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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2012-01-04, Collections de BAnQ.

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[" Youssou Ndour devient candidat à la présidentielle au Sénégal\tPage B 8 Tensions dans le détroit d\u2019Ormuz: l\u2019Iran menace la marine américaine Page B 5 ^ www.ledevoir.corn ?- LE DEVOIR Vol.CII N°299 LE MERCREDI 4 JANVIER 2012 I,09$+taxes= 1,25$ ^oto : la cour pourrait annuler le retrait d\u2019Ottawa Une pétition est aussi lancée pour permettre aux citoyens d\u2019adhérer au protocole renié par le Canada LOUIS-GILLES FRANCŒUR Le désistement du Canada par rapport au Protocole de Kyoto pourrait être annulé par les tribunaux supérierus, ce qui porurait obliger le gouvernement fédéral à assumer les obligations internationales du traité qu\u2019il veut à tout prix éviter.C\u2019est ce qu\u2019a déclaré au Devoir Daniel Turp, professeur de droit public international à l\u2019Université de Montréal, qui, après avoir été député à Québec et à Ottawa poru le Parti québécois et le Bloc québécois respectivement, est aussi le président de l\u2019Association québécoise de droit constitutionnel et le président du conseil de la Société québécoise de droit international.Le professeur Turp vient aussi de lancer une «pétition citoyenne» pour «permettre aux simples citoyens d\u2019adhérer au Protocole de Kyoto, renié par Ottawa», a-t-il expliqué en entrevue au Devoir.Il précise d\u2019ailleurs le sens de sa démarche dans une lettre ouverte dont le lecteur pourra prendre connaissance dans la page Idées.Sa pétition, dont on trouvera l\u2019adresse dans notre site Internet, fait aussi le lien avec une autre pétition, celle-là dans le site de l\u2019Assemblée nationale, qui réclame aux députés une motion pour réitérer l\u2019adhésion entière du Québec au traité, malgré le désistement d\u2019Qttawa.Selon Daniel Turp, la Loi de mise en oeuvre du Protocole de Kyoto, adoptée par le Parlement VOIR PAGE A 8: KYOTO Investiture républicaine Lutte à trois en lowa Mitt Romney et Rick Santomm obtiennent 25 % des voix, tandis que Ron Paul termine avec 21 % MELISSA GUILLEMETTE Le processus de sélection du candidat républicain qui affrontera Barack Qbama à l\u2019élection présidentielle aux Etats-Unis en 2012 a été lancé hier, en lowa.Un premier test aux résultats serrés.Au moment où 96 % des votes avaient été comptabilisés hier soir, les candidats Rick Santorum et Mitt Romney se suivaient de près, à 25 % des voix chaque, ime centaine de votes les séparant.Ces deux candidats et Ron Paul (21 %) se sont talonnés toute la soirée dans les résultats préliminaires, alors que les brueaux de scrutin taisaient le décompte, témoignant de l\u2019indécision des électeurs.Malgré des mois de campagne pour les candidats, plus de 41% des électerus républicains ne savaient toujours pas pour qui ils comptaient voter en début de semaine.Les caucus de l\u2019Iowa, véritables réunions populaires tenues dans des centaines de centres communautaires où les électeurs républicains sont appelés à se prononcer, représentent la première étape d\u2019une longuq série de caucus ou de primaires dans chaque Etat, qui mèneront à la désignation officielle du candidat en août.Ces dernières semaines, les candidats républicains ont multiplié les entrevues dans les médias de riowa, les publicités télévisées et les événements popqlaires, dans le but de séduire les électeurs de l\u2019Etat, connus pour être très conservateurs.Le ton a toutefois monté hier, les différents candidats usant de commentaires dégradants, signe que la pression s\u2019intensifie.Avec les caucus de l\u2019Iowa, la coruse ne fait que commencer.Rick Santorum, conservateru chrétien qui a fait Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des représentants, termine quatrième & VOIR PAGE A 8: lOWA REUTERS Mitt Romney (en haut), favori dans ies sondages ces derniers jours, ainsi que ies candidats Rick Santorum (à gauche) ont terminé au premier rang avec 25 % des voix, tandis que Ron Paui a obtenu 21 %.L\u2019école 100 % francophone, nn racconrci dangerenx ?La CSDM fait complètement fausse route, estime une spécialiste La nouvelle politique linguistique de la CSDM, qui commandera de parler le français partout, y compris dans la cour d\u2019école, favo-risera-t-elle l\u2019apprentissage de la langue de Molière par les petits immigrants?Le milieu de la recherche est sceptique.Même qu\u2019il démontre le contraire.LISA-MARIE GERVAIS Imaginez.Une école 100 % francophone où la langue de Molière résonne partoufi y compris durant les activités parascolaires, de la salle de classe à la cour d\u2019école en passant par la cafétéria et les couloirs.Une école où les nouveaux arrivants et les allophones n\u2019auront d\u2019autre choix que de communiquer en français, langue qu\u2019ils devront maîtriser s\u2019ils veulent s\u2019intégrer à la grande famille québécoise.C\u2019est ce que mettra de l\u2019avant la Commission scolaire de Montréal (CSDM), selon une annonce faite en novembre dernier.Dès la prochaine rentrée scolaire, une nouvelle politique linguistique \u2014 plutôt un renforcement des principes déjà édictés par la politique élaborée il y a deux ans \u2014 obligera les élèves à parler le français partout à l\u2019école.Mais on invitera néanmoins les enfants allophones \u2014 47 % des élèves de la CSDM n\u2019ont ni le français ni l\u2019anglais poru langue maternelle \u2014 à laisser leur langue, que ce soit l\u2019espagnol, le chinois ou l\u2019arabe, à la maison.Une politique du français mur à miu\" inhiberait l\u2019élève, créant un certain mutisme et un désengagement VOIR PAGE A 8: ECOLE rr A Manon CORNELLIER L\u2019année de la grande transformation ¦\tÀ lire en page A 3 ÉCONOMIE Piquets de grève limités autour de Rio Tinto Alcan ¦\tÀ lire en page B 1 INDEX Actualités.A 2 Annonces.A 4 Avis publics.B 4 Carrières.B 3 Culture.B 7 Décès.A4 Éditorial.A 6 Idées .A 7 Météo.B 8 Monde.B 5 Mots croisés.\tB 8 Sudoku.B 4 Economie .B 1 Télévision.B7 L\u2019incroyable histoire du eort Cartier-Roberval (I de III) Et si la Nouvelle-France avait été fondée en 1542?Par un bel après-midi du mois d\u2019août il y a cinq ans, le premier ministre Charest a annoncé en grande pompe la découverte à Québec des vestiges d\u2019un des plus vieux établissements européens en Amérique du Nord, le fort Cartier-Roberval.Qu\u2019est-il advenu de ce chantier archéologique?ISABELLE PORTER Québec \u2014 Les fouilles menées sur le site du fort Cartier-Roberval n\u2019ont pas mené à des découvertes spectaculaires mais à une nouvelle vision de notre histoire.Et si la Nouvelle-Erance avait été fondée en 1542 plutôt qu\u2019en 1608?Cartier-Roberval, c\u2019est l\u2019histoire de la colonie qui n\u2019a pas duré.Un échec sur lequel les livres d\u2019histoire ont préféré ne pas trop se pencher.Nous sommes en 1542-1543,20 ans après l\u2019arrivée de Cortés au Mexique et 65 ans avant Champlain.Pendant les année 1530, les voyages de Jacques Cartier avaient été réalisés sous le signe de l\u2019exploration.Mais quand le roi Erançois I\" envoie sm place le seigneur de Roberval, un militaire qui VOIR PAGE A 8: ROBERVAL ART RESOURCE, NEW YORK / JEAN DE LA ROQUE, SEIGNEUR DE ROBERVAL EN VALOIS / ERANÇOIS CLOUET (COTE ART360256) Jean-François de la Roque, seigneur de Rohervai 77831302831701 A 2 LE DEVOIR LE MERCREDI JANVIER 2012 ACTUALITES Une image de son passeport sur iPad pour entrer aux États-Unis ANDY BLATCHFORD Si les douaniers américains n\u2019ont pas toujours bonne réputation au Québec, un Montréalais a appris qu\u2019ils pouvaient parfois être conciliants.Martin Reisch affirme qu\u2019un douanier américain l\u2019a laissé franchir le 49\" parallèle après n\u2019avoir présenté qu\u2019une copie numérisée de son passeport sur une tablette électronique.Le Montréalais affirme qu\u2019ü se trouvait à environ une demi-heure de route de la frontière du Vermont, la semaine dernière, lorsqu\u2019il s\u2019est aperçu qu\u2019il avait oublié son passeport à la maison.11 s\u2019est alors rappelé qu\u2019il possédait une version numérisée de son passeport sur son iPad.M.Reisch a raconté que l\u2019agent frontalier semblait quelque peu ennuyé en acceptant l\u2019iPad qu\u2019il lui tendait.Mais le douanier a tout de même vérifié son identité, puis il lui a laissé la voie libre.Le service américain qui est responsable de la protection des frontières indique aux voyageurs canadiens qu\u2019il accepte différents documents pour entrer par voie terrestre, dont un passeport un permis de conduire bonifié ou une carte Nexus pour voyageurs fréquents.Toutefois, la liste ne fait aucune allusion au sujet des fac-similés, comme les photocopies ou les copies numérisées.Un porte-parole du service n\u2019a pas précisé si ses employés acceptaient de façon régulière une copie numérisée d\u2019un passeport La Presse canadienne E N BREF Gaz de schiste: une étude américaine sème l\u2019inquiétude Colombus\u2014Une étude portant sur une série de tremblements de terre mineurs relevés en Ohio, qui pourraient être reliés aux eaux usées utilisées par la méthode de forage par fracturation hydraulique, inquiète les écologistes et les politiciens.Un comité d\u2019experts s\u2019interroge présentement sur la question de savoir si les séismes ressentis près de la viUe de Youngstown ont été causés par le déversement des eaux résiduelles, comme certains le suspectent depuis longtemps.Une manifestation organisée par des groupes écologistes doit avoir lieu la semaine prochaine pour exiger un moratoire.Un sénateur de la région réclame pour sa part une audience publique.De son côté, le Conseil du pétrole de l\u2019Ohio considère que l\u2019inquiétude des citoyens est injustifiée car les tremblements de terre reliés aux eaux usées sont plutôt rares.- La Presse canadienne Fermeture de Papiers White Birch Khadir dénonce l\u2019inaction de Labeaume Le député de Québec solidaire invite le maire à être aussi actif qu\u2019il l\u2019a été pour le dossier de l\u2019amphithéâtre de la capitale ISABELLE PORTER Québec \u2014 Amir Khadir, le député de Québec solidaire, a reproché au maire Labeaume de ne pas déployer la même énergie contre la fermeture de Papiers White Birch que dans sa croisade pour l\u2019amphithéâtre.Selon M.Khadir, M.Labeaume pourrait «être plus actif» pour dénoncer la fermeture de l\u2019usine, «de la même manière qu\u2019il a presque mis à feu et à sang la scène politique québécoise il y a quelques mois».11 estime que le maire devrait «brasser la cage» et «interpeller le gouvernement» dans ce dossier où sont en jeu 600 emplois.Invité à réagir, l\u2019attaché de presse du maire, Paul-Christian Nolin, a rétorqué que M.Labeaume «se préoccupait beaucoup du dossier» et que, «malgré le temps des Fêtes, il reste informé».«Mais sa capacité d\u2019intervention est limitée», a-t-il ajouté, en soulignant que c\u2019était «davantage un dossier de Sam Hamad (NDLR: le ministre du Développement économique et le responsable de la région de la capitale nationale au sein du gouvernement).Amir Khadir et d\u2019autres politiciens, dont le député fédéral Raymond Côté (NPD), ont pris part hier à une manifestation devant l\u2019entreprise de Québec.Malgré un froid sibérien, environ 150 travailleurs et retraités de White Birch se sont déplacés pour mettre de la pression sur le patron.Sur place, M.Khadir n\u2019était Le député de QS estime que le maire devrait «brasser la cage» et «interpeller le gouvernement» dans ce dossier où 600 emplois sont en jeu pas le seul à critiquer le maire.Le vice-président du Syndicat canadien des communications, de l\u2019énergie et du papier (SCEP-FTQ), Renaud Gagné a reproché à M.Labeaume d\u2019être «frileux» dans le dossier.Pour justifier le lock-out de l\u2019usine, les propriétaires de White Birch invoquent le déficit du régime de retraite, qui dépasse les 160 millions.Or, un peu avant les Fêtes, le maire de Québec avait déclaré qu\u2019il fallait lancer un débat partout au Québec sur le poids, excessif, à son avis, de certains régimes de retraite.Sa présumée frilosité serait-elle liée à cela?«Pas à ma connaissance», a répondu M.Nolin.Reprendre les négos Le syndicat des employés de White Birch avait organisé la manifestation d\u2019hier pour presser le patron de revenir à la table de négociations.Selon M.Gagné, le conciliateur du ministère du Travail doit les relancer ce matin dans ce but.«C\u2019est pour ça qu\u2019on se réunit aujourd\u2019hui [hier], qu\u2019on veut avoir l\u2019appui de tous les politiciens!, a lancé le chef syndical.Pour forcer cette compagnie-là à s\u2019asseoir, à respecter les retraités, les régimes de retraite!» Contrairement à Amir Khadir, qui a reproché au gouvernement Charest d\u2019être trop «complaisant» envers les patrons, M.Gagné a refusé de s\u2019en prendre au ministre Hamad hier.