Revue dominicaine, 1 juin 1955, Juin
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Québec, P.Q.Lamontagne, F.-X., 417, boulevard Charest, Tél.3-0590, Québec Les Entreprises Bergerville Ltée, 111, Côte de la Montagne, Tél.2-5268, Québec, P.Q.Mathieu & Sylvain, 44, Sainte-Ursule, Tél.2-2240, Québec, P.Q.Parent & Gosselin Enrg., 270, des Oblats, Tél.3-5875, Québec Entrepheneue \u2014 Joints de Gtphoc \u2014 Tirage de Joints : Tremblay, Paul-Arthur, 1086, De Fondville, Tél.MO.3-6574, Québec, P.Q.Entrepreneurs de Menuiserie Générale : Bégin, Alphonse, 275, 13e rue, Limoilou, Tél.4-3980 .Québec Entrepreneurs \u2014 Plombiers \u2014 Électriciens : Turcotte & Létoumeau Inc., 270, rue du Roi, Tél.2-5647-8-9, Québec.P.Q.Épiciers : Blouin, Paul, 160, avenue Murray .Québec, P.Q.Épiceries en Gros « Lamarche, J.H.Enrg., 5345, Ferrier, Tél.CR.2155, Montréal Letellier, J.-B.-E.Inc., 112, Dalhousie, Tél.2-3931 .Québec Rioux & Pettigrew, 48, St-Paul, Tél.2-1212 .Québec, P.Q.Ferronneries D\u2019Art :\t.Les Frères Lebrun, 3065, boul.Royal .- Trois-Rivières, P.Q.Marchand, Adélard, 68, 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Tél.2-2061 .Québec, P.Q.Hôtel Louis XIV Ltée.3, Place Royale, Tél.5-5177, Québec, P.Q.Hôtel Montcalm et Restaurant, 161, St-Jean, Tél.2-1287, Québec Hôtel St-Roch, 230, St-Joeeph, Tél.2-3921 .Québec, P.Q.Importateurs et Fabricants D\u2019Objets de piété : Génin, Trudeau et Cie., 38 ouest, N.-Dame, LA.2261, Montréal Imprimeurs : Médéric Parent, 50^, St-François, Tél.3-1252 .Québec, P.Q.Bégin, Maurice, 9, Chabot.Lévis, P.Q.Ingénieurs-Conseils : Demers, Georges 111, des Braves, Tél.3-6736.Québee P.Q.Ingénieurs-Constructeurs : Komo Construction Ltée, 1500, St-Vallier, Tél.2-6839, Québec Institutrice : Sturton, Mlle Ethel, 93, Crémazie, Tél.5-9571 .Québec, P.Q.Laboratoire Farley \u2014 Hull, P.Q.: Fabricant des « Antal g in es » contre les maux de tête.Lait, Crème, Beurre, œufs et fromage : La Ferme St-Laurent Ltée, 6720, Garnier, Tél.CR.2188-89, Montréal Laiterie Artic Ltée, 155, du Sacré-Cœur, Tél.5-7101, Québec Laiterie Borden, 2701, Chemin St-Louis, Tél.7-2551, Québec Laiterie Frontenac, 142, de l\u2019Eglise, Tél.5-7175, Québec, P.Q.La Laiterie Laval Enrg., 875, 4e avenue, Limoilou, Tél.4-3551, Québec, P.Q.La Librairie Dominicaine : 5375, avenue Notre-Dame de Grâce, Tél.WA.0369 .Montréal 95, avenue Empress, Tél.2-7363 .Ottawa, Ont.Liqueurs Douces : Coulombe, Alex, Ltée, Embouteilleur autorisé de « Pepsi-Cola », 27, Av.Bigaouette, Tél.5-8485, Québec, P.Q.MACHINERIES D\u2019IMPRIMERIE (Réparation, Soudure.Etc.): Le Matériel d\u2019imprimerie Ltée (Demandez M.Langlais), 970, de Bullion, Tél.PL 9011, Montréal Magasins à Rayon : Dupuis Frères Ltée, Tél.PL.6151 .Montréal Magasin St-Louis Enrg., 26, rue St-Louis, Tél.2-4791, Québec Mozart Ltée, 310-312, St-Joseph, Tél.2-6484, Québec, P.Q.Magistrat : Simard, Juge Gérard, Palais de Justice.Tél.4-9290, Québec Manufacturier de Biscuits : Les Biscuits Dion Inc., 700, 2e rue, Tél.4-4191, Québec, P.Q.Manufacture de Chaussures : Samson, J.E-, Inc., 469, St-Vallier, Tél.5-8765, Québec, P.Q.VI BONNES ADRESSES A CONSULTER Manufacturiers de Portes et Châssis.Bois : Pilon Ltée, 71, boul.du Sacré-Cœur, Tel.PR.7-4348, Hull, P.Q.Marbre, Terrazzo.Tuile & Ciment : La Cie de Marbre & Tuile de Québec Ltée, 327, Dorchester, Tel.2-6900, Quebec, P.Q.Marchand de Bois de Construction : Louis Canac-Marquis Ltée, 25, Marie de l\u2019Incarnation, Tél.MU.3-3628, Québec Marchand de Fer, Etc.: Compagnie CHinic, 55, St-Pierre, Tel.2-8293 .Québec, P.Q.Marchand de Fruits : Vézina, Adélard & Fils Enrg., 71, St-André.Tél.2-5258, Québec Marchand de Meubles : Cantin, J.-W., 74 ouest, St-Joseph, Tél.8007, Québec .P.Q.Marchand de Sablei La Compagnie de Sable Ltée,, 20, 3e avenue, Tél.4-2232-2-6722, Québec, P.Q.Marchand de Tapis : Rochette, Emilien, 352 est, Saint-Vallier, Tél.2-5233, Québec Matelas « Matelas Frontenac, 16, Boisseau, Tél.6-5347 .Québec, P.Q.Maternité Privée : Ouellette, Mme J.T., 10 d\u2019Artigny.Tél.2-1966, Québec.P.Q.Médecins : Auger, Dr Antonio, 159, St-Joseph, Alma, Lac St-Jean, P.Q.Castonguay, Dr EL-J., 4231 est, Ste-Catherine, CH.0660, Mtl.Gratton, Dr Albert, 781, du Couvent, Tél.WE.6476, Montréal Pouliot, Dr Antoine, 185, Grande-Allée, Tél.2-4455, Québec Membres Artificiels : Duckett, J.A., 3651, Park Ave.Tél.HArbour 0630, Montréal Mercerie pour Hommes : Julien, Albert, 556, 3e avenue, Limoilou, Tél.4-9474, Québec Négociant en Gros D\u2019Appareils Électriques s Vandry Inc., 470, des Capucins, Tél.2-5656 .Québec, P.Q.Négociant en Gros (épiceries, farine, grain) : Bégin, Noël Inc., 94, Commerciale, Tél.Lévis, 176, Québec, 5-9686 Négociants en Gros : (BISCUITS, CHOCOLATS, TABAC, CIGARETTES) Vermette, M.F., 671, rue St-Bernard, Tél.5-7270, Québec, P.Q.Nettoyeurs et Teinturiers : Ferland, P.Inc., 157, Du Pont, Tél.4-3531 .Québec, P.Q.Notaires : Baillargeon & Baillargeon, 38, des Jardins, Tél.2-1390, Québec Demers & Demers, 16 est, rue Saint-Joseph, Tél.5-7785, Québec Labrèche et Labrèche, 10 ouest, St-Jacques, MA.3373, Montréal Pouliot, Couillard & Jobin, 230, avenue des Oblats Tél.5-4817, Québec, P.Q.Opticiens D\u2019Ordonnances : Derouin, O.L., 37, Metcalfe, Tél.2-4976 .Ottawa, Ont.Optométristes et Opticiens : Beaulieu, Remy, 94, de la Couronne, Tél.2-3592, Québec, P.Q.Pneus : Michaud Tire Service Ltée 207, de la Couronne, TéL 3-3901, Québec, P.Q.Produits de Salon de Beauté : Lemieux Beauty Products, 16, rue de l\u2019Eglise, Tél.3-6320, Qué.M.A.Lemieux, résidence, Tél.2-3073, Québec, P.Q.Provisions en Gros : Turgeon, Joseph, 189, Commerciale .Lévis, P.Q Provisions Générales pour Bateaux : Quebec Ship Riggers & Sail Makers Reg\u2019d., 17, Sault-au-Matelot, Tél.3-6717, Québec, P.Q.Professeur de Musique (Guitare, mandot.ine, violon) : Gagnon, T.W., 208, N.-D.des Anges.Tél.2-3700, Québec, P.Q Quincaillerie Générale : Cantin & Fils Ltée, 555, St^Vallier, Tél.5-7123, Québec, P.Q.Grégoire, J.-R., 3605 est, Ontario, Tél.FA.1167-68.Montréal Quincaillerie en Gros et Détail : Lemieux, Jos.-E.Enrg.Québec, P.Q Quincaillerie et Ferronnerie « Terreau Racine Ltée, 196-220, St-Paul, Tél.2-2711 .Québec Radio Technicien \u2014 Haut-Parleur : Gagnon, Jean-Paul, 960, 1ère avenue, Tél.2-1735, Québec, P.Q.Réfrigérateurs : Brindamour, W., 415, 1ère rue, Tél.3-2449 .Québec, P.Q.Restaurants : Arsenault, Arthur, 1402, de la Canardière, Tél.4-8855, Québec Bastogne Enrg., 22, rue Couillard, Tél.2-0214, Québec, P.Q.Beaver Ltée et Hôtel Castor, 66, St-Jean, Tél.2-0170, Québec Boulevard Restaurant, 3830, Décarie, Tél.DE.0097 .Montréal Child\u2019s Good Food, 2i, St-Joseph, Tél.2-0189 .Québec, P.Q.Chez Marino Enrg., 34, Dauphine, Tél.3-0675 .Québec, P.Q.George\u2019s Grill Reg\u2019d., 28-32, St-Louis, Tél.4-1230, Québec, P.Q.Kerhulu, 22, de la Fabrique, Tél.2-6401 .Québec, P.Q.Laurentien, Place Youville, Tél.2-3635 .Québec, P.Q.Restaurant Café Buade, 31, Buade .Québec, P.Q.Nick\u2019s Chicken Barbecue, 22, Côte du Palais, Tél.4-0608, Québec The Old Homestead Hotel, 16-20, Ste-Anne.Tél.4-1849, Québec Taxis : Taxis Maguire Enrg., 1463, Maguire, Tél.3-1474, Sillery, Qué.Teinturerie : Teinturerie Française, 1480, De la Canardière, Tél.4-4681, Qué.Terra-Cotta : Montreal Terra-Cotta Ltd., 1010 ouest, Ste-Catherine, MA.6912, Montrérl Transports : La Traverse de Lévis Ltée, Marché Champlain, Tél.2-3897, Qué.Valises et Bois de Construction : Ruel, Edouard, Ltée, 416, St-Joseph, Tél.7-6114, Lauzon, P.Q.Viande Gros et Détail : Lafleur Alp.Ltée, 360, 5ième rue, Tél.4-3524, Québec, P.Q.Vinaigre : La Cie de Vinaigre Lion Ltée, 115, Renaud, Tél.3-0405, Québec Vitres et Peinture : Franklin Glass & Paint Co., Centre industriel no 5, Saint-Malo, Tél.2-4982, Québec, P.Q.Pâtisserie \u2014 Pain : Joe.Vaillancourt Inc., 356-358, St-Joseph, Tél.2-2085, Québec Peinture \u2014 Tapisserie : Gauthier Ltée, 292, rue Saint-Joseph, Tél.4-4626, Québec, P.Q.Pharmaciens : Pharmacie P.