Le canadien, 23 janvier 1874, vendredi 23 janvier 1874
[" 4 je Année QUEBEC, VENDREDI 23 JANVIER 1874.5° 135 TAUX DB L'ABOVVIKBVT *onr dôuso\t.(6.00 \u2022*our mol».2.60 l'ayabla «Vavano* iin an.4*00 Ui liutitataura |»aa\tmola.4.00 IK> payable d\u2019avance.3,00 LK OABAUIBW Journal Politique.Corn* irtnriii&I Induatriel et Agrloole, eat imprimé et St parait les Lv*pi, Mikokbui et ViMDMPide oHa T * ProprWUlM-KdUeop.\u2014No.t» nw Buid* RKSOLUTIONH L'kouorablc M.Ouimet\u2014Lo prochain proposera les résolutions suivantes : 1.Jifaolu, Qu\u2019il chemin de for do Québec et du N ou veau-1 ir u ns wick.5.\tRésolu, Qu\u2019aucune des di Héron tes Compagnies do chemin do for mentionnées dans la promièro dos résolutions précédentes, sauf et excepté celles pu sont mentionnées dans la dernière résolution avant la présente, qui le premier jour de janvier mibbuit cent soixante-quinze, ne sera pas organisée entièrement et de bonne foi, en vertu de son acto d\u2019incorporation, et qui n\u2019aura pas, au dit jour, dix milles do chemins de fer nivelé et parfaitement prêts A recevoir la pose dis rails, n\u2019aura droit à aucun octroi, en vertu de la première résolution, mais au contraire, on autant que le dit chemin sera concerné, l'octroi y mentionné sera «ans efficacité ni cftèt.6.\tRésolu, Qu\u2019il est à propos d\u2019autori ser le Lieutenant-Gouverneur on Conseil à accorder, sous firme de prêt à la Compagnie du chemin do fer do Colonisation du Nord do Montréal, pour construire un chomin do fer, do Montréal à Aylmer, dos bons ou debentures do la Province, jusqu\u2019à concurrence do la somme do sept cmt cinqunnte-et-un millolrois cent soixante-six piastres, qu\u2019il est par les pré sentes autorisé à émettre, sous telles formes, pour tels m ornants, et sujettes à telles dispositions, en ce qui les concerne, qui lui paraîtront lo plus propres À sauvegarder les intérêts publics.7.\tRésolu, Que la dite Compagnie aura droit au dit prêt, aux couditionê sui vantes seulement ; 1.\tLo dit chemin do for devra être complété et mis en opération dans toute sa longueur, à l\u2019entière satisfaction du Lieutenant-Gouverneur en Conseil.2.\tLe dit chemin do fer devra entrer en communication avec lo chemin de fer de la Rive-Nord de Québec à Montréal, nu point qui a été ou qui sera fixé par lo Lieutenant-Gouverneur en Conseil.8.\tLe Lieutenant-Gouverneur en Conseil nommera un tiers des directeurs do la Compagnie, sans comprendre dans cc tiers, le directeur ou les directeurs sx officio représentant les municipalités, et nulle cité, nulle ville ou nulle municipalité no seront représentées par un j!lus grand nombre do directeurs que no lo sera lo Lieutenant-Gouverneur en Conseil.4.\tLa compagnie, le ou avant lo premier jour de mai, mil huit cent soixante-quatorze, devra signifier par écrit au Secrétaire do la Province, qu\u2019elle abandonne tous ees droits à l\u2019octroi do -terres, spécifiés dans la cinquième section de rnete do oette provinco, trente-quatre Victoria, chapitre vingt-et-un, et dans In troisième section également de l\u2019aote do cette province, trente-six Victoria, chapitre quarante-deux, excepté In pnrt que la dito compagnie dans la portion du dit octroi de terres écrit dans le cédule du dit acte, trente-quatre Victoria, chapitre yingt-ot-un, comme étant le block A, et 3u\u2019elle accepte l\u2019octroi ou lo prêt accor-é par lo présent set *.Dans lo cas où la compagnie se déciderait à accepter tel octroi ou prêt et qu\u2019elle aura siguifié son intention à cet effet, elle sera considérée conlmo renonçant et elle renoncera do fait à toutes réclamations pour l'ootroi de terres mentionné dans les dits actes excepté comme ci-dessus stipulé.5.\tLa compagnie, en .recevant les bons ou débenturts de la province ou uno partie quelconque d\u2019iooux, donnera en échan- ge îles débenturos do la compagnie, jwir-tant intérêt à aix pour cont pour un mon tant égal et correspondant.6.\tToi montant du stock capital do la dite compagnie devra avoir été souscrit en sus du montant déjà souscrit ou ou leurra à l\u2019avenir être souscrit par le* municipalités, que le Licutenant-Gouvcr-npur en conseil considérera comme juste et raisonuable, et au moins vingt pur cent gur tel stock additionnel, devront do de bonne foi, avoir été payés à la compa-gnie, 8.\tRésolu, Quo lo Lieutenrfnt-Gouver nour en conseil pourra, s\u2019il lo juge à propos, lorsqu\u2019il sera établi quo la dito com [lagni# travaille activement à la construction do son chemin, accorder à la dite compagnie, dès que vingt-cinq milles du dit chemin auront été complétés, et pour chaque vingt-cinq milles subséquents, uno partie de l\u2019octroi ou du prêt provincial, proportionnée à la longueur du chemin parachevé.9.\tRésolu, Qu\u2019aprôs la mise on force du présent acto, et après que la dito compagnie aura accepté le prêt susdit, aux conditions ci-dcssus mentionnées, la dite compagnie pourra, en outre, entreprendre et s'obliger do prélever, au moyen d'un emprunt sur pos bons et déociitures, une somme qui no devra pas excéder «bile nui pourra ô'.re fixée et déterminée irtvonir, par lo Lieutenant-Gouverneur en Conseil.10.\tRésolu, Que la compagnie s\u2019engage en outre et s'oblige à hypothéquer et grover, ou à faire hypothéquer ou grever lo chemin, les terres et les autres propriétés réelles ou personnelles do la dito compagnie, en faveur du gouvernement do cctlo province, pour lo montant des bons provinciaux, échangés contre les bons et débentures de la compagnie, mais de manière quo les portonrs do bons et do débentures émis par la compagnie dans 10\tbut do prélever ou d'emprunter la nomme d\u2019argent fixéo et déterminéo par le Jjioutonant-OouTornonr en Conseil, en vertu delà résolution précédente où les municipalités qui souscriront n\u2019en souffrent aucun dommage.11.