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Titre :
L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique
Publié à Québec, L'Action catholique (1915-1962) a longtemps été le quotidien préféré des ruraux, avec ses chroniques touchant tous les sujets de la vie courante. Intitulé L'Action sociale de 1907 à 1915, il paraîtra ensuite sous le titre L'Action (1962-1971), puis L'Action-Québec de 1971 à 1973. [...]
Le journal L'Action catholique tire ses origines du mouvement de l'Action sociale catholique; il a été créé à l'initiative des abbés Stanislas-Alfred Lortie et Paul-Eugène Roy et de l'avocat Adjutor Rivard. L'archevêque de Québec, Mgr Louis-Nazaire Bégin, apporte son soutien au projet, dont l'objectif est à la fois de développer la conscience sociale des catholiques et de rivaliser avec les journaux Le Soleil et L'Événement.

Intitulé L'Action sociale de 1907 à 1915, le quotidien devient L'Action catholique de 1915 à 1962. Il paraîtra ensuite sous le titre L'Action (1962-1971), puis L'Action-Québec de 1971 à 1973.

Diffusé dans la grande région de Québec, L'Action catholique a été longtemps le quotidien préféré des ruraux, avec ses chroniques touchant tous les sujets de la vie courante. Son intérêt pour des sciences (par exemple, l'astronomie) le rend populaire dans le milieu de l'éducation et auprès du grand public.

Avec les années, la situation économique du journal devient précaire. Les revenus sont en baisse constante et la concurrence, très vive. Malgré son réseau d'influence et de pouvoir, le mouvement de l'Action catholique ne réussit pas à freiner le déclin. Repris en 1973 par deux hommes d'affaires de Québec, le journal devient À propos, qui disparaîtra l'année suivante.

Références

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 261-265.

« L'Action ». Dans Bilan du siècle, [Consulté le 28-11-2006]

Marquis, Dominique, « Un nouveau combat pour l'Église : la presse catholique d'information, 1907-1940 », [Consulté le 27-11-2006]

Éditeur :
  • Québec :L'Action sociale limitée,1915-1962
Contenu spécifique :
dimanche 15 décembre 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique, 1940-12-15, Collections de BAnQ.

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[" L'ACTION CATHOLIQUE Organe de L\u2019Action Sociale Catholique.ftedacllon et administration : S.H oui.Chareet.Québec.Vol.IV \u2014 numéro 51 \u2022 70\u201d, compta 6m nombraui remonta-aliia«r« ISfcto).____________ La Baie St-Pa«f, 4mm !\u2022 comté ém Charlevoix, ta prépara actuellement ft foomir no eervtce identique aox nombreux akioura qui viakaroot cotte rfgttn par lot \u2019\u2019traita do noipa\u201d du Canodioo National.\u2014\t(Photo C.N.IL \u2019 \u2018 : * »?e i venu d\u2018a-gir et d'uicir vite 1\u2018rcndk la (iiuitié de« hommes, Fan>Tan et porte-tel Mir l\u2019autre flanc! Nous allons prendre les envahisseurs ^mre deux feux! Tout de suite.M.Terry! Nous avons chassé les envahisseurs hors de la maison.Terry et Kan-Tan les ntla«iuent maintenant de deux côtés! Vos homines feraient mieux de se battre a-vec nous, ('hopstirk.ou ce .one les Chinois qui vous pendront' y U obéira \\ maintenant.\\ Patrick.Il I est aveugle J comme une j taupe sans ses lunettes et Je le surveille! Regardez! Les envahisseurs lancent des fusées pour voir mieux où se trouvent les hommes de Terry! lat bande de Terry avance! Qu'on fasse attention de ne pas tirer sur ses hommes! U lïl ¦ Je ne m'attendais pas à cela!, Couchez-vous.M.Terry! Iles fusées éclairan tes! AJK! Prenet garde! Terry est blessé! Il est tombé sous la luni ère de celte fusée la où on pourra facilement tirer sur lui! Surpris par la soudaine apparition de Hu Shée, les envahisseurs arrêtent un instant ds tirer! C'est une femme! Rien entendu! Tirez dessus.elle essaie de transporter ce Jeune blanc dans la maison! rt* -, Elle va nous échapper!.Vite, lancez-vous A ses trousses, imbéciles! Et ne revenez pas, si vous êtes incapables de la rejoindre! mm v r.* Je vais mainlenaiil essayer de te montrer que Je suis reconnaissante.Jeune blanc!.Mais, si J\u2019é-choue, lu ne sauras probablement Jamais re qui est arrivé! *\u2014 (Mm -Ai*** OimjncKe, 15 décembre 1940 L'AcHon CaHiolique \u2014 Québec Vol.IV, No 51 \u2014 5 LES CAUSERIES RADIOPHONIQUES DE LA SAINT-JEAN-BARTISTE l* 'S?Notre NOMBRE :\u2014ce qu'il est ; ce qu'il doit être ; pour qu'il le devienne \u2022 Après Vétude des uforces que démontre notre Histoire\u201d, on a commencé celle des \u2018forces qui sc confondent avec notre être\u2019\u2019, dans la série des conférences radiophoniques données, chaque samedi soir, au poste CHRC.sous les auspices de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec.La première de ces dernières forces, c'est NOTRE NOMBRE.Le Conseil diocésain de notre Société nationale avait prié l'un de ses directeurs, M.J can-Thomas Perron, journaliste à C'Action Catholique\u201d, de traiter ce sujet, le samedi 7 decern bre. millions et demi en 1921, ce que\tmortalité infantile et la tula réalité a confirmé.\tberculose sont les deux plus En 1961, la popir t on du Cana- grandes causes qui figurent dans da variera probablement entre 25 le tableau de notre mortalité gé-d\u2019origine française au Canada, On a certes eu raison de s\u2019é- et 30 millions.Notre propo: t .n nérale.Nous devons dire que tou-2.927.990.Ces\tchiffres ne tiennent\ttonner, d\u2019une telle manifestation\tau total, qui était de 45 3 po'ir\tte une évolution s est faite de- évidemment\tpas compte des né-\tde vitalité.Au cours de notre\tcent sous l\u2019Union, sans comptet\tpuis quelques années.Plus qu\u2019autres qui sont\tpassés aux Etats-\thistoire, notre nombre a doublé\tles provinces Maritimes, et de\tparavant, notre peuple est con- Unis et qui\tconstituent aujour-\ttous les trente ans, en moyenne.