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Titre :
Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
mercredi 10 février 1971
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1971-02-10, Collections de BAnQ.

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[" O in loi -10(0 INTER DE JANVIER TIRAGE: JEUDI 11 FEVRIER A ?92 PAGES LE SOLEIL 74e ANNEE \u2014 No 37\tQUEBEC.MERCREDI 10 FEVRIER 1971\tPRIX QUINZE CENTS DOCTEURS REMY BEAULIEU \u2022 Lis LaBARRE OPTOMETRISTES 363, de la Couronne.Tél.: 524-2413 Pertes matérielles X Tl incalculable m&sËïp.ÿ /V-»' T; ¦ | .i «*>«&> ii® On craint l'effondrement du barrage Van Norman Evacuation de 120,000 personnes LOS ANGELES (UPI -AFP - AP) \u2014 Les autorités ont aujourd\u2019hui les yeux rivés sur le barrage Van Norman de crainte que d\u2019autres secousses provoquent sa rupture et les équipes de sauveteurs poursuivent encore leurs recherches à la suite du tremblement de terre meurtrier qui a fait hier au moins 45 morts et plus de 1,000 blessés dans le sud de la Californie.Les pertes matérielles s'élèveraient à des milliards de dollars.Le président Nixon a proclamé le Sud de la Californie zone sinistrée et le gouverneur de l'Etat Ronald Reagan a ordonné l'évacuation de quelque 120,000 personnes qui vivent tout près du barrage.Le barrage con- tient 6,700 millions de gallons d'eau et sa rupture provoquerait une catastrophe pire que le tremblement de terre lui-même.On a commencé à vider le réservoir à un niveau au-dessous des fissures.Vingt-cinq personnes sont encore portées disparues, la plupart ensevelies, sous les décombres d'un hôpital pour anciens combattants dans la vallée de San Fernando.Vingt-trois corps ont déjà été retirés des ruines de l\u2019hôpital.LA PLUS FORTE EN 38 ANS La secousse tellurique, la plus forte en 38 ans.a littéralement ébranlé la ville de Los Angeles et sa banlieue.C\u2019est à Newhall, à 40 milles au nord du centre-ville de Los Angeles que l\u2019on si- tue l\u2019épicentre du tremblement de terre dont la magnitude est de 6.5, et qui a duré plus d\u2019une minute.Selon des photographies prises d'un hélicoptère, la région paraissait avoir été dévastée par une guerre.Les villes de banlieue les plus affectées par le séisme sont celles de San Fernando, de Hollywood et de Sylmar, mais le centre-ville de la troisième plus grande ville des Etats-Unis n'a pas été épargné, non plus.ONDES DE CHOC Les ondes de choc ont été ressenties à plus de 350 milles le long de la côte et jusqu'à Las Vegas, à l\u2019intérieur du continent.11 était 6 heures du matin en Californie lorsque le tremblement de terre a littéralement jeté à bas de leurs lits les sept millions d\u2019habitants du comté de Los Angeles, semant la panique et produisant une confusion sans nom.(Suite à la page 2, 3e col.) ï; 1 y: if I I s Un déblocage ouvre la porte à un accord éventuel sur la Constitution Par Normand GIRARD, envoyé du Soleil à OTTAWA Le Québec a réussi à convaincre le gouvernement fédéral et les gouvernements des autres provinces à accepter le principe d'incorporer les mesures relatives à la sécurité du revenu à une politique sociale globale et intégrée, et à envisager, s'il y a lieu, la possibilité d'amender en ce sens la constitution canadienne.Après la position contraire, soutenue il y a une dizaine de jours par le ministre fédéral de la Santé, M.John Munro, lors de ia Conférence fédérale-provinciale des ministres du Bien-être, l'accord de principe réalis.\u2019 hier, sur la position défendue par M.Claude Castonguay, apparaît être le \"coup de théâtre\u2019\u2019 de ces discussions de deux jours à huis clos.D'autant plus que le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, n'a finalement pas eu à donner son accord définitif à une formule de rapatriment et d'amendement de la constitution canadienne, sur laquelle les premiers ministres sont aussi tombés d\u2019accord, en principe.Les négociations bilatérales se poursuivront maintenant au niveau des hauts fonctionnaires, d'ici la prochaine conférence fédérale-provinciale constitutionnelle des 14, 15 et 16 juin, à Victoria, où un accord définitV sur les principes arrêtés hier est susceptible d'intervenir.MODALITES A PRECISER En ce qui concerne la politique sociale il reste à préciser les modalités d'administration et de financement de l'ensemble, c'est- à-dire le partage des juridictions en ces matières maintenant que le principe de la primauté législative des provinces est reconnu.M.Bourassa a expliqué à l'issue de la Autres nouvelles en page 3 conférence qu'il est possible qu'un amendement à la constitution soit proposé, dès la conférence fédérale-provinciale du mois de juin, si J'on est arrivé à la conclusion, entretemps, que la coordination administrative n'est pas suffisante à l'application du rapport Castonguay-Nepveu.Il s'est refusé à dire si \"ce déblocage\u201d signifiait que le gouvernement fédéral avait reculé par rapport à ses positions antérieures, se contentant de rappeller qu'en cette matière la position du Québec était \"bien articulée, bien précise, logique et défendable sur le plan québécois comme sur le plan canadien''.Le premier ministre, contrairement à ses prédécesseurs qui ont crié \"victoire\" pour beaucoup moins, n'a pas voulu céder à cette facilité, faisant simplement remarquer1 \"Cela fait des générations qu'on discute de ça et c'est avec le gouvernement actuel qu'on a réussi à débloquer sur des points (Suite à la page 2, 4e col.) ¦?y-, ?Champlain 25,000 pi.car.de plancher avec gicleur.Prix: $45,000 Comptant: $>0,000 CLAUDE AMYOT 656-6166 683-2103 Antoine Morin & Ass., Courtiers.tution actuelle seraient révoqués et remplacés par un article donnant au Parlement du Canada et aux assemblées législatives des provinces le pouvoir de modifier leur constitution respective, sauf en ce qui a trait aux questions suivantes, lorsque la méthode générale exposée plus haut s'appliquerait: a)\tLes fonctions de la Reine, du Gouverneur général et des Lieutenants - gouverneurs; b)\tLa nécessité de tenir des sessions annuelles; c)\tLa période maximum entre les élections; (ces trois conditions s'appliqueraient aussi bien aux assemblées législatives qu'au Parlement; ce qui suit n'intéresserait que le Parlement); (le principe de représentation proportionnelle et minimum des députés des provinces à la Chambre des communes; et (le nombre des sénateurs et les qualités requises quant à la résidence des sénateurs représentant chaque province, ainsi que les pouvoirs du Sénat.Le paragraphe numéro 3 indique qu'en ce qui concerne des modifications intéressant le Canada et une ou plusieurs provinces, majs non pas toutes les provinces, de telles modifications exigeraient l'assentiment au niveau fédéral, par le truchement d'une résolution, ainsi que le consentement des assemblées législatives des provinces intéressées, BUREAUX à louer EDIFICE LE ST-LAURENT 250, Ouest, Grande-Allée Tel.: 523-6409 SERVICE DURACLEAN NETTOYAGE DE TAPIS, MEUBLES, MURS, PLAFONDS, PLANCHERS.Spécial d'hiver: Faites laver les murs et plafonds de 3 pièces et nous vous nettoierons gratuitement 100 pieds carrés de tapis, ou faites nettoyer vos tapis (min.200 p.c.) et nous nettoierons gratuitement votre fauteuil préféré.TEL: 527-6152 NE RESTEZ MS SOURD Nous pouvons vous aider.en vous faisant parvenir un LIVRE GRATIS qui explique comment retrouver une audition claire, des deux oreilles.Des termes simples, des illustrations pratiques.Vous saurez qui vous parle et d'où vient le son.Une nouveauté destinée aux personnes qui n\u2019acceptent pas de porter d'appareil encombrant.Pour recevoir ce livre précieux * POSTEZ CE COUPON SANS A ¦\tTARDER!\t¦ Adresse R H I i PHILIPS SK AUDITIF i | J.-R PEYROT/ACOUSTICIEN ¦ 451 est, Boul Charest,Québec 2 * l\tDEPT 50\tJ TEINTURERIE MATHIEU LTEE 700 St-Albert, Québec 3, P.Q.A la suite d'un incendie survenu le 8 février '71, nous désirons aviser la clientèle que notre service se continue sans arrêt.L\u2019 t \\ % H ! Fais ce que dois éditorial LE SOLEIL, QUEBEC.MERCREDI 10 FEVRIER 1971 L\u2019élection de Chambly 11 est plutôt rare qu'au lendemain d'une élection vainqueur aussi bien que vaincu soient également heureux et satisfaits.Et pourtant c'est ce qui s'est produit dans Chambly où les libéraux se réjouissent de la victoire décisive remportée par le ministre du travail, M.Jean Cournoyer, tandis que les dirigeants et les militants du Parti québécois considèrent presque comme une victoire le fait que leur candidat, M.Pierre Marois, ait obtenu un plus fort pourcentage de vote qu'il l'avait fait en avril dernier contre M.Pierre Laporte.Ce fut d'ailleurs pour trouver un successeur à celui-ci, dont on n'a pas oublié le meurtre par les membres du FLQ, l'automne dernier, qu'on a dû procéder à une élection complémentaire.Et fait assez éloquent, qui indique nettement que la population sait faire la différence entre felquiste et péquiste, le Parti québécois, qui avait pris un risque assez osé en présentant un candidat a fait meilleure figure qu'il s'y attendait.Et pourtant s'il existait un comté dans la province où on avait raison de craindre que la mort de M.Laporte ait un impact sur le choix de la population, c'était bien celui de