L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique, 13 octobre 1940, dimanche 13 octobre 1940
[" L'ACTION CATHOLIQUE Organe de L\u2019Action Sociale Catholique.Rédaction et adminintratlon : 3.Houl.Chareat.Québec.Vol.IV \u2014 numéro 42 \u2018Instaurare omnia in Christo\u2019 till PAGES EN COULEURS Dimanche, le 13 octobre 1910 Wm&mM V- mkïÆ W m La 23 septambr* dernier, une dépêche nous racontait \"let péripéties tragiques d'une nuit d\u2019horreur passée par les survivants d\u2019un paquebot qui transportait des ieunes réfugiés britanniques au Canada, paquebot qui fut torpillé sans avertissement sur une mer orageuse, i 10 heures du soir, i 600 milles de la terre ferme\".Et la dépêche ajoutait : \"Le navire coula en moins de vingt minutée, quelques-unes des personnes qui se trouvaient i bord furent tuées par la torpille.D'autres furent projetées i la user en essayant d'atteindre les chaloupes de sauvetage.D'autres encore se noyèrent lere- trouvaient furent renversées par d'énormes vagues.Plusieurs moururent de froid, de misère et de privation dans les chaloupes avant qu'un navire de guerre ne vint les chercher.\" Il s'agissait du \"City of Benares\u201d.Environ 300 personnes perdirent la vie au cours de ce désastre qui se produisit le 17 septembre, mais qui ne fut annoncé, par l'Amirauté britannique, que le 22.On se souvient encore des récits qu\u2019ont fait de ce torpillage de nombreux rescapés.On entend encore le cri d'indignation qui s'éleva, dans tout le monde civilisé lorsque fut connu ce nouvel acte do ssuycris dos Nesio.Notre photographie d'oeuvre d'un artiste anglais), illustre un des épisodes les plus tragiques de cette nuit d'horreur : le sauvetage de la famille Bech, de Bognor.Voici ce que raconta Sonia Bech, 11 ans.qui fut rescapée avec sa mère, une soeur de 14 ans.Barbara, et son frère Derek, igé de 9 ans : \"Il était environ 10 heures, mardi soir, et j\u2019étais au lit quand un choc soudain se produisit.|e sautai hors du lit avec les autres quand sonna la cloche d\u2019alarme.Nous mentîmes sur le peut, maman, Derek, Barbara et moi.Le navire s'inclinait du cété do la poupe.Nous nous ren- dîmes i la chaloupe qui nous avait été assignée précédemment, mais la chaloupe n'était plus là.Nous courûmes vers la poupe.Quelqu'un nous cria : \"Montes sur le pont!\" Nous montâmes mais le navire était déjà profondément incliné, la proue sortie hors de l\u2019eau.L'un des passagers nous demanda de descendre dans une chaloupe par l'échelle de corde.Mais la chose était déjà impossible, tellement le navire était penché.Nous retournâmes À l\u2019arrière.Un officier nous dit alors qu'un radeau avait été mis à l'eau.Il nous aida è monter à bord.\" ,>.\u2022.inde de pécheurs' (juclle vie! Tout cela est lu tile!.K.s ta y es de dormir.Il faudra tenter de nous enfuir quand nous au rons i»r.s un peu rte repos [! ! lill I.In \u2022le vous tiens responsable de ce qui est arri v us\".Et Jésus est le Saint des saints l Oh ! faites-vous saints par la communion : \"Le ciel couronne les saints, mais c\u2019est l\u2019Eucharistie qui les fait\u201d, assure avec une profonde vérité le bienheureux Eymard.La communion, c\u2019est une bronche par laquelle nous pouvons monter au ciel, écrivait une jeune fille.Rien, voyez-vous, n\u2019est beau comme Vâme d\u2019un saint ! Vous pourriez faire le tour du monde pour en voir toutes lof beautés, vous ne trouveriez aucune merveille comparable à l\u2019âme d\u2019un Siint, parce que rien n\u2019approche autant de la Beauté divine que la sainteté.Eh bien ! le ciel compte des millions et des millions de saints qui, à votre Age, étaient déjà saints, c\u2019est-à-dire qui aimaient le bon Dieu de tout leur coeur et le lui prouvaient en lui offrant tout au long de leurs jours, les fleurs de leurs sacrifice* Oh J faites emme eux ! On trouvera les réponses en page 8 1.\t\u2014Qu'y a-t-il de remarquable quant à la religion des Canadiens-I ranrals ?2.\t\u2014Connaissez - vous quelques expressions que Ronsard, avec son école, voulut imposer à la langue française, expressions empruntées au grec et au latin ?3.\t\u2014Comment personnifie-1-on la FIEVRE ?4.\t\u2014Connaissez - vous quelques nains célèbres ?5.\t\u2014De quel auteur est l'adage Connu : \"Natura non feelt saltus\u201d ?6.\t\u2014Qu\u2019ente ndei-vous par une *\u2018querelle d\u2019Allemand\u201d T ANNIVERSAIRES CANARIENS L.-O.DAVID F ^ Vî Arthur BUIES LE PETIT COURRIER SANCTORAL IJCS SAINTS ANGES GARDIENS Le mois d\u2019octobre n\u2019est pas seulement consacré à Notre-Dame du Rosaire mais aussi aux saints Anges ?i «n particulier aux Anges Gardiens.Voici à cc sujet, d\u2019après un pieux auteur, les sentiments que nous devons entretenir envers ces aimables protecteurs : \u201c .Par mon baptême, je suis pins qu'un fils d\u2019un roi de la terre, car je suis devenu renfant du Bon Dieu, e Roi du Ciel et de la terre.Et pour mt protéger, ce grand Roi m\u2019a donné an Ange Gardien.Mon Ange Gardien, mais c\u2019est un Prince de la Cour céleste.Et il est si beau, que s\u2019il se montrait à moi dj.nr toute sa gloire, mes yeux de chair n'en soutiendraient pas la splendeur.Il est si bon, si affectueux, que .m i amour pour moi dépasse de beaucoup la tendresse de mes parents et de rma \u2014 1840-1926 \u2014 avocat, publiciste, biographe, député, sénateur, chevalier de la Légion d\u2019honneur.LAURENT-OLIVIER DAVID, avocat, publiciste, biographe, député, greffier.sénateur, naquit au Sault-au-Ré-coliet le 24 mars 1840.Il fit scs études à Ste-Thérèse et fut admis au Barreau en 1864.Encore étudiant, il entreprit la publication du \"Colonisateur\u201d.En 1870, il devint collaborateur, puis rédacteur en chef de l\u2019\"Opinion publique\u201d.M.David collabora aussi au \u201cBien Public\u201d et fonda la \u201cTribune \u201d, M.David fut député de Montréal-Est à la Législature de Québec du 14 octobre 1886 au 9 mai 1890.Il fut d'abord conservateur, puis passa au parti libéral.En 1887, il fut président de la Société St-Ji-an-Baptiste de Montréal.De 1892 à 1919, il fut greffier de la ville de Montréal.Membre de la Société royale du Canada en 1887, il fut appelé au Sénat le 19 juin 1903.Le sénateur David est l\u2019auteur de plusieurs ouvrages historiques, biographiques et littéraires, composés dans un style riche et de belle venue.Signalons: Biographies et Portraits, Le Héros de Châteauguay, Mgr Plessis, Mgr Tache, Les Patriotes de 1837, Le Drapeau de Carillon, L\u2019Histoire du Canada, Les Gerbes canadiennes, etc.Chevalier de la légion d'honneur, le sénateur David avait épousé, en 1869, Albina Chenet, et.en 1892.Ludivine Garceau.Il mourut le 24 août 1926.De ses onze enfants mentionnons Ls-Athanase, qui fut député et ministre provincial, et actuellement membre du Sénat canadien.LeS\u201cIL Y AVAIT UNE FOIS.\u201d \u2014Une grand\u2019mère qui ne donnait pas toujours raison à ses petits-enfants.\u2014Un coiffeur qui demandait demi-tarif pour une coupe de cheveux aux hommes chauves.\u2014Deux frères qui ne se disputaient jamais.\u2014Une ménagère qui ne se plaignait pas de la vie chère.\u2014Une voyante dont les prédictions \u2022\u2019accomplissaient.\u2014Un mendiant dans le besoin.\u2022\u2014Un avocat qui disait: \u201cVotre cause est mauvaise.Il est inutile d\u2019engager un procès que vous avez perdu d\u2019avance\u201d.\u2014Un chirurgien qui disait à son patient : \"Je vais vous ouvrir le ventre.Ce n\u2019est pas absolument nécessaire à votre santé, mais c\u2019est utile pour mon porte-monnaie.\u201d ¦\u2014Un journaliste qui déclarait qu\u2019un confrère était bien mieux informé que lui.\u2014Une grand\u2019mère qui ne gâtait pa* scs petits-enfants.\u2014 1840-1901 \u2014 avocat, homme de lettres, journaliste, auteur de plusieurs ouvrages.ARTHUR BUIES, avocat, homme de lettres, journaliste et auteur de plusieurs ouvrages, naquit à Montréal le 24 janvier 1840.Il alla à Paris compléter ses études littérairos.A son retour au pays, il étudia le droit et fut admis au Barreau ; il ne plaida guère.Le journalisme l\u2019attirant, il entra comme rédacteur à l\u201c\u2018Avenir\u201d, fonda la \u201cLanterne\u201d (1868), ^'Indépendant\u201d (1870) et le \u2018\u2018Réveil\u201d (1876), tous sans succès.Dans la suite, il publia une vingtaine de recueils, brochures, volumes.les uns descriptifs et géographiques, les autres historiques et humoristiques.Ses journaux furent frappés des censures ecclésiastiques.Les ouvrages de M.Buies, qui ont fait sa bonne réputation de penseur et d\u2019écrivain, sont les monographies relatives au Saguenay et à la vallée du lac St-Jean, à l'Outaouais supérieur, aux Laurentides.etc.Il avait épousé Marie-Mila Catellier.Il est mort en 1901.amis.