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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2012-09-01, Collections de BAnQ.

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[" rL - ¦ ï Depuis le début de la campagne, le débat d\u2019idées a été complètement écarté Page b 5 Michel David se penche sur «la bébelle» qu\u2019est le rapport Pelletier Page b 3 Mitt Romney et ses partisans devront élargir leurs appuis Page b 2 PERSPECTIVES CAHIER B .LE DEVOIR, LES SAMEDI I®'\u2018 ET DIMANCHE 2 SEPTEMBRE 2012 ELECTION 2012 Les cinq scénarios possibles La présente élection générale est Lune des plus serrées, voire la plus serrée, de l\u2019histoire moderne du Québec.Bien diffi- cile de prédire le résultat de mardi.Les sondages indiquent certaines tendances, mais le nombre d\u2019indécis, de discrets et de ceux qui refusent de répondre est encore élevé.Dans un esprit « on jase, là », nous avons tenté, Michel David, Robert Dutrisac et moi, de définir quelques scénarios pour l\u2019aprés-4 septembre.Une chose est sûre : la vie politique ne sera pas un long fleuve tranquille.JACQUES NADEAU LE DEVOIR JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pauline Marois Jean Charest JACQUES NADEAU LE DEVOIR JACQUES NADEAU LE DEVOIR François Legault Françoise David Les plus probables Le PQ minoritaire avec le PLQ formant l\u2019opposition officielle Le PQ minoritaire avec la CAQ formant l\u2019opposition officielle Dans ce premier scénario \u2014 celui privilégié par le site « Si la tendance se maintient » de Bryan Breguet \u2014, les deux « vieux partis », comme les appelle François Legault, auraient réussi à conserver leur domination sur le système politique québécois.Mais ils ne s\u2019en tireraient pas totalement indemnes.Pauline Marois et le PQ se sentiraient-ils assez solides pour appliquer leur plan des 100 premiers jours ?Certains éléments ne poseraient pas problème, comme le sommet sur l\u2019éducation post-secondaire.Mais les étudiants, devant la faiblesse du gouvernement, pourraient se montrer plus intransigeants.D\u2019autres mesures promises par le PQ seraient vraisemblablement abandonnées : la modification de la Loi sur les consultations populaires pour y inclure le principe du référendum d\u2019initiative populaire ne serait pas une priorité, par exemple.« Purs et durs » et « caribous » ne désarmeraient toutefois pas et des tensions réapparaîtraient sûrement au sein du PQ.Certains d\u2019entre eux seraient-ils tentés de rejoindre Qption nationale ?La nouvelle loi 101 verrait-elle le jour ?Et la charte de la laïcité ?Qu\u2019adviendrait-il de Jean Charest dans ce scénario ?La décision des électeurs de Sherbrooke sera déterminante sur son choix.S\u2019il est battu, il est certain qu\u2019il quittera la politique.« 11 aime tellement ça », a confié Michèle Dionne pendant la campagne.Au point de redevenir chef de l\u2019opposition ?Lais-sez-nous en douter.Dans ce scénario minoritaire péquiste, le ou les députés de Québec solidaire et d\u2019Qption nationale pourraient avoir un rôle de clef de voûte, de balance du pouvoir.Les députés de QS et d\u2019QN offriraient leur appui moyennant certaines demandes, bien entendu.Françoise David a soutenu qu\u2019elle « ne demanderait pas la lune » et appuierait le gouvernement pour toute mesure progressiste.Elle refuserait toutefois l\u2019extension de la loi 101 au cégep, la charte de la laïcité et la loi sur l\u2019identité.Le duo QS déposerait des projets de loi, notamment sur Pharma-Québec et l\u2019instauration d\u2019un mode de scrutin proportionnel.Les oppositions libérale et caquiste refuseraient sans doute ce changement démocratique fondamental.Faute de consensus, cette réforme réclamée depuis les années 1970 mourrait une fois de plus au feuilleton.Chose certaine, le nouveau gouvernement péquiste souhaiterait se donner un budget conforme à ses engagements.Mais l\u2019exercice s\u2019avérerait extrêmement périlleux.Les négociations pour le budget seraient sans doute très difficiles.Mais les libéraux n\u2019auraient pas intérêt à voir le gouvernement tomber puisqu\u2019ils seraient sans doute affaiblis et en reconstruction.Le départ probable de Jean Charest, dans ce scénario, plongerait en effet les libéraux dans une course à la chefferie.En plus, un événement clé, extérieur à la politique politicienne, risque de travailler au corps, sur une longue période, la marque de commerce libérale : la commission Charbonneau.Le troisième parti d\u2019opposition, la Coalition avenir Québec, se montrerait sans doute moins conciliant dans les négociations sur le budget.Déjà, François Legault a affirmé qu\u2019il ne serait pas enclin à collaborer avec un gouvernement minoritaire péquiste (voir citation dans scénario 2).Mais il serait malvenu de se montrer trop agressif puisque l\u2019opinion publique ne souhaitera sûrement pas avoir une nouvelle campagne électorale.Cf est le scénario le plus souvent évoqué en raison de l\u2019ordre dans lequel la grande majorité des sondages placent les trois principaux partis.Encore vendredi, le sondage CRQP-La Presse estimait que le PQ était en première place avec 32 % des voix, la CAQ en deuxième avec 28 % et le PLQ en troisième place avec 26 %.L\u2019ordre dans le pourcentage de vote ne se traduit pas toujours dans le résultat du scrutin et le nombre de sièges obtenus.Toutefois, le faible score du PLQ dans le vote francophone et la concentration de son vote laissent croire que ce scénario 2 est possible.Comme dans le scénario 1, il s\u2019avère difficile pour le gouvernement Marois d\u2019appliquer sa plateforme électorale, mais elle a un peu plus de latitude pour ce faire.Le budget est encore plus difficile à faire, même si l\u2019entente sur l\u2019abolition de la taxe santé, avec une opposition caquiste.Dans ce scénario, le Parti libéral entamerait une traversée du désert encore plus pénible que dans le scénario 1 est plus aisée à obtenir.Les mesures relevant du nationalisme économique aussi, comme le départ de Michael Sabia de la tête de la Caisse de dépôt et placement du Québec.Cependant, François Legault a fait savoir, le 16 août, qu\u2019il « serait très difficile » pour lui de collaborer avec un gouvernement minoritaire.« Actuellement, il y a un parti qui a les mains sales, c\u2019est le Parti libéral ; il n\u2019est pas question de s\u2019associer avec ce parti-là.Et il y a un parti qui a les mains attachées, que je connais bien, qui est le Parti québécois.» La CAQ se retrouverait toutefois en grande partie dans la situation intenable qu\u2019a connue l\u2019ADQ en 2007 : incarner la nouveauté sans les pouvoirs nécessaires pour réaliser quelque changement que ce soit, tout en étant soumise à une demande pressante de la part de l\u2019opinion : démontrer qu\u2019elle est apte à exercer le pouvoir.Menacer de faire tomber le gouverne- ment sera difficile, alors qu\u2019une bonne partie de la population refusera sans doute de retourner en campagne électorale : il faudrait en tout cas un dossier oû la CAQ aurait l\u2019appui clair de l\u2019opinion publique.Dans ce scénario, le Parti libéral entamerait une traversée du désert encore plus pénible que dans le scénario 1.Pour une première fois depuis 1867, il serait arrivé troisième, serait relégué au « poulailler » du parlement, près du commutateur, réduit à sa base anglo et allophone.Nul doute que Jean Charest quitterait la tête du parti et la vie politique.11 l\u2019annoncerait peut-être même sur-le-champ à Sherbrooke, le soir de l\u2019annonce des résultats.Un peu comme Paul Martin en 2006.Ce serait sa deuxième défaite historique à vie après celle du Parti progressiste-conservateur en 1993.Le PLQ entamerait une période aussi difficile que celle que son cousin fédéral (PLC) vit actuellement.Lire aussi > autres scénarios en Page B 3 B 2 LE DEVOIR LES SAMEDI I®'\u2018 ET DIMANCHE SEPTEMBRE 2012 PERSPECTIVES ETATS-UNIS Le grand écart de Mitt Romney Les républicains doivent avant tout mobiliser leur base.et l\u2019élargir Avec un électorat polarisé au possible, Mitt Romney doit avant tout, pour s\u2019emparer des clés de la Maison-Blanche, s\u2019appuyer sur une stratégie visant à mobiliser la base militante de son parti.Mais cela risque bien de ne pas être suffisant: les républicains doivent partir à la cueillette dans la mince talle d\u2019électeurs indépendants.JEAN-FRÉDÉRIC LÉGARÉ-TREMBLAY à Tampa, Floride Avant que Mitt Romney ne livre le discours le plus important de sa carrière politique, jeudi soir à Tampa, la question qui brûlait les lèvres des analystes était: Lancera-t-il de la viande rouge à ses militants, histoire de galvaniser les conservateurs qui forment sa base électorale, ou jouera-t-il de la modération afin de se rendre acceptable aux yeux des électeurs encore indécis ?Le candidat fraîchement nommmé par les délégués de son parti a finalement opté pour la seconde voie.Son discours a usé de prudence en ne faisant qu\u2019effleurer les questions morales chères aux conservateurs sociaux au sein de son parti (avortement, mariage gai.) et d\u2019autres enjeux chauds comme la loi sur la santé d\u2019Obama, qu\u2019il n\u2019a mentionnée que deux fois.Mais cette approche dans le discours de clôture de la convention républicaine ne peut cacher le fait que la campagne électorale présidentielle qui vient de commencer officiellement risque fort d\u2019être remportée par le candidat qui sera le plus à même de mobiliser sa base électorale.