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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2012-08-30, Collections de BAnQ.

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[" Une nouvelle menace pour les caribous Page A 4 Scotia offre 3,1 milliards pour acquérir ING Page B 1 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C I I I NM 9 7 LE DEVOIR, LE JEUDI 30 AOUT 2012 1,09 $ + TAXES = 1,25 $ JEAN-MARTIN AuSSANT AU DEVOIR « Le PQ ne cherche qu\u2019à se faire élire » Selon le chef oniste, le parti de Pauhne Marois freine l\u2019élan des souverainistes ROBERT DUTRISAC Le scénario idéal pour le chef d\u2019Option nationale, Jean-Martin Aussant: qu\u2019il se fasse réélire comme député dans la circonscription de Nicolet-Bécancour le 4 septembre prochain et qu\u2019il détienne la balance du pouvoir à lui seul devant un gouvernement péquiste.Pour ensuite forcer l\u2019adoption d\u2019un mode de scrutin proportionnel.«Dans cette élection, c\u2019est la plaie la plus irritante et la plus fatigante: le maudit discours sur la division du vote, le vote stratégique, le vote utile», peste Jean-Martin Aussant.«Ça m\u2019horripile de penser que des gens aiment bien Option nationale, mais qu\u2019ils vont voter pour autre chose pour bloquer quelqu\u2019un d\u2019autre», dit-il.Il voit là une anomalie en démocratie.« [Un mode de scrutin de type proportionnel], c\u2019est dû depuis longtemps, au Québec.Le système britannique, ça ne marche pas dès qu\u2019il y a plus que deux partis.» Le Devoir a rencontré mercredi le chef de la jeune formation politique à Nico-let, dans son bureau électoral.Jean-Martin Aussant passe cinq à six jours par semaine dans sa circonscription et coordonne de là la campagne nationale d\u2019ON.«Je suis épuisé», avoue-t-il, confiant qu\u2019il ne dort que trois heures par nuit.Ça ne se voit guère : à 42 ans, il tient la forme.Le dernier sondage commandé il y a deux semaines par l\u2019hebdo Le courrier sud le place en tête, avec tout près de 30% des intentions de vote, trois points de pourcentage de plus que le candidat caquiste, Donald Martel, un ancien candidat du PQ qui a mordu la poussière en 2007.Le candidat du Parti libéral, Marc Descô-teaux (24%), et celui du PQ, Gilles Mayrand (20%), suivent derrière.Un autre sondage local donne l\u2019avantage au caquiste sur Toniste avec la même marge.C\u2019est donc une égalité statistique.Le redécoupage de la circonscription, qui a absorbé une partie de Lotbinière, l\u2019ancien fief de l\u2019adéquiste Sylvie Roy, défavorise cependant Jean-Martin Aussant.On s\u2019en doute : pour lui, la réélection du seul député oniste est la priorité.«Pour un nouveau VOIR PAGE A 8 : AUSSANT « Ce n\u2019est pas quand on est gêné d\u2019avoir une idée qu\u2019elle avance bien vite» ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR «Il y a les deux partis du \u201cnon\u201d, le PLQ et la CAQ, et les deux partis du \u201cpeut-être\u201d, le PQ et Québec solidaire», dit Jean-Martin Aussant.Exode des médecins Barrette contredit Legâult L\u2019Université McGill conteste les chiffres du chef caquiste KATHLEEN LEVESQUE GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Le D'' Gaétan Barrette et son chef François Legault ne sont pas sur la même longueur d\u2019onde concernant l\u2019exode des médecins.Si le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) juge inacceptable que des médecins plient bagage une fois leurs études terminées et envisage même de les obliger à rembourser le coût de leur scolarité, son candidat-vedette n\u2019y voit pour sa part aucun problème.«C\u2019estpeut-être souhaitable, mais pas faisable», affirme le D'' Barrette, qui réagissait mercredi matin aux propos tenus la veille par M.Legault.Selon celui que François Legault a déjà désigné comme ministre de la Santé dans un éventuel gouvernement caquiste, la déclaration de son chef est liée aux demandes assidues des électeurs.Dans la population, le départ de jeunes médecins formés à grands frais au Québec est associé à un gaspillage de fonds publics, reconnaît le D'' Barrette, qui soutient toutefois qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un faux débat en 2012 compte tenu du fait que des médecins formés à l\u2019étranger travaillent au Québec.Il n\u2019y a donc pas lieu d\u2019agir, croit-il, contredisant ainsi son chef.En entrevue éditoriale au Devoir mardi.«Pour l\u2019instant, ce n\u2019est pas dans nos intentions à court terme d\u2019utiliser la clause nonobstant» VOIR PAGE A 8 : LEGAULT Aujourd\u2019hui i Culture > Allô maman, Les bobos.Marc Labrèche présente une nouvelle parodie sociopolitique à Télé-Québec.Page B 7 Les sports > Lance Armstrong persiste et signe: ses titres lui appartiennent.Le célébré cycliste était de passage à Montréal mercredi.Page B 6 Le monde > Un Navy Seal contredit la version officielle de la mort de ben Laden.Sous le pseudonyme de Mark Bov^en, un militaire raconte les détails de l\u2019opération.Page B 5 7\t_______ .- ___________.\t, Avis léjîaiix.Décès Météo Mots croisés Petites annonces.Sudoku.A4 B4 B6 B6 B4 A4 Festival des films du monde Liv Ullmann avec Bergman dans ses valises ODILE TREMBLAY Elle a un beau sourire, Liv Ullmann, et dégage une humanité, une chaleur qui illuminent la pièce.Une vérité aussi.Mercredi, elle précisait que la plus grande leçon léguée par Ingmar Bergman fut de ne jamais mentir à l\u2019écran, de garder la note juste, aussi d\u2019apprendre à faire confiance.La veille, l\u2019actrice norvégienne avait rencon- tré le public d\u2019ici en constatant, étonnée et ravie, que les Montréalais ne lui posaient pas de questions.Ils témoignaient spontanément de leur vie, se reconnaissant en elle et dans ses rôles.« Ça prouve que Bergman touche en pro- VOIR page a 8 : ULLMANN Lire aussi > Léolo, le chef-d\u2019œuvre déjanté en haute définition.Page B 7 «J\u2019ai mais PEDRO RUIZ LE DEVOIR fait beaucoup d\u2019autres choses dans ma vie, joué à Broadway, tourné pour plusieurs cinéastes, je traînais le nom de Bergman dans mes valises», dit liv Ullmann.a Québec 2012 Chronique > Michei David : L\u2019appel du destin.Page A 3 Éditoriai > Jean-Robert Sansfaçon : L\u2019activisme économique.Page A 6 Le poids d\u2019une voix « Voter, ça prend trois minutes, et notre avenir en dépend.Il faut aller voter.» Louise, 60 ans, de Saint-Georges, gérante d\u2019un restaurant À regarder aujourd\u2019hui > La vidéo de Louise, dans le cadre du projet 30 électeurs pour raconter la démocratie de l\u2019Office national du film, avec Le Devoir, ledevoir.com/30electeurs Comparez les partis À découvrir > Pour comprendre la position des partis sur 40 enjeux et aider à faire un choix politique raisonné.Le Devoir z.créé cet outil unique : le Comparateur de programmes.elections, ledevoir.corn 77831302832435 A 2 LE DEVOIR, LE JEUDI 30 AOUT 2012 ELECTIONS Des étudiants forcent Charest à annuler une sortie publique Une campagne électorale n\u2019est pas un « concours de machisme » contre les manifestants, explique-t-il ANTOINE ROBITAILLE à Sherbrooke Pourfendant le climat d\u2019« intimidation », Jean Charest a annulé un bain de foule pour une première fois dans cette campagne.En tout, moins de 50 manifestants arborant des carrés rouges et brandissant des affiches dénonçant la loi spéciale (78) s\u2019étaient groupés à l\u2019entrée du Marché de la gare à Sherbrooke, avant l\u2019arrivée de la caravane libérale.Certains portaient des déguisements, mais aucun n\u2019était masqué.Ils scandaient des slogans hostiles au chef libéral, notamment « Charest dans un coffre de Charest ».Jugeant que le bain de foule, dans les circonstances, risquait d\u2019être troublé, et aurait par conséquent des répercussions pour les commerçants du marché, l\u2019organisation de la campagne a préféré annuler la visite.La manifestation s\u2019est alors déplacée à un jet de pierre, à l\u2019entrée de l\u2019hôtel Times, où devait avoir lieu une conférence de presse portant sur le bilan du député de Sherbrooke.Une quinzaine de policiers ont alors établi un périmètre qui a permis Le chef libéral a dû se contenter d\u2019une rencontre avec les journalistes à l\u2019autocar de M.Charest de déposer ce dernier à un mètre de la porte de l\u2019hôtel.Il était en compagnie de son épouse, qui a salué la foule, geste qui fut accueilli par des cris et des huées.Lors de la conférence de presse, un reporter a demandé à M.Charest s\u2019il s\u2019agissait selon lui d\u2019intimidation.Le politicien a répondu de manière affirmative : « Quand on se rend visiter les gens dans un commerce, dans un endroit public, et qu\u2019on menace de nous déranger, de perturber, moi, je pense que ça dépasse les bornes.» Il n\u2019a pas manqué de rappeler son thème de campagne, sa « question de l\u2019urne », selon laquelle il offre un gouvernement déterminé, stable, alors que ses adversaires péquiste et caquiste promettent des « référendums » et de la « chicane ».Insistant pour dire qu\u2019il ne cherchait pas à susciter ni à mettre en relief des perturbations dans sa campagne, il a expliqué que tenir son bain de foule malgré les manifestants aurait relevé d\u2019une sorte de « machisme ».Une campagne électorale, « ce n\u2019est pas un concours de machisme », a-t-il affirmé.Le Devoir ANTOINE ROBITAILLE LE DEVOIR Une cinquantaine de manifestants attendaient Jean Charest devant un marché.Le chef libéral a préféré tourner les talons plutôt que de leur faire face.JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Jean Charest a dû encore une fois défendre l\u2019intégrité de ses ministres à la suite d\u2019une charge de Jacques Duchesneau Le yacht d\u2019Accurso fait escale dans la campagne électorale Aucun ministre n\u2019a séjourné sur le bateau controversé, dit Charest en réponse aux accusations de Duchesneau ANTOINE ROBITAILLE GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ à Saint-Romain Exaspéré, Jean Charest a répété mercredi matin qu\u2019aucun de ses ministres n\u2019avait séjourné sur le Touch, le bateau de l\u2019entrepreneur controversé Tony Accurso.La polémique a été relancée mercredi lorsque le candidat de la Coalition avenir Québec, l\u2019ancien chef de police Jacques Duchesneau, a affirmé au micro du 98,5 que des ministres du «gouvernement actuel » de M.Charest avaient été reçus sur le Touch.M.Accurso a été arrêté deux fois au cours de la dernière année, dont une fois ce mois-ci.Le chef libéral a nié de manière vigoureuse ces allégations, soutenant que déjà, en octobre 2009, il avait posé la question aux membres de son conseil des ministres et qu\u2019à ce moment, tous avaient nié avoir voyagé sur le Touch.Il s\u2019est dit attristé par le type de politique que l\u2019ancien policier a choisi de pratiquer, soutenant qu\u2019il lançait des accusations sans citer de noms.L\u2019an- cienne adéquiste Sylvie Roy, a-t-il rappelé, avait déjà lancé ces allégations en pleine Assemblée nationale et avait dû admettre qu\u2019elles étaient basées sur des ouï-dire.Répliquant par l\u2019attaque, le chef libéral a rappelé que des membres du parti dont est issue la CAQ, l\u2019ADQ, avaient été invités par M.Accurso dans un restaurant au coût de 14 000 $.« Ça fait cher de l\u2019aile piquante », a-t-il ironisé.Afin d\u2019illustrer par l\u2019absurde le climat de suspicion qui s\u2019est installé en raison de ce type d\u2019allégations, il a interrogé à la blague des journalistes pour savoir s\u2019ils étaient eux aussi allés sur le bateau du célèbre entrepreneur.Tout de même, si jamais un de ses ministres avait omis de l\u2019informer au sujet d\u2019un voyage sur le Touch, celui-ci aurait de « sérieuses explications à fournir», a-t-il concédé.Legault appuie Duchesneau Lrançois Legault a défendu son candidat lors d\u2019une conférence de presse à Saint-Bruno.«Il s\u2019est fait poser une question directe, il a répondu de façon directe.C\u2019est quelqu\u2019un qui est franc, il n\u2019est pas à l\u2019aise de mentir.S\u2019il avait menti, on le lui reprocherait.» Selon M.Legault, « le seul qui devrait être mal à l\u2019aise, c\u2019est Jean Charest qui a déclenché une élection avant les audiences publiques de la commission ».D\u2019ailleurs, M.Legault aurait aimé que cette question (l\u2019identité des ministres libéraux) soit posée à Jacques Duchesneau lors de son passage devant la commission.« Si les libéraux avaient vraiment voulu avoir une réponse, ils auraient posé la question, a-t-il dit.Mais M.Duchesneau a eu des questions sur la taille de ses toilettes, de son cabinet et de ses classeurs.Il était ouvert à donner des noms.» Le chef de la CAQ a suggéré aux journa^ listes d\u2019être «patients» : «À compter du 17 septembre, des gens vont venir dévoiler ces noms », a-t-il dit.M.Legault a répété ne pas être au courant des informations qu\u2019a récoltées Jacques Duchesneau lors de son passage à l\u2019Unité anticollusion.