-H.Soucy, 85, Cartier, Tél.2-1236, Québec, P.Q.Pharmaciens en Gros s Ontario Medical Supply, 113, Clarence, Tél.2-5309, Ottawa, Ont.Gérant : J.-André Gaulin, Dist.pour Casgrain & Charbonneau Photographie : Saint-Pierre, Paul, 310, De La Salle, Tél.3-9147, Québec, P.Q.Placage Industriel Chrome : Garand & Thibault Enrg., 15, D\u2019Argenson .Québec, P.Q.VII Sommaire Juin 1955 Gilles Marsolais : Je dis : une rose L\u2019esprit, frappé par le mot, s\u2019empare de la chose, la dépouille de ses attributs concrets, lui donne une vie nouvelle, sans couleur, sans forme, sans vibration, sans parfum.Il n\u2019en reste que l\u2019évocation d\u2019où naîtra le poème.Joséphine Hambleton : L Art sacré au Canada français Cet article qui veut être un hommage au Père Corbeil, C.S.V.et à quelques artistes de Joliette, renferme une leçon et un programme pour un art véritablement religieux en notre pays.Hayda Denault : Service social personnel et familial Sous la plume du brillant professeur de Laval, on assiste à l\u2019évolution et au perfectionnement d\u2019une institution qui étudie le milieu social pour mieux atteindre les personnes.Albert Courtemanche : L écologie et son intégration dans le dynamisme universel Dans un exposé original, l\u2019auteur s\u2019adresse d\u2019abord à tous les hommes, ensuite aux philosophes et aux théologiens pour les conduire aux mains de l\u2019Ecologiste suprême.Mme Claude d Alverny : Souvenirs d Indochine Quelques semaines après leur mariage, M.et Mme d\u2019Alverny partirent pour l\u2019extrême nord du Tonkin.L\u2019époux mourut glorieusement, au combat, le matin de Pâques 1945.sens e s faits Benoît Lacroix, O.P.: « Canadians et Canadiens ».Michel Gavrel : « L\u2019homme en conflit au théâtre ».Jean Ménard : « Effacé ».Louis-M.Raymond, O.P.: « Au creux du Rocher ».O.P.: « Nouvelle Revue ».e s p r i t d e s Ii v r e s Fernand-M.Fortin, O.P.: « La pierre d\u2019assise ».X.: « Droit à Dieu ».Ch.-G.Panneton : « Chronique mariale ».A.-D.Toledano : «Histoire de l\u2019Angleterre chrétienne».F.Parkinson Keyes : « Bernadette de Lourdes ».Willy Sperco : «Tel fut Mussolini».Paul-André Lesort : «Le vent souffle où il veut».Table des matières de janvier à juin 1955.VIII REVUE DOMINICAINE Directeur : R.P.ANTONIN LAMARCHE, O.P.3980, rue Saint-Denis, Montréal-18, P.Q.Vol.LXI\tTome I\tJuin 1955 Je dis : une rose Une rose.Elle possède tout ; le mot ne dit rien.Pourtant, le mot a lancé une vibration, une onde ; et il a pénétré partout à la fois : rien, il n a rien laissé.Rien, ni fleur ni mot.Un sou ffle.Il a passé furtivement.Impalpable, il a passé ; il est disparu.Pourtant, sa disparition même lui permet de rester là ; virtuellement.Il a laissé un reflet ; lui, invisible, il fait voir.C est une rose ; non, un souffle.Haleine sans battement de vent ; la mèche de cheveux n\u2019a pas bougé, la tête ne s est pas penchée.Personne n\u2019a vu la fleur ; personne n\u2019a entendu le souffle ; personne n a senti la parfum de la fleur emportée par le souffle : il ne portait pas d odeur.Une idée.Elle n a rien recueilli, rien créé.Une rose, avec sa tige épineuse, son corps palpable, son parfum que I on aspire et qui nous réjouit, n est pas une idée.Et Vidée de la fleur a perdu son parfum.257 Revue Dominicaine Mais si la fleur était idée, par une adéquate transposition permettant à loubli de remplacer le mot, par la disparition idéale de la vibration ; le souffle renaissant reprendrait sa fonction première de ne rien dire mais de suggérer.Un poème : une disparition totale du conteur, du raconteur.Parce qu il laisse derrière lui une traînée de feu, une onde ni lumineuse ni sonore, le poème transmet mystérieusement le fruit non encore éclos.Car la fleur éclose a livré son secret et le souffle exhalé a rendu son arôme.Le poème a livré la fleur sans sa corolle, le souffle sans sa vibration ; mais le poème, trompeuse chimère, n a pas dit que la rose n était plus une rose, le souffle, plus un souffle.Il a gardé sa pureté première, sa virginité toute neuve : il a donné ce qu il ne disait pas.Il s est tu pour parler.Gilles Marsolais 258 L\u2019Art sacré au Canada français Le Canadien français a par tempérament le goût de la beauté et de l\u2019élégance.II suffit de visiter une ville de quelque importance, de traverser la campagne québécoise pour s\u2019en rendre compte.Les maisons sont tantôt d\u2019un style tapageur parfois rehaussé de couleurs vives, tantôt ont I allure d une demeure princière.Les jeunes filles se plaisent à porter voilettes, fleurs, talons hauts et robes serrées à la taille ; de ces allures de marquises à celle de I\u2019 anachorète Jeanne Le Ber il y a sans doute un abîme, mais non I abîme infranchissable séparant nos modernes amazones de la recluse de Ville-Marie.David Herbert Lawrence a pressenti que le béton armé de nos grandes villes allait étouffer les élans de dévouement et de générosité chez la femme.Même si les passions ont exercé sur I esprit de cet artiste trop délicat un effet malsain, il a tout de même raison : 1 histoire contemporaine le démontre.Les responsables des usines de mort en Allemagne ont été des femmes, dont la vie était enclose dans une atmosphère de ciment et de béton armé.Lawrence, cependant, ne pensait pas à 1 Allemagne, mais à son propre pays, I Angleterre.En s exprimant ainsi, il imaginait le cœur d\u2019une mère pervertie par une vie tristement écoulée dans le sombre cadre d une houillère.Sinclair Lewis, également, a établi le rapport entre 1 accablante solitude, î aspect stérile des grandes villes modernes et le néant spirituel qu il constatait chez leurs habitants.De ces faits, il est raisonnable de conclure que le terrain du mal n est pas propice à I art, ou mieux, que ni la vertu ni la beauté ne prennent facilement racine dans le désert.Paul-Emile Borduas, le grand peintre de 1 abstrait, illustre cette vérité en recherchant avant tout la générosité, la sincérité, le lyrisme.Les pages les plus noires de Dostoïevski surgissent de I effroi que lui cause le crime : il essaie de 1 analyser, de le comprendre pour mieux le dissoudre dans le feu de la péni- 259 Revue Dominicaine tence et Je la rédemption.Pour Bernard Berenson, I\u2019estkéticien américain, l\u2019art ouvre I une des voies de la compréhension spirituelle : \u201c Behind art, there must he a sense of the significant, and by spiritual significance, I mean to designate whatever a ffords us the prospect of easing the dead weight of matter.whatever gives us the hope that our lives will amount to some thing more than the unwinding o f the coil of energy which we brought with us at birth.\u201d En tant que créateur et interprète de I univers, I artiste qui pénètre le mystère de la création devrait savoir servir la foi.C est en ce sens que Michel-Ange a conçu son rôle d artiste.Son architecture, sa sculpture et ses fresques sont un kymne à la gloire de Dieu.Même les sociétés les plus primitives respectent I artiste comme un être à part.Le professeur Marius Barkeau montre que même les Indiens Haida de la Colombie Britannique considéraient leurs artistes comme mi-sorciers, mi-kumains.En route vers Joliette, un arrêt à Montréal nous permet de parcourir le Quartier Latin.En cette après-midi de fin d kiver, la neige craquait sous les Lottes, mais le soleil mettait en relief la poussière accumulée sur les vitraux du petit café de briques.En poussant la porte, une odeur âcre de cigarettes nous assaille.Nous distinguons à peine les gens : des dames, des têtes mal peignées, de grands gestes à la Lord Byron, des yeux étincelants surgissent de partout.Seul, un Anglais, calme et tout d une pièce, paisiblement assis dans un coin, surveille toute cette « turbulente latinité ».Un garçon nous indique une table.Nous avons l\u2019impression d errer à travers un paysage de Dali ; trop de fumée.Une pièce trop sombre la cave des existentialistes, sans doute ?Des filets de pêckeurs sont suspendus au plafond, aux fenêtres.Les murs sont presque noirs.Nous commandons un