Bruno avaient établi une routine commune au métro Pie-IX.Tous les matins, ils fumaient une cigarette et prenaient un café ensemble avant de commencer à travailler chacun de leur côté.«Il me manque terriblement et j\u2019ai la tâche difficile d\u2019annoncer la mauvaise nouvelle à ses clients réguliers.» DROIT DEVANT Natif de la paroisse Sacré-Cœur au centre-ville de Montréal, le camelot de 61 ans se décrit lui-même comme une personne ayant la bougeotte; un gars actif qui a un grand besoin du contact humain.Bref, un camelot assidu au travail.«Qu\u2019il fasse chaud ou froid dehors, il faut que je sorte et que je fasse quelque chose.J\u2019ai besoin de voir du monde, sinon je m\u2019ennuie.Vendre L\u2019Itinéraire m\u2019a fait sortir de chez nous et ça m\u2019a donné une routine, poursuit-il.J\u2019ai pris de petites habitudes : après mon temps de vente, je passe au Café pour manger, sociabiliser avec mes confrères de travail et ensuite, j\u2019achète des revues afin de les vendre le lendemain.C\u2019est ça ma vie maintenant, et j\u2019aime ça!» PHOTOS : DANIEL DUMONT L'ITINEFlAIFlE 5 1 *r juin 2011 SOMMAIRE ZOOM CAMELOT 5 Yves Lefebvre - Fidèle au poste RÉSEAU SOLIDAIRE DE L\u2019ITINÉRAIRE 9 Croque en bol Verdun Une pensée pour les animaux des itinérants 10\tL\u2019Œuvre Léger, fidèle partenaire de L\u2019Itinéraire ACTUALITÉ ET VIE URBAINE 11\tProfilage racial - La lutte continue Le monde selon Ray Lengelé 13 Dégriser.sa ville! À LA UNE 15 Christian Bégin - Rigoureux et déjanté CULTURE 19 Misteur Valaire - De l\u2019électro-pop aux accents jazz 21\tComplices et volontaires SANTÉ ET BIEN-ÊTRE 22\tUn moral à tout vaincre 25 Rapprocher deux solitudes sur la chaise du dentiste ENVIRONNEMENT 27 L\u2019industrie du bio - Rattraper le temps perdu 29 Brèves ÉCONOMIE ET CONSOMMATION 31 Chronique de Pierre Duhamel - Je t\u2019aime.moi non plus MONDE DU TRAVAIL 33 Brèves DÉVELOPPEMENT SOCIAL 35 INFO RAPSIM : Avec un gouvernement majoritaire, quel avenir pour les programmes de logement et d\u2019aide aux sans-abri?37\tSérie Sur les pas du DrJulien : Equipe volante à Trois-Rivières 38\tJouer au hockey pour déjouer l\u2019isolement 39\tQuel avenir pour le café haïtien?EXPRESSION 40\tGlobe-trottoir 41\tChronique de rue - Dans mon petit lit 42\tMots de camelots 46 Mots croisés L\u2019ITINÉRAIRE EST MEMBRE DE: aWecç L\u2019ITINÉRAIRE EST APPUYÉ FINANCIÈREMENT PAR: LŒUVRt LÉ fit K IV* lA.lpfclHülfcw üj Oiùir.m dira ti tmt* Le Groupe communautaire L'Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue, Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.REDACTION ET ADMINISTRATION \u2022\t2100, bout de Maisonneuve Est, bur.001 Montréal (Qc) H2K 4S1 LES PRODUCTIONS L\u2019ITINÉRAIRE \u2022\t2101, rue Ste-Catherine Est MAGDVD LE 3E ŒIL \u2022\t2103, rue Ste-Catherine Est, 3* étage TELEPHONES : ADMINISTRATION 514 597-0238 SERVICES RUE STE-CATHERINE 514 525-5747 TELECOPIEUR : SITE: 514 597-1544 WWW.ITINERAIRE.CA LE MAGAZINE L'ITINERAIRE Éditeur : Serge Lareault Rédactrice en chef : Catherine Girouard Superviseur de la rédaction : Jérôme Savary Adjointe à la rédaction : Marie-Lise Rousseau Commis à la rédaction : Josée Louise Tremblay Stagiaires à la rédaction : Maïka Sondarjée et Sandrine Carpentier-Lalancette Coordonnatrice à la conception visuelle : Morgane Saout Photo de couverture : Julien Segarra Révision : Edith Verreault, Hélène Pâquet, Sylvie Martin, Sophie Desjardins, Jean-Pierre Bourgault, Louise-Marie Dion, Lise Berthiaume, Catherine Flintoff, Julie Duchesne, Nadine Boccalini et Lise Laganière Design et infographie du site Internet : Serge Cloutier, www.drafter.com Conseillères publicitaires : Renée Larivière: 514 461-7119 renee.lariviere@itineraire.ca Josée Poirier : 514 273-5002 josee.poirier@itineraire.ca Le conseil d\u2019administration Président : Jean-Paul Baril Vice-président : Gabriel Bissonnette Trésorière : Catherine Isabelle Secrétaire : André Martin Membre d'office : Serge Lareault Conseillers : Yvon Massicotte (rep.camelots), Alexandre Péloquin, François Rousseau-Claire, Robert Stacey, Stéphan Morency L\u2019ADMINISTRATION Directeur général : Serge Lareault Coordonnatrice de l\u2019administration : Marie Lareau Adjointe à l\u2019administration : Marie-Christine Demers Directeur marketing : Richard Turgeon Directrice médias et communications : Chloé Roumagère Directrice du développement social : Jocelyne Sénécal Coordonnatrice de la publicité : Karoline Bergeron Conseillère dons et partenariat : Amélie Godbout Conseillère en développement stratégique : Marie-Hélène Choinière Lin.RM LES CAMELOTS SONT DES TRAVAILLEURS AUTONOMES QUI ACHÈTENT LE MAGAZINE 1,50$ ET LE REVENDENT AU COÛT DE 3$.Convention de la poste publication No 40910015, No d\u2019enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire, 2100, boul.de Maisonneuve Est, Montréal (Québec) H2K 4S1 Nous reconnaissons l\u2019appui financier du gouvernement du Canada par l\u2019entremise du Fonds du Canada pour les périodiques (FCP) pour nos activités d\u2019édition.ISSN-1481-3572 n° de charité: 13648 4219 RR0001 GESTION DE L'IMPRESSION Edition sur mesure - TVA Publications - 514 848-7000 Directrice du développement des affaires : Patricia Dionne poste 2362 Coordonnatrice de production : Audrey Messier-M.poste 2249 IMPRIMEUR: IMPRIMERIE SOLISCO ABONNEMENT WWW.ITINERAIRE.CA OU 514 597-0238 Le magazine L'Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les sen/ices d'aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, Lltinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L'Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec le 514 525-5747, poste 230, Quebeocw est Ihjtj de soutenu loctfcxr socials Oc Uhnenaira ¦en lui aflfranl des sendees d%ripnmi3f|p as pfun-.ot!o^ télé et ^nDtirnée ainsi aue le ccu>a gr internet haute vitesse Vtaéolroh. ÉDITORIAL SERGE LAREAULT Éditeur et directeur général Hausse du salaire minimum UNE CROTTE «4 $ de plus sur ma paie, une crotte», de dire un «homme de plancher», étalagiste dans l\u2019entrepôt d\u2019un riche commerce de Montréal.La hausse de 15 cents du salaire minimum le 1er mai dernier ne le sortira effectivement pas de la pauvreté.Mais le Conseil du patronat est «bien content» : on protège l\u2019emploi au Québec! C\u2019est plutôt une belle supercherie pour continuer d\u2019écraser les pauvres.L\u2019Institut de la statistique du Québec présentait récemment une étude sur l\u2019évolution de l\u2019emploi et la hausse du salaire minimum.Le salaire minimum a progressivement grimpé, les augmentations plus importantes se situant entre 2005 et 2010.Selon l\u2019étude, ces hausses n\u2019ont pas empêché la progression de la création d\u2019emplois, toute rémunération confondue.Les statistiques le démontrent : les campagnes de peur du Conseil du patronat et des associations d\u2019entrepreneurs sont sans fondement.Tout ce qu\u2019ils veulent, c\u2019est maintenir les salaires au plus bas, exploiter les travailleurs pour faire plus de profits.Bien qu\u2019il ne s\u2019agisse que de 15 cents de l\u2019heure, il se trouve des fédérations d\u2019entreprises pour crier que l\u2019on va tuer l\u2019emploi et rendre nos entreprises moins compétitives.Plusieurs demandaient le gel du salaire plancher alors que tous les coûts augmentent au Québec.Les champions du salaire minimum sont les hôtels et les restaurants.Ces deux industries, composées notamment d\u2019établissements de luxe ou de chaînes internationales de restaurants, regroupent plus de 60% des emplois payés au salaire minimum.Les secteurs du commerce au détail et des services occupent la deuxième place dans le palmarès des bas salaires.Là encore, on retrouve des multinationales, des grandes chaînes qui engrangent chacune des milliards par année.Ces industries n\u2019ont pas cessé de progresser de 2005 à 2010 malgré la hausse du salaire minimum.En fait, les grandes chaînes et les gros employeurs, canadiens et américains, qui tuent trop souvent les petits commerces indépendants, créent toujours plus d\u2019emplois depuis 2005 et font toujours beaucoup d\u2019argent.Comment?En imposant le salaire minimum à plus grande échelle.De 2005 à 2011, le nombre de postes au salaire minimum est passé de 147 000 à 292000 au Québec.Non, on ne s\u2019enrichit pas au Québec! Et sur ces 292 000 travailleurs, 183 000 sont des femmes.L\u2019exploitation semble donc viser un sexe plus que l\u2019autre.LA FAMEUSE COMPÉTITIVITÉ La compétitivité d\u2019une entreprise est évaluée par sa capacité à produire à un coût moindre que la concurrence extérieure.L\u2019augmentation du salaire minimum affecte donc les entreprises exportatrices qui vendent leurs produits dans des pays où les salaires sont plus bas.Mais pour tous les commerces qui exploitent leurs activités dans un marché local, soit la majorité des champions du salaire minimum, la question de la compétitivité ne se pose pas puisqu\u2019elles produisent et vendent au Québec.Ce sont tout simplement des employeurs qui ne veulent pas baisser leur marge bénéficiaire.Et malgré une hausse de \u2022\t9 30% du salaire minimum depuis les six dernières années, ils n\u2019ont pas cessé de prendre de l\u2019expansion et de déclarer des profits de plus en plus énormes.Certaines petites entreprises ont de réelles difficultés de rentabilité, mais on peut les aider autrement que sur le dos des employés.Emploi-Québec vient d\u2019ailleurs de sabrer dans les programmes d\u2019aide aux entreprises.Le mal qui maintient la pauvreté est de ce côté-là; il est politique.A tous ceux qui prônent un gel du salaire minimum : Quand vous achèterez votre prochaine grosse souffleuse à neige ou votre pull griffé, ou quand vous mangerez votre crème brûlée, merci d\u2019avoir un œil compatissant pour la personne qui vous sert.Elle a le portefeuille vide, sinon le ventre.LE «JUSTE» SALAIRE MINIMUM Le salaire minimum est actuellement de 9,65 $/h, soit un revenu annuel de 17 763 $ pour une semaine de 35 heures.Il devrait être de 12,21 $ pour que le travail mette fin à la pauvreté (le seuil de pauvreté est fixé par Statistique Canada à 22235 $).Seule la Loi sur le salaire minimum peut empêcher les grandes entreprises de maintenir les travailleurs du Québec dans la pauvreté.ET VOUS, QU\u2019EN PENSEZ-VOUS?WWW.ITINERAIRE.CA L'ITINÉRAIRE\t7 1er juin 2011 s>.V*V REPAS à une personne offrant une à 4t.vou?.