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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2012-09-20, Collections de BAnQ.

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[" David Desjardins: Le contrôle social Page A 7 \\ Â Meivin Charney : mort d\u2019un grand artiste et architecte Page B 8 www.ledevoir.com ^ LE DEVOIR Vol.C I I I N° 2 1 4\t?LE DEVOIR, LE JEUDI 20 SEPTEMBRE 2012 1,09 $ + TAXES = 1,25 Gouverner « au rythme des Québécois » ¦ L\u2019économie entre les mains d\u2019un seul homme ¦ La parité hommes-femmes n\u2019est pas atteinte ¦ Les verts sont au pouvoir fPi ROBERT DUTRISAC ANTOINE ROBITAILLE à Québec La première ministre Pauline Marois a dévoilé, mercredi, la composition de son Conseil des ministres, formé de 23 personnes, dont huit femmes, où la plupart des responsabilités en matière d\u2019économie relèvent d\u2019un seul titulaire, Nicolas Marceau, et où deux fervents défenseurs de l\u2019environnement, Daniel Breton et Martine Ouellet, occupent des postes clés.«Ce que nous ferons dans le contexte d\u2019un gouvernement minoritaire, c\u2019est protéger chaque parcelle de souveraineté déjà entre nos mains et en acquérir de nouvelles.Le 4 septembre, un nouveau chapitre de l\u2019histoire du Québec s\u2019est ouvert.Le peuple québécois s\u2019est remis en marche à son rythme», a déclaré Pauline Marois dans son discours dans lequel elle a distribué les portefeuilles tout comme les mandats.«L\u2019action du gouvernement reposera sur quatre piliers: l\u2019intégrité, VOIR PAGE A 8 : CABINET Lire aussi > L\u2019éditoriai de Bernard Descôteaux: Ambitieux.Page A 6 La chronique de Michei David: La gouvernance verte.Page A 2 JACQUES BoissiNOT LA PRESSE CANADIENNE La Cabinet Marois : le portrait des nouveaux Pauline Marois accueille Jean-François Usée, ministre des Relations internationales, du Commerce et de la Francophonie et responsable de la région de Montréal, ministres.Pages A 2 et A 3 Aujourd\u2019hui CNQVÊTE: LES PARADIS FISCAUX DE BERNARD ARNAULT pu\tM-ioi, jp,, CHARLIE HEBIii INTEGRISME\tÊCQLOCIE\tMARIACE HOMO MAHOMET FAIT\tLE PS SOI,VBLE DANS\tCES CURETONS DU CINEMA\tLE GAZ DE SCHISTE\tÇül SONT POUR iNTO(/CHAatfê Le monde > Caricatures de Mahomet : la France adopte des mesures de sécurité.Page B 5 7\t.w- .- ___ Avis légaux.B\t6 Décès\tB\t4 Météo.B\t2 Mots croisés.B 3 Petites annonces.B 4 Maïs OGM : danger Une étude menée secrètement pendant deux ans met en pièces un processus d\u2019autorisation jugé complaisant LOUIS-GILLES ERANCŒUR Une étude conduite dans le plus grand secret pendant deux ans par des chercheurs de l\u2019Université de Caen, en France, démontre que le maïs OGM MON 810, vendu par Monsanto comme résistant à son herbicide Roundup, le plus utilisé dans le monde, est toxique et parfois mortel, à des taux jugés «alarmants».Les conclusions de cette étude, qui ont eu hier l\u2019effet d\u2019un tsunami scientifique dans l\u2019univers des biotechnologies, remettent aussi en question les tests d\u2019innocuité sur des animaux de laboratoire pendant 90 jours, ce dont les VOIR PAGE A 8 : OGM AGENCE ERANCE-PRESSE Au Québec, cet été, des milliers de consommateurs ont consommé pour la première fois du maïs OGM non identifié.Jusque-là, le maïs OGM était réservé aux animaux domestiques.Recensement Le Québec fait famille à part La province se distingue sur tous les plans par rapport au Canada GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Le Québec, société distincte ?Sans aucun doute, si l\u2019on parle de composition familiale.Avec près de quatre couples sur dix qui vivent en union libre, la province fait carrément famille à part d\u2019avec le reste du pays, révélait mercredi Statistique Canada.La troisième tranche de données tirées du recensement de 2011 confirme ainsi le statut particulier du tableau familial québécois.Car si la famille nucléaire traditionnelle éclate un peu partout au Canada, c\u2019est clairement au Québec que les changements se font sentir le plus significativement.La tendance n\u2019est pas nouvelle, mais elle s\u2019accentue.Les couples québécois vivant en union libre représentent maintenant 37,8% des couples de la province, une augmentation de trois points de pourcentage par rapport au recensement de 2006.A ce chapitre, le Québec supplante tous les pays où la proportion de couples en union 37,8 % des couples québécois vivent en union libre VOIR PAGE A 8 : EAMILLE ÉCOUTEZ POUR VOIR Michel C.Auger en semaine u h AUJOURD'HUI Premier cabinet Marois : un véritable changement pour le Québec?Réalisation: Phiiippe Brazeau Radio-Canada.ca/midiinfo #95,1 PREMIERE CHAINE FM 77831302832438 A 2 LE DEVOIR LE JEUDI 20 SEPTEMBRE 2012 ACTUALITES La gouvernance verte ^ Michel é David ajanond Bachand n\u2019a pas mis de temps à déterrer la hache de guerre.Pauline Marois venait à peine de présenter son nouveau cabinet que l\u2019ancien ministre des Finances s\u2019en prenait déjà aux «ministres de la chicane».La cohabitation s\u2019annonce ardue.Aussi bien dans son discorus que dans le choix de son équipe, la nouvelle première ministre n\u2019a cependant pas donné l\u2019impression de vouloir brûler les étapes sur le chemin de la souveraineté.«Le peuple québécois s\u2019est remis en marche à son rythme», a-t-elle déclaré.Et ce rjûhme n\u2019est manifestement pas celui de la coruse.Celui qui aura la tâche d\u2019orchestrer la «gouvernance souverainiste», Alexandre Cloutier, est sans doute un homme compétent, mais ce n\u2019est pas un cowboy.La nomination de Jean-François Lisée ou de Bernard Drainville à ce poste aurait pu être interprétée comme un geste de provocation.Celle de M.Cloutier traduit plutôt un certain pragmatisme.De la même façon, retirer à Yves-François Blanchet le dossier de la langue au profit de Diane de Courcy donne l\u2019impression que Marois ne tient pas à semer la tempête avec son projet de «nouvelle loi 101 ».Personne n\u2019a dû être surpris de voir Jean-François Lisée atterrir aux Relations internationales et à la Francopho-La nouvelle nie.Marois aurait été \u2022 v\tbien mal avisée de ne pas premiere\tmettre à profit ses réseaux ministre n\u2019a\tconnaissance intime des deux grands pôles de la cependant\tdiplomatie québécoise que ,\tsont Paris et Washington, pas donne\tm.Lisée a beau savoir se |v\t.rendre indispensable, il était 1 impression\tq^^^d même étonnant qu\u2019on de vouloir\tnomme responsable de Montréal et surtout qu\u2019on lui brûler les\tdemande d\u2019assurer le lien ,\tavec la communauté anglo- etapes sur le\tphone.M.Lisée avait jadis 1\t\u2022 fl 1\tinspiré à Lucien Bouchard le cnemm ae la\tcélèbre discours du Centaur, souveraineté\til est devenu la bête noire des anglophones depuis qu\u2019il a parrainé dans L\u2019actualité un sondage qui a été interprété comme une chasse aux Anglo-dinosaures.Quant à Bernard Drainville, il a été puni par oû il a péché.M\u201c® Marois n\u2019avait pas apprécié sa croisade en faveur d\u2019un renouveau démocratique.La Charte de la laïcité et le projet de loi sur l\u2019identité s\u2019annoncent de véritables casse-gueule.Bien plus que la «gouvernance souverainiste», c\u2019est la «gouvernance verte» du tandem Martine Ouellet-Daniel Breton qui risque de devenir la marque de commerce du nouveau gouvernement.Ces deux-là pourraient devenir la terreur des promoteurs énergétiques, et même des promoteurs tout court.11 y a moins d\u2019un an, le nouveau ministre de l\u2019Environnement a déposé une plainte à la SQ, qualifiant de «vol du siècle» la cession des droits d\u2019Hydro-Québec sur l\u2019île Anticosti à la société Pétrolia.Qui plus est, M.Breton sera dorénavant responsable de la Faune, ce qui constituera un frein additionnel au développement intempestif.Sa nouvelle collègue des Ressources naturelles, qui devra proposer un nouveau régime de redevances minières, était parmi les plus féroces détracteurs du Plan Nord.Le lien d\u2019emploi qu\u2019elle conserve avec Hydro-Québec pourrait toutefois placer M\u201c® Quelle! dans une situation délicate.Tout a été dit sur la faiblesse de l\u2019équipe économique du PQ, cela ne risque pas de cesser.Le seul à avoir cumulé les Finances et le Développement économique a été Bernard Landry.La tâche sera très lourde pour Nicolas Marceau, qui n\u2019a ni l\u2019expérience ni les talents de communicateur de M.Landry.La nomination de Pierre Duchesne à l\u2019Enseignement supérieru est un geste audacieux.Dans l\u2019ordre chronologique, l\u2019organisation du sommet sru les universités sera le premier test du nouveau gouvernement.Si l\u2019opération tourne au frasco, le ton sera donné poru le reste du mandat.Un premier ministre tente généralement de concilier la parité hommes-femmes et la répartition régionale.M\u201c® Marois ne s\u2019est embarrassée ni de l\u2019une ni de l\u2019autre.11 n\u2019y a que 8 femmes sur 23 dans son cabinet.11 y a cinq ministres en Montérégie, trois au Saguenay-Lac-Saint-Jean, deux en Abitibi et en Gaspésie, mais aucun en Mauricie, ni à Laval.Certes, la compétence n\u2019a rien à voir avec le sexe ou la géographie.11 est heureux qu\u2019un député aussi méritoire que Sylvain Gau-dreault n\u2019ait pas été laissé sur le carreau, même si ce n\u2019était pas une raison pour le surcharger.Aux prochaines élections, certaines régions pourraient toutefois se souvenir qu\u2019elles ont été oubliées.11 est normal que la fidélité de Stéphane Bé-dard ou de Nicole Léger soit récompensée.Yves-François Blanchet, relégué au rôle obscur de whip, doit cependant se demander en quoi il a bien pu démériter.11 a toujours défendu sa chef bec et ongles, alors que certains de ses collègues, qui rouleront en limousine, ne pourraient pas en dire autant.mdavid@ledevoir.com 1-\tAgnès Maltais Ministre du Travaii, de i\u2019Empioi, de ia Soiidarité sociaie et de ia Condition féminine ; ministre responsabie de ia région de ia Capitaie-Nationaie et de ia région de Chaudiére-Appaiaches 57 ans, députée de Taschereau Après son assermentation, Agnès Maltais a dit vouloir «apaiser» les relations de travail au Québec, bouleversées par l\u2019abolidon du placement sjmdical dans le secteru de la construction.Le PQ, a-t-elle rappelé du reste, refrise d\u2019octroyer le droit de lockout aux municipabtés, comme le maire Labeaume le réclame.Seule élue de la région de Québec avec sa chef, M\u201c® Maltais siège à l\u2019Assemblée nationale depuis 1998.Elle a été entre autres ministre de la Culture et ministre déléguée à la Santé.Fidèle de Pauline Marois, M\u201c® Maltais a multiplié les postes-clés dans l\u2019op-posidon: présidente du caucus, leader parlementaire adjointe et critique en madère de santé et d\u2019emploi, entre autres.Porte-parole poru la région de la Capitale-Nationale, elle a défendu et porté la controversée loi spéciale 204 visant à «bétonner» le contrat de gestion Québecor-Québec du futur amphithéâtre.Ne possédant pas de diplôme universitaire, M\u201c® Maltais a l\u2019habitude de se présenter comme une «gestionnaire» puisqu\u2019elle a dirigé dans le passé plusierus organismes culturels.2-\tFrançois Gendron Vice-premier ministre; ministre de i\u2019Agricuiture, des Pêcheries et de i\u2019Aiimentation; ministre responsabie de ia région de i\u2019Abitibi-Témiscamingue ans, député d\u2019Abitibi-Ouest Elu sans interruption depuis 1976, François Gendron en est à son 10® mandat à Québec : il s\u2019approche du record de longévité détenu par Gérard D.Lévesque (37 ans et cinq mois).Au fil des ans, il a été ministre de l\u2019Éducation (1984-1985), leader parlementaire, ministre des Ressources naturelles (1994-1996 et 2002-2003) ou président de l\u2019Assemblée nationale (fin 2008).C\u2019est lui qui a assuré l\u2019intérim à la tête du parti après le départ d\u2019André Boisclair.3-\tMarie Malavoy Ministre de i\u2019Education; ministre responsabie de ia région de ia Montérégie 64 ans, députée de Taiiion, La nouvelle ministre de l\u2019Éducation a été pro-fesseure de service social à l\u2019Université de Sherbrooke dans les années 70, et doyenne de la Faculté des lettres et sciences humaines entre 1988 et 1992.