Chambly, dont M.Laporte était le représentant à l'Assemblée Législative depuis plusieurs années déjà.La première conclusion qu'on peut tirer de l'élection de lundi est que l'image du Parti québécois n'a pas été affectée par les activités terroristes, du moins dans la région de Montréal.La situation pourrait être sensiblement différente dans d'autres régions de la province, mais pour réellement l'apprécier il faudrait une autre élection complémentaire.On comprend que, dans les circonstances, le Parti québécois soit tenté de chanter victoire.Il a en effet échappé à la pire menace qui aurait pu grandement compromettre son avenir: les retombées felquistes.C'est un succès dont il a raison d'être satisfait, quoique les résultats obtenus à l'occasion d'élections complémentaires ne soient pas toujours tellement concluants.Mais dans le présent cas ils indiquent clairement que la force des libéraux et des péquistes est sensiblement la même que lors du dernier scrutin.Les deux groupes ont augmenté leur pourcentage de votes, phénomène surtout attribuable à l'absence de candidat de l'Union Nationale, qui a préféré s'abstenir et qui avait toutes les meilleures raisons du monde d'adopter cette attitude.Mais la marge qui existait en avril dernier entre M.Laporte et M.Pierre Marois n'a pas non plus été modifiée.La majorité de l'élu libéral reste au palier des 11,000 quelques cents voix.Fait aussi à noter la faiblesse du candidat créditiste et de l'indépendant.Rien qui doive surprendre.La lutte fut entre les libéraux et les péquistes: une lutte qui n'a rien eu de tellement spectaculaire et dont les échos n'ont aucunement été perçus en dehors de la circonscription, une lutte qui n'a donné lieu à aucun rassemblement populaire.Ceci peut expliquer en partie qu'à peine 65 pour cent des électeurs se soient rendus voter.Quels ont été les abstentionnistes?Sans doute pas les partisans du Parti libéral et encore moins des péquistes.On peut en faisant des comparaisons avec les élections d'avril conclure que les partisans de ces deux formations ont manifesté lundi le même empressement à se rendre aux bureaux de scrutin et que les abstentions ont été à peu près égales dans chaque groupe, puisque les candidats libéral et péquiste ont reçu chacun un peu plus de trois mille votes de moins.Les abstentionnistes se sont donc surtout recrutés chez les partisans de l'Union Nationale dont le candidat avait obtenu un peu plus de 4,000 votes en avril et chez les Créditistes.H apparaît évident que les jeux sont faits pour quelques années dans cette circonscription comme ce doit être le cas dans d'autres de la région de Montréal en particulier et que l'Union Nationale aura toute une tâche à accomplir si elle veut reprendre la place qu'elle tenait sur l'échiquier électoral québécois, car à moins d'un retour subit sous la présence d'un nouveau chef, elle sera condamnée à jouer le troisième violon lors des prochaines élections générales au Québec, surtout, si comme on a tout lieu de le prévoir, une révision de la carte électorale la prive de quelques-uns de ses châteaux forts dans les régions rurales.Il ne serait pas étonnant que nous soyons sur la voie d'un retour au bipartisme.Mais tout dépendra aussi de la façon dont le gouvernement Bourassa remplira son mandat.S'il devait subir une perte appréciable de popularité on pourrait fort bien se retrouver en présence de trois partis qui se diviseraient le vote et le nombre des sièges au Parlement, ce qui nous lancerait dans une période d'instabilité politique pour plusieurs années avec tout ce que cela pourrait comporter de dangers.Raymond DUBE Une épreuve de prestige C'est un regrettable précédent auquel a dû se résoudre le juge Marcel Nichols en décrétant que le procès de Paul Rose puisse dorénavant s'instruire en l'absence de celui-ci.Regrettable pour le fondement même de notre droit positif qu'il expose à la contradiction, regrettable pour la judicature qu'il soumet à des accusations gratuites d'arbitraire, regrettable pour le système judiciaire qu'il force en quelque sorte à s'engager dans la voie périlleuse de l'unilatéral.Ce n'est pas d'ailleurs sans une certaine répugnance que le magistrat en est venu à prendre cette grave décision qu'il place sous sa seule responsabilité.Les faits prouvent abondamment qu'il ne s'y est résolu qu'après \u2018 avoir déployé beaucoup de patience, avoir épuisé toutes les ressources permises de la tolérance, au-delà de laquelle pouvait survenir la dégradation du tribunal, et avoir fait de multiples mises en garde à l'accusé.En la .formulant, il n'entendait certes pas qu'il puisse devenir péremptoire puisqu'il se déclarait disposé à la rescinder si l'accusé consentait à cesser d'entretenir une attitude i de véritable obstruction.On peut également préjuger de cette intention si l'on considère qu'il ne s'est pas arrêté à démontrer que le comportement de Rose était tel qu'il empêchait les procédures de continuer, selon les prescriptions de l'article 547 (2) du Code criminel, mais s'est plutôt contenté de citer de nombreux passages des notes sténographi-ques pour rappeler les propos répréhensibles de l'accusé, ce qui équivalait à lui tendre une autre fois la perche.Au surplus, le magistrat entend toujours que la situation demeure la plus normale possible puisqu'il vient de demander au Barreau du Québec, de nommer un \"observateur\" dévolu à la surveillance des intérêts de Rose devant la Cour, si ce dernier persiste à refuser de modifier son comportement.Cet incident était fortement à prévoir, depuis le début des laborieuses procédures en cours.Et il prouve à quel point la judicature québécoise est inévitablement plongée au coeur d'une décisive épreuve de prestige et d'autorité dont elle ne devra, sous aucun prétexte, sortir bafouée ou amoindrie de quelque façon que ce soit.On peut désormais présumer qu'elle sera assaillie de toutes parts et que l'on tentera de la discréditer et de lui faire perdre la face par tous les moyens.Il ne fait plus de doute que nos tribunaux risquent, si l'on accuse la moindre velléité de défaillance, de devenir le théâtre de provocations de toutes sortes.On tentera d'employer ;tous les subterfuges, toutes les ruses, toutes les astuces pour faire tomber nos magistrats dans des pièges faciles, pour faire dévier les véritables problèmes en litige, pour , tenter d'attribuer à certains procès un caractère susceptible de faire passer la justice pour ce qu'elle n'est pas en réalité.Qui pourra nier à l'heure actuelle que les procédés employés devant certains magistrats n'ont pas déjà réussi à semer un certain doute sur l'intégrité de notre appareil judiciaire.C'est d'ailleurs ce à quoi visent pri-mordialement les anarchistes en s'appliquant à renverser le pouvoir établi.Dans l'esprit de la population, comme dans celui de la vérité démocratique, c'est du système judiciaire, et d'autant de ses magistrats, que dépendent la paix et l'ordre social.Le moindre désordre qui peut y être provoqué est donc propre à aggraver les facteurs de trouble et d'insécurité sociale qui sont les véritables ferments de l'anarchie et du terrorisme.Depuis les événements d'octobre, la notion de l'évolution a semblé faire chez nous des bonds effarants.La vérité est devenue de plus en plus multiple.Elle est à la portée de tous les abus et de toutes les interprétations.Ceux qui risquent encore de la faire porter sur certains principes d'ordre et d'équilibre n'ont plus la partie facile.Elle est gravement confrontée par l'irréductibilité et une certaine forme de snobisme qui veut que tout soit devenu sujet à changement et qu'il faut y procéder le plus rapidement possible.Mais il ne faudrait jamais oublier, à travers cette nécessité dans laquelle s'inscrit notre système judiciaire, que, s'il est vrai que les conjurations sont quelquefois tracées par des gens d'esprit, elles sont toujours exécutées par des bêtes féroces.Paul LACHANCE Lapalme, symbole de courage Les camionneurs de Lapalme qui, tous les jours, manifestent aux abords du parlement d'Ottawa, malgré la rigueur de l'hiver, sont des gens d'un courage extraordinaire.Après des combines savamment construites par le ministère des Postes, ces courageux syndicalistes ont refusé que leur syndicat soit démoli.Que d\u2019humbles travailleurs soient aussi coutageux, déconcerte le premier ministre Trudeau qui leur a fait un pied de nez, geste caractéristique d'un adolescent de son âge.Au pied de nez de Trudeau, les gars de Lapalme ont crié \"chou\" et la réplique du premier ministre fut: \"Mangez de la m .\", prouvant ainsi son \"lousy french\".Tout le monde doit se rappeler le courage dont Pierre Elliott Trudeau a tenté de faire preuve en restant sur l'estrade lors d'une échauffourée un certain jour de la Saint- Jean-Baptiste.à Montréal.Que les gars de Lapalme soient courageux, non pas une fois, mais tous les jours depuis -4 /?