L'Action catholique : organe de l'Action sociale catholique, 1 février 1942, dimanche 1 février 1942
[" r^KwT CATHOLIQUE Otarie d« L,Action So-iale Catholique.i ,U\u201en rt idmlnlutration : |H, Ü\u201eul.n^st, Quebec.Vol.VI.numéro l/AÜ OW 16 PAGES MInstaurare omnia in Christo' Dimanche, 1er février 1912 \\v ^ ' 5' .!¦ s è''- ^\t-V' -\t.tMli- - 41#^^ : s' S ¦ \\- A* 4$',' i wm*mmww$m :'\t^\tV ^ r ' \\: ¦\t¦ ¦ .' .*' .\u2022* ! vX;t.¦ % ¦\t¦ &'pêà ¦ ' :*\u2022 Sk ^.X ^ ' i C ï} UANGLETERRR \u2022 Alfred le Grand (871-901) fut le plus capable des premiers rois an* lais.Depuis l\u2019invasion et la chute de la France, au printemps de 1910, il a maintes fois été question de l'invasion de l'Angleterre par les hordes hitlériennes.Le chef nazi a promis de faire cette invasion ; il i'a même tentée, mais sans succès.L'invasion de l\u2019Angleterre est-elle possible ?Les chefs politiques et militaires de l\u2019Angleterre assurent que les Allemands ne réussiront pas à prendre pied, pour s'y installer, sur le sol britannique.L'Angleterre a-t-elle déjà été envahie ?Oui, et plus d'une fois, sept pour être exact, sans compter les raids des pirates.Jetons un rapide regard sur le païsé et nous verrons comment se sont produites ces SEPT invasions massives de l'Anglete-re.L'Angleterre, qui vit tour à tour débarquer et s\u2019installer chez elle ies Romains de Jules César, en 55 avant Jésus-Christ, ceux d'Agricola en 78 de notre ère, les Scandinaves, les Saxons en 555, les Danois en 787, etc., connait, depuis deux mille ans, ce genre d'épreuve.Sans compter les \u201craids\" de pirates nordiques, elle a subi six ou sept invasions massives, dont la dernière en date et la plus importante au point de vue historique et politique, est celle que réalisa, en l\u2019an 1066, avec un éclatant succès, le duc de Normandie, Guillaume le Bâtard, ou le Conquérant (1027-1087), \u2014 lequel, devenu roi de Grande-Bretagne, y fonda une dynastie normande qui régna 88 ans, jusqu\u2019à l\u2019avènement des Plantagenets d\u2019Anjou (1154.) CelU: guerre d'invasion fut motivée par un singulier litige.Le roi Edouard-le-Confesseur, mort sons postérité, en 1066, avait désigné comme successeur son beau-frère, le comte saxon Harold, qui fut proclamé souverain de Grande-Bretagne, au détriment d'un autre prétendant plus légitime, Edgar Atheling, petit-fils de l\u2019ancien roi Edmond Côte-de-Fer, élu en 1016 .Mais un troisième amateur s'était mis sur les rangs : le duc Guillaume, quoique Français natif de Falaise, revendiquait, lui aussi, et très énergiquement, la couronne britannique qu\u2019Edward, son cousin, lui avait jadis promise en héritage.Le comte Harold lui-même s\u2019était engagé, par serment solennel, à respecter et à favoriser cette convention.Guillaume, furieux de se voir évincé du trône, le dénonça alors à la cour de Rome, comme parjure, sacrilège et u-surpateur, déclarant qu\u2019il le poursuivrait par le fer \u201cjusqu\u2019aux lieux où Harold croirait être le plus ferme sur ses pieds\".Le pape Alexandre II.ayant à se plain- dre des Anglo-Saxons qui refusaient de payer le denier de Saint-Pierre, octroya à Guillaume la permission d\u2019envahir l\u2019Angleterre pour y rétablir l\u2019obéissance au Saint-Siège ; ét, afin d\u2019appeler la faveur du ciel sur sa pieu*» entreprise, il lui envoya la bannière de Saint-Pierre, avec un anneau d\u2019or contenant un cheveu de cet apôtre.Une bulle d\u2019excommunication fut lancée, en même temps, contre le roi Harokl et ses partisans.En sept mois, Guillaume forma une aimée de 50.000 hommes, accourus de toutes les provinces et réunit, à l'embouchure de la Dive, une gigantesque flotte de 1,400 vaisseaux ou barques de transport, qui atteignit la côte anglaise à Pa-vonsey, sur le Pas de Calais, le 28 septembre 1066.Rien ne s\u2019opposa au débarquement qui eut lieu sans combat.Mais en touchant le sol, Guillaume fit un faux pas et tomba le nez dans le sable.\u201cMauvais présage !\" murmuraient ses compagnons.\u2014 \u201cNon, c\u2019est une politesse, répliqua le duc : je salue et j\u2019embrasse cette terre qui va être à nous !\" Ce fut seulement le 14 octobre qu\u2019il attaqua, à Hastings, les Anglo-Saxons, solidement retranchés.la» lutte fut terrible.I^es Normands, repoussés trois fois et décimés, n\u2019obtinrent la victoire qu\u2019au quatrième assaut, mais elle fut écrasante et sans appel, elle livra d\u2019un coup tout le pays aux agresseurs .Un bruit sinistre, cependant, les avait, un instant, frappés de panique : \u201cLe duc est mort !\u201d Il fallut que Guillaume, pour les rassurer, galopât, tète nue, dans la mêlée, en hurlant : \u201cVoyez ! je vis !.je vis !.je vis encore !\" Le pauvre roi Harold n\u2019en pouvait dire autant.Il avait été tué d\u2019un coup de lance (car les monarques en guerre se battaient alors comme leurs soldats) \u2014 et Guillaume le Conquérant, sacré à Westminster, le 25 décembre, s\u2019installa froidement à sa place.?iTj-V-T \u2022 Guillaume 1er, duc de \\ornun-die, fit la conquête de l'AnKlcirrr» en 1066.COMMENT on pourrait envahir la Grande Bretagne Cette question.\u201cEst-il possible d\u2019envahir l\u2019Angleterre\u201d, que chacun se pose depuis bientôt deux ans, aurait pu recevoir une réponse affirmative il y a dix-huit ou dix-neuf mois.En juillet-août 1940, la Grande-Bretagne a couru les plus grands risques d'envahiss.-ment.Plus exactement, à cette époque, elle se fût trouvée pour ainsi dire sans défense contre une tentative d\u2019invasion, si celle-ci avait été conduite avec l\u2019ampleur et les moyens dont il fut question plu tard.' La défaite française avait surpris ies dirigeants britanniques autant que les Français eux-mêmes.Us avaient compté sur une longue guerre de blocus, et ils voyaient brusquement l\u2019ile anglaise exposée aux attaques d\u2019un ennemi dont la supériorité aérienne était alors encore presque écrasante.L\u2019armée territoriale, à peine incorporée, n\u2019était pas instruite.Cinquante mille parachutistes descendant on quelques points bien choisis, eussent pu, presque sans rencontrer de résistance, s\u2019emparer des points straté- giques.détruire les communications militaires, jeter partout le désordre et le désarroi, et vraisemblablement paralyser l\u2019ile entière.C'est à oe moment que M.Winston Churchill décida de prendre les mesures énergiques qui devaient, sinon transformer la Grande-Bretagne en un vaste camp retranché, du moins d\u2019abord empêcher tout effet de surprise, prévenir la désorganisation par une attaque brusquée, puis créer des lignes et des centres de résistance intérieure.En premier lieu fut organisée la dé- fense des côtes Est et Sud.Chaque plage, chaque morceau de rivage accessible fut garni de lignes ininterrompues de pyramides de ciment hérissées de pointes, ces lignes étant doublées de défenses en profondeur constituées- par des fortins en ciment abritant des canons et des mitrailleuses.Aujourd\u2019hui, à tous les noeuds de routes, à tous les croisements importants, des fortins de ce genre sont érigés et armés en permanence, et non seulement dans le Sud et l\u2019Est.Aux en- virons de Liverpool, toutes les ru< e» les routes dans le sens Est-Ouest, c-st-à-dire venant de la mer, sont b; «>f par des blocs de ciment armé.Dt s canes permettant un passage et j vant être instantanément obstruée it ménagées sur certaines d\u2019entre n - s pour permettre un minimum de ci u-tion.LES \u201cHOME GUARDS' La veille contre le danger d\u2019ins.n aérienne a également été organisa I* réseau militaire de la D.A.T.a .» été renforcé par l\u2019adjonction d\u2019un pi de volontaires civils, extrêmement .