Le soleil, 26 février 1971, vendredi 26 février 1971
[" CUÛouJid'hliJU fl SUPPLEMENT ILLUSTRE A °0 ?46 PAGES 74e ANNEE \u2014 No 51 SOLEIL ] ^ÔÙCHÏM&FÎÜTÎtt ur funéraille» - Ambulanc.r» FOYERS FUNERAIRES TEL.: 529-9221 Direïtaur QUEBEC.VENDREDI 26 FEVRIER 1971 PRIX QUINZE CENTS fVW'M wmm I mmm Enseignants: vers une nouvelle impasse mm ¦ - .¦¦¦¦¦ KM ¦ Mrki m W \"Vous êtes pas écoeurés.\" Pinard passe la truelle iN.G.) \u2014 Le ministre des Travaux publics, du Québec, Me Bernard Pinard, s presque confirmé au Soleil à midi que l\u2019inscription controversée : \"Vous êtes pas écoeurés de mourir, bande de caves\", disparaîtra de la murale du Grand Théâtre, à Québec.M.Pinard a esquissé le geste consistant à passer une truelle sur le ciment lorsqu'il a été interrogé en rapport avec la décision définitive que le gouvernement devra prendre à ce sujet.Au cours de la séance de l'Assemblée nationale en matinée, le sujet avait été soulevé par le député unioniste de Bellechasse, Me Gabriel Loubier.Celui-ci avait demandé au ministre des Affaires culturelles, M.François Cloutier, quelle était la décision que son ministère entendait prendre au sujet de la guerre déclenchée par l'inscription dans la murale du sculpteur Jordie Bonet.M.Cloutier a élaboré une longue réponse dans laquelle il a notamment révélé que son prédécesseur, M.Jean-Noël Tremblay, ancien ministre des Affaires culturelles, était intervenu sans succès auprès de l'artiste à l'époque où il dirigeait le ministère, pour faire enlever la phrase qui a choqué les Québécois.M.Bonet a refusé, a porté sa thèse devant le protecteur du citoyen* qui a finalement porté toute l'histoire devant une commission consultative, laquelle n'a pas rendu de décision définitive.M.Cloutier a dit avoir hérité du problème à son arrivée au ministère et qu'il avait pris la décision de débloquer une somme de $5,000 que l'on avait retenue du cachet de $50,000 de l'artiste dans I espoir de lui faire entendre raison: Il s'est de nouveau refusé à prendre partie pour ou contre la murale, la murale et la phrase, signalant qu'il était beaucoup plus choqué par certaines formes de contestation, le terrorisme, les assassinats et le chômage, que par l'inscription elle-même.Le ministre a d'autre part défendu l'excellence du français de la phrase quoi qu'il ait précisé ne pas tenir tellement à ce qu'elle reste dans la murale.M.Cloutier a rencontré M.Bonet afin de lui expliquer la situation et de tenter de le convaincre de l\u2019enlever.Il n'a pas eu plus de succès que n'en avait eu M.Tremblay.M.Jean-Noël Tremblay, ainsi mis en cause, a expliqué que lorsqu'il est intervenu auprès de M.Jordi Bonet, il l'avait fait à la demande de M.Guy Beaulne, haut-fonctionnaire de son ministère.Il a enfin demandé au ministre de s'interroger sur la motivation personnelle et des motifs secrets que M.Bonet avait de ne pas obtempérer au désir des autorités.\"C'est parce que je connaissais les inspirateurs de M.Bonet, dit-il, que je suis d'accord avec le ministre lorsqu'il dit s'inquiéter davantage de la contestation du terrorisme et des bombes.M, Cloutier est intervenu de nouveau pour informer les députés qu'il y avait déjà eu des consultations entre le ministre des Travaux publics et lui-même et qu'il y en aurait d'autres, ce qui a permis à M.Bernard Pinard de déclarer:\" \"L'examen des contrats inter- (Suite à la page 2, 3e col.) Par Anne-Marie VOISARD et Damien GAGNON Un nouveau rebondissement dans le conflit du classement des enseignants.En effet, la Corporation des enseignants du Québec devait exiger l'arrêt de la négociation si le gouvernement ne donnait pas de réponse satisfaisante cet après-midi, La CEQ demandera le recours à la commission parlementaire.Les négociations qui avaient débuté hier n'ont pas repris ce matin, et le gouvernement, selon le président de la CEQ, M.Yvon Charbonneau, n'entend donner qu'une réponse partielle aux demandes syndicales au début de la semaine prochaine.Le gouvernement prétend, a dit M.Charbonneau, qu'il a de grandes études à mener autour des demandes syndicales et pour la CEQ la partie patronale a déjà en mains toutes ses études.Il n'est donc pas impensable qu'à ce moment-là la trêve soit rompue et que les grèves tournantes reprennent ou que la partie syndicale prenne d'autres moyens d\u2019action.Comme l'a expliqué ce matin, le président de la CEQ, M.Yvon Charbonneau, les syndicats pourront agir comme bon leur semblera, La demande première de la CEQ se résume à la question suivante: les commissions scolaires et le gouvernement sont- ils disposés oui ou non à faire disparaître tous les désavantages financiers, coupures rétroactives, demandes de remboursement, baisses de traitements en cours d'année par suite du reclassement de certains enseignants?Selon M.Charbonneau, il faut se demander si le gouvernement veut oui ou non continuer de négocier le classement des instituteurs ou prétend-il, comme l'a affirmé le ministre Saint-Pierre, que le classement n'est pas négociable.M.Charbonneau croit que les négociations d'hier prouvent que le gouvernement n'est pas de bonne foi et qu'il dépense beaucoup plus d'énergie à faire de la stratégie qu'à négocier sérieusement.De toute façon que la réponse du gouvernement soit satisfaisante ou pas le conseil provincial de la CEQ se réunira en session spéciale dimanche à compter de 10 heures au Cegep de Sainte-Foy pour étudier toute la situation.Ce matin, les professeurs de l'Alliance de Montréal étaient tous en classe, mais il était possible qu'il y ait débrayage cet après-midi.Par ailleurs, le président Charbonneau a souligné que les professeurs de Montréal et la CEQ s'étaient rencontrés au cours de la nuit dernière et qu'ils étaient d'accord avec les nouvelles demandes formulées par le conseil d'administration de la CEQ.Pourtant hier, la CEQ, par la voix de son porte-parole, M.Jean-Paul Bernard, avait jugé que les négociations qui s\u2019étaient déroulées de Uh.