Le devoir, 6 octobre 2012, Cahier E
[" De Tamour et des songes avec Mars et Avril, du tragique et du jeu avec La mise à l'aveugle, le Festival du nouveau cinéma s\u2019ouvre cette semaine Pages e 2 et e 12 012 \\ F «Avant d\u2019aller à\u2019confesse, il fallait aller te faire faire les cheveux, car on se mettait chic pour aller à l\u2019éghse.» clieveu e la fin du monde ISABELLE PARE Arrivé en trombe dans le salon de barbier avec sa couette hirsute, son air mutin, son pull rayé, Fred Pellerin a l\u2019air sorti d\u2019un album A\u2019Où est Charlie ?.Mais justement, où en es-tu, Fred?Ecartelé entre Montréal et Paris, entre Cax-ton et Saint-Élie, Fred a plus que jamais la langue qui pirouette et la tête qui fourmille, au moment d\u2019accoucher d\u2019un nouveau conte tricoté avec des poils d\u2019homme et des cheveux coupés en quatre.Dans L\u2019arracheuse de temps, le conteur réglait ses comptes avec la Grande Faucheuse et son souffle amer qui laissait des R.I.P.dans son sillage.Trois ans et 425 shows à apprivoiser la funeste dame, c\u2019est long et court à la fois pour digérer la mort d\u2019un père parti trop vite.Dans De peigne et de misère, Pellerin part à la conquête de l\u2019espoir qui pourrait sauver le monde et le trouvera entre les doigts d\u2019un simple barbier qui fouille les tignasses.«L\u2019autre show était sur le deuil, avec des pentes toutes par en bas.Là, celui-là, il monte en haut, vers l\u2019espoir, il parle de l\u2019humanité, pas comme genre, mais comme aptitude, comme dimension », turlute Fred, rencontré chez le barbier où il s\u2019est laissé chercher des poux.Eh oui, l\u2019espoir est de retour dans la tête de Fred.En deuil il y a trois ans, d\u2019un père parti, puis aigri par une mère patrie, malade d\u2019un printemps érable, le Pagnol mauricien a remis le couvert pour asseoir l\u2019espoir à sa table.Espoir qu\u2019il diffuse par capillarité dans De peigne et de misère par la voix de ]V|éo, barbier loufoque de Saint-Élie qui tirera tout du long sur le mince fd de l\u2019espoir.«Méo était au centre du monde.Il joue dans la tête de tous et boit à la confession.Il rentre dans les secrets et tout ce qu\u2019il prend, il en refait de la rumeur et finit par jouer sur la paix sociale au village.Mais à connaître les secrets des uns et des autres, il est aussi au centre de la toile d\u2019araignée; ça fait de lui la mouche prise au centre, écartelée entre tous les possibles», explique Fred.Mort en 1993, ce Méo qui flatte dans le sens du poü a bel et bien vécu.Hissé au rang de légende caxtonienne déjà dans L\u2019arracheuse de temps, c\u2019était lui, le fameux «barbier de sé- vices».Lui qui, faute de «vi-sou», cultivait l\u2019art de la brosse, au propre comme au figuré.Normal pour un barbier éméché de faire des coupes à blanc.Pour ceux qui s\u2019en souviennent, c\u2019est aussi le Méo qui cherchait à tout prix à connaître l\u2019heure de sa mort, pour pouvoir arrêter de boire juste avant de mettre le pied au paradis.Une p\u2019tite dernière avant «la vraie bière.», disait Pellerin.Crêper l\u2019imaginaire Bref, un personnage à mille pentures et au potentiel symbolique sans fin pour un conteur qui aime scruter l\u2019inconscient et crêper l\u2019imaginaire collectif.Et du cheveu aux méninges, il n\u2019y avait qu\u2019un poil.«Moi, je distor-sionne le personnage.Faut dire que Méo avait déjà une tendance à la décoiffure.» Décoiffeur, Méo est aussi le confesseur civil.«Avant d\u2019aller à\u2019confesse, il fallait aller te faire faire les cheveux, car on se mettait chic pour aller à l\u2019église.Lui faisait le rough de la confession, puis le curé faisait la finition.Lui, c\u2019était le primer .h> Mais on découvrira vite dans ce nouveau conte que Méo, avec son penchant pour la bouteille, a inventé le rasoir à géométrie variable.«Méo, il avait un angle de 20 degrés, il abordait pas le réel en ligne drette.Il était cubiste, mais en coiffure.Ça prenait de la culture pour l\u2019apprécier.Des fois, y prenait un coup ; fait que ça participait à l\u2019angle.Les rendez-vous du matin, t\u2019avais moins de chance d\u2019être raté», rigole Fred, qui raconte que ces oncles, pas présentables, ont même sauté des messes pour cause de mèche ratée.La fin /du monde menace Saint-Élie Mais ce «ti-Jean du conte», dit Pellerin, qui tire sur les couettes et tend l\u2019oreille aux 1700 âmes de Saint-Élie, tient «tout le Caxton entre ses mains».Car dans le conte, un danger menace le monde et Méo hérite du lourd fardeau de sauver les siens d\u2019une fin imminente.