\t28 5 pour cent pendant a\tvaincu de la nécessité de confoi- d'hui un groupe assez respecta-\tAyant atteint le premier million\t1901-1911, oscil orn entre -4 et\tmer sa vie aux lois de la santé et ble puisqu\u2019on\tl'estime à au moins\ten 1871, nous ne passons à deux\t30 pour cent.Ii en se: lit a'.\u2019.'C-\td intervenir, comme il le con- millions qu\u2019en 1911.soit une pe-\tnient ai le mouvement d\u2019immigra-\tvient, au premier symptôme de riode de 40 ans.Il est vrai que\ttion devait être aussi fort qu\u2019il le\tmalaise quelconque.L\u2019enseigne- c\u2019est oendant cette oériode que\tfut au début du présent siecle.\tment pratique et effectif reste -fUiSl- Jean-Thomas PERRON journaliste à 1*\u201cAction Catholique\" ^\tdeux millions.En admettant que *\tl\u2019augmentation des nôtres a été, vrYTOir Mnvrwpir.\u2022n narV de 1931 à 1940.DroDortionneile à versellement connue, écrivait M.\tavec les deux\tmillions de\tfreres André Siegfrid.en 1906.Cent\tqui vivent de\tl\u2019autre côté\tde\tla fois, on a célébré ces familles de\tligne 45e.un\tgroupe de n dix, quinze, parfois vingt enfants.\tSIX millions.\tCe n est ; C\u2019est un fait reconnu de tous, que le petit peuple de Champlain, après trois siècles et plus de vicissitudes de toutes sortes, après bien des batailles, non seulement militaires mais aussi politiques, a définitivement conquis sa pla-au soleil d\u2019Amérique.Le Saint-Laurent lui appartient et il ne lui sera pas ôté.Là.sur un territoire grand comme la France, la nation canadienne-française eît r'-ltresse de ses destinées, et il ni d\u2019elle de les accomplir, jrd hui, la nation canadien-i.j-ê.-ançaise, plus consciente de sa force et de ses destinées, s\u2019achemine avec calme vers son idéal; elle résiste victorieusement \u2022aux assauts de ses ennemis.Le nombre, à lui seul, n\u2019est-il pas une force dans une démocratie où le oeuple tient véritablement les rênes du pouvoir.S\u2019il est u\u2019ie force, le nombre n\u2019est pas oas beaucouo à côté .» teuw ^\t, ,.,v\t»____, lAma,\t.^ \u2014 quelques millions d\u2019anglophones la\tf.î* P*ut compter que sur lui-meme.qui vivent sur ce continent, mais qu*.\teux-memes Pendant longtemps, nous avons c\u2019est tout de même quelque cho- rent pbllS^s\treconnaître les ^ soutenir une lutte formida- ^\tprogrès accomplis par les nôtres, ble contre rEur0pe en rou* vers aussi bien dans le Québec que\tle Canada En 1913 seulement, ^\tainsi que le\t400,000 immigrants sont entrés au .4ail , de Toronto, écrivait non\tpayS> sojt un chiffre à peu près nous voulons quelques de- sans tristesse, apres le recense- £gaj ^ notre accroissement natu- ment de 1891 :\tde ,9n à 192i.pour tenir té- \u201c Les chiffres que nous\tdonnent\tte à\tcet envahissement, nous n\u2019a- avoir recours aux chiffres\tdu re-\tles dénombrements de\tla race\tvions\tque notre natalité, ne pou- censcment\tde 1931.Nous\tvoyons\tfrançaise sont vraiment\textraor-\tvant\tguère espérer de l\u2019immigra- alors que\tnous sommes 2.270.000\tdinaires.Le nombre des émi-\ttion,\tde l\u2019arrivée plus intense de A\t.\t,.dans le Québec, 300.000 en On- grants qui sortirent de la vieille colons français et belges.Heureu- ,sant S3n£,.Ctrf/ Prowmement vor-tario.137.000\tau Nouveau-Bruns-\tFrance pour venir s\u2019établir au\tgement pour nous, les millions\ttueu** .S 11 déclinait moralement wick, 57.000\ten Nouvelie-Ecos^e,\tCanada, sous l\u2019ancien régime, n\u2019a\td\u2019immigrants attirés au Canada\ten attei8Ti.ant 1 age adulte, il pas- 51.000\ten Saskatchewan, 47,000 pas dépassé 10,000.L\u2019émigratiun par ia réclame officielle se sont serait subitement de 1 adolescence au Manitoba.\t38 000 en Alberta,\tvenant de France cessa effecti-\tdisséminés ; les uns ont franchi\t* ^ décrépitude, serait incapal e 15.000\ten Colombie britannique,\tvement en 1700.En 1763, malgré\tja frontière américaine, les au-\tde résister aux pressions qui 1 cn- 13.000\tà ITle du Prince-Edouard, ]es guerres sauvages et toutes les tres\tretournés dans leur ^0,,rer^> laisserait pénétrer par 250 au Yukon et un peu plus de misères de la vie de colon, dans pav< s< bien que le tassement fait des éléments hétérogènes, po\u2014 200 dans les Territoires du Nord- Ce temps-là, la population de la notré situation n\u2019a pas changé.drnit ses caracténstiques et fmi- .e cent et que chose, surtout si l\u2019on note nous ne représenterions plus, sur cernent toute la population et elle que cette augmentation est due à ce chiffre, que 19 5 pour cent.\tse révélera de plus en plus un natalié.\tL\u2019expérience du passé a mon- facteur de premier ordre d expan- ,\t*, .\t,\t,\ttré que, pour augmenter ses ef- sion nationale.Des résulats acquis, surtout vers fictifs, notre groupe ethnique ne se.Si tails sur la répartition des nôtres à travers le Canada, nous devons Pour que notre capital humain garde sa triple valeur, qui consiste dans sa force d\u2019expansion, sa force productive, sa force stratégique, il faut qu\u2019il garde sa moralité.La pureté de moeurs, qui permit à notre peuple de survivre.a écrit le Père Dugré.pourra seule lui permettre de croître.On ne peut concevoir que le peuple canadien-français devienne puis- Ouest.