L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique, 7 septembre 1941, dimanche 7 septembre 1941
[" L'ACTION CATHOLiqUK Organ* d« L'Kctikn Sociale Catholique.\u2022MeeMea «4 edmlnistraltoa t *.\u2022\u2022¦JL Chereel.Qvébee.L\u2019Atl y^r .4'^\"\t-y wt & La Gaspésie est 1a Bretagne de In province de Québec, écrit Fantetir de \u201cQuébec, la doulce province\", une publication du Chemin de fer national du Canada.C\u2019est la plus pittoresque, la pim savoureuse de ses régions habitées, un des joyaux de l\u2019Amérique aeptentrio-nale.Sa population, scmi-acadicnne, semi-canadienne, vivant moitié de pêche, moitié d\u2019agriculture, hospitalière, fidèle aux traditions laissées par les pêcheurs basques et bordelais du XVIe siècle, a un cachet caractéristique.Ah ! le charme des petits villages silencieux, de leurs maisonnettes blanches, échelonnées en bordure de U route, sur le rivage de la mer, près du clocher de l\u2019église, pareilles aux brebis broutant sous la protection du berger, le charme de lumières menues, toutes frissonnantes dans le vent du soir qui souffle du large, des champs de patates, de sarrasin ou d\u2019avoine, cultivés dans les intervalles de la pêche, de la prairie dont on coupe le foin vers la fin d\u2019août, du quai primitif rongé par la lame, des filets mis à sécher sur la grève, des embarcations des pêcheurs de morue, chaloupes à voile ou canots automobiles, du troupeau dont les clochettes résonnent dans la montagne proche ! Cette contrée colorée rappelle le littoral breton, et c\u2019est encore la province de Quebec ! Le littoral de la Gaspésie a de qnoi enchanter le voyagm D attire aussi les artistes qui n'ont que rembarras du choix.La marine que nous reproduisons plus haut est l\u2019oenvre de M.A.-V.Seferoviteh, ancien consul-general de la Yougoslavie à Montreal (pendant 20 ans), retiré, depuis 1 occupation de son pays par les Nasis, à Coin du Banc.Ajoutons ici que M.Seferoviteh parle neuf langues.Cette peinture oous a été gracieusement fournie par M.la ceioael G.-R.Marquée, conservateur de la bibliothèque de U Législature de Québec. Le tour Àe Àa Plus de mille milles d\u2019enchantement.\u2014 Huit jours en face de ja mer, d\u2019un côté, et de paysages terrestres variés et pittoresques, de l\u2019autre côté.\u2014 Changement complet d atmosphère.\u2014 De retour, l\u2019on y songe encore pendant des jours et des jours.# Le pKare du Cap des Rosiers 'Cas* pc ' .point de demarcation entre le St-Laurent et l'océan Atlantique.\"Ost sans doute, à l'heitrc actuelle, le tour le plus populaire dans Ut pro« rance de Quebec\u201d, nous déclarait ré-cerum*'»t le colonel G.-E.Marquis, conserrateur de la Bibliothèque de la Législature, qui arrive de ce beau pays.\u201cJe norois pas accompli cette excursion depuis le lendemain de l'maugu-rat.un du boulevard Perron\u201d, nous déclarait le colonel.\u201cQuel changement et quel émerveillement ! Ajoutons quel repos pour relui qui c passé toute l\u2019année renferme dans un bureau!\u201d Nous passons maintenant la plume à M.G -E Marquis, qui a beaucoup voyagé et observé.ITINERAIRE Mes compagnons et moi avons tout d\u2019abord suivi ia route Quebec-Malbaie-St-Simeon, sur la Côte nord du St-Laurent, pour en-'Uite traverser le fleuve à bord de l'un des bateaux de la Clarke Steamship Co.Ltd.qui conduit ses passagers à la fUviêre-du-Loup, trajet d\u2019une heure et demie en moyenne, soit environ une quinzaine de milles en contournant la tête de l\u2019Ue-aux-Lièvres.Puis de là, nous filons vers la Gaspésie en commençant par le côté nord de la Péninsule.Le premier jour, nous avons parcouru 225 milles pour nous arrêter à cinq heures à Méîis-sur-Mer, où déjà l\u2019eau salée du fleuve fouette l\u2019épiderme et repose des fatigues du trajet parcouru sur de bonnes routes.' CONDITIONS DES CHEMINS En général, iis sont bons, moins quelque cents milles, où la poussière et le gravois de grève trop rugueux, et non liés par du sable, rendent le trajet quelque peu désagréable.Disons que plus de la moitié du chemin est tré* beau et exempt de surface en planche à laver.Le reste, partie sur la côte nord de la G.ispésie et partie dans la Vallée de la Matapédia, laisse plutôt à désirer.Toutefois, l\u2019on rencontre, ici et là, quelques petites équipes d\u2019homme* qui travaillent à leur amelioration.Il est à regretter que l\u2019on ait attendu si tard pour se mettre à l\u2019oeuvre.Depuis le printemps que