à 14h., l'avaient été dans une atmosphère \"positive\".Selon les informations fournies par le ministre de la Fonction publique, M.L'Allier, la partie syndicale, dès la reprise des négociations à llh., a présenté utie contre-proposition.Le contenu de cette nouvelle demande (Suite à la page 2, 3e col.) Du nouveau pour bientôt dans St-Roch par Roger BELLEFEUILLE Une vague de réalisations longuement attendues déferlerait littéralement sur le quartier Saiht-Roch, d'ici quelques mois, apprend-on de sources généralement bien informées.Deux projets auxquels les citoyens de ce secteur tiennent particulièrement à coeur \u2014 soit l'élimination de la gare du Palais et la construction d\u2019un centre d'hébergement pour les personnes âgées, \u2014 seraient sur la liste.Ces sujets auraient été à l'ordre du jour d'une rencontre cette semaine entre le curé Raymond Lavoie, de saint-Roch.et le député du comté de Jean-Talon et le ministre des Finances, M.Raymond Garneau.Un nouveau revers pour le Sud-Vietnam SAIGON (AFP-UP1-AP) -eux événements retiennent au-urd'hui l'attention dans la lerre d'Indochine: une défaite il portante des troupes sud -etnamiennes au Laos et une 'claration de M.Henry Kissin-;r, conseiller du président Ni-m, au sujet \"d\u2019une interven-on possible de.la Chine com-luniste en Indochine si l'inté-'ité nationale du Nord-Vietnam ;t menacée, et de \"l'improbabi-té d\u2019une invasion du Nord-Viet-îtn par les forces sud - vietna-itennes\".Les troupes sud - vietnamien-;S ont subi ce matin leur deu-ème grande défaite depuis ur invasion du Laos, malgré issistance de l'aviation améri-line.Les 45A défenseurs ont -escuÊ tous été anéantis par s quelque 2,000 Nord - Vietna-iens qui ont pris d'assaut la olline 31, base de parachutis-s sud - vietnamiens située à mt milles à l'intérieur du Vietnamiens du 39ème bataillon ont été écrasés sur la base \"Ranger\" à cinq milles environ de la piste Ho Chi Minh.Le président du Sud-Vietnam Van Thieu a décidé de décorer personnellement pour bravoure des soldats du 39ème qui ont dû évacuer leur base sous la pression ennemie.Par ailleurs, un conseiller du président Van Thieu a affirmé que les journalistes avaient mal compris une déclaration du président au sujet d'une invasion possible du Nord-Vietnam.Thieu n'a jamais affirmé qu\u2019une invasion était imminente, mais a tout simplement dit que les forces sud - vietnamiennçs avaient maintenant pris l'initiative et pouvaient maintenant attaquer les \"communistes n importe où ou en n'importe quel temps\".Le général Giap, ministre de la Défense du Nord-Vietnam, a mis la population en état d\u2019alerte.Les mesures suivantes sont Il en serait de nouveau question, la semaine prochaine, lors d'une réunion, à Québec, à laquelle assisteraient, outre M.Garneau, le ministre de l'Expansion économique et régionale, M.Jean Marchand, en même temps député du comté de Langelier, qui englobe le quartier Saint-Roch, et des cadres supérieurs des deux sociétés de chemins de fer impliqués dans ces transformations, soit le CN et le CP.UN ENDROIT PRIVILEGIE Pour ce qui est plus particulièrement du centre d'hébergement pour personnes âgées, un emplacement aurait, entre autres, retenu l'attention à partir des avantages qu'il offrait aux futurs résidents.Cette résidence s'élèverait, en effet, sur le terrain de stationnement situé entre les rues du Roi et Saint-François, à l'ombre de la vieille église Saint-Roch.A proximité du temple paroissial, du mail et de la place Jacques-Cartier,' les personnes âgées de ce quartier, qu'il s'agisse le gens seuls ou de cou- Dimanche dernier, les Sud - F (Suite à la page 2, 1ère col.) (Suite à la page 2, 1ère col.) la politique I québécoise | NORMAND GIRARD Les péquistes se livrent à une épuration idéologique Les Péquistes de la province se réunissent aujourd'hui, à Québec, pour leur troisième congrès annuel, dans l'intention bien arrêtée de \"se nettoyer\" les idées.L'or, peut constater qu\u2019t! existe un malaise que les dernières élections n'ont pas réussi à dissiper chez ie Parti québécois, malaise qui provoque une certaine insécurité et un certain manque de confiance en dépit du fait que l'on ait fait élire sept députés.Au congrès de l'an dernier, tenu à Montréal, le Dr Laurin avait fait une critique assez sévère de son parti, ie qualifiant de \"jeune parti aux prises avec des problèmes de vieux partis\".Tout indique que la dernière année n'a pas \"débourgeoisé\" le PQ, puisque, cette année, c\u2019est à M.André Laroque qu'il appartient d'attirer l'attention sur les vices du parti et d'énoncer des correctifs.Et, pour que son action ait plus d'éclat, M.Laroque conteste à M.René Lévesque la présidence du parti.Ce geste lui procurera la tribune par excellence pour susciter la discussion à ce niveau, une fois réglé le problème de la loyauté.