« Posez-lui les questions, mais je ne suis pas au courant.» Le Devoir AMIANTE Charest accuse ses adversaires d\u2019opportunisme ANTOINE ROBITAILLE à Saint-Romain et Asbestos La position de Pauline Marois et de Lrançois Legault sur l\u2019amiante relève du «pur opportunisme parce qu\u2019ils pensent qu\u2019en présentant des idées comme ça, ils vont se rallier des votes », a expliqué Jean Charest mercredi.La chef péquiste a effectué une volte-face, mardi soir, en annonçant qu\u2019elle annulerait le prêt de 58 millions $ pour la relance de la mine Jeffrey.Auparavant, elle avait soutenu que si le « débat scientifique » avait eu lieu, le « débat social » dans ce dossier restait à faire.Elle s\u2019en remettait aux conclusions d\u2019une commission parlementaire où tous les joueurs (travailleurs, scientifiques, etc.) s\u2019exprimeraient.Mercredi, elle a annoncé que dès son accession au pouvoir, elle bannira non seulement l\u2019exploitation de l\u2019amiante, mais aussi son exportation.M.Charest a rappelé qu\u2019en 2002, le gouvernement péquiste auquel M\u201d\" Marois et M.Legault ont appartenu avait adopté une politique toujours en vigueur au sujet de « l\u2019utilisation sécuritaire de l\u2019amiante ».Aux yeux de M.Charest, le PQ fait preuve de duplicité au sujet de l\u2019amiante, puisque, selon ses dires, le cançlidat péquiste dans Richmond, Etienne-Alexis Boucher, avait soutenu « il y a deux jours » qu\u2019il appuyait le gouvernement dans sa politique pour la mine Jeffrey.Dans l\u2019entourage de Pauline Marois, on a expliqué hier que M.Boucher s\u2019était rallié, même s\u2019il s\u2019était montré « un peu déçu ».Se portant à l\u2019attaque, M.Charest a lancé : « Pourquoi s\u2019acharner contre un projet et une région, si ce n\u2019est pour essayer de faire de la politique sur le dos d\u2019une région ?» Le chef libéral soutient avoir « beaucoup d\u2019aisance » quant à ce projet « qui va créer 425 emplois pour plusieurs années à venir avec des retombées en termes d\u2019économie régionale ».Au bureau électoral de sa candidate à Asbestos, M.Charest s\u2019est livré à un plaidoyer en faveur du prêt à la mine Jeffrey II a parlé de cette « communauté qui veut vivre » et qui « dit au reste du Québec : Donnez-nous l\u2019occasion de vivre » dans la « dignité ».Le Devoir ELECTIONS QUEBEC 2012 Comparateur de programmes r PRENEZ UNE DECISION ECLAIREE A LAIDE DE NOTRE COMPARATEUR DE PROGRAMMES DES PARTIS POLITIQUES.Comparer les programmes sur 10 thèmes importants.Décrochage scolaire W iri lMral Duouëbec A IJr« eontrâ l« O J'aeprouueeapoiritdeviM Pour contrer le décrochage, le gouvernement Charest s'engage à cimpllquer les communautés, les retraites et les parents pour favonser une meilleure maîtnse de le lecture chez les garçonsi, ECriEpojr o^d Plus dé spu.iiM 9 J'aepreuve et Sélectionnez les points de vue que vous approuvez.Le PO .encouragera fortement la mobili- La CAO propose notamment Choisissez les partis à comparer.sation de tous les secteurs de la société dans la lutte au décrochage scolaire.Pour se faire.Il réduira la taille des classes, augmentera le nombre d'employés de soutien af n de répondre aux élèves ayant des besoins particuliers, mettra en place un programme visant a augmenter les activités.U Programme ou Parti québécois Keiancens d\u2019augmenter le salaire des enseignants, particulièrement ceux qui acceptent de travailler dans les milieux defavonses.De même, les ressources accordées 8U> directions d'école seraient augmentées Enfin, le financement et les ressources professionnelles pour les enfants en difhculie d'apprentissage.Un tableau de bord recense vos résultats.elections.ledevoir.com Réalisé en collaboration avec : LE DEVOIR Libre de penser wmrn rmi ADVISO conseil + stratégie Internet Le Plan Nord, c\u2019est aussi et surtout des mines d\u2019uranium, dit Amir Khadir MARCO BELAIR-CIRINO Le Parti libéral du Québec leurre les Québécois en ne disant mot des mines d\u2019uranium qui essaimeront de part et d\u2019autre de la route 167, premier jalon du « beau projet du Plan Nord », dénonce Québec solidaire.« Ce en quoi consiste vraiment le Plan nord, c\u2019est plonger le Québec dans l\u2019industrie nucléaire, ce que la population du Québec ne veut pas », a déclaré mercredi le coporte-parole de Québec solidaire Amir Khadir, appelant du même souffle le Parti québécois et la Coalition avenir Québec à « dénoncer les cachotteries du gouvernement Charest».Les libéraux s\u2019apprêtent à engager des « milliards de dollars de fonds publics au service de l\u2019industrie uranifère » en prolongeant la route 167 de Chibougamau au projet de mine de diamant de Stornoway et en établissant une ligne ferroviaire de Schefferville Kuujjuaq.Trente-deux projets Québec solidaire a inventorié 32 projets d\u2019exploration de gisements d\u2019uranium sur les 45 nouveaux projets miniers faisant partie du Plan nord.« C\u2019est ahurissant ! », a lancé M.Kha- dir, croyant qu\u2019il s\u2019agissait plutôt de « quelques projets ici et là » parmi des projets de mines de diamant et d\u2019or.« C\u2019est d\u2019autant plus odieux et scandaleux qu\u2019une partie importante que cette industrie au Québec va être contrôlée par nul autre que les intérêts de Power Corporation à travers AREVA », a-t-il ajouté, appelant le prochain gouvernement à avoir « les mains libres » et « la parole libre » afin de repousser ces «projets destructeurs ».D\u2019ailleurs, le coporte-parole de Québec solidaire soupçonne l\u2019industrie nucléaire de projeter utiliser les infrastructures développées dans le cadre du Plan Nord afin d\u2019y aménager dans le Bouclier canadien un «dépotoir» de déchets nucléaires.« Qu\u2019est-ce que vous pensez qui va arriver avec la filière nucléaire, qui est excessivement puissante et aussi proche des élites économiques et politiques au Québec.Il va y avoir une pression énorme pour utiliser la même route pour venir enfuir les déchets d\u2019ailleurs », a avancé M.Khadir.Québec solidaire mise sur la « création d\u2019emplois ailleurs que dans le toxique », c\u2019est-à-dire dans les énergies renouvelables.Le Devoir ré Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 LE DEVOIR, LE JEUDI SO AOUT 2012 A 3 QUEBEC 2012 (i Jà JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le chef de la CAQ, François Legault, ne s\u2019attendait sans doute pas à être confronté à un adversaire lors de son passage à la Chambre de commerce de lEst de Monfréal.Après ce face à face imposé, M.Legault, désormais accompagné de sa conjointe, Isabelle Brais, s\u2019est rendu à Saint-Bruno-de-Montarville.Le dîner de politiciens Invité de la Chambre de commerce de l\u2019Est de Montréal, François Legault a croisé le fer - bien malgré lui - avec Jean-François Lisée GUILLAUME BOURGAULT-COTE à Anjou et à Saint-Bruno Audacieux commando ou acte de « désespoir» d\u2019un candidat en «manque de tribune » ?Les opinions variaient mercredi après l\u2019irruption de Jean-François Lisée dans la campagne de François Legault.M.Lisée a volé la vedette au chef de la CAQ en le confrontant après un discours devant la Chambre de commerce de l\u2019est de Montréal.C\u2019est à une sorte de « deux pour un » qu\u2019a eu droit le public d\u2019une centaine de femmes et d\u2019hommes d\u2019affaires mercredi matin, près d\u2019Anjou : beaucoup de François Legault, et un peu de Jean-François Lisée.Le candidat péquiste dans Rosemont a fait un geste plutôt inhabituel en venant questionner le chef d\u2019un autre parti au cours d\u2019une activité publique.L\u2019intervention a suscité à la fois malaise et amusement.François Legault, lui, n\u2019a pas apprécié.« On connaît tous Jean-François Lisée, qui adore les débats.Je l\u2019ai déjà qualifié de sophiste: c\u2019est un spécialiste qui serait capable de défendre une chose et le lendemain son contraire \u2014 et d\u2019étre aussi bon d\u2019un côté comme de l\u2019autre.Il est en manque de tribune; probablement que sa chef ne lui en donne pas assez.Donc, il a choisi de venir poser des questions comme si c\u2019était un homme d\u2019affaires de l\u2019Est ?Personne n\u2019a été dupe », a commenté M.Legault en fin de journée.« Je vous laisse juger si les péquistes sont désespérés pour tenter ce genre de pratique », avait-il dit plus tôt.L\u2019ex-conseiller et commentateur politique s\u2019est pointé au micro dès la fin du discours de M.Legault, qui venait de décliner (sans notes) les grandes lignes de sa plateforme.La suite montrera que M.Lisée a monopolisé toute la première moitié de la période de questions de 15 minutes.En tant que candidat d\u2019une circonscription de l\u2019est de Montréal, M.Lisée voulait savoir ce que pensait M.Legault du projet de prolongement de la ligne bleue du métro, que le Parti québécois a établi comme priorité de son plan en transport en commun (avec le train vers l\u2019Est).11 a aussi demandé pourquoi la CAQ s\u2019engageait à rénover plusieurs hôpitaux des banlieues de Montréal, mais pas Maisonneuve-Rosemont.Visiblement un peu mal à l\u2019aise devant cette intervention, M.Legault a répondu que la CAQ serait un «gouvernement responsable » qui « examinera tout projet d\u2019infrastructure » pour établir la liste des priorités.« Ce sera en fonction des coûts et des retombées », a-t-il dit.Selon M.Legault, ni le PQ ni la CAQ n\u2019ont les informations nécessaires pour « dire voici quel sera l\u2019ordre de priorité » des projets pour la métropole.« Quand on aura cette information, on s\u2019occupera d\u2019établir les priorités en fonction du meilleur rendement coût-bénéfice.Et je sais que le train a un meilleur rendement que le métro », a expliqué M.Legault.Ce dernier s\u2019est alors demandé si le PQ « est ik C\u2019était audacieux de sa part, mais je crois qu\u2019éclaircir certains points de vue, ce n\u2019est pas mauvais yy Pauline Marois GRAHAM HUGHES ET PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE Pauline Marois a poursuivi sa tournée en Abitibi mercredi.C\u2019est de Rouyn-Noranda, accompagnée des candidats François Gendron et Gilles Chapadeau, qu\u2019elle a commenté la sortie de son candidat dans Rosemont, Jean-François Lisée.pour faire le train de l\u2019Est avant le métro ?», ce qui a incité Jean-François Lisée à revenir au micro (il avait pris place à deux pieds de celui-ci pour le déjeuner).\u2014\tEst-ce que c\u2019est un débat ce matin ?a demandé M.Legault.\u2014\tVous me posez une question, a répliqué M.Lisée.\u2014\tEcoutez, c\u2019était plus sous une forme interrogative, a répondu M.Legault.Et M.Lisée de trancher avec ironie : « Bien oui, une question interrogative, c\u2019est ça.» Les deux hommes se sont obstinés un peu sur les priorités de chacun \u2014 M.Lisée essayant de démontrer que la CAQ priorise les projets pour la banlieue, M.Legault soutenant que « le train qui desservira Repentigny n\u2019est pas une priorité pour le PQ ».M.Lisée a quitté la salle après cet échange d\u2019une çlizaine de minutes, les journalistes à sa suite.Etait-ce un commando ?« Pas du tout », a dit M.Lisée, qui avait payé sa place.11 estime que c\u2019était « important » de poser les questions soulevées.M.Lisée a ajouté ne pas avoir « besoin d\u2019autorisation » de Pauline Marois pour « représenter les gens de Rosemont ».Et M\"\"® Marois l\u2019a plus tard adoubé.« C\u2019était audacieux de sa part, mais je crois qu\u2019éclaircir certains points de vue, ce n\u2019est pas mauvais », a-t-elle dit.Le Devoir Élections Québec 2012 L\u2019horaire des chefs aujourd\u2019hui Parti libéral Jean Charest multipliera les entrevues accordées aux stations de radio et de télévision à Montréal.11 donnera tout de même une conférence de presse destinée à l\u2019ensemble de la presse écrite et électronique.Parti québécois Pauline Marois prononcera une allocution à Saint-Hyacinthe en matinée.Elle participera en soirée à un rassemblement partisan au Métro-polis, à Montréal Coalition avenir Québec François Legault fera des arrêts à Laurier Sta- tion, Saint-Georges, Lac-Etchemin et Montmagny.Québec solidaire Françoise David et Amir Khadir seront en rencontre éditoriale au Devoir.Option nationale Non disponible Lappel du destin Michel David Jean-Martin Aussant avait sept ans lors de l\u2019adoption de la Charte de la langue française.Contrairement aux leaders souverainistes de la génération précédente, il n\u2019a pas vécu la période où le sentiment d\u2019infériorité face aux anglophones minait la confiance des francophones.La question identitaire ne le hante pas.Certes, la plateforme d\u2019Qption nationale y consacre un chapitre, mais lui-même y fait rarement référence.En entrevue avec Le Devoir, il a reconnu d\u2019emblée qu\u2019il ne croit pas que la défense de l\u2019identité québécoise soit un thème très efficace pour faire la promotion de la souveraineté, dans la mesure où la plupart de ceux qui y sont sensibles sont déjà convaincus.Plus encore que son utilisation frénétique des médias sociaux, c\u2019est peut-être le secret du succès d\u2019QN auprès des jeunes souverainistes, qui n\u2019ont aucun complexe et ne cherchent pas à refaire la bataille des plaines d\u2019Abraham.M.Aussant lui-même a travaillé dans le secteur financier, où la connaissance de l\u2019anglais va de soi, comme ce sera éventuellement le cas du mandarin.Lors de l\u2019élection fédérale du printemps 2011, la débandade du Bloc québécois s\u2019était accélérée quand Gilles Duceppe avait lancé un SQS à Gérald Larose, dont la hargne avait fait paraître le Bloc comme une légion d\u2019anciens combattants qui n\u2019avaient toujours pas digéré les anciennes défaites.Le nationalisme de M.Aussant n\u2019a rien de défensif.11 est simplement normal d\u2019exploiter son plein potentiel.Le résultat est étonnant.Qu\u2019un nouveau parti recueille 11 % des intentions de vote des 18-24 ans après seulement cinq mois d\u2019existence tient presque du prodige.La moyenne d\u2019âge des 120 candidats d\u2019QN est de 33 ans et leur qualité est souvent étonnante.Il est facile de comprendre pourquoi Jacques Parizeau s\u2019est entiché de lui Quand quatre députés du PQ ont claqué la porte en juin 2011, les départs de Pierre Curzi et de Louise Beaudoin, qui est finalement rentrée au bercail, ont été jugés les plus dommageables.11 est vrai que M.Curzi était un orateur hors pair, qui savait mieux que personne au PQ faire vibrer la fibre nationale.En rétrospective, la perte de Jean-Martin Aussant apparaît pourtant comme la plus coûteuse.Non seulement en raison de son ascendant sur la jeune génération, mais aussi à cause de son aptitude à vulgariser la dimension économique du projet souverainiste.Aligner correctement les colonnes de chiffres dans un budget de l\u2019an 1 peut sans doute être un exercice utile, mais cela ne constitue pas une démonstration de la pertinence économique de la souveraineté.Le chef d\u2019QN accepte sans difficulté qu\u2019on puisse se sentir plus canadien que québécois.En revanche, « ceux qui ont des arguments économiques contre la souveraineté, c\u2019est qu\u2019ils sont mal informés ».11 s\u2019explique d\u2019ailleurs tout aussi mal qu\u2019on considère la gratuité de l\u2019enseignement universitaire comme une dépense plutôt que comme un investissement.C\u2019est toute la différence entre l\u2019économie et la comptabilité.11 est facile de comprendre pourquoi Jacques Parizeau s\u2019est entiché de lui.L\u2019ancien premier ministre a toujours insisté sur la nécessité d\u2019« avoir les idées claires », et celles de M.Aussant le sont tout particulièrement.11 a aussi le don de poser des questions très embêtantes.Par exemple : combien de fédéralistes fatigués Pauline Marois a-t-elle convaincus au cours de la dernière année ?Qu encore : alors que la raison d\u2019être du PQ est de faire la promotion de la souveraineté, est-il normal que les jeunes qui n\u2019ont pas vécu la campagne référendaire de 1995 ne comprennent même pas pourquoi on devrait en débattre ?Le chef d\u2019QN a évidemment une explication : trop de ses anciens collègues du PQ, en commençant par sa chef, se satisferaient volontiers de gouverner une simple province.