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Titre :
L'action nationale
Éditeur :
  • Montréal :Ligue d'action nationale,1933-
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Action canadienne-française, ,
  • Tradition et progrès,
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L'action nationale, 1945-05, Collections de BAnQ.

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[" - .L'ACTION NATIONALE L\u2019ACTION NATIONALE Élection* décimeh.327 Frs-A.ANGERS Secours direct familial.330 Jean-Paul FUGÈRE Le fait néo-canadien dans la vie montréalaise et dans la la vie canadienne.354 J.HUGO De l\u2019immoralité de cription.la cons-.369 CHRONIQUES D.BEAUDIN\tL\u2019ordre règne à Varsovie 392 Frs-A.ANGERS\tVers la vraie liberation 401 VOL.XXV \u2014 No 5 MAI 1945 Arborons fièrement le drapeau \"Carillon\" fleurdelysé, drapeau national des Canadiens français.Pour tous genres de drapeaux canadiens-français, décalqueurs, insignes, grands et petits buvards, banderoles, papier à lettre avec drapeau, photographie du chanoine Lionel Groulx avec notre drapeau, coussins, plaques pour automobiles, enveloppes, timbres-drapeau, etc., adressez-vous au Comité de Propagande du Drapeau Case postale 174, Succursale postale \"C\" Montréal Téléphone : CRescent 9089 et TAlon 1237 Demandez notre liste de prix. i 37 ANS de service consciencieux René DUPONT \u2014 président J.-H.DESCHENES \u2014 vice-président Jacques DUPONT \u2014 secrétaire-trésorier OUI/ -MEUBLEZ VOTRE MAISON CHEZ AM 2111 4020 EST, STE-CATHERINE COIN JEANNi D'ARC - ARCS BIVD RIE IX Téléphone: AMhent 2111 .LANGAGE DE CHIFFRES .Assurances en vigueur 1939 $ 1,791,363 1940 $ 4,383,888 1941 $ 6,688,791 1942 $ 10,318,007 1943 $ 14,042,665 1944 $ 18,965,172 Véritable Réveil National LA LAURENTIENNE Compagnie d'Assurance sur la Vie Siège social : LEVIS, Que.II Assurer l\u2019avenir de votre famille/ c\u2019est bien.Penser aussi au vôtre, c\u2019est mieux.D\u2019où la nécessité de notre police à double protection.Elle vous fait rentier à vie.Si vous mourez, nous payons une annuité aux survivants.Quel est votre âge?Nos renseignements sont gratuits.* CAISSE * NATIONALE D\u2019ÉCONOMIE 41 OUM*.ru* S.- Jocqu« Montré - HÀrtxa* 3291 La Sauvegarde de la Famille L\u2019économie est l\u2019art d\u2019ordonner ses dépenses.Sans la pratique de cette vertu sociale, la famille ne connaît aucune sécurité, elle est vouée, tôt ou tard, à la ruine.Protégez votre foyer, préparez l\u2019avenir des vôtres, assurez-vous une vieillesse heureuse et digne en vous constituant petit h petit les réserves nécessaires.Prenez dès aujourd\u2019hui l\u2019habitude de l\u2019épergne.Banque Canadienne Nationale Actif, plus de $250,000,000 514 bureaux au Canada * 60 succursales à Montréal n.-c WIAU Marchand de meubles Confection pour hommes et femmes 4741, ave Verdun \u2022\t4270, St-Jacques O.IV Pour votre santé Mangez tous les jours 2 ou 3 carrés LEVURE LALLEMAND Les médecins recommandent la levure fraîche.La levure fraîche Lallemand est très riche en vitamines B, G et D.Sa haute qualité et sa pureté sont assurées par les années d\u2019expérience de la maison Lallemand.En vente chez les épiciers et les pharmaciens.Fraîche Vous trouverez chez nous, et à bon compte, tout ce qu'il faut pour meubler votre résidence.Maison établie depuis 40 ans.\u2022 \u2022 Fltzroy 4681\t\u2022 LAMARRE FRERES 3723 Notre-Dame ouest,\tMontréal v DUPUIS Maison essentiellement canadienne-française depuis sa fondation en 1868 \u20ac$>4idu!s ?Üihws \u201c ff\t- MONTREAL Magasin à rayons : 865 est, rue S te-Catherine.Comptoir Postal : 780, rue Brewster.Succursale magasin pour hommes : Hôtel Windsor.VJ Elections décisives Les élections du 11 juin seront un événement considérable.Elles auront des répercussions certaines sur l'avenir du nationalisme canadien-français.Bien quil s'agisse d'une lutte de caractère politique, il est à prévoir qu'elle aura une portée nettement nationale.Et bien que notre mouvement soit et demeure avant tout un mouvement d'idées \u2014 ce qui ne veut pas dire une chapelle où ion s'amuse gravement à tenir en équilibre des spéculations interplanétaires \u2014 il ne peut pas, à cause de la mission vivante qu'il veut remplir, rester indifférent en présence de l'enjeu de la bataille qui s'engage.Nous n'avons