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Titre :
L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique
Publié à Québec, L'Action catholique (1915-1962) a longtemps été le quotidien préféré des ruraux, avec ses chroniques touchant tous les sujets de la vie courante. Intitulé L'Action sociale de 1907 à 1915, il paraîtra ensuite sous le titre L'Action (1962-1971), puis L'Action-Québec de 1971 à 1973. [...]
Le journal L'Action catholique tire ses origines du mouvement de l'Action sociale catholique; il a été créé à l'initiative des abbés Stanislas-Alfred Lortie et Paul-Eugène Roy et de l'avocat Adjutor Rivard. L'archevêque de Québec, Mgr Louis-Nazaire Bégin, apporte son soutien au projet, dont l'objectif est à la fois de développer la conscience sociale des catholiques et de rivaliser avec les journaux Le Soleil et L'Événement.

Intitulé L'Action sociale de 1907 à 1915, le quotidien devient L'Action catholique de 1915 à 1962. Il paraîtra ensuite sous le titre L'Action (1962-1971), puis L'Action-Québec de 1971 à 1973.

Diffusé dans la grande région de Québec, L'Action catholique a été longtemps le quotidien préféré des ruraux, avec ses chroniques touchant tous les sujets de la vie courante. Son intérêt pour des sciences (par exemple, l'astronomie) le rend populaire dans le milieu de l'éducation et auprès du grand public.

Avec les années, la situation économique du journal devient précaire. Les revenus sont en baisse constante et la concurrence, très vive. Malgré son réseau d'influence et de pouvoir, le mouvement de l'Action catholique ne réussit pas à freiner le déclin. Repris en 1973 par deux hommes d'affaires de Québec, le journal devient À propos, qui disparaîtra l'année suivante.

Références

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 261-265.

« L'Action ». Dans Bilan du siècle, [Consulté le 28-11-2006]

Marquis, Dominique, « Un nouveau combat pour l'Église : la presse catholique d'information, 1907-1940 », [Consulté le 27-11-2006]

Éditeur :
  • Québec :L'Action sociale limitée,1915-1962
Contenu spécifique :
dimanche 4 juin 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique, 1939-06-04, Collections de BAnQ.

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[" y#i m No 23 L'ACTION CATHOLIQUE Organe de 1/Action Sociale Catholique.KêdacUon et administration : S, Boulevard Chareet.L\u2019A^lsIOIM Québec.Démanche 4 juin 1939 \u201cInstaurare omnia in Christo\" Qz y///' te** M* ) i ' m I ¦ i I rV >uii> enchantée de savoir que vous êtes optimiste depuis quelque temps.Ne rrojret-vous p»« que l'épanouissement de la nature, le soleil éhlouia-sant, la perspective des vacance», y sont pour quelque ehose?Quoi qu'il en soit.J'en suis très heureuse pour vous ma bonne petite Jeannette.Votre article sera publié A son tour.Il témoigne de sentiments religieux et profonds.Je vous en f paisible bonheur qui constituent la vie des cens qui habilent voe ileo.AI J'avale un petit v»*i,t A ma disposition.J Irais voue voir eet éle.tiuel-le Joie ee »cral| peur mal.Vos amitiés A ETOILE D'OR evee qai vous svee tant de plaisir A correspondre.Sinrèr.affection.BATON D'OU \u2014 Avec grand plaisir, Je accueille, ma petite amie Vou» éle» la »e,o,.de niece qui m'arrives tout droit des llet-dr-la Madeleine.Puisque vous ave* quelque» loisir», cl que la Page vous Intéresse J'espère que vous serci bien a l aite parmi les gentilles reasincs du Royaume.Je salue ee* dernière» de votre part, et vou» assure de mon affectoeUse eitude.MANON.\u2014 tlenjwur Manou.J'*|\tvotre message A Laurence O.selon votre désir OuL Je connais votre paroisse pour y être déjà u*»-sée quelque» foi».EU* eut bleu Jolie en effet.Ilabilri-vuui près de l'égliseT Je dl.votre bon.J»ur A PETITE BERGERE.NAPOLEON IV f IIOt'RIN ETTE, COUSIN MICHEL et DORIS* Affectueuses perse*».REINE DEA èELb.\u2014 C'est avec une psrti-culière affection que Je vous introduis au Royaume des enfanta, ma noutelle petite amie Je sympathise pleinement A ce chagrin si profond qui ne vous laisse paa depuis la mu l de votre cher petit frère, mats puisque cette perte est irréparable, il faut qaand même prendre sur vous et regarder la vie avec courage.C'est d'abord en priant biea le bon Dieu que suas dominerrx cette épreuve, ma chère petite.Et puis.Je vou» conseillerais de ne pa» vous replier sur vous-méme, ear vous suginenteres ainsi votre peine.Intéresses-vous A cens qal vous entourent.Soyce benne, dévoues afin do consoler auvsi votre papa, et vous verre* comme tout ira bien.Je demande pour vous s| une cousine de votre Age (It eus) voudrait hlru correspondre.Vou* aimeries qu'elle eotnmruee la première.I KLINE accepterait peut-être?Elle est bien ce-UM».Mi'le rh«paronimont sain (1) d FTTE découverte, due à MM.Pierre Lépinc et Paul Sedallian, _ v a été présentée par le professeur la uls Martin.Elle e.st d'un intérêt qu'il est inutile de souligner étant don-n.s >n gnivi4é et l'extension prisos dans ces dernières années par la paralysie infantile.L\u2019hypothèse de l\u2019origine digestive de la poliomyélite épidémique, défendue par t\u2019.KliVig, de Stockholm, a reçu un support expérimental avec les travaux des Français King.Lcvaditi et lapine qui ont montré la possibilité : 1* d\u2019in-fi eter un singe macaque par voie digestive sans aucune préparation; 2'\u2019 de sui-\\ re l'infection depuis la barrière intestin.le jusqu\u2019au système nerveux en payant |)ar les ganglions mésentériques; 3 de conserver vivant le virus polio- myélitique pendant cent quatorze Jours dans l'eau de conduite stérilisée à Va température du laboratoire.Des reclier-clies cliniques récentes .Amérique et on Suède ont confirmé d'anciennes observations, en démontrant la présence du virus poliom>élitique dans les selles et les ganglions mésentériques do malades atteints de paralysie infantile.Nos compatriotes, MM.Lépine et Sé-dallian, ont appliqué ces notions à la recherche de porteurs sains de viims à propos d\u2019un cas mortel de maladie de Heine-Medin de l\u2019adulte, oti ils ont cherché dans l\u2019entourage du malade l\u2019origine possibl.de l\u2019infection.Ix\u2018s enfants du sujet malade sont demeurés indemnes, mais il n\u2019en est que plus intéressant de constater que les savants ont pu trouver, quarante et un jours après le début do l'affection du père, le virus poliomyélitique, dans le contenu intestinal de l\u2019un des enfants, au moins.Jle ch eut ^ PAR INCANDESCENCE SANS FLAMME I on mélange un gaz combusti-! Xjv port tel qu'il n\u2019y ait excès ni de l'un n» de l\u2019autre, ce qui est la condition de la combustion parfaite, ce mélange sc met à brûler sans produire «le flamme, lorsqu\u2019on le fait passer à travel' un corps poreux qui sert d\u2019agent eas ily* que pour assurer la réaction.La combustion ne s\u2019effectue que dans la partie superficielle de la pastille po-\u2022euso.sur une faible épaisseur; cette t si tic rayonne la* chaleur, et comme il n'y a pas de flamme, on peut appro^-(lier la pastille tout près du corps à chauffer.Grâce au bon réglage des deux é\u2019.