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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2012-04-07, Collections de BAnQ.

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[" LE DEVOIR, LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 AVRIL 2012 AZNAVOUR L\u2019infatigable chanteur de 87 ans revient faire un tour de piste Page E 3 KAFIG Le hip-hop contemporain prend les couleurs du Brésil Page E 5 CULTURE Quand l\u2019amitié fait f 1 « fureur Porté par un duo contrasté \u2014 François Cluzet en riche handicapé et Omar Sy en assistant tout juste sorti de prison \u2014, Intouchables d\u2019Olivier Nakache et / Eric Toledano a été une vague déferlante et triomphale sur une France emportée.Il gagne nos écrans vendredi.ODILE TREMBLAY R ALLIANCE Les deux acteurs principaux à.\u2019Intouchables, Omar Sy et François Ciuzet Sorti ie 2 novembre dans ies saiies hexagonaies, ie fiim a déjà engrangé près de 20 miiiions d\u2019entrées.etour à Paris, en janvier dernier: Olivier Nakache, çoréalisa-teur avec Eric Toledano de cet Intouchables emballé comme un cheval fou, se pinçait encore pour y croire.Même que le cinéaste se retapait le film sans cesse en salle, histoire d\u2019écouter les gens rire ou s\u2019émouvoir.«Devant certaines scènes, je me dis: \u201cIl y a eu la grâce, le regard et la lumière.\u2019\u2019» 11 afhchait le sourire d\u2019un grand gagnant de la loto.Sorti dans les salles hexagonales le 2 novembre dernier.Intouchables a engrangé près de 20 millions d\u2019entrées en France, record de popularité pour un film national après Bienvenue chez les Ch\u2019tis.«Déjà, avant la sortie du film, on sentait le vent, dit Nakache.Nos techniciens étaient épatés, les acheteurs étrangers, les exploitants de salles, les journalistes aussi.On rêvait d\u2019attirer deux millions de spectateurs.» Ils ont récolté dix fois plus.Engouement si massif que plusieurs spectateurs, à Paris comme en province, retournaient voir le film quatre ou cinq fois.11 fut vendu partout, afhchant d\u2019autres sommets de popularité en Allemagne.Stupeur et tremblements! La formule du tandem boiteux constitue porutant un cliché de comédie.Pourquoi celui-ci a-t-il cartonné davantage qu\u2019un autre?Parce que.«Intouchables a fait du bien aux gens, avance Omar Sy.Il leur a donné l\u2019occasion de respirer, de reprendre confiance en eux, au moment où l\u2019atmosphère en France était au plus bas: récession, cynisme.» Son partenaire François Cluzet s\u2019est également creusé la tête: «Un très bon scénario, oui.Une excellente chimie entre Omar Sy et moi, soit.Et puis, le film, en faisant rire finement, va- «En faisant rire finement, le film valorise le public et lui apporte un supplément d\u2019âme» lorise le public et lui apporte un supplément d\u2019âme.Mais ce succès nous dépasse tous, et c\u2019est tant mieux.» Au départ, il y a l\u2019aventure véridique d\u2019un aristocrate riche et cultivé, Philippe Pozzo di Bor-go, devenu tétraplégique à la suite d\u2019un accident de parapen-te.11 avait embauché sur un coup de tête, comme aide.Abdel, issu d\u2019une banlieue à problèmes, d\u2019origine algérienne, à peine sorti de prison, un dru de la zone.Contre toute attente, ces deux êtres, l\u2019un handicapé physique, l\u2019autre paria social, allaient devenir un duo d\u2019enfer et se nourrir réciproquement.Le documentaire A la vie, à la mort racontait cette aventure, qui a frappé les cinéastes.Plus tard, Philippe Pozzo di Borgo devait en coucher le récit dans un livre.Le second souffle.Les deux cinéastes sont allés le voir à Es-saouira, au Maroc, où il vit avec sa nouvelle épouse, alors qu\u2019Abdel est retourné en Algérie.«Philippe avait eu trois ou quatre propositions d\u2019adaptation qu\u2019il jugeait trop sombres, explique Olivier Nakache.Il a accepté de nous faire confiance, à condition que le film soit une comédie et qu\u2019on rigole de tout ça.» Tope là! Du coup.Abdel le Maghrébin est devenu Noir et s\u2019appelle Driss à l\u2019écran.En gros.Intouchables s\u2019appuie sur cette relation véridique: deux hommes issus de cultures opposées qui découvrent à travers l\u2019autre la force de se dépasser, au milieu de péripéties émouvantes et de gags.