les touristes pestent contre cette .peste.CIRCULATION ET LOGEMENT C'est une procession continuelle de votures de tous genres : autos, camions, autobus et voitures à traction animale.Toutefois, dans l\u2019ensemble, les voitures canadiennes dominent.Ainsi, nous avons rencontré, dans l\u2019espace d'une heure, rigoureusement contrôlées.192 autos canariennes et 180 américaines.Pour avoir une chambre, dans un hôtel ou dans un chalet, il faut la retenir avant six heures du soir.Autrement, on court le risque de coucher à la belle étoile, et pourtant Dieu sait si les hôtels et les chalets pullulent le long du tour de la Gaspésie ! HOTELS ET CABINES Dans le tour complet de Québec-Gas-pésie et retour, l\u2019on trouve environ 860 chambres dans des chalets et 425 dans le tour de la Gaspésie proprement dit.de Ste-Flavie et retour, en bouclant la boucle.Et dans les hôtels, il doit y en avoir au moins le double.Le Bureau du Tourisme en fournit la liste.Il n'y a que l\u2019embarras du choix, suivant les bourses, quoique partout l\u2019on trouve le confort et la plus grande urbanité.Quiconque veut changer son régime alimentaire camé n'a qu\u2019à demander du poisson.Le saumon, la morue, le maquereau, let moules (coques) et les pétoncles abondent et on nous les sert sortant de l\u2019eau.Nous n'avons pas goûte à la viande durant notre séjour dans la péninsule, où le poisson est abondant, succulent et bien apprêté.CULTURE DU SOL ET PECHERIES L'apparence des récoltée était belle et promettait beaucoup, au commencement d'août, tandis que la pêche avait été- assez abondante à date.Toutefois, l\u2019on ne voit guère de pécheurs avant Ste-Anne-des-Monts, en descendant par le côté nord, et ils sont disparus lorsqu'on atteint l'Anse-aux-Gascons, en remontant la Baie-des-Chaleurs.La culture du sol augmente d\u2019une année à l\u2019autre.I^s fermes s\u2019améliorent constamment.Le* constructions ont belle allure et les abords présentent un coup «l\u2019oeil agréable presque partout.Tout récemment, M l\u2019abbé Narcisse Riou, curé de la Ri-vicre-aux-Renards et président du \u2019\u2019Pê-cheurs Unis de Québec\u201d, se déclarait absolument satisfait des conditions qui prévalent actuellement dans le domaine des pêcherie* et de l\u2019aide accordée aux pécheurs par le gouvernement provincial.\u201cLes marchés semblent i'iunités\u201d, ajoutait-il; \u201cles prix sont plus intéres-siuits qu'ils ne l'ont jamais été depuis de* années et la pêche est très bonne.A la Rivière-aux-Renards seulement une centaine de barques sont constamment en opération.Les pécheurs sont très encouragés et ils travaillent avec ambition et un courage extraordinaire.\u201d (Voir L« Presse du 9 du mois d'août dernier).L\u2019auteur de \u201cLa mer qui meurt\" s\u2019en réjouira sans doute .LINDUSTRIE DU BOIS Outre la culture du sol, la plus importante de toutes, la pêche et le commerça du bois à pulpe et celui du bois à fuseau (la plupart des grandes scieries de jadis sont disparues) constituent le gagne-pain des Gaspésiens.Mais, par contre, il y a quelques pulperies prospères et, un peu partout, l\u2019on voit, le long du chemin, des cordes de pitoune (bois à pulpe) et des amas considérables de bois à fuseau, il y avait même une couple de vaisseaux en chargement de ce bois à fuseau, qui devaient transporter leur cargaison de l\u2019autre côté des mers.C'est le bouleau blanc que l\u2019on emploie comme bois à fuseau.Il y a bien encore, dans la Gaspésie, d\u2019autres petites industries qui Pié-ritoraient d\u2019être signalées, mais nous n\u2019avons pas pu, dans l\u2019espace de huit jours, nous rendre compte ni de leur étendue ni de leur valeur.ECOLES L'on a adopté un plan presque uniforme pour les petites écoles de la Gaspésie et de la Baie-des-Chalcurs.Elles sont jolies et s\u2019aperçoivent de loin par la couleur tendre de leur peinture.Leur nombre a considérablement augmenté, depuis une décade, pour répondre à l'accroissement de la population.A Gaspé, l\u2019on remarque le collège des Clercs de St-Viateur et l\u2019Ecole Normale tenue par les religieuses Ursulincs.Deux superbes maisons qui font honneur à la région.Sur ce chapitre, je pourrais en dire long me rappelant me* souvenirs.Pendant les vacances, les enfants n\u2019ont pas oublié les leçons de politesse reçues à l\u2019école : ils saluent respectueusement les étrangers qu'il* rencontrent sur la route.RELAIS ET BUREAUX D\u2019INFORMATIONS Il y aurait place pour plusieurs autres postes d\u2019observation et de repos )\u2022 Dimanche, 7 septembre 1941 \u2022'\u2019\"N \u2019\u2019\u2018\u2022O* a .V.U,.