é-mr-nts, les gaz combustibles sont bien réduits, et il ne se produit jamais d\u2019o-ryde de carbone, qui est le fait des coiibustions incomplètes.De ce fait, il n\u2019y a pas de perte de combustible, et oii aboutit à un rendement excellent.I^i chaleur fournie dépend du débit du mé' mge : il e.st donc possible de régler la tempérance, suivant les besoins, en agissant sur le débit.Bien entendu, il y a une limite inférieure qu\u2019in ne peut dépasser.La température peut varier ent-e 700 et 1.00 degrés.Toutes ces conditions sont favorables h un large emploi de ce procédé de chauffage.Pin Angleterre, dit M.Jules Deschamps dans le Génie Civil, on a construit et mis on applications plus de 150.000 appareils qui servent pour le chauffage domestique, pour l\u2019industrie (four métallurgiques, à émnillcr, fusion des métaux, etc.), pour le chauffage des ateliers, des églises, etc.Les pastilles poreuses émettent beau- coup de radiations rouges et infra-rouges qui pénètrent profondément et ne sont pas détournées par les courants d\u2019air.En sorte que ce procédé de chauffage se recommande spécialement pour le cas où on doit établir un foyer en pleirt vent, sur la terrasse des cafés, par exemple, ou\"encore auprès d\u2019une patinoire, sur un quai de gare, etc.Un appareil photographique géant -tf t N quotidien fiançais a signalé ifl I récemment que l\u2019industrie bri-lUL tannique venait de mettre au point un appareil photographique lilliputien.Cette fois, il s\u2019agit d\u2019un appareil gigantesque que les services de topographie marine et de géodésie américaine comptent employer pour la pho-tographie de précision.Cet appareil ne pèse pas moins de quatorze tonnes et renferme dans ses flancs une chambre noire géante destinée a la reproduction, sur des positifs de cinquante pouces carrés, des cartes indispensables à la navigation maritime et aérienne.' Pour développer les négatifs, l\u2019opérateur entre tout simplement dans son appareil, où il trouve ce qu\u2019il faut pour son travail.Les cadres sur lesquels sont placés les cartes à reproduire pèsent plus d\u2019une tonne et cependant peuvent être mis au point à un millième de pouce près \u2014 l\u2019épaisseur d\u2019une feuille de papier à cigarettes.Les cartes sont appliquées contre la glace du cadre par un procédé spécial qui permet de faire le vide entre la carte et la glace.Les énormes plaques de verre l>euvent être sensibilisées, exposées et développées sans sortir de l\u2019appareil.Grèce à cet appareil, txdime le \u201cCoût -rier des Etats.-Unis\", qui rapporte cette innovation, on pourra reproduire des cartes récentes avec plus de rapidité et à moindres frais que jusqu'à maintenant.L LE POUMON D\u2019ACIER \u2022 Voici le poumon d'acier dont a parlé notre collaborateur le docteur l\u2019anglos.La France n'en possède pas encore, mais une souscription ouverte par un poste de radio va permettre l\u2019achat d\u2019un de ces appareils.Il est nécessaire que, d*n.s un délai trè» bref, la France en possède plusieurs.Bien des vies humaines seront ainsi sauv< O ______\u2014- LES FIGURES DE CIILADNI \u2022 Si on répond sur une plaque vibrante (plaque d\u2019une écouteur téléphonique par exemple) de la poussière très fine, celle-ci se rassemble sur les lirnes centrales en dessinant de eurleuNe* figures, appelées figure de Chladnl, qui permettent de juger, suivant leur forme, de la qualité des apparcHs de reproduction sonore.Pour lutter contre la mouche de carottes LA mouotie Psila roseanlgrloornit attaque les racines des jeune-carottes par scs larves de forme cylindrique qui, arrivées uu terme de leur croissance, quittent les racines et s'enfoncent dans la terre pour s\u2019y métamorphoser en pupes.Celles-ci dament naissance à une deuxième génération de mouches qui volent de fin de juillet à septembre.Cette génération évolue de la même manière que la première; k*» femelles pondent des oeufs qui se transforment en larves, qui pénètrent d»«v les racines de carottes et celles-ci deviennent inutilisables et invendable* Pour lutter contre cette maladie, à laquelle un ensemble de fadeurs clim#-tiques favorables a donné, dans ces dernières années un développement important, on a tenté d\u2019employer, en arrosages superficiels, des solutions de sulfure de carbone ou de paradichlorobenzè-no à 0,5 à 1 p.100, qui agiraient surtout par leurs vapeurs.Mais, les meilleur?-résultats ont été obtenus par des pou drages à la naphtaline.Ceux-ci doivent dre répétés trois ou quatre fois sur 1* surface du sol à intervalle de huit à dix jours à l\u2019époque du vol des mouche?Chaque application doit être de 20 à 3C gr.par verge carrée.iiWUITiH Vient de paraître qi II.I.AIt It, c.r.R.P.\u2014 lieunl?rl (randrar du .aerdoce.\u2014 \\uï Jeiin.v Oavïtc honore de 2Ô grj\\urf.arli.té-«iU*-».hor.texte, l'n volume * t'apprendre à vivre A '-x \\Sê -s.v- ' AU 5 secours Mignonne.In lui a ôté l'envie de r '\trecommencer\t.Je n\u2019al pas aimé cela lors- -que J\u2019aJ vu\tqu\u2019il\tvoulait\t) K\tle reprendre\tl\u2019argent\tque' i\ttu as gagné.Mais Je suis encore\t^\tTu aurais\t^ ¦ d'avis que tu n'au-\t./\tvoulu rtre\tA\t\\ ^rais pas dA y aller.\tnu place\tj ____________________30.Dwtnbusd by Xing Fcafuees Syndi'sie.IÇ.C Dimanche, 4 juin 1939 L'Action Catholique \u2014 Québec \u2014 5 \u2014 i ü \u2022 Vue intérieure de la Basilique nationale du Boia Chenu.\u2014 I* choeur-lo«*ria.(Suite de la première page) de morts et de vivants collaborèrent.Pour que tous les pèlerins et les amis de Jeanne d\u2019Arc comprennent en ce jour le sens spirituel des pierres, qu\u2019ils en découvrent l'âme et le secret, ne convient-il pas de retracer à larges traits l\u2019histoire matérielle de l'edifice ?C\u2019est le but de cet article.1 l'on voulait remonter aux causes premières \u2014 car toute réa-_ üsation suppose une idee fixant un point de départ, \u2014\t1 on écrirait qu\u2019en avril 1869 Mer Dupanloup.Je vaillant évêque d\u2019Orléans, à la siute d'une visite à Domrémy et d'une promenade au Pierrier de la Pucelle, avait engagé M.l'abbé Durand, curé du lieu, à y effectuer des fouilles.A cet endroit, l\u2019on découvrit les substructures d une chapelle, communément appelée \u201cchapelle de la Pucelle\u201d.Cette découverte devait ouvrir des horizons nouveaux au successeur de M.l\u2019abbé Durand à la cnre de Domrémy, M.l'abbé Bourgaut.Il réva d'établir un calvaire et de restaurer au Bois-Chenu la chapelle de la Pucelle.Mgr Caverot, évêque de Saint-Die, 1 encouragea, puis \u2014\u201d quand il fut nommé à l'archevêché de Lyon \u2014 Mgr de Brîey.