«Le ministre Hamad fonctionne de pair [sic] pour faire avancer le dossier», a-t-il dit.Le syndicat souhaite que l\u2019employeur entérine un compromis semblable à celui accepté, il y a quelques mois, par Abitibi-Bowater.Des changements législatifs avaient alors permis aux propriétaires de bénéficier notamment d\u2019une plus longue période pour renflouer les caisses de retraite.Joint hier, le porte-parole du ministre Hamad, Harold Fortin, a répété que le gouvernement était toujours disposé à offrir un tel arrangement, mais qu\u2019il fallait d\u2019abord que les deux parties se mettent d\u2019accord sur «cette manière de procéder».Quant à la «complaisance» évoquée par le député de Québec solidaire, il a rétorqué que «la crédibilité en économie de M.Khadir est très faible» et «que, en général, il n\u2019est pas pour la croissance et la création d\u2019emplois».Le Devoir E N BREF Vers une baisse des demandes de pardon en 2012 Ottawa \u2014 Le nombre des criminels condamnés qui présentent une demande de pardon pourrait chuter de près de la moitié, en vertu de nouvelles règles plus strictes.Des documents internes obtenus par La Presse canadienne démontrent que la Commission nationale des libérations conditionnelles s\u2019attend à évaluer environ 15 000 demandes de pardon annuellement, contre 27 750 avant l\u2019entrée en vigueur de la nouvelle réglementation.Une loi adoptée l\u2019année dernière renforce les exigences et, dans certains cas, fait augmenter le temps d\u2019attente pour les candidats à la réhabilitation.Cela signifie que moins de gens devraient présenter une demande de pardon et que plus de candidats devraient essuyer un refus.Par conséquent, le gouvernement conservateur veut hausser les frais de la demande de pardon pour les faire passer de 150 $ à 631 $, affirmant que les contribuables ne devraient pas en assumer les coûts.Un pardon n\u2019efface pas le dossier criminel, mais il facilite l\u2019obtention d\u2019un emploi, les déplacements et la réinsertion dans la société.- La Presse canadienne La couleur de l\u2019année : orange L\u2019année 2011 a vu le Nouveau Parti démocratique et son chef Jack Layton former l\u2019Opposition officielle au Parlement.La «vague orange» s\u2019est traduite par l\u2019élection de 103 députés, dont 59 au Québec GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ image était étonnante.' Quand Jack LaMon est décédé au mois d\u2019août, ce ne sont pas tant des œillets que des centaines de bouteilles d\u2019Oran-ge Crush que les Canadiens ont déposées devant le Parlement.Une façon originale de saluer la mémoire de l\u2019architecte de la «vague orange», il faut croire.Orange Crush?Pour le jeu de mots, bien sûr, l\u2019expression renvoyant tout autant à une «orange pressée» qu\u2019au concept de «béguin» ou de «flirt» {crush).Bien pensé.Car un flirt foudroyant, c\u2019est exactement ce dont a profité le NPD en 2011 pour passer du statut de quatrième parti à celui d\u2019opposition officielle.S\u2019il faut donc associer 2011 à une couleur, la teinte orange néodémocrate l\u2019emporte.Un coup d\u2019œil dans le moteur de recherche Eureka \u2014 qui recense les articles de milliers de publications journalistiques \u2014 donne la mesure de la nouvelle popularité de cette couleur: en 2010, il s\u2019était écrit au Canada 29 articles proposant les mots «orange» et «Layton» dans le texte.Cette année, on trouve près de 2500 références avec les mêmes termes.Pour mieux mesurer l\u2019ampleur du phénomène de la «vague orange», il faut se reporter au début de la campagne électorale.Tous les journalistes et commentateurs politiques \u2014 y compris au Devoir\u2014 prédisent alors que la carte politique fédérale changera peu au Québec.Le Bloc québécois caracole en tête des sondages depuis plusieurs mois, avec près de 40 % des appuis.Même s\u2019il est en progression constante depuis une dizaine d\u2019années (au point I\tI\td\u2019inquiéter un peu les La COUIBUr\tstratèges bloqulstes).d© Tanné© le NPD reste néanmoins loin derrière.Le 2 avril, soit un mois avant le scrutin, la moyenne des sondages nationaux préparée par le site Three Hundred Eight créditait ainsi le NPD de 14,6 % des appuis dans la province.Un seul candidat \u2014 Tlio-mas Mulcair \u2014 était donné gagnant Cette même semaine, lors d\u2019un point de presse à Montréal, un journaliste de TVA pressait M.Mulcair d\u2019avouer que «ça va mal pour le NPD, qui perd cinq points par jour depuis le début de la campagne».Au lendemain des deux débats des chefs, tenus les 12 et 13 avril, les commentaires avaient à peine changé d\u2019angle: Jack Layton avait offert de bonnes performances, mais rien pour freiner la course à deux entre Stephen Harper et Michael Ignatieff ou pour faire des gains substantiels au Québec, disait-on.Erreur.CHRISTINNE MUSCHI REUTERS Le NPD de Jack Layton n\u2019a laissé que des miettes à ses adversaires au Québec.Dîners d\u2019affaires '\"\"\u2019Milos Envol Les sondages effectués par Léger Marketing au cours de la campagne électorale montrent que le NPD a pris son envol à partir de la mi-avril.Le 17, Jack La5d;on pointait à 24 %, contre 34 % pour le Bloc.A travers le pays, le NPD talonnait désor- jurùs Servis entre 12 h et 15 h, du lundi au vendredi 5357 avenue du Parc (514) 272-3522 www.estiatoriomilos.com Pour annoncer dans ce calendrier, communiquez avec 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impacts ont aussi été indirects: dans la région de Toronto, la progression des votes obtenus par plusieurs néodémocrates a permis aux conservateurs de se faufiler, de ravir des circonscriptions aux libéraux et d\u2019asseoir leur majorité.Comment l\u2019expliquer?La réponse est multiple.On a cité le passage de Jack LaMon à Tout le monde en parle (mais il y était déjà allé à plusieurs reprises), le symbole de courage renvoyé par une campagne faite la canne à la main, son charisme, son message positif, la volonté de changement et de nouveauté des Québécois.«Les éléments de sympathie envers M.Layton ou le programme du NPD ont joué, mais ce ne sont pas les seuls facteurs», estime toutefois le politologue Jean-Herman Guay.11 y a plutôt vu «un vote négatif à l\u2019égard du Bloc québécois, victime d\u2019un sentiment de lassitude et de fatigue qui affecte tout le mouvement souverainiste», dit-il.La grande question pour 2012?Voir si la vague orange va se retirer un peu, beaucoup ou pas du tout.Les derniers sondages de l\u2019année ont montré un effritement des appuis du NPD au Québec (dix points en deux mois), et le parti souffre d\u2019un manque de leadership depuis le décès de M.La5d;on.11 y a là un signal d\u2019alarme, relevait récemment le vice-président de Léger Marketing, (Christian Bourque.D\u2019où l\u2019importance pour le parti de faire le bon choix d\u2019un chef le 24 mars.Le Devoir Les finalistes Blanc: celui de la robe de mariée de la roturière Kate Middleton, nouvelle duchesse de Cambridge.Son mariage avec le prince William of Wales a provoqué une frénésie que la famille royale n\u2019avait plus connue depuis l\u2019union de Charles et Diana.Arc-en-ciel: le «controversé» logo de la Coalition avenir Québec.François Le-gaulty voitun «rassemblement de gens de plusieurs couleurs qui se réunissent, un logo original, différent, non traditionnel, agressif et dynamique».Disons.Or: la médaille remportée par Alex Harvey et Devon Kershaw aux Championnats du monde de ski de fond (sprint par équipes).Une première historique pour le Canada.Orange rayé blanc: les milliers de cônes dans les rues de Montréal, symboles de travaux routiers, de trafic, de fermetures de ponts, d\u2019infrastructures vieillissantes.Rouge: les finances en Grèce et en Italie. LE DEVOIR, LE MERCREDI 4 JANVIER 2012 A 3 ACTUALITES L\u2019année de la grande transformation -V' Manon I CORNELLIER Lm année 2012 a commencé en beauté ^ pour certains.Le gouvernement fédéral avait promis un cadeau aux entreprises rentables et il a tenu parole.Depuis le 1\u201c janvier, ces sociétés bénéficient d\u2019une réduction additionnelle de leur impôt, ce qui fait d\u2019elles les moins imposées des pays du G7.Les entreprises qui affichent peu ou pas de profits, mais qui embauchent des salariés, n\u2019ont pas la même chance.Depuis le 1\" janvier, leurs salariés et elles ont écopé d\u2019une hausse des cotisations à l\u2019assurance emploi totalisant 600 millions de dollars par année.Un employeur devra donc payer environ 140 $ de plus par employé par année.Ainsi, pendant qu\u2019on protège les profits, on impose l\u2019emploi.Ces deux mesures ne tombent pas du ciel.Elles s\u2019inscrivent dans que longue démarche de redéfinition du rôle de l\u2019Etat que les conservateurs mettent en œuvre à travers leurs choix fiscaux et budgétaires.Ce processus, amorcé en 2007, atteindra un sommet cette année avec la présentation du budget pour 2012 et de l\u2019important plan de réduction des dépenses de programmes qui doit l\u2019accompagner.Ce plan est ambitieux.Le gouvernement prévoit réaliser des économies récurrentes devant atteindre de quatre à huit milliards par année à partir de 2014-2015.L\u2019Examen stratégique et fonctionnel ne vise pas les transferts aux particuliers et aux provinces, ce qui est à l\u2019honneur du gouvernement et est conforme à sa promesse.Cela signifie cependant que ces économies ne seront faites qu\u2019aux dépens des dépenses de programmes, qui sont d\u2019environ 80 milliards par année.On parle donc d\u2019une amputation pouvant atteindre 10 %, un scénario qui semble de plus en plus probable.Cet exercice sera douloureux, car il n\u2019arrive pas seul.Les compressions s\u2019ajouteront à celles que des dizaines de ministères et d\u2019organismes ont été tenus de faire au cours des quatre dernières années et qui, en plus, ont subi un gel des budgets de fonctionnement.Ces mesures doivent générer \u2014 toujours d\u2019ici 2014-2015 \u2014 des économies récurrentes de 3,8 milliards.On parle donc, au bout du compte, de réductions des dépenses pouvant totaliser de 7,8 à 11,8 milliards.Tout cela pour éliminer aussi rapidement que possible le déficit.?D n\u2019y a rien de mal à ce qu\u2019un gouvernement lasse le ménage, au contraire.Les pro^ammes peuvent perdre de leur pertinence, devenir inefficaces ou inutiles.D y a une certaine logique à ce genre d\u2019exercice.Mais le déficit à juguler n\u2019explique pas à lui seul l\u2019ampleur du coup de couperet qui nous attend.Il faut aussi y voir un des effets de l\u2019autre pan de la stratégie budgétaire des conservateurs: les allégements fiscaux.Ou, selon les termes mêmes du ministère des Einances, les dépenses fiscales du gouvernement.Des dépenses généreuses, soit dit en passant qui ont démarré dès 2006, mais qui n\u2019ont jamais lait l\u2019objet d\u2019un examen stratégique.La réduction de deux points de la TPS, une mesure à l\u2019impact économique douteux, prive par exemple le gouvernement fédéral de Revenus estimés à environ 12 milliards par année.A cela s\u2019ajoutent des réductions d\u2019impôt répétées pour les particuliers et les sociétés, certaines étant mises en œuvre malgré la réapparition du déficit.On calcule que, uniquement durant les deux premières années au pouvoir des conservateurs, leurs budgets et énoncés économiques ont offert aux Canadiens près de 80 milliards en allégements fiscaux sur trois ans, TPS comprise.Et ce n\u2019était que le début.Le ministère des Finances estime que les deux dernières réductions d\u2019impôt accordées aux sociétés privent à elles seules Ottawa d\u2019environ quatre milliards de revenus par année, l\u2019équivalent d\u2019une réduction de 5 % des dépenses de programmes.?Ces choix fiscaux font généralement plaisir aux contribuables, mais ils ne sont pas anodins.Ils permettent de faire avaler en douce des changements fondamentaux avec lesquels il faudra vivre longtemps.En réduisant les ressources financières de l\u2019État, on le force à réduire ses activités à plus ou moins long terme.On lui lie les mains.Les cons,ervateurs ont toujours été des partisans d\u2019un État de taille réduite et peu interventionniste.Et, dans le cas du fédéral, d\u2019un gouvernement qui se concentre sur ses secteurs d\u2019activité, c\u2019est-à-dire la politique étrangère, la défense, la justice, l\u2019immigration et ainsi de suite.On investit donc massivement dans l\u2019armée et dans les prisons, ce qui oblige, quand l\u2019argent se fait plus rare ou qu\u2019un déficit persiste, à faire des choix et à abandonner certaines tâches.On est alors forcé de procéder à des examens difficiles et à effectuer des coupes dans des programmes, des services et des emplois.Qui sera épargné et qui encaissera les coups?Les choix qui seront annoncés cet hiver seront révélateurs de la philosophie générale de ce gouvernement et de ce que les Canadiens pourront en attendre au cours des prochaines années.Stephen Harper n\u2019a jamais caché sa vision.Il a seulement choisi de parler avec le vocabulaire qu\u2019il maîtrise le mieux, celui des chiffres.Tradqits en mots, ces chiffres annoncent cependant un État fédéral aux moyens et aux ambitions limités.Cela signifie aussi que les futurs gouvernements risquent d\u2019être menottés, à moins que les parfis qui aspirent à les former soient prêts à prendre le risque de briser le tabou des hausses d\u2019impôt pour mettre en œuvre leur propre programme.mcornellier@ledevoir.corn La CSQ veut faire obstacle aux idées caquistes Le syndicat ciblera Legault, Charest et d\u2019autres «apprentis sorciers» de l\u2019éducation en 2012 MARCO BELAIR-CIRINO La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) mettra cette année les bouchées doubles afin de «barrer la route aux apprentis sorciers» qui suggèrent «des recettes à la noix» pour améliorer l\u2019efficacité du système scolaire au Québec.Le président de la CSQ, Réjean Parent, a notamment dans sa mire le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, favorable à l\u2019abolition des commissions scolaires et à une augmentation de 20 % du salaire des enseignants, qui, en contrepartie, devraient se plier à une évaluation.M.Legault, dont la formation politique est favorite dans les sondages, propose «des recettes qui n\u2019ont finalement pas fait leurs preuves», a soutenu M.Parent lors d\u2019une conférence de presse destinée à énoncer les priorités de la CSQ pour la nouvelle année.«Revoir les structures, aucun problème! Mais on va commencer par identifier ce qu\u2019on veut corriger», a-t-il déclaré.En 1996, le Nouveau-Brunswick a mis la hache dans son réseau des commissions scolaires, avant d\u2019être forcé de faire marche arrière au tournant des années 2000, a-t-il rappelé hier.