Le canadien, 6 juillet 1836, mercredi 6 juillet 1836
[" 29.QUEBEC : mercredi, 6 Juillet 1836* CONDITIONS DE CE JOURNAL.LE CANADIEN se publie trois (bis par semaine, le Lundi, le Mrrcrsoi et le Vcndrbdi dans l\u2019aprés-midi.Le prix «le l\u2019a-bonnement est de quatre piastres par année, outre b-s frais de poste.Ceux qui veulent discontinuer, s >nt obligés d\u2019en donner avis un mois avant l\u2019expiration du terme de l'abonnement qui est de six mois, et jiayer leurs arréraires, autrement ils seront censés continuer un autre semestre.Les lettres,paquets, anatent, correspondances, &c.doivent être adressés, francs de port, à l\u2019ira-pr'raerie, au Bureau du Juurnal, No S< Rue Lamontagne, Uasae-Ville.VOI.VI.FRECHETTE &.Cie.hnptitiuuri et Propriétaires, N®.8.RCE LA MONTAGNE.PRIX DES ANNONCES.Six et nu-d**ssotis -Is.et pour chaque insertion subté.queute t> demers counut.Doiirt* lignes et au-ilessousSs.et 8 deniers courant pour cha.que iiiReriioe ®ulv>équvi)te.Au-dessus lie doti/.e ii-rnes, .1 deniers par ligne, et un denier pour chaque insertion suitséquent.Of^Les aiiU'>'Kt\u2018s non «ecompagnéea d'onlrcs sont \u2018 jus ,n nce nu il soit donnée ordre d'en discontinuer l\u2019insertion.On trailo de j;'é a gré pour lesannonees fréquentes et d\u2019une certaine étendue, ainsi que pour celles qui doivent ètrel publiées p;uduu longtemps.NOS INSTITUTIONS, NOTUU LANGUI?ET NOS LOIS : t J POESIE.LE PAYSAGE.\tj Que voir peindre me plait! quandaur la blanche tuile.Par degrés la pensée en couleur ae dévoila, Je aonge au tnmp- où Dieu voulut Que le vide cenaàt, que l'Irnnmc vint au monde, Quand il dit à la nuil profonde Que le jour eoit, et le jour fut ! Et surtout ai le peintre eat une jeune femme, Elle chante, et ses airs semblent donner une Ame Au* pmceaax que tiennent ses doigt», Et moi je prnae encore ù ce pouvoir céleste Qui fit cet univers d\u2019un geste Au son des angéliques voix ! Ja regardais un jour tracer un paysage : A mes yeux la peinture est la teriestre image Pe la création de Dieu* : Et ce n\u2019était d\u2019abord que le ciel bleu, limpide, Sans nuages épars, sans ride, Et sans un seul rayon do feu.Rien qu\u2019un rideau d\u2019azur tombaut à la surface Tout près de nous, le peintre en a fait un espace Vaste, élevé, profond, lointain, En bornant le regaui par des colines bleues, Et l\u2019on sent qu\u2019il cal plusieurs lieuea Jusqu'à l\u2019hon-oit incertum.Une épaisse forêt monte en ampli théâtre : Ses arbres cnlHssés et sa brume bleuâtre Couvrent les côteau* effacés ; Puis devant la forêt une verte prame : Puis sur cette terre fleurie Quelques toits de chaume pressés.Là dea arbres épars qui lancent leur feuillage, Sur le ciel qui s\u2019enfuit de nuage en nuage j Des troncs que le fer mutila, Plus près de noua enfin des buissons, dea épinst, Et l'on dit : Voyez cea collines ' S'il fallait marcher juaquea là?Et j\u2019avais dans le cœur une pensée austère, C\u2019ast que l'homme en passant vit ainsi sur ta terre ; Enfant, c\u2019cat un cid calme et pur : Il n*a pas de nuage, il n'a pas de pensée, Dont soit un instant ufTansée La pureté de son azur.Il grindit en goûtant de l\u2019amertume humaine : Son honaon s'étend et cbsqo.jour amène Une autre oeine, un autre «ont : Puta viennent iea tommens de a :a lentej études : Puis l\u2019amour, scs inquiétudes !.Le ciel calme