«Mais Philippe et Abdel sont restés ensemble dix ans, explique Nakache, et on a écourté la durée de leur relation pour des raisons dramatiques.Driss demeure chaud lapin avec les femmes, mais en mode plus doux qu\u2019Abdel.Il n\u2019est pas devenu peintre et Philippe n\u2019a pas épousé la femme VOIR PAGE E 9: AMITIÉ ViA- ¦ Ml NOCTURNES LES MERCREDIS (À MOmÉ PRIX) OUSQU'À 21H I MBAM.QCXWFEININ6ER MUSEE DES BEAUX-ARTS MONTREAL Financière Sun Life TERRA\t3 astral AIRCANADA^ Cotte exposition est oi^nlsée par le Whitney Museum of American Art, New York, on collaboration avec le Mus6e des beaux-arts de Montréal, et avec le soutien de la Terra Foundation for American Art et de l'Association des bénévoles du Musée. E 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE AVRIL 2012 CULTURE Coulé deux fois Odile Tremblay aintenant, on le sait, allez, qu\u2019aucun navire, fût-il le plus gros du monde, n\u2019est insubmersible.On n\u2019ignore même plus que la planète s\u2019éperonne sur les icebergs de sa propre négligence.Cent ans après le grand nau-frage, la terre a tourné trois fois sur son socle, et nos illusions au§si.Evanouie pour nous, la candeur de ceux qui montaient à bord du Titanic à Southampton le 10 avril 1912, en se sentant les rois du monde.Nous voici rendus ailleurs.Excusez du peu! Mais la mémoire collective n\u2019a pas oublié la présomption de ce grand vaisseau, qui prétendait défier les hommes, les dieux, les éléments, avant de piquer du nez dans la mer glacée après quatre jours de navigation, tuant 1514 personnes, changeant la vie des autres.Cette tragédie maritime semble se répéter sans hn: «Ne vous pétez plus les bretelles! Sait-on jamais où le flot nous mène.» Elle nous parle aussi du courage et de la lâcheté à l\u2019heure des catastrophes, quand le fond des âmes se révèle malgré elles, traçant une ligne invisible entre les pleutres et les héros.Et bien présomptueux qui s\u2019imagine dans quel camp il aurait atterri; gros magnat poussant à l\u2019eau des femmes et des enfants pour monter dans un canot ou élégants musiciens de l\u2019orchestre jouant Plus près de toi mon Dieu jusqu\u2019au saut dans l\u2019abîme.Ça se découvre à l\u2019usage, de toute évidence! 20™ CENTURY FOX-PARAMOUNT PICTURES Avant la sortie du Titanic de James Cameron en 1997, son budget monstre, ses interminables délais de tournage.faisaient planer la rumeur d\u2019un film-naufrage.Erreur! Quelque 1,8 milliard de dollars en recettes, 11 Oscar, longtemps plus grand succès cinématographique jamais observé.En janvier dernier, le naufrage du Costa Concordia près de l\u2019île italienne de Gilio semblait faire écho à la tragédie du siècle précédent, avec sa grosse carcasse échouée comme une baleine, ses morts et sa folie.Mais son capitaine s\u2019était débiné, à l\u2019encontre de celui du Titanic.Où va le monde si les capitaines fuient leurs navires en détresse?s\u2019interrogeaient les uns et les autres.A croire qu\u2019on évalue les changements des moeurs à l\u2019aune de ces dé-sastres-là.L\u2019aventure du Costa Concordia sera adaptée au cinéma, c\u2019est sûr.Reste à découvrir quels enseignements l\u2019humanité pourra bien en tirer.Chose certaine, des films sur le Titanic, il y en eut tellement qu\u2019on a tous l\u2019impression d\u2019avoir sauté un jour du géant des mers.La télé repasse parfois le Titanic de 1953 réalisé par Jean Negu-lesco avec Barbara Stanwyck, Clifton Webb, Robert Wagner, aussi A Wfgût to Remember de Roy Ward Baker (1958) donnant la vedette à Kenneth More, Ronald Allen et Robert Ayres, sans élément de fiction ajouté.Tant d\u2019autres aussi.O.K., on connaît la fin, mais juste pour regarder sombrer le grand navire, pour voir le capitaine s\u2019isoler vers sa mort, les musiciens jouer d\u2019héroïsme et les passagers réagir, on éprouve ces mêmes crampes-là d\u2019horreur, d\u2019admiration et de compassion d\u2019un film à l\u2019autre, même devant les plus nuis.Avant la sortie du Titanic de James Cameron en 1997, son budget monstre (plus de 200 millions), sa reconstitution maniaque du chic paquebot, ses interminables délais de tournage faisaient planer la rumeur d\u2019un film-naufrage.11 allait durer trois heures et quart, pensez donc.Qui accepterait de se taper un pavé pareil?Erreur! Quelque 1,8 milliard de dollars en recettes à travers le monde, onze Qscar, longtemps plus grand succès cinématographique jamais observé.