«Le sort du monde repose sur Caxton, et Caxton sur Méo, qui se retrouve à tenir le petit bout de l\u2019entonnoir.Cet antihéros devient le porteur du monde», ajoute Fred, avec la prunelle des yeux rallumée.Une prunelle qu\u2019on avait cru éteinte lors du cri du cœur lancé à Vigneault à l\u2019ADlSQ VOIR PAGE E 2 : PELLERIN Le conteur et sa coupe à blanc Cy était écrit dans le ciel qu\u2019un gars à la tête ébouriffée finirait par s\u2019enfarger dans les poils du tapis.Avec sa tête d\u2019angelot mal viré et ses boucles indociles, Fred Pellerin ne s\u2019était pourtant jusqu\u2019ici attaqué qu\u2019à la laine tricotée avec de la fameuse mousse de nombril (dans un conte de Noël avec l\u2019Orchestre symphonique de Montréal).Mais de cheveux, point.Pellerin confie avoir un rapport très particulier avec ses propres cheveux.«Moi, je me peigne jamais.J\u2019ai pas de brosse, pas de peigne.Je me lave [les cheveux] avant de me coucher, ça sèche couché.Le jour, tout se replace et le soir, en show, ça donne ce que ça donne.J\u2019ai même vécu plusieurs années sans miroir.Moi et ma blonde, on se faisait confiance; on se regardait le matin et, des fois, elle me disait: \u201cInterviens, Fred!\u201d» Bien qu\u2019inspiré par les tribulations pileuses de Méo, Fred Pellerin avoue n\u2019avoir même pas de coiffeur attitré, lui star de la parlure, en tournée à longueur d\u2019année.«Je rentre dans n\u2019importe quel salon et je dis: \u201cCoupez-moi z\u2019en pour 20$!\u201d Je me suis jamais fait couper les cheveux par Méo, il était trop vieux, déjà sur le seuil de la légende.Le soir du show avec Nagano, je me suis trimé tout seul dans ma chambre d\u2019hôtel.J\u2019ai pris ma pioche à deux lames et coupé une grosse mèche.Mais j\u2019aime l\u2019idée du barbier qui est dans le quotidien.» Dans le village, le sien du moins, les hommes devaient aller se faire faire la barbe tous les deux jours, direct chez Méo, en plein milieu de la cuisine.Avec le monde qui attendait, les petits qui jouaient en dessous de la table, la maison devenait un «carrefour de jasage».C\u2019était la «salle de presse» du village, dit-il.«Quand on voulait savoir pourquoi la police débarquait chez quelqu\u2019un, on n\u2019avait rien qu\u2019à appeler Méo, y savait toute, tout de suite ! » Dans la quête du cheveu qui l\u2019a mené à l\u2019écriture de De peigne et de misère, Pellerin s\u2019est même rendu chez Ménick, coiffeur de Maurice Richard et d\u2019autres stars du tricolore.11 s\u2019est farci des tonnes de livres et de savants traités de barbier, poussant l\u2019analyse du poil en profondeur.«C\u2019est incroyable ce que j\u2019ai découvert là-dedans; les barbiers ont une autre vue de la réalité.Pour le commun des mortels, les Beatles, c\u2019est génial.Mais pour un barbier, la mode des cheveux longs, ç\u2019a tué les barbiers et tout ce qui venait avec.Je trouve ça magnifique, le point de vue des barbiers; ça donne un angle par le cheveu.» S\u2019il ne fait pas de cas de sa propre tignasse, c\u2019est autre chose quand il parle de celles de ses enfants, l\u2019étincelle aux yeux.«C\u2019est intime, le cheveu.C\u2019est pas comme un ongle qu\u2019on jette.Pourquoi on garde les premiers cheveux de nos enfants?Y a comme quelque chose de magique là-dedans.J\u2019en ai une qui frise, et petite, quand elle sortait le matin avec sa boule de cheveux blonds, elle avait l\u2019air d\u2019un p\u2019tit soleil qui se levait d\u2019boutte.Là, ils ont poussé et ça frise plus.Moi, j\u2019dis à ma blonde: il fauf qu\u2019on les lui recoupe.» A deux cheveux du réel, toujours.Isabelle Paré E 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 OCTOBRE 2012 CULTURE Entre Bukowski et demain ^ V .; ^ Odile V Tremblay out cinéphile montréalais doit porter en lui des souvenirs ardents rattachés à une époque ou l\u2019autre du Festival du nouveau cinéma.Pour ma part, je me souviens d\u2019un documentaire sur Charles Bukowski, vu dans la salle de l\u2019arrière-boutique de l\u2019ancien Café Méliès sur