«Ce ne sera pas une campagne axée sur la persuasion, mais bien sur la mobilisation», résume au Devoir Abramowitz, professeur de science politique à l\u2019université Emory.La raison est ultimement statistique.Bien que les sondages indiquent que les républicains, les démocrates et les indépendants forment trois groupes de taille pratiquement égale parmi les électeurs inscrits, la réalité est que les véritables indépendants ne forment que 5 à 7 % de l\u2019électorat américain, assure M.Abramowitz, selon qui la plupart des électeurs ont déjà arrêté leur choix, même si l\u2019on est à plus de deux mois de l\u2019élection.Les intentions de vote Autre indicateur que les intentions de vote sont déjà cristallisées : la stabilité quasi imperturbable des sondages.Depuis début juin, les intentions de vote pour l\u2019un ou l\u2019autre des candidats compilées par le New York Times sont au beau fixe, Obama oscillant autour de 50% et Romney, de 48%.Et peu d\u2019analystes s\u2019attendent à ce que les intentions dç vote varient beaucoup d\u2019ici le 6 novembre.A moins d\u2019une gaffe majeure, d\u2019une crise nationale ou d\u2019une reprise ou d\u2019une dégradation sérieuse de l\u2019économie.Il n\u2019est donc pas anecdotique que la plupart des discours prononcés la semaine dernière à Tampa cherchaient à marquer une nette différence entre Romney et Obama, une stratégie visant à faire vibrer la fibre anti-Obama qui habite les électeurs républicains.Les étoiles du parti et le candidat lui-même ont très peu tenté de reprendre à leur compte les thèmes du président, hormis celui de l\u2019espoir et du BRENDAN SMIALOWSKI AGENCE ERANCE-PRESSE Mitt Romney jeudi soir, peu après sa nomination offlcieiie changement, non sans une ironie visiblement assumée de la part des républicains.L\u2019ancien gouverneur du Massachusetts, qui a fait des échecs d\u2019Obama et de son contraste avec lui le thème central de son discours, y est d\u2019ailleurs allé d\u2019un sarcasme en aiffirmant que « [le président] a promis de freiner la hausse du niveau des mers et de soigner la planète.Ma promesse.est de vous aider, vous et votre famille.» «Le message que le Parti républicain envoie aux La caution Ryan Heureusement pour Romney, l\u2019accent mis sur l\u2019économie dans sa campagne lui permet de mobiliser la base conservatrice de son parti tout en évitant de devoir aborder des enjeux plus délicats et polarisants pour l\u2019ensemble des Américains, tels l\u2019avortement et le mariage entre conjoints du même sexe.C\u2019est ici qu\u2019entre en scène son colistier, Paul Hispaniques n\u2019est pas très séduisant» Ryan, qui a été adoubé lors de la convention dans son rôle de «chien d\u2019attaque» du tandem républicain, comme l\u2019ont qualifié certains quotidiens américains au lendemain de son discours, mercredi soir.Le jeune élu du Wisconsin et président du comité sur le budget à la Chambre des représentants est la caution conservatrice de Romney, qui a de la difficulté à rassurer pleinement les électeurs les plus à droite.«Paul Ryan enthousiasme vraiment les conservateurs.Ils l\u2019aiment vraiment, explique au Devoir Kyle Kondik, analyste au Center for Politics à l\u2019Université de Virginie.Son rôle principal est incontestablement de mettre la base électorale du parti sur le chemin des urnes, le 6 novembre.» Très conservateur sur le plan fiscal, Paul Ryan défend un programme axé notamment sur 1^ réduction des dépenses et des revenus de l\u2019Etat, ainsi que sur la réduction de la dette.Il est également pour une réforme des programmes sociaux comme Medicaid et farouche opposant de la réforme de la santé d\u2019Obama, qu\u2019il promet, avec Romney, d\u2019abolir s\u2019ils sont élus.Indispensables Hispaniques Des républicains gonflés à bloc ne pourraient toutefois permettre à eux seuls à Mitt Romney et à Paul Ryan de remporter l\u2019élection.Si l\u2019électeur mâle blanc de la classe moyenne reste la principale clientèle des républicains, un groupe d\u2019électeurs dont le taux de participation est habituellement faible, le candidat à la présidence et son colistier doivent convaincre des membres de la communauté hispanique de leur accorder leur voix.(Les républicains fondent cependant très peu d\u2019espoirs sur les Afro-Américains, un électorat traditionnellement démocrate qui a voté à 95% pour Obama en 2008.) «Le message que le parti républicain envoie aux Hispaniques n\u2019est pas très séduisant, reconnaît Alan Abramowitz.Couper dans les dépenses des programmes sociaux et être \u201cdur\u201dsur l\u2019immigration, ce n\u2019est pas très populaire auprès d\u2019eux.Mais les républicains n\u2019ont pas jeté la serviette, car si Obama arrache à nouveau une large part du vote de cette communauté qui est très présente dans des Etats-pivots comme le Nevada, le Colorado et la Floride, ils sont à peu près sûrs de perdre.» Mauvaise nouvelle pour Romney, le président jouit ici d\u2019une forte avance.Parmi les Hispaniques qui sont allés aux urnes en 2008, Obama a réussi à convaincre les deux tiers d\u2019entre eux de voter pour lui, une hausse de plus de 13% par rapport au vote engrangé par John Kerry quatre ans plus tôt.Et les sondages ont montré au cours des derniers mois qu\u2019il continue de séduire bon an mal an une part similaire de cette tranche de l\u2019électorat.Les efforts déployés par les républicains pour charmer les Hispaniques étaient on ne peut plus évidents lors de la convention.En plus d\u2019un court film hommage aux élus du parti issus de cette communauté et des mots prononcés en espagnol par Craig Romney, fils de Mitt, et de bien d\u2019autres invités de prestige, les organisateurs avaient pris soin d\u2019inscrire un Hispanique à l\u2019agenda pour les heures de télédiffusion (entre 22h et 23h).C\u2019esJ donc la première dame de Porto Rico \u2014 un Etat libre associé qui ne vote pourtant pas lors de la présidentielle \u2014 qui a présenté Ann Romney mardi soir; la gouverneure du Nouveau-Mexique, Susana Martinez, a pris la parole mercredi ; enfin, il est revenu au sénateur de la Eloride issu de la communauté cubaine Marco Rubio de présenter Mitt Romney.Ce sera au tour des démocrates de tenir leur grand rassemblement, la semaine prochaine, à Charlotte, en Caroline du Nord.Il y a fort à parier que Barack Obama tentera lui aussi de vivifier les militants de son parti, qui ont perdu de la vigueur depuis 2008.Mais dans le grand écart que doivent faire les candidats présidentiels, entre mobiliser sa base militante et convaincre les indépendants, le président ne manquera sûrement pas de venir jouer sur le terrain sur lequel Mitt Romney tente d\u2019élargir sa base électorale.Collaborateur Le Devoir Le nouveau faucon américain ALAIN FRACHON Le ton est celui d\u2019un nationaliste américain qui ignore le doute, voire le monde d\u2019aujourd\u2019hui.En politique étrangère, Mitt Romney, l\u2019homme qui affrontera Barack Obama en novembre, est un mixte de Ronald Reagan et, plus encore, de Bush junior.Il se situe à l\u2019aile droite du Parti républicain \u2014 du moins à en juger par ses rares interventions dans ce domaine.Il s\u2019est donné le profil d\u2019un faucon.Il sera, promet-il, un président qui va remettre à leur place la Chine, la Russie, l\u2019Iran et quelques autres encore.,Ceux qui osent défier la prééminence des Etats-Unis, qu\u2019il entend «restaurer», n\u2019ont qu\u2019à bien se tenir.Comme c\u2019est le cas le plus souvent, depuis la fin de la guerre froide, les questions internationales ne jouent presque aucun rôle dans la campagne.Elles ont tenu une place secondaire cette semaine lors de la convention républicaine réunie à Tampa, en Eloride.L\u2019ancien gouverneur du Massachusetts a été couronné, mardi 28 août, candidat officiel du Parti républicain pour le scrutin du 6 novembre.Cette élection n\u2019a qu\u2019un seul sujet : l\u2019économie.Pourtant, la manière d\u2019aborder les questions de politique étrangère dit quelque chose de l\u2019homme Romney.Et, incidemment, elle intéresse le reste du monde.L\u2019approche est d\u2019abord désinvolte.En 2007-2008, le candidat Obama a pris le temps durant sa campagne de visiter l\u2019Afghanistan, l\u2019Irak, la Jordanie, Israël, l\u2019Allemagne, la Erance et la Grande-Bretagne.Rien de tel avep Romney.Il a fait trois petits voyages en août.A Londres, il a montré son sens de la diplomatie et la haute idée qu\u2019il a des Européens en émettant des doutes sur les capacités de la Grande-Bretagne à organiser les Jeux olympiques ! Il n\u2019a pas pris un grand risque en allant ensuite flatter la Pologne, le plus proaméricain des pays du Vieux Continent.Enfin, il s\u2019est rendu à Jérusalem, pour dire aux Israéliens qu\u2019un président Romney approuverait toutes leurs décisions quelles qu\u2019elles puissent être.Voilà pour les gestes.Pour le reste, la rhétorique, l\u2019élégant patricien de la,Nouvelle-Angle-terre, (région regroupant six Etats du nord-est des Etats-Unis) avait le choix.Il pouvait être fidèle à sa famille politique d\u2019origine, les républicains modérés : en politique étrangère, ils sont prudemment interventionnistes, comme Robert Zoellick, l\u2019ex-patron de la Banque mondiale, un réaliste choisi par Romney pour préparer «la transition» (en cas de victoire).Ou bien le candidat républicain pouvait accompagner la dérive droitière de sa formation et s\u2019aligner sur les « durs » : un mélange de néo-conservatisme et d\u2019ultranationalisme.Par conviction ou par cynisme, il a opté pour la seconde solution.Son discours l\u2019engage.Il célèbre sans réserve la gloire des Etats-Unis.