\t.Il est si puissant qu\u2019il peut en .,-ant opérer des merveilles.Il est si saint qu\u2019aucune imperfection même la plus légère n'a jamais terni l'éclat de sa sublime perfection.Ce pur Esprit si distant rie ma petitesse humaine, Dieu me l\u2019a donne à mol, pauvre être chétif, à moi seul, pe.ir me servir de protecteur, de guide et rie soutien.O admirable munificence du Très-Haut ! Mon Ange Gardien veille toujours sur mol.Jamais il ne me perd de vue ; jamais il ne m'abandonne.Même lorsque je ryublie.même quand je co re, il se tient auprès de moi.Il me préserve des dangers qui menacent mon corns et surtout mon âme.Il m'inspire de saines pensées.Il présente mes prières au Très-Haut, à Notre-Sei-gneur, à la sainte Vierge.A mes Mip-plicatlons il joint les siennes pour que je sois exaucé plus rapidement.Il s\u2019occupe de mes intérêts matériels dans la mesure où ces intérêts concourent à la grande affaire de mon salut.O mon bon Ange, désormais je me rappellerai fréquemment voire pn-'cn-ce constante à mon côté.Désormais je veux vivre avec vous dans une intimité profonde et affectueuse.Je vous parlerai de mes besoins, vous exposerai mes désirs comme à un ami incomparable.\u201d Oncle ARTHUR.L 4 \u2022 Les ruines d'une église et d'un autre édifice \u201cnon militaire\u201d, dans une banlieue de Ix»n-dres, après une visite des aviateurs allemands.\u2014 (Acme).\\ 6 _ Vol.IV, No 42 L'Action C»Htoliqu« \u2014 Québec Dtvnjnche, IB octobre 1940 La guerre GoM4ne4itmabicUt des mines mo.banales de mini's établis * pi Y'frJ] Queaiieoup se noyèrent: la bataille et la déroute leur coûtèrent *0.000 hommes morts.l>lssés ou pris (14 Juin 1807).LE KAKDE DE LA FIANCEE chantaiit à l'intérieur : Faites silence.Saehez que la jeune Eponine repose encore ; laissez-la goûter cette dernière heure de calme.La femme, une fois unie à l'homme, doit participer à tout ce qui lui arrive d'heureux, ou de malheureux.Si l'homme sourit, la femme sourit aussi ; s\u2019il souffre et pleure, elle pleure et souffre de même.Vous portez des fleurs .Voulez-vous lui rappeler ainsi que »:ou empire ne durera pas plus longtemps que ce# roses ?.Alors, à quoi bon ?.Enfin la porte s\u2019ouvre.Eponine parait.Alors Clodoald, prenant des mams du garçon d\u2019honneur le ruban qui doit servir de ceinture, le passe autour de sa Lancée comme pour l\u2019enchaîner à lui.Avant de quitter la maison paternelle, la fiancée lui fait ses adieux.Elle salue et baise les meubles et tous les objets naguère témoins muets de son paisible bonheur.Elle flatte les boeufs de sa main.Puis elle passe dans la basse-cour, elle en appelle tous les habitants et leur distribue du grain pour la dernière fois.Le cortège se forme : tous les hommes sont armés, portant l\u2019épée nue et caracolant sur leur coursier.La foule s\u2019ébranle et Ton part.Un prêtre à cheveux blancs reçoit le cortège à la porte de l\u2019église et commence le sacrifice auguste de la rédemption.Après la messe, les deux fiancés s'agenouillent devant une balustrade de bois, et le représentant de Dieu sur terre leur fait une question, à laquelle tous deux répondent : Oui.Les anneaux sont échangés, le prêtre enlève le voile blanc qui les couvre et jette sur leur front quelques poignées de fleurs.Alors, les assistants déposent sur l\u2019autel le pain et le vin, et le prêtre murmure ces mots : Tax Domini sit semper vobiscum.Après la messe, les époux se rendent à la chapelle de la Vierge.Une quenouille est déposée sur l\u2019autel.Les parents d\u2019Eponine la prennent et la lui remettent en lui disant : Souviens-toi que Dieu ordonne et bénit le travail à la maison.Eponine file un peu du chanvre qui est entortillé à la quenouille, puis le cortège reprend sa marche, conduisant la mariée à sa nouvelle demeure.Plus de 400 personnes assistent au festin.Les tables sont dressées sous des berceaux ^\u2019aubépine et de coudrier.Une seule assiette est donnée pour chaque couple.On sert des légumes crus, des viandes sur des pains frits en forme d\u2019assiettes et partagés ensuite entre les convives.Quand on apporte les hures des sangliers, les trompettes sonnent.On sert ensuite toutes sortes de pâtisseries.L\u2019hydromel, la bière, le clairet sont versés dans de vastes cornes de boeufs.Les parents bénissent les deux époux.Le lendemain matin, ceux-ci se couvrent de longs habits de deuil et.suivis des parents et amis, assistent à une messe qui\u2019ls font célébrer pour les morts des deux familles.Ainsi, au milieu des plaisirs, une pensée triste s\u2019empare d\u2019eux .I^a mélancolie jointe à la joie.Le crêpe lugubre s\u2019entortille aux roses.Le len-demain des fêtes est consacré aux lar-me* et aux graves souvenirs.L.A.EN CHINE Sur une ligne de chemin de fer, en Chine, le train s\u2019arrête brusquement.Des voyageurs inquiets interrogent un employé : \u2014 Que se passe-t-il donc ?\u2014 Presque rien: un buffle vient d\u2019arrêter le train.Une demi-heure plus tard, nouvelle halte soudaine.\u2014 Qu\u2019arrive-t-il encore ?questionnent les voyageurs.\u2014 C\u2019est le train qui vient de rattrai>er le buffle, répond l\u2019employé.Lvic Dimanche, 13 octobre 1940 L'Action Catholique \u2014 Québec La rotation de la Terre |L que les anciens aient mis des siècles à admettre que la terre tournait sur elle-même, alors que cela nous parait aujourd\u2019hui si évident.Mais l\u2019excuse de nos ancêtres est qu'ils n'avaient pas une notion exacte de l'éloignement prodigieux des astres qu\u2019ils apercevaient dans le ciel.En voyant les étoiles tourner autour de la terre en vingt-quatre heures, ils n'avaient le choix qu\u2019entre deux suppositions : ou bien c\u2019était la terre qui faisait une révolution quotidienne autour d'u \\ axe passant pur ses pôles, ou bien c\u2019était toute la \u201cvoûte étoilée\u201d qui tournait autour de notre globe immobile.Dans les deux cas, les apparences étaient identiques pour les observateurs, puisque le seul indice qu'ils avaient do ce mouvement était \u2019e déplacement \u201cre-latif\u2019\u2019 des astres par rapport à la terre, ou de la terre par rapport aux astres, ce qui revient au même si l\u2019on n\u2019a pas un autre point de repère quelconque.Pour mieux vous en rendre compte, imaginez un homme dans un bateau glissant au milieu du cours d\u2019une rivière, qui est venu au monde dans ce bateau et qui n\u2019en est jamais sorti.Cet homme a toujours vu, depuis son enfance, les rivee, les arbres, les collines, défiler lentement de chaque côté de son esquif.Il aura In plus grande peine à croire, s\u2019il n\u2019est pas éduqué, que c\u2019est le bateau qui se déplaça et non le paysage.Et en réalité, comment nous, les passagers du navire terrestre, pouvons-nous être absolument certains que ce ne sont pas les étoiles qui tournent autour d»* nous ?Je vais vous l\u2019expliquer.La lune est l\u2019astre le plus rapproché dpr.1940, Walt Duney Production* World Right* R curved C^J^C^T^d^NVEC^-Dutrihutcd hy King Fryurr* Syndical-', me Dimanche, 13 octobre 1940 L'Action Catholique \u2014 Québec Vol.IV, No 42 \u2014 9 \u2014 mli mx \u2022 Le roi George» VI d'Angle-Irrre causant avec deux jeunes travailleur» de» champs au cours d'une visite dans le» campagne» du sud de l\u2019Angleterre où les élève» des écoles publique» et secondaire» passaient leur» vacances.\u2014 (Acme).Mangez vos herbes ! IL est courant de voir, en automne, des jardiniers consciencieux brûler les herbes prétendues mauvaises dont ils ont dé-p>*i lié leurs allées.Savent-ils que la i>l pirt de ces plantes, dont les grai-:: -, furent apportées par le vent, cons-.tuent une véritable pharmacopée?Et .dions-les ensemble, voulez-vous ?Voir-, d\u2019abord l'herbe la plus connue de toutes et la plus injustement redou-: l'ortie piquante.Depuis des temps rnméraoriaux, les fibres de ses tiges servent à la confection de cordages, de i;.ou , grossiers et môme de papier.Les jeunes pousses d\u2019orties, après avoir e\u2019.e .oumises à une ébullition plus ou nv .n.; prolongée, fournissent un breuvage de goût excellent, et le suc de 1».* .;?feuilles est employé dans le trai-Tient des crachements de sang et autres sortes d\u2019hémorragies.L'ortie broyée et mélangée aux diver ^-.s pâtées provoque la ponte des vol : lies en dehors de leur habituelle .v on de fécondité.Enfin, cette même h -rbe donne à la robe des chevaux i.n- qu'au pelage des chats un lustre remarquable.Les pis nlits bouillis remplacent avantageuse ment les épinards; blanch .il ferment l\u2019ingrédient le plus propre à rehausser le goût de la salade.Leurs racines ont les plus rares vert 3 toniques et agissent particulière!