\t.L'idée fut lancée au cours d un grand pèlerinage, qui réunissait, le 10 juillet 1878.quelque 20,000 personnes, et ce d\u2019autant plus volontiers que Mme la duchesse de Chevreuse avait créé un Comité parisien pour recueillir les Par-devant notaire, Mgr de Briey achetait, en novembre 1878.les terrains avoisinant le Pierrier et la fontaine.Divers projets prirent naissance.Apres discussion, il fut décidé que l'on construirait non pas une chapelle, mais une basilique, dont la première Pi«\"e f« posée par un temps de brouillard le 3 novembre 1881.Le* travaux \u2014 vrais travaux d Hercule.car il fallait tout amener sur le coteau du Bois-Chenu, \u2014 allèrent rapidement.ju-squ'en 1883.I^es fonds manquèrent.Les 120,000 francs de la souscription nationale avalent cte doue usés pour les fondations et les soubassements.H y eut pendant plusieurs années un temps d\u2019arrêt.Kn 1887, Mgr Pagis, qui venait d arriver à Verdun, lançait l\u2019idée d\u2019eriger un monument national à Vaucouleurs.Une souscription, elle aussi nationale, devait être fructueuse.L\u2019on craignit pour Domrémy.Le siège épiscopal de Saint-Dié étant vacant, l\u2019on ne Pou'\u2019a J prendre aucune décision.Faudrait-Il renoncer à l\u2019oeuvre commencée dan» 1 enthousiasme ?En 1*®».diocese avait enfin un évêque : Mgr Sonnols.WW \u2022 Jeanne d\u2019Arc écoutant les Voix.\u2014 Groupe d\u2019Allar, sous le Porche de la Basilique nationale du Bois-Chenu.qui créait aussitôt des Comités locaux devant recueillir des fonds pour Domrémy, 50,000 francs permirent la reprise des travaux.Un bulletin : \u201cLa Voix de Jeanne d\u2019Arc\u201d, rédigé par M.l\u2019abbé Mourot, fit connaître l'oeuvre.L\u2019on vit, le 22 juillet 1890.un splendide pèlerinage.Mgr Turinaz, éveque de Nancy, en fut l'éloquent prédicateur.Le 2 janvier 1891 était instituée \u201cla Confrérie de Notre-Dame des Armées\u201d.Elle eut pour siège les sous-sols de la basilique, dont la crypte fut ouverte au culte le 8 mai 1891.Chaque jour, depuis cette date, la messe y est célébrée à l'intention des soldats défunts En outre, Mgr Sonnols demanda au r J».Le Doré, supérieur des Eudistes, l\u2019envoi de Pères afin que, par eux, le Bois-Chenu devienne un centre de prières et de prédications.Le K.P.I.étendard arriva en 1891 et, l\u2019année suivante, les Eudistes s installaient dans une aumônerie proche de la basilique.L\u2019idée de faire de la basilique de Domrémy \u201cla prière pour les soldats de France, selon le désir de Jeanne d\u2019Arc, et non un simple monument', faisait son chemin.Quand, en 1893.Mgr Sonnois fut nommé à l\u2019archevêché de Cambrai, les trois arcs de la tour de la basilique couvraient la loggia, entièrement terminée, les murs de la nef atteignaient dans toute leur longueur jusqu'aux fenêtres.116.000 francs avaient été recueillis et dépensés\u201d.Dès que Mgr Foucault vint a Saint-Dié, U eut à coeur l'oeuvre du Bois-Chenu.Les travaux étaient déjà fort avancés, mais les fonds une nouvelle fois épuisés.Mgr Foucault se Joignit aux Eudistes pour parcourir la France et se faire le chantre de Jeanne.Le 27 Janvier 1894, Jeanne d\u2019Arc était proclamée vénérable.Grande joie: motif nouveau de confiance.Mgr Foucault avait convié toute la France le 23 août à Domrémy : 30,000 pèlerins répondirent à son appel.Fin 1895, la nef était dégagée de tout échafaudage, la coupole » amorçait et le clocher s\u2019élevait.Des pèlerinages partiels s organisèrent.En 1897.Mgr Foucault bénit cinq cloches au cour» du beau pèlerinage du 26 août.En 1898, les grands travaux furent arrêtés.En 1903, les Pères Eudistes étaient expulsés par la loi de Séparation.M.l\u2019abbé Urion.curé de Gendre-ville, était alors nommé, en 1904.chapelain de Saint-Dié et directeur de l\u2019oeuvre de Domrémy, en résidence au Bois-Chenu.Après de longs jours de deuil, voici que le 18 avril 1909, apportait le réconfort de la béatlficattlon de Jeanne d\u2019Arc.Un triduum d\u2019actions de grâces fut annoncé pour les 22, 23 et 24 juin, à Domrémy.Le mauvais temps empêcha de lui donner l'éclat désiré, bien que sept évêques fussent présents au jour de clôture.-6 \u2014 L'Action Cartioliqut \u2014 Québec ¦Vy, % kL V*1 tU Une nouvelle tranche de travaux fut décidée.En 1912, M.l'abbé Joseph Collin prenait la place de M.l'abbé Bourgaut à la cure de Domrémy, et M.l'abbé Henri Cousot était nommé à la direction de l'oeuvre du Bois-Chenu en remplacement de M.l\u2019abbé Urion, qui mourait après avoir assumé une lourde tâche.En mars 1912, Mgr Foucault annonça les grandes fresques de Lyonel Royer, fresques qui valurent â l'artiste qui les exposa au Salon, le grand prix de la peinture historique.Filles furent solennellement inaugurées le 19 août 1913.Cette même année, M.l'abbé Charles Bernard était nommé directeur de la basilique.Son éloquence persuasive fit connaître l\u2019oeuvre et, par voie de conséquence, apporta de nécessaires ressources.Vint la guerre.Et avec l\u2019armistice, le labeur reprit.Le 16 mal 1920, se déroulèrent â Rome les grandioses cérémonies de la canonisation de Jeanne d\u2019Arc.Le 20 juin, des fêtes étaient célébrées à Domrémy, et, le 23 août, le maréchal F oc h venait communier à la crypte et remercier sainte Jeanne d'Arc de nous avoir donné la victoire.Avec le mois de février 1922 reapparut \"la Voix de Jeanne d\u2019Arc\u201d.I>a direction en fut confiée au R.P.Lajoie, Eudiste, Mgr Foucault ayant rappelé les Pères.Le 2 mars 1922, sainte Jeanne d\u2019Arc était proclamée par Pie XI \u201cpatronne secondaire de la France\u201d.Le triduum de septembre fut bien suivi.En 1923, 1924, 1925, les travaux se poursuivirent : transept et choeur.Le R.P.Danion, cinéaste distingue, utilisa au profit de la basilique des ressources de ce septième art.Les 27, 28 et 29 août 1926, se déroulèrent, splendides, les fête* de la consécration de la basilique.Joie très pure pour Mgr Foucault.Comme Jeanne, le bon évêque, après avoir été à la peine, se trouva, en ces triomphales journées, à l\u2019honneur.En 1929, belles cérémonies encore pour la commémoration du Ve centenaire de la glorieuse chevauchée de Jeanne.Au cours de l'été, Pie XI adressait 50,000 francs à Mgr Foucault pour la basilique.Confiant \u201cen ce sourire du Pape, gage de succès\u201d, l\u2019évêque de Saint-Dié faisait commencer les mosaïques qui devaient être terminées en 1934.Le 26 mal 1930, Mgr Foucault mourait à l\u2019âge de 88 ans.Son successeur, Mgr Marmottin, voulut poursuivre sa tâche.Après un silence de plusieurs années.Intervalle pendant lequel le R.P- Danion, succédant au P.Lajoie, devint supérieur, les fastes reprirent.Le 6 Janvier 1937, était allumé le ciergg symbolique qui.Jour et nuit, devant le maître-autel de la basilique, brûle pour la France.Le 9 mai 1937 et le 1er mai 1938.