\"Il n y a aucun dnute, a dit le Dr Laurin hier, que face à cette nouvelle période dans laquelle nous entrons, tous les membres vont se poser des questions sur l\u2019orientation du parti.\tv sont des moyens démocratiques, jusqu\u2019où cela s'étend-il et quelles sont les méthodes que l\u2019on peut qualifier de démocratiques\".M.Laroque soutient de son côté qu'il y a eu des défaillances chez le PQ, \"des rythmes insuffisamment soutenus, des responsabilités mal assumées et parfois un leadership collectif de la part du conseil exécutif qui finalement n'en était pas du tout\".L'impur qui informait la GRC sera chassé.Il est beaucoup moins important et beaucoup moins connu que ne l'avaient donné à entendre les déclarations des dirigeants du PQ.Cet agent double, qui se trouve derrière les abrreaux, n'est pas un membre du conseil exécutif du parti, ni un membre du Conseil national selon ce que \"Le Soleil\" a appris.(Les détails, page 3) \"Et, quand nous disonç que nous voulons réaliser l\u2019indépendance par des moyens démocratiques il s'agit de préciser ce que DEFAILLANCES L\u2019adversaire de M.René Lévesque précise qu il est nécessaire plus que jamais d'affirmer \"le sens très précis de l'action politique du parti à tous les niveaux\"; Et, de \"renforcer les structures du parti et les responsabilités et les fonctions qu'elles impliquent, de façon à garantir que l'action désirée par les membres soit assurée et respectée, y compris par les dirigeants élus\", M.Laroque se dit convaincu que la grande masse des partisans péquistes s'opposent énergiquement à l\u2019action politique violente que seule une minorité ne partage pas intégralement cette option.\"Ceux qui n\u2019en partagent pas les orientations fondamentales telles que fixées par les membres n'ont qu'à militer ailleurs\", dit-il avec le Dr Laurin avant d'ajouter : \"Ceux qui voudraient se servir du Parti québécois comme façade respectable pour des convictions fondées sur le mépris qu'appelle la violence au lieu de la confiance ouverte qu'appelle la démocratie, font plus que trahir le PQ; ils trahissent le Québec\".Pour lui il appartient au congrès et non pas au président du parti, ni au Conseil nationale d'élever la voix et de réitérer l'engagement formel du parti à l'action politique démocratique; (Suite à la page 2, 3e col.) (^âlre Reforme de la Justice - Quatre éléments majeurs inspirent le projet de loi qu'étudiera, dès la présente session, l'Assemblée nationale \u2014 page 16 Aujourd'hui : un maximum de 30 à 35.Demain: nuageux, chutes de neige fondante ou pluie.Vents légers de l'est de 15 milles.Minimum : 20 à 25, maximum ;\t30 à 35.Aperçu oour dimanche : beau et doux, Conditions de ski sommaire Mont Sainte-Anne : 30 à 43 pouces de neige poudreu-se-granuleuse sur fond dur.Annonces classées 20 à 23 Arts et Lettres 18 et 19 A Québec aujourd'hui 18 Bandes dessinées\t32 Bridge\t22 Décès\t33 Documents\tIB Famille\tB Economie-Finance 28 à 30 Horoscope\t21 Mots croisés\t20 Patron\t23 Sport\t8 à 11 Télévision\t10 Manoir Saint \u2022 Castin : 35 pouces de neige poudreu-se-granuleuse sur fond dur.Le Relais :\t32\tpouces\tde neige poudreuse-granuleu-se sur fond dur.Stoneham :\t38\tpouces\tde neige poudreuse sur fond dur.Parc des Laurentides, Camp Mercier ;\t41\tpouces\tde ¦neige poudreuse sur fond dur.$ L'occupation des Centres de main - d'oeuvre s'intensifie Par Gilles BOIVIN Le mouvement d'occupation des Centres dfc main-d'oeuvre du Québec, amorcé hier matin par les travailleurs de la construction de la région de Sorel, a fait tache d'huile pour s'étendre aux régions du Saguenay-Lac-Saint-Jean, des Cantons de l'Est, de Saint-Hyacinthe ét de Québec.C'est au Saguenay-Lac-Saint-Jcan qu'on a d\u2019abord emboîté le pas.A l'heure de fermeture des bureaux, hier, quelque six centres dé main-d'oeuvre, dans autant de villes, avaient été l'objet d'une occupation ou d'une affluence pour la moins inusitée de la part des travailleurs de la construction.Hier soir, à Québec, les policiers de Québec ont arrêté un individu à la suite dé méfaits qui ont été causés dans le Centre de main-d'oeuvre situé au 210 boni.Charest.Les policiers ont précisé qu'un groupe d'individus, présumés syndiqués de la 4 CSN, se sont introduits dans les bureaux et qu'ils y ont causé des dégâts estimés à $1,500, Des vitres ont volé en éclats, des meubles brisés, des classeurs renversés et les papiers éparpillés.D'autres méfaits ont été causés par la suite et la police exerce une étroite surveillance afin de prévenir d'autres dommages.OCCUPATION PAISIBLE Dans la plupart des autres villes, l'occupation par les travailleurs de la construction, membres de la CSN, a été paisible.Le mouvement a atteint ce matin la région des Cantons de l'Est où les syndiqués ont également décidé d'envahir les bureaux du Centre de main-d'oeuvre de Sherbrooke.A Sorel, Saint-Hyacinthe, Jo-liette et dans plusieurs