\u2019 ont dans les troubles du foie.Cer-t.' i s médecins de campagne considèrent ce végétal comme la meilleure nvedecine du monde! Les paysans broient la racine dans un mortier et la font ensuite macérer dans de l\u2019alcool.Le résultat produit un remarquable fortifiant.Dans les terrains abandonnés croît une autre plante précieuse : la camomille, dont les fleurs donnent maintes familles.La camomille ajoute.à ses qualités de parfum et de goût, une précieuse propriété digestive.Le tussilage, variété de pissenlit, est un excellent remède contre la coqueluche et la toux en général.Les feuilles sont employées à des infusions ou, mieux, séchées et ensuite fumée?.Après ce petit cours de botanique médicale, un bon conseil : ne brûlez pas les herbes de votre jardin ! Vous avez le choix entre les manger, les mâcher ou les fumer! Cela s\u2019appelle sans doute : un retour à la Nature.*>- n.AVAIT OUBLIE Le petit Jacques revient de sa pension ; \u201cQuelle place as-tu ?lui demande mère.\u2014 Je suis le douzième.\u2014 Sur ?.\u2014 Sur dix-huit.\u2014 Mon enfant, je t'ai dit qu\u2019il fallait toujours être dans la première moitié.\u2014 Je le sais bien, petite mère ; mais je ne m\u2019en suis souvenu qu\u2019après.\u201d COMMANDEMENTS POUR LA SANTE 1.\tLavez bien vos dents après chaque repas ; faites-les examiner par votre dentiste deux fois l\u2019an.2.\tBaignez-vous fréquemment, sans épargner le savon.3.\tLavez-vous les mains au savon avant chaque repas : si vous travaillez dans la poussière ou la fumée, lavez-vous le visage, sans oublier de rincer la bouche.4.\tMangez lentement et mastiquez bien : mangez beaucoup de fruits et de légumes.5.\tBuvez plusieurs verres d\u2019eau froide, mais pas glacée, tous les jours ; servez-vous de votre propre verre.6.\tGardez vos intestins libres ; consultez le médecin en cas de constipation.7.\tDormez tout votre saoul \u2014 de façon que vous soyez frais et dispos le matin.8.\tDormez les fenêtres ouvertes mais en évitant les courants d\u2019air.9.\tHabillez-vous selon le temps et votre travail ; ayez les pieds toujours secs.10.\tNe vous droguez pas de pilules et de poudres.Les maux de tête fréquents sont un signe que quelque chose ne va pas \u2014 c\u2019est peut-être une indigestion, la fatigue des yeux, les soucis, etc.Consultez votre médecin pour tout trouble continu.POUR LE SUCCES 1.\tTravaillez fort.Le travail est le meilleur placement.2.\tEtudiez beaucoup.Le savoir permet à un homme de travailler avec plus d'intelligence et d\u2019efficacité.3.\tAyez de l\u2019initiative.Les ornières peuvent souvent se creuser en tombes.4.\tAimez votre travail, trouvez plaisir à y exceller.5.\tSoyez exact.Un pauvre travail donne de pauvres résultats.6.\tAyez l'esprit de conquête.Vous pourrez ainsi surmonter les difficultés.7.\tCultivez une personnalité.La personnalité est à l\u2019homme ce que le parfum est à la fleur.8.\tAidez les autres et partagez avec eux.L\u2019épreuve de la grandeur eu affaires consiste à aider les autres.9 Soyez démocratique.A moins d'étre en bons termes avec vos compatriotes, vous ne pouvez jamais être un vmt meneur d\u2019hommes.10.Faites de votre mieux en tout.L'homme qui a fait de son mieux a tout accompli.L'homme qui a fait moins que son mieux n\u2019a rien fait.\u2014 LE MASSACRE DE SEPTEMBRE.LES PRETRES SONT MIS A MORT Histoire de l\u2019Eglise.3rnt»nt que leur prévrnee était udi> arraninn dVxasprration, heancoup d'ccrlrilastlqur* prierai ta route de l'eiil: ce qui ne faisait paj«r I LqMc o«tc une entrée atpatmr c»Hf 4 u» jtüa» \"omm# tn plfinr ion£'.Rome doil- beaucoup a ce pape qui élamit .rues et les rit paver; il restaura l'Arc de Cons-rantin^onstruisitlafon* faine de Th'eves etply* is»«pri beaux idifi- r-i os.H earichitla bi.* bliçrtieot»* aricani.i Clement Xil * efûir l\u2019ami d* Sf-Alphonse dt U-\u2022\u2019guori.le fonda-feur des Re-dempron\u2019stej./POLC AU Tl AC T 0h HOHAsrint Ti&etAtN.Clement xil Travailla fotf en faveur de la restaura tuxi de la foi-S« nu'sîionnûàts se rendirent jusqu'au Tibet.Ik conrerfireot, en Êgyplf iODQO Coptes avec leur patriarche*.wA Clemen!' xji publia le premier deeretconfo la franc inaconne [de.Saint Vïncent dt Paul fut canonisé Sous ce ponttfi'.\u2022 cat.10\u2014Vol.IV, No 42 L'Action Catholique \u2014 Québec Dimanche, 13 octobre 1940 m .'wtifcàv' di ' [wHtw» He chu BWUiy- .-«.s dc WILLIAM KIRBY IMustrations dk Traduction française de PAMPHILE LE MAY LA PALME \u2022 Suite I>es cavaliers arrivaient.Il se leva, ûta sa tuque rouge et salua poli-un ut.Le Gardcur sauta de cheval et vint lui serrer la main.Jean avait été un serviteur de Tilly, et le jeune seigneur était trop bien élevé pour ne pas témoigner quelque égard, même au plus humble de ceux qu\u2019il avait connus.Kh bien, Jean, dit-il amicalement, le vieux passeur a-t-il bien de la besogne aujourd\u2019hui ?Non, votre honneur; mais hier, par exemple, je crois que la moitié de la rive nord a traversé pour aller à la corvée du roi.Les hommes venaient travailler et les femmes suivaient les hommes.Il regarda Babet d\u2019un oeil provocateur.Elle répliqua hardiment : \u2014 Et pourquoi les femmes ne Miivrnient-ells pas les hommes ?Ils sont assez rares dans la colonie depuis que cette guerre affreuse est commencée; on peut bien prendre soin de ceux qui restent.\u2014 C\u2019st vrai comme un sermon du dimanche, répondit Jean.L\u2019autre jour, ce noble étranger qui est l\u2019hôte de Son Excellence le gouverneur, «lisait, ici même, dans ma propre barque, qu\u2019il y a maintenant quatre femmes pour un homme en la Nouvelle-France.Si c\u2019est vrai Babet, \u2014 et tu sais que c\u2019est vrai, qu\u2019il a dit cela, tu en étais assez fâchée, \u2014 alors un homme vaut beaucoup maintenant, et les femmes sont communes comme les oeufs au temps de Pâques.C\u2019est vrai que ce monsieur ne s\u2019est pas gêné pour parler, reprit Babet, vivement; il perdait moins -on temps quand il cueillait des herbes pour en emplir son livre.Allons ! allons, fit Le Gardeur, interrompant cette discussion sur la population, la Providence connaît le mérite des femmes canadiennes, et elle ne saurait nous en donner trop.Nous sommes pressés d\u2019arriver, Jean; embarquons ! Ma tante et Amélie sont ici dans l\u2019an-rionne demeure; elles seront bien aises de vous voir, ainsi que Babet.ajouta-t-il avec bonté en mettant le pied sur le bateau.Babet fit sa plus gracieuse révérence.et Jean, tout à son devoir, lança sa barque avec les deux gen-tilhommcs et leur chevaux, à travers les flots clairs de la rivière Saint-Charles.Il accosta au quai du roi.Les cavaliers se remirent en selle, passèrent devant le vaste palais tic l\u2019intendant, montèrent la côte des chiens, s\u2019enfoncèrent sous la porte de la côte de la Canoterie, qui a depuis pris le nom de porte Hope, \u2014 et disparurent aux yeux tie Babet, qui les avait suivis avec un sentiment d\u2019admiration.Elle était surtout occupée du bel officier en uniforme; il s\u2019était montré si poli, si généreux, le matin.\u2014 J\u2019avais peur, Jean, que tu ne fisses quelque allusion à Mlle des Meloises, dit-elle à son mari, dès qu\u2019il fut de retour; les hommes sont >i indiscrets.\u2014 Sur un bateau qui fait eau, Babet, n\u2019embarquez pas de femmes, vous iriez vite au fond.Mais pourquoi me parles-tu de Mlle des Meloises ?Une heure auparavant, l\u2019honnête Jean avait traversé dans sa barque la belle jeune fille, et s\u2019il n\u2019en dit rien à Le Gardeur, ce ne fut pas manque d\u2019envie assurément.\u2014 Pourquoi parler de Mlle des Meloises ?reprit Babet, est-ce parer que tout Québec sait que le seigneur de Repentigny est fou d\u2019elle?\u2014 Et pourquoi ne serait-il pas fou d\u2019elle, si cela lui plaît de l\u2019être ?C'est un morceau de roi que cette fille-là, et si Le Gardeur perd pour elle le coeur et la tête, il ne fera que ce qu'ont fait la moitié des galants de Québec.\u2014 Oh ! Jean ! Jean ! il est facile de voir que tu as encore des yeux et un coeur .Et Babet se mit à tricoter avec une vigueur nouvelle.\u2014 J\u2019avais des yeux pour te voir, Babet, quand je t\u2019ai choisie, et j\u2019avais un coeur pour t\u2019aimer, fit Jean en éclatant de rire.Babet paya le compliment d\u2019un charmant sourire.\u2014 Regarde Babet, je ne donnerais pas cette prise de tabac, dit Jean en montrant son pouce et son index pleins de la piquante poussière, je ne donnerais pas cette prise pour le jeune homme qui resterait indifférent devant une fille aussi belle qu\u2019Angélique des Meloises.