Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'action nationale
Éditeur :
  • Montréal :Ligue d'action nationale,1933-
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Action canadienne-française, ,
  • Tradition et progrès,
Lien :

Calendrier

Texte de présentation du calendrier

Fichier (1)

Références

L'action nationale, 1968-02, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" L\u2019ACTION NATIONALE VOLUME LVII, NUMÉRO 6, FÉVRIER 1968 LES ÉTATS GÉNÉRAUX DU.CANADA-FRANÇAIS 0 r-\u2022 '\t' v.\" .- -assises .nationales.1967 / -s ^ Si vous voulez des épargnes sans avarice des affaires sans affairisme de l'utilitarisme sans égoïsme devenez sociétaires de LA FAMILIALE Coopérative de Consommation 5271, rue St-Hubert 272 1119 LES ÉTATS GÉNÉRAUX DU CANADA FRANÇAIS ASSISES NATIONALES tenues à la Place des Arts de Montréal du 23 au 26 novembre 1967 Perspectives des Etats généraux Les 40 pages qui suivent vous présentent les travaux accomplis aux Assises Nationales des Etats Généraux.Les débats de l'Assemblée générale sauront sans doute vous intéresser.Le texte revu des résolutions et l\u2019analyse des votes demeurent des documents historiques.L\u2019opinion des éditorialistes et la liste même des participants représentent des renseignements de première importance.Nous ne voulons pas vous présenter davantage ce volume.Il nous suffit de signaler que l\u2019ensemble de ces travaux constitue la première expression véritable de la nation canadienne-française.Certains prétendent que les opinions exprimées ont une tendance séparatiste.D\u2019autres affirment que les résolutions représentent l\u2019esprit du mouvement \u201cSouveraineté-Association .Les uns croient que la pensée des Assises peut correspondre à une formule d\u2019Etats Associés.Enfin, d\u2019autres soutiennent que les résolutions votées peuvent s\u2019intégrer à l\u2019intérieur d\u2019un fédéralisme très décentralisé.Pour nous, nous ne couronnons d\u2019aucun vocable politique et d\u2019aucune option constitutionnelle les travaux réalisés.Nous croyons que la nation canadienne-française a déterminé les pouvoirs nécessaires au Québec pour le plein épanouissement de la nation canadienne-française.Nous affirmons aussi que les délégués ont défini les droits essentiels aux Canadiens-Français établis hors du Québec.Il appartiendra aux délégués lors des prochaines séances de l\u2019Assemblée générale de couronner d\u2019un vocable constitutionnel les travaux entrepris.Tournons-nous maintenant vers l\u2019avenir immédiat.A en juger par leur calendrier, les Etats généraux prévoient de nombreuses activités, à l\u2019échelle de tout le Québec, pour les mois qui viennent.Ces activités ont pour but, directement ou indirectement, de préparer le terrain aux grandes Assises de novembre 1968 qui doivent marquer la dernière étape des Etats généraux.La Commission générale a d\u2019abord entrepris une série de consultations auprès de tous les délégués du Québec.En tout, 17 réunions spéciales ont eu lieu, afin d\u2019établir l\u2019opinion des délégués sur les tournées régionales, le principe des Etats régionaux, les normes des élections partielles et les règles des prochaines Assises nationales, celles de novembre.Au cours des deux prochains mois, une vaste tournée régionale sera organisée dans 155 villes et auprès de 162 maisons d'enseignement pour dégager les vues des Québécois sur l\u2019avenir constitutionnel du pays.A cette occasion, les Etats généraux utiliseront une nouvelle formule île discussion et d\u2019animation : le travail sera fait par groupes restreints et des questionnaires détailles seront remplis pour compilation et analyse ultérieures. Une autre action sera entreprise au niveau des 181G paroisses tel î itoi iides du Québec; chacune sera appelée à élire 20 représentants.Les opinions émises par ces .80,000 représentants serviront aussi à définir l\u2019orientation constitutionnelle de la nation.Des élections partielles auront lieu à travers le Québec, entre juin et septembre, pour remplacer les délégués cjui, par suite d\u2019une démission ou pour d autres raisons, ne pourraient remplir leur mandat.Les minorités françaises du Canada seront également appelées à élire leurs délégués.Enfin, c est en novembre proc hain cpie se poursuivront les grandes Assises nationales, dernière étape du travail des Etats généraux.Ces Assises seront consacrées tout particulièrement à l'étude des questions constitutionnelles et économiques.On prévoit que ces Assises définiront les grandes lignes des structures politiques et administratives du Québec de demain.Voilà quelques commentaires sur le passé et l\u2019avenir des Etats généraux.L\u2019avenir de la nation dépend de l\u2019expression de la volonté collective de notre peuple.Si vous n\u2019y participez pas, cet avenir sera défini par les autres.Comment pourrez-vous alors gémir contre une mauvaise orientation des lendemains meilleurs ?Cette entreprise exige le concours de tous ceux qui veulent travailler au progrès du Québec et à l'épanouissement de la nation.Serez-vous présents lors des prochaines activités?ROSAIRE MORIN Chapitre 1er SÉANCE D\u2019OUVERTURE -«SS Wile %iWMJ%l L \u201cIE ;%I0UE8T% Prière liminaire récitée devant l\u2019Assemblée générale par Son Excellence Mgr Paul Grégoire, évêque auxiliaire du diocèse de Montréal.Recueillons-nous un moment en silence.Seigneur, notre Dieu et notre Père, toi qui as créé l\u2019univers immense et qui, depuis le commencement des âges, soutiens l'innombrable famille humaine en marche vers ses meilleurs espoirs, nous te glorifions et nous te rendons grâces.Tu as fait la terre pleine de richesses, y multipliant les sources de vie, et tu l\u2019as donnée aux hommes pour qu'ils y construisent de génération en génération, dans la fraternité de leurs origines et de leurs choix, la demeure de leur destin.Souviens-toi, Seigneur, aujourd\u2019hui de tous ceux que rassemblent ici l\u2019appartenance à une même communauté humaine et un commun désir de vivre.- Que le souci de leurs frères et compagnons de destinée inspire leurs recherches, leurs échanges et leurs options.Que la culture qui fait l\u2019âme de notre peuple demeure vivante en ce pays et qu\u2019elle devienne le bien du grand nombre.Que notre peuple, conscient de ses énergies, affronte avec audace les défis présents et à venir.Qu\u2019il assume au service de tous la puissance de l\u2019économie et de la technique ; qu\u2019il prévoit avec sagesse le développement de ses ressources et avec justice l\u2019aménagement de la Cité.Enfin que tout notre peuple, fort de lui-même et ouvert au monde, vive dans la solidarité et la paix, en communion d\u2019espoir avec la grande famille humaine, et que se noue ainsi cette fraternité à laquelle, Seigneur notre Dieu, tu convies tous les hommes en ton Fils bien-aimé, Jésus-Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec toi, dans l\u2019unité du Saint-Esprit, car il est Dieu, pour les siècles des siècles.Amen.Allocution de bienvenue du maire de Montréal, Me Jean Drapeau, prononcée par son représentant, M.Fernand Alie, devant l\u2019Assemblée générale, le 23 novembre 1967.Je vous apporte les salutations et les meilleurs voeux de Son Honneur le Maire de Montréal, du Comité Exécutif et du Conseil Municipal de Montréal.Il y a un an, presque jour pour jour, la Ville de Montréal avait l\u2019honneur d\u2019être le théâtre des Assises préliminaires des Etats généraux.Ce fut le point de départ d\u2019une entreprise qui s'inscrira certainement dans les annales du peuple canadien-français.Pour la première fois, en effet, toute une nation décidait de se pencher sur son avenir après avoir approfondi les conditions actuelles de son existence et le sort que jusqu\u2019ici lui avait réservé l\u2019histoire.Voici maintenant que nous entrons dans une phase qui marque un autre pas dans la définition des objectifs poursuivis.Encore une fois, c\u2019est à 10 ASSISES NATIONALES Montréal que se tiennent vos délibérations, dans cette ville qui a déjà montré au monde ce qu\u2019elle était capable d\u2019accomplir, dans cette ville où l\u2019atmosphère de dynamisme et de renouvellement forme un cadre presque naturel aux discussions et aux conclusions auxquelles vous pourrez en arriver.Nous sommes donc heureux de vous accueillir parce que, en somme, la