Le devoir, 7 décembre 2012, Cahier A
[" Josée Blanchette écrit au père Noël Page b w Restaurants : les dix coups de cœur de 2012 Page B 7 -?www.ledevoir.corn ?- Les Fêtes en traditions, mais sans nostalgie Page B 1 LE DEVOIR Vol.C I I I 2 8 0 LE DEVOIR, LE VENDREDI 7 DECEMBRE 2012 1,09 $ + TAXES =1,2 5$ Loterie vidéo Loto-Québec a voulu réactiver un dispositif controversé Malgré leur impact sur le jeu compulsif, la société d\u2019État a songé à doter ses nouveaux appareils de boutons d\u2019arrêt GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Loto-Québec a testé cet été de nouveaux appareils de loterie vidéo comprenant un «bouton d\u2019arrêt», un dispositif controversé qui incite au jeu compulsif selon plusieurs études.Mais comme le test n\u2019a pas été concluant aux yeux de la société d\u2019Etat \u2014 parce qu\u2019il n\u2019a pas permis d\u2019aller chercher plus de revenus \u2014, l\u2019idée de réintroduire partout le mécanisme a été mise sur la glace, a appris Le Devoir.Le projet-pilote de Loto-Québec a suscité un malaise au sein de l\u2019organisme de prévention Mise sur toi, montre aussi un document obtenu par Le Devoir.Quelques semaines avant que Loto-Québec ne décide de rapatrier Mise sur toi (MST) dans son giron \u2014 l\u2019organisme était jusque-là «indépendant et privé» \u2014, un communiqué avait été préparé par MST pour dénoncer la réapparition des boutons d\u2019arrêt sur les appareils.Dans son «analyse» de trois pages produite à la fin septembre, mais jamais diffusée.Mise sur toi prenait acte du «retour du bouton d\u2019arrêt sur certains appareils» et appelait Loto-Québec «à la vigilance».L\u2019organisme rappelait que le dispositif était «disparu depuis 2003, à la suite de la recommandation d\u2019experts», qui s\u2019inquiétaient du faux «sentiment de contrôle» que procure le bouton d\u2019arrêt.Car celui-ci n\u2019est «qu\u2019une mise en scène, une théâtralité du jeu», relevait notamment une étude menée en 2007 par deux chercheurs de la Direction de santé publique de Montréal et de l\u2019Institut national de santé publique du Québec (Serge Chevalier et Elisabeth Papineau).Loto-Québec le reconnaît d\u2019ailleurs.«Il est vrai de dire que le bouton d\u2019arrêt n\u2019a aucun impact Des experts s\u2019inquiétaient du faux «sentiment de contrôle» que procure le bouton d\u2019arrêt VOIR PAGE A 10 : LOTERIE Aujourd\u2019hui Actualités > Boisclair renonce à la fonction pubiique.Le gouvernement Marois reconnaît avoir commis une erreur.Page A 3 Le monde > L\u2019armée égyptienne protège ia présidence.Les opposants au président Morsi manifestent encore.Page A 7 7\t.\t- w.______ Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .A6 B6 B4 B4 B6 B8 Des compressions tous azimuts Même les ministères de l\u2019Éducation et de la Santé écopent JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE (C\u2019est une phase plate, mais ce n\u2019est pas de ma faute, a dit le président du Conseil du trésor.Stéphane Bédard.C\u2019est la faute aux libéraux.» ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Non seulement le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, impose des compressions tous azimuts, y compris en santé et en éducation, mais il somme les ministères et les entités consolidées du gouvernement de serrer d\u2019un autre cran leur ceinture afin d\u2019extirper 400 millions de plus.«C\u2019est une phase plate, mais ce n\u2019est pas de ma faute», a affirmé Stéphane Bédard lors du huis clos qui a précédé le dépôt à l\u2019Assemblée nationale du budget de dépenses 2013-2014 du gou- vernement, soit les crédits des ministères et organismes.La faute revient aux libéraux, a-t-il soutenu.«Un relâchement important a été constaté dans la gestion des fonds publics, sans compter les dérapages dans les investissements en infrastructure, qui exercent une pression énorme dans les dépenses de programme et la dette du gouvernement.» «Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés», disait La Eontaine.Les compressions, qui sont désignées sous le vocable de «mesures d\u2019optimisation», sont appliquées à tous les ministères sauf le ministère de la Eamille, qui voit son budget augmenter de 3,2% en raison de l\u2019ouver- ture de nouvelles places dans les services de garde.Dans leur ensemble, les dépenses sont ramenées à 1,9% pour l\u2019année en cours et à 1,8% en 2013-2014.«Le premier budget de dépenses de notre gouvernement vise à remettre le Québec sur la voie du déficit zéro dès l\u2019an prochain», a réitéré le président du Conseil du trésor.Pour les universités et les cégeps, les compressions ont été appliquées dès cette année : voir PAGE A 10 : COMPRESSIONS Lire aussi > L\u2019éditoriai de Josée Boiieau : Les universités au pas.Page A 8 Cannabis: le Colorado et Washington pourront-ils appliquer leur loi?LUC VINOGRADOEE Pour la, première fois, deux Etats américains ont autorisé le cannabis à des fins récréatives.Des référendums dans le Colorado et l\u2019État de Washington ont reçu une majorité de «oui», selon des résultats quasi définitifs diffusés mercredi., De nombreux États américains autorisent la consommation de cannabis à des fins médicales (le Massachusetts est devenu le 18® mardi), mais au-cu,n n\u2019était allé aussi loin que l\u2019État du Colorado ou de Washington dans un pays où la «guerre contre la drogue», imaginée en 1970 par Richard Nixon, fait figure d\u2019évangile.A peine les premiers résultats étaient-ils annoncés que de petits rassemblements ont eu lieu à Denver et à Seattle pour fêter la nouvelle.Mais le temps des festivités est vite passé.Les voir PAGE A 10 : CANNABIS AGENCE ERANCE-PRESSE Comme des dizaines d\u2019autres adeptes, Mike Momany s\u2019est rendu au Space Needle de Seattle dès minuit, jeudi, pour fumer un joint.Légionellose : personne ne veut porter le blâme ISABELLE PORTER à Québec \\ A qui incombe la responsabilité de l\u2019éclosion de légionellose qui a fait 13 morts cet été à Québec?Pour l\u2019heure, la Santé publique et la CSQ imputent le drame à un funeste mélange d\u2019ignorance et de malchance.Malgré les reproches qui lui ont été faits, la Direction de la santé publique (DSP) ne prend aucun blâme dans le volumineux rapport qu\u2019elle a rendu public jeudi.En entrevue, son directeur Erançois Desbiens jure qu\u2019il a fait le maximum.contrairement aux propriétaires de tours de refroidissement.«On ne pense pas [qu\u2019on aurait pu agir plus rapidement] », dit-il en rappelant que peu de propriétaires avaient répondu au questionnaire que la DSP leur avait transmis pendant la crise.L\u2019ignorance des uns et des autres en matière de tours semble avoir joué un rôle indéniable.VOIR PAGE A 10 : LÉGIONELLOSE «C\u2019est une mauvaise loterie à laquelle on a gagné» 77831302833149 A2 LE DEVOIR, LE VENDREDI DECEMBRE 2012 ACTUALITES Une centrale ne menacerait pas la valeur patrimoniale de Val-Jalbert Le projet hydroélectrique a reçu le feu vert du ministère de la Culture ALEXANDRE SHIELDS Bien que le village historique de Val-Jalbert soit officiellement reconnu et classé comme site patrimonial par le gouvernement du Québec, le ministère de la Culture et des Communications estime qu\u2019il est tout à fait «cohérent» d\u2019y permettre la construction d\u2019un barrage et d\u2019une centrale hydroélectrique.Un projet controversé que les opposants promettent de contester devant les tribunaux, malgré le feu vert officiel du Parti québécois.«Les plans proposés pour la minicentrale hydroélectrique rejoignent les préoccupations du ministère quant à Vintégration du projet dans son contexte historique et à sa préservation», a confirmé au Devoir la responsable des relations avec les médias du ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ), Annie LeGruiec.Québec ne voit donc aucune menace pour la «valeur» du village historique de Val-Jalbert, la rivière Ouiatchouan et la chute du même nom, un site protégé depuis 1996 en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.«Les TOURISME SAGUENAY-LAC SAINT JEAN La chute Ouiatchouan modifications qui seraient apportées au site ne mettent pas en péril la valeur patrimoniale du lieu.» Le MCCQ affirme avoir tenu compte d\u2019un avis favorable du Conseil du patrimoine culturel du Québec avant de prendre sa décision.Des impacts positifs Le gouvernement partage également l\u2019avis des promoteurs du projet énergétique, qui jugent que le harnachement de la rivière Ouiatchouan aura des impacts positifs pour le secteur visé.«Ce projet pourrait engendrer des retombées significatives pour la mise en valeur du site historique, et de nouveaux programmes d'interprétation en lien avec l'histoire même du site de Val-Jalbert pourraient voir le jour», a fait valoir le MCCQ par courriel.Un appui sans réserve qui déçoit Pierre Leclerc, de la Fondation Rivières.Il estime que «la beauté du site sera irrémédiablement faussée».Un débit esthétique Le ministère se dit par ailleurs tout à fait satisfait du «débit esthétique» de 7m^ par seconde que les promoteurs promettent de maintenir pendant la période touristique, afin de maintenir l\u2019apparence de la chute située au cœur du site.En dehors de cette période, le débit sera réduit à 0,3 m^ et la rivière sera pour ainsi dire asséchée sur près d\u2019un kilomètre.En temps normal, le débit peut dépasser 20 m^.C\u2019est notamment en se basant sur cette question du débit que la Fondation Rivières et d\u2019autres opposants au projet ont l\u2019intention d\u2019entreprendre des démarches juridiques afin de faire annuler l\u2019autorisation accordée mercredi par les pé-quistes.Selon eux, le gouvernement n\u2019applique pas les recommandations de la Commission d\u2019enquête sur la politique d\u2019achat par Hydro-Québec d\u2019électricité auprès de producteurs privés.Celle-ci concluait à la nécessité de maintenir un débit « écohydrologique » d\u2019un minimum de Sm^.Les opposants estiment aussi qu\u2019Hydro-Québec perdra de l\u2019argent avec ce projet.Pour le moment, on promet d\u2019acheter l\u2019électricité produite à un prix plus çlevé que celui de sa vente aux Etats-Unis.Qui plus est, le Québec se trouve en situation de surplus.Des opposants innus ont pour leur part fait circuler une pétition pour s\u2019opposer à ce projet et réclament un référendum sur le projet.Le Devoir Lire aussi > Arrêtez, madame Marois.Marie Néron, une amoureuse de la rivière Ouiatchouan, et Paul Piché s\u2019opposent au projet hydroélectrique de Val-Jalbert.Page A 9 CA V RABAIS DE 8,60$ 25,65$ 34Æ5$ RABAIS DE 5,10$ RABAIS DE 4,75$ RABAIS DE 16,50$ 14,20$ 1&85$ BROUILLY 45,75$ 62^ RABAIS DE 6,95$ .tDUVAL- Ieroy 19,80$ 26^ La modération a bien meilleur goût.PRENEZ GOÛT À NOS CONSEILS E\u20acMut^falcool SAQ Tituiaires de permis, agences de la SAQ, comptoirs Vin en vrac, SAQ Dépôt, SAQ Signature et SAQ COm exclus Loffre Économisez 25 % sur ces 5 produits est en vigueur le samedi 8 décembre 2012 seulement jusqu a la fermeture de la succursale ou I epuisement des stocks selon la premiere éventualité Limite de 3 bouteilles par produit par client par transaction pour chacun des produits suivants Farnito cabernet sauvignon toscanaigt (code SAQ 00963389) Sortilege liqueur de whisky canadien et de sirop d erable (code SAQ 00522482) Kim Crawford sauvignon blanc marlborough (code SAQ 10327701) Duval Leroy Cuvee Design Pans Brut champagne a oc (code SAQ 10516414) Georges Du bœuf brouillyaoc (code SAQ 00070540) Quantités limitées a 67000 caisses pour tout le reseau Aucune mise de cote n est acceptée 18 ans ou plus La vague de désaffiliation à la FECQ se poursuit Les fiefs des présidents pourraient se retirer de la Fédération étudiante collégiale LISA-MARIE GERVAIS La crise de confiance au sein de la Fédération étudiante collégiale (FECQ) prend de l\u2019ampleur.Après les départs des étudiants des cégeps de Granby et de Rimouski, c\u2019est maintenant au tour de ceux du cégep de Saint-Hyacinthe, qui était le fief de l\u2019ex-président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, de décider par voie de référendum s\u2019ils demeurent affiliés à leur fédération.Cette décision a été prise mercredi lors d\u2019une assemblée générale du Regroupement des étudiants du cégep de Saint-Hyacinthe (REECSH).Les étudiants du cégep de Rosemont, un autre château fort et fief de la présidente actuelle de la FECQ, Eliane Laberge, pourraient aussi se désaffilier.«On avait des discussions pour le faire jusqu'à ce que Rimouski nous montre l'exemple que c'était possible», a dit Luis Aranguiz, étudiant en sciences de la nature au cégep de Rosemont, à la tête d\u2019un groupe externe à l\u2019exécutif de l\u2019association étudiante qui plaide pour la désaffiliation.Pas pendant la grève Selon lui, l\u2019insatisfaction à l\u2019égard de la FECQ ne date pas d\u2019hier, mais les associations étudiantes n\u2019ont pas voulu se désaffilier pendant la grève pour ne pas affaiblir le mouvement.«Pendant la grève, la FECQ n'était pas à l'image de ce qu'on vivait comme étudiants.Ils ont signé des chèques en blanc à Juripop, ont mis des bâillons et tenu des réunions à huis clos», a poursuivi M.Aranguiz, visiblement mécontent.Pour le moment, il dit faire de la publicité pour que les étudiants soient nombreux à l\u2019assemblée générale du 12 décembre afin de pouvoir voter pour tenir un référendum au cours des prochains mois, ce qui provoque certaines frictions sur le campus.Les règlements et statuts de l\u2019association, qui compte 20000 étudiants de Cégep@dis-tance, en plus de ses quelque 3000 étudiants, ne rendraient pas la désaffiliation facile.Selon Emilie Joly, présidente de l\u2019Association générale des étudiants du Collège de Rosemont, la campagne sur un référendum de désaffiliation ne peut pas commencer avant que cette proposition n\u2019ait été entérinée.La menace plane dans d\u2019autres collèges, notamment à l\u2019École nationale en aérospatiale (campus du cégep Édouard-Montpetit) et au cégep de Chicoutimi, où des référendums se tiendront prochainement.Une assemblée est par ailleurs convoquée le 12 décembre au cégep Édouard-Montpetit pour décider de la tenue d\u2019un référendum.La présidente de la FECQ ne s\u2019inquiète pas de ces menaces de départs.«Il y en a qui ont le goût de poser des questions et sont frustrés, c'est correct.Ce sera aux étudiants de décider si ça vaut la peine de tenir un référendum [et de se désaffilier] », a dit Éliane Laberge.Le Devoir Les recteurs crient à l\u2019impossible Les compressions de 124 millions imposées par Québec affecteront la qualité des universités LISA-MARIE GERVAIS Les recteurs estiment qu\u2019il leur sera «impossible» de faire l\u2019effort budgétaire demandé par Québec.La présidente du conseil d\u2019administration de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), Luce Samoisette, a déclaré que couper 124 millions en cours d\u2019exercice, soit le montant des compressions qu\u2019on leur impose jusqu\u2019à la fin de leur année le 30 avril, affectera profondément la qualité des universités.«Les dépenses pour les huit premiers mois sont déjà engagées, et en janvier, on a déjà pris nos engagements.On peut toujours faire des choses, mais pas de cette ampleur-là», a dit M\u201c® Samoisette, au sortir d\u2019une rencontre du C.A.avec tous les recteurs.«Faire un effort dans une fin d'exercice, c'est impossible.» Le montant des coupes des budgets de recherche demeure toujours inconnu, a-t-elle précisé.Sans toutefois aller jusqu\u2019à boycotter le Sommet sur l\u2019éducation supérieure, les recteurs ont indiqué qu\u2019ils allaient consulter leurs conseils d\u2019administration respectifs et tous les partenaires de la communauté universitaire pour décider de leurs moyens d\u2019action.