«Redonner vie à ce bateau a été pour moi une plus grande satisfaction que de le faire couler à nouveau», disait Cameron.Tenter le diable.Pas certain pour autant que la version 3D de son Titanic lancé 15 ans plus tard, au cente- naire du naufrage, connaîtra le vrai succès.Après touf c\u2019est le même film.Pas une scène supplémentaire, sauf une voûte étoilée plus conforme à celle de la position des étoiles au moment de l\u2019impact.Au lancement mercredi dernier, à la toute première séance du midi, je me suis pointée en salle, parmi une dizaine de spectateurs.Maigrelette assistance.Peut-être les fans attendaient-ils le soir pour voir la version relief de ce classique-là?Peut-être les plus jeunes ont-ils peu d\u2019intérêt pour un film d\u2019un autre âge?Sans doute une même oeuvre ne peut-elle pas casser la baraque deux fois.Paut pas tenter le diable, comme les constructeurs du Titanic.11 est vrai que My Heart Will Go On chanté par Céline nous tape sur les nerfs, que l\u2019histoire d\u2019amour servie par Kate Winslet et Leonardo DiCaprio est tirée par les cheveux, que la belle héroïne dans sa petite robe sous la nuit glaciale n\u2019a pas trop l\u2019air de geler.N\u2019empêche! Le film, avec ses décors fabuleux recréés à l\u2019identique, était porté par un souffle épique qui opère encore.Mais moins qu\u2019hier, que voulez-vous?Quinze ans ont coulé sur la superproduction de Cameron.Les histoires d\u2019amour sont plus déjantées aujourd\u2019hui qu\u2019en 1997, faut croire.11 n\u2019a pourtant pas ménagé sa peine, le cinéaste d\u2019origine canadienne: 18 millions pour ajouter le relief 60 semaines de travail, 300 techniciens à la barre.Tout ce beau monde dut transférer les plans sur support numérique, recomposer et sculpter ces images en trois dimensions.Sans effet de jaillissement, du subtil.Ce sont surtout les objets, les machines, les turbines, une poupée dans le sable, les blocs de glace, le naufrage lui-même qui profitent de cette troisième dimension, un peu aussi le langage des mains.Pas grand-chose, en somme.Titanic reposait sur sa fable; alors, porter des lunettes spéciales qui donnent la migraine, pourquoi donc?11 y a des limites au 3D.A trop tenir le spectateur par la main pour l\u2019immerger dans un naufrage en relief l\u2019imagination souveraine s\u2019engourdit.Mieux vaut laisser parfois l\u2019esprit travailler du bonnet.Mieux vaut abandonner un triomphe à son propre sillage.Mieux vaut laisser les cinéastes du futur couler à leur manière à eux le Titanic] otremblay@ledevoir.corn ISABELLE BLAIS PIERRE-LUC BRILLANT 7® edition FESTIVAL TEMPS D\u2019IMAGES m ?m tt mi cynsons 191-^27 AVRIL 2012 TEXTE DAVID GRB6 ET GORDON MCIIITYRE TRADUCTION OUVIER CH MISE EN SCÈNE PHIUPPEÏAMDERT ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE JEAN GAUDREAU COSTUMES ET ACCESSOIRES JOSÉE BERGEROH-PROUlX ÉCLAIRAGES ANDRÉ RIOUX SUPPLEMENTAIRE 14AVRILÀ16H NOUVELLE SERIE DE SUPPLÉMENTAIRES Mercredi 18 avril à 19h Jeudi 19 avril à 19h Vendredi 20 avril à 20h spectacle de redoux qui annonce le printemps, et qui veut simplement réchauffer nos âmes givrées.Luc Boulanger, La Presse y\u20193'VfJAPON r HIROAKI UMEDA * *** .:\u2022 .*\t*\tMONTRÉAL V MARTIN TETREAULT V V3 N PURFORM \u2022\u2022 r .\t¦ a A pwia ¦ ¦ a 13 AVRIL 2012 i Une histoire d\u2019amour intelligente, drôle et près du cœur, sans fioritures hollywoodiennes (.)\t| David Lefebvre, Montheatre.qc.ca :v MARTIN MESSIER CAROUNE LAURIN-BEAUCAGE > Midsummer est inat S tendu, rafraîchissant et 2 follement drôle.I Marie-Claire Girard ^ nomag.ca * BELGIQUE MICHÈLE ANNE DE MEY JACO VAN DORMAEL Isabelle Blais et Piene-Luc Brillant sont tout a fait naturels, à l\u2019aise^ d\u2019une belle complicite aux guitares et aïK voix.Francine Grimaldi, Samedi et rien d\u2019autre CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL Conseil des Arts Canada Council du Canada\tfor the Arts LE DEVOIR JÜïPc SPECTACLES * PERFORMANCES * INSTALLATIONS * PROJECTIONS * ATELIERS * RENCONTRES * CHANTIERS USINE-C.COM / BILLETTERIE 514.521.4493\t^ SALLE c/3\u2019,' FRED-BARRY THEATRE Big^ger than Jesus (version française) Du 12 au 21 avril 2012 Conception et texte : Rick Miller et Daniel Brooks I Traduction : Rick Miller et Marie Gignac Mise en scène : Daniel Brooks I Avec Rick Miller Une production de WYRD Productions et Necessary Angei présentée par le Théâtre Denise-Peiietier Billetterie 514 253-8974 Jlllll Variations et résonances www.denise-pelletier.qc.ca ?Extraordinaire.Fabuleux.