réunion d\u2019aujourd\u2019hui, tout comme celle de l\u2019an dernier, représente l\u2019un des efforts les plus magnifiques de notre génération : effort d\u2019inventaire, de réflexion, de confrontation, mais aussi effort audacieux dans le choix des diverses options qui se présentent à nous pour l\u2019avenir du Canada français.Les Etats généraux sont beaucoup plus qu\u2019une prise de conscience, beaucoup plus qu\u2019une étude théorique de nos problèmes.Ils visent à définir de façon concrète les conditions politiques, économiques et sociales qui aujourd\u2019hui apparaissent indispensables, non pas à notre survivance, mais à notre épanouissement futur, dans le sens le plus complet du terme.Les gestes que poseront les Etats généraux au cours des présentes assises se répercuteront à travers l'histoire : ils poseront des jalons essentiels sur la voie de notre progrès dans tous les domaines.Il peut sembler que, depuis un an, on ait épuisé toutes les formules, exposé tous les choix ou encore défini toutes les options possibles.Il se peut que les Etats généraux en arrivent à clés conclusions identiques à certaines autres, mais alors ces mêmes conclusions auront derrière elles la force Hommage posthume à Présentation par M.Rosaire Morin Le 22 mai 1967, Lionel Groulx, jtrêtre, historien et président d\u2019honneur des Etats généraux, nous quittait après avoir servi le Canada français pendant plus de 60 ans.Il y a un an à peine, il était parmi nous à l\u2019ouver- d'une consultation à l\u2019échelle nationale, le prestige d\u2019une volonté exprimée démocratiquement par l\u2019ensemble des citoyens responsables de notre collectivité.Evidemment, les solutions qui pourront être préconisées sont nombreuses.L\u2019important, c\u2019est de tomber d\u2019accord sur celles qui apparaissent à nous tous comme essentielles.Aucune voie n\u2019est fermée, ni aucune route interdite; cependant il y a le choix à faire et du moment qne nous acceptons de le faire avec lucidité, persévérance et courage, il y a déjà là un motif suprême d\u2019espoir et aussi de victoire.Les Etats généraux représentent beaucoup plus que des partis politiques, beaucoup plus que des associations diverses, beaucoup plus que des groupements isolés.De par leur constitution, c\u2019est la voix et la volonté de tout le Canada français qui veulent s\u2019exprimer et cela d\u2019une façon décisive.Mesdames et Messieurs, puis-je conclure en disant que notre peuple vous fait confiance et c\u2019est pourquoi les Etats généraux ont devant eux une tâche qu\u2019ils doivent accomplir avec sérénité tout autant qu\u2019avec audace.Il ne s\u2019agit plus d\u2019une simple aventure, mais bien d\u2019un vaste effort collectif auquel chacun de nous doit apporter sa pensée, ses réflexions et aussi ses décisions.Dans cet esprit, je formule, au nom de la Ville de Montréal, à l\u2019égard des présentes délibérations des Etats généraux, mes voeux les plus ardents de succès.Lionel Groulx ture des Assises préliminaires.Comme il eût aimé être avec nous aujourd\u2019hui ! Au milieu des tourmentes que notre peuple a affrontées sans cesse, il SÉANCE D'OUVERTURE 11 ne perdit jamais l\u2019espoir ni la sérénité de ceux qui ont reçu les grandes leçons de l\u2019histoire.Aux Etats généraux, il a laissé l\u2019un de ses ultimes messages : La nation, écrivait-il, est acculée à la décision suprême : être ou ne pas être.Il faut placer au faîte de nos esprits, ajoutait-il, la conscience de la nation, idée de fraternité et de solidarité.En hommage à cet homme qui a su maintenir et transmettre cette conscience, nous entendons maintenant sa voix, sortie du passé, mais tendue vers l\u2019avenir.Message posthume de M.le chanoine Lionel Groulx Au moment où je vous parle, impossible de nous le cacher, l'attitude des jeunes générations, nos susceptibilités ombrageuses devant le moindre déni de nos droits, les déclarations courageuses de nos esprits lés plus éclairés, la révolution en marche où l\u2019on a assisté au grandissement continuel des provinces, tout nous l'indique : nous sommes de toute évidence sur le seuil d'une ère nouvelle, d\u2019un avenir débordant d\u2019espoir, du choix même de notre destin.Quel sera-t-il cet avenir, ce destin chargé d\u2019énigmes ?Ce n\u2019est pas à un prêtre de vous le dire.C'est à vous, c\u2019est à votre génération d\u2019en décider.Il importe toutefois à notre dignité que ce choix soit notre choix, et de personne d\u2019autre.Le temps est passé, je pense, où notre peuple prenait ses décisions l'esprit fixé sur les intérêts d\u2019un parti ou d\u2019un chef de parti.Le temps est également passé où ce choix pourrait nous être indiqué par une autorité politique autre que celle du Québec, quelque enveloppante que puisse être certaine formule de fédéralisme.Notre choix, sans nul doute, nous le voulons réfléchi, mûri, choix d\u2019hommes d\u2019ordre, fondé uniquement sur les intérêts supérieurs de notre petite nation.Nous le voulons sans le risque d\u2019inutiles témérités, mais sans nous refuser pour autant aux manoeuvres courageuses et hardies.Car une chose reste certaine : le Canada français a le droit de vivre.Et il a le droit de prendre les moyens de vivre autant que les Esquimaux.La prudence est une vertu.Elle ne cesse pas de l\u2019être auand elle s\u2019allie au courage.Et notre nistoire ne nous l\u2019a que trop appris : la liberté est un bien, un droit qui s\u2019achète, rarement un don gratuit.Nos compatriotes anglo-canadiens, je ne l\u2019ignore point, s\u2019inquiètent, de ce temps-ci, de nos comportements.Avouons-le, rien ne nous a plus dévalués à leurs yeux, rien n\u2019a plus fait pour les induire à trouver excessives nos plus légitimes revendications, à les regarder même comme des provocations, que nos molles attitudes, nos sempiternelles génuflexions de quémandeurs, de quêteux à la longue saison.Nous nous sommes faits trop petits devant eux.Comment voulez-vous qu\u2019ils nous respectent ?Il serait temps de reprendre l\u2019habitude, la seule qui au fond agrée à nos autres compatriotes, et qui serait de nous parler, sans vain orgueil, sans agacement inutile, mais les yeux dans les yeux, d\u2019homme à homme.'Et ce serait plus que le temps de nous dépouiller, une fois pour toutes, de nos loques de mendiants professionnels.Nos voisins n\u2019ont pas à s\u2019inquiéter de ce qui pourrait être notre choix, s\u2019appelât-il l\u2019autodétermination.Mes amis, nous sommes à une heure grave de notre vie, peut-être la plus grave depuis la conquête.Souvent j\u2019ai comparé notre histoire à celle d\u2019un personnage légendaire, Sisyphe, condamné à rouler sur une pente raide un pan de roc qui, constamment, retombait sur lui.Le rôle de Sisyphe, ce fut, en particulier, celui de ma génération.Nous avions épousé toutes vos ambitions.Nos formules ressemblaient étrangement aux vôtres.Hélas, nous avions contre nous tous nos officiels et les grands dirigeants de notre vie économique.Le rocher de Sisyphe nous a paru lourd ; plusieurs fois il est retombé sur nous au risque de nous écraser.Une nouvelle génération est venue, ce me semble, qui, de ses fortes mains, et avec l\u2019aide de Dieu, va ressaisir le rocher de notre destin, pour l'asseoir résolument sur un sommet solide d\u2019où plus jamais il ne redescendra. 