\u2014 Alors, je suis bien aise que tu n\u2019aies pas dit au seigneur de Repentigny qu\u2019elle a traversé pour aller voir quelqu\u2019un qui n\u2019est pas lui, j\u2019en suis bien sûre .Je te conterai quelque chose, tout à l\u2019heure, Jean, si tu veux venir diner.Viens! j\u2019ai un mets à ton goût.\u2014 Qu\u2019est-ce donc, Babet ?Jean, après tout, aimait presque autant un bon diner qu\u2019une jolie femme.\u2014 Quelque chose que tu aimes bien .C\u2019est un secret de femme cela : Tenir bien chaud l\u2019estomac d\u2019un homme, pour que son coeur ne se refroidisse point.Que distu d\u2019une anguille rôtie ?\u2014 Bravo ! cria le gai batelier, et il se mit à chanter : Ah ! ah ! ah ! frite à l\u2019huile.Frite au beurre et à l\u2019oignon ! Et les deux époux rentrèrent dans leur maisonnette, plus heureux que les rois dans leurs palais somptueux.Amélie gny.de Repenti- A maison de ville de Mme de Tilly se trouvait en hairt de la place d\u2019Ar-mes.La place d\u2019Armes était un carré assez large.et grossièrement pavé.Tout un côté était occupé par le château Saint-Louis, un massif édifice au toit élevé et pointu.Sur un autre côté, au milieu des arbres antiques que la hache des compagnons de Champlain avait épargnés, s\u2019élevait le mieux monastère des Récollets, avec un beffroi altier ,et son vaste portique ombragé, où les moines, en robe grise et en sandales venaient, en été, lire leur bréviaire et causer avec les passants.Cette maison des Tilly était bâtie en pierre; elle était grande et ornée comme il convenait au rang et à la fortune de ses maitres.Elle donnait sur la place d\u2019Ar-mes et sur les jardins du château, permettait de voir une partie du fleuve qui coulait majestueusement au pied de la haute forteresse et, par delà, les hautes collines de Beaumont couronnées de forêts.Dans l\u2019enfoncement d\u2019une fenêtre, à demi cachée dans les riches et épais rideaux d\u2019une pièce magnifique, Amélie de Repentigny était assise seule.Elle paraissait calme, son regard était serein; mais ses mains jointes convulsivement, comme pour comprimer une émotion violente, faisaient deviner le trouble profond de son âme.Sa tante se trouvait dans le grand salon avec quelques amies en visite.Les voix animées de ces dames arrivaient à ses oreilles, mais elle ne s\u2019en apercevait pas tant elle était absorbée dans les pensées étranges qui l\u2019assaillaient depuis le matin, depuis que le chevalier de la Corne lui avait appris le retour de Pierre Philibert.Cette nouvelle l\u2019avait singulièrement impressionnée.D\u2019abord, elle comprit que c\u2019était pour son frère un grand bonheur, puis ensuite, elle sentit qu\u2019elle en éprouvait bien de la joie elle-même.Pourquoi ?Elle ne le savait pas trop.Elle ne voulait pas le savoir, et faisait taire son coeur qui le lui disait.C\u2019était pour son frère qu\u2019elle avait tant de joie.Son coeur battait un peu plus fort que de coutume, mais c'était la marche longue, et le chagrin de n\u2019avoir pas trouvé Le Gardeur.Un pressentiment merveilleux lui disait que le colonel avait rencontré Le Gardeur à Beaumanoir, et qu\u2019il ne manquerait pas de venir avec lui, à son retour, présenter ses hommages à Mme de Tilly, et les lui présenter aussi à elle-même.Cette pensée la faisait rougir, et elle se fâchait contre elle-même, à cause de ce fol espoir.Elle se disait que c\u2019était un fol espoir ! Elle voulut faire appel à son orgueil, mais son orgueil ne vint pas vite lui rendre sa tranquillité perdue.Son entrevue avec Angélique des Meloises lui avait laissé une pénible impression.Elle était indignée des aveux hardis de son amie.Elle \u2022avait que son frère s\u2019ètait bien trop occupé d\u2019elle pour son bonheur, surtout s'il arrivait que l\u2019ambition de cette femme belle et perverse fût en désaccord avec son amour.Elle soupirait profondément on songeant combien Angélique était indigne de son frère.C\u2019est généralement ce que pense une soeur aimante, quand il lui faut confier son frère à la garde d\u2019une autre personne.Mais Amélie savait qu\u2019Angélique des Meloises n\u2019était pas capable de cet amour véritable, qui met son bonheur à faire le bonheur des autres.Elle le savait vaine, égoïte, ambitieuse; elle ignorait encore, toutefois, comme elle choisissait peu les moyens d\u2019arriver à son but.La vieille cloche des Récollets avait sonné midi, et Amélie, toujours assise à sa fenêtre, regardait, pensive, le grand carré de la place d\u2019Armes, suivant d\u2019un oeil avide les cavaliers qui la traversaient.Une foule de personnes étaient réunies là, ou passaient et repassaient sous la grande porte cintrée du château.Cette porte était surmontée d\u2019un écusson brillant, portant la couronne royale et les fleurs de lys.Deux sentinelles, marchant à pas mesurés, se promenaient sous le vaste cintre, et chaque fois qu\u2019elles retournaient au bout de leur marene régulière, en dehors, on voyait étinceler au soleil leurs mousquets et leurs baïonnettes.Parfois on entendait le grondement des tambours, et l\u2019on voyait la garde sortir et présenter les armes quand un officier de haut rang ou un dignitaire ecclésiastique passait pour aller présenter ses hommages au gouverneur, ou pour traiter de quelque affaire importante à la cour vice-royale.Si Amélie n\u2019avait pas été tant préoccupée ce jour-là, elle aurait eu bien du plaisir à voir le joli tableau de la vie active de la ville qui se déroulait devant elle ; des gentilshommes à pied, le manteau sur l\u2019épaule et le sabre au côté, des dames en toilettes de visite, des habitants et leurs femmes dans leur invariable costume, des soldats en uniformes, des prêtres en robes noires, tous allant, venant, se mêlant avec un curieux et puissant empressement.Les dames qui se trouvaient au salon de Mme de Tilly, étaient mesdames de Grand\u2019Maison et Couil-lard.Elles savaient tous les cancans de la ville et les racontaient longuement.Aussi Mme de Tilly commençait-elle à se sentir un peu fatiguée.Elles étaient riches et fashionables, connaissaient parfaitement les lois de l'étiquette, portaient toujours de charmants costumes et choisissaient bien leurs amies.Elles recherchaient l\u2019amitié de Mme de Tilly.En effet, par son rang et sa position, cette femme conférait en quelque sorte les meilleures lettres de noblesse.Les rumeurs de la ville, en passant pur la bouche de mesdames Couillard et de Grand\u2019Malson, atteignaient la perfection.C\u2019était l\u2019idéal du genre.Finement insinuantes, elles blâmaient avec réserve et douceur, ne tarissaient point en doges, et ne se trompaient jamais.Elles s\u2019acquittèrent consciencieusement d\u2019un grand devoir moral et social en mettant Mme de Tilly au courant des scandales récents et des secrets nouveaux de la capitale.Elles glissèrent sur des sujets scabreux avec la légèreté des patineurs sur la glace, et leur amie tremblait qu'elles n\u2019enfonçassent à chaque instant.Mais elles étaient trop bien exercées à In gymnastique de la langue pour perdre l'équilibre.En une heure, la moitié de la ville fut passée au crible.Mme de Tilly écoutait ces discours frivoles avec impatience ; mais elle connaissait trop bien la société pour lui chercher noise à cause de ses folies, quand du reste.cela eut été inutile.Elle se consola en pensant que le mal n\u2019était peut-être pas si grand que cela.Il y avait des gens qui ne trouvaient pas le pape assez catholique ; pour sa part, elle trouvait le peuple généralement rrieil-leur qu\u2019on ne le disait.Amélie fut tout à c^jip tirée de sa rêverie par une exclamation subite de Mme de Grand\u2019Maison.\u2014Comment, madame de Tilly ! disait-elle, vous n'irez pas au bal de l\u2019intendant, au palais ! et Mlle de Repentigny, que nous regrettons de n\u2019avoir pas vue aujourd\u2019hui, n\u2019ira pas non plus ! Savez-vous que ce sera la plus magnifique affaire qui ait jamais eu lieu dans la Nouvelle-France ?Depuis quinze jours, Québec n\u2019a chanté que cela.Les modistes et les couturières sont occupées, à en perdre la tète, à la confection de costumes nouveaux.\u2014Et ce sera le bal le plus remarquable par le choix des invités, proclama Mme Couillard.Tous des gentilshommes et des nobles, pas un bourgeois ! ces gens-là, les femmes surtout, se donnent de tels airs aujourd'hui ! comme si l\u2019argent pouvait les rendre intéressants aux yeux des personnes de quîilité .Je dis qu\u2019il faut les tenir éloignés, ou .\u2014Et puis l\u2019intendant royal est tout à fait d\u2019accord avec les cercles élevés, ajouta Mme de Grand-Maison.11 veut qu'on les tienne à leur place.