\tcolonie comptait 70.000 habitants, jfout avons tenu.Ce qu\u2019il importe de retenir, ce e* aujourd hui la race_ française Nuus eussions ________ WÊ._\tSÊSBsPHüt_____ fait mieux si, rout, if faut que le nombre soit n\u2019est pas tant les chiffres absolus\t1 d\u201cU deuxmiîh o^s\u2019 aVCC U\ta/deUI qu,e n0US déçu nié car la culture- a\u2019ors il O1** les comparaisons.Des 2.927,-\ta.pres de deu:* mimons.aVons mise à répandre la vie, 990 personnes d\u2019origine française ^es établissements anglais ^ crées nous avions combattu la mort qui \"\t''\u201c\u20184 nous décime encore à coups pré- d vient un indispensable outil de 990 personnes d origine française rr^ O ^bec nar les autorités nroerès On trouve dan< le nom- qu 11 y avait au Canada, en 1931, dr,ns.vfuepec par les autonus p.ogrts.trouve qans le nom m ^\tHnonièmec\timpenales, dans le but d elinru- bre.une certitude de survie.C est Pje* CM* qu.tre cinquièmes\tl'influence frrmenise disna- le nremier moven He conserver (77.7%) se trouvaient dans la _____________________.\u2018\t_\t__\t___' \\ le premier moyen de conserver aux influences ancestrales ce pays baptisé français.Ainsi, après plus de 300 ans de luttes, nous avons pour nous le nombre.Avec Québec pour cen- J,\",;; rnê\u201cdü\u2018\u201cpr\u2018mce-Ê7 | ^ V » X1 I « » t, J l C1 ^ yj fmk 1X.o J française au 3R5.000.Notre race mal dont nous sommes tous Dirs du recensement de 1871,\tmembres la plus forte proportion\tet de fonder\tdes colonies dans le\tle taux dépasse\tcelui du CnnnH»\ti™.\u2022 le* premier sous le régime de la\tde catholique, 97 ou\t98 pour cent.\tNord-Ouest;\tfl pousse vigoureuse-\ttout entier\tCe\ttaux est de 8 7 Confédération, nous étions un Viennent ensuite les Italiens ment les Anglo-Saxons hors d\u2019On- pour ITtaliê 7 2 nour rAlîemione ^ ^\t.j.u- T^n million.Quarante ans plus tard,\t(93%), les Belges,\tles Polonais,\ttario.Il est\tprobable que dans\t5 2 pour les\tEtats-Unis 2 7 r5?.fr\tme,?acés\t?\te*t\tPas\td1h,er- gotten 1911.nous étions deux mil-\tles Slovaques, les\tYougoslaves,\t25 ans les\tFrançais seront les\tl\u2019Angleterre\tet\tde 6 3 no .r\tçroissement\tde\tnos\talarmes vient bons.Ce chiffre passa à près de les Hongrois, les Ukrainiens, les maîtres dans la partie est d\u2019On- France.\tPllr, migraine .poêle, osier, etc.Un certain nombre de mots franca^ sont d\u2019orrvine grecque, mais ils ne sont passés ians la langue d\u2019oil que par l\u2019intermé-dialr du atin * ils oeuvent être considérés comrot de provenance latine.Tels sont : archevêque, moine, paroisse, diocèse, etc.Il n\u2019es* na> i-rest m ici des termes technoue*.fonriés par les savants depui' la Renaissance.3.\t\u2014 On représente la \u201cprophé-tU\u201d par une ''gure vêtue de blanc et te\u2019, nt d'une main tme trompette.de l\u2019autre une épée.Su ceîn- 4.\t\u2014 L'usage latiüe \"st* réconcilier\tPourtant, les > ui- vains parmi les plus célèbres ont employé l'autre tournure, ainsi Chateaubriand qui a écrit dans la* Génie du christianisme : \"Ce n\u2019était pas les sophistes qu\u2019il taillait réconcilier à la religion, c'était le monde qu\u2019ils égaraient Simple exception.Il n\u2019empêche que si vous vous êtes disputée avec votre mari, on vous conseille.Madame, de vous réconcilier sans retard avec iui et non à lui.5.\t\u2014 Le feu grégeois était une composition employée en grand secret par les Grecs, au moyen âge.et qui avait la propriété de brûler sur l\u2019eau.On pouvait donc par ce moyen incendier les bâtiments de l\u2019ennemi.Le secret en fut perdu, puis retrouvé par un homme qui vint le donner à Louis XV.\u201cL'expérience, a conté Mme de Genlis dans Les Souvenirs de Fêlieie.se fit sur le grand canal de Versailles et elle réussit parfaitement; le feu, en un instant, fut mis sous l\u2019eau aux bateaux.Le roi fit venir l'inventeur dans son cabinet et lui défendit avec menaces de ne jamais publier cet affreux secret, en ajoutant qu\u2019il croirait lui-même commettre un crimr* atroce en s'en servant contre «es ennemis.Le roi fit donner à l\u2019inventeur 1e brevet d\u2019une pension d'* m:lle érus et c\u2019est ainsi qu'une invention si pernicieuse fut, par l\u2019humanité de ce prince, \u2022iuevelie dans l\u2019oubli uo* seconde fols\u201d.6 Au XVe siècle, l'Espagne et le Portugal, cherchant la route des Indes, entreprirent de grandes expéditions qui les amenèrent à la découverte des continents nouveaux et â l\u2019extension prodigieuse do leur domaine colonial.I.e> Espagnols cherchaient cette route, qui les devait mener à la fortune, à l\u2019ouest.Les Portugais la poursuivaient à l\u2019est.Tous deux j atteignirent leur but avec un égal bonheur.Toutefois, comme il s\u2019é- I levait d< continuelles contestations | au sujet des colonies découvertes I ou â découvrir, le pape Alexandre VI décida qu'une ligne imaginaire et perpendiculaire à l'équateur serait tracée sur l\u2019hémisphère terrestre.