«Il n\u2019y a pas à s\u2019excuser pour la grandeur de l\u2019Amérique, écrit-il.Je crois que notre pays est la plus grande force pour le bien que le monde ait jamais connue.» Il ne voit pas de raison pour que le xxP siècle, comme le précédent, ne soit pas à son tour un « siècle américain».Naturellement «bonne», l\u2019Amérique doit avoir les mains libres, sa prééminence militaire doit être conservée à tout prix.Romney s\u2019engage à ce que le budget de la défense du pays \u2014 près de 700 milliards de dollars \u2014 ne soit jamais inférieur à ce qu\u2019il représente aujourd\u2019hui : 4% du produit intérieur brut.Il a même promis de l\u2019augmenter.Il entend accroître de 100000 hommes les effectifs de l\u2019armée américaine.Il dénonce chez Obama une tendance au compromis sur la scène internationale.Le démocrate composerait.Le républicain yéta-blira, lui, la prépondérance absolue des Etats-Unis.Il a qualifié la Russie «d\u2019ennemi géopolitique numéro un».Il a prévenu la Chine: dès son arrivée à la Maison-Blanche, Romney l\u2019accusera de «manipuler sa monnaie» et prendra des sanctions commerciales à son encontre.Il % ^ J JUSTIN SULLIVAN AGENCE ERANCE-PRESSE Mitt Romney en campagne avant la convention républicaine a averti l\u2019Iran : il soutiendra une offensive israélienne \u2014 sous-entendu: les Etats-Unis pourraient bien y participer.Il a pris des engagements fermes pour l\u2019Afghanistan : pas question d\u2019arrêter la guerre tant que les talibans ne sont pas défaits.Dans VInternational Herald Tribune, Roger Cohen écrit joliment: «Je n\u2019ai pas encore ren- contré de guerre que Romney n\u2019ait envie de mener.» On sait le premier ministre israélien.Benjamin Nétanyahou, proche des républicains américains.Mitt Romney le lui rend bien : sa politique proche-orientale, c\u2019est de faire ce que « Bibi » lui dit de faire.Passons sur le fait que sa politique de défense risque de creuser les déficits budgétaires \u2014 une habitude chez les républicains.Ce qui trouble le plus, c\u2019est une posture en politique étrangère qui paraît avoir été arrêtée il y a dix, vingt ou trente ans.Le discours ici a des allures de vieille recette, qui consiste à affirmer haut et fort la primauté des Etats-Unis, d\u2019abord grâce à sa puissance armée.Cela rappelle étrangement celui de Bush junior au lendemain des attentats de 2001, cette combinaison d\u2019ultranationalisme et d\u2019idéalisme botté.Comme si le monde n\u2019avait pas changé ; comme si l\u2019Irak et l\u2019Afghanistan n\u2019avaient pas montré les limites de la machine de guerre américaine ; comme si de nouvelles puissances n\u2019avaient pas émergé qui, comme le Brésil, la Turquie ou l\u2019Indonésie, entendent contester la prééminence occidentale ; comme si l\u2019économie américaine n\u2019était pas étroitement imbriquée à celle de la Chine.Obama est lui aussi convaincu de la nécessité pour l\u2019Amérique de rester la première puissance stratégique du monde.Il le dit volontiers.Mais il a cherché à maintenir cette position dans les conditions de ce début de xxL siècle, pas dans celles d\u2019hier.Romney caricature la réalité.A l\u2019intérieur, il vante un cocktail de déréglementation financière, de baisse des impôts et de retrait général de l\u2019État \u2014 tout ce qui a conduit à la crise de 20Q8! A l\u2019extérieur, le ton est celui entendu avant les désastres de l\u2019Irak et de l\u2019Afghanistan.La nostalgie du candidat Romney pour le monde idéologique de « W » est de mauvais augure.Le Monde LE DEVOIR LES SAMEDI I®'\u2018 ET DIMANCHE SEPTEMBRE 2012 B 3 PERSPECTIVES 11 ¥ i Les chefs des quatre principaux partis peu avant le débat JACQUES NADEAU LE DEVOIR O Le Parti québécois majoritaire 4 La vie d\u2019un gouvernement Marois majoritaire serait en apparence facilitée par rapport aux scénarios minoritaires.En apparence, car on peut s\u2019attendre à ce que, si le PQ est majoritaire, ce soit par une faible marge : il atteindrait tout juste le seuil de 63 sièges.La nomination d\u2019un président serait un casse-tête pour le PQ, cela lui ferait perdre un siège.Dans le cas où le PQ serait élu avec quelque 35 % des voix, il serait difficile pour un gouvernement Marois de mettre en vigueur son plan des 100 premiers jours.Cela susciterait sans doute de la grogne dans les rangs souverainistes, ce qui pourrait faire croître un parti comme Qption nationale.Pauline Marois souhaiterait sans doute retirer à ses députés le droit au vote libre.Qttawa serait sur un pied de guerre.Bien que plusieurs aspects du « plan B » soient déjà en vigueur (la Loi sur la clarté par exemple), les tensions entre le Québec et le gouvernement Harper pourraient être grandes.Dans les derniers mois, Stephen Harper a sollicité les conseils de l\u2019ancien premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney pour se préparer à un retour du PQ au pouvoir.Dans ce cas de figure, le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, aurait à jongler entre la tentation de remplacer Jean Charest comme « Capitaine Canada » et jouer le rôle de chef fédéral qui comprend le Québec tout en rejetant la souveraineté.Ici aussi, il faut évoquer des sous-scénarios.La vie d\u2019un gouvernement majoritaire Marois ne serait pas la même selon que l\u2019opposition soit caquiste ou libérale.Les scénarios moins probables La CAQ minoritaire avec le PQ comme opposition officielle Il se peut que les sondages aient sous-estimé la montée du nouveau parti de Lrançois Le-gault, un peu comme ils l\u2019ont fait avec le NPD le 2 mai 2011.Un gouvernement CAQ minoritaire (ou PLQ minoritaire) provoquerait une crise aiguë au Parti québécois.Les problèmes de 2011 de Pauline Marois « ne seraient que de la petite bière » en comparaison de ceux qu\u2019elle éprouverait comme chef.Malgré neuf ans de gouvernement libéral impopulaire, elle n\u2019aurait pu livrer un gouvernement au parti.Déchirements, crise, implosion, mort du PQ ?Toutes ces formules siéraient.Le PLQ aussi traverserait une crise comparable à celle décrite dans le scénario 2.Lrançois Legault a exclu toute possibilité de forger une coalition avec le PLQ, mais dans un cas comme celui-là, la question serait soulevée et les pressions seraient grandes.« Je crois que la capacité à négocier des politiciens est beaucoup plus grande que peut le faire penser le jeu partisan », affirme le politologue de l\u2019Université de Sherbrooke Jean-Herman Guay.Chose certaine, M.Legault ne pourrait appliquer l\u2019ensemble de son plan.Le Parti libéral minoritaire Si ça arrive, il y a des firmes de sondage qui vont manger leurs bas », lance en éclatant de rire le politologue Jean-Herman Guay à l\u2019autre bout du fil.Peut-être pas Porum Research, qui, dans un sondage totalement à contre-courant des CRQP et Léger, plaçait les libéraux en tête le 22 août.De toutes les firmes canadiennes, Porum est celle qui s\u2019est le moins trompée pour prédire les résultats albertains de la fin avril.Une victoire du Parti libéral du Québec minoritaire relancerait vraisemblablement la crise sociale du printemps autour des droits de scolarité.Ce gouvernement déjà faible serait donc assiégé; et le parti qui le formerait serait vraisemblablement bouleversé par certaines révélations de la commission Charbonneau.ONTARIO McGuinty à la recherche d\u2019une majorité MANON CORNELLIER Les Québécois sauront mardi s\u2019ils se retrouveront ou non avec un gouvernement minoritaire.Les Qntariens, eux, apprendront jeudi si l\u2019affrontement entre les enseignants et leur gouvernement donnera aux libéraux de Dalton McGuinty la majorité qui leur a échappé l\u2019an dernier.Deux élections partielles auront lieu le 6 septembre en Qntario afin de remplacer une conservatrice et un libéral démissionnaires.Si les libéraux l\u2019emportent, ils auront l\u2019unique siège qui leur manquait pour gouverner sans l\u2019appui d\u2019un des partis d\u2019opposition.Pour y parvenir, Dalton McGuinty, le «premier ministre de l\u2019Éducation», comme on le surnomme, joue gros.11 a choisi de prendre de front les enseignants, ses alliés des élections précédentes.Le printemps dernier, il leur a demandé d\u2019accepter un gel de salaire de deux ans et la fin de l\u2019accumulation des congés de maladie qui leur étaient remboursés au moment de la retraite.Devant leur refus, il a rappelé l\u2019Assemblée législative lundi dernier pour faire adopter une loi spéciale imposant le nouveau contrat de travail et suspendant le droit de grève.Son argument: il fallait agir vite pour empêcher que le contrat actuel soit automatiquement renouvelé, ce qui se serait produit samedi.Avec son déficit de 14,8 milliards de dollars, disent les libéraux, la province ne peut à la fois payer la facture de 473 millions associée à ce contrat et aller de l\u2019avant avec certaines promesses populaires, comme des classes plus petites et un programme de maternelle et de jardin d\u2019enfants à temps plein.