12 ASSISES NATIONALES Le fondement des Etats généraux Discours prononcé à l\u2019ouverture de l\u2019Assemblée, le 23 novembre 1967, par M.le professeur Jacques-Yvan Morin.Dans l\u2019histoire de tout peuple, il se présente des tournants décisifs, des années cruciales.Longtemps encarcanée dans des structures qui paraissaient immuables, telle collectivité soudain fait craquer de toutes parts le cadre trop étroit de son existence, tandis que telle autre, hier encore accroupie dans une situation de dépendance, se relève tout à coup pour modifier le cours de son destin.Les causes de ces grands retournements paraissent souvent mystérieuses.Tant d\u2019apparences et d\u2019illusions conspirent pour masquer les situations véritables, tant de liens réels se tissent également entre les collectivités, dont on ne peut disposer à la légère! Qu\u2019un peuple soudain passe à travers les décors, bouscule le carton-pâte des institutions désuètes, les voit telles qu\u2019elles sont, et se voit lui-même tel qu\u2019il est, voilà qui constitue un perpétuel sujet de réflexion pour les historiens et de souci pour ceux qui font profession de gouverner les hommes.Pourtant, combien nombreux sont les exemples de ces réveils depuis deux siècles ; les politologues et les sociologues pourraient presque en écrire le scénario, avec quelques variantes, comme au Kinautomat tchèque de l\u2019Expo.Et voilà que les Canadiens-Français, à leur tour, entrent dans le cycle du changement, des prises de conscience et des grands réaménagements.Quelle surprise et quel ennui pour tous ceux dont les intérêts tiennent à fer et à clous au statu quo ! Un peuple isolé dans son immense vallée, dont une partie est dispersée et non moins isolée sur tout un continent, une population cultivée en serre chaude, loin des vents incertains du changement, et dont on a pu dire qu\u2019elle constituait la minorité la mieux entretenue de la terre, soudain se met à l\u2019heure du monde, se compare aux autres peuples, se voit enfin telle qu\u2019elle est et, inévitablement, telle qu\u2019elle devrait et voudrait être.Que de révélations soudaines et malaisées ! Que de choix difficiles, que d\u2019opinions contradictoires, que de partis, pris, à prendre et à laisser ! Les circonstances ont voulu que ce branle-bas se produise ici bien tard.En effet, l'évolution économique et démographique, à laquelle nous nous intéressons depuis quelques décennies à peine, fait que la question qui nous est posée n\u2019est plus simplement ce que nous voudrions être, mais, plus gravement : voulons-nous être ?Ne dramatisons point inutilement : il y a des peuples qui, à l\u2019heure actuelle, traversent des périls et connaissent des types d\u2019oppression et de dénuement combien plus pénibles que les nôtres.Il n\u2019en reste pas moins qu\u2019à notre manière, sans que le sang soit versé et même sans qu\u2019il en coûte tellement sur le plan matériel, nous sommes acculés à nous demander si, dans trente ans, nous ne serons plus qu\u2019une sorte de Louisiane du Nord, qui n\u2019aurait plus de français que ses souvenirs et quelques oripeaux.Faut-il s\u2019étonner qu'une telle perspective ait donné naissance à ce mouvement d\u2019introspection collective dont nous sommes témoins au Canada français, et dont les Etats généraux demeurent le côté le plus spontané ?Dans l\u2019exposé que j\u2019eus l'honneur de faire devant l\u2019Assemblée préliminaire, l\u2019année dernière, je décrivis à larges traits les réalités politique, culturelle, économique et sociale qui nous servent de cadre de vie.Nous constations que l\u2019état de la nation est grave : sous-développement économique, désintégration des structures sociales, affaiblissement du vouloir-vivre collectif et de certains caractères nationaux, insuffisance du pouvoir politique : tout se conjugue pour nous réduire au plus petit commun dénominateur d\u2019une Amérique du Nord dont nous risquons, malgré tant d\u2019apparences SÉANCE D\u2019OUVERTURE 13 trompeuses, de devenir l'arrière-pays exploité et négligé.Heureusement, il nous reste de la vie et tout n\u2019est pas écrit.Nous réagissons, nous refusons de perdre notre identité et de nous laisser glisser sur la pente facile d\u2019un continentalisme à sens unique.Nous nous interrogeons sur l'avenir et nous ruons dans les brancards constitutionnels.Comme tant de peuples avant nous, nous revendiquons le droit de disposer librement de nous-mêmes, compte tenu des contraintes que les circonstances de temps et de lieu nous imposent, et de choisir les institutions politiques, économiques et sociales qui correspondent à notre être et à nos aspirations.I.\u2014 L\u2019enjeu de notre liberté Quel est le sens de cette liberté nouvelle que nous nous offrons à nous-mêmes ?Quel est le sens de notre engagement dans ces Etats généraux ?S\u2019agit-il d'améliorer notre sort matériel, de reconquérir notre économie et de panser nos plaies sociales ?Certes, c\u2019est déjà là un énorme programme, mais il ne me paraît point suffisant ni propre, à lui seul, à mobiliser les énergies de nos jeunes générations, qui après tout, auront à vivre dans le monde que nous sommes à dessiner et à construire.L\u2019enjeu de notre liberté est bien plus grand que cela et il n\u2019intéresse pas que le Québec ou le Canada français.Il s\u2019agit d\u2019une partie très serrée, qui se joue partout dans le monde et dont l\u2019issue demeure incertaine : d ne s'agit de rien de moins que de l\u2019avenir de l\u2019homme et de la culture dans la civilisation industrielle et supermécanique dans laquelle nous sommes d\u2019ores et déjà engagés.Notre inquiétude et notre sort sont ceux de l\u2019homme d\u2019aujourd\u2019hui.Peuple depuis si longtemps isolé, nous découvrons que nous avons notre part dans le destin global de l\u2019humanité.Notre liberté est celle de tous les peuples ; notre déchéance serait le symptôme de la perte de beaucoup d\u2019autres.Nous sommes, certes, menacés dans l'immédiat par la foule des facteurs aveugles de l\u2019économie et du politique et c\u2019est ce qui nous bouscule et nous force d\u2019agir.Mais notre vrai problè- me, celui qui sous-tend tous les autres, c\u2019est l\u2019avenir du groupe que nous constituons, que j\u2019appellerais \"nation-culture\u201d, c\u2019est l\u2019avenir d\u2019une manière d\u2019être, de penser et de vivre, qui constitue le fait français, dont nous savons, parce que nous en sommes les dépositaires, ce qu\u2019il recèle de richesse pour l\u2019homme de demain.Comprenons-nous bien : il ne s'agit point de prétendre à je ne sais quelle supériorité culturelle ou autre ; bien des peuples aujourd\u2019hui ont la même réaction que nous devant certains aspects nive-leurs et déshumanisants de la civilisation technique et ils ont parfaitement raison de vouloir entrer dans l\u2019avenir en conservant l\u2019essentiel de leur être.Sans aller plus loin que notre voisinage immédiat, il saute aux yeux que les Anglo-Canadiens font face à un problème semblable, auquel sont sensibles les plus lucides d\u2019entre eux ; même aux Etats-Unis, plusieurs comprennent que ce qu\u2019on appelle communément \"le progrès\u201d est une notion fort ambiguë.C\u2019est donc en fonction de l\u2019avenir qu\u2019il nous faut aborder la situation qui nous confronte.Il ne suffira point de corriger le présent et de nous demander, par exemple, quels droits et pouvoirs il nous faut posséder pour l'immédiat ; nous ne ferions qu\u2019ajourner nos problèmes.Demandons-nous plutôt au cours de ces Assises, quel genre de pays nous voulons habiter dans le dernier quart du vingtième siècle, dans une génération à peine.Quel monde voulons-nous pour nos enfants, que nous faisons éduquer en français sans toujours nous rendre compte que nous leur laissons en partage un monde dans lequel ils ne pourront se reconnaître, ni dans leur travail, ni dans leurs loisirs.Tenons nos regards fixés sur les formes de vie collective et de civilisation que nous aimerions léguer au Canada français et au Québec de l\u2019an 2000, dans 33 ans à peine.Il est vrai qu\u2019il est de plus en plus difficile de voir loin, puisque nous allons de plus en plus vite, comme un bolide lancé dans la nuit, mais nous pouvons tenter, par la réflexion, de nous doter de phares de plus en plus puissants, qui nous permettent de mieux prendre les virages, de mieux nous adapter aux assises nationales 14 changements, puisque nous les aurons voulus et planifiés en fonction d\u2019objectifs lointains.La condition première du progrès, c'est de cesser d\u2019avoir peur du changement et des choix qui ne cesseront de se présenter à notre collectivité aussi longtemps qu elle demeurera elle-même.Il fut un temps où l\u2019on durait parce que l\u2019on ne changeait pas ; désormais ne survivront que les peuples qui sauront s\u2019adapter sans cesse en conservant leurs valeurs et leurs modes de penser essentiels, dont ils feront usage non seulement pour survivre, mais pour s\u2019ouvrir au monde et servir.Quand je songe à ce que nous pourrons construire, particulièrement au Québec, pour peu que nous resaisissions à temps les rênes de notre destin et que nous sachions appliquer notre liberté à des tâches significatives ! Entre l'Europe et l\u2019Amérique, quel point de rencontre, quel laboratoire de civilisation nous pourrions être, quel