-breux.celui des Home Guards.Le: Home Guards sont des hommes ayar passé l'âge d\u2019être incorporés dans !< r-vice actif, mais encore vigoureux, le service qu\u2019on leur demande l\u2019exige, lit sont de service un jour sur deux, et une nuit sur deux.Us interpellent les ge s sur les routes, arrêtent les voitures, examinent les occupants et leurs pap.org.La nuit, ils circulent constamment dans les chemins et à travers champs Ils sont armés et peuvent tirer sur qui ne s'arrête pas à leur injonction.Leur grand nombre fait qu\u2019il parait impossible que._ par exemple, des parachuta te* soient lâchés sur un point quelconque de la Grande-Bretagne, même loin de toute ville, sans être immédiatemen*.g -gnalés et attaqués, sans que tous les entres de résistance ne soient aussitôt .r-tés.On peut donc poser aujourd\u2019hui, .re-mièrement qu\u2019une tentative d'inv.un, qu\u2019elle soit maritime ou aérienne, ne bénéficierait nulle part d'un effet de surprise, et deuxièmement, que les o-saillants, s\u2019ils réussissent à débarquer, n\u2019avanceront pas dans un pays aff«>\\ et désorganisé, mais au contraire qu\u2019i *e heurteront aussitôt ou presque a s.e * tôt à une vive résistance.Dans ces conditions, une invasion de l\u2019Angleterre reste-t-elle encore p< s> ble, et si oui, comment peut-on l\u2019inmgi-ner ?LES FORCES EN PRESENCE On peut dire d'abord d\u2019une m inière générale qu\u2019il en est de cette opém'ino comme de toutes les opérations nv.Ü- \u2022 Commandées par César, les légions romaines débarquèrent en Angleterre, en 55 avant J.-C.\u2022 Le débarquement des Jutes, sur les eûtes d'Angleterre, comté tie Kent, en l\u2019année 449.# Des raiders saxons ravagent les eûtes de l\u2019Angleterre, pillant et incendiant.\u2014 2\u2014 Vol.VI, No 5 L'Action Catholique \u2014 Québec Divranche, 1er février A DEJA SUBI SEPT INVASIONS MASSIVES SANS COMPTER LES RAIDS DES PIRATES \u2022> po.\"Sibilité cléi>end de 1* dif-» i noyons d«*s adversaires en Supposons pour simplifier, p\u2018V , Allemand* aient cent mille a-Anglais seulement dix mil-L\t,.5( bien évident que la question *\t,j ivanoe résolue : les Allemands , u.-nt tous les centres de résis-¦ >n britannique, attaque-, .a vires dans les ports et sur \"\t' bombarderaient et mitraille- > ipe* motOriséM.et une luis 1,-Bretagne privée de toute dé-u.^ n'auraient plus qu'à débar-.poupes par avions gros por-' , rs t.t nème par navires de transport., différence des moyens est n >rore tout différent de celui que \u201e\u201e\t.-ne imaginé pour simplifier les cj ,> problème ne se présente pas 4 ii.n n : ère aussi simple.i.a pi lère chose à dire est même ^1* inv ision éventuelle de la Gran-H e ne doit pas être imaginée .n< opération simple.Il est évi-\u2022\tn invasion par K MATERIEL t a \u2022 u jour, le Reich déclenche f,\tii ande-Bretagne une offensi- I ic.à la fois aérienne et .sous-marine.Engageant une énorme l'jppareils, il déverse chaque le tonnes de bombes j.» 0:1s.sur les villes, et conti-,\til le jour les attaques, de ma- i) \u2022 c point laisser à l'aviation de use un instant de repos.-« prolonge des jours et des \u2022 'e à amener une énorme ron».n n motion du matériel britannique.temps, le plus grand nombre p.\t.d.sous-marins est engagé p 1 ' 'a 1 ie des convois de navires :\tnt, apportent en Grande- B .les avions et des munitions.2$t l\u2019Allemagne réussit à faire que la consommation britannique en matériel de guerre, et spécialement en matériel aérien, soit, pendant un certain temps, beaucoup plus forte que l\u2019importation, la Grande-Bretagne peut se trouver dans une situation dramatique.La chasse anglaise s'usant, ne repoussant que de plus en plus faiblement les attaques des bombardiers allemands, les ports, les centres de résistance et les centres industriels peuvent devenir intenables.Les premiers contingents de troupes d\u2019invasion peuvent alors être débarqués par la voie des airs.Il ne s\u2019agit pas seulement de parachutistes, mais d\u2019unités motorisées, et même de tanks.Ces premières troupes sont déposées en quelques points choisis, défendus par l\u2019aviation de combat.L\u2019action de cette aviation doit être suffisamment intense pour couvrir complètement les troupes descendues des airs contré toute réaction de la defense locale, et pour leur permettre d\u2019attaquer à revers la défense britannique des ports et des côtes.En outre, ces unités maintiennent dégagées des zones d'atterrissage pour la flotte de transport aérien et les formations massives débarquant des canons antiaériens et antichars.I*i liaison des corps d\u2019invasion peut permettre du même coup de découper la Grande-Bretagne en plusieurs tronçons, si les points d'atterrissage sont bien choisis.Si l\u2019on considère, en effet, une carte de cette île, on est frappé de voir comment sa faible largeur est profondément entamée par les échancrures de ses deux côtés : Tamise et Canal de Bristol, Mersey, Solway, Clyde, Firth of Forth.Il est d\u2019ailleurs évident que tout cela n\u2019a pas plus écliapj*S aux défenseurs de l\u2019île qu'aux assaillants éventuels.La suite de l'opération d\u2019invasion consisterait, semble-t-il, pour les armées venues par les airs, à faire leur jonction en direction de La région de Douvres.y/y 1577 -',r*xvwr 2 tSR TO?V6jy WSSEll memmwmmvtrMÆirjj/smMtë* r mate >301 wm mm /X 6 OfFfcAT OF THE OANFS \"'v.