ît'Tcafé L'l«£\\fëKTÊ- - - - éj>AUL£l>£ pOfcéete po/WAes te-refcœ- GÂTÊAU À LA fc AKl Aie -* vJOS - * Horaires d\u2019ouvertures : du lundi au vendredi de 8h à I4h30 / samedi et dimanche de 9h30 à I4h.Adresse : 2101, rue Sainte-Catherine Est, angle De Lorimier à Montréal.VOUS AUSSI OFFREZ DES CARTES-REPAS ET\tACHATS EN LIGNE : AIDEZ DES GENS DANS LE BESOIN À MANGER À LEUR FAIM!\tWWW.ITINERAIRE.CA J\u2019offre______________cartes-repas à 4 S chacune :________________$ Je fais un don à la mission générale de L\u2019Itinéraire :___________$ TOTAL :________________'$ Les cartes seront distribuées par L\u2019Itinéraire.Vous désirez distribuer des cartes dans la rue?Nous vous enverrons le guide du bénévole et les cartes par la poste.Cocher ici ?PAIEMENT ?\tChèque au nom du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire ?\tVisa, Mastercard Numéro de carte : Expiration :\t/\tmois/année Signature ________________________ COORDONNÉES DM.DMme.Prénom :_______________________ Nom :_____________________ Entreprise :______________________________________________ Adresse :_________________________________________________ Ville :______________Province :_______Code Postal :_______ Téléphone :_______________________________________________ Courriel :________________________________________________ Postez ce coupon avec votre paiement au Groupe Communautaire L\u2019Itinéraire, 2100, Bout de Maisonneuve Est, Montréal, (Québec), suite 001, H2K4S1 ou visitez notre site web : WWW.ITINERAIRE.CA.Téléphone : (514) 597-0238 poste 226.1 Vous recevrez votre reçu d'impôts au mois de janvier suivant votre don. RÉSEAU SOLIDAIRE DE L\u2019ITINÉRAIRE Croque en bol Verdun Une PENSÉE pour les .« CROQUE en BSL ANIMAUX DES ITINERANTS AMELIE GODBOUT Conseillère au développement stratégique / partenariats et dons amelie.godbout@itineraire.ca AU NOM DE TOUS LES CHATS ET CHIENS ET DE LEURS MAÎTRES QUI PARTAGENT LES RUES DE LA VILLE, MERCI! Vous avez sûrement déjà rencontré des itinérants accompagnés de chiens ou de chats ou même parfois des deux.Vous croyez peut-être, à tort, que ces animaux sont malheureux et malmenés.Au contraire, si vous saviez combien leurs propriétaires les aiment! Ces compagnons à quatre pattes sont une source de sécurité et de réconfort dans la vie particulièrement difficile des gens de la rue.En plus, ils réchauffent les nuits froides passées dehors! Plus souvent qu\u2019autrement, ces animaux de la rue sont bien soignés et nourris par leurs propriétaires.Il n\u2019est pas rare de voir ceux-ci donner à manger à leur compagnon avant de se nourrir eux-mêmes.Ces animaux sont bien portants même s\u2019ils ont souvent le poil un peu.ébouriffé! Si vous-même possédez un animal de compagnie, vous connaissez probablement la chaîne de magasins spécialisés en accessoires et en nourriture pour animaux Croque en bol.Ce n\u2019est pas une animalerie, mais plutôt l\u2019endroit tout désigné pour vous procurer tout ce qu\u2019il faut pour le bien-être de votre animal, du chien au chat en passant par les rongeurs et les oiseaux.Le magasin Croque en bol sur la Promenade Wellington à Verdun (le plus grand de toute la chaîne) se démarque particulièrement par l\u2019enthousiasme et le grand cœur de sa gérante, Léonie Loiselle.Le genre de personne qui donne sans attendre en retour, simplement pour voir apparaître un sourire sur le visage des gens.Le marché de l\u2019alimentation pour animaux de compagnie fonctionne exactement comme le nôtre.Les clients retournent des marchandises qui ne peuvent être revendues (sac ouvert, bris, etc.).La nourriture pour chiens et chats est généralement récupérée par les fournisseurs, mais certains d\u2019entre eux la laissent chez Croque en bol.Que faire de ces surplus?Mme Loiselle a eu une très bonne idée (endossée par le propriétaire Marc Lapointe bien sûr)! Croque en bol a proposé son surplus de nourriture au groupe communautaire L\u2019Itinéraire, afin que celui-ci le remette aux gens de la rue qui pourront l\u2019offrir à leur animal de compagnie.Au Café L\u2019Itinéraire, les employés, les intervenants et les bénévoles rencontrent tous les jours des dizaines de gens dans le besoin qui sont propriétaires d\u2019animaux domestiques.S\u2019ils sont en mesure de le proposer, les gens de L\u2019Itinéraire peuvent offrir de la nourriture pour chiens ou chats, selon le cas.Les gens de chez Croque en bol Verdun aiment faire une différence.En plus de ce don généreux à L\u2019Itinéraire, ils s\u2019engagent à faire signer des pétitions pour des causes qui leur tiennent à cœur.Vous trouverez souvent des boîtes de dons de la Fondation Mira et des Auberges du Cœur sur le comptoir-caisse.UrtlNERAIRE 9 L\u2019Œuvre Léger FIDÈLE PARTENAIRE de L\u2019Itinéraire MARIE-HÉLÈNE CHOINIÈRE Conseillère au développement stratégique marieh.choiniere@itineraire.ca L\u2019Itinéraire est fier de compter à nouveau sur l\u2019appui financier de L\u2019Œuvre Léger.L\u2019organisme de bienfaisance a renouvelé son partenariat avec le groupe communautaire en contribuant au développement des cartes-repas.Le concept des cartes-repas de L\u2019Itinéraire, lancé en 2003, s\u2019adresse au grand public montréalais.Chaque carte-repas, achetée au coût de 4 $, donne accès à un repas complet au Café L\u2019Itinéraire à une personne dans le besoin.L\u2019achat de cartes-repas répond à un besoin réel et permet de lutter activement contre la faim.En effet, la demande de soutien et de dépannage alimentaire est en croissance à Montréal.Parallèlement, le soutien public diminue; on observe notamment une diminution des denrées alimentaires provenant de Moisson Montréal.Dans un tel contexte, l\u2019aide financière de L\u2019Œuvre Léger est des plus appréciées.En 2010, le Café L\u2019Itinéraire a accueilli 2000 personnes dans le besoin.Durant l\u2019année, près de 31000 repas ont été servis, dont la moitié grâce aux cartes-repas.Nous souhaitons maintenir, avec le Café L\u2019Itinéraire, un lieu de rassemblement convivial qui aide les plus démunis à briser leur isolement social.Notre approche s\u2019inscrit en étroite complémentarité avec celle de L\u2019Œuvre Léger, qui a pour mission d\u2019aider les plus vulnérables, plus particulièrement les aînés, les familles et les sans-abri.Son action a pour effet de contribuer à la réduction des inégalités sociales et économiques dans le but de rétablir la dignité humaine.D\u2019ailleurs, plus de deux millions de Québécois et de Québécoises ont été aidés grâce aux programmes de L\u2019Œuvre Léger.L\u2019Œuvre Léger intervient également sur le plan international pour lutter non seulement contre les effets de la pauvreté, mais également contre ses causes.C\u2019est dans cette optique que la vision d\u2019un développement socioéconomique local, équitable et solidaire est mise de l\u2019avant.Travaillant en étroite collaboration avec un réseau actif de 100 partenaires, L\u2019Œuvre Léger est présente dans plus de 21 pays sur trois continents.L'OEUVRE LÉGER PeiR1 U di£FHM hiMllflinfl Quebec et dans lf: nt^nde L\u2019ÉQUIPE DE L\u2019ITINÉRAIRE TIENT À SALUER LE TRAVAIL REMARQUABLE DE L\u2019ŒUVRE LÉGER.SON ENGAGEMENT SOCIAL A UN VÉRITABLE IMPACT AUPRÈS DE MILLIONS DE PERSONNES, AUTANT AU QUÉBEC QU\u2019AILLEURS DANS LE MONDE.MERCI! UiÎL, RA ARTES-R£p ' En devenant Ambassadeur vous avez comme mission de solliciter votre entourage dans l\u2019achat de cartes-repas et ainsi contribuer à la lutte contre la faim à Montréal.Informez-vous au WWW.ITINERAIRE.CA ou en contactant Amélie Godbout au 514-597.0238 poste 237 ou par courriel amelie.godbout@itineraire.ca IQ LITINEF;aif;E 1 \" juin 2011 ACTUALITÉ ET VIE URBAINE Profilage racial LA LUTTE CONTINUE SOPHY LAMBERT-RACINE Le service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a récemment participé à des consultations publiques afin d\u2019entendre les résidents de la métropole.Le plus souvent, ces activités se sont déroulées dans le calme.Mais les choses dégénèrent parfois : ce fut le cas en avril dernier dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, et ce, au péril de ceux qui souhaitaient ouvrir le dialogue.Parmi eux, des membres des minorités visibles.