«Au Québec, en éducation, ça va plutôt bien.Ça ne veut pas dire qu\u2019il n\u2019y a pas des choses à améliorer.Chose certaine, ce n\u2019est sûrement pas en faisant une démolition en règle pour essayer de construire quelque chose qui ne fonctionnerait pas.» La CSQ, qui représente la grande majorité des enseignants et des professionnels du réseau scolaire, s\u2019oppose aussi à la proposition de François Legault \u2014 surnommé hier le «chef des apprentis sorciers» \u2014 de soumettre les enseignants à une évaluation, ce qu\u2019un gouvernement caquiste assortirait à une hausse salariale.Selon M.Parent, yndicat FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Le président de la CSQ, Réjean Parent rien n\u2019«empêche [actuellement! qui que ce soit d\u2019évaluer» les enseignants.«Qu\u2019on arrête d\u2019agiter des épouvantails à moineaux.On va faire perdre du temps à des centaines de personnes pour débusquer une personne», a dit M.Parent, avant d\u2019ajouter: «Ce n\u2019est pas nécessairement la rémunération qui explique la réussite des élèves.» La CSQ s\u2019en prend à la CAQ, mais pas seulement à la CAQ.«Ça dépasse François Legault, ça dépasse la CAQ.On a vu, au cours des dernières années, poindre une industrie parallèle de la réussite éducative [oùl l\u2019école est livrée au marché.» La dernière livraison du bulletin d\u2019information NouvellesCSQ montre en couverture François Legault, mais également le futur ex-chef de l\u2019Action démocratique du Québec (ADQ), Gérard Deltell, ainsi que le premier ministre Jean Charest s\u2019affairant à détruire à coups de petit mar- teau, de marteau piqueur et d\u2019explosif des lettres de béton formant le mot «éducation».La CSQ n\u2019avale pas les coupes en éducation de l\u2019ordre de 200 millions de dollars qu\u2019a exigées le Conseil du trésor en septembre dernier, M.Parent accusant le gouvernement libéral d\u2019être un «semeur de mirages» en répétant «que ces coupes n\u2019auront point d\u2019effets sur les services».«Mais, déjà, on était en mesure de voir en fin d\u2019année les impacts que ça pouvait avoir sur l\u2019existence même de certains cégeps au Québec», a-t-il illustré, faisant allusion au cégep (Âérald-Godin, qui pourrait ne pas survivre à des coupe^ de 19,5 millions imposées par le ministère de l\u2019Éducation.Plan d\u2019action Le conseil général de la CSQ a adopté un plan d\u2019action, avant le congé des Fêtes, qui vise à faire «sortir les alchimistes du décor».«Différentes actions seront réalisées au fil du temps en début d\u2019année», a précisé Réjean Parent.Exaspéré par la lenteur du ministère de l\u2019Éducation à iaire connaître son nouveau plan pour contrer la violence à l\u2019école, dont l\u2019intimidation, la CSQ compte déposer son propre plan, duquel la ministre aura tout le loisir de s\u2019inspirer.La CSQ entend aussi prendre à bras-le-coi^s cette année le problème des difficultés d\u2019apprentissage et du décrochage scolaire.«E y a un jbrt lien avec les troubles de comportement», a lait remarquer M.Parent.Réjean Parent, qui compte neuf années d\u2019expérience à la tête de la CSQ, n\u2019a pas voulu confirmer hier s\u2019il briguera un quatrième mandat à l\u2019occasion du congrès que tiendra la centrale syndicale en juin prochain.«J\u2019ai encore quelques mois pour y penser», s\u2019est-il contenté de dire.Le Devoir t MATHIEU BELANGER REUTERS Le 19 octobre dernier, le premier ministre Jean Charest, entouré pour l\u2019occasion du ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil (à gauche), et du ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, annonce la création d\u2019une commission d\u2019enquête sur la construction, sans pouvoir de contrainte, présidée par la juge France Charbonneau.Le revirement de l\u2019année : la commission d\u2019enquête Après s\u2019être opposé à une commission d\u2019enquête sur l\u2019industrie de la construction, puis l\u2019avoir acceptée à certaines conditions, le premier ministre a dû donner pleins pouvoirs à sa présidente KATHLEEN LÉVESQUE Après plus de deux ans d\u2019entêtement suivis de plusieurs mois d\u2019hésitation, il a suffi finalement de quelques jours pour passer d\u2019une «patente à gosses» à une véritable commission d\u2019enquête sur l\u2019industrie de la construction.Genèse d\u2019un revirement aux allures de vaudeville.En avril 2009, la députée de l\u2019Action démocratique du Québec (AI)Q) Sylvie Roy réclame la création d\u2019une commission d\u2019enquête publique sur l\u2019industrie de la construction.A l\u2019époque, elle pointe la FTQ et ses liens qui semblent étroits avec le crime organisé, les entrepreneurs en construction et le monde politique.«Tout semble entremêlé», lance-t-elle.Dès ce moment, le premier ministre Jean Charest et son ministre de la Sécurité publique d\u2019alors, Jacques Dupuis, rejettent sans relâche l\u2019idée d\u2019une commission d\u2019enquête.«Laissons les policiers travailler», martèle à l\u2019Assemblée nationale le ministre Dupuis.«Une commission d\u2019enquête si nécessaire, mais pas nécessairement une commission d\u2019enquête», insiste de son côté M.Charest.Les mois suivants apportent leur lot de scandales, d\u2019octrois de contrats et d\u2019allégations de financement douteux des partis politiques.La grogne populaire augmente, le monde politique nage en pleine tourmente, mais le gouvernement libéral ne cède pas.Ce n\u2019est qu\u2019en septembre dernier que le changement de cap devient de plus en plus inévitable.Le rapport de l\u2019Unité anticollusion du ministère des Transports (MTQ), dirigée alors par Jacques Duchesneau, fait l\u2019objet d\u2019une fuite à Radio-Canada.C\u2019est littéralement l\u2019explosion d\u2019une bombe.M.Duchesneau vient confirmer l\u2019ampleur du problème de collusion, de corruption et de trafic d\u2019influence qu\u2019il a découvert chez les partenaires du MTQ.Selon lui, il est clair que «les failles du système ont été exploitées» par des firmes de génie, des entrepreneurs ainsi que le crime organisé.Le Québec est en émoi.Tous les yeux se tournent vers le premier ministre, croyant qu\u2019il s\u2019indignera à son tour.Nenni.Lors d\u2019une conférence de presse convoquée pour vanter tous les gestes posés par son gouvernement afin de contrer la corruption et la collusion (création de l\u2019Unité permanente anticorruption et adoption de lois et de règlements, par exemple), Jean Charest réduit le rapport Duchesneau, qu\u2019il n\u2019a pas lu, à des allégations.Il est hors de question pour lui de commenter le rapport car, affirme-t-il, «le politique ne va pas mettre le nez là-dedans».Du coup, il met le feu aux poudres chez ses adversaires, qui se déchaînent et en appellent à la révolte populaire.Rapidement, le rapport Duchesneau cristallise le mécontentement qui s\u2019insinue dans toutes les couches de la société, y compris dans les rangs du Parti libéral du Québec.Jean Charest ne l\u2019ignore pas, et il sait surtout que le congrès d\u2019octobre de ses militants arrive à grands pas.C\u2019est là que le scénario du virage à effectuer a été écrit.Il n\u2019y a pas encore d\u2019annonce, mais les détracteurs du gouvernement Charest craignent qu\u2019il soit à concocter une commission sur mesure, à pouvoirs restreints, «une patente à gosses», comme le dira le Parti québécois.Le mercredi 19 octobre, soit 24 heures avant l\u2019ouverture des assises libérales, le premier ministre annonce la création d\u2019une commission d\u2019enquête sur la construction présidée par la juge France Charbonneau.Mais il y a un hic.La juge ne pourra pas contraindre qui que ce soit à té- moigner ou à produire des documents.Et pas question d\u2019offrir l\u2019immunité.Ce qui devait calmer le jeu l\u2019enflamme littéralement.Des remous se font sentir chez les militants libéraux, qui préparent une proposition d\u2019urgence afin de donner du mordant à la commission Charbonneau.Même le Barreau du Québec, habituellement fort discret, s\u2019en mêle en accusant M.Charest de «semer la confusion dans le public».Ce désaveu ébranle vraisemblablement Jean Charest, qui fait volte-face le vendredi soir.Dans le cadre partisan du congrès de son parti, il prend tout le monde par surprise et annonce que, si la juge Charbonneau en fait la demande, elle aura plus de pouvoirs.Ce qui jusque-là risquait de contaminer la Lg rCVirGITIGilt preuve recueillie par les policiers ne de l\u2019année\tpartie des didascalies des UC I dinicc scènes de vaudeville en train de se jouer.Dans les minutes précédant cette allocution, le ministre de Injustice, Jean-Marc Éournier, se montrait pourtant fermé à toute concession.Par la suite, il précisera que la juge devra d\u2019abord recueillir les témoignages et la preuve avant de demander quelque modification que ce soit.Cette mixité soulève encore beaucoup de critiques, mais Jean Charest a désamorcé la dissidence qui s\u2019annonçait dans ses troupes.Trois semaines plus tard, France Charbonneau fait parvenir une lettre à Jean Charest et le Conseil des ministres plie: un nouveau décret est adopté pour donner à la commission Charbonneau les pleins pouvoirs conférés par la Loi sur les commissions d\u2019enquête.L\u2019année 2012 s\u2019annonce mouvementée, alors que la commission Charbonneau amorcera ses travaux.Pour l\u2019instant, la juge et son équipe préparent le terrain pour ceux qui défileront à la barre.Le Devoir Les finalistes Le chef de l\u2019ADQ, Gérard Deltell, refuse toute fusion avec la Coalition avenir Québec (CAQ), de François Legault.Puis, en décembre, avec le nombre de ses membres en décroissance et un piètre résultat à l\u2019élection partielle dans Bonaventure, il plie l\u2019échine, se joint à la CAQ et enterre l\u2019ADQ./ La ministre de l\u2019Education, Line Beau-champ, projette d\u2019amputer de 300 millions le budget des commissions scolaires et de transformer leur vocation pour en faire des coops de services.C\u2019était sans compter sur la résistance des militants libéraux, prêts à monter aux barricades en plein congrès d\u2019octobre dernier.Le projet est remisé immédiatement.Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, fait la vierge offensée lorsque l\u2019espionnage subi par le vérificateur général est étalé sur la place publique.Si c\u2019était justifié pour le fonctionnaire, dit-il, jamais les élus n\u2019ont été espionnés.Mais la volte-face ne tardera pas et M.Tremblay reconnaît que les courriels du maire de l\u2019arrondissement de Lachine, Claude Dauphin, ont été consultés.Le directeiu- général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, était le présidentiable numéro 1 en France.En mai, il devient un paria après avoir été arrêté pour agression sexuelle et tentative de viol contre une femme de chambre de New York.Trois mois plus tard, les charges contre DSK tombent En octobre dernier, la communauté techno attend avec fébrilité la sortie annoncée de l\u2019iPhone 5.Finalement, c\u2019est un modèle amélioré du 4, l\u2019iPhone 4S, qui est apparu. A 4 LE DEVOIR LE MERCREDI JANVIER 2012 ACTUALITES E N BREF Hausse de 6,6 % des raccompagnements pour Nez rouge Québec \u2014 Les dirigeants de l\u2019Opération Nez rouge ont dressé un bilan positif de la 28\" édition du service, qui a enregistré une hausse de 6,6 % des racpompa-gnements au Québec.A travers le pays, quelque 85 926 raccompagnements ont été effectués dans les huit provinces et les 111 régions desservies par le service, du 2 au 31 décembre 2011.Pour le Québec seulement, on a compté 62 907 raccompagnements, alors qu\u2019au Nouveau-Brunswick quelque 1760 raccompagnements ont été enregistrés.D\u2019un bout à l\u2019autre du pays, 58 683 bénévoles ont contribué à rendre les routes de leur collectivité plus sécuritaires, dont 43 984 au Québec, aussi en augmentation de 6,4 %.L\u2019Qpération Nez rouge est en croissance, ce qui prouve que les comportements changent et que les conducteurs prévoient leur retour à la maison en toute sécurité, s\u2019est félicité en point de presse son président-fondateur, Jean-Marie de Ko-ninck.- La Presse canadienne TECHNOLOGIES Le commerce mobile et la webtélé primeront en 2012 MICHAEL OLIVEIRA Toronto\u2014A moins d\u2019avoir accès à une information privilégiée, il est pratiquement impossible de prédire avec précision quelles idées et inventions auront la cote en 2012 dans le secteur des technologies.Voici tout de même quelques hypothèses.Le jour n\u2019est pas si loin où tous les nouveaux téléphones intelligents pourront utiliser la «communication en champ proche», qui permet aux utilisateurs d\u2019échanger des renseignements entre eux ou d\u2019effectuer des transactions dans les magasins et les établissements bancaires sans brancher leur appareil.Les entreprises canadiennes ont pris un peu de retard par rapport au commerce électronique, mais les grandes entreprises technologiques ont décidé de mettre l\u2019accent sur le commerce mobile et feront tout en leur pouvoir cette année pour transformer les téléphones intelligents en véritables portefeuilles virtuels.Au Canada, l\u2019application iPhone de Starbucks, avec laquelle il est possible d\u2019acheter du café par le biais d\u2019un compte d\u2019utilisateur avec des crédits prépayés, est un bon exemple de ce que l\u2019avenir nous réserve dans ce do-maine.Groupon et les nombreux autres sites d\u2019aubaines lancent aussi des applications pour appareils mobiles, afin que leurs clients puissent profiter de leurs offres sans être obligés d\u2019imprimeries coupons.L\u2019application Google Wallet, qui n\u2019est pas encore disponible au Canada, pousse la chose un peu plus loin en permettant aux utilisateurs de se servir de leur téléphone mobile comme carte de crédit dans les boutiques participantes.Comme l\u2019application peut également stocker les données relatives aux programmes de fidélisation, les clients n\u2019ont plus à conserver des dizaines de cartes dans leur portefeuille.La télévision dans le web Un bref passage de la volumineuse biographie de Steve Jobs écrite par Walter Isaacson fait allusion au projet d\u2019Apple de réinventer l\u2019expérience télévisuelle et même de lancer sa propre iTV.