Le devoir, 21 juin 2012, Cahier A
[" Loi 101 : L\u2019OQLF pourra faire appel aux tribunaux, dit Christine St-Pierre Page A4 WWW.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C I I I N° 1 3 9 LE DEVOIR, LE JEUDI 21 JUIN 2012 1,09 $ + TAXES = 1,25 Le PQ s\u2019en prend à Duchesneau L\u2019ex-patron de l\u2019UAC aurait outrepassé ses pouvoirs en enquêtant sur les partis politiques BRIAN MYLES Le Parti québécois (PQ) a semé la consternation hier à la commission Charbonneau en accusant Jacques Duchesneau d\u2019avoir perdu sa crédibilité avec son enquête bénévole sur le financement illégal des partis politiques.L\u2019ex-patron de l\u2019Unité anticollusion (UAC) s\u2019est fait des ennemis inattendus.C\u2019est l\u2019avocate du PQ, Estelle Tremblay, qui a mené l\u2019attaque frontale contre sa probité.Selon M® Tremblay, Jacques Duchesneau a déshonoré ses fonctions de dirigeant de l\u2019UAC en poursuivant ses enquêtes à titre de simple citoyen après son renvoi de l\u2019Unité, en octobre 2011.Cette démarche «affecte notablement sa crédibilité comme dirigeant d\u2019un organisme public», a-t-elle dit devant la Commission d\u2019enquête sur l\u2019octroi et la gestion des contrats publics dans l\u2019industrie de la construction (CEIC).«M.Duchesneau, sans aucune autorisation, [.] s\u2019est improvisé enquêteur, a constitué des dossiers sur autrui, et, ce faisant, il a compromis l\u2019impartialité et l\u2019indépendance de sa fonction de représentant de l\u2019Etat lorsqu\u2019il était dirigeant de VOIR PAGE A 8 : DUCHESNEAU Accurso, Catania et cie La commission Charbonneau a rendu publics hier les sept diagrammes concernant des entreprises qui ont été dans la mire de l\u2019unité anticollusion.Page A 8 Grogne populaire contre le «capitalisme vert» proposé par l\u2019ONU Aujourd\u2019hui Le monde > La publication des résultats électoraux est retardée.Les Frères musulmans crient au salissage.Page B 5 Actualités > Les femmes parlementaires opposées à un débat sur l\u2019avortement.Une sénatrice conservatrice a signé la déclaration.Page A 3 Actualités > Marois retire son carré rouge.Jean Charest se moque d\u2019elle.Les étudiants n\u2019y voient pas de désaveu.Page A 3 Culture > La Cinémathèque met ses archives publicitaires à la rue.Page B 8 Annonces.A 4 Météo.B 6 Avis légaux.B 4 Motscroisés B 6 Décès.A4 Sports.B 6 Grille télé.B 7 Sudoku.B 5 \"y e-î ¦\t^ .\tA-.-u.r ï AGENCE ERANCE-PRESSE Comme des milliers d\u2019autres personnes, des membres de la tribu brésilienne Kayapos ont manifesté hier dans les rues de Rio pour dénoncer le «capitalisme vert» que rONU proposerait sous la dictée des multinationales.RIO+20 : le sommet politique démarre dans la controverse LOUIS-GILLES ERANCŒUR Le secrétaire général de l\u2019QNU, Ban Ki-moon, a ouvert hier la portion politique de Rio-H20 en se disant convaincu qu\u2019un «accord historique» était à la poptée des quelque 100 chefs d\u2019Etat et de gouvernement s\u2019ils approuvent l\u2019entente de principe adoptée lundi par les délégués.L\u2019absence des Qbama, Merkel et Cameron, notamment, qui ont tenté dans les deux derniers jours de relancer la «croissance» lors d\u2019une réunion du G20 au Mexique, illustre bien à quel point cette même croissance, dont on tente à Rio de réduire les impacts sur la planète, a peu de chances de se retrouver au banc des accusés, comme le réclame une partie importante de la société civile qui doute qu\u2019une «économie verte» puisse permettre de reprendre le contrôle du climat, restau- rer la biodiversité, réduire la pauvreté et instituer un meilleur équilibre entre les hémisphères nord et sud.Ban Ki-moon s\u2019est dit d\u2019avis que l\u2019humanité avait maintenant une «deuxième chance», une admission explicite de l\u2019échec de la conférence de Rio de 1992 et de ses deux conventions principales sur la protection du climat et de la biodiversité malgré 20 ans de négociations.Se disant convaincu que l\u2019entente de lundi est «axée sur l\u2019action», il a affirmé que «si ces actions sont entreprises et que des me- VOIR PAGE A 8 : RIO Le MAC abandonne son projet d\u2019agrandissement Le nouveau président du CA veut augmenter l\u2019achalandage du musée ISABELLE PARE Homme d\u2019affaires prospère et mécène, le nouveau président du conseil d\u2019administration du Musée d\u2019art contemporain (MAC), Alexandre Taillefer, s\u2019amène avec le souhait de doubler l\u2019achalandage et de rehausser la notoriété du musée du centre-ville.Et cela, en mettant au rancart l\u2019ambitieux plan de « recons- truction » du MAC pour privilégier des projets «plus étapistes et réalistes».Interrogé à quelques heures de son premier conseil d\u2019administration, hier soir, le nouveau président du MAC était tout à fait conscient du brasse-camarade qu\u2019allait provoquer cette nouvelle vision, à des lunes de celle dévoilée par la direction, il y a six mois à peine, proposant plutôt la ré- novation et l\u2019agrandissement du musée au coût de 88 millions de dollars.«Il y aura sûrement des gens qui ne seront pas heureux, mais si on persiste dans cette direction [du projet de 88 millions], on n\u2019arrivera à rien», a-t-il répété hier, persuadé de parvenir à convaincre ses collègues du coup de barre à donner VOIR PAGE A 8 : MAC ____ J ANNIK MH DE CARUEEL Alexandre Taillefer, le nouveau président du CA du MAC.EN CONSTRUCTION WHITLOCK WEST Le premier hameau d\u2019Hudson Authenticité et exclusivité Devenez propriétaire et savourez une vie remplie d'activités privilégiées.Appelez-nous (450) 458-5688 www.whitlockwest.corn 77831302832425 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI 21 JUIN 2012 ACTUALITES ETUDE Mise en garde contre le financement à l\u2019acte dans les hôpitaux CAROLINE MONTPETIT L> idée de financer les hôpi-' taux en fonction du nombre d\u2019actes qui s\u2019y commettent est «téméraire», selon l\u2019Institut de recherche et d\u2019informations socioéconomiques ORIS), qui s\u2019est penché sur les conséquences de l\u2019application d\u2019une telle politique dans différents pays du monde.C\u2019est ce qu\u2019un chercheur de riRIS, Guillaume Hébert, a expliqué hier en conférence de presse à Montréal.En Angleterre, où ce modèle a été mis en place, les établissements de santé ont vu leur nombre de gestionnaires croître de 77%, constate-t-il.Contrairement au régime actuel du Québec, qui prévoit que les hôpitaux fonctionnent avec des budgets fixes, qui font d\u2019ailleurs en sorte qu\u2019ils doivent souvent fermer des lits lorsque les budgets sont atteints, le financement par activité prévoit que les budgets des hôpitaux soient établis selon le nombre de patients qu\u2019ils accueillent.Cette nouvelle approche, qui place les hôpitaux en concurrence les uns contre les autres, est favorisée par le gouvernement actuel, qui a mis sur pied un comité pour étudier sa mise en oeuvre, présidé par Wendy Thomson, de McGill.Cette façon de faire a fait exploser les dépenses dans les hôpitaux en Angleterre et en Australie Or, selon les chercheurs de l\u2019IRlS, cette approche peut avoir de nombreuses conséquences négatives, notamment en incitant les hôpitaux au sur diagnostic et à la surhospitalisation.En fait, cette façon de faire a tellement fait exploser les dépenses dans les hôpitaux, en Angleterre et en Australie, que l\u2019on a été obligé de leur imposer des budgets plafonnés, explique Guillaume Hébert.Selon les chercheurs de l\u2019IRlS, les solutions aux problèmes actuels des hôpitaux, et aux longues listes d\u2019attente qu\u2019on y trouve, sont plutôt dans le développement d\u2019une meilleure coordination entre les soins de première ligne, dont la prévention, la deuxième ligne, soit les soins aigus et urgents, et les soins à domicile.Rappelons que les établissements de santé du Québec ont déjà exprimé leur accord au virage vers le financement à l\u2019activité préconisé par Québec.«Nous sommes en train d\u2019étudier les expériences sous plusieurs juridictions ailleurs au Canada, dit Wendy Thomson, présidente du groupe d\u2019experts sur le financement à l\u2019activité.Notre mandat inclut l\u2019intention de mettre en oeuvre cette approche.» Le Devoir Congédié pour un carré rouge?Un agent de la paix aurait perdu son emploi pour avoir porté le symbole étudiant MARCO BELAIR-CIRINO Le carré rouge a-t-il coûté le gagne-pain d\u2019Arsène Bros-seau-Thiffault ?L\u2019agent de la paix accuse son ancien employeur, la Direction de la sécurité dans les palais de justice (DSPJ), de l\u2019avoir congédié parce qu\u2019il arborait un carré rouge.en entrant et en quittant son lieu de travail.Pendant «deux ou trois semaines», Arsène Brosseau-Thiffault \u2014 qui avait épinglé un carré rouge sur sa veste afin de dénoncer la hausse des droits de scolarité \u2014 faisait sans embûches les quelques pas séparant l\u2019entrée du Palais de justice de Montréal et le vestiaire réservé aux constables spéciaux.«Je ne le criais pas sur tous les toits que je m\u2019opposais à la hausse des droits de scolarité!», précise M.Brosseau-Thiffault au Devoir.Mais, appelé en renfort par ses collègues de la Chambre de la jeunesse, l\u2019homme âgé de 21 ans a pénétré il y a quelques semaines dans le local des agents de la paix de l\u2019édifice gouvernemental situé rue Bellechasse.Le carré rouge qu\u2019il portait a attiré cette fois l\u2019attention de son supérieur.«Il n\u2019a passé aucun commentaire sur le coup», relate M.Br 0 sseau-Thif fault.11 réservait ses commentaires pour l\u2019heure du lunch.«Il m\u2019a alors dit de façon courtoise que je ne devrais pas porter le carré rouge.J\u2019ai répondu: \u201cC\u2019est bon.Je peux comprendre votre suggestion, mais je vais le porter parce que je soutiens la cause.\u201d» Puis, au milieu de la cafétéria, le capitaine aurait «in- 3000 COMMERCES 1500 RESTOS 50 SALLES 21 MUSEES 10 FESTIVALS TERRASSES ^OUS LES PLAISIRS SONT AU CENTRE-VILLE ! COM/CENTREVILLEMONTREAL ^SCFNTRE-VIllE \u2022 1 I\t¦ JinKI f*fi CîHage\tViIIe-Marie m\tMontréal \u2022\u2022\u2022VIEUX- ^ \u2022\u2022\u2022 MOKTRÉ.M OUARTIER D£S SPECTACLES MONTP^&l Montreal JACQUES NADEAU LE DEVOIR Symbole par excellence de la cause étudiante, le carré rouge continuerait à déranger malgré l\u2019accalmie des dernières semaines.sulté» copieusement les étudiants en grève ainsi que les sympathisants à leur cause qui arborent le carré rouge.