est déjà bien loin.Puis,c\u2019eat l\u2019ambition devant qui l\u2019on s\u2019abaisse; Puis d\u2019sutres passions, forêt brom-use, épaisse, Font fuir l\u2019horiaon rembruni : Puis chsque jour mauvais en avant s\u2019accumule : E* la ciel pur toujours recule Dans un loinlsiit indéfini.L\u2019homme est ciel en naissant : c\u2019cst du ciel qu* I ar- [rive : Il avance : en arr ère il laisse en perspective Cet azur qu\u2019il souille de fiel, Et dans cette existence au triste p»y*sgc, Plus dva, plu - il se cruit sage, El plus il s\u2019éloigne du ciel.Lrnzst Fouinet.LITTERATURE.L\u2019ÈNfclDE.YRAPCiTK KN VERS FRANÇAIS FAR BARTHELEMT, Avec le texte latin en regard; précédée d\u2019une préface et accompagnée de notes du traducteur\u2014 Livre 4e.M.Barthélemy poursuit avec une persévérance Ecu commune la tâche difficile qu\u2019il s\u2019est imposée.e voilà arrivé au tiers de sa course, et il n\u2019n pis cessé jusqu\u2019ici do triom|di**r des obstacles sans pombré, dont cotte route est hérissée.Les adinha-leurs de M.Barthélemy, qui ont retrouvé fout son talent dana la traduction des trois premiers livres de l'Enéide, avaient pu craindre d\u2019abord que le quatrième, dans lequel la description lient peu de place et qui est tout drame etpsssion, ne résistât plu* 3ue le» autres partie» du poème aux effirts du tra-ucteur.Aujourd\u2019hui, cea eraintea doivent être dis-eipéee : le nouvel imerpiêto do Virgile n\u2019a paa été noms habile pour exprimer Iea amours et le malheur de Didon, que pour peindre la dernière nuit de Troie ou lee travaux d\u2019Enéedens ton long exil.Il ne peut prs être que»Uon de comparer aux vers de M.Barthélemy les nombreuses traductions de MM.Gat on, Duchemin, Becquoy, etc.Maie ce Îui était plua difficile aux yeux de beaucoup déjugés I.Barthélemy a\u2019eat assuré, sur Delille même, une \u2022orpérionté incontestable.Dehlle ne aerre pas \u2022as d\u2019asst z prie le texte latin ; il l\u2019énervé et le délaie ; \u2022» phraae est monotone et toujours un peu vide ; ton style a de» formea maigres et commune» ; ja ne ssis quel vernta moderne coule de son pinceau (O'geard et coquet sui lea magnifiques tableau* créé.-par le grand poète romain.Quand on aime Virgile, .(>nnd ou le sent, quand on l\u2019adtniie comme un ai Le au genie mérite.d'être admtté, il est impossible de ne pas eouffiir à la lecture d\u2019une traduction où »-bondonl le* infidélité# de tout genre.Dan.eclle de AL Barthélemy, au contraire, on reconnaît tou jour»l\u2019apphcatioifqui préside à un travail sévère: .le tens est médité avec le plue grand soin ; le vei» français suit avec précision et fermeté lea ondula (ions des heiamètres de Virgile ; la phrase française \u2022n ae développant large et pure, représente toutes les poaes, tous les mouvement de le phreae latine ; las mots eux-mêmes sont choisis do manière à re» prnduoe jusqu\u2019aux sons qui frappent l\u2019oreille dans le texte original ; les forme» aont neuve» et antiques .la voix du poète eat fidèle «t sonore ; presque nul p«it 'a gêne ne se fait sentir.Depuis qu'-m traduit, et d y a longtemps, le» traducteurs noua ont-ils accoutumée à trouver soua tVUf pluntt) de« VCT» VUSSl peaux i»i*»\t1 I.e Dieu vole, et bientût, les ailes étendues.Il découvre la cime et le* robustes flancs D'Al'as, qui sur son front porte lejcteux roulans ; Une