«Ils ne se demandent plus ce qui est bon pour la souveraineté, mais ce qui est bon pour leur réélection.» Qn sent moins d\u2019amertume que de déception dans ses propos.Hériter de la balance du pouvoir ne lui procurerait pas moins une immense satisfaction et il saurait sans doute en profiter.Si improbable que cela paraisse, le scénario n\u2019est pas impossible.Au départ, bien peu de gens auraient parié sur ses chances de réélection dans Nicolet-Bé-cancour, surtout après un redécoupage nettement favorable à la CAQ.Le dernier sondage, réalisé à la mi-campagne, lui accordait pourtant une légère avance sur son adversaire caquiste.Le candidat péquiste arrivait bon dernier.Ce crack de la finance, compositeur de musique techno à ses heures, détonne dans cette circonscription qu\u2019il qualifie lui-même de conservatrice.Vraiment pas l\u2019endroit rêvé pour un « pur et dur ».Sa victoire semblerait un véritable appel du destin.mdavid&edevoir.corn A 4 LE DEVOIR LE JEUDI SO AOUT 2012 ACTUALITES PLAN NORD Nouvelle menace pour le caribou forestier Les coupes forestières et le prolongement de la route 167 accentuent le déclin de la harde JESSICA NADEAU La population du caribou forestier est en chute libre et la seule façon de lui permettre de se rétablir est de cesser immédiatement les coupes forestières et de mettre un terme au prolongement de la route 167 qui doit ouvrir la voie au Plan Nord.Ce sont les conclusions auxquelles sont parvenus quatre chercheurs indépendants dans une étude commandée par le gouvernement du Québec et dont Le Devoir a obtenu copie.L\u2019étude, qui a été remise au ministre des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) le 4 mai dernier, fait un lien direct entre le déclin du caribou forestier et la transformation de son habitat par les activités humaines.«Les taux de recrutement déclinent à travers la région, une conséquence directe de l\u2019augmentation cumulative des dérangements de l\u2019habitat critique», écrivent-ils dans le rapport La capacité de survie des femelles est particulièrement pointée du doigt un problème qui aggrave celui du faible taqx de recrutement.À la question de fond que posent les chercheurs, à savoir si les populations peuvent supporter des impacts plus importants, la réponse est courte et claire: «non», écrivent-ils.«Les quantités actuelles de perturbations de l\u2019habitat critique dépassent déjà ce qui est théoriquement nécessaire à la survie de la population.» Le groupe de consultation scientifique sur le rétablissement du caribou forestier constate par ailleurs que «le déclin actuel s\u2019amplifiera dans les prochaines années au fur et à mesure que l\u2019habitat s\u2019érodera».Ils notent que «ce n\u2019est pas un hasard si les limites australes de l\u2019occupation actuelle du caribou contrastent clairement avec la limite nordique de l\u2019industrie forestière», car les caribous sont «particulièrement adaptés aux paysages dominés par les forêts de conifères matures avec un faible dérangement, alors que c\u2019est précisément le contraire qui se produit avec la gestion de la fo- JACQUES LEMIEUX AGENCE ERANCE-PRESSE Des caribous traversant un lac au nord du 60® parallèle, au Québec.La population du caribou forestier, une sous-espèce qui vit un peu plus au sud en forêt boréale, est désignée vulnérable depuis 2005.rêt, combiné aux autres formes d\u2019extraction».C\u2019est pourquoi, pour «permettre le rétablissement» du caribou forestier, ils recommandent, dans un premier temps, «d\u2019éviter tout nouveau développement dans les aires connues ou présumément occupées par le caribou forestier».Ces aires, qui devraient être protégées pour permettre l\u2019optimisation du rétablissement, se situent principalement au Les quantités actuelles de perturbations dépassent déjà ce qui est théoriquement nécessaire à la survie de la population nord du 49® parallèle, dans les régions du Nord-du-Québec et de l\u2019ouest du Saguenay-Lac-Saint-Jean, l\u2019un des secteurs visés par le Plan Nord.Les chercheurs avaient notamment comme mandat de déterminer les impacts du prolongement de la route 167 qui doit relier Chibougamau aux monts Otish et permettre aux industries de se rendre dans le secteur minier convoité.Pour eux, les impacts seraient «contre-productifs».«Les efforts pour contrôler le déclin de la population ne peuvent être efficaces si nous continuons de prolonger le réseau routier dans des habitats jusque-là inaltérés.» En effet, les caribous «évitent systématiquement» les routes, ce qui entraîne des coupures entre les troupeaux et une perte de territoire supplémentaire pour le caribou, «ù prolongement de la route 167 traverserait une large portion inexploitée de l\u2019aire de répartition du troupeau de Té-miscamie à l\u2019est et au nord du lac Mistassini et diviserait de façon effective le troupeau [.] Pour ces raisons, et en reconnaissance du statut précaire de la population de Témisca-mie, nous ne recommandons pas l\u2019approbation du prolongement proposé de la route 167.» Conscients, sans doute, de l\u2019improbabilité que le gouvernement se prive de cet important passage, les chercheurs proposent aussi des solutions de rechange.«Si un tel développement devait aller de l\u2019avant, nous recommandons fortement qu\u2019il ne serve qu\u2019exclusivement de corridor de transport, avec un accès contrôlé et sans aucune incursion latérale dans les territoires jusqu\u2019ici imperturbés du troupeau de Témiscamie [.]Là où les routes sont considérées comme étant nécessaires, elles devraient être petites, temporaires et être enlevées et restaurées après usage.» Selon les chercheurs, le moment est critique.«Il y a une certaine urgence d\u2019agir pour la restauration et la conservation des populations de caribous de la baie James, qui ne se redresseront vraisemblablement pas sans actions décisives.» Oubliés de la campagne Ces recommandations font écho à celles des Premières Nations et de certains groupes environnementaux, dont Nature Québec et Greenpeace.Pour Nicolas Mainville, directeur de Greenpeace au Québec, ce dossier tombe à point en pleine campagne électorale où il a été question des caribous séparatistes, mais jamais des vrais caribous.«On parle très peu d\u2019environnement en général dans la campagne, et encore moins de forêt et de conservation.Il faut que tous les partis s\u2019engagent à protéger la vallée de la Broadback, comme les Cris et les groupes environnementaux le réclament depuis si longtemps.» Le rapport indépendant est signé par Tyler D.Rudolph, Pierre Drapeau, Martin-Hugues St-Laurent et Louis Imbeau, respectivement de l\u2019UQAM, de l\u2019UQARetdel\u2019UQAT.Le Devoir Isaac déferle sur La Nouvelle-Orléans Le système de digues, renforcé après l\u2019ouragan\trésiste aux fortes pluies La Nouvelle-Qrléans \u2014 L\u2019ouragan Isaac est redevenu une tempête tropicale mercredi après-midi, mais il continuait de déverser des pluies diluviennes sur La NouveUe-Qrléans.Le système de digues, renforcé après l\u2019ouragan Katrina qui a dévasté la ville il y a exactement sept ans, seipble avoir tenu le coup.À La Nouvelle-Qrléans, des lignes électriques sont tombées au sol et des débris jonchaient les rues, poussant les autorités à imposer un couvre-feu du lever au coucher du soleil.Les autorités louisianaises ont indiqué qu\u2019elles pourraient ouvrir une digue dans une région inondée, alors qu\u2019Isaac progresse lentement vers l\u2019intérieur des terres.Dans une région rurale au sud-est de la ville, des secouristes ont prêté main-forte à des dizaines de personnes coincées par les inondations.Dans la paroisse de Plaque-mines, d\u2019autres résidants pourraient avoir besoin d\u2019aide après une nuit de pluies diluviennes et de vents violents qui ont privé d\u2019électricité plus de 700000 foyers.La paroisse a décrété l\u2019évacuation obligatoire d\u2019une partie de la rive ouest du fleuve Mississippi devant la menace d\u2019une marée de tempête.L\u2019ordre d\u2019évacuation concerne environ 3000 personnes.En fin d\u2019après-midi mercredi, Isaac se déplaçait avec des vents maximums soutenus de 112km/heure, soit tout juste sous le niveau d\u2019un ouragan, qui se caractérise par des vents de plus de 119 km/heure.Isaac a forcé l\u2019annulation des cérémonies prévues mercredi en Louisiane et au Mississippi en mémoire des 1800 victimes de l\u2019ouragan Katrina.La tempête fait figwe de test pour le système de digues de La Nouvelle-Qrléans, dont le renforcement a coûté 14 milliards $US au gouvernement fédéral après l\u2019ouragan Katrina.Une porte-parole du Corps des ingénieurs de l\u2019armée, Rachel Rodi, a affirmé que les digues tenaient le coup.«Le système fonctionne comme prévu, comme nous nous y attendions, a-t-elle expliqué.Nous ne voyons aucun problème avec l\u2019ouragan jusqu\u2019à maintenant.» L\u2019étendue des dommages causés par Isaac n\u2019est pas encore connue parce que les autorités ne veulent pas déployer des équipes de secours inutilement pendant la tempête.Les autorités attendent que les vents s\u2019apaisent avant d\u2019aller inspecter les dégâts.Assoeiated Press ERIC GAY ASSOCIATED PRESS Isaac se déplaçait mercredi après-midi avec des vents maximums soutenus de 112 km/heure.AVIS LEGAUX ET APPELS D\u2019OEFRES AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES \u2022 HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour pubiication deux (2) jours pius tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Sudoku par Fabien Savary \t\t2\t7\t\t9\t\t\t \t6\t\t\t\t\t\t\t4 5\t\t\t1\t\t\t7\t3\t 9\t\t\t\t2\t\t\t5\t \t\t\t\t\t\t\t\t 1\t\t\t\t5\t\t8\t7\t \t\t\t5\t\t\t\t\t \t8\t7\t\t\t\t\t\t2 \t\t3\t\t7\t1\t\t6\t Niveau de difficulté : DIFFICILE 2162 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 1\t4\t9\t5\t3\t6\t8\t7\t2 3\t6\t8\t7\t1\t2\t9\t4\t5 5\t7\t2\t9\t9\t4\t3\t9\t1 4\t3\t6\t1\t7\t8\t5\t2\t9 9\t1\t7\t3\t2\t5\t6\t8\t4 9\t2\t5\t4\t9\t9\t7\t1\t3 2\t9\t4\t8\t5\t7\t1\t3\t6 6\t8\t3\t2\t9\t1\t4\t5\t7 7\tA.\t1\t\t4\tJL\t2\t\t 2161 SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus vwvw.les-mordus.com AVISEE RADIATION TEMPORAIRE Ordre des Infirmières et Infirmiers du Québec En vertu du 5\" alinéa de l\u2019article 156 du Code des professions, L.R.Q.c.C-26, avis est donné que : KAREN K.ROBSON, infirmière, titulaire du permis rt 203 2754 de l\u2019Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, a été déclarée coupable par le Conseil de discipline de l\u2019Ordre des infirmières et infirmiers du Québec d\u2019avoir commis des actes dérogatoires alors qu'elle exerçait sa profession à Montréal, à savoir : 1.\tEntre le ou vers le 14 avril 2006 et le ou vers le 5 mai 2006, en s\u2019^pppiiant à de nombreuses reprises des narcotiques, notamment Dilaudid injectable, tentant de dissimuler ces qipropriations par diverses irrégularités et finisses informations aux feuilles de contrôle des narcotiques et^ou aux dossiers des clients, contrevenant ainsi à l\u2019article 13 du Code de déontologies des nfirmières et infirmiers, RiLQ., c.1-8, r.4.1, adopté en vertu du Code des professions, L.R.Q., c.C-26; 2.\tEntre le ou vers le 19 avril 2006 et le ou vers le 29 avril 2006, en s\u2019^iprppriant trente-huit (38) conpimés de Dilaudid 2 mg, quatorze (14) conpimés de Méthadone 5 mg et trois (3) conpimés d\u2019Ativan 1 mg, contrevenant ainsi à l\u2019article 13 du Code de déontolo^e des infirmières et infirmiers, R.R-Q., c.1-8, r.4.1, adopté en vertu du Code des professions, L.R.Q., c.C-26; 3.\tEntre le ou vers le 14 avril 2006 et le ou vers le 5 mai 2006, en exerçant à plusieurs rpises sa profession alors qu\u2019elle était dans un état susceptible de conpomettre la qualité des soins et des services, en étant sous l\u2019influence de narcotiques, contrevenant ainsi à l\u2019article 16 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers, R.R.Q., C.1-8, r.4.1, adopté en vertu du Code des professions, L.R.Q., c.C-26; 4.