villes du Saguenay - Lac - Saint-Jean, les ouvriers de la construction ont repris leur occupation des centres de main-d'oeuvre du Québec.Le ministre d\u2019Etat à l'Industrie et au Commerce, M.Claude Simard, a dû fermer son bureau à Sorel, hier, après que les travailleurs eurent occupé les lieux.SECURITE D'EMPLOI Les travailleurs de la construction entendent ainsi protester contre les lenteurs et les amendements apportés au régime de sécurité d'emploi dans la construction.Régime dont l'entrée en vigueur avait d'abord été fixée au début de novembre et reportée par la suite au 1er janvier.De nombreux amendements ont par la suite été apportés au régime, dont le dernier permettrait.aux Centres de main-d'oeuvre fédéraux de participer à l'engagement des ouvriers de la construction, prérogative réser- (Suite à la page 2, 2e col.) -V\t,V 2 ?Québec, Le Soleil, vendredi 26 février 1971 Intérêts rapatriés des E.-U.Bombardier achète les Industries Bouchard par Réal LABERGE de notre bureau de LA POCAT1ERE Les administrateurs de Giffen Industries, de Miami, compagnie-mère de Giffen Recreation Liée, de Montréal, ont accepté la proposition faite par Bombardier Liée d'acheter les industries Bouchard Inc., de La Pocatière.C'est ce qu'a confirmé hier, M.Jean-Yves Bélanger, directeur général de cette entreprise, qui fabrique les motoneiges de marque Moto Ski.M.Bélanger a précisé que la transaction sera définitivement complétée au début du mois de mars.Le groupe Giffen a accepté l'offre initiale de Bombardier Ltée.Cette offre fixait un prix de $8,342,000, plus une option d'achat de $300,000 de ses propres actions, à des prix variant respectivement de $20 à $25, pour 1974 et 1976.En outre des Industries Bouchard Inc., de La Pocatière, Bombardier se portera ainsi acquéreur de deux entreprises de distribution des motoneiges Moto Ski.En ce qui concerne l'avenir des Industries Bouchard Inc., son Enseignants.directeur général prévoit pour l'année 1971 une production de motoneiges similaire à celle de l'année dernière, soit de quelque 45,000 à 50,000 unités.Les péquistes.(Suite de la première page) De réclamer vigoureusement le départ de ceux qui resteraient attachés à une attitude autre, et de confier au Conseil national des pouvoirs plus souples de suspension et de destitution pour le cas où ceux-ci n'auraient pas le courage de quitter d'eux-mêmes.Outre cette autre préoccupation, M.Laro-que se fait aussi le porte-parole de ceux du parti qui veulent voir enfin le Conseil national, représentant la masse des militants, exercer une autorité réelle.Pour ce faire il propose que le Conseil national se donne un agent de liaison per-.manent.à salaire, attaché directement à la permanence nationale du parti, présent au taucus du conseil des députés et habilité à fournir au Conseil national, via le comité directeur, les instruments nécessaires (c'est-à-dire les informations) à l'action du Conseil national.L'on se rend compte qu'une discussion sur des suiets comme ceux soulevés par M.Laroque contribue à \"nettoyer les idées\" puisque, en définitive, c'est à ce pian que repose toute velléité de démocratisation véritable.A ce niveau les travaux de l'atelier sur les status du parti seront cruciaux.En outre, l'entreprise commencera d'ici quelques semaines la fabrication de 5,000 à 7,000 mini-motocyclettes.Le personnel se stabilisera à quelque 700 employés, soit environ 80 pour cent de l'effectif de pointe atteint en octobre dernier.Le ralentissement saisonnier serait toutefois grandement réduit.n'a toutefois pas été divulgué, ni par la partie patronale, ni par la partie syndicale.Du nouveau.(Suite de la première page) pies, seraient heureux d'aller y demeurer, a-t-on pensé.Quant au sous-sol de cet emplacement, il serait aménagé en parc de stationnement souterrain.Du moins, ce sont là des possibilités qui auraient été particulièrement envisagées.Au cours des conversations qui se sont déroulées cette semaine au presbytère de Mgr Lavoie, il aurait été question que les mises en chantier se fassent d'ici quelque mois.PAS AU COURANT D'autre part, un porte-parole du ministère des affaires sociales a dit ne pas être au courant d'un projet de construction d'un foyer pour personnes âgées dans ce secteur, tout en reconnaissant que les besoins en ce domaine ne sont pas tout à fait comblés dans cette partie du territoire.Il a signalé qu'à cet égard rien n'aurait été modifié, à sa connaissance, aux orientations gouvernementales dans le secteur des ressources pour personnes âgées, comme l\u2019a précisé le ministre Claude Caston-guay, à l\u2019Assemblée nationale, le 17 décembre.La note dominante qui se dégageait de cette déclaration était que ce ministère s'engagerait surtout dans l'avenir à développer une gamme de services de nature à aider la personne âgée autonome à rester dans son milieu le plus longtemps possible.11 avait été annoncé, à la même occasion, que 62 projets avaient été annulés.Celui de Saint-Sauveur n'était pas du nombre et sera mené à terme.Enfin rappelons que la possibilité de convertir l\u2019hôtel Saint-Roch, en centre d'hébergement pour personnes âgées fut annoncée, dernièrement, mais, selon toute vraisemblance, ce projet n'aurait été qu'une idée lancée \"pour voir\".Un nouveau revers.