forêt de pins forme sa chevelure, Sa tête, qUi se perd dans une brume obscure, Tremble au chou de la pluie et dea vents orageux ; Sun gigantesque dos porto un manteau neigeux, Et IVau dee froids torrens, par sa bouche lancée, Tombe en bonds écuineux de sa barbe glacée.Quel grand style ! quelle netteté, quel éclat dans les images ! quelle riche harmonie imitative ! Voici un tableau où le traducteur avait à lutter contre des difficultés d\u2019un autre peire et dans lequel il est encore parvenu à rester au niveau de son admirable modèle : Les autels sont dressés : l\u2019œil empreint de magie, Le front échevelé, d\u2019une tonnante voix, La prétresse africaine invoque trois cent fois L\u2019Ercbc, le Chaus, les dieux des noirs rivages, lléca'e su triple nom, Diane aux trois visages .Elle feint de puiser dans l'.drenie infernal L\u2019onde qu'elle disperse autour du Lois filai ; Elle fait dégoutter entre se* doigts livides Un suc noir et laiteux de plantes homicides Qu\u2019on coupe au clair de lune avec dea faux d\u2019ai- [ram ; Elle y joint la tumeur, ce philtre aouverain, Qu\u2019un coursier sur son front à sa naissance étale, Et qu\u2019un\" avide main dérotre à I» cavale.Didon, prè* des uul*'l*, les cheveux sur le sein, Un pied nu, sans ceinture, et tou offrande en main Lève dos yeux mourans vers la voûte céleste.Ce morceau n\u2019est pas exempt de taches.LMeerne I inftrncl e»l un pléonasme : dè* le moment qu\u2019on I nomme t\u2019Averne, l'épithète d'infernal est inutile.; Le fleuve infernal eût été préférable.Disperse n\u2019est pas le mot propre ; ce verbe ne s\u2019emploie qu\u2019avec ihs nom col'ectif.On disperse une foule, une armée ; on verse, on répand l\u2019onde.Les cheveux sur le sein n\u2019est pas dans Virgile; nn pied un et son iffiande en main ne rendent que faiblement cee vers si poétiques et si harmonieux : Ipsa mola, mantbusque piis, altaria juxta, Unam exuta ptdetn vinelit, etc.Mais, malgré ces légers défauts, l\u2019ensemble n'en est p is moine remarquable.Il est ai di&ede d'ailleurs do trouver dans notre langue vingt vers de suit» qu\u2019on puisse dire exempts de tout reproche ! Je nuirai en transcrivant (car je ne puis me lasser de citer) des nombreux discours que Virgile a répandus dans cet admirable épis >po.Didon est abandonnée ; elle a perdu tout espoir de retenir le T'oyeu.Sa douleur éclate : Elle appelle Barré nnurice de Sichée, Car la sienne, à Sidon, dan* la tombe est couchée : a Hàte-toi, lut dit-elle avec calme et douceur ; a Va, ma bonne nourrice, amène-moi ma sœur ; a Qu\u2019elle ariose eon corps de* (lois expiatoires ; a Avec l'offrande sainte et lea victimes noire», a Qu\u2019elle vienne à i\u2019msiant pour seconder mes [vœux; a Toi-même du bandeau psre tes blancs cheveux, a Au dieu des sombres bord*, il faut qu\u2019un sacrifice, a Commencé dès la veille, aujourd\u2019hui s\u2019acrom- [plisse.a Je veux, à mes douleurs, opposer ce moyen, a Et livrer au bûcher l\u2019image du Troyen.s Elle dit, et, docile.à remplir le message, ^Burcé hàie -os pas appesantis par I âge.Seule enfin, tout entière à son affreux transport, Btéme de la pâleur qui précède la mort.Elle médite et pleure, et, tombant sur sa couche, Ces mots, ccs derniers mots, a\u2019échappent de su [bouche ; « Souvenirs de bonheur, gages chers à mes yeux, a Tant que mu l'ont permis les destins et les dieux, a Pren-z, prenez ma vie, une vie importune, a J\u2019ai fouidt ma carrière au gré de la fortune, a J\u2019ai vécu c'est assez maintenant sait* remords.