-'WAV'O,PETIT/ t'as Ere'battu MAI5 TÂS (SAéME I* l'opinion du lecteur La murale d'un supercave plusieurs mois, en manifestant devant le parlement d'Ottawa, a de quoi porter ombrage au courage de Trudeau.Au seul nom de Trudeau, personne ne peut s'empêcher de penser à la trinité Trudeau -Marchand - Pelletier, ex - défenseurs des ouvriers.Qui défendent-ils aujourd'hui?La question se pose dans les milieux syndicaux.Comment, par exemple, un Jean Marchand qui, jadis, aurait SCALPE un \"scab\" peut-il tolérer que des \"scabs\" portent la casquette enlevée aux camionneurs de Lapalme?Le trio Trudeau - Marchand -Pelletier devrait avoir le courage de corriger les frasques de Kierans en réintégrant les camionneurs de Lapalme dans leur position avec droit d'association dans l'union de leur choix.Ce geste courageux des piliers du Cabinet fédéral doit être posé.En auront-ils le courage?Il serait plus que temps! Maurice Dussault, 26, houl.des Alliés, Québec 3, Qué.Il est vraiment dommage que certains jeunes farfelus s'imaginent prouver qu'ils ont du cran lorsqu'ils expriment leurs contestations plus ou moins justifiées.Pour moi, j'appellerais ça du culot.Lemelin peut défendre ses idées et il le prouve.Jordi Bo-net n'a pas le monopole du bon sens; il l'a prouvé aussi dans l'exécution de sa murale et dans la façon dont il répond à la critique.Se rendrait-il compte qu'il a dépassé les limites?11 ne semble pas que ce soit le cas.Impuissant à justifier son erreur, il se lance à l'attaque en s'efforçant d'insulter ses opposants avec l'espoir de leur faire abandonner la lutte, eux les bourgeois qui d'ordinaire payent et se tiennent coi.Sa réponse, qu'on aurait voulu rassurante est loin de l'être.Comment espère-t-il nous faire accepter sinon aimer son oeuvre en offensant ceux qui osent en contester le sens ou la facture?A mon avis, il n'est pas le seul à blâmer.D'abord, dans un endroit de divertissement où les gens vont pour se cultiver, se détendre ou s'amuser, comment explique-t-on la présence d'une protestation continue et permanente contre la mort.L'on crie la beauté \"multidimentionnelle\" de l'homme et l'on se révolte contre le fait qu'il est limité dans le temps.Cette murale, si elle devait exister ne devrait-elle pas plutôt se trouver dans un cimetière.On y trouverait là un certain sens, même si contester l'inéluctable est plutôt une manifestation d'enfant gâté.Autant comprendre que l'on s'en prenne à l'eau parce qu'elle est humide et qu\u2019elle mouille, au feu parce qu'il brûle ou à la glace parce qu'elle est froide.Il me semble qu'en critiquant la nature de l'homme, ce chef-d'oeuvre de la création, on s'attaque à son Créateur.Oh! mais alors on a été trop loin.Si l'on ose contester l'Etre Suprême, comment se croire infaillible soi-même et rejeter toute criti-qu d'un revers de main d'artiste.Et la langue.Le jouai, le patois, le jargon ou l'argot ont leur place tout comme les autres imperfections.A moins que l'on ne souffre de racisme intellectuel, comme dit Bonet.il n'est pas question d'en avoir honte.Il n'est cependant person- ne que je sache qui monte ses vices en épingle; ou serait-ce une nouvelle mode dans la génération écoeurée qui pousse et repousse à peu près tout ce qui avait de la valeur avant elle.Le bon sens demande que les monuments que l'on élève pour demeurer un témoignage, doivent être aussi parfaits que possible, à tous points de vue.Comme les procédés et le moyens de construction s'améliorent, l'on tente d'utiliser les techniques et les matériaux les plus récents.Il arrive qu'on sacrifie parfois la beauté mais c'est pour obtenir quelque autre avantage.Pour des bourgeois et même des artistes, le fonctionnel bien exécuté est souvent préférable aux ornements, ou feuilles de vigne, utilisés pour cacher ce qui doit l'être.Ce n'est pas du snobisme que de rejeter tout ce qui peut tarer une oeuvre ou une vie.Si l\u2019on recherche le mieux, on ne gâte pas l'ensemble avec une murale qui affiche des erreurs évidentes de goût, de jugement, d'éducation et de linguistique élémentaire.Les oeuvres qui ont subi l'épreuve des siècles et que l'on admire encore sont celles où l'artiste s'est appliqué à créer du beau et à refléter la beauté de son âme.La laideur est repoussante et ne peut plaire qu'aux anormaux ou aux déséquilibrés soi-disant non conformistes.Quelques-uns auraient semble-t-il compris la magnificence de l'oeuvre et la beauté insoupçonnée du cri de protestation qu'elle affiche effrontément.\"Quossa\" donne de contester le fait que l'homme soit mortel?n'aurait-il pas mieux valu exécuter une murale sur la beauté de la vie?Et puis, il en reste qui croient à l'immortalité de l'âme.Certain haut personnage, qui serait influent, fait mine d'attacher peu d'importance à la fameuse phrase.Tous sont d'accord avec lui qu\u2019il existe des problèmes tellement plus graves et semble-t-il sans solution.Au moins quand on y peut quelque chose, qu'on agisse.Souhaitons qu'un maçon parmi les caves, ou que l'auteur de la phrase lui-même consente à effacer cette marque de mauvais goût inacceptable en un tel endroit.Lemelin a suggéré d'autres auteurs dont les mots sur la mort sont plus choisis, dont les phrases sont mieux polies.On pourrait aussi lire Nelligan et sans doute y trouverait-on des vers des mieux ciselés et qui même s'ils sont déprimants, du moins n'écoeurent pas.Il nous semble qu'il vaut mieux enlever quelque liberté à l'artiste que de condamner le monde (puisqu'il ne s'adresse pas qu'aux québécois) à se faire insulter pour ce qu'ils ne peuvent changer, et à se voir rappeler la mort là même où ils voudraient l'oublier.Une synthèse de notre histoire n'aurait-elle pas mieux cadré dans l'ensemble?C'eût été sans doute plus facile à comrendre.L'artiste lui, aurait dû cependant faire un effort pour se cultiver dans ce domaine qui semble lui être inconnu puisqu'il n'a pu prévenir les réactions des bourgeois que nous sommes devenus.Il a eu toute liberté de s'exprimer dans les formes, qu'il nous permette seulement de lui suggérer de meilleures sources d'inspiration; il y en a tant à sa disposition; il aurait suffi qu'il consente à regarder plus haut qu'à son niveau.En langage familier on dirait: \"Ca se peut pas que ça reste de meme\", comprenez-vous mon petit Jordi?Jacques THIBAUDEAU, 2527 Chemin Saint-Louis, Sillery, Québec 6 Des situations injustes Commission Scolaire, Monseigneur Matte.Pasbébiac, Cté de Bonaventure (Québec).Monsieur le Secrétaire, Il y a déjà plus de trois mois, j\u2019écrivais au ministère de l'Education, à Monsieur Guy St-Pierre, lui demandant de faire enquête sur les injustices dont souffrent les payeurs de taxes de New Carlisle.Depuis l'unification des municipalités scolaires en régionales, les résultats de cette unification ent eu pour effet, que pour un étudiant de New Carlisle, il en coûte $332.00, alors qu'à Paspé-biac, la municipalité qui donne et bénéficie de tous les services et de toutes les écoles, un étudiant ne coûte que $65.00.Je me suis déjà plaint aux commissaires qui, eux, me disent être dans l'impossibilité de faire quoi que ce soit car cette unification relève du gouvernement et c'est ledit gouvernement qui établit les taux de la taxe et il appert que c'était la compagnie SOLAREX qui avait fait l'étude pour établir l'évaluation des municipalités.Cette évaluation a, comme résultat, qu'une maison évaluée à New Carlisle à $6,200.00 et qui icprésente 54% de la valeur réelle, et une maison à Paspé-biac d'une même valeur, mais évaluée celle-là à $2.500.00 et représenterait, selon les études de cette compagnie évaluatrice, Donc, dans un contexte économique à peu près semblable, Paspébiac est beaucoup mieux servi que New Carlisle.Si c'est cela qu'on peut appeler une soci.té juste et égalité pour tous, je suis plus qu'inquiet de l'avenir de notre éducation dans la Province de Québec, et tout spécialement à New Carlisle.Bien à vous, Fabien Brière, New Carlisle.Qui sont les \"caves\"?Monsieur, Une réponse à Roger Lemelin Messieurs, C'est hier seulement que j'ai eu l'occasion de lire T\u2019explo-sionnette\" du pontife Roger Lemelin au sujet du Grand Théâtre et je serais ravie que vous me donniez l'occasion de lui répondre ce qui suit: Monsieur Lemelin, Si vous êtes un \"Québécois déçu\", votre article portant ce titre nous a surtout appris que vous étiez un VIEILLARD -plus - un déjà mort - et que des pantoufles vous convenaient infiniment mieux, en effet, que le cadre du Grand Théâtre.Avant le déluge, je me rappelle puisque j'ai 45 ans, on se drapait comme çà dans une espèce de falsification de dignité outrée, du plus haut ridicule, quand les gens allaient droit au but en s'épargnant les ampoules et les boursouflures des conventions et de la bêtise.La CHOSE qui a offensé votre soi-disant dignif-, m'apparaît à moi sensationnelle: une fantaisie grave que Québec ne pourra pas s'offrir tous les jours et à laquelle il n'y a pas un mot à changer tant elle est percutante.