«Ça pourrait être des actions concertées», a souligné M\u201c® Samoisette sans en dire plus.L\u2019inquiétude des recteurs est d\u2019autant plus grande que la situation risque d\u2019empirer l\u2019an prochain, selon ce qu\u2019ils se sont fait dire par Québec.Le climat de la rencontre du Sommet sur l\u2019éducation la semaine prochaine sera «teinté» du mécontentement provoqué par les compressions.«C'est bien évident que ça va revenir sur la table la semaine prochaine», a-t-elle noté.Les représentants étudiants voient dans ces coupes des signes que les dés sont pipés pour les discussions à venir.Voyant que plusieurs ministères sont dans le même bateau, l\u2019effort à faire «prend une coloration différente», admet le président du Syndicat général des professeurs de l\u2019Université de Montréal, Jean Portugais.Et puisqu\u2019il y a effort à faire, il se dit convaincu que des économies qui peuvent être réalisées dans l\u2019administration, qui représentait 48 millions dans le dernier budget (2011-2012) de l\u2019université, dont 5,7 millions pour le rectorat.« Ça me renverse», a dit M.Portugais.La présidente de la CREPUQ prétend qu\u2019il n\u2019y a aucun gras à couper dans les administrations des universités qui sont «à l'os».Les cégeps aussi touchés L\u2019effort demandé aux collèges pour l\u2019exercice en cours est de 21,5 millions (jusqu\u2019au 30 juin), ce qui engendrera «des décisions déchirantes», selon Jean Beauchesne, président-directeur général de la Fédération des cégeps.Il s\u2019inquiète des coupes à venir pour le prochain budget 2013-2014.«On nous dit qu'il y a une augmentation des budgets de 1,5 %, mais juste pour payer les augmentations salariales prévues aux conventions collectives, ça prendrait 1,74 % de majoration.Et je ne parle même pas des bâtiments», a dit M.Beauchesne.Le Devoir Résultats des tirages du : 2012-12-05 04 26 34 ^ 38 41 46 Prochain gros lot (approx ) 21 000 000 $ ¦MH»-\t08 19 24\t44 \t29 35 41\tcompl.E|tra 2383538 En cas de d spar te entre cette I ste et la I ste off c elle de Loto Quebec cette dern ere a pr or te LE DEVOIR, LE VENDREDI 7 DECEMBRE 2012 A3 ACTUALITES Matière à réflexion \tChristian N, S\tRioux \tà Paris Vu du Québec, le débat qui fait rage en France sur la légalisation du mariage entre homosexuels peut sembler étrange.Comme ces grandes manifestations qui devraient se poursuivre samedi.J\u2019entends même murmurer que cette controverse serait le reflet d\u2019une société archaïque et dépassée.Bref, que les Français feraient mieux d\u2019emboîter le pas à la «modernité» comme l\u2019auraient fait les Canadiens en 2005.On peut facilement comprendre cet étonnement.Rappelons qu\u2019au Canada, ce sont les tribunaux qui intimèrent aux élus l\u2019ordre de légaliser le mariage entre homosexuels.Soudain éclairé par la lumière divine, le premier ministre de l\u2019époque, Jean Chrétien, obtempéra, oubliant que le Parlement avait massivement voté contre deux ans plus tôt.En France, il ne saurait être question de laisser les hommes en robe prendre une telle décision.Contrairement à ce que montrent les images de la télévision, le débat français est loin de ne mobiliser que des extrémistes religieux.Rappelons que l\u2019union civile entre homosexuels ne fait plus vraiment débat en France depuis l\u2019adoption du Pacs en 1999 par le gouvernement socialiste de Lionel Jospin.En passant, la France fut le premier pays à dépénaliser l\u2019homosexualité, à la Révolution.Même si certaines dispositions discriminatoires ont persisté jusqu\u2019en 1981, on est à mille lieues de la tradition puritaine du Canada où l\u2019homosexualité est demeurée passible de 14 ans de prison jusqu\u2019en 1969.La question la plus controversée n\u2019est pas tant celle du mariage entre homosexuels (soutenu par 66% de la population) que celle de l\u2019adoption par les couples d\u2019homosexuels et plus généralement de la filiation.C\u2019est ici que le bat blesse, tant pour des personnalités de droite que de gauche, comme les anciens premiers ministres Alain Juppé et Lionel Jospin.Pourtant proche des socialistes, le politologue Laurent Bouvet estime que ceux-ci se trompent quand ils «s\u2019imaginent que Von peut aborder la question du mariage homosexuel sans penser la question de la filiation».Pour comprendre la controverse en cours en France, il faut savoir que la psychologie béhavioriste américaine n\u2019y a jamais complètement effacé les théories psychanalytiques d\u2019inspiration freudienne.C\u2019est en partie ce qui explique l\u2019opposition d\u2019une intellectuelle de gauche comme la féministe Sylviane Agacinski.L\u2019épouse de l\u2019ancien premier ministre Lionel Jospin estime que, sous prétexte d\u2019une égalité formelle revendiquée par une minorité d\u2019activistes, le projet de loi introduit une rupture inacceptable dans le système de filiation.Sur le carnet de famille, il n\u2019y aura plus ni «mère» ni «père», mais des «parents» indifférenciés.Or, dit-elle, ce qui fonde le mariage et la parenté, ce n\u2019est pas la sexualité des individus mais «d\u2019abord le sexe, c\u2019est-à-dire la différence anthropologique des hommes et des femmes [.].On est père ou mère en fonction de son sexe, non de sa sexualité».Pour la philosophe, il ne saurait donc y avoir de mariage, de filiation et d\u2019éducation des enfants sans cette altérité des sexes fondatrice de toute identité.C\u2019est d\u2019ailleurs la seule raison pour laquelle, dans notre civilisation, dit-elle, les parents sont deux.Sinon, rien n\u2019empêcherait qu\u2019ils soient trois, quatre ou dix.Toutes les familles, même d\u2019adoption, ont jusqu\u2019ici tenté de reproduire tant bien que mal cette famille biologique originelle.L\u2019enfant qui serait le fruit de deux hommes ou de deux femmes romprait cette filiation millénaire, dit-elle.«Il s\u2019agit donc de savoir si l\u2019institution du mariage et de la filiation doit continuer à inscrire chacun dans l\u2019ordre d\u2019une humanité elle-même sexuée, ou bien si l\u2019on veut briser ce modèle.» Même si le projet de loi français ne va pas jusque-là, plusieurs craignent qu\u2019en accordant aux couples composés d\u2019homosexuels le droit d\u2019adopter, on ouvre la porte à la procréation assistée, faisant ainsi de l\u2019enfant «un objet fabriqué» dont «plus rien ne fonde la filiation», selon les mots d\u2019Agacinski.Nombreux sont aussi les opposants qui estiment que ce droit d\u2019adopter consacre un «droit à l\u2019enfant» \u2014 «un caprice d\u2019adulte», selon la philosophe Chantal Delsol \u2014 qui serait contraire au droit des enfants d\u2019avoir autant que possible une mère et un père.Pas question de donner deux pères à un enfant pour le théologien Xavier Lacroix, quitte à permettre la «délégation parentale» pour les conjoints homosexuels.Aussi rebelle puisse-t-elle être parfois, la France est demeurée plus que le Québec attachée à la famille, comme le démontrent son fort taux de natalité et la persistance des rites familiaux.Même certains homosexuels ont tenu à manifester leur opposition à cette loi.«Le projet du gouvernement est loin de faire l\u2019unanimité au sein de la communauté gay », dit Xavier Bongibault, qui préside l\u2019association Plus gay sans mariage.Lorsqu\u2019on lui demande pourquoi il est hostile au mariage entre homosexuels, il répond simplement: «Mes arguments sont ceux de toutes les personnes qui contestent ce projet: un enfant a besoin d\u2019un père et d\u2019une mère.[.] On ne peut pas tout chambouler sans plus de réflexion.» Le débat en cours en France n\u2019offre-t-il pas justement une belle matière à réflexion ?Pour peu évidemment qu\u2019on veuille réfléchir.crioux@ledevoir.corn Boisclair renonce à la fonction publiqne JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Le gouvernement Marois fait amende honorable et avoue avoir commis une erreur en offrant un poste à vie dans la haute fonction publique à André Boisclair, qui a renoncé à cette fonction, jeudi.Bien que l\u2019opposition l\u2019accuse de manquer de jugement, Pauline Marois affirme qu\u2019elle a fait preuve de «sagesse» en écoutant la population, qui a «des attentes plus grandes» à l\u2019égard du Parti québécois.«Ce débat m\u2019a permis de mesurer encore mieux l\u2019ampleur des attentes des Québécois pour un changement de cap dans la façon de gouverner», a avoué la première ministre lors d\u2019un point de presse annoncé en catastrophe jeudi matin.La décision s\u2019est prise «d\u2019un commun accord» mercredi après-midi, au cours d\u2019un entretien entre la première ministre et le nouveau délégué général à New York, qui avait réussi à obtenir, dans son contrat, un poste de sous-ministre adjoint au ministère des Relations internationales.«Nous avons eu, André et moi, une conversation de gens responsables.Et c\u2019est ensemble qu\u2019on a convenu de ça.On a évalué la situation et André m\u2019a dit: moi, je ne veux surtout pas nuire au gouvernement, ce n\u2019est pas mon intention.» Étonnée Pauline Marois s\u2019est dite «étonnée» de la virulence des critiques ces derniers jours.« C\u2019est drôle, je n\u2019ai pas entendu ces mêmes personnes parler haut et fort lorsqu\u2019une trentaine de membres du cabinet de l\u2019ancien gouvernement ont été nommés dans la haute fonction publique en permanence.Mais je comprends qu\u2019on a peut-être des attentes plus grandes à l\u2019égard de notre formation politique.» Elle demeure convaincue qu\u2019André Boisclair possède toutes les qualités pour occuper un poste de délégué, de même que dans la haute fonction publique.Et bien qu\u2019elle soutienne ne pas vouloir que son gouvernement «soit attaqué sur des questions d\u2019éthique», elle avoue que l\u2019idée que la double nomination de l\u2019ancien chef du parti puisse porter flanc aux critiques et alimenter le cynisme ne lui a «pas effleuré l\u2019esprit».Le ministre des Relations internationales, Jean-François Lisée, est allé plus loin en après-midi, admettant que «ça aurait dû» sonner une cloche bien avant que l\u2019opinion publique ne s\u2019en mêle.Il Greenpeace se retire de l\u2019Entente snr la forêt boréale L\u2019Entente sur la forêt boréale canadienne (EFBC), où les grandes compagnies forestières et les groupes environnementalistes s\u2019étalent pour une rare fois rejoints par rapport à l\u2019exploitation de ces territoires, vient de voler en éclats.Greenpeace annonce son retrait de l\u2019entente après avoir constaté que le plus gros joueur.Produits forestiers Résolu, a aménagé des chemins forestiers dans les montagnes Blanches, autour du réservoir Manouane, au nord du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce que le groupe qualifie de violation claire de l\u2019accord.Cette entente, signée par 21 compagnies forestières et 9 groupes environnementaux, prévoyait que les entreprises respectent un moratoire sur une zone de 28 millions d\u2019hectares de forêt boréale au Canada \u2014 dont 8 millions d\u2019hectares au Québec \u2014 et l\u2019arrêt des campagnes de pression des groupes environnementaux.Ce moratoire devait permettre de déterminer des aires protégées, mais deux ans et demi après la conclusion de l\u2019entente, aucune aire protégée n\u2019a été créée.La Presse canadienne Des dépenses en santé à limiter à Montréal L\u2019Agence de la santé et des services sociaux de Montréal doit réduire la croissance de ses dépenses de 80 millions cette année et espère le faire sans toucher les soins aux usagers.Cette compression de 80 millions pour 2012-2013 sera suivie d\u2019une autre de 80 millions en 2013-2014, ont souligné des dirigeants de l\u2019Agence, au cours d\u2019une rencontre avec la presse, jeudi.Le tout doit être puisé à même le budget pour la santé à Montréal, qui est de 6,3 milliards.L\u2019Agence pense pouvoir trouver une bonne partie de ces compressions dans les dépenses administratives, notamment les centres de traitement informatique et les achats regroupés.En matière de personnel, l\u2019Agence pense réduire le recours à la main-d\u2019œuvre indépendante, comme les agences privées d\u2019infirmières, réduire les heures supplémentaires et resserrer les prestations d\u2019assurance salaire.La Presse canadienne Le projet de loi 2 est adopté Le projet de loi 2, visant à limiter les contributions aux partis politiques et à diminuer le plafonnement des dépenses électorales, a été adopté jeudi par l\u2019Assemblée nationale.La nouvelle loi fait passer de 1000$ à 100$ la contribution maximale qu\u2019un électeur peut verser à un parti politique.Québec espère ainsi mettre fin au système de prête-noms.La loi abolit aussi le crédit d\u2019impôt lié aux contributions politiques.Six millions de dollars devraient être économisés par année, selon un communiqué de presse émis par le ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville.L\u2019économie générée permettra de hausser le financement public des partis politiques.La loi prévoit aussi que tous les partis politiques auront droit à un financement public, s\u2019ils comptent au moins 500 membres dans 10 régions du Québec ou 1000 membres en tout.Le Devoir JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE « Ce débat m\u2019a permis de mesurer encore mieux l\u2019ampleur des attentes des Québécois pour un changement de cap dans la façon de gouverner», a avoué la première ministre lors d\u2019un point de presse annoncé en catastrophe jeudi matin.parle même d\u2019une «erreur d\u2019appréciation» de son gouvernement.Mais, ajoute-t-il, «il n\u2019est jamais trop tard pour bien faire».Et c\u2019est sans ironie qu\u2019il a déclaré que « c\u2019est probablement la meilleure nouvelle de la semaine que les Québécois considèrent que le Parti québécois est ailleurs [que l\u2019ancien gouvernement] en termes de probité».Pour éviter que de telles erreurs ne se reproduisent, le gouvernement Marois mettra sur pied un comité de sages qui aura pour mandat d\u2019analyser les conditions d\u2019emploi des titulaires d\u2019un emploi supérieur venus de l\u2019extérieur de la fonction publique.Il examinera notamment la rémunération, les allocations de fin de mandat et les conditions d\u2019accès à la sécurité d\u2019emploi pour faire des recommandations au gouvernement d\u2019ici la fin de l\u2019année budgétaire en mars.Critiques de l\u2019opposition «Au-delà de cette erreur pour laquelle elle s\u2019excuse, il y a aussi une faute [d\u2019avoir caché l\u2019information], une faute délibérée pour laquelle elle ne s\u2019est pas excusée, a riposté le chef libéral par intérim, Jean-Marc Fournier.Elle s\u2019est fait prendre la main dans le sac et, aujourd'hui, elle est obligée de reculer.» Françoise David, de Québec solidaire, a applaudi le fait que la première ministre «semble avoir tiré une leçon de cette erreur».Le chef de la CAQ, François Legault, a lui aussi admis qu\u2019il y avait une «certaine sagesse à admettre ses erreurs», mais a déploré le fait que celles-ci s\u2019accumulent.Parlant d\u2019un «gouvernement usé» après seulement trois mois, il trouve «inquiétant» le nombre de reculs du gouvernement, «qui agit et ensuite réfléchit».Il souhaite que la première ministre «aille une étape plus loin » en destituant l\u2019ancien député péquiste Nicolas Girard, qui «n\u2019a pas les compétences» pour se retrouver à la tête de l\u2019Agence métropolitaine de transport (AMT), où il a été nommé cet automne.Le Devoir FUJSfILIVI Des outils modernes pour la photo classique! 