Étonnant.Je recommande le i^ectacle aux gens de tous âges À voir absolument.Georges Nicholson, Je l\u2019ai vu à la radio, RC, j^in 2010 LE DEVOIR LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE AVRIL 2012 E 3 CULTURE PIERRE VERDY AGENCE ERANCE-PRESSE Tout a commencé dans ce Faisan doré, mythique boîte de nuit montréalaise où Aznavour et son partenaire Pierre Roche, à peine débarqués de New York, furent entraînés par un Jacques Normand à qui on ne disait pas plus non qu\u2019au patron Cotroni.SPECTACLES Aznavour : du Faisan doré à la Maison symphonique Il y a l\u2019homme à l\u2019illustrissime et planétaire carrière, et il y a notre Charles.Entre l\u2019ancien compère de Pierre Roche et le Québec, on en est aux noces de diamant.En cadeau, une toute nouvelle salle.SYLVAIN CORMIER Le revoilà.Cette fois-ci à la Maison symphonique, les 10, 11, 13 et 14 avril.Charles Aznavour chantera La bohème, Hier encore et toutes les belles d\u2019un temps que les moins de vingt ans n\u2019ont plus de raisons de ne pas connaître à l\u2019ère d\u2019iTunes, dans une salle qui sent le bois neuf.Une de plus.La Place des Arts lui appartenait déjà, Wilfrid est un vieux copain, la grande salle de répétition au sous-sol, une habituée des points de presse impromptus.Il l\u2019aura bien arpenté, le quadrilatère qu\u2019on appelle aujourd\u2019hui le Quartier des spectacles, bordé à l\u2019est par les ruines modernes du Red Light.Son Red Light.Son Faisan doré.La mythique boîte de unît est là pour qui sait la voir au-delà de ses ravalements successifs, au 2\" étage du 1417, boulevard Saint-Laurent, quelques pas au nord de la Catherine.Peut-être n\u2019est-il pas inutile nade Saint-Jean d\u2019Acre, grand stationnement de La Rochelle aménagé pour les FrancoFo-lies.Assis en robe de chambre au milieu du petit attroupement de journalistes, le «p\u2019tit bonhomme, mais grand monsieur» {dixit une vendeuse de sandwiches!) avouait son aversion pour et déjà formi-formidables, vont passer l\u2019automne 1948, l\u2019hiver 1949, le printemps 1949.«En une nuit et à la demande des \u201cfameux duettistes\u201d, on installe une scène et un rideau», écrit Monique Giroux dans le livret de la compilation Roche et Aznavour, parue chez Fonovox en 1995 dans la collection «Les Refrains d\u2019abord».Soixante-quatre ans après le Faisan doré, le même Aznavour parle encore de Jacques Normand en entrevue avec la même Monique Giroux dans une émission spéciale à Espace Musique (enregistrée à Paris en mars, diffusée ce dimanche, de 21h à minuit): «B a une mémoire fantastique, s\u2019émerveille-t-elle.B se souvient des gens, des lieux et de mille détails.» Et forcément de Normand, «à qui il doit beaucoup et qu\u2019il respectait infiniment».Le p\u2019tit Gignac Y a-t-il eu une entrevue où il n\u2019a pas évoqué avec truculence et fierté l\u2019époque où il enjambait «quelques morts dans l\u2019escalier»?Ma première fois à moi, c\u2019était en 1992, à l\u2019extérieur d\u2019une roulotte derrière l\u2019espla- Wilfrid son show américain avec Liza Minnelli, il en rajoutait, badin: «Le Faisan doré n\u2019avait de doré que les dents en or des messieurs tough.» Dans le double CD de la tournée, il soulignera que Ma jeunesse est «une chanson [qu\u2019il a] écrite à 20 ans au Canada».Dans son livre de mémoires.Le temps des avants (Flammarion Québec, 2003), il ne manquera pas de remercier Janine Sutto et «la famille Deyglun», qui les hébergèrent, Roche et lui, racontera sans trop en dire une aventure avec la toute jeune Monique Leyrac: «Brune avec des nattes, elle ressemblait à une Indienne sortie de sa réserve.Rien à voir avec les histoires longues et déchirantes aux ruptures dramatiques.Ce fut