«Mon mari est Haïtien et mes fils ont été victimes de harcèlement.Je trouve ça dommage qu\u2019on ait empêché les minorités de s\u2019exprimer afin qu\u2019on puisse trouver des solutions», s\u2019insurge Yolande, qui assistait à l\u2019audience.Au passage de L\u2019Itinéraire, la salle était comble.Des résidents de toutes sortes s\u2019étaient déplacés pour cette consultation organisée par la Commission de la sécurité publique.Les Montréalais devaient y partager leur opinion au sujet du corps policier montréalais.Mais peu de temps après le début de la séance, des manifestants ont inondé la salle d\u2019un interminable tonnerre de cris et d\u2019applaudissements.Leurs commentaires étaient acides.«Ils ramassent des renseignements sur leur image, comme une firme de marketing, pour mieux nous vendre leur bullshit de bonne volonté! On n\u2019en veut pas de votre police!», a hurlé une manifestante à pleins poumons.La plupart des citoyens, confus et médusés, ont pris la poudre d\u2019escampette, visiblement frustrés de ne pas pouvoir prendre la parole.Plusieurs étaient issus de minorités visibles.Le profilage racial qui persiste dans la métropole est en effet une thématique très abordée lors de ces séances.«Le profilage racial, c\u2019était à l\u2019ordre du jour.On voulait entendre où on en est actuellement», affirme Marc Parent, directeur du SPVM.UNE OUVERTURE GRANDISSANTE Certes, les manifestants sur place étaient très sceptiques face aux efforts déployés par le corps policier.Mais, en ce qui concerne le profilage, «on sent qu\u2019il y a une ouverture, il y a un désir du SPVM de faire autrement», considère Mélanie Gélinas, travailleuse sociale au Bureau de consultation jeunesse.Cette dernière a non seulement assisté au «rendez-vous manqué», mais aussi à d\u2019autres séances similaires, dont certaines portaient spécifiquement sur le profilage racial.Le corps policier y sollicitait la population afin de trouver des solutions qui permettraient de diminuer la discrimination que subissent plusieurs individus issus de minorités visibles.«C\u2019est intéressant qu\u2019ils nous consultent.Ils veulent revoir leur politique afin de l\u2019adapter à la nouvelle réalité», explique Mme Gélinas.Le SPVM a d'ailleurs accueilli favorablement le récent rapport sur le profilage racial publié par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, se diant en accord avec la plupart des recommandations.Selon elle, les médias et la population ont aussi un rôle à jouer afin de combattre le profilage.«La responsabilité est partagée, confirme Marc Parent.Quand on reçoit des appels de citoyens qui font eux-mêmes du profilage (par exemple, quand des citoyens se plaignent simplement parce que des jeunes de minorités visibles se tiennent dans un parc le soir), ça nous met dans une position difficile.» Plusieurs intervenants, comme Mélanie Gélinas, continuent d\u2019entendre les échos de jeunes victimes de profilage de la part des policiers.Le Bureau de consultation jeunesse ajustement monté une pièce de théâtre l\u2019an dernier afin de dénoncer le profilage racial qui continue d\u2019être pratiqué par certains policiers.Les comédiens étaient pour la plupart des jeunes qui avaient eux-mêmes eu des mésaventures avec les autorités.Aujourd\u2019hui disponible sous forme de vidéo, cette activité sert d\u2019outil éducatif.«On invite le policier à prendre la place d\u2019un personnage et à rectifier son comportement», explique la travailleuse sociale, qui est persuadée que ce genre d\u2019initiative permettra de combattre le problème.«On a le reflet de la société dans nos troupes, admet Marc Parent.C'est certain qu'il y aura toujours du progrès à faire.» 1 *r juin 2011 Photo : Mvp23/ Dreamstime DÉGRISER.CAMILLE LAURIN-DESJARDINS Stagiaire à la rédaction I Une bordure de chemin de fer transformée en lieu d\u2019observation des oiseaux, garnie d\u2019arbres à fruits et agrémentée d\u2019un hamac pour ceux qui voudraient se détendre.Un simple cul-de-sac converti en un petit boisé indigène, animé par une fermette.Deux sites présentement en développement que vous pourrez observer cet été.Le plus beau là-dedans : ces petits oasis se trouvent en plein cœur d\u2019Hochelaga-Maisonneuve, où œuvre majoritairement Sentier Urbain.L\u2019organisme à but non lucratif, qui métamorphose les coins mal-aimés de la ville depuis 1993, ouvrira cet été deux nouveaux jardins, en plus d\u2019offrir une quinzaine de nouveaux ateliers à des groupes de tous âges.«Susciter l\u2019engagement de la collectivité dans l\u2019action pour le verdissement social», telle est la mission de l\u2019organisme.C\u2019est pourquoi Sentier Urbain implique des jeunes de la rue, entre autres, dans la transformation de terrains abandonnés des quartiers Hochelaga-Maisonneuve, Sainte-Marie\u2014Saint-Jacques et Plateau-Mont-Royal en de véritables œuvres d\u2019art.L\u2019organisme travaille également avec les écoles primaires de Montréal, où il donne des ateliers et planifie des transformations extérieures avec les enfants.«Notre but est de donner aux enfants la chance de connaître des milieux les plus naturels possible», précise Pierre Dénommé, directeur général et fondateur de l\u2019organisme.LES BIENFAITS DE LA NATURE En plus d\u2019avoir des impacts positifs évidents sur l\u2019environnement (réduction des îlots de chaleur, augmentation de la biodiversité, diminution de la pollution atmosphérique), la création d\u2019espaces verts en ville apporte un certain bien-être aux résidents du quartier.Danielle Dagenais, professeure à la faculté de l\u2019aménagement de l\u2019Université de Montréal et spécialisée en architecture du paysage, rappelle que le contact avec la nature est bénéfique pour la réduction du stress, entre autres.«Pour les jeunes enfants, par exemple, avoir accès à des espaces végétalisés, sans que cela ne soit dans un cadre formel, est très important dans leur développement.» «Les espaces verts contribuent également à renforcer le sentiment d\u2019appartenance d\u2019une communauté, souligne Annie-Claude Lauzon, du Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable (CRAPAUD).L\u2019embellissement 12 LITINEF;aif;E du quartier encourage les résidents à en prendre soin.Cela peut donc améliorer leur qualité de vie.» Pierre Dénommé note également que certains lieux auparavant craints par la population sont devenus des sites «conviviaux et éducatifs, qui permettent l\u2019organisation d\u2019activités culturelles et bucoliques, accessibles aux résidents».LES ESPACES VERTS >> CONTRIBUENT À RENFORCER LE SENTIMENT D\u2019APPARTENANCE D\u2019UNE COMMUNAUTÉ.» - Annie-Claude Lauzon, du Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable (CRAPAUD).PLACE À LA VERDURE! Danielle Dagenais considère que la Ville de Montréal ne possède pas suffisamment d\u2019espaces verts, mais que des projets de petite superficie comme ceux de Sentier Urbain aide à les démocratiser.«Quand on parle d\u2019espaces verts, il ne faut pas penser seulement à des grands parcs de verdure, il faut aussi avoir des parcs et espaces de proximité, si on veut que les gens y aillent.» «Il n\u2019y aura jamais assez d\u2019espaces verts en ville, rappelle le directeur général de l\u2019organisme.Tous les efforts sont louables, mais il y aura toujours place à l\u2019amélioration.» Amoureux des plantes et des oiseaux, tenez-vous bien, la nature gagne du terrain.même à Montréal! 1 juin 2011 V-te E JARDIN PRÉ-FLEURI DU MONARQUE, SITUÉ AU 160 SAINTE-CATHERINE EST, TRANSFORMÉ EN 2008-2009.ON Y FAIT MAINTENANT DE LA PRODUCTION DE VIVACES ET DE L\u2019AGRICULTURE EN BACS.i- _ * 3E JARDIN BEAUDRY, SITUÉ AU 2220 RUE BEAUDRY, TRANSFORMÉ EN 1993.ON Y FAIT LA CULTURE DE PLANTES MÉDICINALES ET DE PETITS FRUITS.\"* - y W WF* \", - -_r- .¦¦i JF *- E JARDIN ST-ANDRÉ, AU 1850 ST-ANDRÉ, TRANSFORMÉ EN 2000.CE JARDIN A POUR THÈME LA CULTURE AMÉRINDIENNE ET ON Y FAIT DE LA SENSIBILISATION À L'ENVIRONNEMENT.ON Y RETROUVE AUSSI UN THÉÂTRE DE MARIONNETTES, UN WIGWAM ET UN CERCLE DE LA PAROLE.PHOTOS : SENTIER URBAIN L'ITINERAIRE I3 1 *r juin 2011 v ox EMsli7d 'i KPMO Masjkk des ANNEES 30 6* or* sS Ofx*ii IUjmujlmuji: *^m>.S,\\VVAHRI «.va Jrx ^tutto cm \u2022\u2022\u2022** ('jim fDMCupcmtw .: u «c*>\tr.»a, * r> *r . Juêi&ns n&tuLe/hs-'itowùs cuis \u2022îtMtMrA-.OOü m nnn 00 OD Qû nü T47ï ü -fi*- ARCODONMD MONDE DU TRAVAIL/BRÈVES P: SANDRINE CARPENTIER-LALANCETTE Les travailleurs domestiques DÉNONCENT TOUJOURS LA DISCRIMINATION La Coalition «la CSST pour les travailleuses et travailleurs domestiques» a annoncé récemment qu\u2019il est plus que temps que le gouvernement provincial applique ses dires et que les travailleurs domestiques soient inclus dans la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles.La Coalition se bat en vain depuis six ans afin que cesse cette discrimination.En septembre 2010, la ministre du Travail, Lise Thériault, est entrée en fonction et a reconsidéré le projet de loi 110 mis en place par le précédent ministère, jugé discriminatoire par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).A la mi-février 2011, elle a déterminé un échéancier afin que la CDPDJ trouve un amendement convenable en collaboration avec le Conseil du statut de la femme et la CSST.Cependant, cette dernière commission «utilise depuis fort longtemps des moyens dilatoires à la demande du patronat afin de faire échouer toute réforme».