\u2014La noblesse ! la noblesse ! riposta Mme de Tilly visiblement froissée.Mais l\u2019intendant royal qui ose traiter avec dédain la digne, l\u2019honnête bourgeoisie de cette ville, est-il noble lui-méma ?Non pas que je voulusse l\u2019estimer moins, s\u2019il ne l\u2019était pas, mais j\u2019ai entendu dire que sa noblesse était contestée, il est le dernier qui devrait se risquer à mépriser la bourgeoisie.Mme de Grand\u2019Maison fit jouer son éventail avec dignité.\u2014Oh ! madame, dit-elle, vous oubliez, bien sûr ! Le chevalier Bigot est proche parent du comte de Marville, et le chevalier de Grand\u2019Maison est un des visiteurs fidèles de l\u2019intendant.Cependant, il n\u2019aurait pas voulu sasseoir une minute à sa table, s\u2019il n\u2019avait pas été certain de son alliance avec la noblesse.Le comte de Marville .\u2014Le comte de Marville ! interrompit Mme de Tilly, qui oublia presque sa politesse habituelle.On juge un homme par les compagnons qu\u2019il fréquente.Pas de confiance à ceux qui fréquentent le comte de Marville.Mme de Grand\u2019Maison se sentit vaincue.Elle voyait bien que Mme de Tilly n\u2019avait pas une haute opinion de l\u2019intendant ; cej)endant elle voulut tenter un nouvel effort.\u2014Mais, ma chère dame, reprit-elle, l\u2019intendant est si puissant à la cour ! Il était l\u2019ami intime de Mme d\u2019Etioles, avant qu\u2019elle fit son apparition au palais, et c\u2019est lui, parait-il, qui s\u2019avisa de la faire con-nnitre au roi.Il arrangea tout pour qu\u2019elle lui fut présentée, au fameux bal masqué de l\u2019hôtel de ville.Le roi lui jeta alors son mouchoir, et elle devint la première dame du palais et marquise de Pompadour.Elle n\u2019a jamais oublié son ancien arni, et il est devenu intendant de la Nouvelle-France, malgré tous les efforts de ses ennemis pour le perdre.\u2014Vous prétendez qu\u2019il est arrivé là malgré tous les amis du roi ?reprit Mme de Tilly.Amélie l'entendit et elle vit bien, au frémissement de sa voix, qu\u2019elle était à bout de patience.Mme de Tilly ne pouvait souffrir, sans éprouver un profond dégoût, qu\u2019on prononçât devant elle le nom de la Pompadour; mais sa vieille loyauté la gardait de parler mal du roi.Dimanche, 13 octobre 1940\tL'Action Catholique \u2014 Québec \u2014Nous n\u2019avons pas à nous occulter de ce qui se passe à la cour, continua-t-elle, ni des amitiés «it l\u2019intendant.Mais je souhaite que l\u2019avenir rachète son passé ; je souhaite que la Nouvelle-France n\u2019ait pas, comme la malheureuse Acadie, à regretter le jour où il a mis le pied sur ses rivages.Mme Couillard et Mme de Grand\u2019Maison ne manquaient i>.s d\u2019intelligence ; elles s\u2019aperçurent bien qu\u2019elles avaient éveillé !«\u2022* susceptibilités, \u2014 les préjugés, pensaient-elles, \u2014 de Mme de Tilly, Elles se levèrent, et dissimulant leur dépit sous des paroles charmantes, elles prirent congé de la noble vieille dame.La digne s< ¦-gneuresse les vit s\u2019éloigner avec plaisir.\u2014C\u2019est une honte de parler aim i, fit Mme Couillard avec dépit, quand son neveu, héritier de la seigneurie de Tilly, est le plus fidèle ami et le plus intime compagnon de l\u2019intendant ! \u2014Oui, répondit Mme de Grand\u2019Maison, elle a oublié de jeter un coup d\u2019oeil sur sa famille : l\u2019on ne pense jamais à se regarder soi-même avant de juger ses voisins.Mais je serai bien surprise si elle réussit à faire quelque impression sur Le Gardeur.avec ses façons de rustre et scs peu charitables sentiments.J\u2019espère que le bal aura le plus grand succès.Il faut qu\u2019il soit le plus grand triomphe de notre société, afin qu\u2019elle en éprouve du regret, elle, et sa nièce aussi, une orgueilleuse, une scrupuleuse !.Amélie de Repentigny avait revêtu une robe de mousseline île Deccan, don d\u2019un parent de Pondichéry.Cette robt.superbe l\u2019enveloppait chastemc sans lui rien ôter de ses grâces.-i large ruban bleu à la ta i une i.irblmedans les cheveuur la poitrine, une croix d\u2019or elle baisait souvent en priant p ir son frère de pii elle l\u2019avait reçue.C\u2019étaient là ses seules parures.Souvent, obéissant à une mystérieuse impulsion, elle se levait et se mettait en face de son miroir pour comparer la jeune fille d\u2019aujourd\u2019hui avec l\u2019enfant d\u2019autrefois, l\u2019enfant dans un gentil costume cie bergère de Provence.Elle avait son portrait ainsi peint, et son pore l\u2019aimait beaucoup ce portrait ! et souvent, pour lui plaire à ce pï re regretté, elle portait scs cheveux à la mode provençale.C\u2019est ainsi qu\u2019elle les portait ce jour-là.Pourquoi ! Elle aurait peut-être pu le savoir en interrogeant cette vague et capricieuse espérance qui flottait devant ses yeux noirs.Mais elle n\u2019osait pas.elle aimait mieux ne pas interroger.Elle n\u2019avait plus de repos.Elle revint s\u2019asseoir dans la fenêtre pour regarder encore sur la place d\u2019Ar-mes, espérant toujours voir arriver son frère.Tout à coup elle tressaillit.Deux officiers traversaient la place au galop et se dirigeaient vers le château.L\u2019un de ces officiers était son frère; elle le reconnut à Tintant.Mais l\u2019autre, ce beau cavalier en uniforme, sur son cheval gris fougueux, qui était-il ?Ah ! son coeur le devinait : ce ne pouvait être que le colonel Philibert ! Elle les vit passer sous la grande porte cochère et un frémissement presque douloureux agita son âme remplie de joie Elle était contente de les voir se rendre au château ; cela lui donnait un moment de r« -pit.Elle pourrait rassembler ses idées et ramasser tout son courage pour l\u2019entrevue prochaine.Scs doigts se promenèrent sur le chapelet caché dans les plis de sa robe, et les grains d\u2019or qui avaient roule si souvent des prières pour le bonheur de Pierre Philibert, les grains d\u2019or bénis lui parurent brûlant; comme du feu.La pourpre colora son front, car une pensée étrange lui vint tout à coup : Pierre Philibert, jeune garçon dont elle avait tant caressé dans son innocence, l\u2019image et le souvenir, Pierre Philibert était aujourd\u2019hui un homme, un soldat, un conseiller élevé dans les cours et les\t' elle n\u2019avait pas été sage d\u2019oublier cela dans ses prières d\u2019enfant.Je n\u2019ai pas eu de mauvaise intention, pensa-t-elle pour se justifier.\u2022 Lire la suite en page 12 Vol.IV, No 42\u2014 11 \u2014 de la page 1 1 ) Elle n\u2019eut pas le temps de faire de plus longues réflexions; le cheval gris sortait de la cour du château.Le colonel ne s\u2019était arrêté qu\u2019une dizaine de minutes, le temps de voir le gouverneur et de lui communiquer la réponse de l'intendant.Il revenait accompagné de Le Gardeur et du vieux la Come de Saint-Luc.Tous trois se diri-gèernt vers le haut de la place et vinrent descendre à la porte de la maison de Mme de Tilly.Amélie, cachée derrière les épais rideaux de sa fenêtre, reposa alors sur cet homme superbe, magnifique.qui était Pierre Philibert, un regard plus avide et plus perçant que le regard du lynx fabuleux lui-même.Accordons qu\u2019elle obéit à 1 irrésistible curiosité de la femme.La reine de France n\u2019aurait pas davantage.en pareil cas.résisté à la tentation, et elle n\u2019aurait pas éprouvé la moitié de trouble que sentit alors la virginale pudeur de la jeune fille.Un regard suffit à Amélie.un regard qui imprima pour jamais dans son esprit l'ineffaçable et oarfaite image de Pierre Philibert devenu homme, à la place de Pierre Philibert l\u2019ami d\u2019enfance.XI r.> *\t\u2018 nLI-ü LLE entendit alors des voix qui s'unissaient dans de chaleureuses félicitations : la voix de sa tante surtout.Elle reconnut bien celle du colonel Philibert.parce que les autres lui étaien familières.Soudain, quelqu\u2019un s\u2019élança dans le grand escalier.Elle entendit tremblant dans son doux espoir.Le Gardeur se précipita, les bras ouverts et dans un transport d\u2019amitié fraternelle, la pressa sur sa poitrine et baisa son Iront pur.\u2014O Le Gardeur ! dit-elle en lui rendant son baiser avec une douce affection, et en le regardant avec tendresse et joie, ô mon frère ! comme j\u2019ai soupiré après votre retour ! Enfin.Dieu soit béni ! vous voilà ici * vous êtes bien ?.n\u2019ê-tes-vous pas bien ?fit-elle en le regardant d\u2019une façon qui trahissait l'inquiétude.\u2014Je ne me suis jamais mieux porté, Amélie, répondit-il, \u2014 d\u2019un air trop content pour être naturel, et détournant les yeux pour échapper à la curiosité de sa soeur \u2014 jamais mieux porté! Comment, mais je serais sorti de ma tombe pour venir souhaiter la bienvenue à un ami que je retrouve aujourd\u2019hui après des années de séparation.U Amélie ! j\u2019ai des nouvelles pour vous !.\u2014Des nouvelles pour moi ! quelle^ nouvelles ?