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Titre :
L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique
Publié à Québec, L'Action catholique (1915-1962) a longtemps été le quotidien préféré des ruraux, avec ses chroniques touchant tous les sujets de la vie courante. Intitulé L'Action sociale de 1907 à 1915, il paraîtra ensuite sous le titre L'Action (1962-1971), puis L'Action-Québec de 1971 à 1973. [...]
Le journal L'Action catholique tire ses origines du mouvement de l'Action sociale catholique; il a été créé à l'initiative des abbés Stanislas-Alfred Lortie et Paul-Eugène Roy et de l'avocat Adjutor Rivard. L'archevêque de Québec, Mgr Louis-Nazaire Bégin, apporte son soutien au projet, dont l'objectif est à la fois de développer la conscience sociale des catholiques et de rivaliser avec les journaux Le Soleil et L'Événement.

Intitulé L'Action sociale de 1907 à 1915, le quotidien devient L'Action catholique de 1915 à 1962. Il paraîtra ensuite sous le titre L'Action (1962-1971), puis L'Action-Québec de 1971 à 1973.

Diffusé dans la grande région de Québec, L'Action catholique a été longtemps le quotidien préféré des ruraux, avec ses chroniques touchant tous les sujets de la vie courante. Son intérêt pour des sciences (par exemple, l'astronomie) le rend populaire dans le milieu de l'éducation et auprès du grand public.

Avec les années, la situation économique du journal devient précaire. Les revenus sont en baisse constante et la concurrence, très vive. Malgré son réseau d'influence et de pouvoir, le mouvement de l'Action catholique ne réussit pas à freiner le déclin. Repris en 1973 par deux hommes d'affaires de Québec, le journal devient À propos, qui disparaîtra l'année suivante.

Références

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 261-265.

« L'Action ». Dans Bilan du siècle, [Consulté le 28-11-2006]

Marquis, Dominique, « Un nouveau combat pour l'Église : la presse catholique d'information, 1907-1940 », [Consulté le 27-11-2006]

Éditeur :
  • Québec :L'Action sociale limitée,1915-1962
Contenu spécifique :
dimanche 14 mai 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique, 1939-05-14, Collections de BAnQ.

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[" P ¥\u20221 III L'ACTION CA Organe l.*Actlon Sociala ¦Maclion et ad] S.Boulevard! QuébJ ^mnia in incite .£ ¦4» ^ ?V i ¦¦ !- '\u2018 T \u2022'1 Ut îk \"«nnanieM ïï> Ka- pv \u2022\u2022 .a» s».nSRi?fy-*v'\u2018 >' nSf^r-*-.-\u2022s .î % \u2022 '-.'F' - ¦ L/>\t,V) 'o' 'ey 'ey OMME la plupart des grandes institutions humaines, note encore M.Maurois, la monarchie constitutionnelle n\u2019eti pas le produit de raisonnements conscients des hommes.Parce que Georges 1er, souverain venu du Hanovre, ne savait pas l\u2019anglais, le roi a cessé dès le XVlIIe siècle de présider le Conseil des ministres et ainsi s\u2019est fait, sans conflit, un premier partage du pouvoir exécutif.Parce que la reine Victoria était une femme, le dévouement à la Couronne est devenu un sentiment chevaleresque.Parce qu\u2019elle avait épousé le prince Albert de Saxe-Cobourg, qui possédait toutes les vertus familiales, la famille royale est devenue, pour un peuple religieux, un objet d\u2019affoc-tiin et d\u2019attendrissement.Parce que trois souverains suoo-vsifs.Victoria, Edouard VH et Georges V, se sont trouvés raisonnables, modérées et capables de jouer sans passion leur rôle d\u2019arbitre, l\u2019unité de la monarchie est apparus à tous.Mais l'originalité, parmi les monarchies, de celle d\u2019Angleterre, est d\u2019avoir été depuis longtemps une monarchie élective, une monarchie lûruUv ?t une monarchie symbolique.>V\\\trii) s_y 'ey »cy UNE MONARCHIE ELECTIVE U dos traits qui, au cours de la crise de 1936, ont le pkis étonné le public étranger, a été l'hésitation où semblait parfois être l\u2019opinion anglai-quant au choix du remplaçant.On parla successivement de plusieurs des frères du roi.puis de sa nièce, la petite princesse Elisabeth.\"Eh quoi?m* disaient les étrangers, l'ordre de succession n\u2019est-il donc pas strictement déterminé ?Le parlement peut-il placer sur le trône un roi de son choix ?Et n'cst-ce pas au contraire l'essence même de la monarchie que de rendre de tels doutes impossibles?\" Il certain que l\u2019une des grandes vertus de la monarchie, et qui la fait infiniment préférable à toute dictature, est de désigner avec certitude qui prendra le pouvoir, et de donner au pays un chef incontecté.Toutefois il faut bien prévoir le cas où le chef désigné par l'ordre de succession serait peu souhaitable \u2014 oivmême inacceptable.Aussi la monarchie britannique fut-elle toujours dans une certaine mesure (et même aux temps le* plus lointains) une monarchie élective.mais élective à l\u2019intérieur d\u2019une certaine famille.Au temps dos premiers rois saxons, le choix était fait, à la mort du souverain, par le grand conseil, composé de barons et d\u2019évé-au.'s; plus tard, ce fut le parlement Dimanche, 14 mai 1939 qui choisit; c\u2019est lui encore qui, aujourd\u2019hui, a pleins pouvoirs pour faire un roi.A quelles règles obéissaient conseil et parlement ?A celles du bon sens.En principe, il convenait de couronner l\u2019héritier le plus direct, mais si.en pleine guerre, cet héritier se trouvait être un enfant incapable de se mettre à la tète des armées, on pouvait lui préférer un oncle; ce fut ainsi que le roi Alfred arriva au trône.Henry, troi ième f Guillaume le Conquérant, fut préféré h son frère aîné, Robert, et devint le roi Henry 1er parce que Robert, comme duc de Normandie, avait acquis mauvaise réputation.Plus tard, la question de l\u2019é-gibililé des femmes se trouva posée.Une première expérience (avec Mathilde) avait été malheureuse.Après Henry VIII, le prestige de la famille Tudor emporta tous les préjugés, et Marie, puis Elisabeth, régnèrent.Enfin, à partir du moment où l'Angleterre fut protestante, la question de