«Il a comparé le fait de porter le carré rouge à porter un chandail des Hells Angels ou à s\u2019afficher comme membre du Ku Klux Klan.Il disait que c\u2019était un message de violence et de haine, que je ne devais pas porter ça puisque je suis censé représenter la loi.» Faux prétextes?Le diplômé de l\u2019École nationale de police du Québec (LNPQ - automne 2011) a été sommé de retirer sur le champ son morceau de tissu rouge.11 s\u2019est exécuté.Arsène Brosseau-Thiffault a été convoqué une semaine plus tard à une rencontre par ses supérieurs, le capitaine du Palais de justice de Montréal, Sylvain Leblanc, et la capitaine de la Direction Quest de la DSPJ, Josée Bilodeau.Ils ont alors brandi des photographies tirées de sa page Pacebook, qui est pourtant inaccessible au grand public, fait remarquer M.Brosseau-Thiffault.Qn le voit par exemple fumant le narguilé,ou tenant un verre d\u2019alcool.A leurs yeux, ces images «étaient compromettantes» et «entachaient l\u2019image du service», rappelle-t-il.«Ils m\u2019ont demandé de me justifier, alors qu\u2019en aucun cas il n\u2019y avait des photos de personnes consommant de la drogue ou commettant des actes criminels.» Après 45 minutes d\u2019échanges, durant lesquels il n\u2019a pas été question du port du carré rouge, M.Brosseau-Thiffault a patienté une heure dans le corridor.«Ils m\u2019ont rappelé.Ils m\u2019ont remis une lettre et m\u2019ont dit de ramasser tous mes effets personnels.» M.Brosseau-Thiffault a exhorté la DSPJ \u2014 sous l\u2019autorité du ministère de la Sécurité publique \u2014 de faire marche arrière, mais en vain.A défaut d\u2019avoir réussi à réintégrer son poste, Arsène Brosseau-Thiffault réclame aujourd\u2019hui des excuses de la part de son ancien employeur, estimant que sa réputation a été écorchée par ce «renvoi abusif».«La situation politique et sociale a évolué de telle façon que je ne serais plus capable aujourd\u2019hui de travailler pour un corps d\u2019agents de la paix.» Arsène Brosseau-Thiffault accuse au passage ses anciens collègues au Palais de justice de Montréal de faire du profi-lage politique.«On entendait sur les ondes radio: \u201cIl y a un carré rouge qui vient de rentrer, watchez-le\u201d», affirme-t-il sans détour.Au moment d\u2019écrire ces lignes, la porte-parole du ministère de la Sécurité publique n\u2019avait pas rappelé Le Devoir.Le Devoir Pauline Marois critiquée pour avoir enlevé son carré rouge Jean Charest se moque d\u2019elle, les étudiants, eux, s\u2019en moquent LISA-MARIE GERVAIS En annonçant qu\u2019elle ne porterait plus le carré rouge, la chef péquiste, Pauline Marois, a prêté le flanc à des critiques de la part du premier ministre, Jean Charest.Chez les étudiants, cette décision a suscité une certaine indifférence.De passage à Rio de Janeiro, le premier ministre s\u2019en est donné à cœur joie, lui qui avait maintes fois raillé la chef de l\u2019Opposition parce qu\u2019elle portait le symbole de la contestation étudiante.Pauline Marois remporte le «championnat d\u2019hypocrisie», a souligné Jean Charest, en marge de la Conférence des Nations unies sur le développement durable.11 l\u2019a blâmée pour avoir enlevé son carré au moment où, selon lui, des questions difficiles se posent.Le porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir, a pour sa part indiqué que M\u201d® Marois était «souveraine» de ses choix.11 a toutefois réitéré que son parti n\u2019allait pas lui emboîter le pas.«On ne voit pas pour- quoi on abandonnerait le carré rouge.C\u2019est le symbole porté par des centaines de milliers d\u2019étudiants et de citoyens pour dire non à une hausse injuste des droits de scolarité», a-t-il dit.«Le carré rouge signifie également à son origine la lutte à la pauvreté.C\u2019est pour nous un symbole positif porté par des gens qui se tiennent debout pour plus de justice sociale.» La Lédération étudiante collégiale du Québec (LLCQ) ne voit pas de désaveu dans ce geste.«Derrière le carré rouge, il y a une opinion.Si M\u201d\u201d\u2019 Marois a porté le carré rouge tout au long de la session parlementaire, elle n\u2019en pense pas moins parce qu\u2019ejle ne le porte plus», a soutenu Éliane Laberge, la présidente de la LLCQ.«Lors de son dernier congrès, le Parti québécois a eu une position claire, soit un moratoire pour faire des états généraux sur le système d\u2019éducation et le financement des universités», a-t-elle poursuivi.Les représentants de la Coalition large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étu- diante (CLASSL) pensent au contraire que le Parti québécois ne s\u2019est jamais prononcé clairement sur ses intentions par rapport aux droits de scolarité.Tout en se disant plutôt «indifférente» à la décision de M\u201d® Marois, la CLASSL a souligné que celle-ci a tardé à porter le carré rouge et à embrasser la cause.Hier matin, en entrevue à l\u2019émission de Paul Arcand sur les ondes de 98,5, Pauline Marois avait déclaré qu\u2019elle allait troquer le carré rouge contre la fleur de lys, emblème du Québec.«Je ne porterai plus le carré rouge, je vais continuer de porter la cause étudiante cependant.Je l\u2019ai porté à l\u2019Assemblée nationale tous les jours que nous avons siégé pour très clairement dire que nous étions d\u2019accord et j\u2019ai dénoncé tous les jours aussi, sans aucune réserve, toutes les formes d\u2019intimidation et de violence, les casseurs et les voyous qui ont participé à des manifestations et qui n\u2019ont pas respecté les lois.» Avec La Presse canadienne Le Devoir Consultation générale Sur le projet de loi n° 80, Loi sur les régimes volontaires d\u2019épargne-retraite La Commission de l\u2019économie et du travail tiendra des auditions publiques sur ce projet de loi.COMMENT PARTICIPER \u2022\tOrganismes : mémoire écrit \u2022\tCitoyens : mémoire écrit ou intervention sans mémoire Il est également possible de commenter ce mandat en ligne.Pour plus de détails, consultez le site Internet de l\u2019Assemblée ou communiquez avec la secrétaire de la Commission.QUAND\tLes auditions débuteront le 11 septembre 2012 OÙ\tÀ l\u2019hôtel du Parlement, à Québec.DATE LIMITE Les mémoires et les demandes d\u2019intervention doivent être reçus au plus tard le jeudi 30 août 2012.La Commission choisira ensuite les citoyens et les organismes qu\u2019elle entendra.ASSEMBLEE MTIOBALE QUÉBEC Place aux citoyens assnat.qc.ca M'\"^ Emilie Bevan Secrétaire suppléante de la Commission 1035, rue des Parlementaires, Québec QC G1A1A3 Téléphone ; 418 643-2722 Télécopieur: 418 643-0248 Courriel : cet@assnat.qc.ca Numéro sans frais: 1 866 DÉPUTÉS (337-8837) LE DEVOIR, LE JEUDI 21 JUIN 2012 A 3 ACTUALITES Bulletin de Vopposition , Michel é David Véronique Hivon Qoliette) paraissait fragile au départ, mais elle est devenue une redoutable parlementaire.Le contraste entre son ingénuité et la mauvaise foi du ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, est parfois saisissant.Elle a été l\u2019initiatrice de la commission « Mourir dans la dignité ».A La députée de Vachon, Martine Ouellette, critique intraitable du Plan Nord, est devenue la bête noire des ministres libéraux en commission parlementaire.Raymond Bachand et Clément Gignac, dont elle a bloqué les projets de loi, ont goûté à sa médecine.A Même muté aux Transports, Nicolas Girard (Gouin) a réactivé le « scandale des garderies ».Il était choquant d\u2019apprendre que des permis ont été accordés à des entrepreneurs spécialisés dans l\u2019abattage de bovins qui ont contribué de 174000$ à la caisse libérale.B Bertrand St-Arnaud a fait vivre un enfer à Michelle Courchesne après la publication du rapport du vérificateur général sur le Fonds de développement du sport, mais son indignation perpétuelle est trop prévisible.B La sortie de Bernard Drainville (Marie-Victorin) sur l\u2019éventuelle disparition du PQ a été mal accueillie, mais il a réussi à imposer le référendum d\u2019initiative populaire à Pauline Marois.Il n\u2019a fait qu\u2019une bouchée du ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, Yvon Vallières.Il a tendance à trop en mettre, mais la nomenclature des avantages de la souveraineté dont il a mitraillé le ministre Alain Paquet était une pièce d\u2019anthologie.B ?Stéphane Bédard (Chicoutimi) a bien embarrassé le gouvernement en exhibant un extrait du PowerPoint présenté à huis clos par le premier ministre Charest, qui expliquait comment il comptait exploiter la « rue » lors de la prochaine campagne électorale.B-Les «purs et durs» de l\u2019ADQ ont reproché à Gérard Deltell (Chauveau) d\u2019avoir vendu l\u2019âme de leur parti, mais l\u2019ADN de l\u2019ADQ demeure bien présente dans la CAQ.Sans doute trop au goût de François Legault, qui a renoncé à utiliser la disposition de dérogation pour éliminer les écoles passerelles.M.Deltell a fini par obtenir un bout de son « autoroute de la Bravoure ».B-Marie Malavoy (Taillon) a tenté inlassablement de ramener le gouvernement aux véritables enjeux du conflit étudiant, mais elle n\u2019a pu contrer l\u2019impression d\u2019un certain flou dans les positions péquistes.B- Même si la CAQ a pâti de son appui au gouyernement, les amendements négociés par Eric Caire (La Peltrie) ont rendu la loi 78 un peu moins indigeste.B-Le congrès de fondation d\u2019Option nationale a été une réussite.Au-delà d\u2019un succès d\u2019estime, les élections partielles dans Argenteuil et Lafontaine ont cependant permis à Jean-Martin Aussant (Nicolet-Yamaska) de mesurer l\u2019ampleur du défi.B- ?Amir Khadir (Mercier) est le député le plus médiatisé, mais son parti ne semble pas en profiter.Adulé de la gauche et d\u2019une partie de la jeunesse, son radicalisme a déplu à l\u2019électorat plus modéré, comme l\u2019indique le baromètre de Léger Marketing.Son rapport sur le «financement sectoriel» des partis politiques était une contribution utile, mais c\u2019est surtout son arrestation et celle de sa fille qui ont retenu l\u2019attention.C S\u2019il voulait retourner au PQ, Pierre Curzi (Borduas) aurait dû avoir l\u2019humilité de se plier aux conditions de Pauline Marois.Au moins, Louise Beaudoin n\u2019a rien demandé.Mme Marois a rejeté catégoriquement son appel à l\u2019unité des souverainistes.C-Pour se faire pardonner sa tiédeur envers sa chef Stéphane Bergeron (Verchères) lui a adressé une lettre d\u2019une flagornerie gênante.Sa mutation de la Sécurité publique aux Affaires municipales avait des allures de rétrogradation.C- Les bons économistes ne font pas nécessairement de bons politiciens.Nicolas Marceau (Rousseau) est au PQ ce que Clément Gignac est au PLQ.Tout ce qu\u2019il dit est aussitôt oublié.Raymond Bachand doit se féliciter tous les jours que François Legault ait quitté le PQ.D Le nom de François Rebello (La Prairie) est devenu synonyme d\u2019opportunisme en politique.Il a gravement nui à la CAQ en la présentant comme l\u2019antichambre de la souveraineté.Sa carrière risque de connaître une fin abrupte.E P.