- 7^' \u2022 Alfred le Grand maintint l'indéprmlanre du Sussex en battant les Danois W*jrm i'*®® 'V* à, ^¥0 MEUSE DANS UE PAS DE CALAIS En effet, le peu de largeur du Pas de Calais permet de penser que ce serait par cette voie que seraient acheminés le gros des renforts et les approvisionnement*.On imagine les transports prenant la n t à Dunkerque.Calais.Boulogne.Ils sont protégés sur leurs flancs par des vedettes lance-torpilles, par des sous-marins, par de l\u2019aviation, par des barrages de mines magnétiques et aussi par les canons terrestres allemands installés sur la côte française.Il serait, en effet, un peu puéril d\u2019imaginer que ces pièces ont été mises là pour le plasir d\u2019envoyer par intermittence des obus sur la côte d\u2019en face.Protégés par cette artillerie, les convois s\u2019avancent ainsi dans une sorte de couloir, derrière un rideau d\u2019obus entretenus par d\u2019aqties canons de ces batteries, rideau continuellement déplacé par un allongement de la portée, de manière à protéger leur avance.On imagine bien que la flotte britannique n\u2019assisterait pas indifférente à u-ne telle opération, et même qu\u2019elle s\u2019y engagerait à fond.On assisterait probablement dans le Pas de Calais à une mêlée aéro-navale assez impressionnante, et dont il n\u2019est guère possible de prévoir à l\u2019avance les résultats.On peut seulement dire que la Royal Navy se trouverait là devant une tâche peu commode.Ce défilé étroit, peu profond, c\u2019est_à-dire facile à semer de mines magnétiques, n\u2019est pas un champ de bataille agréable |K>ur une flotte.Ix\u2019s flottes française et britannique s\u2019en sont aperçues lors de l\u2019évacuation de Dunkerque, et pourtant à ce moment l'ennemi n\u2019avait pas eu le loisir d\u2019installer «le gros canons sur la côte.AVIATION D\u2019ABORD De toutes ces suppositions, on peut retenir que, de l\u2019avis de la plupart des militaires et des marins qui ont pensé a la question, l\u2019action la plus importante dans une tentative d\u2019invasion de l\u2019Angleterre serait l\u2019action initiale, c\u2019est-à-dire celle de l\u2019aviation.Usure de la chasse anglaise, pilonnage des noeuds de communication, bombardement p< r-manent destiné à gêner les mouvements de l\u2019armée territoriale, couverture des premiers éléments débarqués par la voie des airs, et cela pendant des jours.Un débarquement par la voie maritime ne pourrait venir qu\u2019ensuite, une fois la défense aérienne de l ile épuisée.Un tel plan suppose, pour réussir, une supériorité aérienne impressionnante, et le plus curieux est qu\u2019on peut en dire autant aujourd'hui de presque toutes les opérations militaires.L\u2019aviation ne suffit pas à tout, mais presque toujours pour entreprendre a-avee quelque chance de succès, il faut ê-tre le plus fort dans l\u2019air.C'est une idée que nous avons peut-être découverte un pou tard.'L - * * % n./-'A Kf.r«04*C* ï&yv \u2022 Au mont Budon.dans le Somerset, les Saxons de l'Ouest furent défaits, en l\u2019année 500, A CHACUN SON DU.fi'Wiiîr* > îji' la mm \u2022»ni 1111 i\\\u201cl 'i*i unr Oart*e de la fameuse tapisserie de Baveux qui illustre les événements » K.t s \" 11,1 H ,a ro,,quete de l'Angleterre t»ar les Normands, depuis la visite de Harold »\tJus,,.rà U vtrtolre de Hastings , ^\u2022\u2022Manche, 1er février 1942 lx?corps ou plutôt la momie d\u2019un Egyptien mort était sous la garde et la protection d\u2019une grande quantité de dieux et de déesses qui veillai* nt chacun sur une partie de ce corps entouré de bandelettes et oint de résines balsamiques.C\u2019est ainsi que Pémoon (le Nil céleste) avait en partage la chevelure du défunt ou de la défunte.Sa tête appartenait au dieu Phré (le soleil); ses yeux, à la déesse Hathor, la Vénus égyptienne; ses lèvres, au dieu Anubis; ses bras, au dieu Osiris; son phallus, à la déesse Koht; ses jambes, à la déesse Nctphé; Vol.VI.No 5 \u2014 B \u2014 L'Action Catftoliquo \u2014 Québec ses doigts, aux ureus vivantes; son cou, à la déesse Isis, et ses d«\u2018nts, à la dées-e Selk.Tout le reste de la dépouille mort«-l-le était reparti ainsi entre les divinité .D\u2019aucunes, de moindre importance veillaient sur le dos, les cuisses, les épaules ou les reins de la momie.D'autres avaient la garde des cils, des ongles, du cuir chevelu.C\u2019est, peut-être, tant de bonnes v«j-lontés conjuguées qui nous ont valu des momies parfaitement conservées ai fond de leurs sarcophages. L\u2019HIVER L\u2019art chrétien, qui ne reconnaît point de demi-dieux, trop spiritualiste d\u2019ailleurs pour chercher parmi les phénomènes de l\u2019ordre matériel les sujets de pour lui emprunter un hiver : Il imagina le vieillard qui chauffe à un brasier ses mains tremblantes.Quant aux peintres modernes, ils oot V.\\ m ; AllÂgorio «I#* rill\\ KH, |»atr\tlàrandville L'hiver f A ce seul mot, cotubien d\u2019i-nuiKes et de pensées s\u2019éveillent dans l'esprit ! Un sotiff>«* tir géant, échappé on ne sait d'où, semble tout à coup ternir l'éclat du ciel et enlever à la terre sa parure.Voici les forêts noires et nues, les champs arides sous la neige, la .surface des eaux immobiles et glacée, toute la natu e triste et sévère.Et de même que la vie des plantes et des arbres ne s'épanouit plus aux regards, mais disparait et s\u2019enferme sous de rudes écorces, de même les bruits et les mouvements humains cessent au-dehors et se retirent b l\u2019intérieur des habitations.Ici, la misère qui tremble et La faim qui pense ; là, en de plus rares endroits, hélas ! les jeux, la musique, La danse et les festins.L\u2019allégorie, l\u2019art qui exprime l\u2019invisible par le visible a-t-il jamais représenté sous quelque figure vive et saisissante ces effets de l\u2019hiver ?Remarquons d'abord qu\u2019il ne faut pas demander cette personnification aux artistes des climats où les rigueurs du froid sont ignorées.En Egypte, par e\\-empit .une allégorie de l hiver était impossible.Dans la Grèce et à Rome, les trois divinités qui s\u2019étaient partagé les trois saisons des fleurs, des moissons et des vendanges, comme trois empires, sont bien connues.Mais quel dieu, quelle déesse régnait siq- l\u2019hiver ?La science doute : Jupiter-IMuvius peut-être (hyrms signifie à la fois pluie, orage, hiver) ; peut-être encore Hercule, ce terrible destructeur dont l\u2019enfance n'a jamais souri, dont la jeunesse n\u2019a jamais eu de charmes.Du moins, d\u2019après des témoignages à la vérité contestés, on plaçait quelquefois son buste ou sa statue en opposition à celles de Mercure figurant le printemps, Apollon l\u2019été, Baccus l\u2019automne.A Athènes, sur un zodiaque de style antique, au-dessus de la porte du Catho-licon, église byzantine, l\u2019hiver est représenté par une groupe de gens à table.Ce n\u2019est là qu\u2019un signe assez vague que l\u2019on trouve, du reste, également employé dans les calendriers puniques.Sur un sarcophage, publié par Wmkelmann, et qui doit être du temps des premiers empereurs, l\u2019hiver est figuré par une jeune femme portant du gibier ; sur quelques médaillons, il l\u2019est encore par