café, des pâtisseries viennoises.Nous apercevons au fond une grande toile, surface sombre où semblent scintiller quelques étoiles.Le lendemain, dimancke, en quittant la grande ville, nous prenions place dans I autobus en route pour Joliette.Le but de notre voyage était 260 L Art sacré au Canada français une visite au R.P.Corbeil, c.s.v., promoteur de I art sacré au Canada, et résidant au Noviciat des Clercs de Saint-Viateur.Par sa physionomie, le Noviciat de Joliette nous rappelle les vieilles abbayes de la Normandie, de la Bretagne, de la Beauce.Souvent, pendant la guerre, ces abbayes se sont révélées, même à des gens qui n\u2019avaient point la foi, un refuge, un symbole, la paix de Dieu.On y trouvait, en effet, le recueillement, I accalmie au milieu des pires désespoirs.Le R.Père Corbeil nous accueille : un bomme au regard tranquille et bienveillant.Un de ses anciens élèves, M.I abbé François Lanoue l accompagne.La conversation s engage rapidement sur les questions d\u2019art.Ils nous parlent de leur récent voyage en Europe : nous discutons de philosophie, d art, même de politique.Loin d afficher un zèle intempestif et malvenu pour hâter notre conversion au catholicisme, ils s intéressent à nous, sans chercher à nous imposer leur foi, d ailleurs toute évidente dans leurs œuvres, leur façon de voir et de comprendre les problèmes angoissants de la vie moderne.M.1 abbé Lanoue est professeur au Séminaire de Joliette.Les fouilles archéologiques entreprises sur 1 emplacement des abbayes anglaises, particulièrement aux environs de York, I intéressent, et, tout en causant des belles cathédrales anglaises, nous dirigeons nos pas vers le Noviciat.Nous traversons un cloître et par une porte lourde, nous pénétrons dans les grands corridors gris qui mènent à un patio ouvert, dallé de larges pierres noires et blanches où règne sur un fût de colonne une madone du moyen âge en pierre.Une lampe sourde jette une lumière bleuâtre et, à travers la pénombre, près de I entrée principale, nous apparaît un immense crucifix taillé en bois.« Il fut acheté à Obe-rammergau », nous dit le Père Corbeil.Impossible de décrire I impression que nous donne 1 ensemble architectural de ce monastère.Le patio est la place carrée, le carrefour de la maison où se croisent quatre corridors, dont deux sont clos par des grill es de fer finement ciselé.A travers le réseau de leur dessin une lu- Revue Dominicaine mière ambrée tombe sur les grandies dalles et les murs.Le contraste est saisissant.II établit tout de suite une biérarcbie entre la vie des sens et la vie de I âme, entre la solidité de la pierre taillée disposée en grandes et solides assises géométriques et la délicatesse du fer ciselé qui fleurit aux portes comme une envolée de I esprit humain vers les choses spirituelles.Nous montons le large escalier qui mène au balcon du Hall d entrée ; nous nous trouvons devant un Enfant-Jésus, très simple, sculpture en bois de Sylvia Daoust.Nous oublions I univers qui nous entoure et dont nous faisons partie.Nous nous sentons en présence du mystère de la grâce.Ce doux visage qui sourit nous est familier, puisque les traits sont ceux de quelqu un de chez nous, voire même de I une des étudiantes aperçues la veille dans le café des existentialistes.Cette statue, avons-nous dit, est I œuvre de Mlle Syl via Daoust, I une des premières artistes du Canada.A d autres ont été données des voix qui leur permettent de cbanter un hymne céleste ; Mlle Daoust n a que ses mains, son imagination et sa sensibilité.Nos yeux et nos cœurs sont émus devant I éloquente simplicité de forme de cette image.Nous nous dirigeons vers la chapelle.Deux portes en fer martelé tracent comme des figures d ange et de sainte.Nous sommes transportés en un lieu qu ont déjà sanctifié la beauté et la prière.La beauté a le prestige de nous transporter ainsi d un monde visible dans un monde invisible, impalpable, où 1 homme a conscience de la toute-présence divine.L artiste a certes atteint à la beauté véritable.Nous avons peut-être ici la clef de 1 énigme du génie.Sans but, le génie erre destructeur et vagabond, jetant tout à bas.éclaboussant tout.Au contraire, discipliné, il met son imagination fabuleusement riche au service de 1 ordre et de la mesure.Le Père Corbeil nous avait dit qu\u2019il appréciait le talent des peintres abstraits, mais il se demande où va les conduire leur art.Peut-être qu au cours des années à venir, les artistes eux-mêmes répondront à cette question par les voies mêmes de leur art.Il suffit de constater que si le but de la peinture abstraite n est pas encore concrétisé, le Père 262 L Art sacré au Canada français Corbeil fait usage de cette même esthétique qui a pour base cette manière d envisager les rapports visuels établis, qu il s agisse d un peintre qui applique un peu de peinture à une surface quelconque ou d un sculpteur qui entame la pierre, le bois ou moule la glaise.Il recbercbe les couleurs riches, éclatantes de lumière, les lignes harmonieuses, les ensembles architecturaux très simples.Le Père Corbeil ne conçoit pas que la simplicité aille nécessairement de pair avec la sévérité.Différence capitale.Au XVII siècle, les Anglais ont repeint à la chaux les fresques des églises catholiques parce qu\u2019ils les jugeaient débordantes de sentimentalisme et de volupté.Dickens a déclaré que les intérieurs somptueux des églises catholiques de Montréal lui rappelaient les temples païens.II exprimait un préjugé anglais, non pas contre les Canadiens d origine française, mais plutôt contre leur patrie d origine, la France.Dickens a pourtant décrit des caractères aussi universels que le sont ceux des sculptures des cathédrales gothiques ; tout de même, il faut admettre une certaine justesse dans ses remarques, qu il faut éviter à la fois un embellissement fastueux des églises et une simplicité qui n est que de la sévérité.La simplicité que recherche le Père Corbeil n est ni la sobriété d une cellule puritaine ni la froideur d une chapelle janséniste, mais un équilibre lyrique qui touche le cœur, qui comprend la faiblesse de la chair et élève tout I être vers la présence divine.Il a trouvé une formule simple, comme le sont toujours les découvertes heureuses : celle de la lumière.II a ouvert de très hautes fenêtres entre les arcs brisés de la chapelle du Noviciat que Marius Plamondon de Québec a garnies de vitraux d une éblouissante splendeur.On ne saurait les comparer qu à ceux de la Sainte Chapelle de Paris ou à ceux de Chartres.Je ne cherche pas à faire l\u2019éloge du Père Corbeil ; il n\u2019en a pas besoin et ne le veut pas.Je ne veux que lui rendre justice, pendant qu il est encore parmi nous.263 Revue Dominicaine Dans ces vitraux, il est intéressant de signaler celui qui représente les noces mystiques de la Sainte Vierge.Sa parure de joyaux taillés dans le verre même, en captent la lumière, la fractionnent et 1 irradient à la façon des étoiles qui percent le firmament de leur éclat mystérieux.Les attitudes, l\u2019expression de Marie sont attachantes ; l\u2019ensemble est remarquable de sensibilité et fait honneur à l\u2019imagination du maître-verrier qui l a conçu comme aussi à la sûreté de son métier.S\u2019il est vrai qu\u2019il existe une certaine analogie entre le rouge, le feu et le sang ; entre le bleu, l\u2019azur et la mer ou l\u2019infini ; entre le vert, les arbres, la quiétude, le printemps ; entre le jaune, 1 or, les asphodèles, les déserts ; entre la pourpre, le trône, les solennités ; entre le blanc et la pureté, Marius Plamondon, aura réussi avec bonheur à spiritualiser ces rapports, ces « correspondances » dont parle Baudelaire, en les soumettant à la discipline rigoureuse de son art.Pendant la dernière guerre, il y eut, en France, un renouveau des formules artistiques du moyen âge.Aragon, par exemple, a abandonné le vers libre de sa jeunesse d artiste dada, pour les ballades : celles-ci permettant une expression plus libre, plus juste de la tragédie humaine.Plamondon ne s est assujetti à aucune de ces écoles : le roman, le byzantin, le primitif, le celte même, si vous le voulez, qu on trouve dans son œuvre sont le fruit de son inspiration.On peut dire qu il a traduit en mosaïque de verre sa vision apocalyptique de la Madone telle qu Elle lui est apparue : très jeune, un peu effrayée, consciente de son destin, donc, un peu seule, vêtue d une longue robe d allure byzantine.Elle montre IEnfant qui met en fuite Satan présenté sous la forme d un monstre qui veut le dévorer.Elle a toute la délicatesse et toute la grâce de ces dames des enluminures des vieux missels, des tapisseries des temps antiques où.