-S.: Cette chronique fera relâche au cours des prochaines semaines.Bon été à tous.mdavid@ledevoir.com S\u2019il voulait retourner au PQ, Pierre Curzi aurait dû avoir l\u2019humilité de se plier aux conditions de Pauline Marois REFORME DE L\u2019IMMIGRATION Les immigrants condamnés an criminel devront plier bagage MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Les immigrants débarqués au pays devront à l\u2019avenir faire preuve d\u2019un comportement exemplaire.Car s\u2019ils sont condamnés au criminel à plus de six mois de prison, ce sera la déportation automatique, a annoncé hier Qttawa.Les changements s\u2019inscrivent dans une réforme du système d\u2019immigration entamée ce printemps par le ministre Jason Kenney.Cette fois-ci, le fédéral veut se débarrasser des résidents permanents qui commettent des actes cripiinels, et vite.A l\u2019heure actuelle, ceux qui sont condamnés à moins de deux ans de prison pouvaient porter en appel l\u2019ordonnance de déportation qui suit une peine de plus de six mois.Mais le ministre veut y mettre un terme.Plus question de pouvoir contester son expulsion du territoire canadien si la peine dépasse six mois.«On est un pays d\u2019accueil.Mais si vous voulez rester au Canada, ne commettez pas de crime grave», a-t-il résumé hier.Mais ce qui inquiète srutout l\u2019opposition, ce sont de nouveaux pouvoirs discrétionnaires que s\u2019octroie le ministre dans sa Loi accélérant le renvoi de criminels étrangers.En vertu de G43, M.Kenney pourrait désormais refuser un statut de résident temporaire (un visa d\u2019études, de vacances ou de travail) en plaidant V«intérêt public».Cette notion serait déterminée par le ministre lui-même et établie dans des lignes directrices \u2014 plutôt que par la loi.Pour le momenf des fonctionnaires ont cité en exemple des musiciens qui prononcent des paroles haineuses et encoruagent la violence.Le mi-nisûe de Ummigration pourrait d\u2019autre part accorder une dispense, à son gré.Le document, fourni par le ministère allègue le cas d\u2019un chef d\u2019Etat qui porurait auûement être interdit de visite.«Aucun ministre ne devrait avoir tant de pouvoir», a scandé la néodémocrate Jinny Simms en rappelant que M.Kenney s\u2019en était déjà offert avec son projet de loi C-31 sur les réfugiés.M.Kenney a insisté ne pas vouloir les utiliser «de façon politique» et être prêt à consulter l\u2019opposition, mais les partis demeurent sceptiques.Quant au retrait du droit d\u2019appel des condamnés au criminel, le libéral Kevin Lamoureux entrevoit déjà des contestations judiciaires, jugeant que cela contreviendrait à la Charte des droits et libertés.«La façon de s\u2019assurer qu\u2019ils restent au Canada pour de bon, c\u2019est soit de devenir citoyen canadien, ou de ne pas commettre de crime sérieux.Je ne pense pas que ce soit trop leur demander», a défendu M.Kenney.Un porte-parole a fait valoir que plus de 2700 personnes étaient présentement devant la Section d\u2019appel de l\u2019immigration.Or, «ça ne prend pas grand-chose pour accumuler six mois [d\u2019emprisonnement] », a argué M.Lamoureux, en citant en exemple une bagarre à la L\u2019opposition s\u2019inquiète de nouveaux pouvoirs discrétionnaires que s\u2019octroie le ministre sortie d\u2019un bar qui tourne mal et fait un blessé grave.Ce sont des sentences qui peuvent résulter des conséquences d\u2019un acte qui, à la base, n\u2019était pas nécessairement ^ave, comme une coruse automobile qui fait accidentellement un morf a expliqué à son tour Peter Edelmann, de la section de l\u2019immigration de l\u2019Association du barreau canadien.Dans le cas d\u2019un individu condamné à l\u2019extérieru du Canada, l\u2019appel ne serait plus possible si l\u2019infraction est passible au pays d\u2019une sentence de plus de 10 ans.On peut penser à un jeune de 19 ans qui utilise une fausse carte d\u2019identité poru entrer dans un bar de New York, a illustré M.Edelmann.Parmi les autres changements prévus à C-43, Ottawa veut s\u2019assurer que les éûangers inadmissibles au Canada pour des motifs comme la sécruité, l\u2019atteinte aux droits de la persoime ou les activités de crime organisé ne puissent plus contester leur expulsion en plaidant des circonstances humanitaires; ceux dont un membre de la famille immédiate est interdit de territoire poru ces mêmes motifs le seront eux aussi, même s\u2019ils voyagent sans lui \u2014 ceux dont le parent est considéré à plus faible risque seront cependant admissibles temporairement\u2014; les fausses déclarations entraîneront une interdiction de territoire et de demande de résidence permanente pendant cinq ans.Le Devoir fuli;rç soin §\u2014 \\\" '-ose «ans ¦¦ ïfl/(ll)iAbort\u201cABOfiÎ7oî5 ; WRTIOnÆ^ KILLS \u20ac Abortion?MARCHAI 'S Killing ; FOR\tCanada's FuJure ' MARCHE Nationale POUR »UMAN Bf/WC l.Hutiicin LIFE m 4 [a 0WN\\t H 4 CHRIS WATTIE REUTERS Les Canadiens opposés à l\u2019avortement manifestent chaque année, le 12 mai, devant le Parlement pour réclamer un durcissement de la loi.Une demande qui ne trouve pas écho auprès d\u2019une majorité d\u2019élus fédéraux.Avortement; le caucus des femmes se dit opposé à la réouverture du débat HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Le caucus des femmes parlementaires de tous les partis politiques représentés à Qttawa est sorti hier pour dénoncer l\u2019initiative du conservateur Stephen Woodworth visant à déterminer quand, au juste, débute la vie.Même la désormais célèbre sénatrice conservatrice Nancy Ruth a signé la déclaration.«Le caucus multipartite des femmes tient à affirmer sa vive opposition à la motion M-312.Nous croyons fermement à la liberté de choix des femmes quant à la décision de poursuivre ou non une grossesse.Il s\u2019agit d\u2019un droit fondamental et non négociable.Le caucus multipartite des femmes s\u2019oppose donc à toute réouverture de ce débat», dit cette déclaration.Le caucus des femmes est composé de députées et de sé-natrices de tous les partis politiques, dont le Parti conservateur.Nancy Ruth était présente à la conférence de presse hier.M\u201c® Ruth s\u2019est fait connaître en 2010 alors que le débat sur le financement de l\u2019avortement à l\u2019étranger faisait rage.Qttawa avait décrété que les groupes obtenant du financement fédéral dans le cadre de sa politique sur la santé maternelle à l\u2019étranger ne devaient pas offrir ou favoriser l\u2019avortement.Les groupes de femmes prochoix avaient critiqué le gouvernement et M\u201c® Ruth avait été entendue leur disant de La motion 312 de M.Woodworth demande la création d\u2019un comité parlementaire pour déterminer quand débute la vie humaine «fermer leurs gueules» {«shut the fuck up »).Elle voulait par là souligner que plus la question serait débattue en public, plus les forces pro-vie influenceraient le débat.Invitée à dire hier pourquoi, cette fois-ci, elle ne croyait pas qu\u2019il était mieux de se taire, M\u201d® Ruth a concédé qu\u2019elle avait toujours la même opinion.« Je ne considère pas avoir changé d\u2019aucune manière, a-t-elle Ait.Je crois que c\u2019est un enjeu qui divise au Canada.Je crois que c\u2019est mieux d\u2019être silencieux.» La motion 312 de M.Wood-worth, qui sera votée cet automne, demande la création d\u2019un comité parlementaire pour déterminer quand débute la vie humaine: à la sortie complète de l\u2019enfant du ventre de sa mère ou quelque part pendant les 40 semaines de gestation.Aux fins d\u2019application des parties du Code criminel portant sur le meurtre, un foetus devient enfant à sa sortie complète de la mère.Le premier ministre Stephen Harper a déjà indiqué qu\u2019il s\u2019opposerait à cette motion.Tout indique que les ministres emboîteront le pas, assurant la défaite de la motion.Le Nouveau parti démocratique s\u2019est engagé à voter contre, tout comme le Bloc québécois et Elizabeth May, tandis que le Parti libéral, tout en se disant opposé, n\u2019imposera pas la ligne de parti.Le Devoir Chefferie : Trudeau gonflerait le vote des libéraux Ottawa \u2014 Un nouveau sondage suggère que les Canadiens voteraient pratiquement deux fois plus pour les libéraux si Justin Trudeau était à la tête de la formation politique, plutôt que s\u2019il s\u2019agissait de l\u2019un des autres candidats potentiels moins connus à la direction du parti.Le coup de sonde La Presse Canadienne \u2014 Harris - Décima indique que 33% d\u2019entre eux voteraient certainement ou probablement pour le Parti libéral du Canada (PLC) si celui-ci était dirigé par le député montréalais, qui est aussi le fils aîné de l\u2019ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau.Il s\u2019agit là d\u2019un attrait beaucoup plus important que celui démontré pour neuf autres candidats potentiels, qui recueillent entre 10 et 18% d\u2019intentions de vote.Les résultats du sondage sont publiés quatre mois avant que la course ne soit officiellement lancée, et avant que quelque candidat que ce soit n\u2019ait annoncé sa participation.Le premier vice-président de Harris-Decima, Doug Anderson, estime que les avis sur les candidats possibles ne sont «aucunement coulés dans le béton», et pourraient changer de façon dramatique une fois la course véritablement lancée.En conséquence, dit-il, ces résultats ne