«Il voulait vraiment faire pour les téléviseurs ce qu\u2019il avait fait pour les ordinateurs, les lecteurs de musique et les téléphones: les rendre simples et élégants», écrit M.Isaacson dans Steve Jobs.«J\u2019aimerais créer un téléviseur intégré très facile à utiliser, affirme le cofondateur d\u2019Apple dans le livre.Il serait synchronisé avec tous vos autres appareils et avec iCloud.J\u2019ai finalement trouvé comment faire.» Même si la société californienne ne part pas à la conquête de la télévision en 2012, il sera probablement de plus en plus facile de visionner du contenu télévisuel dans Internet.Rogers a récemment lancé une application iPad pour ses consommateurs qui leur permet de regarder la télévision en direct sur la tablette électronique partout dans leur foyer \u2014 et même dans leur cour arrière ou sur leur balcon, si leur réseau sans fil est assez puissant.La nouvelle année apportera aussi une flopée de nouveaux appareils grâce auxquels les utilisateurs pourront visionner du contenu web sur leur téléviseur.Ce sera notamment le cas de Roku, qui viendra faire concurrence à Apple TV et Boxee Box.Google devrait également lancer une nouvelle version de son boîtier décodeur, même si la première a été un échec et n\u2019est jamais sortie au Canada.Apple a toujours suivi le même plan en ce qui concerne la mise en vente de ses iPad et iPhone.Les nouveaux modèles de la populaire tablette électronique et du célèbre téléphone intelligent devraient donc sortir dans les mois qui viennent.Le premier iPad est arrivé dans les magasins américains en avril 2010 et la deuxième version a été lancée en mars dernier, ce qui veut dire que la troisième devrait sortir ce printemps.Le iPhone 5 pourrait bien être disponible dans la seconde moitié de 2012.Depuis le lancement du premier en juin 2007, Apple a toujours sorti un nouveau téléphone chaque année, généralement au moins de juin.Seule exception: l\u2019iPhone 4S, qui est arrivé sur le marché en octobre.Échecs technologiques Les concurrents d\u2019Apple ont eu plus d\u2019un an pour élaborer leur propre version du iPad et ils ont tous lamentablement échoué.Le PlayBook, de Research in Motion, et le Touch-Pad, de HP, ont été de cuisants échecs, avant que leurs fabricants ne décident de réduire considérablement leurs prix.Enfin, la décision d\u2019Hollywood de miser sur le 3D s\u2019est avérée payante au cinéma, mais pas autant dans les foyers, puisque peu de consommateurs acceptent de délier les cordons de leur bourse pour ce gadget.La Presse canadienne Voyager en avion n\u2019aura jamais été aussi sécuritaire qu\u2019en 2011 DELPHINE TOUITOU Paris \u2014 Malgré un nombre de passagers toujours plus élevé, le transport aérien n\u2019a jamais été aussi sûr dans le monde, avec un taux d\u2019accident en 2011 qui se révèle être le plus faible depuis plus d\u2019un demi-siècle.Plus de 2,8 milliards de voyageurs ont pris l\u2019avion l\u2019an dernier et, sur un total de 38 millions de vols, 25 catastrophes ont été dénombrées, dans lesquelles 497 passagers et membres d\u2019équipage sont morts, selon un bilan du cabinet britannique Ascend publié hier.En 2010, 28 accidents mortels, qui avaient fait 828 victimes, avaient été recensés par le même cabinet.Avec un rapport d\u2019un seul accident pour 1,52 million de vols, «2011 est l\u2019année la plus sûre» depuis que les statistiques du transport aérien ont commencé après la Seconde Guerre mondiale, a déclaré à l\u2019AEP Paul Hayes, directeur d\u2019Ascend.«La majorité des accidents mortels ont concerné de petits opérateurs locaux peu connus en dehors de la région qu\u2019ils desservent», souligne également l\u2019expert Ainsi, 83 personnes, dont 79 passagers, sont mortes le 8 juillet dans l\u2019accident d\u2019un Boeing 727-100 de Hewa Bora Airways, compagnie privée congolaise, qui transportait 118 personnes, à Kisangani, en République démocratique du Congo.Selon M.Hayes, les activités aériennes sont deux fois plus sûres qu\u2019elles ne l\u2019étaient,il y a quinze ans.L\u2019Australie, les États-Unis et l\u2019Europe de l\u2019Quest sont incontestablement les régions les plus sûres, alors que l\u2019Afrique, l\u2019Amérique latine et les pays de l\u2019ancienne URSS représentent les régions les moins sûres.Pour autant, la sécurité aérienne s\u2019améliore partout dans le monde au fil des décennies.11 faut dire que «la sécurité est la priorité numéro un du transport aérien», rappelle un porte-parole de l\u2019Association internationale de l\u2019aviation civile (LATA), qui représente 84 % du trafic mondial.Automatisation de plus en plus sophistiquée «L\u2019objectif est zéro accident, même si on aura du mal à l\u2019atteindre», renchérit Qlivier Painsilber, spécialiste de l\u2019aviation au cabinet Qliver Wyman.11 souligne que la sécurité aérienne passe par le niveau de compétence «extrêmement élevé chez les pilotes, les contrôleurs aériens et les mécaniciens».De son côté, Didier Bréchemier, ejqjert au cabinet Roland Berger, estime que ces statistiques résultent d\u2019une amélioration de l\u2019ensemble de la chaîne liée à l\u2019information entre l\u2019avion, le püote et le sol, qu\u2019on peut encore affiner.«A l\u2019origine, dit-il, le système d\u2019amélioration continue [.] ne concernait que les activités en vol.Ensuite, il a été élar^ à la maintenance, avant de concerner les activités au sol» Les experts mettent également en avant les avancées technologiques, avec l\u2019automatisation de plus en plus sophistiquée des appareils, à l\u2019instar du système TCAS (Traffic Collision Avoidance System) pour éviter les collisions entre avions.Revers de la médaille, toutefois: trop d\u2019automatisme peut compromettre l\u2019agilité des pilotes et donc la sécurité des vols, les pilotes étant moins entraînés à affronter des situations susceptibles d\u2019être corrigées directement par la machine.L\u2019LATA souligne que les sorties de piste constituent les accidents les plus fréquents.Aussi, les constructeurs développent-ils des systèmes pour alerter les pilotes d\u2019une approche instable avant l\u2019atterrissage.«La consolidation des compagnies aériennes, avec les grosses qui rachètent les plus petites, peut aussi permettre à des pays qui sont moins matures \u2014 en Afrique, par exemple \u2014 d\u2019améliorer le retour d\u2019expérience», ajoute M.Bréchemier.Malgré ces statistiques, le transport aérien alimente toujours les fantasmes.«Il y a un décalage infondé entre la psychose vis-à-vis du transport aérien et la réalité statistique», conclut Qlivier Eainsilber.Probablement parce que, lorsqu\u2019un accident survient, il est fortement médiatisé, note-t-il.Agence France-Presse LES PETITES ANNONCES PROPRIETES A VENDRE PROPRIETES A VENDRE CHAMBRES VILLE-MARIE Au cœur de la ville avec superbe jardin aménagé, terrasse avec jardin d\u2019eau et possibilité de faire un stationnement, accès facile par la ruelle.Complètement rénové entre 2007 et 2011 style contemporain, qualité et goût sont au rdv, belle aire ouverte au rdc et 3 càc à l\u2019étage.A voir III 439000$ MLS 8607914 DANIELLE LANDRY 514 898-8131 RE/MAX du Cartier Inc.Dans beau 51/2 à Outremont Chambre très ensoleillée Femme non-fumeuse seulement 500 $/ms.514-272-9018 ŒUVRES DM ŒUVRES D\u2019ART à vendre www.oeuvresdart.ca LIVRES ET DISQUES *Librairie Bonheur d'Occasion* achète à domicile livres de qualité entoutgenre 514914-2142 4487 de la Roche/Mt-Royal 1 «N\t\u2022D «E «X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES\t 100 \u2022 199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL 1ÛÛ \u2018150 Achat-vente-échange 160 \u2018199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL 2ÛÛ \u2022 250 Achat-vente-échange 251 \u2018299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D'EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 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Losier.Il laisse dans le deuil sa soeur Louise, ses neveux et nièces, ses proches ainsi que de nombreux amis.Élu à la Chambre des communes en 1953, 1957 et 1962, dans le comté de Châteauguay-Huntingdon-LaPrairie, il a ensuite exercé à titre de notaire à La Prairie jusqu\u2019à ce jour.Famille et amis sont invités à un rassemblement, en sa mémoire, le vendredi 6 janvier 2012 à 11 h 30, au Club de Golf La Prairie, 500 avenue du Golf, la Prairie.Au lieu de fleurs, des dons à la Fondation de l\u2019hôpital Charles-Lemoyne ou à la Fondation de la Maison Source Bleue seraient appréciés.La direction funéraire a été confiée à la : iSfc COOPÉRATIVE FUNÉRAIRE DE LA RIVE-SUD DE MONTRÉAL Résld«iic« Curé'PoIrier 635, boul, Curé-Poirier Ouest Longueuil (QC) J4J 2H8 Tél.: (450) 677-5203 Téléc.: (450) 677-6221 Dupuis Leman, Josette 1919-2011 Josette Dupuis Leman s\u2019est éteinte paisiblement le 31 décembre 2011, à L\u2019Ambiance, à l\u2019âge de 92 ans.Précédée dans la mort par son époux André Leman, son fils Claude Leman, et plus récemment par sa sœur Renée Dupuis Angers, elle laisse dans le deuil ses enfants Caro (Yves Roy), Hélène (Michael Jalbert), Marie-Jo (Brian Rudolf) et Bernard; sa bru Michèle Paré; ses petits-enfants Marie-Claire, Dominique et Stéphanie Leman, François et Marie-Jo Ouimet, Patrick, Philippe et Andrea Jalbert, Marie-Fatima et Yusri Rudolf et Emmanuel Boudreault; et 12 arrière-petits-enfants.Elle fut tour à tour écrivaine, (Dupuis Frères, le Magasin du peuple), femme d\u2019affaires, bénévole dévouée, et agente de voyage fort appréciée.Tous ceux qui l\u2019ont connue auront été marqués par son dynamisme, sa joie de vivre, son rire contagieux et ses merveilleux talents d'hôtesse.La famille tient à remercier de tout cœur les membres du personnel de l'Ambiance pour leur professionnalisme et leur compassion à l\u2019égard de Josette.La famille vous accueillera le jeudi 5 janvier 2012 de 17h à 21 h, et le vendredi 6 janvier, de 10h à 12h30, suivi des funérailles à 12h30 à la chapelle du : Centre funéraire Côte-des-Neiges 4525, chemin de la Côte-des-Neiges Montréal, H3V1E7 514-342-8000 www.dignitequebec.com Au lieu de fleurs, des dons à « Bon Dieu dans la rue » seraient appréciés (www.danslarue.com).Cécile Paré Dupré 1914-2011 À Québec, le 30 décembre 2011, à l'âge de 97 ans, est décédée Cécile Paré de Sherbrooke, épouse de feu Arthur Dupré, fille de Bruno Paré et d\u2019Alida Martin et sœur de feu Lucienne Paré.Eiie laisse dans le deuil ses enfants Louise (Jean-Pierre Masse), Jean-Paul (Louise Dion) et Aiain (Nicoie Fontaine), ses petits-enfants Geneviève (Daniel), Bruno (Emmanuelle), Jean-François (Puiman) et Anne-Marie (Sean), son arrière-petit-fiis Maxime, Catherine, et ses neveux et nièces.Une pensée toute spéciale pour Marie-Jeanne Dupré, Thérèse Martin et Thérèse Blais, ainsi que ies amies et amis du Complexe St-François.Les funérailles auront lieu le vendredi 6 janvier 2012 à 11 h, en l\u2019église Saint-Jean-Baptiste, 280, rue Conseil, Sherbrooke.La famille recevra les condoléances à l'église dès tOh.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l\u2019Université de Sherbrooke, 1950, rue Galt Ouest, Sherbrooke (Québec), J1K 1H8.La direction des funérailles a été confiée à la: Résidence Funéraire Steve Elkas Inc.601, rue du Conseii Sherbrooke, Qc, J1G 1K4 Tél.819-565-1155 Téléc.819-820-8872 www.steveelkas.com Scharry, Léo 1920-2011 Léo Scharry ingénieur et MBA s\u2019est éteint paisibiement le 25 décembre 2011.Associé sénior du bureau d\u2019ingénieurs Scharry-Ouimet et Associés, il a contribué à la réalisation de nombreux projets tels que le système d\u2019éclairage du stade et du parc oiympique, de la centrale thermique de Montréal ainsi que ie système d\u2019éciairage routier de i\u2019autoroute 15.li s\u2019impiiqua également comme membre des conseils d\u2019administration des Petits Frères des Pauvres, de ia Fondation de l\u2019âge d\u2019or de Montréal, de la popote roulante Berthiaume-Du Tremblay et de l\u2019Association de la sclérose en plaques entre autres.Il a été en outre président de l\u2019Engineering Institute of Canada et l'Association des Diplômés de Polytechnique lui décernait le Prix Mérite 2003 pour l'ensemble de sa carrière.Il laisse dans ie deuil ses enfants Léopold, Marc et Guylaine, ses petits-fils François, Jean-Daniel et Nicolas, sa sœur Georgette ainsi que plusieurs neveux et nièces.La famille recevra les condoléances à compter de tOh, le samedi 7 janvier 2012 en l\u2019église Saint-André l\u2019Apôtre, située au coin de la rue Prieur et Waverly dans le quartier Ahuntsic et les funérailles seront célébrées à tth, Au lieu de fleurs, un don à la Société Alzheimer du Québec ou à l\u2019Association de la sclérose en plaques sera grandement apprécié.Direction : Alfred Dallaire MEMORIA www.memoria.ca 514 277.7778 porter raffinée sur toute la ligne Porter frappe dur sur de base.ses tarifs Économisez 50 % sur les tarifs de base.Dites OK au KO.Réservez avant minuit le 6 janvier 2012 avec le code BOXE50 ?Vols au depart de Montreal.Mentionnez le code BOXE50 Voyagez d\u2019ici le 30 avril 2012.Les tarifs ci-dessous incluent le rabais de 50 %.Les tarifs aller simple incluent les surcharges de ligne aérienne et les frais d\u2019aéroport.TORONTO\tHALIFAX\tST.JOHN\u2019S SAU LT STE.MARIE SUDBURY\tTHUNDER BAY\tWINDSOR\tTIMMINS 17 par jour\t2 par Jour\t partir du 16 janvier 88 $* 118 $* 148 $T37$* 132 $* 137 $* 127 $*137 $* CHICAGO MYRTLE BEACH NEW YORK\tVERMONT\tBOSTON  partir du 15 décembre 147$* 260 $*132 $*184 $* 147 $ ^ Réservez en ligne ou contactez ' votre agent de voyages.