\tRésolu, Qu'aussitêt quo cotte par-lie do In ligoo du chemin de fer do coloni-nation du nord do Montréal, reliant Aylmer à Deep River (Rivière Creuse) aura «lé définitivement tracée, et quo la corn-pngnic aura fourni une preuve satis-fjisniito do leur diligence à travailler à la coustruction du-chomin, lo Lumtenant-Ootivcrncur on Conaril pourra accorder 11\tla dito compagnie, sous forme do prêt, des bons ou détrantures do la province, qu\u2019il est ptr les présentes autorisé à émot-tre, en telles formes, pour tels montants et sujet à telles dispositions en ce qui Us concernent, qu\u2019il pourra juger convenables.Le dit prêt devra être fait, |>our on montant égal et correspondant par mille, et sous les termes et conditions ai-dessu.-i spécifiés rolativom.mt à cette portion du dit chemin do fer reliant Montréal à Aylmcr.12.\tRésolu, Qu\u2019il est à propos d\u2019autoriser lo Licuteuant-Gouvornour on Conseil à accorder à la compagnie du chemin de fer do la Rive-Nord, pour la construction du chemin do for do la Rive-Nord, de Québec à Montréal, et le chomin des Grandes Piles et rétablissement d\u2019une ligne do steamers sur lo Saint-Maurice, aiusi qu'il en fuit mention dans l'Acte do lioi-dcvant provinco du Canada intitulé: u Acte incorporant lu compagnie du chemin do fer et ilo navigation du Saint-Maurice,\u201d et au moyoti d\u2019un prêt, la soin ne do, un million deux cent quarante-huit mille six cont trente-quatre piastres, et lo paiemoiit do cet octroi ou de ce prêt sera fait en bons ou on débentures de la province, que lo Lioutonant-Gouvornqur ou Conseil est par lo présent acte autorisé à émettre, do telle manière ot |>our tels montants, et sujet à telles dispositions par rap|K>rt aux dits bons ot aux dites dében-turcs qui seront jugés conformes à l\u2019intérêt publia\t* ' 18.Résolu, Que la compagnie aura droit nu dit prêt aux conditions suivantes seulement:\t1 tm\\c 1.\tLu dit chemin do fer sera complété d et mis en opération, à l\u2019entière satisfaction du Lieutenant-Gouverneur on Conseil, et la navigation à vapeur sur lo Saint-Mau-rico sera également mise on opération.Lo Lieutenant-Gouverneur pourra cependant, s\u2019il lojuge convenable, et quaud il sera constaté que ladite compagnie est activement engagée dans In cousit notion do son chemin, lui necordor, par chaque vingt-cinq milles de chemin qui sera terminé, une partie du dit prêt dont lo montant sera proportionné à la longueur du dit chomin parachevé.2.\tLa Compagnie devra, lo ou avant lo premier jour do mai do Pnnnéc mil huit cont soixante quatorze informer lo secrétaire de la Province do l\u2019acceptation par elle de tel prêt nu lien do l\u2019octroi de terres auquel clic aurait autrement eu droit en vertu do l\u2019ncto do cette Provinco trente quatre Victoria, chapitre vingt et un, intitulé : \u201c Acto pour pourvoir à l\u2019octrci do certaines terres pour venir en aide aux compagnies do chemin do fer y mentionnées,\u201d exc.t*té la part do la dite compagnie dans ootie portion du dit octroi do terres décrites dans la cédulo du dit actv, comme étant lo block A.; et dans et par telle signification elle abandonnera, et sera censée abandonner toute réclamation à tel octroi do terres, et elle y ronouoeru et sera ccnséo y renoncer, excepté la dite part ou portion du block A.3.La Compagnie, en échange et on retour do tous bons provinciaux on debentures à clic accordés, par les dispositions du présent nctc, donnera scs propres bons ou débentures, pour dos montants semblables ) et tous tels lions ou toutes telles débentures seront rachctables dans années, à compter de lour date, et ils porteront intérêt au taux do six P°ur cent par année, et nulle de ces debentures uc sera d\u2019une somme moindre que cent piastres.4.Tel montant du stock.onfital de la dito Compagnie devra avoir été soosorit, en aus du montant qui a déjà été payé, ou qui pourra, à l\u2019avenir, être souscrit par la Corporation do la cité do Québec, et par d\u2019autres municipalités, que lu Liou-tcuant Gouverneur on Conseil considérera comme juste ot raisonnable, et vingt pour cent au moins sur lo dit itock additionnel, devront avoir été payés, di bonne foi, à la Compagnie.14.Jléaolu, Qu\u2019après la mise en forae du présent acte, et Pacoeptation par la dito compagnie du prêt ci-devant mentionné, aux conditions oi-dovant posés, lu dito compagnie jiourra lever, au moyoa d\u2019un prêteur scs bons ot débentures, telle somme qui pourra être ci-après fixée etj déterminéo par le Lieutcnanf-Gouvorneur en |Conscil, ot pas uno autre ou une plus forte somme quelconque, nonobstant touto loi à ce contraire, et la dit somme ainsi fixée et déterminée sera prélevée, sujette aux loroios et aux dispositions dolasous-scotion on/.J de la clause neuvième do Pacte dos chemins do fer, comprise dans les statuts refondus du Canada, chapitre soixante-six, qui devra s\u2019appliquer à tel prêt.15.\tRésolu, Que pour assurer le paiement intégral des bons, débentures et autres garanties qui seront émis par la dito compagnie, tant ou raison de l\u2019emprunt autorisé par la section précédente que pour les debentures provinciales et échange d\u2019ioellca qui seront octroyées en vertu de oct acte, le chemin, lea terres et les biens meubles et immeubles de la dite om|>ngnie seront engagés ot hypothéqués dans l\u2019ordre et de la manière qui suivent, savoir : 1.\tEu faveur de toutes les personnes qui seront porteurs dçs bon ou ae débentures émis par la oompsgnie, en vertu de la résolution précédente, lesquels bons et débonturos seront ci-après connus comme nommés \u201c Premiers bons privilégiés de la compagnie du chemin de fbr du Nord.\u201d 2.\tEn favour de la Corporation do la Cité de Québec, et do toutes les autres municipalités, qui ont souscrit pour le montant du capital souscrit, et lo dividende ear ioelui n\u2019cxcédant pas pour cent, par an, pour le montant du stock quelle a ou qu\u2019elles ont souscrit.8.En faveur du gouvernement de cotte province, pour le montant des bons provinciaux qu\u2019il aura échangés contre les bons ot les débenQjpe de Ta compagnie, en vertu dos dispositions du présent Acte.16.