\"Le rouge au front\", je l\u2019ai pour vous qui, pétrifié avec Lamartine.ne peut plus voir que vulgarité dans les trouvailles contemporaines, à moins qu'il ne s'agisse de bonzes consacrés par un goût officiel et, si possible portant palmes parisiennes.Vous vouliez qu\u2019on proteste.Soit.Moi je proteste et atteste que c'est là une phrase admirable de résonnances et d'implications tout en prétendant avoir un goût aussi sûr que le vôtre.Et si quelqu'un s'est laissé embobiner, c\u2019est bien vous, qui, pour cause d'imeompréhension, devrez vous abstenir de théâtre.! Lorraine Valois, Sanatorium Bégin, Cté Dorchester, P.Q.J'ai eu l'occasion de visiter le \"Grand Théâtre\", imposant par sor.architecture ultra moderne noté de l'équipement technique le plus perfectionné.Le français y est à l'honneur sur les inscriptions appropriées.J'ai regardé les murales réalisées par M.Jordi Bonet, je crois avoir un certain sens des valeurs, je trouve inconcevable que l'on puisse nous montrer pareilles \"croûtes\".Et cette phrase gravée dans le béton, écrite dans un français \"jouai\", est-ce là les résultats d'enquête sur la langue française qui ont coûté tant d'argent?.Peut-être que la \"bande de caves\" c\u2019est nous avec nos deniers à se laisser avilir par un cerveau dérangé que nos gouvernements ont eu l'audace de nous imposer.Avec cette phrase on aurait dû gravés le mot \"pouilleux\" que le premier ministre du Canada a déjà employé à l'égard des Canadiens français.Les paroles s'envolent, mais les écrits restent .D autres théâtres ont été construits à travers le Canada, mais aucun n'a eu à subir l'injure d'une phrase que le Québec fera connaître à beaucoup trop de gens, marque de commerce à exmber aux touristes .Quelle farce! .Madeleine McNicoll 321, 43e Rue Charlesbourg.L'OPINION DU LECTEUR Le Soleil met gratuitement cette rubrique à la disposition de ses lecteurs peur leur permettre d'exprimer leur opinion sur des questions d'actualité et des problèmes d'intérêt public.Il se garde en tout temps le droit de procéder à un choix dans les lettres qu'il reçoit donnant la préférence à celles qu'il juge les plus intéressantes, les plus aptes a retenir l'attention du plus grand nombre de lecteurs.Seront écartées les lettres qui constituent de la propagande en faveur d'un groupement, d'une idée ou d'un parti politique, celles qui traitent de problèmes strictement personnels.La direction du Soleil se garde aussi le privilège d'abréger les lettres trop longues, d'éliminer celles qui comportent des injuiws ou des attaques personnelles.S'efforcer en général de ne pas dépasser cinq à six eents mots, quoique par exception nous nous gardons le droit de publier des textes plus longs à condition qu'ils présentent un interet particulier.Fournir un texte dactylographie.Toutes les lettres devront être publiées avec le nom et l'adresse véritables de leur auteur, apres verification soit par le telephone ou par le courrier.La direction / Québec, Le Soleil, mercredi 10 février 1971 5 ( î l l\\ 1 UjUiUu^ [pWNTEWPS^ Ce printemps.cc\\m'', côlon Womp,'c partout.Le demmioo^^j,^ chaque annef.iuj a donne uu sty nouveau, Plus\t^ a) veston officer à bon- JO® SS-, sur, ^00 Ben°\u20191' «000 bl Manteau midi à boutons- JJ 14 c) chemisier à curreau,, * 12 plastron.*sï.:;s.-: 13\" choix.\t,\t2000 Veste \u201cvagahonà\t^gQ \u2022\u2018Hot Pants\u201d\tasportttes ii,.! Ce^vme,^J\u2014'»ro* COWP°SEZ 529-92^^ ECRIVEZ c.p.i*77 mai^aret §odfrey V*1 , 6 Québec, Le Soleil, mercredi 10 février 1971 l'opinion du lecteur C'est assez! \"Vous êtes pas écoeurés de mourir, bande de caves, C'est assez! '' J'admets que, pris comme tel, plusieurs ont pu être offensés.Mais est-ce là vraiment une offense?Un affront public à tous les Québécois?' J'en doute.Ne serait-ce pas plutôt une question qui nous est posée d'une façon si franche, dans notre vocabulaire de tous ' les jours, une question si honnête, que nous n'osons pas la regarder en face et nous crions au scandale afin de ne pas y répondre.Mais mourir, il n'y a pas que la mort de la carcasse et ce n'est pas uniquement de cette mort dont iparîe l'auteur.Il y a une mort encore plus effarante; celle de l'âme ou de l'esprit.Vous qui lisez ces lignes, vous êtes peut-être déjà mort?Réfléchissez bien ., .Vous vous seriez marié mais vos parents avaient tellement besoin de vous et 'maintenant, vous n'y croyez plus.Vous avez rencontré cet homme tellement chic, qui après tant de promesses, vous laisse tomber car il a obtenu par votre entremise l'emploi convoité.C'est l'artiste qui n'a pas de quoi peindre, c'est la fille-mère, c'est l'assisté social, c'est le délinquant de seize ans, ce sont ceux qui n'ont pas pu et qui n\u2019ont pas su \"devenir\".Et le pays qui meurt, vous y avez songé?Ces souvenirs du Québec \"made in Japan\"; l'ouvrier qui doit parler une langue seconde pour travailler parce que notre économie est plutôt américaine; et tous ces inscons-cients qui ont pour règle de vie: moi d'abord, ma part et crèvent les autres.Ces inconscients sont les \"caves\".Un pays, une langue, une culture, ça meurt aussi.Aujourd'hui on va au théâtre non seulement pour voir mais aussi pour participer; on y apporte notre solitude, notre angoisse pour qu'elles soient métamorphosées en joie, on y communie avec l'artiste.Cherchons un peu le vrai sens d'un théâtre .Les plus déçus sont, je le crois bien, ceux qui se disaient faire partie d'une certaine élite québécoise (on a de l'importance dans la mesure qu'on s\u2019en donne) où pour eux une soirée au théâtre signifiait, sous les pampilles d'un lustre de cristal ou devant une glace à encadrement Louis XV, rencontrer un | tel ministre, madame l'avocat une telle et le reste.J'ai vécu le Grand Théâtre à quatre reprises.Certes, c'est un lieu de rencontre mais une rencontre devenue beaucoup plus intime avec les dons de l'artiste qui sait épouser les joies et les misères de l'homme et d'où jaillit une vie nouvelle.Jordt Bonet prolonge le spectacle par l'atmosphère dramatique de la murale et la soirée devient alors une expérience totale.Les matériaux sont \"étranges\" pour une murale: on suggère plutôt céramique, huile, émail.Mais ne sommes-nous pas au début du vingt et unième siècle avec des matières nouvelles pour l'expression d'une idée, d'yn goût, d'une forme .?\"On ne connaît que les choses que Ton apprivoise, disait le Renard au Petit Prince de Saint-Exupéry.Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître.Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands\".On ne connaît plus le nom des fleurs .on achète des fleurs de plastique car elles sont lavables .les meubles en simili remplacent les meubles ancestraux (dits meubles laids car ils n'étaient que de boiS et d'humble facture) .Prenez le temps de connaître les choses .laissez-vous apprivoiser .les yeux sont aveugles .cherchez avec le coeur .et surtout N'EFFACEZ PAS! Philippe R.DuVal, 60, Avenue Laurier, Appt 1, Québec 4, Qué.Francophobie \u2022 Monsieur Jacques Hardouin, L\u2019Ancienne - Lorette, Qué.Cher monsieur, J'ai lu récemment votre texte paru dans \"Le Soleil\" du 12 janvier 1971, sous le titre \"Francophobie\", où vous déploriez le courant de francophobie qui sévit au Québec et que vous créditez en grande partie au clergé.Je me permets de souligner d\u2019autres causes de cette aversion, lesquelles vous taisez très discrètement.Vous reprochez au Québec d'avoir quêté la coopération de la France qui, par un effet de sa grande générosité, a consacré plus de $8 millions à cette cause en 1969.Vous vous croyez encore à l'époque de la colonisation, ma foi! A vous lire, on imaginerait assez facilement une tribu d'indigènes surveillant du rivage l'arrivée de leurs sauveteurs qui viennent les libérer de leur ignorance grâce à la riche culture française.De l'apostolat, quoi! D'abord, la France était libre de coopérer et par conséquent, si elle a accepté de le faire, c'est qu elle y voyait des avantages.De plus, je connais très peu de Français qui aient immigré au pays uniquement pour accomplir du bé-\u2019névolat et qui n\u2019y aient pas trouvé leur compte.Avouez-le, si réellement vous vous trouviez plus mal qu'en France, il y aurait belle lurette que vous l'auriez retrouvé votre chère patrie.Vous attribuez la francophobie à la jalousie et à la mesquinerie des Québécois qui, selon vous, seraient en plus bourrés de complexes.Mais jaloux de quoi?Dàvoir dû s'exiler pour gagner sa croûte?Sûrement pas.Quoiqu'il faille bien avouer que notre taux de chômage serait peut-être plus bas s\u2019il y avait moins de \"coopérants\" ou autres du même acabit qui ne sont souvent ici que par goût de l'aventure ou en remplacement du service militaire.Complexés?Et pour quelle raison?Pour ma part, la seule supériorité que je reconnais aux Français en général, c'est la facilité qu'ils ont de palabrer pendant cinq minutes pour dire des choses aussi simples que oui ou non et d'employer une foule de synonymes dans une même phrase.Croyez-moi, l'habitude s'ac- | quiert rapidement.A preuve, les Québécois qui ont fait un court stage en France; ils en rapportent même l'accent.A propos, vous pourriez peut-être m'indiquer un synonyme pour le mot \"fendant\"! Moi, je crois plutôt que la francophobie dont vous vous plaignez a été engendrée par des \"spécimens\" de votre espèce.J'ai connu bon nombre de Français et, sauf df rares exemplaires, on aurait cru, à les entendre, qu'ils étaient issus directement de la cuisse de Jupiter.\"Vous savez, en France.\", \"Chez nous, à Paris.\", etc.Vous auriez tout à gagner en étant un peu plus affable à l'égard des Québécois, à cesser de pontifier comme vous le faites, à mettre de côté votre prétention et votre fatuité, à arrêter d\u2019étaler vos connaissances qui, dans bien des cas, ne sont que de la foutaise.Au fond, il ne faut pas trop nous en vouloir.Nos ancêtres étaient en bon nombre des bagnards français et des \"filles du roi\", la lie du peuple en somme.