un petit génie ailé tenant à la main des oiseaux morts ; mais ce pauvre enfant, si ingénieux qu\u2019il soit, aurait-il été aisément compris s\u2019il n'avait été en compagnie de ses trois frères, l\u2019un couronné de fleurs, l'autre ployant sous le poids d'une gerbe, l\u2019autre pressant une grappe sur ses lèvres ?ses symboles, ne paraît pas avoir personnifié les saisons.L\u2019art du dix-septième siècle, empressé d'imiter l'art païen, fut embarrassé pour la plupart évité de personnifier les saisons : ils se sont bornés à les décrire, à en représenter les plaisirs et les travaux.Quelques-uns même se sont ar- rêtas i de« analogies très lointaine , dans le plan du Poussin, c\u2019est le iuiu qui figure l\u2019hiver ; dans celui une chaumière dont le toit fume, un p.uvre homme, un petit enfant, et, 1 ms lé* airs, des corbeaux volants par bandes, prêts à abattre et à disputer q n Ique proie misérable aux loups affarr \u2022 s.Ces détails descriptifs aj « clarté et en force à la personnification Ils sont distribués avec art, avec nerve.Rien de trop, ce nous semble.La imposition s\u2019explique et se défend elle-même.Empreinte du degré d\u2019origin.'iiié qui distingue toutes les oeuvres de irngie, elle offre de plus un intérêt pa her, en ce qu\u2019elle marque dans son talent un développement inattendu.C\u2019est une indication que l\u2019auteur des Anirrun peints par eux-mêmes n\u2019est pa seulement doué du génie satirique, et qje sous son masque au fin sourire que k public connaît, on peut deviner w 'rort sérieux que ses amis connaissent.(Du \u201cMagasin pittoresque\u2019\u2019, 1&4.L\u2019Hiver et la charité r L\u2019hiver des nuages sans nombre Sort, et chasse l\u2019été du ciel, Pareil au temps, ce faucheur sombre Qui suit le semeur éternel.Le pauvre alors s\u2019effraye et prie.L\u2019hiver, hélas ! c\u2019est Dieu qui dort.C\u2019est la faim livide et maigre Qui tremble auprès du foyer mort.Il croit voir une main de marbre Qui, mutilant le jour obscur, Retire tous les fruits de l\u2019arbre Et tous les rayons de l\u2019azur.Il pleure, la nature est morte ! O rude hiver ! ô dure loi ! Soudain un ange ouvre sa porte Et dit en souriant : \u201c C'est moi.\" Cet ange qui donne et qui tremble C'est l\u2019aumône aux yeux de douceur, Au fnmt crédule, et qui ressemble A la fol, dont elle est la soeur.\u201c Je suis la Charté, l\u2019amie Qui so réveille avant le jour.Quand la nature est rendormie, Et que Dieu m\u2019a dit : \u201c A ton tour 1 \u201d \u201c Je viens visiter ta chaumière Veuve de l\u2019été si charmant.Je suis fille de la prière J\u2019ai des mains qu\u2019on ouvre aisément.\u201c J\u2019accours, car la saison est dure.J'accours, car l\u2019indigent a froid.J'accours, car la tiède verdure Ne fait plus d\u2019ombre sur le toit.44 Je prie, et jamais je n\u2019ordonne.Chère à tout homme quel qu\u2019il soit, Je laisse la joie à qui donne Et je l\u2019apporte à qui reçoit.\" O figure austère et modeste, Où le Soigneur mêla pour nous Ce que l\u2019ange a de plus céleste, Ce que la femme a de plus doux.Au lit du vieillard solitaire Elle penche un front gracieux, Et rien n\u2019est plus beau sur la terre Et rien n\u2019est plus grand sous les cieux.Lorsque, réchauffant leurs poitrines Entre ses genoux triomphants, Elle tient dans ses mains divines Les pieds nus des petits enfants ! Elle va dans chaque masure, Laissant au pauvre réjoui I/e vin, le pain frais, l\u2019huile pure Et le courage épanoui.Et le feu ! le beau feu folâtre, A la pourpre ardente pareil, Qui fait qu\u2019amené devant l\u2019âtre L\u2019aveugle croit rire au soleil ! Puis elle cherche au coin des bornes, Transis par la froide vapeur, Ces enfants qu\u2019on voit nus et mornes Et se mourant avec stupeur.Oh ! voilà surtout ceux qu\u2019elle aime ! Faibles fronts dans l\u2019ombre engloutis 1 Parés d\u2019un triple diadème.Innocents, pauvres et petits ! Ils sont meilleurs que nous ne sommes ! Elle leur donne en même temps, Avec le pain qu'il faut aux hommes.Le baiser qu\u2019il faut aux enfants.Tandis que leur faim secourue Mange ee pawi de pleurs noyé, Elle étend sur eux dans la rue Son bras des passants coudoyé.Et si, le front dans la lumière, Un riche passe en ce moment, Par le bord de sa robe altière Elle le tire doucement.Puis pour eux elle prie encore La grande foule au coeur étroit, La foule qui, dès qu\u2019on l'implore.S\u2019en va comme l\u2019eau qui décroît \" Heureux ceux que mon zèle enfli> ^ Qui donne aux pauvres prête à Dira.I^e bien qu\u2019on fait parfume l\u2019âme.On s\u2019en souvient toujours un peu ! \" I^e soir, au seuil de sa demeure Heureux celui qui sait encor Ramasser un enfant qui pleure.Comme un avare un sequin d'or ! \u201c I^e vrai trésor rempli de charme;-.C\u2019est un groupe pour vous priant D\u2019enfants qu\u2019on a trouvés en lareel Et qu\u2019on a laissés souriant.'\u2022 Les biens que je donne à qui m Jamais Dieu ne les retira.L\u2019or que sur le pauvre je sème Pour le riche au ciel germera ! \u201d Wsior HUGO.(\"Les Voix intérieure*T*) Dimanche, 1er février 1942 _ 4 \u2014 Vcl.VI, No 5 L'Action Catholique \u2014 Québec 3D I « Mi»t« si rllr nous *-vait keulvoiMil dit pourquoi! Nous é-lions rjp.iblr de prendre soin de ce Sammy U Fouine A n'importe quel moment! Il n>Uil qu'une partie de se» ennuis\u2014car il doit y avoir autre t ho-se! Je ne puis abandonner mon travail tri.Tu vas donc essayer de la retrouver pendant que Je ferai des re-rherrhes sur la cause de toute l'affaire Ici-même.Françoise ne pouvait »\u2022 dirieer ni vers le nord ni vers l'ouest, les frontières èc.nt fermées.Aurun navire n\u2019est parti pour l'Amérique.J'en déduis qu\u2019elle doit être ea route pour aller retrouver son frère aux Indes, eu passant par Singapour! oui.De nombreux navires assurent ce service.Mais elle a dû se cacher & bord de l\u2019un d\u2019eux, car tous ceux avec qui J'ai communiqué par radio m'ont répondu que per.sonne répondant à son signalement n\u2019était à bord! Nous avons.été chanceux de trouver une place à bord de ret a-vion de fret en route pour Manille et Singapour.Au revoir.Terry.et donne-mol des hniendu.P* trick! An re voir! Quand J'ai été à la banque de Françoise.J'ai appris qn\u2019elle avait retiré toutes ses économies.et le caissier m'a dit qu'elle avait oublié, dans sa hâte, un bout de papier avee.dessus, un numéro de téléphone.Je connais quelqu\u2019un Ici dont I» éimbre de voix se rapproche beaucoup de celui de Frahvi*e.Voyons si elle est chez elle.7 Mais, avee plaisir.M.Ryam! Vous savez qne Je nr demande pas Vous allez lire ceci d'abord, puis vous parlerez au téléphons avec un mouchoir devant la bouche.Votre conversation devra tourner autour des quelques notes que voici.Kt n'oubliez pas que votre petit nom est Françoise pour la circonstance! * ¦ I , I Ml.