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Titre :
L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique
Publié à Québec, L'Action catholique (1915-1962) a longtemps été le quotidien préféré des ruraux, avec ses chroniques touchant tous les sujets de la vie courante. Intitulé L'Action sociale de 1907 à 1915, il paraîtra ensuite sous le titre L'Action (1962-1971), puis L'Action-Québec de 1971 à 1973. [...]
Le journal L'Action catholique tire ses origines du mouvement de l'Action sociale catholique; il a été créé à l'initiative des abbés Stanislas-Alfred Lortie et Paul-Eugène Roy et de l'avocat Adjutor Rivard. L'archevêque de Québec, Mgr Louis-Nazaire Bégin, apporte son soutien au projet, dont l'objectif est à la fois de développer la conscience sociale des catholiques et de rivaliser avec les journaux Le Soleil et L'Événement.

Intitulé L'Action sociale de 1907 à 1915, le quotidien devient L'Action catholique de 1915 à 1962. Il paraîtra ensuite sous le titre L'Action (1962-1971), puis L'Action-Québec de 1971 à 1973.

Diffusé dans la grande région de Québec, L'Action catholique a été longtemps le quotidien préféré des ruraux, avec ses chroniques touchant tous les sujets de la vie courante. Son intérêt pour des sciences (par exemple, l'astronomie) le rend populaire dans le milieu de l'éducation et auprès du grand public.

Avec les années, la situation économique du journal devient précaire. Les revenus sont en baisse constante et la concurrence, très vive. Malgré son réseau d'influence et de pouvoir, le mouvement de l'Action catholique ne réussit pas à freiner le déclin. Repris en 1973 par deux hommes d'affaires de Québec, le journal devient À propos, qui disparaîtra l'année suivante.

Références

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 261-265.

« L'Action ». Dans Bilan du siècle, [Consulté le 28-11-2006]

Marquis, Dominique, « Un nouveau combat pour l'Église : la presse catholique d'information, 1907-1940 », [Consulté le 27-11-2006]

Éditeur :
  • Québec :L'Action sociale limitée,1915-1962
Contenu spécifique :
dimanche 12 janvier 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique, 1941-01-12, Collections de BAnQ.

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[" j ACTION CATHOLIQUE ' >rgane de f, \\ ion Sociale Catholique, a u .v/v' >n>, mais d\u2019un effet décisif, atta-, j Hit l'eue royale \u201cgalerie\u201d aux pans i!aires de la toiture; répondent 1 Pas à la ligne en vibrato des mo-dü! - les lignes unies de deux cordons séparant les étages.L< pointe ultime de la tour reçoit, c me il convenait, la croix, mais non ; oix fleurie; le signe rigide, en li-g.lirecte, des vieilles cathédrales.Le coj -urmonte le tout, oiseau justement \u2022 et que l\u2019artiste, au lieu de le f s\u2019est plu à vider le plus possible de sa matérialité.N serions très incomplet si nous ons, comme élément déco-.u.f, 1 appareil de la pierre.C\u2019est un .il irrégulier, avec joints très ap-la mode de Bretagne.Le trai-ii de ce système demande, il va d* i, im métier d\u2019une grande sûreté.rrégulier\u201d ne veut pas dire \u201cn\u2019im-p comment\u201d.Le maître-maçon doit un équilibre constant des va-N.us trouvons que cet ordre dé- 1\tét< magnifiquement réussi dans r, virât.Les voussoirs des diver- .mres sont une remarquable réus-jeu de coloration a été égale-t : mandé à la pierre, par la dis->n, peut-être parcimonieuse, de rie \u2022 s pierres rouillées._;le de clôture n\u2019étant pas enco-m liguée, nous pouvons mainte-ii\tr une brève promenade, péné- trer à l\u2019intérieur.i.voici d\u2019abord dans le hall partie inférieure de la grande pièce est haute de deux étages e magnifique signification ome-V.Il y régne, à l\u2019étage élevé, une e de faible largeur, bordée d\u2019une Je de très beau style, en fer for-ug de l\u2019escalier en terrazzo qui !\\ cet étage court une rampe de n facture que la ballustrade.Les q r< pans du hall portent une haute \u2022 ire symétrique, complètement nue, J' ix étages se trouvant reliés par utinuité de la colonnade de l\u2019un \u2022 Une vue de la chapelle.Dimanche, 12 janvier 1941 à l\u2019autre.De monumentales grilles de fer forgé, aux somptueux dessins originaux, ferment les accès à ce carré du côté de la chapelle et du côté de la maison des novices.Enfin le puits d\u2019ombre qui se creuse vers la hauteur est occupé par un lustre de forte taille, appareillé aux autres ornements de métal.' Le matériel de revêtement de cette pièce (il est le même dans les grands couloirs et par toute la chapelle) est d\u2019une austérité consommée : c\u2019est le simple ciment dit roulé, avec sa teinte blafarde et son grain rugueux comme une bure; nous garantissons que la convoitise des yeux n\u2019y prendra pas de complaisance exagérée; ce n\u2019est d\u2019ailleurs pas une critique que nous formulons, la raison de cette sévérité apparaissant d\u2019elle-même.Parmi les autres pièces dignes de mention, énumérons : la salle de récréation des novices, si riante avec trois côtés de larges baies romanes, l\u2019un donnant sur le préau déjà cité; la salle d\u2019étude, délicieusement ombragée sur la façade par des arbres qui veulent entrer et qu\u2019on doit bien re garder de pousser plus loin (abattre); surtout le grand réfectoire, pourvu aux deux extrémités d\u2019une décoration en arcades tout à fait bien venue et orné d\u2019un fort beau plaîond à caissons.«r Line autre vue du Noviciat des Clercs de St-Viateur.P '*'\"**\u2019 A* rai tacombe en instituant en travers la galerie brillante d\u2019un spacieux transept et confère ainsi à l\u2019oeuvre un ton de meilleure urbanité.L\u2019abside manqi e encore; elle se dessinera sur tout le fond en un imposant ouvrage de verrerie avec armature formée de foils meneaux verticaux; aux heures de la prières matinale, les novices assisteront au flamboiement d\u2019une demi-douzaine d\u2019arc-cn-cicl (n\u2019existe encore que la maquette de ce travail : puisse-t-on transporter dans le verre les couleurs étalées sur répare !) Nous ne saurions clore cette notée sans confondre dans un même hommage l\u2019auteur de l\u2019oeuvre, ou plus simplement du chef-d\u2019oeuvre, et tous ceux qui ont rendu possible son incomparable création : en premier lieu les supérieurs religieux, puis tous ceux qui ont concouru à la réalisation de l\u2019entreprise : artistes, constructeurs, ouvriers.(I) Les hommes qui reconstruisent parmi nous le Moyen Age ont droit aux éloges qu\u2019on se plaît à décerner, parfois avec un grain de sentiment romanesque, aux grands bâtisseurs de cette époque peuplée de merveille \u2019 l GUSTAVE LAMARCHE, c.s.v.(1) M, René Charbonneau, architecte; MM.Héroux * Robert, entrepreneurs.¦ 11 Q Un autre aspect du Noviciat des Clercs de St-Vlateur, à Jollette.ZesD ca uses j: i: s 9 d'après un journal allemand Et voici le morceau de résistance; la chapelle.Gros effet de surprise de prime abord.Nous nous attendions à une correspondance avec le style de l'extérieur.Tout au plus, si nous tournons # Un coin du nouveau noviciat des Clercs de St-Vlateur.ppf ~ .î > \u2022 MB \u2022 m immédiatement la tête vers les murs, y découvrons-nous le dessin des cintres aperçus tout à l\u2019heure.Le reste, c\u2019est d\u2019un tout autre galbe.Lequel ?Pas plus celui de l\u2019ogive que l\u2019autre.De grandes lignes indéfinies partent du sol sans intermédiaire, comme un avion décolle tout droit vers le ciel.Ces arêtes s\u2019infléchissent en gerbes de deux ou trois, et courent d\u2019un trait étreindre leurs homologues jaillies du côté opposé.La Jonction se fait sans le moindre heurt ou ressaut; on dirait un phénomène moderne de soudure autogène ! De petits bas côtés naissent du dédoublement du grand arc.Or celui-ci est l\u2019arc de la voûte d\u2019arète, d\u2019un effet si simple et si heureux.De ce plan courageux, le P.Corbeil revendique la hardiesse très grande de l\u2019adaptation, mais non l\u2019originalité première.Il transpore en effet dans sa substance l\u2019église de l\u2019Allemand Boiun, à Frielingsdorf.Seulement, le monument germanique avait quelque chose de \u201ccryptique\u201d, de souterrain, en même temps que d\u2019un peu trapu et campagnard\u2019.Le P.Corbeil débouche la ca- D\u2019après la \u201cCroix\u201d, qui commentait un passage de l\u2019Encyclique \u201cMit Brenncn-der Sorge\u201d de Pie XI, nous expliquions les raLsons de la chute de la France.Voici maintenant, d\u2019après un journal allemand, \u201cDer Mittag\", quelques considérations sur les causes de la défaite française !\u2014 \u201cLes véritables causes de la défaite française sont nombreuses et remontent très loin dans l\u2019histoire.Le peuple français est depuis fort longtemps inférieur au peuple allemand du point de vue du nombre, de la constitution physique et des facteurs moraux.Mais, au moment de la guerre, il lui était également inférieur du point de vue de la préparation militaire et de l\u2019entrainement aux fatigues d\u2019une campagne.Tout Français de bonne foi reconnaîtra que l\u2019Allemagne nationale-socialiste surclassait nettement la France républicaine, parce qu\u2019elle s\u2019inspirait d\u2019un esprit nouveau et d\u2019une technique constamment perfectionnée.