\u201cle pèlerinage national\u201d, suscité par M.Marcel Boucher, député de ^l\u2019arron- \u2022 L\u2019autel principal de La crypte de la Basilique nationale du Bols Chenu.disse me nt de Neufchàteau.et dont «a se souvient du retentissant suceè*.(Suite à la page 7/ HiaFoirt de « Ey»êg\tVIII LA RENAISSANCE CHRETIENNE 248.\u2014 PHILIPPE LE BRI.BT BOND'ACE VIII.ATTENTAT D\u2019ANAGNl Le petit-fil» de saint LouU fut ,\u2019ocSV,°; d\u2019une grande douleur pour l\u2019Eglise; ce rut st grave qu\u2019il faut s\u2019en tenir aux faits historique» sans être certain cependant d\u2019échapper à 1 *r* cusatlon d\u2019historien tendancieux.Les ooru; ments disent que la plus Apre cupidité dominait Philippe le liel.le faisait rançonner son royaume en l\u2019accablant d\u2019impôts, et que les rigueurs de ses collecteurs s\u2019exerçaient surtout c\"ntr* les êvérhés, les paroisses et les couvents.Il m arrêter l\u2019évêque de Pamlers.qui s'êtait permis de protester; mais celul-ct en appela au I.es conseillers du roi, Pierre Flotte.Guillaume de Nogaret et d\u2019autres excitèrent si vivement te prince qu\u2019il ordonna de brûler en place punn-que une bulle du pape et souleva 1 de tout le royaume contre Rome en pr**rnJ\u2019 , an parlement un résumé mensonger de la nulle.par lequel 11 faisait Inaulter la France et le roi par Boniface VIII.Le chef de l'Eglise protesta contre un tel procédé et donna de avertissements attendant contre toute espérance de justes réparations.Le roi et ses légistes furent moins patients, une ambassade P*rm pour Rosne sous la conduite de Nogaret, P° s\u2019assurer le succès s\u2019allia à Colonna un ennemi déclaré du pape.Arrivés à Anagni.Ils y vèrent Boniface VIII sans-défense, les soldats envahirent le palais, se saisirent de I vieillard (Il avait 86 ans), l\u2019abreuvèrent d Insuites et de mauvais traitement».Ce» èpreuse durèrent deux Jours durant lesquel» B\" VIII resta Inébranlable et digne.toniface Production da la oiataen O.BAZO SI.Boulevard St-Marttm Paris \\Laa même» nrtagea couleur trn mavHSWB msa«g v» wm\t~\t- trmaaparent pour pruJactlMU lum*»a«*« Dimanche, 4 juin 1939 Le Canada, terre de souvenir par l\u2019honorable sénateur.ThotnM Chaps H i?U fronton ck* ses édifice* publics, la province de Québec a inscrit cette éloquente devise : \u201cJe me souviens\u201d.Ces simples mots sont toute une évocation : l\u2019évocation d'un glorieux passé, dont la nationalité canadicnne-flrançaise conserve l\u2019indéfectible mémoire, l'évocation d\u2019une tradition à laquelle le Canada français veut demeurer inébranlablement fidèle.Notre pays s\u2019appelait autrefois la Nouvelle-France.Pendant cent cinquante ans.il porta ce beau nom.Pendant cent cinquante ans, le drapeau de la France flotta sur les murs et les bastions de ses villes Et durant ce siècle et demi, le petit peuple canadien vit s\u2019inscrire dans ses annales bien des pages dramatiques et émouvantes.Ce fut d\u2019abord la période des premières découvertes et des premiers établissements.Deux noms y brillent d'un pur éclat, ceux de Jacques Cartier et de Champlain, le découvreur et le fondateur.Puis, s\u2019ouvrit la période de la lutte contre la barbarie, la période tragique des héros et des martys, dep Maisonneuve, des Lambert Closse et des Dollard, des Jogues, des Brébouf, des Lalemant et de tous les autres témoins du Christ qui donnèrent leur sang pour la diffusion de l\u2019Evangile.C\u2019est au prix de toutes ces immolations et de tous ces dévouements que la petite colonie française put s\u2019implanter sur les rives du Saint-Laurent majestueux.A côté de cas pionniers, de ces guerriers et de ce.s apôtres, des femmes admirables, Marie de l\u2019Incarnation, Marguerite Bourgeois, Jeanne Mance, Catherine de St-Augus-tin, se donnèrent tout entières à l\u2019oeuvre civilisatrice.Vint ensuite l'époque féconde qui vit naître et se développer nos institutions religieuses et civiles, .'fous la forte impulsion dos Laval, des Talon, des Frontenac.1^» Nouvelle-France était fondée.Mais elle eut à subir encore bien dos épreuves pendant Le dernier demi-siècle soils l\u2019administration du premier Vaudreuil et de M.de BeauharnoLs, il lui fallut bientôt, comme la Nouvelle-Angleterre, subir le contre-coup des chocs sanglants où se heurtaient tes deux mères-patries rivales, la Grande-Bretagne et la Fiance.Longtemps, la vaillance de ses défenseurs la fit triompher de toutes les attaques.Cependant, un jour vint où la maîtrise de l\u2019océan, assurée aux flottes britanniques, et la disproportion des forces donnèrent la victoire décisive aux envahisseurs, malgré l\u2019héroïsme de Montcalm et de Lévis.La Nouvelle-France avait vécu, et voyait son existence nationale s\u2019orienter vers» des destins nouveaux.Mais durant cette phase douloureuse de sa carrière, et à travers tes vicissitudes qui en furent la suite, le petit peuple canadien sut préserver et const»! ver sa fidélité au souvenir.Il s\u2019est souvenu, et après plus d\u2019un siècle et demi, il sc souvient encore II se souvient de ses apôtres, de ses soldats et de »e> martyrs; il se souvient de La douce France dont le sol béni conserve les ossements des aïeux d\u2019où sont issus les hommes au coeur intrépide qui vinrent fonder sur nos rivages une nation chrétienne et française.Comment pourrait-il en être autrement ?Sa langue, ses moeurs, ses coutumes, ses traditions, tout lui vient de France.Son histoire est une prolongation de l\u2019histoire française.Et parmi tes rayonnantes figures historiques qui commandent sa vénération et son admiration, brillent surtout celles des saints et des héros dé France.Parmi cotte galerie illustre, nulle physionomie n\u2019excrce sur nous, sur notre imagination et notre coeur, un plus puissant attrait que celle de la noble fille de Lorraine qui reçut un jour la mission de .sauver la patrie française.Il nous semble qu\u2019elle est une de nos saintes à nous.Son épée et son martyre en 1431 ne sont séparés que par un siècle des providentielles navigations de Jacques Cartier.Si Jeanne n\u2019eut pas maintenu la couronne de France sur 1e front de Charles II, y aurait-il eu, cent ans plus tard, en 1534, un François 1er pour donner au hardi malouin la mission de cingler vers les terres neuves et d\u2019y porter 1e flambeau de l\u2019Evangile ?Et.subséquemment, une France nouvelle aurait-elle pris naissance sur les rives du Saint-Laurent ?La1 de Domrémy (Suite de U pa*e 6) Enfin, au pèlerinage vosgien du 2S août 1!)38, Mgr Marmotthi annonçait qu\u2019U possédait à l\u2019évêché le Bref pon> tifical érigeant l\u2019église nationale en basilique mineure.P ir E que seront les fêtes ?I/hoin-mage de la nation française à sainte Jeanne d\u2019Arc, la prière fervente de tout un peuple en faveur de la paix.Car tel sera le sens de eetle journé du 4 juin.Kt aussi bien, afin que les saints unissent leur prière à la nôtre, sur l\u2019autel que domine la statue de Jeanne d\u2019Are, 1rs restes glorieux des saints de France seront enchâssé* dans de magnifiques reliquaires.Os reliques, envoyées par les évêques et les supérieurs d\u2019Ordrcs religieux.seront solennellement portées en procession de la basilique à l\u2019église du village natal de Domrémy.De là s'élèvera vers le ciel une immense invocation : \u201cSainte Jeanne d\u2019Are, donnez-nous la paix\u201d.Une nouvelle fois encore, le miracle français partira peut-être de Domrémy.IMerre CHRISTOPHE.ZX-5, ayant réussi à échapper à ses ennemis, s'est rendu à pied au prochain village pour télégraphier tW\u2019 -\tr* à ses chefs.