(Ceux qui n'ont pas choisi le Canada à cette époque ont contribué au peuplement de la France et comptent peut-être parmi vos ancêtres.) Vous voyez, ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on nous expédie un peu de tout au Québec.fcïQAPS IMÉMfiMll i\t.v '\t\u2019 de vede^- ^fpièces En 9fC\\0 _ _Wia\\ Poüï de sty'e Cen«e- De toute façon, si vous n'êtes pas heureux chez nous, personne ne vous retient.Sincèrement, je ne crois pas que le genre de critique que vous avez publiée puisse être un apport remarquable pour relever le niveau culturel des Canadiens français.Français, nous voulons vous aimer (les Françaises aussi naturellement!) mais, de grâce, aidez-nous un peu.Louis Michaud, Fobtenelle, Qué.Il faut de l'ordre St-Henri, 27 janv.1971.Cher monsieur, J'apprécie beaucoup les articles d'un de vos meilleurs éditorialistes, sinon le meilleur, M.Gilles Boyer.Les idées qu'il exprime dans votre journal reflètent bien l'opinion de la très grande majorité des Québécois et des canadiens, sur les malheureux événements survenus en notre pays, depuis octobre '70.Tous ceux qui ont une tête sur les épaules, et un jugement sain \u2014 et qui n'ont pas subi \"le lavage de cerveau\" de nos agitateurs professionnels, pensent comme lui.\u2014 Dans le milieu semi-rural, où je demeure, et dans beaucoup d'autres secteurs avoisinants, où j'ai accès, tous les gens sont d'accord pour dire qu'il faut de l'ordre dans un pays, que le séparatiste n'est qu'un \"attrape nigauds \", que la violence sous toutes ses formes est une calamité et que la révolution et la guerre civile seraient les plus grands malheures qui puissent nous arriver.Ecrivez plus souvent M.Boyer; tous les gens sensés vous en seront reconnaissants.Et tous ceux qui sont capables de tenir une plume devraient faire de même.Malheureusement tous ne peuvent pas.Tous n'ont pas votre talent, où ils manquent d'habitude?où ne connaissent pas la dactylo?etc., etc.Mais il est de fait que la majorité silencieuse devrait pouvoir s'exprimer davantage.Veuillez croire à mes meilleurs sentiments.Mlle Rose-Aimé Dumont, Saint-Henri.Cté Lévis, P.Q., Canada.Co««Pren^chamWe de ^\t,-de uïietatt® ?5 un soW f (è.voit® c\",0'b\u2019\u201eutetuncaca\t- 9 tables àe 00 \\Vs .v.er 3 PieC rhe télévi- ' v,at dü ^oblUit ce svipe^e at Avec VacHj wdemen\\ To^°u\u201cw'%- - \"ir\"' mm™ Y #00 .ÉÉ .%\t.-ï-'\tA- ' **:- Yens- Hit ^ % ^0cSalCSérSr r i Réunion à Québec ?7 Québec, Le Soleil, mercredi 10 février 1971 Le fait français dans les industries minières Par André DIONNE de notre bureau de SEPT-ILES La majorité des grandes entreprises minières du Québec se trouveront réunies à Québec ce vendredi pour discuter du fait français dans l'entreprise.M.Maurice Beaulieu, de l\u2019Office de la langue française, au ministère des Affaires culturelles du Québec, a confirmé cette invitation où on discutera en particulier de la terminologie dans l'industrie minière.Le porte-parole du ministère a laissé entendre que ce n'est pas le gouvernement unilatéralement qui ait convoqué cette réunion mais bien en étroite collaboration avec l'Association des mines et métaux.Par contre, sur le plan syndical, cette réunion semble vouloir cristaliser un sentiment de frustration; M.Beaulieu a précisé à ce sujet qu'il n'y avait pas eu d'invitation de lancée aux centrales syndicales.La Fédération des travailleurs du Québec en particulier représente la grande majorité des employés travaillant dans ces industries, fl ajoutait aussi-tflt qu'une action parallèle était menée par le ministère auprès des centrales syndicales.Selon M.Clément Godbout, coordonnateur des métallos sur la Côte-Nord et président du Conseil du travail de la Côte-Nord et du Golfe, il semble que ce ne soit pas réel; une telle collaboration a existé auparavant mais depuis deux ou trois ans, iL,n'y a plus rien.Il semble donc que dans cette question du fait français dans l'entreprise, le gouvernement n'accepte de discuter qu'avec les entreprises.Ce qui n'est pas tout à fait vrai non plus puisque les délégués des entreprises peuvent amener avec eux des \"ouvriers\".DE L'OBJET DE LA REUNION Dans la lettre de convocation, les autorités gouvernementales estiment qu'ensemble, on pourrait dans le secteur des mines voir ce qui se fait dans ce sens et trouver ensuite les moyens pour accélérer ce mouvement.Pour M.Beaulieu, cependant, l'objet de la réunion touchait en particulier la terminologie pour l'établissement d'un programme réaliste.Il précisait que l'Association des mines et métaux a déjà j commencé un travail pour réunir dans un gioffaire les descriptions techniques propres à l'entreprise minière.Cette réunion consistera donc en une cueillette des mots les plus répandus; il y a aussi des néologismes à créer, des expressions qui sont propres au Québec.Au sujet d'une certaine opposition qui régnerait entre l'Etat et les centrales syndicales, M.Beaulieu a ajouté qu'il n'y a pas d idéologie précise sur le fait français au sein de l'entreprise, idéologie sousjacente à la réunion de vendredi.Ce qu'on veut surtout, ajoutait-il, c'est quelque chose de pratique, établi en collaboration avec les sociétés.Cela suppose participation, dialogue et réalisme dans les solutions proposées.SUR LA COTE-NORD Les trois principales entreprises minières de la Côte-Nord, ont fait savoir leur volonté de participer à cette réunion.Tefley invite la minorité .1 du Québec à faire preuve de compréhension MONTREAL (PC) \u2014 La minorité anglophone du Québec doit faire preuve de compréhension, face aux revendications légitimes de la majorité française, a déclaré, hier, M.William Tetley, ministre québécois des Institutions financières.S'il est vrai que la question linguistique préoccupe beaucoup les Québécois de langue anglaise, ces derniers temps, comme l'a d'ailleurs souligné le député libéral George Springate, il ne faut pas oublier que cinq millions de Canadiens français manifestent également de l'inquiétude à propos de leurs droits linguistiques et de leur situation économique, a-t-il ajouté.\"Pour ce qui est de la langue, a affirmé le ministre, devant les membres du club Rotary, j les Canadiens d'expression française s'inquiètent à juste titre, eux aussi, parce qu'ils sont isolés, en Amérique du Nord, sur une vaste mer anglo-saxonne.\" Si les Anglo-Québécois acceptent d'apprendre et de parler la langue de la majorité, a-t-il conclu, alors le Québec, de son côté, acceptera sans problème sa situation minoritaire au sein de la Confédération.Les électriciens de la fonction publique devront être bilingues pour accéder à des postes supérieurs OTTAWA (PC) \u2014 La Fraternité internationale des travailleurs de l'électricité a invité ceux de ses adhérents qui sont au service du gouvernement fédéral, à suivre des cours de langues, faute de quoi ils risquent de ne pas avoir de promotion ou de perdre des occasions nouvelles.Le directeur du syndicat, M.D.S.Davidge, qui représente près de 2,000 électriciens de la fonction publique, a dit dans une lettre adressée aux membres et rendue publique lundi, qu'aux termes de la politique bilingue du gouvernement, tous les pos- Réserves de bois à sauvegarder L'industrie forestière dans la région de Saint-Siméon semble subir un ravage indescriptible et pourrait connaître le sort vécu actuellement dans la région de'Cabano.C'est du moins l'opinion émise récemment par le maire de St-Siméon, M.Marcel Foster, qui déplore avec des conseillers la situation faite particulièrement à un citoyen de Petit-Saguenay, dans le comté de Dubuc.Ce citoyen a construit une scierie avec promesse de sa part et du gouvernement provincial, que les coupes pour cette scierie ne se feraient pas sur les boisés des syndicats forestiers de Saint-Siméon et de Baie - Sainte - Catherine.Tl n'en serait pas ainsi, à un point tel qu'actuellement on couperait de trois à quatre millions de pieds de billots annuellement dans les boisés de Charlevoix-Est, laissant la forêt dans un état déplorable.Aux dires de M.Foster, il y aurait un gaspillage tel que les réserves forestières de Saint-Siméon pourraient être épuisées en moins de 10 ans.Le maire Foster a fait remarquer que l'usage sans gaspillage poursuivi par les syndicats forestiers prend beaucoup plus de temps à utiliser les réserves de bois et assure la continuité de ces réserves.Les maires de toutes les municipalités du comté, les prési- I dents des syndicats forestiers et | les représentants de la compa- ! gnie Donohue demanderont au j gouvernement de reviser immé- I diatement ses positions pour corriger la situation.YELLOWKNIFE, T.N.- O.(PC) \u2014 L\u2019attitude du ministère fédéral des Transports envers les Esquimaux tient du IDème siècle, a déclaré hier M.Weldy Phipps, ancien pilote de brousse, au conseil des Territoires du Nord-Ouest.Les fonctionnaires de ce ministère sont souvent des \"bigots à peine déguisés qui dédaignent les Esquimaux\", a affirmé M.Phipps, membre élu du conseil pour la circonscription de High Arctic.Il y a une limite, a-t-il ajouté au nombre de vexations que peuvent essuyer les Esquimaux a-vant de devenir militants.