\u2022J' \u2014 \u2022il* O*,**\tX l I .4 W»*»p4d m Itinéraire du tour de la Gaspésie d'après la carte routière distribuée gratuitement par le Bureau du Tourisme de Québec.La ^ZZZLZTZZZZI lienc noire qui contourne les rives de la Gaspésie et se prolonge de Matapédia à Ste-Flavie, indique une Miite de premiere- classe Les deus lignes légères rapprochées marquent un chemin de terre.Quant aux deux lignes en pointillé, elles signalent\t1 1 1 1 un oroief de route en voie de construction.Bientôt les deux tronçons de routes, l\u2019un partant de Cascapcdia, sur le Baie-dcs-_____________________ Chaleurs et l\u2019autre de Ste-Anne-des-Monts.sur le «cuve St-Laurtnl, se rejoindront, en passant à I extrémité ouest du Parc Ne- ¦ ¦ > Honal de la Gaspésie._ 2 \u2014 Vol.V, No 36 L\u2019Acrion Catholique \u2014 Québec 9 La Croix de Caspe érigée en 1934 lors du 4c centenaire du débarquement de (acquêt Cartree à cet endroit.\u2014 En face, l\u2019hôpital et le terminus du chemin de fer.Mro l~ a*\"* ***** Gaspésie ¦mi long du trajt't.Il n\u2019y a que l'embarras du choix.Après un parcours d\u2019une couple d\u2019heures, il est bon de trouver un gîte pour se délasser et.admirer la nature.Celui de Belvédère, au nord de la Péninsule, peut servir de modèle.Quant aux bureaux d'informations, de simples kiosques bien en vue et dont le coût ne dépasserait pas $500, suffiraient pour faire la distribution des cartes, des brochures et puis fournir les renseignements requis par les touristes.Les mêmes pourraient servir de postes de secours en cas d\u2019urgence.b.mm \u2022 CASPE.St-Viatcur.\u2014 Le College des Clercs SIGNALISATION ET AFFICHES En général, elle est bonne, mais pourrait être améliorée en indiquant mieux les ndroits dangereux la nuit, par des réflecteurs aux angles prononcés ou dans les courbes qui cachent les accidents de terrain.La plus grande partie des affiches de logeurs et autres intéressés dans le tourisme .sont bilingues, contrairement à celks que l\u2019on remarque entre Québec et Montréal.Mont-réal et Sherbrooke, Québec et Ste-Anne de Beaupré, Québec et la Boauce, qui sont presque uniquement anglaises.Voilà un point qui mérite d'être mentionné et qui devrait même être observé ailleurs.LES BEAUX NOMS GASPESÎENS Qui n\u2019a pas entendu chanter juais ia romance des \u201cNoms Canadiens\u201d, par Charles Marchand ?Le tour de la Gaspésie est marqué des plus beaux noms français qui soient et qui, Dieu merci ! n\u2019ont pas encore été déformés par le traducteur.(Avis à la Commission de Géographie d\u2019Ottawa, celle de Québec étant dans le coma depuis longtemps).En voici quelques-uns que je signale à travers des douzaines d'autres : Capucins, Cap Chat, La Tourelle, Cap-au-Renard, Ruisseau-à-la-Martc, Mont St-Pierre, l\u2019Anse-Pleureuse, Gros-Morne, Manche d'Epée, Grande-Vallée, Grand-Etang, l\u2019Anse-à-Valleau, l\u2019Echourie, l\u2019Anse-au-Griffon, l\u2019Anse-à-Louise, la Rivière-aux-Renards, Cap-des-Rosiers, Penouille, Barachois, Coin-du-Banc, Pis-dc-l\u2019Aurore, Côtc-do-la-Surprise, I^a Table-Rondo, l\u2019Ile Bonaventure, l'Anse-à-Bcaufils, la Brèchc-à-Manon, Cap-d\u2019Espoir, l\u2019Anse-au-Gascon, Maria, Pointe-à-la-Garde, Bordeaux, Pointe-à-la-Croix.NOMS DE FAMILLE Plusieurs noms de famille ne se trouvent par ailleurs que dans la Gaspésie et la Baie-des-Chaleurs.Comme les insulaires, les pêcheurs sont plutôt attachés aux rivages qui les ont vus naître et les mêmes familles finissent par envahir une grande partie du territoire.C\u2019est ainsi que l\u2019on trouve des Mul-demay, LoBrasseur, de la Horth, de la Rosbilie, Chapados, Bluscaluis, Castil-loux, Roussi.Déroché, Parisé, Ahier, Sivrais, Fallu, Caissy, Canuel, Fiola, Lehoullier, Bujold, Aspirot, Mourant, Pipon, Janvrin, Poingdcxtre.Ajoutons, toutefois, que l'on y rencontre une foule de beaux noms canadiens et acadiens, surtout dans te haut de la Baie et sur la Côte nord de la Péninsule.Les ilôts de loyalistes américains et d'Irlandais s\u2019effritent lentement.BAFACHOÏS Ce sont-là des merveilles naturelles que 1 on ne signale pas assez souvent dans la publicité touristique.La pénin-seule gaspésienne et quelques régions des Indes sont les seules places au monde où l'on remarque ces bandes de sable s\u2019élançant jusqu\u2019à trois milles dans lu mer.en forme de triangle, comme à Paspébiac et Carleton.Celui de Barachois de la Malbaie mesure sept milles d\"» et il sert de base au remblai du \u2022 PERCE.