\\ mieux que rendre service! C\u2019EST SAMMY!.J\u2019ai dU de vous dépêcher de me donner les ren seifsneinents an sujet des expéditions d\u2019er par avion! Je n\u2019entends Pas très bien! Qui parle?Qu'avez-vous dit?Je ne puis parler tel.mais J\u2019ai des renseignements très importants à vous communiquer.Rencontrez-enoi à nenf heures an restaurant de Jimmy Rien, mais pourquoi n\u2019avoir pas téléphoné sur une ligne privée?.Je serai chez Chu â neuf heures! \\ïe me doutais bien qu\u2019il devait s\u2019agir de ce Sammy, mais 11 était préférable d'en être certain! Cette entrevue va nécessiter certaines dispositions préalables.Merci pour le service que vous venez de me rendre.Comment se peut-il qu'une honnête petite fille comme Françoise puisse redouter une canaille comme ce N.unmy\u2014et refuser de mettee ses meilleurs amis au courant de scs en nuis! Il est impossible nu\u2019eHe ait peur pour elle-même.Il y a dix rhanres contre une qu'elle tenle de protéger quelqu'un.Mais qui?.Kt pourquoi?Il était à pen près temps!.Passe-mol l'appareil Sans don te M ^ Sammv!.\\ ( est Mlle C'est Mlle Françoise qui parle! Est-ce que quelqu'un m'a téléphoné?Françoise! Cela m\u2019a fait plaisir M.Ryan! irï! Di 1er février 1942 L\u2019Action Catholique \u2014 Québec Vol.VI, No 5 \u2014 5 \u2014 à \u2022 La salit- de rfcrlatinn des \u201c(oui petits\u201d.Comme on le voit, rhaque enfant a sa \u2018'bert-euse\".Cette salle donne sur une rour intérieure.\u2022 Les religieuses de \u2018'Benificenci»\u201d irmpiarent les mères des enfants qui leur ont été confiés.\u201cBENEFICENCMA Ce mot signifie bonté, charité.Il se traduit en français par \"bienfaisance\" et Cuba a donné ce nom à une institution qui reste comme un point lumineux dans un monde où la haine, la cruauté et la cupidité semblent l\u2019emporter sur l'amour, la bonté et la générosité.\u201cBeneficencia\u201d est la propriété du gouvernement de Cuba.On pourvoit à son entretien par une loterie annuelle à laquelle souscrit toute la population.Des religieuses catholiques ont charge de la maison et la dirigent selon les méthodes les plus modernes.Comment procide-t-un?Voici.Une mère apporte son enfant à l\u2019institution.Pour cela, elle n\u2019a personne à voir, aucune formalité à remplir.Elle place son enfant dans un réceptable, construit comme une tour, dans les murs de la maison.Elle fait faire un demi-tour au ré- m m ceptable, et elle s\u2019en va.A l\u2019intérieur, une Soeur reçoit l'enfant qui, à partir de ce moment, devient le pupille de l'Etat.Certaines mères, ainsi forcées de se séparer momentanément de leurs enfants par la misère, s'arrangent pour que, plus tard, elles puissent en reprendre possession.En ce cas.elles attachent au cou de l\u2019enfant un médaillon qu\u2019elles ont séparé en deux et dont elles gardent une partie.\u201cBeneficencia\u201d abrite généralement environ 1,800 enfants.Il en vient de 10 à 15 par mois.Dès leur entrée dans la mai-Sun, les enfants sont l\u2019objet des soins les plus a>sidus et les plus éclairés.On leur fait une prise de sang, on les inocule et on les vaccine, après un examen que leur font subir les meilleurs médecins de la capitale.On les garde dans la maison (Suite à la page 7) \u2022 ru.un-re «\u2018¦haine vinni confier enfant 4 \u2018'Beneficenrin\u201d.\u2022 l'ne Soeur reçoit an nouvean pensionnaire de \u2022Benefirencia\u201d.\u2022 Dés qn'il pent faire quelque those, le pensionnaire de \u201cneneficenria\u201d est obligé de travailler.On voit lel des fillette» balayant le \u201cpâlie'\u2019./ JT - -.mÈŒUiîx ¦ ¦' x.' v :**é***.le - JM\tm»\"» > é.L'une de mes balles lui avait brisé une patte de devant.Il a\\ ;.;t boule sur le sol, incapable de se relever.Je bondis avec fièvre, je ne ngeai même pas à recharger mon arm* i achevai la bête à coups de crosse.Puis je mesurai la distance ex e qui séparait son muffle de l\u2019endroit »ù je m\u2019étais trouvé ; trois verges.Une fois de plus, j\u2019avais battu a mort par une bien courte distance.Je ne chassai plus le buffle ce jour-là.DEFINITION Qu\u2019est-ce que le sucre ?C\u2019est ce qui donne mauvais ût au café quand on n\u2019en inet pas ded >' Bienheureux victor.C 1086- 1087 ) III Dïdicr,d'une edèbre famille* de Be ne vent\", était abbe au Ikon N c Cassia lorsqu\u2019il fut du.Il fut le us grand desabbes dulkonNCas* in.Il refusa pendant un an; pris de rce.il fut proclame Pajx,maigre lui, sous le nom de V/cfor in.Quahe jours apres,Ü quiHâsecrêtenieiit Eomc d relôuma au Èiout-Cassjn.où il vécut en particulier.Ramené plus tard aRome par les princes deSa-lerne.etde Capouc.il fut sacré so(en tellement a St-Pierre.Les partisans de lanjî-pape üuibert le forcèrent a reprendre le chemin de l'exil.\u2014 ¦¦ ¦ \u2022 ¦ ¦¦ ¦ .Il .tint un concile à BeneVent où il e^corn\" (uùmà 'ûuibert Atteint par la maladie .pendant le concile,\u2018il retourna au tllont-Cissirt.où il mourut.fl fut enterré dans I eglise qu'il ty'avdil fait construire.\t- O.n a prétendu quç la dgsea-frie gui Umporla-fut causée par du poison verse dans son Calice par orare d Henri JV.On a de lui des epitres/des dialogues et un traite des rturû cks de Saint Benoïl*.La recoin naissance de son aille a êll de-crêtée par Léon Mf.10\u2014Vol.VI, No 5 L'Action Catholique \u2014 Québec Dimanche, 1er février 1942 .MiHCHMg .ni i in hi* ( i(le àu BrouUlaril TIRÉ DU ROMRn \"CHARLES LE TÉMÉRAIRE\u201d DE WALTER SCOTT.ILLUSTRATIONS, ADAPTATION^ ^QITIONS VINCENT iinimtfHHifmiiiNifa nniiiimniiHiHiiimjiiin Aprét une pju^c le vieillard reprit ! Il y a environ vept ans je passais près du château lorsque une fillette en sortit et me dit en allemand : \u2014 Mon oncle, ayez pitié de moi ! \u2022y (¦ouvaient y passer inaperçus, et pourtant là encore personne ne se montra.Il se dirigea alors vers la façade ouest où se trouvaient quatre fenêtres: il les observa longtemps, mais Amrah ne s'y fit pas voir davantage.Déçu, il longea la façade sud, dont la porte avait été également scellée et portait un écriteau semblable à celui de la porte nord.Il en lut l\u2019inscription avec colère et, dans un mouvement de rage, il l\u2019arracha et la jeta dans la rue.Fuis il s\u2019assit sur les marches et pria Dieu de hâter la venue du nouveau roi.Le calme revint par cette élévation de son âme et.la fatigue aidant, il fit par s endormir.Vers le même moment, deux femmes descendaient la rue venant de la tour Antonio et se dirigeaient vers le palais des Hur.Elles avançaient, hésitantes, à pa stimides, s'arrêtant souvent pour écouter.Arrivées l\u2019angle du palais : \u201cC\u2019est ici, Tirrah,\u201d dit une des femmes à l\u2019autre.Et Tirzah, ayant jeté un regard sur la maison, prit la main de sa mère et y appuya son visage pour étouffer ses sanglots.d\u2019une voix tremblante, il faut nous éloigner parce que ., elle hésita, dès qu\u2019il fera jour, on nous chassera jusqu\u2019à la porte de la ville, et nous ne pourrons jamais revenir\u201d.Tirzah sembla sur le point de défaillir.,\u201cAh ! oui, dit-elle au milieu de ses larmes, j'oubliais : je croyais rentrer à notre foyer.Nous n\u2019en avons plus, hélas ! puisque nous sommes lépreuses, nous faisons partie des morts.