Élue dans Sherbrooke en 1994, elle avait aussitôt été nommée ministre de la Culture.poste duquel elle démissionnera deux mois plus tard, après avoir reconnu avoir voté frauduleusement à différentes élections (elle n\u2019avait pas la citoyenneté canadienne) .Battue par Jean Charest en 1998, M\u201c® Malavoy est revenue à l\u2019Assemblée nationale à la faveur d\u2019une élection partielle en 2006.Dans les dernières années, elle a notamment été critique matière d\u2019enseignement supérieur et d\u2019aide financière aux études.4-\tNicolas Marceau Ministre des Finances et de i\u2019Êconomie 48 ans, député de Rousseau Élu pour une première fois dans ime élection partielle \u2014 il prenait la relève de François Legault \u2014, Nicolas Marceau, im docteur en économie de l\u2019Université Queen\u2019s, est le seul économiste patenté de la députation péquiste.Avant de se lancer en pob-tique, il était professeru en sciences économiques à rUQAM.Critique en matière de finances depuis deux ans, ajoutant le développement économique à ses responsabilités dans la dernière année, il devenait im choix logique poru le poste de ministre des Finances.Ce n\u2019est pas le charisme qui l\u2019étouffe et ses inter vendons à l\u2019Assemblée nationale ont pu s\u2019avérer souvent lénifiantes et quelque peu obs-crues poru le prolane.Mais son affabilité sera sans doute un atout dans un contexte de gouvernement minoritaire.Déjà, son vis-à-vis de l\u2019opposition officielle, Rajunond Bachand, a vanté cette semaine sa corutoisie «qui détonne sur la relation qui existe à l\u2019Assemblée nationale».5-\tPierre Duchesne Ministre de i\u2019Enseignement supérieur, de ia Recherche, de ia Science et de ia Technoiogie; ministre responsabie de ia région du Centre-du-Québec 48 ans, député de Borduas Formé en jorunalisme, ce natif de Jonquière a été reporter à la radio et à la télé de Radio-Canada de 1987 à 2012.De 2005 à 2012, il a couvert la politique au brueau radiocanadien de la Tribune de la presse à Québec.Lorsque Québécor a mis Le Jorunal de Montréal en lockout, M.Duchesne était président de la Tribune de la presse.11 a alors convaincu ses collègues et le président de l\u2019Assemblée nationale de refriser l\u2019accréditation de journalistes de remplapement de Québécor tant que le lockout durait À Radio-Canada, il avait aspiré au poste de chef de bureau lorsque son ami et collègue Bernard Drainville a plongé en politique en 2007.11 a démissionna de Radio-Canada en juin parce que la société d\u2019État avait décidé de le muter à Montréal, ce qu\u2019il refrisait Avant d\u2019annoncer qu\u2019il se lançait en politique en juillet M.Duchesne avait soutenu qu\u2019il irait enseigner le journalisme à l\u2019Université Laval.11 est maintenant ministre des universités.Pierre Duchesne a consacré presque une décennie à l\u2019ancien chef du Parti québécois et premier ministre du Québec Jacques Parizeau, un homme qu\u2019il admire.6-\tNicole Léger Le cabinet de Ministre de ia Famiiie; ministre responsabie de ia région de Lavai et des Laurentides 57 ans, députée de Pointe-aux-Trembies Cette députée chevronnée \u2014 elle a été élue pour la première fois lors d\u2019une élection partielle en 1996 \u2014 est une alliée indéfectible de Pauline Marois.En 2004, Bernard Landry lui avait enlevé son poste de whip adjointe quand elle s\u2019était alliée à Pauline Marois pour réclamer une coruse à la chefferie.En 2005, elle avait joint le camp Marois dans la coruse à la direction du parti, que remportait André Boisclair.Nicole Léger a fait preuve d\u2019abnégation en cédant son siège à André Bois-clair en 2006.Elle est revenue arrx côtés de Pauline Marois quand celle-ci frit élue chef, en reprenant son siège lors d\u2019une élection partielle au printemps 2008.Lors de la contestation du leadership de la chef péquiste, Nicole Léger a tenu le fort à titre de whip.Comme ministre, Nicole Léger fut toujorus chargée de portefeuilles à caractère social.Lucien Bouchard l\u2019a nommée, en 1998, ministre déléguée à la Famille et à l\u2019Enfance, puis elle est devenue en 2001 ministre déléguée à la Lutte contre la pauvreté et l\u2019exclusion.7-\tStéphane Bergeron Ministre de ia Sécurité pubiique; ministre responsabie de ia région de i\u2019Outaouais 47 ans, député de Verchéres Stéphane Bergeron est un parlementaire d\u2019une grande expérience puisqu\u2019avant son élection en décembre 2005 dans une partielle en remplacement de Bernard Landry, il était député du Bloc québécois depuis 1993.Il cumule donc 19 ans à titre d\u2019élu, tant à la Chambre des Communes qu\u2019à l\u2019Assemblée nationale.Il détient une maîtrise en science politique, avec une spécialisation en relations internationales, de l\u2019Université Laval.Druant la crise qui a secoué le Parti québécois, il a cherché à ménager la chèvre et le chou.Il a aussi tenté un rapprochement avec Québec solidaire.Pauline Marois a choisi de ne pas le sanctionner poru ses quelques déclarations ambiguës sru son leadership.Stéphane Bergeron s\u2019est distingué comme porte-parole de l\u2019opposition officielle en matière de sécruité publique, dormant la réplique au ministre Robert Dutil et réclamant inlassablement pendant un an et demi une enquête publique sru l\u2019industrie de la construction.Il est passé ensuite aux affaires municipales.8-\tÉlaine Zakaïb Ministre déiéguée à ia Poiitique industrieiie et à ia Banque de déveioppement économique du Québec 63 ans, députée de Richeiieu 9-\tStéphane Bédard Ministre responsabie de i\u2019Administration gouver-nementaie; président du Conseii du trésor; ministre responsabie de ia région du Saguenay-Lac-Saint-Jean 44 ans, député de Chicoutimi Fils de Marc-André Bédard, ancien ministre du gouvernement Lévesque, Stéphane Bédard frit rm pilier au sein du caucus péquiste sru lequel Pau- line Marois a pu s\u2019appuyer drjrant la fronde orudie par certains de ses députés.Élu poru la première fois en 1998, cet avocat frit nommé leader parlementaire adjoint de l\u2019opposition officielle en 2003, whip du demdème groupe d\u2019opposition à compter de 2007, puis leader parlementaire en 2008, poste qu\u2019il a occupé jusqu\u2019au déclenchement des élections.Combatif, Stéphane Bédard a montré sa profonde connaissance de la procédrue parlementaire dont il n\u2019hésitait pas à se servir poru enquiquiner les adversaires.On l\u2019a vu porte-parole en matière de justice, mais srutout responsable de la réforme des institutions démocratiques.Il a été mêlé de près aux discussions entoruant la refonte de la carte électorale, discussions entre les partis qui se sont soldées par un échec.10-\tVéronique Hivon Ministre déiéguée à ia Santé pubiique et à ia Protection de ia jeunesse; ministre responsabie de ia région de Lanaudiére 42 ans, députée de Joiiette 11-\tBertrand St-Arnaud Ministre de ia Justice 54 ans, député de Chambiy Avocat et maître en scîence polîtique, ce Montréa-laîs a travaillé dans les années 80 à l\u2019Assemblée nationale et fait un passage éclair au cabinet du premier ministre Pierre Marc Johnson.Dans les années 2000, il a été chef de cabinet de Louise Beaudoin lorsque cette dernière était ministre des Relations internationales.Ancien chargé de coius au Département de science politique de l\u2019Université du Québec à Montréal, il a oeuvré comme avocat en pratique privée, notamment dans le cabinet Mondor Rougeau Lambert et Leborgne (2005-2008).Deprfis son élection en 2008, M.St-Arnaud s\u2019est montré fidèle à Pauline Marois et a occupé plusierus postes-clés de l\u2019opposition: leader parlementaire adjoinL porte-parole en matière de sécurité publique et porte-parole en matière d\u2019éthique et d\u2019accès à l\u2019information, entre autres.Il est im de ceux en Chambre qui ont réclamé le plus souvent une commission d\u2019enquête publique sru le milieu de la construction.Peu après la commission Basta-rache sru le processus de nomination des juges, M.St-Arnaud avait lancé ce qui suit: «Les seuls gagnants de ce gaspillage d\u2019argent [.], ce ne sont pas les Québécois, mais les avocats.» 12-\tRéjean Hébert Ministre de ia Santé; ministre responsabie de ia région de i\u2019Estrie 57 ans, député de Saint-François Choix naturel \u2014 et attendu \u2014 que celui de ce LE DEVOIR LE JEUDI 20 SEPTEMBRE 2012 A 3 ACTUALITES JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Pauline Marois médecin de famille comme ministre de la Santé.Spécialisé en gériatrie, Réjean Hébert a pratiqué auprès des personnes âgées à Sherbrooke.Au moment de son élection (après une tentative infructueuse en 2008), il enseignait à rUniversité de Sherbrooke et était chercheur au Centre de recherche sur le vieillissement (qu\u2019il a fondé en 1988).Ses recherches lui ont d\u2019ailleurs valu une solide réputation dans le milieu universitaire médical.M.Hébert s\u2019est notamment intéressé aux solutions permettant d\u2019améliorer l\u2019efficience du système de santé en prévenant la perte d\u2019autonomie des aînés.11 a agi comme coprésident de la consultation publique sur les conditions de vie des personnes âgées mise en place par le gouvernement Cha-rest.Son passage comme doyen de la Faculté de médecine de l\u2019UdeS (2004-2010) a été marqué par une controverse, alors qu\u2019il avait tenté de convaincre les professeurs de cette faculté de ne pas se syndiquer.13-\tDaniel Breton Ministre du Déveioppement durabie 50 ans, député de Sainte-Marie-Saint-Jacques C\u2019est à un militant environnementaliste très actif et coloré que Pauline Marois a confié mercredi l\u2019important ministère de l\u2019Environnement et du Développement durable.Très présent dans les médias (notamment comme chroniqueur auto-écolo au Devoir ou à Radio-Canada), Daniel Breton a cofondé le Parti vert du Québec et a milité auprès du Nouveau Parti démocratique fédéral (il a écrit une partie de sa plateforme environnementale) avant de se tourner vers le Parti québécois.11 a dirigé dans le passé L\u2019Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique.Ces dernières années, il était la voix de Maîtres chez nous \u2014 21® siècle, groupe qu\u2019il a fondé pour promouvoir l\u2019indépendance énergétique et la fin de la dépendance du Québec aux ressources fossiles non renouvelables.M.Breton a été aux premières lignes des combats contre les projets du Suroît, de Ra-baska, de Gentilly II ou des gaz de schiste.14-\tMartine Ouellet Ministre des Ressources natureiies 43 ans, députée de Vachon Ingénleure mécanique native de Longueuil, Martine Quellet a travaillé à Hydro-Québec pendant 18 ans.Elle conserve d\u2019ailleurs un lien d\u2019emploi avec la société qui pourrait être problématique compte tenu du portefeuille dont elle vient d\u2019hériter (qui en fait la ministre responsable d\u2019Hydro-Québec).Au sein d\u2019Hydro-Québec, elle a travaillé au réseau de distribution, elle a été conseillère en matière de coûts; conseillère en recherche et développement; chef des services techniques aux ^andes entreprises; chef de l\u2019efficacité énergétique aux grandes entreprises; responsable des ventes Mines, métallurgie et fabrication ; chef des projets spéciaux pour Hydro-Québec Production.Lorsqu\u2019elle était responsable des ventes, ,M\u201c® Quellet \u2014 aussi détentrice d\u2019un MBA de l\u2019Ecole des hautes études commerciales \u2014 a eu affaire entre autres aux compagnies minières et métallurgiques.Environnementaliste convaincue, elle a fondé le Comité environnement à Hydro-Québec.Elle a aussi milité au sein de l\u2019organisme Eau secours!, qu\u2019elle a présidé de 2008 à 2010.Elle a fait partie du club politique Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre.15-\tGaétan Lelièvre Ministre déiégué aux Régions; ministre respon-sabie de ia région de ia Gaspésie-îie-de-ia-Madeieine Député de Gaspé 16-\tDiane de Conrcy Ministre de i\u2019immigration et des Communautés cuitureiies; ministre responsabie de ia Charte de ia iangue française Députée de Crémazie Issue du milieu de l\u2019éducation, la présidente de la Commission scolaire de Montréal (depuis 12 ans) et du Mouvement pour une école moderne et ouverte (17 ans) était pressentie depuis longtemps pour faire le saut en politique.Elle hérite d\u2019un mandat délicat où son expérience de la communication publique sera utile: le Parti québécois a promis de déposer d\u2019ici trois mois une nouvelle Charte de la langue française, projet qui prévoit notamment l\u2019assujettissement des cégeps à la loi 101.17-\tAlexandre Cloutier Ministre déiégué aux Affaires intergouvernemen-taies canadiennes et à ia Gouvernance souverainiste; ministre responsabie de ia région de ia Côte-Nord et du Nord-du-Québec 35 ans, député de Lac-Saint-Jean Ce fort en thème détient deux maîtrises, la première en droit constitutionnel de l\u2019Université de Montréal et la seconde, en droit international public de l\u2019Université de Cambridge.Il a été élu pour la première fois aux élections du 26 mars 2007 dans une circonscription considérée comme une forteresse péquiste.Aux yeux de Pauline Marois, Alexandre Cloutier a le mérite de ne pas avoir joué de rôle dans la contestation larvée de son leadership, se rangeant sans équivoque aux côtés de la chef péquiste.Parlementaire qui a affiché beaucoup d\u2019aplomb dès son entrée à l\u2019Assemblée nationale, il a été pendant trois ans porte-parole en matière d\u2019affaires intergouvemementales canadiennes.Après un passage de sept ans aux relations avec les Premières Nations, il est devenu critique pour les relations internationales et la francophonie, responsabilité qu\u2019il a assumée pendant deux ans jusqu\u2019au déclenchement des élections.Il s\u2019est jntéressé aux relations du Québec avec les Etats-Unis au sein du Council of State Governments.18-\tJean-François Lisée Ministre des Reiations internationaies, du Commerce; ministre responsabie de ia région de Montréai et de ia Francophonie 54 ans, député de Rosemont Grosse vedette dans les milieux journalistique et politique québécois, Jean-François Lisée arrive à Québec précédé d\u2019une solide réputation : tout à tour \u2014 ou en même temps \u2014 journaliste (correspondant pour La Presse à Paris et à Washington dans les années 80, plus récemment blogueur et chroniqueur pour L\u2019actualité), auteur de nombreux essais et d\u2019une biographie controversée de Robert Bourassa, conseiller politique de Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Pauline Marois (on le présente souvent comme « l\u2019éminence grise » du PQ), directeur exécutif du Centre d\u2019études et de recherches internationales de l\u2019Université de Montréal, M.Lisée a porté plusieurs chapeaux et s\u2019est fait