\u2014 Vue prise du Pic de l\u2019Aurore.Les chalets Cuité, le rocher Perce et l\u2019ile Bonaventure.rc un chemin de ceinture en Gaspésie.Le ministre Perron n\u2019était pas seulement un colosse au physique, mais il l\u2019était aussi par le cerveau.Il voyait tout en grand et les tâches les plus herculéennes ne l\u2019effrayaient pas.Le Boulevard Perron restera l\u2019une des oeuvres les plus méritoires de sa vie publique.Pourquoi ne verrait-on pas son monument à un endroit bien en vue de notre Riviera canadienne ?SPECTAULES (i RANDIOSES Il y a des tours, en Europe, que l\u2019on n oublie pas lorsqu\u2019on a eu l\u2019avantage de les accomplir.Ainsi, celui de la cornu he de Mars \u2022llle à Nice, de même que celui d\u2019Amalfi, de Naples à Sorrente.Au Canada, rien de plus pittoresque, de -3 r ' rtyi, ÆÈSÈm ï» i \u2019b.^ v a W&SJSpk v J à L Anse à Volleau, sur la côte nord de la Caspcsie.chemin de fer d«?la Gaspésie.Le goulet est surmonté d'un solide pont de fer pour le franchir, tandis que les autos qui filent vers Gaspé doivent faire le tour de la baie.UN MONUMENT J< ne veux pas signaler ici l\u2019existence d'un monument le long du tour de la Gaspésie.mais plutôt suggérer qu'il en soit dressé un à l\u2019entrée de la péninsule, à Ste-Fia vie, par execple.Un peu partout, quand on accouplit ce parcours de 7G0 milles, en bouclant la bouule, de Ste-Flavic à Ste-Flavie, l\u2019on voit, affiché à différents endroits, le nom de bienfaiteurs de cette région.Je ne voudrais pas en dresser la liste, car j'aurais peur d'en oublier, mais qui a déjà songé au plus grand de tous, celui qui, comme de Lesseps, ne s\u2019est pas contenté de concevoir de grands projets, mais les a réalisés ?Je veux parler de feu l\u2019honorable Josoph-Léonide Perron, qui a accompli ce tour de force de construi- plus merveilleux, de plus colossal, que la traversée des Montagnes Rocheuses ou le trajet que l'on accomplit, grâce au boulevard Perron.Aux Etats-Unis, pour rappeler la mémoire des quatre présidents qui ont le plus contribué à la grandeur de cette République, un patriote du nom de Gutzon Borglum a conçu le projet de sculpter dans le granit de Black Hills, sur le pic Rushmore du Dakota-sud.ks quatre figures de Washington, Jefferson.Lincoln et Theodore Roosevelt.Chaque tète mesure environ 60 pieds, du bas du menton à la partie supérieure du front.Les montagnes de schistes ou de conglomérats de la Gaspésie ne se prêtent guère à une telle sculpture, mais il y aurait toujours moyen de dresser un \u2019cairn ou un tumulus, ou une stèle avec le buste de Perron, afin de rappeler son nom à tous les Canadiens qui passent par là et le faire connaître aux étrangers qui affluent de plus en plus nombreux dans la Gaspésie.Le mont Rushmore.avec ses quatre têtes do présidents américains a con- tribué à faire augmenter le tourisme dans le Dakota-sud à un tel point que l\u2019année dernière seulement les touristes y ont laissé environ vingt-cinq millions de piastres, qui n\u2019y auraient pas été distribuées, n\u2019eut été la construction de cette gigantesque entreprise.Deux superbes voies, sans poussière, y conduisent.I^cs touristes ne s'aventurent qu\u2019une fois dans un mauvais chemin.BIBLIOGRAPHIE Je n'ai ni l'espace ici, ni le temps voulu à ma disposition pour dresser une liste des ouvrages parus sur la Gaspésie, mais je ne saurais passer outre sans tracer quelques lignes à ce sujet.\u201cSte-Foy\u201d écrivait récemment ce qui suit à propos de la Gaspésie: \u201cQuant au côté historique de la Gaspésie, il est, pourrions-nous dire, à l\u2019avenant de l\u2019aspect pittoresque.Ne suffirait-il pas de dire que la Gaspésie est le premier coin de terre américaine dont les Européens aient pris possession au nom du roi?Et l\u2019on sait qu\u2019à Gaspé, en 1934, une superbe croix en pierre n été érigée sur la ixiinW\u2019 de Gaspé pour indiquer au monde que c\u2019est là, en tout premier lieu, que Jacques Cartier, dans sa mer- \u2022 Lire la suite en page 15 @î \u2022 Une halte au Coin du Banc, au Barachois de la M.ilbaia.\u2014 Du gauche à droite : Mme H.Chassé, Madame et Monsieur Ed.-C.Tanguay, plus un ami d'occasion \u201cSnappy\".