\"Là nous aurons un tout autre problème sur les mains\", a-t-il dit.00- ^ Téléviseur portatif 20 po.de PANASONIC A l'avant-garde du temps \u2022\t180 pouces carrés d\u2019image \u2022\tHaut-parleur de 3y2 pouces \u2022\tContrôle à boutons-poussoir \u2022\tImage Instant \u2022\tSortie pour écouteur personnel \u2022\tFini noyer granulé \u2022\tService gratuit de 90 jours Rég.229.95 179 99 Centre-Ville.Téléviseurs, rayon 785, 4e étage.Sainte-Foy, étage du Mail.DUO PAR EXCELLENCE Cuisinière automatique Réfrigérateur sans givre tes supérieurs dans le domaine ; de la technique seront réservés aux bilingues.\"Nous recommandons à chacun de nos membres de demander à suivre des cours de langues\" lit-on dans la lettre.D'ici 1975, ajoute M.Davidge, 15 pour cent des postes techniques au gouvernement seront occupés par des bilingues.Il est à craindre que des électriciens hautement qualifiés, qui ne parlent qu'une seule langue, se retrouvent perdants dans une course à l\u2019emploi devant les bilingues.L'attitude du ministère fédéral des Transports envers les Esquimaux tient du XIXe siècle - Weldy Phipps O OVER Rég.89.95 mm* Rég.299.00 249 Rég.459.00 399 88 88 CUISINIERE; \u2022 Four de 25 pouces \u2022 Elément détachable \u2022 Commande sur panneau de tête \u2022 Lampe Fluorescente pleine largeur \u2022 Minuterie et horloge \u2022 Blanc, or, avocado.REFRIGERATEUR: \u2022 Capacité de 131 Ib \u2022 Tablette ajustable \u2022 2 plats à légumes ou fruits \u2022 Compartiments; beurre et fromage \u2022Garantie d'un an sur appareil et 5 ans de garantie sur le compresseur \u2022 Disponible dans le 15 pouces cubes, or ou blanc, 14 pouces cubes dans avocado.Centre-Ville, Appareils ménagers, rayon 787, 4e étage.Sainle-Foy, étage du Mail.Balayeuse modèle convertible de luxe Spécial sensationnelle Pratique aspirateur portatif \u2022\tPrésenté dans une élégante mallette \u2022\tTous les accessoires trouvent leur place à l\u2019intérieur.\u2022\tForte puissance d\u2019aspiration.\u2022\tRoulettes larges, ne marquant pas les parquets.\u2022\tNettoie à fond les tapis \u2022\t4 positions \u2022\tGrand sac à poussière à jeter \u2022\tPhare d\u2019éclairage \u2022\tAccessoires pour meubles avec léger supplément.Centre-Ville, Appareils électro-ménagers rayon 787, 4e étage.Sainte-Foy, étage du Mail DITES : \"PORTEZ A MON COMPTE\" Ouvert: Lundi, mardi, mercredi de 9H.30 a.m.à 5H.30 p.m.\u2014 Jeudi et vendredi de 9H.30 a.m.à 9h.p.m.et le samedi de 9h.a.m.à 5h.p.m.1 I 196425 8 + Québec, Le Soleil, mercredi 10 février 1971 L'objectif de Jeunesse du Monde: un jour de guerre pour la paix par Pierre MATHIEU Jeunesse du Monde entreprendra, du 24 février au 1er juin 1971, une vaste campagne de pétition auprès du Premier ministre du Canada, réclamant \"un jour de guerre pour la paix\".L'objectif de cette campagne a été fixé à un million de signatures.Raoul Follereau, l'apôtre mondial des lépreux, est à l'origine de cette initiative.Le 1er septembre 1964, il écrivait au secrétaire général des Nations-Unies lui demandant de faire voter à l'assemblée générale une résolution demandant aux gouvernements représentés à l'organisme international, de prélever sur leurs budgets respectifs, ce que leur coûte un jour d'armement et de le mettre en commun pour lutter contre les famines, les taudis et les grandes endémies qui déciment l'humanité.En fait, ce que M.Folloreau demandait, c'était \"un jour de guerre pour la paix\".Il y avait déjà vingt ans qu\u2019îl faisait cette demande aux gouvernements nationaux; mais ce 1er septembre 1964, il décidait d'adopter une autre stratégie.Il lançait un premier message à la jeunesse du monde lui demandant de faire pression, au moyen e pétitions, sur les autorités des Nations-Unies afin de faire voter cette résolution.Cette démarche se termina le 5 décembre 1969 alors que, sur 'la proposition de 17 de pétitions, sur les autorités des Nations-Unies votait par 92 voix et 7 abstentions une motion recommandant à tous les états membres de prendre en considération les pressions faites par 3 millions de jeunes, de j4 à 20 ans, appartenant à 125 pays, pour demander \"un jour de guerre pour la paix\".C'est maintenant à chaque pays de décider.Raoul Follereau a donc demandé à des organismes natioaux de faire pression sur leur gouvernement respectif.Au Canada-Français, il a confié cette deuxième étape de sa campagne au mouvement Jeunesse du Monde.Cet organisme fera donc le lancement de cette seconde offensive de la campagne \"un jour de guerre pour la paix\", le 24 lévrier 1971.Chanue club Jeunes du Monde inaugurera, ce jour-là, dans son école ou sa paroisse, une campagne de signatures demandant au gouvernement ccnadien de consacrer la valeur d'une journée de son budget d'armement nour les oeuvres de la paix.A l'occasion de cette campagne, des actions d'envergure, pour sensibilise., 's milieu au problème de la paix, seront oganisées.Un m\u2019\"'jti de signatures: c'est l\u2019objectif à atteint .£.Madame Georges F.Vanier, épouse du regretté Gouverneur général du Canada, a accepté la présidence d'honneur de cette campagne, qui se terminera le 1er juin 1971.Planification de la pastorale missionnaire (par P.M.) L'Office diocésain de la pastorale missionnaire (ODPM), dans le diocèse de Québec, veut faire en sorte qufe le missionnaire n'arrive plus en paroisse comme \"un cheveu sur la soupe\".C'est du moins la visée du responsable de l'Office, le Père Julien Cormier.Traditionnellement, les sociétés missionnaires \"passaient\" de paroisse en paroisse, sans planification, de telle sorte que certains curés se plaignaient d'avoir un peu trop de visite.D'autre part, le missionnaire arrivait habituellement avec une prédication toute exotique, qui n'avait souvent de signification pastorale adaptée aux paroissiens que le signe de piastre.L'ODPM a été créé, l'an dernier, dans le but d'établir, au niveau diocésain, une coordination de toutes les oeuvres missionnaires, qui sont invitées à se diviser le champs d'action, de façon à ne pas \"se piler sur les pieds\".Ainsi, en principe, les paroisses doivent être visitées par deux ou trois sociétés missionnaires, pas plus.(Il n'est pas question ici de la Propagation de la foi, de Développement et paix, ni du Paraguay).D'autre part, les missionnaires sont invités à faire coller leur prédication aux priorités pastorales propres à chaque région.Ce qui implique que les curés ont l'opportunité de connaître au préalable celui qui viendra cueillir les fruits de sa paroisse.Petit à petit, la pastorale missionnaire s'intégre donc dans la pastorale d'ensemble, dans la mesure où elle existe.Elle trouve sa place, permanente, à côté des comités de liturgie, de catéchèse, etc.L'ORGANISATION REGIONALE La plus grande réalisation de l'ODPM est sans doute la mise sur pied des différents comités qui s'organisent graduellement dans les dix régions pastorales du diocèse.Les membres de ces comités sont chargés de l'animation missionnaire dans leur milieu.Ce sont eux qui apportent l'information nécessaire aux mass media de la région.Ils sont au service des différentes oeuvres missionnaires et pourront l'être éventuellement pour les organisations d'aide au Tiers-Monde.Le but de l'office, par l'intermédiaire des comités locaux, est d'éveiller les fidèles à l'idée que l'Eglise du Québec est en relation avec l\u2019Eglise universelle.Dans cette optique, le missionnaire devient un agent de liaison entre les Eglises.Les régions pastorales de Charlevoix, de la Beauce et de l'Amiante seraient parmi lés plus avancées dans l'intégration de la pastorale missionnaire dans la pastorale d'ensemble.PAS DE FUSION Si grâce à l'ODPM il s'opère une certaine unité d'action entre les différentes sociétés missionnaires, il ne faut pas en conclure qu'on est arrivé à une fusion, difficilement réalisable à l'heure actuelle.On aurait pu penser, par exemple que l'Office aurait favorisé une seule enquête pour les missions, dont la qualité aurait remplacé les multiples sollicitations existantes.Cette formule ne peut cependant pas être appliquée, pour diverses raisons.D'abord, l'expérience a montré que la formule traditionnelle des quêtes multiples est encore plus payante! D'autre part, à l'occasion de ' leur prédication, les missionnai- j res offrent habituellement un I abonnement à leur revue, à partir de laquelle (publicité, dons subséquents, etc.) la société missionnaire en question tire une bonne partie de ses fonds.Comme la fusion des revues, et encore moins la fusion des fonds, n'est pas encore faite, il est encore nécessaire que lés missionnaires se présentent avec leur étiquette particulière et ce à tour de rôle./ r.r Arfî'j».