omniprésent dans le paysage médiatique québécois depuis une vingtaine d\u2019années.Parfaitement bilingue, il a reçu hier le mandat spécifique d\u2019agir comme interlocuteur avec la communauté anglophone québécoise.19-\tYves-François Blanchet Whip en chef 47 ans, député de Johnson 20-\tMaka Kotto Ministre de ia Cuiture 50 ans, député de Bourget Né au Cameroun, Maka Kotto s\u2019qst fait connaître comme acteur et humoriste.Elu à Qttawa en 2004 pour le Bloc québécois, il est passé au provincial en 2008.Il est le conjoint de l\u2019actuelle mairesse de Longueuil.Sa discrétion relative depuis son entrée en politique est inversement proportionnelle à sa cote de popularité, toujours haute.Il a maintenant le mandat de rapatrier les pouvoirs et les budgets fédéraux en matière de culture, un dossier défendu sans succès par le gouvernement Charest.21-\tSylvain Gaudreault Ministre des Transports; ministre des Affaires municipaies, des Régions et de i\u2019Occupation du territoire 42 ans, député de Jonquiére Elu en 2007, Sylvain (jaudreault détient un baccalauréat en histoire et un autre en droit.Il a été porte-parole en matière d\u2019énergie puis porte-parole pour l\u2019éducation primaire et secondaire.Le député s\u2019est distingué surtout sur les questions d\u2019énergie en critiquant Hydro-Québec pour son manque d\u2019ambition en ce qui a trait à l\u2019efficacité énergétique.D\u2019une façon générale, il a relevé que le gouvernement Charest n\u2019avait pas atteint les objectifs de sa politique énergétique.Notons que son travail parlementaire ne l\u2019a conduit à se pencher ni sur les questions d\u2019infrastructures routières ni sur les affaires municipales.Pendant quelques mois en 2008, il a été porte-parole en matière de développement régional et de décentralisation.Les recommandations à venir de la commission Charbonneau toucheront sans doute les deux ministères dont Sylvain Gaudreault est le titulaire.22-\tÉlizabeth Larouche Ministre déiéguée aux Affaires autochtones Députée d\u2019Abitibi-Est 23-\tPascal Bérubé Ministre déiégué au Tourisme 37 ans, député de Matane-Matapédia 24-\tBernard Drainville Ministre des institutions démocratiques et de ia Participation citoyenne; ministre responsabie de ia région de ia Mauricie 49 ans, député de Marie-Victorin Comme journaliste à la télévision de Radio-Canada, Bernard Drainville a notamment été correspondant à Qttawa, à Québec et en Amérique latine.Il a fait le saut en politique en février 2007.Bon communicateur et vulgarisateur, M.Drainville s\u2019est beaucoup investi dans la réflexion imposée par la crise qui a secoué le PQ à l\u2019été 2011.Au début de 2012, il disait craindre la disparition du PQ, à moins d\u2019un «méchant coup de barre».La « consultation citoyenne » qu\u2019il a menée a notamment abouti à la proposition de créer des référendums d\u2019initiative populaire \u2014 idée qui a été inscrite au programme du parti en janvier 2012 et qui a provoqué des remous pendant la campagne électorale.M.Drainville aura notamment le mandat de faire adopter la Charte de la laïcité et le projet d\u2019élections à date fixe.25-\tMarjolain Dufour Président du caucus 53 ans, député de René-Lévesque Texte rédigé par Guillaume Bourgault-Côté, Antoine Robitaille et Robert Dutrisae Éducation : des choix qui font l\u2019unanimité JESSICA NADEAU La division du ministère de l\u2019Éducation, de même que le choix de Pierre Duchesne à l\u2019enseignement supérieur et de Marie Malavoy pour les niveaux primaire et secondaire semble faire l\u2019unanimité.«Nous sommes contents de voir que Pierre Duchesne prend le ministère de l\u2019Enseignement supérieur», a soutenu Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) après le dévoilement du nouveau cabinet de Pauline Marois mercredi.«Nous avions déjà fait sa rencontre, car il était venu présenter les politiques péquistes en matière d\u2019éducation lors du congrès de la FEUQ en août dernier.Et déjà, nous pouvions voir un changement d\u2019attitude palpable.» Elle précise qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une «belle surprise» et qu\u2019une rencontre avec le nouveau ministre devrait avoir lieu dans les prochains jours.Quant à la nomination de Marie Malavoy, elle affirme avoir «hâte» de voir les réalisations d\u2019une ministre «issue du milieu de l\u2019éducation».Du côté de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Éliane Laberge ne cachait pas son enthousiasme concernant la place symbolique que tiendra son prédécesseur Léo Bureau-Blouin.«C\u2019est une véritable cassure avec l\u2019ancien gouvernement.Ça fait plaisir de voir ce nouveau gouvernement qui montre une volonté de remercier les jeunes et de les inclure dans la politique.» Èlle croit que la division des deux ministères et «une bonne chose», car il devenait «absurde» de gérer deux dossiers abordant des réalités aussi différentes au sein d\u2019un même ministère.Elle aussi applaudit l\u2019arrivée de Marie Malavoy, avec qui elle devrait travailler pour l\u2019arrimage entre le secondaire et le cégep.Commissions scolaires Du côté de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), on se réjouit de l\u2019importance qui sera accordée à l\u2019éducation par le nouveau gouvernement péquiste.«NP\u201d Marois a dit que l\u2019éducation allait être une grande priorité, elle ne pouvait donc pas nommer à ce poste un ministre sans expérience et sans connaissance du réseau», estime Josée Bouchard, la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), qui salue l\u2019arrivée de Marie Malavoy.Josée Bouchard accueille également avec plaisir la nomination de l\u2019ancienne présidente de la Commission scolaire de Montréal, Diane de Courcy, au poste de ministre à l\u2019Immigration.«Nous avons un dossier qui représente un enjeu de taille pour notre réseau, qui est celui de la francisation.M\u201d® de Courcy est la personne tout indiquée pour mener à bien ce dossier, venant de la commission scolaire qui donne le plus de services de francisation au Québec.» Même la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) a soutenu que M\u201d® Malavoy était «un atout pour le milieu de l\u2019éducation».Le Devoir Les écologistes se pincent LOUIS-GILLES ERANCŒUR Les groupes écologistes québécois, du moins la plupart, se pinçaient hier pour s\u2019assurer qu\u2019ils ne rêvaient pas avec la nomination de deux ministres issus du milieu écologiste québécois.Martine Quellet, nommée aux Ressources naturelles, est une ancienne présidente du groupe Eau Secours!, qui a milité contre la privatisation des services municipaux et les faibles redevances sur l\u2019eau.Daniel Breton, à l\u2019Environnement, est un fondateur de la Coalition vers Kyoto, initiateur de la première grande manifestation écologiste contre le Suroît et défenseur d\u2019une plus juste répartition des fonds gouvernementaux entre les groupes.De plus, soulignaient plusieurs leaders écologistes, le tandem Quellet-Breton mettra fin à des années de rivalités entre les deux ministères.Enfin, Scott McKay, l\u2019ancien chef du Parti vert, devient responsable des parcs et surtout de la faune, qui est réintégrée à l\u2019Environnement après des années d\u2019errance.Certains qui ont eu des Jrictions notoires avec Daniel Breton, comme Équiterre ou le Regroupement national des conseils régionaux de l\u2019environnement (RNCREQ), mettaient diplomatiquement l\u2019accent sur les engagements du PQ dans les dossiers chauds.Le porte-parole d\u2019Équiterre, Steven Guilbeault, soulignait hier la «longue feuille de route» en environnement du ministre Breton.Mais, la semaine dernière, dans une réunion du groupe Action Climat, un des représentants d\u2019Equiterre émettait devant tous des réserves sur sa capacité de piloter un ministère.Du côté du RNCREQ, le directeur général, Philippe Bourke, reconnaissait avoir eu des différents «sur les stratégies» avec Daniel Breton, mais, disait-il, jamais sur les objectifs environnementaux.Au Conseil patronal de l\u2019environnement, la présidente, Hélène Lauzon, tout en louant «l\u2019expérience et la connaissance des dossiers» des deux ministres, ajoutait: «On va devoir collaborer avec eux.On leur fera part de la réalité des entreprises.» Le Devoir Lire aussi > L\u2019équipe économique du gouvernement Marois.Les gens d\u2019affaires disent nager dans l\u2019incertitude.Page B 1 A 4 LE DEVOIR LE JEUDI 20 SEPTEMBRE 2012 ACTUALITES JACQUES NADEAU LE DEVOIR La juge France Charbonneau COMMISSION CHARBONNEAU « C\u2019est le système qui est le problème » Pour une experte italienne, ce sont les failles du système plutôt que la mafia qui expliquent la corruption et la collusion LIA LEVESQUE La criminologue spécialisée sur la mafia italieuue Va-leutiua Teuti a termiué sou té-moiguage devaut la commis-siou Charbouueau mercredi, saus vraimeut aborder la ques-tiou de la préseuce du crime orgauisé daus l\u2019iudustrie de la coustructiou au Québec.Coutre-iuterrogée à ce sujet par l\u2019avocat de l\u2019Associa-tiou de la coustructiou du Québec, M'\" Dauiel Roche-fort, M™'\" Teuti a refusé d\u2019aborder la questiou du Québec, bieu que sou travail eu cours à l\u2019Uuiversité de Moutréal porte eu partie sur le thème de la perceptiou de la mafia par la commuuauté italieuue d\u2019ici.Elle a iudiqué qu\u2019elle s\u2019affairait eucore à valider la collecte de douuées qu\u2019elle a effectuée et que sa recherche effectuée daus le cadre de ses études postdoctorales ue serait pas termiuée avaut le mois de décembre.«En tant que chercheuse, ce que je dis doit être basé sur des données précises, pas des opinions», a-t-elle expliqué.Mme q'0nti détieut uu doctorat eu crimiuologie et a fait des recherches sur le phéuomèue de la mafia italieuue et de sou iufiltratiou de l\u2019écouomie légale, uotammeut la coustructiou.Elle a témoigué toute la jouruée mardi et était coutre-iuterrogée mercredi.De plus, par la voie de la procureure de la commissiou.M'\" Souia Lebel, l\u2019Ordre des iugéuieurs a teuté de savoir de M™'\" Teuti si les firmes d\u2019iugéuieurs et d\u2019architectes eu Italie avaieut été iufiltrées par la mafia.Mme q'0nti a répoudu qu\u2019il ue fallait pas se boruer à ue regarder que la mafia, mais aussi les comportemeuts de collusiou et de corruptiou, et qu\u2019à ce chapitre, ces profes-siouuels eu Italie pouvaieut égalemeut être coucerués, saus être iufiltrés par la mafia.Failles exploitées Tout au loug de sou témoi-guage, M™'\" Teuti a couseillé à la commissiou de ue pas s\u2019attarder seulemeut à la préseuce ou pas de la mafia, mais aux comportemeuts de collusiou, de corruptiou, aux failles du système qui sout exploitées par certaiues persouues, quelles qu\u2019elles soieut.«Cest le système qui est le problème», a-t-elle témoigué.Par ailleurs, celui qui devait témoiguer par la suite, le policier Mike Ammato, de la police de York, à Torouto, u\u2019était pas dispouible, a auuoucé la procureure de la commissiou, M'\" Souia Lebel.La commissiou a doue ajourué ses travaux jusqu\u2019à jeudi matiu.Eu plus d\u2019euteudre M.Ammato, la juge Erauce Charbouueau et le commissaire Re-uaud Lachauce euteudrout jeudi les différeutes requêtes des avocats.La Presse canadienne m STACARO \u2014 AMBIANCE EUROPÉENNE \u2014 MOBILIER & DÉCORATION GRANDE VENTE D\u2019ENTREPÔT de 50 à 70% Vendredi 21 septembre 10h-19h Samedi 22 septembre 10h-17h stacaro.com 8639, Chemin Dalton, Ville Mont-Royal H4T 1V5 514.341.8778 REFORME DES PENSIONS DES DEPUTES Le dilemme de l\u2019opposition HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Est-il préférable de voter contre une mesure législative qu\u2019on approuve ou de voter pour une mesure qu\u2019on réprouve?Voici le dilemme auquel seront probablement confrontés les partis d\u2019opposition à Ottawa, alors que le gouvernement conservateur semble prêt à inclure la réforme du régime de pension des députés dans son prochain projet de loi budgétaire mammouth pour forcer l\u2019acceptation de ce dernier.Ottawa s\u2019est engagé dans le dernier budget à réformer le régime de pensions des députés fédéraux, de manière à ramener de 14% à 50% la contribution personnelle de l\u2019élu à son régime de pension.Des rumeurs font état d\u2019un rehaussement possible de l\u2019âge d\u2019admissibilité aux prestations de 55 à 65 ans et du nom- bre d\u2019années de service nécessaires de six à huit ans.Les trois partis d\u2019opposition appuient le dégraissage du régime, mais tout indique qu\u2019ils ne pourront pas signifier cet appui par un vote distinct à la Chambre des communes.«Je mets au défi le premier ministre de s\u2019engager aujourd\u2019hui [mercredi] à ce que cette réforme soit présentée dans un projet de loi indépendant qui n\u2019est pas mélangé avec d\u2019autres, comme le C-38, de manière à ce que les libéraux puissent voter en faveur sans équivoque», a lancé Marc Carneau à la Chambre des communes.Le gouvernement n\u2019a pas pris cet engagement.En point de presse, les libéraux ont dit qu\u2019ils prendraient tous les moyens disponibles pour bien indiquer leur appui à la réforme.Zélés, ils affirment qu\u2019ils l\u2019appuieront, quelle qu\u2019en soit la forme.Du côté néodémocrate, on se montre plus prudent en refusant de dire si on appuie l\u2019idée d\u2019un resserrement de la générosité des pensions des députés.On estime que les élus sont en «conflit d\u2019intérêts» pour décider de leurs pensions et qu\u2019un panel de personnes indépendantes devrait décider de ces questions.Le Bloc québécois ne croit pas qu\u2019il soit nécessaire de prendre de telles précautions.