«Le message du gouvernement est qu\u2019il n\u2019agit pas contre l\u2019éducation, mais pour protéger les services » «Notre projet de loi est conçu de façon à faire une pause pour ce qui est du salaire des enseignants tout en continuant à réduire la taille des classes, à investir dans la mise en place des jardins d\u2019enfants à temps plein, à faire des progrès du côté des résultats et du taux de diplomation », a répété le premier ministre McGuinty lors de la reprise des travaux parlementaires lundi.«Le message du gouvernement est qu\u2019il n\u2019agit pas contre l\u2019éducation, mais pour protéger les services, ce qui passe bien auprès d\u2019une partie de la population », note le politologue Richard Nimijean, de l\u2019École d\u2019études canadiennes de l\u2019Université Carleton.«L\u2019Ontario a déjà connu des grèves dans le secteur de l\u2019éducation et les enseignants ne sont pas les plus populaires.De plus, en période de ralentissement économique et de restrictions budgétaires, le gouvernement marque des points en s\u2019en prenant à un groupe jugé, à certains égards, privilégié.» Et c\u2019est habile politiquement, poursuit-il.Minoritaire, M.McGuinty adopte la stratégie qui a fait le succès de Stephen Harper.11 piège son principal opposant \u2014 le chef conservateur Tim Hudak \u2014 tout en isolant le troisième parti qui gagne du terrain, le Nouveau Parti démocratique d\u2019Andrea Horwath.En fait, les libéraux donnent l\u2019impression d\u2019être au centre, dit M.Nimijean, entre les conservateurs qui iraient plus loin et le NPD qui est vu comme l\u2019allié des syndicats.«M.McGuinty se présente comme exerçant un leadership clair et responsable sur le plan jîscal, davantage dans la lignée de Jean Chrétien que dans celle des compressions de Mike Harris.» Ce calcul très politique comporte toutefois de très gros risques pour Dalton McGuinty, reconnaît le professeur.La grande majorité des en- LA PRESSE CANADIENNE Dalton McGuinty seignants est furieuse de se faire imposer un contrat de travail.Plus de 5000 d\u2019entre eux étaient d\u2019ailleurs sur les pelouses de l\u2019Assemblée législative mardi pour protester contre la loi spéciale, ce qui ne s\u2019était pas vu depuis les années Rae et Harris.La presse torontoise était parsemée de témoignages d\u2019enseignants se sentant trahis, eux dont les syndicats ont contribué à des campagnes contre les conservateurs.Ils croyaient le gouvernement de leur côté puisque celui-ci a procédé à plusieurs réformes et, depuis son arrivée au pouvoir en 2003, augmenté le salaire des enseignants de 25%.Ces derniers promettaient de se souvenir de ce nouvel affront.Qr il suffit qu\u2019une seule des deux circonscriptions en jeu échappe à Dalton McGuinty pour qu\u2019il se retrouve sans majorité, mais dépouillé pour longtemps d\u2019une partie de sa base.Collaboratrice Le Devoir La bébelle Michel David Le rapport Pelletier, qui tenait lieu de bible constitutionnelle du PLQ en 2003, voyait dans le futur Conseil de la fédération «l\u2019élément clé d\u2019une nouvelle dynamique fédérative au Canada» et le «symbole du fédéralisme coopératif».Si Jean Charest le tenait pour la huitième merveille du monde, le Parti québécois a tout de suite pris la nouvelle institution en grippe.Le Québec est «rentré dans le rang», disait Bernard Landry, qui dénonçait cet «acte de soumission » qui ramenait le Québec au rang de «province comme les autres», alors qu\u2019il constituait une «nation».Toutes les occasions étaient bonnes pour le décrier.Le chef de la défunte ADQ, Mario Dumont, était également d\u2019avis qu\u2019il devait être aboli.Le discours n\u2019a pas changé quand Pauline Marois a pris la direction du PQ, sinon qu\u2019il s\u2019est fait encore plus virulent.En avril 2010, son porte-parole en matière d\u2019affaires intergouvemementales canadiennes, Alexandre Cloutier, intimait au premier ministre Charest de se débarrasser de cette « bébelle » et de revenir à des négociations bilatérales, de nation à nation, entre Québec et Qttawa.En mars de l\u2019année suivante, son successeur, Bernard Drainville, affirmait que des millions provenant des poches des Québécois y étaient investis dans le seul but de vanter les mérites du fédéralisme et du statu quo constitutionnel.En entrevue avec l\u2019équipe éditoriale du De-fOïV jeudi, la chef péquiste était pourtant toute disposée à s\u2019accommoder de la «bébelle».«On ne pra-En quoi\ttiquera jamais la politique de la chaise vide», a-t-elle consiste la\tdéclaré.Conséquemment, .\telle entend donc continuer souveraineté,\t^ participer aux travaux du sinon à laisser\tConseil de la fédération.Elle y sera certainement ac-la chaise\tcueillie avec chaleur.Qui sait, si elle est première mi-Vlde?\tnistre suffisamment long- temps, son tour viendra peut-être de le présider ?M\u201c® Marois prétend vouloir sortir le Québec du Canada, mais elle n\u2019ose même pas se retirer d\u2019une institution que les péquistes ont toujours présentée comme un véritable piège à cons.Ça promet pour la «gouvernance souverainiste » ! En quoi consiste la souveraineté, sinon à laisser la chaise vide ?À écouter M\u201c® Marois, il était assez difficile de voir en quoi son gouvernement serait très différent de celui que dirigerait Lrançois Legault en ce qui concerne les relations fédé-rales-provinciales.Comme le chef de la CAQ, elle souhaite avoir des «échanges directs» avec Stephen Harper.Comme lui, elle présenterait à Qttawa une liste de pouvoirs à rapatrier.H est vrai qu\u2019elle semble un peu plus pressée de le faire, mais elle refuse tout aussi catégoriquement que Lrançois Legault de dire ce qu\u2019elle ferait en cas de refus.11 serait certainement injuste de reprocher à un gouvernement Marois les limites que le statut minoritaire annoncé par les sondages lui imposerait.Tout le monde comprendrait que les grandes manoeuvres référendaires soient exclues.Plusieurs en seraient même grandement soulagés.Même si d\u2019autres députés souverainistes, qu\u2019ils soient élus sous la bannière de Québec solidaire ou d\u2019Qption nationale, héritaient de la balance du pouvoir, sa marge de manoeuvre demeurerait très étroite.Amir Khadir et Eran-çoise David ont déjà indiqué qu\u2019ils n\u2019appuieraient pas l\u2019extension des dispositions de la Charte de la langue française ou encore la création d\u2019une citoyenneté québécoise qui conditionnerait certains droits à la connaissance du français.11 aurait quand même été possible de faire un geste symbolique, parfaitement légal, en annonçant qu\u2019un gouvernement souverainiste quitterait le Conseil de la fédération, que M\u201c® Marois juge d\u2019ailleurs elle-même inutile.11 y aurait eu là une sorte d\u2019avertissement que quelque chose allait changer.Après l\u2019échec de l\u2019accord du lac Meech, Robert Bourassa, qui n\u2019avait pourtant aucune velléité de quitter la fédération, avait décidé de boycotter les rencontres fédérales-provin-ciales, ne voulant plus négocier que d\u2019égal à égal avec Qttawa.Tout au plus le Québec y déléguait-il des observateurs.Avec la «gouvernance souverainiste», ce sera apparemment business as usual.Depuis le référendum de 1995, c\u2019est la dichotomie entre la parole et le geste des chefs péquistes qui a éloigné bon nombre de souverainistes, qui se retrouvent aujourd\u2019hui à Québec solidaire ou à Qption nationale, quand ils n\u2019ont pas simplement décroché.Jeudi soir au Métropolis, Pauline Marois a lancé une de ces phrases propres à enflammer les militants : «Après 400 ans d\u2019existence, 250 ans après la Conquête, une génération de lutte politique, neuf ans de recul libéral, il est temps que les souverainistes se mettent en marche.» La chef péquiste a raison de dire qu\u2019elle a «besoin d\u2019un mandat majoritaire pour faire un pays».Elle serait cependant plus convaincante si, au-delà de la rhétorique, elle donnait des signes un peu concrets qu\u2019elle est prête à en prendre les moyens.mdavid@ledevoir.com B 4 LE DEVOIR LES SAMEDI I®'\u2018 ET DIMANCHE SEPTEMBRE 2012 EDITORIAL ELECTIONS DU 4 SEPTEMBRE Pour l\u2019expérience Le 4 septembre, un réel choix s\u2019offre aux Québécois, alors que trois partis, aux visions très constrastées, se disputent le privilège de former le prochain gouvernement.Mettons de côté toutes ces promesses racoleuses qu\u2019ils nous ont faites pour choisir plutôt le parti qui nous semble le plus apte à assurer le progrès du Québec.L Bernard Descôteaux e Parti libéral de Jean Charest réclame un quatrième mandat.Ce parti n\u2019a certes pas tous les défauts que l\u2019on dit.Dans ce dernier mandat, il s\u2019est attelé au redressement des finances publiques, ce en quoi il a bien réussi.De même pour l\u2019emploi, où son programme d\u2019infrastructures est arrivé à point nommé à la veille d\u2019une récession.Son Plan Nord, même s\u2019il fait miroiter un eldorado