\u201cToutefois, le facteur vitesse a joué le rôle le plus important dans la conduite des opérations militaires.L\u2019armée allemande de 1940 n\u2019a pas seulement bénéficié de cette supériorité de vitesse qui peut se mesurer au nombre de tours des moteurs; elle disposait d\u2019une organisation parfaite qui visait à la rapidité dans tous les domaines.La France et le peuple français s\u2019étaient figés dans une quasi immobilité, bien que chaque Français, pris en particulier, soit supérieur à l\u2019Allemand dans sa rapidité de compréhension et dans sa faculté d\u2019adaptation.Nous ne nous abaissons pas en reconnaissant cette vérité; mais notre Etat national-socialiste, son organisation et le rythme que lui avait imprimé le Führer nous ont procuré des avantages incontestables vis-à-vis du régime parlementaire français.Chaque Allemand était animé d\u2019un dynamisme révolutionnaire qui tendait à acquérir pour notre peuple l\u2019espace vital et la place qui lui revenaient dans le monde, tandis que la Fronçais était resté conservateur, satisfait de son sort et de ce qu\u2019il possédait dans tous les domaines : spirituel, intellectuel et matériel.L\u2019Allemand était désireux d\u2019apprendre, curieux de connaître les pays nouveaux et d\u2019étendre ses connaissances.\u201cLa phrase typique de Paul Morand peint notre adversaire: \"La France e t un pays auquel l\u2019Europe s\u2019intéresse, mais qui ne s\u2019intéresse pas à l\u2019Europe\u201d.Le Français avait oublié que le rôle de puissance mondiale oblige et qu\u2019UJie nation digne de le tenir doit s\u2019imposet chaque jour des sacrifices et des efforts Vol.V, No 2 \u2014 3 \u2014 L'Action Catholiquo \u2014 Québec La hoiiJmiH1 de Monsieur Grinsec Féerie de Noël en un acte et trois tableaux par Anne Hebert I : I J f î î DEUXIEME TABLEAU La lumière monte peu à peu.Sur le comptoir, à la place des poupées informes fabriquées par Madeleine et Jacques, sont assis maintenant deux enfatUs : une fillette aux cheveux blonds, vêtue de satin comme une princes-st, et un garçonnet qui, malgré la richesse de son habit, n\u2018en garde pas moins une certaine allure alerte et gavroche.Us descendent du comptoir, lentement : (t.d'une démarche un peu mécanique, ils s'approchent des enfants endormis.T.a fillette se dirige vers Madeleine et l'embrns-fc au front, tandis que le garçon se dirige vers Jacques et lui pince le nez.SC ENE VII M.idclrinp, Jacques, Turbulent.Violette et MADELEINE (émervt*UK>e.) Oh ! JACQUES (fâché.) Aie ! VIOLETTE (faisant une révérence.) Je suis la princesse Violette1 TURBULENT (Il grimace et tire la couverture de Jacques.) Je suis le prince Turbulent ! MADELEINE et JACQUES Oh ! MADELEINE Est-ce le matin ?JACQUES C\u2019est plus clair que le matin ! VIOLETTE C'est la lune ! MADELEINE La Lune ! VIOLETTE Voulez-vous qu\u2019elle entre ?MADELEINE La lune ?VIOLETTE Mais oui, la lune ! JACQUES C\u2019est possible ?VIOLETTE Rien n\u2019est plus simple* (Elle tire sur une poulie et un disque d\u2019argent s'arrête au milieu de la chambre.) MADELEINE et JACQUES Oh ! TURBULENT Ce n\u2019est rien ça.A mon tour ! Regardez-moi bien ! Tout est à moi, et je puis tout casser si ça me plaît ! MADELEINE et JACQUES (effrayés.) Oh ! TURBULENT Que voulez-vous que je détruise, la boutique ou le monde ?JACQUES Je vous en prie, ne cassez pas la boutique, ni le monde non plus, car ça pourrait finir mal.TURBULENT Ah ! ah ! ça ne fait rien ! Mais puisque vous ne voulez pas, je ne détruirai pas le monde maintenant.MADELEINE et JACQUES (joignant les mains.) Merci, prince Turbulent ! TURBULENT Alors, je vais imiter le ronron du tigre ! MADELEINE Ije tigre peut-il vraiment faire ronron ?TURBULENT Ah ! ah 1 S\u2019il peut faire ronron (II enfle sa voix) Gr rr rr MADELEINE et JACQUES\" Ah ! mon Dieu ! MADELEINE (bas, à son frère.) C\u2019est là ton oeuvre, Jacques.Tu aurais dû ménager les grains lé 1 _ 4 \u2014 Vol.V, No 2 de bruit et de révolution en lui créant la cervelle ! JACQUES (de même.) Tu as peut-être raison.VIOLETTE Voulez-vous être plus gentil, Prince, vous leur fuites peur ! MADELEINE Que vous êtes belle.Madame I VIOLETTE Je suis ta fille, Madeleine.MADELEINE (ravie.) Ma fille ! VIOLETTE Je suis venue au monde cette nuit pour toi.MADELEINE Merci, vous êtes bien bonne.TURBULENT Et moi, Jacques, je suis ton fils.Regarde-moi bien.Je viens te d fendre et t\u2019inculquer le courage qui te manque pour te débarrasser de cet abominable M.Grinsec.JACQUES Ne prononcez pas son nom, je tremble rien qu\u2019à y penser ! VIOLETTE Voici une nappe, (Elle étend une nappe de dentelle sur le comptoir.) MADELEINE Oh ! qu\u2019elle est jolie ! TURBULENT (fouillant dans le sac.) Voici du champagne ! JACQUES Du champagne ?TURBULENT Oui, ça pétille, ça réchauffe et ça rend fantasque et courageux ! JACQUES (Il tend ses mains) Donncz-m\u2019en, s\u2019il vous plait ?TURBULENT Nigaud ! Ça se prend dans un verre.\u2019 VIOLETTE (sortant des verres.) Je oasse les verres ! déoniste .Ils semblent flotter et passent comme des ombres.) JACQUES .Qui chante ! MADELEINE C\u2019est beau ! (Us écoutent avec recueillement.) JACQUES (n\u2019oisant pas y croire.) Elle est à nous la musique ?TURBULENT Vous n\u2019avez qu\u2019à la prendre.Il suffit d\u2019écouter pour cela.(I^a musique devient plus forte.On joue une vieille danse enfantine.) JACQUES Qu\u2019est-ce que c\u2019est maintenant?(Au fond de la scène, on voit des danseurs et des danseuses qui évoluent comme dans un lointain loger et brumeux.) VIOLETTE C\u2019est la dnm>e ! TURBULENT sont les jouets et les *1 TURBULENT U ne faut pas trembler .c\u2019est pour ça que .VIOLETTE Tout à l\u2019heure, Prince, pour le moment; j\u2019ouvre mon sac! (Elle tire un sac de dessous le comptoir.) Aimez-vous les gâteaux?MADELEINE Je ne sais pas.On n\u2019en a jamais mangé .JACQUES Mais ça se pourrait bien que oui.VIOLETTE (sortant des gâteaux de son sac.) Tenez ! Tenez ! JACQUES (Il regarde les gâteaux avec méfiance ) Vous êtes sûrs que ça se mange ?TURBULENT (Il avale un gâteau.) Tiens, comme ça ! JACQUES Essayons .C\u2019est bon ! MADELEINE Meilleur encore que le pain sa- M ADELE INE Us sont en glaçon, ou en tes d\u2019eau ?VIOLETTE C\u2019est en vitre, comme la viLine.MADELEINE Comme la vitrine ! C\u2019est presque pas possible.VIOLETTE Tout est possible ! (Turbulent verse le champagne dans les verres.) JACQUES On dirait du soleil qui lance des bulles ! TURBULENT C\u2019est du soleil.JACQUES Vous croyez .(Us boivent.On entend une musique au loin.) MADELEINE Qu\u2019est-ce que c\u2019est que ça ?VIOIjETTE C\u2019est la boutique qui chante.(Au fond apparaissent des musiciens.Violoniste, flûtiste, accor- dan- JACQUES (avec feu.) gout- J« la veux ! VIOLETTE Viens, dansons J MADELEINî.(tendant les bras vers les seurs.) Je veux y goûter, moi aussi ! TURBULENT Dansons ! (Us dansent en rond.Ixis danseurs envahissent la scène.Un instant, ils mêlent leurs pas à ceux des enfants, puis ils disparaissent par Parrière-scène.Violette, Turbulent, Madeleine et Jacques terminent seuls la ronde.I.a musique s\u2019arrête et ils s\u2019assoient par terre.) MADELEINE , Ah ! c\u2019est amusant de danser.JACQUES^ (bas à Violette.) .En vous tenant par la main, princesse Violette.(A ce moment, un rayon éclaire le comptoir et les jouets.) MADELEINE Et qu\u2019est-oe donc ça ?il P' M.Ce (Toujours à l\u2019arrière-scèm voit des enfants dans urn mière tamisée.Us jouent boules, au volant.Ils be t des poupées.) JACQUES On peut ?TURBULENT Mais oui.(Madeleine et Jacques se pilent sur le comptoir, leine prend des poupées « jj carrosse, Jacques, un train.P malheureux, appelez-nous, * nuit.(Violette et Turbulent part» al Madeleine et Jacques pleurent et agitent leurs mouchoirs.T \u2022 it à coup, Violette revient en c< o de vent.Jacques tend les b »* vers elle, mais elle s\u2019échai * vivement avec la lune.) VIOLETTE Ah ! j\u2019oubliais la lune ! L'Action Catholique \u2014 Québec Fin du deuxième tableau (A suivre) Dimanche, 12 janvier 1941 - , \"*î3îa?cr \\ \u2022 s' tx L^ s PIRATES .*-\\MÈBBiSÊ3Simʱ.- Wi*\u2022 -\u2019 k*' ;¦ y.^4\u2018 ^ i *^- ! \"» \u2022 n \t Jt;V- .VYRI r- -S^ir*! ; ¦ewwiH TAkMll 1 I Æ 1 vS V-^v i-» \u2022 W.I HISTORIQUE DE LA PAROISSE St-^anl DE LA Cran l\u2019Mèr .^ ^ \u2022 I r*) - X*»»\t^ '.'; H ' I*JS9mÉ ¦ \u2018\t'\"* * ' S I.a famille paroissiale de Saint-Paul de la («rand\u2019Mère a commencé à se former modestement en 1896.A cette date, le territoire compris dans les limites actuelles de la Grand\u2019Mère était presque totalement recouvert d\u2019une épaisse forêt, semblable à celle qui recouvre encore aujourd\u2019hui les collines des Laurentides, dans le nord du St-Maurice.Un chemin partait du villa-go de Sainte-Flore et traversait cette forêt pour descendre à la rivière St-Maurice, au débarcadère, exactement au point où repose présentement le superbe pont, dont notre ville s\u2019enorgueillit à\ttitre.C\u2019était le chemin % \u2022 M.l\u2019abbé Donat FREt'Hè/TTE, curé de la paroisse St-Paul de la Grand\u2019Mère.du rang Sainte-Catherine de la paroisse de Sainte-Flore.On l\u2019appelait aussi le chemin du Gouvernement.Le voyageur qui suivait cette route ne rencontrait que de rares habitations en haut de la cèle.En bas, à la hauteur du chemin Saint-André, une éclaircie laissait voir les chétives maisonnettes des travailleurs du poste de la Grand\u2019Mcre.Un sentier battu entre les troncs d\u2019arbres, dégringolait, au sud du rang Sainte-Catherine, jusqu\u2019à la cour Ho \u2019a Compagnie.La, on jouissait d une vue superbe sur la chute toute pioche, surplombée par un Ilot, rocher au profil de vieille femme, qui n donné origine au nom de notre ville.Les travaux de construction d\u2019une pulperie, commencés en 1882, par la \u201cCanada Pulp Company\u201d, embauchait en 1887 environ 300 hommes.Ce nombre fut porté à 500 au mois de juillet 1897, lorsqu\u2019on entreprit de perfectionner la pulperie et de construite une usine à papier.Lors de sa tourné»; pastorale à Sainte-Flore, le 24 août 1887, Mgr Louis-François Laflc-che avait daigné honorer de sa visite les travaux de la compagnie naissante.L\u2019illustre et vénérable évêque fut vivement étonné de la rapidité avec laquelle 1» poste se développait.L\u2019usine de pulpe terminée, Mgr Laflèche revint pour la bénir.Au mois de juillet 1895, une maison d\u2019école fut construite à l\u2019endroit ou bifurquent présentement la rue Sainte-Catherine et la 4èmc Avenue.C\u2019est là que les quelque 200 résidents du poste de la Grand\u2019Mère se réunirent bientôt pour l\u2019office religieux.La messe y fut chantée pour la première fois le 11 octobre 1896, par le vicaire de Sainte-Flore, M.l\u2019abbé Elzéar S.de Carufel, actucllment curé de Yamachiche.M.de Carufel revint faire la desserte de la Grand\u2019Mère.L\u2019année suivante, il fut décidé que, pour plus de commodité, le poste serait desservi par la cure du Lac-à-la-Tortue.MM.Pierre Bou-lay et J.