la Main.Une autre époque, comme on dit.Claude Chamberlan s\u2019agitait à l\u2019entrée en marmonnant.On ne se connaissait pas.J\u2019arrivais de Québec et j\u2019aimais Bukowsl^i qui buvait et éructait sur le monde et la vie.Etait-ce bien un documentaire sur l\u2019auteur américain des Contes de la folie ordinaire^ Même pas.Bukowski s\u2019exprimait devant une caméra fixe, si ma mémoire est bonne, sous le degré zéro de la mise en scène.Et je revois sa gueule de bourlingueur aviné, j\u2019entends sa voix rauque de grand fumeur, ses mots en balles de revolver.Le Festival du nouveau cinéma tenait du temple de la contre-culture, où les dieux de la marge faisaient la manche.Le Méliès ne payait pas de mine dans le temps, son cinéma Parallèle non plus.Une seule salle, et pas grande, avec robineux et cinéphiles au coude à coude devant le comptoir du café.L\u2019art refusait alors de se couper du peuple et s\u2019encanaillait sur le boulevard Saint-Laurent.Bukowski symbolisait à mes yeux ce festival-là, à la gueule croche et aux voies de traverse.Le vieux libertaire m\u2019ouvrit la porte du festival où Wim Wenders, Jim Jarmusch, Spike Lee venaient faire trois petits tours.J\u2019ouvrais des yeux ronds, n\u2019ayant pas encore intégré le milieu.Tout change et la roue tourne.11 me semble avoir suivi ce festival-là, bientôt en journaliste, comme on suit la chronique du temps qui passe.Ses mutations, ses folies, avec des projections burlesques où l\u2019on visionnait des films au fond d\u2019une piscine ou dans un peep show, rigolant en douce.Quand même : au long de ses transformations, il est resté branché sur son temps, avec des antennes-relais.Bel exploit dans un contexte de valeurs cul par-dessus tête.Car aujourd\u2019hui, au cinéma, tout est lisse et propret: les salles, les écrans, les tasses de café, les décors high tech.L\u2019univers de la cul- ture s\u2019est embourgeoisé : plein confort et conditions de projection optimales.L\u2019âme trash des premiers jours crie son désarroi à la lune.Les gens l\u2019entendent à peine.Chamberlan, oui.La lune, c\u2019est son astre, l\u2019âme trash, son identité profonde.Sous sa gouverne, ce festival-là nous aura fait traverser bien des tempêtes.Survivra?Survivra pas ?L\u2019argent manquait, mais un sauveteur surgit à la 25® heure, comme Zorro.Daniel Langlois, l\u2019homme en noir, prophète des nouvelles technologies, est venu renflouer un jour les coffres, éponger le déficit.Quf ! D\u2019où le déménagement du quartier général à Ex Centris en 1999, dans un bel édifice rutilant et chromé.Les nouveaux médias y auront trouvé une place de choix, avant même que les autres rendez-vous de films aient senti le vent monter.Les premières projections en plein air de Montréal y étaient nées en amont, sur des murs aveugles collés à l\u2019ancien Méliès, où on revoyait le film Empire d\u2019Andy Warhol avant que la rue nous avale de nouveau et Empire restait sur son écran, debout sous les nuages.D\u2019aussi loin qu\u2019il m\u2019en souvienne, il y eut toujours des chicanes, des points de vue divergents, au sommet du FNC.Quand Nicolas Gi-rard-Deltruc a pris les rênes de la direction générale, les prises de bec ont continué, mais une dynamique s\u2019est fixée.Ils se complètent en fin de compte, lui et Chamberlan, frères de chaîne et d\u2019inspiration.Claude, plus brouillon, mais avec des intuitions lumineuses, une vieille éthique humaniste; Nicolas, mieux organisé et éloquent, drapé dans une sorte d\u2019idéal étonné devant la médiocrité du monde.Tous deux passionnés.C\u2019est le principal.Impossible à oublier non plus, les années de crises et de scandales, en 2004-2005, quand les institutions voulaient créer un grand rendez-vous de films rassembleur.L\u2019équipe du FNC, alors aux côtés de Langlois, avait présenté un beau projet de festival élargi, jugé par le comité comme le plus méritant d\u2019entre tous.Boum ! 