\u2014Devine, reine charmante des bergères, lui dit-i! en lui tordant malicieusement une boucle de cheveux qui tombait sur ses épaules, uo.ne.belle magicienne 1 \u2014Deviner ?Comment voulez-vous que je devine.Le Gardeur ?U n\u2019y a pas une heure que mesdames de Grand\u2019Maison et Couillard sont venues ici.Croyez-vous qu'elles aient oublié quelque chose ?Je ne suis pas descendue, mais je sais qu\u2019elles se sont bien informées de vous, en passant.Amélie, avec un grain de la malice de la femme, poussait Le Gardeur.\u2014Bah ! qui est-ce qui s\u2019occupe de ces vieilles colporteuses de médisances ?Mais vous ne devineriez jamais.Amélie ! il vaut autant vous le dire ! Le Gardeur était tout fier, tout content de la nouvelle qu\u2019il allait apprendre à sa soeur.\u2014 Ayez pitié de mol, mon frère ! parlez tout de suite, vous me piquez; j\u2019ai l\u2019oreille au guet maintenant.Elle était bien femme et n\u2019aurait pour tien au monde avoué qu\u2019elle savait Philibert dans la maison.\u2014Amélie, dit-il en lui saisissant les fieux mains comme pour l\u2019empêcher de fuir, j\u2019étais à Beauma-noir.comme tu sais; l\u2019intendant a donné une grande partie de chasse, e hâla-t-il d\u2019ajouter en voyant \u2014 12\u2014Vol.IV, No 41 étinceler tout à coup son grand oeil noir.Et devine qui est venu au château ?11 m\u2019a reconnu ; on, c\u2019est moi qui l\u2019ai reconnu ! Un étranger ! non pourtant, pus un étranger, Amélie ! \u2014Je ne sais pas.Continuez, mon frère.Quel pourrait être cet étranger mystérieux, qui n\u2019était pas étranger du tout ?\u2014Pierre Philibert, Amélie ! Pierre ! notre Pierre ! tu sois ?Tu te souviens de lui.Amélie ?\u2014 Me souvenir de Pierre Philibert ?Pourrais-je l'oublier quand vous êtes là vivant ?Si nous vous possédons encore, c\u2019est grâce à lui ! \u2014Je sais cela.N\u2019es-tu pas heureuse de son retour, comme je suis heureu:: moi-même ?lui deman-da-t-il en la regardant fixement.Elle lui jeta ses bras autour du cou.par un élan involontaire ; elle était fort troublée.\u2014Heureuse ! Oh ! oui, mon frère, je le suis .parce que cela vous fait tant de plaisir ! \u2014Rien que pour cela, Amélie ?ça ne vaut guère la peine.\u2014\u2018O mon frère ! je suis heureuse d\u2019être heureuse ! jamais nous ne serons capables de payer à Pierre Philibert la dette de reconnaissance que nous avons contractée.\u2014Chère petite soeur, fit-il, en l'embrassant, je savais que ma nouvelle te serait agréable.Viens, descendons, Pierre est en bas.\u2014Le Gardeur, dit-elle, \u2014 elle rougit et hésita \u2014 je pourrais par-Philibert.que j'ai .mais le recon-le vaillant soldat Voilà la différen-en répétant ce refrain d\u2019une 1er à ce Pierre connu autrefois naitrai-je dans d\u2019aujourd\u2019hui ?ce ! ajouta-t-elle, premier vers du pas colonel Philibert est le bienvenu.Son souvenir ne nous avait pas quittés.Elle regarda sa tante qui sourit et l\u2019assura que c\u2019était vrai.\u2014Merci ! mademoiselle de Re-pentigny.répondit le colonel, je vous avoue que je suis bien fier d\u2019apprendre (pie l\u2019on se souvient de moi ici.C\u2019était l\u2019une de mes espérances les plus caressées, et vous la comblez.Je suis heureux d\u2019être revenu.\u2014Allons ! allons Pierre, interrompit de la Corne de Saint-Luc, qui s\u2019intéressait à cette petite scène intime, Bon sang ne ment Jamais.Regarde, Amélie : ces épaulettes de colonel ! J\u2019ai l\u2019oeil perçant.moi.surtout quand je regarde ma jolie filleule.Cependant, j\u2019avoue (pie je n\u2019aurais pas reconnu notre aimable Pierre, dans ce colonel, s\u2019 Le Gardeur ne me l\u2019avait présenté, et je pense bien que vous ne l\u2019auriez pas reconnu davantage.\u2014Merci de votre aimable attention pour moi, parrain, répondit Amélie, toute reconnaissante surtout de l\u2019estime qu\u2019il manifestait pour Pierre; mais je crois que ma tante et moi, nous n\u2019aurions pas manqué de le reconnaître.\u2014C\u2019est vrai ! mon Amélie, confirma Mme de Tilly, c\u2019est vrai ! Et nous n\u2019avons pas peur.Pierre,\u2014je veux vous appeler Pierre ou rie-'.\u2014nous n\u2019avons pas peur que vous mettiez de côté, comme hors de et pour cause.Sur nos frontières sauvages, vois-tu, le soldat est forcé d\u2019être fidèle à ses vieux amis et à ses vl^ux habits.Il ne peut pas en avoir de nouveaux.J\u2019ai passé cinq ans sans voir un visage de femme, excepté des Peaux Rouges.11 y en avait d\u2019assez avenantes, soit dit en passant, ajouta le vieux militaire en riant.\u2014Je connais la galanterie du chevalier de la Corne, remarqua Pierre, elle est incontestable.Un jour que nous avions capturé tout un convoi de femmes de In Nouvelle-Angleterre, il les fit escorter au son du tambour, jusqu\u2019à Grand-Pré.et il leur envoya un fût de vin de Gascogne, pour qu\u2019elles pussent 'êter mieux leur réunion avec leurs maris.\u2014Bah ! ces vilaines grues ! Ça 'était rien de drôle ! exclama de la Corne : elles étaient dignes de leurs chenapans de maris.\u2014Ce n\u2019était pas l\u2019opinion de ces soldats, répondit Philibert, car ils fêtèrent pendant trois jours leur heureux retour.Au reste, il y avait là des femmes de qualité.Et puis, les santés que ces gens-là huent en votre honneur auraient suffi pour vous immortaliser.La Corne renvoyait toujours les compliments qu\u2019on lui faisait.\u2014 Tut ! tut ! tut ! mesdames, fit-i!s tout cela est dû à la générosité rie Pierre.Par pure bonté de coeur, il insista pour que ces femmes fus- chanson alors bien populaire dans les deux Frances.Le Gardeur ne comprenait son hésitation.\u2014Pierre a bien changé, dit-il.depuis le temps où nous portions tous deux la ceinture verte du séminaire.II est plus grand que moi; il est plus sage et meilleur.Il l\u2019a toujours été.Mais il a le même coeur noble et généreux qu\u2019il avait quand il était jeune.Voilà la ressemblance ! continua-t-il, en tirant malicieusement la chevelure bouclée de sa soeur.Amélie ne répondit pas, mais lui pressa la main en le regardant avec douceur.Le chevalier de la Corne, Mme de Tilly et le colonel Philibert causaient toujours avec animation.\u2014Viens, dit-elle, nous allons descendre maintenant.Et joignant l\u2019action à la parole, comme toujours, elle lui prit le bras, descendit le grand escalier et entra dans le salon.Philibert se leva à l\u2019aspect de cette beauté qui lui apparaissait soudain.C\u2019était bien cette femm» gracieuse, cette ravivante créature qu\u2019il avait évoquée dans ses rêves d'amour, pendant ses longues années d\u2019absence, loin de la terre natale! Elle gardait encore quelque chose de l\u2019enfant charmante qui, les cheveux au vent, courait comme une nymphe dans les bois ombreux de Tilly.Mais quand il comparait la vive et légère jeune fille de ses souvenirs, avec cette grande et superbe femme demi rougissante qu\u2019il voyait devant lui, il doutait, malgré les élans de son coeur, que ce fut elle, son idole, sa bien-aimée Amélie.Le Gardeur le tira d\u2019embarras.II lui dit d\u2019un air joyeux ; \u2014Pierre Philibert, je te présente une jeune amie d'autrefois, ma soeur.\t.Philibert s\u2019avança.Amélie fixa un instant sur lui ses beaux grands yeux noirs, et ne l'oublia plus jamais.Elle lui tendit le main avec grâce ?t franchise.Il s\u2019inclina comme il eut fait devant la sainte Madone.Les félicitations de Mme de Tilly et de la Corne de Saint-Luc avaient été bien cordiales, affectueuses même.L'excellente dame avait embrassé Pierre, comme elle eut embrassé un fils, après une longue absence.\u2014Le colonel Philibert, dit Amélie.\u2014 et elle faisait un effort prodigieux pour paraître calme, \u2014 le \u2022 Deviner ?Comment voulez-vous que je devine ?mode, vos anciens amis, pour les nouvelles connaissances que vous avez nécessairement faites dans notre capitale.\u2014Mes connaissances, madame, ce sont celles d\u2019autrefois ; elles ne vieillissent pas pour mon coeur.Je les aime et les respecte.Je me croirais perdu si j\u2019avais à me séparer de l\u2019une d\u2019elles.\u2014Alors, elles sont plus durables que les tissus de Pénélope, et vous n\u2019êtes nas comme cette reine qui défaisait, la nuit, ce qu\u2019elle avait fait le jour.Parlez-moi rie l\u2019amitié qui ne s\u2019use point ! \u2014Pas un fil de mes souvenances ne s\u2019est rompu, pas un ne se brisera jamais, répliqua Pierre en regardant Amélie, qui tenait les mains de sa tante pour trouver un surcroît de forces.Les femmes ont toujours besoin de s\u2019appuyer sur quelqu\u2019un.