-C.Boutet en furent successivement les desservants jusqu\u2019en juin 1899.Tant que la maison d\u2019école de la 4èmo Avenue fut le plus grand local de l\u2019endroit, les desservants vinrent y entendre les confessions et y célébrer la messe à peu près à toutes les quinzaines.Tous les jours, de nouvelles habitations surgissaient au bord du chemin Saint-André.Elles débordèrent bientôt sur le côté nord de la rivière Welsh et s\u2019échelonnèrent le long du chemin Sainte-Catherine.Mgr Laflèche vint déterminer, au printemps 1898, l\u2019endroit où devait se construire un couvent.Son choix se fixa sur le terrain qui est devenu le parc de l\u2019église.Une croix y fut plantée près du chemin et bénite pur l\u2019évêque au printemps 1898.Le couvent fut construit en bol?, au cours de l\u2019année 1899; l\u2019étage supérieur servit do chapelle à^la mission et le bas fut aménagé pour' l\u2019instruction des filles et des garçons.\u2022 L\u2019église Saint-l\u2019aul ùt la Grand\u2019 Mère dont la bénédiction eut lieu en 1908.* ¦ ' .' > > t Les régistres paroissiaux furent ouverts le 1er janvier 1899 par l\u2019abbé Charles Beaudet.Au mois de juin, celui-ci fut nommé curé de la cathédrale des Trois-Rivières et remplacé, comme desservant de la Grand\u2019Mère, par M.l\u2019abbé Louis-Richer Laflèche, jeune prêtre entreprenant, pieux, désintéressé, d\u2019une rare bonté et rempli de zèle pour la maison de Dieu.En arrivant à la Grand\u2019Mère, le clairvoyant et robuste abbé Laflèche eut tout de suite l\u2019intuition que ce poste allait devenir une paroisse prospéré et il en entreprit avec courage l\u2019organisation.Il e n»ra vite en contact avec la population du village, en connut bientôt toutes les familles, leurs besoins spirituels et leurs moyens pécuniaires.Grâce à son initiative et à son travail intelligent, la construction d\u2019un soubassement d\u2019égli- \u2022 Vue intérieure d« l\u2019église Saint-Paul de la Grand\u2019Mère qui a été complètement restaurée au cours de 1940.\u2014 6 \u2014 Vol.V, No 2 L'Action Catholique \u2014 Québec se déjà désirée de tous et rendue nécessaire par l\u2019accroissement rapide oe la population fut dirigée avec suct s et terminée au printemps de l\u2019année 1900.Les 7, 8 et 9 mai, Mgr François-X.-vier Cloutier, nouvel évêque du diocèse, fit sa première visite pastorale à la mission de la Grand\u2019Mère.Le prot> \u2022 verbal en fournit les statistiques suivantes : Population catholique au 1er janvier 2200; Communiants 1525; Familles françaises catholiques 413; Familles anglaises catholiques 10; Baptêmes en 1899 129; Mariages en 1899, 22; Sépulture en 1899, 20.Le 13 mai.une requête était signée par \u201cla majorité des francs-tenantiei.s du village appelé la Grand\u2019Mère, dans le comté de Champlain et district des Trois-Rivières, ainsi que par un ce; -tain nombre de francs-tenanciers d< ia paroisse de Sainte-Flore, se trouvant près du dit village\u201d, à l\u2019effet d\u2019obtenir l\u2019érection canonique de la paroisse.Ce décret fut signé le 2 juin et la paroiss* fut érigée sous le nom de Saint-Paul.La population de Grand\u2019Mère continua d\u2019augmenter avec rapidité.D« s que le soubassement fut terminé, on construisit un presbytère.Le soubassement servit au culte jusqu\u2019en 1908.Le premier baptême à être inscrit dans les régistres paroissiaux est celui de Charles-Edouard Massicotte, baptisé le 1er janvier 1899, né ce jour, fils de Pierre Massicotte et de Laura Mat-ton.Signé Chs Beaudet, pire desservant.Le premier mariage eut lieu lo 10 janvier, entre Firmin Fleurand, h -micilié en cette paroisse, fils de Joseph Fleurand et de Esther-Patrice, de Chute Blondeau, Ontario et Aldéo Gagnon, fille de Hercule Gagnon et de Emelina Lavallée.Dés 1901, le couvent ne suffisait phis à l\u2019enseignement donné simultanément aux garçons et aux filles.Des démarches furent alors faites pour obtenir une communauté de Frères.Ce furent les Frères de l\u2019Instruction chrétienne de l\u2019Institut de Ploërmel qui répondu ni à l\u2019invitation.Un collège fut construit par la Commission scolaire en 1901.Il comprenait le quart de l\u2019Académie actuelle et fut deux fois agrandi (1908, 1920).L\u2019Académie du Sacré-Coeur compte de nos jours au-delà de 800 élèves.Le 6 mai 1906, Mgr F.-X.Cloutier, bénissait la pierre angulaire de l\u2019église Lire U suite en page 7.Dimanche, 12 janvier 1941 PETIT URRIER \\NCTORAL î 3AINO ! Tt 'iJ fcffl LA PROTECTION DE LA MARTRE GASPARD.MKLCIIIOB KT BALTHAZAR , ( mnaisàez sam doute, chers lec-ces trois noms.Ce sont les k*.trois Rois Mages qui vinrent, , le texte de l\u2019Evangile, adorer -Dieu à Bethléem.Ce que vous peut-être, c\u2019est que ce sont trois .vtuérés pur l\u2019Eglise et qui sont « jour même de l'Epiphanie, c\u2019est-à-d rx le 6 janvier.DOK1S.\u2014 Ce nom est probablement , i, formation ou une autre forme de \u2022\tSaint Dorus était un évêque eut, en Italie, qui vécut au 4e iJO).C\u2019était un homme aposto-i ii souffrit courageujKtment pour la foi orthodoxe, c\u2019est-à-dire foi.Sa fête est le 20 novembre.\\l HKKTINE.\u2014 \u201cVotre courrier m\u2019in-ICOU0 ; c\u2019est pourquoi, en iV'tne une lectrice assidue, je viens (,\u2019\u2022* me tait bien pi ne, Mademoiselle Albertine, .ms dire que vous ne lisez Courriw Sanctoral avec i itteuition.Ça fait environ une di- de fois que j\u2019écris ici que, pour .réponse dans le P.C., 11 faut e lettres et donner son adresse ; et.Veuillez donc remplir ndition, et vous recevrez ensuite eignoments désirés.I \\BIKXNE B.\u2014 Merci de votre carte i souhaits! Au sujet de votae \u2022 la règle que je vous ai donnée ment pour Adrienne, s\u2019applique Invoquez donc avec le aint Pape Fabien : fête le I .,\ti«*r.Donc, bientôt.Et cela ne injM i nc pas de continuer de ténia perfection.Le \u2018 petite Thérèse\u201d jo \u2022\u2022 formule à ce sujet : \u201cLa per-.:-elle, n\u2019est pas dans toile ou ¦ a; itique de vertu; elle est dans * bon du coeur qui nous rend et petits entre les moins de ents de notre faiblesse et jusqu\u2019à l\u2019audace, en sa bonté l i-! est mon souhait pour \\\tre Nièce, pour la Nouvelle A1 \"-c et celles qui suivront.M \\ - Malheureusement je n\u2019ai pas c\tenveloppe qui contenait votre is avez oubliée d\u2019ajouter o après votre signature.En-donc une carte avec votre t îte semaine, et la semaine je vous donnerai des rensei-tn > intéiessants au sujet de votre patronne.Oncle ARTHUR.C\u2019est dans le but d\u2019éviter l'extermination de la martre qu'on vient de passer de nouveaux règlements concernant le nombre de prises que les trappeurs pourront faire dam les Territoires du Nord-Ouest après le 1er juillet 1941.Le ministère fédéral des Mines et des Ressources annonce que les nouveaux règlements interdiront la prise de plus de deux martres par année dans le parc Wood Buffalo et dans la région située au sud des rivières Liard et Mackenzie, du grand lac des Esclaves, de la rivière Lockhart, du lac Artillery, de la réserve de gibier de Thelon, des lacs Beverley, Aberdeen, Schultz et Baker, et do Chesterfield Inlet.Au nord de cette ligne, les trappeurs pourront toutefois prendre Jusqu\u2019à 20 martres chacun.Les trappeurs qui voudront chasser la martre devront se munir d\u2019un permis annuel, que pourront obtenir gratuitement les détenteurs de permis de piégeage pour les Territoires du Nord-Ouest et les indigènes qui font déjà la chasse sans permis.Les trappeurs devront retourner ces permis et laisser ex- aminer par un membre de la Gendarmerie royale du Canada les peaux des martres qu'ils auront prises avant le 30 juin qui suivra la date de l\u2019émission.I.es peaux seront retournées aux trappeurs après avoir été marquées.Les nouveaux règlements interdisent d'ailleurs aux agents do traite d\u2019acheter les peaux non marquées.C\u2019est le système en vigueur depuis déjà quelques années pour le piégeage du castor.La moyenne annuelle du nombre de martres qu\u2019on a prises de 1920 à 1930 dans les Territoires du Nord-Ouest dépassait dix mille, mais elle a diminué depuis d'une façon alarmante, au point qu\u2019en 1939 le total n\u2019était plus que de 3,-791.On peut attribuer cette diminution à l\u2019importance des feux de forêts et à l\u2019intensité du piégeage.Comme la valeur des peaux est d'environ $25, on comprend quelle perte cette diminution signifie pour les trappeurs.On compte que les nouveaux règlements aideront à la propagation de la martre dans les territoires du Nord-Ouest et profiteront en même temps à la population indigène.SAINT-PAUL DE LA GRAND\u2019MERE (suite de la page 6) fut dr paroissiale.Ce temple imposant ouvert au culte en juin 1908.Quatre cloches, un bel orgue et un magnifique chemin de croix furent installés.En 1921, M.le curé La flèche était nommé chanoine et il mourait le 20 juillet 1926.En 1913, un externat fut construit, le vieux couvent servant alors de pensionnat; en 1929, on construisit le monastère des Ursulines.L\u2019augmentation constante de la population demanda, en 1916, une division et donna naissance à une nouvelle paroisse, établie sous le patronage de Saint-Jean-Baptiste de la Grand\u2019-Mère.Elle eut pour premier curé M.l\u2019abbé Emile Cloutier, actuellement curé de la paroisse Saint-Sacrement des g.M.l\u2019abbé Cloutier quitta Saint-Jean-Baptiste en 1923 et fut remplacé par M.l'abbé Hormisdas Deschênes qui dirige encore aujourd\u2019hui cette paroisse dont la population s\u2019élève à près de dix-huit cents âmes.A la mort de M.Laflèche, M.l'abbé Hormisdas Trudcl qui était déjà assistant-curé depuis mai 1926, le remplaça et demeura à la tête de la paroisse jusqu\u2019au 2 mars 1935.A cette date M.l\u2019abbé Trudel, devenu Mgr Trudcl, assumait l\u2019importante charge de vicaire ctiiâÀcUte Ae 2;tr £ l\u2019aul f.phuffeitr 0 I WRECTOIRE.