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donne suite à d\u2019autres suggestions controversées.Le comité consultatif mis sur pied par les conservateurs propose de se débarrasser de la catégorie des armes «prohibées» et de reclasser des armes telles que les armes de poing et d\u2019assaut comme «armes à autorisation restreinte».11 suggère également de prolonger les permis de port d\u2019armes, les faisant passer de cinq ans à au moins dk ans.Ces recommandations ont été obtenues par la Coalition pour le contrôle des armes grâce à la Loi d\u2019accès à l\u2019information, puis publiées dans le Toronto Star le jour même de la commémoration du massacre de Polytechnique.Un nouvel examen En Chambre jeudi, le premier ministre Harper s\u2019est dit «préoccupé» par certaines conclusions du comité, allant jusqu\u2019à suggérer qu\u2019il devrait refaire ses devoirs.«Evidemment, il y a des préoccupations avec certaines recommandations faites dans ce rapport, et je pense que le comité a besoin de faire un nouvel examen à la lumière [de ces préoccupations] », a-t-il signalé.Les propositions ne reflètent pas la position du gouvernement, a tranché le chef conservateur.«La catégorie des armes à feu prohibées existe pour des raisons de sécurité publique essentielles.Notre gouvernement n\u2019a aucune intention de changer cette catégorie», a-t-il insisté.M.Hmper n\u2019a toutefois rien dit sur la recommandation de prolonger la durée des permis à dk ans ou plus, ce qui a inquiété l\u2019opposition.«Le danger, c\u2019est qu\u2019il se passe beaucoup de choses dans la vie d\u2019une personne en dix ans, a soulevé la porte-parole néodémocrate en matière de justice, Françoise Boivin.Une personne pourrait avoir des problèmes de santé mentale, par exemple.Et dix ans, c\u2019est un peu long à attendre [pour] laisser quelque chose d\u2019aussi dangereux qu\u2019une arme en la possession de cette personnedà.» Un comité déséquilibré La composition du comité consultatif chargé de faire rapport au ministre de la Sécurité publique, Vie Toews, fait également froncer les sourcils de l\u2019opposition.Parmi les 14 membres du groupe, on retrouve Steve Torino, président de la Canadian Shooting Sports Association, Greg Farrant, de l\u2019Ontario Federation of Anglers and Hunters, et la médaillée de tir au pistolet Linda Thom.L\u2019Association canadienne des chefs de police a souvent fait sa-voif qu\u2019elle aimerait y siéger, sans succès.À la période de questions, le chef libéral intérimaire, Bob Rae, a demandé à M.Harper d\u2019envisager d\u2019ajouter au comité des représentants des chefs de police, des groupes de victimes et des intervenants en prévention du suicide.M.Harper a répondu qu\u2019il allait prendre ce conseil en considération.La Presse eanadienne E M M ES JACQUES NADEAU LE DEVOIR Un rassemblement pour la Journée nationale de commémoration et d\u2019action contre la violence faite aux femmes a été tenu jeudi devant le Palais de justice de Montréal.Violence eaite aux eemmes Trop de cas passés sous silence CAROLINE MONTPETIT Lorsque Maisy Odjick et Shannon Alexander, 16 ans, ont disparu de la réserve algon-quine de Kitigan Zibi, en 2008, la mère de Maisy a aussitôt contacté les policiers.«Ils lui ont dit que sa fille avait probablement fait une fugue et qu\u2019elle allait bientôt rentrer», raconte Aurélie Arnaud, de Femmes autochtones du Québec.La mère de Maisy avait pourtant dit aux policiers que les filles n\u2019avaient pas pris leurs manteaux et leurs sacs et que ce n\u2019était pas normal, ajoute-t-elle.C\u2019était en 2008, et Maisy Odjick et Shannon Alexander n\u2019ont jamais été retrouvées.6 décembre La cause des quelque 600 femmes autochtones disparues ou assassinées au Canada depuis une décennie est l\u2019un des dossiers de violence faite aux femmes que la Fédération des femmes du Québec voulait mettre en avant hier, à l\u2019occasion de la commémoration de la tuerie de 14 étudiantes de Polytechnique, le 6 décembre 1989.«Selon plusieurs, le féminisme est allé trop loin, disait hier Alexa Conradi, lors d\u2019un rassemblement pour la Journée nationale de commémoration et d\u2019action contre la violence faite aux femmes, devant le Palais de justice de Montréal.Pour d\u2019autres, [la tuerie de Polytechnique] était le simple geste d\u2019un fou.Ce sont des stratégies pour contraindre au silence, pour banaliser, pour excu- ser, pour fuir la responsabilité collective.Voilà le terreau de l\u2019impunité.Voilà ce qui permet à la violence ciblant les femmes de continuer.» Femmes violentées, femmes battues, femmes autochtones et femmes immigrantes discriminées: le racisme et le sexisme fonctionnent de la même façon, rappelait hier Yasmina Chouakri, de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes.Cette semaine, une sénatrice libérale du Nouveau-Brunswick, Sandra Lovelace Nicholas, réclamait à son tour une enquête publique nationale sur la disparition des femmes autochtones au pays.«On demande une enquête publique pour faire la lumière sur les cas de disparition où la réponse policière a été insuffisante, poursuit Aurélie Arnaud.Parfois, il y a aussi des difficultés de concertation entre des services de police, comme la SQ et les Peacekeepers autochtones.» Dans son livre Invisible Chains, sur le trafic humain au Canada, Benjamin Perrin évoque les liens possibles entre les disparitions de femmes autochtones et les réseaux de prostitution.«Personne ne sait à ce jour combien de ces disparitions sont liées au marché de la chair et peut-être au trafic sexuel domestique, mais certains croient que les deux sont liés», écrit-il.A Montréal, une distribution de rubans blancs était entre autres organisée, hier à 46 h, à la mémoire des victimes de la tuerie de Poljâechnique.Le Devoir Contrer la violence conjngale Qutre le contrôle des armes à feu, la lutte contre la violence conjugale a mobilisé toute une brochette de ministres jeudi lors de la journée de commémoration des étudiantes de Po-IjAechnique tombées sous les balles du tireur Marc Lépine en 4989.Le Plan d\u2019action 2012-2017 en matière de violence conjugale prévoit l\u2019injection de 57 millions de dollars supplémentaires sur cinq ans dans diverses initiatives \u2014 brochures.campagnes de sensibilisation, formation des intervenants \u2014 pour combattre les agressions «psychologiques, verbales, physiques, sexuelles ainsi que les actes de domination sur le plan économique».Présenté par la première ministre Pauline Ma-rois, entourée de sk de ses ministres, le plan d\u2019action gouvernemental d\u2019une quarantaine de pages comprend 435 mesures dont 35 concernent les nations autochtones.11 comporte quatre axes : la prévention, le dépistage, l\u2019intervention psychosociale et l\u2019intervention policière.« Une at- tention toute particulière sera apportée à certaines clientèles plus vulnérables: les personnes immigrantes issues des communautés culturelles, les personnes handicapées, les personnes âgées, les personnes des minorités sexuelles et les hommes, qui selon les statistiques de 2011 sont victimes dans environ 19% des dossiers», a dit le ministre de la Justice, Bertrand St-Ar-naud.En 2044, selon les données fournies par Québec, 49000 «actes de violence» ont été commis sur le territoire québécois.La Presse eanadienne Québec entend créer son registre des armes JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec Pour souligner le triste anniversaire de Polytechnique, le gouvernement Marois a annoncé le dépôt prochain d\u2019un projet de loi sur l\u2019enregistrement obligatoire des armes à feu, un système québécois qui prendra le relais du registre fédéral désormais révolu.Jugeant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un «outil essentiel aux policiers et policières dans l\u2019exercice de leurs fonctions», le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, a confirmé en Chambre jeudi la «ferme intention» de son gouvernement de déposer un projet de loi sur l\u2019enregistrement des armes à feu sans restriction au Québec.«Ce projet de loi constituera l\u2019assise légale sur laquelle nous bâtirons un registre québécois des armes à feu, dont la mise en place s\u2019effectuera dès que le gouvernement du Québec obtiendra, du gouvernement fédéral, les données québécoises du Registre canadien des armes à feu », a précisé le ministre de la Sécurité publique.Depuis l\u2019annonce de l\u2019abolition du Registre canadien des armes à feu par le gouvernement fédéral en avril dernier, Québec a multipbé les recours pour conserver les données québécoises qui devaient être détruites dans le processus.En septembre, un jugement de la Cour supérieure du Québec a donné gain de cause au gouvernement québécois et ordonné au fédéral de lui transférer les données, une décision qui a été portée en appel par le gouvernement Harper.Justin Trudeau Stéphane Bergeron a profité de l\u2019occasion pour tirer à boulets rouges sur Justin Trudeau, qui déclarait récemment que le registre avait été «un échec» et que la possession d\u2019une arme à feu était une «facette importante de l\u2019identité canadienne».Le sénateur conservateur Jean-Guy Dagenais en a rajouté mercredi, parlant d\u2019un «citron».«Le Registre des armes à feu n\u2019est ni une erreur, ni un échec, ni un citron, s\u2019est emporté le ministre de la Sécurité publique.L\u2019adage populaire dit: le silence est d\u2019or.J\u2019invite certains intervenants à Ottawa à méditer soigneusement cet adage.» Le registre canadien, qui a été élaboré à la suite des attentats de Polytechnique en 4989, a été consulté en moyenne 664 fois par jour par les policiers du Québec, a-t-il précisé.« C\u2019est dire à quel point cet outil est indispensable.» Cette annonce a été accueillie très favorablement par tous les partis d\u2019opposition qui ont, chacun leur tour, rappelé l\u2019importance de se souvenir de Polytechnique pour éviter que de tels drames se reproduisent.Deux anciens policiers, le député libéral Robert Poeti et celui de la CAQ, Jacques Duchesneau, ont insisté sur l\u2019importance du Registre des armes à feu pour «sauver des vies».Dans un discours empreint d\u2019émotions, Jacques Duchesneau a raconté qu\u2019il était à Polytechnique le jour du drame et qu\u2019il y dirigeait l\u2019enquête policière.«J\u2019appuie [.] cette motion, qui fait en sorte que ces victimes, aujourd\u2019hui, ne soient pas des victimes oubliées», a-t-il conclu.Le Devoir Échangeur Turcot ENTRAVES MAJEURES NORD CENTRE- VILLE AEROPORT OUEST En cas de conditions météorologiques défavorables ces interventions pourront être reportées Les detours seront balises à l'aide de panneaux de signalisation DÉTOUR r RISQUE DE CONGESTION FIN DE SEMAINE DU 7 DECEMBRE 2012 A-15 nord -\tFermeture complète entre le bout De La Vérendrye et l'échangeur DE VENDREDI 23 H 59 À SAMEDI 6 H 30 -\tFermeture partielle (2 voies fermées sur 3) entre l'av.Atwater et l'échangeur DE 6 H 30 À 14 H SAMEDI Bretelle A-15 nord vers A-20 ouest et A-720 est Fermeture complète, DE VENDREDI 23 H 59 A SAMEDI 6 H 30 A-15 sud -\tFermeture complète dans l'échangeur DE SAMEDI 22 H 30 A DIMANCHE 8 H -\tFermeture partielle (2 voies fermées sur 3) entre l'échangeur et le boul.De La Vérendrye DE8H A 14H DIMANCHE Bretelle A-20 est vers A-15 sud Fermeture complète, DE SAMEDI 22 H 30 A DIMANCHE 14 H Bretelle A-720 ouest vers A-15 sud Fermeture complète, DE SAMEDI 22 H 30 A DIMANCHE 8 H quebec511 .info PONT CHAMPLAIN RIVE-SUD MOBILITÉ MONTREAL CHACUN FAIT PAKTIE DE LA SOLUTION Transports ^ Québec ! porter raffinée sur toute la ligne Rabais bip.Rabais hot.Jusqu\u2019à 50 %.Dernière journée.Jusqu\u2019à 50 % de rabais sur le tarif de base de tous les vols Porter.Sautez sur la piste et partez sur une bonne note.Réservez d\u2019ici minuit ce soir.Réservation sans code.F % O O O O O O O O O Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 7 décembre.Voyagez d\u2019ici le 26 juin 2013.Promo sans code.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais 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plus toute différence de tarif.Les tarifs sont fonction de la disponibilité.Certaines conditions (incluant des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage, et les frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent changer sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Renseignez-vous auprès de Porter ou de votre agent de voyages.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra. A6 LE DEVOIR, LE VENDREDI 7 DECEMBRE 2012 ACTUALITES Montréal présente un bndget de coalition sans surprise BRIAN MYLES Sans surprise, l\u2019administration Applebaum a annulé la hausse de 1,1% de la taxe d\u2019eau, en plus de réduire à 2% la hausse des tarifs de la Société de transports de Montréal (STM).Le budget de coalition répond en grande partie aux attentes des partis d\u2019opposition, qui s\u2019indignaient de la hausse initiale de 3,3% des taxes.Même s\u2019ils n\u2019ont pas obtenu toutes les concessions espérées.Vision Montréal et Projet Montréal appuieront la deuxième mouture du budget lors d\u2019une séance extraordinaire du conseil lundi prochain.La hausse de 3,3 % des taxes foncières avait été annoncée par l\u2019ex-maire Gérald Tremblay et Michael Applebaum, en novembre dernier.alors que la commission Charbonneau exposait les multiples scandales de corruption et de collusion à l\u2019hôtel de ville.La mesure avait suscité l\u2019indignation des Montréalais, en plus de précipiter la chute de M.Tremblay.Les amendements déposés jeudi à la Commission des finances ramènent la hausse moyenne du fardeau fiscal à 2,2%, ce qui est conforme aux engagements initiaux pris par Michael Applebaum.Les services ne seront pas touchés Ces mesures seront sans conséquences sur l\u2019offre de services.Le manque à gagner de 36 millions se répercute sur le Fonds de l\u2019eau, qui passera à 53 millions au lieu de 89 millions.«Il n\u2019y a pas vraiment de conséquences à couper dans le 1,1% de Veau», assure Robert Lamontagne, directeur du Service des finances.Lors de la présentation du premier budget les responsables du Service de l\u2019eau insistaient pourtant sur l\u2019importance de poursuivre la capitalisation du Fonds pour que la Ville puisse poursuivre son ambitieux plan de 20 ans pour la réfection des égouts et des aqueducs.En principe, il devrait rester dix ans à ce plan, un délai trop court, a reconnu le nouveau maire, Michael Applebaum.«Ce plan va nous prendre de 11 à 14 ans à cause de notre capacité de réaliser les projets», a-t-il dit.Montréal a mis les travaux d\u2019infrastructure entre parenthèses (sauf pour des urgences) le temps que Québec adapte la loi 1 sur l\u2019octroi des contrats.Le répit attribué aux contribuables sera de courte durée puisque la taxe d\u2019eau est appelée à augmenter de nouveau dès l\u2019an prochain.Limiter la hausse des tarifs à la STM au rythme de l\u2019inflation tout en augmentant le service est une opération plus complexe.Pour y parvenir, la Ville fait passer de 10 à 15 millions la bonification de sa contribution à la STM.C\u2019est ce qui explique la hausse du budget général de la Ville, qui sera finalement de 4,88 milliards (en hausse de 135 millions ou 2,8% par rapport à 2012).Pour financer l\u2019opération, l\u2019administration Applebaum va exiger des employés de la STM un effort supplémentaire de 5 millions dans la réduction des coûts du régime de retraite.Le Devoir Un temps de générosité JACQUES NADEAU LE DEVOIR La Guignolée des médias s\u2019est tenue jeudi, avec l\u2019aide de dizaines de bénévoles issus du monde de la télévision, de la radio et de la presse écrite, qui ont sollicité les dons d\u2019argent et de nourriture afin de venir en aide aux plus démunis.En 12 ans, 20 millions de dollars ont ainsi été réunis, mais le Collectif pour un Québec sans pauvreté estime qu\u2019il faudrait bien plus pour aider tous les Québécois dans le besoin.Radio-Canada, championne de la transparence Québécor s\u2019étonne de la note « A » accordée par la commissaire à l\u2019information à la société d\u2019État STEPHANE BAILLARGEON Radio-Canada troque son bonnet d\u2019âne pour l\u2019étoile du champion tandis que Postes Canada passe de l\u2019alarme rouge au très faible «F» du cancre dans le plus récent bulletin de performance des ministères et institutions fédérales du Commissariat à l\u2019information.La commissaire Suzanne Legault a publié son rapport annuel jeudi.La Loi sur l\u2019accès à l\u2019information permet d\u2019obtenir des documents et des renseignements de la part des institutions gouvernementales selon le principe de la transparence démocratique et du droit des gouvernés à pouvoir surveiller leurs gouvernants.La commissaire à l\u2019information vérifie la bonne et juste application de la loi.Cette fois, Suzanne Legault qualifie A\u2019«insatisfaisante» la piètre performance de la Société canadienne des postes.Elle parle par contre d\u2019une progression «impressionnante» et même «remarquable» de CBC/Radio-Canada, qui passe de la note F en 2009-2010 à un A en 2011-2012.