religion joua un grand rôle.Après un essai malheureux, le parlement appela un souverain protestant, mais en somme illégitime (Guillaume III), puis, à la mort de la reine Anne, les descendants protestants de l\u2019électrice de Hanovre.Il existait pourtant alors des Stuarts mâles qui, par leur naissance, auraient eu beaucoup plus de droits au trône que les Hanovriens.Quelques Anglais lour mirent que le parlement peut tout, et restèrent fidèles, mais presque tous nd-même faine un roi d\u2019Angleterre d\u2019un Allemand qui ne sait pas l\u2019anglais.Par l\u2019acte de succession de 1701, il fut décidé que le trône irait désormais aux descendants de la maison de Hanovre, en ligne directe, pourvu qu'ils fussent protestants.Les femmes pouvaient succéder, mais un héritier mâle avait priorité, môme s\u2019il était plus jeune.Une monarchie limitée ¦t n ONTR AIR EM ENT aux monarchies ( p de France et d\u2019Espagne, la mo-narchle anglaise n\u2019a jamais été une monarchie absolue.Au Moyen Agp, son pouvoir fut limité par des barons qui lui imposèrent des \u201cchartes\u201d et se chargèrent de les faire respecter; plus tard, ce droit de contrôle des barons passa au parlement.Les monarques acceptèrent de telles limitations parce qu\u2019ils ne pouvaient faire autrement.Si le peuple anglais tenait passloné-ment â s**s libertés, il tenait aussi à son roi.Une longue expérience lui avait enseigné que tout in tor règne, toute hésitation sur la légitimité du souverain, crée un état d\u2019anarchie et ouvre une période de malheurs.Aussi le loyalisme était-il grand et lorsque Cromwell, malgré lui d\u2019ailleurs, fut amené à faire de l\u2019Angleterre une république, il souleva l\u2019opposition, d\u2019abord secrète, puis avouée, du pays presque tout entier.Ije iiroblème devenait singulièrement complexe.L\u2019Angleterre exigeait que son roi ne se passât jamais de parlement; mais elle exigeait aussi que son parlement ne prétendit jamais se passer du roi.Que faire alors, si un conflit s\u2019élevait entre ces deux pouvoirs ?Exécuter le roi ?C\u2019éiait la guerre civile.Dissoudre le parlement ?Le pays renverrait les mêmes hommes.Long terni)* on usa d\u2019une méthode moyenne qui était de couper la tête aux ministres, mais cela n\u2019arrangeait pas grand'chose.Enfin le hasard apporta une solution : ce fut le système cabinet responsable.L\u2019idée du cabinet est née de ce fait que le roi Georges 1er do Hanovre ne savait pas un mot d\u2019anglais.Alors qu>* ses prédécesseurs avaient présidé eux-mêmes les réunions do leurs ministres, il dut y renoncer (après avoir essayé de le faire en latin).Ainsi la place se trouva libre pour un premier ministre.Or si un roi ne pouvait \u201ctomber\u2019\u2019, il n\u2019y avait aucun inconvénient à ce qu\u2019un premier ministre, vaincu aux Communes, s\u2019en allât.Ainsi naquit peu à peu la monarchie constitutionnel le.Désormais le roi choisit ses ministres; tant que ceux-ci ont la confiance du parlement, ils restent au pouvoir; s\u2019ils sont battus, ils s\u2019en vont et le roi appelle d\u2019autres ministres qui soient capables d\u2019obtenir une majorité.Ainsi la couronne devient à la fois irresponsable et inattaquable.Cela peut paraître simple; il avait fallu des siècles pour découvrir cette méthode.Une royauté symbolique ÏES rois hanovriens n\u2019avaient par.beaucoup accru le prestige de la \u2014 monarchie.Alors que dans les classes bourgeoises et populaires, la fin du XVIIIe siècle et de début du XIXe avaient été marqués par une renaissance religieuse, la dynastie de Hanovre GEORGES V I \u2022)\t>V*l I 4*1 >cy vy \\.y (sauf U» malheureux Georges III) nva\u2019l donné le spectacle du libertinage U* ptu> constant et le plus vulgaire.En 1336, l\u2019institution monarchique en était arrivée à être peu respectée.Pour qu'elle durât, il fallait que s'attachas nt à elle ces classes nouvelles qui, par la réforme électorale, arrivaient inaintr nant au pouvoir.Or, ces classes étau ut vertueuses, travailleuses, pudiques; seul, des souverains bourgeois pouvaient les conquérir.Cette conquête fut l\u2019oelivre de la reine Victoria et surtout de mui mari, le prince Albert.La famille de Saxc-Cobourg sernbl» avoir eu le génie de la monarchie telle qu\u2019elle pouvait être sauvée au XIXe si*' cle.Ce fut elle qui réussit â faire accepter des souvalc est un des honneurs les plus considérés qui sc puissent conférer.Puis, après la naissance d\u2019une petite princesse, ce fut immédiatement le service commandé; ils entreprirent un long voyage officiel en Australie et en Nouvelle-Zélande.On connaît les circonstances dramatiques qui, moins d\u2019un an après la mort du roi Georges V, ont forcé son second fils de prendre entre ses mains le lourd spectre britannique.Qui n\u2019admirera ce vaillant qui a su vaincre à force d\u2019énergie toutes les tendances naturelles qui le poussaient à se dévouer à autrui, certes, mais sans pompes et sans vaines \u2022 I* roi GEOKGLS VI pholo«r»|>hir «huis son cjurossc de bébé.phrases ! Qui n'aurait pour lui un vif .M-ntimcnt de sympathie, do l\u2019entendre répétir, quand on lui adresse un compliment particulièrement heureux, une impression qui était aussi farri-lière à son père : \u201cJ\u2019en ferai part a ma reine.\u201d N.UN UOI TECHNICIEN \u2019EST le 14 décembre 1895, soit 34 ans jour pour je.ur j\u2019V' après la mort de son arriè-* v.?