jamais fait d'électoralisme.Nous nous sommes toujours tenus au-dessus des partis.Nous n'avons aucunement l'intention de modifier notre attitude à cet égard.D'autre part, nous n'avons jamais oublié qu'il faut aux idées fécondes un contrepoids de faits concrets et nous croyons avoir le droit de considérer comme pauvres politiques les idéologues désincarnés.En un mot comme en cent, si la politique à la petite semaine nous répugne, les grands courants d action politique attirent nécessairement notre attention, du moment que des principes y sont engagés.Nous croyons honnêtement que telle est la situation actuelle.Le premier fait qui nous frappe, c'est que, cette fois, l'idée de l'indépendance intégrale du Canada sera proposée aux Canadiens.Depuis trop longtemps de bons apôtres nous ont répété: « Nous voulons l'indépendance, mais il faut être prudents; nous voulons 328 l\u2019action nationale Vindépendance, mais il ne faut déranger personne; nous voulons l indépendance, mais il ne faut rien casser; nous voulons V indépendance, mais il ne faut pas en avoir l'air; nous voulons l'indépendance, mais.)) Pour la première fois depuis longtemps, au cri de «NOUS VOULONS L'INDÉPENDANCE», ne s\u2019ajoutera aucune restriction hypocrite, aucun appendice caudal.Nous voulons V indépendance; un point, c est tout.Et nous ne pouvons nous rallier à aucun groupe qui ne se rallie pas lui-même au mouvement de iindépendance réelle du Canada, notre unique patrie.Le deuxième fait, qui se rattache au premier, est que nous voilà devant une politique de guerre insensée qui nous a coûté non seulement du sang et des milliards \u2014 trop de sang et trop de milliards \u2014 mais aussi devant une politique réactionnaire et rétrograde qui, sur le plan international, nous a ramenés à l'époque détestée de la « colonie de la couronne )) et qui, sur le plan national, nous a fait reculer jusqu'aux jours du régime unitaire et centralisateur de 1840.C'est sans pitié que nous devons juger et condamner cette politique suicidaire; c'est sans réserve que nous devons appuyer ceux qui la dénoncent depuis six ans.Le troisième fait est que nous aurons enfin l'occasion de briser le joug déshonorant des « grands )) partis dits « nationaux », dominés par les cartels et les intérêts impérialistes, pour nous donner un bon instrument d'action politique orientée dans le sens de nos besoins réels, de notre tradition historique et de notre idéal national.Depuis trop longtemps, les factions du Québec ne sont que des succursales d'organismes compliqués qui jouent immanquablement contre nous.Nous ne pouvons pas manquer cette chance, peut-être ÉLECTIONS DÉCISIVES 329 unique, de nous forger une armature politique qui nous appartienne en propre.L'heure est trop grave pour que l'hésitation soit permise.Nos défaites les plus dures et nos malheurs les plus irréparables nous sont toujours venus de notre impuissance à créer l'unanimité des volontés agissantes.Cessons de perdre en vaines palabres un temps qui travaille, malgré nous, pour les forces hostiles à la nation.Cessons de nous battre contre des ombres.Assez de tâtonnement: assez de reculade.L'Action Nationale.«Épuration\u2014.En face, une dureté politique défaillante: au lieu de constructeurs, il sort de terre une légion d accusateurs publics, tout occupés de leur amertume, qui couvre Dieu sait quoi (méfiez-vous, écrivait Nietzsche, de toux ceux en qui l'instinct de punir est puissant); et un peu partout le prétexte de 1 épuration couvre on sait très bien quoi : une rancune à satisfaire, une place à prendre, un acte de puissance à poser.Parce que la conscience diffuse de l'expiation sociale ne trouve pas pour se fixer d'exemples nets, d\u2019exécutions significatives, de responsabilités centralement choisies et réparties avec justice dans toutes les zones de trahison, elle s'étale comme une eau trouble sur la moitié du pays.Une égale suspicion, pire que l\u2019accusation flotte autour du naïf et de l'innocent aussi bien qu'auprès du coupable impuni.» (Esprit, 1er décembre 1944). Secours direct familial Au cours de la quatrière session du gouvernement King, le parlement fédéral a voté une loi dite d'allocations familiales qui a fait couler beaucoup d'encre.On en a dit peu de bien en dehors des milieux officiels ou stipendiés.Dans la