«C\u2019est toujours délicat de voter nos salaires et nos conditions de travail, qui sont excellentes.Mais si c\u2019est seulement de dire qu\u2019on va avoir des pensions équivalentes à ce qui se fait dans le domaine public, je ne pense pas qu\u2019on a nécessairement besoin d\u2019un comité externe pour se pencher là-dessus», explique André Bellavance.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Philippe Couillard et Michel Kelly-Gagnon ont débattu de la place du privé en santé.Couillard laisse planer le doute L\u2019ex-ministre dit s\u2019ennuyer « de faire une contribution au Québec » JEANNE CORRIVEAU Tant que les règles de la course à la chefferie du Parti libéral du Québec (PLQ) ne seront pas connues, Philippe Couillard demeurera discret sur ses intentions.L\u2019ancien ministre québécois de la Santé a affirmé mercredi qu\u2019il poursuivait sa réflexion, mais le poste de chef du PLQ l\u2019intéresse, a-t-il reconnu.Les ambitions politiques de Philippe Couillard font peu de doutes, mais pressé de questions lors d\u2019un point de presse tenu en marge d\u2019un débat sur le système de santé québécois, l\u2019ancien ministre est demeuré peu loquace.«Je vais seulement dire que j\u2019ai de l\u2019intérêt et que j\u2019ai reçu des appuis», a-t-il dit.S\u2019ennuie-t-il de la politique ?Il hésite avant de répondre: «Je m\u2019ennuie de faire une contribution au Québec.» Et avant d\u2019annoncer sa décision, Philippe Couillard a dit vouloir attendre que le PLQ statue sur les modalités de la course à la chefferie.Devenu consultant au fonds de capital investissement Persistence Capital Partners, M.Couillard poursuit ses activités comme membre du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS), un organisme chargé de surveiller les services secrets canadiens \u2014 et autrefois présidé par Arthur Porter, ex-directeur général du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).C\u2019est une «contribution faite à titre de citoyen», a soutenu l\u2019ancien ministre.M.Couillard est également conseiller du ministre de la Santé d\u2019Arabie Saoudite, où des réformes du système de santé ont été entre- prises.Cette fonction requiert qu\u2019il s\u2019y rende «trois jours par année», a-t-il dit.Public contre privé Philippe Couillard a tenu ces propos à la suite d\u2019un débat qui l\u2019opposait à Michel Kelly-Gagnon, le président de l\u2019Institut économique de Montréal, sur la place du privé dans le réseau hospitalier.M.Couillard s\u2019est posé en défenseur d\u2019un système public alors que M.Kelly-Gagnon a vanté les bienfaits qu\u2019un rôle accru du privé aurait sur le réseau de la santé québécois.«Pendant trop longtemps, les Québécois ont accepté l\u2019inacceptable», a soutenu M.Kelly-Gagnon en évoquant les délais d\u2019attente indus dans les urgences.«Que ce soit en partenariat public-privé ou en réorganisation du système, il faut qu\u2019on exige que ce genre de situation change très rapidement.Nous, on pense que c\u2019est avec plus de liberté de choix et de concurrence qu\u2019on va y arriver», a-t-il dit A titre d\u2019exemple, tout citoyen devrait pouvoir contracter une assurance privée s\u2019il le désire, comme au Danemark ou en Suède, a plaidé M.Kelly-Gagnon.Avant d\u2019appliquer au Québec des modèles provenant de l\u2019étranger, il faut tenir compte du contexte, a rétorqué Philippe Couillard.«Personnellement, je demeure convaincu que l\u2019idéal, c\u2019est un système public de santé avec un payeur public unique.C\u2019est ce qu\u2019il y a de plus efficace et le plus facile à gérer», a-t-il expliqué.Un certain partenariat avec le secteur privé peut être bénéfique, a-t-il tout de même admis.Le Devoir ECONOMIE Mulcair s\u2019en prend à Harper MARIE VASTEL Correspondante parlementaire à Ottawa Le chef du NPD a gardé le cap avec la rentrée parlementaire, tentant de se présenter comme le champion de l\u2019économie et accusant en revanche le premier ministre d\u2019avoir un piètre bilan en la matière.Accusant Stephen Harper d\u2019avoir «continué à jouer à l\u2019autruche», Thomas Mulcair le somme maintenant de rencontrer ses homologues provinciaux pour discuter économie.«Nous allons demander explicitement à Stephen Harper d\u2019accepter, pour une fois, d\u2019assumer ses responsabilités et de travailler avec les autres gouvernements du pays pour bâtir une économie équilibrée pour le XXL siècle», a lancé M.Mulcair dans son premier discours de la rentrée mercredi.Une motion en faisant la demande sera présentée par les néodémocrates jeudi, pour leur journée d\u2019opposition.Le libellé souligne que l\u2019économie canadienne demeure fragile et les néodémocrates appellent les paliers de gouvernement à travailler de pair pour y faire face, en sommant M.Harper de participer au sommet sur l\u2019économie organisé par le Conseil de la fédération en novembre.Sans surprise, au bureau du premier ministre, on a réitéré le refus offert une première fois cet été aux premiers ministres provinciaux lorsqu\u2019ils avaient invité M.Harper.Un porte-parole a r& pliqué que M.Harper rencontrait ses homologues «sur une base régulière pourparler de nos priorités, soit l\u2019économie et la création d\u2019emplois», arguant qu\u2019il y a eu 74 rencontres depuis 2006.La dernière réunion de groupe remonte cependant à 2009.Les libéraux devraient appuyer la motion néodémocrate.Les bloquistes estiment quant à eux qu\u2019il ne revient pas à un parti fédéral d\u2019exhorter les provinces à faire quoi que ce soit Le Devoir Ottawa défend la validité de ses lois Ottawa \u2014 Le gouvernement conservateur a indiqué mercredi qu\u2019il défendra jusqu\u2019en Cour suprême du Canada, s\u2019il le faut, la constitutionnalité de sa loi sur les récidivistes, invalidée mardi.«Notre gouvernement conservateur ira au besoin jusqu\u2019au plus haut tribunal du pays pour défendre énergiquement le caractère constitutionnel de cette loi.Nous avons agi pour protéger les communautés canadiennes contre des récidivistes qui commettent des crimes violents et des délits de nature sexuelle», a déclaré le ministre de la Justice, Rob Nicholson.La loi invalidée en question, adoptée en 2008, renversait le fardeau de la preuve dans le cas de récidivistes.Après trois verdicts de culpabilité pour crimes violents ou à caractère sexuel, il revenait à ces personnes de démontrer qu\u2019elles ne méritaient pas d\u2019être déclarées «criminels dang^ reux» \u2014 ce qui conduit à une peine d\u2019emprisonnement à durée indéterminée.La Cour supérieure de l\u2019Ontario a jugé que ce renversement de la preuve imposait un fardeau trop lourd aux accusés et violait leurs droits fondamentaux.Le Devoir Victoire des parents de i\u2019écoie Sainti Louis-de-Gonzague La Commission scolaire de Montréal (CSDM) a annulé sa décision concernant l\u2019école Saint-Louis-d^Gonzague: il n\u2019y aura pas de fermeture d\u2019un groupe du premier cycle, donc pas de classe combinée de E'\" et 2^ année.Une victoire pour de nombreux parents qui s\u2019étaient opposés à ce remaniement survenu trois semaines après le dA but de la rentrée.La CSDM explique sa volte-face par des failles dans le processus de prise de décision, ce qui a eu pour effet de «détériorer» le climat de l\u2019école.«La gestion des étapes pour sa mise en place a pris davantage de temps que souhaité, la communication avec les parents aurait pu être plus efficiente, l\u2019organisation scolaire n\u2019a pas été prête», peut-on lire dans une lettre acheminée aux parents.Le Devoir D Lire aussi > Une version iongue sur ledevoir.com LE DEVOIR LE JEUDI 20 SEPTEMBRE 2012 A 5 ACTUALITES RAPPORT DU VERIFICATEUR GES : Québec fait piètre figure ISABELLE PORTER à Québec La Ville de Québec se fait taper sur les doigts par le vérificateur pour sa piètre performance en réduction des gaz à effet de serre.Dans son dernier rapport, François Gagnon souligne qu\u2019elle n\u2019a réalisé que 21% de ses objectifs en 2010.Les émissions avaient alors baissé de 12675 tonnes, loin sous la cible de 60629 tonnes.Pis encore, les progrès réalisés ne découlaient pas de ses efforts, mais étaient «principalement liés à l\u2019atténuation naturelle» des émissions de biogaz au site d\u2019enfouissement de Saint-Tite-des-Caps.Le Plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre de la Ville date de 2004.Plus de 80% de la réduction visait le site de Saint-Tite, et 11% le Réseau de transport de la capitale (RTC).La performance de l\u2019incinérateur est également montrée du doigt, mais son impact est moindre.Le vérificateur relève une série de défaillances au site de Saint-Tite: mauvais fonctionnement de la torchère, réseau de captation non étanche, etc.11 ajoute que le contrat donné au sous-traitant «donnait peu de droit de regard à la Ville».Du côté du RTC, non seulement les émissions de GES n\u2019ont pas diminué, mais elles ont augmenté ces dernières années.Toujours selon le vérificateur, on aurait omis de tenir compte de l\u2019augmentation du parc d\u2019autobus dans les scénarios de réduction.Pour le conseiller de l\u2019opposition Yvon Bus-sières, ces constats sont alarmants.«Il y a vraiment une lumière rouge qui s\u2019allume au niveau de l\u2019environnement.On a 21 %.C\u2019est un échec.» Outre l\u2019environnement, le vérificateur s\u2019attarde notamment au fait que Québec est parmi les villes les plus endettées.11 ajoute toutefois que cela découle des investissements massifs dans les infrastructures qui pourraient se révéler avantageux à long terme.Enfin, la Ville s\u2019est dotée selon lui d\u2019un bon plan de gestion de la dette qui suit les recommandations formulées par son prédécesseur, il y a quelques années.Le Devoir MONTREAU Voitures vertes : des objectifs modestes BRIAN MYLES > administration Tremblay a dévoilé mercredi de mo-estes objectifs pour se doter \u2019un parc de voitures vertes.D\u2019ici 2015, la Ville compte remplacer 300 voitures par des sous-compactes écoénergé-tiques et 65 fourgonnettes énergivores par des modèles à diesel ou biodiesel.Pour le reste de 2012, elle fera l\u2019acquisition de 12 véhicules électriques dans le cadre d\u2019un projet pilote.«Nous voulons intégrer progressivement des véhicules plus énergétiques.Il est important pour nous de continuer à montrer l\u2019exemple pour réduire les gaz à effets de serre», a dit le vice-président du comité exé- cutif, Richard Deschamps, lors du dévoilement de la Politique verte du matériel roulant pour la période 2012-2015.L\u2019administration Tremblay vise une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 30% d\u2019ici 2020 sur tout le territoire par rapport à l\u2019année de référence 1990.Projet Montréal doute fort que l\u2019objectif soit atteint avec des mesures aussi timides.«C\u2019est de la poudre aux yeux! Quand je lis le communiqué de presse, je me dis que c\u2019est de la désinformation», a dit Marc-André Ga-doury, conseiller de Projet Montréal dans l\u2019arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie.La flotte montréalaise est composée de 1852 poids lourds et 5011 voitures, pour un total de 6863 véhicules.«Douze voitures électriques sur 7000, ce n\u2019est pas un gros objectif», raille M.Gadoury.La chef de l\u2019opposition officielle, Louise Harel, s\u2019est montrée moins cinglante.« C\u2019est intéressant, c\u2019est indéniable.Les hybrides et l\u2019électrification, c\u2019est la voie de l\u2019avenir», a-t-elle dit.La chef de Vision Montréal rappelle toutefois que l\u2019administration Tremblay avait intégré le matériel roulant dans ses grands chantiers d\u2019optimi-satjon des services en 2010.À cet égard, les économies promises ne se sont pas matérialisées, estime M\u201c® Harel.Le Devoir JACQUES NADEAU LE DEVOIR Uéclosion de légionellose a causé à ce jour la mort de 13 personnes à Québec.Légionellose : la CSQ assure qu\u2019elle n\u2019a pas été négligente ISABELLE PORTER à Québec La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a été très «surprise» d\u2019apprendre que ses installations étaient responsables de l\u2019éclosion de légionellose mercredi.Elle assure qu\u2019elle n\u2019a pas été négligente dans l\u2019entretien de ses tours de refroidissement.«On n\u2019avait aucune raison de croire qu\u2019on pouvait avoir des bactéries dans notre système», a expliqué le secrétaire-trésorier du Syndicat, Daniel B.Lafrenière.La CSQ, explique-t-il, fait appel à un sous-traitant, State Chemicals, «pour les produits chimiques» utilisés dans ses tours de refroidissement.Elle mène aussi des inspections mensuelles et ses employés font des vérifications.«On a du personnel en interne qui s\u2019occupe de l\u2019entretien et du nettoyage de ces systèmes-là.C\u2019est régulièrement visité, régulièrement entretenu.D\u2019où notre surprise», a-t-il affirmé.La Direction de santé publique révélait mercredi que la tour de refroidissement à l\u2019origine de l\u2019éclosion de légionellose se trouvait sur le toit de l\u2019immeuble du syndicat situé au 320 rue Saint-Joseph, dans le quartier Saint-Roch.L\u2019immeuble qui porte le nom de Place Jacques-Cartier est la propriété de la CSQ à l\u2019exception de la bibliothèque Gabrielle-Roy, dont le propriétaire est la Ville de Québec.