témoin de l\u2019intelligente adaptation de l\u2019homme au changement ! Nous avons déjà réalisé des choses parfaitement valables sur les plans culturel et technique, avec les moyens du bord et malgré toutes les difficultés, que l\u2019on sait, mais le gros du travail nous attend.Quel lieu privilégié, en vérité, que ce coin d\u2019Amérique du Nord pour une nation qui voudrait se nourrir à tout ce qu\u2019il y a de plus valable et de plus permanent dans les deux civilisations, l\u2019européenne et l\u2019américaine, en construisant ici une communauté originale de travail et d\u2019esprit, ouverte à tous les progrès authentiques, mais refusant tout ce qui dégrade l'homme.Cet avenir ne nous sera pas donné.Il est à penser, à organiser et à construire.Il exigera de nous un effort perpétuel, tant que durera le Canada français, sur le plan spirituel comme sur le plan matériel.Il est vrai que notre peuple a souvent lutté, mais il n\u2019a pas toujours eu devant lui, comme aujourd\u2019hui, une option constante entre la facilité et la contention.De quelque côté que nous tournions nos regards, il y a un prix à payer ; la démission elle-même coûte cher, psychologiquement, à tout indi- vidu qui s\u2019y résigne et ses conséquences globales seraient très graves.L\u2019adaptation constructive constitue, d\u2019autre part, un défi qui est pour nous une réalité quotidienne dont nous sommes pénétrés dès l\u2019enfance et qui n\u2019est pas sans effets dépressifs pour nous.Mais, quand nous avons mis tout cela dans la balance, il reste une certaine exigence intérieure qui nous dicte nos choix, sans que nous puissions nous y soustraire.C est en fonction de cette exigence intérieure et de nos desseins d\u2019avenir que nos problèmes immédiats prennent un sens.Comment nous donner les moyens politiques d\u2019affronter la tâche ?Comment développer la culture pour qu\u2019elle fasse partie du bagage vital de tout Canadien-Français?Comment domestiquer l\u2019économie pour la mettre au service de nos projets ?Comment résoudre les problèmes sociaux qui nous affligent collectivement et qui sont causes de tant de démissions et de gaspillage humain ?Comment nous donner les moyens et les pouvoirs sans lesquels nous n\u2019avons même pas le dernier mot sur la façon dont sont réglés un grand nombre de nos problèmes ?Voilà le sens des questions qui vous sont posées dans les documents de travail des Etats généraux et que nous vous demandons d\u2019étudier sous l\u2019angle de l\u2019avenir.II- L\u2019exercice de notre liberté Nous avons toujours défendu avec opiniâtreté nos droits collectifs, en particulier nos libertés linguistiques et scolaires, mais presque partout dans ce pays on nous a réduits à les quémander.Et voici que nous découvrons qu\u2019il existe une liberté plus large que personne ne peut nous ravir : le droit de disposer de nous-mêmes en tant que peuple, de choisir le régime politique qui convient le mieux à notre mentalité et à nos aspirations.Nous sommes parmi les derniers peuples de la terre à nous insérer dans ce courant majeur de l\u2019histoire contemporaine, ce fondement nouveau des sociétés politiques qui, depuis le 19e siècle, transforme le monde, tendant à mettre fin aux rapports de subordination entre les peuples pour les remplacer par des rapports d'égalité. SÉANCE D'OUVERTURE 15 Sous l'influence de ce que l'on appelait autrefois \u201cle principe des nationalités\u201d et aujourd\u2019hui le droit d\u2019autodétermination, les grands empires se sont dissous et près d\u2019une centaine d\u2019Etats sont nés sur tous les continents.Quel remue-ménage depuis cent cinquante ans, auquel nous avons participé brièvement en 1837 ! Certes, le Canada a disposé de lui-même et s\u2019est graduellement séparé de sa métropole, mais dans le même temps, il niait les droits minoritaires et tentait de passer au cou du Québec le licol de la centralisation.Aujourd\u2019hui, tout cela est remis en question et nous voici rassemblés pour étudier et dire quelles institutions nous sont essentielles et quel degré de coopération avec nos voisins nous paraît indispensable à notre développement.Les Etats généraux sont donc fondés sur la liberté du choix.Mais comment l\u2019exercer ?Nous sommes une société industrielle et diversifiée; l\u2019unanimité est rare dans de telles sociétés.Les questions économiques, sociales et politiques auxquelles nous devons répondre collectivement sont complexes, les intérêts sont divers, souvent opposés.Dans de telles circonstances, notre liberté de choix, si nous ne savons l\u2019exercer avec discipline, pourrait être un facteur de division.D\u2019aucuns comptent d'ailleurs là-dessus pour mettre fin à \u201cl\u2019agitation\u201d des Canadiens-Français.11 n\u2019y a qu'une solution vraiment constructive, qui est celle du dialogue et de la confrontation loyale des idées; c\u2019est la méthode de travail pour laquelle les Etats généraux ont opté.Elle est difficile à réaliser car elle suppose de la part d'un peuple une maturité politique et une discipline intellectuelle peu communes.Accepter de rencontrer des gens dont les idées vous étonnent, quand elles ne vous offusquent pas, les écouter avec une patience raisonnable, chercher ce qu\u2019il peut y avoir de vrai dans leurs paroles, puis répondre avec fermeté, mais sans intolérance, tenter de persuader à l\u2019aide des faits et des idées, voilà des méthodes qui paraissent lentes ; ce sont toutefois les seides qui \\ soient efficaces à long terme dans une i société comme la nôtre.On nous fait parfois observer que les partis politiques sont là pour canaliser les idées sur de semblables questions et qu'ils sont dans une bien meilleure posture qu\u2019un mouvement comme le nôtre pour les mettre en oeuvre.Dans une certaine mesure, c\u2019est vrai, particulièrement au niveau de l\u2019exécution des décisions et il faut se réjouir du fait que tous les partis soient désormais saisis des questions qui nous intéressent.Mais celles-ci dépassent de loin les partis et tous les citoyens n\u2019en sont pas membres ; c\u2019est donc un devoir que de s\u2019y intéresser, même en dehors des cadres traditionnels lorsqu'il appert qu\u2019ils ne sont point aptes à favoriser un débat ouvert.En outre, il devenait essentiel de créer un forum où les partisans de toutes les formations politiques et de toutes les options constitutionnelles puissent se rencontrer pour explorer ensemble le problème commun et prendre le pouls de la nation.Nous avons donc choisi d\u2019exercer notre liberté dans un cadre nouveau et de tenter d\u2019harmoniser nos divers points de vue dans une franchise totale, mais aussi dans le respect intégral les uns des autres.Sur le plan technique, un débat de cette ampleur, auquel doivent participer près de 2 500 personnes venant de toutes les régions et de tous les milieux, posait des problèmes exceptionnels.Comment dégager le moindre consensus d'un dialogue dont les voix sont si nombreuses et diverses ?L'expérience des Assises préliminaires, qui groupaient 1 700 personnes, nous avait appris qu\u2019il eût été impossible de permettre au plus grand nombre d\u2019exprimer leur point de vue.Aussi avons-nous conçu une structure inédite, inspirée des méthodes les plus récentes de l\u2019animation sociale.Vous connaissez cette structure et les règles qui la complètent puisque vous les avez approuvées en séances régionales.Au bas de la pyramide se trouvent les 17 groupes d\u2019étude, traitant de quatre sujets dans chacun des domaines social, culturel et politique et de cinq sujets d'ordre économique ; ces groupes sont conçus pour favoriser la liberté d\u2019expression au sein d\u2019équipes de huit personnes et permettront de dégager systématiquement le consensus qui servira de base aux avant-projets de résolutions. If) ASSISES NATIONALES Au second degré de la pyramide se trouvent les quatre grands ateliers de travail (culturel, social, économique et politique), dont la tâche est de revoir systématiquement les avant-projets selon une technique qui a donné d'excellents résultats déjà dans l\u2019animation régionale et qui favorise également une très grande participation des délégués.De ces ateliers émaneront des projets de résolutions qui seront présentés à l\u2019Assemblée.A ce stade, qui couronne la pyramide, les projets auront déjà