\t« par le major THORPE Une émouvante histoire d\u2019espionnage S« (iKvani silencieusement dans les rues de U ville, ZX-5 parvient k un bureau de télégraphie.Bien ! Personne ne m'a vu.Il s'agit main' tenant de trouver l\u2019appareil.Bien ! Maintenant élot Oui ! Ceel va peut-être gnei-vous e« ne bouges plus.J'aJ un important message à envoyer.modifier vos plans t -\u2014\u2022 Mais l'assistant de l\u2019offirier réussit à sur prendre ZX-5 «ju'll menare Ne touches pas k cet appareil si vous tenre à U vie.Min Aussi rapide que son ennemi, ZX-5 fait feu .tandis que l'officier cherche à repren dre son révol-ver Dimanche, 4 juin 1939 L'Action Catholique \u2014 Québec 7 0654 t$?rit?rfr ' SEIR VIEILLIE S.SIIECLIE [/V.*\u2022* :\u2022 e \u2018\tV ' * y~,5 v X \u2022'\u2022.>.:{ »* ¦* \u2022 r *.»>\u2022\tJi.' ^ -'i Sr! r' ¦*>¦- ^ -> \u2022\u2022 'i - \u2022 ,'V .J .Y \u2022.*' :**#*¦ M ~ partir pour une nouvelle mission.Nous avons le bonheur d'annoncer à os .mais et bienfaiteurs que c\u2019est une a ose désormais décidée et qui sera rca-i.-éo d'ici à quelques mois.Par une communication au Révéren-issime Père Général des Capucins, da-^ du 8 février, deux jours avant la lort de Sa Sainteté Pie XI.la S.C.de i Propagande invitait les Capucins ca-adiens à se rendre au diocèse d\u2019Allaha-ad, dans le nord-est de l'Inde.Malgré les grandes difficultés de l\u2019a-o^t lat dans ces régions, cette décision omble nos voeux.Le Chef de l\u2019Egli-?nous répète l\u2019Ordre du Christ ; \u201cAl-v.Enseignez î\u201d Un bon soldat ne choisit pas son pos-?.Il combat dans le secteur assigné ar -son chef, fût-il le moins glorieux u le plus périlleux.Le Chef de l\u2019Armée Missionnaire a arlé.Nous n\u2019examinerons pas si le liamp d'apostolat qu\u2019il nous assigne est lus ingrat ou moins avantageux que \u2019autres.Le missionnaire, \u2018\u2018envoyé\u2019\u2019 de Eglise, ne mérite son glorieux titre ue par l\u2019obéissance aveugle à cette glise dans toutes les circonstances do î \u201cmission\u201d.C\u2019est ce que nous ferons jycusoment, avec la grâce de Dieu.Un premier groupe, composé de cinq ères, dont trois anciens missionnaires 'Ethiopie, partira au cours du mois de iin.et sera suivi â bref délai par d au-¦es.Daigne le Maître de la Moisson nous avoyer les renforts de vocations, de Hères e* d\u2019aumônes dont nous avons esoin pour répondre généreusement à appel de l\u2019Eglise, pour établir rapide-icnt une mission solidement organisée t largement soutenue, comme ! exige urgence de la christianisation d« i In- \u2014 10 \u2014 Muk.ibya ravagea le Buruli, le Buso-ga et le Bunyori; partout les hécatombes succédaient aux hécatombes.Par une même ordonnance il fit supplicier 700 paysans, 200 esclaves, 35 chefs et 500 femme*.Après quoi il changea de nom et se f*t appeler Mutésa, \u201cRoi qui apaise\u201d, appliquant sans le connaître ce mot de Tacite : \u201cDesertum faciunt, po-cem appellant\u201d.C\u2019est sous son règne, en 1853, que les arabe* pénétrèrent pour la première fois dans l'Ouganda et que le fameux Snay ben Amir fonda Tabora, au Tanganyika, et que les missionnaires protestants et catholiques commencèrent à prêcher la religion chrétienne.Les guerres et les massacres provoquèrent de terribles famines qui ravagèrent le pays et ces années sont encore connues sous le nom de Kagoyegoye, \u201cqui serrent le ventre\u201d.Ce chtf sanguinaire qui ne reculait devant aucun crime craignait naturellement les vengeances et il se déplaçait sans cesse, suivi de son troupeau féminin; Nakatéma, Nabbingo, Kasubi et Bbanda devinrent tour à tour les capitales du royaume.C\u2019est dans ce milieu de violences et de craintes que mûrit pourtant une âme forte qui saura un jour se dire chrétienne.Mutésa mourut en 1884; les pères Blancs qui avaient été chassés furent rappelés en 1885 par Mwanga un des 94 enfants de Mutésa.Us retrouvèrent un bon nombre de leurs anciens catéchumènes très bien préparés et en 1885.le T\\ Lour del, surnommé Mapera, baptisa les 18 premiers chrétiens de la région qui donneront à l'Eglise six de ses premiers martyrs africains.On discutait religion à la cour; la reine Mukomugabi retirée à Kasubi, près de Rubaga, entendait parler de ces religions nouvelles qui se disputaient le terrain et faisaient reculer les anciennes croyances tribales : islamisme.protestantisme, catholicisme.Elle entendait parler de ces \u201cpriants\u201d qu'on n\u2019aimait pas, qu\u2019on appelait \u201cdes mangeurs de serpenta\u201d, qu\u2019on menaçâit de iuer et qu\u2019on chassait de partout sans miséricorde.Ces échos pénétraient le harem où tant de crimes avaient été commis; du reste plusieurs membres du clan de la reine s\u2019étaient faits chrétiens; l\u2019un d'eux, Nyonyn-Ntono, devint meme le chef des catholiques ptndant la guerre.Mukomugabi le priait san.s cesse de l\u2019instruire.Mwanga, favorable au début aux catholiques, changea bientôt; secondé par un premier ministre encore plus sanguinaire, Mukisa, il décida de massacrer tous les priants.Mukomugabi fut soupçonnée, enchaînée, privée de nourriture et flagellée.Ses parent- lui conseillèrent de s\u2019enfuir; la courageuse femme, qui n\u2019était pas encore baptisée, refusa : \u201cQu'ils me tuent, dit-elle, comme ils ont tué à cause de la religion tous les jeunes gens de la maison royale\u201d.Mukasa essaya de l\u2019intimider : \"Si tu persistes à pratiquer la religion des ba-zungu (blancs), tu le paieras.Tes oreil-loe.tes yeux, tes mains, tes pieds, que préfères-tu sacrifier ?