\u2014 NOUVELLES GUERRES, i ee de Champiônnct à Naples.0 U nrt Run 1 fl*' Naples, par haine \u201c\tentreprit de i Itépuhllque romal-l\u2018* Uonéral Champion-ir.it au secours des 'J man ha sur Na-,7'¦l \u2022¦\u2022'enfuit honteu.se-r flotte nnxlal.se; les emparèrent de Na-iroclamèrent la Rè-\u2022 (Janvier 1799*.M Asv >»nnt des députes français à Rastadt.'¦\tfrançais envoyés P'i'ir porter des pn-pulx aux Allemands I* ville on voiture 1 famille», quand de» autrichien» fondirent in pour connaître notre pauvre mi-ère ! Répéter souvent : M *n Dieu ayez pitié do mol ! Comme un enfant qui dit à sa more : Donnez-moi un morceau de pain .tendez-moi la main \u2019 embrassez-mof.\u201d Le Saint-Esprit est l'amour en personne.qui veut l\u2019amour doit le lui demander \u2014 comme aussi toutes les graces, car nous n'avens rien de nous-mêmes, nous avons besoin de tout et c'est lui qui distribue tous les dons, toutes les vertus.C\u2019est lui qui enflamme les âmes du divin Amour.L\u2019EgUae dans le \u201cVen» Creator\u201d l\u2019appelle un feu et dans le \u201cVe-nl Sanele\u2019* lui demande de venit embraser nos coeurs : le feu n\u2019est-il pas fait pour embraser ?\u201cDieu, lit-on dans saint Liguori, ordonna dans l\u2019ancienne I/»i, que le feu brûlât continuellement sur son autel, et suint Grégoire dit que les autels de Dieu ce sont nos coeurs ou i' veut que le feu de son amour brûle sans cesse.Aussi le Père Eternel, non content de nous donner san Fils pour nous sauver par sa mort, a voulu nous donner encore le Saint-Esprit, afin qu\u2019il habitât dans nos coeurs et les tint continuellement embrasés, d'amour.\u201d Si tu veux donc devenir un chrétien d\u2019élite, aime et prie le Saint-Esprit; si tu veux être riche de grâces, aime et prie le Saint-Esprit.Donne-toi au Saint-Esprit, mon âme 1 Prie-le chaque Jour ! Il te rendra fervente, car il est l\u2019esprit l'Esprit de piété, il te gardera contre le démon car il est l\u2019Esprit de force, il te rendra sage, car il est l\u2019Esprit de sagesse.Ceux qui sont habitués aux âmes entendent dans celles des généreux catholiques comme le bruissement d\u2019ailes du Saint-Esprit qui les aide à produire des prières angéliques et des actes de vertu.On trouvera lot réponses en page 8 1.\t\u2014 Comment se manifestait rattachement à la religion dans la famille canadienne d'autrefois ?2.\t\u2014 Y a-t-il des mots, dans la langue française, qui sont formés de noms propres ?5.\t\u2014 Comment personnifie-t-on la CONCORDE T 4.\u2014 Pourquoi dans le \"Confl-teor\u201d ne nomme-t-on pas saint Joseph ?5.\u2014 Que vant un homme ?6.\t\u2014 Quelle est l\u2019origine du nom de la \u201cMORGUE\u201d T Vol.V, No 2 \u2014 7 \u2014 Le -vous.?Réponses aux questions posées en page 7 1.\t\u2014 \u201cChaque maison, d\u2019après le témoignage de Mgr de Saint-Val-lier, est une petite communauté bien réglé»:- où l\u2019on fait la prière en commun le soir et le matin, où l\u2019on récite le chapelet, où les pa- ents suppléant les prêtres en ce qui concerne la conduite d»?leurs valets et où l\u2019on a la pratique des examens particuliers avant les repas\u2019\u2019.2.\t\u2014 Parmi les mots qui se sont Introduits dans la langue française.il en e-t un certain nombre qui ont été formés de noms propres de personnes ou de villes, tels que : calepin, du moine italien, auteur du premier dictionnaire ; Ruillc-met.de 1\u2019 nprimeur Guillemet ; maradam.de l'ingénieur écossai-MacAdam : mansarde, de l'architecte Mansard ; quinquet, 111 * canicit-n Quinquet ; angora, bougie, cachemire, calicot, damas, nankin, des villes d i même nom.3.\t\u2014 On représente la \u2022\u2022Concorde\u201d sous !ec traits d\u2019une femme d'un maintien noble et simple, couronnée de grenades et ayant pour attributs un rameau d'obvier et un faisecyu de verges étroitement liées.4 \u2014 La Confitror est une prière dont Pu âge existait bien avant que le culte de Saint Joseph fut ré-pîfndu comme il l'est aujourd'hui.Rien n\u2019y n été changé.Dans certaines église - et les Ordres religieux, on y ajoute lr* nom d'un sa:nt fondateur : saint Benoit, saint Augustin.sain Dominique, saint François, etc.5.\u2014 Un éminent chimi.ste anglais, le Dr Charles-Henry Maye, s'est efforcé d\u2019établir d'une façon exacte la valeur chimique d\u2019un nomme.V «ici le résultat de ses savantes recherches.La grai s< du corps d\u2019un homme normalement constitué suffirait à fabriquer sept morceaux de savon.De plus, on trouve dans l\u2019organisme assez de fer pour obtenir un clou de grosseur moyenne et assez desucre pour sucrer une tasse de café l.e phosphore donnerait 2,200 allumettes.1-e magnésium fournirait de quoi prendre une photographie.Encore une peu de potasse et de soufre, mais en quantité inutilisable.Ces différentes matières pre-mières.é valuées aux cours actuels.! représentent environ une somme de 75 cents.Voyez comme c\u2019est peu.Qu\u2019en dites-vous ?6.\u2014 Le nom que l\u2019on donne, de : nos jours, au local où se trouvent exposés les cadavres trouvés sur la voie publique était porté aupara-, vaut par une salle, située à l\u2019en-1 trée de la prison, et où on retenait , les prisonniers pondant quelques jours pour les laisser voir aux gardiens afin que ceux-ci se familiarisent avec le visage des nouveaux venus.Ce moyen d\u2019empêcher toute tentative d\u2019évasion n'eut pas beaucoup de succès.Aussi la salle en I question devint-elle, pour finir, le dernier asile des morts inconnus que le public était admis à venir reconnaître à travers un guichet Et si cet endroit où les guichetiers i examinaient les nouveaux écroués reçut le nom de \"morgue\u201d, c\u2019est uniquement parce que ce mot voulait dire, en vieux français, visage.On venait voir le visage d\u2019un homme à reconnaître plus tard, la figure d\u2019un cadavre.lie dépit de l\u2019un, le rictus mortel de l\u2019autre leur donnaient une expressio ndédai-gneuse.On s\u2019écriait : \u2018\u2018Quelle mor-, gue !\u2019\u2019 L\u2019endroit s>n trouva baptisé.OKIGINC I>KS KXPRKSSIONS POPULAIKICS Entre la poire et le fromage On connaît le sens de cette expression : elle signifie que vous avez attendu que la bonne chère ait rendu votre interlocuteur de bonne humeur pour l\u2019entreprendre sur un sujet délicat.Elle ne justifierait aucune explication si ce n\u2019était cette poire qui vient cu-rieu.-ement se placer avant le fromage.C\u2019est qu\u2019au moyen âge, on considérait les fruits comme des \u201c entremets \u201d rafraîchissants qui reposaient le palais des viandes épicées et redonnaient une langue \u201ctoute neuve\u2019\u2019 pour apprécier à leur j»r>te valeur le fumet, parfois redoutable, des fromages.En somme, à cette époque, les fruits jouaient le rôle qui devait, plus tard, être assigné aux regrettés sorbets.Et ceci nous prouve que, si les moeurs culinaires ont varié, les ruses des hommes pour se concilier leurs semblables sont toujours les mêmes depuis des éternités.Petites notes LES OIES EMIGRENT PAR MILLIONS ON PEUT IGNIFUGER LE BOIS BRESIL Le Brésil, pays découvert et cc-lonisé par les Portugais, a émis d s timbres pour commémorer le 8e centenaire de l\u2019indépendance du Portugal.Deux dates sont significatives dans l\u2019histoire du Portugal: 1140 et 1640 ; aussi apapraissent-t lies sur les timbres du Brésil avec les mots \u201cCentenaire du Portugal\u201d.Ces timbres sont : 200 reis, bleu, portrait de don Alfonso Henriques, fondateur de la monarchie portugaise ; 400 reis, rouge-brun, le Père Viera, un des premiers missionnaires portugais du Brésil ; 800 reis, carmin, Benevides, explorateur ; 1,200 reis.gris-bleu, Jean IV, roi du Portugal ; 5.400 reis, prési-! dents Carmona, du Portugal, et du Brésil.La présence des oies bleues et des petites oies blanches dans plusieurs districts du Manitoba nu cours de la migration printanniè-re de 1940 a provoqué un nouvel intérêt dans la migration de ces oiseaux aquatiques.C\u2019est par millions que ces oiseaux font généralement escale au cours de leur envolée vers le nord, dans les chaumes marécageux du nord-ouest de Winnipeg, mais par suite de la baisse continuelle du niveau hydrostatique, ils durent, le printemps dernier, chercher ailleurs leur nourriure et survoler par dizaines de milliers d'immenses régions où les naturalistes du Manitoba ne se rappellent pas les avoir vus en groups importants.Les volées les plus considérables s\u2019arrêtèrent aiê,.sud de la rivière A-siniboine, ni>»is un très grand nombre se rendirent encore plus au nord après avoir survolé les régions où ils avaient habitude de séjourner quelques semaines.Chaque année, des millions d\u2019oies ble ics et de petites oies blanches visitent ainsi le Mhnito-b' en se rendant aux régions arc-Pques, où elles font leurs nids.Elles commencent à arriver de la Louisiane vers le 10 avril et se reposent généralement trois ou quatre semaines dans le sud de la province avant de continut*r leur route au commencement de mai.Une bonne proportion des oies blanches doit prendre le chemin de l\u2019Arctique occidental, mais toutes les oies bleues et un grand nombre d\u2019oies blanches filent en droite ligne vers la baie James et de là aux îles de Baffin et de Southampton, où elles Le recherches que l\u2019on a fan-sur les peintures et les produ.chimiques ignifuges aident l\u2019ir dustrie canadienne du bois construction à rencontrer 1< exigences de la guerre, annonr-le Laboratoire des Produits fore tiers du ministère fédéral des M nés des Ressources.La guerre a donné une nouvelle impulsion à l\u2019emploi du bo ignifié; on s\u2019en sert en effet dai la construction des navires.d« édifices militaires, et en bien d\u2019autres endroits.Certaines gross, pièces de bois sont peu inflammables, même si elles n\u2019ont p.