quelque chose de simple, un moment agréable de ma vie.» Reconnaissance du cœur?Sentiment d\u2019appartenance?Il nous reviendra souvent, nous revient encore.En 1995, ses quatre soirs à guichets fermés, toujours chez Wilfrid, permettaient aux FrancoFolies montréalaises d\u2019émerger du rouge: notre Charles avait sauvé la mise, Guy Latraverse ne se possédait plus de joie.C\u2019est évidemment Aznavour qui, se portant acquéreur des éditions Raoul Breton, s\u2019occupa du catalogue de Félix Leclerc en Europe.C\u2019est aussi lui qui s\u2019éprit des rimes riches de Lynda Lemay et parraina sa carrière française.L\u2019assiduité envers le Québec se traduit dans les actes autant que dans la fréquentation.Proximité De visite en visite, les collègues peuvent en témoigner, on est tous devenus plus ou moins familiers.Philippe Rezzo-nico, fan fini, a même été reçu chez lui, véritable privilège.Aznavour aime bien le ton copain-copain, surtout à la troisième ou quatrième rencontre.Une fois, avec le photographe Jacques Grenier, vétéran du Devoir, on avait passé la moitié de l\u2019entrevue à se raconter des histoires d\u2019accidents au volant évités de justesse.«On est en pays de connaissance, avait-il rigolé.Un peu plus et on se faisait une entrevue d\u2019emplâtrés.» Sans surprise, c\u2019est avec Monique Giroux qu\u2019il arrive à oublier le plus complètement qu\u2019il est Aznavour: «Lors d\u2019un de ses passages, au moment de la comédie musicale J\u2019me voyais déjà, il m\u2019a invitée à déjeuner à son hôtel, et on a fini ça après avoir non seulement déjeuné, mais dîné ailleurs en ville.La beauté de l\u2019affaire, c\u2019est que ni lui ni moi n\u2019avions de travail à faire.Bas d\u2019agenda, pas d\u2019entrevue, juste le plaisir d\u2019être ensemble.Dans ces moments-là, je me sens vraiment privilégiée.» Cette proximité s\u2019entend dans l\u2019émission de dimanche.Aznavour, à quelques semaines de ses 88 ans, y aborde la question.de la fin.Un extrait: «Mon rapport avec le public est un rapport familial.Je suis en scène et je leur dis tout.Je ne prépare pas ce que je vais dire.Je crois que c\u2019est ce qu\u2019ils aiment aussi.Je suis comme eux.Mais en ce moment, mon problème, il n\u2019est pas là.Mon problème.c\u2019est le moment de partir.Comment vais-je faire pour partir?Comment vais-je accepter mon départ?C\u2019est très égoïste.Je me dis: je suis en train de partir pour Montréal, est-ce que je ne devrais pas en profiter pour dire: \u201cBen, cette fois-ci, c\u2019est moi qui le dis.\u201d Ce n\u2019est pas une presse stupide qui racontait que je faisais mes adieux quand ce n\u2019était pas vrai.Est-ce que je vais me dire: \u201cT\u2019as peut-être encore une chance, peut-être l\u2019année prochaine.\u201d C\u2019est ce qui me travaille en ce moment.Ce ne sont pas les adieux, c\u2019est le départ.» Mais encore une fois, c\u2019est à la sortie du studio qu\u2019Aznavour a vraiment lâché le morceau.Monique en est encore émue.«B m\u2019a dit à brûle-pourpoint: \u201cSi c\u2019était à refaire, je n\u2019aurais pas quitté Montréal.Je serais resté au Québec.» Collaborateur du Devoir MEDIAS Des clichés sur les aînés L\u2019opposition a sorti le gourdin contre le hlanchon automatisé du ministre Yves Bolduc cette semaine à l\u2019Assemblée nationale et les médias ont vite rapporté la controverse.Normal.Cette histoire de rohot antidépresseur a permis encore une fois de concentrer les habituels clichés âgistes sur les coûts réputés exorbitants de l\u2019entretien des vieux, décrits par euphémisme comme des «personnes du troisième âge».STEPHANE BAILLARGEON La question de l\u2019âgisme est tout aussi \u201cdangereuse\u201d que la question du racisme ou du sexisme, dit Martine Lagacé, profes-seure agrégée du Département de communication de l\u2019Université d\u2019Ottawa, sans commenter précisément cette histoire de toutous bébés phoques.Sauf qu\u2019on parle très peu de cette forme d\u2019exclusion.L\u2019âgisme est même très souvent toléré dans notre société et dans les médias.» Le débat sur le toutou à 6000 $ portait sur les ressources allouées aux soins «pour les aînés».Le ministre de la Santé a expliqué les vertus thérapeutiques d\u2019un toutou bébé phoque que ses fonctionnaires sont en train d\u2019expérimenter dans les centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).