* Mon àme avec orgueil descendra chez lea morts ; a J\u2019ai fondé de mes mains su moment ou j\u2019expire, a Une ville et des murs, berceau d'un grand eut .lp,re» a Et j\u2019emporte avec mot le souvenir bien doux a D\u2019avoir puni mon frère en vengeant mon époux, a Heureuse ! ah ! trop heureuse en mon triste [veuvage; » Si jamais un Troyen n\u2019eût touché ce nvsge ! » Il eat consolant pour les amis des leltrea du voir paroitre de loin en loin, au milieu du déluge de productions médiocres et informes dont nous sommes inondé», quelques ouvrages tels que celui auquel ,\\1.Barthélemy consacre depuis plusieurs années ses veillea laborieuses et les ressources de son beau talent.Des vers comme ceux que je viens de trait»-dire dana cet article sont une éloquente protesta-(ion contre la littérature barbare qu\u2019ont fait naître, de nos jours, la préoccupation dea esprits les plus distingués et le silence ou >a complicité de 1s critique Rien de moins rare aujourd\u2019hui que les sucrés honteux, que les réputation- deeotrrie.Telle n\u2019i-st poinflu des.inéo promise à l\u2019Enéï le de JU.Barthélemy : c\u2019est un vrai service rendu à notre littérature , c\u2019eat une leçon de goût pour les jaunes élu-dian» ; cesera, pour beaucoup de gens dumende, une heureuse occasion et un moyen de lire ou de revoir, avec le vrai sentiment de se* beautés, un des plus admuablea chcIVd'OHivra que l\u2019aotiquilé nous ait transmis.Des traveaux ai consciencieux, un ai noble cmpluidu talent, un succès ai uur, si mérité, nous paraissent devoir appeler sur M.Barthélemy les encourageaient dont l\u2019autorité disposa St les plus hautes récompense* littéraires,\tQ, \u2019 SOUVENIRS DE VOYAGE.1 ANTiqUlTES MODERNES.Respect éternel A ceUe noble ville, osUut l'univers ; respect à «es ruine», h ami fleuve, à sea monumens, à sa poussière f c\u2019est toujours ta «r excellence ; (/rbs, aiijourc.\u2019hui,crm^r me Mtilrefois, elle a luérilé la triple couronne qj-d- ;\t\u2018 *v non; des Vénus à la coquille, à la fortue, au tdauphin ; de* Apoiieus vainqueurs de Python ,ou de Venus; des lEicclius «frees el indiens ; ! I un sérail de déesses ; un collège de C.tpidous, ' , Lu niyl.iolojjie a f.:it Vescovngii millionnaire: .e.est le premier savant qu'elle ail enrichi.Je i euin.'ui donc chez lui avec un prêtre rontnin catholique lui u donné lu tiare emhleiue de (rois existences sublimes, réuni* dans le corps d\u2019une seule cité, l\u2019Age antique, l\u2019âge raJiiernc brillent encore sur e\u2019Ie.et d\u2019un éclat vans rival.Rome est une médaille immense frappée aux c.tiits do tous les consuls, de tous les empereurs, oe tous les papes ; elle a pour cordon le mur Aurélie : l\u2019hisioire, la philosophie, la politique, sont là vivantes sur celte terre morte, avec leurs etei-ttelles leçons.Respect à ce vaste cimetière '«lotit le silence retentit encore dans !«jut l\u2019univers ! > Apre* un drnmc «le sérieuse émotum, l\u2019espçit ! Au forum ?\u2014Non, près le cirque de C trucn jaune a se repon-r sir it., chose;- gins de la vie; J \u2014 Ah ! .1 parait que M.«le Torioni., fut ira ,cest même un besoin pour beaur.oop de gens.