*Le rabais s\u2019applique au tarif de base sans frais ni taxes.Porter peut exiger un achat jusqu\u2019à 21 jours à l\u2019avance.Ce tarif aller simple n\u2019exige pas l\u2019achat d\u2019un aller-retour.Les sièges à ce tarif sont en nombre limité et peuvent ne pas être disponibles sur tous les vols ou pour toutes les dates.Ces tarifs pourraient ne pas être en vigueur pendant toute la durée de la promotion.Offre valable pour les nouvelles réservations seulement.\"Ces tarifs ci-dessus aller simple incluent les services de NAV Canada, les frais d\u2019assurance et les frais d\u2019amélioration aéroportuaire (FAA), mais excluent les taxes et frais gouvernementaux.Les tarifs à destination de Montréal peuvent être différents.flyporter.com A 6 LE DEVOIR LE MERCREDI JANVIER 2012 EDITORIAL Les bonus des p.-d.g.L\u2019excès suit l\u2019excès De Montréal à Londres, de New York à Paris, de Toronto à Berlin, les revenus des dirigeants d\u2019entreprises augmentent, augmentent, augmentent.A lire les chiffres relatifs à ce volet financier, la crise leur est étrangère.Comme quoi ces dirigeants sont également des intouchables.J Serge Truffaut ohn Pierpont Morgan, le banquier qui a «fait» Wall Street, en plus d\u2019avoir confectionné la bibliothèque privée la plus imposante au monde, avait calculé que le salaire d\u2019un président d\u2019entreprise devrait être vingt fois celui de l\u2019employé percevant le plus bas.Ce barème établi par un homme qui, on s\u2019en doute, n\u2019avait aucun penchant gauchiste fut observé, à des degrés divers, il va sans dire, des décennies durant.A l\u2019aube des années 1980, cette règle éclata en mille morceaux.On insiste, cela fait 31 ans que ça dure.Aujourd\u2019hui, le salaire du p.-d.g.est 40 fois supérieur au salaire moyen, et non pas minimum, des employés.Et c\u2019est sans compter les primes.En octobre dernier, les comptables de la firme Incomes Data Services (IDS) ont publié un rapport aux conclusions propres à réveiller les spasmes de l\u2019aigreur et non de l\u2019envie.On y apprend en effet que le revenu total, soit le salaire plus les primes, des 100 patrons de 100 sociétés inscrites à la bourse de Londres ^-^ avait connu, tenez-vous bien, une hausse de Æ\t\\\t49 % au cours de l\u2019exercice financier 2009.Le chiffre est si énorme qu\u2019on n\u2019ose même pas 4\tl\u2019arrondir.D\u2019autant que le système bancaire ^\t\u2014 de ce pays fut sauvé, en 2008, avec l\u2019argent des contribuables.Simultanément, les experts d\u2019IDS ont réalisé que les concessions salariales et autres exigées aux employés pour cause de récession avait eu la conséquence suivante: une diminution de 20 % du niveau de vie.Une diminution si marquée que la ville de Londres compte désormais des travailleurs parmi son contingent de sans-abri.En novembre dernier, cette fois aux Etats-Unis, la société Johnson Associates a communiqué une étude susceptible de troubler la retenue que commande la raison.Tenez-vous bien (bis), dans son analyse, Johnson nous apprend que Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase, Bank of America et Citigroup, soit cinq établissements financiers et seulement cinq, avaient mis de côté 93 milliards $, soit plus que l\u2019an dernier.Qu\u2019importe que Goldman Sachs, par exemple, ait déclaré une perte au cours du troisième trimestre de l\u2019exercice financier en cours, l\u2019important est de gaver les patrons et les stars de l\u2019ingénierie financière, et non les actionnaires institutionnels qui gèrent notamment les fonds de pension.Malgré l\u2019atonie de l\u2019économie américaine, le salaire moyen alloué aux PDG des entreprises inscrites aux bourses du pays a été de 12 millions en 2010, selon GovernanceMetrics International (GMI).Arrêtons-nous maintenant à l\u2019acte fondateur de cette orgie monétaire.Il s\u2019agit d\u2019un article paru en 1976 dans le Journal of Financial Economies de l\u2019Université de Rochester dans lequel fut conceptualisé le théorème suivant: refiler un paquet d\u2019actions avec droit de vote aux cadres supérieurs de l\u2019entreprise revient à harmoniser les intérêts de ces derniers à ceux des actionnaires.Cette suggestion fut adoptée, ou plutôt appliquée, à vitesse grand V par Jack Welch, alors p.-d.g.de General Electrics.On s\u2019en doute, il fut imité illico par ses confrères.Aujourd\u2019hui, on dispose donc de trois décennies au cours desquelles l\u2019excès a succédé à l\u2019excès, l\u2019avidité à l\u2019avidité.On dispose de suffisamment de temps pour rappeler que dans certains cas, les patrons ayant affiché des contre-performances, on pense notamment à celui qui a mis Merrill Lynch à terre, ont été renvoyés dans leurs foyers avec des millions et des millions dans leurs valises.On fait l\u2019impasse sur le copinage maintes fois documenté des membres du comité de rémunération pour mieux souligner qu\u2019à bien des égards, les dindons de la farce ont été les gestionnaires des fonds de pension.Il serait grandement temps que les gouvernements dotent les actionnaires institutionnels d\u2019outils obligeant les patrons à répondre davantage de leurs gestes qu\u2019ils ne le font présentement.D\u2019autant que se profile à l\u2019horizon la prochaine grosse crise.Comment s\u2019appelle-t-elle?La crise des régimes de retraite.struffaut@ledevoir.com LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910.FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOEARO autre ^rând moment Æ X9U.O$- Z*f Les grands oubliés de 2011 En 2011, encore près de un milliard de personnes ont faim dans notre monde: cela équivaut au total des populations réunies de l\u2019Amérique du Nord et de l\u2019Europe: c\u2019est dire que 15 % de la population mondiale se couche avec la faim dans le ventre.Une personne sur sept n\u2019a pas la nourriture suf Lisante pour mener une vie saine et trois millions d\u2019enfants, chaque jour, meurent de sous-nutrition avant l\u2019âge de cinq ans.Souvenons-nous que 2011 a été témoin de cette terrible sécheresse dans la Corne de l\u2019Afrique.Souvenons-nous encore du fait qu\u2019une personne sur six dans le monde est contrainte de vivre dans un bidonville.D\u2019eux, on ne parle pas ou peu, comme si on ne voulait pas qu\u2019ils viennent troubler nos consciences.Chaque année, ils demeurent les grands oubliés par un Occident qui a la tête ailleurs, là où sont ses propres intérêts.Un spécialiste de l\u2019information rappelait que plus les médias parlent d\u2019un sujet, plus ce sujet prend de l\u2019importance dans l\u2019esprit des gens.Une conclusion s\u2019impose alors à nous.Jean-Pierre Joly, prêtre Sainte-Adèle, le 2 janvier 2012 Des gars impressionnants De nos jours, c\u2019est bien vu de dénigrer les syndicats.Moi, je suis toujours impressionné de voir des travailleurs décider de faire la grève dans une société individualiste et égoïste comme la nôtre.Les gars d\u2019Alma, qui sont parmi les mieux payés au Québec, ont refrisé à 80 % de laisser Rio Tinto Alcan, l\u2019entreprise qui tient le Saguenay dans sa main, donner leurs emplois en sous-traitance et à rabais, pour épargner encore plus d\u2019argent.«On veut que ceux qui vont être engagés dans l\u2019avenir aient d\u2019aussi bons salaires que nous», a dit le jeune président du sjmdicat.LETTRES Marc Maltais.On croit rêver, tant on n\u2019est plus habitué à autant de solidarité et de lucidité.La flexibilité de l\u2019emploi réclamée un peu partout par les patrons est en train d\u2019annuler tous les gains sociaux que les travailleurs ont pris deux siècles à gagner, au prix de luttes souvent meurtrières.Et pourtant, ils savent qu\u2019ils vont en payer le prix, eux, leur famille et leur collectivité, pour des mois, pour toujours peut-être.Pour ajouter au paradoxe, la p.-d.g.de Rio Tinto Alcan dans le monde.Jacinthe Côté, est elle-même originaire du Lac-Saint-Jean: elle a été élevée dans ime famille modeste du rang Nord de Normandin, au Lac-Saint-Jean, comme moi, et est ma petite-cousine.Mais les entreprises sont des personnes morales qui, paradoxalement, n\u2019ont ni cœur ni conscience: seulement une calculatrice inté^ée.Les gars de Rio Tinto Alma, il y aura sûrement des gérants d\u2019estrade pour s\u2019interroger sur vos intentions et vos stratégies, mais moi, vous me redonnez confiance dans mon peuple et dans l\u2019humanité.Merci et bravo! Roméo Bouchard Saint-Germain-de-Kamouraska, le 1\" janvier 2012 Émissions-échecs Nous avons regardé, le 31 décembre, les émissions annoncées comme spéciales et drôles.Nous avons essayé de trouver ce qui était amusant, mais en vain.En général, Jean-René Dufort est plus intéressant qu\u2019il ne l\u2019a été le samedi 31.Déception.Les textes étaient des redondances essoufflées menant nulle part.Quant au Bye Bye, qui pouvait trouver comiques les interventions des comédiens?Pauvreté des écrits, jeux de scène d\u2019une platitude et d\u2019un ennui indescriptibles.Les «criss» de Véro étaient loin de l\u2019honorer.Les sacres sont une preuve à rabais.Comment a-t-elle pu accepter de jouer ce sketch insigni- fiant?Il est plus que temps de confier les Bye Bye à des scripteurs et à des acteurs qui auraient de la véritable originalité.Combien nous ont coûté ces deux heures de télé plus que plates?Nous avons gaspillé notre soirée, ipais nous voulions savoir de quoi il en serait.Emissions-échecs.Raymond Ethier Le 1\" janvier 2012 Lettre à ma bilingue députée Mme Laverdière, j\u2019ai reçu par la poste votre lettre payée avec nos impôts.Quelle ne frit pas ma surprise de constater que l\u2019anglais y tient la même place que le français, pourtant seule langue officielle du Québec.Tout est bilingue dans ce «bulletin parlementaire 2011/Householder Fall 2011» de la «Official Opposition Critic for Foreign Affairs», MP de Laurier-Sainte-Marie, même la section «A surveiller/Coming up in Ottawa» et les «Offres d\u2019emploi étudiant au parlement/Student Job Opportunities in Parliament».Pour ce qui est du français, on y lit que «nous continuerons d\u2019être proactijs et vocaux» et qu\u2019il «demeure une urgence d\u2019agir à court terme», d\u2019autant plus que «plusieurs d\u2019entre vous sont venus me saluer et me partager leurs idées avec moi».Faut-il comprendre qu\u2019une députée fédérale du NPD/NDP ne se sent pas liée par la Charte du français dans ses communications avec ses concitoyens ou est-ce l\u2019ambiance de la colline parlementaire à Ottawa qui déforme à ce point l\u2019usage même du français?Le message très clair que vous lancez est que, même au Québec, il y a deux langues of licielles.On prend celle qu\u2019on veut et il n\u2019est pas nécessaire que les allophones apprennent le français.J\u2019ose espérer que le prochain message respectera le Mt français au Québec.Gilbert Paquette Montréal, le 29 décembre 2011 LIBRE OPINION Une ministre en flagrant délit d\u2019accotement déraisonnable ANTOINE BABY Sociologue et chercheur en éducation Il peut être utile, voire nécessaire, de revenu-sur l\u2019épisode de la fdlette musulmane en classe maternelle à qui on a permis de porter un casque d\u2019écoute antibruit pour qu\u2019elle n\u2019ait pas à entendre la musique et les chansons de sa classe.Sauf deux ou trois éditoriaux, les médias ont en effet traité la décision des aufori-tés locales et la réaction de la ministre de l\u2019Education comme un événement isolé, sans antécédent ni lendemain.On a dénoncé ou on a approuvé, puis on a tourné la page et on est passé à un autre appel.Un des problèmes de l\u2019indignation contemporaine est qu\u2019elle est souvent mollassonne, sans objet et sans continuité.Elle ne fait pas peur.Pour cette raison, j\u2019aimais mieux l\u2019époque où nous contestions.