« les marguerites poussoient là où elle posoit ses pieds ».; elle marche vers nous dans F azur du ciel et le vitrail éclate de toutes parts autour d\u2019elle.Le rouge prédomine dans les vitraux qui donnent sur le levant ; au contraire, c\u2019est le bleu qui chante dans les vitraux qui donnent sur 264 L\u2019Art sacré au Canada français le nord.Que d évocations î Minarets de porcelaine chatoyants de lumière ! Musique de lyres et de harpes qui s\u2019égrène note par note enchan-teresse comme I eau qui tombe goutte à goutte, I eau claire des fontaines dans les bassins de marbre et d onyx ! Roses, et cerisiers en fleurs î La fine fleur de la sensibilité, de I intelligence arabe avait enseigné aux croisés les techniques et les disciplines auxquelles nous devons la Sainte Chapelle, Chartres et.le Noviciat de Joliette.Tout à côté de la splendeur bleue de I un des vitraux du transept se détache sur fond rouge Rébecca à la démarche lente, grave.Rébecca épouse son bien-aimé.Marius Plamondon a égratigné sur le pan de la robe de noce « dans quinze jours, moi aussi, je serai avec Muriel ».celle qui est aujourd hui Madame Plamondon.Tant de beauté en agissant sur nos sens atteint jusqu à I âme.La beauté est un reflet de Dieu.Nous nous agenouillons, oubliant les contingences du terrible quotidien.Nous sommes en présence de Dieu.Le Père Corbeil occupe une chambre modeste où il a réuni quelques objets d art : une tapisserie du XVIème siècle où les maronniers semblent croître dans une terre noire et riche ; une icône du XlVème, une image de Madone sur fond or à la Fra Angelico ; des sculptures sur bois et sur pierre provenant d anciennes abbayes romanes et gothiques ; des émaux et ses propres peintures à la gouache.Les grands nuages blancs des cieux gaspésiens I ont séduit, ainsi que la profondeur de nos grandes forêts et le hurlement sauvage des grandes bourrasques s abattant sur les fières Laurentides.II est de notre terre.Sa vocation ne l\u2019a pas écarté de nous.Laïque, il n eût pas cherché à gravir les marches d\u2019une carrière ambitieuse.Religieux, il a été maître d école, instituteur, oui, ,\u2014¦ assistant-supérieur et préfet des études au Séminaire de Joliette, mais les titres n ont jamais éveillé chez lui orgueil ou vanité.II ne s\u2019est intéressé qu\u2019à ses élèves.II a étudié pour mieux enseigner, pour comprendre le monde où ces jeunes auraient eu à se frayer une carrière.II a appris qu\u2019il ne suffit pas de refouler son égoïsme, les besoins d affection, de bonheur fami- 265 Revue Dominicaine liai naturel à un cœur aussi généreux, mais s étant lui-même oublié, il a voulu comprendre les problèmes d autrui.« Nous avons oublié la matière », avait-il dit au cours de nos discussions sur I art liturgique et sacré.II voulait dire que les peintres, les sculpteurs du XIXème siècle et du début du XXème, ont déformé la matière pour lui donner des expressions mièvres autres que celles qui convenaient à la nature propre du bois ou du marbre.Le marbre ne se veut pas taillé en rosettes et en rubans comme une offrande d amoureux, mais en grandes et puissantes formes.MicLel-Ange I a compris, qui n\u2019a jamais essayé d en faire une fanfreluche : il I a fait vibrer de toute 1 angoisse de la Mater Dolorosa, éternellement vierge.Cette observation du Père Corbeil se prête à beaucoup d interprétations et en rappelle une autre : « Nous devrions aussi essayer de nous rapprocher des Anglais en ce qu ils ont fait de mieux », en pensant sans doute à la représentation de The Tempest de Shakespeare, jouée par les élèves du Séminaire de Joliette, en 1949.Nous avons eu le plaisir d entendre les meilleurs acteurs du théâtre shakespearien, mais nous n avons jamais vu présenté avec autant d imagination ce drame des derniers jours du poète, des derniers jours de la Renaissance anglaise.Evidemment les jugements du Père Corbeil ouvrent la porte à des considérations d ordre politique, national et même international.Nous lui avons demandé s\u2019il connaissait une église qui nous est chère, I ancienne cathédrale de Ripon, dans le Yorkshire.« Mais oui, mais oui », dit-il : « je porte le nom de saint Wilfrid de Ripon ».A notre tour d être étonnée, car nous ne nous rendions pas compte que I Eglise catholique a gardé dans son martyrologe le souvenir de tous les saints de F Angleterre ; tout à fait à notre aise, nous avons pu lui raconter I anecdote suivante : comment saint Wilfrid ayant I habitude d aller prier sur le bord de la Mer du Nord, s égara un soir au milieu des rochers ; il faisait un froid glacial.Les phoques eurent pitié 266 L Art sacré au Canada français de lui, dit-on, Ils s en approchèrent, et sans qu il s en rendît compte I entourèrent et lui firent une garde de protection pendant toute la nuit.Le Père Corbeil a réuni autour de lui un groupe d artistes qui s occupent tous d art sacré, comme M.I'abbé André Lecoutey, Sylvia Daoust, sculpteurs, Gifles Beaugrand, orfèvre, Marius Plamondon, maître-verrier et sculpteur, Maurice Raymond, peintre, le R.P.Maximilien Boucher, c.s.v.sculpteur et peintre.Les membres du groupe, par la variété de leurs disciplines artistiques, peuvent s occuper de tout ce qui concerne la décoration et I ornement des églises.La formation même de ce noyau donne essor à un renouveau de I art religieux au pays.L arbre de I art vrai prend racine dans notre bonne terre, terre vierge encore, mais généreuse qui, après les longs hivers glacials, foisonne en Iis sauvages et en violettes, en fleurs de toutes sortes.Comment ces manifestations de la nature ne trouveraient-elles point une correspondance dans celle de I art ?Les arches solides de la chapelle du Noviciat ont la solide endurance du bouclier Iaurentien, comme les vitraux sont les projections lumineuses de son ciel.Un jour, les critiques se plairont à établir un parallèle entre I œuvre du Père Corbeil et celle de Mgr de Laval qui, lui aussi et dès le début de la Colonie, a su réunir artistes, sculpteurs, orfèvres en une maîtrise d art pour orner les églises de la Nouvelle-France.L art du Canada français a surpassé celui de I Amérique espagnole, alors que les ressources de celle-ci étaient plus riches et infiniment plus considérables, tout simplement parce que I art Iaurentien a réfléchi une sérénité d âme, une certaine rudesse d expression unique dans I histoire des Amériques.Le XVIIème et le XVIIIème siècles ont, en effet, été marqués par la violence, au Canada français, comme ailleurs.La guerre décidait alors du sort des hommes et du destin des nations.En poursuivant notre parallèle, pourquoi ne pas rappeler I abbé Suger dont on raconte « entre autres choses grandes et nobles qu il fit pour le Royaume de France, qu il appela de divers points du pays des ouvriers de toute espèce, maçons, menuisiers, peintres, forgerons, 267 Revue Dominicaine fondeurs, orfèvres et lapidaires, tous renommés par leur habileté dans leur art, et voulut qu\u2019ils consacrassent le bois, la pierre, l\u2019or, les diamants et toutes les autres matières précieuses à rehausser la gloire des martyrs ».On sait que l\u2019abbé Suger est à I origine de l\u2019architecture gothique, le plus bel art religieux de tous les temps.Son abbaye de Saint-Denis et la cathédrale de Chartres ont été les modèles de toutes ces hautes et