^ 4 re-grand père, le prince Al-* bert, avec qui il a une rcs-serriblanci plus morale que physique, que le Roi Georges VI est ni*.Il reçut, au baptême, les noms d\u2019Albert-F.ré-déric-Arthur-Georges.Il fut élevé dans la résidence de Norfolk.Les défaillances qu\u2019il regrettait qu\u2019on lui eût permises, le futur Georges V ne les toléra pour son fils.Il exigea de i\u2019enfant la plus stricte assiduité à ses classes.Edouard VII ne se désintéressa par.de la formation intellectuelle et physique de ses petits-fils.Il la surveilla, au contmairc, surtout après la mort de La reine Victoria, an 1901, très attentivement.11 exigea qu\u2019ils fussent marins.A son avis, point de meilleure préparation, de plus utile entrainement à une existence équilibrée que la disc?phn« navale.A quatorze ans.Albert entrait au Naval Training College d Osborne.C\u2019est là qu\u2019il eut, semble-t-il, la révélation de cette infirmité vocale, qui devait étire pour lui un sérieux handicap, selon l\u2019expression anglaise et qu\u2019il a définie: \u201cUne affection nerveuse, qui lui gèle la parole dam In gorge\u201d.Il se replia sur lui-ménw devint taciturne, et pour cetV raison s\u2019éprit de son métier de marin, l^es gens de la mer sont, en effet des men o/ jew wonls.Il n\u2019était pas trist*, cependant, encore moins maussadi et renfrogné.Il se montrait jovial, *u contraire; comme s\u2019il eût voulu remplacer, se faire pardonner par des sourires teus les mots qu\u2019il ne disait pas.Au Training College d\u2019Oebomr où son sobriquet est \u201cla Sardine\u2019 ses copains le gratifiaient d une excellente cote.A fjood fellow qui «est fait une spécialité de préparer de succulentes tasses de cacao.Mais pourquoi \u201cla Sardine\u201d ?Il frétille si peu, et par sa taille au-dessus de la moyenne, évoque si peu l\u2019idée de ce menu poisson .Mystère.Quand, au bout de quatre anc d\u2019études comme cadet et aspirant \u2014 deux ans à Osborne, deux ans à Darmtouth \u2014 il quitta le navire-école \u201cCumberland\u201d pour monter, avec son brevet d\u2019officier «n le \u201cCollingwood\u201d portant pavillon d* la première escadre de combat, on 1 affubla d\u2019un nouveau surnom, moins pittoresque, mais plus rassis que le premier, et qui lui convenait mieux, répondait davantage à la gravin foncière de son caractère: \u201cMr Johnson\u201d.\u2018The most serious-minded of the King\u2019s sons\u201d, ainsi le définit-on dés lors.Le plus sérieux, moralement parlant: car il n\u2019a rien perdu d» sa bonhomie; ses manières sont toujours aussi affables.Il a même le gout de la drôlerie, du fuv.Albert a les saillies soudaines, explosives ik1 fils de feu le roi\tV et de la reine Marie, est né le 14 décembre 1895, à Yotit chef-d'oeuvre : Queen Elizabeth.Histoire de sa vie intime et authentique depuis l\u2019enfance jusqu'à aujourd'hui.Ce livre est frais comme une fleur plua couverte de rosée que d\u2019eau bénite de cour.Il fait pciiscr à Mme de La Fayette écrivant la vie d\u2019Hcnriettte d\u2019Angleterre, tant le stylo en est simple et vigoureux.Le récit commence par la description du cercle de famille et de celle qui en était l\u2019àme jusqu'à hier : la comtesse de Strathmore.\u201cSi l\u2019on peut dire d\u2019une femme qu\u2019elle a eu le génie de la vie de famille, écrit sielt m .; CalAtrtnr Ho~nril S^et/Cf*^ «nne (n Îa 5 rviteurr notre biographe, cette parole lui convint parfaitement.\u201d La dî.me de G la mis qui vient de disparaître avait élevé ses dix enfants (dont La neuvième allait devenir reine d\u2019Angleterre) en leur partageant .son cœur, ce coeur divisible à l\u2019infini des mères, dont un poète a dit : Chacun en a sa part et tous l\u2019ont tout entier.L\u2019héroisme en sourdine, le sublime casanier que contient une toile existence, peut atteindre jusqu'à la-sainteté, comme l\u2019a si bien senti un écrivain anglais, Galsworthy, dans son roman : The Country House, lequel s\u2019achève quand l\u2019héroïne, ayant pratiqué toute sa vie l\u2019oubli de soi, donne un baiser furtif à un rosier blanc de .son jardin où elle a reconnu le visage du bonheur.L\u2019espèce de sacerdoce exercé par la maîtresse d une grande maison, qui est en même temps filles, épouse et mère du seigneur, dans un pays où h-s seigneurs ont su demeurer les premiers di la nation, crée un nombre infini de charges et de devoirs qui se résument fort bien dans le vieil adage français \u201cnoblesse oblige\u201d.Mais il y a manière et manière d'observer les règles établies et de faire honneur à ses obligations sociales.11 va l\u2019application et il y a La grâce.La comtesse do Strathmore possédait la grâce.Cecilia Cavendish Bcntinck, de la famille des ducs de Portland, en épousant le quatorzième comte de Strathmore, avait apporté dans le redoutable château de son mari (plus forteresse que château et plus citadelle que forteresse) ce don mimitable sans lequel tout le reste n\u2019est rien : l\u2019amour.Il fallut beaucoup d'amour pour rendre tant d\u2019enfants si parfaitement heureux, pour réussir à faire d\u2019un foyer féodal, à la taille d'un monde féroce dis paru, un nid tiède et délicieux où des petits garçons et des petites filles d\u2019aujourd\u2019hui, devenus grands, ne songent qu\u2019à revenir.Jusqu\u2019à l\u2019heure d\u2019un deuil cruel, la famille de la comtesse de Strathmore, augmentée de ses belles-filles, de ses beaux-fils (y compris son jeune souverain), n\u2019a rien aimé davantage que la douceur d\u2019appartenir à son cercle intime, et la cohorte de ses P«-tits-enfants a subi le même charme.Ainsi s\u2019explique cette aptitude au bonheur domestique apportée en dot par la reine Elisabeth.PRINCESSE BIBESCO LA REINF Fi ISABETH Peu de frns que le ciel chérit et | gratifie Ont le don d'agréer Infus avec \u2019a \\ir.\u2022 > \u2022 s-y T pourtant qu\u2019elle parait gom-au visiteur d\u2019un jour la fantastique demeure des Lyon qui élève sur ses neuf murs d\u2019en-ceintc scs deux bastions et sa forêt do tours ! Quel trésor de tendresse, quelle chaleur d'imagination, quelle ruse du coeur n\u2019a-t-il pas fallu à lady Strathmore pour animer, pour adoucir, pour débarrasser de leur farouche tristesse les murs de Glanais 1 La maison forte des comtes de Strathmore est la plus anciennement habitée des demeures héréditaires du Royaume-Uni, donc-la plus hantée.On l\u2019appelle : The stronghold of superstition.Lady Cynthia Asquith n\u2019hésite pas à dire que dans cette fortification contre le temps, où la lumière électrique n\u2019a jamais encore pénétré pour dissiper les phantasmes de l\u2019ombre, l\u2019air même est épaissi par lw légendes.Il ?