\tLe ou vers le 27 juillet 2004, en exerçant sa profession alors qu\u2019elle était dans un état susceptible de conpomettre la qualité des soins et des services, en étant sous l\u2019influence de narcotiques, contrevenant ainsi à l\u2019article 16 du Code de déontologie des infirmières et infirmiers, R.R.Q., c.1-8, r.4.1, adopté en vertu du Code des professions, L.R.Q., c.C-26; » Le 12 juillet 2012, par décision sur sanction, le Conseil de discipline a sanctionné l\u2019intimée par des périodes de radiation tenp)raire du Tableau de l\u2019Ordre pour une durée de neuf (9) mois sur les diefs n\"* 1 et 2 et de douze (12) mois sur les chèfe n'^ 3 et 4, lesdites périodes de radiation devant être purgées concurremment La décision est exécutoire depuis le 28 août 2012.Par conséquent, KAREN K.ROBSON ne pourra s\u2019inscrire au Tableau de l\u2019Ordre avant le 27 août 2013.Le Conseil de discipline a également limité le droit de Kar^ K.Robson d\u2019exercer ses activités professionnelles afin de lui interdire de manguier, administrer ou d\u2019avoir accès à des préparations narcotiques ou à des drogues contrôlées, et ce, pour une période de dix-huit (18) mois.Cette limitation ne devenant ^écutoire qu\u2019à la reprise de T^ærcice de la profession par madame Robson.La secrétaire du Conseil de discipline Pour soutenir l'effort quotidien des personnes atteintes de dystrophie musculaire, il faut beaucoup plus que des mots.UNE ACTION, UNE ACTION MUSCLEE ! 1.800.567.2236 www.niuscle.ca AM Dystrophie musculaireCanada Avis public Montréal ENTREE EN VIGUEUR DE REGLEMENTS Avis est donné que le conseil d'agglomération, à son assemblée du 23 août 2012, a adopté les règlements suivants : RCG 11-025-1 Règlement modifiant le Règlement sur les tarifs de l'agglomération de Montréal (Exercice financier 2012) (RCG 11-025) L'objet consiste à modifier ies articies 53 et 54 pour harmoniser ia tarification des rapports du Service de poiice et du Service de sécurité incendie avec ie Règiement sur ies frais exigibies pour ia transcription, ia reproduction et ia transmission de documents et de renseignements personneis.RCG 12-011 Ràglomont sur l'occupation at la transformation du bâtiment situé sur le lot 2 785 469 du cadastre du Québec à des fins de logement pour une clientèle ayant des besoins particuliers RCG 11-014 Règlement autorisant la construction et l'occupation à des fins de centre de traitement de matières organiques par biométhanisation en bâtiment fermé ainsi qu'à des fins de centre pilote de prétraitement des ordures ménagères en bâtiment fermé sur deux emplacements situés du côté nord du boulevard Métropolitain Est, à l'est de l'avenue Broadway Nord, sur le territoire de la Ville de Montréal-Est RCG 11-012 Règlement autorisant la construction et l'occupation à des fins de centre de traitement de matières organiques par biométhanisation en bâtiment fermé sur un emplacement situé du côté sud de la rue Saint-Patrick, antre la boulevard Angrignon et la rua Irwin, sur le territoire de l'arrondissement de LaSalle Ces règlements entrent en vigueur en date de ce jour.Ils sont disponibles pour consultation durant les heures normales de bureau à la Direction du greffe, 275, rue Notre-Dame Est et peuvent également être consultés en tout temps, sur le site Internet de la Ville : www.ville.montreal.qc.ca/reglements Montréal, le 30 août 2012 Le greffier de la Ville, M* Yves Saindon AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LAVAL COUR DU QUEBEC (CHAMBRE CIVILE) No 540-02-024901-127 AGENCE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse AIME BER-THELOT Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 11/09/2012 à 10 00 AU 2805, BRUNET LAVAL seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de AIME BERTHELOT, saisis en cette cause, soit CHRYSLER INTREPID, BUREAU, ORDI, 2 TV, BBQ, 2 SETS PATIO, SET SALLE A MANGER, BUFFET, DIVAN ETC JASTINDER BHANDAL HUISSIER DE L\u2019ETUDE PHILIPPE & ASSOCIES HUISSIERS DE JUSTICE 165 RUE DU MOULIN ST-EUSTACHE QUEBEC J7R 2P5 TEL 450-491-7575 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Pierre BOUDREAU, en son vivant résidant au 621, chemin Chômer, appartement 102, à L'île-Bizard, Québec, H9E 1J8, décédé le 19 février 2012, un inventaire des biens du défunt a été fait par les liquidateurs, le 23 août 2012 Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Marie-Claude Leblanc, nctai-re, 560, bcul Jacques-Bizard, bureau 101, Ile-Bizard, Québec, H9C 2H2 Dcnné ce 29 août 2012 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL CAUSE NO : 500-22-195207-124 COUR DU QUÉBEC (CHAMBRE CIVILE) BANQUE ROYALE DU CANADA.Demancleresse c.PIERRE KOZANITIS Défenijeur ASSIGNATION ORDRE est donné à PIERRE KOZANITIS de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame E., Montréal, Ûc, dans les 30 jours de la publication du présent avis dans ie joumai LE DEVOiR; À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dés i\u2019expiration de ce déiai.Soyez avisé que la présente REQUÊTE INTRODUCTIVE D\u2019INSTANCE, AVIS AU DÉFENDEUR et DEMANDE DE TRANSFERT RELATIVE À UNE PETITE CRÉANCE sera présentée pour décision devant le tribunal le 5 octobre 2012, à 9h00, en salle 2.06, au palais de justice de Montréal.Une copie de la procédure décrite ci-dessus a été laissée au greffe de cette cour à l\u2019intention de PIERRE KOZANITIS.Montréal, le 27 août 2012 ELAINE CLOUTIER-NEVEU GREFFIER ADJOINT AVIS D'INTENTION DE DISSOLUTION PROMOTIONS CULTURE URBAINE PRENEZAVISQUEIa personne morale sans but lucratif Promotions Culture Urbaine demandera au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre, conformément à la Loi sut les compagnies Signé à Laval, ce 28 août 2012 Anick Travels, avocate CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE TERRE-BONNE COUR DU QUEBEC (CHAMBRE CIVILE) No 700-22-025210-112 CSSMI Partie demanderesse MELANIE LA-ROUCHE ET FRANCIS MON-GRAIN Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 11/09/2012 à 11 00 AU 144, DES PEUPLIERS BLAINVILLE seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de MELANIE LAROUCHE ET FRANCIS MONGRAIN, saisis en cette cause, soit FORD FOCUS CONDITIONS ARGENT OU CHEQUE VISE ANYCK LA-FLAMME HUISSIER DE L\u2019ETUDE PHILIPPE & ASSOCIES HUISSIERS DE JUSTICE 165 DU MOULIN ST-EUSTA-CHE QUEBEC J7R 2P5 TEL 450-491-7575 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE -C.c.Q.art 795 Avis est par les présentes donné que l'inventaire des biens de feu Monsieur Antoine Pentsch, en son vivant de Montréal, décédé le 7 mai 2012, peut être_consulté par les intéressés à l'Étude de Me Pierre-Bernard Labelle, notaire, 1265 rue Bern, bureau 930, Montréal, Québec, H2L 4X4 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE -C.c.Q.art 795 Avis est par les présentes donné que l'inventaire des biens de feue Dame Madeleine Demydc-zuk, en son vivant de Boucherville, décédée le 13 juin 2012, peut être cpnsulté par les intéressés à l'Étude de Me Pierre-Bernard Labelle, notaire, 1265 rue Bern, bureau 930, Montréal, Québec, H2L 4X4 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de feue Mariette PAGÉ, 3292, Chômer, Montréal (L'île-Bizard), Québec, H9C 2N4, décédée à Montréal le 23 juin 2012, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur, le 23 août 2012 Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Marie-Claude Leblanc, notaire, 560, boul Jacques-Bizard, bureau 101, Ile-Bizard, Québec, H9C 2H2 LE DEVOIR, LE JEUDI SO AOUT 2012 A 5 ACTUALITES Légionellose Un nouveau décès et 15 autres cas à Québec ISABELLE PORTER à Québec Après les 19 cas supplémentaires de mardi, la Direction de santé publique annonçait mercredi que 15 personnes de plus avaient été atteintes.De plus, un nouveau décès a été constaté, ce qui porte à neuf le nombre de morts depuis le début de l\u2019éclosion.Malgré l\u2019augmentation du nombre de cas, le directeur régional de la Santé publique de Québec (DSP), François Desbiens assure que la situation est maîtrisée.« Les cas que nous confirmons, dit-il, ont pour la plupart été exposés avant que nous procédions à la désinfection des tours.» Suivant son raisonnement, le nombre de nouveaux cas devrait commencer à diminuer au cours de la fin de semaine et la maladie cesser sa progression.Les malades qui se sont ajoutés hier à la liste ont eu leurs premiers symptômes il y a environ cinq jours et la période d\u2019incubation de la bactérie est de deux à dix jours.Cela voudrait dire qu\u2019ils auraient été exposés entre le 14 et le 22 août et la ville a lancé les inspections le 21.La DSP ignore par ailleurs toujours quelle est la tour qui à l\u2019origine de la propagation de la maladie.Il faudra attendre la fin de la semaine du 4 septembre avant que les premières analyses de laboratoire nous éclairent sur ce point.La DSP n\u2019a toutefois aucun doute sur le rôle des tours de refroidissement.« Avec autant de cas concentrés dans un corridor de vents, il y a juste ce genre d\u2019installations qui peut causer ça.» Le Devoir r CLEMENT ALLARD LA PRESSE CANADIENNE Le directeur régional de la Santé publique de Québec, François Desbiens, lors d\u2019un point de presse la semaine dernière Éclosion de 1996 : un expert se dit « très déçu » ISABELLE PORTER à Québec Ly un des auteurs du rapport ' de 1997 sur la précédente éclosion de légionellose à Québec est très déçu de constater que ses recommandations de l\u2019époque n\u2019ont pas été entendues.«Je suis très déçu que tout ce travail qu\u2019on avait fait en 1997 n\u2019ait pas été suivi d\u2019actjons», a commenté mercredi Eric De-wailly, membre de l\u2019équipe de chercheurs qui a participé à l\u2019étude de ce qu\u2019on appelait alors le Centre de santé publique.Dans leur rapport, les auteurs avaient pour recommandation principale que le gouvernement impose des normes sur l\u2019entretien des tours de refroidissement et qu\u2019il s\u2019assure qu\u2019elles sont respectées.Qn craignait alors que î\u2019histoire se répète, et c\u2019est précisément ce qui s\u2019est produit.Furieux, le maire de Québec Régis La-beaume a brandi ce rapport la semaine dernière pour dénoncer l\u2019inaction du gouvernement.«C\u2019est toujours un peu décevant de savoir ce qu\u2019il y a à faire et que ça ne bouge pas», ajoute M.Dewailly, qui était en 1997 coordonnateur en santé et environnement à la Santé publique.Lors de cet épisode de légionellose, l\u2019éclosion avait eu lieu plus tôt dans l\u2019été.Une personne était morte et on avait recensé une douzaine de cas.Prié de dire s\u2019il avait été surpris du nombre de cas recensés cette fois-ci, M.Dewailly a tout de suite eu cette réponse : «Ça veut dire que c\u2019est une source qui crache beaucoup.C\u2019est ça que ça veut dire.» En 1996, raconte le chercheur, l\u2019équipe avait eu «un peu plus de chance» parce qu\u2019elle avait trouvé la source précise de l\u2019éclosion assez rapidement.«C\u2019était une tour de refroidissement à Place Québec [NDLR: ancien centre commercial attenant au Centre des «Je suis très déçu que tout ce travail qu\u2019on avait fait en 1997 n\u2019a pas été suivi d\u2019actions».congés près du Parlement] », explique-t-il.«On a trouvé la source avant d\u2019imposer le nettoyage à tout le monde.» Mais à l\u2019époque comme en 2012, plus d\u2019une tour était contaminée.«Si je me souviens bien, sur les 30 tours, il y en avait six qui avaient de la légionelle, donc c\u2019est un truc qui est très fréquent.» Autre avantage à l\u2019époque, la maladie avait été diagnostiquée très rapidement parce qu\u2019une équipe de chercheurs de l\u2019hôpital Saint-Sacrement menait par hasard des tests sur la légionellose.À la question de savoir pourquoi les éclosions majeures surviennent toujours à Québec, le chercheur est perplexe.«Il y a moins de tours à Québec qu\u2019à Montréal et elles ne sont certainement pas moins bien entretenues», dit-il.«C\u2019est un petit mystère.» Il est possible selon lui que d\u2019autres épisodes de légionellose ne soient tout simplement pas diagnostiqués.« C\u2019est très difficile à faire comme diagnostic.» Le chercheur qui est aujourd\u2019hui rattaché au CHUQ souligne que la bactérie se trouve partout: dans les chauffe-eau électriques, les spas, les douches et même dans nos rivières.Qr heureusement, dans la plupart des cas, deux critères manquent à l\u2019appel pour que l\u2019affaire tourne au drame : une très forte concentration de bactéries et une victime à la santé très fragile.Cela peut expliquer selon lui qu\u2019on ne diagnostique pas plus de cas de légionellose causés par les spas, notamment.«C\u2019est sûr que dans les spas, vous allez rarement trouver de vieilles personnes qui ont des problèmes immunitaires ou de bronchite chronique.C\u2019est une clientèle plus jeune.» Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Des manifestants masqués ont forcé la direction de l\u2019UQAM à annuler ses cours mercredi.Universités : les perturbations persistent L\u2019Université de Montréal suspend ses cours jusqu\u2019à vendredi LISA-MARIE GERVAIS Les cours ont été perturbés pour une troisième journée consécutive dans leg universités montréalaises.À l\u2019Université de Montréal, la direction a pris la décision de les suspendre jusqu\u2019à vendredi (ce qui porte le retour en classe à mercredi prochain, étant donné le congé férié de la Fête du travajl et la journée de l\u2019élection).A rUQAM, plus d\u2019une centaine de cours de facultés et de départements en grève ont été levés, soit parce qu\u2019aucun étudiant ne s\u2019y est présenté, soit parce qu\u2019ils ont été perturbés par des manifestants.Mercredi matin, de petits groupes d\u2019individus masqués ont marché à travers divers pavillons pour faire lever les cours commandés par des facultés et départements toujours en grève.C\u2019est ainsi que, par exemple, le cours « Système international contemporain» donné dans le pavillon Sainte-Catherine a été levé.Le Devoir a suivi des dizaines d\u2019individus masqués qui sont entrés dans le local du cours pour demander aux étudiants de partir.L\u2019enseignant a, finalement levé le cours.