\u2014Morbleu ! quel est ce style de marchand ?s\u2019écria de la Corne : du fil, des femmes, dès tissus ! Il n\u2019y a pour ces choses, Amélie, meilleure mémoire que celle du soldat; sent rendues à leurs maris.Pour moi, c\u2019était un stratagème de guerre, une idée politique, que cette apparente générosité.Ecoutez bien; suivez mon raisonnement : Je voulais la perte des hommes, et elle arriva comme je l\u2019avais prévue.Ils sortirent trop tard à la réveillée, rentrèrent trop tôt le soir; ils négligèrent les gardes et les piquets ; puis quand vinrent les longues nuits de l\u2019hiver, ils restèrent à côté de leurs femmes, au lieu d\u2019être avec leurs mousquets, près du feu du bivouac.Alors sonna pour eux l\u2019heure de la destruction.Pondant une tempête horrible, au milieu des tourbillons de neige et dans l\u2019obscurité profonde, Coulon de Villicrs marcha avec ses troupes sur leur camp et fit veuves la plupart de ces malheureuses femmes.Elles tombèrent pour la seconde fois entre nos mains.Pauvres créatures ! J\u2019ai vu, ce jour-là, quelle est souvent la triste destinée de la femme du soldat ! Une larme tremblait dans les cils épais du vieux militaire.\u2014 Mais c'est la foi lune cie la guerre, ajouta-t-il, et, à In guerre, la plus cruelle fortune est la meilleure.Mme de Tilly porta la main à son coeur pour comprimer son émotion.\u2014Hélas ! chevalier, dit-elle, les pauvres veuves ! je comprends ce qu\u2019elles ont souffert ! Oui, la guerre a de terribles conséquences, mois aussi je le sais.\u2014Et que sont devenues ces infortunées ?demanda Amélie tout en pleurs.Elle aimait ses ennemies, c\u2019était dans son loyal caractère, et personne ne pouvait les aimer plus qu\u2019elle.\u2014Oh ! nous en avons pris tout le soin possible.Le baron de Saint-Castin les a gardées dans son château tout l'hiver, et sa fille les a traitées avec un soin, un zèle, une tendresse, qui n\u2019appartienn 'nt qu\u2019aux saints du ciel.Une noble, une adorable fille, va ! Amélie ! la olus belle fleur de l\u2019Acadie, et la plus infortunée .pauvre enfant ! que la bénédiction du Seigneur descende sur elle en quelque lieu qu\u2019elle soit ! Rarement de la Corne de Saint-Luc avait parlé d\u2019une façon aussi touchante.Il était fort ému.\u2014Comment est-elle si infortunée.parrain ?Philibert regardait s\u2019animer la figure et frissonner la paupière de la belle jeune fille, à mesure qu\u2019elle parlait.Son coeur était tout dans son regard.\u2014Hélas ! répondit de la Corne, j\u2019aimerais mieux ne pas répondre ! j\u2019ai peur de douter du gouvernement moral de l\u2019univers.M.iis nous sommes des créatures aveugles, et les voies de Dieu ne nous sont point connues.Que personne ne se vante d\u2019être fort, de crainte qu\u2019il ne tombe ! Nous avons besoin du secours de l\u2019Etre suprême pour rester droits et parfaits.Je ne puis songer à cette noble jeune fille sans pleurer ! Oh ! la pauvre enfant ! la pauvre enfant !.Mine de Tilly le regarda avec étonnement.\u2014J\u2019ai connu le baron de Saint-Castin, dit-elle, quand il est venà faire hommage au château Saint-Louis des terres qui lui avaient été concédées en Acadie.Il était accompagné de sa fille unique, une enfant d\u2019une douceur, d\u2019une grâce, d\u2019une amabilité parfaites.Elle avait juste l\u2019âge d\u2019Amélie.Les dames de la ville s\u2019extasiaient devant cette jolie fleur de mai, comme elles l'appelaient.Au nom du ciel ! qu\u2019est-il donc arrivé à cette chère enfant, chevalier de la Corne ?De la Corne de Saint-Luc, fâché contre lui-même d\u2019avoir entamé ce sujet pénible, et peu accoutumé à choisir ses expressions, répliqua brusquement : \u2014Ce qui lui est arrivé, madame ?.ce qu\u2019il peut arriver de pis à une femme.Elle aimait un homme indigne d\u2019elle, un vilain malgré son rang élevé et les faveurs du roi; un lâche qui l\u2019abandonna, la trop confiante enfant, seule avec son désespoir .Bah ! c\u2019est la mode de la cour, disent ces gens-là.En effet, le roi a conféré de nouveaux honneurs à ce misérable au lieu de la châtier.De la Corne ne dit plus un mot e.vivement s\u2019éloigna.Il avait peur de lancer des imprécations au roi comme à son favori.\u2014Qu\u2019est-clle devenue, cette pauvre fill3 ?demanda Mme de Tilly en s\u2019essuyant les yeux avec son mouchoir.\u2014Oh ! toujours la même vieille histoire.Elle s\u2019est sauvée de la maison, dans un moment de désespoir, pour n\u2019avoir pas à soutenir le regard de son père qui allait revenir de France.Elle s\u2019en est allée rejoindre les Indiens de Sainte-Croix, dit-on, et depuis lors, personne n\u2019a plus entendu parler d\u2019elle.Pauvre enfant ! Pauvre enfant ! Amélie rougissait et pâlissait tour à tour aux paroles de son par-min; elle avait les yeux fixés sur le parquet, et se pressait contre sa tante comme pour y chercher du courage et un appui.(A SUIVRE^ L'Action Catholiquo \u2014 Quabac Dimancha, octobra 1940 H C> 0 ^Rpmcn hisfoniçfue du Temps du poi Gethur , le Prince 1 iptlon pres- J 1 n»»b«fek.\u2022 En arri\\aut a un pont en ruine!» desrrnd dt- rheval ri Ut une ini>rripUon que e«iMpl«tement rliacee par U leinp»; le Rubicon.Un marchand oriental de pierre» précieuses, qui a été dépouillé par des hommes qu'il avait en itagés pour le protéger, s\u2019est mis sous la protection des trois chevaliers.Ses serviteurs infidèles s'étalent mis en embuscade pour le dépouiller de nouveau mais Ils sont pris au piège et le mar- ¦h'*nd reprend ses pierres précieuses T*! î s w 'W W l.a loi du pays dit que les voleurs doivent perdre la main droite, mais c'est trop amusant ainsi.Nous ne répandrons pas le sang\u201d, dit Tristan \u201cNous laisserons les moustiques s\u2019occuper d'eux! ' ! .a journée est splendide et les trois cîi-va- ' * liers chevauchent en chantant : tuauUdUil, iMiMte a.ics sunjrc UAL uu\u2019il rrainl d'animer ses riches ce (|ii temeols W' -s.\tT^üaiÊÜfiSUL m \u2018\t^ ' 1 '\t- > - I.e PriiflUIHphJÙ^Sfc ¦Wfiiant.fait une envolée oratoireT \u201cïdL H y'« 1«*ni;temps.César mit le pie?' 11 prit nf WHsmn' de traverser le Rubicon et 11 s\u2019empara de Rome.Quand des éim lires ri.nai\u2019 s allèrent voir le roi Edouard pour ex\u2019ger un tribut, le roi les chassa d'Angleterre.Comme nous sommes des chevaliers anglais, nous ne serons peut-être pas très populaires à Rome.\u201cTraversons quand même*! dit Sir tîavain.Et\t\t si nous ne prenons pas Rome, nous eapltirerons peut-être quelques coeurs ou quelques\t\ts \t\t sourires.\t\tî \t\t m tgj./\\j\\h il i ÿ v * V *2 i/v.\u2018V^a Ifs1 * .j , «r~s- Il préfère passer sur le p;;nt dont le bols pourri craque et s'effondre sous lui! I.e pont s\u2019écroule dans l\u2019eau sale, La semaine pro- entraînant le cheval et le mar- chaîne : Le charme\t\u2014üijTt'SlSSRSÎ ehaBé.\tmagfqne r, AQTMÛtt .éiJ.M&VLRt.^ Mi a LIN PUiNtE LAUNCELOT MOWOAM LB FEY THAGNAH RA'^UO VALIANT ASduQ ATM Dimanche, 13 octobre 1940 L'Action Catholique \u2014 Québec Vol.IV, No 42\u2014 13 -I (Collaboration spécialc*) i Aim Lie H juin 1940, la science canadienne perdait un de ses plus éminents astronomes dans la personne du Or WilUam-£ntnund Harper, directeur de l\u2019Observatoire du dominion pour i\u2019A>-truphysique, à Victoria.Son oeuvre scientifique c\\*n re la période entière de la recherche astronomique au Canada.A sa sortie de l\u2019université en 1906, il est tout de suite engagé à l\u2019Observa-toi c du dominion, à Ottawa, qui avait été établi l\u2019année précédente.Pendant plusieurs années, il fit partie de la di-vision de l\u2019Astrophysique, dont le principal travail consistait dans la mesure des vitesses radiales des étoiles et dans la détermination des orbites de binaires spectroscopiques.Les succès de ce groupe de travailleurs émérites, dont Harper était le.plus en évidence, firent sentir la né-cessite d\u2019un instrument plus puissant que celui d\u2019Ottawa.C\u2019est ainsi que îe >o ivernemcnt canadien décida de rétablissement d\u2019un grand observatoire moderne, qui fut dans la suite construit I V rt a, C.B Ce fut Haiper lui-nume qui choisit cette localité après jvoir étudié la transparence et la tur-bu once de l\u2019atmosphère à plusieurs endroits du Canada.Subséquemment, on s\u2019aperçut que le choix de Victoria était bien justifié, d\u2019après l\u2019étude de l\u2019atmosphère qu\u2019on répéta à toutes les saisons.Né a Dobbinton, comté de Bruce, en Ontario, le 20 mars 1878, Harper reçut sa première éducation dans son village natal et continua ses études au high-sehool d\u2019Owen Sound.Gradué de cette institution, il dut, comme tant d\u2019autres courageux jeunes hommes de ce temps.faire instituteur pendant trois années afin de trouver les fonds necessaires pour finir ses études scientifique.'