\tRésolu, Que nonobstant toute chose à ce oontmiro contenu dans les précédentes Résolutions, il est à propos d\u2019antoriser lo Lieutenant-Gouverneur en Conseil, sur In prenvo satisfaisante que la compagnie de chemin de fer do la Colonisation du Nord de Montréal, ou la compagnie de Chemin de Fer du Nord ont, do boa ne foi, fait des arrangements qu dos contrats de bonne foi, pour la construction de leurs propres lignes de chemin, et que les travaux do la dite construction sont visiblement en voie de progrès, d\u2019avancer de tumps à autre, à l\u2019unoou à l\u2019autre dos dites compagnies de chemin de fer, sur l\u2019octroi ou le prêt susdits qu\u2019elles ont droit d\u2019obtenir, en vertu dn dit acte, une somme d\u2019argent, dans la même proportion vis-à-vis du montant total de l\u2019octroi autorisé, qne oc)le de la somme, qui aura actuellement été dépensée, su dit tmnpv, par l\u2019une ou l\u2019autre dM dites compagnies, vis à-vis du coût du chemin tel qu\u2019évalaé.L\u2019incldral de BelhMea* LE LIVRE JAUNE.IjO 19 mars 1878, M.de Vogué, Ambassadeur do France à Constantinople, faisait nu ministre des affaires étrangères un rapport sur l\u2019incident grave qui s\u2019était produit à Bethléem.Avant d\u2019entror dans les détails do l\u2019in* cidont, disons en quelques mots les circonstances qui Tavsiont amend.M.Bourée avait précédemment conolu avec Ali-Pnoha un arrangement pour le rétablissement dans la grotte de la Nativité, à Brthiécm, du statu quo altéré par les événements de 1867.Un commissaire ottoman devait remettre en place les tapisseries latinisa brûlées et les tableaux latins ot arméniens disparna li avait été convenu que des tapisseries reluîtes on France reproduiraient aussi exactement quo possible les ancienne/.Le» événements de 1870 interrompirent ces négociations, qui ne furent reprises que plus tard, après la guerre, par M.do Vogué, s\u2019adressant à Server-Pacha.Elles aboutirent rapidement, et un ordre viziriol fut donné au gouverneur do Jérusalem, lui prescrivant de replacer lui-mémo les tapisseries et les tableaux.Cet ordre fut expédié au moi» Je juin 1878, on même temps que les tapisseries exécutées à Paris par nos soim.Malgré sa précision, cet ordre ne fut pas exécuté, et 'e 28 février 1878 deux religieux grecs furent surpris dérobant un morceau de l'ancienne tapisserie brûlée, dont les lambeaux demeuraient en place, comme preuve du caractère latin de la tenture primitive.Cet aoto coupable excita la colère des religieux latins, qui par représailles posèrent d\u2019eux mêmes, et snns aucune des formalités prescrites par l\u2019ordre viziriel, une tonturo neuve garnissant touto la grotte.Une rixe s\u2019eu suivit, qui no fut interrompue que par l\u2019arrivée des troupes et l\u2019occupation du sanctuaii*.Le consul de Franco à Jérusalem fit son devoir, il télégraphia lea frit* à l\u2019am-baesndo, demanda au pacha la punition dea grec»coupables, et ordonna aux latina do rotiror lea tentures qu\u2019ils avaient posées.Le 3 mers, Khalil-Parha.alors ministre des allai res étrangères dn la Porte, entretint M.de Vogué de cet incident ; il demanda à notre ambaasadeur de rappeler lea greos à l\u2019obéissance, et s\u2019engagea do son côté à taire exécuter la lettre viti-rielle.Malheureusement, la chnte do Khalil-Pacha suivit de près l\u2019ordm donné ot jeta du trouble dans son exéaution.Le pacha de Jérusalem, de son côté, sollicité vivement par les patriarches grec et nrméaien, soulevait de nombreuses difficulté».L'affaire menaçait de traîner en longuenr et d\u2019amener de sérieuses cornpltentions.Snvfet-Pacha, le nouveau ministre, comprit l\u2019importance d\u2019une prompte solution, et le jour même do la première visite officielle do notre ambassadeur, il lut propoaa l'envoi simultané au pacha et au consul d\u2019ordres identiques et formels.Los termes de oet ordre firent promptement arrêtés ; ils enjoignaient su consul de retirer les tentures indûment posées, et au paoha d\u2019exécuter la lettre vi-zirielle dans les vingt quatie heures.Le lendemain 16 mars, tout était accompli, et un télégramme du consul an* uonçiiit que les ordres étaient exécutés.En mémo temps, «ne protestation de patriarche était adressée à la Porto.Telles aont les phases par lesquelles avait pasrf oet incident de JiotliSéom.Le fanatisme religieux dos greos avait profané lo premier sanctuaire do la chrétienté, ot après dea démarches sans nombre, fsatisfoction avait été donnée à la religion do la France, Mais oooi n\u2019est que le point dt départ d\u2019ineidenta bien autrement graves.Lo 1er mai 1873, le consul de Franco à Jérusalem prévenait les ministre des af fibres étrangères, que, dans la soirée du 26 avril, les grec» a'éuieut de nouveau introduits dans la grotto do la Nativité, et avaient détruit non seulemont la tapisserie réoeminent suspendue par les ordres ds la Porte, mais encore Ica ornements latine dont il ne restait plus traee.Lo remplaocment immédiat et aussi complet que possible den objets enlevés était un premier point, le plus urgent, le plus essentiel, afin que les htina no parussent pas être exclus du sarnHuaire.La première réparation était obtenue dans les quarante-heures, par notre consul, du pacha de Jérusalem, qui avait d\u2019abord paru décidé à la refuser.Aprê* cinq heures de disensaion, dont trois passées rien que sur l\u2019article oonoernant le ro » placement do la tapisserie, il était convenu Jquo cette opération serait |oxéoQtée lo 28 dans la journée.L\u2019opération dura trois jours, et enfin, après contestation de trois articles, dont deux étaient très importants, tous les objets furent