\u201d La mère la releva avec tendresse et la consola en disant : \u201cA cette heure, nous n\u2019avons rien à craindre, entrons.\u201d S\u2019appuyant aux murs de leurs mains rongées par la lèpre, elles arrivèrent à la porte.Là, elles s'arrêtèrent et, gravissant les mêmes marches que Ben-Hur avait descendues quelques instants auparavant, elles lurent l\u2019inscription : \u201cPropriété de l\u2019empereur.\u201d La mère joignit les mains et éclata en sanglots.\u201cQu\u2019avez-vous, mère ?vous me faites peur, lui demanda Tirzah.\u2014Oh ! Tirzah, les pauvres sont aussi impuissants que les morts, et il est comme mort ! \u2014Qui donc ?\u2014Ton frère; ils lui ont tout pris, même cette maison.\u2014Le malheureux ! répéta machinalement Tirzah.\u2014Il ne pourra jamais plus nous venir en aide ! \u2014Et alors, mère ?\u2014Alors, mon enfant, demain nous serons obligées de nous asseoir sur le bord de la route pour mendier, comme le font habituellement les lépreux.Mendier ou .\u2014Mourons, dit Tirzah en se serrant contre elle.\u2014Non.dit la mère avec fermeté; le Seigneur a seul le droit de fixer la durée de notre vie et de l\u2019abréger à son gré.Nous avons confiance en lui, conformons-nous à sa volonté, même sur ce point.Viens.\" Et prenant Tirzah par la main, elle l'entraîna à l\u2019ouest de la maison en s\u2019aidant toujours de la muraille.Elles arrivèrent à la façade sud, mais là elles reculèrent devant la clarté de la lune, qui inondait de lumière cette partie de la maison.La mère se ressaisit toutefois et s\u2019avança résolument en pleine lumière, entraînant Tirzah à sa suite.Les pauvres créatures ainsi éclairées étaient horribles à voir.Leurs lèvres et leurs joues rongées par le mal, leurs yeux sanguinolents, leurs mains crevassées et leurs longs cheveux devenus comme leurs sourcils d\u2019une blancheur livide, leur donnaient l'aspect de cadavres sortant de leurs tombeaux.Il eût été impossible de distinguer la mère de la fille.\u201cChut ! dit tout à coup la mère, quelqu\u2019un !.un homme est couché sur le seuil.Approchons-nous de lui.\u2014Il dort,\" dit Tirzah.L\u2019homme, en effet, ne bougeait pas.\u201cReste ici, je vais essayer d\u2019ouvrir la porte.\u201d A pas de loup, pou me pas éveiller le donneur, elle s\u2019approcha de la porte qu'elle essaya d'ébranler sans bruit.Au même moment, l'homme fit un mouvement, et lf voile qui couvrait sa tête tomba exosant en plein son visage à la clarté de la lune.La femme regarda et s\u2019arrêta et stupéfaite; elle se pencha pour mieux voie, mais se redressa aus- sitôt, les mains jointes levées vers tait une petite vieille toute courbée,\tCHAPlTRg \\r le ciel dans une muette supplies- la peau brune, les cheveux gris, vê- tion.\ttue comme une servante et chargée Parmi Elle courut à Tirzah :\td\u2019un panier rempli de légumes.\tlur' ^dlJX \u201cAussi vrai que le Seigneur est A la vue de l\u2019homme elle s\u2019arrê- La fontaine En IWv i vivant, cet homme est mon fils .ta, puis d'un pas décidé se rappro- autrefois l\u2019entrée de n,IJre passait sur la scène que des voleur* lui prirent son portefeuille et.pour ce.a, coupèrent au rasoir une partie du fond du pantalon du paysan sans que celui-ci s'en aperçut.CALIFORNIE Un diplomate hollandais arrivant d\u2019Angleterre, descend dans un hôtel de San-Francisco.Il écrit, sur sa fiche, en face de la rubrique, \u201cadresse précédente\u201d: La cave du numéro 35.Picadüly, Londres.Sur les chantiers de la Société de construction d'un canal, on a constaté, un matin, que.pendant la nuit, des voleurs avaient subtilisé trois wagons.5 milles de rails et 2 locomotives de vingt tonnes.Etrange fin des navires ES navires modernes, (g-, truita en fer ou en acier du, rent moins que les vaits*»»* d\u2019antan qui, faits eu coeur i chêne, tenaient souvent la m», pendant plu» d\u2019un siècle l Les bâtiments d\u2019aujourd\u2019hui sont iL néralement démolis à vingt-cinq ans d'à.ge.Quelques-uns vivent quelquefoU pU * mais c\u2019est l\u2019exception.\t^ Les démolisseurs de navires achètent ces derniers à des prix de plu;, en bas; le matériel qu\u2019ils récupèrent: vieux fers, cuivre, etc., valant à peine le pr x de la main d\u2019oeuvre nécessaire à la dé-molition.On a donc essayé de tirer parti de* vieux navires autrement qu'en les de-molissant.Depuis quelques années, b< .uoùp de bâtiments hors d\u2019âge, qui aur- « nt dû être démolis, ont été simplement vidés de leurs machines et chaudières, empli* de pierres et de ciment et coulés à la queue ieu-leu, de façon à former des diguei ou brise-lames, destinés à protéger certains ports établis en eau peu profonde.La coque des navires ain: i emplis for-me un gigantesque bloc cap ble de résis.ter aux vagues.A Singapore, notamment, une longue jetée a été ainsi édifiée avec de vieux navires alignés à la suite le^ uns des autres.Des blocs de maçonnerie sont coulée autour des bâtiments submergés, de façon à les protéger des lames du large.Le procédé paraît avoir du bon, puisqu'il se généralise de plus en plus.Et ainsi, les vieux navires, leur carrière terminée, servent à garantir leun cadets des atteintes de la mer .Jacques >1 \\HAN.TROP MALIN ! Un vieux célibataire pa > des Mirées entières à faire des ré i 'es.\u2014 Hé là ! s'écria un ami q; le regar* dait.tu viens de tricher.L\u2019autre mit un doigt sur s*- lèvres d dit : \u2014 Chut, pas un mot! V iL des années que je me triche moi-m e en faisant des réussites.\u2014 Pas possible ! Et tu ne t s jamais pris sur le fait ?\u2014 Jamais, répondit Le y> >r fier** ment.Je suis bien trop malin ' Les surprises de l\u2019observatoire Le directeur de l'Observatoire de Paris reçut la visite d'un jeune savant, ancien élève de Polytechnique.qui désirait fort s\u2019 initier aux i*».té res du ciel et devenir astronome.Quand le candidat eut énoncé ses titres et ses références, il a-jouta.comme une chose sans importance : \u201cEt je suis un peu dur d\u2019oreille\u201d.De même que vous et moi, il imaginait que la surdité n'avait point d'importance quand il s'agissait de contempler les astres.Il ignorait notamment que lorsqu\u2019une étoile passe derrière un fil, il faut pouvoir appréscier, à l\u2019oreille, la valeur des battements d\" la pendule et qu'ainsi il est né-c saire de coordonner ses impressions visuelles et auditives.Le directeur de l\u2019Observatoire, désolé, ne put que déclarer.: \u2014Mais votre candidature, M.me fait penser à celle d\u2019un cul-de-jatte qui voudrait entrer dans la cavalerie ! ?HISTOIRE DE L\u2019ANTIQUITÉ Les Urees par M.PATRICE IM CT d'après les dessins et rccon»-tltutions de M.Goirhoit.I.A (.IKItlIK »U l»KI.0l*0.