\u201d \u2014 \u201cMes membres ne sont pas à moi, faites ce que vous voulez\u201d, fut la seule réponse.Le terrible Katikkiro (premier ministre) la remit entre les mains de gamins et de jeimes gens qui la couvraient de cendres brûlantes, lui tordaient le cou, la piquaient de pointes acérées et la laissaient sans manger et sans boire pendant des journées entières.La reine n\u2019était plus bafunibirira, mais elîè avait la joie de confesser sa foi et de se préparer au baptême.En 1889 la révolte musulmane éclata.Mwanga s\u2019enfuit.Les Pères Blancs durent encore une fols prendre le chemin de l\u2019exil; les chrétiens les suivirent et la pauvre femme, qui désirait le baptême, ne pouvait plus que s\u2019agenouiller sur les ruines de la chapelle de Naluko-longo détruite par les mulsumans.Mapé-ra pourrait-il revenir et lui donner le baptême ?Peu à peu les choses rentrèrent dans w w w v Sainte fleanœ d'Anc LietoitsUce de la fyt&nce par Emil* Chat roust* l\u2019ordre et un chef catholique, Lwl-lège sur le Janicule.Ix* ministre Gafenco tint à y aller, ce même mardi, accompagné de l'ambassadeur, S.Exc.le prince Comnène.Il visita tout le collège, ainsi que sa belle église attenante, ét il exprima sa joie de se trouver au milieu de ces jeunes séminaristes qui, après s\u2019etre formés à Rome, reviendront dans leur pays se donner au ministère sacerdotal, pour le plus grand bien de l'Eglise et de la patrie.Pou après, le prince Comnène offrait une magnifique réception en l'honneur du ministre Gafcndo; S.Em.le cardinal Maglione, secrétaire d'Etat, y assistait, ainsi que les cardinaux Dolci et Mar-maggi, anciens nonces à Bucarest, et Tisaerant, secrétaire de la Sacrée Congrégation orientale.Dimanche, 4 juin 1939 JEANNE D\u2019ARC ET LE CANADA nE Canada français, écrivait en 1931, à l\u2019occasion de la nédiction du monument érigé à Bergervilie, en l'honneur de sainte Jeanne d\u2019Arc, M.Gaillard de Champris, ne pouvait demeu-ror étranger à l\u2019hommage solennel qu'exige pour Jeanne d\u2019Arc le cinquième centenaire de son martyre.Car, ajoutait-il.dans la victoire de Jeanne en 1429-1430, sans l\u2019expulsion do l\u2019étranger qui devait rompre bientôt avec Rome, pas de Canada français, pas de Canada catholique.lw» Pueelle d'Orléans a toujours été vénérée comme une Sainte par les Canadiens français qui se sont réjouis, avec les Français, lorsque l'Eglise a élevé sur les autels la bergère lorraine.Cette piété envers sainte Jeanne d\u2019Are s\u2019est manifestée au Canada, notamment par la fondation de deux Instituts de religieuse® : les Soeurs de Sainte-Jeanne d\u2019Arc, à Borgcrville (1914-1917), et l\u2019Institut Jeanne-d\u2019Arc, à Ottawa (1919), et par l'érection de huit paroisses placées sous le vocable de cette grande Sainte : Sainte-Jeanne d\u2019Arc, comté de I^évis, diocèse de Québec, en 1929: Sainte-Jeanne d\u2019Arc, comté de Matapédia, diocèse de Rimouski, en 1920; Sainte-Jeanne d\u2019Arc.comté de Drummond, diocèse do Nieolct, en 1922; Sainte-Jeanne d\u2019Anc d\u2019Almaville, au diocèse des Trois-Rivières, en 1923; Sainte-Jeanne d\u2019Arc de Roberval, au diocese de Chicoutimi, en 1920; Siante-Jeanne d'Arc de Montréal, en 1922; Sainte-Jeanne d'Arc do Sherbrooke, en 1921, et Sainte-Jeanne d'Arc d'Ottawa, en 1923.L\u2019on ne compte plus les statues de sainte Jeanne d\u2019Arc, non seulement dans les églises et chapelles, mais aussi sur les places publiques.Québec compte deux superbes monuments érigés à la gloire de la Pueelle, celui de Borgcrville et un autre inauguré, l'an dernier, sur le Parc des Champs de bataille.Jeanne d\u2019Arc appartient à la France.Mais, écrivait M.Jean Bruchési, elle nous appartient aussi un peu à nous, descendants des colons qaie l'esprit d\u2019apostolat ou le goût de l'aventure poussait jadis vers les rives du Saint-Laurent.Jeanne et ceux qui combattirent à scs côtés avaient le même sang que nos pères, étaient les enfants d\u2019une même patrie, d'où nous sommes venus, les héritiers^ des mômes traditions, et il nous plaît de penser quo, parmi les soldats de la l\u2019u-celle, il y eut quelques-uns de i.s lointains ancêtres.Aussi, à Paris, a Tours, à Compïègne, à Beau heu-U s-Fontaines.à A iras, à Corbeny, le nom du Canada est gravé dans le matbre sous l\u2019effigie de bronze de l'heroine.Et demain, à Domrémy, le Canada sera encore uni à la France dans l\u2019hommage solennel à Jeanne.En effet.Son Eminence le cardinal Villeneuve, archevêque de Qu< bec, présidera, en qualité de Légat papal, les fêtes de l\u2019érection de l\u2019église nationale du Bois-Chenu, à Domrémy, on Basilique mineure.Son Eminence portera ainsi aux pieds de sainte Jeanne d'Arc, avec l\u2019hommage de l\u2019Eglise et de son chef vénéré, les prières et les désirs du cardinal Pacelli qui aurait tant voulu aller prier en la maison natale de ln sainte* enfant de Domrémy, en > et Ue maison dont il aimait à avoir 1 hu n-blc et douce image sous les yeux, sur son bureau de travail de la Secrclaiiic d'Etat.Le cardinal Villeneuve portera aussi l\u2019hommage du C'.nada français tout entier, en même U mps que crlui de la France.LE CHAPEAU DE JEANNE D'ARC V.vf-aw (V après un document authentique Le chapeau de Jeanne d'Arc avait été conservé par les Ora-toriens d\u2019Orléans, jusqu\u2019en 1792, époque où les révolutionnaires le brûlèrent.Voici la description de ce chapeau d'apres un chroniqueur du temps.\t.% '\u2019Il était de feutre gris à grands rabraz (rebords), mats rehaussé par devant et le bord attaché par une fleur de lis en cuivre doré fort allongée.Au sommet était une fleur de lis en cuivre doré, de laquelle descendaient des filigranes en spirale en cuivre doré, assez nombreuses et terminées par des fleurs de lis pendantes sur les bords du chapeau.La coiffe était en toile bleue.*'Ce chapeau, dont le feutre avait été très endommagé par les insectes, était conserve dans une boite de sapin\u201d.it vTs T 4 ¦¦¦¦ 1 \u201d - \u2022 Le monument érigé, en 1931, en face du couvent des Soeurs de Sainte-Jeanne d\u2019Arc, en l\u2019honneur de la Pueelle d\u2019Orléans, à 1 occasion du cinquième centenaire de son martyre, sur le bûcher de Rouen.a-'J-o t, -c* / ON#! Copr.I9Î9, Walt Disney Productions 'World Rnthtt Reserved_____________| ^DlWrd^utedj20C»n^FealMr nent gelés.Inutile d'ajouter que ¦ e- lement s\u2019en trouve affecté.I' savant est celui qui travaille à assimiler et adopter les théories et principes établis pour appliquer dans h* domaine pratique le résultat de ces herches.C'est ce qu'on appelle dans langage courant : \u201cFaire de la rnce pratique\".M.Orner Caron est un peu savant ri'- la première catégorie et beaucoup de la deuxième.Il suffit de parcourir la longue liste bibliographique de ses travaux pour s\u2019en rendre compte.Qu\u2019il me suffise de rappeler que de-puis vingt ans, M.Caron a publié : 3â0 articles de journaux, 276 articles dans les revues agricoles de vulgarisation, 51 articles dans les revues S' lentifiques.Comme directeur du L ituraliste Canadien, il aide à la Tx organisation de cette revu universitaire.Au début de sa carrière, M.Caron, travaillant