(Suite de la première pagè) prises: renforcement des abris, dissémination des populations et des biens, mise en place des postes de secours d'urgence, des équipes de déblaiement, de secours au feu, de désarmorçage des bombes.A Washington, des Républicains affirment que la guerre d'Indochine pourrait entraîner la fin de Nixon comme elle a marqué la fis de Johnson en 1968.\"Le navire de l'Etat se dirige vraisemblablement vers les mêmes écueils qi ont fait échouer et sombrer la présidence de Johnson'' en 1968, a déclaré le sénateur républicain Jacob ,1a-vitts.Des élections présidentielles doivent normalement avoir lieu en 1972.M.Kissinger a affirmé que la \"Chine risquait d'intervenir en Indochine si l'intégrité nationale du Nord-Vietnam était menacée, mais que présentement la guerre est encore loin des frontières de la Chine\".\"La Chine communiste ne recherche pas des engagements à l'étranger, surtout en raison du fait qu'elle a déjà des difficultés sur d'autres frontières,\" a dit Kissinger.Au cours dune entrevue, M.Kissinger a estimé que \"pour le moment\" une intervention des Sud-Vietnamiens au Nord-Vietnam n'était pas \"la probabilité Courrier de la deuxième classe - Enregistrement No 1206.dominante\u201d.Il a ajouté que dans les circonstances présentes il était hautement \"improcha-ble\" que le gouvernement de Pékin décide d'intervenir directement dans le conflit.Les Nord-Vietnamiens qui ont infligé ce cuisant revers au Sud - Vietnamiens au Laos étaient appuyés par seize chars soviétiques.Les combats ont été sanglants.Une colonne de blindés sud-vietnamiens se dirige vers la colline 31 et une contre-attaque est en opétation.Le problème estmaintenant de savoir si les quelque 15,000 Sud-Vietnamiens isolés dans une région qu'ils ne connaissent pas pourront, malgré l'appui logistique aérien américain, résister à une contre - offensive générale des troupes nord-vietnamiennes.L'occupation.(Suite de la première page) vée jusqu'alors aux centres québécois et syndicaux.Les travailleurs protestent également contre les \"baisses de salaire\" prévues dans la troisième version du décret de la construction.MOUVEMENT SPONTANE Rejoint à Québec, le président de la Fédération du bâtiment et du bois, M.Reynald Carey, a indiqué que ce mouvement était \"spontané\", mais qu'il montrait bien \"le mécontentement évident des travailleurs de la construction envers les politiques du gouvernement québécois en matière de sécurité d'emploi et les amendements \"à répétition\" au décret de la construction.La seule chose que nous avons pu savoir, c'est que les représentants syndicaux réclament toujours le pouvoir de né- Pinard passe.(Suite de la première page) venus entre le gouvernement, l'architecte et l'artiste indique qu'il n'y a cependant aucun engagement contractuel entre les minisères intéressés et M.Pélo-quin,auteur de la phrase célèbre.Il a là, dit-il, une avenue à explorer\".C'est peu après qu'interrogé par Le Soleil, M.Pinard a esquissé le geste de manoeuvre passant une truelle sur le ciment, ponctuant son action d'un autre mouvement de la main signifiant que Ton allait clore le débat engagé autour de cette question.La discussion survenue ce matin, a procuré l'occasion au député de Chicoutimi de décocher une flèche directe à M.Péloquin quand il a fait remarquer que Ton connaissait les vantardises de M.Péloquin qui s'était juré de mettre sa griffe sur la murale par l'intermédiaire de M.Bonet.Mort accidentelle La tragédie de la routé qui a coûté la vie à Pierre Bluteau, 29 ans, du 138 rue Père-Arnaud, à Québec, a été jugée accidentelle par Me J.-Armand Drouin, coroner de la région de Québec.Le 30 janvier, vers 8h du matin, M.Blutfeau était à bord d'une auto qui était conduite par une jeune fille et qui circulait sur le Boulevard - du - Lac, au Lac-Beauport.Le véhicule aurait roulé hors de Tasphalte ou dans une ornière de neige sur l'accotement.La conductrice a donné un coup de volant pour ramener sur la chaussée son auto qui, malheureusement, a traversé complètement la route pour entrer en collision avec un véhicule circulant en sens inverse.M.Bluteau avait été blessé dans une autre collision, le 1er janvier.Il mourait le 8 février, et sa mort a été attribuée à une fracture du crâne.L'agent D'Amour, de l'escouade des crimes de la Sûreté du Québec, a effectué les recherches nécessaires à l'enquête.gocier les normes de classement des enseignants.PAS DE COMMISSION PARLEMENTAIRE Entre-temps, il n'est pas question de convoquer la Commission parlementaire de la Fonction publique, comme le réclame l'Alliance des professeurs le Montréal.A ce sujet, M.L'Allier a informé l'Assemblée nationale que ses vues rencontraient exactement celles du président de la CEQ.11 a même fait sienne une déclaration dans laquelle M.Charbonneau disait \"qu'une solution au problème de classification des enseignants devait être trouvée par voie de négociations directes entre les intéressés.C'est pourquoi la partie syndicale n'a ni retenu l'utilisation d'un médiateur, ni réclamé le recours à une commission parlementaire\".Le chef de l'Opposition, M.Jean-Jacques Bertrand, a appuyé la déclaration du ministre de la Fonction publique.