«Les personnes âgées réagissent aux émotions et sont capables d\u2019avoir des émotions avec ça», a proposé le docteur en chef Peine perdue.L\u2019opposition a continué à décrier le manque de ressources pour s\u2019assurer «que les bains soient donnés et que les repas soient mangeables [.] au lieu de faire appel à des cbwns».Laprofesseure L^acé s\u2019intéresse à la discrimination envers les personnes âgées et aux rapports intergénérationnels depuis son doctorat en psycho sociale (1997) qui analysait l\u2019impact des stéréotypes sur des fonctionnaires fédéraux en retraite anticipée.Avec ses collègues psychologues, mé-diologues ou économistes, depuis quinze ans, elle scrute les clichés colportés dans la sodété et au travail en particulier.L\u2019espérance de vie s\u2019allonge et les stéréotypes s\u2019étendent.Les clichés sur les vieux renversent ceux sur les jeunes.La vieillesse est technophobe, la jeunesse, technophile.Les travailleurs de plus de 45-50 ans sont blasés, improductifs, conservateurs, tandis que les moins de 40-45 ans se révèlent motivés, dynamiques, progressistes.Et puis, les vieux sont laids et les jeunes sont beaux, évidemment.Ces lieux communs ont des effets très pernicieux.«La présence de stéréotypes âgistes en milieu de travail ou auprès des retraités a un impact psychologique important, poursuit la spécialis- te.Les clichés affectent leur santé psychologique et leur estime.Ils poussent aussi des travailleurs à la retraite.» Tout ça a un énorme coût socioéconomique qu\u2019un collègue de Mme Lagacé est en train de mesurer au Canada.Reste la cause, ou à tout le moins «les véhicules de transmission» de ces images déformantes, qu\u2019une première analyse médiatique pionnière vient de cerner.Des études ultérieures s\u2019intéresseront à d\u2019autres paroles publiques, les discours politiques et médicaux notamment.La professeure a concentré l\u2019enquête pionnière sur La Bresse et Hie Globe and Mail.Un premier recensement a permis de choisir un peu plus de mille articles publiés pendant certaines semaines de 2000, de 2005 et de 2009.Un second tri a ramené l\u2019échantillon à 120 textes, soit 60 pour chacun des grands quotidiens, tous soumis à une fine analyse de contenu considérant chaque fois les thèmes abordés, la longueur de l\u2019article, le ton général ou le vocabulaire dans ce monde où les euphémismes abondent: seniors, elders, aînés.«Le mot soigné cache une vision négative», résume la chercheuse qui a présenté une version préliminaire de son enquête à l\u2019Observatoire Vieillissement et Société le mois dernier.Vrai négatif, faux positif Et alors, quelles sont les grandes conclusions?«Quand la presse canadienne parle du vieillissement, elle en parle de manière très polarisée, résume la chercheuse.D\u2019un côté, on en parle de manière négative en répétant que c\u2019est une mauvaise affaire de vieillir, un poids lourd pour la société.Dans cette vision, les personnes âgées sont des victimes et elles exigent des soins sans rien donner en retour.D\u2019un autre côté, les médias en parlent avec des exemples exceptionnels, en louan-geant tel monsieur de 85 ans capable de nager sept kilomètres, ce qui renforce au fond le cliché du vieux habituellement incapable, y compris pour les autres personnes Le traitement médiatique oscille entre le vrai négatif et le faux positif.«Ce langage polarisé ne correspond pas à la réalité du vieillisse- ment, poursuit Mme Lagacé.Les faux positifs créent de l\u2019âgisme dans la génération des personnes âgées.Le discours négatif qui décrit les personnes âgées comme des gens séniles dans le besoin crée un âgisme intergénérationnel.» Les exégètes des médias n\u2019ont pas vu de différence notable entre les deux journaux.Le Globe comme La Bresse traitent d\u2019ailleurs le plus souvent la vieillesse sous l\u2019angle économique, ce qui accentue la perspective utilitaire, pour ne pas dire néolibérale.