été retournés dans tous les sens.Aussi, pour éviter tout gaspillage des heures précieuses et trop rares de cette Assemblée, a-t-il été recommandé, au cours des séances régionales, de consacrer une période de temps précise à chaque projet et de passer ensuite au vote.Grâce à ces méthodes de travail rigoureuses ainsi qu\u2019aux questions précises qui sont posées aux délégués sur des problèmes concrets, nos Assises permettront de dégager un consensus sur bon nombre de questions essentielles ; quant à celles qui ne pourront rallier la forte majorité requise, elles seront tout simplement renvoyées à plus tard.Il se peut en effet que l\u2019Assemblée juge opportun de convoquer des assises supplémentaires ; celles-ci seront sans doute nécessaires si l\u2019on tient compte du fait que les présentes assises constituent une étape d\u2019analyse, la synthèse devant faire l\u2019objet d\u2019études subséquentes, lesquelles pourront nous acheminer vers des options plus générales.11 convient d\u2019ajouter quelques mots au sujet des documents de travail, qui sont le fruit d\u2019un labeur considérable de la part de la Commission politique et constitutionnelle, au sein de laquelle étaient représentées toutes les tendances.L\u2019objectif poursuivi par la Commission tout au long de ses débats a été de rédiger les documents de façon à permettre toutes les options et réponses possibles.Sans prétendre à l'objectivité parfaite, qui n\u2019est sans doute pas de ce monde, nous croyons qu'aucun ensemble de documents de travail aussi concis et objectifs n\u2019a été préparé jusqu\u2019ici sur l\u2019avenir du Canada français et du Québec.Il n\u2019en tient plus qu\u2019à vous, maintenant, d\u2019en tirer le meilleur parti possible.Dans tous les documents où c\u2019était nécessaire, nous avons inscrit des questions spéciales à l\u2019intention des Canadiens-Français établis hors du Québec.Il nous est apparu très tôt, en effet, au cours des Assises préliminaires, que les questions qui intéressent le Québec et les groupes de l'extérieur ne sont pas les mêmes.Tandis que les Franco-Ontariens, les Acadiens ou les groupes tie l\u2019Ouest mettent l\u2019accent sur leurs droits collectifs, notamment sur la langue et l\u2019enseignement, les Québécois s\u2019expriment en termes tie compétences ou tie pouvoirs de gouvernement.Il n'est point besoin de s'étendre sur les causes historiques de cette tlifférence dans la manière d\u2019aborder la question nationale, mais il importe au plus haut point que tous les délégués acceptent au départ ces tendances dictées par la nature des choses.Que chacun donc étudie d\u2019abord ses propres problèmes, mais que les Québécois tiennent compte des difficultés auxquelles se heurtent leurs compatriotes de l\u2019extérieur et ne mesurent point leur appui aux droits fondamentaux qu\u2019ils réclament ; en revanche, il appartient aux Acadiens, aux Franco-Ontariens et aux délégués de l\u2019Ouest de faire l\u2019effort nécessaire pour comprendre les problèmes du Québec.\u2022 En conclusion, faut-il ajouter que ces Assises constituent un grand pari sur notre maturité politique et notre sens démocratique.Les pays qui nous regardent et nos propres compatriotes ne nous jugeront pas seulement au résultat de nos débats, mais à la manière dont nous les aurons conduits.Les temps sont mûrs et nos Etats généraux viennent au bon moment.Soyons donc pendant ces quatre jours la conscience du Québec et du Canada français, nous penchant avec le plus de sérénité possible sur ces problèmes dont le monde entier sait désormais qu\u2019ils constituent pour nous des questions angoissantes.Ce qui va se passer ici peut avoir une signification universelle dans la mesure où ce ne sont pas seulement des intérêts matériels qui sont en cause, mais une civilisation et un système de valeurs.C\u2019est dire l\u2019ampleur de nos responsabilités à l'heure où s\u2019offrent à notre libre discussion ces \u201cchoix profonds\u201d dont dépend notre destin et, .à SÉANCE D'OUVERTURE 17 long terme, celui de plusieurs autres peuples.Si nous savons relever le défi démocratique, assumer nos divisions pour élever le débat au niveau de l\u2019avenir de l\u2019homme canadien-français \u2014 et de l\u2019homme tout court \u2014 nous aurons bien mérité de la nation et peut-être même de toute la famille humaine.La procédure des Assises Discours prononcé à l\u2019ouverture de l\u2019Assemblée, le 23 novembre 1967, par M.Rosaire Morin.Avec concision, permettez-moi de demander aux délégués des Etats généraux du Canada français d\u2019adopter les règles de procédures des Assises nationales et les projets techniques soumis par la Commission générale provisoire.Pendant 4 jours, 2 300 délégués doivent dialoguer froidement et définir l\u2019avenir constitutionnel de la nation.Ils doivent déterminer les pouvoirs ne1 cessaires au Québec et les droits essentiels aux Canadiens-Français établis à l\u2019extérieur du Québec.I.-CE QUE SONT LES SIX PROJETS TECHNIQUES Malgré notre volonté d'engagement, malgré notre volonté collective d\u2019aboutir à des résultats concrets, malgré notre volonté de conclure par des résolutions qui modifieront substantiellement le destin de la nation, il est à prévoir, il ne faudrait pas s\u2019en surprendre, que des malentendus surviennent, que des théoriciens s'affrontent et que des oppositions se dessinent, parfois irréductibles.Aussi, dans les règles qui doivent régir nos débats, nous avons voulu consciemment nous éloigner des procédures habituelles ou traditionnelles.Nous nous sommes engagés dans des voies où la sentimentalité et l\u2019émotivité sont chloroformées.Nous avons voulu éviter les règles ,où les spécialistes de la procédure l\u2019emportent au détriment de la libre expression d\u2019opinion des délégués.Résumons rapidement les six projets techniques soumis.1.\u2014 La procédure des groupes d\u2019étude Dès le départ des Assises, nous vous proposons la formation de 255 équipes d\u2019analyse.Chacun d\u2019entre vous pourra dire à haute voix ce qu\u2019il pense sur chacune des questions d\u2019un document de travail.Une synthèse qualitative et quantitative de toutes les idées exprimées sur un même problème serait ensuite approuvée par les délégués répartis en 17 groupes d\u2019étude.Ainsi se dégagera le dénominateur commun recherché.L\u2019union sur des idées communes vaut plus que les débats sur les opinions qui nous divisent.Dans les groupes d\u2019étude, l\u2019accent porte sur les opinions ; les polémiques, les discussions et les critiques sont chassées des délibérations.Chacun s\u2019exprime librement, sans commenter les opinions de ses collègues, sans les contredire.Des votes successifs permettent de dégager un consensus majoritaire.Nous avons la certitude qu\u2019en ce jour, vers 17 h.30, votre pensée sera exprimée, analysée et synthétisée sur les 17 problèmes étudiés.Dès ce soir, vous pourrez déjà vous prononcer sur les avant-projets de résolutions.11 en sera ainsi si vous acceptez dès le départ une formule de travail qui désamorce les conflits et qui s\u2019éloigne du culte des personnalités. IS ASSISES NATIONALES 2.\tLa procédure des ateliers de travail Demain, au cours de trois séances d\u2019étude, nous vous proposons des ateliers de travail de 500 délégués, pour reviser les avant-projets de résolutions.Dans la méthode suggérée, vous acceptez une discipline intellectuelle éprouvée, créatrice et féconde.Cette méthode de réflexions collectives partage chacun de nos 4 ateliers en cinq groupes de revision.Des délégués s\u2019interrogent.D\u2019autres recherchent de nouvelles dimensions a la résolution.Certains nuancent et jouent le rôle de diplomates.Les uns expriment leurs motifs d\u2019opposition a 1 adoption des projets, alors que d\u2019autres s\u2019efforcent de trouver toutes les raisons qui militent en faveur des avant-projets.Une telle procédure vous permet de vous exprimer en toute liberté, en toute lucidité et en toute sérénité.Elle écarte de nos débats les longs discours, les interventions intempestives et les querelles triviales.3.