«On n\u2019a aucune responsabilité », a souligné hier le porte-parole de la Ville, Jacques Perron, en soulignant que la CSQ était responsable de l\u2019entretien de l\u2019immeuble.«On n\u2019a rien à dire sur comment s\u2019est géré.» La tour de refroidissement en question a été fermée mardi soir, quelques heures après que la DSP eut pu l\u2019associer à la bactérie.Les représentants de la DSP ont souligné que les résidants des environs et les gens qui y travaillent n\u2019ont rien à craindre.«Il n\u2019y a aucune raison de freiner ses activités dans le secteur, a souligné la médecin-conseil Isabelle Goupil-Sormany.Je tiens à rappeler que les résultats témoignent d\u2019une situation qui avait lieu il y a trois semaines.» La tour de la CSQ fait partie des installations qui ont subi un traitement-choc de nettoyage les 21 et 28 août dernier.La DSP est convaincue que cette tour est en cause parce qu\u2019elle répond à trois conditions.Elle contenait une quantité très importante de légionelle (plus d\u2019un million de bactéries par litre) , le profil génétique de ces bactéries est le même que celui des malades et elle est située dans le secteur d\u2019où proviennent la plupart d\u2019entre eux.Depuis le début de l\u2019éclosion, la légionellose a fait 180 malades, et 13 morts.Le Devoir 1 Chaque jour, je constate l\u2019effet positif de l\u2019exploitation des J sables bitumineux sur les collectivitéslla,^ En tant que responsable des relations avec les collectivités, je constate à quel point l\u2019argent perçu des impôts et des redevances des compagnies qui exploitent les sables bitumineux peut faire une différence.Cet argent finance le développement des communautés : les parcs, les hôpitaux, les écoles et les programmes sociaux.Je dis à tout le monde que je rencontre à quel point l\u2019exploitation des sables bitumineux a un effet positif sur les collectivités.e Choisie Klassen Relations avec les collectivités Compagnie Pétrolière Impériale L\u2019énergie qui profite à tous ies Canadiens.AC PP Un message des producteurs canadiens de sables bitumineux.Sablesbitumineuxmaintenant.ca L\u2019Association canadienne des producteurs pétroiiers (ACPP) représente des sociétés membres, y compris les exploitants des sables bitumineux, qui produisent plus de 90 pour cent du gaz naturel et du pétrole brut au Canada.ASSOCIATION CANADIENNE DES PRODUCTEURS PÉTROLIERS A 6 LE DEVOIR LE JEUDI 20 SEPTEMBRE 2012 EDITORIAL GOUVERNEMENT MAROIS Ambitieux Pauline Marois est maintenant la première ministre du Québec.Première femme à occuper ce poste au Québec, elle a présenté hier aux Québécois un gouvernement qui tant par sa composition que par son mandat se veut résolument ambitieux.Trop ?Il faut poser la question.E 2-X Bernard Descôteaux n formant son cabinet, la nouvelle première a voulu d\u2019abord manifester une volonté de faire les choses autrement.Elle a ainsi changé la structure même de plusieurs ministères, tantôt en divisant les responsabilités, tantôt en les regroupant, cela dans un souci d\u2019efficacité et de cohérence qu\u2019on retrouve souvent lorsqu\u2019une nouvelle équipe de dirigeants s\u2019installe au pouvoir.C\u2019est ce qu\u2019avait fait René Lévesque en 1976 en créant un comité des priorités regroupant plusieurs superministres.Elle crée pour sa part quatre comités correspondant à autant de priorités : prospérité, solidarité, identité et Montréal.Il y a peu à dire de ces changements organisationnels dans la mesure où ils faciliteront l\u2019atteinte de résultats.À chacun sa façon de travailler.Partager les responsabilités du ministère de l\u2019Éducation entre deux ministres, un à l\u2019Éducation, l\u2019autre à l\u2019Enseignement supérieur, la Recherche et la Science manifeste l\u2019importance qui est accordée à ce dernier secteur.La décision sera bien accueillie par les milieux universitaires.Bien réfléchie semble être la distribution des rôles et des mandats en matière de développe-_ ment économique et de finances publiques.Se ^\tretrouveront au sein du Comité ministériel de la prospérité des ministères comme les Einances, le Développement économique (rebaptisé Poli-tique industrielle), le Développement durable, .\t- J-x i V les Ressources naturelles, l\u2019A^culture, le Com- merce extérieur.On a tant dit que l\u2019économie et les finances seraient le maillon faible du nouveau gouvernement que Madame Marois a voulu donner un signal de sa volonté non seulement de mettre de l\u2019ordre dans les finances publiques, mais aussi de stimuler le développement économique.Ce groupe de ministres sera sans doute le plus influent du gouvernement.Il en est autrement du choix d\u2019accorder la responsabilité des Affaires municipales et des Transports à un seul titulaire.On peut y voir de la cohérence des actions gouvernementales pour faire le ménage dans les processus d\u2019appels d\u2019offres et d\u2019octroi des contrats publics.La tâche qu\u2019aura Sylvain Gaudreault est énorme.En plus de s\u2019occuper des problèmes de collusion, il lui faudra mettre en place de nouvelles politiques en matière de transport des personnes et des marchandises.Il y a ici un risque certain, d\u2019autant plus que d\u2019autres députés auraient pu obtenir des responsabilités plus importantes.C\u2019est le cas de Véronique Hivon, qui aurait pu avoir mieux que le titre de ministre déléguée à la Santé publique et à la Protection de la jeunesse.Plus importants que les changements de structure sont les mandats que la première ministre a attribués à chacun de ses ministres.Des mandats qui sont conformes aux engagements électoraux du Parti québécois : révision du rôle de la Caisse de dépôt et placement, relance de l\u2019industrie manufacturière, mise en ordre des finances publiques, souveraineté énergétique, rapatriement des pouvoirs et des budgets en matière de culture et de communications, politiques d\u2019intégrité et bien d\u2019autres.Par là.Madame Marois voulait sans doute manifester sa volonté d\u2019être un gouvernement d\u2019action et de ne pas se laisser arrêter par son statut de gouvernement minoritaire.Poser ainsi ses ambitions, c\u2019est pour elle une façon de rendre d\u2019avance responsables les partis d\u2019opposition de ne pouvoir toutes les atteindre et de préparer ainsi le terrain à la prochaine élection.Néanmoins, il lui faudra démontrer que son gouvernement mérite d\u2019être majoritaire.En dépit des circonstances actuelles, il lui faut incarner ce gouvernement qui fait avancer le Québec qu\u2019elle dit vouloir être.MÉDIAS Pourquoi provoquer ?a provocation est un argument commercial puissant dans la sphère médiatique.C\u2019est pourquoi elle est abondamment utilisée : la saga des seins nus d\u2019une princesse royale en est un exemple récent.J Dans le même registre, mais autrement plus tendancieux, il faut ajouter la décision d\u2019une station de radio montréalaise de diffuser mercredi, à l\u2019heure même où Pauline Marois présentait son premier cabinet, des extraits d\u2019un entretien avec le présumé auteur de l\u2019attentat du Métropolis, qui a fait un mort, bouleversé le Québec et coupé court à la joie de la victoire de la nouvelle première ministre.Il y a bien des manières de s\u2019acharner contre quelqu\u2019un, et Richard Bain, qui a contacté lui-même mercredi des stations de radio, ne posait ^\tgeste innocent.La décence aurait été, du ».\tCJAD, de se méfier de cet appel im- ' jg pj-omptu et de ne pas en rajouter par une diffu-V\tsion à une heure chargée politiquement.Autant ¦\td\u2019insensibilité fait jaser sur le coup, mais est Josée\taussi risquée.Le pouvoir du consommateur, Boileau\tc\u2019est d\u2019aller voir ailleurs.C\u2019est cette absence de choix qui vient brouiller les repères dans l\u2019autre provocation de la semaine, celle des caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo.Officiellement, l\u2019hebdomadaire français rétorque ainsi aux violents dérapages qui ont cours dans le monde musulman depuis qu\u2019on a appris l\u2019existence d\u2019un obscur navet cinématographique américain qui s\u2019en prend au prophète.Mais c\u2019est aussi une occasion d\u2019affaires.En 2006, quand Charlie Hebdo avait repris les caricatures de Mahomet publiées dans un quotidien du Danemark, son tirage habituel de 60000 exemplaires avait atteint 600000.En 2012, c\u2019est encore un bon coup à tenter.En temps normal, les musulmans qui voient là un blasphème n\u2019auraient qu\u2019à ignorer l\u2019hebdomadaire; le débat, lui, porterait sur la qualité même des caricatures de Charlie Hebdo ou leur pertinence.Et de toute manière, nul ne se surprendrait d\u2019une caricature de Mahomet, car il y aurait régulièrement droit dans une foule de médias ! Mais tout cela est impossible depuis que l\u2019islam a été pris en otage par les islamistes.Ce n\u2019est pas de religion dont il est ici question, mais de politique de la terreur.La seule réponse possible aux menaces c\u2019est de «décider de ne pas avoir peur», disait mardi Salman Rushdie, ciblé depuis 1989 par les islamistes, en présentant son autobiographie.C\u2019est pourquoi un seul constat s\u2019impose : si même Charlie Hebdo, dont la pro-voc est la marque de commerce, n\u2019ose plus caricaturer Mahomet, qui donc le fera?Tant qu\u2019on pourra se poser cette question, les débats sur la décence ou la justesse d\u2019un moment de publication de-vronf hélas, passer au second plan.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO MARO'Ç\tSon CARîNfT.VoîfNTiei II?LETTRES L\u2019illusion libérale Le Parti libéral du Québec n\u2019est pas mort! Alors que les sondages le plaçaient bon dernier avant les élections du 4 septembre dernier, le nombre de députés élus a été plus important que prévu.Les raisons pour expliquer ce décalage ont été maintes fois évoquées : prime à l\u2019urne, efficacité de la machine électorale libérale, insatisfaction moins importante que prévue à l\u2019égard du gouvernement sortanf etc.J\u2019aimerais proposer une autre lecture des mêmes résultats.Cette année, le PLQ a obtenu 31 % du vote populaire.Il faut souligner qu\u2019il s\u2019agit de son plancher historique en 40 ans.Même lors de la vague du Parti québécois en 1976, il avait récolté 33% d\u2019appui.Dit autrement, les libéraux n\u2019ont jamais été si peu populaires auprès des Québécois et des Québécoises.Dès lors, j\u2019aimerais modestement rappeler aux libéraux qu\u2019ils doivent une grande partie de leur nombre surprenant de sièges à la structure de notre système électoral.Si un autre mode de scrutin avait été en place, fût-il proportionnel ou préférentiel, ils auraient réalisé leur pire résultat électoral depuis des générations.En ce sens, il serait opportun de profiter de la course à chefferie pour renouveler leur message plutôt que de croire, comme leurs homologues fédéraux, que le pouvoir leur reviendra automatiquement à la première occasion.Marc Gauthier Québec, le 18 septembre 2012 Le fil rouge de l\u2019humiliation Oui, des diplomates occidentaux sont tués de temps à autre dans certains pays de la vaste zone arabo-musulmane par des minorités extrémistes le plus souvent islamistes; oui, l\u2019hostilité des diverses opinions publiques arabes est grande à l\u2019égard des États-Unis et de plusieurs gouvernements occidentaux; oui, la région est une poudrière, les antagonismes y demeurent aigus : l\u2019Iran et ses alliés contre l\u2019Arabie Saoudite et les siens, sans oublier bien entendu le continuel conflit israélo-arabe, largement alimenté par la politique de colonisation juive en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.Un fil rouge court entre toutes ces tensions ef en quelque sorte, les relie: l\u2019humiliation répandue chez les Arabes.Elle prend sa source dans les politiques constantes de certains gouvernements occidentaux, politiques jugées manipulatrices, impérialistes vis-à-vis des sociétés arabes ej aussi trop déséquilibrées en faveur de l\u2019État hébreu contre les Palestiniens.On peut y ajouter un certain discours primaire antiarabe qui s\u2019est longtemps déployé dans beaucoup de médias occidentaux, lequel relayait dans une bonne mesure celui des classes politiques, en dépit de quelques précautions verbales utilisées de leur côté par les responsables occidentaux pour lui conférer une allure «convenable».Ce sentiment d\u2019humiliation diffus forme un terreau fertile pour toutes les manifestations antioccidentales et en particulier américaines dans la région.