\u2022 plus de cinq cent cinquante ans que la princesse Jeanne, fille de Robert II, roi d\u2019Ecosse, apporta le château en mariage à sir John Lyon, son époux.Déjà l\u2019histoire imprégnait ses iwles murailles de la poésie des anciens malheurs, avec le nom de Macbeth, 4c Duncan, du roi Malcolm et la tache muge de ces petites mains \u201cqui ont tué le sommeil\u201d.Shakespeare n\u2019avut plus qu'à paraître pour recueillir les échos de cette maison.A Glamis on rencontre un drame historique à chaque tournant d\u2019escalier ; pour nous faire sentir le tragique du lieu, U suffit à lady Cun-thia Asquith de nous faire voir le tableau des sonneries où les domestiques peuvent lire, comme il est d'usage dans tous les châter.ux, le nom de la chambre d\u2019où leur maitre a sonné.Mais, au lieu des noms habituels : chambre bleu, chambre verte, chambre ro»e, chambre jaune, on y déchiffre ces noms funestes : chambre de Duncan, chambre des Hommes pendus, chambre du prince Charlie, chambre du roi Malcolm.Ici, sur ces mcrdies de pierre, le sang de l\u2019hôte trahi et du clK*f assassiné est tombé goutte à goutte (on l\u2019entend encore, les jours de pluie) ; c'est dans c ette alcôve que le roi Malcolm a rendu son âme à Dieu, dit la légende, toujours plus précise que l\u2019histoire.C\u2019est dans ce réduit que Duncan a rencontré l'insom-nieux; c\u2019est dans cotte chambre d'angle que deux anciens hôtes du château eurent la fantaisie de se retirer pour se pendre haut et court; et voici ]o lit de parade recouvert de soie brodée des fleurs les plus délicates où \u2019\u2022Bonny Prince Charlie \", le joli Stuart, le Jeune Prétendant, a dormi la nuit fatale, d un sommeil interrompu par l\u2019arrivée de-tite mcin s\u2019agrippa à la sienne ; je ne la quittai plus.Adieu, les charmes de ma précédente amie! Ses nattes pouvaient bien s\u2019al\u2019^nger de Londro.; jusqu\u2019au Paraguay, je n\u2019en avais cure ! Oubliées, toutes les prétendantes â régner sur mon coeur! La véritable héroïne était apparue.Je l\u2019avais vue, elle m'avait conquis.\u201d Lady Elisabeth avait alors six ans Lord Gorell.un ami de sa famille, une grande personne sérieuse, s\u2019avoue vaincu, lui aussi, dès la première rencontre.Il n'est pas moins enthouteuite qu»* l\u2019admirateur enfantin ! \u2018-U y a plus de vingt et un ans, écrit-il.que je suis devenu l'esclave de.charmes \u2022 de la petite lady Elisabeth Lyon.Elle avait tout juste atteint sa sixième année, l'âge de la fascination, lorsqu'elle prit mon coeur en coup de vent.\u2019\u2019 \u2022 Il la décrit üinsi : \u201cElle était petite pour son âge.sensible comme une harpe, rapide et légère dans tous ses mouvements.Une elfe .*\u2022 Ces deux messieurs, d'âge dissemblable, arrivaient trop taro.Leur conquête n\u2019étaH pa» la première accomplie par la petite enchanteresse.A l\u2019une de ce» réunions d'enfants, qui précédu d'un \u2014 lO- au celte >ù ils l\u2019ont vue, réunion à ja-rni.is mémorable, qui eut lieu chez lady 1 «cicetfU*r, Elisabeth avait rencontré un autre petite garçon qui ne devait pas l'oublier.Il s\u2019apjMdait alors le prince Albeit d\u2019Angleterre, second fils du duc et de la duchesse d\u2019York.Si peu croyable que 1 histoire paraisse, elle est vraie.Parmi toutes les distractions qui s\u2019of-fraient a lui, parmi le bruit des mirlitons el dec, jtetards, malgré l\u2019attrait iHiissant des glaces à la crème et des tartes au chocolat, le visage de celte petite fille de cinq ans fit sur cet autre enfant une impression si profonde que, lorsqu'il la rencontra de nouveau, treize ans plus tard, il la reconnut instantanément et décida de ris son coeur qu'elle serait sa femme.>>'* «sa ÏS ïS K channe, ce sortilc\u2019ge que la dy Elisabeth avait apporté en naissant, n\u2019allait pas l\u2019immuniser contre la douleur.Dans une famille qui s\u2019aime, qui trouve en elte-mèmc sc.principale source de joie, le départ des frères pour les écoles constitue le premier chagrin des .soeurs.La première séparation.!«* brLs iki Visiteur).\u2014 J'ai été ce matin Irèa méoliante.CXli ! si méchante ! Si vous saviez ! Promettez-moi de ne lais le dire à maman avant que je le lui dise .Le Visiteur.\u2014 Et qu'avez-von» fait de si méchant, ce matin.Elisabeth ?La Coupalilr (avec fierté).\u2014 J\u2019ai pris une paire de ciseaux que inanu.n wnait de me donner et j'ai découpé mes draps en lanières.le Visiteur (consterné).\u2014 Et que va dire maman ?I~» Coupable.\u2014 Elle va dare : \u201cOh ! Elisabeth .Et c\u2019est exactement tout ce que lady Strathmore dit à sa fille après la confession de st faute : \"Oh ! Elisabeth .\u201d Et c'était suffisant pour que les grand» yeux de la coupable se remplissent, jusqu\u2019à déborder, des larmes du vrai repentir.A ses peu nombreux chagrins d\u2019enfant succéda la peine longtemi>8 prévue 'te la séparation quand David fut en âge d'être envoyé au collège.cadette, élevée comme ses soeurs à U.maison, dut attendra et avec quelle impatience ! le retour des vacances do NoiM et de Pâques pour revoir à Londies \u2018te \u2022 roi GEORGES VI et U reine ELISABETH d\u2019Angleterre faisant leurs adieux à la reine MARIE avant de partir en voyage.\u2014 Nos souverains sont actuellement en route vers le Canada.Un témoin de leur enfance a noté que chez les Slrathnx>ne les filles avaient eu l'obligeance de naitre à des intervalles qui permettaient à chacun des garçons d'avoir une compagne de son âge.Entre l'aînée des filles et l\u2019alné des garçons ta différence était d'un ;.n, et ainsi de .suite jusqu\u2019aux deux derniers.Pour Elisabeth, l\u2019heure terrible approchait, cette heure où David s\u2019en irait, l\u2019inséparable David sans qui l\u2019univers serait tout décoloré.Jusqu\u2019alors la future reine n'avi.it eu que peu de grands chagrins.C\u2019était une enfant rieuse, toujours prête aux jeux, aux farces, et les gens du village de Glamis, qu\u2019elle connaissait tous par leurs petits noms et dont elle s\u2019était fait des amis personnels, l'avaient surnommée : Merry Mischief, ce qui veut dire .