été traitées, et peuvent souten un édifice très longtemps mèn^ exposées au feu.Si le danger d\u2019i: flammation est trop grand, o pourra rendre oes grosses piè».1 beaucoup moins inflammables en en traitant la couche superficiels avec certains produiits chimiqu, et s\u2019il s\u2019agit de petites pièces, produits chimiques ignifugi > les imprégneront complètcme' Bien que les peinture ignifug soient moins efficaces que \u2022 traitements chimiques plus di -! pendieux.elles suffisent pourtan\u2019 en maintes circonstances.O7-j pourra vérifier leur efficacité p.| la méthode uniforme d\u2019expérinru-i tation que le Laboratoire des Pro duits forestiers vient d\u2019établir.L\u2019EXPEDIENT du PETIT FRERE Madame, à sa fille.\u2014Je ne veux pas que tu lises ce livre ; il contient des mots trop crus.Le petit frère.\u2014 Maman, on n/, oonrrnit nas los faire (mint 1 rrrrr-T*-?\u20191 -'.T\t\u2022\t-¦ \u2022*< \u20224''-A-,M JSS.\u201d iFh- ¦*\t'¦v- \t\t *-v.f* W t i.t.Cÿ ISM h WâR Dbrfy D»tnb*te4 by Ktag Fcatura Syndicate, (ne, Right* R Merced * It I WtO.mm WW g \u2014 Vol.V, No 2 L'AcKon Catholique \u2014 Québec Dimanche, 12 janvier 1941 Jeux d \u2019esprit »l LA POUTRE \\ r.V (\u2019HiARKTTE , avons posé l\u2019année i amusant problème I ie qui pesait une livre, lemi-brique, en vous de-( imbien pesait une brique et demie.ie variante curieuse de cv ;yr' 'blême.[(\u2022«le est deux fois lon-i - une cigarette, plus une « ; si un fusil est deux ong qu'une règle, plus i il ; si une poutre est plus longue qu\u2019un fusil, n< demi-poutre ; v .une demi-poutre est-plus longue qu'une ci- A( KOSTICHE .a .e .b .e .h .n .o.i .g .e .é .a .h .r .è .e .n .e LE CYCLISTE te a fait une grande le deux jours pour le week-end.en as-tu parcouru de ' icmande son jeune e simple : le nombre i te j\u2019ai couverts hier me nombre que celui renversé et la t entre les deux nom-< onzième de leur total, fort en math., tu dois trc* \u2022(' fcicilement.VERS A TERMINER Sur terre chacun a ses \u2014 Et sa bonne part de \u2014 On a parfois de lourdes \u2014 Et de chagrin les âmes \u2014 Se soulagent avec les \u2014 CARRE Belle fleur.\u2014 Parlé.\u2014 Femme de la Bible.\u2014 Animal du Nord.Q U E STI O N LITTE R AIR E Quel est l\u2019auteur de la phrase suivante, et dans quelle oeuvre se trouve-t-elle : \u201cLa vanité et la sottise sont deux soeurs qui ne se quittent guère\".PHRASE POINTEE a .e e ui a.e a i.\u2019e a .ue .*o.ou.i.e i e o ei .ui ayo e au a in e .ie e .poi.à .o e i.ENIGME On me classe comme un animal [précieux.En moi, tout s\u2019utilise.De plus, à Paris un personnage [joyeux Me porte avec maîtrise.CHARADE Mon premier est une voyelle.Mon second est un métal gris.Mon tout manque aux timides.CASSE-TETE Avec ces lettres formez deux prénoms : aaddefiijlnnru ANAGRAMME Avec les mots Pondre, Corne et Sac, former un seul mot.SOLUTION! des problème* proposé* le 5 janvier 1941 DU NORD AU SI D Mots croisés Problème No 204 et solution du No 203 VA*.V.\tOUIII Illt*.Oise, Seine-et-Oise, Seine; 2.Seine, Seine-et-Oise, Loirvt.Cher, Allier, Creuse, Corrèze, Cantal, Aveyron, Tarn, Aude.Pyrénées-Orientales.C E C AR1THMOGRAPHIE R ICATUR ISTE R ILLONNEUR R N A S S 1ERE R N A S S 1ER R A B I N E R R A B I N E R B O N E R C A N A B E A N R LA GLACE IIOH1/ON1 Al 1 Ml M VfcKTK Al.KMt NT 1.A été dur pour Surratt ?II.loutre de* aviateur»; \u2014 RvOcbé.\u2014 3 Forme hypocrite du mcnnoriKc; P< liai en haut: symbole chimique.4 l'on s.m{; Pour décorer un mur.-\t5.A droite Son bout réunit des intime» \u2014 IVtlt fleuvi eAtter 8.gin d*infinit l diilstt en petits morceaux.7 Coiuiée de l'ancienne tîréce \u2014 8 IVsséiU ion-.Fauchés par de.- révolutionnaire!\tt.Manche; \u2014 S'emploie dans les comptr-10.Brame:\tCeux qui en souffrent ont toujours l'air de rire Jaune \u2014 n.A(-flent de la lettre; \u2014 Fondé- A f.ilre appel A la Jn-tti'c.1* Les lettres capitales non déformées sont : B, C, D, E, H, I, K, O, X ; 2\u2019 Les mots simples sont : BEC, BEE, COI, ECHO, etc .L\u2019HYPOTHEQUE Soit x.le revenu total, x\tx\t5x \u2014 + \u2014 + - + 18,000 =, .2\t4\t100 ou : 50x\t25x 5x \u2014 + \u2014 +- -f 18,000 =, x 100 100 100 ou : 80x - + 18,000 = x.Donc x \u2014 100 18,000 X 5 = 90,000.500\t6y D\u2019autre part, - = - y 100\tlx étant le montant de l'hypothèque.Il est facile d\u2019en déduire que y \u2014 75,000 dollars.1.Ses comptes passent pour être suspects.\u2014 2 C'est souvent beaucoup de bruit pour rien; \u2014 lieux tiers d'un centième d'hectare.\u2014.3.a les couleurs de l'écharpe de la messagère des diaux; Objet de lu contemplation bovine ¦\u2014 4.Possessif; \u2014 Cynique.\u2014 5.Sa lecture cause parfois des surprises.\u2014 6.Fleuve d'Asie.\u2014 7.Certain passereau eonirostre le dépluma A son profit; \u2014 L'un passe pour être mal habillé; \u2014 Initiales d'un peintre du XVIIe siècle.\u2014 8.Peintre anglais; Au Ut \u2014 ».De droite A gauche: possessif; -\u2014 Ne touchent pas de gros cachets.\u2014 10.Kaire tort; \u2014 Département.\u2014 11.A besoin d\u2019aspirine: \u2014 Possessif.CONSONANCES J\u2019ai vu une foi* dans la ville de 1 oix, un jimr de foiit*, un vieil homme de bonne fol qui vendait du foie à foison.L'ENDROIT ET L\u2019ENVERS En arrière, à l\u2019extérieur.PROBLEME ALPHABETIQUE Lice.Lièvre.Lapin.Moineau.Taupe.Serpent.Roitelet.Carpe.Ramier.Héron.Tanche.Morse Pintade.Ciron.Renard.Serin.Martinet.UNE FAMILLE PEU NOMBREUSE v B y avait là deux petits garçons, leurs deux soeurs, leur père et leur mère, et leurs quatre grands-parents.Au total 10 personnes.MOT DECROISSANT D E\tD\tU\tR\t!\tF E\tC\tU\tR\tI\tE \tC\tU\tR\tI\tE \t\tU\tR\tI\tE \t\t\tR\tI\tK \t\t\t\tI\tE U SOURIS MIQÜETTE Par e*0*** qui est-ce, par un tel temps?RMrci, vous êtes bien bon! m Ce n\u2019est rien! Sortir «par tin\tf La tempête augmente.Je vais être bloqué moi même.voilA! Me voilà dans de beaux draps! pour le sortir rhar?'»«\u2022.et Jr bien Pourquoi avoir continué d\u2019avancer dans un tel chemin Tu aurais dû rebrousser chemin.rrnx à .pour t\u2019 ( message.W mal» tu envoyer un \u201e aurais laissé pour voler ne penses pas.© Bhilai o.min ' '.'Hit oui.Je £> ( Pal fait.of\u2022 * o Ü Rigbt, Ræmd ^Hinche, 12 janvier 1941 L'Action Catholiaue \u2014 Québec Jla Aiq f /.iuAje.DU CHRETIEN (SUITE) L\u2019un rie ces courageux \"convertis\u201d, comme il s\u2019appelait lui-même, traduisait ses nouvelles impressions par ces fortes paroles : \"Je me garderais bien aujourd\u2019hui, disait-il.de signer sans mettre en toutes lettres le beau nom de mon cher patron de baptême.N\u2019accorder au nom rie mon saint protecteur qu'une insignifiante initiale me semblerait, maintenant, le jeter lui-même dans une espèce de ténébreuse oubliette, lui infliger la honte du masque de fer et refuser de proclamer sur la terre la gloire dont il jouit au ciel.Que de* personnages éminents, dont la notoriété est plus ou moins considérable, s\u2019en tiennent à une ou deux lettres de leur prénom, connu de tous, cela peut être une des conséquences de leur situation exceptionnelle.Pour moi, simple chrétien, l\u2019ami de Dieu désigné par l\u2019Eglise pour mon protecteur n\u2019est connu que de mes amis intimes: lui refuser d\u2019entrer de plein-pied dans ma signature et par là dans mes correspondances, dans mes visites, dans mes affaires, me paraîtrait le consigner à ma porte, le repousser dans l\u2019ombre et comme l\u2019expulser.l\u2019exiler, ou du moins le tenir à distance.J\u2019aurais peur de violer ainsi les convenances d\u2019un protocole catholique.établi par mes ancêtres et fidèlement observé par eux durant des siècles.Esclave de la routine, en cela comme en bien d\u2019autres points, j\u2019ai eu de la peine à changer ma vieille manière de signer; mais, après quelque temps de constante exactitude à faire honneur à mon patron et à mon baptême, il m\u2019en coûterait aujourd\u2019hui beaucoup de me priver de la consolation de lui rendre ce facile hommage.J\u2019ai la confiance que je m\u2019attire de la sorte, chaque fois, de sa part, une nouvelle bénédiction\u201d.Voici un exemple royal.Il ne reculait point devant la peine légère d\u2019écrire son nom chrétien en toutes lettres, ni de renouveler par là publiquement le souvenir de son baptême le vaillant saint Louis, que Voltaire lui-même proclame le modèle des chefs de peuples.On sait, en effet, que le grand roi, pour mieux se rappeler et pour rappeler à tous son baotêmo, aimait à ajouter lu nom de chrétien, qu\u2019il avait alors reçu, le nom rie la petite ville où il l'avait reçu.Loin de se contenter d\u2019une vague initiale, il prenait le plaisir de signer en toutes lettres : Louis de Poissu.Voici encore un fait, spirituellement raconté par la Croûr du 23 septembre 1894.qui.a-t-on dit, reposait sur une coquille d\u2019affiche, mais qui n'éclaire pas moins notre sujet joyeusement, en montrant combien l\u2019initiale amphigourique désigne parfois très mal un saint patron : GRANDE NOUVELLE PARISIENNE \"Je vous la donne en cent.en mille.en cent mille 1 Devinez!.En trente-six millions de milliards ! et davantage.