À ceux qui taxent «d\u2019intolérance» les Arabes, posons la question suivante : comment réagiraient les Occidentaux devant l\u2019établissement forcé d\u2019un État arabe en Virginie, en Gaspésie ou encore en Bretagne?Jean-François Delisle Montréal, le 18 septembre 2012 Erreur sur la personne Il est dommage que des scientifiques qui veulent éviter l\u2019injustice agissent eux-mêmes de manière incroyablement injuste.Non seulemept Copernic n\u2019a pas subi l\u2019inquisition de l\u2019Église, mais il a même été encouragé dans ses travaux.et cela, plusieurs années avant la polémique entourant Galilée.L\u2019histoire démontre sans l\u2019ombre d\u2019un doute que «dès 1533, le pape Clément VH avait lu les travaux de Copernic sans les critiquer et des cardinaux romains l\u2019avaient encouragé à continuer ses recherches.Fort de cet accueil.Copernic fait parvenir au pape Paul IH un exemplaire de la première version de son livre De revolu-tionibus coelestium avant même la parution de la version définitive.De son vivant, à aucun moment.Copernic ne fut inquiété par l\u2019Eglise», il fut même protégé! Én fait, le vrai découvreur de l\u2019héliocentrisme est Copernic et non Galilée, comme bien des gens le croient.Espérons que la coquille de MM.Suzuki et Mayrand soit involontaire ! Christian Duchesne Loretteville, le 18 septembre 2012 LIBRE OPINION L\u2019exode des ruraux du Canada SYLVAIN TREMBLAY Maire de la municipalité de Saint-Siméon Lettre à Stephen Harper Je prends le temps de vous écrire afin de vous informer de l\u2019existence d\u2019une grave menace pour la survie de nos petites communautés rurales du Canada.Vous n\u2019êtes pas sans savoir que votre gouvernement et vos partenaires, les députés à la Chambre des communes à Ottawa, ont apporté des changements majeurs à la Loi sur l\u2019assurance-emploi sans tenir les consultations nécessaires à de telles modifications.Or, ces nouvelles règles vont affecter dramatiquement nos communautés qui sont dépendantes en grande partie des emplois saisonniers au Canada.Dans l\u2019est de Charlevoix, où je suis maire depuis trois ans, plus de 40% des habitants se verront à terme privés d\u2019assurance-emploi à moins de quitter leur communauté.C\u2019est tout le tissu social de la belle et grande région de Charlevoix plusieurs fois centenaire qui risque de s\u2019effriter, faute de mesures concrètes.L\u2019économie des régions rurales, comme la mienne, ou comme les Maritimes, est anémique et rien dans ce que votre gouvernement propose ne permettra dans un avenir rapproché la nécessaire diversification économique dont nous avons cruellement besoin.Où est cet espoir de jours meilleurs que vous devriez porter bien haut à titre de pre- mier ministre de ce grand pays dont vous vantez la rigueur économique partout dans le monde ?Concrètement, votre gouvernement a failli à sa responsabilité première d\u2019assurer une prospérité économique de tous les territoires du Canada ! Monsieur Harper, il est plus que temps que vous agissiez en premier ministre de tous les Canadiens, riches ou pauvres, et non pas uniquement comme celui d\u2019une poignée d\u2019électeurs.Je ne vous cacherai pas que l\u2019annonce récente faite par votre ministre, Christian Paradis, à propos de la création d\u2019un fonds de 50 millions pour la diversification économique des régions de Thetford Mines et d\u2019Asbestos a en quelque sorte été la goutte qui a fait déborder le vase ! Alors que les régions rurales étouffent sous le poids de nouvelles règles à l\u2019assurance-emploi, votre gouvernement s\u2019inquiète du sort de 200 travailleurs dans le comté de votre ministre.Qu\u2019en est-il du sort de toutes ces familles de Charlevoix ou d\u2019ailleurs qui devront choisir entre l\u2019exil ou le « baloney » ?Qu\u2019en est-il des petites entreprises locales qui chaque année ont besoin de cette main-d\u2019œuvre saisonnière pour assurer leur pérennité et leur avenir ?Nulle part, nous n\u2019avons trouvé le même empressement de la part de votre gouvernement que celui déployé par votre ministre Christian Paradis pour les électeurs de sa circonscription.Si au moins vous aviez utilisé une par- tie des 60 milliards de la caisse d\u2019assurance-emploi, essentiellement l\u2019argent des travailleurs et employeurs, pour justement assurer la diversification économique de nos régions! Malheureusement, votre gouvernement a préféré commencer une chasse aux sorcières parmi les petits travailleurs, une chasse qui finira par brûler ce qui reste d\u2019économie dans nos régions ! Vos choix politiques vont carrément accélérer la dévitalisation de nos municipalités rurales.Pourtant celles-ci, à travers des personnes courageuses, se battent pour déjouer cette réalité qui nous touche tous : c\u2019est-à-dire la pauvreté dans le pays dont vous vantez la richesse ! Sommes-nous des Canadiens à part entière ?Avons-nous droit au même rêve canadien du « meilleur pays au monde » ?Ou bien sommes-nous uniquement des bouche-trous ?Vous déclarez haut et fort que vous voulez assurer la sécurité économique du pays, alors que votre gouvernement nous propose au contraire de revivre le Grand Dérangement, la terrible déportation des Acadiens! Déménagez ou crevez!, nous dites-vous en substance.Allez occuper des emplois encore plus précaires ! Abandonnez vos familles et vos proches ou choisissez l\u2019aide sociale, nous dites-vous ! Monsieur le Premier Ministre, votre action est tout simplement injuste ! Au nom de mes concitoyens et comme représentant d\u2019une municipalité rurale canadienne, je vous dis, NON ! LE DEVOIR LE JEUDI 20 SEPTEMBRE 2012 A 7 IDEES La Réplique \u2014 Avenir du PLQ Une défaite historique et un avenir incertain DOMINIQUE BOIVIN Politicologue, ex-chef de cabinet du whip de l\u2019opposition officielle du PQ (1973-1975) et auteur de l\u2019essai Le lobbyisme ou le pouvoir des groupes de pression her petit-cousin, Depuis que je lis tes articles publiés parfois dans Le Devoir, je suis fier de mon petit-cousin.Sauf que là, là (on vient du Lac !), tu t\u2019es carrément égaré dans les fertiles champs de patates du Lac ! Et ce, contrairement à tous tes autres articles que j\u2019aurais tous cosignés les m\u2019explique à partir de ton écrit yeux fermés.Je du 17 septembre Défaite historique du PLQ?«[.] on prédisait que le Parti libéral du Québec était en voie de subir sa plus grande défaite depuis la création de la confédération en 1867.» Vrai! Avec seulement 31,2% du vote, le gouvernement Charest a battu le record du plus bas taux de pourcentage de votes obtenu par le PLQ depuis 142 ans d\u2019existence, record qui appartenait à Robert Bourassa en 1976: 33,78%, pour une baisse totale de 2,58 points de pourcentage ! Dont acte : superdéfaite historique ! Victoire du PLQ avec 50 députés?«Pourtant, avec 50 députés élus et un appui impressionnant au suffrage populaire, le PLQ aura fait mentir la plupart des analystes politiques et des maisons de sondage.» Faux ! Tout ça est le double produit de la boîte à sm^rise qu\u2019est le mode de scrutin anglais qui trahit la volonté du peuple comme exprimée dans les boîtes de scrutin, ainsi que le vote bloqué des Anglos et autres Allos en faveur du PLQ.Que dis-tu de ceci: en 1973, avec 30,2% du vote, le PQ obtenait six députés (ou 5% de l\u2019ensemble de la députation) alors qu\u2019aux élections du 4 septembre, le PLQ, avec 31,2% du vote obtient 50 députés (ou 40% de l\u2019ensemble de la députation) ?Réponse : si notre système électoral reflétait plus justement la volonté exprimée du peuple, disons dans un mode proportionnel, le PLQ n\u2019aurait peut-être obtenu qu\u2019une dizaine, peut-être moins, de députés.Je cherche en vain où est son «appui impressionnant au suffrage populaire» ! En conséquence, tu comprendras pourquoi je rejette tout à fait ta conclusion voulant que «le PLQ se retrouve aujourd\u2019hui dans une situa- Le déclencheur Une bénédiction ponr ie PLQ «Le nouveau gouvernement minoritaire dirigé par le PQ est une véritable bénédiction pour le PLQ.En effet, comme il n\u2019est plus à la tête de l\u2019Etat, le PLQ pourra, en l\u2019espace de quelques mois, expurger un bilan de gouvernement qui était de plus en plus difficile à défendre.Certes, il restera à gérer les délicates révélations de la commission Charbonneau, mais il sera plus difficile pour les autres formations politiques d\u2019attaquer un parti d\u2019opposition qu\u2019un parti gouvernemental.» Antonin-Xavier Fournier, politologue au cégep de Sherbrooke, Le Devoir, 17 septembre 2012.tion enviable qui pourrait lui permettre de reconquérir le pouvoir dans un avenir rapproché» (hum!).Se refaire une virginité politique?Tu affirmes: «[.] Le PLQ pourra, en l\u2019espace de quelques mois, expurger un bilan de gouvernement qui était de plus en plus difficile à défendre.Certes, il restera à gérer les délicates révélations de la commission Charbonneau [.], laissant ainsi la chance au PLQ de se refaire, en l\u2019espace de quelques mois, une véritable virginité politique.» Faux ! Il est plus que très probable que de « délicates révélations » stigmatisent pour un long bail le PLQ, et ce, au profit de la CAQ.Le nouveau député caquiste de Saint-Jérôme, Jacques Duchesneau, se fera un mabn plaisir de relever toutes les accointances des membres (et des quatre fameux ministres encore non identifiés) dans le système de corruption-collusion, et ce, peu importe qui sera le futur nouveau chef libéral dont nous reparlerons tantôt.Cela me rappelle les conséquences destructrices que le PLC a subies des suites de la commission Gomery dont le mandat, pourtant, ne portait que sur de «simples» allégations de pots-de-vin.Alors qu\u2019ici, il est question de corruption et de collusion avec la mafia.Toute une différence, non?Bonne chance pour se dissocier du «lourd bilan» du gouvernement libéral et se refaire une virginité politique ! Une course à la chefferie bénéfique?Tu écris: «Il semble y avoir une forte relève [.] Pensons, par exemple, à Philippe Couil-lard, à Benoit Pelletier, à Pierre Moreau ou encore à Raymond Bachand [.] Mais la principale conséquence de ce congrès à la direction sera de doter le PLQ d\u2019un nouveau visage.» Faux! Je cherche en vain le «nouveau visage » : Couillard (ex-ministre de la Santé et des Services sociaux), Pelletier (ex-ministre de la Justice), Moreau (ex-ministre des Transports), Bachand (ex-ministre des Finances), toutes personnes liées au gouvernement Charest fortement décrié et battu à plate couture (superdéfaite historique depuis 142 ans !).Bonne chance au «nouveau visage»! Bonne chance au prochain chef! Une situation économique favorable au PLQ?Tu conclus ton «analyse»: «Comme un malheur n\u2019arrive jamais seul, la situation économique du Québec, elle aussi, risque de compliquer la marge de manoeuvre déjà très mince du nouveau gouvernement péquiste.Si, comme on le prévoit, la croissance économique du Québec est anémique dans la prochaine année, le gouvernement du PQ aura à prendre des décisions difficiles, à rationaliser les dépenses, à remettre à plus tard certains engagements électoraux.» Oui, et puis ?La vie n\u2019est jamais un long fleuve tranquille.Parlons-en à Pauline qui en a vu d\u2019autres et des pires.et qui, grâce à sa remarquable résilience, est passée au travers ! Son passé est garant de son (notre !) avenir, les faits et son passé parlent d\u2019eux-mêmes : présidente du Conseil du trésor et ministre des Finances, du Reyenu, de la Santé et des Services sociaux, de l\u2019Éducation, de l\u2019Industrie et du Commerce, etc.En conséquence, je dénonce tout à fait comme nulle et non avenue ton affirmation voulant que la «tempête économique [qui] risque de déferler sur le Québec [laisse] peu de chances à M\"\u201d Marois de sortir de cette période indemne et [rapproche] un peu plus le PLQ des portes du pouvoir».Laisse la commission Charbonneau faire toute la vérité sur rhistorique peu glorieux du gouvernement Charest (Couillard et les autres compris).Mais, à mon modeste avis, pas au détriment du gouvernement péquiste qui se révélera surtout grâce à sa très expérimentée et compétente première ministre.Si, si, elle surprendra tout le monde ! Ou, comme disait récemment un vire-capot caquiste qui risque d\u2019emporter la mise.libérale : on verra ! Avec toute mon affection ! La discrimination entre immigrants HASSAN JAMALI Professeur au cégep Ahuntsic et auteur de Coran et déviation politique ^^=j| histoire émouvante de la tata de Dje-lika relatée cette semaine dans Le Devoir est une affaire courante devenue une source de tristesse et de frustration pour beaucoup d\u2019immigrants.Par exemple, l\u2019ambassade du Canada à Rabat a rejeté la demande de visa d\u2019une mère de 75 ans qui n\u2019a pas vu sa fille depuis cinq ans et qui ne connaît pas ses petits-enfants ! La raison : la vieille femme n\u2019a pas convaincu le consul qu\u2019à l\u2019issue de son séjour, elle retournerait au Maroc ! Pourtant, cette femme visite régulièrement ses deux autres filles en Espagne et en Allemagne.Farid, un ingénieur à la retraite, au Canada depuis 32 ans, a invité pour les vacances sa nièce, étudiante en médecine.La demande a été rejetée également.La raison : on craint que la jeune fille risque de rester illégalement au Canada.Il y a quelques années, à Damas, l\u2019ambassade du Canada a refusé d\u2019accorder le visa à ma sœur de 60 ans.La raison : elle n\u2019est pas propriétaire d\u2019une maison.Comme si un locataire n\u2019a pas le droit de voyager.Pourtant, elle est déjà venue au Canada à deux reprises auparavant.Soupçonnés d\u2019illégalité Tous les jours, des frères, des sœurs, des oncles, des tantes, des grands-parents sont empêchés d\u2019assister aux mariages ou à d\u2019autres événements familiaux pour des raisons farfelues et sans fondements qui remettent en question l\u2019honnêteté et la crédibilité des citoyens sans histoire en les soupçonnant de faciliter l\u2019immigration illégale.Pourtant, tous les Canadiens ne vivent pas cette situation.Les immigrants originaires des pays occidentaux peuvent recevoir, quand ils veulent, n\u2019importe qui, n\u2019importe quand, même sans liens familiaux et sans aucune preuve ou justifications.Une grand-mère française ou allemande peut