«Le Globe se concentre plus sur la démographie, le tsunami gris qui s\u2019en vient La lYesse s\u2019attarde plus à la retraite, demande sans cesse combien ça va coûter d\u2019entretenir les retraités.Ce discours sous-tend que la personne âgée n\u2019est plus productive au sens économique et néolibéral.On oublie toute sa présence socjale.» A peine une douzaine d\u2019articles portaient sur les rapports intergénérationnels positifs.Douze sur cent vingt.Autre constat: les vieilles femmes n\u2019existent presque pas dans le corpus.Cette double norme discriminatoire corrobore des études antérieures sur l\u2019absence des femmes âgées à la télé.Reste à savoir si les médias créent les clichés ou les reproduisent.Martine Lagacé pense que les deux possibilités ne s\u2019excluent pas.Les journalistes semblent méconnaître la réalité des personnes âgées et tombent vite dans les redites et les poncifs.«Dans La Presse, les CHSLD sont presque toujours présentés comme des mouroirs.By a une part de vérité.Mais il y a aussi de beaux endroits et de belles histoires à raconter», dit la professeure, qui recommande aux médias de faire de la vieillesse une spécialité, comme l\u2019éducation ou la danse contemporaine.«Le vieillissement de la population, ce n\u2019est pas qu\u2019une mauvaise nouvelle, conclut Martine Lagacé.La preuve: le Japon traite très bien ses personnes âgées et c\u2019est une société moderne et beaucoup plus vieillissante que la nôtre.Seulement, au Japon, les croyances autour du vieillissement sontbeau-coup plus positives, revalorisantes pour le travailleur vieillissant et les personnes aînées.» Le Devoir w.THEATRE ESPACE GO 4890, BOUL.SAINT-LAURENT, MONTRÉAL BILLETTERIE :514845-4890 ESPACEGO.COM OomeUdsiAM U ^transat E 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 7 ET DIMANCHE AVRIL 2012 CULTURE Théâtre jeunes publics Méli\u2019môme MICHEL BÉLAIR Reims \u2014 J\u2019ai été complètement soufflé au moins trois ou quatre fois depuis que l\u2019on s\u2019est parlé mardi dernier.D\u2019abord par deux spectacles exceptionnels qui repoussent littéralement les frontières assignées au théâtre pour jeunes pubUcs.Commençons par le En corps de Laurent DuponL un spectacle incandescent que l\u2019on aura l\u2019occasion de voir au Québec à Coups de théâtre cet automne.C\u2019est en lait une sorte de tornade dont on sort le souffle coupé, galvanisé par une orgie de couleurs, de musique et de mouvement sur fond de corrida et de jeux d\u2019enfant.En corps est une salve permanente dans laquelle les enfants (dès4ansD se voient proposer une histoire qu\u2019ils doivent inventer puisqu\u2019on ne leur donne sur scène que des points de repère.Une fresque tourbillonnante reposant chaque instant sur le brio des trois comédiens.On pourrait parler aussi du décor, d\u2019une extrême simplicité, qui suggère tous les espaces de jeux possibles avec ses rideaux rouges et ses arcanes, ou encore de la figure du taureau, qui catalyse rapidement l\u2019attention des spectateurs.Avec Eété où le ciel s\u2019est renversé, présenté à l\u2019Opéra de Reims, Eve Ledig et son équipe du Fil rouge ont choisi de s\u2019attaquer à un public plus âgé, les 10 ans et plus.Ici aussi l\u2019audace et l\u2019intensité sont au rendez-vous.Dans le très beau texte de Claudine Galea d\u2019abord \u2014 fruit d\u2019une résidence d\u2019écriture au Québec \u2014, qui raconte l\u2019éclatement d\u2019un groupe de jeunes adolescents en parallèle avec.l\u2019explosion qu\u2019est chaque fois l\u2019envol des milliers d\u2019oies du cap Tourmente.Mais il faut surtout voir l\u2019audace dans le rythme et le dé- pouillement volontaire avec lequel Eve Ledig et Jef Benignus racontent cette histoire d\u2019appel à l\u2019absolu et au dépassement.Cinq comédiens-chanteurs nous font suivre un parcours ambigu où il est question de cette forme d\u2019exil que l\u2019on ressent parfois lorsque l\u2019on pense à son enfance.Grâce à une direction d\u2019acteurs d\u2019une grande précision, Ledig amène le spectateur, jeune ou non, à se sentir rapidement enveloppé par ce récit.Sur un tout autre registre, le festival m\u2019aura permis de voir le plus réussi de tous les spectacles pour bébés jamais conçus au Québec: Édredon, de la compagnie Les Incomplètes.Qn nous y raconte une histoire toute simple, comme il se doit: celle de l\u2019éveil et de la prise de conscience de l\u2019Antre et de l\u2019Extérieur à soi.Sans mots.Plutôt à l\u2019aide de musiques, d\u2019images et d\u2019objets familiers, à l\u2019aide aussi d\u2019une magnifique bande vidéo et surtout d\u2019une présence physique très généreuse des deux comédiennes, Laurence P.Lafaille et Audrey Marchand.