À ce jour, aucune entente n\u2019a été conclue.L\u2019appréhension de la Coalition augmente, plus particulièrement depuis que le Conseil du statut de la femme se soit dit «inquiet du sort réservé aux travailleurs domestiques dans ce dossier».Ensemble, la coalition demande au gouvernement d\u2019agir rapidement et de déposer une nouvelle loi afin que ces travailleurs soient protégés par la CSST.L\u2019implication de la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine serait nécessaire selon la vice-présidente de la FTQ_, Louise Mercier.SOURCE : FTQ Des COUPURES FINANCIÈRES et des COUPURES D\u2019EMPLOIS La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des professionnels de la CSN demandent au gouvernement Charest de maintenir et de bonifier le financement accordé aux organismes en employabilité, selon elles indispensable pour le Québec.Les diminutions financières prévues, de 5% à 30%, nuiraient grandement à la mission de développement des organismes et à la réinsertion sociale des personnes en recherche d\u2019emploi, notamment celles qui se sont éloignées du marché du travail.La Coalition des organismes communautaires pour le développement de la main-d\u2019œuvre (COCDMO) appuie la centrale et rappelle que d\u2019ici 2019, plus de 700000 postes seront à combler au Québec.Pour répondre à cette demande, les travailleuses et travailleurs doivent être formés et prêts à l\u2019emploi.Ces compressions budgétaires priveraient le Québec d\u2019une main-d\u2019œuvre importante et par conséquent toucheraient des groupes d\u2019individus qui n\u2019ont pas les moyens de demeurer sans emploi.SOURCE :CSN L'ITINERAIRE 33 1 *r juin 2011 ON LUTTE À VOS CÔTÉS Syndicat canadien de t ta fonction publique no CODE D\u2019ÉTHIQUE DES CAMELOTS 1.\tNe jamais vendre L'Itinéraire intoxiqué 2.\tRespecter son propre point de vente et celui des autres camelots 3.\tVendre L'Itinéraire au prix indiqué sur la page couverture 4.\tNe jamais ternir la réputation des autres camelots et du Groupe L\u2019Itinéraire 5.\tToujours être courtois et respectueux envers la clientèle 6.\tSe tenir à une distance raisonnable du client ou des entrées d\u2019établissements 7.\tRespecter les employés et les membres du Groupe 8.\tMendier au nom de L'Itinéraire ou en vendant L'Itinéraire est interdit 9.\tNe vendre aucun produit avec le magazine L'Itinéraire ANNONCEZ-VOUS DANS L\u2019ITINÉRAIRE ET AFFICHEZ VOS VALEURS CITOYENNES.Contactez Karoline Bergeron au 514 597-0238 poste 245 au par courriel à karoline.bergeron@itineraire.ca issr Min I.f DATION II.vjacapitalg [il: MQn:-pomL VISIONNEZ LA MAISON Ol y.W GtiAKUl w w w, viftcapita Ici! ü mont roy ; i ] .a > i n L'ACHAT ET LA VENTE D'UNE PROPRIÉTÉ, C'EST UNE AFFAIRE DE CŒUR ET DE SAVOIR-FAIRE \u2022 Garantie de service \u2022\tIntégrité \u2022\tMise en marché exceptionnelle \u2022\tConseils \u2022\tExpertise \u2022\tOpinion de la valeur marchande de votre propriété AGENCE DU PLATEAU 1152 Mont-Royal est 514.597.2121 AGENCE DE ROSEMONT 2339 Beaubien est 514.721.2121 le réseau d'aide www.ra pii m Pgrg INFO RAPStM Lerè&eaii J lle :i l: au y fïiFTï&nnt s iEjuTei\tItfréffrmeïSie ftflûfrtréjil T^l.: S14B79 1949 AVEC UN GOUVERNEMENT MAJORITAIRE Quel AVENIR pour les PROGRAMMES de LOGEMENT et d AIDE aux SANS-ABRI?PIERRE GAUDREAU Coordonnateur du RAPSIM Les quatre prochaines années pourraient être très longues et difficiles au niveau du logement et de l\u2019itinérance si le gouvernement Harper reprend, tel qu\u2019il l\u2019a promis, le budget qui a contribué au déclenchement des élections du 2 mai.Le budget Flaherty ne prévoyait en effet aucune somme accrue pour la lutte à l\u2019itinérance et aucun fonds pour de nouveaux logements sociaux, pas plus que pour les programmes de logements abordables et de rénovation.Les enjeux de pauvreté, de logement et d\u2019itinérance ont été occultés durant presque toute la campagne électorale.Pourtant, il s\u2019agit de questions majeures qui nécessitent des actions à la hauteur de leur importance.Le gouvernement fédéral doit corriger son tir et prévoir des investissements pour faire reculer l\u2019itinérance avec le budget 2011-2012 qu\u2019il doit redéposer.IL FAUT AUGMENTER LE BUDGET DE LA SPLI La Stratégie de partenariats de lutte contre l\u2019itinérance (SPLI) est un programme fédéral essentiel qui, depuis une dizaine d\u2019années, finance entre autres l\u2019intervention auprès des personnes itinérantes, le soutien en logement et les installations des organismes.Mais, contrairement au coût de la vie et au nombre de personnes itinérantes qui a augmenté, le montant de ce programme essentiel est gelé depuis dix ans, soit un montant de 20 millions de dollars par an au Québec, dont 7,8 millions à Montréal.Sur le terrain, les organismes qui travaillent auprès des populations fragiles sont consternés : le coût des projets immobiliers a presque triplé depuis 1999.Le gouvernement Harper a reconduit ce programme pour cinq ans, soit jusqu\u2019en 2014.Il a aussi maintenu le caractère diversifié des actions que permet ce programme, ce qui est essentiel.La prévention et la réduction de l\u2019itinérance passe par des actions en logement, en hébergement, en intervention dans les refuges, la rue, etc.La diversité que permet la SPLI dans les réponses est un plus pour le milieu.De plus, un autre aspect positif de ce programme créé en 1999 sous Jean Chrétien est le fait que c\u2019est le milieu local qui, en fonction des grandes orientations des deux gouvernements, établit les priorités du programme pour Montréal et affecte les fonds.Cela se fait sans ingérence, ce qui est rare, mais vrai.Par ailleurs, il manque un morceau à la Stratégie de partenariats de lutte contre l\u2019itinérance : l\u2019accroissement de son budget.Vu que l\u2019itinérance a encore augmenté cet hiver à Montréal, les refuges hébergeant encore un nombre grandissant de personnes, le gouvernement fédéral doit consacrer plus de fonds à ce programme.Cette demande que porte le milieu communautaire a aussi été appuyée par les partis d\u2019opposition et les villes.Le gouvernement Harper doit écouter le message : il y a déjà trop de monde dans les rues de nos villes.INVESTIR EN LOGEMENT SOCIAL En l\u2019an 2000, le livre Homelessenes : The Making and Unmaking of a Crisis, démontrait l\u2019impact du retrait du gouvernement fédéral du financement de nouveaux logements sociaux sur l\u2019accroissement de l\u2019itinérance au Canada.Ce que Jack Layton écrivait alors est toujours vrai.Dans son plan de relance économique 2009-2011, le gouvernement conservateur avait pourtant investi des fonds spécifiques pour le logement social, une première depuis le retrait du fédéral en 1994.Ce bon coup ne doit pas rester temporaire, car les besoins sont encore très grands, trop de personnes paient trop cher pour se loger et sans soutien en logement, une partie de celles-ci feront croître les rangs des sans-abri.Au demeurant, les coûts pour la société (santé, services sociaux, judiciaires et autres) seront encore plus grands si le financement de nouveaux logements sociaux n\u2019est pas inclus dans le prochain budget fédéral.UrtlNERAIRE 35 1 juin 2011 FIÈRE DE JOUER UN RÔLE DE SOUTIEN AUPRÈS DU GROUPE L\u2019ITINÉRAIRE ET ACTION! C\u2019est avec grand plaisir que Banque Nationale soutient l'originalité des causes de chez nous et vous invite à vivre l\u2019expérience de la venteaux enchères PARCODON*\u2019.fly BANQUE NATIONALE GROUPE FINANCIER bnc.ca/dons SUR LES PAS DU DR JULIEN JÉRÔME SAVARY MARCHE SUR LES TRACES DU DR JULIEN.À CHAQUE NUMÉRO DE L'ITINÉRAIRE, LES NOMBREUSES RENCONTRES DU JOURNALISTE AVEC LE CRÉATEUR DE LA PÉDIATRIE SOCIALE, DES ENFANTS ET DES PERSONNES DE L\u2019ENTOURAGE DE CET HOMME EXCEPTIONNEL VOUS PERMETTENT DE COMPRENDRE SON QUOTIDIEN ET DE DÉCOUVRIR SON UNIVERS.LAISSEZ-VOUS INSPIRER PAR LE DR JULIEN.LE DR GILLES JULIEN ÉQUIPE VOLANTE àTROIS-RIVIÈRES JÉRÔME SAVARY Superviseur de la rédaction Il était prêt à prendre sa retraite, mais la pédiatrie sociale a décidé autrement du sort du Dr Raymond Perrault : il s\u2019est alors transformé en «super-pédiatre», volant au secours des enfants vulnérables.Le centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières (CPSTR) est le seul à disposer d\u2019une équipe «volante», qui rencontre les enfants dans leur quartier grâce à la collaboration de trois organismes communautaires.Le pédiatre Raymond Perrault a choisi de sortir du confort de sa préretraite pour diriger depuis 2006 la destinée du premier centre de pédiatrie sociale du genre à l\u2019extérieur de Montréal.