11 s\u2019était fait écartqr au profit d\u2019une créature hybride mariée à l\u2019Équipe Spectra, mort-pée.Et le FNC ravala ses rêves de grandeur.A travers son parcours rock & roll, personne ne lui aura fait trop de cadeaux, à ce festival-là, toujours en marge des establishments à 41 ans.Qn remonte bientôt à son bord.Sa prochaine édition commence mercredi.Depuis quelques années, le quartier général du FNC est au Cœur des sciences, un lieu plus neutre qu\u2019avant, dont l\u2019âme est encore à 7 ¦J\u2019w.SOURCE CINEMA DU PARC Le spectre de Charles Bukowski (ici dans le film Born Into This) hante encore le FNC.réinventer.Mais on a hâte de s\u2019y frotter, d\u2019assister à la première canadienne de The Life of Pi, du génial Ang Lee, adapté du livre de Yann Martel, de se masser aux projections et aux hommages, en rencontrant des cinéastes au passage.(?\u2019est sûr qu\u2019il bénéficie de la case de calendrier post-Festival de Toronto.Bien des gros films attendus sont d\u2019abord dédouanés dans la Ville reine, avant d\u2019atterrir chez lui.Sauf que le FNC a davantage de premières qu\u2019autrefois.Et avec ses spectacles et performances, sa section Focus, Temps Q, fenêtres sur demain, il ne s\u2019est pas figé dans le temps comme le Festival des films du monde.Plus jeune, plus fou, plus audacieux.Le spectre de Bukowski y râle encore dans l\u2019ombre, mais il avoue s\u2019ennuyer des vieux locaux enfumés, où sa tête parlante sortait de l\u2019écran pour saluer les clochards à l\u2019entrée.Le XXF siècle n\u2019est ni sa tasse de thé ni son verre de whisky, mais il goûte l\u2019expérimentation sous toutes ses formes et rôde quand même dans le coin.C\u2019est bon signe.otremblay@ledevoir.com Trio choisi au FNC On a vu certains films du Festival du nouveau cinéma à Cannes ou ailleurs.Allons-y de petites suggestions d\u2019usage.Au-delà des collines du Roumain Christian Mungiu (Prix du scénario à Cannes et double prix d\u2019interprétation féminine pour Cos-mina Stratan et Cristina Flutur).Le cinéaste avait gagné la Palme d\u2019or pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours.Cette fois, dans une œuvre sombre et brûlante, sur fond d\u2019exorcisme, de transes religieuses, d\u2019amours féminines contrariées, on y traite aussi avec brio d\u2019abus de pouvoir (thème de The Master d\u2019Anderson) sur des images stylisées et envoûtantes.Un grand film! La part des anges.Prix du jury à Cannes pour cette délicieuse comédie sociale du Britannique Ken Loach.Un feel good movie, mais intelligent et jouissif, où les marginaux paumés plument les rjches sur la route des grands whiskies de l\u2019Écosse.Le film fourmille de bonnes idées et les interprètes, des non-professionels à moitié paumés eux-mêmes au départ, se révèlent des acteurs de premier ordre.Comme quoi Ken Loach, maître du réalisme social, souvent un peu lourd, peut s\u2019amuser comme un jeune homme en séduisant tous les publics.No du Chilien Pablo Parrain, dernier segment d\u2019une trilogie sur la dictature de Pinochet.Le film a remporté le prix Art et cinéma à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes.No, comme non merci, réponse qu\u2019a apportée le peuple chilien par référendum à son tyran en 1988.Avec Gael Garcia Bernai en as de la publicité, qui décide de donner des airs joyeux et rock and roll à la campagne du Non, contre l\u2019avis de tous.C\u2019est à travers le point de vue des publicitaires de cette campagne télé que la destitution de Pinochet nous est présentée.Comme quoi l\u2019image est reine.Entre farce et tragédie, le film pose des questions cruciales sur la communication.Odile Tremblay PELLERIN SUITE DE LA PAGE E 1 l\u2019an dernier, attaqué par un gros mal du pays.Alors, Pellerin a pris le mal par la racine et distille à travers Méo une partie de son malaise national.Faut-il voir dans cette histoire cheve- lue l\u2019inépuisable métaphore d\u2019un peuple aussi tiraillé que ce barbier?Matière à tisser du rêve, Fred se sert du cheveu pour nourrir son dialecte crocheté avec la laine du pays.