décider le jour même de prendre l\u2019avion pour voir sa fille et ses petits-enfants installés au Canada.Le refus d\u2019accorder le visa canadien à un certain nombre de personnes est devenu tellement SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE L\u2019attribution de visa à des fins de visite par Ottawa est jugée discriminatoire.arbitraire et sans fondement qu\u2019il sent désormais le racisme et de la discrimination dans le pays du multiculturalisme et de la Charte des droits et des libertés.Il est temps que les Canadiens de toutes origines mènent la bataille afin que le droit de visite des parents soit inconditionnel et que les autres membres de leurs familles puissent venir les visiter s\u2019ils réunissent les conditions normales (billets aller-retour, prise en charge, etc.) avec l\u2019engagement de celui qui les invite que ses hôtes respectent les conditions de séjour au Canada et quittent le pays à l\u2019expiration de leur visa.Le contrôle social David Desjardins Ça commence tout doucement, par une directive un peu limite, imprégnée jusqu\u2019à saturation du fameux gros bon sens dont on fait les soupes populistes.Au début, je vous dis, ce n\u2019est presque rien.Comme cette nouvelle dans Le Devoir de lundi à propos des médecins auxquels on réclame gentiment qu\u2019ils cafardent leurs patients qui boivent un peu trop.Pas uniquement les alcoo-los patentés, mais aussi les gens qui s\u2019enfilent environ trois verres par jour.Quand on fait le total, ça a l\u2019air énorme : plus de 20 consommations par semaine.Et îorsqu\u2019en plus les statisticiens de la SAAQ défendent que les buveurs un peu excessifs présentent un risque accru de conduite en état d\u2019ébriété, l\u2019intox des chiffres et du gros bon sens commence à faire effet.Qn suspendra le permis de ces gens qui n\u2019ont rien fait de mal, sinon de contrevenir aux règles de l\u2019hygiène sociale.Ils devront, à leurs frais, subir un examen qui permet de déterminer s\u2019ils sont susceptibles ou non de prendre le volant lorsqu\u2019ils ont bu, et cela n\u2019émeut personne.Ça commence tout doucement, vous disais-je.Au début, ce n\u2019est presque rien.Et c\u2019est comme ça.Madame et Monsieur, qu\u2019on glisse lentement vers cette chose qui pue et qui s\u2019appelle le contrôle social.Qui oui, qui pue, parce que , c\u2019est là que fermente le pire J® nous trouve de l\u2019humain, alors qu\u2019on fait caprpmpnt entrer en jeu une multitude de variables qui laissent mous devant tout l\u2019espace aux flics déguisés en médecins et en ce genre de fonctionnaires pour qu\u2019ils\t.puissent jouer au curé, dé- U6rive OU la partageant selon leurs va-\ta,, leurs et leurs envies ce qui ® est bien de ce qui est mal.risque justifie Vous trouvez que j\u2019exagère ?Moi je nous trouve sa- des moyens crément mous devant ce ,,\t, genre de dérive où la gestion uemesures du risque justifie des moyens démesurés, et où triomphent des jugements moraux déguisés en logique implacable.Ce qui police nos existences au point d\u2019en faire un champ de mines où le moindre écart nous place en état de débnquance.Vous vous souvenez de Minority Report, cette nouvelle de Philip K.Dick reprise par Spielberg?Qn y arrête préventivement les criminels grâce à des humains qui, en état de transe permanente, prédisent les meurtres et ceux qui les commettront.Eh bien, nous y sommes presque.Seulement, les devins ont été remplacés par des actuaires.Vous trouvez que j\u2019exagère?Eh bien, moi je trouve qu\u2019on évacue trop vite le libre arbitre, et que derrière ce type de directive se cachent des monstruosités bien pires encore.En suivant la même logique, qu\u2019est-ce qui nous empêcherait d\u2019interdire à toutes les victimes de violence infantile d\u2019avoir des enfants ou d\u2019en côtoyer?Après tout, statistiquement, elles sont plus susceptibles d\u2019être violentes à leur tour, non?Tenez-vous prêts, voilà Père du profilage comportemental.Un profilage qui ne connaît pas la nuance.Car s\u2019il m\u2019arrivait de faire une crise d\u2019épilepsie, un choc vagal ou que sais-je encore, d\u2019en aviser mon médecin, et que celui-ci, craignant une récidive, en avisait la SAAQ qui suspendrait alors mon permis de conduire, je me dirais que je n\u2019y peux rien.Après tout, qui sait si je n\u2019aurai pas une autre crise?Qui sait si les médicaments qu\u2019on me donne fonctionnent?Je n\u2019ai aucun contrôle sur ces épisodes, ils surviennent, c\u2019est tout.Mais prendre le volant quand on a bu, ça ne survient pas.Qn le décide.Vingt consommations par semaine transforment-elles l\u2019humain en idiot prêt à conduire dans n\u2019importe quel état?C\u2019est ce que semble dire la SAAQ.En se basant sur quoi?Des statistiques et une frontière floue, déterminée par chaque médecin, suivant des critères parfaitement subjectifs.Je ne sais même pas par où commencer pour dresser la liste des horreurs que recèlent les bonnes intentions desquelles est pétri ce type de contrôle.Par le serment d\u2019Hippocrate que l\u2019on piétine avec l\u2019assentiment du Collège des médecins ?Par la rupture du lien de confiance avec le patient que cela entraîne ?Par l\u2019infantilisation du citoyen ?Par l\u2019humiliation dont on l\u2019afflige sans qu\u2019il ait commis quoi que ce soit, sinon de s\u2019être confié d\u2019un léger abus de boisson ?Et vous trouvez que j\u2019exagère ?Je nous trouve inconscients.Et surtout prêts à brader nos libertés pour que, dans la noirceur de la nuit, lorsque la pensée de notre inévitable mort nous glace le sang, on puisse s\u2019enrouler dans les couvertures d\u2019un faux sentiment de sécurité qui nous gardera profondément assoupis jusqu\u2019au lever.Et après, surtout.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Mane-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Bélair-Cinno (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec)Y2Aoien T>egh.se(societe), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Dsa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertf'saw^cJ , information politique Michel Y>dmA(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) , information culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Juhe Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Enc Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gérald Dallaire h^upitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy DaiWeier (reporters) ,}ean.-Vierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emihe Eolie-Boivm (pupitre) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger, Phihppe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Mane-Pier Erappier et Geneviève Tremblay (commis internet) , Améhe Gaudreau (secretaire a la redaction), Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis a la redaction) DOCUMENTATION GiUes Paré (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTÉ , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Ehmam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal Rainville, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(KanseX Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Ohvier Leclerc (responsable par interim service a la clientèle), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béhveau (adjointe administrative), Céhne Euroy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau A 8 LE DEVOIR LE JEUDI 20 SEPTEMBRE 2012 ACTUALITES CABINET SUITE DE LA PAGE 1 la prospérité, l\u2019identité et la solidarité», a-t-elle dit.Le premier Conseil des ministres formé par la première femme première ministre du Québec est donc loin de la parité hommes-femmes.En outre, plusieurs régions sont représentées par des ministres qui n\u2019y habitent pas, tandis que d\u2019autres régions sont surreprésentées.C\u2019est le cas de la Montérégie avec cinq ministres, et le Saguenay-Lac-Saint-Jean avec trois.Le docteur en économie Nicolas Marceau, le seul économiste de la députation péquiste, devient ministre des Finances et de l\u2019Economie.il sera appuyé par une ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de 4éveloppement économique du Québec, Elaine Zakaïb, qui vient du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) et que connaît le mari de la première ministre, Claude Blanchet.il n\u2019y a plus de ministre en titre du Développement économique et le Commerce extérieur s\u2019en va au ministère des Relations internationales.L\u2019environnementaliste Daniel Breton est nommé au ministère du Développement durable, de lEnvi-ronnement, de la Faune et des Parcs, il fait la paire avec une autre environnementaliste, Martine Ouel-let, qui devient ministre des Ressources naturelles.Pauline Marois lui a donné le mandat de «proposer un nouveau régime de redevances minières fondé sur la juste part que doivent recevoir les véritables propriétaires, soit les Québécois».«De très nombreux Québécois partagent une grande ambition : celle devoir le Québec devenir un exemple, un chef de file environnemental dans le monde.Je vous demande de tracer le chemin d\u2019un pays que nous voulons vert et bleu», a indiqué Pauline Marois quand elle a présenté Daniel Breton.«Les verts sont au pouvoir», s\u2019est réjoui Daniel Breton dans un point de presse qui a suivi le dévoilement du Conseil des ministres.La nouvelle ministre Quellet a soutenu qu\u2019elle et ses collègues auraient le souci de «concilier environnement et développement économique».M\u201c® Quellet a confirmé que c\u2019est elle qui annulerait le prêt à la mine d\u2019amiante Jeffrey et qui ordonnerait le déclassement de la centrale nucléaire Gentilly 11, deux engagements électoraux du PQ.M\u201d® Quellet procédera aussi à la mise en place d\u2019un moratoire complet sur l\u2019exploitation des gaz de schiste, autre promesse péquiste.Devant de potentielles inquiétudes des industries liées aux ressources naturelles et à l\u2019environnement, Daniel Breton et Martine Quellet ont tenté de se faire rassurants : «Ne vous inquiétez pas», a lancé M.Breton.Martine Quellet a rappelé son expérience à Hydro-Québec: «J\u2019ai travaillé 10 ans avec l\u2019industrie des mines en particulier et toutes les grosses industries lourdes du Québec, et elles peuvent compter sur ma collaboration.On va travailler ensemble pour l\u2019enrichissement collectif du Québec.» A Hydro-Québec, M\u201c® Quellet a entre autres été responsable des ventes pour les mines, la métallurgie et la fabrication.C\u2019est sans aucun doute le nouveau venu, Pierre Duchesne, cet ex-journaliste de Radio-Canada élu dans Borduas, qui aura la tâche la plus urgente à accomplir, tâche délicate, s\u2019il en est: tenir un sommet sur l\u2019éducation supérieure d\u2019ici la fin de l\u2019année et régler la crise étudiante.11 est nommé ministre de l\u2019Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie.Marie Malavoy devient la ministre de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport, un ministère qui ne chapeaute plus les universités.Autre changement notable : alors que Sylvain Gaudreault obtient â la fois le ministère des Transports et celui des Affaires municipales.L\u2019opposition officielle est inquiète L\u2019opposition officielle libérale s\u2019est dite « inquiète » hier que le nouveau ministre des Finances, Nicolas Marceau, soit entouré de « collègues radicaux » comme Daniel Breton et Martine Quellet, auxquels il ne pourra dire « non ».C\u2019est ce que l\u2019ancien ministre des Finances Raymond Bachand a déclaré peu après l\u2019assermentation du cabinet Marois.Aux yeux de M.Bachand, ces deux ministres, responsables respectivement de l\u2019Environnement et des Ressources naturelles, sont des spécialistes des «gels et des moratoires ».Pour sa part, la Coalition avenir Québec a réitéré sa volonté de « collaborer de bonne foi avec le gouvernement » d\u2019abord et avant tout en matière économique, mais aussi pour « corriger les défaillances de nos réseaux d\u2019éducation et de santé, et pour garantir l\u2019intégrité de nos institutions publiques ».Québec solidaire a déploré que les femmes ne composent que le tiers du cabinet.La co-porte-parole de QS et députée de Gouin, Françoise David, a salué la nomination de « deux écologistes, Martine Quellet et Daniel Breton, à des postes névralgiques relativement aux choix économiques qui devront être faits par le gouvernement péquiste ».des Régions et de l\u2019Qccupation du territoire, la première ministre lui demande de transformer le ministère des Transports en agence.Sans surprise, c\u2019est au D\"^ Réjean Hébert qu\u2019échoit le ministère de la Santé et des Services sociaux, et le mandat de doter chaque Québécois d\u2019un médecin de famille d\u2019ici quatre ans.11 doit créer aussi un régime d\u2019assurance autonomie et instaurer une politique nationale de soins â domicile.Pauline Marois a pu récompenser la plupart de ses indéfectibles alliés qui l\u2019ont appuyée lors de la contestation de son leadership par certains députés l\u2019an dernier.Le pugnace Stéphane Bédard conserve son poste de leader parlementaire et obtient la présidence du Conseil du trésor.Agnès Maltais en mènera large également â titre de ministre du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, ainsi que ministre de la Condition féminine et ministre responsable de la Capitale-Nationale, bref de Régis Labeaume.Nicole Léger accède â la Famille, et Bertrand St-Arnaud