«Au départ, j\u2019hésitais à embarquer, mais mes confrères et consœurs m\u2019ont convaincu que ce serait une bonne chose, explique-t-il candidement en entrevue avec L\u2019Itinéraire.Dans le fond, j\u2019ai beaucoup reçu, j\u2019ai du temps, et j\u2019ai été formé en médecine grâce à la société, alors je me suis dit que je pouvais donner encore.» L\u2019ÉCOUTE Au téléphone, l\u2019homme à la voix parfois hésitante laisse deviner une personne accessible, sensible.Pour réussir à entrer en contact avec les enfants et leur famille, la suffisance n\u2019a pas sa place.Le contact est une des clés du succès en pédiatrie sociale.«Si vous allez dans une salle d\u2019urgence, vous allez voir un médecin pendant 10\tà 15 minutes.Nous, ça dure une heure, explique l\u2019homme âgé de 72 ans.11\tfaut écouter les parents, l\u2019enfant aussi.Les parents n\u2019ont pas eu souvent l\u2019occasion d\u2019être écoutés par les rares médecins qu\u2019ils ont vus auparavant.» Fidèle à l\u2019esprit du docteur Gilles Julien, ce centre de pédiatrie sociale s\u2019emploie également à amasser des fonds dans le but d\u2019en faire profiter les trois organismes communautaires où les enfants vulnérables de Trois-Rivières reçoivent des services spécialisés.Grâce aux partenariats conclus avec les organismes Maternaide, la Maison Coup de pouce et la Maison des jeunes l\u2019Entr\u2019Amis, l\u2019équipe du CPSTR a suivi l\u2019année dernière 260 enfants du centre-ville et des quartiers au nord de Trois-Rivières, à raison de deux jours de clinique par semaine.Mais la pédiatrie sociale, c\u2019est beaucoup plus que des statistiques.«Les rencontres sont parfois très émotives, car on est dans la misère sociale, reconnaît le Dr Perrault.On se sent valorisé quand on reçoit le sourire d\u2019un enfant, mais on n\u2019a pas toutes les réponses à la misère.Je suis parfois très touché par des cas très lourds que nous rencontrons.» Pour répondre à ces besoins, le pédiatre propose, par exemple, des ateliers de stimulation aux nombreux enfants autistes qu\u2019il rencontre.PAUVRETÉ SANS FRONTIÈRES Loin des quartiers montréalais d\u2019Hochelaga-Maisonneuve et de Côte-des-Neiges, Trois-Rivières n\u2019est pas en reste en ce qui concerne la pauvreté.Selon le Dr Perrault, le tiers des mères que son équipe rencontre sont monoparentales; leurs enfants accusent des retards majeurs de langage et en lecture, et ils manifestent d\u2019importants problèmes d\u2019agressivité.DR RAYMOND PERRAULT, PÉDIATRE AU CENTRE DE PÉDIATRIE SOCIALE DE TROIS-RIVIÈRES Résultat, beaucoup ne sont pas prêts à entrer en lre année.Le Dr Perrault a choisi de tirer un trait sur sa retraite afin de se trouver à la tête de l\u2019équipe interdisciplinaire de Trois-Rivières composée de deux médecins, lui-même et le Dr Michel L\u2019Etoile, d\u2019une infirmière et d\u2019une travailleuse sociale, toutes les deux prêtées par le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Trois-Rivières.Le travail d\u2019équipe a bouleversé ses attitudes : «Je n\u2019ai pas été formé en médecine pour travailler en équipe.Pour moi, c\u2019est vraiment nouveau.Désormais, on trouve des solutions avec les familles, en les traitant d\u2019égal à égal.» PHOTO : CHRISTIAN AUGER BANQUE NATIONALE LA BANQUE NATIONALE EST FIÈRE DE VOUS PRÉSENTER SUR LES PAS DU DR JULIEN, 37 UNE SÉRIE SUR LE FONDATEUR DE LA PÉDIATRIE SOCIALE AU QUÉBEC, DÉVELOPPEMENT SOCIAL JOUER au HOCKEY pour DÉJOUER I ISOLEMENT SOPHY LAMBERT-RACINE DES PÈRES RÉCEMMENT IMMIGRÉS DÉCOUVRENT LA CULTURE QUÉBÉCOISE GRÂCE À UNE PARTIE DE HOCKEY COSOM ET À L'ORGANISME L'HIRONDELLE.Par un dimanche soir sombre et frisquet, une quinzaine de papas de toutes les origines bravent le froid pour faire une petite partie de hockey cosom.C\u2019est la première fois qu\u2019ils se retrouvent tous ensemble.Leur objectif?Bouger un peu, et surtout, découvrir la culture québécoise.Pour la plupart des participants, presque tous des nouveaux arrivants, c\u2019est leur première chance de socialiser sur leur nouvelle terre d\u2019accueil.Une poignée d\u2019hommes natifs d\u2019ici se sont aussi déplacés, afin de les initier adéquatement au sport national.Daniel, l\u2019un des participants d\u2019origine québécoise et animateur de la soirée, prend quelques minutes pour leur expliquer les règles : «Ça ressemble un peu au soccer», résume-t-il pour les rassurer.Rapidement, la mise au jeu est faite et les néo-hockeyeurs courent dans toutes les directions, un large sourire aux lèvres.«Les nouveaux arrivants vivent tellement de stress au quotidien que lorsqu\u2019on leur propose de s\u2019amuser, ils ne se font pas prier, explique Jean Malbos de l\u2019organisme l\u2019Hirondelle, à l\u2019origine de cette initiative.Plusieurs d\u2019entre eux étaient des médecins ou des ingénieurs dans leur pays d\u2019origine et aujourd\u2019hui, ils doivent parfois avoir recours à des banques alimentaires.» Jean Malbos s\u2019interrompt un instant pour bombarder le gymnase de coups de sifflet et de mots de félicitations.L\u2019un des nouveaux arrivants venait de compter son premier but de hockey.«C\u2019est pas toujours facile au Québec, plusieurs vont en arracher, mais on veut leur faire comprendre qu\u2019ils peuvent quand même être bien, avoir du plaisir et rencontrer des Québécois.» Au fil des ans, les intervenants de l\u2019Hirondelle ont découvert que les hommes immigrants, tout comme les femmes, ont de la difficulté à s\u2019intégrer adéquatement.«On l\u2019a compris quand quelques-unes de nos conseillères en emploi ont vu des hommes éclater en sanglots dans leurs bureaux, avouant être incapables de parler de leurs difficultés avec leur famille.», explique Jean Malbos.Il est difficile pour plusieurs d\u2019entre eux de voir leurs enfants se faire quelques amis à l\u2019école, alors qu\u2019eux restent isolés socialement et doivent continuer de jouer le rôle du papa fort.Grâce au soutien de Centraide et du ministère de l\u2019Immigration et des Communautés culturelles, l\u2019Hirondelle a organisé un nombre croissant d\u2019activités pour les sortir de leur isolement.Ces activités sont salutaires pour les 160 immigrants qui participent au programme, car plusieurs d\u2019entre eux accumulent les difficultés dans leur vie quotidienne.Trouver un emploi approprié à leurs compétences serait la plus grande difficulté à laquelle doivent faire face les immigrants, selon un sondage mené par Statistique Canada.Les immigrants qui sont ici depuis moins de cinq ans sont proportionnellement trois fois plus nombreux à connaître le chômage que la population née au Canada.C\u2019est justement en suivant une formation en recherche d\u2019emploi que Juan, d\u2019origine colombienne, a découvert l\u2019Hirondelle.Ce père d\u2019une fillette de quatre ans a profité de la pause après le match de hockey pour discuter avec les autres papas, immigrants ou pas, de son arrivée au Canada et de sa vie de famille.Ces échanges constituent un moment clé de l\u2019activité, car ils permettent aux participants immigrants d\u2019entendre des témoignages d\u2019hommes natifs d\u2019ici, ce qui les aide à décoder les mœurs locales.«À mon arrivée, j\u2019ai eu de la difficulté à me faire des amis québécois; la façon de socialiser ici n\u2019est pas la même qu\u2019en Colombie.Mais maintenant, je suis beaucoup plus à l\u2019aise», révèle Juan.Ces expériences positives de socialisation insufflent un peu d\u2019espoir à ceux qui sont victimes de discrimination.«Quand ils ont de la misère avec leurs papiers gouvernementaux ou qu\u2019ils se font claquer la porte au nez par des employeurs, je me demande quelle image ils se font des Québécois», songe Daniel, animateur du match.Il est persuadé que ce genre d\u2019activité permet aux immigrants de changer leur perception négative, qui pourrait les pousser à se replier sur eux-mêmes.Mais les immigrants participant ne sont pas les seuls gagnants.Quelques Québécois y trouvent aussi leur compte.«J\u2019aime découvrir de nouvelles cultures, socialiser avec les immigrants; c\u2019est parfois difficile de prendre contact avec eux.Ici, je peux le faire, témoigne joyeusement Richard, un jeune papa bénévole.On pense toujours qu\u2019aider, c\u2019est dur en tabarnouche! Mais ce n\u2019est pas un travail pour moi de venir ici; à vrai dire, je trouve ça plutôt le fun!» L\u2019ORGANISME L\u2019HIRONDELLE RECRUTE TOUJOURS DES PÈRES QUÉBÉCOIS POUR SES DIFFÉRENTES ACTIVITÉS DE JUMELAGE AVEC DES PAPAS IMMIGRANTS : WWW.HIRONDELLE.QC.CA PHOTO : LEILA STAALI 38 UITINEFAIRE 1 \" juin 2011 Quel AVENI.R pour le CAFÉ HAÏTIEN?CAMILLE GAIOR Jadis pilier de l\u2019économie haïtienne, la production de café est en perte de vitesse depuis une vingtaine d\u2019années.Introduit en Haïti au 18e siècle, le café pourrait bien devenir un enjeu stratégique de la reconstruction du pays.Au début du 20e siècle, près de 500000 sacs de 60 kg étaient produits annuellement, contre seulement 350000 aujourd\u2019hui*.«Après la chute de Jean Claude Duvalier, les industriels se sont lancés dans l\u2019importation de produits en Haïti et nous ont abandonnés», raconte Frito Merisier, producteur et coordonnateur de la Plateforme nationale des producteurs de café d\u2019Haïti (PNPCH).UNE INDUSTRIE À DÉVELOPPER Aujourd\u2019hui, le café fait vivre 200000 familles, soit près d\u2019un million de personnes.