province de Québec en particulier, l'opinion libre en a fait de vertes critiques.On en a d'abord discuté avec raison la constitutionnalité, point d\u2019une extrême importance pour nous.Quant au reste, on s\u2019en est tenu à des critiques de détail sur certaines modalités du projet, tout en proclamant hautement par ailleurs une adhésion totale au principe.Sauf dans certains milieux particuliers, et seulement en ces tout derniers temps, a-t-on vu des gens enregistrer leur opposition au principe radicalement faux sur lequel repose toute l\u2019économie de la loi; et encore, pas dans des milieux qui sont censés constituer le centre nerveux de la pensée politique et sociale en notre province.Il faut donc constater avec regret qu'aucune voix canadienne-française ne se soit élevée au Parlement canadien, ni dans la Province chez la plupart de ceux qui sont en autorité politiquement ou socialement, pour condamner l'idée essentiellement socialisante et antisociale d'un secours direct familial à caractère permanent.Principe de bose faux Aux années encore pas tellement lointaines de 1932-1936, alors qu'une forte proportion de notre population était menacée de la famine par manque SECOURS DIRECT FAMILIAL 331 de travail, nos moralistes et nos sociologues n\u2019avaient de cesse, et avec raison, de stigmatiser le système démoralisateur du secours direct, de cette pitance fournie gratuitement aux travailleurs en chômage sans rien exiger d\u2019eux en retour.En 1945, on applaudit au principe d'une mesure absolument identique, si ce n\u2019est que les esprits se sont tellement faussés depuis ou, pour paraphraser Chesterton, que les vérités chrétiennes sont devenues à ce point affolées, qu'on a réussi à placer le système sur une base d\u2019échange en considérant la mise au monde d\u2019un enfant comme un service rendu à la société, un service économique payable en argent sonnant.Et que l\u2019on ne dise pas que j\u2019exagère, que les conditions, les motifs, etc., sont différents.Ils le sont, mais le fond reste le même.C\u2019est toujours de l\u2019argent distribué à la population pour lui venir en aide sans exiger des récipiendaires \u2014 les parents \u2014 un concours économique quelconque.Ce qui n\u2019était pas bon hier, alors que les populations sans travail étaient menacées de famine avec toute la famille, ne le devient pas parce qu\u2019on le décore du nom d\u2019allocations familiales.C\u2019est toujours un secours direct versé pour compenser une insuffisance de revenu et qui ne manquera pas de produire les mêmes effets démoralisateurs que son grand frère du temps de crise.Même si ces effets sont moins prononcés parce qu\u2019il est plus facile de trouver du travail à l\u2019heure actuelle qu\u2019en 1933-34, ils ne changent pas pour cela de nature: toujours, comme dans le cas de toutes les gratuités qui n'ont pas un caractère exceptionnel, il y aura destruction graduelle de l'esprit de travail dans les populations, avec tous les inconvénients que cela implique matérielle- 332 l'action nationale ment pour la société et moralement pour les individus.Dans la mesure où de nouveaux motifs sont impliqués d'ailleurs, le caractère néfaste des principes en jeu ne fait que s'aggraver: comme par exemple en mettant en œuvre un mécanisme qui tend à placer sur l'État et non sur les parents la responsabilité de pourvoir aux nécessités familiales.Quoi qu\u2019il en soit, je ne veux pas revenir ici sur les principes d'organisation et de fonctionnement qu\u2019il faut respecter pour établir un sain mécanisme d\u2019allocations familiales: j\u2019en ai déjà discuté au long dans l\u2019édition de mars 1944 de cette revue.J'y ai montré en détail pourquoi il faut condamner des allocations familiales financées et distribuées par l\u2019État à toute la population.Ce que j'y ai dit s\u2019applique intégralement au présent bill fédéral, qui n\u2019est, comme toutes les mesures du genre, qu\u2019un triste travesti à la mode socialiste, une piètre caricature de l\u2019idée originale d\u2019allocations familiales, telle que sortie de toute pièce de la sociologie catholique en vue de rendre pratiquement possible le paiement du salaire familial.Le nom reste le même dans les deux cas; mais la chose est fort différente.Des allocations familiales conçues selon le