comme assistant de it.d-orges Mnheux, entomologiste provincial et chef de la protection des plantes, dut forcément s'occuper d'c,i-lomologie et de phytopathologic.Ses travaux dteers ajoutes à ses études agronomiques loin de diminuer la valeur des etudes en botanique, portèrent plus loin les bornes de son horizon scientifique et donnèrent une plus grande envergure à ses travaux.Quand nous Itsoru avec plaisir le Révérend Frère Marie-Victorin, pensons-nous souvent que les talents et le haut savoir littéraire du docte botanique sont les qualités qui nous permettent de comprendre et d\u2019apprécier le langage des plantes.Quand un cultivateur parle botanique avec M.Orner Caron, il n\u2019y pense pas toujours, mais ce qui lui permet de comprendre si bien les conseils de M.Caron, c'est l'origine rurale, les études agronomiques, le professorat à Stc-Annc, les nombreux voyages de M.Caron.En un mot, ce qui anime la science botanique de M.Caron c\u2019est sa connaissance approfondie de notre agriculture.Comme tous ceux qui ont fait leur marque, que ce soit en musique, en lettres ou en sciences, M.Caron a montré et développé jeune, les qualités et les dispositions qui en font l\u2019homme admiré d\u2019aujourd\u2019hui.Simple étudiant à l\u2019école d\u2019Agriculture de Ste-Anne de la Pocatière, M.Caron construisait déjà son premier microscope composé.Encore étudiant a - M \u2014 VWêËêêèM U:.\"m la même institution, avec le concours de M.l\u2019abbé Beaudoin, de M.Georges Bouchard et de M.Campagna, il organisait la première exposition de science naturelle que la province ait vue./lu ministère de l'Agriculture ce travail d'exposition et de collection d'histoire naturelle sera repris.iCe mouvement de vulgarisation prendra même une envergure telle qu'il s'étendra à toutes nos écoles rurales.C'est certainement là une origines éloignées des C.J.S.Dés les premières années de son travail agronomique au ministère, M.Caron commençait la magnifique herbier qui, aujourd'hui enrichit le laboratoire du service de la protection des plantes.Il y a plusieurs années (h;jà que M.Orner Caron a commercé la nombreuse collection de photos et de diapositives qui donne exclusivement au service de la protection des plantes ce médium d'enseignement si utile.Comme technicien agricole, M.Orner Caron figure à la table des pères de la corporation des agronomes canadiens.En terminant, je veux ajouter un mot de l'homme lui-même : M.Caron offre à ses compagnons de travail un modèle de vie familiale qu\u2019il est rare de trouver de nos jours aussi chrétien et aussi noble.C'est un peu à cette humilité de vie et de goût que ses amis reprochent le peu de bruyante célébrité qui acromjmgne le botaniste provincial.Mais, je serais mal venu de vouloir faire du tapage autour des travaux de M Caron, quand l'auteur préfère le silence, et que même le titre de maître que l'Université Laval ' lui a décerné ou les nombreux directo-rats que lui ont confiés nos sociétés savantes, en un mot, quand tous ces honneurs ne servent qu\u2019à plonger plus avant dans les livres et la nature notre chef de service.Pcllerin LAGLOIRE.O O O LA LONGEVITE DES OISEAUX LA i»cnt ailée a, en général, une vie moins longue que celle de l\u2019homme.Voici la durée de l\u2019existence de plusieurs oiseaux.I^e roitelet vit trois ans: la grive et la poule domestique une difcm^^d'années; le rouge-gorge, l\u2019alouolti^^io merle, douze ans; le rossignol dix-nuit ans; le sorin.la grue et le paon, vingt-quatre ans; le perroquet, soixante ans; enfin, l\u2019aigle et le cygne peuvent devenir centenaires.Xa r c Aïur (Suite) CULTURE: \u2014 UOK^UE kg graineb mùref de la podiuive de terre soient capables de reproduire l\u2019espèce, on sait que les récoltes ne proviennent pas d\u2019ordinaire d\u2019un semis de graines, mais qu\u2019elles sont plutôt obtenues grâce au bouturage naturel que présentent les tubercules.Ceux-ci constituent donc lu semence la plus communément employée.On peut utiliser à cette fin des tubercules de toutes dimensions, mais, dans la pratique, il est plus économique de choisir pour la s.*mence dos organes pesant de deux à trois onces.Ct-s tubercules sont trop petits pour être utilisés à la cuisine, mais une fois semés, ils peuvent donner d\u2019aussi bons résultats que les pièces plus grosses.D\u2019ailleurs, celles-ci no sont jamais employées telles quelles, mais «'Ik's sont divisées en plusieurs Le petit tubercule, ou le morceau de tubercule, qui constitue la semence est une véritable bouture à laquelle on donne chez-nous le nom de \u201cgerme\u201d.Avant la semence, il est bon de faire subir aux boutures un traitement facile qui consiste à exposer les tubercules à la lumière pendant quelques jours, dans une atmosphère assez froide.Chacun des l>ourgeons développe alors un germe court et vigoureux.Après la semence, ces germes deviendront très tôt des rameaux robustes.Il est cependant des cas où la semence doit se faire au moyen de graines; ce sont les cas où l\u2019on veut opérer des croisements de façon à obtenir des races nouvelles.A cette fin, au moment do la floraison, on féconde les ovules d\u2019une race par le pollen d\u2019une autre race.Les graines issues de ce croisement donnent parfois naissance à une plante de qualité supérieure, et c\u2019est de cotte façon qu\u2019on a obtenu It's variétés cultivées de nos jours.D\u2019ailleurs, les meilleures variétés, toujours perpétuées par bouturage, finissent par dégénérer: aussi doit-op do temps à autre rajeunir la race par un semis de graines.Sous notre climat, les tubercules sont mis en terre vers la fin de mai; et, après doux mois, on peut généralement commencer à consommer les \u201cpatates nouvelles\u201d.Toutefois, une consommation aussi hâtive n\u2019est pas économique, et.à moins d\u2019une disette marquée de \u201cvieilles patates\u201d, :1 vaut mieux laisser mûrir davantage la récolte.L\u2019arrachage général se fait le plus souvent au cours de septembre et la méthode utilisée varie avec l\u2019ampleur du champ en culture.Qu\u2019il s'agisse de champs de petites dimensions, de ceux qu\u2019entretiennent LE TELLE 0 pur Adrien Morin par exemple nos vieux rentiers, on utilise La plupart du tempr* la bêche ou la fourche à main.D'ailleurs, en Irlande et en France, pays du progrès, c\u2019est encore la méthode la plus généralement employée.Au Canada, pour It's récoltes d\u2019importance, on se sort presque partout dune machine spéciale qui accélère énormément le travail; et même avant l\u2019invention de cette machine.n-ntil.Il ne semble pas peureux } â i fWTTF Il se laisse fai- J re comme un ^ cheval ^\t**¦ Jk# f.ldàËktUÏ, S' Je dois trouver un arbre tout de suite I.es rhinos nous ont poursuivis.F.t ma fille ?JKYNNOT Tiens, vous êtes IA aussi t Copr.19>9.King Features Syndicate, Inc, World right* reserved.