\u201cGaie Malice\u201d, ou quelque chose d\u2019approchtnt.Pourtant elle était loin d\u2019êt e une enfant difficile.Le seul trait de \u201cméchanceté\" qui ait été découvert par son biographe après de longues et patientes recherches a été mis en dialogue par l'un des hôtes familiers de Glamis : Lady Elisabeth (se blottissant dans le riier exilé.Son frère David a résumé ainsi cette époque de leur vie d'enfants : \u201cPendant les vacances ma soeur et moi allions au théâtre aussi souvent qu'on nous le permettait.Nos bourses n\u2019étant jamais très pleitves nous allions aux places bon marché.Elle avait un goût éclectique en fait de théâtre, mais je crois que les pièces de Barrie (l'auteur de Peter Pan) étaient scs favorites, sans toutefois faire tort à Shakespeare.\u201d fVi :ui fils d\u2019Edouard VII et de la reine Alexandra, dont 1 aîné de* fils .le prince Albert-Victor duc d* Gkuvflujo, Citl mort *n jum icr la.)-.George* V ost né le 3 jum 1865.Le 0 juillet 1893, il épousa sa seconde o*i-sine.la princesse Victoria Marie Augusta Louise Pauline Claudine Agnes of Teck \u2014Pru¥ Ijas Victoria Mary of Teck.Georges V .'?uooéda au trône le 6 mal 1910 et fut couronné à WesUiun^ter Abbey, le 22 juin 1911.Le jubilé d'argent de Mm a* espion au trône a ôté célébré Le 6 mai 19.15.la» cérémonie (Thanksgiving Service) eut lieu en la cathédrale de Saint-IViui.George* V est mort, après une eourU maladie, a Sandringham, Norfolk, le 20 janvier 1936.Ijji reine Marie, mère du sotsvcirain régnant, fille unique de f«u ]« due de Teck, est née à Londres, a Lmsington Palace, k> 26 mat 1867.et épousa le rot George* V, alors duc de York, a Wmd-,jor, le 6 juillet 1693.Résidence: Marlborough House, Londres.Enfanta de feu George* V rt de la reine Marie: Sa Majusté le roi Geoi u«\u2018S VI (second fil*-cadet), le duc de Windsor (Edouard VIII\u2014Painé de la famille) la princesse Victoria Alexandra Alice Marie, comttase de H are wood (ncc le 25 avril 1897), créée Princesse Royale en 1932, le prince Henry William r ro-dcrick Albert, (né U.* 31 mars 1900), créé duc de Gloucester en 1926.le prince < .cargos Edouard Alexandre Edmond (né Le 20 décembre 1902), crée duc de Kent en 1934.Ix- duc de Windsor.\u2014 Préno»ns 5 Edouard Albert Christian Georges Andrew Patrick David.Né le 23 juin 1694.à White Lodge, Richmond Park (Surrey).Le 23 juin 1910 le nrince Edouard reçoit scs lettres patcnU le créant l\u2019nn-re de Galles et comte (Enrl) de Ciies-tor (per rage of United Kingdom).In ve*ti de l\u2019Ordre de la Jarretière le 10 juin 1911, et comme Prince de (.ailes, à Carnarvon Castle, le 13 juillet 1913.Servit dans l\u2019état-major sur le front durant La Grande-Guerre.En 19J9 fit un voyage à trav'crs W Cunada.r-n * Visita le Canada incognito, sous le nom de baron Renfrew, et séjourna quelque temps sur son ranch près de High River, Alberta.En 1924 visita de nouveau le Canada et les Etats-Unis.En 1927 revint à Ottawa, accompagne de son frère le prince Georges et du premier-ministre de la Grande-Bretagne, le Très Honorable Stanley Baldwin.A la mort de George V.succéda au trô-ne avec le titre de Edouard VIII, le 20 janvier 1936; abdiqua le 10 décembre 1936; créé duc de Windsor en 1936; d épousa Madame Wallace Warfield,\tà Monts.France, le 3 juin 1937.Le due de Windsor célébra son mariage le jour anniversaire de la naissance de son père, feu le rod George* V.au château de Candé, situé pies de Tours, dans La vallée de la Loire,^ en Tourraine, appelée le jardin de la France.C\u2019est un médecin.M.Mercier, maire de Monte, qui maria civilement te couple ducal et c\u2019est le Révérend R.An-ders'/n Jardine, vicaire à St.Paul\u2019s Darlington (Church of England) qui célébra le mariage dans le même apre*-midi, vers trois heures, au salon du château.Il eut comme garçon d\u2019honneur le Maior Edward Dudley Metcalfe, M.C., M.V.Ô.La Maison de Windsor\u2014En 1917 le roi GcorgcsV, par un Ordre-en-Conseil, changea la désignation de la famille royale, en remplaçant The House of Saxe-Cobourg-Gotha par The H nj*e «« Windsor.Le roi George* V est donc le fondateur de la Maison de Windsor.SUCCESSION L\u2019ordre est ainsi établi (1937) la prin-e lien s'esd encore resserré, s\u2019est fait à la fois plus forme ci plus tendre, qui unit les jeunes époux.Ixmr fille avait quatorze mois quand ils renouèrent connaissance avec elle, en juin 1927.Us ont failli ne plus la revoir .Ijc voyage d\u2019Australie en Angleterre a été marqué par un incident dramatique, il est vrü.Rejeté en dehors des voies de navigation par une violente tempête, à peine le \u201cRenown'\u2019 a-t-il j-etrouvé une mer plus calme, qu\u2019un incendie s'est déclaré dans .les soutes.11 ne fallut pas moins de douze heure» d'une lutte où chacun s\u2019employa, pour venir à bout du sinistre .Mais à présent, le duc et la duchesse d York vont pouvoir jouir de la présence du baby, s\u2019enchanter de see premiers bégaiements, de ses hésitantes caresses .Us s'installent à cet hôtel du H5 de / S&S J: *\t''aK?S8 mm \u2022 Ix» reine ELISABETH à Life de 9e»e MM.Piccadilly, où leur élévation à la dignité royale viendra les arracher à la douceur de leur vie siirqîle, toute familiale qu\u2019ils mènent.Us aiment les teintes douces.On en retrouve les tons effacés discrets, de pastel, le vert et le bleu pâle, le vieux «rose, dans les rideaux, les tentures de leur chambre, les garnitures de leurs meubles .Songez que les troubles gastriques dont a souffert le duc d\u2019York, l\u2019obligent à «uivre m régime.C\u2019eat la duchés* qui veille au choix de ses aliments.Point de menu composé sans elle.11 l\u2019a «Uft : \"Je «als tout ce que peut une femme qui \u2022'intéresse aux soins domestiques, pour le confort de son mari .