lumineuses églises et abbayes du moyen âge.C\u2019est à Chartres que M.Plamondon a non seulement étudié l\u2019art du vitrail mais qu\u2019il a été inspiré par toute la statuaire.Les bas-reli efs des prophètes qu i! a taillés dans les bancs de bois clair à la chapelle du Noviciat de Joliette ont la retenue et la sensibilité des immortelles statues des rois et des reines de France aux galeries de la cathédrale de Chartres.Depuis plus de mille ans on vient prier devant 1 autel de Notre-Dame de Chartres et devant celui de saint Denis.Au cours des ans à venir, nos arrières-neveux viendront sans doute chercher la lumière et la consolation dans la chapelle du Noviciat de Joliette.En ce temps-là, disputes, mésententes auront cessé comme aussi auront disparu bombes atomiques et courses aux armements, choses aussi périssables les unes que les autres.L abbé Suger a su appliquer les notions les plus avancées de son époque.Le Père Corbeil, artisan consacré au même service, a cherché, lui aussi, à se servir du dynamisme des jeux de masses géométriques et de I enchantement des couleurs de 1 art contemporain.Par exemple, toute I audace de I imagination picturale d un Picasso ou d\u2019un Borduas, toute 1 élégance d une sculpture de Calder se trouvent réunis dans la très belle église de Sainte-Bernadette de Hull dont le décor intérieur est du Père Corbeil.Une délicieuse jonglerie de décors byzantins et d arches peints dans les couleurs d un printemps français crée une ambiance de clarté, synonyme d\u2019espérance.Au début de nos remarques, nous avons parlé de Lawrence.Nous nous permettons, pour finir d\u2019en citer un cri d\u2019angoisse : 268 L\u2019Art sacré au Canada français All the lot.Their spunk is gone.Motor cars and cinemas and aeroplanes suck the last hit out of them.I tell you, every generation breeds a more rabbity generation, with India rubber tubing for guts and tin legs and tin faces.Tin people J It\u2019s all a steady sort of bolchevism just killing o ff the human thing, and worshipping the mechanical thing.Money, money, money Ï All the modern lot get their real kick out of killing the old human feeling out of man ».Dégoût ! dégoût I de la culture mécanique déformatrice de l ame humaine qui s abreuve du feu des âmes.Lawrence aurait voulu que I amour de I homme pour la femme fût la solution de ce problème.Le problème n est pas encore résolu.Néanmoins, cet ordre qu\u2019impose un artiste de chez nous aux extravagances de I art contemporain nous indique une voie.Ordre, expression d une discipline sévère, éclairée.La chapelle de Joliette indique une solution aux problèmes philosophiques de I art contemporain.Dans I ordre des idées politiques, sociales et économiques, I Eglise réussira-t-elle à indiquer une direction à suivre non seulement à ses fidèles, mais au monde entier ! Joséphine Hambleton 269 Service social personnel et familial En Amérique, les principes et les institutions démocratiques ont joué et jouent encore un grand rôle dans la création et le soutien des organismes sociaux chargés de répondre aux besoins et aux problèmes de bien-être social qui naissent sans cesse des extraordinaires complications de la vie économique et sociale.Ces services sociaux, publics et privés, forment aujourd bui une solide institution sociale dont Involution fut ici même excellemment évoquée par M.George Davidson \\ C est ce que, depuis près de cent ans, nous avons pris 1 habitude d appeler le Service Social.A I intérieur de cette institution on trouve cependant une activité professionnelle nouvelle qui, elle aussi, porte le nom de Service Social.Dans cette acception, le service social s occupe, d une part, de voir à ce que les organismes sociaux répondent le mieux possible aux besoins d une collectivité et des groupes dans cette collectivité, et, d autre part, de voir à ce que les personnes et les familles puissent trouver le bien-être social par I utilisation adéquate des services et par 1 exercice des relations fondamentales.Le Service Social peut donc agir, en vue de leur bien-être, sur les collectivités, sur les groupes et sur les personnes.Auprès des deux premières, il emploie deux méthodes professionnelles qu il appelle : Organisation communautaire et Service social des Groupes.Mais le Service Social a aussi comme fin professionnelle de s occuper individuellement des besoins sociaux de toute personne qui a recours à ses bons offices.II peut aider ces personnes à se servir elles-mêmes des ressources que la société leur procure ; il peut les assister lorsqu elles ne sont pas capables d entrer elles-mêmes en rapport avec ces ressources ; il peut aussi servir d agent pour procurer les ressources sociales adéquates à chaque personne incapable de le faire elle-même, qui désire cette assistance et qui en a besoin.II peut enfin, lorsqu un 1.Cf.La Revue Dominicaine, avril, 1955.270 Service social personnel et familial obstacle, un problème, s oppose soit dans leur milieu, soit en elles-mêmes r\u2014< à l\u2019établissement de relations normales, traiter les personnes ou les familles de sorte que I obstacle soit contourné ou enlevé et que ces personnes ou ces familles puissent avoir elles aussi les échanges sociaux indispensables ou utiles à leur bien-être.Le Service Social emploie alors une méthode d\u2019assistance individuelle connue sous le nom de Service Social Personnel ou Service Social Familial, et peut-être mieux connue encore, du moins dans les professions voisines, sous le nom américain de « Casework » social.Pour éviter certaines confusions, et parce que les Français emploient couramment cette dernière expression, c est celle-ci qui sera utilisée uniquement dans le cours de cet article.En France, on dit « le Casework américain » pour le différencier du service social personnel et familial jusqu ici pratiqué dans la plupart des pays d Europe.Depuis la dernière guerre, le casework est d\u2019ailleurs en train de s implanter dans tous les pays libres d Europe, particulièrement en Grande-Bretagne, en FïoIIande, en Bel-gique, en Italie, en Suisse, en France.Au Canada, le casework se pratique couramment depuis au delà de quarante ans.Il peut donc être intéressant de connaître ce récent mode d assistance et de traitement social en le suivant dans son évolution historique au long des quelques pages qui suivent.Les précurseurs.,\u2014¦ C est vers le milieu du siècle dernier que se multiplièrent aux Etats-Unis les œuvres privées de « bien-être de la famille » et de « bien-être de I enfance », ainsi qu on les appelait.Ces œuvres étaient devenues nécessaires par la condition pitoyable faite aux ouvriers et à leurs familles avec I avènement de I Age de I Industrie, le développement monstrueux des grandes villes, les migrations d immenses populations vers les centres industriels peu préparés à les recevoir, ainsi que les millions d immigrants destinés à enrichir le patrimoine américain.Au début, ces œuvres n avaient aucune autre fin que d exercer la charité, de soulager les misères évidentes et aiguës, sans aucun but avoué de relèvement, de rajustement social.En 1842, pourtant, à New-York, 271 Revue Dominicaine une société fut fondée dans le dessein d améliorer le sort du pauvre.Bientôt d\u2019autres villes imitent le désir à la fois chrétien et démocratique d aider efficacement, de relever, de donner à ckacun I opportunité de s\u2019adapter à la vie de la grande ville et de participer selon ses besoins et ses aptitudes aux ressources qui se développaient aussi dans ces grandes collectivités.Mais ce dessein, confus et vague au début, ne s est précisé qu au cours de plusieurs décennies de patiente et dévouée pratique de la cbarité et d enthousiaste participation aux mouvements de « social reform » (travail des enfants, protection, délinquance, maladies mentales) qui ont caractérisé aussi la dernière partie du XIXe siècle aux Etats-Unis.Ce sont là les premières racines américaines du casework.Mais qui peut dire ce qu