â quatre cents lieues à l\u2019ouest des île' Açores.I-i pat tie située à l\u2019est de cette ligne idéale appartiendrait de droit aux Portugais ; la partie située à l\u2019ouest, aux Espagnols.Jean II et Ferdinand le Catholique, qui avaient été sur le point d\u2019en venir aux mains sur rette question névralgique des colonies.acceptèrent, en 1494.la singulière solution.Cela n'empêcha point le Portugal de s\u2019égarer au Brésil, croyant toucher l\u2019Afrique, et l\u2019Espagne de mener ses frégates dans les eaux indiennes.1! est vrai que le principe seul comptait.Petites notes PHYSIQUE AMUSANTE Ca va chauffer î KRESIL Pour commémorer le centenaire de naissance de Machado de Assis, poète et nouvelliste, le gouvernement du Brésil a émis un timbre de 400 reis (noir) représentant le poète vers la fin de sa vie.On remarque les dates suivantes : 1839-1939.Le Brésil va bientôt mettre en circulation une nouvelle série de 17 timbres, soit 10.20, 50, 100, 200, 300.400.500.600.700.1,000.1.200 2.000.5.000.10.000 .50.000 et 100,-000 reis.Prenez une feuille de et* \u201cpapier d\u2019argent\u201d que l\u2019un trouve dans certains emballages et en particulier dans certains paquets de cigarettes.Découpez-cn un morceau de la grandeur d\u2019une demi-carte à jouer et lissez-le soigneusement pour en enlever tous les plis.Vous remarquerez qu\u2019en général un côté est mat et l'autr* j brillant.Placez le côté brillant à plat sur la paume de la main ! tendue horizontalement, et at-t< ndez quelques instant.* Vous ; constatez une nette sensation de i chaleur à la partie de la main i qui est recouverte.La raison#en est que la surface brillante* réfléchit les rayons j calorifiques qui émanent de la main et les lui renvoie.Transformation de l\u2019encre en eau claire et de l\u2019eau en vin Pour eela il construit le petit appareil suivant : un tube suspendu dans un \\erre par un fil de fer.Dans le verre, on verse une solution de *el de cuisine au tiers de ' sa hauteur, on y ajoute quelques! gouttes de phénolphtaléine.Dans le tube, on verse de l\u2019encre en la faisant couler le long d'un bâton pour qu'elle ne tombe; pas brusquement et ne se mélange pas à l\u2019eau salée.Dans le tube, on -uspendra l\u2019anode de charbon d\u2019une vieille pile et dans le verre une lame de cuivre formant cathode.Il suffira de joindre le pôle + 1 d\u2019une pile sèche h l\u2019anode, et U pôle \u2014 à la cathode.L'encre se décolore et la solution claire se colore en rouge Pourquoi ?Parce qu\u2019il se forme du chlur* dans le tube et de la soude dans ie verre.On trouve chez le pharmacien tube, verre et phénolphU-léinc*.Le pôle \u2014 de la pile est constitué par le zinc et les bricoleur» qui ont certainement démonté des piles de poche le reconnaîtront ai-séirunt.L'expérience conduite avec U*» précautions d\u2019usage fait une fort#* impression sur les personnes non Initiées, toutefois la décoloration de l\u2019encre n\u2019est pas instantanée elle est lente au contraire.Et on fera bien de faire un essai préalable avant de vouloir étonner se» camarades.1 a- tableau invisible Il existe plusieurs eqeres invisibles à la portée de tous et, cormm ces encres sont de couleurs differentes, en les utilisant pour les diverses partie.?d\u2019un dessin, on peut obtenir un paysage invisible, par exemple, qu'il suffira de met\u2019re a la chaelur pour en voir apparaître les détails coloriés.Avec du jus de citron, vous aurez une couleur brin.c * le jus de cerise devient verdâtre, le vinaigre rouge pâle.Pour un paysage, tracez les noir» et les bruns avec le jus de citron.Les arbres, les feuilles, avec du jus de cerise ; les toits des maisons, les fruits et tout ce qui doit ressortir en rouge avec du vinaigre.Les résultats sont fort plaisanta.\u2014 « \u2014 Vol.IV, No 51\tf Action Catholique \u2014 Québec\tDimanche, 15 décembre 1940 .\\ V \\ '1 'li ël \u2022*v r> £ s V U U.^1 .r2L gOopr.1940.Walt Dun#y Prod'Ktiooa 'World Right# Reserved IKSiiiii fSXML «SI.'Z mm *-ti & êm Jeux d 'esprit SOLUTION dr* prohlmtea propt^M^ I* 8 décembre 1940 L'ADDITION RECTIFIEE 2 2 2 0 0 9 0 0 5 7 7 0 Mots croisés Problème No 200 et solution du No 199 PELE-MELE Uruehe iqu ed nos canpresée de ten n sap zihnorol prot nilo te iatisft ed eup nasdacie ed ec aube moyuaer despeso a bremol nu tepit noci.SYNONYMES I^cs synonyme* des mots sui-\\.nti formeront par leurs iniüa-une locution proverbiale en cinq mots : Plaisanterie, Attachement, Stu-wde.Voie.Méprise.Poli.Non.cluetapcns.Pile.Hypocrite.Comi- ,( Profession.Arène.Ordonnance.Temple.Tranquillité.Bref.PHRASE POINTEE L.q\\ .d.ch.n .st 1.th.rm.m.-tar d.s.n c.KSTION LITTERAIRE I>e qui est ce vers passé en pro-verbe.et dans quelle oeuvre se trouve-t-il ?: \u201cAide-toi, le Ciel t\u2019aidera.\u201d REBUS GRAPHIQUE Largeur d\u2019étoffe.\u2014 Expulsion.D.Fleuve d'Asie.Préposition Céréale\tCéréale -.Dirige.Bruit -.Vilain\tQue d\u2019S : Préposition.Difforme.Fleuve d\u2019Asie.L\u2019EQUIPAGE Durand, Martin et Dupont for-ri> nt l\u2019équipage d\u2019un avion.Avant la guerre l\u2019un d\u2019entre eux était comptable, l\u2019autre chauffeur dauto, un autre artiste peintre, la* pilote et le mitrailleur ont fait < |inpe pendant plusieurs mois à bord d\u2019un autre avion.Le dernier venu dans l\u2019équipage est Durand.Sachant que Martin et Durant ne s\u2019occupaient pas de mécanique dans la vie civile, et que le mitrailleur était comptable, quel est le nom du pilote et quel était son métier avant la guerre ?ENIGME Je suis rose sans être rose; Je meurs sans avoir été rose.Et cependant, j'étais bien rose.MATAGHAMME SYLLABIQUE Kobe.Demeure.Liquide.Faculté.Bois brûlé.Animal sauvage.Dans la mythologie.Pièce de vers.Petit de l'oie.Instrument de musique.Jeune fauve.Ordinairement nuisible.Classe du règne animal.De l\u2019ordre des passereaux.Amiral anglais.Salade.Chaussure.ACROSTICHE Dans l\u2019Histoire : .ra .nd .ou .ad .mi .1 0 0 U LES EQUATIONS Eau (état liquide) F G + E = eau (état solide).Roman de Chateaubriand \u2014 A f- T r I = T agédie de Corneille.Dans le poignet \u2014 C \u2014 P * T + S Dans le pied.Misère \u2014 P + M=Abondance.Chef catholique \u2014 A + O = Chef orthodoxe.Volcan italien \u2014 N + O = Montagne grteque.Chat \u2014 N R -F TE Fourmi blanche.Héros impétueux \u2014 L X 2 \u2014 A -F F X 2 = Homme mou.Voici les cinq zéros grâce auxquels le total devient exact.QUELLE EST LA BONNE DEFINITION ?Un mycorhi/.e, c'est un petit champignon qui vit en parasite sur les radicelles des arbres.CHERCIIFZ LES FAUTES Les mots incorrects étaient : groseiller, giffle, marguiller, qui s'écrivent : groseillier, gifle, mar-guillier.Engoûtement est correct, mais peut s\u2019écrire engouement.CALCUL DES PROBABILITES Sur 3G lettre.» envoyées, 30 seulement arrivent à destination et sur 30 réponses, 5 se voient égarées.Il revient donc 25 réponses sur 36 lettres envoyées.On pouvait dune parier à 6 contre 5 que le père ne recevrait pas la lettre et le fils avait 25 chances sur 36 de recevoir une réponse.MNEMOTECHNIE I.a raison du plus fort est tou-[jours la meilleure.A ide-toi, le Ciel t\u2019aidera.F ortune aveugle suit aveugle [hardiesse.0\tù la guêpe a passé, le mou- [cheron \u2019\u2022este.N ous faisons cas du beau, nous [méprisons l'utile.T ravaillez, prenez de la peine, [c\u2019est le Ion d s qui manque moins.A l\u2019oeu\\Te on connaît l\u2019artisan.1\t1 n\u2019est pour voir que l\u2019oeil du [maître.N e forçon» point notre talent.E n toute chose il faut considé-[rer la fin.QUESTION HISTORIQUE César à la bataille de Pharsale, contre Pompée, dont les soldats, V __ __ \\ I RTH'AI.KMKNT 1.Panier A Jour pour secouer la «.iln- \u2019__ 2 Jmli< n* rte la famille de« S.mix.3 Qui exploitent une usine.\t* En- tres bien avant \u2014 S.Se ilil 1 un protecteur des > J *>\t\\^ A*, r ' ,\u2019./}1ngMlV(CNWjAa«jjift ¦BasgsiîïiïeÀ \u2019: x CHIEN b Olt d« WILLIAM KIRHY Uiu.slrétions (W \u2022 Suite __Nous avons hâte d\u2019opérer une descente journalière dans les catacombes du vieux sommelier provençal, où sont ensevelis les meilleurs crus de la France.l>e chevalier disait cela à dessein, pour inquiéter le vieux Provençal qui se tenait debout derrière sa chaise, et rêvait à son cellier si bien rempli.- Et si Pierre ne se marie pas, demanda Hortense, que deviendra-t il, que deviendrons-nous ?nous surtout ?Il est bon garçon, nous boirons son vin alors.\u2014Viens ici, Pierre, fit le chevalier familièrement.Il faut que tu te maries I c\u2019est ton devoir.Mais je n'ai pas besoin de te le dire, tu te marieras, c\u2019est visible comme le chemin de Péronne à Saint-Quentin, un chemin aussi bon qu\u2019un autre et aussi vieux que Chinon en U.Québec est un sac de perles.Prends la première venue et elle vaudra une rançon de Juif 1 St tu as la chance de tirer la plus belle, vends tout ce que tu possèdes et va l\u2019acheter, comme il est dit dans l\u2019Evangile ! N\u2019est-ce pas Père de Bcrey ?Il me semble avoir entendu quelque chose comme cela tomber de la chaire des Récollets.\u2014Chevalier, Je n\u2019ai rien à vous apprendre, je vois, et je ne commenterai point votre parabole.Je garde mes commentaires pour mes frères de saint François, afin de leur faire comprendre qu\u2019en renonçant au monde, ils n\u2019ont pas perdu grand\u2019chosc ! Mais quand le colonel Philibert aura trouvé cette perle précieuse .Le Père regarda du coin de l\u2019oeil Amélie de Repentigny.U était un peu dans le secret.\u2014Quand il aura trouvé cette perle d\u2019un grand prix, je lui promets que les cloches de notre monastère sonneront le plus joyeux carillon qui ait été entendu depuis le mariage du dauphin, alors qu\u2019à force de tirer sur les cordes, le grassouillet Frère Le Gros s\u2019est affaissé hors d\u2019haleine et que le Frère Bref, un petit courtaud, s\u2019est allongé d\u2019une demi-verge.Plusieurs répondirent au bon Père par un éclat de rire.Hortense se mit à plaisanter le chevalier, ce vieux veuf qui n\u2019osait plus entreprendre de parcourir le chemin de Péronne à Saint-Quentin ! \u2014Si vous le vouliez, nous le franchirions ensemble, dit-elle, comme deux bohèmes franchissent le monde avec tout leur trésor de bonheur sur le dos.\u2014Mieux que cela, exclama de la Come, vous êtes digne de voyager sur un affût de canon dans ma prochaine campagne.Ça vous irait- il ?Hortense lui tendit la main : \u2014C\u2019est mon rêve ! dit-elle.Je suis fille de soldat, j\u2019espère devenir femme de soldat, et mourir veuve de soldat ! Mais, c\u2019est assez de badinage.11 est plus malaisé d\u2019être spirituelle que sage.Tiens, mon cousin Le Gardeur a quoique chose qui l\u2019agace.Le Gardeur lisait un billet qu\u2019un valet venait do lui remettre.Il le froissa avec colère et fit un mouvement comme pour le déchirer, mais il le dissimula dans son habit.Sa gaieté était disparue.Une autre personne, la bonne Amélie, avait surpris avant Hor-tonse de Beauharnois, le geste rapide de Le Gardeur.Elle aurait bien voulu aller s\u2019asseoir un moment auprès de son frère, mais elle ne pouvait rompre le cercle étroit d\u2019amis qui la tenaient prisonnière.Traduction françaiae (to PAMPHILE LE MAY LA PALME Elle soupçonnait Angélique des Meloises d\u2019avoir écrit ce billet.Le Gardeur vida, coup sur coup, deux ou trois verres, s\u2019excusa auprès de sa partenaire, qui ne fut pas dupe, et sortit de table.Amélie se leva vivement, demanda pardon au bourgeois, et le rejoignit dans le parc.L\u2019air pur et frais du soir invitait à la promenade.La jolie Cécile Tourangeau qui se trouvait au côté de Le Gardeur, avait jeté un coup d\u2019oeil sur le papier et