\" Certes, Us remplissent avec exactitude leurs obligations prmeières.Si ttsabeth ne peut guère éclairer \u2022m mari dans les travaux techniques ammuah U s\u2019adonne, du moins approu- ve-t-elle sa ligne général* de conduite et l'encourage-t-elle dans son rôle d 'Tnsdusirial prince\" et d\u2019\"Ambassadeur du commerce\".Elle l\u2019aide dans m» tâolie ck' préparer le jubilé de George V avec le conseil formé dans or dessein.11 l\u2019avait déjà «onsultée quand il avait fait partie d\u2019un autre conseil, celui qui fut nommé en 1928, lors de la maladie du roi.Mais elle et>t à son côté chaque fois qu\u2019il visite un hôpiti.l, inaugure une oeuvre de bieufaisanex- cm de charité.C\u2019est ensemble que le due et la ducties-m* d\u2019York remettent, à Manehet>ter, les deux millions de shillings de* la fonda-ttion du lord-mare, sir William Cun-diff; le chètjue on (Mifa»ice étaient là pour voir se déployer la pompe de l\u2019interminable cortège.Elle imaginait leur plaisir, et sen rejouissait, ayant elle-même le goût dee spectacles harmonieux, de la splendeur, de 11 beaué.\"La laideur envahit lout\", dit-elle avec tristesse, désespoir même.Et pour lutter c'ontnc le monstre, elle patronne le \u2019\u2019Coronation planting committee\", une oeuvre qui a pour but de planter des arbres dans 1«j campagnes, d'embellir les villes et les villages.Elle peint agréablement à l\u2019huile, mais pratique surtout raquarelle; joue du pimo et chante, on dit \"presque comme une professionnelle\", dans son entourage.Ses chants favoris sont les vieilles ballades écosMiises.Celles-ci notamment ; \"O sing to me the old Scotch songs\u201d; \"On the bonnie bonmic banks of Loch l.omond .\" Elle n'était pa* destinée à la vie princière.Jeune fille, olle fasait si gentiment, si simplement visiter le château de CMamis aux touristes, qu\u2019il est arrivé à ceux-ci de lui donner un pourboire; et elle continue de signer Lizzie les létres qu\u2019elle adresse à ses amies.EU {.' acheté un sac à une vente d\u2019a-vcuglcs.Elle y tient, die prétend qu\u2019il porte bonheur.Mais il vieillit.\"C\u2019est le seul, disait Edouard VIII, qu\u2019elle n\u2019ait ÿamais perdu .\u201d EMe est sentimentale.Quand parut \u201cle Gosse\u201d au cinéma, elle voulut y mener toutes ses relations : \"pour leur fare du bien .\" Il lui \u2022 fallu bûcher l\u2019étiquette des cours, s\u2019instruire des mille et une for» L'Acti** Catiioliqtit \u2014 Qvibtc TEmm JVv .Soaéalugkju^ : k* uiK»i sont diU1# \u201cdestx*» il antes\" et l^w tutrea i.rt des cas, les possibilités matérielles d\u2019une nomenclature -ai d\u2019une investigation.Du point de vue de l\u2019hérédité.d«* pareilles généalogie^ ont i>i*u de valeur, puisqu'elles négÜ-.*¦ nt.à ni laque échelon, l\u2019apjxjrt des femmes.Beaucoup plus scientifiques sont, par \u2022Mitre, les tables généalogiques ascendantes, qui sont dominées par une loi mathématique inalterable.Elles débu-ent par un persornage appelé autrefois le prohans \u2014 celui qui \u201cproirve\u201d sa nobk\u2019sso \u2014 paisxmt ensuite à s»» deux parents, puis aux quatre grands-parents, puis aux huit arrière-grands-parents, et ainsi de suite, cheque génération offrant deux fois autant d\u2019aïeux ¦ I « n'i précédente.Le iirobans rompt* jin-i .\u2019t2 ancêtres de La cinquième générât.on, 1,024 de la dixième et \u2014 d\u2019une façon toute théorique \u2014 plus de 1 mil-de ia vingtième génération et plus d*.' 1 milliard de la trentième, (pii se \u2022' tutrfcit.pour lV*poque présente, vei^ le neuvième siècle de notre ère.La progression arithmétique donnerait, ,»our un contemporain, un trillion d\u2019an-ectres sous Clovis, un quatrillion vers ! an 200 et un quintillion au moment ou César Ixittit Vercingétorix.Notre monde, bien entendu, n\u2019a jamais connu one population aussi dense, mais le probl» me s\u2019éclaircit si l\u2019on considère .jue beaucoup d\u2019ancêtres JevTLieait ap-paraitre d«*s milliers et même des millions de fois dans une ascendance.Cet-u- hypothèse, postulée par la logique, e d\u2019ailleurs confirmée par l\u2019exemple des quelques tables ascendantes à 1,024.1 -,048 et jusqu'à 16,384 quartiers, établies au cours des trente dernières éta-nees par des généLlogistes infatigables En effet, certains monarques très pn>-lif'ques ayant vécu au seizième siècle, xMnme l\u2019empereur Ferdinand 1er figurent plusieurs centaines de fois au titre d aïeux de princes contemporains dont on a drrssé la généalogie ascendante.Il va de soi que seules les dynasties ks plus anciennes offrent k.chance d une table ascendante quasi complète jusqu'aux 1,024 quartiers de la dixième \u2022¦¦nération ixi davantage.La haute ii'geoi sie, In noblesse féodale arri-nt très rapidement à un point où les :«cendcjQts par les femmes appartion-\u2022ent soit à une couche .sociale dont les >ources ne font pkis mention, soit à des aïeux venus de l\u2019étranger et dont on ie retrouve plus les iracmi © tr-^^JARMI les dynasties très in-ciennes, ü y a celle de Wind-d tjgaj sor.Le sang que Georges VI SLhmI a hérité de ses ancêtres provient en grande partie de sources germaniques : Wettins d- Saxe.Huhenzoîlern de Prusse et de Brandebourg, maisons dt* Hesse, rie WurU'm-berg.de Becklembolirg, de Nassau et le Schwr rzbr*urg, OMenbourgs de Da-nemari: et du Holstein, Welfes de Brunswck, Reu.s.s et Waldeck, Asca-gnes d'Anhalt, Wittelsbach de Bavière et du Palatinat, familles ex-régnantes médiatisées defAiis 1815, Oettingen, Solnu>, Sayn Wittgenstein, Leiningcn, Ei^badi, Hohenlohe et Stolberg, dont les noms revitxuvnt dans tout*'* les généalogies princières.Mais on y trouve au-iw \u2019.mis autres i.inx>rtr-iants : l\u2019un anglais ou écossais, un autre magyar et le troisième français.Des voix malveillantes ont insisté parfois sur la faiblesse des liens