il doit à 1 Europe, à F Angleterre, à la France ?Quelques noms sont connus.Pour ne pas quitter le XIXe siècle, citons en France, I universitaire Frédéric Ozanam qui, dès 1853, avait découvert que ce dont le pauvre a besoin *\u2014 plus encore que d aumônes c est d avoir des amis qui le visitent, qui le comprennent, qui lui apportent la richesse de leur sympathie compréhensive, de leurs connaissances générales ou pratiques, de leurs relations sociales.Ainsi le principe si important de I ami, de la relation bienfaisante, meilleure que l aumône, le fameux « not alms but a friend » si souvent cité, et prononcé dans le dernier quart de siècle par la grande pionnière anglaise du service social, Octavia Hill, ce principe nous le trouvons pratiqué cinquante ans plus tôt par Ozanam et ses disciples.Ainsi encore, I aumône considérée comme instrument de relèvement et non comme but, nous en retraçons le principe dans une lettre d Ozanam, du 27 avril 1858 \\ « Or la destinée principale de ces secours est de nous assurer une influence morale ; c\u2019est le désordre intérieur des maisons indigentes qu\u2019il faut réparer, c\u2019est l\u2019éducation et le placement des enfants qu\u2019il faut surveiller, ce sont beaucoup de douleurs à soulager, et plus encore, de vices à détruire.C\u2019est un long ouvrage dont les progrès demeurent souvent inaperçus ».Nous savons encore que les Conférences de Saint-Vincent-de-Paul s établirent aux Etats-Unis dès 1845 (1846 au Canada) et qu elles con- 1.Manuel de la Société Saint-Vincent-de-Paul, Lettres et Circulaires des Présidents, édition 1934, p.214.272 Service social personnel et familial tribuèrent à diffuser les pratiques suivantes chez les visiteurs des familles : la connaissance de la famille et sa confiance gagnées par I établissement de la continuité des contacts, en vue de relever cette famille, de l instruire ; l\u2019enquête systématique mais individualisée ; l emploi des ressources communautaires et des démarches du visiteur pour améliorer le milieu familial ou le milieu de travail.Nous savons aussi qu en Angleterre, lorsque Thomas Cbalmers entreprit de faire 1 organisation des sociétés de charité vers 1850, il y avait été encouragé pour avoir connu et vu travailler des disciples anglais d Ozanam.* * * D Angleterre venait aussi Octavia Hill à qui nous devons la grande impulsion donnée, à Boston surtout, aux visites dans les familles : le soin qu elle eut d insister sur l importance de rapports écrits de ces visites et I étude subséquente de ces rapports.C est ce début de méthode qui permit peu à peu de reconnaître l individu, la personne, à travers le groupe de la famille indigente et de commencer à pressentir le besoin qu avait cette personne de relations sociales.A cause de ces rapports écrits, on voyait vivre des personnes, avec leurs traits de caractère qui les distinguaient les unes des autres dans le groupe familial, avec chacune, leurs besoins différents des autres.On commençait donc à retracer I être humain à travers le verre embué des vieux préjugés de classe dont n étaient pas dégagés les visiteuses.Mais le rapport écrit et subséquemment analysé était un effort de dégagement, un pas vers l objectivité.Déjà se faisait jour le grand principe d individualisation sur lequel allait s appuyer d abord le Casework et d où il tirerait son nom et sa principale caractéristique.L individualisation veut que chaque cas soit traité d\u2019une façon particulière, parce que chaque personne et aussi chaque famille a sa propre façon d envisager ses difficultés, les pires comme les moindres.Pour 1 aider efficacement, il faut donc essayer de la voir, cette personne, cette famille, essayer de la comprendre, de saisir quel est son besoin à elle, pas seulement celui de sa classe.273 Revue Dominicaine Vers 1880, les « friendly visitors » se comptaient par milliers aux Etats-Unis.Un grand nombre avaient déjà consenti à y consacrer tout leur temps.Certaines œuvres avaient commencé à en employer un certain nombre qui prirent le nom de « Social Worker ».Toutes les « family Welfare Associations » s appliquaient à travailler à la ré-adaptation sociale de chaque membre de la famille en cbercbant, comme le leur recommandait Octavia Hill, à connaître le caractère de chaque personne, avec ses qualités et ses défauts ainsi qu\u2019on disait alors.Mais, écrivait Miss Hill : « Connaître le caractère de quelqu\u2019un c\u2019est plus que de savoir si un homme est ivrogne ou si une femme n\u2019est pas honnête : c\u2019est connaître les passions, les espoirs et l\u2019histoire des gens ; à quel endroit la tentation les touchera, quel plan ils ont fait pour leur vie, ou quel plan ils feraient s\u2019ils recevaient quelque encouragement ; quelle éducation ils peuvent avoir reçue au cours de périodes anciennes de leur vie ; comment les émouvoir, les toucher, les enseigner ».Nous trouvons ici un point de I évolution de I une des plus anciennes techniques d assistance, celle de l\u2019enquête en vue de connaître le degré d indigence, d établir le besoin matériel.Ici, le but et la matière ont changé.Suivant le conseil de Miss Hill, *\u2014' et le même, quarante ans plus tôt, d Ozanam, -\u2014¦ cette technique devient le procédé de l histoire sociale, pour chaque personne qui est I objet d une assistance de casework.C est I histoire personnelle et celle de la famille, afin de comprendre les problèmes dans leur ensemble, pour mieux aider.Ce procédé évoluera de nouveau trente ans plus tard, mais le principe et 1 utilité en sont ici bien établis.De plus, à la même époque, les premiers rapports écrits étaient devenus le dossier social.On notait avec soin toutes les données acquises, les traits observés, les paroles échangées, les démarches faites.Puis on observait leurs résultats, bons ou mauvais, qui étaient aussi notés dans les précieux et volumineux dossiers.Après une vingtaine d années de ces pratiques, paraît en 1889 le premier ouvrage de Mary Richmond, sociologue et travailleuse sociale qui alliait à I instinct de la recherche le don de synthèse et l\u2019enthousiasme que donne 1 amour d un métier comportant l\u2019amour efficace de Service social personnel et familial son prochain.C\u2019est elle qui, près de vingt ans pins tard, a voulu codifier le casework comme méthode dans son célèbre « Social Diagnosis ».Son premier ouvrage traitait de la visite dans les familles indigentes.Pour la première fois il est fait mention de I importance de la relation entre le visiteur et la famille.« Faire des visites d\u2019amitié (aux pauvres), écrit-elle, cela signifie (prendre) connaissance intime et continue des joies, des peines, des opinions, des sentiments, des points de vue sur la vie, d\u2019une famille pauvre.Le visiteur qui possède ceci ne fera vraisemblablement pas d\u2019erreur ni dans l\u2019assistance, ni dans aucun détail ; celui qui ne le possède pas est à peu près sûr de se tromper lourdement dans les relations qu\u2019il aura avec les membres de la famille ».A cette époque, c\u2019est-à-dire entre 1890 et 1900, la connaissance sociologique de la famille fit aussi de grands progrès aux Etats-Unis.Le casework familial s était lui-même enrichi de toutes ses observations sur les relations et les responsabilités sociales des familles qu il visitait.II savait maintenant que la famille du pauvre, tout en étant une famille nécessiteuse et souffrante, conserve sa composition naturelle de petit groupe social qui évolue \u2014 selon les lois générales >\u2014> qui a ses relations, qui doit avoir des rapports naturels, comme les autres familles, avec la communauté sociale où elle vit.Les travailleurs sociaux possèdent ces données.Ils les analysent.Si les connaissances psychologiques sont encore en ébauche, peut-on du moins essayer de comprendre et d analyser les rapports sociaux, analyser même comment se fait, dans chaque famille, le partage des responsabilités entre chacun des membres.On peut aussi essayer