\"Vous ne devinez pas ?\"Eh bien! mortels, oyez ! \"M.Poubelle, préfet de la Seine, qui jusqu\u2019ici signait \u2018\u2018Poubelle\u2019\u2019 tout court, vient d\u2019ajouter à sa signature la première lettre de son prénom et signe maintenant \"E.Poubelle\u201d.\u2018\u2018flst-ce Eugène?Est-ce Emile?Est-ce Evariste, ou Evandre, ou Euryale, ou Eusèbe, ou Enogat, ou Emmanuel, ou Elle, ou Edouard, ou Ernest, ou Edmond, ou Kloi, ou Etienne ?\"Ah! Je l\u2019ignore.Ce qui est sûr.c\u2019est que maintenant, quand on hélera M.Poubelle, on pourra dire : \"Oh! E.Poubelle\u2019\u2019! \"Et vraiment, c\u2019est un progrès!\u201d Mais nous pouvons ajouter en vérité: faible progrès ! Satan et ses suppôts n\u2019ont jamais redouté ces initiales ou lettres cabalistiques ( si elles ne sont pas l\u2019initiale d\u2019un nom connu, par exemple.J.M.J.) C\u2019est même par de telles lettres, sèches et insignifiantes, qu\u2019ils ont remplacé le nom des saints très souvent, comme pour la désignation des différentes salles des hôpitaux plus ou moins laïcisés et profanés.Toujours au sujet du nom de baptême, nous devons signaler encore une autre déviation qui découle aussi de cet esprit de la révolution, suivant lequel le citoyen prime le chrétien, comme l\u2019Etat prime l\u2019Eglise, comme les droits de l\u2019homme priment les droits de DIEU.Souvent, aujourd\u2019hui, même dans quelques maisons d\u2019éducation chrétienne, le prénom surnaturel, malgré son essentielle étymologie, ou\u2019on n\u2019aura pas manqué d\u2019expliquer à la leçon de grammaire, est placé machinalement après le nom de l\u2019enfant d\u2019Adam.On enseigne bien théoriquement que pré-nom veut dire avant l\u2019autre nom (selon le mot latin prae, avant); mais néanmoins, dans la pratique, par une formelle contradiction, on le place, à tout propos, après le nom de famille.Jusque dans les circonstances les plus solennelles, pour les listes de composition ou pour les tableaux d\u2019honneur et les palmarès, on proclame tout d\u2019abord le nom du jeune citoyen.Son nom de chrétien vient ensuite; c\u2019est, dirait-on.un titre secondaire; ce souvenir vivant et perpétuel rie son baptême est donné comme un détail insignifiant dans ces écoles catholiques, parfois meme dans de pieux établissements congréganistes; on prend la langage séculier ou profane de l\u2019école laïque.de la caserne, de la mairie, de toute la bureaucratie des cotes personnelles, des octrois et autres impositions sans nombre.Vainement dira-t-on que ce sont là des distractions, des entraînements de la mode, des concessions aux usages proLanes.qui ne sont point très coupables.Il demeure incontestable que subir ainsi, ^n toute rencontre, le Joug des laïcisatcurs, ce n\u2019est pas digne de vaillants chrétiens.On n\u2019a-mcnc pas son pavillon devant \"le prince de ce monde\u2019' sans de très fâcheuses conséquences, qui dépassent bientôt toutes les prévisions.Note : Pour retrouver aisément le nom de famille, évidemment le plus usité dans les relations sociales, on le place assez souvent le premier dans les listes dressées suivant l\u2019ordre alphabétique; mai encore, même dans ce cas, on sait bien, si l\u2019on tient à laisser au nom de baptême son ranp d\u2019honneur, obtenir absolument le même résultat en écrivant le nom de famille après le nom de saint, en lettres beaucoup plus fortes, en caractères gros; ou bien, on écrit les noms de famille en formant de leur première lettre une ligne droite perpendiculaire, dùt-on écourter .un f>eu quelques noms de baptême d\u2019une ongueur exceptionnelle.Encore pour cela, ordinairement, il suffit de vouloir., mais il faut vouloir.Et, chose étrange ! la fidélité aux bons usages de nos pieux ancêtres est conservée, en ce point, non pas seulement par les évêques et les princes du sang (qui même ont encore le privilège de signer, dans leur sceau, uniquement par le nom de baptême), non pas seulement par les rédacteurs des journaux catholiques, non seulement par les auteurs de tant de diverses publications dévouées à l\u2019Eglise, à ses coutumes.à son esprit, qui toujours mettent fièrement leur nom propre de chrétien avant leur nom patronymique, mais la fidélité à ces vieux usages est encore fidèlement gardée par les membres de l\u2019Académie française et par les romanciers, poètes ou autres gens de lettres de la pire espèce.La plupart de ces écrivains, même les plus étrangers, sinon les plus hostiles à tout ce qui intéresse la religion, ne manquent guère de mettre le nom de leur saint patron, hélas, bien méconnu, en tête de leur signature : uniquement pour se conformer à toute la tradition littéraire, constamment fidèle à cet usage des siècles de foi, même depuis la renaissance du paganisme.Les juifs eux-mêmes et les malheureux auteurs qui ne reçurent jamais de sacrement ni de nom de baptême, tiennent à se parer, dans leur signature, d\u2019un prénom écrit en toutes lettres, qui leur parait encore un noble usage de l\u2019Académie, une ancienne caractéristique des honnêtes gens et des civilisés.Mais trop souvent, au contraire, les livres chrétiens, les publications les plus édifiantes, même les extraits de baptême et les autres documents ecclésiastiques se trouvent signés d\u2019un simple nom civil et mondain, comme un rapport de caporal, de garde-champêtre ou d\u2019employé municipal quelconque.(A SUIVRE) \u2014Du P.Alfred Deschamps, S.Jn de PARIS, 1900.VN NOIR D\u2019ESPRIT C\u2019est une histoire qui remonte au temps de l\u2019esclavage en Amérique.Un planteur s\u2019étant aperçu un jour que son poulailler était mis à sac exerça une surveillance.Il surprit un de ses esclaves en train de voler un poulet.Il le laissa l\u2019emporter.A l\u2019heure du repas, 11 surgit soudain devant la table où mangeait son esclave.Les reliefs du pouVM se trouvaient dans une assiette.\u2014 Malheureureux !.clama-t-il, tu oses me voler mes poulets ! Tu seras sé-vèrenvent puni.\u2014 Maître, repartit l\u2019esclave sans se troubler, je n\u2019ai rien fait de mal.Ce poulet est votre propriété, moi de même.Je fait que mettre une propriété dans l\u2019autre.3*1.\u2014 1,1 DIRECTOIRE.l\u2019NE MATINEE CIO Z BARRA* Histoire de l\u2019Eglise.a rmiun I.a mort de Robespierre fui romme une r lion de I» Krnnre, tant elle pensait y voir Is fin de ses mnu*.I.a Convention, eette assemblée d'i ié.erable mémoire, fut obligée de prononcer sa propre déchéance, et, »ans les ranons de Bonaparte, qui usa de son prestige pour maintenir la footr.la Convention eût certainement él?anéantie diiii la salle des séantes, l\u2019our protéger ses memb-ct charges de tant de crimes, eette assemblée eut encore l\u2019audace de décréter la loi du 13 Frnrtirfor, li.! qo1 prescrivait aux ronxrriptiona électorale» île prendre >s deux-tiers de leurs élus parmi 1rs anciens mrint'rrs de In Convention elle-même.I.a legislation fut confiée à deux assemblies: le t \" -sell des Anciens et celui des Cinq-Cents; ce d.r.nier proposait 1rs lois et le premier les ratifisit.l.e pouvoir ex'rulif et administratif passa aut mains de cinq directeurs, ce qui détermina le nom de Directoire donné à ce gouvernement.Ea guerra étrangère fut la première préoccupation des dire' -teurs; ils résolurent «*u\u2019on attaquerait l\u2019Aotri.\u2022\u2022 par l'Italie, et celle opération militaire fut ronfict à Bonaparte, jeune militaire de S» ans, qui Ju U-fiait amplement le choix qu'on avait fait de lui par ses éclatantes victoires: I.odl, Arcole, Rivoli *1 d'autres encore.Production do lo molsoa O.MAZO 33.Boulevard flt-Martlu.Paris.Los mémo» Images on «voleur sur pe pier transparent pour projection» lumlneoses.PROGRES Constatons, mais ne nous réjouissons pas, qu\u2019en doux siècles, le progrès a marché à pas de géant, au point de vue des moyens de locomotion.En 1692, en carrosse, on parcourait 4 kil.6 à l\u2019heure.En 1786, en diligence, en parcourait 5 kil.6 à l\u2019heure.En 1834, en malle-poste, on parcourait 9 kil.7 à l\u2019heure.En 1867, en chemin de fer, on parcourait 63 kil.8 à l\u2019heure.En 1900, l\u2019express e Calais faisait 90 kil.8 à l\u2019heure, parcourant 293 kil.en trois heures quinze minutes.En 1923, l\u2019avion Paris-Tendres va de l\u2019une à l\u2019autre capitale en deux heures.Oui.mais l\u2019on rêve parfois de U bonne vieille diligence\u2014 L'HISTOIRE DES PAPES = il .Va MEDjf T SIXTE V 1385 \u20141590 Felix Ptiifli'.n* d onc famille peu> vrt.énlra chez les Franciscains aont il devin)- le aoperieur çinéral.ll devint êvtqot d cardinal.DW grand# inlel* ligence et d'vne forl# volanlïj'l fpf un tûnd organusaftor.3a piéfe profonde J et sa simplicifê' S\u2019aHiafw à une * grande vision c^es < Desoins futurs.1 \\l chassa Its brigands des Etafs pon | tificaux erconstruisir J un grand aqueduc.il ' édifia aussi des entrepôts et améliora lû vie de ses sujets.^ Son programme de restauration fit dire qu'aucun Pop# ne fil plus aoe lu» pour r Rome.il mit SainT- BotfVtoturA du rang des Docteurs de .rtgüse.SixTe-Qoiot limita à AHe nombre des cardinaux .etDrja\u2018* nisa les Jacre'es Congrégations.5ixft V eut pour successeurs frais\u2019-Papes qui ne régnèrent pas longtemps \u2018.Urbainvu (J -8., Ca stagna) du 15 au 27 sept.15%; Grégoire XIV (H.*S.I SfWoTO.du i\u2019dec.