\\je «taux de présomption de refus» de la Société d\u2019Etat est passé de 80% il y a cinq ans, quand le gouvernement a soumis son diffuseur à la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information, à 4% en 2010-2011 et 2% cette année.Le délai de traitement des demandes est passé de 158 jours à 36 pendant la même période.«Les cadres supérieurs de Radio-Canada ont transformé cette organisation de telle sorte qu\u2019elle s\u2019est engagée à remplir ses obligations en vertu de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information», commente la commissaire Legault.Québécor, principal concurrent de Radio-Canada au Québec, reçoit «avec stupéfaction» cette évaluation positive.«L\u2019entreprise tient à dénoncer la décision de la commissaire de récompenser l\u2019amélioration relative de la performance de la société par rapport aux critères vagues et subjectifs dont elle s\u2019est dotée, plutôt que la véritable capacité de CBC/Radio-Canada à livrer promptement et exhaustivement l\u2019information demandée par les Canadiens», dit un communiqué diffusé jeudi.Québécor émet à lui seul quatre demandes d\u2019accès à l\u2019information sur cinq adressées au diffuseur public.Sa critique souligne plutôt des «reproches» contenus dans le rapport de la commissaire.Par exemple, le fait que Radio-Canada a fait l\u2019objet de 71 nouvelles plaintes cette année, dont 55 provenant du refus de divul^er des renseignements.Qu le fait que 234 plaintes concernant la société d\u2019Etat ne sont toujours pas réglées.«CBC/Radio-Canada n\u2019a, à la lecture même des faits présentés dans le rapport de la commissaire, rien de l\u2019élève modèle», déclare Serge Sas-seville, vice-président principal des affaires corporatives et institutionnelles de Québécor Média, dans le communiqué de l\u2019entreprise.Le Devoir Juripop au menu Le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, a dit qu\u2019il étudiait la possibilité d\u2019apporter un meilleur financement aux organismes communautaires d\u2019aide juridique, lors du souper annuel de Juripop, jeudi soir.Juripop souhaite que le ministère de la Justice mette sur pied un pro^amme visant à soutenir les cliniques juridiques.«J\u2019ai demandé à mes hauts fonctionnaires d\u2019évaluer sérieusement la faisabilité de cette proposition, que je trouve particulièrement intéressante», a dit le ministre, devant les 200 invités présents pour l\u2019occasion.Créé en 2009, Juripop a notamment apporté une aide juridique à de nombreux étudiants lors des manifestations du printemps dernier.Iæ président de la campagne de financement de Juripop, Lucien Bouchard, a de son côté critiqué l\u2019accessibilité à la justice pour les personnes aux revenus modestes.«Est-ce que nous avons un accès suffisant à la justice ?La réponse est non !», a dit l\u2019ancien premier ministre.Le Devoir AVIS LEGAUX ET APPELS D\u2019OFERES AVIS FUBOCS TOMBÉES FOUI- IA FÉWODl DES FÊTES Le Devoir ne sera pas publié les 25 et 26 décembre 2012 ainsi que les V' et 2 janvier 2013.Le service des avis sera fermé ces mêmes journées.RÉSERVATIONS ET MATÉRIELS Publications des samedis 22 déc.et 29 déc.: les jeudis précédents avant midi ^Publications des lundis 24 déc.et 31 déc.: les jeudis précédents avant 16h00 ^ publications des jeudis 27 déc.et 3 janv.: les vendredis précédents avant midi Publications des vendredis 28déc.et 4janv.: les vendredis précédents avant 16h00 Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985 3340 AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES \u2022 HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être taites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 514-985-3344 Fax: 514-985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d'établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET\tNATURE DE ADRESSE\tLA DEMANDE DU DEMANDEUR ENDROIT D'EXPLOITATION 2947 2826 Quebec Inc CENTRE INTERNA TIONAL DE BILLARD 6862 6864, rue Jarry Est Montreal (Quebec) H1R2S7 Dossier 182 246 8333602 Canada Inc RESTAURANT CARLOS & PEPE 1420, rue Peel Montreal (Quebec) H3A1S8 Dossier 241 950 Changement de 6862 6864, capacité de 3 rue Jarry Est Bars dont 1 sur \u2018 ' terrasse existant Permis additionnels 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse (demande amendée) 1\tRestaurant pour vendre 2\tBars dont 1 avec danse et spectacles sans nudité (suite a une cession) Montreal (Quebec) H1R2S7 1420, rue Peel Montreal (Quebec) H3A1S8 9266 5470 Quebec 1 Bar avec Inc BAR BAINS DOUCHES 390, rue Saint Jacques Montreal (Quebec) H2Y 1S1 Dossier 2186 344 390, rue autorisation de Saint Jacques danse\tMontreal (suite a une\t(Quebec) cession)\tH2Y1S1 NOM ET\tNATURE DE ADRESSE\tLA DEMANDE DU DEMANDEUR ENDROIT D'EXPLOITATION 9254 8981 Quebec inc RESTAURANT MARU 5461,rue Sherbrooke Ouest Montreal (Quebec) H4A1W1 Dossier 2209 641 9260 1517 Quebec inc RESTAURANT DÉJEUNER ET BURGER SMILEYS 150, boul Cremazie Est Montreal (Quebec) H2P 1E1 Dossier 3458 361 9269 5709 Quebec Inc Avenir 1726, rue Notre Dame Ouest Montreal (Quebec) H3J1M3 Dossier 3459 393 Changement de 5461, rue categorie de 2 Sherbrooke Restaurants pour servir a 2 Restaurants pour vendre 1 Restaurant pour vendre Ouest Montreal (Quebec) H4A1W1 150, boul Cremazie Est Montreal (Quebec) H2P1E1 1726, rue Notre Dame Ouest Montreal (Quebec) H3J1M3 (Québec ni AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.I Avis public Villeray Saint-Michel Parc-Extension Montréal! ADOPTION ET ENTREE EN VIGUEUR AVIS est, par la présente, (donne que le conseil (d'arroncdissement (de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension a a(dopte, lors (de sa seance or(dinaire tenue le 6 novembre 2012, le reglement suivant \u2022 Reglement numéro 01-283-75 intitule « Reglement mo(difiant le Reglement (de zonage (de rarron(dissement (de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension (01-283) » En (date (du 27 novembre 2012, un certificat (de conformité au plan (d'urbanisme a ete (delivre relativement a ce reglement Toute personne interessee peut consulter ce reglement au Bureau Accès Montreal situe au 405, avenue Ogilvy, (du lun(di au ven(dre(di, aux heures regulieres (de bureau Le reglement peut egalement être consulte sur le site internet de la Ville www.ville.montreal.qc.ca/reglements.PRENEZ EN OUTRE AVIS que ledit reglement est entre en vigueur le 27 novembre 2012 Le 7 décembre 2012 La secretaire d'arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate QTMG HUISSIERS DE JUSTICE 760 22 007897 120 COM MISSION DES NORMES DU TRAVAIL dem c EMAH NSENG, LINE CLAUDE def Vente par huissier le 19 décembre 2012 a midi au 201 boul Rousseau, Châteauguay (Quebec) Tv 50 , Lecteur Blue Ray, etc tels quels ARGENT COMPTANT, CHÈQUE VISÉ, Marc Lemay h ] QTMG, Huissiers de justice (514 257 8000) QTMG HUISSIERS DE JUSTICE 505 22 019518 127 COM MISSION DES NORMES DU TRAVAIL dem c JO NATHAN CABANA def Vente par huissier le 19 décembre 2012 a lOHOO au 39 St Viateur, St Remi(Quebec) Syst son, Tv 40 etc tels quels ARGENT COMPTANT, CHÈQUE VISÉ, Marc Lemay h ] QTMG, Huissiers de justice (514 257 8000) AVIS AUX CRÉANCIERS AVIS EST PAR LES PRESENTES donne que GESTION E DUEOUR INC société légalement consttiee ayant sa place d affaires au 5819 6'Avenue Montreal Qc a fait cession de ses biens le 26 novembre 2012 entre les mains de PINSKY BISSON INC et que la premiere assemblée des créanciers se tiendra le 14 décembre 2012 a 11 hOO au bureau du Syndic 96 rue Turgeon suite 300 Ste-Thereæ Qc J7E3H9 DATEASTE-THERESE ce 3 décembre 2012 Éric Bisson, CPA, CA, CiRP, Syndic Responsabie de i\u2019actif Avis public Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR\tNATURE DE LA DEMANDE\tENDROIT D'EXPLOITATION\tNOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR\tNATURE DE\tENDROIT LA DEMANDE D'EXPLOITATION Maison des\tDemande d'un\t7055, rue\t\t Futailles, sec\tpermis\tNotre Dame\t\t 1250, rue Nobel\td'entrepôt\tEst\t\t Bureau 275\t(alcool.\tMontreal\t\t Boucherville\tspiritueux, vin.\t(Quebec)\t\t (Quebec)\tcidre, biere) aux\tH1N 3R8\t\t J4B 5H1\tfins du titulaire\t\t\t Dossier 55 30 1206\t\t\t\t QuébecSH ^ QTMG HUISSIERS DE JUSTICE 500 22 193219 121 COM MISSION DES NORMES DU TRAVAIL dem c 9213 3644 QUÉBEC INC def Vente par huissier le 20 décembre 2012 a midi au 1400 Rene Levesque Ouest, Montreal(Quebec) Équip restaurant, etc tels quels ARGENT COMP TANT, CHÈQUE VISÉ, Marc Lemay h j QTMG, Huissiers de justice (514 257 8000) CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO 500 22 198122 122 COUR DU QUEBEC PRESENT GREFFIER ADJOINT COMMISSION DES NORMES DUTRAVAIL Partie Demanderesse ARESCH BASLANY Partie Défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donne a ARESCH BASLANY de comparaître au greffe de cette Cour situe au 1 Notre Dame Est Montreal dans les trente (30) jours de la publication du present avis dans le journal LE DEVOIR Si la partie défenderesse comparait la requête introductive d instance sera presentee devant le tnbunal le 30 JANVIER 2013 a 9 00 en salle 2 06 au Palais de justce de Montreal A defaut de comparaître dans ce delai un jugement par defaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis des lexpiraton de ce delai Une copie de la présente requête introductive d instance avis au defendeur liste de pieces et pieces PI a P6 a ete remise au greffe a I intention de ARESCH BASLANY Lieu Montreal Date 3 décembre 2012 ELAINE CLOUTER NEVEU GREFFIER ADJOINT AVIS DE DEMANDE DE CHANGEMENT DE NOM D'UN ENFANT MINEUR PRENEZ AVIS que KETTLY JEAN-LOUIS en sa qualité de mere dont l'adresse est le 12325 avenue Pnmat-Pare Montreal Quebec présentera au directeur de l'etat civil une demande pour changer le nom de KEYY ALEXANDRA JEAN-LOUIS en celui de KELLY ALEXANDRA SERVIUS Avis rempli et signe a Montreal le 23 novembre 2012 KETTLY JEAN-LOUIS CANADA PROVINCE DE QUE-BEC DISTRICT DE LAVAL COUR SUPERIEURE No 540-05-008197-125 ET ETA-3067-12 L'AGENCE DU REVENU DU QUEBEC Partie demanderesse VAN TUAN VU Partie défenderesse PRENEZ AVIS que le 19/12/2012 a 10 00 AU 3128 5e RUE LAVAL seront vendus par autorité de justice les biens et effets de VAN TUAN VU saisis en cette cause soit HQNDA CRV 2004 CQNDITIQNS ARGENT OU CHEQUE VISE JAS-TIND^ BHANDAL, HUISSIER DE LÏTUDE PHILIPPE a ASSOCIÉS HUISSIERS DE JUSTICE 165, DU MOULIN ST-EUSTACHE QUEBEC J7R2P5 TEL 450-491-7575 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donne que l'inventaire des biens de feue Madeleine Joncas en son vivant domiciliée au 4954 Cle-ment-Lockquell Saint-Augustin-de-Desmaures (Quebec) dece-dee le 14 juillet 2011 peut être consulte au 1408 Dulongpre L'Ancienne-Lorette (Quebec) G2E 5N1 Quebec le 4 décembre 2012 Sophie Pelchat I Avis public Montréal (Loi sur l'éthique et la déontologie en matière municipale (L.R.Q., c.E-15.1.0.1, art.12) Prenez avis que le projet de reglement intitule «Reglement sur le Code de conduite des employes de la Ville de Montreal», dont l'adoption était prevue a l'assemblee ordinaire du conseil d'agglomération du 22 novembre 2012, a ete retire de l'ordre du jour de cette assemblée Ce projet de reglement sera soumis au conseil municipal lors de son assemblée ordinaire du 17 décembre 2012 afin que ce conseil adopte une resolution établissant son orientation sur ce dossier Le projet de reglement sera ensuite soumis au conseil d'agglomération en vue de son adoption finale lors d'une assemblée ordinaire qui se tiendra le jeudi 20 décembre 2012, a 17 h, a la salle du conseil de l'hôtel de ville situe au 275, rue Notre-Dame Est Veuillez noter que le resume de ce projet de reglement a paru dans l'avis publie dans le journal Le Devoir du 15 novembre 2012 et demeure disponible en tout temps sur le site Internet de la ville www ville montreal ac ca.dans la section relative aux avis publics Montreal, le 7 décembre 2012 Le greffier de la Ville, M° Yves Saindon Avis par les présentes donne que suite au deces de Hennk KINSKI survenu a St-Jerôme le 24 décembre 2011 (en son vivant domicilie au 598 Côte St-Paul St-Colomban Qc J5K 1Z9) un inventaire sous seing prive des biens du défunt a ete prepare par le liquidateur Francine GRAVEL le 5 décembre 2012 Copie de cet inventaire peut être consulte par les interesses a I etude de Me Lucie BELIVEAU notaire 36 ave Filion bureau 201 Saint-Sauveur (Quebec) JOR 1 RO (450-744-0388) Donne le 5 décembre 2012 Me Lucie BELIVEAU notaire CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE JOLIETTE AVIS PUBLIC COUR MUNICIPALE VILLE DE REPENTIGNY VILLE DE CHARLEMAGNE VS LQISEAU David (30-12-1979) QUINIQ Mathieu (13-03-1993) GILL Simon (12-04-1989) GILL Francis (03-09-1991) MICHEL Roxanne (10-02-1988) GIO-NET-PERREAULT Tommy (16-02-1992) ROY Simon (24-04-1986) GIROUX Olivier (15-10-1991) MALBEUF Jean-Francis (21-05-1992) TREMBLAY Virginie (11-08-1995) MARION Priscilla (17-01-1978) MERCEUS Kendy (24-08-1991) LAURENDEAU Benoit (22-03-1 964) WILLIAMS Michael (17-10-1971) PELOQUIN Alexandre (31-03-1986) ROBERGE Benjamin (09-03-1989) LAMOU-REUX Sylvain (30-12-1974) Rl-VERA-RIVAS Amadeo-Josue (06-11-1980)\tDENIS- WILLIAMS Christopher (10-07-1989) NINI Mehssa (14-08-1989) MERONE Mane-Gina (21-08-1977) ST-PIERRE Jo-see (13-12-1967) NANTEL Kevin (05-02-1991) BAHAJI Omar (13-11-1986) BOISSEAU-HUBERT Dominic (20-07-1992) OUIMET Chantal (19-07-1973) COTRONI-BRUNO Nicky(03-02-1983) FOREST Millie (03-05-1982) GAUVIN-PELLE-TIER Jeff (17-07-1991) PAR ORDRE DE LA COUR Les intimes sont par les présentes requis d'enregistrer un plaidoyer dans les 30 jours de la présente signification a fa Cour Municipale de Repentigny située au 1 montée des Arsenaux a Repentigny J5Z 2C1 Une copie du constat d'infraction est deposee au greffe de cette Cour Prenez de plus avis qu'a defaut d'enregistrer un plaidoyer un jugement sera prononce contre vous ans autre avis Marie-Claude Roux greffiere Cour Municipale de Repentigny PRENEZ AVIS que fa personne morale CONSEIL DE LA COPROPRIETE DU QUEBEC ayant son siege au 600-485 McGill a Montreal (Quebec) H2Y 2H4 a I intention de demander sa dissolution Est produite a cet effet la présente declaration requise par les dispositions de I article 42 de la Loi sur la publi cite legale des entreprises Du bénévolat, oui! Mali OÙ ?514.842.3351 CENTRE D\u2019ACTION BÉNÉVOLE DE MONTRÉAL cabm.net LE DEVOIR, LE VENDREDI 7 DECEMBRE 2012 A7 LE MONDE EGYPTE L\u2019armée protège la présidence Les opposants au président manifestent encore L> armée égyptienne a dé-' ployé des chars et établi un périmètre de sécurité jeudi autour du palais présidentiel après des heurts meurtriers entre partisans et adversaires du président, Mohamed Morsi, dont le renforcement des pouvoirs a plongé le pays dans la crise.M.Morsi, dans un discours télévisé en fin de journée, a invité l\u2019opposition à un dialogue samedi et a assuré qu\u2019il respectait la liberté d\u2019expression.Le président a précisé que les discussions devraient porter sur l\u2019élaboration d\u2019une loi électorale et sur une feuille de route à suivre après le référendum sur le projet de Constitution qui divise le pays.En soirée cependant, des manifestants égyptiens ont mis le feu au siège des Frères musulmans au Caire après avoir attaqué le bâtiment, a annoncé Mahmoud Ghozlan, porte-parole du mouvement islamiste dont est issu le président Mohamed Morsi.Des barricades Dans l\u2019après-midi, l\u2019armée avait mis en place des barricades de barbelés à environ 150 mètres du palais présidentiel, après avoir ordonné aux manifestants de quitter les beux.Les partisans du président islamiste sont partis, mais plusieurs milliers de militants de l\u2019opposition se sont rassemblés à nouveau sur une place près du palais.