d y chercher des causes aux problèmes, du moins dans le milieu familial.On sait que la famille est soumise à des influences saines ou malsaines et que chaque famille possède des forces et des faiblesses.On ne comprend pas encore les raisons profondes de ces forces et de ces faiblesses et I on ne possède pas encore les moyens de saisir le jeu et la valeur dynamique des relations à I intérieur de la famille même.Mais les travailleurs sociaux continuent à noter leurs observations.De plus, ils ont maintenant découvert les statistiques.Ceci leur permet, dès le début du siècle, de préparer et de publier des analyses de données provenant de leurs dossiers.275 Revue Dominicaine Service social de l enfance.r\u2014> Parallèlement aux œuvres familiales, se développaient, à la même époque, les sociétés de Lien-être de Ien-fance.Les travailleurs sociaux y utilisaient les mêmes procédés d entrevues, de visites, d histoire sociale, de dossiers d observation où i on notait de plus I utilisation de ressources diverses pour assister, protéger, placer, orienter dans la vie, les enfants moralement ou physiquement, temporairement ou définitivement privés de leurs parents.Chaque cas était étudié avec soin et le travailleur social ne portait un jugement et ne prenait une décision qu après avoir consulté famille, médecins, éducateurs, et s être assuré la coopération de ceux qui pouvaient concourir d une façon globale au bien-être de I enfant.Service social médical.>\u2014 Et c est parce qu un certain médecin fit partie du conseil d administration d une de ces sociétés de bien-être de 1 enfance, c est parce que, pendant dix ans, il vit les travailleurs sociaux à 1 œuvre, que s établit, en 1905, le premier service social d hôpital.Ce médecin, c était le docteur Richard C.Cabot, de Boston : il a laissé son nom à la fondation du service social d hôpital >\u2014< ou service social médical non seulement en Amérique mais en Europe.Cette expérience de travail avec les médecins eut aussi une grande influence sur le développement de la méthode de casework.Ici encore on peut retracer I inspiration indirecte d un Français, le docteur Albert Calmette, de Lille, fondateur des dispensaires anti-tuberculeux.En 1902, le docteur Cabot rentrait de France, très impressionné par I œuvre du docteur Calmette, surtout par la visite domiciliaire de 1 infirmière : c est-à-dire par la nécessité de contacts avec le foyer pour rendre efficace et complet le travail du dispensaire.11 avait aussi relevé d autres idées : la recherche des enfants menacés de T.B., et l\u2019avantage de séparer 1 enfant du milieu dangereux, grâce aux foyers nourri-ciers de I œuvre du docteur Grancher.II se rendit compte que les travailleurs sociaux pourraient appliquer leurs méthodes de la visite familiale pour des problèmes de santé comme pour des problèmes économiques ou des problèmes de protection d\u2019enfants.276 Service social personnel et familial Aussi, lorsqu il organisa le service social au Massachusetts General Hospital, à Boston, y voyait-il « un moyen puissant pour obtenir de meilleurs diagnostics et des traitements plus efficaces », écrit sa première collaboratrice en casework, Ida M.Cannon.Et ce sont les travailleuses sociales, non les infirmières, qu il chargea d appliquer les pratiques du docteur Calmette, en les étendant à tous les problèmes concernant à la fois la maladie, le malade et son milieu familial.Cette franche et intime collaboration entre médecins et travailleurs sociaux, premier travail d équipe entre une très ancienne profession et une profession à peu près naissante, devait produire chez cette dernière un affermissement de la méthode par la clarification de ses trois principaux procédés.L histoire sociale, I observation sociale des cas, prenaient une importance nouvelle du fait qu il fallait rapporter au médecin des données plus approfondies sur certains points spécifiques ; de même le diagnostic et le traitement social, c est-à-dire 1 opinion du travailleur social sur la situation du milieu familial et sur le travail à entreprendre en rapport avec le patient.Ces deux derniers procédés doivent leur désignation justement à I emploi qu en faisait en ce sens le docteur Cabot lui-même.C est lui, en effet, qui écrivait au sujet des travailleurs sociaux : In schools, hospitals, factories, courts, and in the home visiting carried out in connection with them one can discern the two great branches of work wich in the medical sphere we call diagnosis and 9 9 treatment .Les Cours des jeunes délinquants.-\u20141 Une autre influence devait permettre au diagnostic social de faire un nouveau pas en avant au début du vingtième siècle : ce sont les Cours des Jeunes Délinquants, établies aux Etats-Unis depuis 1899.Les travailleurs sociaux y avaient été appelés dès le début comme officiers de liberté surveillée.Ils connurent de ce fait un autre genre de travail d\u2019équipe qui ne tarda pas à enrichir leurs techniques.Ils y gagnèrent tout d abord de porter encore plus d attention à la valeur de la personne humaine, en constatant le respect dont celle-ci est entourée à la Cour, même cette petite personne de 277 Revue Dominicaine l\u2019enfant délinquant et malheureux qu\u2019on avait certes beaucoup trop négligée jusque-là, mais à qui on accordait maintenant I audience séparée, un juge spécialisé, puis une décision prise, après consultation, en considérant uniquement le bien et F avenir de l\u2019enfant dans la connaissance globale de son milieu familial et de sa responsabilité.Le juge des enfants exigeait du travailleur social, en plus de 1 histoire de la famille, l\u2019histoire du comportement de l\u2019enfant, son histoire de santé, son histoire scolaire et la connaissance de son voisinage.Par ailleurs, le travailleur social-officier-de-surveillance devait préparer avec soin sa consultation avec le juge en formulant un diagnostic social indiquant les causes probables du comportement de 1 enfant, soit en lui-même, soit dans son milieu.II devait aussi présenter bébauche d un diagnostic dans les recommandations qu\u2019il faisait concernant 1 avenir de 1 enfant.* * * Aux alentours de 1910, le casework social était pratiqué par des milliers de personnes en Amérique.Celles-ci pouvaient maintenant prendre une formation appropriée dans des écoles professionnelles et elles s exerçaient dans une certaine variété de cadres.La fonction sociale de cette nouvelle méthode de service et d assistance était généralement reconnue ; et 1 un des pionniers de l éducation en service social la définissait ainsi : « une tentative pour diviser le grand problème (social) en unités et pour travailler ces unités avec efficacité et compréhension ».Ces unités c étaient les familles, clientes des travailleurs sociaux.L\u2019unité de travail était donc, pour le casework social, la famille vue comme milieu social primaire où évoluaient des personnes avec leurs problèmes de pauvreté, d ignorance, de comportement social.Ces personnes, on les distinguait assez clairement avec leurs relations, leurs responsabilités, leurs aspirations et leurs difficultés.On ne saisissait pas, cependant, autrement que par éclairs intuitifs, le pourquoi des façons d agir et le véritable jeu de rapports entre les diverses personnes d un milieu familial donné.Le travailleur social avait tout de même accumulé un trésor d informations et d observations sur la vie familiale.Sa méthode de 278 Service social personnel et familial travail Ini permettait de formuler un diagnostic social dans chaque cas puis d instituer des mesures pour assister, soutenir, relever, selon le besoin établi par le diagnostic.C est cette méthode de travail social dont Mary Richmond établit les points fondamentaux et le caractère de commune pratique dans \" Social Diagnosis \u201d, écrit entre 1911 et 1917.Cet ouvrage, préparé avec la collaboration des plus éminents travailleurs sociaux de cette période, résume bien les connaissances, les procédés