incertain, témoigne d\u2019une préoccupation pour le développement économique.A ce beau côté des choses, il y a toutefois un envers.Le gouvernement Charest est usé.Déserté par plusieurs de ses meilleurs éléments, il n\u2019est que l\u2019ombre de ce qu\u2019il était il y a neuf ans.Son programme anémique se résume à la continuité.Si certains peuvent traduire ce mot par stabilité, rien n\u2019est moins certain.Lui manque la capacité de rassembler.Le lien de confiance avec les Québécois s\u2019est irrémédiablement brisé.Cinq semaines de campagne ne pouvaient suffire à faire oublier tous les heurts qu\u2019il a eus avec la société civile, dont cette crise étudiante qu\u2019il n\u2019a pas su apaiser qvant qu\u2019elle ne dégénère.Ni cette appropriation des outils de l\u2019État à des fins partisanes qu\u2019il s\u2019est permise.Ni son incapacité de réagir avec vigueur aux allégations de collusion et de corruption dans l\u2019industrie de la construction.Ce parti a grand besoin de retomner dans l\u2019opposition.En d\u2019autres temps, la majorité des Québécois se tourneraient spontanément vers le Parti québécois pour remplacer le Parti libéral.Le bipartisme, avec sa règle d\u2019alternance, cède la place aujourd\u2019hui à un multipartisme duquel a émergé, avec une force inattendue, la Coalition avenir Québec.Elle répond visiblement à un désir de renouveau dans ~ la politique.Avant de lui donner son vote, il faut se demander si ce parti est prêt à assumer le r C.\tpouvoir.Son chef, Érançois Legault, a indénia- blement des qualités de leader.Porté par son ambition de devenir premier ministre, il s\u2019est in-'\t-\u201c'N.vesti totalement dans son parti et dans cette campagne.11 est toutefois le seul au sein de son équipe de candidats à avoir une expérience ministérielle.A part les Jacques Duchesneau et Gaétan Barrette, on ne sait qui seraient les principales figures du gouvernement qu\u2019il formerait.Celui-ci aurait un long apprentissage à effectuer.La prétention de la Coalition est de réussir là où le Parti libéral a échoué.«Nous on est capables, nous on va le faire», a répété inlassablement Erançois Legault à propos du grand ménage qu\u2019il engagerait à Hydro-Québec et dans les secteurs de la santé et de l\u2019éducation.Certes, l\u2019intçntion est généreuse, car le but recherché n\u2019est pas «moins d\u2019État».11 veut se donner les moyens d\u2019agir pour mettre fin au décrochage scolaire et à cet autre grand décrochage qu\u2019est la pénurie des médecins de famille.Mais le volontarisme ne suffit pas.L\u2019opération n\u2019est pas que comptable.On évacue ici les complexités des grandes organisations gouvernementales et les tensions qu\u2019une opération faite à la hache plutôt qu\u2019au scalpel entraînera.Ce parti ne nous apparaît pas encore prêt à assumer le pouvoir.Le mérite de l\u2019alternance est l\u2019aspect rédempteur que produit un long passage dans le purgatoire de l\u2019opposition, comme vient d\u2019en traverser le Parti québécois.Celul-cl n\u2019en ressort pas radicalement transformé sm le plan des Idées.11 est toujours social-démocrate et toujours souverainiste, et c\u2019est bien ainsi.Ces neuf dernières années ont toutefois produit un changement de la garde bienvenu.Ce sont des hommes et des femmes Issus d\u2019une génération autre que celle de ses fondateurs qui constituent son équipe de candidats.Ils se sont aguerris sur les banquettes de l\u2019opposition, où Ils ont pu acquérir une connaissance approfondie de leurs dossiers.Ils ont à leur tête une politicienne de grande expérience qui a dirigé de nombreux ministères.Pauline Marois est prête à assumer la direction du gouvernement du Québec.Elle ne dégage pas le charisme qui a caractérisé les grands chefs du Parti québécois et elle ne suscite pas l\u2019enthousiasme.En revanche, elle est persévérante et elle sait rassembler, ce qui lui a permis de réaliser comme ministre de grandes réformes sans susciter de heurts ni de tensions sociales.Le Parti québécois se distingue aussi par sa volonté d\u2019affirmation nationale, qu\u2019il s\u2019agisse de défendre la culture et la langue française, mais également sm le plan économique, notamment au chapitre de la gestion de nos ressources naturelles.11 est des gestes qui doivent être posés pom renforcer la loi 101, gestes auxquels la CAQ et le Parti libéral se refusent.De même pour les pouvoirs et compétences du Québec, dont on peut être certain qu\u2019ils seront défendus avec ardem par ce parti dont l\u2019objectif est d\u2019en faire un pays.La tenue d\u2019un référendum n\u2019est pas pour demain.Pauline Marois, qui ne veut pas d\u2019un troisième référendum perdu, sait que les Québécois n\u2019y sont pas prêts.Le démontre bien le comportement attendu des électeurs le 4 septembre, qui s\u2019apprêtent à partager leurs voix de façon presque égale entre les trois principaux partis.Ils signalent ainsi qu\u2019ils ne veulent pas être bousculés, pas plus par la CAQ, avec son grand ménage que par le PQ, avec un débat précipité sur la souveraineté.Les attentes des Québécois sont autres.Ils veulent un gouvernement qui répond d\u2019abord à leurs besoins en santé, en éducation, en environnement, pour des services de garde.Un gouvernement qui préserve l\u2019équilibre des finances publiques.Un gouvernement intègre et honnête.Nous croyons qu\u2019aujourd\u2019hui ce parti est celui qui peut le mieux servir le bien commun.Cet appui n\u2019est toutefois pas sans réserve et ne constitue pas une adhésion à tous les éléments de son programme.Nous saurons exercer notre devoir de critique dans l\u2019avenir.?Ce prochain gouvernement sera-t-il minoritaire ou majoritaire ?On voudra qu\u2019il soit majoritaire, cela est garant de stabilité.Pour s\u2019en assurer, le Parti québécois appelle au «vote utile».Ultimement, un «vote utile» sera un vote de conviction si l\u2019on croit que se rallier au parti qui a le plus de chances de remporter la victoire est ce qui est le mieux pour le Québec.Mais il est tout aussi utile de voter pour un parti qui porte ses convictions profondes, peu importe qu\u2019il n\u2019ait aucune chance de former le gouvernement.En ce sens, les tiers partis comme Option nationale et Québec solidaire ont leur place à l\u2019Assemblée nationale.11 y aura dans le prochain parlement une opposition forte.11 est souhaitable que toutes les tendances y aient leur place.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO VAhiS tf ütRiWiCIi PRoîT.LETTRES Parole de vieux patriote ?Cette course électorale qui s\u2019achève est électrique ?Stimulante et énervante ?Déconcertante?Et comment! Elle marque la fin d\u2019une époque, pia foi, avec cette course inhal^ituelle.A cinq.Une première au pays.A cinq?Disons à trois (Charest, Legault, Marois).On parle de gagner ou de perdre le pouvoir, quant aux résultats très prochains.Enfant, c\u2019était simple : c\u2019était bleu ou rouge, conservateur ou libéral.Pour nos pères \u2014 mon père \u2014, c\u2019était toujours l\u2019appui au « bon catholique » et « nationaliste » Maurice Duplessis.Devenu jeune homme, sans cesse je votais libéral.Papa, en colère, en fut très désappointé.Bon sang ne peut mentir ! Progressistes, on a fini par gagner ; ce sera le bel ouvrage des quatre L: Lesage, Lajoie, Laporte et le cher Lévesque.Après?De 1961 à.aujourd\u2019hui, ce sera, pour les gens dans mon genre, la lutte pour l\u2019indépendance et la social- démocratie.Mais mardi, au bureau du vote, on va devoir faire face à trois partis en faveur de notre souveraineté (ON, QS et PQ).Aussi, je me dois de voter pour l\u2019un de ces trois partis.Mais.Un vieux comme moi, venu du RIN, puis du MSA, puis du PQ, ne défroque pas, ne bifurque pas.Abonné à la « cause sacrée», je n\u2019en démordrai pas.Jusqu\u2019à ma mort.Les chicanes actuelles sur « qui est pressé, qui ne l\u2019est pas » m\u2019ap-paraissent fantaisistes.On dit : « Votez utile.» Autrement dit : votez pour le parti capable de gagner.C\u2019est une idée bien simple, toute raisonnable.Ainsi, je déclare ici pour qui je voterai mardi et tant pis pour le « sacré secret du vote».Est-ce que cela appuie l\u2019adage populaire qui dit qu\u2019«OM ne change guère» ?Oui, c\u2019est bien vrai.A-t-il hâte à mardi, tard, le vieil écrivain patriote ?Oh oui, évidemment.Claude Jasmin Sainte-Adèle, le 29 août 2012 Vote stratégique : un peu d\u2019histoire Dans la présente campagne électorale, le Parti québécois appelle à voter stratégique, donc à voter pour lui, même si on préfère un autre parti.Petit rappel historique : en 1968, dans les mois qui ont mené à la fondation du Parti québécois, un des principaux arguments des gens qui militaient contre la fondation d\u2019un nouveau parti était qu\u2019il fallait «voter stratégique».c\u2019est-à-dire voter libéral pour empêcher la réélection du gouvernement de l\u2019IInion nationale d\u2019alors.On évoquait la catastrophe que constituerait la réélection du vieux parti bleu! Cet appel n\u2019a pas été entendu.Les gens qui ont fondé le Parti québécois, René Lévesque en tête, sont justement ceux qui ont refusé le vote straté^que ! La catastrophe n\u2019a pas eu lieu.L\u2019Union nationale a été défaite.Et le PQ est né ! André Larocque Québec, le 30 août 2012 Revue de presse Entre devoir et compassion Manon CORNELLIER à Ottawa Oui, il a encore été question du Québec dans les pages éditoriales des quotidiens canadiens-anglais cette semaine, et toujoms sm le même ton que les semaines précédentes.Je vous épargne donc ce sujet pom vous faire plutôt part d\u2019un débat déchirant qui n\u2019a eu à peu près aucun écho au Québec.On a appris cette semaine que la sénatrice libérale Joyce Pairbairn souffre de la maladie d\u2019Alzheimer et qu\u2019elle a participé à une douzaine de votes au Sénat le printemps dernier.Or elle avait été déclarée légalement inapte par son médecin dès février, et sa nièce ainsi que le chef de cabinet d\u2019un autre sénatem agissent en son nom depuis avril.Les libéraux ont annoncé qu\u2019elle ne sera pas de retour et qu\u2019elle prendra un congé de maladie d\u2019une durée indéterminée.On ignore si elle démissionnera avant la fin de son mandat, en novembre 2014.Ayant été nommée en 1984, elle aurait droit dès maintenant à sa pension de sénatrice.Jonathan Kay, du National Post, précise que critiquer cette situation n\u2019équivaut pas à s\u2019en prendre personnellement à la sénatrice.A son avis, cet épisode illustre à merveille la nécessité de réformer le Sénat et le manque de scrupules des libéraux.