\"pourvu, a-t-il dit, que les négociations se poursuivent véritablement\".Dans le cas contraire, M.Bertrand réclamerait la convocation immédiate de la Commission parlementaire de la Fonction publique.Les représentants du Parti québécois et du Ralliement cré-ditiste auraient souhaité, pour leur part, que la Commission parlementaire se réunisse, même si les pourparlers se poursuivent à la table provinciale de négociations.M.Yvon Brochu, député de Richmond, a même voulu présenter une motion, dès la reprise des travaux de la Chambre, hier après-midj, pour réclamer la convocation immédiate de la Commission parlementaire de la Fonction publique.Cette motion a été jugée irrecevable.Le député de Montréal Saint-Jacques, M.Claude Charron, a lui aussi, pour la deuxième journée consécutive, réclamé la convocation de la Commission parlementaire \"afin, a-t-il dit, \"de faciliter la solution du conflit avec l'Alliance des professeurs de Montréal\".M.L\u2019Allier a répondu toutefois qu'il n'avait pas à négocier avec l\u2019Alliance, mais avec les représentants officiels des enseignants.Or, ces derniers préfèrent la négociation directe entre les parties plus que la convocation de la Commission parlementaire.A VENDRE Cause de santé MOULIN A SCIE MODERNE situé à 35 milles de Québec avec EC0RCEUR 26 pouces 1 SCIE A RUBAN (band saw) , MACHINE A COPEAUX (chips) UMERIE COMPLETE ETC.Pour informations ECRIRE a: 1 DEPT 3721, LE SOLEIL.VENTE AVANT PRINTEMPS DUPONT SOI NYLON (b \u2014 ( couleurs au choii.\tT / \u2018 Valeur 10.95\tSpécial\tI TAPIS SHAGG a long poil.\t41 If \u2018 Valeur 10.95\tSpécial\tO 100% NYLON DUPONT à molli.Valeur 9.95\tSpecial POSE ET SOUS-TAPIS GRATUIT VENEZ FAIRE VOTRE CHOIX.TAPIS DU REVE ENR.801 de la Canardière Québec 3.Tel.: 523-631 1 ELECTROHOME TELEVISEUR - STEREO 'Viande à chien!! la seule marque qui va plus loin que L'EXCELLENCE\" Claridge C07-1OJ Téléviseur couleur GecVohcme monté 6 ta maie PAIEMENT: AUCUN COMPTANT PREMIER 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Québec, Le Soleil, vendredi 26 février 1971 * 3 mmmmmmmimmmmmmsamimmmmm ¦ L'impur du PQ chassé in absentia par Normand GIRARD Le Parti québécois chassera de ses rangs, in absentia, \u2019'l'impur\" qui informait régulièrement la Gendarmerie canadienne, depuis tort longtemps, des \"secrets\" du parti.Ce mditant de la première heure est de Montréal.Il est beaucoup moins important tf beaucoup moins connu que ne l'avaient donné à entendre les déclarations faites jusqu'ici par les dirigeants du parti.Cet \"agent double\", cet \"indicateur\" ou cet \"agent provocateur\", selon les expressions utilisées hier par le Dr Camille Lau-r n, se trouve présentement derrière les barreaux.La décision et le geste que le congrès sera appelé à poser à son endroit, soit l'expul'er, revêtira beaucoup plus le caractère d'un avertissement à ceux qui seraient tentés \"de trahir\", dans l'avenir, que celui d'un \"nettoyage\" en règle.Une fois de plus le Parti québécois aura réussi, par quelques déclarations savamment ambiguës, à créer plusieurs semaines à l'avance un intérêt susceptible de faire se braquer tous les feux en sa direction en fin de semaine.Mis à part ce que le Dr Laurin a dit hier, les informations obtenues par \"Le Soleil\" permettent d'affirmer que l'individu dont il est question n'est pas un membre du conseil exécutif du parti non plus qu'un membre du Conseil national.Ce dernier organisme directeur se compose des membres du conseil exécutif, des 108 présidents de *comté et des sept députés péquistes.C'est lui qui, au cours d'une réunion inha-o\u2019tuelle laquelle aura lieu à minuit ce soir, sera saisi de la recommandation du conseil exécutif concernant \"l'espion\".Cette réunion du Conseil national est inhabituelle parce qu'elle se tiendra alors que le congrès général est en réunion, et qu'il s'agit de l'organisme souverain du parti.Après le conseil exécutif, le Conseil national sera appelé à adopter une position ferme vis-à-vis du \"cas\" et à soumettre une recommandation de même nature à l'assemblée générale,1 réunie en plénière samedi, laquelle prendra la décision finale.Mais le processus aura procuré l'occasion de faire jouer \"la dértocratie\", à tous les paliers, et de provoquer le débat que l'on veut justement susciter chez les militants autour de l'orientation future du PQ.Car, \"leur homme\" se trouvant en prison, arrêté qu'il a été avec d'autres, pour ne pas a'tirei 'es soupçons, lors des razzia effectuées sous l'empire de la Loi des mesures de guerre, ne peut plus faire grand tort.L'on exposera cependant tous les faits pertinents à l'action clandestine à laquelle il se serait livrée de manière à montrer ce que l'on fait des traîtres ' au Parti québécois, lorsqu'on les découvre.Les traîtres, ce sont ceux qui ne travaillent pas authentiquement pour le parti, qui ne sont pas contents du programme ni de l'option qu\u2019il a embrassés, comme ceux qui ne s'opposent pas intégralement à l'action politique violente.