remplacés, et les cérémonies du culte purent de nouvoui avoir lieu.Il no restait donc plus, cette première satisf iction matériel obtenue, qu'à pour-snivre la répression des actes coupables commis dan» la nuit du 25 avril, et notre consul s'acquitta de colt** tàohc difficile avec un zèle qu\u2019on ne saurait trop louer.Une note très ferme fut adressée par lui à Nazif-Paehn, gouverneur do la Palestine, comprenant l\u2019énumération des objets détruits et volés par Ica grecs.Lo fanatisme des prêtres grecs éiait sévèrement apprécié dans cette note, ot réparation prompte y était demandée des outrages faits à In religion.1/3 consul se plaignait vivement do la malveillance avec laquelle les mesures urgentes avaient été prises par les autorités.Aucun coupable n\u2019avait encore été arrêté, aucun objet volé découvert, cl lo couvent grec, évidemment complice du crime commis, n\u2019avait été soumis à aucune perquisition.La note se terminait par la dem tndc do révocation du commandant do gendarmerie qui avait laissé piller lo sanctuaire sous sos yeux ; la mise nu secret du président grec qui avait livré passage aux malfaiteurs conduits par les moines do son couvent ; l\u2019arrestation préventive des moines Strati ot Maximo, déjà signalés par leurs violences contre les latins ; le remplacement aussi complet que possible de tous les objets volés ; la formation d'uno commission mixte charged de tioursuivrc les coupables et rechercher les objets volés, et déterminer l'estimation des indemnités dues aux religieux latins.Mais ces mesures de rigueur si nécessaires avaient causé uno grande animation, des rixes nouvelles avaient su lieu, dans lesquelles lo président du couvent grec s\u2019était trouvé mêlé.Dos coups de fou furent tirés dans lo sanctuaire, lo sang coula.El l\u2019autorité resta absolument inerte.I/*a événement» prenaient donc une excessive gravité.Les scènes très graves qui avaient ou lieu dans lo sanctuaire do Bethléem, et qui avaient nécessité la vigoureuse intervention do notre chargé d\u2019aflairos à Jérusalem, causaient à Constnntiiioqlo une très grande émotion.Des ouvertures avaient été iaiius à l'ambassade do Franco pour la nomination d\u2019une commission par le ministère des afhircs étrangères.Ces offres avaient été accueillies, et déjà lo commissaire ottoman avait été nommé, lorsque la Porto changea d'avis.Sous prétexte que l'ineideut énit une question d'ordre public, et non une question do possession de sanctuaire, h s chargés d\u2019affaires étrangers s étaient immiscé* à l'en-quête, afin de prendre des mesures do protection pour la vio de leurs nationaux 3ui pouvaient être menacé» à un moment onné.Cotte intervention, qui pouvait en amener d'autres, n'étant pas, comme la nôtre, basée sur un titre écrit et sur une tradition incontestée, n inquiété le cabinet ottoman, et lo ré*ultnt u été t\u2019a-journemont de la commission d'enquête.A la dépêche qu\u2019écrivait à ce sujet l\u2019ambassadeur de Franco au miaislro des affaires étrangères était annexée uno dé- £mitttfon 6a fêaaaftita nu 23 Janvier i«74.le ROI DES MONTAGNES.(Halte.) f'ompU rendu des opérations de la Compagnie Rationale du Roi des montagnes.montagnes.Exeroioe 1865-66.Camp du Roi, 30 avril 1850.11 Messieurs, Le gérant que vous avez honoré de votre confiance vient aujourd'hui, pour la quatorzième fois, sou mettre à votre an- ftroDation le résumé de ses travaux ao 'année.Dopais le jour où Pacte constitutif de notre société fut signée en l\u2019étude \u2022le maître Tuappas, notaire royal à Athènes, jamais notre entreprise nra rencontré plus d\u2019obstacles, jamais la marche de nos travaux n\u2019a été entravé par de plus sérieuses difficultés.C\u2019est eu présoDco d\u2019une occupation étrangère, sous Ica yeux des deux armée\", smon hostiles, uu moins malveillantes, qu\u2019il a fallu maintenir le jeu régulier d'une institution éminemment nationale.Lo Pirée envahi militairement, la frontière de Turquie surveillée avec uno jalousie qui n\u2019a pas de précédents dans l\u2019histoire, ont restreint notre activité dans un cercle étroit, et imposé à notre zèle des limites infranchissables.Dans oette zone rétrécie, nos ressources étaient encore réduites par la pénurie générale, la rareté de l\u2019argent, l'insuffisance dea récoltes.Lea oliviers n\u2019ont pas tenu ce qu'ils promettaient ; lo rendament des céréales a été médiocre, et la vigoe n\u2019est pas encore délivrée do î\u2019oïdiam.Dans ces circonstances, il était bien difficile de profiter de la tolérance dea Autorités et do la douceur d'un gouvernoMent paternel.Notre entreprise eat liée ai étroitement aux intérêts du pays, qu\u2019elle ne peut fleurir que dans la prospérité générale, et qu\u2019elle reisMut le oonlre-ooup do toutes les calant tés publiques; car à oeux qui n\u2019ont rie'o ou ne prend rien, on peu de chose.Las voyageurs étrangers, dont la cu- riosité est si utile ou royaume et à nous, ont été fort rares.Les touristes anglais, qui oomposaiont autrefois uno branche importante de notre revenu, ont manqué totalement.Doux jeunes Américains, arrêtés sur la route du Pentélique, noua ont fait tort de leur rançon.Un esprit de défiance, alimenté par quelques gazettes do France et d\u2019Angleterre, écarte de nous les gens dout la capture nous serait la plus utile.\u201c Et cependant, messieurs, telle est la vitalité do notre institution, qu'elle a mieux résisté à oette crise fatale que l\u2019agrioulturot l\u2019industrie et lo commerce.Vos capitaux confiés en mes mains ont profité, non pas autant que je l\u2019aurais voulu, mais beaucoup mieux que personne no pouvait l\u2019espérer.Je n\u2019en dirai pas plus long ; je laissa parler lea chiffres.L\u2019arithmétique eat plus éloquente que Démoathènes.\u201c Lo capital social, limité d\u2019abord au chiffre modeste do 60,000 fr., s\u2019est élevé à 120,000 par trois émissions successives d\u2019aottons de 660 fr.