« Ou le Sénat canadien est important et utile ou il ne l\u2019est pas.S\u2019il l\u2019est, cela exige par conséquent que ses membres soient intellectuellement compétents, ce qui n\u2019est malheureusement plus le cas de M\u201d\u201d Fair-bairn.Si elle n\u2019est plus légalement compétente pour signer le contrat d\u2019achat d\u2019une maison ou la vente d\u2019actions, pourquoi ses collègues libéraux du Sénat l\u2019ont-ils laissée participer à des votes affectant 33 millions de personnes ?Le fait qu\u2019ils n\u2019aient rien vu de mal à cela laisse entendre que, pour eux, leur institution n\u2019est qu\u2019une sinécure.» Selon Kay, en parler ne porte pas ombrage à Pairbairn, mais aux libéraux.L\u2019équipe éditoriale du Post aimerait croire que la décision de laisser M\u201c® Pairbairn poursuivre son travail au Sénat a été inspirée par la compassion de ses collègues.Après tout, sa maladie était connue et la direction conservatrice au Sénat n\u2019a pas rouspété quand elle a été officiellement avisée de sa condition, il y a plus d\u2019un mois.Mais s\u2019il s\u2019agissait de compassion, celle-ci était mal placée, affirme le Post.Parce que cela transforme en controverse une situation personnelle malheureuse.Parce que cela discrédite le Parlement en exacerbant les préjugés contre la Chambre haute que Mme Pairbairn respectait.Plus insidieuse encore est cette idée de la laisser finir son mandat sous prétexte que cela ne fera pas de différence, les conservatems étant majoritaires.« Soutenir qu\u2019il importe peu qui siège au Sénat équivaut à dire que le Parlement lui-même est dépourvu de pertinence.» Selon le Post, cette affaire relance le débat sm l\u2019indépendance des parlementaires.Mauvaise décision Don Braid, du Calgary Herald, soutient que le Sénat n\u2019a fait que du tort à M\u201c® Pairbairn en la laissant participer aux votes.«Comme beaucoup d\u2019Albertains qui connaissent Joyce, je suis dégoûté de voir son combat contre la maladie d\u2019Alzheimer se transformer en cirque.» 11 en blâme à la fois les libéraux et le Sénat qui, en la laissant continuer, l\u2019ont e^qiosée au ridicule et à une invasion de sa vie privée.Malade, Joyce Pairbairn ne pouvait savoir qu\u2019elle devait arrêter.Son entourage devait prendre cette décision à sa place et il ne l\u2019a pas fait.Ses collègues amaient dû, il y a des mois, lui offrir une porte de sortie digne et humaine.En agissant comme ils l\u2019ont fait, dit Baird, ils lui ont fait encore plus de tort.VOttawa Citizen estime lui aussi que le Sénat a mal géré une situation que le quotidien juge d\u2019intérêt public puisqu\u2019il touche au «fonctionnement et à l\u2019intégrité de la Chambre haute».Que son cas ait été mal géré ou ait suscité une sjmipathie mal placée, il reste que c\u2019était inacceptable de la laisser continuer, dit le Citizen.Le gros bon sens, pom-suit-il, dicte qu\u2019un sénateur incapable de faire son travail pour cause de maladie ne devrait plus servir au Sénat.Et si des règles sont nécessaires, qu\u2019on les adopte.Sympathie VEdmonton Journal opte pom la compassion et dit comprendre le dilemme auquel ont fait face les collègues de M\u201c® Pairbairn.«C\u2019est tout à leur honneur si nos politiciens à Ottawa ont choisi de ne pas faire un plat du déclin vers la démence de M\"\u201d Pairbairn et de la laisser continuer à voter après qu\u2019elle a été déclarée légalement incompétente.» Le Journal convient que pareille situation ne peut durer, mais souligne que les Canadiens n\u2019ont pas été lésés «pendant que ses amis et collègues tentaient de faire face à une situation humaine difficile que trop d\u2019entre nous connaissent».David Akin, de l\u2019agence QMl, rappelle que ni les libéraux ni M\u201c® Pairbairn n\u2019ont enfreint de règle.Joyce Pairbairn elle-même n\u2019a affiché aucun comportement étrange, n\u2019a pas pertmbé les travaux du Sénat, n\u2019a pas embêté ses collègues.Elle a continué à voter comme le reste du caucus, n\u2019a jamais fait honte à l\u2019institution, et la forcer à démissionner maintenant ne changerait rien à l\u2019équilibre des forces au Sénat.Akin convient toutefois que les règles devraient être éclaircies pour faire face à des cas comme celui-là, mais pour ce qui est de Joyce Pairbairn, qu\u2019on la laisse tranquille.mcornellier@ledevoir.com LE DEVOIR LES SAMEDI I^^ ET DIMANCHE 2 SEPTEMBRE 2012 B 5 IDEES ELECTIONS QUEBECOISES Surmonter le 4 septembre CHRISTIAN NADEAU Professeur de philosophie à VUniversité de Montréal e 1^'août, le lieutenant-gouverneur du Québec, Pierre Duchesne, signait le décret qui allait dissoudre TAssemblée nationale et déclencher la 40^ élection générale du Québec.Depuis ce jour, tout se passe comme si le débat dldées avait été complètement écarté au profit de la seule rationalité partisane et du suivi au jour le jour des contingences qui affectent les politiciens.Le déclenchement des élections a été le moment d\u2019une reprise en main de la politique par les politiciens professionnels.Depuis lors, ceux-ci dominent complètement Tactualité, ce qui a pour effet de séparer davantage la société civile de ses représentants.Mais comment s\u2019expliquer un tel engouement du public \u2014 car il s\u2019agit bien de public \u2014 pour des Césars en manque de Rubicon, et dont la garde rapprochée contient toujours un ou deux Brutus ?Que s\u2019est-il passé?Comment en sommes-nous venus là?Comment avons-nous pu si rapidement tourner le dos au formidable élan de mobilisation politique suscité par la grève étudiante et les événements du printemps dernier?Quelles suites pour le printemps 2012?En dehors des partis politiques, nous sommes tous responsables du climat délétère de ces élections.La fatigue et l\u2019amertume qui inévitablement suivent un mouvement social d\u2019une telle ampleur n\u2019excusent pas tout, ni nos emplois du temps surchargés.Nous avons préféré reprendre la position confortable du spectateur et, qui plus est, pour assister à une pièce dont les personnages sont en quête d\u2019auteurs.En ce moment plus que jamais, la population du Québec est à l\u2019écoute de ses politiciens professionnels, alors que nous devrions connaître précisément la situation inverse.Bien entendu, nous pouvons tenir les élus responsables pour avoir trahi notre confiance.Cela ne veut pas dire que leur pouvoir nous échappe.Ils sont fibres d\u2019outrepasser leurs prérogatives si, et seulement si, nous leur donnons toute latitude pour le faire, ne serait-ce que par notre passivité.De plus, nos sentiments de colère ou de frustration, qu\u2019ils s\u2019expriment par le vote ou par la contestation dans les rues, ne changeront rien à l\u2019état actuel des choses si nous persistons à mettre au rancart nos obligations citoyennes.La fin et les moyens Nous le savons tous, il y a péril en la demeure.Je suis persuadé que la défaite du Parti libéral du Québec est essentielle si nous voulons éviter une transformation de fond en comble du Québec tel que nous le connaissons.Toutefois, quel que soit le résultat du vote, nous devons déjà penser aux lendemains du 4 septembre.Voter, ou dénoncer une politique, militer pour un parti ou une cause, ces gestes ont leur importance, personne ne doit en douter.Mais plus fondamentalement, combattre la corruption exige de comprendre pourquoi celle-ci se perpétue.Lutter contre les inégalités demande d\u2019identifier wi s û JACQUES NADEAU LE DEVOIR Au printemps dernier, la grève fut une remise en question d\u2019un ordre social où la politique appartient aux seuls élus.Il nous appartient dès aujourd\u2019hui de donner suite à ces engagements, écrit Christian Nadeau.les lieux où ces dernières sont les plus criantes.Que savent les Québécois des problèmes de logement?Que savent-ils de la relation entre pauvreté et santé pubfique?Comment favoriser l\u2019alphabétisation?Pourquoi et comment faut-il assurer le financement des services