«Le cheveu, ça part de Lascaux.Les cheveux ont toujours eu un sens très fort dans toutes les cultures.Le voile qui cache les cheveux, le tabou du pou, les cheveux qui donnent la force de Samson.Par le cheveu, tu accèdes à toutte.» Et à travers Méo, on accédera aux histoires texte Etienne Lepage mise en scène Catherine Vidal 18 septembre au 13 octobre 2012 R création Théâtre d'Aujourd'hu! et Théâtre I.N.K.Kim Despatis Renaud Lacelle-Bourdon Gabriel Lessard Marilyn Perreault informations et réservations Théâtre d'Aujourdhui 514 282-3900 theatredaujourdhui.qc.ca de m\u2019sieur l\u2019curé, de la belle Lurette et de M\u201d® Gélinas et ses 473 gosses.De tout le village, et de beaucoup plus encore.Une mine d\u2019or Mais la grande question, après ce troisième show, c\u2019est: est-ce que le puissant capital caxto-nien qui fait vibrer la corde sensible des Ifanco-phones d\u2019ici et d\u2019Europe s\u2019essoufflera un jour?Qn peut sortir Fred de Caxton, le balancer sur tputes les scènes d\u2019Europe, mais est-ce que Saint-Élie finira par sortir de Fred?Rare silence.Puis, bien campé sur sa chaise, le verbomo-teur fait non de la tête.Les yeux plissés, il pose la voix et tend les mains, comme un chercheur d\u2019or qui tient dans ses mains un diamant brut.«Caxton, c\u2019est un minerai sans fin.Ça touche des choses qu\u2019on ne s\u2019explique pas.Ce microcosme existe partout.Pourquoi Pagnol a marché ?Je ne pense pas que c\u2019est par nostalgie.Le conte, c\u2019est une métaphore du réel, de l\u2019humanité, du système économique.Ce mi- nerai, il s\u2019en génère du nouveau chaque jour.Je ne m\u2019inquiète pas de ça.J\u2019ai sept générations de Caxton dans le corps et ce village-là va m\u2019habiter Jout le temps.» A l\u2019écouter, Caxton est directement branché sur la nappe phréatique du rêve, une énergie propre, renouvelalile, dont il n\u2019a pas fini de clai-mer le territoire.A l\u2019œil, Fred Pellerin en a encore pour une méchante mèche à être directement branché sur le pipeline.Le Devoir DE PEIGNE ET DE MISÈRE Fred Pellerin En tournée au Québec en 2012-2013.Voir les détails au www.fredpellerin.com.DLIre aussi > De la politique et de l\u2019arpentage des sens.Un entretien avec Fred Pellerin qui revient sur son attachement à son coin de pays, ledevoir.com/culture/theatre a en cours 1 -A ¦ PARTENAIRES DE SAISON BMO Groupe financier Bdl Q^'gîSbec LE DEVOIR Québec ¦ U t * f b*.JC».*** Texte Deirdre Kinahan Traduction Maryse Warda Mise en scène Denis Bernard Avec Christine Beaulieu, Félix Beaulieu-Duchesneau, Émilie Bibeau, Patrick Hivon, Louise Laparé, Alice Pascual, Mani Soleymanlou et la voix de Sophie Cadieux Du 2 octobre au 10 novembre 2012 4559 Papineau, Montréal / theatrelalicorne.com / Billetterie: 514 523.2246 Coiu»il dm arta atdmiattrma CONSEIL DES ARTS DE MONTRÉAL Québec¦ Conseil des Arts Canada Council ^1^ du Canada\tfor the Arts Télé-Québec LE DEVOIR \u2022i U LE DEVOIR, LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 OCTOBRE 2012 E 3 CULTURE.MUSEE Le retour de la Jeune fille endormie Des chefs-d\u2019œuvre de la collection Clark débarquent à Montréal pour renouer avec leur passé ISABELLE PARE Les soubresauts de l\u2019histoire sont parfois étranges.Dans moins d\u2019une semaine, plusieurs chefs-d\u2019œuvre impressionnistes venus du Clark Art Institute renoueront avec leur passé oublié.Qui savait qu\u2019en pleine guerre mondiale plusieurs précieuses toiles de la collection Clark, dont des Renoir, furent cachées à Montréal dans le secret, pour y rester tapies pendant plus de 10 ans?L\u2019arrivée de l\u2019exposition II était une fois les impressionnistes: chejs-d\u2019œuvre de la peinture française du Clark, sonne donc une forme de retour au bercail pour quelques œuvres-clés.Ne serait-ce que pour cet étrange revirement de l\u2019histoire, l\u2019exposition soulève la curiosité.En 1938, pour sauver sa collection de la guerre, le richissime héritier américain Sterling Clark avait secrètement mis à l\u2019abri dans un entrepôt montréalais ses plus précieux tableaux, dont Baigneuse blonde et Jeune fille endormie, de Renoir.La Jeune fille fera une sieste obligée dans la métropole pendant toute une décennie.L\u2019anecdote révèle à elle seule une facette du curieux personnage que fut le collectionneur Sterling Clark, surnommé Mr Anonymous en raison de sa légendaire discrétion.Jusqu\u2019à la fin de la guerre, on a même parlé d\u2019une «collection invisible».Et cela, même si Sterling et sa femme, Erancine Clark, possédaient l\u2019une des plus imposantes collections privées de l\u2019Amérique du Nord, aux côtés des magnats Alfred Barnes, Duncan Philips et Henri Clay Erick, à New York.Révolutionnaires en leur temps Le corpus d\u2019œuvres impressionnistes du Clark, en tournée mondiale depuis deux ans, fait toujours courir les foules, avec plus d\u2019un million de visiteurs.Peu