ûu isoct.i59i .eCln-nocent l\\ (A.Fac-chinelTi).au Î9 Oct-auBOdec 1591.St-1puis de< Gonzague fit prof «Rien iS81 et mourut en ISftl xTc V établir latere de la f re' Sentation d« la SainlfcVierge._ 10 \u2014Vol.V, No 2 L'Action Catholique \u2014 Québec Dimanche, 12 janvier 1941 olr de I pom pou i dan! entr son U brill et si était pour Lc tout 4K ;svtf Vit***** httltotMt.' je ay CHICN1 Traduction française de PAMPHILE LE MAY LA PALME pieds; il revit la forêt où le cerf avait coutume de brouter, et les hautes fougères où se couchaient les faons.La-bas, sur cette côte élevée, il allait s\u2019asseoir avec Le Gardeur, pour compter les voiles tour à tour blanches et sombres des bateaux cjui louvoyaient sur les flots agités.Il y retrouvait tout frais encore un lit de verdure où il s\u2019était reposé jadis.Les oeuvres du Seigneur ne vieillissent point! C\u2019est ici, dans ces sentiers, qu'il avait enseigné à Amélie l\u2019art de monter à cheval.Il la revoyait com-me eHe éta*t alors, jeune fille, belle, qui aurait chanté dans en Planche, les cheveux épars des hommes.Lue avait sur jes épaules, le rire sur les lèvres, babillarde comme les oiseaux qui voltigeaient au-dessus de sa tète.Devant lui le petit ruisseau avec son pont rustique, les saules et les roches couvertes de mousse, autour desquelles venaient jouer les truites tachetées de rouge et les saumons presque noirs.de VILLIAM KIRBY Illustrations de \u2022 Suite rpe reposait dans un coin Klle se leva et vint jouer, apparente indifférence, , réalité avec une émotion vnt comprimée, quelques simples et douces comme is Puis, elle chanta, dans te provençal, une chanson , t mélancolique qu\u2019elle .\u2022-même composée, t un silence profond.Les u cartes eux-mêmes lais-l\u2019écouter, leur patrie .\u2019\u2019était comme la voix toujours dire que tu as fait ton possible et plus que ton devoir.\u2014Le Brun, cria-t-il au groom qui venait d'amener son cheval, reconduis noir César à l'écurie.Il lui jeta en même temps la cravache cpii avait rasé tant de fleurs.\u2014Le Brun, clama-t-il encore, .écoute! Si Jamais je t\u2019ordonne de ntavait guère~dormi\"ce- ,n\u2018amener ma monture avant dépendant, à cause des Jeuner* amène-la sans bride et sans selle, avec un licou seulement, afin que j\u2019aie l\u2019air d\u2019un clown et non d\u2019un gentilhomme.Le Brun n\u2019en revenait plus de sa surprise 11 crut «pie le jeune seigneur voulait faire une maltresse plaisanterie; il crut un peu aussi qu'il devenait fou; et c'est ee qu\u2019il MEL1E se leva.Elle était rose et gaie comme les reflets du matin.Elle émotions nouvelles qui avaient agité son âme.Mais le bonheur ne fatigue guère et elle se trouvait heureuse.Elle fit une toilette simple, noua un ruban bleu dans ses cheveux noirs, se coiffa d\u2019un chapeau de paille a .\tiv et descendit au jardin.Elle souriait à tous les s empcessa de chuchoter à l\u2019orcil-objets et bénissait tout le monde.ta de ses compères.Elle s\u2019informa à Félix Beaudoin,\t\u2014Pierre \u2019hilibert est dcscemiu ou ta it encore ces der-r,liions pleines de sua-,.uraient lentement sur tremblantes et sur les jres de la harpe.- se retirèrent et ceux nt formèrent un cercle ver.C\u2019était la famille mit dans une union pour les confidences de son frère Le Gardeur.\u2014Où est mon frère, Beaudoin, le savez-vous ?l'avez-vous vu ce matin ?\u2014Oui, mademoiselle, répondit le vieux Félix en saluant respectueusement, il vient justement d'ordonner qu\u2019on sellât son cheval pour aller au village.Il a demandé une carafe dis cognac et la carafe lui a été r onortée.\u2014Merci! fit-il, rcmportez-la; je ne boirai pas une goutte.Son valet le regardait tout surpris.\u2014Je ne boirais pas même le nectar des dieux dans ce manoir, ajouta-t-il.Et comme le valet se retirait : \u2014Faites amener mon cheval, s\u2019il vous plait, demanda-t-il, je vais me rendre au village.Les gosiers altérés comme ta mien trouvent là une meilleure liqueur.pêch«*r le saumon, ull«»ns le rejoindre et lui souhaiter le bonjour ?proposa Amélie.Ils partirent joyeusement côte à côte.Philibert se leva et courut au devant d\u2019eux sitôt qu\u2019il les aperçut à travers la ramure.Leurs mains se pressèrent dans une sincère étreinte.La main d\u2019Amélie s\u2019attarda un moment dans celle de Philibert.Ce fut lui qui la retint, mais si peu de temps que Dieu seul s\u2019en aperçut, Dieu elle et lui ! Amélie sentit une effluve chau-delui brûler les joues : elle détourna les yeux.L\u2019amour se manifeste d\u2019une façon merveilleuse par ce toucher de la main si fugitif qu\u2019il soit.11 est le prélude mystérieux de cette étrange, intime et ravissante liaison qui va toujours unir deux personnes.Ils comprirent tous deux ce qu\u2019ils ne s\u2019étalent pas encore avoué.Le fait mille fois depuis que je suis revenu à Tilly.\u2014Merci, petit frère, fit-elle en l\u2019embrassant.Le bugle fit retentir ses notes aigues.Il sonnait le déjeuner, fêtait le privilège d\u2019un vieux serviteur de la famille, qui avait été trompette dans les troupes du seigneur de Tilly, de réunir ainsi, au son de son instrument, les habitants du manoir, pour le repas du matin.Il avait bien solltaité la permis , sion «te sonner aussi le lever, «les le point du Jour, mais Mme de Tilly s\u2019était montrée impitoyable Elle voulait protéger !«' sommeil de ses gens.Philibert reconnut l\u2019appel d\u2019autrefois.C\u2019était le même cor qui vibrait sous les bois, le m«*me souffle qui le remplissait.\u2014C\u2019est Kole ! dit-il.Eole, c\u2019était le sobriquet du vieux serviteur.__Vous vous souvenez «te lui ?demanda Amélie.\u2014-Oui, et je me souviens, qu\u2019un jour, nous l\u2019avons suivi sous l«'s bois, ou plutôt c\u2019est lui qui nous accompagnait.Il faisait chaud ; il il était fatigué ; i Ine trouva rien de mieux â faire qu\u2019à s\u2019étendre à l\u2019ombre et dormir.Nous nous enfonçâmes dans la forêt et un instant après nous étions égarés.\u2014Je m\u2019en souviens comme si c\u2019était hier, Pierre : oui, je m\u2019en souviens ! j\u2019ai bien pleuré alors, je m\u2019en tordais les mains de désespoir.J\u2019avais faim ; ma robe était tout en lambeaux ; J\u2019avais perdu un soulier .Oui, je m\u2019en souviens ! Le Gardeur et vous, vous étiez aussi découragés «iue moi et cependant Il s\u2019assit an bord du ruisseau, sur r les épanchements l]ne roche, et prit p\u2019aisir à regarder se mouvoir ces années de eUtoit mniinment va\u2018rons vifs et petits, que le rnoin-y n Lrin^fiu^uil dre signe effarouchait.Peu à peu n g\ttoutCf; ses Pensées se fondirent en e.e enveloppait a une seuie pens^e e( tous ies 0bjet.s s\u2019évanouirent pour faire place à une forme angélique qu\u2019un souffle du ciel semblait avoir apportée.Il ne songeait plus qu\u2019à Amélie, il ne voyait plus qu\u2019elle.Il se demandait ce qu\u2019elle pensait de lui, comment elle Taimait, s\u2019il pouvait espérer .\t\u2022 __Pauvre Le Gardeur! soupira silence d\u2019un instant leur révélait vous me portiez tour à tour, ou en- de plus doux secrets que les entre- semble, sur vos mains enlacées tiens tant de fois recommencés.comme une chaîne.Mais vos forces Il y a des moments qui sont toute s\u2019épuisèrent et tous à la f«*is nous une vie.Nos amours, nos espéran- tombâmes au pied d\u2019un arbre en ces, nos déceptions tiennent dans pleurant.Et alors nous nous rap-la goutte de fiel ou de nectar que pelâmes de toutes ces histoires d'en-nous buvons.Nous sommes arrivés fants perdus dans les bois, et d'ours à une étape nouvelle ; le passé s\u2019ef- qUi s\u2019approchaient d'eux en gn>-face complètement et le présent se gnant pour les dévorer .Je me t Amélie, assise sur i ses pieds.Elle invi-raconter scs voyages, carrière militaire, et \u2022x 1 répondit avec une eillance et une gran-a curiosité.jn se mit à faire des le lendemain, et pour iv.mts.Des courses à : x seigneuries voi-\u2022menades dans le parc pour herboriser; des \u2022che et de chasse; des i-, et surtout une ex-\u2022tit lac de Tilly.On \u2014Se souvient-elle de moi comme on se souvient de l'ami de la famille ?se disait-il .ou quelque sentiment plus tendre se cache-t-il au fond de son âme ?.Il évoquait tous ces regards rapides qu\u2019elle avait, involontaire-toute une journée ment peut-être, levés sur lui.Tous?ns la petite ile; on Oh ! non ! Il ne les avait pas tous Félix Beaudoin.Essayez de le retenir ici.mademoiselle ! essayez ! .Amélie fut attristée de cela.Sa vive allégresse de tout à l\u2019heure s\u2019envolait déjà.Elle se mit à la poursuite de son frère, dans le jardin, et elle l'aperçut bientôt qui marchait à grands pas.Il avait l\u2019air fâché et de sa cravache il décapitait les passe-roses et les dahlias qui bordaient les allées.11 portait son costume d'écuyer et attendait le groom avec son cheval.Elle courut à lui, l\u2019enchaîna de ses deux bras et, le regardant avec douceur, lui dit : \u2014Le Gardeur, ne va pas au village maintenant, attends-nous.\u2014Ne pas aller au village maintenant ?et pourquoi ?je reviendrai pour le déjeuner.Je n'ai pas faim et je compte sur une petite course à cheval pour me mettne en appétit.\u2014Attends après le déjeuner; nous irons tous ensemble à la ren- forme de tout ce qu\u2019il contenait.C\u2019est la fin d\u2019une existence déjà vieille et le commencement d\u2019une nouvelle carrière.Pierre Philibert se sentait aimé et il était triste.Non, il demeurait grave et silencieux.Amélie perdait aussi sa gaieté.C\u2019était le recueillement de l'âme à l\u2019annonce de la félicité longtemps attendue ; c\u2019était l'enivrement de l\u2019esprit dont les rêves caressés prennent une forme indestructible et deviennent la réalité.Le Gardeur ne soupçonnait point encore souviens que nous nous mimes a genoux pour réciter nos prières, et pendant que nous demandions au bon Dieu de tou® prendre en pitié, nous entendîmes soudain les éclats de la trompette du vieux Eole.!