et les techniques accumulés au cours de plusieurs décennies de travail social.Cependant, lorsqu il parut, et malgré son très grand succès de librairie et ses constantes rééditions qui prouvent son intérêt réel et sa valeur documentaire, cet ouvrage était déjà dépassé par la pratique.Les cliniques psychiatriques.C est que la méthode de Casework social subissait, pendant cette même période, c est-à-dire entre les années 1910 et 1920 et presque sans sen apercevoir -\u2014- I influence la plus bouleversante de toute son évolution : celle de la psychologie dynamique et de la psychanalyse.Après le passage de Sigmund Freud en Amérique, en 1910, et la traduction en anglais de ses principales œuvres, vint le développement extraordinairement rapide des cliniques psychiatriques, surtout celles pour enfants.Les travailleurs sociaux firent tout naturellement partie de la nouvelle équipe, composée du médecin psychiatre, du travailleur social et du psychologue technicien.L ébranlement donné aux techniques jusqu alors pratiquées en service social fut considérable.Et voici pourquoi : grâce à la psychologie nouvelle et à la psychanalyse le casework social découvrait enfin l\u2019importance et la véritable signification des facteurs émotifs dans la personnalité et par conséquent dans la conduite et dans les relations.II pouvait enfin expliquer à lui-même une infinité d observations notées, le pourquoi d attitudes professionnelles adoptées et gardées au cours de quarante années de pratique tout simplement parce qu elles obtenaient de bons résultats : par exemple la continuité dans les entrevues, le rôle de la relation de travail avec la 279 Revue Dominicaine personne-cliente, les attitudes adoptées afin d amener celle-ci à s\u2019aider elle -même, I emploi des secours ou d autres ressources pour soulager temporairement de trop fortes inquiétudes.Il comprenait maintenant le côté psychologique des comportements familiaux, les rôles, les responsabilités acceptées ou rejetées, les attitudes sociales ou antisociales chez les personnes de tout âge : toutes choses qu\u2019il connaissait mais que, jusqu\u2019alors, il n avait pu s expliquer que du point de vue sociologique ou moral.Humbles et enthousiastes à la fois devant ces connaissances et ces techniques si précieuses pour éclairer leur propre méthode de service social, les travailleurs sociaux les adoptèrent bientôt, dans les écoles professionnelles et la pratique, comme la base scientifique de leurs procédés de travail.Le casework social.\u2014 C est ici que le « casework américain » se sépare des méthodes européennes qui en sont demeurées aux bases sociologiques de cette pratique d\u2019assistance et de traitement social.Dès 1922 Mary Richmond acceptait les nouvelles sciences psychologiques puisqu\u2019 elle basait sa célèbre définition du casework social sur le développement de la personnalité : « Ces procédés qui développent la personnalité en rajustant, consciemment et individuellement entre eux l\u2019homme et son milieu social ».En 1949, notre compatriote et distingué collègue, le R.P.Swithun Bowers, donnait lui aussi une célèbre définition du casework social tel qu il se pratique aujourd hui : « Un art qui, se basant sur la science des relations humaines et sur une habileté spéciale à les utiliser, mobilise les capacités de la personne et les ressources appropriées de la société en vue d une meilleure adaptation du client avec son milieu total ou une partie de celui-ci ».Entre ces deux définitions, il y a plus que vingt-sept ans de calendrier.Il y a 1 histoire intense et quelque peu tragique d une révolution dans la méthode, où I on pourrait voir le casework social, porté par le mouvement de balancier si souvent observable dans I histoire des doctrines ou des méthodes, abandonner presqu entièrement son ancienne 280 Service social personnel et familial unité de travail, la famille, pour s intéresser exclusivement à la personne.On l a vu de même oublier les anciennes méthodes d approche qui lui étaient propres et mettre tout son effort non seulement à absorber les connaissances de la psychologie profonde qui lui étaient devenues nécessaires, mais à pratiquer certains procédés de la psychothérapie.Ceci s\u2019explique jusqu à un certain point par la situation faite aux travailleurs sociaux dans les cliniques psychiatriques.A cause du travail pressant, à cause du nombre encore restreint des psychanalistes et parce que la préparation professionnelle des travailleurs sociaux les désignait, sous certains rapports, comme les auxiliaires naturels des psychothérapeutes, la collaboration du début entre des professions bien distinctes s était insensiblement transformée.Par la force des circonstances les travailleurs sociaux se voyaient confier des responsabilités professionnelles qui n\u2019étaient pas les leurs et où I approche traditionnelle de service social était complètement délaissée.Le casework social semblait vouloir s effacer devant la psychothérapie.Mais le casework allait se ressaisir.Depuis une vingtaine d années, le mouvement de balancier a repris dans le sens du casework traditionnel.Enrichi de I expérience des vingt à vingt-cinq ans qui venaient de s écouler, son effort se portait maintenant à une analyse critique de son expérience à la lumière de ce qui avait été acquis avant cette aventure.C est une analyse qui n est pas terminée, non plus que la discussion sur la psychiatrie et le casework.Pourtant, le cas casework social sait, au-jourd hui, quelle approche et quelle méthode lui sont propres et lui permettent de couvrir un champ professionnel où il peut, sans timidité, rencontrer les collègues des professions voisines soit pour les consulter, soit pour apporter son concours, soit pour leur recommander des cas.Sa méthode c est, fondamentalement, celle que nous avons vu poindre et se développer à travers ces pages.Elle est seulement profondément affermie par la nouvelle science psychologique.Grâce à celle-ci le diagnostic psycho-social peut maintenant saisir les causes du comportement et de 1 action réciproque du milieu sur les personnes et des personnes 281 Revue Dominicaine sur leur milieu.D autres professions utilisent, mais différemment, la même compréhension parce que leurs fins professionnelles sont aussi différentes.Leur approche, leurs méthodes de traitement le sont donc aussi.L approche du casework demeure bien caractéristique.C est toujours en partant de I environnement qu\u2019il se rend jusqu\u2019aux personnes.C est toujours à cause de problèmes du milieu social que les personnes viennent dans les agences où il se fait du casework ; et le traitement de casework porte d abord sur le milieu social, puis sur la personne par rapport à son milieu.A cause de cette approche et de cette méthode, le casework social ne peut s empêcher d être constamment en rapport avec la famille.Son champ de travail c\u2019est vraiment et essentiellement la famille dans ses problèmes intra-familiaux et sociaux.Ils n\u2019ont donc pas tort ceux qui voient dans les travailleurs en casework social les spécialistes de la famille.Souhaitons qu\u2019à ce titre ceux-ci trouvent le secret d\u2019intégrer de façon définitive leur précieux héritage de connaissance et de traitement des relations familiales et des rapports sociaux : peut-être dans l\u2019élaboration d un diagnostic familial qui viendrait compléter le diagnostic psycho-social.Ce pourrait être le prochain tournant de Involution d une méthode de service social qui, selon l\u2019expression de Charles Blondel, a rétabli le dialogue de I homme avec 1 homme >\u2014> indispensable à toute relation humaine et que le bruit des machines et celui plus terrible encore des bombes rendent bien difficile depuis quelques générations.Hayda Denault professeur de casetvork social Ecole de Service Social, Université Laval.Québec, mai 1955.282 commensaux L éco dans 1* \u2022 / ogie et 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