«Â 'i \u2022 Avec \u201cL\u2019AUBERCE OU FAU- BOURG\", de St-Jean-Port-Joli, à gauche et l\u2019hôtel \u201cLA NORMANDIE \u201d, à Percé, à droite, on retrouve deux types d'architecture canadienne.A .emar-quer la simplicité des lignes et l'har-mo\u2022 **»e dm l'ensemble.i.: 1 _ jf* ! r.iLiRjiii mm uk ak , W5 Dimanche, 7 septembre 1941 L#Âction Catholique \u2014\u2014 Québec Vol.V, Ko 36 \u2014 3 Le charlatan Dans un village d\u2019on bas de Québec, IJ y a trente ans, par un beau diman-ciii dt»' juin, après la grand'messe.Un personnage frappant \u2014 c\u2019est le cris de le dire \u2014 était installé devant l'église, sur un camion rustique \u2014 une ouaguine, comme on disait \u2014 dont les branrards reposaient sur le sol.Le bonhomme \u2014 forte corpulence \u2014 \u2022t tenait debout près d\u2019un coffre long, presque carré, recouvert d\u2019une couverte grossière.Il avait bien, à la vérité, tout ce qu\u2019il fallait pour frapper urn population campagnarde, et lui en imposer, dans un temps où les esprits \u2014 sauf exceptions \u2014 possédaient encore une bonne dose de la crédulité naïve de l\u2019ancien temps.Coiffé d'un large feutre brun.\u2014 un vrai chapeau de coirboy, \u2014 notre charlatan (car c\u2019en était un) portait un costume étrange dont le gilet bridait, sur la poitrine, de médailles d\u2019argent (?!); un large ceinturon écarlate enserrait sa tai 1 le.A mesure que les gens sortaient, par \u2019es deux portes de la modeste église, il* venaient se masser, curieux et empressés.autour de la voiture.Le charlatan attendait dans une pose théâtrale, \u2014 le bras droit pendant et la main gauche sur la hanche.\u2014 que tout le monde eût pris place.Et.de son côté, la foule attendait qu\u2019il ouvrit la bouche, qu'il parlât.Il l\u2019ouvrit enfin, il cria : \u2014Mesdames! Messieurs!.Un grand frisson secoua rassemblée qui se resserra davantage; deux ou trois gaillards, qui ne prenaient pas ça au sérieux, crevèrent de rire.\u2014Mesdames! Messieurs! reprit le charlatan, je suis ici aujourd\u2019hui, comme envoyé de la Providence, pour vous faire du bien, pour soulager vos douleurs, ou plutôt, pour vous les ôter!\u201e Il ne vous en coûtera pas un sou!.Tâchez d\u2019en profiter!.Un bon vieux, dans la foule, s\u2019enquit avec un sourire narquois : \u2014Bédame! ça s\u2019rait-y l\u2019bon Guieû, ou b\u2019en l\u2019gumble?.Ce qui fit ricaner et rire bruyamment plusieurs voix robustes.Et le bonhomme aux médailles continua son boniment.\u2014S\u2019il y a.ricana-t-il, des jeunes filles qui souffrent de l\u2019amour, qui sont malades pour se marier, eh bien! j\u2019ai dans mon coffre (et de la main il montrait le coffre) un bon remède pour les guérir.Cette fois toute l\u2019assistance creva : \u2014Ah.ah, ah!.Hi, hi, hi!.Seules quelques demoiselles, groupées sur le perron de l\u2019église, ne partagèrent pas l\u2019hilarité générale.\u2014Mais d\u2019abord, poursuivit le charlatan.je vais arracher les dents à ceux qui en ont de trop.Et, ramassant à ses pieds un p\u2019tit sac à farine de 10 Ibs plein de dents, il agita au bout de son bras, en s\u2019écriant triomphalement; \u2014Voyez, mesdames et messieurs, voyez ce que j\u2019ai arraché, rien que dimanche dernier, à Stc-Pétronilleü.Un bavard en calotte, qui avait grimpé sur les brancards, exclama, tout surpris : \u2014Crime! c\u2019est des vraies dents d\u2019mondc; reprit le charlatan, avec une forte envie de rire; mais, ma foi! on dirait plutôt des dents d\u2019ehevaux!.Tenez! regardez-moi ça!!.Et.disant cela, notre hâbleur exhibait au bout de ses doigts une dent énorme, une dent h quatre racine», choisie parmi les autres.Puis ce fut un appel éloquent, irrésistible : \u2014Approchez! approchez vite, ceux qui ont des mauvaises d«-nts, des dents qui déchirent les gencives, qui écorchent la langue, des dents, enfin, qui font peur aux docteurs, qui résistent à leurs meilleures pinces ! (Le bonhomme avait sur le front, sous le rebord de son chapeau, une toute petite batterie électrique, reliée par un fil invisible à l\u2019ouiil qu\u2019il tenait caché.) \u2014Approchez! approchez vite! n\u2019ayez pas peur, ça ne fait pas un brin de mal I ?Alors un p\u2019tit vieux à forte barbe blanche, les paupières toutes rougies, portant lunettes et un feutre noir, fendit la foule d\u2019un air décidé.Il s\u2019approcha du camion, mit le pied sur le moyeu de l\u2019une des roues, posa la main sur le bord de la plate-forme, et, d'un saut agile, s\u2019élança en l\u2019air pour retomber sur ses deux pieds, bien droit, à côté du faux médecin.