sont utiles que pour dresser une sorte de «grille de départ» de l\u2019opinion publique, à partir de laquelle on mesure le progrès de la course.Le sondage téléphonique, mené auprès de tout juste au-delà de 1000 répondants, s\u2019est étendu du 14 au 18 juin, et est considéré comme fiable dans une marge de plus ou moins 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.Justin Trudeau avait tout d\u2019abord annoncé qu\u2019il ne serait pas candidaL mais la pression s\u2019est accrue poru le faire changer d\u2019idée depuis l\u2019aimonce-sru-prise de Bob Rae, la semaine dernière, indiquant qu\u2019il ne tenterait pas de transformer son titre temporaire en poste permanent Jeime, télégéitique et héritier d\u2019ime farnille très coimue, M.Trudeau est le hbéral fédéral le plus coimu au pays.La Presse eanadienne Le député Del Mastro joue la carte de l\u2019innocence Le député conservateru Dean Del Mastro a joué la carte de l\u2019innocence hier en affirmant ne rien savoir des allégations de financement par prête-noms qui grèvent sa campagne.Des donateius à sa campagne de 2008 ont affirmé sous serment qu\u2019ils avaient donné 1000$ à M.Del Mastro après que leiu employeiu, le cousin du député, leiu ait promis qu\u2019il les remboiuserait Ils auraient donc servi de prête-noms à David Del Mastro, son entreprise ou tout autre individu qui désirait verser plus à Dean Del Mastro que les 1000$ par personne autorisés par la loi.Intercepté hier dans les couloirs du Parlemenfi M.Del Mastro a été invité à exphquer poruquoi ses donateius auraient ainsi été remboursés par son cousin.«Je n\u2019ai aucune idée de quoi vous parlez», a répondu le député.Lorsqu\u2019on lui a rappelé les allégations contenues dans les articles qui tapissent les journaux ces jours-ci et qui mentionnent son nom à répétition, M.Del Mastro a ajouté : «Je vois toutes sortes d\u2019histoires idiotes qui circulent chaque jour.En quoi ça me concerne ?» C\u2019est la première fois que M.Del Mastro répond aux allégations qui pèsent contre lui.Un autre secrétaire parlementaire se lève à la Chambre des communes pour répondre à sa place.- Le Devoir 7094 A 4 LE DEVOIR LE JEUDI 21 JUIN 2012 ACTUALITES Briseurs de grève : trois nouvelles plaintes contre la CCQ ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Le S5Tidicat des employés pro-fessionnels et de bureau (SEPB), qui représente les 600 salariés de la Commission de la construction du Québec (CCQ) en grève depuis le 5 juin, déposera aujourd\u2019hui trois autres plaintes touchant des briseurs de grève.C\u2019est ce qu\u2019a indiqué hier, au Devoir, le directeur principal du SEPB, Serge Cadieux.Déposées devant la Commission des relations de travail (CRT), ces plaintes s\u2019ajoutent à deux autres plaintes que doit entendre la CRT aujourd\u2019hui, la première pour négociation de mauvaise foi et la deuxième pour entrave à des activités syndicales.Le SEPB a déjà porté plainte pour l\u2019utilisation de briseurs de grève par la CCQ.Dans un cas, la CRT a émis une ordonnance provisoire pour exiger de la CCQ qu\u2019elle cesse d\u2019avoir recours aux services d\u2019un informaticien le temps d\u2019entendre la cause sur le fond.Or, plutôt que de plaider à la CRT, la CCQ a préféré signer, lundi dernier, une entente avec le syndicat qui prévoit le remerciement de 26 consultants en informatique engagés par l\u2019organisme.Pour le syndicat, il s\u2019agissait d\u2019une admission de la part de la CCQ.Ces consultants effectuaient bel et bien des tâches que les syndiqués en grève accomplissaient, a dit Serge Cadieux.Pour Louis-Pascal Cyr, le porte-parole de la présidente de la CCQ, Diane Lemieux, il s\u2019agit plutôt A\u2019«un geste de bonne volonté pour rapprocher les parties».L\u2019entente signée lundi stipule que les parties conviennent qu\u2019elle «intervient sans préjudice ni admission quant à leurs prétentions respectives».11 a aussi cité un rapport d\u2019enquête du ministère, daté du 12 juin, qui conclut que la CCQ n\u2019a pas contrevenu aux dispositions antibriseurs de grève du Code du travail.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Plusieurs commerces de Montréal souhaitent continuer à utiliser dans leur affichage leur marque de commerce en anglais.L\u2019ANGLAIS DANS L\u2019AFFICHAGE L\u2019OQLF pourra faire appel aux tribunaux, dit St-Pierre ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec La ministre responsable de l\u2019application de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, est prête à laisser l\u2019Office québécois de la langue française (OQLE) recourir aux tribunaux pour forcer les multinationales dont la marque de commerce dans l\u2019affichage est en anglais seulement à y ajouter un descriptif en français.«S\u2019il y a un problème d\u2019interprétation, on va aller faire clarifier l\u2019interprétation.C\u2019est pour ça que les tribunaux sont là», a indiqué au Devoir Christine St-Pierre.Bon nombre de commerces, exploités par des multinationales ou non, veulent continuer à utiliser dans leur affichage leur marque de commerce en anglais seulement.Mais rOQLE a commencé à envoyer des lettres à quel- ques dizaines d\u2019entre eux pour qu\u2019ils ajoutent un descriptif en français, à défaut de quoi leur certificat de francisation serait suspendu et des amendes variant de 1500$ à 20000,$ leur seraient imposées.À titre d\u2019exemple.Home Depot devrait ajouter le descriptif Quincailleries à son nom et Canadian Tire, celui de Magasins.Port d\u2019un avis juridique du cabinet d\u2019avocats Norton Rose, le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) conteste l\u2019interprétation de rOQLP du règlement d\u2019application de la Charte de la langue française, comme le rapportait hier Le Devoir.Le CCCD soutient que les règles en matière d\u2019affichage n\u2019ont pas changé et que l\u2019Office tente d\u2019imposer une nouvelle politique qui n\u2019est pas conforme au règlement.Dans un courriel dont Le Devoir a obtenu copie, un dirigeant du CCCD évoque la possibilité d\u2019entamer des procédures en cour, comme le suggérait d\u2019ailleurs Norton Rose.La CCCD a produit, à l\u2019intention de ses membres qui refusent de se plier à l\u2019ordre de l\u2019OQLP, une lettre qui reprend les arguments légaux de l\u2019avis juridique.L\u2019OQLP a reçu des exemplaires de cette lettre signée par différents commerçants récalcitrants qui se montrent disponibles «pour discuter de la meilleure façon de faire trancher ce différend».Hier, la vice-présidente, Québec, du CCCD, Nathalie St-Pierre, a indiqué au Devoir que l\u2019objectif de l\u2019association «a toujours été de discuter avec l\u2019Office.C\u2019est notre préférence.» Elle a signalé que, si jamais rOQLP avait raison, il en coûterait plus de 100 millions aux commerces pour modifier leur affichage.Le Devoir Québec solidaire rejette l\u2019idée d\u2019une union des forces souverainistes KARL RETTING-PARAZELLI Québec solidaire (QS) rejette l\u2019idée de former une alliance des forces souverainistes, mais demeure ouvert à négocier des «arrangements ponctuels et limités» avec tous les partis et les indépendants souverainistes dans le but de déloger le Parti libéral aux prochaines élechons.«Il n\u2019est pas question de constituer un front uni avec l\u2019objectif de gouverner avec le Parti québécois», a laissé tomber hier la co-porte-parole de Québec solidaire, Prançoise David.Elle considère que le parti dirigé par Pauline Marois a été «très décevant» dernièrement, notamment en raison de ses tergiversations face aux revendications étudiantes.Les propositions d\u2019arrangements jugées acceptables par QS devraient respecter deux condi-hons «essentielles».Le parh exigerait d\u2019abord que chacun des partis signataires s\u2019engage à réaliser une réforme du mode de scrutin dès le début de son mandat, laquelle serait applicable dès l\u2019élection générale suivante, h serait également exigé que chacun des partis promette de respecter, s\u2019il est élu, une série d\u2019engagements qui vont entre autres de l\u2019abrogation de la loi 78 à l\u2019abolition des droits de scolarité ou la refonte de la Loi sur les mines.«Il s\u2019agit de mesures qui sont presque toutes incluses dans les programmes des autres partis.Ce serait donc gênant pour eux de dire non!», a souligné M\u201c® David.Une seule proposition d\u2019arrangement concrète a été évoquée hier: QS accepterait de ne pas avoir de candidat dans la circonscription de Nicolet-Bécancour, convoitée par le chef d\u2019Option nationale (ON) Jean-Martin Aussant, si ON confirmait en retour qu\u2019il ne présenterait pas de candidat dans Gouin, la circonscription briguée par Prançoise David.Questionné à ce sujet, M.Aus- «II n\u2019est pas question de constituer un front uni avec l\u2019objectif de gouverner avec le Parti québécois» sant a refusé de confirmer la mise en œuvre d\u2019une telle stratégie, se contentant d\u2019évoquer des «discussions à venir».La réaction de QS survient un peu moins d\u2019une semaine après l\u2019appel à une alliance de tous les partis souverainistes lancé par Un front uni, un groupe de citoyens et d\u2019artistes indépendantistes qui a jusqu\u2019à maintenant recueilli l\u2019appui de plus de 10000 signataires.Un des organisateurs du Pront et porte-parole du Nouveau mouvement pour le Québec, Jocelyn Desjardins, a qualifié l\u2019ouverture de QS de «premier geste encourageant».Malgré les conditions émises par QS pour parvenir à un arrangement avec les autres formations politiques, il croit toujours que «c\u2019est aux partis de montrer qu\u2019ils sont à l\u2019écoute des citoyens» en faisant front commun.Le député indépendant de Borduas, Pierre Curzi, a été le premier à soulever l\u2019idée d\u2019une union des forces progressistes le 5 juin dernier dans une lettre publiée dans le Devoir.Le Parti québécois avait aussitôt rejeté la proposition d\u2019une alliance électorale en invitant les électeurs qui veulent changer de gouvernement à se joindre au PQ.QS s\u2019était aussi montré relativement sceptique en publiant dans nos pages jeudi dernier une lettre ouverte traduisant le désir de voir émerger un «Québec progressiste».Les porte-parole Amir Khadir et Prançoise David y soulignaient eyu\u2019«aucune alliance n\u2019existera sans une volonté nette exprimée par les membres des formations politiques concernées».Pour sa part, ON s\u2019est prononcé en faveur d\u2019une collaboration entre les partis souverainistes deux jours après la publication de la lettre de M.Curzi.