ÆF Wm de doublure batteur i Renard- ^5 \"NS 4 ASSORTIE POUR SOCIETY AU BOEUF Boite ANIMAUX OU FOIE EN MORCEAUX HKoz dl«# Boites S HENLEY 3\t*1.00 AUX FRUITS CANADA DE CHOIX HENIEY Boites 28 oz OEUVRESDULA f t 7 Québec, Le Soleil, mercredi 10 février 1971 13 Péquiste dans Sainte-Marie Charles Tremblay, un député i I' \" de M.Tout-le-monde La Commission sur la liberté de presse n'a pas encore annoncé l'ordre de ses travaux mm par Benoit LAVOIE Entre deux trains, alors qu'il revenait au Parlement après une tournée de son comté nopu-laire de Sainte - Marie, dans l'Est de Montréal, et qu'il se préparait à retourner dans le comté de Chambly aider la campagne électorale de Pierre Marois, le député Charles Tremblay m'accueille dans son bureau.Il n'a pas l'air particulier que Ton retrouve comme dénominateur commun des militants pé-quistes et des autres députés.Charles Tremblay donne l'impression d'un simple homme de la rue, qui a déjà sa première jeunesse dernière lui et qui n'a jamais marqué de façon éclatante ses principes.Il n\u2019avait jamais fait de politique à titre de candidat.Et raintenant il est l'un des sept députés du nouveau parti entré en Parlement de Québec le 29 avril.Il est d'ailleurs le premier des sept à être entré à l\u2019Assemblée nationale, puisqu'il fut le seul à avoir prêté le serment d'allégeance à la reine, au début de la première session.De cette situation, les autres partis profitèrent, tout autant que de son inexpérience parlementaire.Mais on s'aperçut plus tard, notamment lors des sorties qu'il fit en faveur du mouvement syndical, à l\u2019occasion du débat sur la crise d'automne, qu'il avait des convictions solides et qu'il pouvait également jouer le jeu du parlementarisme.Charles Tremblay est nationaliste socialisant, se définit-il lui - même.Et ce qui l'émeut profondément, surtout qu'il représente un des comtés les plus pauvres et les plus démunis de la province, dans TEst de Montréal, c'est de voir la richesse des uns côtoyer la pauvreté sordide des autres.Il dit ne pouvoir comprendre qu'il y ait des pauvres au Québec.\"Lorsque je quitte mon bureau de Sainte - Marie, certaines fois, j'ai un motion sur le coeur.Il n'y a pas de raison à la pauvreté, mais un parti d'opposition ne peut pas faire grand-chose pour régler cela.\"Si je faisais partie d'un gouvernement, je ne pourrais pas accepter que cette situation dure\".Le député péquiste dit qu'il I aime son nouveau travail de député, mais seulement parce que cela lui donne l'occasion de défendre un idéal.\"Si ce n'était que pour la job, j'aimerais pas ça.\" \"Je trouve emballant de défendre l'idéal de la souveraineté HHÜi qu'il Ta \"attrapé\" bien jeune.\"Mon père était un grand nationaliste et je l'entendais dire certaines fois: \"Le Québec devrait se gouverner lui-même.\"Ca me rendait songeur, l'idée germait en moi.\"A Tâge de 25 r.ns, a Chicoutimi, j'avais mentionné un jour, que j'espérais que le Québec devienne indépendant.Dans le temps, c'était pas long et on nous traitait de communiste.\"Une autre fois, j'avais dit que tous les gens devraient pouvoir se faire soigner, peu importe leur fortune.On m'a dit à ce moment que j'étais communiste sans le savoir.J'avais aussi parlé d'éducation gratuite.\"Imaginez.Nous étions sous le régime duplessiste et tous ceux qui avaient les idées semblables passaient pour des désorientés, des grands rêveurs, des dangereux.\" Dès Tâge de 20 ans, il avait commencé à s'occuper de politique.Mais jamais, à partir de là, il ne vota ou pour les libéraux, ou pour les conservateurs, ou encore pour l'Union nationale.fisamment sûr de l'avenir de ce parti pour y militer activement.\"Je rêvais depuis longtemps du jour où un parti politique avec un programme véritable permettant aux Québécois de récupérer leurs pouvoirs politiques se formerait.Je Tai trouvé a ec le PQ\".Il raconte l'admiration qu'il portait à René Lévesque, même du temps où ce dernier était membre du Parti libéral.\"Je travaillais à THydro -Québec et c'est seulement lorsqu\u2019il fut ministre des Richesses naturelles que nous avons pu nous syndiquer.Avant, on avait souvent fait des tentatives, mais on nous mettait toujours du bois dans les roues.Lévesque fut l'artisan de la révolution tranquille et lorsqu\u2019il s'est aperçu qu'il ne pouvait aller plus loin avec le Parti libéral, il en est sorti\".Syndicaliste dans Tâme, Charles Tremblay s'est activement occupé de cette syndicalisation des travailleurs de THydro -Québec.Sans jamais avoir été permanent de son syndicat, M.Tremblay dit avoir toujours milité dans le Syndicat canadien d^ la fonction publique.par Benoit LAVOIE Après deux séances, Iq Commission de l'Assemblée nationale sur la liberté de la presse n'a pas encore discuté du coeur de ce sujet, ni même fait savoir q je! sera Tordre des travaux à être effectués.En effet, la deuxième séance consacrée à la liberté de presse, hier avant-midi, a simplement fourni l'occasion au président de la ' Fédération professionnelle des journalistes du Québec, M.Gilles Gariepy, ainsi qu'à Me André Bureau, porte - parole des entreprises de presse, d'expliciter pour le bénéfice des membres de la commission, ce que sera appelé à faire le Conseil de presse, organisme nouvellement créé.D'autre part, le président de la commission, M.Jacques Veil-leux, député de Saint-Jean, a fait savoir que le comité direc- teur formé au sein de la commission et qui devra en tracer Tordre des travaux se réunira d'ici le début de la session, qui commencera le 23 février, et annoncera par la suite quand auront lieu les prochaines séances.La Commission de l'Assemblée nationale sur la liberté de la presse avait été convoquée à la suite de la crise d'octobre, après une demande en ce sens Troisième anniversaire de l'Office franco-québécois pour la jeunesse L'Office franco-québécois pour la jeunesse a trois ans.C'est le 9 février 1968, en effet, qu\u2019était signé, à Paris, un protocole d'entente entre la France et le Québec, créant cet organisme qui s'inscrit dans le cadre de la coopération entre les deux gouvernements.A l'occasion de ce troisième anniversaire, le ministre Jean-Paul L'Allier, coprésident de cet office (Tautre coprésident étant M.Joseph Comiti, ministre français de la Jeunesse et des Sports) a rappelé l'entière satisfaction du gouvernement québécois devant les réalisations de cet organisme.Au moment du passage à Paris du ministre L'Allier, il y a quelques semaines, le gouvernement français a fait connaître qu'il partageait ce sentiment de satisfaction et, à la suite de leurs entretiens, les coprési- dents français et québécois ont annoncé leur intention de suggérer à leur gouvernement une augmentation de 10 pour cent du budget de TOFQJ pour 1972.Durant ces trois années, près de 5,000 Québécois ont participé aux stages d\u2019observation en France organisés par l'office, alors qu'un nombre identique de jeunes Français ont effectué un séjour analogue au Québec.Comme on le sait, les stagiaires de TOFQJ sont recrutés par concours publics dans tous les secteurs de l'activité: les travailleurs constituent plus de 60 pour cent du nombre annuel des stagiaires, dont la moitié proviennent de l'extérieur des grands centres urbains de Québec et Montréal.Notons, enfin, que 44 pour cent de ces stagiaires sont des femmes.La forme originale de stage d'observation à l'étranger mise au poiqt par TOFQJ permet au stagiaire de comparer, dans it secteur de sa propre activité professionnelle, les réalités québécoises et françaises.Le stage lui-même s'inscrit dans un cycle de formation comportant de nombreuses rencontres entre les stagiaires .du même stage ou d\u2019une même région.Par les consultations qu'il effectue et par les stages qu\u2019il organise, TOFQJ est un instrument de formation au service du développement social et collectif dans le cadre de l'éveil du Québec à la coopération internationale où il constitue une entité dynamique.Cette année, TOFQJ offre une programmation touchant plus d'une centaine de secteurs aux Québécois de 18 à 30 ans et particulièrement aux travailleurs.Les candidatures à ces stages seront acceptées jusqu'au 25 février.de la Fédération professionnelle des journalistes, pour discuter notamment des accusations portées à Tendroit des journalistes Bl des moyens d'information, principalement par certains députés libéraux.D'ICI UN AN Me André Bureau.a expliqué, hier avant-midi, que le Conseil de presse créé il y a deux semaines, ne sera pas en mesure de commencer à fonctionner avant le début de Tannée 1972.Cett\u2019 situation s'explique par le fait que les 19 membres du conseil ne pourront être choisis avant le mois de juin prochain, ces derniers devant, au cours des six mois suivants, établir les normes qui régleront le travail du conseil.Le président du conseil, qui devra être choisi indépendamment des entreprises de presse e:; du monde de l'information, pourrait être nommé d'ici la mi-avril.Pour sa part, M.Gilles Garié-py, président de la FPJQ, a expliqué que ce sonseil de presse différera de ceux institués à pouvoir exécutoire et une de ses fonctions sera d'être un tribunal d'honneur pour tout manquement la liberté de la presse au Québec.Le Conseil de presse québécois n'aura d'autre part aucun travers le monde, notamment en Grandde - Bretagne, par son but premier, qui est avant tout de protéger le droit du public à une information honnête et complète, par la protection de aux normes de la liberté de presse.II aura d'autre part une fonction permanente et importante, soit d'effectuer des recherches et des études sur la situation de la presse au Québec, ces travaux devant être rendus publics annuellement par la publication d\u2019un rapport.Un tel rapport permettra aux informés d\u2019établir la qualité des informations qui leur ont été transmises.En établissant une carte de presse pour les journalistes du Québec, le conseil n\u2019a pas pour but de juger de la compétence des journalistes ou encore de leur procurer un permis de travail.Cette carte de presse ne servira qu'à l\u2019identification de ceux qùi font le métier de journalistes.A BOSTON face au parc public l'hôtel Chaque chambre avec toile de baini et télévision.La plupart, à air climatisé.A proximité des magasins et des divertissements.Tarif familial.Parc de stationnement.Prix très raisonnables I Ecrire pour obtenir brochure.Rues Avery i Washington NU 2-8000 Voyez votre agent de voyage \u2022lili Hi H politique du Québec, mais c\u2019est très lourd de responsabilités.