\u2014Hourrah pour le père Tinoir! crièrent une bande de gars, en arrière de l\u2019assemblée.Le père Tinoir, se tournant du côté d\u2019où venaient les acclamations, lança d\u2019une voix sèche, au grand amusement de la foule : \u2014Les fainéants ! i s\u2019déchirent l\u2019go-rier à crier hourrah, mais i sont pas capables d\u2019en faire autant I ^204 Jlouii Le charlatan fit asseoir le vieux sur son coffre, et.croyant avoir affaire à un sourd, il lui beugla dans l\u2019oreille, à lui briser le tympan : \u2014Ouvrez la bouche, le père, et montrez moi votre dent !!! Le patient, un octogénaire, ne se le fit pas beugler deux fois; il ouvrit une bouche derm surée, et, de son index, montra sa dent au charlatan.Celui-ci posa dessus son outil et, aussi vite, montrait au bout à la foule ébahie.le chicot du père Tinoir.La multiplication des pains et des poissons sur la montagne, dix-neuf siècles auparavant, n\u2019avait pas dû causer plus d\u2019étonnement.\u2014Suivant!.cria le charlatan.Un autre paroissien, plus jeune celui-là, remplaça le vieillard sur la chaise électrique, pardon! sur le coffre, puis ce fut le tour d'un troisième, et ainsi de suite, pendant plus d\u2019une heu- coffre, l\u2019ouvrit et en sortit une bouteille \u2014 de la taille d\u2019une bouteille de Rundel \u2014 pleine d\u2019un liquide incolore, autant dire couleur d'eau.\u2014Ça, mesdames et messieurs, lança-t-il d\u2019une voix claironnante, en agitant la bouteille au-dessus de son grand chapeau, ça, ça guérit de tous maux 1 C\u2019est une panacée, autrement dit, un remède universel I Et ça ne coûte pas cher: rien qu\u2019une piastre!! C'est pour rien!!!.Un villageois sur la quarantaine, le* épaules un peu remontées, s'approcha Mosuteau du camion et, une main contre TorHIW s\u2019informa : \u2014Ça guérit-y les sourds T \u2014Lis sourds comme les autres»^.A pourquoi pas?\u2014 Puisque c\u2019est un remède universel!!.Trois gouttes uia MORN HAD re.Les douleurs des mâchoires soulagées, enlevées, le charlatan découvrit son L_ /lia*-.riya-L.- 1^ mwvm A i //s jyy/s \u2022 J l/.Vti PI i ' is ii.Æ _ 4 __ Vol.V, No 36 L'Action Cattiofiqu* \u2014 Cttmancket, 7 septembre 1941 ?Nfttar»Hcn>«nt, *on% n'jvrt an cun inttrft I*Mi HONM'J,: Von* port** b*»»- C*Mt à town d'intérêt à D cr«il gnc r\u2019n^i t« c«»U \u2018 MUc Bun rnnin tt tll« cat nnriir! rr tju PIRATES pr«n4t pm! Vous cnc trnttes corn-use un vulx&lre romnais-¦ioniLnlre.puls vous ifU-\u2022es convnir un enfsat }v-toux k l'arrivée do ccito polite- Pourquoi?Malgré toute votre expérience, Je vols que vous avex encore beaucoup à apprendre au sujet des femmes\u2014ou.du moins, d'une femme! Bonsoir, MONSIEUR Ilennirk! m Ne eeu pas si chagrin.Ter-ryl Nous allons nous ren dre an vülaxe.Nous axons be rota d'un peu de dir-tractioa tens lev deu\\.J Allons, alloas, mon garçon! Tu ne vas pas UlNter une petite fille te dicter ce que tu dois faire!\t' OnI ce que fait Mlle Smith aeee VOUS! C'est tout A fait m différent! MfXûB\u2019/j WtSTT :rn«r r Je ferais mlenx de Bon Jour Pu Man< hu! Tu D y a un bon cuisinier à l\u2019auberge locale.Nous pourrons nous renseigner au sujet de Burma.pendant qne nous mangerons une bouchée.Il a reçu ordre de ae partir cnn! aussi.Je vous ai déjà causé vu une petite Américaine lel?taire.si Burma ne veut pas nous voir asaev d'ennuis! \u2019 kvrjfiQ si k.' \u2022- ¦ m I ¦ i sr , À s mm 1 mm NWS Alloua donc.Terry!».D\u2019ailleurs Mlle Smith aura besoin de notre aide avec les nouveaux rnvojs de secours qui vest arriver ces Jours- rignerata Oui - dee ali ose* es.dee remèdes.dee vête ua eu U vouas d\u2019Amérique.Il faut être prudeut.cur il y a data eut envoi de PO-PI U M peur les hêpituua de la soae de guerre! Wl : % mm 7 septMnbr« 1^1 L'AcHo« CaHioflqut \u2014 Québ«« Vol.V, No 36 \u2014 5 Saint -\t-de- St-Thomas de Caxton.oompo-\u2022> * de scKmeuls di*ï> paruiS-»e'S de iàt-Etienne, de Yamachiche, de tît-Barnabe- et de la Pointe-du-JLac.fêtera en septi*inbre prochain son vingt-cinquième anniversaire.Ce i* lit coin de terre destine à développer un peu plus la vit rurale possède aujourd'hui une vitalité si vigoureuse qu\u2019il peut se dresser en témoignage !! Vingt-cinq ans.Une belle tranche d'histoire au cours de laquelle la paysannerie chante, au rythme des saisons, l'attachement a la terre ! Et, eri deçà de cette date il y a les années difficiles de la fondation.Le poème épique inspiré par le dévouement sacerdotal le plus magnanime et le travail obscur et tenace d'un petit groupe de pionniers.A cette seule évocation, qui n\u2019aurait i\u2019idéc d'une rétrospective où l\u2019intérêt se manifeste déjà ?La première date inscrite dans les annales paroissiales c'est 1902.Celle de la première requête en vue de l'obtention d'une chapelle et instituée par MM.Adrien St-Pierre et autres, présentée à Mgr F.