«Pour Option nationale, il faudra toujours mettre les intérêts nationaux avant ceux du parti», avait alors commenté le chef Jean-Martin Aussant Le Devoir Téléphone :\t514 985-3322 Télécopieur : 514 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel : petitesannonces@ledevoir.com I \u2022 N \u2022 D REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100«199\tIMMOBILIER RÉSIDENTIEL \t100-150 Achat-vente-echange 160 ¦ 199 Location 200 \u2022 299\tIMMOBILIER COMMERCIAL \t200 ¦ 250 Achat-vente-echange 251 ¦ 299 Location 300 \u2022 399\tMARCHANDISES 400 \u2022 499\tOFFRES D'EMPLOI 500 \u2022 599\tPROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 \u2022 699\tVÉHICULES APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À 21/2-3 1/2-41/2-5 1/2 485$ à 910$ PLATEAU-HOMA Libres imm ou 1er juillet Infos www.locationduplateau.com ou 514 598-5872 AHUNTSIC - 61/2 Bas duplex rénové, 3 c c, près piste cycl, cour, arbres matures Libre 1 200$ 514 337-3800\t514 717-1926 AHUNTSIC 51/2 rénové, 3 c c, 2ième, bois franc, prêt ruefleury, autobus, métro Références 980$ 514 972-6767 AHUNTSIC, près Hôp.Fleury et métro Sauvé, beau grand 51/2, éclairé, 3 c c, r de c de 3 plex tout rénové, entrée lav-sèch Solarium 3 saisons 1000$ Libre 450 661-8562\t514 722-5838 DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée a payer le loyer et a respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de et a ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap METRO PARC OU ACADIE 41/2 2 c a c, salon, salle a manger aires ouverte Très beau logement, meublé, 5 lectros, vaiselle, télé HD, chauffé/éclairé, internet, le juillet 1 300$ 514 277-2095 NDG - Spacieux 3 et 41/2 805$ - 1045$ chauffés, électros PI bois, vue parc, ensoleillé, poss garage, balcon 514 684-5993 PETITE PATRIE-rue Chambord, 61/2, haut duplex, 1130 p c, 2pcsdbles, 1 cc Très tranquille 5 minutes métro Fabre, Juin 975$\t514 277-2856 PETITE PATRIE De Lanaudière entre Beaubien/Bellechasse très grand 31/2 bachelor, pl tt refaits, les entrées Juillet 550$\t514 426-1682 PLATEAU - Près parc LAURIER 51/2, cachet, lumineux, pl neuf, gr pièces, 3e Bon voisinage Libre 1 270$ 514 232-1064 PLATEAU - MÉTRO LAURIER 5®, 2 cc, 2 sdb, électros, stat int, balcon etvue surville Immeuble luxueux 1 800$ 514-571-4166 PLATEAU MONT-ROYAL 8 1/2, entièrement rénové, idéal pour professionnel, 4 c a c, 2 grandes salles de réception, 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SSS'SSSO ANNIVERSAIRES ET MARIAGES ANNIVERSAIRES ET MARIAGES NOUVELLES RUBRIQUES Soulignez les heureux événements de la vie Anniversaires, mariages, naissances, félicitations, etc.514 985-3322 ou petitesannonces@ledevoir.coiii QUAND LA TOXICOMANIE faites les premiers pas\t^\t^ Pour vntncry h tuxloumanki Le Children est là pour laVI0 (514) 934-4846 www.fondationpourenfants.com m LE DEVOIR LE JEUDI 21 JUIN 2012 A 5 ACTUALITES La délocalisation de locaux de francisation suscite l\u2019inquiétude LISA-MARIE GERVAIS Des enseignants en francisation de l\u2019annexe Jeanne-Mance, sur le Plateau-Mont-Royal, se disent très préoccupés par le déménagement annoncé de leurs locaux dans deux centres très éloignés.Ils craignent que ce changement, en plus de causer une baisse de clientèle, n\u2019affecte la qualité du programme de francisation et sa mission première : celle d\u2019intégrer les immigrants à la société québécoise.En mai dernier, ces enseignants en francisation, qui donnent des cours à environ 200 immigrants, ont reçu un avis les informant qu\u2019au début juillet, ils seraient relogés dans deux centres, soit quatre classes à l\u2019édifice Champa-gneur, dans Parc-Extension, et quatre autres au Centre de ressources éducatives et pédagogiques (CREP), dans le quartier Rosemont.La raison?La Commission scolaire de Montréal veut se garder des locaux vacants notamment pour pouvoir y loger des élèves provenant d\u2019écoles aux prises avec des problèmes de moisissures ou avec une surpopulation.Anouk Breton, enseignante en francisation, craint que cet éparpillement des élèves ne nuise à l\u2019intégration des immigrants.«Pour bien intégrer, ça prend des étudiants de tous les niveaux ensemble.Ils se rencontrent à la cafétéria le midi et peuvent s\u2019entraider », explique-t-elle.«Sauf que là, malheureusement, plusieurs étudiants ont décidé d\u2019abandonner le cours de français, pas seulement parce que c\u2019est à perpète, mais aussi parce que les couples seront séparés.Une femme peut se retrouver à suivre ses cours dans le nord et son mari dans l\u2019est, avec un enfant à la garderie [sur le Pla- teau].Ils n\u2019ont pas la langue pour se défendre, on ne peut pas les délocaliser comme ça.» Mme Breton souligne que les nouveaux centres censés accueillir les étudiants ne sont pas adéquats.Elle cite en exemple le CREP, qui ne possède pas sur place de laboratoire informatique, de directrice, de secrétaire, de travailleur social et de technicien en recherche d\u2019emploi.Des solutions L\u2019enseignante déplore que pendant ce temps, les locaux de l\u2019annexe Jeanne-Mance, un satellite du Centre de francisation Lartigue, demeureront vides.Comme solution au déménagement, elle propose l\u2019agrandissement du Centre Lartigue ou le transfert dans un établissement à proximité du Plateau, où il y a au moins six bâtiments excédentaires ap-partenant à la CSDM.Pour M\u201d® Breton, le Plateau est un quartier francophone, qui favorise l\u2019intégration à la vie culturelle québécoise grâce à de nombreux partenariats établis avec les organismes du coin.«En les envoyant dans des quartiers où il y a beaucoup d\u2019immigrants, ça risque de les ghettoï-ser», a-t-elle soutenu.«On a beaucoup d\u2019immeubles excédentaires, mais on a beaucoup d\u2019organismes qui les utilisent», rappelle Alain Perron, porte-parole de la CSDM.«Et ce sont des immeubles qu\u2019on n\u2019a pas entretenus avec la même célérité que nos écoles.» M\u201c® Breton et ses collègues devaient être entendus hier soir au Conseil des commissaires.Quant à la CSDM, elle affirme que sa décision n\u2019est pas «arrêtée», mais qu\u2019elle sera prise au plus tard le 30 juin.Le Devoir Une catastrophe évitée grâce aux rails du vieux tramway Une simple dépression de la chaussée détectée lundi à l\u2019angle des rues Sainte-Catherine et McGill College, au centre-ville de Montréal, aurait pu se transformer en catastrophe.La Ville de Montréal a fait savoir hier qu\u2019une inspection souterraine avait révélé l\u2019existence d\u2019un vide sous la chaussée.Un trou d\u2019environ 15 pieds par 20 pieds et d\u2019une hauteur de 8 pieds se serait créé sous la surface en raison de l\u2019érosion du sol, a expliqué hier le responsable des infrastructures au comité exécutif, Richard Deschamps.«Ce sont les anciens rails de tramway qui, semble-t-il, tiennent la dalle présentement, a-t-il dit.La situation est sérieuse.Il y a un danger très imminent d\u2019affaissement.» Le bris d\u2019une conduite d\u2019égouts datant de 1876 serait à l\u2019origine du trou sous la chaussée.La Ville procédera à des travaux d\u2019urgence pour effectuer les réparations et l\u2019intersection devra demeurer fermée à la circulation pendant plusieurs semaines, a indiqué M.Deschamps.«La sécurité du public n\u2019est pas en danger», a-t-il assuré.Le mois dernier, le bris de l\u2019égout collecteur de la rue Sherbrooke avait provoqué un affaissement de la chaussée à la hauteur de l\u2019avenue Victoria.Les travaux de réparation sont maintenant terminés.\u2014 Le Devoir Une défaillance informatiqne paralyse le métro Une défaillance informatique pour l\u2019instant inexpliquée serait à l\u2019origine de l\u2019interruption de service qui a paralysé le métro de Montréal pendant plus d\u2019une heure hier après-midi.Une première interruption a été signalée à 15 h 30 et la reprise complète du service a été annoncée à 16 h 45, en pleine heure de pointe.La congestion occasionnée par la paralysie du réseau a toutefois compliqué les déplacements par la suite.Selon la Société de transport de Montréal (STM), la totalité du réseau a été affectée pendant un certain moment, de manière intermittente, par les interruptions.Des services provisoires d\u2019autobus ont été mis à la disposition des voyageurs, mais ils n\u2019ont pas suffi à transporter efficacement les milliers d\u2019usagers répartis apx quatre coins du réseau.A l\u2019heure de pointe, une rame de métro transporte environ 1000 personnes, alors qu\u2019un autobus rempli au maximum de sa capacité ne peut contenir que 60 à 75 usagers.La STM mènera une enquête au cours des prochains jours pour savoir ce qui a pu causer la défaillance du système informatique survenue hier.Selon la porte-parole de la Société de transport, Isabelle Tremblay, il s\u2019agissait d\u2019une première situation de ce genre pour le métro de Montréal.\u2014 Le Devoir www equipeharel.com JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les infractions du parti de Louise Harel sont survenues après les élections municipales de 2009.Louise Harel plaide coupable à des infractions à la loi électorale JEANNE CORRIVEAU La chef de Vision Montréal, Louise Harel, a finalement décidé de plaider coupable à l\u2019infraction que lui reprochait le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) en lien avec un cautionnement de prêt dépassant la limite permise par la loi.Son parti s\u2019est toutefois entendu avec le DGEQ afin que les constats d\u2019infraction imposés aux 16 autres élus leur soient retirés et qu\u2019ils soient assumés par M\u201d« Harel.Mme Harel a pris cette décision afin de pouvoir tourner la page, a-t-elle indiqué au Devoir hier.