À la sortie, certains étudiants avaient l\u2019air exaspérés.L\u2019un d\u2019entre eux a quitté prestement les lieux en haussant les épaules et en lâchant : «Moi, f abandonne.On ne peut plus étudier!» Sur le trottoir, deux de ses camarades ont commenté avec un certain ahurissement la situation.«Ce cours-là n\u2019était pas dans la liste des cours donnés par les départements en grève.Mais on nous a finalement dit que oui», s\u2019est étonnée une étudiante de sciences politiques qui a requis l\u2019anonymat, déplorant l\u2019imbroglio.Son camarade, qui a toujours soutenu la grève jusqu\u2019ici, admet qu\u2019il a «décroché» devant les faibles taux de participation aux assemblées générales.«Les gens de science po se sont dissociés de l\u2019AFESPED [Association facultaire étudiante de science politique et droit] et ils ont voté pour la reconduction de la grève avec 40 personnes.C\u2019était légal, parce que le quorum de 30 personnes était atteint, mais ç\u2019a été mal fait», a-t-il dit en laissant entendre que ce ne sont pas tous les étudiants qui ont été avertis de la tenue de la nouvelle assemblée formée.Les étudiants du module de science politique de l\u2019UQAM doivent se reprononcer aujourd\u2019hui sur la grève.Hier, dans un vote serré, l\u2019Association facultaire étudiante des sciences humaines (AFESH) a voté une trêve jusqu\u2019aux élections.Il ne reste plus qu\u2019environ 4000 étudiants en grève à l\u2019UQAM.L\u2019UQAM porte plainte L\u2019UQAM a confirmé qu\u2019elle a bel et bien déposé des plaintes au Service de police de Montréal «contre les auteurs» d\u2019actes d\u2019intimidation et de perturbation.Elle n\u2019en a pas dit davantage sur la nature des plaintes ni sur leur nombre.«On continuera d\u2019en déposer.On ne fait pas intervenir la force pour obliger le retour en classe, par contre, on est en mode surveillance.On a des agents, on regarde ce qui se passe et on documente.Quand on a assez de preuves, on dépose une plainte», a expliqué Jenny Desrochers, porte-parole de l\u2019UQAM.Les enquêtes de la police suivent Içur cours.Le ministère de l\u2019Education serait quo- tidiennement tenu informé de la situation.M\u201c® Desrochers constate que les manifestants qui souhaitent perturber la tenue des cours sont de moins en moins nombreux.«Ils étaient une centaine lundi et ils ne sont plus qu\u2019une trentaine depuis deux jours», a-t-elle noté.Pendant ce temps, à l\u2019Université de Montréal, les directeurs de département et les doyens en sont à décider s\u2019il est toujours possible de rattraper les cours malgré les séances levées ou si ceux-ci doivent être annulés.Aucun remboursement n\u2019est prévu en cas d\u2019annulation, mais le cours pourra être repris sans frais à une session ultérieure.Le nombre de cours annulés devrait être connu d\u2019ici la fin de la semaine.Par ailleurs, une pétition exigeant la démission du recteur Guy Breton est actuellement en circulation.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR CUTV dénonce le travail des agents Le média communautaire de l\u2019Université Concordia CUTV dénonce «les attaques du SPVM et de l\u2019équipe Garda» dont auraient été victimes ses équipes de reporters pendant les manifestations étudiantes de lundi et mardi à l\u2019Université de Montréal.«Nos journalistes ont été attaqués et bousculés», a dit Laura Kneale, directrice générale de la station lors d\u2019un point de presse organisé mercredi matin devant l\u2019UQAM.Elle a ajouté que des plaintes pourraient être déposées, notamment pour obtenir le remboursement du matériel de tournage endommagé.La télé communautaire a diffusé en streaming toutes les manifestations étudiantes et populaires au cours des derniers mois.Éthique : le chef de cabinet de Stephen Harper a reçu trois appels de Barrick Gold JOAN BRYDEN Ottawa \u2014 La controverse entourant le chef de cabinet de Stephen Harper a pris de l\u2019ampleur, mercredi, après que la compagnie minière Barrick Gold eut révélé qu\u2019elle avait sollicité Nigel Wright à trois reprises au lieu de deux.Barrick Gold, qui est la plus importante entreprise aurifère au monde, a fait état lundi de ce troisième appel, survenu le 29 mai.En vertu de la loi, elle aurait dû faire part de cette information à la commissaire fédérale au lobbying au plus tard le 15 juin.Les deux autres appels, qui ont eu lieu le 14 et le 25 mai, ont été signalés le 30 juillet.Mardi, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, avait défendu M.Wright en disant qu\u2019il s\u2019était contenté SEAN KILPATRICK PC Le ministre John Baird d\u2019écouter Barrick Gold lui exposer son problème, qu\u2019il n\u2019avait rien répondu, qu\u2019il l\u2019avait renvoyée aux autres responsables du dossier concerné et n\u2019avait participé à aucune prise de décision en lien avec la minière.M.Baird n\u2019avait pas fait mention du troisième appel, mais avait confirmé que la compagnie avait téléphoné pour discuter des conséquences du comportement du gouvernement Harper lors du dernier Sommet des Amériques, en avril, durant lequel il a provoqué la colère de l\u2019Argentine en bloquant une résolution sur les revendications du pays concernant les îles Falkland (Malouines).Barrick Gold possède déjà une mine en sol argentin et projette d\u2019exploiter une mine d\u2019or et d\u2019argent controversée à cheval sur la frontière entre l\u2019Argentine et le Chili.Nigel Wright connaît le fondateur et président du conseil d\u2019administration de l\u2019entreprise, Peter Funk, depuis des années et il est très proche de son fils.Anthony, avec qui il a travaillé chez Qnex, le géant du capital-investissement qu\u2019il a quitté pour devenir le chef de cabinet de Stephen Harper.M.Wright est également le parrain du fils d\u2019Anthony Funk.Toujours mardi, le ministre des Affaires étrangères avait affirmé que la responsabilité de ce dossier lui revenait et que les inquiétudes de Barrick n\u2019avaient rien changé à la décision du Canada de ne pas reconnaître les prétentions de l\u2019Argentine sur les îles Falkland.La commissaire fédérale à l\u2019éthique.Mary Dawson, a déjà discuté de la situation avec Nigel Wright.Selon son porte-parole, elle poursuit son enquête sur cette question.La Presse eanadienne A 6 LE DEVOIR LE JEUDI SO AOUT 2012 EDITORIAL ELECTIONS 2012 L\u2019activisme économique Rarement dans Thistoire récente du Québec a-t-on assisté à une campagne électorale où le thème de l\u2019emploi était aussi absent.La conjoncture est-elle à ce point réjouissante, ou n\u2019est-ce pas plutôt que les partis s\u2019en remettent aux recettes traditionnelles marquées au sceau d\u2019un interventionnisme à tout crin malgré des résultats médiocres ?S Jean-Robert Sansfaçon elon les résultats du sondage Léger Marketing du 17 août dernier, l\u2019emploi occupe le cinquième rang dans les priorités des Québécois, loin derrière la santé et la corruption, voire derrière la baisse des impôts.Curieusement, ce sont les partisans de Québec solidaire qui accordent le moins d\u2019importance à l\u2019emploi dans le même sondage, avec 6% seulement des leurs qui placent ce thème en tête de leurs préoccupations, contre 18% des électeurs libéraux, 9% des caquistes et 8% des péquistes.Pour les partisans de QS, c\u2019est l\u2019environnement et les droits de scolarité qui sont jugés prioritaires par 38 et 33% des répondants, ce qui est révélateur de leur origine sociale.__\tOn peut comprendre qu\u2019à 7,6% le mois der- nier, l\u2019emploi ne retienne pas l\u2019attention.\\\t¦ Pourtant, le taux de chômage frôle 14% chez i\tles moins de 25 ans et l\u2019activité économique / montre des signes de faiblesse inquiétants.Ce qui frappe le plus dans les propositions des partis, c\u2019est l\u2019absence de vision d\u2019ensemble de la conjoncture mondiale et, par conséquent, de stratégies pour aborder la prochaine décennie.Il y a bien ce Plan Nord libéral, mais à 20 000 emplois créés ou maintenus sur une période de 25 ans, on aurait tort de compter sur ça pour répondre aux besoins des centaines de milliers de jeunes et moins jeunes qui entreront sur le marché du travail.A entendre les partis, c\u2019est comme si le Québec était un grand verger productif dont il suffisait de cueillir les fruits par le truchement des redevances minières et des impôts pour se payer tous les services dont nous rêvons.Naïveté ou aveuglement ?Parlons plutôt de crise des idées.D\u2019une formation à l\u2019autre, les mesures proposées se ressemblent beaucoup, allant du crédit d\u2019impôt traditionnel et quasi inconditionnel à la création d\u2019une banque d\u2019investissements (Parti québécois), en passant par une foule de nouveaux fonds comme le Fonds Ambition Québec (PLQ), le Fonds stratégique d\u2019investissement (PQ) et le Fonds d\u2019investissement des ressources naturelles (CAQ).Tous alimentés par les épargnes de la Caisse de dépôt ou les emprunts d\u2019investissement Québec, qui est en train de redevenir la mégastructure de financement étatique d\u2019autan.Malheureusement, personne n\u2019est en mesure de faire la démonstration que ces nouveaux fonds seront plus efficaces que ceux qui existent déjà.Alors que dans la plupart des pays développés, on tente de restreindre les interventions directes de l\u2019État pour les remplacer par des mesures d\u2019accompagnement simples et transparentes assorties d\u2019une fiscalité concurrentielle, le tout axé sur la productivité et l\u2019emploi, au Québec, les partis recommencent à promettre des sommes astronomiques sans trop exiger en retour.C\u2019est à se demander s\u2019il ne s\u2019agit pas de pur activisme économique.j-rsansfacon@ledevoir.ca CRISE FINANCIÈRE EN ESPAGNE Au secours ! M Serge Truffaut oids lourd de l\u2019économie espagnole, la Catalogne est Den faillite.Pour minorer ce fait, pour gommer en partie la brutalité, la violence de cette réalité, on qualifie la faillite en question de technique.Elle l\u2019est tant, technique, que 100000 fonctionnaires ne perçoivent plus de salaire.Elle l\u2019est tant que le gouvernement catalan a demandé au gouvernement central de lui accorder au plus vite un prêt de plus de 5 milliards.Un prêt qui, par ricochet, risque d\u2019accélérer le dépôt d\u2019une requête.De quelle nature?Madrid risque fort de demander du secours auprès de l\u2019Union européenne (UE) et de la Banque centrale européenne (BCE).Bref après la Grèce, il est fort probable que l\u2019Espagne sera sous la tutelle de la troïka ras-semblant, outre la BCE, le EMI et la Commis-W\tV sion européenne.Un, on se souviendra que Madrid avait de-^\t^ * mandé et obtenu, en juin dernier, une ligne de \u201d\tcrédit de 100 milliards d\u2019euros pour soulager des banques, et seulement elles, des vices financiers qui les ont durablement ébranlées.Deux, on soulignera que l\u2019état financier de la forte majorité des régions espagnoles, notamment responsables de l\u2019éducation et de la santé, est une copie carbone de celui de la Catalogne.Là comme ailleurs, les prestations sociales sont régulièrement suspendues.Trois, on se rappellera qu\u2019en octobre, les obligations financières auxquelles l\u2019Espagne sera confrontée sont si importantes, vu l\u2019état actuel de son économie \u2014 30 milliards à rembourser \u2014, que certaines parlent de goulet d\u2019étranglement.En clair, le sauvetage pourrait être sollicité courant septembre.D\u2019autant.D\u2019autant que les plus récentes statistiques afférentes aux maux économiques enseignent que la récession est plus prononcée qu\u2019avancé ou anticipé.Ce n\u2019est pas tout.L\u2019effondrement de la consommation en juin a eu l\u2019effet pervers suivant: une chute de 10% des revenus fiscaux découlant de la TVA.Pour faire court, c\u2019est la cata, comme dans catastrophe.Cette avalanche de drames a été observée alors qu\u2019en Allemagne, on vient d\u2019amorcer un énorme débat sur les gestes posés par la BCE au cours des derniers mois et sur ceux qu\u2019elle entend poser en Espagne.De quel débat s\u2019agit-il?Le patron de la Banque centrale allemande a lancé un pavé dans la mare en martelant que la BCE est en train de «doper» les Européens à l\u2019argent facile et de faire ainsi le lit de l\u2019inflation.Le hic, c\u2019est que Mario Draghi, patron de la BCE, n\u2019a guère le choix.Il ne faut pas oublier que l\u2019économie dans le monde occidental étant ce qu\u2019elle est, les entreprises n\u2019investissent pas alors qu\u2019elles croulent sur des montagnes de liquidités.Autrement dit, Draghi est face au dilemme antique de l\u2019œuf et la poule.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO LETTRES Un vague à l\u2019âme Monsieur Parizeau, ce soir, j\u2019ai le vague à l\u2019âme.Je ne vous comprends pas, je ne vous comprends plus.Vous aurais-je déjà trop magnifié ?Plan concerté ou pas, pendant plusieurs jours, voire des mois, vous fourbissiez vos armes.Et là, à une semaine des élections, sans tambour ni trompette, vous passez à Passant.En poussant la réélection de vos favoris à l\u2019Assemblée nationale, souhaitez-vous l\u2019élection d\u2019un gouvernement péquiste minoritaire qui pourra être renversé à la moindre occasion?Je n\u2019ose croire que ce soit là votre intention.Que de belles chicanes en perspective ! Votre geste pourrait être noble, j\u2019en conviens, mais vous avez déjà eu votre chance d\u2019agir et je ne crois pas que vous auriez accepté l\u2019ingérence de quiconque dans la réalisation de votre rêve.Considérant l\u2019ascendant que vous pouvez encore avoir sur plusieurs souverainistes, n\u2019exercez pas votre influence et laissez chacun voter à sa guise, selon les enjeux en cours.Les dés ne sont pas joués, mais ils peuvent être pipés par des interventions maladroites ou concertées.Les caquistes et les libéraux aboient aux portes.Monsieur Parizeau.Rallions-nous pour leur barrer le passage.Ce dont nous avons besoin présentement, c\u2019est un gouvernement majoritaire péquiste qui aura les coudées franches pour mener son projet à bien.Rien n\u2019empêche vos favoris, réélus ou pas, de collaborer à la réussite de ce plan de société.