\u201d Nos recettes brutes, du 1er mai 1835 an 80 avril 185(k se montent à la somme de 261,482 fr.\" Nos dépenses su divisent comme il suit : Dime payée aux églises ot aux monastères.26,148 Intérêt du capital au taoa: légal de 10 p 100.12,000 Solde et nourriture du 80 hommes, à 060 fr.l\u2019un.62,000 Matériel, armes, etc.7,066 Réparation do la route de Tfaè-bes, qui était devenue impraticable et où l'on ne trouveit plus de voyageurs à arrêter.2,640 Frais de surveillance aur lus grands chemina.6,885 Frais de bureau.8 Subvention de quelques journalistes,\t11,900 Encouragements à divers employés de l\u2019ordre administratif ot judiciaire.».\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022*\u2022\u2022\u2022\u2022 18,000 Total.186,482 St l\u2019on déduit cetfie somme du chiffre brut de nos recettes, on trouve un bénéfice net de.126,000 Conformément aux statuts, cet j excédant est réparti comme il sait : Fond» de réserve déposé à la banque d\u2019Athènes.* \u2022\t6,000 Tiers attribué nu gérant,,\u2022\u2022 .\t40,000 A partager entre les actionnaires.80,000 Soit, 383 fr.33 c.par action.\u201c Ajoutez à ccs 333 fr.33 c., 60 fr.d'intérêt et 25 fr.du fonds de résorve, ot voua auroz un total de 408 fr.83 c.par action.Votre argent est donc placo à près do 82 p.100.u Tels sont, messieurs, les rétultatt do la dernière campagne.Jugez maintenant do l\u2019avenir qui nous ont réservé le jour où l'occupation étrangère cessera du )H*or aur notre pays et sur nos opérations I \u201d Le Roi dicta oc rapport sans consulter do notes, sans hésiter sur un chiffre et «ans chercher un mot Je n'aurais jamais cru qu\u2019un vieillard do non àgu pût avoir la mémoire aussi présente.Il apposa son cachet au bas des trois lettres ; c\u2019est sa manière de signer.Il lit couramment ; mais il n'a jamais trouvé le temps d'apprendre à écrire.Charlemagne ot Alfred le Grand étaient, dit-on, dans le même c».Tandis que les sous-secrétaircs d\u2019K-Ut s\u2019oooupaient à transcrire sa correspondance du jour peur la déposer aux archives, il donna audience aux officiers subalternes qui étaient revenus avec leur défa-th< ments dans la journée.Chacun de ccs hommes s\u2019asseyait devant lui, lo saluait cd appuant la main droite sur lu cœur ut faisait son rapport en peu do mots, avec ane concision rcsficctueusc.Je vous jure que mint Louis, sons son chêne, n'inspi-rait pas une plus profonde vénération aux habitant» de Vinoenncs.Le premier qui se présenta fut un petit homme de mauvaise mine ; vraie figure do cour d\u2019Assiso.C'était un insulaire de Corfou poursuivi pour quelques incendies ; il avait été le bienvenu ot ses talents l'avaient fait monter en grade.Mais son chef et sos soldats lo tenaient en médiocre estime.On lo soupç munit do détourner à son profit une partie du butin.Or le Uoi était intraitable sur lo chapitre de la probité.Lorsqu'il prenait un homme en faute, il l'expulsait ignominieusement et lui disait avec une ironie accablante : \" Va te faire magistrat 1 \u201d Undgi-StavroH demanda au Corfiote: Qu\u2019as-tu fait ?\u2014Je mo suis rendu, nvec mes quinze hommes, nu ravin des Hirondelles, sur la routo do Tiièbes.J\u2019ai rencontre un détachement do la ligue : vingt-cinq soldais où sont leur fusils 7 \u2014Je leur ai laissé».Tous fusils à piston qui nu nous auraient pas noryi, (auto do capsule».\u2014B m.Ensuite?\u2014C'était jour do marché: j\u2019ai arrêté ceux qui revenaient.\u2014Combien ?\u2014Cent quarante-deux personne).\u2014 Et tu rapportes ?\u2014Mille six franc» quarante trois centime».\u2014Sept franc* par tête ! C\u2019est |Mm.\u2014C\u2019est beaucoup.Des paysans I \u2014Us n'avaiout donc pas vendu leurs denrées ?\u2014lies uns avaient vendu, les nôtres avaient acheté.\u201d Lo Corfiote ouvrit un sac pesant qu'il portait sous lo bras ; il en répandit le contenu devant les secrétaires, qui so mirent à compter la somme.I/i recette no com-(Nmit do trunto ou quarante pisstres mexicaines, do quelques poignées do zwar.-zigs autrichiens et d\u2019une énorme quantité de billon.Quelques papier» chiffonnés su poursuivaient au milieu do la monnaie.C olaicnt dos billots do banque du dix francs.** Tu n\u2019as pas de bijoux ?demanda le Roi- \u2014Non.\u2014Il u\u2019y avait donc pas de femmes ?\u2014Je n*ia rien trouvé qui valût la peine d\u2019être rapporté.\u2014Qu\u2019cst-co que jo vois à ton doigt ?\u2014Une bague.\u2014En or?\u2014Ou en cuivre ; jo n'on sais rien.\u2014D\u2019ou vient-elle?\u2014Jo l\u2019ai achetée il y a deux mois.\u2014«Si tu Pavais achetée, tu saurais si elle est en cuivre ou en or.Donuolal \u201d L) Corfiote se déjKïuilla do mauvaise grâce.Li bague fut immédiatement encaissée dans un )*ctlt coffra plein do bijoux.\u201d Je lu pardonne, dit le Uoi, en faveur de ta tnuiuviiso éducation.Los gens de tou paya dûdionoront lo vol eu y mêlant la friponnerie.Si je n\u2019avais que dea Io- niens dans ma troupe, je serais obligé do faire mettre des tourniquets sur les chemin», comme aux portos de l\u2019exposition do Londres, pour compter Ica voyageurs ut recevoir I argent A u*i autre I \u201d Celui qui vient ensuite était un gros garçon bien portant, de la physionnomie la plus avcnanlo.Sue yeux ronds, à fleur do tête, respiraient la droiture et la bonhomie.Ses lèvres entr\u2019ouvertes laissaient voir, à travers leur sourire, deux rangées do dont» magnifiques ; il me séduisit au premier coup d\u2019wil, et jo me dis que s\u2019il s\u2019était fourvoyé en mauvaise compagnie, il ne manquerait pas de rentrer un jour ou l\u2019autre dans le bon chemin.Ma figure lui plut aussi, car il me salua très-poliment avant do s'asseoir devant le Roi.Hwlgi-Stavro» lui dit : \u2019* QVas-tu f«i monVttsilo?\u2014Jo suis arrivé hier soir avec mea six hommes à Pigadio, lo village du|aénaleur Zimbélis.\u2014Bien.