plan catholique original seraient saines; les allocations familiales de M.King et leurs pareilles sont socialement malsaines.Problèmes constitutionnels Sous son aspect politique, personne de ceux qui ont une conception droite et honnête de l'esprit de notre constitution ne le niera, cette loi constitue une atteinte grave aux droits de la province de Québec SECOURS DIRECT FAMILIAL 333 de se donner une législation interne conforme à ses aspirations et à ses idéals propres Quand on touche à la famille, institution fondamentale de toute la vie sociale, on s'attaque au cœur d'une civilisation catholique C\u2019est pourquoi, essentiellement, la question des allocations familiales doit relever et relève en fait des provinces.Cela est tellement vrai que de 1 aveu du ministre actuel de la justice (M.Saint-Laurent) et d après un avis déjà exprimé par le sous-ministre de la justice en 1930, « toute mesure législative visant à l'inauguration d'un régime obligatoire d allocations familiales mettrait directement en cause les droits civils des patrons ou des employés intéressés », ce qui revient à dire que seules les provinces peuvent légiférer dans ce domaine en vertu de 1 article 92 de l'Acte de l\u2019Amérique britannique du Nord (Débats de la Chambre des Communes, 31 juillet 1944, p.6003).Pour contourner la difficulté du point de vue technique, on a bâti un plan d allocations qui n a rien d'obligatoire.La loi récemment votée, en effet, constitue simplement une distribution de fonds que l\u2019État a perçus en vertu de son pouvoir général d'imposition et qu\u2019il donne en cadeau a ceux-la seulement qui en veulent bien.Cela, selon des decisions de la Cour suprême et du Conseil privé, serait tout à fait constitutionnel (du moins c'est ce que prétend M.Saint-Laurent).Lord Atkin, dans son jugement sur la loi Bennett du placement et des assurances sociales (qu'il a d ailleurs rejetee), pose le principe que: « L'on ne saurait nier, d'une manière générale, que le Dominion puisse lever des impôts en vue de créer un fonds pour des fins spéciales et puisse employer ce fonds à faire des contributions, dans l'intérêt public, 334 l'action nationale en faveur de particuliers, de corporations ou d'autorités publiques » (Débals, 25 juillet 1941 , p.5680).Et le juge Kerwin, de la Cour suprême, endossé par le juge Thibaudeau-Rinfret qui avait rédigé le jugement principal de cette cour dans la même cause en déclarant lui aussi la loi Bennett inconstitutionnelle, disait: « Il est manifeste que le Dominion peut allouer des sommés d argent à des simples particuliers ou à des organismes et que ce don peut s'effectuer avec les restrictions et aux conditions que le Parlement juge utile d édicter.^ Le bénéficiaire envisagé aurait alors la faculté de décliner ce don ou de l'accepter sous ces conditions.)> La dernière phrase de cette citation ne fait que confirmer d\u2019ailleurs l'opinion émise en 1925, à propos des pensions de vieillesse, par le sous-ministre de la justice, dans une consultation officielle.Après avoir exprime 1 avis « que la question des pensions a été confiée aux législatures provinciales plutôt qu\u2019au Parlement)), il dit: « Je ne prétends pas que le Parlement soit privé du pouvoir de légiférer à ce sujet en vue d'aider les provinces ou d établir un régime volontaire indépendant, à condition, dans un cas comme dans l'autre, que la législation n'empiète pas sur le domaine des droits de propriété et des droits civils dans les provinces, comme par exemple en contraignant toute province ou personne à contribuer à ce régime» (Débats 31 juillet 1944, p.6002).\tJ On le voit, les limites dans lesquelles le gouvernement fédéral doit évoluer pour rester dans la constitutionnalité sont assez étroites.Il aurait été condamné d'avance s\u2019il avait, par exemple, voulu étendre nécessairement à tout le monde la distribution d\u2019allocations.Du même coup, en effet, il aurait rendu obligatoires pour tous l'enregistrement (art.4, par.1 SECOURS DIRECT FAMILIAL 335 de la loi actuelle), la soumission totale au fédéral sur la disposition des fonds reçus (art.5), sur l\u2019ingérence au foyer pour vérification que les conditions de la loi sont bien respectées (art.%), sur le choix du « parent )) ou
de

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