\"Nous sommes seulement sept députés pour représenter 630,000 électeurs, qui attendent de nous presque des miracles.Ca me déçoit d'être dans l'opposition, parce qu'on se rend compte alors du peu que Too peut faire pour un comté aussi démuni que le mien\".LES ORIGINES Charles Tremblay est issu d'une famille d\u2019ouvriers du Saguenay - Lac - Saint - Jean et jusqu'à 25 ans, il demeura à Chicoutimi, touchant à ce moment à plusieurs métiers, de celui de bûcheron à celui de débardeur, et plus tard voyageur de commerce.Avant d'être candidat aux élections du 29 avril dernier, il était aide-technicien de laboratoire pour THydro - Québec, à Montréal.Son nationalisme, il raconte \"J'étais déjà convaincu qu'aucun de ces partis en pouvait rien changer\".Comme la plupart des nationalistes de l\u2019époque, il fait partie de Taventure du Bloc populaire d\u2019André Laurendeau.Par la suite, le seul parti auquel il s'intéresse est le Nouveau parti démocratique.Il y milite assez activement à certains intervalles.RENE LEVESQUE Il se défend de professer le culte de la personnalité.Mais il admet que lorsque René Lévesque se dissocia du Parti libéral pour fonder le Mouvement souveraineté - association, il fut immédiatement membre du groupe.I! avait auparavant voté pour le Rassemblement pour l'indépendance nationale de Pierre Bourgault, mais n\u2019était pas suf- II a souvent demandé des congés sans solde de son employeur pour des négociations, d:s conciliations et même des grèves.LE PARTI QUEBECOIS Avec le PQ, le Québec selon lui s\u2019est engagé irrémédiablement à prendre charge de son destin.\"Le Parti québécois, c\u2019est le seul chemin démocratique de notre indépendance, c'est une étape.Nous ne pouvons envisager d\u2019autre moyen d'y parvenir.\"Malgré tout ce qu'on pourrait faire à l'encontre de la décision que prendra un jour le Québec de devenir indépendant, cela *e fera sans la violence, je crois, à cause de la force morale qu\u2019imposera une décision collective.\"Lorsque la majorité d'un peuple se prononce en faveur de son avenir, il devient impossible de l'empêcher.Le Chili s'est récemment doté démocratiquement d\u2019un président marxiste et malgré toutes les craintes des autres pays, personne n'a pu empêcher la population de prendre cette décision.\" Aussitôt le PQ fondé, Charles Tremblay militait activement.Il avait trouvé ce qu'il cherchait.Il ne songeait pas alors à devenir député du parti, mais i un mois avant l'élection, on lui proposait de devenir candidat dans un comté ouvrier.\"J'ai alors décidé de me présenter, pour faire également ma | part pour l'indépendance du ; Québec.Le 29 avril dernier, ce [ fut une grande victoire, et là je n' parle pas seulement de ma victoire personnelle.Ce fut une i immense victoire, lorsqu'on con- } sidère tout le chemin parcouru pour l'indépendance du Québec j en quelques années \u201d.Et Charles Tremblay de me j dire alors qu'on ne pouvait \"jaser\" plus longtemps.Il devait : retourner dans le comté de Chambly, pour travailler encore à la cause du Parti québécois.A quelques jours de cette élec- j tion, il disait que le candidat ¦ Pierre Marois, s'il conservait le même pourcentage d\u2019électeurs dans les élections partielles du 8 ! février ferait avancer d\u2019un pas encore la cause de Tindépendan- j ce du Québec.On sait maintenant que ce pourcentage a été conservé, et même légèrement accru.CATELLI* Habitant » FIVE ROSES «Twinkle 9 ?Du 27 janvier au 11 mars 1971 6 prix de $600.00 chaque semaine 6 prix de $6,000.00 après 6 semaines « Choisis parmi toutes les participations Pour les Résidents du Québec seulement.Mme Ernesl Parent St-Cyrille de Wendover Epicerie Réal Côte Mme Gaétan Langlois Montreal Epicene Notre-Dame de la Merci Mme Paul Guimond Troil-Rivler»* Morehe Royol CATELLI PÂTES '' ! ALIMENTAIRES' FIVE ROSES FARINE Habitant MARINADES ^.(Habitant) /\ti CONFITURES ! CATELLI PATES v j ALIMENTAIRES CATELLI Habitant TwinklE MELANGES À GÂTEAUX et ascurrs a 3 SIROP \\ i DE TABLE) CATELLI 5S MARINADES BETTERAVES , MARINADES Habitant SOUPES CATELU PATES / hJ ALIMENTAIRES.FIVE ROSES FARINE pr-\"\u2014; CATELLI Habitant SOUPES CATELLI marinades Habitant CATELU PÂTES ! ALIMENTAIRES Habitant fHabilanl \\ \\ ! KETCHUP I AUX TOMATES Habitant SOUPES CATELU PÂTES / s ; ALIMENTAIRES, ' CATELLI EN CONSERVES MARINADES Habitant CATELLI PÂTES ALIMENTAIRES CATELU PÂTES I ALIMENTAIRES MELANGES A SOUPES TwinklE MÉLANGES À GÂTEAUX ET BISCUITS Habitant SOUPES CATELU PÂTES ALIMENTAIRES & ROSES FARINE mm m - i Mme Helen D.Leblanc Duvernay, laval Métro Provisions Mme G.Chagnon Montréal 389 Epicerie I.G.À.Raymond Mme Germaine Véiina Slllery, Quebec 6 Epicerie Jato Pour participer, vous n'avez qu'à choisir une ligne verticale, horizontale ou diagonale.Faites parvenir les 6 étiquettes des produits Catelli-Habitant - Five Roses - ou Twinkle à case postale 6666, succursale postale Place d'Armes, Montréal 126.Vous trouverez tous les details chez votre marchand préféré.La sixomanie, ça s'attrape.rapporte! et ça Petit traité de sixologie (Regies du concours) PETIT TRAITE DE SIXOLOGIE : Règles du concours 1\tSuivez les directives décrites ci-dessus car elles font partie des règles du concours.Lorsque vous aurez accumulé les six étiquettes ou des fac-similés acceptables (pour décoller les étiquettes faire tremper les pots dans de l eau chaude pendant 15 minutes) et que vous aurez complété une rangée horizontale, verticale ou diagonale, faites parvenir ces etiquettes ou fac-similés â : CATELLI-HABl-TANT-FIVE ROSES-TWINKLE.Case postale 6666, Succursale postale Place d Armes, Montréal 126.Quebec, en ayant soin d indiquer, sur une feuille de papier détachée, vos nom adresse et numéro de telephone, ainsi que le nom du magasin où I achat a ete effectue.Collectionnez les etiquettes.Vous pouvez participer aussi souvent que vous le desirez, à condition que chaque inscription soit postee séparément.Le choix des gagnants sera fait le jeudi de chaque semaine, du 4 février au 10 mars inclusivement Les inscriptions reçues trop tard pour faire partie du concours de la semaine seront retenues pour la semaine suivante.2\tPour gagner, les participants doivent se soumettre aux régies du concours.Chaque gagnant devra repondre correctement, en un temps limite, à une question mettant ses connaissances A l epreuve Cette question sera posee par téléphone, à une heure convenue d avance 3.Tous les participants doivent accepter que leur nom ou leurs photographies soient publies ou diffuses pour des fins publicitaires.4 Toutes décisions des juges en rapport avec et concours seront finales.5.Toute inscription sera jugée nulle si les pièces utilisées pour participer au concours ne sont pas obtenues par les voies normales.Ni la compagnie CATELLI HABITANT LTEE.ni I organisme jugeant le concours ne pourront être tenus responsables pour les inscriptions perdues, mal adressées ou ayant subi un retard à la poste.6 Ce concours est ouvert à tous les residents du Quebec, à l exception des employés de la compagnie CATELLI HABITANT LTEE.de ses détaillants, de ses agences de publicité, de I organisme jugeant le concours et des personnes qui s occupent de la mise sur pied, de la production et la distribution des pièces utilisées pour participer au concours, ainsi que des membres de leur lamille immédiate.Ce concours est soumis a toutes les lois federates ou provinciales qui puissent I affecter.Toutes les mscrptions doivent être mises à la poste au p!u» lard le 10 mars 1971, le cachet postal faisant foi.-v \\ 9 14 Québec, Le Soleil, mercredi 10 février 1971 * .g ¦ .J11 prix maoiQues FARINE TOUT USAGE ROBIN HOOD sac 5 Ib 59' MARGARINE COLOREE GOLDEN GIRL aluminium\t1 Ib\t29e \t CACAO\t7QC FRV\tbte 16 oz I «7\t RAGOUT DE BOEUF\tOCc Irlandais, poule! & dinde CLARK bte IS oz VV\t \t COMPOTE DE POMMES ^qc MCINTOSH\tbocal 28 oi 39' MAIS EN CREME\t1 Kc DEL MONTE Canada de Fantaisie bte 10 oz 15' POIS VERTS DEL MONTE i kc assortis Canada de Fantaisie bte 10 oz 15' HARICOTS JAUNES COUPES IKc DEL MONTE Canada de Fantaisie bte 10 oz POIS & CAROTTES irc DEL MONTE Canada de Choix bte 10 oz GRAISSE PURE SILVERLEAF 16 oz 15 22' GARNITURE A TARTES STAFFORD cerises.\tbte 19 oz 55' GLAÇAGES A GATEAUX ROBIN HOOD vanille, chocolat ou orange bte 6 oz BISCUITS CHOCOLAT PUR METRO bte 12 39' PUREE DE TOMATE CATELLI bte 5 j oz 15' PILLSBURY APPLE TURNOVER\t14 oz 63' MELANGE A GATEAUX ROBIN HOOD blanc suprême, chocolat suprême ou combiné bte 18 oz 2
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