\t\u2022 Zi mb dis était absent, comme toujours; mais ses parents, scs fermiers et scs locataires étaient tous chez eux, et couchés.\u2014Bien.\u2014Jo suis entré au khan; j'ai réveillé le khnngi ; jo lui ni acheté vingt-cinq bottes de pailles, et, pour payement, je l\u2019ai tué.\u2014Bien.\u2014Nçus avons porté la paille au pied* des maisons, qui sont toutes on planches où en osier, ot nous avens rnis le fou dana »cpts endroits à la fois.Los allumettes étuis bonnes : lo vont|veoait du nord, tout a pris.\u2014Bien.\u2014Nous nous sommes retirés doucement ver.» lu» puits.Tout le villa a\u2019œt éveillé à la fois en criant.Les hommes »ofit venus avec leurs seaux de ouir pour chercher de l\u2019eau.Noos en avoua noyé quatre que i.oua ne connaissions pas ; les ou toes «a son sauvés.\u2014Bien.\u2014Noue sommes retournés au village.11 n\u2019y avait plus personne qu\u2019un enfant oublié par aee parents et qui criait comme un petit corbeau plombé da nid» Je l'ai jeté date uno maison qui brûlait, et il n\u2019a plus non dit.\u2014A Ion nnpa avons pris des tisons et noua avons mis le feu aux olivitre.Le chose a bien réussi.Nous nous sommes remis on route vers le camp ; noua avons \u2022oupé et couché à moitié olmmin, et nous sommes rentrés à neuf houroMi tous bien |x>rtanta, wma une brûlure.\u2014Bien.Lo sénateur Zirabélis ne fora plus de disconn contre nous.A un autre! \u201d Y asile se retira en me saluant aussi po liment que la première fois ; mais je no lui rendis pas aoa salut.Il fut aussitôt remplacé par le grand diable qui nous avait pris.Par un singulier caprice du hasard, le premier auteur du drame où j\u2019étaia appelé à jouer un rôle se nommait sophoclis.Au moment où il commença sou rapport, je Mntia quelques chose de froid couler dans mes veines.Je suppliai Mme Simona de ne pas risquer une parole imprudente.Elle me répondit qu'elle était Anglaise et qu'elle savait se conduire.Le Roi nous pria de noua taire ot de laisser la parole à l'orateur.Il étala d'abord lea biens dont il no es avait dépouillés ; puis il tira de as ceinture quarante ducats d'Autriche qui faisait une somme de quatre cont soixanke-dix francs, au cours de 11 fr.76.11 Les ducats, dit-il, viennent du village de Castia ; lo reste m\u2019a été donné par lea milords.Tu m\u2019avais dis débattre les environs ; j\u2019ai oommeooé par le village.\u2014Tu as mal fait, répondit le Roi.Lea G ns de Oostia sont nos voisin^ il fallait i laisser.Comment vivrons-nous en sûreté, si nous nous faisons des ennemis à notre porte ?D'ailleurs co aont de braves Sens qui peuvent nous donner un coup e main à l\u2019occasion.\u2014Oht je n\u2019ai rien pris aux charbonnier* t lia ont disparu dana lea bois sans me laisMr le tempe do leur parler.Mais le parèdre avait la goutte ; je l\u2019ai trouvé chez lui \u2014Qu'eat-oo que tu lui as dit?\u2014Jo lui ai demandé de l'argent ; il a soutenu qu\u2019il n\u2019eu avait pas.Je l\u2019ai enfermé dans un sac avec un chat ; et jo ne sais pas ce que le chat lui a fait, mais il \u2022\u2019est mie à me crier que son trésor était derrière la maison, sous ans grosse pier* re.C\u2019est là que j'ai trouvé les ducats.\u2014Ta as en tort.Le pnrMre ameutera tout le village contre nous.\u2014Oh ! ooi) Ko le quittant, j'ai oublié d\u2019ouvrir lu sac, ot lochat doit lui avoir mangé les yeux.\u2014A la bonne house t.Mais entendez moi bien tous ; jo nevoux pas qu on inquiète no» voisin».Retire toi.\u201d Notre interrogatoire allait çommcncer.Hadgi-Stavros, nu lieu de nous faire comparaître devant lui.se leva gravement et vint s\u2019asseoir à terra auprès de nous.Cette marque du déférence nous parut d'un favorable augure.Mmo Simons se mit en devoir de l\u2019interpeller de la bonne sorte.Pour moi, prévoyant trop bien c > qu\u2019elle pourrait dire, et connaissant l\u2019intcmpé rance do sa langue, j'ofiri» nu Roi mes services en qualité d\u2019interprète.Il me remercia froidement et appela lo rftotc qui savait l\u2019anglais.*\u2022 Madame, dit lo Roi à mistress Simons, vous «cmblcz couroucée.Auriez-vou» à vou» plaindre des hommes qui vous ont conduite ici ?r-C\u2019est une horreur I dit-cllo.Vos co auinsm\u2019ont arrêiéejct'c dans lapoussière, épouillée, exténuée et afiamée.\u2014Veuillez agréer mes excuse».Jo suis forcé d\u2019employer des hommes sans éducation.Croyez, madame, quo ce n\u2019est nas aur mes ordres qu\u2019il» ont ogi ainsi.Vous êtes Anglaise ?\u2014Anglaise de Londres 1 \u2014Jo suis allé à Londres ; je connaii et l\u2019estime les Anglais.Je sais qu\u2019ils ont bon appétit ot vous avez pu remarquer que je me suis empressé do vous offrir aee rafraîchissement».Je sais que les dames de votre pays n\u2019aiment pas à courir dans les rochers, et je regretto qu\u2019on ne vous ait pas laissée marcher à votre pat.Je sais que les personnes de votro nation n\u2019emportont, en voyage, que les effets qui leur sont nécessaires, et jo no pardonnerai pas à Sophoclis de vous avoir dépouillé», surtout si vous êtes une personne de condition.\u2014J\u2019appartiens à la meilleure société do Londres.\u2014Daignez reprendre ici l\u2019argent qui est à vous.Vous êtes riche?\u2014Assurément.\u2014Ce nécessaire u\u2019est-il pas de vos bo gagea?\u2014Il est à ma fillo.\u2014Reprenez également ce qui est à mpdcmoisellu votre fille.Vous êtes tranche ?(A Continuer.)\t_\t, \u2022***'CTfï \u2014\u2014 ' 7 ' \t\t\t\t 1 V '\t7-TP-ç.\u2014.¦¦« LE CANADIEN\u201443e Année.ôcho adrewée à Stvfet-Ptoba et relatant lea faite dont la grotte de la Nativité avait été le théâtre.U ne réparation et la ré-I reasioa des actes criminels commis y étaient demandées.