«Nous voulons un Etat civil, ni militaire, ni religieux», proclamait une banderole.La garde républicaine, une unité de l\u2019armée chargée de I ÛLUt j MAHMOUD KHALED AGENCE ERANCE-PRESSE Devant la dégradation du climat social, le président Morsi a prononcé une allocution télévisée jeudi soir.protéger la présidence, avait sommé les manifestants de quitter les abords du palais et interdit les rassemblements aux alentours du complexe au Caire.«Nous sécurisons le président qui représente la légitimité», mais «la garde républicaine n\u2019ouvrira jamais le feu sur le peuple», a affirmé sur place un officier de cette unité.Les heurts qui ont duré toute la nuit de mercredi à jeudi ont fait, selon un dernier bilan de sources médicales, sept morts et des centaines de blessés.11 s\u2019agit des pires violences depuis l\u2019élection en juin de M.Morsi, le premier président islamiste d\u2019Eg5q)te.Le décret Des opposants à M.Morsi ont également incendié des locaux des Frères musulmans à Ismaïliya et Suez.Deux journalistes et un technicien de Radio France Internationale (RFI) ont été frappés mercredi alors qu\u2019ils couvraient ces manifestations, a indiqué la station.L\u2019Eg5q)te traverse une grave crise depuis un décret du 22 novembre par lequel M.Morsi a étendu ses préro- gatives et les a placées au-dessus de tout contrôle judiciaire, une situation qui s\u2019apparente de fait à des pleins pouvoirs.M.Morsi répète que ses pouvoirs exceptionnels sont «temporaires» et ne sont destinés qu\u2019à accélérer une transition tumultueuse entamée après la chute de Hosni Moubarak il y a près de deux ans.Pour sortir de la crise, l\u2019institution égyptienne d\u2019Al-Azhar, la plus haute autorité de l\u2019islam sunnite, a demandé au président de suspendre le décret.Agence France-Presse ETATS-UNIS Clinton vante Snsan Rice Le chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a défendu jeudi à Dublin sa potentielle remplaçante, Susan Rice, estimant que l\u2019actuelle ambassadrice à l\u2019ONU était «solide» et avait contribué à définir des pobtiques importantes.«Permettez-moi de répéter ce que j\u2019ai déjà dit à maintes reprises: Susan Rice a fait un excellent travail en tant qu\u2019am-bassadeur à l\u2019ONU», a déclaré M\u201c® Clinton avant une rencontre tripartite avec son homologue russe Sergueï Lavrov et l\u2019émissaire international pour la Sjuie, Lakhdar Brahimi.Actuellement en poste aux Nations unies, Mme Rice est la cible de critiques des républicains pour le compte-rendu qu\u2019elle a fait à la télévision de l\u2019attaque du consulat de Benghazi en Libye, le 11 septembre, lors de laqueUe l\u2019ambassadeur et trois autres Américains ont été tués.Mandatée par la Maison-Blanche et sur la base d\u2019informations des services de renseignement, elle avait expliqué qu\u2019en l\u2019état des informations disponibles, l\u2019assaut ne semblait pas lié au terrorisme, une interprétation plus tard réfutée.Mme Rice a reconnu elle-même l\u2019erreur, mais plusieurs républicains menacent de bloquer son éventuelle norqina-tion au département d\u2019Etat.L\u2019opposition dispose en effet d\u2019une minorité de blocage au Sénat sur toutes les nominations de ministres.Agence France-Presse Les réfugiés afghans du Pakistan sont réfractaires au retour Les pressions d\u2019Islamabad et les incitations au retour de l\u2019ONU n\u2019y font rien : l\u2019écrasante majorité du million et demi de réfugiés afghans au Pakistan refuse toujours de rentrer dans leur pays par crainte de n\u2019y retrouver que la guerre et la misère.Barbe de mandarin, lunettes de soleil et turban sur visage buriné, le vieil Azat Khan est assis à même le sol.Derrière lui, des enfants barbouillés aux cheveux roux s\u2019amusent autour d\u2019un car coloré qui s\u2019apprête à prendre la route de l\u2019Afghanistan voisin depuis Peshawar, carrefour commercial du nord-ouest pakistanais proche de la frontière.Après 30 ans d\u2019exil, Azat a décidé de rentrer au pays.Comme plus de cinq millions de ses compatriotes, il avait fui l\u2019Afghanistan avec sa famille au début des années 80, peu après l\u2019invasion soviétique, pour le Pakistan voisin.11 n\u2019a toutefois cessé d\u2019y retourner, d\u2019abord jeune pour combattre les Soviétiques, puis pour faire des affaires ou voir sa famille.Depuis que les talibans ont été chassés du pouvoir à Kaboul à la fin 2001, 3,8 millions de réfugiés afghans au Pakistan sont rentrés chez eux.Mais il en reste toujours 1,6 million, les irréductibles, dont la majorité sont des jeunes nés et ayant grandi au Pakistan.Instabilité Les réfugiés subissent une pression du gouvernement pakistanais, qui les considère comme un facteur d\u2019instabilité, réclame leur départ et n\u2019a toujours pas dit s\u2019il allait renouveler leurs permis de résidence qui expirent fin décembre.Dans le même temps, l\u2019agence de l\u2019ONU pour les réfugiés (HCR) leur offre depuis fin octobre davantage (essence, bâches, vêtements) pour les inciter à rentrer.Résultat: environ 10000 d\u2019entre eux ont sauté le pas, soit plus du double qu\u2019à la même période l\u2019an dernier.«Je suis heureux de partir, ça me coûte moins cher» grâce à l\u2019ONU, dit Azat.«Ma maison est complètement détruite là-bas, je dois la reconstruire», dit ce père de 11 enfants originaire de la province de Paktia, confiant dans l\u2019avenir de son pays en dépit des craintes de nou- velle guerre civile après le retrait de la majorité des forces occidentales prévu à la fin 2014.Car chaque retour est un pari: en quittant le Pakistan, ces Afghans abandonnent leru statut de réfugiés.S\u2019ils y retournenfi ce sera sans statut légal comme un autre million d\u2019Afghans illégaux, régulièrement accusés par les Pakistanais d\u2019être des criminels.L\u2019ONU n\u2019est pas dupe et sait bien que son offre améliorée ne réglera pas le problème.Selon une vaste enquête qu\u2019elle a menée avant le lancement de l\u2019offre bonifiée, près de 97 % des réfugiés afghans «n\u2019ontpas l\u2019intention» de quitter le Pakistan, principalement en raison de l\u2019insécurité en Afghanistan.La sécurité «Certains pensent que la situation sécuritaire s\u2019est améliorée en Afghanistan, mais ils ont tort», tranche Maïak Nader, mi-quarantaine, barbe de charbon, qui représente 500 familles du camp de réfugiés de Jalala situé en banlieue de Mardan, cité agricole du nord-ouest pakistanais.Avec ses champs de canne à sucre, ses boeufs et ses poulets, ses maisons en torchis, Jalala ressemble davantage à un village de paysans qu\u2019à un camp de réfugiés.M.Nader, un chauffeur de camion, ne veut pas risquer de perdre ce qu\u2019il a construit au Pakistan pour embrasser un destin incertain en Afghanistan.«Si nous soutenons le gouvernement, les talibans viendront le lendemain nous égorger et si nous soutenons les talibans, les forces de la coalition vont nous bombarder», dit-il.«Tant que le gouvernement pakistanais ne nous expulse pas, nous resterons ici», assure-t-il.Face à l\u2019impasse, des ONG proposent la création d\u2019un permis hybride permettant aux Afghans comme aux Pakistanais de travailler des deux côtés de la frontière en toute légalité sans craindre d\u2019être harcelés par les forces de sécruité.Qu\u2019arrivera-t-il le l®Qanvier si les permis ne sont pas renouvelés ?«Je polis ma boule de cristal chaque matin, mais elle est encore brouillée», répond Neill Wright, chef du HCR au Pakistan.Agence France-Presse Berlin va envoyer des soldats à la frontière turco-syrienne Le gouvernement allemand a approuvé jeudi l\u2019envoi de deux batteries de missiles Patriot en Turquie et prévoit de déployer jusqu\u2019à 400 soldats de la Bundeswehr pour protéger ce pays d\u2019éventuelles menaces syriennes.L\u2019armée allemande étant sous contrôle de la chambre basse du Parlement (Bundestag), l\u2019intervention, sous le commandement de l\u2019OTAN, doit encore recevoir l\u2019aval des députés.Mais le vote, espéré entre le 12 et le 14 décembre prochain, ne devrait être qu\u2019une formalité, le principal groupe d\u2019opposition, les sociaux-démocrates du SPD, ayant déjà laissé entendre qu\u2019ils voteraient oui avec la majorité de la chance-hère Angela Merkel.Le ministre allemand de la Défense, Thomas de Mai-zière, a expliqué lors d\u2019une conférence de presse que «les réflexions, notamment sur les lieux où seront déployées ces batteries ne sont pas encore tout à fait terminées».«C\u2019est une décision grave face à une situation grave, et c\u2019est tout sauf une évidence », a commenté de son côté le ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, également présent à la conférence de presse.S\u2019armer «Du fait du conflit en Syrie, il y a déjà eu des morts en Turquie», a-t-il rappelé, au sujet des villageois tués à la frontière par des obus tirés depuis la Sjuie, «et il est normal et juste que la Turquie souhaite s\u2019armer face à un régime [.] qui pourrait avoir recours à des mesures qui provoqueraient un embrasement» dans la région.Les Patriots sont capables en quelques se- condes de détruire en vol d\u2019éventuels missiles en provenance de la Syrie voisine.Mais ils ne pourront «en aucun cas servir à l\u2019instauration ou à la surveillance d\u2019une zone d\u2019exclusion aérienne au-dessus du territoire syrien ou à d\u2019autres actions de type offensif», a souligné le ministre allemand de la Défense.Les deux ministres ont souligné avec insistance la dimension défensive de l\u2019engagement allemand, notamment pour rassurer une opinion publique majoritairement hostile aux interventions militaires à l\u2019étranger, que ce soit en Turquie, en Afghanistan ou ailleurs.Un mandat clair Le projet de mandat court jusqu\u2019au 31 janvier 2014, mais «nous avons la possibilité, si la situation le permet, de mettre fin à cette intervention avant cette date», a même fait miroiter Thomas de Maizière.« On ne sait jamais de quoi est capable un régime qui s\u2019écroule.C\u2019est pourquoi il est normal d\u2019agir préventivement», a argumenté Westerwelle, tout en disant très clairement qu\u2019une éventuelle «intervention [sur le territoire syrien] n\u2019est en aucun cas reliée à ce mandat».«La dimension dissuasive [du déploiement de Patriot] doit servir à ce que cette capacité ne se transforme pas en intention», a-t-il complété.Pour Guido Westerwelle, l\u2019usage d\u2019armes chimique n\u2019est pas une ligne rouge «tracée par l\u2019OTAN ou par les Occidentaux, c\u2019est une ligne rouge tracée par l\u2019ensemble de la communauté internationale».Agence France-Presse et Libération L\u2019Espagne manifeste 'S S P®- ESPANA ! ''i DOMINIQUE EAGET AGENCE ERANCE-PRESSE Des milliers de personnes ont manifesté jeudi à Madrid et Barcelone pour défendre Tunité espagnole en cette période de tensions entre le gouvernement central et le gouvernement régional de la Catalogne.Soudan: épidémie de fièvre L\u2019épidémie de fièvre jaune, qui a déjà tué au moins 165 personnes au Darfour, est la pire que l\u2019Afrique ait connu depuis des décennies, a annoncé jeudi rOMS.Depuis le 2 septembre, au moins 732 cas suspects de fièvre jaune ont été recensés au Darfour, dont 165 mortels, avait annoncé quelques heures plus tôt un rapport de l\u2019OMS.Agence France-Presse Kate va mieux Kate, l\u2019épouse du prince Wil-ham enceinte du fiitur héritier du trône, a quitté jeudi au bras de son mari l\u2019hôpital où elle avait été admise poru des nausées sévères, arborant un large sourire.Portant un manteau bleu et une écharpe assortie poru se protéger du froid, la jeune femme a hoché la tête, en esquissant un «beaucoup mieux» en réponse aux photographes et cameramen qui l\u2019interpellaient.Agence France-Presse 11' II.Membre O.P.Q.et R.C.P.O.S.S.Psychologue clinicienne Adultes \u2022 Couples 25 ANS d\u2019expérience 514*861 *0630 Vieux-Montréal ,\t'3= Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 A 8 LE DEVOIR LE VENDREDI 7 DECEMBRE 2012 EDITORIAL CREDITS BUDGETAIRES Les universités au pas Le gouvernement de Pauline Marois a une explication passe-partout pour justifier les coupes qui traversent l\u2019ensemble des ministères: cap sur le déficit zéro.Mais les réponses comptables n\u2019empêcbent pas les incohérences politiques.Le sort réservé aux universités est à cet égard exemplaire.T Josée Boileau ous ceux qui ont vraiment osé croire que le Sommet sur l\u2019enseignement supérieur serait l\u2019occasion de faire le point sur le financement des universités viennent de comprendre, par la grâce du budget des dépenses déposé jeudi, qu\u2019une étape vient d\u2019être sautée.Il n\u2019y pas de problème de financement, énonce le gouvernement: les recteurs n\u2019ont qu\u2019à couper.On voit même des syndicats de professeurs applaudir, s\u2019offrant pour suggérer où passer les ciseaux.Cela s\u2019appelle piper les dés, comme l\u2019ont compris tant les recteurs que les associations étudiantes.Le gouvernement, d\u2019un côté, prétend mener un exercice de consultation sans préjugé, où toutes les options sont sur la table; de l\u2019autre, il impose aux universités des coupes immédiates de l\u2019ordre de 124 millions.