\t\u2014 La procédure des assemblées générales A nos six séances générales, nous proposons un code spécial de procédure.Il s\u2019inscrit à l\u2019encontre du conformisme et des règles coutumières de procédure.Il tient compte du grand nombre des délégués présents et de la nature même des débats.De nos débats seraient bannies les notions prioritaires, incidentes et subsidiaires.Ni amendement, ni sous-amendement ne pourraient être apportés à la résolution d\u2019un atelier ou à l\u2019unique résolution de la Commission générale inscrite à la séance de dema-in matin.Une période de 40 minutes est déterminée pour recevoir les opinions des délégués qui désirent parler sur la résolution.Le choix de l\u2019ordre des orateurs est déterminé au sort.A l\u2019heure fixée, le président demande d\u2019exprimer votre opinion en enregistrant votre vote.Ainsi chacun parle librement sur les projets de résolutions.4.\t\u2014 Le mécanisme du vote Pour tous les votes sur le fond des problèmes, c\u2019est-à-dire, sur la doctrine, sur les principes et sur l'orientation de l\u2019avenir des Canadiens-Français, la nation est partagée en quatre régions : le Québec, l\u2019Ontario, l\u2019Acadie et l\u2019Ouest canadien.Tout vote sur le fond est considéré l\u2019expression définitive des Etats généraux quant à la question débattue et quant à la région concernée, si les deux tiers des délégués présents de la dite région ont affirmativement voté de la même manière.Dans un seul cas, les votes sur le fond des délégués des quatre régions sont totalisés, de manière à présenter l\u2019opinion de l\u2019ensemble de la nation.Ce cas particulier se présente quand les délégués de chacune des régions ont voté pour une résolution dans une proportion des deux tiers.Ce mécanisme du vote est équitable.Il nous a été dicté par l\u2019expérience des Assises préliminaires.Tous les éléments de la nation canadienne-fran-çaise peuvent s\u2019exprimer et prendre part aux décisions des Etats généraux, mais de telle sorte que le vote de l\u2019une des quatre régions n\u2019influence en rien les décisions des Etats généraux dans les trois autres régions.5.\t\u2014 Election de la Commission générale Les membres de la Commission générale remettent à cette Assemblée leur démission.Us recommandent l\u2019élection d\u2019une Commission générale qui saura mener à bien l\u2019initiative essentielle des Etats généraux.Dans le projet soumis, nous avons voulu que toutes les régions soient représentées, nous avons voulu que les associations et institutions participent et que 13 des futurs membres soient élus par l\u2019ensemble des délégués du Québec.Si vous approuvez le projet soumis, les mises en candidature débutent dès la fin de la présente séance.6.\t\u2014 Adoption du programme Enfin, nous vous soumettons l\u2019ordre du jour des Assises.Nous vous deman- SÉANCE D'OUVERTURE 19 dons d'approuver le programme, d\u2019adopter l'horaire et d'accepter le personnel des groupes d\u2019étude et des ateliers de travail.Ce personnel a été recruté dans neuf provinces et dans 105 comtés du Québec.Nos techniques de travail nécessitaient de recruter nos dirigeants des groupes d\u2019étude et des ateliers de travail pour les instruire au préalable des règles de procédure.La diversité des délégués à travers le territoire et notre souci d\u2019assurer la représentation de toutes les tendances connues garantissent la représentativité.II.-COMMENT LES PROJETS TECHNIQUES ONT ÉTÉ RÉDIGÉS Permettez-moi maintenant de vous faire connaître l\u2019évolution de ces six projets techniques soumis à votre approbation.1.\t\u2014 Préparation Ces six projets soumis à votre approbation ont été pr&aarés par la Commission technique.Ils sont l\u2019aboutissement de profondes réflexions, de nombreuses consultations, de longues discussions et de centaines d\u2019heures de travail.2.\t\u2014 Ratification Ces projets ont été soumis à la Commission générale provisoire les 14 et 15 juillet.Pendant 8 heures, les membres de la Commission générale provisoire ont discuté et modifié les normes proposées par la Commission technique.3.\t\u2014 Consultation Tous ces projets vous ont été soumis dans le Cahier no 4, publié le 24 juillet dernier.Du 17 septembre au 1er octobre, 59 sessions régionales ont réuni 1 291 délégués, soit 54% de l'ensemble de tous les délégués.Ainsi le quorum de l\u2019Assemblée a dépassé la norme déterminée de la présence de la moitié des délégués.Vous avez approuvé les six projets techniques soumis par la Commission générale provisoire dans une proportion de 95% des délégués présents, sous la réserve de 124 résolutions que vous avez présentées.4.\t\u2014 Décision Les 13 et 14 octobre, la Commission générale provisoire a accepté 82 de ces résolutions qui précisaient davantage le mécanisme technique proposé.Si nous supposons que ceux qui ont appuyé les 42 propositions rejetées s\u2019objectaient tous au rapport présenté par la Commission générale dans le Cahier no 6, nous constations que 841 délégués favorisent encore l\u2019adoption des six projets techniques.Au moins 63% de nos délégués acceptent que ces règles du jeu président aux présentes délibérations.Mais nous savons que la majorité des 450 protagonistes de ces 42 propositions rejetées approuvent l\u2019ensemble des recommandations de la Commission générale provisoire.5.\t\u2014 Présentation Dans le but de connaître davantage votre opinion, pour ne pas perdre des heures à discuter de technique dès le début des Assises, pour ne pas créer une atmosphère désagréable dès le départ des Assises, afin de savoir ce que vous pourriez vouloir, nous avons consulté 535 délégués, lors de 11 assemblées tenues en octobre et en novembre, dans diverses régions du Québec.Nous avons demandé à ces délégués : croyez-vous que la Commission générale devrait, dès le début des Assises, demander aux délégués de voter en bloc, sans discussion, les six projets techniques étudiés et approuvés lors des 39 sessions régionales ?478 délégués ont répondu oui, 37 non, et 13 se sont abstenus.Voilà pourquoi, sans plus de commentaires, au nom de la Commission générale provisoire, je suggère que vous adoptiez en bloc et sans débat les projets soumis et décrits dans le Cahier no 6, pages 10 à 16.III - CONCLUSION Ces méthodes de travail, si vous les agréez, démontreront qu'au Québec, il y a une possibilité de synthèse, de 20 ASSISES NATIONALES compréhension de l'autre et d\u2019un équilibre des intérêts.Ces méthodes de travail nous aideront à accomplir le bien commun authentique de la nation canadienne-française.L\u2019heure de la lucidité collective est-elle arrivée ?Sommes-nous capables de réaliser grand ?Pouvons-nous concevoir en quatre jours le Canada français et le Québec de l'an 2000 ?Rapport financier Etats financiers présentés à l\u2019ouverture de l\u2019Assemblée, le 23 novembre 1967, par M.Albert Boulet La Commission générale publie les états financiers au 30 septembre 1967 à l'intention' des délégués et à l\u2019usage de l\u2019Assemblée générale.Mais tout citoyen peut obtenir des renseignements supplémentaires en s\u2019adressant au secrétariat.L\u2014 Certificat Montréal, ce 6 octobre 1967.La Commission générale, Les Etats généraux du Canada Français.Nous avons examiné le bilan de LES ETATS GENERAUX DU CANADA FRANÇAIS au 30 septembre 1967 et l\u2019état des revenus et dépenses pour la période du 1er juin 1966 au 30 septembre 1967.Notre examen a comporté une revue générale des procédés comptables et tels sondages des livres et pièces comptables et autres preuves à l\u2019appui que nous avons considérés nécessaires dans les circonstances.2.\u2014 Bilan au 30 septembre 1967 ACTIF Disponibilités Caisse\t\t$\t100.00 Banque\t\t\t1 631.55 Souscriptions à recevoir\t\t\t2 500.00 Certificats\td'actions \u2014\t\t Club\tCanadien\t\t300.00 \t\t$\t4 531.55 PASSIF Exigibilités Chèques en circulation Emprunt c!e banque Comptes à payer .Déductions à la source à payer $ 4 580.89 4 000.00 16 286.53 741.19 25 608.61 Déficit\t(21 077.06) $ 4 531.55 Approuvé par la Commission Générale Montréal, ce 6 octobre 1967.GEORGES-HENRI FORTIN ALBAN COUTU \u2022 3.