\"Ceux-là, a affirmé hier le Dr Camille Laurin, chef parlementaire du PQ que l'on portera sans opposition à la vice-présidence du conseil exécutif à l'occasion de ce congrès, nont qu'à prendre leurs responsabilités et à s'en aller dans d'autres partis\".Un rendement créditiste \u201ctrès spécial\u201d par Benoit LAVOIE Le Ralliement créditiste a réussi, hier, à plonger l'Assemblée nationale dans un débat de procédures qui a finalement fait avorter, pour la soirée du moins, le débat en cours sur une motion de blâme unioniste à l'endroit du gouvernement libéral, sur la situation du chômage au Québec.Ce qui fait la saveur de l'incident, c'est que les créditistes, s'ils ont réussi après bien des démêlés à faire juger recevable un amendement à la motion de blâme, ont jugé bon de ne pas discuter ensuite cet amendement, réclamant aussitôt le vote.Cet amendement voulait inclure à la motion de blâme une phrase suggérant au gouvernement \"de prendre des mesures concrètes pour redonner au peuple du Québec son entité et son esprit de créativité\".Malgré que le leader parlementaire du gouvernement, M.Gérard-D.Lévesque, ait jugé cet amendement à la motion principale de \"fictif et imaginaire\", et qu\u2019il l'ait qualifié de truc publicitaire, et que le président de l\u2019Assemblée nationale, M.Jean-Noël Lavoie, ait jugé que le débat en cours en serait ainsi réduit à un corridor très étroit, la motion fut jugée recevable.SURPRIS Des malins ont suggéré que le Ralliement créditiste ne croyait pas pouvoir faire accepter comme recevable cet amendement, et en conséquence ne s'était pas préparé à le défendre.Ce serait donc pourquoi ils auraient accepté avec autant de bonne grâce de procéder immédiatement au vote.L'amendement fut battu par 60 voix contre 10, l'Union nationale et le Parti québécois votant comme le gouvernement.Pratiquement, ce débat eut comme conséquence d'empècher le Parti québécois de discuter du vote de blâme, comme l'ont fait jusqu\u2019ici l'Union nationale, le Parti libéral et le Ralliement créditiste.M.Bernard Dumont, leader créditiste, avait proposé cet amendement, après avoir pris la parole sur la motion de blâme.A ce moment, il avait suggéré au gouvernement de se servir de ses cours d'eau, du fleuve Saint-Laurent tout particulièrement et de forcer les cargos à arborer le fleurdelysé en territoire québécois, de façon à les faire ainsi payer des redevances pour leur utilisation des eaux \"territoriales\".Auparavant, il avait vanté la façon dont la Colombie britannique s'était servie de ses richesses naturelles, comme ses fleuves par exemple.Notons que la Colombie britannique est sous un gouvernement créditiste.M.Dumont en a d'ailleurs abondamment parlé.UN FEDERALISME RENTABLE Auparavant, poursuivant son intervention de la veille sur la motion de blâme, le leader parlementaire du gouvernement, M.Gérald-D.Lévesque, s'était dit heureux que cette motion lui permette de dire combien le Québec se dirige vers un progrès économique sans précédant, malgré tous les mauvais augures.Estimant qu'une observation honnête et objective de la situation permet de conclure que la situation de l'emploi s'améliore au Québec, malgré les hauts taux de chômage, il a demandé aux partis de l'opposition de patienter une quinzaine de jours et qu'ils verraient alors tout le nouveau programme de relance économique se réaliser, comme promis par le discours inaugural de M.Robert Bourassa.M.Lévesque a voulu montrer les effets \u2018 du \"fédéralisme rentable\" prôné par son gouvernement et il en a apporté comme exemple que le Québec retire quelque 40 pour cent des sommes versées par le gouvernement fédéral pour l'établissement d'industries au Canada.\"Parce que nous comprenons le fédéralisme, nous le défendrons à cause de son importance pour le Québec, sur le plan économique\", a-t-il dit.> r Trudeau brandit la \u201cguillotine\u201d ÏSi § i * I ii; Si: s OTTAWA (PC) \u2014 Le premier ministre Trudeau a accusé l'Opposition de faire de l'obstruction au moyen de longs débats et il a laissé entendre qu'il songe à accélérer le programme législatif, au moyen du règlement de clôture.M.Trudeau s'adressa'! à un groupe d'étudiants de Montréal dans le corridor principal, en dehors des Communes.Il leur a dit que le système parlementaire \"s'écroule =ous sa propre désuétude et ne peut rencontrer son programme\".Les partis d'opposition font des efforts interminables, \"montre en main\", pour interjeter dans les débats les sujets les plus divers qui font perdre du temps.Le bill de réorganisation du gouvernement est retardé depuis 15 jours.C'est devenu une tactique de l'Opposition de prétendre que le gouvernement ne fait rien.Pour résoudre le dilemme, a dit M.Trudeau, \"ii faudra réformer le système parlementaire et introduire le règlement de clôture, la guil- lotine, et prendre ensuite le vote\".CLOTURE \"Mais à chaque fois que ceci est fait, on nous accuse d'être des dictateurs\".Quand on parle de clôture, dit le premier ministre, \"les journaux, l'Opposition, lu presse, les étudiants, les professeurs nous accusent de dictature.ils ont imposé la guillotine pour mettre fin aux débats et le peuple a le droit de se faire entendre\".