«Haïti compte plus de neuf millions d\u2019habitants.Une personne sur neuf vit du café; c\u2019est une industrie que nous devons développer», souligne Kerlande Mibel, présidente de la Jeune Chambre de commerce haïtienne de Montréal.Une position que partage Stephan Jean-Pierre, fondateur et président de Cafés Terrebonne : «En plus de faire vivre des familles entières, l\u2019exportation de café génère des devises et crée des emplois en milieu rural.» DES ACTEURS CLÉS Après le départ des industriels, les producteurs, convaincus de la richesse de leur produit, se sont rapidement HAÏTI COMPTE PLUS DE NEUF MILLIONS D\u2019HABITANTS.UNE PERSONNE SUR NEUF VIT DU CAFÉ; C\u2019EST UNE INDUSTRIE QUE NOUS DEVONS DÉVELOPPER.» - Kerlande Mibel, présidente de la Jeune Chambre de commerce haïtienne de Montréal regroupés en coopérative.«Nous avons créé la PNPCH pour promouvoir le café et défendre les droits des producteurs», poursuit M.Merisier.Initiée il y a 12 ans, la Plateforme regroupe aujourd\u2019hui 38000 membres.Une union inédite qui a tout de même ses limites, selon M.Jean-Pierre, importateur de café.«Il faut développer des modèles de cultures associées pour permettre aux producteurs d\u2019avoir des revenus fixes.C\u2019est un travail de gestionnaire et non de producteur», souligne l\u2019homme d\u2019origine haïtienne.Le café se récoltant tous les cinq ans, sa production peut facilement être associée à d\u2019autres cultures pour une meilleure rentabilité des terres.«Cette stratégie ne pourra se réaliser que par une alliance entre le secteur privé et les travailleurs locaux», souligne l\u2019ancien directeur de la Fédération des associations caféières natives en Haïti.UN AGRICULTEUR PLONGE SA MAIN DANS UNE RÉCOLE DE «CERISES DE CAFÉ», LES FRUITS DU CAFÉIER ÉTANT APPELÉS AINSI.L\u2019APRÈS 12 JANVIER Si le séisme de 2010 a épargné les campagnes, les producteurs ont tout de même été touchés par la catastrophe.«Tout se fait à Port-au-Prince, décrit Frito Merisier.L\u2019éducation, la santé et surtout le commerce.» Les évènements du 12 janvier ont complètement paralysé l\u2019économie du pays, déjà fragile.Cette tragédie pourrait-elle se transformer en une opportunité?C\u2019est en tout cas l\u2019avis de Kerlande Mibel.«Depuis le 12 janvier, Haïti bénéficie d\u2019un certain capital de sympathie; il faut en profiter et réaliser de grandes choses pour notre pays.Nous pourrions miser sur le café et en faire un produit ambassadeur», conclut-elle.'Chiffres de l'Institut national du café d'Haïti (INCAH) UN RÔLE ENVIRONNEMENTAL IMPORTANT En plus de son rôle économique important, la production de café a un impact environnemental positif non négligeable.«Le café a besoin d\u2019ombre pour pousser, explique Stephan Jean-Pierre.Développer des terres permettrait de reboiser une partie du territoire.» Un argument de taille alors qu\u2019actuellement, Haïti ne compte que 2 % de couverture forestière dont la moitié est occupée par des cultures caféières.PHOTO : REUTERS/STRINGER INDONESIA L'ITINÉRAIRE 39 j GLOBE-TROTTOIR LU DANS L'UN DES 112 JOURNAUX DE RUE MEMBRES DE L'INTERNATIONAL NETWORK OF STREET PAPERS (INSP) PAR NORMAN RICKERT Journaliste et traducteur de rue Gaz à effet de serre BUREAUCRATIQUE Jorgen Randers, professeur en climatologie stratégique, croit que la solution aux changements climatiques est de se débarrasser de la démocratie et de la remplacer par une dictature bienveillante.Cet enseignant, qui a écrit deux livres qui traitent des limites de la croissance économique, est considéré comme un penseur particulièrement influent, mais il demeure plutôt controversé dans le domaine de la climatologie.Il considère que les démocraties sont incapables de résoudre les changements climatiques et qu\u2019une baisse des émissions de dioxyde de carbone doit aller de pair avec une croissance économique.Selon lui, le processus démocratique bloque la prise de décisions.A l\u2019entendre parler, on croirait qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un problème d\u2019enveloppes brunes en plastique non biodégradable! SOURCE : THE BIG ISSUE, AFRIQUE DU SUD w BANQUE POPULAIRE pour les DÉMUNIS CUISINIÈRE recyclée en CHAÎNE STÉRÉO On peut trouver dans le quartier Downtown Eastside de Vancouver une vraie banque communautaire, où les démunis du quartier sont accueilbs à bras ouverts.Les employés de la banque sont amicaux et les cbents sont traités avec respect.Depuis son ouverture, il y a six ans, la Pigeon Park Savings a accueilli environ 7000 personnes - 4000 d\u2019entre elles possèdent aujourd\u2019hui un compte avec l'institution financière.Pas besoin d\u2019avoir une adresse fixe, il suffit d\u2019avoir en main son numéro de dossier d\u2019aide sociale et quelques documents photocopiés pour pouvoir s\u2019ouvrir un compte à la Pigeon Park Savings.Pour 5 $ par mois, toutes les transactions sont couvertes et il n\u2019y a pas de frais additionnels.Certains clients aux prises avec des problèmes de toxicomanie affirment que l'institution les a aidés à se défaire de leur problème de drogue.Est-ce qu'on pourrait espérer la même chose un jour dans une banque québécoise?Un designer a transformé une vieille cuisinière au gaz en chaîne stéréo dernier cri.Comment s\u2019y est- dp ris?Sa machine se compose d\u2019une carcasse de cuisinière (gazinière en France) à laquelle notre inventeur a ajouté de nombreux outils hi-tech: un écran de PC, des haut-parleurs de voitures ainsi que des néons.Tout cela ressemble à un authentique jukebox moderne.Cette chaîne stéréo, dont la puissance peut dépasser les 1300 watts, répond à la problématique du recyclage à moindre coût, tout en étant à la fine pointe de la technologie.SOURCE : EDMONTON STREET NEWS, EDMONTON SOURCE : MACADAM, FRANCE 40 UrtlNERAIRE EXPRESSION LINDA PELLETIER Chroniqueuse de rue Dans mon PETIT LIT Je suis couchée dans ma chambre.Je suis chanceuse, comme dit Papa, d\u2019avoir une chambre à moi toute seule, étant la seule hile de la famille.Maman nous a abandonnés et mes petits frères partagent une grande chambre.En un sens, je les envie quand je les entends rire et parler en cachette.Mais d\u2019un autre côté, ils se font chicaner plus souvent.Papa vient toujours vérifier si on n\u2019est pas en train de faire quelque chose de mal, parce que, comme il dit 15 fois par jour les bras en l\u2019air : «Qu\u2019est ce que j\u2019ai fait au bon Dieu pour mériter des enfants pareils!».Il avait l\u2019air enragé, car mon père, même s\u2019il disait des phrases qui appelaient la compassion, n\u2019en voulait pas.La pitié, c\u2019était bon pour les faibles.Il le jurait à Dieu, on plierait ou on casserait.J\u2019ai longtemps cru dans mon orgueil aussi démesuré que le sien que je ne plierais, ni ne casserais.Et quand il prenait un «deux par quatre» pour finir ce que ses mains endolories avaient commencé, pas un son ne sortait de moi.Je serrais les dents, le corps plié en boule.J\u2019apprenais à contrôler mon corps.Il aurait pu me battre jusqu\u2019au lendemain, pas une plainte ne serait sortie de ma bouche.Je me disais : le roseau plie, mais ne rompt pas.Moi je suis un chêne et j\u2019aime mieux mourir foudroyée que de lui donner le plaisir de m\u2019avoir cassée.Par la suite, je devais m\u2019asseoir sur le rebord extérieur de ma cuisse, alors il me disait : «Cesse de jouer à l\u2019enfant martyr! S JE ME DISAIS : LE ROSEAU PLIE, MAIS NE ROMPT PAS.MOI JE SUIS UN CHÊNE ET J\u2019AIME MIEUX MOURIR FOUDROYÉE QUE DE LUI DONNER LE PLASIR DE M\u2019AVOIR CASSÉE.SS sgr1 Ose ~ L ¦«fi » Assieds-toi comme du monde, hypocrite.» Là, j\u2019obtempérais, mais je l\u2019aurais mordu comme un chien enragé.Le soir dans mon petit lit, je m\u2019entourais de toutes mes poupées.Je n\u2019avais presque plus de place pour moi, mais elles me faisaient du bien.Je rêvais de me sauver de la maison.Le jour, je faisais des plans avec mon amie Diane : à minuit on se rencontrerait au pont Lefebvre et on marcherait jusqu\u2019à la prairie.Le plan s\u2019arrêtait là, car ni l\u2019une ni l\u2019autre ne savait ce qu\u2019il fallait faire après.Mais la nuit venait et toujours, elle me trouvait endormie.Tout à coup, je me réveillais en sursaut.Le souffle coupé, les pouces rentrés dans mes poings, tapie dans mon lit, les yeux fermés très forts pour montrer que je dormais, j\u2019attendais.Pendant une éternité, il se tenait là, sans entrer, mais je savais ce qui m\u2019attendait.Doucement, il fermait la porte et venait à pas de loup vers moi, brutalement, il rentrait sa main dans la culotte de mon pyjama.Il enfouissait ma tête dans l\u2019oreiller et me fouillait entre les jambes.D\u2019une voix changée, comme rouillée, il disait : «Tu fais exprès cochonne, tu me fais commettre de gros péchés et c\u2019est toi la coupable, tu m\u2019attires, tu aimes ça et Papa tombe dans ton piège.» J\u2019étais affolée.Je savais que je méritais toutes les punitions du monde.J\u2019étais, comme disait mon père, une salope.Mon père disait que je le faisais damner, mais que c\u2019est moi qui irais en enfer, parce que je le provoquais à longueur de journée.Me forçant à remonter sa