*.(à suivre) A, ¦ U temps que l\u2019état et l\u2019insccuri* U'* des routes rendaient les voyages, sinon plus longs que de nos jours, la traversée d\u2019un pays représentait une entreprise de taille.A cheval ou en voiture, voyageurs, marchands et courriers s\u2019attaquaient à des parcours qui ne sauraient plus nous étonner.C\u2019est ainsi que les courriers royaux crevaient les chevaux sous eux et accomplissaient des trajets avec une di- Dimavtche, 4 juin 1939 Courriers rapides ligence extraordinaire, compte tenu des difficultés.Au XVIIe siècle, on citait \u2014 et à juste titre \u2014 entre autres exemples, le capitaine Paulin qui vint en vingt et un jours de Constantinople à Fontainebleau, où se trouvait François 1er, Jean Bourochio.courrier du roi d\u2019Espagne, porta en trois jours et trois nuits, de Paris à Madrid, la nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy.Un autre courrier.Chame-reau, porta, en douze jours, au roi de Pologne.1\u2019avis de la mort de Charles IX.On cite même le cas d\u2019un abbé L'Action Catholique \u2014 Québec qui, le premier, réussit l\u2019exploit inégalé de faire le voyage de Paris à Rome en huit jours.Plus tard, les premières diligences, les chaises de poste, les pataches.facilitèrent les déplacements.Les courriers royaux avaient à leur disposition des relais, des chevaux frais.Il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019ils eurent à accomplir, bien souvent, des prodiges pour rapprocher, pur les nouvelle* isolés par la distance et les routes incertaines.\u2014 15 \u2014 Domrémy 4a * Pucelle ^ L OCCASION des i/randes f«-***^ tt'i de Dvmremy, nous nous faisons un plawr de faire can-«taitrr n nos amis-lecteurs le village natal de la Pucelle en reproduisant le bel article paru à ce sujet dans imte-ressanh' ret'tu' des Chapelains de Dont-remp intitulée : \u201cLa voix de Jeanne d'Arc.il*.remy qu\u2019un beau panorama &j / n\u2019aurait pas saisi ce qui en fait suitout Le vrai charme; il n\u2019aurait pas communié avec s.â:ne.Domrémy est avant tout un centre religieux; c\u2019est là sa vraie physionomie.Quand le voyageur, arrivant sur le fond sombre de la verdure, la fine pointe du clochea- de la basilique, il saisi à l'instant par une Intense émotion religieuse et patriotique.Déjà, de.yeux du coeur, il aperçoit la figure d?S.iinie Jeanne d\u2019Arc.L est, en effet, des lieux sinffuliê-i rv r : évocateurs et Domrémy est de ceux-là.Pays de collines \u201cchenue-s\", couixvs, séparées les unes des autres par de profondes vallées, toutes d'une grandeur et d\u2019une douceur tranquille de silence et de vie rustique, où ne se montre aucune cheminée d\u2019usine.Pays de fontaines qui sourdent au bas des c «llines, et de cours d\u2019eaux qui dé-, lient les pentes en murmurant.Pays île bois, qui, comme de sombres tapis, cachent tous les sommets, de prairies qui forment à La Meuse, qui les arrose, comme une allée royale.Pays de sanctuaires et d\u2019églises aux clochers carrés et trapus, ou aux fi nos flèche, qui pointent vers le ciel, et par là même, pays de sainteté, surtout depuis le jour où fut mis à mort, sur le mont Julien, le premier Apôtre du pays, saint Olophc.Dieu sait se servir des moyens naturels tout aussi splendidement que des moyens surnaturels pour former une àme.Ot\\ avant tout, sainte Jeanne d'Arc est une sainte, je dirais rurale, et pour la bien comprendre, il faut la voir vivre dans le cadre de cette charmante nature.C\u2019est, pour ainsi dire, à travers Domrémy qu'il faut voir le travail puissant et doux de la main divine qui modela son âme.Ce bel horizon, elle l\u2019a regardé; c'cst ici qu\u2019elle s\u2019est formée à la dévotion; il n\u2019est que de regarder ces pr liries, ces champs et ces collines émaillées de fleurs pour se rendre compte de ce mélange si harmonieux, en sainte Ji anne d\u2019Arc, de virilité et de sensibilité, de finesse et d\u2019ingénuité.\u201cElle a eu l'amitié\u2019\u2019 de toute cette terre, de tous ces bois, de toutes ces eaux qui s\u2019a-perçoivcr.L des hauteurs du Bois-Chenu ou du nctuaine de Beauregard.Elle a entendu la leçon que donne la terre à ceux qui savent l'écouter, leçon de force, de courage, de travail persévérant, de confiance en la Providence.IjCs historiens nous racontent qu\u2019il lui arrivait, certains dimanches ensoleillés, d'aller, de compagnie avec d\u2019autres jeunes filles, à l\u2019arbre des \u201cfées\u201d \u2014 souvenir peut-être des superstitions druidiques \u2014 a nù-jK'iiu* au-dessous du Bois-Chenu.I/*Vi fées ! Jeanne n\u2019y croyait pas.certes.Mais l\u2019arbre, dit-on, était beau; c'était un vieux hêtre d\u2019au moins trois cents ans.dont les branches, s\u2019ar-rondissant en arceaux, retombaient Jusqu'à texre.il est mort, disparu depuis bien longtemps, mais en son lieu, peut-être même de la graine qui s\u2019échappait de son fruit, est poussé presque à la même place un autre hêtre vigoureux abritant de ses rameaux la fontaine que.du temps de Jeanne, on appelait \u201cla fontaine de fiévreux\u201d, .parce que les malades *1?\u2022 I* vfeitk é*Uae de Domrémy.TÎ?1 h- , s,,/ ¦ \u2022 Jeannr d'Arc rn prière d-u»* U chapelle de Vaueouieur*.La maison de sainte Jeanne ü Art, a Domrémy.venaient y boire et puiser de son eau.I.e scepticisme moderne peut bien se rire de cette croyance ingénue, il n\u2019ompè-che qu\u2019aujourd'hui encore le pèlerin en boit pieusement -ns le creux de sh main, pour imiter le geste de Jeanne, et par là communiquer un peu de son âme.Un jour, devant scs juges, elle confessa qu\u2019elle aimait regarder à son doigt, \u201cpar plaisance\u201d, ajoutait-elle, l\u2019anneau que de Neufchâteau lui avaient rapporté ses parents, et sur lequel étaient gravés les deux noms que, toute jeune, elle avait appris à murmurer : \u201cJésus-Ma-ria\u201d.Dans ce regard \u201cde plaisance\u201d, il entrait certainement avec l\u2019amour des siens l\u2019amour pour son beau pays de Domrémy.\u201cLys qui sauvera lea lys\u201d, c\u2019eat bien au contact de cette pure nature qu\u2019elle ofrit à Dieu sa virginité, \u2022 JEANNE d\u2019ARC est une rurale; el-est aussi une sainte.L\u2019un des traits les plus marqués de sa sainteté est sa dévotion envers la Sainte Vierge.Or, ce culte, cette dévotion, apprise sur les genoux d\u2019une mère pieuse, s\u2019était fortifiée, développée dans l\u2019atmosphère de Domrémy.Tous les samedis, racontent les historiens, elle portait des cierges à l\u2019oratoire de lier mont et cueillait des fleurs pour en orner la statue.Elle allait aussi très fréquemment porter ses prières et ses fleurs dans les églises de Domrémy, de Creux et d
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