\u2014 États de revenus et dépenses 1 juin 1966 au 30 sept.1967 A notre avis, le bilan et l\u2019état des revenus et dépenses ci-annexés présentent équitablement la situation financière de l\u2019Association au 30 septembre 1967 ainsi que les résultats de ses opérations pour la période terminée à cette date, conformément aux principes comptables généralement reconnus.POIRIER, DE PALMA, OUELLET & ASSOCIES, C.A.Henri-Paul Ouellet, c.a.REVENUS\t Dons\t$118 339.68 Octroi \t\t60 000.00 \t$178 339.68 DÉPENSES\t ORGANISATION\t Relations publiques\t4 897.79 Frais de déplacements\t11 163.03 Location de salles\t2 382.00 Publicité et brochures\t5 163.03 Commission des Candidatures\t833.50 \t$ 24 439.35 SÉANCE D'OUVERTURE TRAITEMENTS\t\tTimbres\t10 700.00 Salaire exécutif\t$ 10 440.00\tSecrétariat extérieur\t3 695.00 Salaires secrétariat permanent\t31 941.99\tTéléphone\t2 417.51 Allocations de représentation\t8 100.00\t\t Commissions sur souscriptions\t1 648,00\tSOUSCRIPTION\t \t$ 52 129.99\tRelations publiques\t1 263.60 \t\tPublicité\t487.75 ADMINISTRATION\t\tPapet.et impression\t10 143.10 Papeterie, impression, frais\t\tTimbres\t9 650.00 de bureau\t42 739.24\tSecrétariat extérieur\t1 604.20 Les Cahiers des Etats généraux\t5 132.00\t\t Timbres\t29 951.69\tASSISES GÉNÉRALES -\t Secrétariat extérieur \t\t15 684.82\tNOVEMBRE 1967\t Intérêts et frais de banque\t1 345.13\tRelations publiques\t119.28 Loyer \t\t800.00\tLocation de salles\t2 000.00 Téléphone \t\t6 250.12\tPublicité\t350.00 Régime des Rentes\t645.94\tPapeterie, impression\t5 064.48 Assurance-chômage\t261.76\tTimbres\t2 950.00 Honoraires professionnels\t\tSecrétariat extérieur\t308.49 et vérification\t1 075.00\tTéléphone Documentation et\t1 589.34 \t$103 885.70\trecherches\t1 200.00 CONGRÈS\t\tFrais divers\t1 275.84 Novembre 1966 ASSISES GÉNÉRALES\t14 485.86\tQUESTIONNAIRE\t \t\tSecrétariat extérieur\t6 121.75 Recherches et documentation\t1 200.00\tTimbres \t\t1 600.00 Location de salles\t2 000.00\t\t Dépenses diverses \t\t1 275.84\tASSISES RÉGIONALES\t \t$\t4 475.84\tFrais de déplacements\t2 310.00 \t\tLocation de salles\t419.00 TOTAL DES DÉPENSES\t$199 416.74\tSecrétariat extérieur\t660.00 EXCÉDENT DES DÉPENSES SUR LES REVENUS\t$ 21 077.06\tFRAIS NON RÉPARTIS\t \t\tPublicité\t185.78 \u2022\t\tSalaires \t\t52 129.99 \t\tPapeterie, impression\t2 282.66 4.\u2014 Répartition des dépenses par\t\tTimbres Secrétariat extérieur\t601.69 801.03 activités\t\tFrais de banque\t1 345.13 ÉLECTIONS DANS 108 COMTÉS -\t\tLoyer Régime de Rentes\t800.00 645.94 SEPTEMBRE 1966\t\tAssurance-chômage\t261.76 Relations publiques $ 1 336.82\t\tHonoraires profes.\t1 075.00 Frais de déplacements 2 200.00\t\tTéléphone\t427.02 Location de salles\t408.00 Papeterie,\timpression\t3\t764.54 Timbres\t3\t440.00 Secrétariat\textérieur\t1\t974.67 Téléphone\t479.03 $ 13 603.06 5.\u2014 Provenance des revenus ASSISES PRÉLIMINAIRES ET RAPPORTS DES ASSISES - NOVEMBRE 1966 Relations publiques\t\t751.60 Location de salles\t\t185.00 Publicité\t\t490.00 Papeterie,\timpression\t11 096.06 Timbres\t\t1 010.00 Secrétariat\textérieur\t519.68 Téléphone\t\t1 337.22 Dépenses\tdu congrès\t14 485.86 29 875.42 ÉLECTIONS DANS 108 COMTÉS - AVRIL 1967 Relations publiques\t1\t426.49 Frais de déplacements\t6\t653.03 Location de salles\t1\t370.00 Publicité\t3\t649.50 Commission des candidatures\t883.50 Papeterie\t15\t520.40 OCTROI Gouvernement du Québec\t DONS\t Industrie, commerce Délégués aux\t$32 015.00 Etats généraux\t25 277.00 Particuliers\t22 417.68 Fraternité Française\t15 000.00 Société St-J.-Baptiste\t6 946.00 Institutions relig.\t4 249.00 Associations diverses\t3 765.00 Municipalités\t2 520.00 Coopératives\t2 295.00 Comm.Scolaires\t1 510.00 Ouest canadien\t830.00 Acadie\t760.00 Ontario\t755.00 21 $46 265.43 23 148.65 14 857.43 7 721.75 3 389.00 60 556.00 $199 416.74 $ 60 000.00 118 339.68 $178 339.68 22 ASSISES NATIONALES ().\u2014 Prévisions des dépenses budgétaires du 1er octobre au 30 novembre 1967 DÉPENSES ORGANISATION Relations publiques $\t800.00 Fr.de déplacements Location de salles Publicité, brochures TRAITEMENTS Salaire exécutif Salaires secrétariat permanent Allocations de représentation Commissions sur souscriptions ADMINISTRATION Papeterie, impression, frais de bureau .Les Cahiers des Etats généraux .1 200.00 400.00 1 500.00 $ 3 900.00 1 350.00 3 000.00 1\t350.00 2\t000.00\t7 700.00 2 000.00 5 000.00 Timbres Secrétariat extérieur Intérêts et frais de banque Loyer Téléphone Régime des Rentes Assurance-chômage Honoraires profes.5 000.00 1 000.00 400.00 100.00 1 000.00 60.00 65.00 200.00\t$14 825.00 ASSISES GÉNÉRALES Recherches et documentation Location de salles Secrétariat du congrès Déplacements des délégués du Qué.Déplacements des dél.des autres prov.Repas des délégués Hôtel des délégués Dépenses diverses 1 000.00 2 U00.00 4 000.00 12 000.00 30 000.00 21 000.00 15 000.00 4 000.00\t89 000.00 Déficit au 30 septembre 1967 21 077.06 Déboursés de la période\t$136 502.06 Rapport d\u2019activités présenté à l\u2019Assemblée par M.Michel Pelletier.Au seuil de ce s grandes Assises des Etats généraux du Canada français, il nous fait plaisir de présenter à tous nos délégués et suppléants le rapport général des activités, couvrant toute là période du \u201crelancement\u201d des Etats généraux, du 12 mais 1966 à ces grandes Assises de novembre 1967.Avant d'entreprendre ce rapport, nous tenons à rendre un dernier hommage au président d\u2019honneur des Etats généraux du Canada français, le chanoine Lionel Groulx.Trois générations de Canadiens-Français furent marquées par l\u2019enseignement et l\u2019action de ce grand homme, et c\u2019est à juste titre qu\u2019il fut appelé par certains le libérateur de son \u201cpetit peuple.\u201d Puisse-t-il, au sein de nos délibérations, nous guider vers les chemins de l\u2019avenir ! I.- LES GRANDES ÉTAPES L\u2014Origine des États généraux L\u2019idée de la convocation d\u2019Etats généraux de la nation canadienne-française fut lancée notamment lors d\u2019un congrès de la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste en 1961.Cette idée qui demeurera longtemps à l\u2019état de projet fut endossée en avril 1964 par un grand nombre de corps intermédiaires, parmi lesquels on comptait la Fédération des Collèges Classiques, la Fédération des Travailleurs du Québec, la Confédération des Syndicats Nationaux, l'Union Catholique des Cultivateurs, le Conseil de la Vie Française en Amérique, l\u2019Association {l\u2019Education du Québec, la Corporation des Institu- SÉANCE D'OUVERTURE 23 teins et Institutrices du Québec, l\u2019Association Canadienne des Educateurs de Langue Française, le Conseil d\u2019Ex-pansion Economique et plusieurs autres.Plusieurs difficultés inhérentes à la grandeur même du projet se présentèrent et ce n'est qu'en mars 1966 que les Etats généraux du Canada français furent vraiment mis en branle pour ne plus jamais retomber dans l\u2019immobilisme.A cette importante assemblée où l\u2019accent fut mis sur le caractère d\u2019urgence de la convocation des Etats généraux, des représentants des groupements suivants étaient présents : la Fédération des Travailleurs du Québec, la Fédération des Commissions Scolaires, la Ligue d\u2019Action Nationale, l\u2019Association Générale des Etudiants de Laval, la Fédération des Frères éducateurs, la Corporation des Instituteurs et Institutrices Catholiques, le Conseil d\u2019Expansion Economique, la Fédération des Jeunes Chambres du Canada français, la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Québec, le Mouvement Laïque de Langue française, le Club Fleur de Lys de Québec, le Club Fleur de Lys de Montréal, les Sociétés Saint-Jean-Baptiste Régionales ou Diocésaines, l'Association des Etudiants de l\u2019Université de Montréal, l'Association Canadienne des Educateurs de Langue française, le Conseil Supérieur du Livre, l'Union Générale des Etudiants du Québec, l'Université Laval, la Société Historique de Montréal.L\u2019assemblée générale créa cinq commissions d\u2019étude et en définit les mandats : la Commission politique et constitutionnelle, présidée par Me Jac-ques-Yvan Morin, la Commission technique, présidée par M.Rosaire Morin, la Commission des relations avec la Communauté francophone mondiale, présidée par M.Jean-Marc Léger, la Commission des relations entre les Canadiens-Français du Québec et ceux établis hors du Québec, présidée par Me Gaston Rondeau, et la Commission administrative, présidée par M.Albert Boulet.Me Jacques-Yvan Morin, professeur de droit international public à l\u2019Université de Montréal, est élu à l\u2019unanimité président de la Commission générale provisoire.L\u2019assemblée générale désigne également deux conseillers des États généraux : Me Georges-Emile Lapalme et Me Yves Prévost, anciens membres du Conseil des ministres québécois.A la suite de cette assemblée générale, les Etats généraux furent l\u2019objet d\u2019une réorganisation complète.Un secrétariat permanent fut établi à Montréal et M.Michel Pelletier assuma la fonction de directeur général.Lors de deux assemblées générales réunissant les représentants des corps intermédiaires, les 14 mai et 8 juin 1966, un important rapport de la Commission technique sur les normes de représentation est discuté et adopté.Désormais les Etats généraux ne seraient plus, tels que conçus en avril 1964, une assemblée d\u2019associations, mais une assemblée réellement représentative de tous les milieux du Canada français : dix délégués et dix suppléants élus par une assemblée des associations de chacun des comtés et choisis parmi dix secteurs de vie différents : délégués des corps intermédiaires des niveaux régional et national, et délégués des Canadiens-Français établis hors du Québec (proportionnellement à leur force numérique dans l\u2019ensemble de la nation).2.