\\K**K # 'Mmm I R I.A PLAGE Sur la plage, en Normandie.\u2014Papa, demande M.Prudhom-le fils a son père, pourquoi ap-elle-t-on cela la Manche ?\u2014Mon enfant, c\u2019est précisément our bien indiquer que ce n\u2019est u\u2019un bras de mer.Jean du Bloc péroré : \u2022SH.\u2014 Cltt'TK l»K8 100 l\u2019a pareil érbr* devait amracr la rhala drv hniantv* aa pouvoir.Ie« Hat farrnt rnnpUr-a par i«a < in«| mill».Néanmoinv rrir» à Thrramrn» àninni» modéré rt i|ai avait rarrillc da peupla la rbancement «'accomplit «anv violence, on fil même un eontpromi» entra l'ancien régime et calai m.taure par les KM.Le* elnq mille tarent rholsla parmi le- homme» pavvédsnt une certaine ai-aaes et le- fonrtinna pahliqae- continuèrent d\u2019être narrée- -an- aucune rémunération, t'e -atre rau-vernemeat rétablit la paix intérieur*.\u2022Ht.\u2014 VICTOIRES Mais la fuerre durait loujaar- Cintju^ntr ' |'i valére* athéniennes enreat rai»on » 8e-to« ¦ flotte Spartiate commandée par Mlndaro».d\u2019Abydes, et vràee an renfort apporté **r,\t* biade.Athènes remporta nne nouvelle T*\u201d101.'\t| Cyiiqee enfin ad Mlndaro» fnt taé.A cibla*» » avait pris I* commandement suprême n>'*l* * Pélopanéslena ane défaite qal prit les proportl» d\u2019un dé-astre, toute la flott* éialt capturer.\"P* te atterrée implora la paix, mal» le demst * Cléephea s'entremit pour I» faire refuser.L'Action CaHioliquo \u2014 Québec Dimanche, 1er février 1942 Canadien de d&l aïeux.G aide 2e Aauoenisi pieux.rr Di1Mc \u2022 .{rt jeune patrie, écrivait lab-\u201d\\'L ,\t( >,iillard-Despré* d;tns la îlifart.d.- n livre \u201cLa première la-\"n fri , ;tu Canada \u201d, nous avons , n (l»-s aïeux.v\u2018us c ' n ns 1 * justesse de cette pa-C d\u2019un iteur célèbre : \u201c Le culte des ^Xrt, , st la marque caractéristique ^ \u201e j i ii ne veulent pas mourir.\u201d Aussi longtemps que nous resterons .traditions saintes, l\u2019enne- tti ^ notre iK.tionalité sera peu redou- UWe.Ce culte, en effet, qui relie la géné-cation pi\te à celle qui n\u2019est plus, lye ce '\tnos âmes une fascination [jlut.n \u201cCi-st tout un passé que l\u2019on r * ren:.\u2019 \u2022, ce sont les disparus, les ,\u2018invs qu dorment là, au loin, et qui evjent\t10* âme* de leur bon ouvenir.\" Un un mot, ce culte contribue sauvegarder notre avenir comme peu-île distinct, ef.suivant le mot de Du-êrray, \u2022\u2022 a us rendre meilleurs \u2022\u2022Ih- ( anadien de ses aïeux Garde le souvenir pieux dit n\ttionaL Ce temoigna- c, d t \\1 David Gosselin, n\u2019est pas ùlem.i co- p rnentaire puisque, de-i.;,s un.de ix.et trois siècles, des cen-uines et des milliers de familles nuisent, vive : t meurent sur la même mgue de t ru.tran5unise, sans inter-üiition, d - en fils, et ne changent amais de nu.Ces langues de terre, émoins de ce qu se passe dans le sanc-uaire ck' ch; ne famille, qu\u2019elles se-iient é!o i ;entes, si eiles pouvaient arler! Q.iPÜes belles monographies .\u2019.es nous mettraient sous les yeux, si lies sav?ient écrire ! Et Mgr Paul-Eugène Roy disait : £Ue serait intéressante à raconter et à ire l\u2019histoire de ces .familles .S\u2019ils vident eu le temps et la facilité d\u2019écri-* leurs mémoires, ces braves aïeux! i leurs m; ns avaient su manier la piu-le comme elles savaient manier la haie et la ch; irue, quelles précieuses arrives ils auraient laissées aux histo-ens de notre temps ! D'ailleurs, la terre qu\u2019ils vous ont transmise, après l\u2019avoir fécondée d* leurs sueurs, n\u2019est-elle pas le plus beau livre d\u2019histoire que vos mains puissent feuilleter et vos yeux parcourir.La préface en fut écrite par ce vdillant chef de dynastie qui appôrta ici votre nom.votre fortune et votre sang.C\u2019était un Breton, un Normand, un Saint.mgeois, que sais-je?un Français, en tout cas, et un brave, à coup sûr.Avec cet homme et la femme forte qui vint avec lui, ou qu'il trouva sur ces bords, une famille nouvelle venait fortifier la colonie naissante, civiliser le royaume de Québec, et enrichir d\u2019un sang généreux et de belles vertus la noble race canadienne-française.Et l\u2019histoire commence, palpitante d\u2019intérêt, débordante de vie .Puis le livre se continue, chaque chapitre ajoutant un nom à la série des générations, un anneau à cette chaîne vivante qui se fortifie en s\u2019allongeant.Et le livre poursuit ainsi ses chapitres jusqu\u2019à la page blanche que vous êtes en train d\u2019écrire vous-mêmes .?Mais, me dites-vous, tout cela est bien beau, mais pourquoi rappeler aujourd'hui ces choses ?Nous pourrions répondre que c'est pur vous remettre en mémoire l\u2019héroïsme de vos ancêtres à tous.Il nous faut cependant ajouter que lorsque nous avons transcrit les témoignages rapportés plus haut, nous pensions à \u201c un \" ancêtre, un brave Normand qui, il y a plus de deux siècles, traversait l\u2019Atlantique et allait se fixer dans la Nouvelle-Beauce, en la paroisse Saint-Joseph que le seigneur Fleury de la Gorgendière venait d\u2019ouvrir à la colonisation.Ce colon, il avait nom Joseph du Grenier.A 22 ans il prenait femme à Saint-Joseph où il s\u2019établit et eut des enfaints.Voici l\u2019acte de mariage que nous extrayons des registres de la plus vieille paroisse de la Beauce ; il est en date du 5 février 1742.Ce s^ra donc, dans quelques jours, le deuxième centenaire de ce mariage qui ajoutait une nouvelle famille à celles de La Nouvelle-France.-L\u2019ANCETRE- Parmi les hommes qui devinrent vies ancêtres, y rpioxteurg de forêts et marchands de poissons, .en est un, aimant les champs et les moissons, Qui consacra sa vie aux durs travaux champêtres.Celui-là partit seul, un jour, vers les cbteaux, Où la forêt poussait, épaisse, insurmontable.Où surgissait, soudain, la face épouvantable De l'ours que les chasseurs dardaient de leurs couteaux.Dè.l\u2019aube, il se levait, s\u2019en allait dans la brousse, .1 travers les buissons se frayant des chemins, / raversant les ruisseaux, et broyant de ses mains, Ce tnmc des arbres morts, enveloppés de mousse.