Édredon, que l\u2019on pourra revoir dans quelques semaines au festival Petits bonheurs (Montréal, Laval, Trois-Rivières), a vraiment tout ce qu\u2019il faut pour connaître une belle carrière internationale.Les bébés étaient gâtés cette année au festival: sept spectacles sur 25, tous de très haut niveau.Comme ce Gbbtdus présenté en fin de parcours.Ce petit bijou signé Laurence Salvadori, qui est aussi l\u2019auteur de la scéno absolument remarquable de la production, Mt la preuve de la richesse du créneau «danse pour bébés».Et Globulus ferait le bonheur de bien des entants d\u2019un an chez nous.Le Devoir Notre journaliste est à Reims à l\u2019invitation du festival Méli\u2019môme.OVNÎBLS IHcorps Jab H w Foin de la bonne conscience ! 27 MARS » 21 AVRIL 2012 de JEAN ASSELIN et RÉAL BOSSÉ avec SYLVIE MOREAU » AAARIE LEFEBVRE » AUDREY BERGERON » ANNE SABOURIN » GUILLAUME CHOUINARD » BRYAN MORNEAU » SACHA OUELLEÜE-DEGUIRE Scénographie et costumes SOPHIE BOURGEOIS ossisiée de SARAH SIOAN lumières MAIHIEU MAROL Son ÉRIC FORGET ÛÛÛ BILLEnERIE 514.521.4191 Tarifs : Régulier 29 $.Étudiant 22 $ Omnibus.1945, rue Fullum, Montréal, Q Frontenac WWW.mimeOmnibuS.qC.Ca Entrevue avec Annie Ranger Jeune femme en colère De Dissidents à Je pense à Yu, le théâtre montréalais semble s\u2019être donné le mot, depuis un mois, pour aborder l\u2019engagement politique.Dans la «vraie vie» aussi, nos rues sont envahies par les contestataires à pancartes, d\u2019ahord les indignés du mouvement Occupy, et maintenant les étudiants.Le fond de l\u2019air est à la protestation.MARIE LABRECQUE Ironiquement, quand elle a pris la plume, il y a quatre ans, pour écrire L\u2019e_ffet du temps sur Matèvina, Annie Ranger était plutôt motivée par notre inertie.Mais la création demande du temps: elle a été rattrapée par l\u2019actualité.«J\u2019ai commencé à écrire par accumulation de colère.Je trouvais qu\u2019au Québec, on ne sortait pas dans la rue.Là, je suis un peu bousculée parce que mon spectacle parle des sommets économiques, du type G20, et de manifestan ts qui frappent un mur.Mais avec ce qui arrive, c\u2019est sûr que les spectateurs vont être touchés autrement par la pièce.Je ne veux pas non plus avoir l\u2019air opportuniste.» L\u2019auteure s\u2019inquiète un peu que son texte paraisse trop collé sur l\u2019actualité, et que ça vienne en brouiller l\u2019interprétation.Qr, campée dans un ailleurs inventé, la petite île de Matèvina, cette fable dystopique vise une situation mondiale.Avec ce deuxième texte, après La cadette, Annie Ranger passe de l\u2019intime au social, mais en traitant toujours le même thème: le sacrifice de soi.Infiltrer le système La production du Théâtre I.N.K., petite compagnie qu\u2019elle codirige avec Marilyn Perreaulfi met en scène de jeunes révolutionnaires qui tentent de renverser un gouvernement jugé totalitaire.Devant l\u2019échec de leurs manifestations, la sœur de l\u2019un d\u2019eux leur propose de se dévouer pour infiltrer le système.Quel est le meilleur moyen d\u2019atteindre un idéal?Par la révolution ou en jouant le jeu politique?La pièce, dit son auteure.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Avec L\u2019effet du temps sur Matèvina, Annie Ranger passe de l\u2019intime au social, mais en traitant toujours le même thème: le sacrifice de soi.rend hommage à ces manifestants qui prennent la peine de sortir dans la rue.«On nous donne beaucoup la parole, sur les blogues, sur Internet.Et j\u2019ai l\u2019impression que c\u2019est nuisible, au fond, parce qu\u2019on se satisfait de ça, on se satisfait d\u2019aller signer une pétition.On va se contenter d\u2019écrire quelque chose sur Eacebook au lieu de manifester vraiment notre colère.Mais qu\u2019est-ce que ça donne?Est-ce que les choses changent?» L\u2019artiste, qui estime qu\u2019il
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