sociaux?La prise de conscience de tels enjeux demande un processus continu d\u2019éducation civique, lequel nécessite un échange constant pour éviter les oeillères du dogmatisme et de l\u2019idéologie.Inversement, la politique spectacle du mois dernier freine la compréhension des problèmes fondamentaux auxquels nous devrons faire face et détourne notre attention des enjeux centraux au profit de considérations secondaires.Au nom de quoi votons-nous?Je ne condamne pas ici le processus électoral en lui-même, mais ce que nous en retenons : un pugilat d\u2019ambitieux et un concours de promesses douteuses.Voter est un geste nécessaire et tout particulièrement maintenant, si infime soit l\u2019influence du vote de chaque personne.Encore faut-il savoir pourquoi nous votons.Au nom de quoi?Que voulons-nous au juste?Que souhaitons-nous pour les mois et les années à venir ?Au printemps dernier, la grève fut une remise en question d\u2019un ordre social où la politique appartient aux seuls élus.Il nous appartient dès aujourd\u2019hui de donner suite à ces engagements.Il nous appartient de poursuivre ce dialogue civique et ce rassemblement citoyen.La grève, les manifestations, tout comme les élections, ne sont que des outils de la délibération démocratique.Sans de tels outils, nous ne serions pas en mesure d\u2019exercer les fonctions citoyennes de surveillance et de défiance, ni non plus capables d\u2019effectuer des choix.Il s\u2019agit là toutefois d\u2019un ensemble de moyens et non de fins en soi.Un simple rapport de force?On me répondra que je défends une vision idéalisée de la vie politique.Pour plusieurs, la politique relève du simple rapport de force.J\u2019ai entendu la même opinion, à gauche comme à droite, autant chez les politiciens que chez les commentateurs politiques, et je l\u2019ai même entendue aussi très souvent parmi les militants de la grève étudiante.Pourtant, je n\u2019arrive pas à comprendre qu\u2019un rapport de force trouve sa justification en lui-même.Dans les faits, je veux bien admettre que l\u2019échange politique, qu\u2019il ait lieu dans la rue, sur la scène médiatique ou parlementaire, s\u2019approche davantage de la lutte que de la délibération.Mais si l\u2019issue d\u2019un débat social dépend uniquement du rapport de force, alors nous consentons à la loi du plus fort.Qu\u2019on me comprenne bien.Cela ne veut pas dire que la force doit être absente de tout rapport politique.Ce serait, d\u2019une part, demander l\u2019impossible et, d\u2019autre part, réduire le débat à des croyances désincarnées.En effet, l\u2019affirmation d\u2019un engagement, le fait d\u2019exprimer clairement ses positions, tout cela demande un effort contre des obstacles impressionnants.Cet effort contre l\u2019adversité tient déjà en lui-même du rapport de force.Toutefois, si la force accompagne parfois une conviction, elle ne doit jamais en être une elle-même.Il est grand temps que cette campagne électorale se termine pour enfin parler de politique.Il est temps que se mettent en place de vastes chantiers publics de réflexion commune et que nous puissions, quelles que soient nos allégeances politiques, justifier nos choix par des arguments, lesquels seront évalués en commun en dehors des joutes rhétoriques et des vanités partisanes.Quel que soit le résultat du vote de mardi prochain, il faudra surmonter ces élections.Il faudra persévérer et rendre justice au combat des étudiants : celui d\u2019une lutte pour l\u2019éducation, par l\u2019éducation.Si nous ne nous ressaisissons pas, la droite du Québec aura réussi au-^elà de ses espérances: après avoir détourné l\u2019Etat de son rôle, elle aura dépossédé la société civile de ses débats et de sa capacité à comprendre pourquoi il faut dire non à l\u2019inadmissible.ABOLITION DES COMMISSIONS SCOLAIRES Chimère, faux-fuyant et démagogie PAUL GERIN-LAJOIE Premier titulaire ^ du ministère de l\u2019Éducation du Québec Il a Coalition avenir Québec (CAQ) vé- Lhicule une idée sans bon sens, simpliste, que son chef Erançois Legault n\u2019est pas capable d\u2019expliquer de façon convaincante: l\u2019abolition des commissions scolaires, soi-disant pour réali-II ser d\u2019hypothétiques économies qui seraient retournées aux écoles.Chimère et faux-fuyant! Il n\u2019y aura pas d\u2019économies puisque les commissions scolaires font face actuellement à des compressions budgétaires de 300 millions de dollars et que leurs coûts de gestion sont déjà les plus bas dans le secteur public.Mais au-delà de cette valse des millions par centaines qui constitue un argument tout à fait démagogique tenté auparavant par l\u2019Action démocratique du Québec (ADQ), ce qu\u2019il faut surtout retenir, c\u2019est que les commissions scolaires jouent un rôle essentiel, incontournable pour assurer une qualité de services aux élèves et aux parents du Québec, mais surtout pour assurer un partage équitable des ressources humaines et financières à tous les élèves, doués ou en difficulté, de milieu riche ou de milieu moins favorisé, des grands centres comme des villages éloignés.Je dis donc aux Québécois: pensez-y bien avant d\u2019adhérer à cet engagement de la CAQ qui peut sembler séduisant, mais qui mènerait le Québec dans un débat de structures stérile, sans preuve d\u2019économies, mais plutôt avec un grand risque de chaos en éducation pour les années à venir au détriment des actions LA PRESSE CANADIENNE En 2008, Paul Gérin-Lajoie donnait son appui aux commissions scolaires au Forum sur la démocratie et la gouvernance des commissions scolaires.importantes qui se mènent actuellement pour améliorer la persévérance scolaire et la réussite des élèves.Parmi les meilleurs au monde Ayons à l\u2019esprit également que le Québec a un des meilleurs systèmes d\u2019éducation au monde.Nous sommes au 5^ rang parmi les pays de l\u2019OCDE.Notre système public d\u2019éducation dirigé par des commissions scolaires a été au cœur de la Révolution tranquille qui a propulsé le Québec aux plans social, culturel et économique, ce dont je suis très fieç en tant que premier titulaire du ministère de l\u2019Éducation du Québec.Pourquoi ferions-nous l\u2019erreur du Nouveau-Brunswick qui, après avoir aboli les commissions scolaires, les a recréées, particulièrement à la demande des parents qui tiennent, tout comme ici au Québec, à pouvoir interve- nir localement et régionalement auprès de leur commission scolaire pour faire connaître leurs besoins et attentes plutôt que de se heurter à la porte du Complexe G à Québec ?Tâche alourdie Ce que la CAQ préconise, ce n\u2019est rien d\u2019autre que d\u2019alourdir la tâche déjà importante des directions d\u2019établissement qui devront, selon les abolitionnistes, engager les enseignants, organiser le service de transport scolaire qui touche actuellement environ 550000 élèves, faire réparer la toiture de l\u2019école et s\u2019assurer que toutes les classes du Québec ont le matériel nécessaire pour enseigner à nos élèves.D\u2019une part, la CAQ veut recréer 3000 petites coqimissions scolaires comme à l\u2019époque d\u2019Émilie Bordeleau, avec comme conséquence plus de personnel administratif qu\u2019il y en a actuellement dans les commissions scolaires.D\u2019autre part, la CAQ veut détourner les directrices et les directeurs d\u2019établissement de leur mission première de leader pédagogique.La réussite plutôt que les structures La priorité en éducation, l\u2019urgence actuellement, c\u2019est la lutte contre le décrochage scolaire.Les intervenants du réseau scolaire sont mobilisés et les résultats s\u2019améliorent d\u2019année en année, contrairement à ce qu\u2019affirme la CAQ.Méconnaissance ou mauvaise foi?Laissons de côté les débats de structures et investissons plutôt nos efforts dans la réussite des élèves et la valorisation de notre système d\u2019éducation, du personnel et des élus scolaires, qui sont la voix des citoyens en éducation.Peuple en ressac / i f\t/ '\\ Denise Bombardier Cette campagne électorale a mis en lumière le mouvement profond du Québec actuel.Un retour violent des vagues de tous ordres qui nous secouent depuis des années n\u2019épargne personne, favorisant peut-être ceux qui vivent à la périphérie des enjeux et qui se retrouvent dans ces partis qui placent le pouvoir à distance.Nous sommes un peuple aux affrontements multiples, loin désormais de ce minimum consensuel nécessaire à la survie de notre statut de minorité en terre d\u2019Amérique.L\u2019ancienne lutte souverainiste/fédéraliste, longtemps le moteur de nos choix électoraux, s\u2019est considérablement estompée, faisant émerger une collision frontale entre souverainistes.Cette fois, le Parti québécois s\u2019est fait faire un bébé dans le dos, soit Option nationale, bébé dont Jacques Parizeau revendique la paternité malgré son grand âge.Ce printemps, plusieurs ont cru à un âfronte-ment intergénérationnel, mais celui-ci apparaît moins évident et virulent que l\u2019affrontement de classes s\u2019exprimant à travers les parties en présence.Le PQ se fait doubler sur sa gauche par Québec solidaire d\u2019une part, et le Parti libéral se retrouve avec une Coalition avenir Québec populiste sur sa droite.Le ressentiment à l\u2019égard des «riches» a