«J\u2019assume entièrement la responsabilité.Je considère que ça m\u2019incombe comme chef d\u2019équipe.C\u2019est une question de confiance», a-felle expliqué.Rappelons qu\u2019en décembre 2009, Vision Montréal avait contracté un emprunt de 550000$ pour honorer ses engagements financiers envers ses fournisseurs.Louise Harel avait cautionné un montant de 240000$ et 16 autres élus de sa formation politique, tout comme l\u2019ancienne directrice générale du parti, Soraya Martinez, s\u2019étaient portés garants de sommes de 20000$.Qr, la Loi sur les élections et les référendums dans les villes limite à 10 000 $ le montant de prêt qu\u2019un individu peut endosser.En mars 2011, le DGEQ avait donc donné des constats d\u2019infraction totalisant 11484$ contre Louise Harel et les autres membres du parti pris en défaut.Jugeant qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une erreur commise de bonne foi, les élus avaient alors décidé de plaider non coupables.Louise Harel a toujours affirmé qu\u2019au moment de l\u2019emprunt, les dirigeants de son parti ignoraient l\u2019existence d\u2019une disposition de la loi limitant le montant des cautions.C\u2019est d\u2019ailleurs Vision Montréal qui a communiqué avec le DGEQ pour l\u2019aviser de la situation.Situation financière Mme Harel juge aujourd\u2019hui que le résultat de cette bataille, qui s\u2019annonçait longue et coûteuse, est incertain.Son parti a donc convenu avec le DGEQ qu\u2019elle enregistrerait une réponse à l\u2019accusation et qu\u2019elle assumerait la responsabilité des constats des autres élus.«Je me suis moi-même mise en défaut sans le vouloir.J\u2019aurais souhaité qu\u2019on puisse soumettre la disposition [sur les cautionnements] devant les tribunaux, mais en même temps, je me dis qu\u2019avec cette entente à l\u2019amiable, on pourra passer à autre chose», indique celle qui compte à nouveau briguer la mairie de Montréal en novembre 2013.Le parti assumera donc les amendes liées à cette affaire.Le Bureau du DGEQ a confirmé l\u2019existence d\u2019une entente entre les deux parties, mais son porte-parole, Denis Dion, n\u2019a pas voulu en dévoiler les détails hier.Quant à la situation financière de Vision Montréal, elle demeure toujours précaire.Elle s\u2019est toutefois améliorée depuis le début de l\u2019année, soutient Louise Harel.Vision Montréal avait bouclé l\u2019année 2011 avec une dette de 710000$, mais celle-ci aurait maintenant été réduite à 575000$, indique M\u201c® Harel.«C\u2019est certain que la prochaine élection sera plus modeste [qu\u2019en 2009] », dit-elle.Au cours de la dernière campagne électorale.Vision Montréal avait dépensé 1,4 million $.Le Devoir construit mille Pour connaître toute la programmation : CKOÊ UisvwBt matliaal da Quâ>£GuiKS etOntfiâcol* NTRAiDE ÎEFEllSEDiJ ATION gratuité IGNATl PLACE DU CANADA BDNAVENTURE EMINISME ¦EQUITE , EVOLTE MANIFESTATION A 6 LE DEVOIR LE JEUDI 21 JUIN 2012 EDITORIAL LE G20 DE L\u2019EURO Mi-figue, mi-raisin Enfin ! Au terme du G20, les grands de ce monde ont composé l\u2019amorce d\u2019une solution aux énormes défis que posent les dettes publiques de certaines nations européennes.Ainsi, on a décidé d\u2019augmenter les fonds du FMI.Mais pour le reste, le flou domine.Encore et toujours.A vant de prendre la direction de Los Catos au Mexique, où s\u2019est déroulé le dernier G20, pratiquement tous les chefs d\u2019Etat conviés ont fait écho à haute voix à l\u2019exaspération exprimée auparavant par Barack Obama.À quel propos ?La somme des incertitudes et louvoiements qui distingue depuis deux ans maintenant la gestion de la crise de l\u2019euro par les Européens.Du président de l\u2019Union africaine au premier ministre indonésien, du président coréen à son homologue australien, le sous-texte de leurs propos pourrait se résumer comme suit : agissez, bande d\u2019incompétents doublés d\u2019irresponsables.Chose certaine, leurs propos se démarquaient d\u2019autant plus de la dentelle diplomatique habituelle que tous ces responsables ont la certitude que le moteur de la crise économique loge au cœur du Vieux Continent.Et d\u2019une.Et de deux, ils ne voulaient pas revivre ce qu\u2019ils ont vécu lors du précédent G20 à Cannes en novembre dernier.Mais encore?Le programme de ce dernier fut totalement occulté par la crise de l\u2019euro.Cette fois-ci, leur complainte a été entendue.Les uns et les autres se sont attelés à baliser l\u2019augmentation substantielle, c\u2019est à souligner, des fonds accordés au EMI.La plupart des pays se sont engagés à contribuer, mais certains à une condition plus que justifiée.Laquelle ?Que les Européens cè-^\tdent deux des sept sièges qu\u2019ils détiennent au jP\tsein du conseil d\u2019administration du EMI.\"I\tJusqu\u2019à présent, ces derniers ont refusé.\\\t_ C\tPour ce qui est du reste, soit l\u2019énorme défi attribuable essentiellement à la lenteur avec laquelle les Européens traitent le dossier des dettes publiques, les acteurs du G20 ont usé du bla-bla-bla.Plus sérieusement, il ne pouvait en être autrement.En effet, si Obama, Poutine, Merkel et consorts s\u2019étaient entendus, s\u2019ils avaient arrêté une série de solutions, il est fort probable que les dirigeants européens non-membres du G20 auraient fait mine grise lors du sommet européen qui aura lieu la semaine prochaine.Le programme de ce dernier?Les écueils économiques auxquels sont confrontés les pays du Club Med.Cela étant, ce G20 a été le théâtre du renforcement d\u2019un front commun opposé à la stricte politique d\u2019austérité défendue jusqu\u2019alors par Angela Merkel.Mené avant tout par le premier ministre italien Mario Monti et par Prançois Hollande, ce front est parvenu à provoquer une oscillation dans le camp allemand.Ce qui s\u2019est passé ne peut être considéré comme un changement d\u2019attitude notable de la part de Merkel.Mais il reste qu\u2019elle a mis la table pour un possible accord.Sur quelle base ?D\u2019accord pour une politique de croissance en échange d\u2019une fédéralisation financière.Chose certaine, le duo Monti-Hollande a choisi lors du G20, et en association avec Obama, un angle d\u2019attaque qui a isolé Merkel.En fait, depuis la défaite de Nicolas Sarkozy, elle est plus seule que jamais.D\u2019autant que, lors de la dernière journée du G20, les acteurs financiers ont imposé à l\u2019Espagne un coût exorbitant.Ils ont hissé à plus de 7 % l\u2019intérêt sur les obligations de dix ans et à 5% (!) celui sur les obligations d\u2019un an.Le sort fait à l\u2019Espagne est intenable.Et cela, Merkel le sait fort bien.Car c\u2019est lorsque le taux des dix ans a dépassé les 8% qu\u2019il a fallu accorder une aide d\u2019urgence au Portugal, à la Grèce et à l\u2019Irlande.CQED.FRONT UNI ÉLECTORAL Serge Truffaut Une utopie?e député indépendant Pierre Curzi a relancé il y a quelques jours l\u2019idée d\u2019un front uni électoral des partis souverainistes, seule façon à son avis d\u2019empêcher la réélection du gouvernement Charest.Sur le strict I plan de la mathématique électorale, il a raison.Dans .^ plusieurs circonscriptions, la dispersion du vote des électeurs souverainistes ou progressistes ne pourra que favoriser le parti gouvernemental.La lecture de la situation que fait le député de Borduas, partagée par une coalition d\u2019artistes militants, est tout à fait réaliste.Le problème est qu\u2019elle apparaît difficilement réalisable tant il y a d\u2019obstacles à surmonter.L\u2019a bien démontré hier la réaction de Québec solidaire, qui n\u2019est disposé à envisager que des ententes ponctuelles.Par exemple, avec Qption nationale, il serait possible de convenir de ne pas se faire la lutte dans les comtés de Gouin et de Nicolet-Yamaska _ afin de favoriser l\u2019élection de Prançoise David \"\" dans le premier cas et de Jean-Martin Aussant dans le deuxième cas.C\u2019est un premier pas, mais on est tout de même à des lieues du front uni souhaité.Si le ,\t^\tParti québécois n\u2019est pas le pivot de cette stra- tégie, celle-ci ne peut produire de résultats.Qr une alliance avec ce vieux parti apparaît aux yeux de Québec solîdaîre presque contre nature.Dans nos pages, Amîr Khadîr et Pran-çoîse Davîd luî ont reproché de «clignoter à gauche avant une élection pour tourner à droite une fois au pouvoir».Bref, le PQ n\u2019est plus assez progressiste à leurs yeux.Un tel projet de front uni ne s\u2019improvise pas.Il faut en premier Heu définir une plateforme commune.Même si celle-ci est réduite à sa plus simple expression, cela exigera une longue négociation.Puis viendrait la mise au point d\u2019une certaine stratégie électorale commune.Qui céderait sa place à qui et dans quels comtés ?Qn mesure toute la difficulté contenue au débat qui s\u2019ensuivrait dans le combat de coqs en cours dans le comté de Gouin, où la double candidature du député péqulste Nicolas Girard et de la co-chef de Québec solidaire, Prançoise David, risque de permettre au candidat libéral de se faufiler.Ce cas des candidatures dans Gouin aura valeur de test pour l\u2019Idée d\u2019un rapprochement à moyen terme des forces progressistes.SI on devait être Incapable de trouver un compromis honorable, 11 faudra conclure que ces deux partis, qui se prétendent modernes et ouverts, sont d\u2019abord conduits par leurs Intérêts partisans.Ce sera à désespérer de voir un jour des politiciens faire de la politique autrement.L\u2019Idée d\u2019un front uni serait-elle une utopie ?Qn pourrait alors le croire.vLX II Bernard Descôteaux LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO Chaleur et\tAccAStANTfs'A P 2 ] O: lC^fAM\\eg^se(société), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales).Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertf'saw^cJ ; information politique : Michel Y>dN\\A(chroniqueur), Héléne Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; informationéconomique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Éric Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gérald Dallaire h^upitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy Tailleferfrcpcr^crsJ, Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Émilie Folie-Boivin (pupitre) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Andréanne Bédard, Michéle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Frappier et Geneviève Tremblay (commis internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)\u2019, Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (JMontréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec) .PUBOClTÉ , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai' (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Filion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web),Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Olivier Leclerc (responsable par intérim service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 8 LE DEVOIR LE JEUDI 21 JUIN 2012 ACTUALITES DUCHESNEAU SUITE DE LA PAGE 1 l\u2019Unité anticollusion», a renchéri M® Tremblay.Elle est même allée jusqu\u2019à évoquer l\u2019ombre «d\u2019un Etat policier ».Le PQ digère très mal le rapport secret de Jacques Duchesneau, dans lequel il affirme que 70% des dons faits aux partis politiques sont illégaux.«L\u2019argent sale» permet de faire les campagnes électorales, a dit mardi l\u2019ex-policier d\u2019expérience, sans fournir de noms.Au cours des derniers mois, la chef du PQ, Pauline Marois, n\u2019a cessé de haranguer le premier ministre Jean Charest en lui mettant sous le nez le premier rapport Duchesneau à l\u2019Assemblée nationale.Le ton a changé hier.En entrevue au 98,5, Marois a pris ses distances de Jacques Duchesneau.«Je ne le crois pas [sur le financement].Je ne vois pas où il a pris ça.Il doit fournir des preuves de ces allégations», a-t-elle commenté en matinée.Une impasse évitée L\u2019attitude du PQ a bien failli mener la commission Charbonneau dans une première impasse majeure.M® Tremblay réclamait l\u2019accès au rapport secret de Jacques Duchesneau, afin de peaufiner ses questions en contre-interrogatoire.Le rapport n\u2019a pas encore été déposé en preuve.11 est entre les mains des enquêteurs de la commission, qui effectuent des vérifications.Les procureurs devront par la suite soupeser la valeur du document avant de décider s\u2019ils le mettent en preuve ou non.La présidente de la CEIC, Prance Charbonneau, a coupé court à cette expédition de pêche en refiisant l\u2019accès au document.Si les souhaits de M® Tremblay avaient été exaucés, le fonctionnement de la CEIC aurait été perturbé, a plaidé avec succès le procureur en chef adjoint, Claude Chartrand.«La commission ne peut servir de plateforme aux témoins pour déposer des documents sans que les procureurs de la commission aient été en mesure d\u2019en vérifier la fiabilité», a tranché la juge Charbonneau.Les enquêtes sur le financement des partis seront divulguées au moment opportun, a-t-elle précisé.Le PQ s\u2019appuyait sur une interprétation étroite de l\u2019article 37 du Code civil pour faire des remontrances à Jacques Duchesneau.«Toute personne qui constitue un dossier sur une autre personne doit avoir un intérêt sérieux et légitime à le faire», stipule l\u2019article en question.Elle ne peut recueillir de renseignements «sans le consentement de l\u2019intéressé ou l\u2019autorisation de la loi», ni transmettre ces informations à des tiers.L\u2019avocat de Jacques Duchesneau, Marco La-brie, a tourné en ridicule cet argument.S\u2019il fallait donner raison au PQ, plus personne ne serait en mesure de colliger et de transmettre quelque information que ce soit à la commission d\u2019enquête, la vidant ainsi de sa substance.«Aucun civil ne pourrait rapporter quoi que ce soit devant vous à moins d\u2019être un enquêteur de police», a-t-il dit.De gros joueurs Les manoeuvres du PQ ont relégué au second plan la production des organigrammes de sept compagnies de construction qui contrôlent au total 140 sociétés.L\u2019organigramme de Tony Ac-curso, qui trône au sommet d\u2019une soixantaine de compagnies apparentées, est si vaste qu\u2019à vue de nez on croit voir le plan des pistes de ski du mont Tremblant.M.Duchesneau a aussi évoqué le cas de sept grandes firmes de génie qui ont obtenu des contrats de 106,9 millions pour les dix premiers mois de 2010, comparativement à 24,9 millions en 2006.C\u2019est une augmentation de 77%.11 n\u2019avait cependant pas la liberté de les nommer.L\u2019ex-directeur de l\u2019UAC et son équipe ont aussi déposé un tableau des entreprises les plus actives dans la réclamation d\u2019extras au ministère des Transports.EBC arrive en tête de liste avec des réclamations de 37,7 millions de dollars pour la période 2005-2011.Viennent ensuite les entreprises de Pernand Gilbert (19,9 millions), le Groupe Acon (14,9 millions) et Simard-Beaudry (12,2 millions).Dans l\u2019ensemble, les 17 entreprises les plus actives dans la réclamation d\u2019extras ont exigé 142,5 millions.Encore de l\u2019intimidation Plus tôt dans la journée, M.Duchesneau a affirmé que la culture d\u2019intimidation et du secret perdure au ministère des Transports.Des personnes en situation d\u2019autorité ont menacé ses sources, au point où celles-ci ont cessé tout contact avec lui.Durant ses 18 mois à la tête de l\u2019UAC, il a souvent send que les sous-ministres et les fonctionnaires du MTQ détournaient le regard devant cette situation préoccupante.«La culture du silence faisait partie du problème», estime-t-il.Jacques Duchesneau et son équipe ont es- suyé le tir croisé des avocats des constructeurs de route et du Procureur général du Québec, qui résument le premier rapport de l\u2019Unité anticollusion à un ramassis de présomptions et d\u2019informations non vérifiées.L\u2019avocat de l\u2019Association des constructeurs de route et grands travaux du Québec (ACRGTQ), Denis Houle, s\u2019est montré particulièrement insistant dans ses questions, au point où Jacques Duchesneau s\u2019est impatienté.«On m\u2019a demandé de prendre une photo [de mon rapport], et là, on est en train d\u2019en faire un rayon-X», a-t-il dit.La suite s\u2019annonce encore plus corsée puisque c\u2019est maintenant au tour de l\u2019avocat du Procureur général du Québec, Benoit Boucher, d\u2019interroger M.Duchesneau.Le Devoir La virulence de l\u2019avocate du PQ surprend La virulence avec laquelle l\u2019avocate du Parti québécois, Estelle Tremblay, a attaqué jusqu\u2019à la «crédibilité» de Jacques Duchesneau en a surpris plus d\u2019im hier.Même au sein du PQ.«Elle a plaidé un peu fort, en effet», ont confié au Devoir des soruces péquistes au sujet des questions acérées de M\u201c® Tremblay à la commission Charbonneau.L\u2019incrédulité se lisait sur bien des visages dans les bureaux du PQ, a raconté une autre source.Signe éloquent: tout le monde au PQ refusait de commenter ouvertement l\u2019aflaire.Sur Twitter, les messages dénonçant l\u2019attitude du PQ ont fusé: «En avez-vous assez pour comprendre que le #PQ et #Marois ne sont pas blancs comme neige ?» En entrevue à une radio de Québec, le chef de la Coalition avenir Québec, Erançois Legault, a dit maintenant comprendre «pourquoi Pauline Marois tenait tant à avoir une avocate à la commission».Le PQ souhaitait mettre la main sur le rap-port sur lequel M.Duchesneau s\u2019appuie pour affirmer que 70% des dons faits aux partis politiques québécois sont illégaux et font l\u2019objet d\u2019une comptabilité parallèle.« Ça n\u2019existe pas chez nous en tout cas! On voulait savoir comment il arrive à dire ça de nous», a-t-on expliqué.Antoine Robitaille Portrait des entreprises dans la mire de l\u2019UAC KATHLEEN LEVESQUE La commission Charbonneau a rendu publics hier les sept diagrammes concernant des entreprises qui ont été dans la mire de l\u2019Unité anticollusion (UAC) du ministère des Transports (MTQ).L\u2019ancien directeur de l\u2019UAC, Jacques Duchesneau, avait déposé ces diagrammes qui ont été utilisés par son équipe d\u2019enquête.La juge Prance Charbonneau les avait alors mis sous scellé.Sept groupes d\u2019entreprises ont fait l\u2019objet d\u2019une attention particulière de l\u2019UAC.¦ 11 s\u2019agit de l\u2019empire de Tony Accurso, qui est à la tête d\u2019une multitude d\u2019entreprises.Le diagramme prend d\u2019ailleurs l\u2019allure d\u2019une toile d\u2019araignée aux proportions gigantesques.Cet entrepreneur controversé a fait plusieurs fois les manchettes, notamment lorsque deux de ses entreprises, Louisbourg et Simard-Beaudry, ont été reconnues coupables de fraude fiscale en décembre 2010.Elles avaient éludé 4,1 millions d\u2019impôt fédéral.¦ Les entreprises Neilson et EBC sont présentées dans un seul et même diagramme à cause de certains liens commerciaux.Neilson a été sous les feux de la rampe lors de la commission d\u2019enquête Bastarache alors que le collecteur de fonds libéral, Pranco Pava (dont la famille dirige Neilson), a révélé son rôle d\u2019influence dans la nomination des juges.¦\tGarnier Construction est dirigée par Joe Bor-sellino (à ne pas confondre avec son homonyme du Groupe Pétra).M.Borsellino est un ami intime de l\u2019ancien député libéral accusé de fraude Tony Tomassi.M.Borsellino a été passé à tabac au cours de l\u2019été 2009.11 n\u2019a pas porté plainte contre ses agresseurs.¦\tCatania est sous les projecteurs depuis le scandale politico-immobilier du Paubourg Contrecoeur.Son président Paolo Catania et son vice-président André Portin font face à des accusations de fraude dans ce dossier qui a été mené par la Société d\u2019habitation et de développement de Montréal.Ils ont été arrêtés par l\u2019escouade Marteau le mois dernier et comparaîtront en cour le 13 juillet prochain.Le père de Paolo, Prank Catania, a été filmé par la GRC dans le cadre de l\u2019opération Colisée, aux côtés du chef mafieux Nick Rizzuto qui cachait des billets de banque dans ses chaussettes.¦\tCatcan n\u2019est pas la même entreprise que Ca- tania, mais les dirigeants seraient des personnes apparentées.Catcan est un gros joueur dans l\u2019industrie de la construction, notamment à Montréal.¦\tDoncar a été identifiée par Jacques Duchesneau lors de son témoignage concernant un dossier troublant impliquant une municipalité du nord de Montréal.Doncar a été disqualifiée dans un appel d\u2019offres, mais a néanmoins exécuté les travaux à dtre de sous-traitant.