-X.Cloutier, évêque des Trois-Hivières.Depuis lors, les événements se succèdent assez rapidement puis-qu'en 19U3.Mgr accepte la donation du terrain de la fabrique û la Corporation épiscopale des Trois-Rivières.Le 9 janvier, M.Victor alias Hector Bellemare, cultivateur de St-Etienne, confirme la promesse de donation consentie à Mgr F.-X.Cloutier devant notaire.le 18 décembre 1902.La seule condition stipulée est de construire à l\u2019endroit mentionné une chapelle pour une mission.Ce terrain est situé sur le territoire de St-Barnabé.dans l\u2019augmentation de Caxton.faisant face au nord-est au cordon du 5e rang de St-Etienne.Cette décision allait à rencontra des projets des signataires de la première enquête, résidant du côte sud-ouest de la grande rivière Yamachiche.Ils ne s'en consolèrent pas facilement.et pour cause ! A l\u2019automne de 1902.l\u2019entrepre-nont M.St-Pierre organisait une corvée.On coupa, sur sa terre, le bois destiné à l\u2019église et on l'amena à l\u2019endroit désiré.Cependant, nos hommes r'avaient pas compté sur la visite de Mgr en février.\u2018 Avec son beau p\u2019tit cheval blond qui menait bon train\u201d, dit-on.Sa Grandeur pouvait affronter les rigueurs de l\u2019hiver.C\u2019est ainsi qu\u2019on le vit arriver à l\u2019improviste.Chez M.Noé Milot.Mgr s\u2019arrêta et fit signe à M.Charles Milot le p\u2019tit\u201d.Smp «rrand bras qui avait l\u2019habitude d\u2019indiquer les directives, se tondit vers un point propice, selon lui.Mais, notre astucieux campagnard, usant de réparties pittoresques, parvint à faire avancer le prélat de quelques arpents, au .site actueb.Là Mgr s\u2019engo- le H Me|»femhre Mes noees # >oles historiques gea en ces termes: \"Quand je parle, je dis vrai: vous aurez votre église ici\".Saluons le premier desservant de la mission.M.l'abbé Louis- 17 par 20 environ.Le missionnaire couchait dans la sacristie la nuit du samedi au dimanche.Certains.préféraient le parquet de l\u2019allée centrale de la chapelle, ce mêmes ses \"tours de cartes\" pour mystifier les gens de St-Thomas n'avaient fait oublier tout cela.H faut avouer que M le curé Brousse.au avait un faible pour sa ju- Eugène Duguay, de la paroisse de St-Barnabé, accepte immédiatement la donation, suivant sa procuration datée le 7 janvier, soit deux jours auparavant et délivrée par Mgr F.-X.Cloutier.Une lettre écrite de la main même du vénérable évêque, le 3 mars 1903.nous fait connaître le premier bienfaiteur qui donna aussi son nom à St-Thomas.M.le chanoine Thomas Martel, curé de St-Barnabé, non content d\u2019offrir $800.00 pour la chapelle, se rendit avec empressement au désir du prélat et se chargea de conduire les travaux de construction.L\u2019exécuteur en fut M.l\u2019abbé Duguay, son vicaire.Le 25 mai de la même année, M.l\u2019abbé Duguay vint marquer la place de la chapelle.Elle fut construite sur l\u2019emplacement de la maison de feu Antoine Rc-gnicre.Ce geste rituel accompli, on s\u2019imagine que chacun dut vivre d;.ns l\u2019attente émue de la première messe.La consécration de ce pays neuf au bon Dieu eut lieu le 11 juillet 1903, au milieu d\u2019une nombreuse assistance.Le célébrant fut M.l\u2019abbé Duguay, comme bien l\u2019on pense.La bâtisse était peu finie: il n\u2019y avait pas de plafond et le vent y pénétrait par bien des endroits à la fois.La chapelle avait une longueur de 40 pieds sur une largeur de 30.avec une sacristie de grand séminaire des Trois-Rivières.bénit cette cloche duns 1 é-glise de St-Barnabé le 12 jum 1904.Au cours de l'été, la sacristie fut reculée de la distance d« 30 pieds vers le sud-ouest pour allonger d\u2019autant la ch;, pel le A t« Toussaint, les travaux étaient terminés et les bancs vendus.C» dimanche marqua le retour à l\u2019église de quelques récalcitrants, qui n\u2019avaient pas accepté encore le site de l\u2019église.Cette résolution fut prise en grand conciliabule au magasin tk* chez M.Cyprien G arceau.Un seul, M.Cléophas Rus-sières, s\u2019acheta une terre dans St-Barnabé.Le 1er juillet 1905 marque la date de l'arrivée du 3e desservant, M.l\u2019abbé Orner Meunier.M.i\u2019ab-bé Meunier construisit la grange que l\u2019on voit encore sur le terrain.Ensuite vint M.l\u2019abbé Antoine Auger, dont nous avons déjà parlé.