[.] Hélène Bourassa Le 28 août 2012 Une électrice déchirée Madame Prançoise David, comme de nombreux électeurs de la circonscription de Gouin, je suis plus que jamais déchirée.Je dois choisir entre deux candidats de haut calibre.Deux candidats qui ont leur place à l\u2019Assemblée nationale et dont le Québec a besoin.L\u2019élection du 4 septembre revêt des enjeux importants pour le pays.Il est urgent de se débarrasser d\u2019un gouvernement libéral infiltré par la corruption, dont les politiques menacent nos ressources naturelles et nos programmes sociaux.Nicolas Girard est député péquiste de la circonscription de Gouin depuis huit ans.Il a œuvré dans plusieurs dossiers et fait de l\u2019excellent travail, notamment pour les familles et les garderies.Il incarne à la fois l\u2019expérience et le renouveau au sein du Parti québécois.Il représente un atout de taille pour un futur gouvernement.Par ailleurs, j\u2019adhère en grande partie aux valeurs de Québec solidaire.J\u2019aimerais qu\u2019Amir Khadir ne soit plus seul à véhiculer le message solidaire à l\u2019Assemblée nationale.Mais ne serait-ce pas une erreur de remercier M.Girard de ses services, alors que son parti pourrait former le prochain gouvernement?Et avec la perspective d\u2019un gouvernement minoritaire, priverions-nous ainsi le PQ d\u2019une circonscription qui pourrait faire la différence?Et le Québec d\u2019un représentant d\u2019envergure au gouvernement?Madame David, je partage votre attachement pour le quartier.J\u2019y réside depuis plus de 25 ans.Je comprends et je respecte votre choix de vous présenter dans la circonscription où vous habitez.Néanmoins, je dois vous dire, avec regret et un vif pincement au cœur, que je ne pourrai pas apposer ma croix à côté de votre nom sur le bulletin de vote, le 4 sep- tembre prochain.Je dois voter dans l\u2019intérêt de la collectivité.Natalie Dubois Montréal, le 28 août 2012 Retour sur notre planète Monsieur Legault, je vous ai entendu dire que les femmes sont plus réfractaires aux changements que les hommes.J\u2019ignore sur quelle planète vous vivez, mais un retour à l\u2019histoire vous ferait certes un grand bien.Je ne crois pas que les hommes aient nécessairement souhaité les changements qui résultent de luttes acharnées menées par les femmes dans le cadre de la révolution féministe.Pour ne citer que quelques exemples: la contestation des rôles sexuels traditionnels et du patriarcat, l\u2019égalité des sexes, le droit de vote, l\u2019accès aux études postsecondaires, l\u2019accès des femmes au marché du travail et à l\u2019autonomie financière, la contraception, le partie des tâches, l\u2019entrée des femmes en politique.Vous vous souvenez sans doute de Madeleine Parent, de Marie-Thérèse Casgrain, de Simonne Monet-Chartrand.Plus près de nous, vous connaissez des femmes qui ont fait leiu marque dans le milieu des affaires (Monique Leroux) et en politique (Pauline Marois).Notre planète n\u2019est plus la même depuis que les femmes ont décidé de se prendre en main.D\u2019ailleius, votre décision d\u2019incliue quelques candidates à votre parti était certes basée siu ce qu\u2019elles ont accompli et siu leiu talent, et non siu l\u2019idée que c\u2019est ce qu\u2019il faut faire pour être élu.Si vous croyez à l\u2019égalité homme-femme, il importe que votre discoius laisse voir que vous-même êtes favorable à cette réalité sociale.[.] Micheline Lalonde-Graton Sainte-Julie, le 27août 2012 LIBRE OPINION Pourquoi nous \u2019 V ^ encore des cours JEAN-PASCAL BILODEAU Etudiant, Montréal Nous bloquons des cours.Nous sommes ceux que la presse attaque depuis le début de la rentrée.Nous sommes ceux qui tieiment encore sous les coups de matraques.On nous dit de nous taire, de voter, de nous taire encore.C\u2019est, de toute façon, ce qu\u2019on nous a toujoius dit.Jamais on ne nous demande poiuquoi nous sommes encore là, alors qu\u2019on nous arrête un par un, une par une.Jamais je n\u2019ai vu si profonde incompréhension de la part des médias.Il aiua fallu expliquer de nombreuses choses au cours de cette grève, mais cette fois, cela dépasse les limites de l\u2019imaginable.Et pourtant, cela est simple.Nous bloquons des corns parce des associations ont voté la poursuite de la grève.Jamais nous n\u2019avons bloqué ne serait-ce qu\u2019un seul corns où les étudiants avaient voté leiu retoiu en classe.Les rentrées de tous les cégeps se sont déroulées dans le calme, et l\u2019étonnement face à cet état de fait provoque chez nous la nausée, car ce calme n\u2019est que la suite logique de tout le reste.Nous n\u2019avons pas besoin de demander si la poursuite de la grève est efficace.Cela, nous nous le demandons dans nos assemblées générales.Ce que nous affirmons, c\u2019est la démocratie : que c\u2019est par elle et elle seule que nous déciderons de rentrer en classe.Que c\u2019est par elle et elle seule que doivent passer ceux qui veulent poursuivre leurs cours.Que s\u2019ils jugent que le taux de participation aux votes est trop faible, qu\u2019ils n\u2019ont qu\u2019à aller débattre des choses qui les concernent et qu\u2019ils peuvent à tout moment déposer une pétition poiu déclencher un vote.Nous ne sommes pas des «casseurs».Vos mots et vos catégories ne nous enfermeront pas.Nous sommes des êtres humains, et si nous sommes masqués parfois, c\u2019est qu\u2019on nous filme en permanence, comme dans un 1984 d\u2019Orwell.Nous n\u2019avons pas choisi d\u2019aller en prison ni de recevoir des coups.Du moins nous ne l\u2019avons jamais souhaité.Mais nous avons été clairs.Jamais l\u2019indmidadon des administrations, même les plus autoritaires, ne nous forcera à rentrer en classe.Ce ne sera ni la police, ni la sécurité, ni quelques bureaucrates ou politiciens méprisants qui le feront.Et vous pourrez nous mettre un fusil SIU la tempe, nous refuserons chaque fois de renier les votes démocratiques de nos associations.Nous sommes là pour que vous cessiez de détourner les yeux quand dans les couloirs des établissements présumés libres, on oblige des enseignants à recracher la matière sous peine d\u2019amendes démesiuées, quand des étudiants sont arrêtés parce qu\u2019on les violente et qu\u2019ils refusent de se mettre à genoux.Nous sommes là poiu que les médias fassent enfin leiu travail et cessent de médire et de mentir sur notre compte.Nous sommes là pour vous rappeler que rien n\u2019est réglé et que ce n\u2019est pas un vote aux quatre ans que les partis renieront de toute façon qui réglera nos problèmes.[.] Nous nous sommes battus depuis des mois pour exister.Pour qu\u2019on cesse de nous nier, pour que les administrations et le gouvernement cessent de nous mépriser, pour que les policiers cessent de nous réprimer.Pour que notre monde cesse de nous vendre comme de vulgaires marchandises.Nous sommes encore là.Et tant et aussi longtemps qu\u2019il restera une association qui aura choisi collectivement la grève, nous bloquerons ces corns.Pas ceux des autres, non.Car nous sommes ceux qui respectent une démocratie étudiante qui ne soit pas vide de sens.1924 LE DEVOIR LE JEUDI SO AOUT 2012 A 7 IDEES RESSOURCES MINIERES Au-delà de la question des redevances NORMAND MOUSSEAU Professeur de physique à l\u2019Université de Montréal et auteur du livre à paraître Le défi des ressources naturelles (Editions MultiMondes) U cours de la campagne électorale, presque tous les partis ont pris position sur le type et le niveau de redevances qu\u2019il faudrait aller chercher pour nos minerais.Pourtant, la gestion de nos ressources minières est complexe et ne peut se limiter à cette simple question.Parmi les particularités de ce secteur, cinq apparaissent incontournables.La malédiction des ressources.Cette expression imagée décrit la perte systématique de la valeur des ressources minières par rapport aux autres hiens industriels.Malgré l\u2019augmentation des prix des dernières années, les données historiques sont sans appel: un pays dont l\u2019économie repose entièrement sur l\u2019exploitation des ressources minières ne peut que s\u2019appauvrir à long terme, à moins de constamment augmenter sa production, une course dont on ne sort jamais gagnant.Des retombées économiques toujours réduites.Corollaire du premier point, l\u2019industrie minière a su systématiquement augmenter sa productivité au cours des dernières décennies afin de maintenir sa rentabilité en dépit d\u2019une diminution irréversible de son poids dans l\u2019économie mondiale.Malgré la croissance de taille des mines, la modernisation de l\u2019extraction a mené à une réduction marquée du nombre de travailleurs requis, longtemps une des retombées économiques les plus importantes pour les collectivités locales.Une industrie très cyclique.Plus que toute autre industrie, les mines vont et viennent au rythme des cycles mondiaux, affectant les populations locales et les revenus des gouvernements.Les prix élevés des dernières années s\u2019expliquent avant tout par l\u2019absence, dans les cartons de l\u2019industrie minière, de projets de nouvelles mines, une situation qui change rapidement et qui ramènera les prix à un niveau plus en accord avec les tendances à long terme.Des impacts environnementaux considérables.En dépit des gains environnementaux liés à une productivité accrue, l\u2019impact de l\u2019industrie sur l\u2019environnement croît avec la taille des mines, ce qui affecte les populations locales et les Premières Nations qui dépendent de ces territoires.Un développement durable douteux.Malgré les promesses de l\u2019industrie minière, celle-ci n\u2019a toujours pas réussi à livrer un modèle d\u2019exploitation qui respecte les principes du développement durable alors que les ressources s\u2019épuisent.Les médias nous montrent plutôt, presque chaque jour, que l\u2019industrie continue trop souvent de se conduire de manière cavalière avec les collectivités locales.Dépasser les redevances Dans un contexte où, à long terme, la valeur économique de l\u2019industrie minière est appelée à diminuer inexorablement, il est dangereux, à moins de disposer de ressources d\u2019une ampleur démesurée, comme c\u2019est le cas avec les sables bitumineux, d\u2019en faire un point central :.t;.'j- kf*-\tf aî-n.*¦\t: 7.\t, .'\u2022 N -\u2022 , \u2018-A\u2019» K \u2019 ''\u2019(t\t; - .' ¦ i 'iW \u2022 ¦ ?! L ¦ ^\t.'A \u2019 .¦\u2022'è.\u2022 \u2018¦''D r JT .'T.vf JACQUES LEMIEUX AGENCE ERANCE-PRESSE La gestion des ressourœs minières est complexe et elle ne peut se limiter à la question des redevances.du développement économique.Qu\u2019importe la terminologie utilisée \u2014 maladie hollandaise ou pas \u2014, une économie entièrement centrée sur les ressources finira toujours par s\u2019appauvrir.Toute stratégie minière doit donc aller au-delà des simples redevances afin de s\u2019assurer que les retombées serviront avant tout à la diversification économique des collectivités minières et à l\u2019enrichissement collectif et durable de la société.Au Québec, cela signifie, entre autres, revoir la Loi des mines et éliminer,le principe du free mining afin de donner à l\u2019État la capacité de gérer le développement de son territoire et des collectivités qui l\u2019occupent; proposer une stratégie minière viable à la fois durant les cycles haussiers et baissiers ; respecter les collectivités locales et les Premières Nations ; améliorer le système de permis afin d\u2019assurer le financement adéquat des équipes chargées d\u2019inspecter et de faire respecter les normes gouvernementales ; favoriser l\u2019émergence de nouvelles industries spécialisées dans la haute technologie minière et la seconde transformation ; diversifier les revenus miniers en allant chercher également une part nettement supérieure de la valorisation des gisements lors de l\u2019exploration; créer un fonds souverain afin que la richesse créée soit partagée entre les générations.Les élections ne sont pas, on le répète régulièrement, le bon endroit pour discuter des vrais enjeux comme celui-ci.Qn peut à tout le moins espérer que ce soit un moment approprié pour promettre de revoir l\u2019ensemble du modèle minier québécois.S Avis aux électeurs indécis CAMIL CLOUTIER Cap-Sain t-Ign ace i vous faites partie des 20% d\u2019indécis, selon un récent sondage, ou des 29% (41% dans la région de Québec) dont le vote n\u2019est pas encore figé dans le ciment et qui peuvent encore changer d\u2019idée, ceci s\u2019adresse à vous.Dans la campagne électorale en cours, il y a deux des trois partis aspirant à former le prochain gouvernement qui ont adopté des positions radicales: soit le Parti québécois (PQ), qui s\u2019est campé très à gauche de l\u2019échiquier politique, et la Coalition avenir Québec (CAQ), qui s\u2019est campé très à droite, laissant le Parti libéral du Québec (PLQ) seul au centre de l\u2019échiquier politique, là où la majorité des gens se trouvent, se reconnaissent et se sentent à l\u2019aise.Le pari risqué du PQ Le PQ gèle les tarifs d\u2019électricité, de garderie et les droits de scolarité et annule la taxe santé, même si c\u2019est contraire à la logique, car il y a toujours de l\u2019inflation; or, un jour, ü faudra rattraper le retard ainsi pris.11 veut imposer encore plus les gens ayant des revenus élevés.Cela va contribuer à faire fuir les capitaux et les bons cerveaux, ceux-là mêmes qui contribuent le plus à créer de la richesse.De plus, il veut augmenter considérablement les redevances minières, ce qui va faire fuir les minières et risquer de faire avorter le Plan Nord, créateur de richesses et d\u2019emplois.11 y aurait donc baisse du pouvoir d\u2019achat des Québécois et baisse de leur qualité de vie.