¦\tPamille Bibeau.Marc Bibeau est l\u2019une des têtes dirigeantes de l\u2019entreprise Shockbéton qui est connue pour avoir participé à la construction du stade olympique.Le conseiller municipal de Laval et membre du comité exécutif aux côtés de Gilles Vaillancourt, Benoît Pradet, est vice-président de Shockbéton.M.Bibeau est également très actif au Parti libéral du Québec à titre d\u2019organisateur politique et de responsable du financement.11 est un ami personnel de Jean Charest.Le Devoir Les diagrammes des entreprises sont disponi-bies à ledevoir.eom RIO SUITE DE LA PAGE 1 sures de suivi sont mises en place, Rio+20 fera une énorme différence dans le monde».Comme éléments positifs de cette entente, le secrétaire général de l\u2019QNU a mentionné l\u2019établissement éventuel d\u2019objectifs de développement du-rable sur le modèle de ceux du Millénaire, le concept «d\u2019économie verte», le renforcement du Programme des Nations unies pour l\u2019environnement (PNUE), la mise au point de mesures de suivi pour la performance des entreprises, l\u2019élargissement du concept de PIB pour évaluer le bien-être d\u2019une nation, l\u2019idée de développer éventuellement une stratégie de financement du développement durable et d\u2019accoucher d\u2019un cadre de production et de consommation durable.Ban Ki-moon a insisté sur le fait qu\u2019aucun accord réunissant autant de parties et d\u2019intérêts aussi différents ne peut être acquis sans compromis de tous.Mais, a-t-U conclu, «Rio+20 n\u2019est pas une fin mais un début».Dans la plénière, une étudiante néo-zélandaise de 17 ans, Brittany Trifold, a lancé aux 2000 délégués: «J\u2019ai du feu dans mon cœur.Je suis en colère contre le monde [.] Nous sommes ici pour régler les problèmes que nous avons causés.Etes-vous ici pour sauver la face ou pour nous sauver?» La jeune fille a été vivement applaudie par l\u2019assemblée.Une entente décevante Pendant ce temps, hier encore, l\u2019entente de principe de lundi a continué d\u2019être descendue en flammes par de nombreux groupes écologistes et de la société civile qui y déplorent l\u2019absence d\u2019objectifs et d\u2019échéanciers, qu\u2019on a remplacés par des «processus», pour en définir plus tard, l\u2019absence de décision pour lancer les négociations en vue d\u2019un nouveau traité sur la gestion de la partie internationale des océans et la faiblesse des propositions touchant la gouvernance environnementale internationale.Même le premier ministre, Jean Charest, s\u2019est dit en partie déçu du résultat de la conférence de Rio-i-20 jusqu\u2019ici.Le premier ministre québécois passe la semaine à Rio, où il participe à différentes activités en marge du sommet.La Presse canadienne rapportait hier qu\u2019au cours d\u2019un point de presse, Jean Charest a déclaré qu\u2019il aurait aimé que la déclaration officielle «aille plus loin», notamment dans les engagements qui auraient matérialisé le concept «d\u2019économie verte».11 a aussi regretté que le texte soit plutôt flou sur la place qu\u2019occuperont l\u2019environnement et le développement durable dans les institutions comme la Francophonie.D\u2019autre part, des milliers de femmes ont défilé hier dans les rues de Rio pour dénoncer le «capitalisme vert» que l\u2019QNU proposerait sous la dictée des multinationales, une philosophie censée déboucher sur la «marchandisation de la nature» \u2014 la crainte de nombreux peuples autochtones \u2014 et la privatisation des services publics essentiels, comme l\u2019eau, l\u2019épruation, etc.Désobéissance civile Pour Kumi Naido, le directeur de Greenpeace international, le mouvement environne- mental doit réaliser que, s\u2019il a gagné des batailles, il a perdu la guerre de la protection environnementale avec des ententes comme celle de Rio-i-20, qui ne sont pour lui qu\u2019un tissu de vœux pieux sans engagements concrets, mesurables.11 faudra, dit-il, revenir à la désobéissance civile, comme l\u2019ont fait tous les vrais libérateurs, a-t-il déclaré au Guardian de Londres.Dans ce contexte, un groupe international comme Greenpeace va devoir changer de stratégie, a-t-il dit.Les maires du C40 voyaient les choses d\u2019un autre œil.Ce réseau de 59 mégapoles se donne comme objectif de réduire ses émissions de GES de 1,3 milliard de tonnes (giga-tonnes ou Gt) par année d\u2019ici 2030 sur le total prévu de 2,9 Gt.C\u2019est l\u2019équivalent des émissions combinées du Canada et du Mexique.Ces 59 mégapoles émettent ensemble 14% de tous les GES annuellement.La priorité des villes ira au contrôle des émissions de méthane des grands dépotoirs.Les méthodes et initiatives mises au point dans les grandes villes vont être rendues disponibles aux plus petites qui voudraient s\u2019en inspirer.Pour le président du C40, Michael Bloomberg, maire de New York, les élus municipaux vont devoir relever de plus en plus les défis que les gouvernements nationaux n\u2019arrivent pas à assumer, car la moitié de l\u2019humanité vit désormais dans des milieux urbains.Le Devoir Avee TAgenee Franee-Presse, lAssoeiated Press, La Presse eanadienne MAC SUITE DE LA PAGE 1 pour assurer la pérennité de l\u2019établissement.«Il y a des solutions plus étapistes qui sont possibles», tranche le successeur de Marc de Serres, qui vient de quitter le MAC après deux mandats.Parmi ces solutions, le nouvel administrateur pense à une meilleure ouverture sur la rue, à un roulement plus rapide des expositions pour accroître la visibilité de la collection permanente et à l\u2019utilisation des salles du sous-sol pour augmenter à court terme les surfaces d\u2019exposition.«88 millions de dollars et une reconstruction complète, c\u2019est trop ambitieux.Si on continue dans cette voie, on ne verra pas ce musée de notre vivant, sans avoir réglé les véritables problèmes de fonds», défend l\u2019homme d\u2019affaires.La nomination d\u2019Alexandre Taillefer aux commandes du MAC n\u2019est pas étrangère à toute la tourmente médiatique soulevée en décembre 2011 par ce projet d\u2019envergure, qui prônait ni plus ni moins que la reconstruction quasi complète d\u2019un musée construit il y a à peine 20 ans.Un projet que la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, avait rapidement dénoncé, le jugeant d\u2019emblée indéfendable auprès des contribuables québécois.Augmenter l\u2019achalandage Habitué des cercles de l\u2019art contemporain, Alexandre Taillefer a été approché par la ministre St-Pierre pour aider le MAC à se remettre sur ses rails.Après avoir sauvé l\u2019Qpéra de Montréal d\u2019une faillite quasi certaine il y a sept ans, le jeune homme d\u2019affaires de 39 ans a accepté de mettre la main à la pâte pour aider le musée à relever de nombreux défis, notamment celui de rehausser son achalandage famélique.«Il y a présentement 62000 visiteurs par année au MAC.Ce n\u2019est pas assez.Il faut intégrer des expositions qui vont être appréciées par le plus grand nombre.Le milieu de l\u2019art contemporain évolue rapidement, est de plus en plus populaire et apprécié du grand nombre.Il faut que le MAC capte cette vague», a insisté hier le nouveau président du MAC.Tout en se défendant de vouloir s\u2019ingérer dans la programmation, M.Taillefer affirme devoir s\u2019assurer que les choix de l\u2019établissement permettent d\u2019augmenter la fréquentation et surtout la base des fidèles du musée.11 en va de la viabilité du MAC, dit-il.«Je vois mon rôle comme assez actif dans les opérations quotidiennes.Je n\u2019ai pas à m\u2019immiscer dans les choix artistiques.Cela dit, il est très clair pour moi qu\u2019il faut augmenter les revenus autonomes et s\u2019ouvrir à des projets plus populaires», a-t-il dit, en donnant plusieurs fois l\u2019exemple de la réussite observée au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM).«Ils font un travail extraordinaire que le MAC est tout à fait en mesure de faire», a dit l\u2019homme d\u2019affaires, qui s\u2019est d\u2019ailleurs investi au MBAM ces dernières années en siégeant à un des comités d\u2019acquisition et en faisant don d\u2019une œuvre de l\u2019artiste Brian Jungen pour le nouveau pavillon d\u2019art canadien.Nouvelles stratégies Pour redynamiser le MAC, l\u2019administrateur mise sur de nouvelles stratégies de commercialisation, un plan de marketing et de visibilité, et une plus grande ouverture du musée sur son quartier et sur la communauté en général.Un choix qui s\u2019est avéré salutaire pour l\u2019Qpéra de Montréal, passé en sept ans d\u2019un déficit de 2,2 millions de dollars à l\u2019équilibre budgétaire, et aujourd\u2019hui muni d\u2019un fonds de dotation de plus de 5 millions.La clientèle a été renouvelée grâce à de nouvelles stratégies publicitaires.«Nous ne pourrions avoir un meilleur emplacement à Montréal.Nous devons aussi nous approprier le quartier.On l\u2019a fait l\u2019automne dernier avec l\u2019œuvre lumineuse de Rafael Lo-zano-Hemmer [sur la place des Festivals], mais il faut être plus présents, devenir une destination, comme le MoMA l\u2019est à New York», plaide Alexandre Taillefer.Passionné d\u2019art et d\u2019opéra, le dynamique trentenaire a fait fortune dans ljunivers des technologies de l\u2019information.À 21 ans, en 1993, il fondait Intellia, une boîte de design Web rachetée par Québécor et renommée Nurun.11 a mis sur pied une entreprise de jeux vidéo pour téléphone mobile, elle aussi acquise par JAMDAT en 2005, puis par EA Mobile un an plus tard.Une transaction de 750 millions.L\u2019entrepreneur est toujours à la barre de Stingray Digital et conserve des participations dans plus d\u2019une dizaine d\u2019entreprises.Alexandre Taillefer est aussi le petit-fils d\u2019Arthur Lefebvre, engagé par Henri Bou-rassa en 1924 pour veiller sur les finances du Devoir et dont la carrière s\u2019est étendue sur pas moins de 60 années.«L\u2019art contemporain est pour moi une passion.Moi et mon épouse, nous voyageons en fonction du calendrier des foires d\u2019art contemporain.Nous avons une collection de plus de 300 œuvres.Il n\u2019y a pas de raison pour que l\u2019art contemporain n\u2019ait pas une meilleure visibilité dans ce musée à Montréal, conclut-il.Il faut travailler avec les artistes, les galeries et aussi les autres musées.Il faut mettre fin aux chasses gardées.» Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.eom GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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