| vailler sur ses terre*'1\u2014¦ Du tout, ce sont d-A Rome le comique «bon le, elr e-t fort heu-i Ang\u2019a s qui payaient les tiavaillenrs, et qu reux, je crois.Il n\u2019est pas de vil e où 'e côte 1 «i;! emporté lès trésors,\u2014Des Anglais' e «rave des choses soit plus voisin du côté boni-1|cpi\u2019ont-ds trouvé ?Je I\t- un ini-i'c Muiiimi ; uque tmoériisabli ! chez vaseovagn on ne parle qu\u2019antiquiiés, ti*uttf J«>ièc!es et des be autre conversation ne sentit pas reçue elolTen* woit la majesté de ses dieux.V Otis ave/, donc assisté A une fouil'e, me di e prêtre.\u2014Oui, Moiivjenr, anjoi.i'd'hui.\u2014 fis alors l\u2019inven\u2019.iirc de lu fouille.Le prêtre m\u2019écouta, le sourire à la bouche, el tue dit ; fon : si cela n était p,is> \u2018liiisi, on y ait assiégé de cette nie .inculie, (pu n\u2019est pa* la fiiaude de I Montaigne, mais la mélancolie qui Ve *ns dévastés qui iii'ttnt plus de forme, plus d\u2019ombmge, plus de nun, touj-iurs marchant au hasard,\u2019 pour voir des débris mystérieux, des voûtes écrou'éen, de* ctdonnes enfitutes, toutes ces |»agw d\u2019h:st«#ire pétrifiée*, qui jxmr moi ont plus «Je «« \u2022*, de vi*.d\u2019éloquence que les pages de Tacite ou de Cicéron, j\u2019arrivai au cirque d\u2019Antonin.J\u2019iiperçus à quelques pas de .a deux pays.ns qui creu-itaient la terre, et trois hommes que je supposai Anglais, parce qu\u2019ils avaient d,*s gants glacés et un habit noir ; les Anglais sont jec seuls voyageurs qui visitent les ruines, m'\u2019nt où leur zèle éclairé avau ren«lu au soleil ccs saintes reliques du jteuplc-roi.Nousaccomp ignAmes processionncllement cos antiquités jusqu\u2019au calessino ; je pris une part de ce précieux (ardent ; je portai le dieu pénale el je le baisai avec dévo.ion ; nous déposâmes le tout sur une couche de foin dans un caisson de la voiture, eâce fut avec une vive Joalcur, qu\u2019au départ du calessino, je me séparai de ccs trésors que je ne devais plus revoir.Quel beau privilège de l\u2019opulence ! disais-je eu cheminant sur la voie Appienne ; voilà de for bien employé ; avec cinq guinées, ces heureux Havana, qui soin riches contre l\u2019usage des savao», ont acquis un petit musée dont ils s«>nt les parrains el qu'ils montreront orgueilleusement à leurs compatriotes, à leurs ami.*, A leurs neveux.Cinq gui-nées! le dieu pênate en terre cuite, vaut, seul, son pesant d'or t C\u2019est le cas d appliquer A celui-ci, ce que le berger de Virgile disait au sien : Aureus esta.Le même soir je c n versai avec un ru être romain dans le magasin de M.Veacovagli, le plus célèbre antinunire de la place 4*E*psftf>e.Le magasin de m.Vescovngii, est un véritable musée, un musée pa;>ai t il est peuplé de statues d\u2019un prix fabu/eux ; c'est Imite la.mythologie en.mmhre.Les amateurs d'antique* viennent s'approvisionner là ; M.Vescovagi n'eai Jaunis au déjxjurvu, il a unie collection complète de Jupiter avec le mottitu, sans le motUue, avec l\u2019ombelle, avec là foudre, «vec l'aigle ; eesis, debout, stator, fnimanf, soucieus, souriant, olympiens, crétois, nourris par la chèvre A^oaldiée, ou bu- EXTRAITS DIVERS, DES J O U rt N A f X FRANÇAIS.