â la Justice.Le constitutionnaliste Alexandre Cloutier assume des responsabilités qui sont dans ses cordes â titre de ministre délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes et de la Gouvernance souverainiste, deux dossiers sur lesquels Pauline Marois garde toutefois la main haute.Une autre juriste, Véronique Hivon, que l\u2019on voyait ailleurs, doit se contenter du poste de ministre déléguée â la Santé publique et â la Protection de la jeunesse.Yves-François Blanchet, un ardent partisan de Pauline Marois surnommé le «goon», n\u2019ob- tient que le poste de whip.Par contre, Stéphane Bergeron, même s\u2019il a fait quelques déclarations ambiguës sur sa chef durant la crise au PQ, s\u2019en tire bien en se voyant accorder le portefeuille de la Sécurité publique.Bernard Drainville, qui a plongé sa chef dans l\u2019embarras â quelques reprises, notamment avec les référendums d\u2019initiative populaire, pourra se consacrer â des préoccupations citoyennes dont les partis d\u2019opposition n\u2019auront cure : il est nommé ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, et président du Comité ministériel de l\u2019identité.Bernard Drainville a qualifié de «costaud» le mandat que Pauline Marois lui a confié.Au sujet de la Charte de la laïcité qu\u2019il devra définir, M.Drainville a souligné que la Coalition avenir Québec avait dans son programme une mesure similaire et donc qu\u2019il y avait une possibilité de «convergence» entre les deux formations politiques.Le nouveau venu Jean-François Lisée devient ministre des Relations internationales, de Iq Francophonie et du Commerce international.A titre de ministre responsable de la région de Montréal, il s\u2019est vu confier par la première ministre le mandat de tisser des «relations étroites» avec la communauté anglophone.L\u2019ancienne présidente de la Commission scolaire de Montréal, Diane de Courcy, prend â sa charge la responsabilité de la Charte de la langue française et le ministère de l\u2019Immigration et des Communautés culturelles.Le Devoir fl Maintenir la paix en zones postconflit Les nouveaux visages de la police Causerie lancement Jeudi 20 septembre, 19 h Samuel Tanner, Ecole de criminologie (UdeM) Benoit Dupont, Chaire de recherche du Canada en sécurité et technologie (UdeM) Antoine Mégie, directeur de Politique européenne Frédéric Mérand, professeur au Département de science politique (UdeM) Jocelyn Coulon, directeur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix librairie OUvieii Entrée libre - Râervatian obligatoire 514.739.3639 www.pum.umontreal.ca FAMILLE SUITE DE LA PAGE 1 libre est importante: â 29%, la Suède suit loin derrière.Par rapport aux familles de recensement (c\u2019est-â-dire les couples avec ou sans enfants, ainsi que les familles monoparentales), les « amoureux libres » représentent encore 31,5% des familles québécoises.Ce sont lâ des taux nettement plus haut que la moyenne canadienne, où 16,7% des 9,4 millions de familles de recensement sont formées de couples en union libre (soit 1,56 million de couples, une augmentation nationale de près de 14% en cinq ans).Corollaire, le nombre de couples mariés diminue, même s\u2019il demeure la norme.Lâ aussi, le Québec se distingue.Moins de 52% des familles de recensement sont des couples mariés au Québec, statistique établie â 67% au Canada.Autres signes distinctifs?11 y a légèrement plus de familles monoparentales au Québec, et sensiblement plus de familles recomposées (16,1% au Québec, contre 12,6% pour la moyenne nationale) .11 y a aussi plus de ménages composés d\u2019une personne seule (32,2% contre 27,1% pour le Canada).Dans au moins quatre catégories (union libre, mariage, familles recomposées et personnes seules), le Québec se situe ainsi tout en haut (ou en bas) du classement des provinces.Ces écarts entre le Québec et le reste du Canada n\u2019étonnent toutefois pas Céline Le Bour-dais, directrice de la chaire de recherche du Canada en statistiques sociales et en changement familial de l\u2019Université McGill.«On confirme ici des tendances», dit-elle en rappelant qu\u2019une seule donnée influence toutes les autres.«On vit davantage en union libre et on sait que ces couples sont plus instables, même s\u2019ils durent de plus en plus longtemps.Ça a forcément un impact sur les couples mariés et les familles recomposées.» Sur le fond, M\u201d® Le Bourdais soutient que «ça fait des années qu\u2019on se casse la tête pour trouver des raisons expliquant pourquoi les Québécois préfèrent les unions libres.On a évoqué le rejet de l\u2019institution catholique, le manque d\u2019intérêt envers le mariage civil \u2014 qui était jusqu\u2019à récemment une cérémonie plate au Palais de justice \u2014, le féminisme plus fort au Québec, ou même un rejet du partage obligatoire du patrimoine pour les mariés.La vérité, c\u2019est qu\u2019on ne le sait pas précisément.» Le portrait global dessiné par ce volet du re- censement indique «une diversification des formes familiales au Canada et au Québec», observe Eric Caron-Malenfant, analyste â Statistique Canada.«La proportion de couples en union libre augmente, les familles monoparentales aussi, alors que les couples mariés perdent de l\u2019importance.C\u2019est une tendance de fond.» La famille canadienne est ainsi plus variée que jamais.De plus en plus d\u2019enfants vivent dans un ménage en union libre (de 12,8% des enfants en 2001 â 16,3% dix ans plus tard).Ils sont 63,6% â vivre au sein d\u2019un ménage marié, soit cinq points de pourcentage de moins qu\u2019en 2001.Familles « recomposées » n y a près de 500000 familles «recomposées» au Canada, une donnée dénombrée pour la première fois par Statistique Canada.Qn entend par lâ un couple qui vit avec au moins un enlant né d\u2019une précédente union.C\u2019est donc plus de 12% des 3,7 rnillions de familles avec enfant qui sont recomposées.Un peu plus de la moitié de ces familles sont des «recomposées simples», c\u2019est â dire sans demi-frère ou demi-sœur dans le portrait.Mais au total, un enlant canadien sur dix vit dans une famille recomposée.Le recensement indique aussi qu\u2019il y a 64500 couples de même sexe au pays, une augmentation de 42% en cinq ans.Le tiers de ces couples sont mariés \u2014 ce qui est légal au Canada depuis 2005.La proportion de couples de même sexe par rapport â tous les couples canadiens (0,8%) est semblable â celle observée en Australie, au Royaume-Uni et en Irlande, note Statistique Canada.Près de la moitié de tous les couples homosexuels au Canada vivent â Montréal, Vancouver et Toronto.Les familles monoparentales demeurent par ailleurs une part importante du tableau familial canadien, avec 1,52 million de foyers ainsi composés.C\u2019est la première fois que les couples en union libre sont plus nombreux que les familles monoparentales.(Jes dernières sont composées â 80% par des femmes (qui s\u2019occupent donc seules de plus de 12% de toutes les familles de recensement).Sinon, le recensement révèle que le phénomène des «Tanguy» \u2014 ces jeunes adultes qui ne quittent pas le nid familial \u2014 semble s\u2019être stabilisé.Mais plus de 42% des jeunes de 20 â 29 ans demeuraient chez leurs parents au moment du recensement, un taux qui était de 27% il y a 30 ans.Les jeunes sont par conséquent moins nombreux â vivre en couple (31% en 2011, alors que c\u2019était un jeune sur deux en 1981).Le Devoir OGM SUITE DE LA PAGE 1 gouvernements occidentaux se contentent.Ces gouvernements s\u2019inspirent du principe de «l\u2019équivalence substantielle» entre plantes naturelles et transgéniques, du moins en apparence, pour justifier la pertinence de tests aussi courts.Au Québec, cet été, des milliers de consommateurs ont consommé pour la première fois du maïs QGM non identifié.Jusque-lâ, le maïs QGM était réservé aux animaux domestiques.Mais on retrouve ce type de maïs dans une foule de produits alimentaires que les gouvernements refusent de nommer pour ne pas nuire aux industriels.C\u2019est avec des semences de maïs MQN 810 de Monsanto, achetées via un «collège» canadien non identifié, qqe les chercheurs pilotés par le généticien Gilles-Éric Séralini ont conduit leur étude dans le plus grand secret pendant deux ans.Leurs courriels ont tous été cryptés pour éviter les pirates professionnels.Ils se sont donné des noms de code et ont baptisé leur projet «In Vivo ».Ils ont même monté une fausse étude pour justifier leurs déplacements et éviter les espions des multinationales.Les 3,2 millions d\u2019euros de cette étude ont été gérés par la fondation Cérès, que finance une cinquantaine de grandes entreprises européennes.Deux des principaux bailleurs de fonds de cette étude sont d\u2019ailleurs des géants français du secteur alimentaire, Auchan et Carrefour, auxquels s\u2019est ajoutée la Éondation Leopold Mayer pour le progrès de l\u2019homme.Des résultats «alarmants» Les résultats sont «alarmants! On observe par exemple de deux à trois fois plus de mortalité chez les femelles traitées.Il y a de deux à trois fois plus de tumeurs chez les rais des deux sexes»,,a déclaré mercredi aux médias français Gilles-Éric Séralini, dont l\u2019étude a été publiée mercredi après-midi par la revue scientifique Food and Chemical Toxicology.Cette revue avait antérieurement publié certains bilans flatteurs que Monsanto dressait de ses propres études, menées sur 90 jours.L\u2019étude a fait appel â 200 rats de laboratoire, répartis en trois groupes, plus un groupe témoin.Ils ont été nourris avec des diètes de maïs transgénique de 11% et plus, arrosés ou pas de Roundup.Un autre sous-groupe ne recevait que de l\u2019eau semblable â celle qu\u2019on trouve en bordure d\u2019un champ de maïs arrosé avec l\u2019herbicide Roundup.L\u2019intérêt de ce groupe réside dans le fait qu\u2019il absorbait non seulement du glyphosate, soit l\u2019agent actif du Roundup, mais aussi ses adjuvants, soit les solutions chimiques qui le contiennent et qui ne font pas généralement partie des tests.Globalemenf après 23 mois, de 50 â 80% des femelles nourries avec des G (JM affichaient des maladies graves, cancers et malformations princi-palemenf alors que le groupe témoin n\u2019était touché que dans 30% des cas.Le taux de mortalité était de deux â trois fois supérieur â celui du groupe témoin.Et les mortalités survenaient plus rapidemenf soit autour d\u2019un an, ce qui correspondrait â environ 40 ans dans la vie d\u2019un humain.Tous les résultats étaient corrélés au sexe et au système hormonal, profondément perturbé, des rats de l\u2019expérience.Les femelles ont ainsi développé d\u2019incroyables tumeurs mammaires.Certaines tumeurs, de la taille de balles de golf, atteignaient le quart du poids des rates.Du côté des mâles, les cancers et nécroses ont été de 2,5 â 5,5 fois plus nombreux dans les groupes exposés aux OGM et au Roundup.Les mâles exposés, de leur côté, ont développé des tumeurs en moyenne quatre fois plus importantes et palpables que ceux du groupe témoin.Dans l\u2019ensemble des groupes, 76% des afflictions notées étaient reliées au fonctionnement des reins.L\u2019étude scientifique sera racontée dans quelques jours dans un livre,signé par Séralini, Tous cobayes (Flammarion).A la mi-octobre, un film de Jean-Paul Jaud en portera l\u2019essentiel â l\u2019écran avec des images-chocs, prédit-on.Forte réaction Dans les heures qui ont suivi la divulgation en France de cette étude, le ministre français de l\u2019Agriculture, Stéphane Le Foil, réclamait de l\u2019Union européenne des «procédures plus strictes» d\u2019autorisation, comme le recommande l\u2019étude.José Bové, député vert au Parlement européen, réclamait de Bruxelles une «suspension immédiate» de l\u2019autorisation de vente accordée dans certains pays â deux semences OGM.La Commission européenne a immédiatement réagi en confiant à l\u2019agence chargée de la sécurité des aliments d\u2019analyser rapidement l\u2019étude et «d\u2019en tirer les conséquences».Le commissaire européen â la Santé, John Dalli, a fait savoir par son porte-parole, Frédéric Vincenf que «si des faits nouveaux sont démontrés, nous en tirerons les conséquences.La première conséquence est le gel de l\u2019examen de la demande de renouvellement de l\u2019autorisation de culture accordée à Monsanto pour sa semence OGM MON 810».En France, l\u2019étude a conforté Matignon, qui a utilisé la clause de sauvegarde du traité sur les OGM pour interdire jusqu\u2019à nouvel ordre l\u2019utilisation du MON 810 sur son territoire.De son côté, l\u2019Association française des biotechnologies végétales (AFBV), le bastion des pro-OGM, soutenait que d\u2019autres études â long terme n\u2019avaient «jamais révélé d\u2019effets toxiques».Son président Marc Fellous a été condamné en janvier dernier par les tribunaux français pour avoir diffamé Gifles-Éric Séralini en affirmant qu\u2019il était un militant anti-OGM plutôt qu\u2019un scientifique.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com OC sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel Par télécopieur redaction@ledevoir.com 514 985-3360 Publicité Au téléphone\t514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514 985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 Abonnements (lundi a vendredi, 7 h 30 a 16 h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au 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