reconnu l\u2019écriture d\u2019Angélique.Elle n\u2019eut pas de peine à deviner pourquoi son voisin la quittait si promptement.Le dépit fit monter le rouge à son front, la marque en devint de plus en plus pourpre.Mais le monde roule toujours avec ses alternatives de tempêtes et de calme, de soleil et d\u2019obscurité.Les convives sortirent de table et se dirigèrent les uns et les autres vers le salon, vers l\u2019observatoire, ou vers le parc.Cécile était d\u2019un heureux caractère et se consolait vite de ses chagrins.Le beau Ju-monville de Villiers l\u2019invita à monter au grand balcon où se passait, disait-il, une scène très drôle.Elle le suivit et le souvenir de son récent mécontentement se dissipa assitôt.Une scène très drôle, en effet, avait lieu sur le balcon.Un groupe de jeunes filles demi-sérieuses, malgré leurs rires éclatants, entouraient le docteur Gauthier et le suppliaient de lire leur destinée dans les étoiles.Les étoiles, ce soir-là, brillaient d\u2019un éclat inaccoutumé.A cette époque, comme encore de nos jours, et comme dans tous les âges, les femmes, à l'exemple des anciens Juifs, demandaient des signes, tandis que les Grecs \u2014 c\u2019est-à-dire les hommes \u2014 demandaient la sagesse.La femme a toujours été curieuse et elle le sera toujours ! Elle essaiera sans cesse de surprendre les décrets du destin, au sujet de la question suprême de son existence, le mariage.C\u2019est en vain que le docteur protestait, demandait grâce et plaidait les circonstances atténuantes il invoquait l\u2019absence complète de télescope, mais les dames ne voulaient point accepter ses raisons.\u2014Il soit le ciel par coeur, se disnient-elles, et peut lire nos destinées dans les étoile.», comme un évêque lit dans son bréviaire.Il était dons tous les cas d\u2019une bonne nature et d\u2019une extrême complaisance.Bon nombre de ces hommes dévoués sont ainsi chaque jour la proie de leurs amis.Hortense insistait plus que les autres.\u2014Dites-moi ma destinée, répétait-elle en riant, Je veux la savoir! Si les étoiles m\u2019ordonnent de vous épouser, je le ferai ! j'en suis capable, je vous le promets I Le docteur céda.\u2014En face d\u2019une semblable promesse, fit-il, je tenterais l'impossible.\u2014Ne me cachez rien, reprit la jeune fille; n\u2019ayez pas peur de m\u2019annoncer la couronne de reine ou la robe de bure des vieilles filles de Saint-Cyr.Les filles de Québec accrochent leurs espérances aux étoiles, aux plus brillantes surtout ! Elles sont trop aimantes pour vivre seules et trop fièrcs pour vivre pauvres.Quant à moi, je n\u2019attendrai pas, pour m\u2019embarquer, un vaisseau qui n'arrivera jamais, et, pour me nourrir, un fruit qui ne saurait mûrir.Tout le monde s\u2019amusa de la joyeuse plaisanterie.Quelques daines levèrent les épaules et se regardèrent à la dérobée.Elles auraient voulu cependant, avoir le oourafa d\u2019en dire autant.\u2014Eh bien, ordonna le docteur, placez-vous devant moi, mademoiselle de Beauharnois, l\u2019heure solennelle va sonner, et il faut d\u2019abord que j\u2019étudie vos regards.Hortense s\u2019avança.-\u2014C\u2019est un des privilèges de cette étude aride, fit-il en souriant.Et il semblait se complaire à regarder cette belle et svelte jeune fille qui se tenait bravement devant lui.\u2014La solliciteuse, commença-t-il gravement, est grande, droite, élancée, a les bras long, les mains et la tète petites, les cheveux presque noirs, les yeux perçants, noirs comme la nuit et pleins de feu; elle est vive, énergique, spirituelle, sensée .\u2014Oh ! dites-moi ma bonne fortune, docteur, non pas mon caractère.Vos flatteries me font rougir, s\u2019écria-t-elle, frémissante et prête à fuir.\u2014Nous allons voir ce qui va découler de là» répondit le docteur d'un air sombre.Et de sa canne à pommeau d\u2019or il fit le geste de diviser les deux en quatre parties, comme les augures des temps anciens, et il compta les planètes dans leurs maisons.Il était sérieux; Hortense aussi.Elle suivait son regard parmi les astres brillants.\"Qui roulent en disant la puis-( sar.ee des dieux, \"En portant humblement leur or-[dres en tous lieux !M \u2014Le seigneur de l\u2019ascendant, dit-il, est dans la dixième maison, avec le seigneur de la septième.En conséquence, la solliciteuse épousera l\u2019homme né pour être son mari, et non pas l\u2019objet de ses premières amours et l'espérance de sa jeunesse.Il s\u2019arrêta.Mais les étoiles ne mentent pas, continua-t-il, comme se parlant à lui-môme.Jupiter dans la septième maison nous annonce que le mariage élève en rang et en dignité, et Mars, dans la sixième, présage des succès sur les champs de bataille.O prodige ! Hortense.Le sang des Beauharnois va devenir un sang royal ! Il coulera dans les veines des souverains de France ! d\u2019Italie ! de Flandres! mais jamais dans les veines des souverains qui régneront sur la Nouvelle-France .Car Saturne, qui est dans la cinquième maison, regarde sourdement les gémeaux qui régissent l\u2019Amérique.\u2014Viens, Jumonville ! exclama Hortense, félicite Claude de la grandeur future de la maison de Beauharnois ! mais plains-moi.car je ne verrai rien de ces choses ! Je me soucie peu des rois et des reines de l\u2019avenir, mais je m\u2019intéresse beaucoup à ceux que j\u2019aime, et je voudrais les voir au comble des honneurs et de la félicité !.Viens, Jumonville ! fais parler les augures à ton tour.Si le docteur découvre la vérité à ton sujet, je croirai ce qu\u2019il m\u2019a prédit.