\u2014I y .T'rotsaus il o\u2019y avait que 13 nrintifae-I lures de succre de tietteravesA Valenciennes, on y en compte t: p/ésent U ».Dans ce court espace de tt tus I»* prix du terrain a plus que doub'é re qu\u2019on vendait ôOO fr., se vend à présent 1,-tit'O fr.De \u20190'» livres de betteraves ont tire 6 livresple sucre et 3 livres de mélasse, dont on peut lain un sucre de seconde qualiié, le résidu sullit A a nourriture journalière de trois mouton?.\u2014 Le mois prochain verra paraître un ouvrage ù mie grande importance pour les amis des arts, des lettres et de la religion, le P c,radis per-du de Milton représenté en tableaux par u«Mte tlluNirestatuaire et peintre M.Flatter», avec !j une tra.lucibn nouvelle par M.Joie* Bastide, revue par M.I Aime de La Mennai*, et avec i[ une introduction de ce célèbre écrivain.Immédiatcii.eot apré* cette importante publi-pieds de sa-Jicttimt, M.Fiaiters sc propose d\u2019en (aire ~\t- ¦ \u2022 \u2014\t\u2014 ¦ -w\t^ \u2022»»\u2022 %.|#s * v» si v i ix.\tîui neuves, savent tou jouis où il faut piocher.Iligneut d\u2019abord de «\u2019é|»uiser en tentatives dieux, d«\u2019s gorge* de dées*es, dev ^tcun uc s»- um«»ii, «*.t-lauc.a-u propose u'en taire uns \u2022vres, des torse» qui n\u2019ont appartenu A personne, soute pareille pour la Mcssiade de Kloostock.des irrounes d\u2019AnnILina .can» hm» »»>Rp»o«»n< ' Il s\u2019est associé txHir reue nouvelle et vaite en- treprise un écrivr.in français qui, dans une chaire célèbre et dans plusieurs de nos principaux recueils littéraires, a contribué beaucoup A fair* connaître et npjirécier parmi nous les beautés et les richesses de la littérature et de la nhi'osophie allemande et qui a prouvé dans plus d\u2019une occasion que la mu«e sacrée de Nazareth et du Cbn-vaire, n\u2019était pas mont* nympathiquc à son Ame que celle «le Siou el d'üreb.\u2014La Maison rustique du dix-neuvième siiele, qui a déjà reçu des société d'agriculture *t n horticulture dg Pans et des dépariernens tout de témoignages d\u2019estime, vient de recevoir l\u2019approbation de l\u2019académ.e des science».\u2014M.le général Pelet a (ait une révélation intéressante A In société royale de géographie, dins sa séance gé né .-a le tenue A l'Hôtel-de-Vil-le, c'est que six officiers d\u2019etat-major explorent en ce moment la Turquie, la Syrie et l\u2019Egypte, par ordre du ministre de la guerre, avec la mia-siou d\u2019y recueillir tous les docutnens, toutes lea observations qui peuvent s?rvtr aux sciences géographiques et historique».\u2014¦On écrit de Rome : \u201c On sait que la famille d; Lucien B-mipart# habite depuis long-temps A CJar.ino, dont Lucien est le propriétaire et dont il porte le tiiro «le prmce.Deux do ses fil*, emportés pur la (bii-g'in de la jeunesse, se prirent dernièrement da querelle avec la garde-champêtre, qu'ils tuèrent.Le guuvc.nement de Rome envoya de suite un détachement de carabiniers sur les lieux p«>ur lea arrêter.Mai* les deux princes s\u2019avisèrent do résister à h force armée ; d\u2019autres jeunes gens lu pays s'unirent à eux, le lieutenant qui commandait U* détachement et qui intima aux prin- des groupes d\u2019Apollons sans bras, rmhrsssttnt «l**8 Venus san* tête, des Cupulons armés dont il ne reste que l\u2019an*.Ou a inventé une liqueur dont une seule goutte versée donne aoudaiuc-menl au marbre une honorable vieillesse de miile an».Il y a çà et lit, dans la campagne, jau vc.ismage des ruine*, de faux chevriers qui mènent paitre dea brebis maigres, et qui attendent les étranger* ; lea conducteurs de calessim leur [jarlenl des ionilles merveilleuses qu\u2019on fait chique jour eu ciciuanl quelques pieds sous terre.Les Anglais sont les éternelles victimes de ces mystifications ; ils oflcetit de l\u2019argent aux Pityres couchés sous des hêtres touffus, pour It-s eEgagtr A faire une fouille ; les Tityte», qui sont aposté* par l\u2019entreprise générale des ruines .