fermeture éclair, immanquablement, je touchais le gluant.Il disait : «Papa t\u2019aime, tu sais, en m\u2019embrassant tendrement.Papa t\u2019aime très fort.» UrtlNERAIRE 41 1 juin 2011 mts Pt cmtuts JUIN, MO11 S //DANIEL PRINCE// Camelot, métro Square Victoria et rue Mont-Royal Le mois de juin me fait évidemment penser à la fête des Pères.Pourtant, je n\u2019ai pas vraiment connu le mien, car mes parents se sont séparés lorsque j\u2019avais environ trois ans.A ce sujet, j\u2019ai une anecdote intéressante que ma mère m\u2019a racontée.Quelques mois après cette séparation, un voisin ayant mal fermé la clôture de la cour de notre maison, où je jouais, j\u2019en ai profité pour prendre la poudre d\u2019escampette et partir à la recherche de mon père.Dans ces années-là, ma famille et moi demeurions sur le boulevard Arthur-Sauvé à Laval Ouest.Je me suis donc installé sur cette grande artère pour faire du pouce.C\u2019est une connaissance de ma mère qui m\u2019a embarqué et je lui aurais expliqué que je voulais me rendre à Montréal, car je croyais que mon père y habitait.Cette personne m\u2019a bien sûr ramené à la maison.Ma mère a beaucoup ri, car il ne m\u2019était rien arrivé de fâcheux.Pourtant, j\u2019aurais pu disparaître à tout jamais si je n\u2019étais pas tombé sur ce bon Samaritain.Pendant mon adolescence, j\u2019ai appris que mon père venait sur le balcon du voisin d\u2019en bas, dont il était l\u2019ami, pour nous regarder jouer.Ma mère ne voulant pas qu\u2019il vienne à la maison, il devait donc le faire incognito.Un jour, le voisin m\u2019a dit que si je voulais voir mon père, je n\u2019avais qu\u2019à aller au McDonald du coin.Alors, je m\u2019y suis rendu avec mon frère, mon aîné d\u2019un an, et nous avons enfin pu lui parler pendant une vingtaine de minutes.Je ne l\u2019ai jamais revu par la suite et il est mort il y a une quinzaine d\u2019années sans que je ne le sache.J\u2019ai su la nouvelle plusieurs années plus tard aux funérailles de mon parrain.J\u2019en profite donc pour vous inciter à fêter votre père en ce jour spécial, si vous avez la chance de l\u2019avoir encore.42 UrtlNERAIRE y V ARRET S3 T 0 P // RICHARD PRENOVOST // Camelot à l\u2019île des Sœurs Dernièrement, j\u2019ai vu au journal télévisé une nouvelle qui m\u2019a interpellé.On y voyait un jeune garçon au sommet d\u2019un arbre, paniqué, car c\u2019est le seul endroit qu\u2019il avait trouvé pour se réfugier.C\u2019était un enfant d\u2019une dizaine d\u2019années qui subissait du harcèlement à l\u2019école.Quand une meute de chiens poursuit un chat, que fait celui-ci?Il se réfugie dans un arbre.Et nous, que faisons-nous?Nous appelons les pompiers pour qu\u2019ils viennent le secourir.Si ces derniers prennent trop de temps, le chat peut toujours recourir à la chute libre et retomber sur ses pattes.Par contre, en ce qui nous concerne, nous pauvres humains, nous devons toujours nous rendre à l\u2019ultime limite de la détresse avant de pouvoir recevoir les secours adéquats.Toute la bêtise humaine trouve sa force dans l\u2019indifférence et l\u2019impuissance de notre société face à des problèmes de harcèlement.N\u2019importe quoi pour connaître la notoriété subite devant un groupe d\u2019admirateurs! Abuser de la fragilité de ces enfants les mène inexorablement vers des lendemains sombres et douloureux.La seule option qui s\u2019offre donc à ces enfants est le chemin de la fuite.Cela leur paraît salvateur, mais au contraire, cela les amène à poser des gestes désespérés aux conséquences tragiques.En fait, ces enfants ne désirent rien d\u2019autre que de profiter de la vie, vivre leur jeunesse comme les autres, et ils méritent d\u2019avoir toute l\u2019attention et la protection de leur entourage.Nous savons tous que cette problématique est très étendue, que ce soit sur le Net, dans les écoles et même dans les familles.Alors, dénonçons ces situations et unissons nos forces afin d\u2019éradiquer ce cancer qui perturbe nos enfants.«ABUSER DE LA FRAGILITÉ DE CES ENFANTS LES MÈNE VERS DES LENDEMAINS SOMBRES ET DOULOUREUX.» 1er juin 2011 PETITS WILSON //JEAN-GUY DESLAURIERS// Camelot, Promenade Masson La saison commence à peine pour nous les cyclistes que déjà, en moins de 24 heures, j\u2019ai dû me défendre à quatre reprises contre l\u2019insouciance de certains automobilistes.C\u2019est un constat inquiétant en ce début de printemps.Je m\u2019adresse également à certains cyclistes et piétons aux comportements plus que douteux.Nous devons apprendre à tout prix à vivre ensemble.Autrement dit, pouvoir en arriver à cohabiter serait une tabarnouche de belle affaire.Se respecter les uns les autres.Faire preuve de courtoisie.Signaler ses intentions.Et, finalement, arrêter de se prendre pour des petits Wilson (Seul au monde).Je rappelle aux usagers de la route que nous sommes tous réglementés par le même code routier.Quand vous me criez : «Tu te prends-tu pour un char?», cela m\u2019indique qu\u2019une mise à niveau du code de la route s\u2019impose.Si je suis placé dans la voie de «NOUS DEVONS APPRENDRE À TOUT PRIX À VIVRE ENSEMBLE.» gauche, c\u2019est pour effectuer un virage à gauche.D\u2019après certains automobilistes, je devrais me situer à droite, le long de la chaîne de trottoir et, par la suite, couper dans le trafic pour me rendre du côté gauche.PAS FORT! PAS FORT! Il y a aussi toutes ces options que l\u2019on peut retrouver sur une voiture pour vous aider à adopter certaines bonnes habitudes de conduite.De chaque côté de votre véhicule, il y a ce qu\u2019on appelle des miroirs.Ceux-ci vous aident beaucoup à mieux saisir ce qui ce passe de chaque côté de votre véhicule.Déjà qu\u2019il existe ces fameux angles morts, pourquoi ne pas vous en servir?Il y a aussi ce qu\u2019on appelle des clignotants.C\u2019est un petit bras que l\u2019on pousse soit vers le haut pour un virage à gauche, soit vers le bas pour un virage à droite.Et regardez avant d\u2019ouvrir votre portière, pas après! //DANIEL GRADY// Camelot, angle la Gauchetière/ Mansfield et des Pins / Saint-Laurent If I had a special era to live in, I guess it would be the 1950s.It was a special time for music, cars and the end of the war in Korea in 1953.It was a time for rock \u2018n\u2019 roll.I heard that the war in Korea was easy compared to the First World War and the Second World War.The fifties was a time for greasy middle-long hair.It was also a time for street gangs to fight over poverty and hunger.Elvis Presley was starting a new wave of music, and there was also Bill Hailey and his Comets, Ritchie Valens, Buddy Holly and the Crickets.It was a time for Chevy cars and all the other big cars, that usually didn\u2019t go that fast, and you had the Fast Burger Inns that the teens really liked.You also had great hockey teams like the Montreal Canadiens with players like Maurice \u201cThe Rocket\u201d Richard, Jean Béliveau, Jacques Plante, Doug Harvey, and you also had the New York Yankees, who had a lot of great players and won some World Series.In the 1950s, I think I would have liked to play music in a band, and perhaps play an instrument like the drums.I might have also liked to be in a gang or drive one of the old fashioned cars and have driving races.I would also have liked to dance all the new dances back then.I liked dancing when I was young and I would love to go back in time to the fifties, to dance to all those rock \u2018n\u2019 roll songs.BH UN SENTI Mi ENT GRANDE //GILLES BÉLANGER// Camelot, Complexe Guy-Favreau et angle Jeanne-Mance/René-Lévesque une personne qui se mêle de ses affaires.Cela veut dire que je suis discret et ne cherche pas à connaître vos secrets.Je le redis : un sourire et un bonjour suffisent à créer la joie.Mais il y a un autre sens à «Je me mêle de mes affaires».Cela veut dire aussi que je m\u2019organise pour que mes affaires aillent bien, que je fais tout pour ça.En somme, j\u2019essaie de vous dire que le bonheur ne se trouve pas dans les entreprises grandioses, mais dans les gestes simples de tous les jours, comme un sourire et un bonjour.J\u2019insiste également sur le fait que l\u2019on est soi-même responsable de son propre bonheur en voyant à ses affaires.Merci à tous et «bonne fête des Pères» à tous les papas! J\u2019aimerais pouvoir vous décrire ce que je ressens, dans mon travail de camelot, lorsque je rencontre les gens qui viennent me saluer.Eh bien, c\u2019est une grande joie, car tout se fait avec tellement de gentillesse! Et c\u2019est tout simple : «Bonjour Gilles, comment ça va?» Je dis que ça va bien et m\u2019informe à mon tour.Les gens apprécient ces courts échanges où j\u2019essaie de communiquer ma joie de les voir.Des fois, nous parlons de sport, dernièrement, c\u2019est surtout la fièvre du hockey qui nous animent tous.L\u2019échange de gentillesse entre mes clients et moi, je le vis aussi avec le personnel de L\u2019Itinéraire, que je rencontre chaque matin lorsque je vais chercher mes revues.Je salue toutes ces personnes et leur souhaite de la joie.Comme vous le voyez, je suis quelqu\u2019un qui aime le monde.Mais je suis aussi «COMME VOUS LE VOYEZ, JE SUIS QUELQU\u2019UN QUI AIME LE MONDE.MAIS