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Jean Charest, chef du Parti libéral du Québec Et où vont-ils prendre l\u2019argent pour réaliser leurs promesses insensées ?Leur cadre financier ne tient pas la route, c\u2019est utopique.C\u2019est vraiment, selon moi, une position très à gauche.Enfin, le PQ veut pouvoir faire des référendums à répétition, créant de l\u2019instabilité politique et économique.Est-ce ce genre de risque que veulent la majorité des Québécois?Le chaos de la CAQ Quant à la CAQ, elle veut tout réformer, même ce qui fonctionne bien.Elle veut abolir 7000 postes, se mettant à dos une majorité de la population (fonctionnaires, médecins, pharmaciens, même les travaillants et les jeunes qui « ne travaillent pas assez», selon eux).Leurs promesses irréalisables et le saccage qu\u2019elle propose vont entraîner un chaos social, des chicanes et de la tur- bulence économique.C\u2019est une position qui est très à droite.Le Québec n\u2019a pas besoin de cela et les Québécois méritent plus de respect.La stabilité du centre Alors que le PLQ sait que pour distribuer de la richesse, il faut en créer.Le plus bel exemple est le Plan Nord.11 y a un équilibre à respecter entre les deux et cela a toujours été un des principes qui ont dicté la ligne de conduite du PLQ.lî est donc le seul au centre de l\u2019échiquier politique et, de ce fait, il exige un effort raisonnable de tout un chacun, mais il propose la stabilité économique, le développement de nos richesses et leur répartition équitable, la justice sociale, tout en visant l\u2019équilibre budgétaire, ce qui lui permettra de réaliser ses promesses.D\u2019ailleurs, avec lui, n\u2019a-t-on pas traversé une des pires crises économiques mondiales sans trop en sentir les répercussions chez nous, au Québec?Le PLQ : seul choix possible Nous devrons vivre avec notre choix de gouvernement durant tout un mandaf alors je vous invite à faire un choix rationnel et non pas émotif et je fais le souhait que les indécis et tous ceux qui ont eu la sagesse d\u2019attendre à la toute fin de la campagne pour arrêter leur choix fassent la différence en votant pour un parti du centre, et non pour un parti très à gauche ou très à droite, qui risque de causer du chaos et de la turbulence.Dans cette campagne, comme le PQ s\u2019est campé très à gauche et la CAQ très à droite, le centre de l\u2019échiquier politique étant laissé à un seul parti, le PLQ, le choix est facile à faire.L CONELIT ETUDIANT Les non-dits d\u2019une campagne électorale YOLANDE COHEN Historienne à l\u2019UQAM e divorce entre, d\u2019une part, les attentes de changement de la population, exprimées avec radicalisme et brio par les jeunes générations en ce printemps érable qui se prolonge en automne chaud, et, d\u2019autre part, les discours des politiciens en campagne électorale n\u2019a jamais été aussi patent.De toutes parts fusent les frustrations à leur endroit.La crise déclenchée par les jeunes cégé-piens et étudiants sur la question de l\u2019augmentation des droits de scolarité semble être l\u2019angle mort de la campagne, forçant les protagonistes à camper sur leurs anciennes positions.Ces élections n\u2019ont-elles pas été déclenchées pour trouver, une solution démocratique à la crise ?Énonçons quelques vérités qui pourraient aider à faire un diagnostic objectif de la situation présente au Québec: l\u2019éducation postsecondaire y est relativement accessible à tous, même si de grandes disparités existent selon les origines culturelles, sociales ou ethnoreligieuses des étudiants et étudiantes.L\u2019idéal de gratuité scolaire à ces niveaux ne figurait pas dans le rapport Pa-renf et si aujourd\u2019hui il est avancé par quelques politiciens (QS et QN), il paraît bien utopique.Le compromis qui a été trouvé depuis une trentaine d\u2019années du gel des droits de scolarité ne fait plus consensus et la hausse progressive a été plus ou moins acceptée.La crise couve encore Est-ce l\u2019augmentation trop élevée de ces droits (80% en 5 ans) et la manière trop précipitée et sans concertation du gouvernement qui nous ont précipités dans une telle crise ?Peut-être, mais force est de constater qu\u2019aucun des compromis présentés par le gouvernement, et il y en a eu, n\u2019a réussi à résorber la crise, qui sera à nouveau sur la table de négociation quel que soit le gouvernement issu des élections du 4 septembre prochain.Je ne crois pas qu\u2019un gouvernement du Parti québécois puisse indéfiniment geler les droits de scolarité sans un risque important pour nos finances publiques ! Mais il y a plus : en ignorant ces questions, on cherche aussi à minimiser l\u2019autre facteur à l\u2019origine de cette crise, à savoir un climat social largement détérioré.Car la contestation des droits de scolarité en recouvre une autre, plus vaste et plus intemporelle.Mise de l\u2019avant par le mouvement étudiant radical (par la CLASSE, en particulier), la critique du tournant néolibéral incarné par le gouvernement Charest (accusé de privatisation partielle des services de santé et d\u2019éducation, entaché par des allégations de corruption des services municipaux, etc.) et par le programme de la CAQ rejoint un mouvement transnational de contestation de la mondialisation (Qccupy Wall Street, Montréal, etc.).Une bonne partie de la population québécoise, inquiète de son avenir et de celui de ses enfants, est sensible à ces critiques, mais reste perplexe face aux solutions proposées par les partis.L\u2019ancien clivage entre le oui et le non, entre les souverainistes et les fédéralistes ne semble plus fonctionner! Le combat gauche-droite redéfinit le paysage politique et réoriente le positionnement des vieux partis.Majorité silencieuse sollicitée De là ce désamour envers un Parti libéral du Québec poussé vers la droite par la crise, ce qui pourrait se traduire par une désaffection des électeurs traditionnels du PLQ aux prochaines élections.De son côté, le Parti québécois est poussé à reprendre bien malgré lui un discours plus progressiste que souverainiste, d\u2019où les nombreuses valses-hésitations de Pauline Ma-rois ces derniers jours.L\u2019arrivée de nouveaux partis contribue encore davantage à changer la donne, qui, pour la première fois depuis très longtemps, est vraiment variée.Le pari de Jean Charest est ardu, lui, qui comme De Gaulle après Mai 68, a convoqué des élections pour faire entendre la voix de la majorité silencieuse ! Si De Gaulle a fait gagner son parti aux législatives de juin 1968, il a toutefois perdu son référendum en avril 1969.Le grand homme avait sous-estimé l\u2019ampleur de la crise politique déclenchée par les mouvements étudiants! Ecrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les çommentaires et les analyses de ses lecteurs.Étant donné l\u2019abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (fedaction@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n\u2019oubliez pas d\u2019indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idées), Marco Bélair-Cirino (général), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montréal), Isabelle Porter (affaires municipales, Québec)Yabien 'Deg^se(société), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), lisa-Marie Gervais (éducation), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertésaw^éJ ; information politique : Michel 'Dsm6.(chroniqueur), Héléne Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinéma), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Julie Carpentier (pupitre) ; informationéconomique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Éric Desrosiers et Alexandre Shields, (reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy TsIWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives) ; Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Émüie Folie-Boivin (pupitre) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Andréanne Bédard, Michéle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) ; Benoît Munger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Frappier et Geneviève Trembly (commis internet) ; Amélie Gaudreau (secrétaire à la rédaction)-, Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis à la rédaction).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeur), Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec) .PUBOCITÉ , Jean de BiUy, Jennifer Boify-Demers, Jean-François Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Elimam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M.Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai' (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Füion, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(Hansel Matthews (technicien informatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Olivier Leclerc (responsable par intérim service à la clientèle), Nancy Beaulieu, Manon Blanchette, Nathalie Filion, Marie-Lune Houde-Brisebois ; Jean-Robert Divers (responsable promotion).ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bifyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béliveau (adjointe administrative), Céline Furoy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau. A 8 LE DEVOIR LE JEUDI SO AOUT 2012 ACTUALITES LEGAULT SUITE DE LA PAGE 1 François Legault s\u2019est dit prêt à forcer la main des nouveaux diplômés en recourant à la clause dérogatoire, communément appelée la clause nonobstant.François Legault a lancé l\u2019idée en aparté d\u2019une longue plaidoirie sur ses priorités politiques.«La clause nonobstant, êtes-vous sérieux?», lui a-t-on demandé.«Très sérieux», a affirmé M.Legault avant d\u2019enchaîner sur le sujet du moment.Ce n\u2019est qu\u2019à la fin de l\u2019entrevue que l\u2019équipe du Devoir est revenue à la charge sur cette question.M.Legault a alors rappelé qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une préoccupation qu\u2019il avait depuis fort longtemps, devant une situation jugée «inacceptable».Le Devoir rapportait d\u2019ailleurs en 2003 l\u2019inquiétude du ministre de la Santé d\u2019alors, François Legault, devant l\u2019exode des jeunes médecins.Déjà, à cette époque, il cherchait une façon de stopper la saignée qui touchait particulièrement les diplômés de l\u2019Université McGill et ré «excluait aucune solution».«Parce qu\u2019on s\u2019apprête à financer des projets importants à Montréal [le CHUM et le CUSM], on veut être certains que la formation qu\u2019on donne aux étudiants serve aussi à tous les patients québécois», disait-il.En 2003, le Québec connaissait une importante pénurie de médecins.C\u2019est dans ce contexte que Le Devoir avait révélé qu\u2019au cours de la dernière décennie, 60% des médecins fraîchement diplômés de McGill axaient déserté le Québec deux ans plus tard.À l\u2019inverse, 88% des médecins issus des facultés de langue française pratiquaient au Québec.Les statistiques de l\u2019Association canadienne des facultés de médecine démontrent qu\u2019en 2008, 52 % des médecins formés à McGill ont plié bagage pour pratiquer à l\u2019étranger.Mercredi, François Legault a soutenu qu\u2019à l\u2019époque, il avait songé à utiliser la clause dérogatoire (pour se soustraire à la Charte canadienne des droits et libertés), ce qu\u2019il envisage toujours.Solution de dernier recours Le chef de la CAQ a toutefois voulu accorder les violons de son parti en milieu d\u2019après-midi.«On s\u2019entend tous pour dire qu\u2019il y a un problème [d\u2019exode], en particulier à l\u2019Université McGill», a-t-il dit depuis Saint-Bruno \u2014 et aux côtés du Barrette.M.Legault trouve donc «inacceptable» la situation et ne «connaît pas de Québécois qui vont dire que ce n\u2019est pas un problème».Mais deux remèdes sont possibles, a indiqué M.Legault: des mesures «incitatives» permettant de rendre la profession plus attrayante au Québec et des mesures «coercitives», comme la clause dérogatoire évoquée mercredi dans Le Devoir.«Pour l\u2019instant, ce n\u2019est pas dans nos intentions à court terme d\u2019utiliser cette clause», a précisé le chef de la CAQ.11 préfère «aller du côté incitatif».«Les solutions ne sont pas faciles, dit-il.Demander que les médecins pratiquent un certain nombre d\u2019années en échange de la contribution de l\u2019Etat ne respecterait pas la Charte.Il faudrait donc utiliser la clause nonobstant.Mais je l\u2019ai dit, je le redis: c\u2019est un dernier recours.Il faut trouver des moyens incitatijs \u2014 parce que garder les gens de force, personne ne souhaite ça.On veut plutôt trouver des manières de motiver les médecins à rester.» Ainsi François Legault donne-t-il comme exemple la possibilité d\u2019avoir «des campus dans des régions où on manque de médecins», de façon à ce que les jeunes médecins développent des liens dans ces milieux (plutôt que d\u2019y être parachutés à la fin de leurs études).«Je comprends que beaucoup de médecins préféreraient travailler à Montréal, dit-il.Mais on a un certain devoir d\u2019offrir un service dans toutes C'EST ASSEZ, fAUT QUE CA CHANGE! JOURS JACQUES NADEAU LE DEVOIR François L^anlt et Gaétan Barrette ont renconfré la presse mercredi après-midi à Saint-Brimo-de-Montarville.les régions du Québec.Alors, comment peut-on le faire sur une base incitative pour qu\u2019ils soient heureux de le faire» et ne cherchent pas à quitter la province ?C\u2019est là le type de réflexion qui prime sur le recours à la clause dérogatoire.