{A Continuer.) CfcUEBEO VENDREDI, 2» JANVIER 1874.ht eheala de fer du Lae Ht* Jean* Comme la compagnie du (iosford objectait à l'incorporation d'une autre compagnie pour construire une ligne de chemin de fer de Québec au Lac St.Jean, les promoteurs de la nouvelle compagnie ont dû retirer leur bill devant cette opposition appuyée sur la loi générale des chemins de fer.Avant d\u2019en venir à cette détermination, il a été entendu que les membres des deux compagnies demanderaient une en.trevue avec le gouvernement.Mercredi après-midi l\u2019honorable M.Langevin, Pierre Garneau, Dr.P.Larue, Anselme Trudel, députés du Parlement de Québec, W.Baby, Kcr., Président du üosford, John Ross, Ecr., A.P.Caron, membre des Communes, et M- L.II.Huot se rendirent auprès du gouvernement pour lui représenter qu\u2019il manquerait a la compa gme un cctroi de 400,000 âcres de terre puisque l\u2019octroi de 10,000 âcres par mille était accordé pour une ligne de 120 milles en longueur, tandis que la distance de Québec au Lac St.Jean est de 100 milles.Il fut demandé au gouvernement de commuer cts 400,000 âcres de terres en argent à raison de 50ets.lucre.La Président du Gosford déclara au gouvernement qu\u2019une réponse favorable mettrait la compagnie en état de construire de suite la première sootion du chemin jusqu\u2019à St.Raymond, à 45 milles de Québec, et d\u2019ouvrir cette section au trafic au mois de novembre prochain.Il ajouta qu\u2019en diminuant en outre les allocations pour Je chemins de colonisation dans la Vallée du Lac St.Jean et en discontinuant le chemin de Québec au Lac St.Jean, le gouvernement sans changer de politique serait on état de porter à $5,000 par mille son allocation.Avec cette somme la compagnie, aidé de M.John Ross qui s\u2019y engage, construira certainement le chemin de fer de Québec au Luc St.Jean.L\u2019hou.premier ministre répondit que le gouvernement voyait avec le plus grand plaisir les efforts qu\u2019on faisait pour arriver à la construction de ce chemin.Il a prié la députation d« faire connaître que tout ce qui pourrait être fait, le gouvernement le ferait libéralement.Quant aux propositions présentées par la dépu* talion, M.Ouimet répondit qu\u2019elles étaient tout à fait nouvelles pour le gou vernement et qu\u2019une réponse serait don uécaprès qu\u2019il en aurait délibéré avec ses collègues.Somme toute, cette entrevue a fait faire un grand pas au chemin do fer du Lac St.Jeun.Nos amis du Saguenay peuvent compter sur la libéralité du gouvernement, et les efforts de tous ceux qui s\u2019intéressent à l\u2019avenir de cotto contrée.de PUniversité, de la religion et de la patrie, a-t-il voulu nous punir de nos manqusmonts et de notre peu de fidélité à remplir nos obligations ?ou bien, a-t-il voulu, dans son infinie bonté, montrer à unojeunesse, trop avide, hélas ! comment une vie sans reproche fait envisa gor avec calme et attendre sans frayeur In mort lore même qu'elle se présente dana les conditions les plus remplies d\u2019amertume/ Nous n'en savons rien.A nous, messieurs, de ne rien perdre des enseignements que renferme cette mort précoce, qui renverse tous les calculs de notre faible sagesse Jeunes gens qui m\u2019écoutez, et qui vous promettez sans doute de longues années, no soyez pas souris à la voix qui sort de ce tombeau.Des exemple., bien divers ont passé sous vos yeux et se présenteront encore pendant les quelques années qui vous sont données pour vous nrépa rer aux travaux de l\u2019âge mur.Malgré votre jeunesse, il vous u été donné de pouvoir suivre jusqu\u2019au bout la carrière île plusieurs.Sans m'arrêter à vous rappeler ce que certaines morts ont pu renfermer de poignante et malheureusement d\u2019irrémédiable tristesse, je me contente de fixer votre attention sur le spectacle aussi consolant qu'instructif que nous présente la courte carrière do votre jeune professeur.Oui, Messieurs, jusque dans sa mort prématurée, il continue de vous donner la plus importante leçon, celle qui décidera peut être de votre bonheur éternel, la science de bien mourir.Voyez, Messieurs, ce jeune homme aux prises avec la mort, luttant contre elle avec toute l\u2019énergie d'une nature passionnée, et cependant l\u2019envisageant sans crainte et sans inquiétude.Par un étrange et bien rare phénomène, les deux sentiments les plus opposés ont pu coexister chez M.Turcotte pendant sa maladie, je dirai mieux, pendant sa longue agonie.Con servant jusqu\u2019à la fin toute la lucidité de son esprit, il s\u2019est vu lentement mais sû remeot mourir ; il énumérait lui-même à ses amis toutes les inévitables eirconstan ces qui rendaient humainement impossible son retour à la vie, et lui annonçaient avec une effroyable précision sa fin pro chaine; et cependant il a conservé jus qu\u2019au dernier moment cette illusion qui, tout en le laissant soumis à la Divine Providence, lui faisait croire qu\u2019elle ne l\u2019avait pas en vain conduit avec tant d\u2019éclat jusqu\u2019au seuil do la carrière la plus brillante.Comment ces deux sentiments ont-ils pu coexister sans déchirement dans le oœur de M.Turcotte ?oû a-t-il puisé ce calme extraordinaire, cette tranquillité d ame, qui lui permettait, dans une môme conversation, de parler de sa mon prochaine, de régler les détail- de «a sépulture, et de l\u2019avenir ?\u2014Vous répondez vous-même à cette question, vous, Messieurs, qui l\u2019avez connu : c\u2019est qu\u2019eu repassant les années écoulées, il se voyait toujours dans le chemin de l\u2019honneur et de la vertu.Au point do vue du monde, rien que de noble etd honorable dans cejeune homme.Soumis, comme tous les autres, à l\u2019en-troî-iement de l\u2019exemple, il a résisté, et aux autres, et à sa propre natur» toute de feu.Le monde a trouvé prodigieux non seulement qu\u2019il ait conservé, parmi ses compatriotes, la plus irréprochable conduite morale, mais surtout qu\u2019il ait pu passer deux ans à Paris, dans ce centre dangereux, où il y a tant de monde qu\u2019on y est isolé, danse# goufre de plaisirs où tant d ames vont faire naufrage, et qu\u2019il en soit sorti sans souillure.Je comprends, Messieurs, cet otonne-menl du monde, qui ne voit que les forces de la nature.Pour moi, je ne suis pas surpris de l\u2019inébranlable fermeté morale de notre jeuue ami.Car, si je le considère, au point de vue de la religion, j\u2019y découvre le secret de sa force.