naturels qui rapi)ix>chent la mdson de Windsor de ses sujets britanniques.Or, le roi Georges VI descend par sept voies différentes de la Palatine Elisa-be;h, héritière des Stuart, fille de Jacques 1er et.par ce roi, non seulement de Marie Stuart, de plusieurs branches de la dynastie des Stuart, des Bruces et dos BalioLs, anciens rois d'Ecosse, des souverains celtes du pays de Galles, d Irlande, des rois d\u2019Angleterre saxons, danois, normands, des Plantagenets, de.s Yorks, des Lancasters et des Tudors, mais aussi des familles les plus glorieuses do la haute aristocratie anglaise, galloise, écossaise et irlandaise.On rencontre dans cette galerie ancestrale les Douglas, les Hamilton, les Drummond.les Sinclair, les Lindsay, les Séton, les Montgomery, les Boyd, les Livingstone, les Maxwell, les Murray et les Hays, tous Ecossais, les Mortimer, les Percy, les Fitzalan, les Warenne, let de Burgh, les de tjuinoy, les de Ve-re.bref, tout le haut lignage des trr.-gédie.s do Shakespeare, y compris l\u2019inoubliable sir John Falstaff, par suite do l\u2019alliance de son arrière-petite-fille Marguerite de la Polo avec un comte de Foix-Candalle, dont une descendante monta sur le trône de Hongrie.Quant aux useendances magyares des Windsor, elles résultent du fait que la grand-mère paternelle de la reine Marie était Hongroise : c\u2019était la belle comtesse Claudine de Rhédey, épouse morganatique du duc poète Alexandre de W\u2019urtemberig.De nombreuses personnalités de l'aristocratie magyare sont de It sorte apparentées d\u2019assez près au souverain britannique, comme les Beth 1 en, les Banffy, les Daniels, les lymyay, les Kemény, et ausgnc du pauvre Charles VII a laissé une fille mariée à Olivier de Coetivy.dont la lignée conduit aux comtes de Luxembourg, puis aux margraves de Baie, aux Waldeck, aux ducs L ¦ y ; ¦ .1 tern \u2022 Le roi GEORGES VI et U reine ELISABETH d\u2019Angleter-e arrivant à la léga-ion roumaine, à Londres, pour une réception donnée par le roi Carol et le prince héritier Michel.f», de Si.xe-Hildbourghausen et finalement à l'épouse de Georges III de Grande- Bretagne, née Mtvktembourg.Par la maison tU Luxembourg 0,1 tombe aux Brienne, aux Lusignan, aux de la Hoche, aux Villchardoum et à d'autres familles françaises d'outre-mer, établies en Grèce, dans l'Archipel, en Chypre et en Palestine depu:s les Croise des.Cela enrichit les ascendants du souverain britannique des rois de Jérusalem Baudoin II, Foulques d'Anjou, Amaury 1er, des deux empereurs latins de Constantinople Jean de Brienne et Baudoin de Courtenay, des princes d'Antioche et de beaucoup d\u2019autres grands vassaux dos royaumes de Jérusalem, de Chypre ou des grands-ducs gréco-français.Enfin, la dernière porte ouverte aux hérédités françaises de Georges VI réunit les princes de Nassau-Usingen (par une arrière-grand-mère de la reine Marie de Grande-Bretagne, veuve de Georges V) aux princes de Cry, de la brtnche des Koeux.Ces grands seigneurs belges nous reconduisent aux Chateaubriand, aux EstouU'ville, à la famille du maréchal de France Robert Bertrand, aux Tancai\u2019villc et, par eux, au fameux Enguerrand de Mirigny, le ministre tout-puissant de Phille le Bel, que soji supplice a fait entix*r dans la légende populaire.Les dix chemins qui \\ iennent d'être succinctement décrits indiquent donc, si l\u2019on peut dire, les écluses par lesquelles le sang français a pénétré dans les douze premières générations de l\u2019ascendance de Georges VI.Les noms d\u2019Eléonore Dcsmiei-s d CRbrcuse, de Pierre de La Cave, d\u2019Espèrance du Puy Montbi'un, d'Alexatidre de Rye d'Anne de Homes, de Ijouise cU Coligny, d* Cliarlotte de Bourbon, d\u2019Estaclic de Croy-Roeux, de Catherine de Rohan et de François de Luxembourg constitiK nt, en quelque sorte, lev stations fmntie-re* au delà desquelles on i>oin re en territoire français.Mais \\uie investigation plus complète révélerait encore bien des ancêtres français, soit insoupçonnés, soit d\u2019cnxs et déjà contMis paj- les voies raconte > plus haut.C\u2019est ainsi que la femme d« l\u2019empereur Maximilien, Marie de Bourgogne, fill*.* de Chai les le \u2019IVnio-raire, rtigrtnJiH'rait autour d\u2019elle le capétiens et les grandes familles (iu \"Rognum Lotharii\", U\\s ri*is anglais ch la maison de La-ncnstre, qui ont transmis à kMM- «mccesseur lointain les parentés de Philippe de Hainaut, d'Isabelle de France.d'Eléonore de Provence.d\u2019Isabelle d\u2019Angoulènw et d'Kléo-nore de Poitou.Un ewuim de Inuits dynasteg suisses et bourguignons appu-raltraient comme ancêtres (k^s filles noyau's de Lanetstre, entrées par mariage dans les familles de roitelets rhénans de langue allemande qui, eux-mêmes, emplissent par centaines les quartiers des générations plu^ reculées de l'ascendance royale britannique.I' u> on remonte vers les origines, plus il est manifeste que le dosage français d> Georges VI est remarquablement fort et qu'il a légué aux souverains bri tanniques les hérédités hautement appréciables.O.Fond de BATTAGLIA.LC COIN LES ENFANTS _Z?e MU et la teine borip de I\u2019lini jack Avant l\u2019union de l\u2019Angleterre avec l\u2019Ecosse et ensuite de l\u2019union de res royaumes avec l\u2019Irlande, l\u2019emblème de l\u2019Angleterre (English Jack) comprenait un champ tout blanc traversé par la croix rouge de Saint-Gea-ges (croix grecque ou ordinaire), l\u2019emblème de l\u2019Eeosse (Sroth Jack), avait un champ tout bleu traversé par un croix blanche, dite de Saint-André.et l\u2019emblème de l\u2019Irlande (Irish Jack) comportait un champ tout blanc traversé d\u2019une croix rouge en forme de iroix de Saint-André (l'on donna, probablement, à la croix de l\u2019emblème de l\u2019Irlande la forme d\u2019un X en souvenir de la croix figurant sur l\u2019emblème du pays d\u2019origine de saint Patrice, l'Ecosse).L\u2019union de la couronne de l\u2019Angleterre avec celle de l\u2019Ecosse, en 1603.ne fut