«L\u2019effort de rigueur que l\u2019on demande, on le demande aussi au recteur de l\u2019Université Laval», a tranché le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, en réaction aux dénonciations que faisait déjà mercredi ledit recteur, Denis Brière, aux compressions qui s\u2019en venaient.Mais si l\u2019effort de rigueur doit avoir un tel effet rouleau compresseur, à quoi sert-il alors de tenir des sommets où l\u2019on parle-parle, jase-jase aimablement?Y a-t-il sous-fmancement des universités?Il semble bien que non puisque le gouvernement s\u2019attend à ce que des millions puissent être coupés en quelques semaines.On n\u2019y arrivera pas simplement en réduisant les salaires des recteurs, même si certains d\u2019entre eux sont honteusement bien rémunérés.Quant aux idées nouvelles pour sortir les universités du marasme, convenons au moins que n\u2019est que du vent.Ainsi de celle qui a fait consensus la semaine dernière, lors de la première rencontre thématique du Sommet sur l\u2019enseignement supérieur, tenue à Québec : la création d\u2019un organisme indépendant qui veillerait sur la qualité de la formation universitaire.Quel mirage quand des coupes sont imposées cette année, l\u2019année suivante, sans oublier les mystérieux 200 millions de dollars de compressions qui s\u2019ajouteront en 2013-2014 pour tous les ministères.Qn mise sur l\u2019avenir, on se reprendra dans deux ans, cinq ans, dix ans?Non, parce qu\u2019alors, il faudra d\u2019abord rattraper les retards causés par les compressions actuelles avant de mettre en place une nouvelle structure.Et on ne parle pas ici que de dépenses de fonctionnement.Le soutien à la recherche liée au monde universitaire est aussi fortement diminué.C\u2019est à cause de la fin de la Stratégie québécoise de la recherche et de l\u2019innovadon 2010-2013, lit-on dans les documents du Conseil du trésor, mais patience, une nouvelle politique est en voie d\u2019élaboradon.Gageons plutôt que le ministère ne sera pas très pressé qu\u2019elle voit le jour.Rien de rassurant pour développer le Québec de demain.La première ministre Pauline Marois ne peut du même souffle assurer, comme elle le faisait jeudi, que l\u2019éducation est «la priorité des priorités» et faire des choix qui la minent.Elle est là, l\u2019incohérence.Les universités en donnent un exemple, on pourrait en trouver dans d\u2019autres secteurs : en culture, en santé, dans tout ce qui touche les pauvres.Et qu\u2019on nous évite l\u2019air, archi-connu, de l\u2019impasse budgétaire.N\u2019est-ce pas pour cela que le PQ devait aller chercher de l\u2019argent ailleurs, dans les poches des minières, par exemple ?AFFAIRE BOISCLAIR Les «vieuxpartis» ] 1 faut saluer la décision de l\u2019ex-ministre André Bois-clair de renoncer au double statut de délégué général du Québec à New York et de sous-ministre adjoint, qui l\u2019aurait assuré d\u2019un poste permanent dans la fonction publique.Personne ne conteste les compétences de M.Boisclair et on comprend même qu\u2019il ait voulu assurer ses arrières.Mais rien n\u2019obligeait l\u2019ancien politicien à accepter un poste qui vient avec ses exigences, certes, et aussi avec le prestige et d\u2019excellentes conditions de travail.Affaire classée, tant mieux ! A l\u2019évidence, M\u201c® Marois a été surprise par la virulence des réactions.«Je dois dire que ce débat m\u2019a permis de mesurer encore mieux l\u2019ampleur des attentes des Québécois pour un changement de cap dans la façon de gouverner», a-t-elle commenté.Elle ne pouvait si bien dire ! Mais dans quel monde M\u201c® Marois a-t-elle vécu pendant ces G\tneuf années d\u2019opposition?Les gens du PQ savent pourtant que l\u2019exaspération populaire atteint des sommets à cause de la fraude, de la collusion, mais aussi du copinage, du favoritisme et des privilèges indus accordés aux amis du pouvoir.Une exaspération qui ne vise pas seulement la haute fonction publique non permanente dont M\u201c® Marois promet maintenant de revoir les conditions d\u2019embauche en annonçant la création d\u2019un comité de travail.Tous les élus et les dirigeants de sociétés d\u2019Etat aux salaires soufflés par des primes au rendement bidon, des régimes de retraite multimillionnaires et des allocations de départ injustifiées sont aussi dans la mire des citoyens, mais pas dans celle de ce gouvernement, qui plaide pourtant pour que chacun fasse sa part.Combien de citoyens sont aujourd\u2019hui convaincus que ceux qui aspirent à les gouverner sont surtout motivés par l\u2019ambition personnelle et la perspective d\u2019un accès facile au plat de bonbons?Pendant longtemps, le Parti québécois de René Lévesque et, avant lui, le Parti libéral de Jean Lesage ont incarné le rôle de défenseurs de l\u2019intégrité en politique québécoise.Malheureusement, dans les deux cas le pouvoir a fait son œuvre.Qui sait si, aujourd\u2019hui, le parti qui parviendrait seulement à convaincre les électeurs de sa détermination inébranlable à gérer les fonds publics en bon père de famille, selon l\u2019expression consacrée, ne recueillerait pas l\u2019appui de la majorité plus certainement que le meilleur vendeur de chimères?j- rsansfacon@ledevoir.ca Jean-Robert Sansfaçon LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIFEET Directeur, ventes publicitaires JOSÉ CRISTOFARO tepm 'AFauCim£.VÏÔTé;- ' Vouî Vo(*5 TRowPfS J?Si 9 /( LETTRES Politique, société et corruption La chronique de Michel David de samedi dernier, intitulée L\u2019examen de conscience, appelle la société québécoise tout entière à s\u2019interroger sur la détérioration de son éthique.M.David s\u2019inquiète des répercussions que cette détérioration des mœurs peut avoir sur la ferveur souverainiste du peuple québécois.Je serais tenté de suggérer que c\u2019est peut-être le phénomène inverse qu\u2019il faut considérer.C\u2019est le fait de croire qu\u2019on ne pourrait jamais parvenir à la souveraineté qui a amené, dans le passé, bon nombre de nos leaders politiques québécois à se laisser tenter par la corruption.C\u2019est en tout cas la thèse que défend un historien québécois, Stéphane Kelly, dans un livre intitulé La petite loterie, publié en 1997, chez Boréal.Ce livre explique comment la Grande-Bretagne a pu maintenir très longtemps sa domination sur ses nombreuses colonies en favorisant un système de corruption chez les élites des peuples conquis.,Un cas parmi d\u2019autres : celui de Georges-Etienne Cartier, jeune patriote actif à la bataille de Saint-Denis en 1837, qui deviendra, quelques décennies plus tard, très impliqué dans le scandale financier de la construction du chemin de fer vers l\u2019Quest.Et aujourd\u2019hui, si on compare les derniers gouvernements qu\u2019on a connus du Parti québécois et du Parti libéral, on voit bien que le dossier du premier, même s\u2019il n\u2019est pas au-dessus de tout reproche, est beaucoup plus propre que celui du second.Il semblerait donc que l\u2019histoire se répète.Gilles Léveillé Le 5 décembre 2012 La fin du monde à la une Clic, cliquez, cliquons.Voilà le début d\u2019une nouvelle ère ! Je participe à cette nouvelle ère avec difficulté.émerveillement.enthousiasme.et obligation, comme poussée hors du temps d\u2019avant le clic.Le clic a façonné un nouvel humain plus libre?plus humain?plus communicatif?Le clic a gommé le régionalisme pour faire place au planétaire et voici un acrostiche de la définition qu\u2019on pourrait en faire : Commande Libre Instantanée Connective Le clic relie le nouvel humain à un monstre nouveau, héros mythique du XXI® siècle, qui possède un cerveau interchangeable à l\u2019infini, capable de répondre à la vitesse du son aux questions les plus secrètes du nouvel humain.Ne serait-ce pas une nouvelle forme d\u2019esclavage contrôlé à l\u2019échelle planétaire?Ne serait-ce pas l\u2019avènement de nouveaux prophètes insidieusement manipulateurs ?Ne serait-ce pas le début de la robotisation du nouvel humain totalement aliéné par le fil invisible qui mène au cerveau ?La question qui se pose est: que devient le nouvel humain si survient une rupture prolongée de ce fil invisible puisqu\u2019il ne sait plus se servir que du clic?Marie Rosaz Le 6 décembre 2012 L\u2019après-guignolée Je rêve du jour où toutes les personnes de bonne volonté décideront d\u2019investir pour qu\u2019il n\u2019y ait plus de gui-gnolée.Je m\u2019explique.Sur son blogue (3 décembre), Emilie Larivée-Touran-geau nous dit que cette année, selon Moisson Montréal, près de 5000 personnes de plus sur l\u2019île de Montréal ont eu recours pour une première fois à l\u2019aide alimentaire.Allons-nous longtemps accepter cet état de choses?Ne pourrions-nous pas décider collectivement d\u2019infléchir cette tendance en travaillant pour que 10% moins de gens aient besoin de recourir à l\u2019aide alimentaire l\u2019an prochain ?Pour un pays riche, viser à ce que la pauvreté diminue de 10% par année, n\u2019est-ce pas un objectif accessible?Ainsi nous arriverions en moins de 10 ans à presque éliminer la pauvreté.Nous savons que la pauvreté a un prix très élevé.N\u2019ayons pas peur d\u2019investir dans un Québec sans pauvreté.Nous y gagnerons tous ! Et la dignité de tous et toutes y gagnera aussi.La guignolée, c\u2019est charitable, c\u2019est un coup de cœur annuel, mais cela ne change en rien la situation des gens pour les autres mois de l\u2019année.Le Collectif pour un Québec sans pauvreté nous informe qu\u2019au « Québec, une personne sur 10 n\u2019a pas un revenu suffisant pour combler ses besoins de base.Plus de 750000 personnes manquent cruellement de l\u2019essentiel, sont obligées de faire des choix déchirants, vivent littéralement en situation de survie».Le Collectif a des propositions crédibles, concrètes ; à nous de les appuyer pour que notre gouvernement, qui a voté une Loi anti-pauvreté en 2002, passe enfin à l\u2019action.Rachel Vinet Montréal, le 5 décembre 2012 LIBRE OPINION Mieux vaut un pipeline que des pétroliers ! CHRISTIAN PICARD Etudiant en science politique à l\u2019Université Laval Le débat qui agite les milieux environnementaux au sujet du pipeline d\u2019En-bridge en est un faux.Les deux principaux arguments des opposants sont les suivants : les risques de fuites sont trop élevés (Enbridge ayant d\u2019ailleurs à son ac-tjf une fuite importante à Kalamazoo, Etats-Unis, 2010) et le renversement du flux du pipeline ne servirait pas le Québec, mais permettrait plutôt d\u2019acheminer le pétrole de l\u2019Alberta à Montréal, d\u2019où il partirait par pétrolier pour rejoindre la Nouvelle-Angleterre.Ces deux arguments sont faux: certes, il existe des risques de fuite sur les pipelines, les faits le montrent clairement.Mais actuellement, tout l\u2019approvisionnement du Québec arrive par pétroliers.Le risque est celui des marées noires, lesquelles sont autrement plus importantes et dévastatrices que des fuites d\u2019oléoduc.Règle générale, les marées noires se calculent non pas en centaines de milliers de litres (comme le sont en général les fuites de pipeline), mais en centaines de milliers de tonnes de pétrole.De plus, alors que les impacts d\u2019une fuite de pipeline restent localisés dans l\u2019espace, une marée noire est soumise aux courants marins et peut souiller des centaines de kilomètres de côtes lorsqu\u2019elle se produit en mer ou sur un fleuve.Le pétrole du Québec vient essentiellement de la mer du Nord et de l\u2019Afrique du Nord.Il faut donc que des pétroliers empruntent des chemins maritimes de plusieurs milliers de kilomètres, longeant souvent des côtes, uniquement pour nous approvisionner.En comparaison, les risques de fuites d\u2019un pipeline sont ridiculement bas et beaucoup plus faciles à gérer.J\u2019oserais même ajouter qu\u2019utiliser un pipeline est faire preuve de responsabilité morale tant sur la scène internationale que provinciale, puisque le pipeline nous permettrait de réduire significativement le nombre de pétroliers circulants sur le fleuve Saint-Laurent.Il y a aussi ceux qui nous rappellent le désastre de Kalamazoo, arguant qu\u2019on ne peut faire confiance à Enbridge pour assurer la sécurité de ses installations.Comme me le rappelait un collègue, je vous dirais ceci : est-ce vraiment dans l\u2019intérêt d\u2019Enbridge d\u2019avoir une fuite majeure qui va lui faire perdre des millions de dollars?Est-ce son intérêt d\u2019avoir une fuite majeure qui va être une catastrophe en relations publiques (pour ces deux questions, je vous rappellerais l\u2019accident de Deepwater Horizon et les conséquences pour BP) ?Poser la question, c\u2019est y répondre.Pour ce qui est du fait que le pipeline d\u2019Enbridge servirait à alimenter la Nouvelle-Angleterre, l\u2019argument est plutôt faible.La raffinerie d\u2019Ultramar à Montréal est actuellement dans une situation difficile du fait que son approvisionnement en pétrole est de plus en plus coûteux.Recevoir du pétrole albertain lui permettrait de réduire ses coûts.Elle ne laissera certainement pas ce pétrole lui passer sous le nez.De plus, il n\u2019y a pas qu\u2019Ultramar qui est impliqué en la matière, toutes les pétrolières présentes au Québec vont bénéficier d\u2019un pétrole moins coûteux et vont s\u2019assurer que celui-ci reste au Québec.Qn peut accuser le marché de plusieurs maux, mais celui-ci reste encore le meilleur acteur pour assurer ses propres intérêts et dans le dossier présent, les intérêts du marché et du Québec sont communs.En somme, les opposants ont tort sur toute la ligne et le renversement du flux du pipeline d\u2019Enbridge est très positif pour le Québec. LE DEVOIR LE VENDREDI 7 DECEMBRE 2012 A9 IDEES Projet hydroélectrique de Val-Jalbert « Si vous la connaissiez, madame.» MARIE NERON Amoureuse inconditionnelle de la Ouiatchouan Pauline Marois, première ministre du Québec.Si vous la connaissiez, si vous A connaissiez, madame, cette chute, si vous aviez déjà contemplé cette beauté.Si, un jour, vous vous étiez recueillie, humble et toute petite, devant sa majesté.Si seulement vous l\u2019aviez vue, juste une fois, si vous l\u2019aviez entendue gronder sa joie d\u2019être libre.Si vous aviez vu, madame, dans la roche, ce qu\u2019elle a pris le temps de faire, petit à petit, sans compter les heures, jour et nuit.Si vous aviez eu sur la peau, en ces chaudes journées d\u2019été, ces fines gouttes d\u2019eau douce et fraîche.Si, par un jour d\u2019orage, assise auprès d\u2019elle, vous aviez eu la sensation de ne faire plus qu\u2019un, de vous fondre l\u2019une dans l\u2019autre, sans savoir où l\u2019une commence, ou l\u2019autre finit.Si, dans le froid et le frimas, après une longue marche, vous vous étiez retrouvée devant elle, incapable de parler, de respirer, devant cette infinie beauté, cet écrin de glace, ayant l\u2019air de la protéger.Et si vous étiez allée, un peu plus bas, le long de son cours, vous allonger sur les roches plates, juste pour contempler ses remous blancs, si vous aviez eu l\u2019envie de vous retrouver dedans.Si vous aviez juste une fois regardé cette eau courir et couler le long des rochers.Si seulement vous aviez fait tout ça, madame, alors là, vous sauriez ce que vous êtes en train de contribuer à détruire à jamais.f JEAN-YVES NADEAU EONDATION RIVIERES Le projet de développement hydroélectrique sur la rivière Ouiatchouan, à Val-Jalbert, a reçu le feu vert du gouvernement Marois.