\u2014C\u2019est une heureuse idée, Hortense, répliqua Jumonville.Il y a longtemps que j\u2019ai accroché mon chapeau aux étoiles; que le docteur le trouve -\"1 en est capable ! Il était superbe, Jumonville, avec sa figure martiale et sa taille forte et souple.Le docteur, d\u2019humeur charmante maintenant, l\u2019examina attentivement et avec un intérêt immense pendant une minute, puis, de nouveau, avec une solennité digne d\u2019un véritable pontificat, il leva sa canne et décrivit une figure dans les cieux étoilés.Il parut réfléchir, et 11 abaissa sur le Jeune homme un regard anxieux.\u2014Rien de bon ?mauvais signes?docteur, fit vivement Jumonville.Et ses yeux brillants semblaient défier la fortune et les dangers invisibles.\u2014Le IlylcK, celui qui donne la vie est terrassé par Mars dans la septième maison, et Saturne, dans l\u2019ascendant, est d\u2019un mauvais aspect, dit avec lenteur l\u2019astrologue improvisé.\u2014Je suppose, docteur, repartit Jumonville, que cela sonne comme la guerre et signifie des batailles ! C\u2019est une bonne fortune pour un soldat.Continuez.Le docteur poursuivit en regardant le ciel : \u2014Vénus est favorable.L\u2019amour, la renommée, l\u2019immortalité, vous attendent, Jumonville de Villiers ! Vous mourrez sous les drapeaux de votre patrie et pour votre roi I Vous ue vous marierez point .Toutes les femmes de la Nouvelle-France verseront des larmes sur vous ! Comment cela ?je n\u2019en sais rien.Mais, scriptum est, c\u2019est écrit, Jumonville ! et ne m\u2019en demandez pas davantage.Tous les curieux qui écoutaient le docteur, sentirent comme un fluide électrique, un frisson rapide courir dans leurs veines.La joie bruyante se calma, la superstition avait encore à cette époque un grand empire sur les esprits.Le docteur s\u2019assit et essuya les verres de ses lunettes.\u2014Je n\u2019ai plus rien à dire co soir, affirma-t-il.J\u2019ai même été trop loin.J\u2019ai badiné avec des choses sérieuses et j\u2019ai pris au sérieux des badinages.Je vous demande pardon, Jumonville, de m\u2019être plié à vos fantaisies.Le jeune soldat se mit à rire de bon coeur.\u2014Si la renommée, l'amour et l\u2019immortalité doivent être mon lot ici-bas, pourquoi redoutera is-je la mort ?remarqua-t-il.Le plus ambitieux des soldats ne désire rien de plus ! Rien que pour être pleuré des femmes de la Nouvelle-France, je voudrais mourir! et cela en vaut bien la peine ! dit-il, en regardant Hortense.Les paroles de Jumonville se gravèrent à jamais dans l\u2019âme d\u2019Hortense de Beauharnois et la remplirent d\u2019une douce et triste ivresse.Quelques années plus tard, Jumonville de Villiers tombait sur les bords de la Monongahéla, dans les plis du drapeau blanc.Et parmi les filles de la colonie qui pleurèrent sa destinée, nulle ne versa des larmes plus amères que sa tendre et belle fiancée, Hortense de Beauharnois.Les prédictions du sieur Gauthier se redirent partout alors comme une histoire étrange et vraie.Elles passèrent dans les traditions populaires.Elles se racontaient encore quand le souvenir des fêtes de Belmont était perdu depuis longtemps! La Nouvelle-France n\u2019avait ni oublié, ni pardonné la mort du brave Jumonville, quand eut lieu la grande révolte des colonies anglaises.Le Congrès fit alors un vain appel aux Canadiens.Les proclamations de Washington furent foulées aux pieds, ses troupes furent repoussées ou retenues prisonnières.Si la mort de Jumonville fit perdre, en grande partie, le Canada à la Fiance, elle le donna, d\u2019autre part, à l\u2019Angleterre.Los secrets de la Providence dans le gouvernement et la vie des peuples sont bien merveilleux ! et souvent la destinée d\u2019un continent entier dépend de la vie ou de la mort d\u2019un seul homme ! Mais tous ces événements reposaient encore dans les mystérieux abîmes de l\u2019avenir.Le vaillant Jumonville qui devait tomber, et Coulon, son frère, qui le vengea si noblement en épargnant la vie à Washington, étaient alors les plus éveillés des gais convives du bourgeois Philibert.Pendant qu\u2019un groupe de jeunes gens, moitié sérieux, moitié badins, cherchaient ainsi à découvrir, dans les étoiles, ces concordances qui devaient leur assurer le bonheur, Amélie se promenait avec son frère, dans une allée tranquille du vaste parc.Le ciel de l\u2019occident gardait encore à son horizon, quelques lumineux vestiges du soleil disparu depuis longtemps.L\u2019obscurité était profonde sous les chênes et les pins.La vallée paraissait comme un abîme de ténèbres, et l\u2019on pouvait suivre, au fond, la course de la rivière, par le rayonnement des étoiles dans l\u2019eau.La marée montant apportait du fleuve immense un air frais et encore légèrement imprègne de la senteur du varech.Le Gardeur se sentait plus calme, Amélie le domptait à force d\u2019affection.Ils s\u2019assirent sur un banc en face de la vallée, loin de la foule et du bruit.Amélie pouvait se risquer à dire ce qui lui faisait tant de mal.\u2014J\u2019aurais craint de vous offenser.tout à l\u2019heure, fit-elle, en lui pressant les mains, si j\u2019avais dit tout ce que j\u2019éprouve le besoin de vous dire.Je ne vous ai jamais offensé, n'cst-ce pas ?mon frère, jamais ?\u2014Jamais ! adorable petite soeur.Dis-moi tout ce que tu voudras ! demande-moi tout ce que tu défci- Dimanche, 15 décembre 1940 L'Action Catboli^Me \u2014 Québec re* f Je ne crains qu\u2019une chose, c\u2019est d\u2019étre indigne de ton affection .