«Contester» est un verbe transitif, qui a un objet, tandis que «s\u2019indigner» n\u2019est qu\u2019un verbe pronominal.Inquiétante continuité Dans le cas présent, il ne s\u2019agit pas d\u2019un événement isolé; il s\u2019agit d\u2019un événement qui s\u2019inscrit dans une continuité québécoise troublante et inquiétante.Il faut donc y revenir et l\u2019insérer dans un urgent débat de société.Il faudra faire plus que s\u2019en indigner; il faudra aussi s\u2019insurger.En se rendant à l\u2019opportuniste et irresponsable demande des parents de la fillette, les autorités locales ont fait preuve d\u2019un grave manque de jugement et de discernement.La Commission scolaire de Montréal a tout simplement pelleté le problème dans la cour de l\u2019école et s\u2019en est lavé les mains.La direction de l\u2019école a abdiqué son rôle d\u2019assurer l\u2019intégration des nouveaux arrivants et a agi comme s\u2019il n\u2019existait pas une culture québécoise, qu\u2019elle doit pourtant présenter et faire valoir auprès des gens qui choisissent de vivre ici.Quant à la ministre Line Beauchamp, je n\u2019hésite pas à dire que sa réaction témoigne d\u2019une gouvernance myope totalement incapable de dégager la portée réelle d\u2019un événement et de l\u2019insérer dans une conjoncture qui, au demeurant, semble lui échapper complètement.Aucune envergure.Elle carbure au cas par cas.Une ministre prise en flagrant délit d\u2019accotement déraisonnable.Oreilles bouchées Madame Beauchamp prétend qu\u2019il serait impossible d\u2019en arriver à baliser «afin d\u2019obtenir une logique pour chacun des cas qui se présentent» {Le Devoir, 20 décembre 2011).Pourtant, madame, vous savez qu\u2019on ne peut invoquer sa propre turpitude.Vous et vos pareils vous êtes vous-même bouché les oreilles, avec ou sans casque, aux appels de plus en plus nombreux lancés en faveur d\u2019une laïcité totale de l\u2019État, une laïcité affirmée, assumée et conséquente qui est précisément cette «logique» que vous cherchez, seule capable d\u2019assurer, à l\u2019échelle d\u2019un pays, un pluralisme en santé.Plus grave encore, cette réaction fait preuve de ce qui ne peut être autre chose qu\u2019un mépris ou une iterance des dispositions de la Loi sur l\u2019instruction publique en ce qui concerne la mission de l\u2019école québécoise.Marie-Andrée Chouinard, du Devoir, a déjà souligné l\u2019illogisme de la position ministérielle qui prétend que la décision de l\u2019école en question ne contrevient pas au programme.C\u2019est incroyable, inconcevable, inimaginable et irresponsable! Et c\u2019est notre ministre de l\u2019Éducation, précisément gardienne du programme de l\u2019école québécoise, qui tient de tels propos?Je n\u2019en suis pas revenu encore et j\u2019en fais des cauchemars la nuit.Comme disait l\u2019autre: «Fermez les portes.On va l\u2019attraper vivante!» Non, mais.Contravention à la loi Mais il y a pire! Car à tout cela s\u2019ajoute le fait que cette position contrevient aussi à des dispositions essentielles de la Loi sur l\u2019instruction publique.La ministre Beauchamp semble ignorer ou feint d\u2019ignorer, pour mieux asseoir cette tolérance invertébrée typiquement québécoise, les dispositions de l\u2019article 36 de cette loi, qui assigne à l\u2019école la triple mission d\u2019instruire, de qualifier et, dans le cas qui nous intéresse plus particulièrement, de socialiser l\u2019élève.Au niveau de la maternelle, la musique, les chansons et les comptines font donc partie du programme (instruire) et elles sont un puissant outil d\u2019apprentissage du savoir-vivre ensemble (socialiser).Toute personne qui prétend le contraire n,\u2019est à l\u2019évidence pas digne d\u2019être ministre de l\u2019Éducation.Toute personne qui prétend que, en isolant de la sorte une enfant de la maternelle et en approuvant la décision en haut lieu, on convient d\u2019un accommodement «raisonnable», eh bien cette personne n\u2019a rien compris ni aux problèmes de construction d\u2019une identité québécoise moderne, ni à celui d\u2019une intégration bénéfique des nouveaux arrivants.Au train où vont les choses, nos décideurs ont tellement honte de ce que le Québec essaie de devenir depuis la Révolution tranquille et ils ont fait tellement de concessions ridicules, au nom d\u2019une liberté religieuse dont on ne sait même plus ce qu\u2019elle veut dire, qu\u2019il sera bientôt trop tard pour faire marche arrière et pouvoir présenter aux gens de l\u2019extérieur, dont nous avons tant besoin, un Québec consistant et attrayant.La navrante, grotesque et burlesque farce des accommodements raisonnables me pousse à donner raison à Trudeau, ce que je n\u2019ai jamais fait de ma vie.Peut-être ne sommes-nous en fin de compte que des «pleutres»! En ce qui me concerne, ça ne peut plus durer.J\u2019ai choisi le camp de l\u2019avant-garde des indignés, celui des insurgés! Nous devons signifier à madame Beauchamp qu\u2019elle n\u2019a plus la confiance de la population. LE DEVOIR LE MERCREDI JANVIER 2012 A 7 IDEES Environnement Pour une signature symbolique du Protocole de Kyoto par les Québécois et les Québécoises de toutes les générations DANIEL TURP Professeur, Faculté de droit, Université de Montréal ar la voix de son ministre de PTEnvironnement, le gouvernement du Canada a annoncé, le 12 décembre 2011, quJl avait Pintention de dénoncer le Protocole de Kyoto à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et il Ta fait en ces termes: «Comme nous Vavons déclaré, Kyoto est chose du passé pour le Canada.A ce titre, nous invoquons notre droit reconnu par la loi de nous retirer officiellement de Kyoto.Cette décision officialise ce que nous avons affirmé depuis 2006, à savoir que nous ne mettrons pas en œuvre le Protocole de Kyoto.» Le Québec, son gouvernement et son parlement n\u2019ont jamais considéré que le Protocole était chose du passé.Non seulement le Québec a toujours été d\u2019avis que le Protocole de Kyoto était, pour reprendre les mots qu\u2019a prononcés le premier ministre Jean Charest lors de la Conférence de Montréal de 2006, «ce que nous avons de mieux pour combattre le réchauffement climatique», mais il considère aussi que ce traité est un engagement international important du Québec.Ainsi, en application de la Loi sur le ministère des Relations internationales, l\u2019Assemblée nationale du Québec a-t-elle approuvé le Protocole de Kyoto en adoptant à cette fin une motion, et ce, à l\u2019unanimité (92 voix pour, 0 contre), le 28 novembre 2006.Après cette approbation, le gouvernement du Québec s\u2019est quant à lui déclaré lié par le Protocole de Kyoto en adoptant un décret le 5 décembre 2007.L\u2019Assemblée nationale du Québec et le gouvernement du Québec ne sauraient dès lors accepter que le Canada dénonce un engagement international que le Québec considère comme important, que son Assemblée nationale a approuvé et à l\u2019égard duquel le gouvernement du Québec s\u2019est déclaré lié.Des compétences du Québec Une intervention du Québec se justifie d\u2019autant plus que cet accord international du Canada ressortit, en grande partie, des compétences du Québec et que sa mise en œuvre relève des compétences de l\u2019État du Québec.Cette voix doit s\u2019exprimer formellement en raison du fait que la procédure d\u2019approbation et d\u2019assentiment prévu dans la Loi sur le ministère des Relations internationales s\u2019applique aussi à la dénonciation d\u2019un accord international du Canada que le Québec considère comme un engagement international important.Ainsi, l\u2019Assemblée nationale du Québec doit exercer son pouvoir d\u2019approuver ou de ne pas approuver la dénonciation du Canada.Si elle désapprouve cette dénonciation, comme nous le souhaitons, le gouvernement du Québec devra réaffirmer qu\u2019il se considère encore comme lié, quant à lui, au Protocole de Kyoto et qu\u2019il vise toujours à réduire ses émissions de ces gaz d\u2019au moins 5 %, par rapport au niveau de 1990, au cours de la période d\u2019engagement allant de 2008 à 2012.L\u2019Assemblée nationale toute entière devrait être associée à la défense du Protocole de Kyoto et convoquée, et elle devrait pouvoir réitérer son appui à cet engagement international important du Québec.Cette démarche démontrerait à la communauté internationale des États dans son ensemble que le Québec entend préserver le système climatique dans l\u2019intérêt des générations futures et continuer d\u2019être à l\u2019avant-garde de la lutte contre les changements climatiques.L\u2019ensemble des Québécois et Québécoises devraient aussi participer à cette défense du Protocole de Kyoto.Je propose dès lors d\u2019ouvrir à la signature des Québécois et des Québécoises de toutes générations cet engagement international important, pour rappeler que le peuple du Québec, comme son parlement et son gouvernement, appuie le Protocole de Kyoto, l\u2019approuve et veut que le gouvernement du Québec continue d\u2019être lié par celui-ci.Les personnes désireuses de signer le Protocole de Kyoto pourront le faire en se rendant à l\u2019adresse http://danielturpqc.org/proto-coledekyoto.php.La dénonciation par le Canada du Protocole de Kyoto offre au Québec une belle occasion d\u2019affirmer sa personnalité internationale et d\u2019indiquer que le Québec ne doit pas faire les frais du désaveu, par la communauté internationale, de la position du Canada auquel on assiste au lendemain de la Conférence de Durban.Le Canada peut-il invoquer sa propre turpitude pour justifier sa dénonciation du Protocole de Kyoto ?L JEAN-MAURICE ARBOUR SOPHIE LAVALLÉE Professeurs, Faculté de droit.Université Laval a 17® Conférence des 194 parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques s\u2019est achevée, le 11 décembre dernier, à Durban, en Afrique du Sud.Le Canada y a dénoncé le Protocole de Kyoto, conformément à la procédure prévue par l\u2019article 27 du Protocole, qui permet à un pays de le faire par la transmission d\u2019une notification écrite.Cela signifie qu\u2019il n\u2019est plus obligé de respecter son obligation internationale de réduire ses émissions de GES d\u2019ici 2012.Cette notification prendra effet dans un an, en décembre 2012.Que s\u2019est-il donc passé pour que le Canada se retire du Protocole, alors que la dénonciation par un État d\u2019un traité international est une chose relativement peu fréquente?Est-il vrai, comme l\u2019a affirmé le ministre de l\u2019Environnement du Canada, Peter Kent, que le Canada pouvait subir des sanctions de l\u2019ordre de 14 milliards de dollars s\u2019il demeurait juridiquement lié au Protocole de Kyoto?Obligations du Canada Quelles étaient les obligations du Canada dans ce Protocole?Le Canada a probablement été surpris, le 16 février 2005, par son entrée en vigueur, alors que la Russie décidait \u2014 chose inespérée \u2014 de le ratifier.On sait que le Canada n\u2019avait pas été proactif dans la mise en place des politiques et des mécanismes nécessaires au respect de l\u2019engagement qu\u2019il avait pris, en ratifiant le Protocole de Kyoto, de réduire de 6 %, avant la fin de 2012, les 591,79 mégatonnes d\u2019équivalent en dioxyde de carbone qu\u2019il émettait en 1990.Tout comme les autres pays développés de l\u2019annexe I qui avaient contracté l\u2019obligation de réduire leurs émissions, le Canada pouvait, pour réduire ses émissions et respecter ses engagements internationaux, avoir recours à différents mécanismes, dont les deux suivants.¦\tL\u2019adoption de politiques nationales pour réduire les émissions, par exemple par la taxation, la limitation du transport routier, un aménagement du territoire réduisant l\u2019étalement urbain.Les politiques nationales canadiennes ont été si timides qu\u2019elles ont empêché les entreprises canadiennes de bénéficier de l\u2019application des autres mécanismes, dont le mécanisme d\u2019échange de droits d\u2019émissions.Pourquoi?Parce que ces autres mécanismes devaient être utilisés en complément des politiques nationales et aussi parce que la possibilité d\u2019utiliser ces autres mécanismes était liée à la mise en place d\u2019un système national de comptabilisation du carbone, d\u2019un registre national, pour la délivrance, le transfert et la suppression d\u2019unités de réduction et à la communication des informations relatives.¦\tUn mécanisme d\u2019échange de droits d\u2019émissions.Le Protocole de Kyoto prévoit l\u2019échange international de droits d\u2019émissions entre les pays industrialisés, en complément des mesures prises au niveau national pour réduire les émissions.Ainsi, un pays qui a atteint ses objectifs de dépollution et qui a «un manque à polluer» par rapport à son plafond ou à son quota peut vendre ses «droits de polluer» à un pays qui ne pourrait pas autrement remplir ses objectifs de réduction.Une autre façon de voir le problème consiste à dire qu\u2019un pays qui ne pourra atteindre ses objectifs en matière de dépollution pourra acheter un permis de pollution excédentaire à un pays moins pollueur.Le JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre de ^Environnement du Canada, Peter Kent, a affirmé que le Canada pouvait subir des sanctions de f ordre de 14 milliards de dollars sHl demeurait juridiquement lié au Protocole de Kyoto.Canada n\u2019a pas mis en place les outils qui lui auraient permis d\u2019utiliser ce mécanisme.Sanctions possibles?S\u2019il ne respectait pas son obligation de réduire le niveau de ses émissions en 1990 de 6 % avant la fin de l\u2019année 2012, le Canada pouvait-il encourir des sanctions?Plus particulièrement, l\u2019affirmation du ministre Kent, selon laquelle le Canada pouvait encourir des «pénalités» de l\u2019ordre de 14 milliards de dollars s\u2019il ne dénonçait pas le Protocole de Kyoto, est-elle juridiquement fondée?Lçrs des négociations du Protocole de Kyoto, les États n\u2019avaient pas été en mesure de régler la question du régime des sanctions en cas de violation des obligations des États parties.L\u2019article 18 du Protocole prévoit que les parties devront approuver des procédures et des mécanismes efficaces pour les cas de non-respect de ses dispositions.Il ajoute aussi que, si les procédures ou les mécanismes prévus en cas de non-respect entraînent des conséquences qui lient les parties, ils doivent être adoptés «au moyen d\u2019un amendement au présent Protocole».Or les Accords de Bonn-Marrakech, qui sont venus établir le régime de «sanctions» du Protocole de Kyoto, n\u2019ont pas été adoptés par le biais d\u2019un amendement au Protocole de Kyoto, de sorte que ces sanctions ne sont pas juridiquement obligatoires.Que prévoit ce régime de sanctions «non juridiquement obligatoire»?Les accords de Bonn-Marrakech créent un Comité de contrôle qui, lorsqu\u2019il constate qu\u2019un État ne respecte pas son plafond d\u2019émissions, peut déclarer l\u2019État visé en situation de non-respect et appliquer les mesures suivantes.¦\tIl déduit, de la quantité attribuée à cet État pour la deuxième période d\u2019engagement, un nombre de tonnes égal à 1,3 fois la quantité de tonnes excédentaires.C\u2019est dire que, pour chaque tonne qui n\u2019a pas été réduite, il doit y avoir non seulement compensation au cours de la deuxième période mais aussi une pénalité supplémentaire de 30 %, la tonne non réduite devenant ainsi 1,3 tonne au cours de la deuxième période d\u2019engagement.