«Mais ça fait partie des problèmes qu\u2019il faut régler», a répété M.Legault.De son côté, Gaétan Barrette maintient sa position, basée sur une vision opposée à celle de son chef.«Ma position ne change pas», a-t-il affirmé mercredi.En entrevue radiophonique au 98,5 FM, en juin dernier, le D\"^ Barrette jugeait que l\u2019idée d\u2019exiger que les jeunes médecins remboursent le coût de leur formation s\u2019ils ne pratiquent pas au Québec était «une énormité».«Ça n\u2019a pas de sens, insistait-il.Ce sont nos parents qui ont payé ces impôts-là.Nos parents ont choisi collectivement d\u2019avoir un système d\u2019éducation accessible et il l\u2019est pour tout le monde», disait alors le D\"^ Barrette.L\u2019Université McGill est également intervenue dans le débat.Par voie de communiqué, l\u2019établissement a souligné que 75% des étudiants résidents demeurent au Québec une fois leur formation complétée, selon des statistiques remontant à 2009.«Il nous tient à cœur de servir la population québécoise et nous continuerons à travailler en étroite collaboration avec le gouvernement québécois afin d\u2019encourager les médecins formés au Québec à demeurer ici», a indiqué le doyen de la Faculté de médecine à McGill, le D\"^ David Eidelman.Ce dernier a également rappelé que McGill et ses hôpitaux représentent «un pôle d\u2019attraction d\u2019envergure pour le recrutement de médecins et de chercheurs des quatre coins du monde».Le Devoir Les jeunes médecins appuient la CAQ Abolir progressivement les activités médicales particulières (AMP) et modifier la Loi pour que les médecins de famille puissent déléguer certains actes à du personnel paramédical sans perte de rémunération : voilà en quoi consiste le dernier pan de la stratégie santé de la CAQ, dévoilé mercredi, qui lui a valu l\u2019appui de l\u2019Association des jeunes médecins du Québec.«Le programme santé de la CAQ apparaît comme le plus crédible pour régler les problèmes d\u2019accès», a mentionné le président de l\u2019association, François-Pierre Gladu, dont le conseil d\u2019administration a entériné la position.Mises en place en 1992 pour répondre à certains «bris de service» \u2014 et renforcées en 2002 par François Legault \u2014, les AMP font en sorte que les médecins de famille «passent de 40 à 45% de leur temps dans les hôpitaux», a soutenu M.Legault.«Les AMP devaient être là de manière temporaire, mais c\u2019est devenu la norme pour tous les médecins.» L\u2019obligation de passer du temps à l\u2019hôpital sera donc abolie progressivement dans les deux premières années d\u2019un gouvernement de la CAQ, de manière à permettre aux médecins de travailler davantage en cabinet.L\u2019idée avait déjà été évoquée par la CAQ, mais jamais promise aussi clairement.Le deuxième volet de la stratégie dévoilée mercredi modifierait la Loi sur l\u2019assurance-maladie pour permettre aux médecins de déléguer des actes à du personnel paramédical tout en étant rémunérés.Gaétan Barrette a donné l\u2019exemple d\u2019un médecin qui délègue à un technologue un électrocardiogramme d\u2019effort.Selon M.Barrette, ces deux mesures permettront aux médecins de famille de passer d\u2019une «Lada à une Formule 1 » et elles enlèveront 4es «menottes» à ces omnipraticiens.A la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, le président Louis Godin s\u2019est réjoui.«Ce sont deux éléments qui sont tout à fait souhaitables», a-t-il dit.ULLMANN SUITE DE LA PAGE 1 fondeur le cœur des gens.» Mais comment Liv Ullmann pourrait-elle échapper à l\u2019ombre du maître suédois?Non seulement elle joua dans sept de ses chefs-d\u2019œuvre, de Persona à Sarabande en passant par Scènes de la vie conjugale.Cris et chuchotements.Sonate d\u2019automne, etc., mais elle partagea sa vie cinq ans durant, lui donna une fille et demeura jusqu\u2019au bout une amie, une âme sœur.Sans compter les deux scénarios de Bergman qu\u2019elle porta à l\u2019écran : Entretiens privés et Infidèles.Qr voici qu\u2019est projeté au FFM le documentaire Liv & Ingmar du Britannique Dheeraj Akol-kar remontant le cours de leurs tumultueuses amours.Ce film captivant est truffé de documents d\u2019archives : extraits de films, images de leur vie, etc.Liv Ullmann y lit en voix hors champ des passages de son livre Changing, recueil de confidences.«Sinon, j\u2019ai accordé deux jours d\u2019entrevues pour ce documentaire.A vrai dire, on me sollicitait depuis des années pour témoigner de notre histoire à l\u2019écran, et je refusais.Mais le film se serait tourné sans moi de toute façon et j\u2019ai fini par l\u2019accepter comme un cadeau.» Elle est retournée en Suède sur l\u2019île de Faro, qui abrita leur passion, leur gloire et leur détresse, retrouva un ours en peluche et des pans de mémoire.Ses liens avec Bergman ont débuté sur le plateau de Persona au milieu des années 1960.«Il trouvait que je ressemblais à Bibi Andersson, avec qui j\u2019étais déjà amie, et voulait nous diriger toutes les deux.Mais on ne comprenait pas trop l\u2019histoire.Les films de Bergman se faisaient beaucoup après le tournage.Il trouva par hasard sur sa table de montage l\u2019idée de superposer nos visages.» Le coup de foudre s\u2019était mis de la fête et ils quittèrent leurs conjoints respectifs pour vivre ensemble.Liv & Ingmar témoigne entre autres de la tyrannie de Bergman, jaloux chronique qui l\u2019empêchait de sortir avec des amis de son âge.Elle avait au départ 25 ans et lui 46.Un monstre au quotidien, le maestro suédois?«Un cannibale, répond-elle, comme tous les cinéastes.J\u2019avais mon propre caractère difficile, mais il possédait le pouvoir en tant qu\u2019homme et en tant qu\u2019aîné.L\u2019époque jouait.Ça remonte aux années 1960.Violent physiquement?Non, mais psychologiquement, oui.Jamais toutefois je ne me suis sentie en prison dans l\u2019île de Faro à ses côtés.J\u2019étais une jeune femme heureuse et enjouée, à qui il faisait jouer des rôles de névrosée.» Ils n\u2019auront tourné que deux films avant leur séparation : Persona et L\u2019heure du loup, restant liés sur les plateaux et au bout du fil.«Si fai pu me déployer comme actrice, c\u2019est parce qu\u2019il m\u2019a donné confiance en moi.Les meilleurs cinéastes ne sont pas directifs.Ils laissent à leurs interprètes de l\u2019air pour respirer.» Juste avant sa mort, pour la première fois de sa vie, elle a nolisé un avion, sentant sonner l\u2019heure des adieux.11 disparut le jour même, le 30 juillet 2007.«Après son départ, j\u2019ai donné 86 de ses lettres à un fonds d\u2019archives, tout en conservant des copies, que fai relues pour le film.Ce fut très souffrant, mais très beau aussi.Il m\u2019écrivait: \u201cNous nous sommes donné mutuelle- ment la vie.Quelle importance si ce fut douloureux ?\u201d N\u2019est-ce pas magnifique ?» Ce documentaire, Liv Ullmann déclare qu\u2019elle n\u2019aurait jamais songé à le faire ainsi, en opposant des scènes des films de Bergman au quotidien de leur vie.« Un seul de ses films est vraiment basé sur nos relations, assure-t-elle.Pour Scènes de la vie conjugale, il avait trouvé et gardé mon journal.Et j\u2019ai découvert sur le plateau que je jouais sur mes propres mots.» « Ingmar eut deux alter ego.' d\u2019abord Max von Sydow, puis moi-même.» 11 parlait d\u2019elle comme de son stradivarius.Liv Ullmann entretint de son côté deux vraies relations privilégiées; avec Bergman et avec Bibi Andersson, sa partenaire de Persona, aujourd\u2019hui malade.«fai fait beaucoup d\u2019autres choses dans ma vie, joué à Broadway, tourné pour plusieurs cinéastes, mais je traînais le nom de Bergman dans mes valises.» Elle ne chôme pas, Liv Ullmann, se prépare à mettre en scène Une maison de poupée d\u2019Ibsen sru Broadway, à porter à l\u2019écran Mademoiselle Julie d\u2019August Strindberg.«Alors je remercie Ingmar de traîner dans mes valises.Pourtant je vais vous avouer quelque chose.Le meilleur cinéaste qui m\u2019a fait jouer, c\u2019est un autre Suédois moins connu, Jan Troell, qui travaille comme un peintre.» Elle apparut entre autres dans ses deux meilleurs films : Les émigrants et Le Nouveau Monde.Troell arrive d\u2019ailleurs au FFM aujourd\u2019hui, car son dernier film, The Last Sentence, sera présenté en compétition cette fin de semaine.«Vous lui direz que je le considère comme le meilleur?insiste Liv Ullmann.\u2014Promis!» Le Devoir AUSSANT « René Lévesque a dit que le parti deviendrait une Église.Qu\u2019il deviendrait un parti opportuniste et calculateur comme tous les autres, et il avait raison.» SUITE DE LA PAGE 1 parti, il n\u2019y a rien qui vaut plus cher qu\u2019un porte-parole à l\u2019Assemblée nationale», estime-t-il.Tous les partis souverainistes devraient souhaiter l\u2019instauration d\u2019un mode de scrutin de type proportionnel, même pour des raisons stratégiques.Jean-Martin Aussant rappelle que René Lévesque était plus populaire que son parti et que son parti était plus populaire que l\u2019option souverainiste.Aujourd\u2019hui, c\u2019est tout le contraire : Pauline est moins populaire que son parti qui, lui, est moins populaire que son option.D\u2019où l\u2019avantage de la proportionnelle pour augmenter le nombre d\u2019élus souverainistes à l\u2019Assemblée nationale.Jean-Martin Aussant, qui a claqué la porte du PQ en juin 2011, a fondé en octobre dernier Qp-tion nationale.Le parti compte maintenant 5000 membres, dont une majorité de jeunes de moins de 35 ans.11 présente des candidats dans 120 circonscriptions.L\u2019énoncé de base d\u2019QN : le projet de souveraineté ne pourra se réaliser qu\u2019avec un parti qui en fait clairement son objectif.Et tant pis s\u2019il faut plus de temps pour prendre le pouvoir.«C\u2019est tellement clair que le jour où on est élu, c\u2019est que le Québec est prêt à faire la souveraineté», dit-il.Ce discours plaît aux jeunes \u2014 aux jeunes universitaires ou qui se destinent à des études universitaires.11 a manifestement plu à Jacques Parizeau, qui a accordé son appui à Jean-Martin Aussant, le candidat, sans toutefois lancer un appel à voter polu QN dans toutes les circonscriptions.«Ce n\u2019est pas quand on est gêné d\u2019avoir une idée qu\u2019elle avance bien vite.Le jour où tous les candidats souverainistes auront le courage de parler de souveraineté au risque de ne pas être élus, l\u2019idée va avoir gagné beaucoup en crédibilité et ça va accélérer le projet et l\u2019élection de députés souverainistes», avance-t-il.«La population perçoit un manque de courage, perçoit ce doute dans la tête des leaders souverainistes.Elle se dit: si même les leaders en doutent, s\u2019ils ont tellement peur d\u2019en parler, il doit y avoir quelque chose qui ne va pas quelque part.»\t, Jean-Martin Aussant si- on n a pas gnale qu\u2019il a rencontré des jg ' centaines, sinon des milliers de fédéralistes «qui sont de- l\u2019Assemblée venus souverainistes».11 leur présente des arguments de nationale, nature économique pour\t,\t\u201e contrer «la propagande men- ^ songère» des forces fédéra- g.g^^ listes, puisque sur le plan ^ identitaire, les Québécois difficile savent très bien que seul leur gouvernement québé- de garder cois peut protéger la culture\t\u2022 r fp' québécoise.11 s\u2019adresse à\tprojet très V«Homo economicus», dit-il.T i» J?' J-\t1*\tVlUldlll-» llldlS) Le chef oniste souligne\t\u2019 que les jeunes n\u2019ont jamais c\u2019est faisable » vécu une période où les arguments à l\u2019appui de la souveraineté étaient débattus ; ils n\u2019étaient pas nés lors du référendum de 1995,ou, sinon, étaient de tout jeunes enfants.«A chaque fois qu\u2019on leur en parle, ils entendent les arguments pour la première fois.» De tous les partis représentés à l\u2019Assemblée nationale, QN est le seul qui dit résolument oui à la souveraineté, fait-il valoir.11 y a les deux partis du «non», le PLQ et la CAQ, et les deux partis du «peut-être », le PQ et Québec solidaire.S\u2019il a quitté le PQ, c\u2019est qu\u2019il ne croyait plus que le parti pouvait être transformé de l\u2019intérieur, comme s\u2019emploient à le faire des pé-quistes comme Bernard Drainville.Jean-Mar-tin Aussant cite René Lévesque, qui a affirmé que le PQ, fondé en 1968, ne devrait pas durer plus de 20 ans.«Il a dit que le parti deviendrait une Eglise, rappelle le chef oniste.Qu\u2019il deviendrait un parti opportuniste et calculateur comme tous les autres, et il avait raison.» C\u2019est une «machine politique professionnelle» qui «ne cherche qu\u2019à se faire élire».Jean-Martin Aussant accuse son ancien parti d\u2019être «malhonnête intellectuellement» quand il prétend vouloir «faire un pays».11 voudrait que le PQ, par souci d\u2019honnêteté, se présente plutôt «commç une alternative de gestion provincia-liste».À son avis, «le PQ ne reviendra pas aux idéaux qui l\u2019ont fondé».Jean-Martin Aussant dit croire en ses chances le 4 septembre.Mais même s\u2019il est battu, son parti ne disparaîtra pas et il entend en demeurer le chef, assure-t-il.«Concrètement, si on n\u2019a pas de chef à l\u2019Assemblée nationale, c\u2019est sûr que c\u2019est plus difficile de garder un projet très vibrant, mais c\u2019est faisable.Et le 4 septembre, c\u2019est le début d\u2019Option nationale, ce n\u2019est pas la fin.» 11 a fallu trois élections pour que René Lévesque soit élu sous la bannière du PQ, se dit Jean-Martin Aussant.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi avendredl, 7h30 a 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9 II est imprime par Imprimerie Mirabel me , 12800, rue Brault, Saint Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint Jacques Ouest, Montreal Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858 Dépôt legal Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007 "]
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