« Nous sommes au théâtre de l\u2019absurde avec ce projet » J PAUL FICHE Auteur-compositeur-interprète e vous en prie, madame Marois, arrêtez cette comédie de développement économique à Val-Jalbert, qui n\u2019épargnera ni la nature, ni le contribuable, ni notre vivre ensemble avec les Premières Nations.Rien dans ce projet de barrage sur un des plus beaux sites touristiques et patrimoniaux du Québec n\u2019est rentable.Au contraire, non seulement il sera coûteux et pèsera lourdement sur nos finances publiques, mais il détruira inutilement, et contre toute logique, la nature même qu\u2019on aurait plutôt intérêt à protéger sur ce site.Le fait que le BAPE (Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement) n\u2019ait vu aucun problème avec ce projet est un véritable scandale.Le fait que ce même BAPE était et demeure majoritairement contrôlé par d\u2019anciens attachés politiques du Parti libéral aurait dû voqs mettre la puce à l\u2019oreille.A moins que vous n\u2019ayez un «agenda politique» qu\u2019on peinerait à comprendre, il n\u2019y a au- cune raison d\u2019aller de l\u2019avant avec l\u2019assèchement d\u2019une rivière sur un kilomètre sans que cela rapporte un sou au trésor public.Le prix de vente sur tous les marchés pour l\u2019électricité étant bien en deçà de ce qu\u2019Hydro-Québec a convenu de payer aux promoteurs, on peut calculer, à partir de leurs chiffres pour la durée du contraf un déficit de plus de 40 millions de dollars, qui devra être assumé par l\u2019ensemble des contribuables québécois pour ce seul barrage.Qui, à part une autre firme de génie-conseil ou quelques promoteurs, pourrait encore profiter le plus d\u2019un développement aussi inutile et destructeur?Très peu d\u2019impact?D\u2019aucuns diront que le programme des petites centrales avait été taillé sur mesure par les libéraux pour les amis du parti.Aujourd\u2019hui, même si ce sont des municipalités qui pilotent ces projets, ils ne sont pas moins malsains.De plus, il n\u2019y a rien de plus faux que l\u2019affirmation des promoteurs qui prétendent que le barrage aura très peu d\u2019impact sur l\u2019environnement ou sur le tourisme.D\u2019abord, faisons une mise en contexte.Sa- viez-vous, madame Marois, que cette chute est plus haute que les chutes Niagara?Eh oui! Comme la chute Montmorency d\u2019ailleurs, que voqs connaissez sûrement mieux.Evidemment, la quantité d\u2019eau dans les chutes Niagara les rendent plus impressionnantes.La puissance d\u2019eau dans la chute Quiat-chouan à Val-Jalbert aussi est impressionnante.Ceux qui ont eu la chance de s\u2019en approcher vous le diront.Cela en fait le deuxième site le plus visité du Lac-Saint-Jean.Qn pourrait se demander comment se porteraient les chutes Niagara si on en réduisait le débit des deux tiers?Elles seraient certainement moins intéressantes.Pourtant, c\u2019est ce qu\u2019on s\u2019apprête à faire à Val-Jalbert.Qn veut faire passer le débit d\u2019eau de vingt à sept mètres cubes par seconde, les jours d\u2019été.Accepterions-nous qu\u2019on fasse le même traitemenf par exemple, à la chute Montmorency tout près de Québec ?Elle serait sûrement, elle aussi, beaucoup moins intéressante.Mais pire encore, accepterions-nous qu\u2019on la ferme complètement le soir et la nuit et complètement durant tout l\u2019hiver?Et surtout, comment expliquerions-nous aux gens de Qué- bec qu\u2019en plus, il n\u2019y aura, en échange de ce saccage, aucun profit?C\u2019est exactement ce qui va se passer à Val-Jalbert.Nous sommes au théâtre de l\u2019absurde avec ce projet, et le plus triste dans tout ça, c\u2019est de voir le Parti québécois chercher des applaudissements pour une grossière mise en scène du Parti libéral.Ce n\u2019est pas juste un artiste de gauche qui exagère ici, c\u2019est un citoyen comme tant d\u2019autres exaspérés par des raccourcis politiques qui mettent les intérêts de certains devant les intérêts du plus grand nombre.Vous voulez donner de l\u2019argent aux MRC et au Conseil de bande de cette région?Soit! Donnez-leur l\u2019argent si vous le jugez nécessaire, mais pas besoin de détruire la chute et la rivière pour autant.Ainsi, les contribuables ne paieront pas un sou de plus qu\u2019avec le projet de barrage, mais au moins, ils auront préservé un joyau de la nature.Vous croyez qu\u2019il faut investir dans ce magnifique pafc régional par l\u2019intermédiaire d\u2019une société d\u2019Etat comme Hydro-Québec ?Eaites-le ! N\u2019en détruisez pas pour autant l\u2019essentiel.Ce serait vous tirer dans le pied avec un vieux fusil laissé là par l\u2019ancien gouvernement.Pour mieux comprendre Richard Henry Bain PIERRE DESJARDINS Philosophe epuis l\u2019élection d\u2019un parti indépendan-^^=j| tiste à la tête du gouvernement, force Dest de constater que nous avons la défense du projet de souveraineté bien timide.En effet, rappelons que depuis l\u2019attentat du Métropolis, le Québec au ^^=1 complet s\u2019est pudiquement vautré dans une political correctness à toute épreuve: personne n\u2019a osé accuser qui que ce soit dans cette sombre affaire qui aurait pu, par ailleurs, très mal tourner.Mentionnons qu\u2019à la suite de cet évènement tragique, on a d\u2019abord préféré croire que son auteur, Richard Henry Bain, était un déséquilibré mental sortant de nulle part et qui n\u2019avait été influencé par personne pour commettre son geste, un geste qui aurait été alors commis par pure démence.Mais à la suite des témoignages de ses voisins, mal nous en pris de constater que Bain n\u2019était pas si fou que cela.Car malgré un équilibre mental fragile, ce Richard Henry Bain, qui sera de retour en cour [ce vendredi], s\u2019avérait être quelqu\u2019un d\u2019assez cohérenfi fortement politisé et partisan du Parti libéral du Québec.Il avait, paraît-il, et sur toutes sortes de sujets, de longues discussions avec ses amis et avec son pasteur.Loin d\u2019être déconnecté de la réalité, il s\u2019intéressait de près à tout ce qui se passait au Québec.Mentionnons d\u2019ailleurs pour ceux qui ne le savent pas qu\u2019à peine deux semaines après son attentat, alors qu\u2019il était détenu à l\u2019infirmerie du pénitencier de Idvière-des-Prairies, Bain s\u2019est permis de téléphoner à un poste de radio anglophone de Montréal, CJAD, pour y élaborer librement sur une ligne ouverte ses opinions politiques, et cela, pendant 38 minutes ! Alors que Jacques Pabi de 98,5 EM s\u2019est vu démettre de ses fonctions pour L\u2019attentat contre Pauline Marois s\u2019inscrirait dans un processus politique enclenché dès le référendum de 1995 avoir librement laissé une auditrice émettre des opinions antisémites, on peut se surprendre que cette station anglophone ait pu laisser impunément le tueur du Métropolis exprimer librement ses positions francophobes pendant 38 minutes.La réalité politique canadienne Quoi qu\u2019il en soit ce Richard Henry Bain nous aura donc finalement peut-être révélé plus de choses que nous le pensions sur la réalité politique canadienne.Jetons un coup d\u2019œil, par exemple, sur ce qu\u2019en tant qu\u2019anglophone il avait l\u2019occasion de lire dans ses journaux et nous jugerons ensuite si nous avons tellement à nous surprendre qu\u2019un être aussi fragile mentalement que lui ait voulu s\u2019attaquer à la chef nouvellement élue d\u2019un parti souverainiste.La chroniqueuse du Calgary Herald écrivait peu avant l\u2019élection que le programme de Pauline Marois est le plus raciste de toute l\u2019histoire canadienne.Le National Post dira le jour de l\u2019élection que M\u201c® Marois n\u2019a pas sa raison d\u2019être à la tête du Québec, car malgré son élection, les Québécois eux-mêmes ne veulent pas d\u2019elle.Et quant à The Gazette et au Globe and Mail, depuis des années, disons-le, ils traitent les militants du projet souverainiste de terroristes et de radicaux qui veulent retjrer tous ses droits à la minorité anglophone.Evidemment, à la suite de l\u2019élection du Parti québécois et au retour du projet souverainiste dans le décor, on ne pouvait s\u2019attendre à ce que les choses s\u2019arrangent pour Pauline Marois.Pour le Canada anglais, en effef toute nouvelle tentative de séparation d\u2019avec le reste du Canada ne peut que relever d\u2019une usurpation de pouvoir : après deux référendums perdus, les anglophones ne peuvent plus aujourd\u2019hui supporter l\u2019idée qu\u2019un gouvernement d\u2019ordre provincial revienne encore sur cette question.[.] Même avec un vote fortement majoritaire pour un Qui lors d\u2019un éventuel référendum, il est clair que plus jamais les anglophones d\u2019ici n\u2019accepteront pareille décision.Ils ont appris leur leçon et s\u2019en remettront toujours au fédéral à l\u2019avenir quant à leur droit, selon eux inaliénable, de faire partie du Canada et quant à la préséance de celui-ci sur toute velléité provinciale en matière de souveraineté.C\u2019est d\u2019ailleurs exactement ce qu\u2019expliquait Richard Henry Bain dans ses propos sur les ondes de CJAD.Un processus politique L\u2019attentat contre Pauline Marois s\u2019inscrirait donc dans un processus politique enclenché dès le référendum de novembre 1995.Qn se souviendra qu\u2019alors, les anglophones du Québec avaient été fortement ébranlés.Mais depuis, les choses ont changé.Le Canada anglais a alors compris les dangers réels que représentait pour lui le Parti québécois.Il a alors radica-lisé son discours envers le peu qui reste au Québec d\u2019aspirations à l\u2019indépendance.Les Anglo-Canadiens sont sortis de leur torpeur et sont maintenant bien réveillés.Malheureusement, c\u2019est par la voix d\u2019un détraqué et un soir d\u2019élections que ce nouveau message de la communauté anglophone à notre endroit nous est violemment parvenu.«Les Anglais se réveillent! », hurlera avec aplomb Richard Henry Bain lors de son arrestation.Si le Parti québécois se veut cohérent avec lui-même, il serait peut-être temps qu\u2019il cesse de tergiverser en souriant béatement à tout le monde et qu\u2019il affirme plutôt résolument, fermement et clairement ses positions indépendantistes.Car maintenant qu\u2019il a été élu, il se doit de les assumer en adulte plutôt que de se défiler lâchement en ne dénonçant pas, par exemple, les abus des médias anglophones à son endroit et qui ont tristement conduit Richard Henry Bain à commettre son attentat.Précision En raison d\u2019une erreur technique, le texte de Philippe Couillard, publié dans notre édition de mercredi, a été amputé d\u2019un paragraphe final crucial.Nous nous en excusons.Le voici.Pour la version complète du texte, consultez ledevoir.com : «Au pouvoir depuis tellement d\u2019années, marqués par des luttes constitutionnelles trop souvent menées sur le terrain de leurs adversaires, plusieurs libéraux du Québec en sont venus à oublier qui ils sont.L£urs options politiques ont trop souvent été défendues dans les termes d\u2019une mitigation des idées des autres.Le recueil de principes publié par Claude Ryan en 2002 est un élément de réponse, mais le retour aux sources doit puiser plus profondément dans notre histoire, aux racines mêmes d\u2019un mouvement d\u2019idées séculaire, dont la noblesse et la profondeur sont susceptibles de rallier une majorité de Québécois.Car telle l\u2019une de ces fameuses cordes sensibles des Québécois dont parlait Jacques Bouchard, le penchant pour les idées libérales n\u2019est ni un défaut de nationalisme, ni une carence de social-démocratie.C\u2019est quelque chose en soi, qui a son âme et ses valeurs propres, à la recherche constante des points d\u2019équilibre entre les extrêmes.Et c\u2019est en s\u2019appuyant sur son histoire, sur ce versant de l\u2019âme québécoise, que le Parti libéral du Québec sera à nouveau capable de proposer un avenir meilleur et de rassembler tous ceux et celles qui voudront s\u2019y retrouver.» Notre chroniqueuse Lise Payette fait relâche cette semaine.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Information générale et métropolitaine : Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Mane-Andrée Chouinard (éditorialiste, responsable de la page Idees), Marco Bélair-Cinno (general), Jeanne Cornveau (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec)Y2Ao\\en T>egh.se(societe), Jean Dion (sports), Louis-Gilles Francœur (environnement), Dsa-Marie Gervais (education), Pauline Gravel (sciences), Caroline Montpetit (affaires sociales), Brian Myles (justice), Louise-Maude Rioux Soucy et Amélie Daoust-Boisvertésaw^cJ , information politique Michel T>am6.(chroniqueur), Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Antoine Robitaille et Robert Dutnsac (correspondants parlementaires a Quebec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) , information culturelle Michel Bélair (théâtre et cahier Culture), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters), Odile Tremblay (cinema), Paul Bennett (pupitre cahiers spéciaux et culturels du week-end), Juhe Carpentier (pupitre) , informationéconomique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), François Desjardins, Enc Desrosiers et Alexandre Shields {reporters), Gérald Dallaire h^upitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy DaiWeier (reporters) ,Jean.-V\\erre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives) , Diane Précourt (responsable des pages thématiques), Emihe Eolie-Boivm (pupitre) , Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) , Michel Garneau (caricaturiste) , Andréanne Bédard, Michèle Malenfant et Christine Dumazet (correctrices) , Benoît Munger, Phihppe Papineau et Laurence Clavel (pupitre internet), Mane-Pier Erappier et Geneviève Tremblay (commis internet) , Améhe Gaudreau (secretaire a la redaction), Karl Rettino-Parazelli et Sophy Lambert-Racine (commis a la redaction) DOCUMENTATION GiUes Paré (directeur), Manon Derome (Montreal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBOClTÉ , Jean de Billy, Jennifer Boily-Demers, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Stéphanie Déziel, Amel Ehmam, Véronique Langlois, Simon Lanoie, Amélie Maltais, Maria M Motta, Claire Paquet, Chantal RainviUe, Isabelle Sanchez, Nadia Sebai (publicitaires), Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur de production), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur Web)(KanseX Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Maxim-Ohvier Leclerc (responsable par interim service a la clientèle), Nancy Beauheu, Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois , Jean-Robert Divers (responsable promotion) ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette Béhveau (adjointe administrative), Céhne Euroy, Ghislaine Lafleur, Claudine Chevrier, Véronique Pagé, Monique Proteau A 10 LE DEVOIR LE VENDREDI 7 DECEMBRE 2012 ACTUALITES LEGIONELLOSE SUITE DE LA PAGE 1 «L\u2019expertise sur la légionelle dans les [tours] est rare au Québec», souligne le rapport.Pour cela, il faut compter sur des «firmes privées» dont il est «difficile d\u2019évaluer la qualité et la rigueur».Le premier cas de légionellose est apparu le 18 juillet et l\u2019éclosion a pris fin officiellement le 29 août.Pas moins de 181 personnes ont été malades et 13 sont mortes, surtout dans le quartier Saint-Roch.Le 19 septembre, on apprenait que la tour de refroidissement à l\u2019origine de la bactérie se trouvait sur le toit de l\u2019immeuble de la Centrale des syndicats du Québec (Québec), en plein cœur du quartier.Qr, pendant ses inspections, la DSP a découvert un grand nombre de tours en piteux état à d\u2019autres endroits.Du Capitole, en passant par l\u2019hôtel Palace Royal et un immeuble de Services Canada, les tours de nombreux bâtiments sont jugées «problématiques» dans le rapport.Même la Ville de Québec a dû s\u2019expliquer jeudi sur l\u2019état d\u2019une de ses installations.Parlant d\u2019un «résultat surprenant» et d\u2019un «épisode isolé», elle souligne que ce n\u2019est pas ce qui a rendu les gens malades.Le rapport recommande donc au gouvernement d\u2019imposer des normes strictes de contrôle et un registre des tours de refroidissement, effort que Québec s\u2019était déjà engagé à fournir de toute façon.Victime d\u2019une « mauvaise loterie » Mais si l\u2019absence de normes prévaut partout, pourquoi l\u2019éclosion est-elle survenue à Québec et pas ailleurs?«C\u2019est une malchance», répond du tac au tac le D\"^ Desbiens.« Chaque bactérie a la capacité de développer une virulence particulière.La tour au 320, Saint-Joseph a été ensemencée par une légionelle qui avait cette virulence-là, et elle a trouvé les conditions pour se multiplier.» La CSQ n\u2019est pas prête non plus à porter le blâme dans cette affaire.«On a fait tout ce que les spécialistes autour conseillaient de faire», a répondu l\u2019une de ses responsables jeudi, alors que les médias la bombardaient de questions.«C\u2019est une mauvaise loterie à laquelle on a gagné», a déclaré pour sa part le porte-parole de la centrale, Daniel B.Lafrenière.11 a même suggéré que sa tour n\u2019était peut-être pas seule en cause parce que la DSP avait identifié la souche responsable sur un petit échantillon de malades.«Je vous rappelle qu\u2019il y a 88% des cas qui n\u2019ont pas été testés.Il y a 22 cas qui sont reliés à chez nous sur 12 %>, et un cas qui vient d\u2019ailleurs.Ça fait que l\u2019échantillonnage.» Du côté des familles des défunts, il y a «beaucoup de colère», selon l\u2019avocat Jean-Pierre Ménard, qui représente huit d\u2019entre elles.