teinté le débat public plus que jamais.Cette vieille haine de l\u2019argent est l\u2019héritage direct de cette culture française et catholique dont nous sommes encore T^aicatirp tributaires malgré les hauts cris de ceux qui estiment que de la classe la culture passée s\u2019efface comme la craie sur le tableau moyenne noir.Le président Erançois /,/ / Hollande avait, en avril, dé- ^ eroaee.claré sa haine des riches, as- Qu\u2019est-ce sertion qu\u2019il s\u2019est empressé de retirer plus tard.Pauline qu\u2019un riche Marois doit s\u2019excuser régu- ,\t, fièrement d\u2019être prospère et aujourd hui Erançoise David, dont la poli- n Qn 'h V tesse et la délicatesse trahis- Quenec.sent ses origines de grande bourgeoise, a choisi depuis des décennies de vivre dans la modestie vestimentaire autant que matérielle.Le PQ et la CAQ ont affirmé que les «riches » allaient payer pour leurs généreuses promesses, oubliant que si le nombre de «riches» a augmenté au Québec depuis 1960, c\u2019est grâce en partie à l\u2019émergence d\u2019une bourgeoisie économique francophone tant SQuhaitée par les Parizeau, Landry et Bourassa.L\u2019État québécois ne pouvait s\u2019offrir les avantages de la social-démocratie dont nous avons été si fiers sans cet apport et celui soutenu longtemps de la Caisse de dépôt, du Mouvement Desjardins et d\u2019autres stimulateurs de progrès.Après que l\u2019aisance de la classe moyenne a été érodée au fil des ans, qu\u2019est-ce donc qu\u2019un riche aujourd\u2019hui au Québec?Cette lutte contre les hauts salariés «payeurs de taxes» contribue aussi à la dégradation du climat social.Et n\u2019oublions pas que ces riches salariés à 100000$ qui paient 50% de leurs revenus en impôts ne sont pas aussi nombreux que la cohorte de travailleurs au noir qui échappe au fisc.Et qui sont donc ces 40% de citoyens qui ne paient aucun impôt personnel?Notre vieil et si familier affrontement anglais-français a perdu de sa vigueur, il semble passé de mode bien qu\u2019on le retrouve intact dans le choix électoral.Mais en regard des luttes tout-terrain entre francophones, il pèse bien peu, sauf en permettant au PLQ de maintenir qne proportion de sièges à l\u2019Assemblée nationale.A cette élection, le PLQ, avec 17% du vote francophone, est un parti orphelin des francophones.Dure et triste réalité.Personne, sauf les incurables, ne vote dans l\u2019allégresse ce mardi 4 septembre.Personne ne sort indemne de cette campagne aux idées aller-retour, aux affirmations contredites où la langue elle-même fut réductrice, donc malmenée, et où la culture fut abordée en coulisse plutôt que sous les feux de la rampe.Mardi soir, nous risquons tous d\u2019être frustrés, car la frustration semble la constante de nos choix politiques depuis quelques décennies.Allons-nous retomber dans la fatigue culturelle du Canada français dont parlait avec douleur Hubert Aquin ?den bom bardier@videotron.ca Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les çommentaires et les analyses de ses lecteurs.Étant donné l\u2019abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n\u2019oubliez pas d\u2019indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Mane-Andree Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Belair-Cirmo (general), Jeanne Corriveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, QweôecJFabien 'D&g\\\\s.&(societe), Jean Dion (sports), Louis-GiIIes Francœur (environnement), Lisa-Mane Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Carohne Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amelie Daoust-Boisvertf'sawfeJ , information politique Michel Y)a'vid(chroniqueur), Helene Buzzetti et Mane Vastel (correspondantesparlementaires a Ottawa), Antome RobitaïUe et Robert Dutnsac (correspondantsparlementaires a Quebec), Guillaume Bourgault-Côte et Kathleen Levesque (reporters) , information culturelle Michel Belair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frederique Doyon et Isabelle Pare (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Juhe Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gerard Berube (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardms, Eric Desrosiers et Alexandre Shields (reporters), Gerald DaUaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy TaiUefer(re^«3rfersJ, Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editonale et cahier Perspectives) , Diane Precourt (responsable des pages thématiques), Emihe Eohe-Boivm (pupitre) , Jacques Gremer et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andreanne Bedard, Michele Malenfant et Chnstme Dumazet (correctrices) , Benoît Mimger, Philippe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Marie-Pier Erappier et Genevieve Tremblay (commis internet) , Amehe Gaudreau (secretaire a la redaction), Karl Rettmo-Parazelh et Sophy Lambert-Racine (commis a la redaction) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur), Manon Derome (Montreal), Momque Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClT'E , Jean de BiUy, Jenmfer Boily-Demers, Jean-Erançois Bosse, Marlene Côte, Stéphanie Deziel, Amel Ehmam, Veromque Langlois, Srnion Lanoie, Amehe Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal RamviUe, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Berube (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Ohvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, DameUe Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yanmck Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yamck Martel (administrateur HfeW,Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Ohvier Leclerc (responsable par intérim service a la clientèle), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lime Houde-Brisebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Behveau (adjointe administrative), Cehne Euroy, Ghislame Lafleur, Claudine Chevrier, Veromque Page, Momque Proteau B 6 LE DEVOIR, LES SAMEDI I®'\u2018 ET DIMANCHE 2 SEPTEMBRE 2012 JEUX DE MOTS Chaque samedi pendant la saison estivale, pour une cinquième année, les lecteurs peuvent mettre leurs connaissances, et surtout leur patience, à l'épreuve en complétant les jeux préparés par notre collaborateur Michel Roy, professeur de français à la retraite.En règle générale, les amateurs de mots croisés ou de sudoku retrouveront aussi leur passe-temps favori dans cette page.QUI DIT QUOI?1ER SEPTEMBRE 2012 Dans le jeu suivant, on vous donne huit citations humoristiques dont chacune a été amputée d'un mot.Une liste des huit mots manquants figure ci-après; et vous aurez à placer chacun correctement aux endroits indiqués par un tiret.Comme deuxième épreuve, on vous demande d'identifier les auteurs de chacune des citations, en puisant dans la liste des noms qui figure à la fin.1 Le ivre et qui éternue.On doit laisser parler les ils vieillissent.Les________________________ que les saints vivants.Les________________________ .est une potiche posée sur le nez d'un mandarin _.Pendant ce temps.sculptés ont eu beaucoup plus d'influence 8 _________________bâtissent des châteaux en Espagne; les lecteurs les habitent et les éditeurs encaissent le loyer.Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage à demain si on ne nous paie pas le____________________d'aujourd'hui.j'ai souvent remarqué que les_____________________épousaient de préférence des femmes adultères.Un imprimeur est un homme qui ne manque pas de _____________________et qui cherche à faire bonne impression.À 979 ans,_____________________était si bien conservé qu'il en paraissait à peine 375.Liste des mots à ajouter (par ordre alphabétique) : BONHEUR, CARACTÈRES, COCUS, ÉCRIVAINS, JEUNES, MATHUSALEM, SAINTS, SALAIRE Liste des auteurs (par ordre alphabétique) : ALPHONSE ALLAIS,TRISTAN BERNARD, JACQUES PERRON, MAXIME GORKI, GEORG LICHTENBERG, PIERRE LOTI, SERGE MIRJEAN, JACQUES PRÉVERT L\u2019INTRUS 1ER SEPTEMBRE 2012 Associez chacun des douze (12) éléments de la colonne de gauche à l'un des treize (13) éléments de la colonne de droite.Si le travail est bien fait, il restera un élément non utilisé dans la colonne de droite.C'est lui l'intrus.NOMS\tADJECTIFS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Accord Angle Bois Domaine Embarras Escalier Monde Mouton Partisan Salaire Tir Ventre a \u2014 b \u2014 c \u2014 d \u2014 e \u2014 f \u2014 g \u2014 h \u2014 j \u2014 k \u2014 l \u2014 m \u2014 aigu austère brut dérobé fanatique financier fou mort noir parfait plein précis public L'INTRUS = PROVERBES DESORDONNES 1ER SEPTEMBRE 2012 Voici quatre proverbes étrangers dont les mots ont été volontairement mélangés.Vous devez donc les reconstituer sous leur forme originale en replaçant le tout dans le bon ordre.1\t\u2014 est vide fardeau ventre lourd (gaélique) 2\t\u2014 est l'du oisive tête diable une atelier (anglais) 3\t\u2014\tpas à son on mains ne métier se les salit faire (italien) 4\t\u2014 tout à serpent l'poison et miel est au abeille (espagnol) CO Z O O CO 0^2^, D y fc -5 O' - 'T ^ .Q- ^ (11 -=s £ ai Si fD E ' _ ^ Q _ \u2014 O D -û O A 5-i ¦\" SL s _ro U 'U (NJ fÔ\tlA Z Z O g s sLU a to ' £ ^ I g I\tÛ._g ij E Æ ai El ^3 ^ O ( rn Û.O U '< Kf) Û.O U ^ 'à ^ Z O .< Z û LU\tU\tce.\tD\tLU -\t¦\t\t¦\t>
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