« était tout près de nous .Et comme il soufflait, comme il souffalit dans son cuivre pour se faire entendre ! .pauvre homme, il était si content de nous retrouver, il nous embrassait si fort, il nous secouait si violemment que nous aurions aimé autant être égarés tentes; on choisirait surpris les regards pleins d\u2019amour contre des amis qui doivent venir r, un intendant peut- de la vierge timide.Ces regards m roi et une reine, et pour lesquels il eut donné tout un nt le monde jusqu\u2019au monde, il ne les avait pas vus ! anoir.Tous ces pro- n entendait encore chacune de é-rances.1a*s jours passaient bien agréablement â Tilly et le programme élaboré par Amélie était fidè'4r ment suivi.Les amusements se succédaient sans relâche et avec une aimable variété.Le matin, les messieurs allaient à la chasse ou à la pèche, les dames lisaient, faisaient de la musique, du dessin ou divers travaux d\u2019ai-guilV*; l\u2019après-midi, tout le monde se réunissait; puis la soirée avait lieu tantôt au manoir, tantôt chez les amies d\u2019alentour.L\u2019hospitalité était la même partout, lA! peuple de la Nouvelle-France ressemblait à une grande famille intimement unie.Ce phénomène social a triomphé de la conquête anglaise et du temps.Chaque jour, Mme de Tilly passait une heure ou deux avec maître Côté, son intendant, pour traiter les affaires de la seigneurie.Le régime féodal imposait aux seigneurs de grand devoirs et de graves obligations.Ix*s seigneurs avaient des intérêts dans toutes les fermes et se trouvaient partie à toutes les transactions qui se faisaient dans leur domaine.L\u2019acquéreur d'une propriété était tenu de jurer foi et hommage et de payer les arrérages dus par le vendeur.bonne dame suzeraine et de recevoir ainsi mon hommage\u201d.Mme de Tilly accepta sa fol et hommage et lui donna la coupe de vin, qu\u2019il vida debout devant elle.Klle le fit reconduire par le régisseur et lui souhaita la prospérité sur sa belle ferme du Bocage.Philibert se trouvait de plus en plus heureux et s\u2019enivrait sans cesse de la présence d\u2019Amélie.Il prenait plaisir à voir se développer ses admirables perfections.Elle était si naïve, si simple dans ses manières, si prévenantes, si vertueuse ! Elle était si aimante ! Elle se cachait moins maintenant et ses regards parlaient souvent si ses lèvres se taisaient encore .\u2014Je suis téméraire, pensait-elle, je suis coupable, peut-être, de donner mon coeur avant qu\u2019il me soit demandé .Je m\u2019en veux ! .mais je n\u2019y puis rien.Je l\u2019aime ! .11 m\u2019a préférée aux autres !.Il m\u2019a voué toute son affection .je le sais !.je suis fière de son amour .oui.j\u2019en suis fière ! Et cependant, quand elle paraissait devant lui, elle épiouvait un serrement do coeur, presqu\u2019une angoisse; car 11 pouvait lire au fond de son âme à présent, et le mystérieux voile de pudeur qui dérobé aux regards les intimes pensées de la jeune fille, était à demi-levé.Le moment ne devait pas tarder à venir non plus, où elle entendrait \\h 4 \u2022 Le bugle fit retentir ses notes aigues Le sieur Tranchelot venait justement d\u2019acquérir la ferme du Bocage: une lisière de trois arpents de largeur sur une lieue de profondeur qui aboutissait au fleuve.Il arriva au manoir pour rendre foi et hommage.C\u2019était à l\u2019heure du midi.Mme de Tilly passa dans la grande salle, accompagnée d\u2019Amélie, de Philibert et de Le Gardeur.Tous étaient revêtus de leurs habits de cérémonie.Ils s'assirent sous le dais et maître Côté se plaça en face d\u2019eux, à une table, avec son livre de procès-verbaux ouvert devant lui.Sur cette table, une épée nue et le solennel aveu qui tremblait depuis longtemps sur ses lèvres.Il arriva.L\u2019heure de la naissance et l\u2019heure de la mort sonnent quand Dieu le veut; mais c\u2019est le coeur de la femme qui annonce l\u2019heure de l\u2019amour.Heure fortunée si l\u2019amour est pur et l\u2019intention droite; heure fie malédiction s\u2019il est menteur et perfide ! La femme marchera dans le sentier de la vie.doucement appuyée sur l\u2019homme qui la protège et la chérit, honorée et bénie de ses enfants, enviée et admirée de tous; ou bien elle deviendra une esclave inutilement rebelle au joug, et traînera ses pas ensanglantés dans les épines du chemin .I^e moment arriva de se rendre moins sur.moins probable, et tout le temps, son cœur chantait.Elle se plaisait à entendre œs rumeurs et ces promesses de félicité.Elle éprouvait une certaine confusion mais une joie plus grande encore.Elle était fière de voir que, aux yeux du monde, Philibert l\u2019avait choisie entre tant d\u2019autres.Toutes ces paroles, lui semblèrent »les pertes qu'elle recueillait avec soin, et qu\u2019elle admirait en silence sous l\u2019oeil de Dieu .Sous l'oeil de Dieu, car clic se soumettait d'avance .à sa volonté sainte, oit qu\u2019il mit le sceau à la félicité une coupc de vin.Trois coups furent frappés dans t.nia, affir- ]a porte et le sieur Tranchelot entra au petit lac de Tilly.Tout le monde moins vrai, ^te nue.sans épée et sans éperons, répondit à l\u2019appel.Pas d'absent dans les rangs ! Ia: matin frais et clair promettait le chaleur; mais les bois avaient de l\u2019ombre.Six canots partirent chargés de monde et de provisions, et remontèrent la petite rivière.Le voyage fut assez court, et très gai.Uen- car il n\u2019était pas gentilhomme.L\u2019intendant le conduisit devant la châtelaine.Il s\u2019agenouilla et fit hommage en la forme voulue nar la loi.\u201cMadame de Tilly, madame de Tilly, madame de Tilly ! je vous rends foi et hommage, en qualité de propriétaire de la ferme du Bocage que J\u2019ai acquise du sieur Marcel, en vertu d'un acte fait et passé devant le digne notaire Jean Pothier dit Robin, le lundi de Pâques 174H.Je promets payer les cens et rentes et tous les autres droits quelconques; je vous prie d\u2019être ma dus au lac, tous se dispersèrent sous les ramures et mille cris joyeux effrayèrent les oiseaux surpris.Au frais matin succéda une journée chaude et une brise agréable se mit à souffler.Les vieux chênes que traversaient quelques rayons de soleil, laissaient tomber leur ombre comme un tapis capricieuse, ment tissé et toujours changeant; les pins antiques versaient leur senteur résineuse, et plus loin, les oiseaux remis de leurs terreur, chantaient avec une ardeur nouvelle.La Journée fut bien employé-*.Les uns cherchèrent des fleur.sauvages sur les bords de l\u2019eau ou au fond de la forêt; les autres Jet*-, rent l\u2019hameçon aux poissons affamés; ceux-ci luttèrent de vite ¦ dans leurs canots d\u2019écorce; ceux dépistèrent le lièvre ou la perdi d\u2019autres passèrent le temps à chi ter ou à causer.L\u2019heure du diner réunit toi.iu l\u2019ardente troupe, et pendant quo :** brasier allumé sous les bois s\u2019éteignait, et que la fumée se dé paît déchirée par les rameaux, l\u2019allégresse prit un nouvel él Des clameurs de joie firent retentir la forêt, et les oiseaux y rép- i-dirent do toutes parts.Quelques étoiles commençaient à paraître dans l\u2019azur du firm i-ment.Elles ne devaient pas brûler beaucoup, cette nuit-là, car U lune qui se levait déjà sur la solitude des bois resplendissait d\u2019une manière étrange et les noyait dans ses flots de clarté.Il fallait, avant le départ, fair** ensemble le tour du lac.(\u2019ha< ri prit place dans les canots légi s qui s\u2019élancèrent sur les vagues endormies au milieu de leur reti sauvage.Les Indiens n\u2019aurai- nt pas mieux ramé que ces genii!-hommes accoutumés aux délais des salons.Les canots décrivirent !a courbe de la jolie nappe d\u2019eau -n longeant le rivage où les grives éparpillaient leurs dernières n vers Dieu .\u2014N\u2019oubliez pas la poésie qui od la plus divine des choses terrestres, ajouta une douce voix de femme.Iaî violon, les flûtes et la gui' re firent aussitôt entendre leurs c-cords.Ils jouèrent un air an< on déjà : \u201cA Saint-Mâlo beau port de mer .\" que Jean La Marche, qui prés: ii\u2019.au chorus, entonna d'une voix Motte et puissante, et dont les échos e perdirent dans la forêt.Tout le monde chantait.Jam î le lac, jamais la forêt n\u2019avaient tressailli d\u2019une aussi douce mélodie.Le chant ne cessa point ji.-qu\u2019à ce que les canots fussent rivés vis-à-vis d\u2019un petit pronmn-toire .Alors, le silence se fit s* -1-dain.\u2014Voyez donc ! avait crié 1 ne des jeunes filles, en montrant de i main quelque chose de superbe, i sommet de la côte.C\u2019étaient trois pins majestue ix qui se découpaient sombres et f 's au milieu d\u2019un océan de lumièri \u2014On dirait les flammes d\u2019une immense fournaise allumée i r Dieu, remarqua Héloïse de Lut -nière .\u2014La fournaise ardente dont i- ir-le l'Ecriture sainte, ajouta Le G ir-deur, et au milieu, les trois enf ai* oui chantent les louanges du D i d'Israël.De plus en plus faibles et lointains, les échos répétaient les : nf p;, Inr ft me tarp.M yscren \\moins >oite d\u2019 is 1'ou iuente f DE MISSION \u2022 { avec toutes î*es horreur» ! Déjà le champ de ba-jonché de morts I.des ,!¦ blanches fourrures: c\u2019é-i-e des soldats finnois, qui ,b les montagnes, venaient :i rnent dans La plaine 1 hécatombe de lièvres de dans un coin, témoigna-,a- de l\u2019adresse de Charlie, > aient été froidement même en flagrant délit \u2022ai La plupart avaient été , ¦ I* long des haies et des tous les cas ces ennemis-r à craindre puisqu\u2019ils mais mes véritables, mes « anemis étaient ces satanés , qui grouillaient ct*mme ,ia:iN les tranchées et qui \u2022 ( furtivement risquaient \u2022 :at a travers le plancher à
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