.Il entra à Tuniversitc de Toronto ;i l\u2019automne 1902 et en sortit le premier gradué du cours d\u2019astronomie nouvellement institué.La société astronomique Royale du Canada lui décerne sa pr mière médaille d\u2019or.Le jour même qu\u2019il recevait son diplôme i iu :rsité.son avenir comme astronome professionnel fut définitivement 'Celle u T -eçut ce jour-là un télé-griimin formant qu\u2019il était engagé à l\u2019f» > ^\t.\u2022 ,ire du dominion.H a consacré presque toute sa vie à l\u2019étuie des mouvements et des distance?d\u2019étoiles par la méthode speetros-uique.Durant les 13 années qu\u2019il «.ailla à Ottawa, il a publié pas \u2022 oins de 50 mémoires, la plupart sur sujet des vitesses radiales observées de?orbites d\u2019étoiles binaires ?pec-fro?copiques déduites de l\u2019observation.Peu de temps après sa nomination à Victoria, en 1919.il entreprit, de concert avec Young, l\u2019étude des parallaxes spectroscopiques.Après plusieurs années d\u2019un travail intensif, il publia en 1924 une liste de plus de 1100 parallaxes, calculées sur les plaques obtenues au spectrographe de Victoria.Plus tard, Harper continue seul ses investigations sur des étoiles de Classe A, beaucoup plus difficiles à aborder.C\u2019est ainsi qu\u2019il accumula près de 7(M) parallaxts d\u2019étoiles de cette classe, dont la liste n\u2019est pas encore publiée.Mais Harper est surtout renommé par ses mesures de vitesses radiales et d\u2019orbites d\u2019étoi\u2019es binaires.Dans ce champ particulier, la somme de travail qu\u2019il a fourni n\u2019a été approché par aucun autre astronome.En fait, avec 100 orbites à son crédit, il se trouve à avoir mesuré le quart des binaires «actuellement trouvées.Sa contribution à la mesure des vitesses radiales est également importante.Pendant ses 21 années passées à Victoria, 11 a pris des mesures sur plus de 7000 plaques photographiques.Mais ce savant si éminent et si actif trouvait encore moyen de travailler à la diffusion de l\u2019astronomie parmi les masses.Depuis le temps où il étudiait, il est toujours resté un membre enthousiaste de la Société astronomique Royale du Canada, et il a fréquemment assumé des charges d\u2019administration tant au centre d\u2019Ottawa qu\u2019à celui de Victoria.Pendant les deux années qu\u2019il a occupé la présidence de la Société nationale, en 1928 et 1929, il a publié une série d\u2019article?d\u2019intérêt populaire, qui ont été reproduits par tout le Canada.Pendant douze ans, il donna des causeries mensuelles A la Radio de Victoria, sur des sujets d\u2019astronomie populaire.Comme homme, le Dr Harper était universellement respecté et admiré par un grand cercle d\u2019ami?et de connaissances.Sa sincérité et son intégrité étaient les notes caractéristiques de son caractère.Joignez à cela un esprit altruiste et un dévouement entier à sa profession, et vous aurez la raison des succès qu\u2019il a remporté durant sa féconde carrière.\u2022 Mtaiaiion astronomique des 7 et X septembre, à St-.Maurice - de -Ter re bon ne.\u2014 Photo : une lueur aurorale avec la niarclie, de gauche à droite (O.à E.) des étoiles de la Grande Ourse, de 12 heures 30 à 1 heure 30\t(h.d\u2019été).Durée de po.*e : 1 heure, avec Krande ouverture du diaphragme.( Photo GCIMONT) C\u2019était aussi un sportif accompli.Pendant sa jeunesse, il fut un excellent joueur de soccer et plus tard il devint un enthousiaste du tennis, du badminton et du golf.Ses activités sociales se sont confinées surtout autour de l\u2019église métropolitaine de Victoria, dont il fut un membre du conseil d\u2019administration pendant vingt ans.Sa grande science et les services qu\u2019il a rendus à l\u2019astronomie ont été reconnus de diverses manières.Après avoir gradué en 1907, il obtenait le degré M.A.de l\u2019université de Toronto.En 1913, il est nommé Fellow de la Société astronomique Royale du Canada, dont il a déjà été président.Avec sa nomination comme assistant directeur de l'observatoire de Victoria, il est élu membre de la Société Royale du Canada, la plus importante société savante de son pays natal.A la dédicace de l\u2019observatoire David Dunlap de l\u2019université de Toronto en 1935, il se voit conférer le titre de Docteur ès Sciences, honoris causa, par son Alma Mater.Peu de temps avant sa mort, on lui accorde un dernier honneur en l\u2019élisant vice-président de la section de mathématiques et de physique de la Société Royale du Canada.C\u2019est quand il fut délégué au Congrès général de l\u2019Union astronomique Internationale, tenu à Stockholm en août 1938, qu\u2019il attrapa la pneumonie.Il fut sous traitement en Allemagne pendant plusieurs semaines, mais il dut quitter précipitamment ce pays sous la menace de guerre.Après son retour au Canada, sa santé s\u2019améliora quelque peu, et il tenta de continuer ses acti- vités scientifiques.Mais sa santé était trop compromise; une rechute lui fut fatale.Les astronomes -V\t\u2022 \u2022 - r.r corvée.Elle mesure 120 pieds de long par 60 de la-ge et peut contenir 700 personnes.L\u2019on ne négligea pas non plus l\u2019éducation religieuse des enfants.En 1923, la direction de l\u2019école du villag* fut confiée aux révérendes Soeurs de l\u2019Assomption de Nicolet.En 1931, la Commission scolaire, avec W * \u2018\t*** * mmm mt ¦< premiert i**ILse.j.W-S \u2022 L'église actuelle.l'aide du gouvernement provincial, dota la paroisse d\u2019un magnifique couvent.Chacun sait la part que prit monsieur le curé Raoul Lamy dans la réalisation de ce beau projet.Voici les noms des différents curés qui ont dirigé la pti-ois^e depuis son érection canonique : M.Dionis Gélinas de 1912 à 1929: M.Raoul Lamy de 1929 à 1940 et I\u2019abbc J.-H.-Donat Pi«otte, curé actue\\ Au point de vue civil La Commission scolaire fut formée le 12 juillet 1915.M.Aibert-D, Diamond fut choisi comme président.Voici les noms des premiers commissaires : MM.Joseph Auger, Edouard Auger, Elzéar Samson.Eddy Bournival et pour secrétaire, M.Wilfrid Bellemare.Ce n\u2019est que le 9 février 1918 que la paroisse fut reconnue civilement par un bill de la législature provinciale.Le 5 mars suivant, la paroisse se donnait un conseil composé comme suit : Le maire, M.Joseph de Charette, et comme conseil- \u2022 lers.MM.Joseph A iger, Alfred Auger, Arthur-A.Gélinas.Arthur Marcouilier.Louis Bournival.Evariste Boisvert, et comme secrétaire, M.Wilfrid Belle-mare.Ktat actuel et perspectives d\u2019avenir Comme on peut le voir par les quelques notes historiques précédentes, Notre-Dame des Neiges de Charette est maintenant une paroisse bien organisée.Elle compte actuellement 198 familles dont 103 dans le village, avec une population de 1145 âmes.Elle possède un cercle de fermières de 80 membres et un cercle agricole floris- sant.Le tiers-ordre, la ligue du Sacré-Coeur, la J.E.C.et les petits Croisés groupent les différents âges des fidèles.Un corps de marguilliers surveille les intérêts matériels de la fabrique, tandis qu\u2019un comité paroissial d\u2019Action catholique veille aux intérêts spirituels des paroissiens.Il n\u2019est pou! tant pas sans intérêt pour le lec\u2019-vur de savoir «pic Ch;; et te est appelé à se développer davantage.Rien de surprenant qu\u2019un jour ou l\u2019autre une compagnie vienne ouvrir ici une manufacture.Le maire actuel.M.Raymond Gélinas.est un homme d'affaire très entreprenant.Son con >i! est compo-é de m-mbres progressifs.: nu-tenu par une population qui veut.!e progrès bien compris.\tvillage e^t traversé par le C .N.R.ci' qui en fait comme le centre des paroisses avoisinantes.11 est desservi également par deux lignes électriques de 66000 vo,t': chacune.Une petite rivière dont les eaux .Mint très utilisables, un sys*'me d'aqueduc, un terrain ferme et bien égoûté, une succursale de banque, garages, boutiques de forge et de menuiserie.etc., etc.A la campagne, il y a quelques vieilles terres à vendre, mais pour de causes particulières, car le sol est fertile.L\u2019industrie laitière y est florissante.Et bientôt les meilleurs cultivateurs de la région seront groupés en une forte coopérative pour la vente du lait, du beurre et de la crème.A plusieurs endroits, le sol est merveilleux pour la culture des patates, des fraises, du blé d\u2019Inde et des fèves.Bref! le.citoyens de Charette ont raison dVire fiers de leur paroisse et d\u2019espérer d\u2019autres développements progressifs.?riFW§ * k ! | si 1 U \u2018i \u2022 La salle paroissiale, qui fut la première école où se disait Jadis » (fUMlHHIl \u2022 Intérieur 4e l\u2019éflta# uciueMf.Dimanche, 13 octobre 1940 \u2022 Le couvent.L'Action Catholique \u2014 Québec Vol.IV, Ho 42 \u201415 \u2014 7334 IIAiiO NUMÉRIQUE Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne 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