¦\tIl suspend la participation de cet État au marché international des droits d\u2019émissions.¦\tIl exige l\u2019élaboration d\u2019un plan d\u2019action afin de corriger la situation.Ce plan doit comprendre une analyse des motifs du non-respect, un exposé des mesures projetées pour remplir les obligations de réduction au cours de la période d\u2019engagement suivante et un calendrier d\u2019application de ces mesures pour les trois prochaines années.La partie défaillante doit en outre soumettre annuellement son rapport d\u2019étape.Faux prétexte Jusqu\u2019à maintenant, le Canada n\u2019a été visé que par une procédure de contrôle, en 2008, en raison de son retard dans la mise en place d\u2019un registre national et d\u2019un système relié au Relevé international des transactions.Tout en jugeant que l\u2019état du registre national canadien avait donné lieu à un non-respect des lignes directrices établies en vertu du Protocole, le Comité a estimé néanmoins, sur la base des assurances fournies par le Canada, qu\u2019il existait suffisamment de faits pour éviter une constatation formelle de non-conformité et qu\u2019il n\u2019y avait pas lieu de poursuivre la procédure.La question qui se pose est de savoir si, en 2012, à l\u2019issue de la période de mise en vigueur du Protocole de Kyoto, alors que le Canada ne respectera pas son obligation de réduction de 6 % de ses émissions, il pourra être sanctionné?La réponse est non, et ce, pour plusieurs raisons.¦\tLes Accords de Bonn-Marrakech de 2011, qui prévoient les mécanismes de conformité et de «sanctions», n\u2019ont pas été adoptés par le biais d\u2019un amendement formel au Protocole de Kyoto et ils ne sont, par conséquent, pas juridiquement obligatoires.¦\tLe Canada pourrait se voir contraint \u2014 mais, encore là, pas de façon juridiquement contraignante \u2014 d\u2019accepter une obligation de réduction de ses obligations futures de 30 % supplémentaire pour chaque tonne non réduite pendant la période Kyoto (2008-2012).Or cela ne serait possible que si le Canada acceptait de s\u2019engager de nouveau pour une période post-2012 (2013-2020) dans le cadre du Protocole de Kyoto tel que nous le connaissons actuellement.Or rien ni personne ne pourrait l\u2019obliger à souscrire à de nouveaux engagements au-delà de ses possibilités d\u2019action.Ainsi, même si les États réunis à Durban en décembre ont adopté une feuille de route pour des négociations devant conduire à l\u2019adoption, avant 2015, d\u2019un protocole (donc d\u2019un accord juridiquement contraignant) pour l\u2019après-Protocole de Kyoto de 1997 phase 1 (2008-2012), le Canada aurait toujours eu la discrétion de ratifier ou non un tel protocole.Et s\u2019il avait décidé de le ratifier, il aurait pu négocier des engagements de réduction de ses émissions de GES si faibles pour la période 2012-2020 qu\u2019il n\u2019aurait pas été véritablement affecté par cette pénalité supplémentaire de 30 %.Alors, que faut-il comprendre des propos du ministre Kent qui a affirmé que le Canada avait dénoncé le Protocole de Kyoto pour éviter 14 milliards de dollars en pénalités?Que cet argument est faux et que c\u2019est par sa propre incurie, parce qu\u2019il n\u2019a pas adopté une politique nationale conséquente, que le gouvernement conservateur a placé le pays dans une situation où, s\u2019il devait respecter ses obligations de réduire ses émissions comme il s\u2019était engagé à le faire en ratifiant le Protocole de Kyoto, il devrait aujourd\u2019hui imposer des sacrifices impossibles à réaliser en si peu de temps et acheter tellement de droits d\u2019émissions sur le marché du carbone que cela coûterait des milliards de dollars aux contribuables canadiens.Voilà ce qu\u2019il faut comprendre des propos de notre ministre de.l\u2019Environnement.Enfin, il est vrai que les pays en développement représentent 80 % de la population mondiale, qu\u2019ils produisent actuellement plus de 50 % des émissions nettes de GES (soit quatre tonnes d\u2019équivalent CO2 par habitant) et que leur part dans les émissions de GES ne peut aller qu\u2019en augmentant, à mesure que s\u2019accroissent leur population et leur développement économique.Cela ne doit toutefois pas constituer un prétexte pour que le Canada dénonce un traité international qu\u2019il s\u2019est engagé à respecter.Au contraire, si le Canada avait une chose à faire à Durban, c\u2019était de s\u2019amender et de prendre le droit chemin afin de, pouvoir espérer un jour faire partie d\u2019un bloc d\u2019États développés capables de convaincre la Chine et les autres pays émergents d\u2019accepter à leur tour des engagements juridiques pour protéger notre système climatique et tout ce qui en dépend.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Mane-Andrée Chomnard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Bélair-Cirmo (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Qw^ô^cJEabien 'Deg\\\\se(societe), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Lisa-Mane Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Carokne Monlpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertésaw^^J , information politique Michel 'Dav\\d(chroniqueur), Hélene Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Quebec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) , information culturelle Michel Bélair (theatre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Juhe Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Enc Desrosiers et Alexandre Shields (reporters), Gérald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy 'TaiWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editonale et cahier Perspectives) , Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emilie Eohe-Boivin (pupitre) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andréanne Bédard, Michele Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Erappier et Genevieve Trembly (commis internet) , Améhe Gaudreau (secretaire a la redaction), Karl Rettino-Parazelh et Sophy Lambert-Racine (commis a la redaction) DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOCITE , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bossé, Marlene Côté, Stéphanie Déziel, Amel Ehmam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Améhe Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Ohvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Morin, Nathahe Zemaiùs INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur TJ^6),Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Ohvier Leclerc (responsable par interim service a la clientele), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Marie-Lune Houde-Brisebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béhveau (adjointe administrative), Céhne Euroy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau A 8 LE DEVOIR, LE MERCREDI 4 JANVIER 2012 ACTDALITES ECOLE SUITE DE LA PAGE 1 La CSDM mise sur l\u2019apprentissage et la réussite en français, que la recherche désigne comme un facteur de la persévérance scolaire.Pas si vite, rétorque Françoise Armand, professeure à rUniversité de Montréal, qui craint ce genre de raccourci.Pour cette spécialiste de l\u2019enseignement du français langue seconde en milieu pluriethnique, la CSDM fait complètement fausse route en voulant imposer le français aux allo-phones: non seulement cette approche ne favorisera pas l\u2019apprentissage de la langue de Molière, mais elle risque au contraire d\u2019avoir des effets négatifs sur l\u2019élève.«L\u2019exclusion des autres langues est mise en lien avec l\u2019apprentissage du français.C\u2019est plutôt inquiétant»y soutient-elle.D\u2019autant que la recherche menée au cours des 50 dernières années indique tout le contraire.Ce qu^indique la recherche Mme Armand déplore que certains cadres de la commission scolaire n\u2019aient pas lu les travaux des Canadiens Peal et Lambert (1962), qui ont démontré les effets positifs du bilinguisme dans le développement de l\u2019enfant.Lambert avait aussi mis de l\u2019avant les concepts de bilinguisme «soustractif > et «additif» pour démontrer que, lorsqu\u2019une langue n\u2019était pas valorisée, l\u2019enfant avait tendance à la refouler, à l\u2019abandonner (bilinguisme soustractif).La conséquence néfaste est que l\u2019apprenant n\u2019a plus recours au bagage cognitif et à la richesse que lui procuraient son bilinguisme et les allers-retours dans les deux langues.«Les enseignants doivent encourager ces transferts linguistiques» y insiste-t-elle.La chercheuse, qui forme justement des enseignants à œuvrer dans des contextes plurilinguistiques, notamment à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, prône plutôt l\u2019ouverture.«Les enseignants curieux des langues des enfants vont créer un climat qui permet de décrisper le français comme langue de scolarisation»y souligne-t-elle.Une politique du français mur à mur inhibera l\u2019élève, créant un certain mutisme et un désengagement, croit la chercheuse.«Est-ce qu\u2019on veut vraiment imposer à des gamins de parler français toute la journée, y compris à la récréationy un moment où il devrait plutôt se détendre?»y lance-t-elle, avant d\u2019enchaîner avec une image forte: «Imaginez que vous partiez avec un groupe de francophones en Chine et qu\u2019on vous demande de parler chinois partout à l\u2019écolCy du matin au soir.Vous n\u2019avez pas le droit d\u2019échanger un seul mot de fran-çaiSy pas même autour d\u2019un café pour soulager la tension et votre fatigue.» Police de la langue Il n\u2019y aura pas de coercition et aucune police de la langue, avait assuré Diane de Courcy, présidente de la CSDM, au moment de l\u2019annonce.En plus de refléter le souhait de politiciens comme Pierre Curzi ou encore de la ministre de la Culture et responsable de la Charte de la langue fran- çaise, Christine St-Pierre, cette politique linguistique, qui demeure encore à élaborer, reflète aussi la volonté de nombreux parents, comme le révèle un sondage mené par la CSDM en 2011.Sur 811 répondants (dont plus des deux tiers sont des parents d\u2019origines diverses), 70 % se disent d\u2019accord avec le fait d\u2019imposer aux élèves l\u2019obligation de parler français dans tous les espaces scolaires et 83 % estiment que cette règle devrait aussi s\u2019étendre à tout le personnel de l\u2019école.«Comment ne pas être d\u2019accord avec le fait qu\u2019on veuille que le français soit parlé le plus possible?La CSDM joue avec çay a constaté Mme Armand.Au fond, c\u2019est un appel au secours.Il y a beaucoup d\u2019immigrants et d\u2019élèves venant de milieux défavorisés à la CSDM.Et, en plus, elle est prise dans des tensions énormes, des remises en question de sa structure.» A l\u2019heure de la mondialisation, Mme Armand s\u2019étonne du message qu\u2019une telle politique linguistique envoie.«Quelle est la vision qu\u2019on donne de l\u2019enseignement à l\u2019école?Que tous les enfants deviennent des unilingues anglophones?» Elle estime qu\u2019il est temps que le Conseil supérieur de l\u2019éducation se penche sur la question.«On accueille les enfants venus d\u2019ailleurs en leur imposant le français partout à l\u2019école.Mais, d\u2019autre part, on veut implanter l\u2019anglais intensif en 6^ année.Peut-on clarifier où on s\u2019en va?» «On est capable de gérer cette complexité.Mais mettons-nous sur la place publique et ne faisons pas de politiques simplistes qui relèvent d\u2019une vision passéiste de l\u2019apprentissage des langues», a-t-elle conclu.Le Devoir lOWA SUITE DE LA PAGE 1 une bonne progression récemment dans les sondages, a traité Ron Paul, un proche des idées du Tea Party, de «dégoûtant» pour avoir créé des mesr sages préenregistrés qui ont été diffusés par téléphone aux électeurs.Dans ces messages, M.Santo-rum était présenté comme trop libéral au sujet des armes à feu et de l\u2019avortement Rick Santorum a par ailleurs reçu l\u2019appui hier du magnat de la presse Rupert Murdoch, qui estime qu\u2019il est le «seul candidat avec une grande vision authentique pour le pays».Le candidat Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des représentants, a pour sa part qualifié Mitt Romney favori des sondages, de «menteur», en ondes à la télévision américaine.«E ne dit pas la vérité aux Américains, a-t-il déclaré.Tout comme lorsqu\u2019il prétend être un conservateur.» M.Gingrich avait déjà prédit sa défaite lundi, mais s\u2019est dit satisfait de terminer quatrième et de pouvoir se tourner vers la prochaine étape de l\u2019investiture républicaine.Le candidat Mitt Romney ancien gouverneur modéré du Massachusetts, s\u2019en est pris au président actuel plutôt qu\u2019à ses rivaux au sein du Parti républicain.«Ce fut une présidence de l\u2019échec sur le plan économique, a-t-il dit, jugeant que Barack Obama a eu sa chance de faire ses preuves.E doit partir!» M.Romney avait peiné à convaincre les électeurs républicains de l\u2019Iowa en 2008, qui avaient plutôt choisi Mike Huckabee.Ron Paul, portant des lunettes fumées, a été accueilli en vedette de rock par un caucus tenu dans une école.Terminant troisième en fin de soirée, il a assuré que son équipe se reprendrait ap New Hampshire, afin de ramener «la liberté» aux EtatSrUnis.Rick Perry ancien gouverneur du Texas et candidat, a pour sa part terminé cinquième, tandis que la seule femme candidate, Michele Bachmann, représentante du Minnesota et également très proche du Tea Party, est finalement arrivée sixième.Au moment même où les caucus républicains avaient lieu, le président Barack Obama a tenu un événement web destiné aux militants démocrates de riowa.Il y a dressé un bilan de son mandat.REUTERS Des républicains s\u2019inscrivent dans une école de Des Moines, en lowa.rappelant la fin du régime «Don\u2019t ask, don\u2019t tell» dans l\u2019armée américaine, l\u2019adoption de la réforme du système de santé et la fin de la guerre en Irak.C\u2019est plutôt sa promesse, visiblement non remplie, de remettre l\u2019économie américaine sur pied que ses adversaires républicains lui rappellent à la moindre occasion.M.Obama s\u2019est tout de même dit optimiste, précisant que les quatre années supplémentaires d\u2019un deuxième mandat lui sont nécessaires pour réaliser ses engagements.