de courants artistiques furent autant portés aux nues, dopés sur le marché de l\u2019art et commercialisés à outrance.Mais cet engouement populaire, doublé à la reproduction au centuple des Monet et consorts jusque sur les boîtes de biscuits, a fini par reléguer le genre au rang de jolies images pour boudoirs bourgeois.Or il faut replonger dans le Paris de 1880 pour saisir l\u2019importance de ces œuvres sur l\u2019art i T Mr.Anonpions en quelques lignes Héritier : En 1888, Sterling Clark et ses frères héritent de l\u2019importante fortune de 50 millions de Singer & Co.Giobe-trotter: Clark explore l\u2019Asie et la Chine à cheval en 1908 et se fixe à Paris en 1910.Amateur d\u2019art: Premières acquisitions de maîtres anciens en 1912.Francophiie : Il épouse Erancine Clary en 1919 et acquiert de nombreuses œuvres lors de la vente de la succession de Degas.Fondateur : En 1955, Sterling et Erancine Clark fondent un musée et un institut de recherche sur l\u2019art à Williamstown, dans le Massachusetts.Sterling décède en 1956.h ¦ , Une galerie photos d\u2019œuvres tirées de la collection Clark.ledevoir.com/culture/ artsvisuels 1 NOM DE DOMAINE 16 octobre au 10 novembre 2012 Une production du Théâtre de Quat\u2019Sous Texte et mise en scène Olivier Choinière Avec Aurélia Arandi-Longprô ou Alexandra Sicard, Stéphane Jacques, Dominique Leduc et Jean-François Pronovost Concepteurs Jean Band, Florence Cornet, Elen Ewing, Eric Forget, Jean Gaudreau, Martin Sirols BILLETTMME B14 84B-7277 OUATSOU8.COM Quâ>ecD ^ c LEDEVOIR GRAND PARTENAK CULlURa UnecoproductionJhéGi,7.+ Les productions À toui de role Du 2 au 27 octobre «Tout esl ici mélange de douceur ni le Wessures.» Samuel Laroehelle, Patwhite.eom Mardi à Wh Mercredi au vendredi à 20 h Samedi à 16h uniquement présenté À ESPACE GO 4890, boul.Saint-Lourent, Montreal Billetterie 514 845.4890.espa«go,corn rtAUDE POISSANT Texte FANNY BRITT M-e en scene avec PATRICE\t^ROY .LOUISE LAPRADE + CHRl\t,«wamn \u2018\u201c5»\u2014 .t DIRECTION ARTISTIQUE aoudePoissoirt&PotriceD^'^®'* ^ 4 Hubc STÉPURRE CRETE JHCOUES L'HEUREUK FRHnCDIS PRPIRERU , Bt BEnOÎT ORDUin-BERPIRI THEHTREnonEnTUn.CH ^ .iMfie 0^ fi urraiuU- 5991 https://alliance.boxxo.info/DISH/ E 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 OCTOBRE 2012 CULTURE>THEATRE D\u2019homme à homme Pierre Collin joue dansZ^ chant de Georges Boivin^ un solo de Martin Bellemare CHRISTIAN SAINT-PIERRE C>est avec Le chant de Georges Boivin que Martin Bellemare a décroché le prix Gratien-Gélinas en 2009.Le jury avait alors déclaré que l\u2019œuvre, en ne portant ni sur le hockey, ni sur le sexe, ni sur l\u2019alcool, mais plutôt sur la vulnérabilité, posait un regard neuf sur la masculinité québécoise, qu\u2019elle proposait une rencontre entre hommes d\u2019un genre très rare dans notre dramaturgie.Il aura fallu attendre trois ans pour que la pièce soit portée à la scène.Pour défendre le solo, poignant «road-movie» théâtral, subtile réflexion sur des thèmes aussi casse-gueule que la vie, la mort, l\u2019amour et la vieillesse, le metteur en scène Mario Borges a choisi Pierre Collin.Armé de ses 50 ans de métier, aussi à l\u2019aise chez Molière que chez Kol-tès, le comédien semble particulièrement heureux d\u2019avoir pareil personnage à se mettre sous la dent.«L\u2019histoire de Georges Boivin est belle à raconter, mais elle est aussi belle à vivre, lance-t-il.Ce que j\u2019ai dit en embarquant, c\u2019est que je voulais jouer ça longtemps, si possible jusqu\u2019à la fin de ma vie, en fauteuil roulant s\u2019il le faut Je veux faire des tournées.Je veux aller dire au monde que je suis encore vivant.Me promener aux quatre coins du Québec avec une affaire de même, tellement positive, ça me comble.Ces temps-ci.PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le chant de Georges Boivin, pièce dans laquelle joue Pierre Collin, écrite par Martin Bellemare, utilise le thème de la vulnérabilité pour poser un regard sur la masculinité.on me parle beaucoup de ma grande expérience, mais ce rôle-là, je ne l\u2019ai jamais joué, c\u2019est un vrai défi.Pour moi, c\u2019est chaque fois une aventure nouvelle.Je suis un autodidacte, vous savez?J\u2019y vais tout le temps avec le cœur, je ne sais pas comment procéder autrement » Certains prétendent qu\u2019on ne parle bien que de ce que l\u2019on connaît.Si c\u2019est vrai, qu\u2019est-ce qui peut bien pousser un Centenaire à se glisser dans la peau d\u2019un septuagénaire?