\tIls epmser en tentatives in-Irociueuscs ; ils se (iniJciit eu sueur, ce qu: est fort aisé dans ce climat.¦ s arrivent même jusqu\u2019à\" désespoir ; enfin ils découvrent le précieux fi on, ei les ét ang'rs pleuient de joie et donnent de l\u2019or.L\u2019Angleterre est u d\u2019antiquités qui «ont vieilles de six mois.I.c* ama* icars de numismatique ne sortent jAimis a.>*i de Rome, le* mains v:Je» ; iiiijourd'hui, encore, ci, on bat monnaie A l\u2019effigie de César, d'Adrien, de Titus, d'HéÜogabtile, de tous les An-'noms : c\u2019est de la fims»e monnaie qui n\u2019esl pas punie de mort.Dernièrement un illustre Allemand ne désolait de ne pouvoir trouver un O-thon, grand bronzf, il mettait son bonheur dans cette médaille, son existence é:ait en;: i'«Minée oar l\u2019éc!ip*e totiile de ect Othon ; ou loi eu of-lirait de petit brome por douzaines ; c'était l«; Jç\u2019raurf.quM poursuivait depuis vingt ans.1! avait lait le voyage de Constntiiiitopie, tout ex v\t'~'1\u2018 t\u2019 lo-il ^ matiquemeril ! *s 'ïr.n ts intérêts de l'I\u2019uroi e, 11 éirecii.l.1 qués-Mut la F \u2022 ruche un «r n I prix à ce que lu 1\u2018 rance y .-u.t ;\u2022 ll|(,.rs j\u201en,x l!tt ,.e M)0js.,uti rcpréseii.c.* p 'r son élè ve l ivoi i, le eonuiiu.iîein I (.a|Np,irtc- en Auieri«|uc aux liai# ou gouverne le plus sagace ne son maciiiavél.smc.u 1 va 1.1.:.qui s y nient.L« 1 de ces écrits découvi :r.\u201d \u2014 Ue plus (te trois cents l\u2019olonnis mrivét de racoviu A Triote, cent vinnt 8, u\u2019i'ii.eiil 1 ni *.;ci du il' le * pires *uilr**s \\ ont être r-A' de M., t,m'*.ncgro, a été d \u2019c iu' Cite.Les événcmetis du Li\\no n c- muiit il s\u2019est rapproché du peuple, il n dit quo, la gouvernement nv«a dos himpatiiies pour ; lui; et il lu en u donné dos preiivuHo,i1 nommant aux oflices public# Je# h uiunes eu qui ce peuple u conliaitcc.Voua des aides do sages#© et .le jus'ice et qui c,im*o-li len* l*édi!iérivnce peut suggérer d\u2019u'i.-; t de nécessaire d.im une e^pé-ditiun de cette imaortaure a été réuni à burd de la corvetie La Recherche.E^PACVE.Nbuveau N instère.\u2014Ou lit dam leSupplé* ment de La Paix, du 21 mai : On nous c.rniniiinique, par une dépêche spéciale, l\u2019organisation du ministère Istuntz : MM Isturitz, uiinislre des affiires étrangères, S résident du conseil, vice président de la chair* re des jiroeérè* et minis're du '\u2019iméiicur ; Généra! Soane, ministre du la guerre ; Aerala Galinns, ministre de la marine; Aquirre Salarie, min stn* des fluences ; (t/** Lis propriétaires de.ee journal oui Pftonncur de pré venir leurs Abonnés des deux côtés du fleuve au-dissus de cette ville, ! n-taza nut été désignés.Le dernier est plus pro-babl .Le nouveau cabinet réunira les meilleurs élé-mens constitutionnels et de» hommes d\u2019un talent et d\u2019un caraciè-e éprouvé».