\"Certainement, le peuple a le droit de se faire entendre, mais si Ton ne veut par- ler pendant 20 jours sur un texte de loi, il ne faudrait pas se plaindre au bout de Tannée s'il n'y a que 20 nouvelles lois adoptées\".Les étudiants en sciences politiques venaient de l'Université du Québec, à Montréal, et de l'Université de Montréal.Selon M.Trudeau, le bill de la réorganisation, qui créerait un ministère de l'Environnement et qui donnerait au gouvernement le droit de créer cinq ministères sans Tavis du Parlement, est retardé.Mais à la fin de Tannée, l'Opposition \"virera son ca- pot\" et prétendra que le gouvernement -Ta rien fait contre la pollution.STANFIELD De son côté, M.Stanfield, chef de l'opposition, a dit que le premier ministre n\u2019avait aucun respect pour le travail de l'opposition et Ta défié d\u2019utiliser le règlement de clôture pour mettre fin au débat sur le projet de loi sur la réorganisation du gouvernement.11 a ajouté que plusieurs lois avaient été passées rapidement avec la coopération de l'opposition.: « ¦ S AVEZ-VOUS VOS PLAQUES MINERALOGIQUES?\u2014 Des centaines d'automobilistes font, depuis deux jours, la queue devant le bureau d'émission de plaques minéralogiques, sur le Chemin Sainte-Foy.Les retardataires ont jusqu'au 8 mars pour se procurer leurs plaques.Depuis le 16 novembre dernier, le ministère des Transports c distribué 1,258,152 paires de plaques minéralogiques, soit près de 98,000 de plus que Tan dernier, à pareille date.A la suite du \"lock-out\" patronal Les travailleurs des agences privées de service social réclament un médiateur par Gilles BOIVIN Les représentants syndicaux des quelque 1,100 travailleurs des agences privées de service social ont adressé, hier, un télégramme au ministre du Travail et de la Main - d'oeuvre, M.Jean Cournoyer, pour demander Tintervemion d\u2019un médiateur dans le conflit qui les oppose à la Fédération provinciale des services sociaux.Plus tôt, en matinée, la partie patronale avait décidé le décréter un \"arrêt temporaire de ses services\", pour contrer le mouvement de grèves rotatives déclenché par les syndiqués des agences privées de service social.Pour sa part, la partie syndicale considère cette \"suspension temporaire\" des services comme un \"lock-out pur et simple\" et elle a décidé de s'adresser directement au ministre Cour-noyer pour lui demander l'intervention immédiate d'un médiateur dans ce conflit qui dure déjà depuis plusieurs mois.Le porte-parole de la Fédération provinciale des services so- ciaux, M.Jean-Guy Beaulieu, a précisé que la décision de fermer les agences avait été rendue nécessaire par l'attitude des syndicats à la suite de la séance de conciliation tenue le 23 février.Selon M.Beaulieu, les négociateurs syndicaux n'ont pas encore fait connaître leur position face aux nouvelles offres de la partie patronale et se sont contentés d'intensifier les débrayages rotatifs.Le porte-parole de la Fédération a indiqué que les dernières offres patronales assuraient aux salariés syndiqués des agences privées de service social \"une situation comparable à celle des autres salariés des secteurs public et para-public\".LOCK-OUT Le directeur technique de la Fédération nationale des services (CSN), qui représente une partie des syndiqués concernés, M.Martial Laforest, a qualifié \"d'inexactes\" les déclarations de la partie patronale relatives, aux nouvelles offres.Selon M.Laforest, les propositions patronales déposées sur la table de négociation le 23 février reprenaient à peu près les mêmes choses que les offres précédentes.\"11 s'agit d'un lock-out pur et simple\u201d a déclaré M.Laforest, ajoutant que ja FNS et la Fédération des Ingénieurs et Cadres du Québec (CSNj avaient demandé au ministre du Travail de nommer un médiateur dans ce conflit.La partie syndicale doit d'ailleurs donner une conférence de presse, ce matin, aux locaux de la CSN, à Montréal, pour expliquer la position syndicale dans ce conflit.SERVICES D'URGENCE Par ailleurs, la FNS et la FICQ ont annoncé que leurs syndiqués avaient répondu \"au lock-out en mettant sur pied à Montréal et dans la province des services d'urgence pour les gens qui seraient gravement privés par le lock-out de la partie patronale\".Les agences de service social sont des organismes sans but lucrati,, incorporées en vertu de la troisième partie de la Loi sur les compagnies.Elles sont financées à 100 pour cent par le ministère des Affaires sociales.Leurs services s'inscrivent surtout dans une optique de réhabilitation sociale de la famille et ce l'mdividu.On y trouve des services de placement d'enfants, d'adoption, de consultation budgétaire, d'auxiliaires familiales, etc.Pour sa part, la Fédération provinciale des services sociaux a fait savoir, hier matin, que si cette situation devait se prolonger, la direction des agences concernées \"informera le public des dispositions qu'elle prendra\".La fédération regroupe environ 42 agences de service social à travers la province, dont une quinzaine ont à leur emploi des travailleurs syndiqués.Ce sont ces dernières qui sont touchées par la \"suspension temporaire des services\".Enquête sur les honoraires des médecins TORONTO (PC) \u2014 Le conseil de l'économie médicale de l'Association des médecins canadiens se réunira, à Ottawa les 18 et 19 mars, pour établir la marche à suivre dans Tenquête qu'elle doit mener d'un bout à Tautre du Canada sur les honoraires des médecins.i
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