«J\u2019ai voulu donner la parole à un person- SUPPLEMENTAIRE! DIMANCHE 14 OCTOBRE À15 H LE SUCCÈS PROVENÇAL DE L\u2019ÉTÉ SE POURSUIT! Tout cela est charmant, pétillant.Et ce ne serait qu\u2019une bulle de champagne si Denis Marleau, fin lecteur, n\u2019y ajoutait un peu d\u2019alcool fort.[.] \u2014 LE NOUVEL OBSERVATEUR Denis Marleau a perçu avec finesse les subtilités de la pièce et sa mise en scène, claire, précise, RYTHMÉE AVEC DOIGTÉ, la Sert avec bonheur pour faire de ces Femmes savantes un régal de spectacle.\u2014 PREMIÈRE [.] le metteur en scène québécois démontre toute l\u2019actualité des Femmes savantes.[.] Cari Béchard, irrésistible.\u2014 LE MONDE Henri Chassé [.] hilarant [.] Sylvie Léonard [.] fait CHAVIRER LE PUBLIC, [.] Chrlstlane Pasquier, remarquable [.] MAJESTUEUSE et IMPLACABLE.En montrant juste ce qu\u2019il faut d\u2019irrespect, Marleau respecte pleinement l\u2019esprit de Molière.\u2014 LES ÉCHOS À L\u2019AFFlCHE! TNM.QC.CA 514.866.86 UNE PRÉSENTATION TmÉATRE du r^^OUVEAU IVIONDE AVEC CARL BÉCHARD, NICOLAS BOIVIN-GRAVEL, HENRI CHASSÉ, ESTELLE CLARETON, FRANÇOIS-XAVIER DUFOUR, NOÉMIE GODIN-VIGNEAU, DENIS LAVALOU, MURIEL LEGRAND, SYLVIE LÉONARD, BRUNO MARCIL, CHRISTIANE PASQUIER, SAMUEL ROY une création d'UBU en coproduction avec LES CHÂTEAUX DE LA DRÔME, LE MANÈGE.MONS/CENTRE DRAMATIQUE ABONNEZ-VOUS ET ÉCONOMISEZ JUSQU\u2019À 23% L\u2019ÉQUIVALENT D\u2019UN SPECTACLE GRATUIT! nage qu\u2019on ne voit pas souvent au théâtre, explique Bellemare.J\u2019ai fini par comprendre que, dans mon histoire personnelle, beaucoup de choses me prédisposaient à donner la parole à un homme âgé.Tout d\u2019abord, je n\u2019ai pas eu de grands-parents, c\u2019est-à-dire qu\u2019ils étaient morts avant ma naissance.Puis, j\u2019ai travaillé dans un centre hospitalier comme préposé aux bénéficiaires de 17 à 20 ans.Là-bas, je me suis rapproché de façon significative de personnes dites confuses.C\u2019est cette affection, je crois, qui m\u2019a poussé à écrire ce solo.J\u2019irais même jusqu\u2019à affirmer qu\u2019un homme en particulier, auquel fêtais très attaché, a été un déclencheur exceptionnel dans l\u2019écriture de la pièce.Depuis, il est essentiel pour moi de connaître ce que f appelle la base motive de ce que f écris.» Georges Boivin, 77 ans, vient de perdre son épouse quand il décide de partir, en compagnie de trois amis retraités, en direction de Vancouver, à la recherche de sa première conquête, une femme qu\u2019il n\u2019a pas vue depuis 50 ans.«Le personnage est animé par l\u2019espoir d\u2019un autre essai, d\u2019une seconde chance, explique Collin.Il prouve que Confiicius avait raison: on a bel et bien deux vies, mais la deuxième commence quand on se rend compte qu\u2019on n\u2019en a qu\u2019une.Lorsque Georges, pour ne pas mourir, pour ne pas se noyer, saute dans un char, c\u2019est là qu\u2019une deuxième vie devient possible.Je dirais que c\u2019est une philosophie à appliquer à chaque moment de notre vie, que l\u2019on soit jeune ou vieux.Moi, après avoir traversé l\u2019alcoolisme et le cancer, je considère que je suis rendu à ma quatrième vie.Un moment donné, tu te sens au bout, prêt à lâcher, et c\u2019est là que tu réalises que tu as la possibilité de t\u2019offrir un nouveau départ, une rallonge, un recommencement.Autrement dit, il faut vivre tant qu\u2019on n\u2019est pas mort!» Collaborateur Le Devoir LECHANT DE GEORGES BOIVIN Texte: Martin Bellemare.Mise en scène: Mario Borges.Une production Kléos présentée à la Balustrade du Monument- National du 11 au 27 octobre 2012.Se jouer des étiquettes MOLIERE MISE EN SCENE DENIS MARLEAU Depuis sa sortie de l\u2019École nationale de théâtre, en 2008, Martin Bellemare a touché â plusieurs formes d\u2019écriture, a adopté les registres les plus divers: pièces sportives, baladofîctions, pièces destinées aux jeunes publics, conte ou websérie.Récemment, il touchait au théâtre de marionnettes en signant la trame narrative de VooDoo, le nouveau spectacle de la compagnie Kohol, créé â Saguenay il y a peu, et qui sera présenté â l\u2019IIsine C du 16 au 21 octobre.La plus récente pièce de Martin Bellemare, La liberté, qui sera mise en scène â Jonquière, en janvier, a reçu, de la part du Centre national du théâtre, l\u2019Aide â la création de textes dramatiques, une distinction française comparable â notre prix Gratien-Gélinas, en plus d\u2019avoir été sélectionnée par le bureau des lecteurs de la Comédie-Française.Il y a de bonnes raisons d\u2019espérer que la pièce soit montée dans l\u2019Hexagone.