\u2014On a (ail courir hier le» bruits les plus sinistres sur fêlât de la capitale de l\u2019Espagne.On s\u2019était, dit-on, bsltu dan* les rue# ; deux prncuradnres avaient é:é forces d** rendre le puiivoir A M.Menbzwbal.At.j lurd'hui on est kan» nouvelles de Mn lrid ; nuis c« s bruits ne ae août p is cnnhnnès.Un jou.nul prétend »|ue deux sgens, MM.Durnn l et f.efnercier, cou-j nus par le# services qu\u2019ils a rer d is A la restaura-J tion, vont être envoyés napres du gouverne ment espagnol, et que le géuê.u! Marispe a reçu ordre de se tenir préi à entr**r»*n E»jvigne.Noua ne pansons pas que ce# bruits soient fondés.On disait aoaü one le généisi Mina avait menacé de marcher sur Madrid.Il esi j imposs'b'e qu\u2019on ait pu rece\"oif c?s nouvelles, en aupposnnt qu\u2019c le» f-.s-ant vraies.Opinion des journaux Anixlni» sur la retraite de M.Mt iidizabal.Cet événement, dit le Sun.peut être considéré comme le coup le plu» tatul qui ait éie porté au gouvernement de Chri'Uiu.*.Le crédit de l\u2019Espagne A Londres était étroitement associé avec le nom de M.Mendizaba1.Ce nom, |M»ur nos enpi'nlistes, était un motif de, confiance, un g^ge de séourité.A pré»i ni que j l'Espagne ne peut plus lu mettre »n avan', il est fort douteux que l\u2019on consente à p êier de nouveaux fonds à ce pays.Il en a bu-o.n ce|M n-dant, tant pour saôsfaire au a**rvice intérieur que pour \u2022o,»*-«©ir la guerre.Noua ne #a/uns trop comment le gouvernement pourra se tirer d\u2019une position si embarrassante.Ls Courier est également d\u2019avis que féloi-gnement de M.Mendizabal accrdt «ingufère-meni les embarras de l\u2019Espagne.Le Standard exprime encore la même pC'jée avec p!»»s d** force.La presse, comme on le voit, est d\u2019accord avec la bourse pour attacher des idées île défiance et de crainte à l\u2019cvénemtnt miuisiér.el de Madrid.Nouvelles de Lisbonne.lent et l\u2019énergie ieiiriode Lmbinièrc i> è* du fiuuvcSt.Lan-e* à environ une demi lieu de l'KsIue, et près v.u route St.l\u2019.u-ta h**, «vie une p ace propre |> .ur un MOULIN, .-t irô- piès du ch-m ,n, ,v.x au*.!i| \u2018¦\u2018.xcei'eiHe fhCHR à POISSON.l\u2018\u201eUr pma amiilca inforiuatimis ,\u2019adr.*8air à Pierre Bcaudet an I-Québec, j inill.t I8Jiî.A VENDRE AU QUAI NAPOLEON 10,000 Minot# b,,, n 8,000 Minn's d\u2019Avoine,\t* .\tFUS, BUTE AU k Ciû.4 juillet 1936.A VENDRE E PAR HENRY' \\V\\ WELCH, Au Quai d'Hunt : 10,000 M,N0TS Tl iTi BLED etran- tiKIC d iiuo qriuhté siipénciirCa Québec, 4 |uil|.-| 18'fl.Par VENTE PAR ENCAN.MAXHAM neviiiM .i y RGURNE 4 leur magaaina, DEMAIN Jeudi 7 conranf, 4 UNE heure.TR GITES empois *6 panier» fromage anglais li doux, manchesdn faulx 150 quarts de b.îles de cigarrea do la Havana imitée».75 doux chapeaux de feuillee de pahni* 10 quarts esprits de térébentioo 85 do ado 25 bari'a peinture noire, 56 lb#.chacun 37 do Jo do 28 do 4 caisses peaux de veau tri» supérieur## Une balle grosse toile, sans réa.rve.AUSSI., 7 balles ) contenant imitation de toile rayé d# 3 ca'«»e» J -Vancliest r, canloon», oaaameiter, coton 4 tabliers, padding», colons b'anchis et ma blancma &c.-.APRÈS QUOI.aitdiî Vutainea k* ff4\u201c6r\u201cl Jo draPl* «\u2022\u2022imir#*, buck- 6 juillet.I ACAJOU.Sera vendu VENDREDI PROCHAIN, \u2022 oouiâft, Reine N,PoléoD» juignant ie Quai da la S^JOIL15-111711 pièCe> ^ ** W La venta à UNE heura.n n.\t- pETER SHOT ARD.Québec,,5 Juillet IBM.\tg, g gt f 7 "]
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