JE SUIS AUSSI UNE PERSONNE QUI SE MÊLE DE SES AFFAIRES.» ATTENTION! NOUVELLES RÉFORMES ADMINISTRATIVES GOUVERNEMENTALES // HELENE OUELLETTE // Camelot, angle rue de Bordeaux et avenue Mont-Royal À partir du mois de juillet 2011, les personnes n\u2019ayant pas demandé un dépôt direct à leur institution bancaire pour leur chèque de crédit pour la TPS (taxe sur les produits et services du fédéral), ne recevront plus ce chèque par la poste.J\u2019ai eu la chance qu\u2019un caissier de ma banque m\u2019informe dernièrement de cette décision.Le gouvernement du Canada va procéder ainsi, m\u2019a-t-il dit, afin d\u2019éliminer les vols de ces mêmes chèques et, ainsi, de nous protéger! Comme c\u2019est gentil! Mais combien d\u2019argent va sauver aussi notre bon gouvernement canadien?La TPS est redistribuée à des gens qui n\u2019ont pas un gros revenu.Donc, ceux qui n\u2019en sont pas informés, qui n\u2019ont tout simplement pas de compte de banque ou qui sont exclus du système social ne recevront pas ce chèque qui leur revient de droit! Passez donc l\u2019information afin que l\u2019on se protège entre nous.De plus, notre gouvernement provincial fait un changement administratif sous le nom de crédit d\u2019impôt pour solidarité (qui remplacera le crédit d\u2019impôt pour TVQJ.Ah, solidarité! Jadis, ce magnifique mot était tout imprégné d\u2019espoir et de luttes afin d\u2019obtenir nos droits.Il a été vidé de son âme par nos gouvernements afin d\u2019appauvrir le peuple! Ce programme débute à partir de juillet.Si votre chèque d\u2019aide sociale est déjà inscrit au dépôt direct, il s\u2019agit, malgré tout, de demander aussi un dépôt direct à Revenu Québec, le nouveau gestionnaire de la TVQ^ Les personnes assistées sociales vont recevoir maintenant deux chèques par mois : celui de l\u2019aide sociale sans TVQ_ et celui de la solidarité, qui correspond à laTVQ_, dans les cinq jours suivants.44 LITINEFlAIFlE 1 \" juin 2011 | TVSHOWSTHATI SHAPED' Mi Y LIFE // BILL ECONOMOU // Camelot, Marché Atwater I\u2019ve enjoyed different TV programs during my lifetime.In the 1970s, I watched shows such as Charlie\u2019s Angels, Bionic Man and Wonder Woman on a black and white TV.During the summer of 1979, we bought our first colour TV and put cable for the first time.In the 1980s, I watched some daytime soap operas such as Days of our Lives and General Hospital.For a while, Days ofour lives was my favourite daytime soap opera.There were also weekly prime time soap operas which interested me such as Dallas, Dynasty and Knots Landing.There were comedies I enjoyed such as Family Ties and Threes Company, which were very successful.I started getting more interested in Threes Company during the reruns in the mid-1980s.I would usually go over to a friend\u2019s house nearby on Thursdays to watch the Montreal Canadiens play hockey during the regular season.Even today, during the playoffs, I would try not to miss a game.In the early 1990s, I enjoyed the reruns of WKRP in Cincinnati of a comedy that originally aired in the late 1970s and early 1980s.On Sundays, I would follow the Greek program on the ethnic channel.From the winter of 1991,1 started watching/^ Van Impe Presents, a Christian program that still airs on Vision TV.In the fall of 2001, we bought a digital terminal and started watching several Greek programs via satellite.I feel satisfied with the variety of channels I watch today, even though I don\u2019t watch as much TV as I used to when I was younger.L \u2019 INTEGRATION // ALBERT CARIGNAN JR // L\u2019espoir que cet organisme et ce magazine redonne aux gens est crucial lorsque leur vie a été brisée.La transmission de l\u2019amour et de la confiance en soi est d\u2019une grande importance : c\u2019est ce que les camelots ressentent envers ce magazine.L\u2019Itinéraire signifie pour plusieurs camelots un nouveau départ dans la vie.J\u2019ai personnellement aujourd\u2019hui l\u2019énergie de me lever chaque matin pour aider mon prochain.C\u2019est le résultat de ce que donnent les efforts de ces gens extraordinaires qui baignent dans cet organisme.Ça prend beaucoup d\u2019amour pour qu\u2019une telle machine fonctionne.Ce journal au cœur d\u2019or redonne une chance aux gens comme moi.Une deuxième chance dans la vie.Tous les gens qui aident ce magazine à fonctionner sont exceptionnels : direction, rédaction, camelots, donateurs et intervenants.Merci, L\u2019Itinéraire! s «J\u2019AI PERSONNELLEMENT AUJOURD\u2019HUI L\u2019ÉNERGIE DE ME LEVER CHAQUE MATIN POUR AIDER MON PROCHAIN.» L'ITINÉRAIRE 45 1er juin 2011 HORIZONTAL i Qui apporte de grands changements, qui est radicalement nouveau.Jeune homme d'une beauté remarquable.- Prêtre celte en Gaule et en Irlande.Suspension d'une activité.-Personne de très petite taille.-\tCarte à jouer.Os du tarse qui s'articule avec le tibia et le péroné.- Petit groupe considéré comme ce qu'il y a de meilleur.Affluent du Danube.- Ouvrage provisoireen charpente, destiné à soutenir ou épauler une construction.Monnaie en Roumanie.-Première vertèbre du cou.-\tEnsemble de napperons qui remplacent la nappe.Répondre d'une certaine manière à une action, à un événement.- Dieu des vents.Sommet d'un organe animal ou végétal, en particulier de la langue.- Hameau antillais.-Tissu léger et très transparent.9.\tRigolé.- Héro légendaire helvétique du XIVe siècle.-Note.- Sans ornement.10.\tDémêlée, résolue (une affaire).-Formation végétale du Sahara.11.\tConjonction.- Monnaie de compte de la communauté européenne.- Solution.1 2.Mauvais cheval, sans vigueur.-Entreprendra contre quelqu'un (une action en justice).1 3.Colère.- Délaye (une substance) dans un liquide.-Abrév.Religieuse.14.Du Danemark.- Interj.pour encourager.- Prénom féminin.1 5.Lire, parler, réciter avec peine et en hésitant.- Homme de main.8 VERTICAL Redonner de la gaieté, de la force à.- Particule d'insistance.Ville et cité caravanière de Mésopotamie.- Elle jacasse.-Il fut signé à Washington le 4 avril 1 949.3.\tFauteuil rembourré è bois apparent, à dossier haut et peu incliné.- Adj.poss.- Drame lyrique japonais.4.\tPronom indéfini.- Route rurale.-\tAction d'obtenir par force ou par ruse.5.\tPrénom féminin.- Bonne action.-\tPossédé.- Nom poétique de l'irlande.6.\tAction, fait de se servir de quelque chose.- Vêtement masculin court.- Plus à l'est qu'au sud.7.\tCombat important entre deux groupes armés.- Infinitif.8.\tQui voue une sorte de culte à quelqu'un ou quelque chose.-Assez souvent, lorsqu'un film américain se termine.9.\tDoigt du pied.- Mode de travail d'un corps soumis à l'action d'une force qui tend à l'allonger.10.\tEn costume d'Ève.- Liquide.-Assiette creuse sans bord.11.\tNickel.- Fleuve d'Allemagne.-Nuancier.1 2.Témoigner d'une admiration passionnée à quelqu'un.-Anaconda.1 3.C'est-à-dire.- Qui ne peut être dissous.- Lithium.14.\tPetite pièce en bois ou de métal pour maintenir des os fracturés.-\tAnneau de cordage.15.\tCrochet double.- Sont utiles au golfeur.- Qui doit arriver inévitablement.Conception : Gaston Pipon 4\t5\t6\t7\t8\t9\t10 11\t12 13 14 15 1 ¦ 1 [A] H 3\t\t\tN\t\ty 3 N N OlNlV\t\t vfllhy^ 1 TîsMïï n i\t\t\t0 1\ta\t3 s 1 0 n|via ¦ 3 y 1 mTm\t\t v|y|3 d 13 h WË\t\t1 N 3 ojn IThTô N PP 3\t1 0 V\tN 3\tJJ|3 s Slo ¦Tpi y ~1 3 3 rn] 0 \u201cnTr\t\ty 1 a S]3\tn\t\tuu\t\t1 jIh1® 1\t\ty 3 1 3 1\t1 0\tnlippjJ 3 3||rHu\t\t\t1 1 pBxfHd 1 Dm 3 y H\t\tV 1 il 3\tslis|v|i\t\t\t1\tvppaip 1\t3\t1 ¦7\tNHIlAI 3 1\t\t\tV\t1 Tpiy v\ts\t1 3 1\ti LU S\t\t\t1\tv 0 v]y 1\ts\tv SIVMrM 3 n\t\t\t1 y\t0 a\t?V N pp 3 ¦ s 1 N 0\t3 a\t0 V 3 | H | 1 | V| N N\t\t\t0\t11 il n 1 0 a\t\t3\ty U % BÉNÉVOLES RECHERCHÉS Le groupe L\u2019Itinéraire est à la recherche de plombiers et d\u2019électriciens bénévoles pour des travaux occasionnels.Le Café L\u2019Itinéraire recherche aussi spécifiquement des bénévoles pour l\u2019aide à la plonge et pour des tâches générales de préparation des repas.Le Café L\u2019itinéraire est un restaurant à but non lucratif qui sert plus de 31 000 repas par année dont plus de 18 700 gratuitement grâce aux cartes-repas prépayées.C\u2019est un lieu d\u2019accueil chaleureux et sécuritaire qui ouvre sa porte aux gens les plus démunis de notre société.Si vous désirez «mettre la main à la pâte», prière de communiquer avec Jocelyne Sénécal par courriel à jocelyne.sénécal@itineraire.ca 46 L ITINÉRAIRE 1er juin 2011 (llal]orateurs! des éco! le blogue NOUVEAU sur Www, teeth ûûk CQIl'/ÉCÊ)lrr[j (JIT3 www.(wil te rxo ri vin alhetaude ALLEZ « VERT » MONTREAL Quatre participantes I du programme Éco-Stage ont élaboré six circuits I verts dans divers quartiers de Montréal.Suive; Anne-Marie, Geneviève, Larissa et Natalie dans leurs décou« vertes » et faites de l'écotourisme dans votre propre ville! Rendez-vous au nouvel onglet Circuits écotouristiques S'W q{.} « PETITE EMPREINTE L ii.^njirtfjjhiD time* j :.\u201e¦ In ir: ,:i:;n: : ¦ ¦ !\t.WSOTlÉfiliî Van Houtta, le café au bureau qui vous aide à faire ces petits gestes qui foui une fmnrlo clirteiüriîie Latte Lounge *\t.He: Jtnrfti nrfpKinliW *\tSüiMlUiu.>i^wjdij4jIÿi *\tIU|iiü(i» *P irtfiasÊt lui {ftijultlt *\t'Hii rtn rn.isiiTTTïTY
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