ïa iTGune ^Etlle la mort Performance-théâtre-lectu par le Bureau de l\u2019APA (Laurence Brunelle-Côté et Simon Drouin) res J Û Dire.f-'\t¦ f ' ¦\t' espacelibre.qc.ca 5IU-52I-UI9I, 19Â5, rue Fullum, métro Frontenac Opposer l\u2019imaginaire à l\u2019horreur de la guerre Le Théâtre de TOpsis poursuit son cycle italien avecZa coopérative du cochon CHRISTIAN SAINT-PIERRE Après Bar, que nous vous conseillons chaudement de rattraper puisque le spectacle mettant en vedette Marc Beaupré et Pierre-François Legendre est en tournée â travers le Québec du 16 février au 26 mars, mais aussi après II Campiello, Les enfants de la pleine lune et Frères, le Théâtre de rOpsis s\u2019apprête â dévoiler l\u2019avant-dernier chapitre de son cycle italien, La coopérative du cochon.Le texte d\u2019As-canio Celestini, un auteur romain né en 1972, a été traduit, adapté et mis en scène par Luce Pelletier.Creuser une seule et même dramaturgie sur une période de quatre ans est une pratique indéniablement enrichissante pour les spectateurs, mais aussi pour les comédiens.Nous avons rencontré deux comédiens rompus â l\u2019exercice, Luc Bourgeois et Louise Cardinal, qui partagent cette fois la scène avec Martin Hefoux, Olivier Morin et France Parent.«Faire partie d\u2019un cycle, ça donne le sentiment d\u2019appartenir non seulement à un groupe, mais également à une démarche, explique Cardinal.» «Ça attise le grand plaisir qu\u2019on ressent à fouiller les époques et les mouvements, ajoute Bourgeois.Ça change indéniablement la préparation au jeu.» La partition ficelée par Luce Pelletier trouve son origine dans deux textes de Celestini : un monologue {Histoires d\u2019un idiot de guerre) et un roman {Récit de guerre bien frappé, publié au Serpent â plumes en 2009).Il faut savoir que l\u2019auteur est la figure de proue du théâtre-récit, un mouvement né â la fin des années 1980.Le genre cultive la narration, mul- tiplie les niveaux d\u2019énonciation, lorgne sérieusement du côté du conte.«C\u2019est plus qu\u2019un style, lance Bourgeois.C\u2019est un parti pris.Quand on prend la parole dans cette pièce, c\u2019est pour voir à la transmission d\u2019un legs, d\u2019une mémoire collective, c\u2019est pour assurer la survivance d\u2019un répertoire d\u2019histoires qui se déroulent dans Rome le 4 juin 1944, jour de la libération.» La pièce s\u2019ouvre sur les funérailles du père.La famille est réunie.Un verre de vin â la main, les frères et sœurs se remémorent les 1001 histoires que le patriarche a passé sa vie â dire et â redire.Il est question des horreurs de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi de tout ce qui rend les gens capables de tenir le coup dans un pareil contexte : la solidarité, bien entendu \u2014 c\u2019est lâ qu\u2019intervient le fameux cochon \u2014, mais également, et peut-être même surtout, l\u2019imaginaire.«Les faits historiques et les contes fantastiques s\u2019entrelacent, explique Cardinal.Ça me fait beaucoup penser au film La vie est belle.On voit comment, à travers la misère, la famine et les bombes, on peut trouver des raisons de continuer à espérer.» Collaborateur Le Devoir LA COOPÉRATIVE DU COCHON Texte : Ascanio Celestini.Mise en scène, traduction et adaptation : Luce Pelletier.Une production du Théâtre de l\u2019Opsis présentée au théâtre Prospéra du 9 octobre au 3 novembre.DÀ lire > En complément Le Petit Théâtre du Nord arrive en ville sur ledevoir.com/culture/theatre P FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Luc Bourgeois et Louise Cardinal, deux des membres fondateurs de la compagnie Le Petit Théâtre du Nord.!H OCTOBRE IIH SAISON EOIE * 2013 LES RYTHMES D\u2019AFRIQUE AU CŒUR DU QUÉBEC TOUTE LA MAGIE DE L UNIVERS AFRICAIN EN MUSIQUE ET EN CONTE LE DEVOIR ErBü* etdsffctfrcf Québec t
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