(8 juillet 1908 \u2014 29 septembre' 191 ()).Enfin l\u2019arrivée du 5e desservant et 1er résidant! M.l\u2019abbé T.s-Philippc Lesage.On peut affirmer que ce dernier ne s\u2019est pas installé pour se croiser les bras! Il a abattu de la besogne comme les colons abattaient des arbre» dans la forêt! De mai à septembre le tintamarre d«*s ouvriers se répercuta aux échos d\u2019alentour, lx- prêtre allait jouir d\u2019une résidence convenable ! On construisit le presbytère et le hangar au coût de $3,300.00.Les ouvriers d\u2019alors étaient 1 MM.David Brisson.Joseph Mil- n\u2019était pas moins dur comme lit, ment Nelly qu\u2019il ne consentait pas k-tte.Paul Samson.Char es G -.r-inais il y avait p us d\u2019air.\tà prêter, fut-ce à son vicaire, M.ceau.Arthur et Joseph-Francis Le 28 juillet.Sa Grandeur Mgr J\u2019ahbé Auger.\tLacerte.Trefflé Bouchard.Donat F.-X.Cloutier étant en visite pas- Ce brave coeur fut pourtant Carbonneau, Eugène et Napoléon torale à la Pointe-du-Lac, prit la pris en défaut : MM.Raphaël Gagnon.peine de se rendre à la chapelle dt' Lajoie et Grégoire Aubry s\u2019avise- Le 17 mars 1911, M.l'abbé Le-la mission pour visiter la place et rent un jour de porter plainte' à sage achète le terrain du cimctiè-voir les travaux exécutés.C\u2019était Mgr, parce que M.Brousseau au- re.Déjà, on songeait aux moils, un petit voyage que Sa Grandeur rait dit de ne pas vouloir se ren- preuve que la fuite du temps at- dre au chevet d\u2019un malade.Sur le teint les endroits les plus v I reproche d«-\tte, M.Broua- h s plus humbles, seau, au prône le dimanche sui- Puis, ce fut l'installation du le vant.expliqua aux paroissiens desservant, M l\u2019abbé J.-T.Tru-\u2018qu'il n'avait pas dit tout ce que del.le 3 février 1913.Et le 2 jan-l\u2019on avait rapporté à Mgr.Alors, vier 1918.après certaines hésita-le bouillant M Grégoire Aubry\tarrivait à St-Thomas, le dé- se leva dans l'assistance et, d\u2019une cret d\u2019érection canonique de la pa-voix bien assurée : \u2018 C'est pas vrai, roissc.événement capital dont le vous l'avez dit!!\" M.l\u2019abbé ne 25e anniversaire sera célébré en sembla pas s\u2019en émouvoir outre septembre prochain, mesure sur le moment mais\u2019 on C\u2019était enfin le lever du jour rapporte qu'après la messe.M.P°ur & P-Après la mort de M.le chanoi- vile suivit.Je 24 octobre 1916 done Martel.M.Duguay devenant frétée par proclamation do la (.»-curé de St-Barnabé, la desserte de rette Officielle (page 2800).St-Thomas fut confiée à son vi- Le conseil municipal formé f* Caire.M.l\u2019abbé Emile Cloutier.1916 fût dissous par un malheu-Un fait saillant qui témoigne du reux coup de main politique moins zèles ries desservants et de la gé- de drux ans plus tard.On croyait nérosité des paroissiens, ce sont par là détruire la paroisse cano-les améliorations apportées à l\u2019é- nique, mais elle a continué de vi-glise dès l\u2019été de 1904.\tvrc avec son corps de marguilliers, D abord en rnai.la façade de !« I>a paroisse comprend une éien-chapelle fut ornée d une fausse jyp jp territoire d'environ 16,486 t 100 ou 64, selon qu\u2019on le cherche au-dessus ou au-dessous du nombre donné 80.Première ll> pothèse 100 80 20 20 - 3_ 60 60X60 3,600 100x100\u201480 80; 60 60 ou 10,000\tfi.400 3.600 Deuxième Hypothèse 80-64\t16\t16 - 3 48 48 -ter un bon prix, se disent les Arabes pendant que Vaillant est mis en vente.Mais un coup d'oeil i ses yeux ra-Keurs et à son attitude de défi suffit pour éloigner les acheteurs.SX-' Ia*s coups de fouet ne réussissent même pas à vaincre sa dangereuse férocité.Un riche marchand s'approche en ce moment et Vaillant s'arrête, stupéfié, car à la ceinture du fa lueux personnage il vient d\u2019apercevoir \"l\u2019épée chantante \" m- - r-t-B - 16 !>\u2022* rooe: (U .oat Trop tard, lia ont verrouillé 1a port*.Tût tout arrêt** le traJba.>iK let auront.Ils n* tau- : ¦ .JJ.jK\t4 ¦ i ¦» A ce moment, un avion mystérieux vole le train.réekell* As Deeei ro*A*., Je rait o> survole* le bagage* \u2014kl.\u2014 ruexxs .'__«HL'éiJU \"> mm 1\u2014 \u2022 »?nr Vol.V, No 36 L'Action Catholique \u2014 Québec Mmancbe, 7 \u2014ptombra 1941 l i [ "]
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