\u2019 jrands coups, sans relâche, il bûchait jusqu\u2019au soir, ¦ \u2019¦ ns l'enchevêtrement des pins à hautes branches, Q i, vaincus, tour à tour tombaient en avalanches; Mm dans l'ombre il soupait d\u2019un morceau de pain noir!.Orgueilleux de sa force, enivré de sa peine, D que son fer, creusant des trous dans la forêt, c-ivrait une éclaircie où tout l'azur rentrait, grands yeux s'emplissaient d\u2019une flamme soudaine !.i orsqu'enfin, dans la brèche, après un dur labour, i (,i\u2018s feux d\u2019abattis qui rougirent la nue, n -, Jlne sur0it, claire, vivante et nue < tendit sur elle un long regard d\u2019amour! \u2022\tpi as tard, quand les blés que, d'un geste suprême, \u2022\targe viain semait, dans le creux des sillons, ¦ \u201dsque les blés mûrs jetèrent leurs rayons, sounre infini baigna sa face blême ?.Blanche LAMONTAGNE.(Par nos champs et nos rioes.) \"\"\u2018\"ttie.1m février 1942 1/Action Cftriiol O L'an mil sept cent quarante deux, le cinquième jour du moit de février, apres avoir public t ois bans au* prônes des messes paroissiales, le premier, le jour de saint Etienne, le second .le deuxième jour du mois de janvier, et e troisième le six du même mosi, entre Joseph du Grenier, fils de Pierre du Grenier et de Thérèse Crc-nette.ses père et mi re, de le paroisse St-Marloud, archevêché de Rouent, d'une part, et Marie-Anne Jacques, fille de Pierre Jacques ef de Marie-Ambroise Chalifoux, ses pere et mère, demeurant en cette paroisse, d'autre part, tans qu'il y ait eu aucun empe- \u2022 chôment, je sous-signe curé missionnaire de la paroisse St-Joscph de la Nouvelle-Beauce, ay reçu leur mutuel consentement de mariage et leur ay donné la bénédiction nuptiale, avec les cérémonies prescrites par la Stc-Egfi-se .en présence, de la part du dit Joseph du Grenier, de Joseph Lalague, de Jean-Baptiste Cado.-et, Ignace Gagnon, et de la part de'ta dite Marie-Anne Jacques, son père, Louis' Roberge.Jean-Baptiste Squerré, lesquels ont signé avec nous excepte l'épou* et l'cpouse, le père de l'épouse, Ignace Gagnon, Jran-Baptiste Cadoret.Jean Squerré, Louis Robcrgc, Joseph La Lague, f.François Carpentier, Recollct, missionnaire de St-Joseph, Le 8 avril de l\u2019année suivante, un fils naissait de cette union, mais qui mourait quelques semaines plus tard.Le premier qui se maria et continua La lignée, naquit le 22 octobre 1745.# L\u2019an mil sept cent quarante trois, le huitième jour du mois d'avril, je aous-signé prestre récollet ay baptisé le fils de Joseph du Grenier et de Marie-Anne Jacques, ses père et mere, à qui l'on a donné le nom de Joseph-François, le parrain a été François Cessait, et la maraine Ambroise Chalifoux, lesquels ont déclaré ne scavoir ni signer de ce requis.f.François Carpentier.Récollet.missionnaire de St-Joseph.Le lecteur se demandera sûrement pourquoi, si nous voulons glorifier les ancêtres de la race canadienne-françai-sr, nous parlons d\u2019une façon toute particulière d\u2019\u201c un M colon de la Bcuucc, de Saint-Joseph.Faisons encore un aveu et on comprendra.C'est que ce Joseph du Grenier, qui s\u2019est marié à Saint-Joseph et qui a fait souche, est notre ancêtre.Il portait alors le nom de \u201c du Grenier \u201d, mais dès 1754, lors de la naissance d'une fille, on peut lire à l\u2019acte de paptème \u201c Joseph du Grenier dit Perron \u201d.Par la suite, ce dernier nom a prévalu et le premier a été abandonné.On nous pardonnera sûrement d\u2019avoir voulu rappeler le souvenir du premier PERRON de la Beauce, surtout à l\u2019occasion du deuxième centenaire de son mariage.Si les descendants de ce pionnier, ceux du moins qui portent son nom, ne sont pas aussi nombreux que ceux de quelques autres de ses contemporains.Us sont cependant un certain nombre, la génération nouvelle étant la septième.Tous, en cet anniversaire, penseront avec fierté à cet aïeul et à tous ceux qui ont continué et élargi sa famille ; ils auront un souvenir ému et reconnaissant pour '* ces vieux fondateurs de notre race, comme récrivait l\u2019abbé Groulx, tous ces hommes aux poignets de frêne et au coeur d\u2019argent qui ont tant bûché, tant labouré, tant peiné ; toutes ces vieilles aïeules au coeur d'or et à coiffe blanche qui ont fait aller tant de berceaux, ont tant filé, tant tissé, tant pleuré, tant prié .\u201d.Nos ancêtres, \u201c nous pouvons les saluer, sans crainte, avec la fierté orgueilleuse de fils de bonne race, là-haut, sur le pié- ique \u2014 Québec XI _ Histoire de lfEnlist W'yr \u2018 i TiS.-' ,i.\u2014 I.K ci.SRu»: »:i i.\u2019kmpik»:.I l.OC I-A M V I ION f>E N M*OI.»:o\\ III.Il r*< i* bcntit.iriilii\tdu cierge sont elatrein-nt rxjiriroea daim une Irtlrr de l'abbé (.rebel «dressée « M.de Monlaleinbert quetr,ne temps avant le vote du 'Ml dérrnibrr IKSI\t\u201cS'il (le clergé!\tdoit\ts'unir, autant\tque cela dépend de lui.nu* voeux des populations, n'est-ee pas surtout lorsque, t ar un mouvement à peu\tprés\tunanime,\tun peuple \u2022\u2022effune.en\t*e ¦n ii vaut lui- me me.de sauver la civilisation avrr lut ! \u201d\tl.a plus grande\tprro décembre IXâ4, Jour anniversaire de lu Conception de Marie, la solennité de la prorlamalion.lieu* «enta évêques, accouru* de toutes les partira du monde et un ronroura immense de peuple participe rent à la solennité dé ees fêtes.I» autre part le monde ratholtque tout entier mnnifrs'a sa foi et sa joie par de magnifiques fêtes et par des Illumination* qui flambo* rrent sur toute la surface de la terre.Hans la Huile de ilrfinilion.Pis IX disait : 'T.Tmmarulér Conception de la très sainte Mère de ÏUeu est nltéstée par 1rs uracle* divins, par la vénérable Tradition, nsr le sentiment permanent de l'FglIse.par l\u2019arrord admirable des pasteurs rt dés fldiles.par les ai te* éclatants et les institulinns de nos prédécesseurs \" \u201cn.effet l\u2019sete de I\u2019le IX ne créait pas la loi.niais la fixait d'une manière définitive en la cala lognant dans la révélation divine.PvoduoRoo do lo O.mamo M, llsolc'ocd Pt-Wortlu Porta.Los mdoaoa Image* so aortvor sur po tran.paroot poor iloouaeu.destal d\u2019ainour et d\u2019hunneur oû nos coeurs les ont élevés Comme tous les Canadiens français, ceux de notre famille ont sûrement pour leur premier ancêtre en ce pays les memes sentiments qui sont si bien exprimés dans la poésie de Blanche Lamontagne que nous reproduisons ci, poésie intitulée *\u2019 L\u2019ancêtre \u201d, et c\u2019est par ia que nous terminons.Jean-Thomas l\u2019EHKON.Vol.VI, No 5 \u2014 15 \u2014 t \u2022\u2022 M il\u201d cannot IHnvincibte p*t LVMAN Vt>OI^C3\u2014' fUgirtwJ U.S.P»tMl OKmm I Julrs Mt I* teul Imbm»* «ai «acka ta O ai ¦'tat pa^é.«t X & *m \t li élail rominr cela lursqur L\u2019>»t crave.Juin pourra DBS JOl'RST nous l\u2019avons trouvé.Knslv at ravier dans catta condition moi.Inconsclant.sur le ri- pendant des Jour» vaxa.appuyé sur une chaloupe renversé.r.! 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