«D\u2019une certaine façon, je suis vraiment plus optimiste maintenant que je ne l\u2019étais lorsque j\u2019ai été candidat la première fois, a-t-il affirmé lors d\u2019une vidéoconférence retransmise depuis Washington.En 2012, il s\u2019agira de rappeler aux Américains tout le chemin que nous avons parcouru.» La prochaine étape pour les candidats républicains est celle de la primaire du New Hampshire, le 10 janvier.Mitt Romney y est bien en avance dans les intentions de vote.Gil Troy, professeur à l\u2019Université McGill et spécialiste de politique américaine, nuance l\u2019importance de cette première partie du processus de l\u2019élection du prochain candidat républicain.«Il y a une exagération de l\u2019importance des caucus en lowa.C\u2019est un Etat très petit, agricole et peu repré- sentatif des États-Unis.C\u2019est moins diversifié et moins urbain que le reste du pays.» En 2008, les résultats des caucus en lowa n\u2019avaient en effet rien eu à voir avec l\u2019issue du processus de sélection.Les électeurs n\u2019avaient été que 13 % à donner leur appui à John McCain, le plaçant au quatrième rang chez les républicains.Les électeurs avaient toutefois visé juste en favorisant Barack Obama du côté des démocrates.Il faut cependant dire que depuis Bill Clinton, en 1992, aucun candidat à la présidence n\u2019a pu gagner sans avoir d\u2019abord remporté l\u2019Iowa ou le New Hampshire, les deux premières étapes du processus.Selon Gil Troy, deux défis attendent les candidats républicains au cours des prochains mois.«Dans le cas de Mitt Romney, il doit prouver qu\u2019il peut créer un sentiment d\u2019excitation et s\u2019inscrire comme un candidat intéressant, pas seulement comme le candidat qui a le plus de chances de battre Obama.» Pour les autres candidats, le défi est plutôt de se démarquer du lot, qui pour l\u2019instant se partage les électeurs sans particulièrement se différencier.Le Devoir Avec TAP, lAFP et le New York Times ROBERVAL SUITE DE LA PAGE 1 compte parmi ses proches, il souhaite passer à une autre étape.«Ici, c\u2019est autre chose», résume Nicolas Giroux, l\u2019historien de la Commission de la capitale nationale qui pilote ce dossier.«Le roi vient établir une colonie.» Roberval et sa cour vont vivre à Cap-Rouge pendant près d\u2019un an.Mais, contrairement à Champlain, Roberval ne lésine pas sur les moyens lorsqu\u2019il quitte la France.On est en pleine Renaissance, avec toute l\u2019ambition qui l\u2019accompagne.«Ce qui est phénoménal là-dedans, c\u2019est qu\u2019on fait reculer l\u2019histoire de 70 ans, d\u2019une part, puis on lui donne une ampleur qu\u2019elle n\u2019aura pas pendant un siècle, fait valoir le porte-parole de la Commission de la capitale nationale, Denys Anger.Quand Champlain fonde Québec, ils sont 25.Là, ils sont 500!» Gilles Samson, l\u2019un des archéologues qui ont mené les fouilles, renchérit.«On est loin de la ''cabane au Canada\u201d.Non seulement en raison de la richesse des artéfacts, mais en raison des nobles qui habitaient là.» L\u2019équipage est en outre un peu particulier.En plus de sa cour, qui comprend des femmes, Roberval embarque des repris de justice à qui il prévoit confier les durs travaux sur place.L\u2019équipage compte aussi des animaux.A notre époque, on aurait vu là réunis tous les ingrédients nécessaires à une émission de télé-réalité particulièrement explosive.«On es- saierait de faire ça au cinéma et même Spielberg n\u2019aurait pas assez d\u2019argent!», lance en riant l\u2019historien Jean Provencher, qui a suivi le dossier depuis le début en 2006.Les fouilles menées sur le site ont permis de cerner les limites d\u2019une partie du fort qu\u2019ils habitaient sur le promontoire de Cap-Rouge, à l\u2019ouest de Québec.On a même trouvé des traces de leur nourriture, dont les ossements d\u2019un grand pingouin, une espèce aujourd\u2019hui disparue, qu\u2019ils avaient probablement tué à Terre-Neuve et conservé dans un tonneau.Les prémisses de la Nouvelle-France Les moindres détails des fouilles seront présentés dans une grande exposition présentée au Musée de l\u2019Amérique française en 2013.Une équipe conjointe de la Commission de la capitale nationale (CCN), du Musée de la civilisation et du ministère de la Culture est en train de la construire.«Ce qu\u2019on va mettre de l\u2019avant dans l\u2019exposition, c\u2019est une nouvelle vision de cet épisode, explique Nicolas Giroux.Ce n\u2019est pas tant un échec pour nous que les prémisses de la Nouvelle-Erance.» A la fin du siècle, le pape avait donné le territoire aux Espagnols, raconte-t-il.Or, vers 1533, le roi de la France a réussi à obtenir une nouvelle interprétation de la décision du pape: pour revendiquer la possession, il allait falloir l\u2019occuper.Selon Giroux, il n\u2019y a pas de doute: «C\u2019est la revendication qui est à l\u2019origine de cette tentative coloniale-là.» Et «ça marche, ajoute-t-il.Les gens ont tendance à penser que cette colonie-là est un échec, parce que ça dure deux ans et qu\u2019il n\u2019y a pas de suite immédiate pendant les 65 ans subséquents, avant que Champlain ne revienne.Mais, pendant tout ce temps-là, dans la cartographie, c\u2019est écrit \"Nova Erancia Canada\u201d.» «Pour moi, l\u2019important, c\u2019est que les Québécois s\u2019identifient à ça», plaide Gilles Samson.«Que ça devienne un point de repère.» Cet épisode de notre histoire est d\u2019autant plus mystérieux que peu d\u2019écrits ont subsisté sur le sujet, «à peine 12 lignes en anglais», résume Jean Provencher.Le dictionnaire biographique canadien raconte que Roberval a parcouru les mers en pirate et que, lors de sa navigation dans le Saint-Laurent, il a abandonné l\u2019une des passagères du bateau sur une île avec son amant.L\u2019historien Bernard Allaire, qui a mené des recherches intensives sur le personnage pour alimenter les fouilles, met en doute ces affirmations.La CCN doit d\u2019ailleurs faire paraître en 2013 une biographie de Roberval signée par M.Allaire.«C\u2019est surtout la personne même de Roberval qui était inconnue, dit-il.On a beaucoup parlé de Cartier.Ç\u2019avait un côté idéologique, parce que Cartier était catholique et que c\u2019est lui qui a découvert le Saint-Laurent.E a toujours été vu comme le symbole des Canadiens-français [.].Alors que Roberval était un militaire protestant.J\u2019ai découvert beaucoup de choses sur lui, mais ça n\u2019avait jamais été exploité.» Le Devoir ¦ Demain: «Un pan d\u2019histoire caché dans un morceau de vaisselle» KYOTO SUITE DE LA PAGE 1 canadien en 2009, est une loi statutaire qui rend le Conseil exécutif responsable de l\u2019application du traité international.Cette loi, qui impose des obligations précises au gouvernement, ne peut donc être laissée de côté par le gouvernement Harper à cause de son caractère spécifique, à moins que celui-ci ne retourne devant le Parlement pour en annuler les effets au moyen d\u2019une autre loi statutaire, explique le professeur Turp.Ce projet de loi avait été introduit au Parlement par le NPD et avait obtenu la majorité des voix grâce à l\u2019appui des libéraux et du Bloc québécois, lorsque le gouvernement Harper était minoritaire en Chambre.Le caractère impératif de cette loi est fondamentalement différent de la simple «motion» adoptée par les Communes à la fin de 2002, explique le constitutionnaliste.Cette motion, qui n\u2019a pas l\u2019effet contraignant d\u2019une loi statutaire, recommandait au gouvernement fédéral de ratifier le Protocole de Kyoto.Il en découle, soutient le juriste, que les tribunaux supérieurs pourraient annuler le désistement que le gouvernement Harper a fait parvenir à rONU à la mi-décembre.Le Canada se retrouverait alors toujours lié au protocole au moment de sa conclusion juridique, soit le 31 décembre 2012.En donnant son avis de désistement à la mi-décembre, Ottawa voulait éviter cette date-butoir par une quinzaine de jours grâce à son avis d\u2019un an, pour ne pas avoir l\u2019obligation d\u2019atteindre les objectifs quinquennaux du protocole.Ces objectifs peuvent être atteints soit par des mesures de réduction des gaz à effet de serre (GES), qui n\u2019ont pas été prises, soit par des achats équivalents de crédits d\u2019émissions, une facture qui pourrait atteindre les 19 milliards et que les conservateurs ne veulent pas avoir à justifier devant l\u2019opinion publique.Le surplus d\u2019émissions de GES entre 2008 et 2012 équivaut à peu près à un an d\u2019émissions du Canada, soit un dépassement d\u2019environ 25 % du niveau de référence de 1990.A Kyoto, le Canada s\u2019est plutôt engagé à ramener ses émissions à 6 % sous le niveau de 1990, un objectif qu\u2019il rate en partie à cause de l\u2019augmentation des émissions attribuable à l\u2019exploitation des sables bitumineux de l\u2019Alberta.Le Canada pourrait toujours se désister à une date ultérieure en 2012 si les tribunaux l\u2019obligeaient à faire adopter une nouvelle loi pour légaliser son geste.Mais comme le délai pour rendre son désistement effectif est d\u2019un an, il ne pourrait plus éviter la date-butoir du 31 décembre 2012, alors que chaque pays devra déposer son bilan et démontrer comment il s\u2019acquitte de ses obligations en droit international.Le professeur Turp estime que l\u2019étude qu\u2019il a entreprise sur cette question pourrait l\u2019amener, avec d\u2019autres citoyens, à faire annuler le désistement du Canada.Le gouvernement québécois, dit-il, pourrait aussi demander à la Cour d\u2019appel de se pencher sur la question au moyen d\u2019un renvoi.Certes, reconnaît-il, les tribunaux supérieurs sont généralement conservateurs de nature, mais il pense «qu\u2019il y a encore des juges capables de se tenir debout et de trancher sur les règles de droit».La question est d\u2019ailleurs fondamentale en droit constitutionnel, dit-il, car elle soulève toute la question de la séparation des pouvoirs, soit le fondement de notre droit.Dans le cas du désistement, le gouvernement conservateur a pris, à son avis, une décision qui peut être rendue légitime seulement par une nouvelle loi.En omettant de revenir devant le Parlement pour annuler la Loi de mise en œuvre du Protocole de Kyoto, il empiète sur le pouvoir du Parlement et s\u2019arroge ainsi l\u2019équivalent du pouvoir de légiférer.Et à Québec Pour Daniel Turp, comme il l\u2019explique dans son texte publié dans la page Idées, «Le Québec, son gouvernement et son Parlement n\u2019ont jamais considéré que le protocole était chose du passé», comme l\u2019a affirmé le ministre fédéral de l\u2019Environnement, Peter Kent, en annonçant à la mi-décembre le désistement du Canada tout juste après la conférence de Durban sur les changements climatiques.«L\u2019Assemblée nationale du Québec et le gouvernement du Québec, écrit-il, ne sauraient dès lors accepter que le Canada dénonce un engagement international que le Québec considère comme important, que son Assemblée nationale a approuvé et à l\u2019égard duquel le gouvernement du Québec s\u2019est déclaré lié.Une intervention du Québec se justifie d\u2019autant plus que cet accord international du Canada ressortit, en grande partie, des compétences du Québec et que sa mise en œuvre relève des compétences de l\u2019Êtat du Québec.» C\u2019est pourquoi, tout comme il l\u2019avait fait récemment lors d\u2019une conférence de presse tenue avec la députée Louise Beaudoin, il estime que l\u2019Assemblée nationale «doit exercer son pouvoir d\u2019approuver ou de ne pas approuver la dénonciation du Canada» en réaffirmant «qu\u2019il se considère encore lié, quant à lui,» au protocole et qu\u2019il vise «toujours à réduire ses émissions de ces gaz d\u2019au moins 5 %, par rapport au niveau de 1990, au cours de la période d\u2019engagement allant de 2008 à 2012».C\u2019est pour faire «aussi participer à cette défense du Protocole de Kyoto» tous les citoyens qu\u2019il les invite à adhérer au protocole en signant sa pétition.Le Devoir LE DEVOIR www.ledevoir.com Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 M Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration : 514-985-3333 Comment nous joindre ?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel Bureau de Québec 514-985-3333 514-985-3360 redaction@ledevoir.com 418-643-1541 La publicité Au téléphone\t514-985-3399 Par télécopieur\t514-985-3390 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Les avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514-985-3344 Par télécopieur\t514-985-3340 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone\t514-985-3322 Par télécopieur\t514-985-3340 Les abonnements Au téléphone\t514-985-3355 du lundi au vendredi de\t7h30 à 16h30 Par télécopieur\t514-985-5967 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal (sans frais) 1-800-463-7559 L\u2019agenda culturel Au téléphone\t514-985-3346 Par télécopieur\t514-985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d'adresses de ses abonnés à la disposition au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est 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