\u2014Non ! Le Gardeur, vous n\u2019en êtes pas indigne ! Vous êtes le seul frère que Dieu m\u2019ait donné, je vous aimerai toujours ! Mais d\u2019autres ne vous jugent pas aussi bien et cela me chagrine fort.Il recula : son amour-propre s\u2019effrayait, mais il savait qu\u2019Amélie avait raison.\u2014J\u2019ai été faible, Amélie, je l\u2019avoue.Ce message m\u2019a causé du dépit.Elle achoisi le moment.Angélique des Meloises est sans pitié pour ceux qui l\u2019aiment \u2014Oh ! mon coeur me le disait bien ! je le pensais ! c\u2019est donc elle, Angélique, qui vous a envoyé le billet que vous avez lu à table ?\u2014Sans doute; elle seule pouvait me causer ee trouble.Elle déteste le bourgeois et veut m\u2019arracher aux amusements de cette fête qu\u2019il donne en l\u2019honneur de Pierre.Je vais lui obéir, mais elle aussi m\u2019obéira, et cette nuit même ! D'une façon ou d\u2019une autre, H faut que rein finisse .Tu peux lire sa lettre.Amélie.\u2014C\u2019est inutile, mon frère.Je connais assez Angélique pour redouter son influence.Elle a toujours fait la terreur de ses compagnes.Mais vous ne laisserez pas la fête, n\u2019est-re pas ?ajouta-t-elle d\u2019une voix suppliante.Elle savait que ee serait un grand manque de courtoisie envers leur ami Pierre.\u2014I! le faut, Amélie ! Angélique serait-elle aussi méchante qu'elle est belle, je l'aimerais toujours ! Je l\u2019en aimerais davantage ! Si elle venait à moi, comme Hérodinde avec la tête de Jean Baptiste sur un plateau ! je ferais mieux qu\u2019Hé-rodiade, je tiendrais mes serments I \u2014O mon frère ! mon frère ! soupira la pauvre Amélie.I^*s de Re-pentigny n\u2019aiment pas si follement que cela !.Non, jamais ! quel philtre empoisonné avez-vous donc bu pour vous éprendre ainsi d'une femme qui vous traite en esclave ?Non, Le Gardeur ! vous n\u2019irez pas! vous n\u2019irez pas ! supplia-t-elle encore en se jetant à son cou.liei, avec votre petit soeur, vous êtes en sûreté ! vous ne le serez plus si vous entrez dans cette maison des Meloises ! \u2014Je dois y aller, j\u2019irai !.je le sais, j*-\" bu un philtre enchanté,% mais je ne veux point d\u2019antidote ! Le monde ne saurait me guérir de mon amour pour Angélique ! Laisse-moi aller recevoir d\u2019elle mon châtiment pour être venu à Belmont, et ma récompense pour avoir obéi à ses ordres ! \u2014Pauvre frère ! pensez-vous qu\u2019Angélique réponde à votre amour ?Elle est, comme nous toutes, faible et inconstante! Elle n\u2019est pas, cette Angélique, l\u2019idéal que l\u2019homme cherche dans la femme qu\u2019il aime ! \u2014Pourvu qu'elle me soit fidèle à moi ! Mais clic va me trouver faible et inconstant, moi, si Je tarde encore à l\u2019aller rejoindre .Adieu! petite soeur.11 se leva.Amélie pleurait.Elle ne voulait pas jeter le désespoir dans son âme.Et pourtant, elle se rappelait avec amertume et indignation les propos d\u2019Angélique, et ses intentions au sujet de l\u2019intendant.Voulait-elle donc, la perverse ! se servir de son frère comme d\u2019une ombre qui ferait mieux ressortir ses charmes aux yeux de Bigot ?\u2014Mon bon frère, reprit Amélie, Je suis femme et je comprends les femmes mieux que vous ne pouvez les comprendre vous-même.Je connais Angélique et son incroyable ambition.Elle ne reculera devant aucun moyon.Etes-vous convaincu, intimement convaincu, de la sincérité de son amour ?Croyez-vous qu\u2019elle vous aime comme une femme doit aimer l\u2019homme qui sera son époux.Le Gardeur sentit l\u2019amertume de ces paroles comme un stylet d'argent qui lui aurait fouillé le coeur.Dans son extrême passion pour Angélique, il éprouvait souvent do l\u2019angoisse quand l'enchanteresse faisait pfeuvoir autour d\u2019elle scs coquettes agaceries.Surabondance d\u2019amour ! pensait-il.\u2022 Lire la suite en page 12 Vol.IV, No 51 11 \u2014 53 suite de Id page 1 1 ' XXII Cet>endant, il trouvait bien que cet amour tombait un peu sur lui comme la rosée sur la toison de Gé- C: t la terre autour de la toison et laissait 0St Ig tGntâtGUr ¦ la toison tout aride.\u2014Amélie, répliqua-t-il, l\u2019épreuve est rude, la tentation est forte.Mais tout est inutile ! Angélique peut être aussi fausse que t'ressid envers tous les autres, elle ne me ENDANT cette fête nt )e bonheur des autres; tous les avantages à la fois ! Dans le beau trait des moines de saint Macaire (déjà cité ici), chacun, en faisant le sacrifice de la grappe de raisin pour son voisin, lui avait fait plaisir par cette attention, et avait goûté, en s\u2019oubliant pour lui, une Joie d\u2019Ame infiniment plus douce que sa bouche n'en aurait eu à manger la grappe, car les Joies d\u2019ôme et de coeur sont bien au-dessus Je celles du corps et des sens ! A l\u2019égoïsme, hélas ! de plus en plus universel, il faut opposer le don de soi.Ecoute Mgr Feltin, archevêque de Sens : \"A mon avis, la meilleure méthode de formation est la Croisade Eucharistique, qui apprend à l\u2019enfant à mettre Notre-Se:gneur dans sa vie, et à être généreux.à se vaincre, à se sacrifier \u201d Vois comme tu dois remercier Notre-Seigneur.Un des meilleurs moyens de le remercier est d\u2019être un catholique généreux, cherchant de plus en plus à d'truire les racines du \u201cmoi\u201d qui perdraient le jardin de ton Ame si tu ne les arrarhais, car elles sont pires que les racines de chiendent qui courent sous terre, et abîment complètement les jardins si on se les arrache, au fur et à mesure qu\u2019elles repoussent FIG Z luiiiiilll! IllUfl Ï3
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