\u2014Lucien Turcotte n\u2019était pas seulement un hon note homme suivant le monde : c\u2019était un chrétien convaincu et éclairé qui mettait aa conduite en harmonie avec sa foi.La piété de Lucien Turcotte résidait plus dans la volonté que dans le sentiment, elle n\u2019en était que plus siucère, du daJvenlté Uval.A un# assemblée des membres et des professeurs de l\u2019UoiverHité Laval tenue le 21 Janvier courant, les résolutions suivantes ont été adoptées : 1 o Les Membres et les Professeurs de l\u2019Université ont appris avec les plus vit# rsgrets la mort prématurée de Lucien Turcotte, Ecuyer, avocat, professeur de vrow* voir et do vous se Droit romain, qui p»r éminente, ou., fe V.\"\u201c\u201d ,Pr0C\u201eh,aiU\u2019.,1 lité.du cœur et do l'enml .\u2019él.il eoqoi.Jfvlî\u2019 0,1 «*-*nlui»tre de l'estime de (en.e».'T.\u2018rr,\tPU.b,l,IU®.\t.,'a tintement, pour faire connaître votre tableau.Ides 1,000 exemplaires ont été rapidement en levés.Et maintenant, monsieur, que j\u2019ai été assez heureux pour faire obtenir deux récompenses à votre «uuvre si remarquable,\u2014et je ne m\u2019en tiendrai pas là,\u2014 laissoz-moi espérer que j\u2019aurai le plaisir de vous voir et de vous serrer la main, ompagnie de l'instruction société vous de parler de sa prospérité, s\u2019il est prospère, de sa richesse,\u2014s\u2019il est (riche.Un no demande pus aux étrangers de quitter h» mifcôro dans leur friv* pour venir chercher ,1a misèra en Canada, (,\u2019a ne vaut guère la peine do faire 1,500 liouqj pour trouver ce que l\u2019on a sous la main dans sa patrie.M.DeCazcs est parfait?ment de cat avis : aussi écoutez le v inter le Canada.\u201c Et en face de prouves aussi accablantes, on rencontre encore des écrivains qui l'natim* slo\t» J>UUIIIIUe, VOIFC anil.I.I XOCiCIO VOUS [ \u2022*\u2019\"1 icuwn»»u » iiiajiu .\t\u2018 °?®, tou® ?eux (1UI ont eu 1 *lvan' prépare une brillante réception, digne de cherchent à endormir le pcupjo dans une tage ue le connaître.\t| V0U8 (iei,x.fausse sécurité en cherchant à lui persua.Signé, 2o.Les membres et les professeurs de l\u2019Un versité porteront le deuil durant un mois en signe de respect pour la mémoire du regretté défunt.So.J*es résolutions précédentes seront | Httiété libre d\u2019IisInietUi el d'éducatloo communiquées à la famille de feu M\tpopulaires^ Turcotte, et publiées dans les journaux.| Secrétariat général, dar que nous sommes le pays le plus Aanco^ei noaveUei.b'ipio AlUa, \u2014 A11aii% llftt) & oie.(Inuidti vont*.- .Owen Murphy.Mukiijtio .Nouvelle A.l.aviyut\u2019.Mui.k ip.tlitü du coiutO Moutuioreucy\u2014!.P, Huot J Contv do Kimoukkt -A.E.fiu*y.Ilt'jfulatt'ura Duijuctot ('io.Pi.'iuok A.A J.Ve/.iiiA.Aux luiuv* K.lucot.(iraml-Troii!' r.J.|ii-ydxro tem U.L Nouvelles électorales* Nous apprenons qu\u2019une députation doit 14 rue Truffaut, Paris.A Monsieur Cils.lUii.L.Ainûi, Architecte du gouvernement, à Québec.Monsieur, Dans la séance tenue hier, mardi, (î Janvier, 1871, par le Conseil supérieur de la Société libre d\u2019instruction et d\u2019éducation populaires, le comité d\u2019examen et des de dorer les guenilles qui recouvrent no-1 tre pauvreté pour prendre les étrangers qu\u2019on attire ici à ces pipeaux trompeurs.Vraiment M.DeCazes va remplir une jolie mission et s\u2019il persuade aux l'rai ç.is d\u2019immigrer, il pourra ho fiait» r iPêtro un rude enjôleur.Nous ne comprenons pas qu\u2019aprôs avoir écrit de telles diatribes contre l\u2019immigrü-tion et son pays, il ait consenti à accepter la placo qu\u2019il occupe.S\u2019il Vfut nous envoyer des immigrés, nous est avis qu\u2019il lui faudra souiller un nouv» 1 air dans sis \\ « ntt» coiiuiitiivult!.A.J.Maxhaui Acte.pï se rendre ce soir auprès de M Kérouac, maire do Saint Sauveur, pour lui ofirir le î»?îÆl^r,;L*MI>plr.î^LOî,)l l\ta donné lecture de son rap- IM*»»*, élfinir»nra\tMn/Vw\tk08 port sur votre tableau stéréonnétriqtu*.\tPour nous, il nous sufht là un ho h\t0D* *MurüIaenl Ce rapport fait l\u2019éloge le plus complet, encore une fois en relief la Don cnoix.\tje p|U8\t(jü\tvotre tableau, « Appelé | ces bons rouges.On parle de la candidature do M.Jas.à rendre les plus signalés services à ceux Malouin, avocat, pour représenter Québec què leur art ou leur profession oblige Centre'dans la Législature Locale, eu | quotidiennement à métrer, à mesurer des solides de forme diverses, n Le rapport conclut à ce que le Conseil vous accorde la plus haute dos récompenses octrovées par la société, c\u2019est-à-dire une médaille de vermeil.Mises immédiatement aux voix, ces d\u2019avoir mis sincérité de CD M MER CE.MARCHE DK yURHKC.KN DÉTAIL.y.''\u2022\u2022uyor, \\.P.St .AiihoIuiu.V A* AtiliL ''\u2022¦\u2022uyor.NM\u2019., Sto Anno, o.i l'a*-j{,'lMvai.éouyor.N I'.St Joan, Port joli, lïl.Martin.iu;>te( da u»' u»-cin.-\"Civil tiervi.'i* U ./.\t\"\tl sopt cont L.fAkcIIKT.Suer T Villnito de Moutinaxny, lu janv.1^74\u2014«01 l>» Thé do la nunvalli récolta, Sucra Lrdlant raillné do (Jlarxoïv.Sucre >oe écrasé et aranulé do New-Yors.Sirop des liarbados, Melujisa, l.raioly.Spirituous et Oin, Vin, Tabac, «tu., etc.Par one an sera oQart an vonto .'FUDI prochain, lo \u2018.\"icourant, au tnas'uiii de .MM.tiihb.l aird  cia, uuai iiil,b, up yrand rsHortimont d\u2019épicariaa do choix, Vin, lii|Uoiiis, |h> tir les dctuiU diti|uul voir log , ataloyuo*.Aussi pour clore des consignations ; fsi barils saumt n primo de la Cote Nord.\"ri do Morue Vcrto.ba,i!* o' * (inottos langue* et noue* de ,Munies.¦'ll) demi,baril* Prime llareng* du La1 r.tdor.
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