dé-finiMvement proclamée par le Parlement qu\u2019en 1707.I-a relue Anne créa, lors de cet événement, le premier Union Jack, qui fut composé en superposant l\u2019emblème de l\u2019Angleterre sur celui de l\u2019Ecosse.Pour ce faire.Ton appliqua la croix rouge de Saint-Georges, bordée d'une partie de son champ blenc, sur le champ bleu traversé de la croix blanche de Saint-André.L\u2019Union Jack de la reine Anne est donc le drapeau qui fut arboré sur Québec en 1750.En 1801 l\u2019Irlande s\u2019unit à l\u2019Angleterre et l'Ecosse pour former le Royaume-Uni de la Grande-Bretagne.Lors de cette nouvelle union Ton composa le second Union Jack, tel qu\u2019il existe aujourd'hui.Pour composer ce nouvel Union Jack Ton n\u2019apporta qu\u2019une seule modification au premier; c\u2019est dans les bras de la croix en X que Ton fit ces changements.I>a difficulté se trouvait dans la réunion ou plutôt la superposition de la croix de l'emblème de l\u2019Irlande sur celle de Saint-André, ces croix étaient de même forme (X) et de mêmes dimensions.L\u2019on arriva à un compromis; les bras de la croix en X furent divisés en leur milieu dans le sens de leur longueur, par une diagonale qui rencontrait^ les coins opposés du drapeau.Les quatre bras de cette croix furent ainsi composés d\u2019une première moitié toute blanche et d\u2019une seconde moitié comprenant, à la fols, une partie rouge et une partie blanche étroite.La première moitié toute blanche, représentait, en définitive, l\u2019Ecosse, et la seconde moitié, rouge et blanche.l\u2019Irlande.La croix en x étant divisée de moitié, il s\u2019agissait ensuite de déterminer la position respective de chacune d\u2019elles, c\u2019est-à-dire, de disposer Tune au-dessus de Tau-ire, et Inversement, et ceci pour les quatre bras de la croix.Cette disposition particulière des moitiés se fit dans un ordre déterminé afin d\u2019éviter de placer, dans chacun des bras de la croix, la moitié toute Manche.(d\u2019Ecosse) au-dessus de l'autre (Irlande), et d'empêcher ainsi que l\u2019Ecosse fut constamment en prédominance sur l\u2019Irlande, c\u2019est ce que s\u2019exprimait alors, en version anglaise, not to give undue preference.Void comment le problème fut résolu.Dsns chacun des deux bras de 1s croix en X, k gauche du drapeau, en haut et eu bas, près de la hampe (mât) la moitié toute blanche fut placée au-dessus de l\u2019autre moitié, composée de rouge et de blanc et Inversement, à droite du drapeau (partie flottant à la brise) c\u2019est, la moitié toute blanche qui fut placée, cette fois, au-dessous de l\u2019aotce, dans chacun des deux bras de la croix.Par cette disposition des moitié*.l\u2019Ecosse et l\u2019Irlande eurent respectivement deux fols la supériorité et deux fois l\u2019infériorité; Il y avait donc égrJ'té.C\u2019est ainsi que fut sauvegardée la fierté nationale de ehacun de eea paya.TouL'T-te, cette solution eut pour résultat de former une croix en X dont les bras avaient leurs moitiés asymétriquement disposés as Heu de l\u2019être symétriquement.C\u2019est pourquoi l\u2019on dit que le drapeau Union Jack est un drapeau asymétrique par rapport à U disposition des moitiés eomposant 1 prieur\t^\u2019 Il est à remarquer que l\u2019Union Jack, proprement dit, doit être disposé à plat ou hissé au faite d\u2019un mât sur une hampe, d\u2019après k régie suivante.Ch»«w* dea deux bras de U croix en X, à gauche du drapeau (du côté du mât ou de kejd*).*«ét montrer U moitié toute blanehe (Ecorne) au-dessus de l\u2019autre moHlé, formée de ronge et de l\u2019étroite bordure blanche (Irlande); ae reporter au dessin pour U bonne disposition.at rédigé par M.Maorie* BRODEUR, Article rédacteur an chef de la Te Documentairè\u201d.\u2014 MCopyrighd\" \u2014 LA DOCUMUfTAIRA, Qnébee.- Chcrs enfants.Dans quelques heures Leurs Majestés le roi Georges VI et la reine Elisabeth auront mis pieds sur la vieille terre québécoise, tout heureuse d'être la première à aeeueillir le souverain et la souveraine du Canada.La visite de ces très distingués visiteurs doit stiseiter, jusqu'au sein de la jeunesse et de l'enfance.une jo>, une allégresse bien vives.En effet, plus haut que sa personne, il faut voir dans le roi Tinoarnation d'une autorité supérieure, qui s'impose à tous les sujets que la Providence lui a sc.umis.Les petits CanacMens et les petites Canadiennes doivent estimer oe populaire monarque, d'abord, parce qu\u2019il est le roi incontesté de leur pays, ensuite, parce que ce roi possède des titre particuliers à Jour affection.Sa Majesté Georges VI, en effet, avant de monter sur le trône, s\u2019est beaucoup intéressé à l\u2019institution de colonies de vacances.Les garçonnets pauvres qui bénifieièrent de ees oeuvres sociales, ont même eu.à diverses reprises, le CHEZ NOUS grand honneur de le recevoir eomme hôte.C\u2019est dire son grand coeur et sa sympathie pour les jeunes.De pluv, on suit qu'à I exemple de son père, il aime beaucoup la vie de famille.Qui peut s\u2019en surprendre après avoir vu le couple royal si souvent photographie entouré des deux gracicirses princesse*, qui forment leur plus belle couronne ?Que tous nos cher* enfants qui le p\"u-vent s\u2019empressent de témoigner leur gratitude et leur estime envers nos illustres visiteurs.Sans doute ceux ci seront-ils sensible*, non seulement aux hommages officiels \u2019us à leurs titres et à leurs hautes fonctions, mais aussi et spécialement à ceux qui leur seront adressés par leurs plus jeunes sujets.Qu\u2019il leur plaise de transmettre aux délicieuses princesses Elisabeth et Mar-garct-Rose, les très respectueuses salutations de leurs loyales petites soeurs du Canada.Dieu sauve la roi ! Vive notre reine ! Oncle DOMINIQUE \u2022 Leur* Alterne* Royales le prince EDOUARD et 1* princesse ALEXANDRA, enfant* du dm et de la dnchetoe de Keat.rentrant de tenr promenade matinale.3 n 4 mZè
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