«Il y a beaucoup de questions auxquelles le rapport ne répond pas sur la gestion de la crise, les délais à faire les tests, l\u2019information donnée au public», dit-il.«On fait des recommandations qu\u2019on avait déjà il y a dix ans.» Le groupe représenté par M® Ménard n\u2019exclut pas un recours collectif.Qr, il attend d\u2019en savoir plus avec le début de l\u2019enquête du coroner, le 4 mars prochain.Le Devoir CANNABIS SUITE DE LA PAGE 1 organisations qui ont défendu le «oui» et les autorités locales se sont réveillées mercredi avec la lourde tâche d\u2019aborder la prochaine étape, bien plus compliquée, du processus : mettre en pratique la légalisation du caimabis dans un pays oû il restera interdit au niveau fédéral.Un an pour mettre en place une distribution régulée La nouvelle loi stipule que toute personne âgée de 21 ans ou plus pourra posséder jusqu\u2019à une once (28,3 grammes) de cannabis.Le Colorado et l\u2019Etat de Washington ont un an pour mettre en place un système de régulation et d\u2019imposition similaire à celui de l\u2019alcool.Ils devront créer des licences pour les futurs producteurs et dispensaires de cannabis, réguler la distribution et mettre en place des procédures de sécurité.Ce processus implique aussi de créer une myriade de règles auxquelles personne n\u2019avait pensé jusqu\u2019ici, comme les limites pour la conduite ou la publicité.Sans compter la sécurisation des frontières, pour empêcher un trafic vers le reste des Etats-Unis.Une fois que ces règles seront en place, des particuliers et des entreprises pourront alors demander des licences et vendre du caimabis sous contrôle des autorités, locales.Mais d\u2019ici là, le gouvernement fédéral des Etats-Unis, qui n\u2019a pas encore officiellement réagi aux résultats des référendums, pourrait décider de tuer l\u2019expérience dans l\u2019œuf.Raids, harcèlement et procédures en justice Même si les citoyens du Colorado et de l\u2019État de Washington ont décidé de légaliser le cannabis, les nouvelles lois locales ne changent pas le fait qu\u2019au niveau fédéral, le produit reste illégal.En 2010, lorsqu\u2019un référendum similaire avait eu lieu en Californie, le ministre de la justice, Eric Holder, avait envoyé une lettre pour dire que le gouvernement «appliquera vigoureusement la loi» même si celui-ci était approuvé.11 a finalement é(é rejeté.Dans les États oû le cannabis est légal pour un usage thérapeutique, la Drug Enforcement Administration (DEA, agence de lutte contre la AGENCE ERANCE-PRESSE drogue) mène régulièrement des raids contre les dispensaires.Ces derniers sont aussi les cibles privilégiées du service des impôts.Si le gouvernement ne veut pas utiliser l\u2019option de la force, il pourra toujours déposer plainte en justice, estimant que la régulation des drôles est une prérogative fédérale.Et s\u2019il ne parvient pas à bloquer l\u2019ensemble de la loi, il pourrait attaquer certaine^ clauses, notamment celles qui permettent à l\u2019État de récupérer l\u2019argent des ventes de cannabis.La victoire du «oui» aux référendums est en partie due à un argument développé par les prolégalisation au cours de la campagne : si l\u2019État vend du cannabis, les revenus générés viendraient renflouer les caisses publiques.Les autorités du Colorado estiment que cela engendrerait entre 5 et 22 millions de dollars par an \u2014 beaucoup plus selon les partisans de la mesure \u2014 si l\u2019on prend en compte les économies créées par la fin de la criminalisation du caimabis.« Nous allons voir si la fin de la prohibition du cannabis survivra » Reste rqaintenant à savoir si le gouvernement des États-Unis voudra entamer un bras de fer.D\u2019autant que l\u2019approbation des référendums a attiré l\u2019attention de nombreux pays qui réfléchissent à une nouvelle façon d\u2019aborder le problème du trafic de drogues.C\u2019est le cas de nombreux pays d\u2019Amérique latine, et surtout du Mexique, oû la guerre entre narcotrafi-quants fait rage depuis près de six ans.Selon l\u2019Associated Press, la plupart des experts estiment que la légalisation du cannabis dans le Colorado aura un impact non négligeable sur les revenus des cartels, qui écoulent leur marchandise au nord de la frontière.Pour Brian Vicente, une des personnes à l\u2019origine du référendum dans le Colorado, une étape a été définitivement franchie.«Nous allons voir si la fin de la prohibition du cannabis survivra, ou si l\u2019on doit choisir une nouvelle approche.» Tonia Winchester, qui a participé à la campagne pour le « oui» dans l\u2019État de Washington, estime dans le New York Times qu\u2019une collaboration avec le gouvernement est possible.«Nous avons envoyé un message au gouvernement, et nous espérons qu\u2019ils comprennent que leur politique peut être appliquée différemment et que la prohibition ne fonctionne pas.» Én attendant, le gouverneur du Colorado, John Hickenlooper, qui ne soutenait pas la légalisation, a prévenu ses citoyens : «Les électeurs ont voté et nous devons respecter leur volonté.Ce sera un processus compliqué, mais nous avons l\u2019intention d\u2019aller jusqu\u2019au bout.Cela dit, la loi fédérale interdit toujours le cannabis, alors ne sortez pas tout de suite les Cheetos et les petits gâteaux.» Le Monde COMPRESSIONS SUITE DE LA PAGE 1 elles s\u2019élèvent à 128 millions, ou 2,5% de la somme que leur verse le gouvernement.Si on retranche les sommes reçues pour éponger les coûts du conflit étudiant, les compressions atteignent 60 millions pour les universités et 9 millions pour les cégeps.Ce n\u2019est que l\u2019an prochain que les universités toucheront une hausse de 3,3%, ce qui n\u2019est pas suffisant pour couvrir l\u2019inflation (les coûts de système) pour les deux années.Pour les cégeps, c\u2019est 1% de plus en 2013-2014 après les compressions de cette année.Rappelons aussi la chute de 37,5 millions \u2014 ou 12% \u2014 des budgets alloués à la recherche.Avec une hausse de son budget de 1,8%, le réseau de l\u2019éducation devra faire face à certaines compressions, puisque certaines commissions scolaires se voient privées de 200 millions au chapitre de la péréquation.Emploi, santé et culture Avec une croissance de son budget de 4,8% l\u2019an prochain, soit 1,5 milliard sur un budget de 31,6 milliards, le ministère de la Santé et des Services sociaux semble à première vue épargné.Qr, 500 millions serviront à enrichir les médecins, qui auront droit à une augmentation de plus de 10% de leur rémunération en raison du rattrapage qu\u2019ils ont su négocier avec le gouvernement Charest.En outre, on impose un «plan d\u2019optimisation » de 178 millions aux centres hospitaliers, et de 53 millions aux agences de la santé et des services sociaux.L\u2019amélioration des services, notamment en soins à domicile, proviendra des économies de 336 millions réalisées sur la note des médicaments, notamment avec l\u2019élimination de la protection de 15 ans des brevets.«On protège les services aux citoyens», a avancé Stéphane Bédard.Mais il y a tout lieu de croire que lors de l\u2019analyse des crédits en février à l\u2019ouverture de la prochaine session, les partis d\u2019opposition auront beau jeu de trouver des compressions qui auront des conséquences sur les services.Ainsi, au ministère de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, on réduit de 55 millions l\u2019aide à l\u2019emploi et de 51 millions l\u2019aide financière apportée aux démunis.Cette réduction de l\u2019aide sociale s\u2019explique en partie seulement «par la baisse de clientèle prévue», signale le Conseil du trésor.Au ministère des Transports, une coupe de 12 millions est faite dans le transport adapté des personnes handicapées.Le ministère de la Culture et des Communications fait belle figure avec un relèvement de 2,1% de son budget, ou 12,8 millions.Mais en réalité, une part non négligeable de 4,7 millions vient éponger les dépassements de coûts du partenariat public-privé (PPP) de la Maison symphonique.Le béton garde la cote, puisque l\u2019aide aux immobilisations passe de 85,8 à 94,8 millions, mais l\u2019aide aux projets est réduite comme peau de chagrin à 907 000 $, une coupe de 4 millions tout comme la rubrique «interventions particulières », dont on retranche 3,6 millions.Les grandes institutions conservent grosso modo les mêmes budgets, tout comme le Conseil des arts et des lettres, qui fait du surplace.L\u2019aide aux entreprises écope.Qn retranche 58 millions des interventions émanant du Ponds de développement économique, soit une compression de 20%.La région de Montréal perd près de 15 millions, ou 12% de son programme de promotion et de développement tandis que celui de la Capitale-Nationale est amputé de 3,3 millions, une baisse moindre de 5%.Les réactions Du côté de l\u2019opposition officielle, on estime que les compressions vont freiner la croissance économique.«C\u2019est nos objectifs.Le chemin pour arriver, c\u2019est complètement le contraire de ce que nous avons fait», a affirmé Sam Hamad, le porte-parole libéral en matière d\u2019économie.Son homologue de la Coalition avenir Québec, Christian Dubé, a exprimé des doutes quant à la possibilité que le gouvernement Marois réussisse à limiter la croissance des dépenses à 1,8%.Enfin, Prançois David, de Québec solidaire, ne croit pas que les compressions n\u2019af-fçcteront pas les services aux citoyens.À Montréal, le maire Michael Applebaum a joué de prudence.11 préfère analyser la situation plus à fond avant de s\u2019indigner.« On va examiner les conséquences sur notre budget, et on verra les suites à donner à cette annonce.» L\u2019opposition officielle est du même avis.«Il n\u2019y a pas lieu encore de crier au loup», a dit Véronique Pournier, porte-parole de Vision Montréal en matière de finances.Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, s\u2019est montré plus cinglant.«Le gouvernement n\u2019a pas compris, de toute évidence, quelle est l\u2019importance de Montréal pour l\u2019avenir du Québec.» Avec Brian Myles Le Devoir LOTERIE SUITE DE LA PAGE 1 sur le résultat de la partie», indique la porte-parole Marie-Claude Rivet.11 n\u2019est là que pour le plaisir du jeu et l\u2019illusion de contrôle.«Dès le début de la partie, la programmation de la machine a établi si la partie est gagnante», explique l\u2019étude de 2007.Qr, «en donnant au joueur la possibilité d\u2019interrompre le mouvement des rouleaux virtuels avant l\u2019arrêt prévu dans la programmation informatique, on renforce chez lui le sentiment qu\u2019il peut contrôler l\u2019issue d\u2019une partie, donc qu\u2019il existe bien des connaissances et des habiletés qui peuvent être acquises et qui maximisent les gains, abrs que le jeu n\u2019est basé que sur le strict hasard.» Selon Loto-Québec, la présence des boutons d\u2019arrêt ne change toutefois rien à la quantité d\u2019argent qu\u2019un joueur va insérer dans un appareil de loterie vidéo (ALV).«On a fait le test cet été dans 275 établissements, indique M\u201c® Rivet.Et ça nous a permis de constater que ça ne faisait aucune différence.» C\u2019est sur la foi de cette expérience, et non des études antérieures, que Loto-Québec a décidé que ses nouveaux appareils \u201412000 ALV de «troisième génération» seront redéployés dans les prochains mois \u2014 ne comporteront pas ces boutons d\u2019arrêt On cherchait quoi ?Questioimée à savoir quels résultats cherchait Loto-Québec en réintroduisant l\u2019option de contrôle fictif, M\u201c® Rivet répond qu\u2019il était simplement question de faire une «dernière vérification».«On voulait tester s\u2019il y avait un intérêt de la clientèle, dsi ça donnait des résultats», mentionne-t-elle.Une augmentation des revenus aurait-elle été considérée comme une bonne nouvelle, ou comme la confirmation d\u2019un incitatif au jeu compulsif?«Avec des si, on va à Paris», répond-on à Loto-Québec.«Il n\u2019y a pas d\u2019impact négatif [à la présence du bouton], il n\u2019y a pas d\u2019impact positif, dit M\u201c® Rivet.A la lumière de ces observations, nos ALV n\u2019auront pas de boutons d\u2019arrêt.» La porte-parole ajoute que «la décision s\u2019inscrit dans un souci d\u2019offrir certaines mesures préventives».Dans son rapport annuel 2002-2003, la Société des loteries vidéo du Québec vantait le processus de remplacement de son parc d\u2019ALV en mentionnant que «la nouvelle génération d\u2019ALV est dotée de différents mécanismes et dis-positijs favorisant le jeu responsable».Parmi ces dispositifs, on notait «l\u2019impossibilité pour le joueur d\u2019arrêter les rouleaux de jeux en touchant l\u2019écran ».Dix ans plus tard, c\u2019est l\u2019utilité de cette mesure qu\u2019a remise en question Loto-Québec.Le budget Marceau déposé le 20 novembre demande à Loto-Québec de générer 50 millions de revenus additionnels en 2013-2014, et 90 millions l\u2019année suivante.80% de la somme sera générée par le secteur des casinos, le reste provenant du réseau d\u2019ALV, soutient Loto-Québec.Quelque 300 nouveaux ALV seront installés.Sur plusieurs appareils, le gros lot maximal passera de 500$ à 1000$, ce que permet la Loi sur les loteries, mais qui n\u2019avait jamais été appliqué au Québec.Mise sur toi Au-delà des boutons d\u2019arrêf c\u2019est tout le processus actuel de remplacement des ALV qui inquiétait Mise sur toi dans les derniers jours de son existence autonome.«Mise sur toi désire sensibiliser particulièrement le gouvernement et Loto-Québec à l\u2019importance de s\u2019acquitter du devoir de diligence et de protection des utilisateurs dans la commercialisation de ces produits», indiquait le communiqué jamais diffusé.L\u2019organisme plaidait pour «la mise en place d\u2019une politique réglementant la nature même de ces produits, leur accessibilité et leur commercialisation », en rappelant que plusieurs recherches «révèlent que les joueurs d\u2019ALV sont surreprésentés dans la population de joueurs à risque».Mise sur toi faisait notamment valoir que les «caractéristiques structurales» des appareils ne devaient pas encourager un jeu excessif 11 recommandait que la vitesse de jeu des appareils soit «considérablement réduite», que l\u2019usage des faux gains et des quasi-gains soit totalement enrayé et que les dispositifs d\u2019arrêt de jeu soient retirés des appareils.Selon des sources internes, le communiqué n\u2019a jamais été diffusé parce qu\u2019il a été rédigé alors même que l\u2019organisme était avalé par Loto-Québec.Le 24 povembre.Le Devoir révélait que la société d\u2019État avait décidé de reprendre le contrôle de l\u2019organisme créé en 2002 et qui agissait comme caution morale des bonnes intentions de Loto-Québec en matière de jeu responsable.Ce changement structurel suivait une campagne publicitaire de Mise sur toi jugée plus critique envers Loto-Québec.Le Devoir Rectificatif Dans l\u2019article publié jeudi en page A 2 portant sur la condamnation de Gabriel Nadeau-Dubois à 120 heures de travaux communautaires, nous avons fait une erreur sur la déclaration du porte-parole étudiant ayant donné lieu à la poursuite.Il s\u2019agissait bel et bien d\u2019une entrevue donnée par le jeune homme à RDI le 13 mai 2012 et au cours de laquelle il a tenu notamment ces propos: «On trouve ça tout à fait légitime, là, que les gens prennent les moyens nécessaires pour faire respecter le vote de grève, et si ça prend des lignes de piquetage, on croit que c\u2019est un moyen tout à fait légitime de le faire.» Nos excuses.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de pubhcation \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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