\u2014 Élections territoriales du 13 septembre 1966 Pour faire suite au rapport de la Commission technique, accepté par l'assemblée générale, de nombreuses réunions publiques d\u2019information et d\u2019organisation furent tenues à travers le Québec aux principaux endroits suivants : Montréal, Saint-Hyacinthe, Québec, Longueuil, Sherbrooke, Hull, Trois-Rivières, Joliette, Drummond-ville, Alma, Saint-Jérôme, Rouyn-Noranda et Rimouski.Plus de 12 000 associations aux objectifs les plus divers, tant sur les plans local, régional que national furent invitées par courrier, et cela à plusieurs reprises, à participer aux élections territoriales.Afin de couvrir tout le territoire québécois, un coordonnateur avait été nommé pour chacune des dix grandes régions du Québec : Côte Nord et Saguenay, Bas St-Laurent et Gaspésie, 24 ASSISES NATIONALES Québec, Sherbrooke, la Mauricie, Jo-liette, Saint-Jérôme et Mont-Laurier, Valleyfield, Saint-Jean et Saint-Hyacinthe, l\u2019Outaouais, Rouyn-Val-d\u2019Or, Montréal.Le coordonnateur était assisté de responsables au niveau de chacun des comtés.La journée des élections territoriales, le 13 septembre, cent trois (103) assemblées eurent lieu : 1 026 délégués et 960 suppléants étaient élus par les représentants des associations locales.Tenant compte des faibles effectifs humains et financiers, ces premières elections représentaient un réel succès et traduisaient le désir profond de milliers de citoyens de voir se continuer le travail entrepris par les Etats généraux.3-\u2014 Assises préliminaires de novembre 1966 Les 25, 26 et 27 novembre 1966, se tenaient à Montréal les Assises préliminaires des Etats généraux du Canada français.Plus de 1 700 délégués y assistaient, dont 950 délégués des comtés du Québec, 500 représentants des diverses associations, 250 délégués représentant les Canadiens-Français établis hors du Québec et plus d\u2019une centaine d\u2019observateurs.Durant ces Assises préliminaires, vingt-trois documents de travail sur les problèmes économiques, sociaux, culturels et constitutionnels du Canada français furent étudiés.Ce dernier tour d\u2019hori/on de nos problèmes devait servir à orienter et préparer les débats des grandes Assises de 1967.Des résolutions importantes furent adoptées concernant les structures et le financement de l\u2019organisation ainsi que l\u2019élection des délégués.Un rapport détaillé de l\u2019assemblée préliminaire dans lequel nous retrouvons les principaux ctiscours prononcés, les conclusions générales sur chacun des vingt-trois documents de travail, les structures nouvelles des Etats généraux et la liste des délégués présents, fut imprimé sous la forme d\u2019un livre, et tiré à cinq mille (5 000) exemplaires.La principale résolution de cette vaste assemblée fut sans aucun doute la résolution ayant trait à de nouvelles élections au niveau des circons- criptions électorales du Québec.Pour la première fois dans l\u2019histoire du Canada français les membres d\u2019une importante organisation acceptaient de se soumettre à de nouvelles élections, afin d\u2019atteindre un plus haut degré de représentativité et de pénétrer ainsi davantage au coeur du peuple.4.\u2014 Élections territoriales du 16 avril 1967 Pour faire suite à la décision de l\u2019Assemblée générale de recommencer les élections territoriales, la Commission technique se mit à la tâche immédiatement afin d\u2019élaborer de nouvelles normes de représentation qui donneraient ni plus ni moins aux Etats généraux du Canada français un caractère réel et incontestable d\u2019As-semblée de la Nation.A ces réunions des 21 décembre et 4 janvier, la Commission générale acceptait, avec quelques modifications, ce nouveau rapport de la Commission technique (publié dans le 1er numéro des Cahiers des Etats généraux).Soulignons les aspects les plus importants de cette deuxième élection territoriale.En qualité de délégué, tout citoyen francophone pouvait poser sa candidature.Des communiqués et des annonces dans les journaux, 87 assemblées publiques, ainsi que des appels à la radio et à la télévision, avaient rendu le public conscient de la possibilité qui lui était offerte de participer aux Etats généraux.En ce qui a trait au corps électoral de chacun des comtés, la liste des institutions et corps intermédiaires conviés fut considérablement augmentée par rapport à celle de la première élection.Pouvaient être représentés : toute association locale, syndicale ou autre, toute association régionale ou provinciale, toute entreprise commerciale ayant plus de 10 employés, toute caisse populaire et toute agence d\u2019une banque canadienne-française, toute maison d\u2019enseignement privé, toute commission scolaire et toute municipalité, toute fabrique paroissiale, tout journal et tout poste de radio et de télévision.Cette liste électorale avait été dressée minutieusement avec la collabo- SÉANCE D\u2019OUVERTURE 25 ration des électeurs de chaque comté et des ex-délégués qui étaient présents à l\u2019assemblée préliminaire.Ce long travail fit augmenter le nombre des grands électeurs à 17 824, soit un nombre de 55% plus élevé que celui du 13 septembre.Pour rendre l'élection valide dans un comté, la Commission générale provisoire a exigé que 40% du corps électoral exerce son droit de vote.Dans les comtés où ce minimum de 40% ne fut pas atteint le 16 avril, on a alors procédé à un deuxième tour de scrutin par correspondance.Nous devons ici remercier tout spécialement les comptables Lavallée, Bédard, Lyonnais, Lussier, Gascon, Noiseux, Sénécal d\u2019avoir réalisé entièrement la compilation des bulletins et des résultats du vote des deux tours de scrutin.Les résultats obtenus dépassèrent tout espoir : 105 comtés sur 108 rencontrèrent les nombreuses exigences de cette élection.8 920 associations les plus diverses élirent 1 575 délégués et 471 suppléants parmi les 2 593 candidats au total.II.- ORGANISATION GÉNÉRALE 1.\u2014Commission générale provisoire Une Commission générale provisoire fut élue lors de deux assemblées générales des associations (l\u2019énumération est faite au début de ce rapport) en avril 1964 et en mars 1966, dont voici la liste des membres : M.François-Albert Angers, R.P.Richard Arès, s.j., M.Albert Boulet, M.Alban Cou-tu, M.Fernand Daoust, M.Georges-Henri Fortin, M.Léo Gagné, Me Yvon Groulx, M.Jean Lamy, Me Georges-Emile Lapalme, C.R., Me Albert Leblanc, C.R., M.Jean-Marc Léger, Me Jacques-Yvan Morin, M.Rosaire Morin, M.Michel Pelletier, Me Yves Prévost, C.R., Mme Juliette Ré-millard, M.Paul-Emile Robert, Me Gaston Rondeau, M.Robert Sauvé, Me Adélard Savoie.Notons cinq démissions survenues à la Commission générale : M.Fernand Daoust, Me Albert Leblanc, Me Yves Prévost, Mme Juliette Rémil-lard, M.Robert Sauvé.A la suite des élections territoriales du 13 septembre et de l\u2019Assemblée préliminaire, la Commission générale fut portée à 37 membres avec l'addition de dix représentants des régions économiques du Québec et de sept délégués représentant les Canadiens-Français établis à l\u2019extérieur du Québec.Nous déplorons la mort de Me Guy Blanchard, représentant de la région des Laurentides à la Commission générale.Ce jeune avocat de Sainte-Thérèse jouissait d\u2019un grand prestige et son départ fut fortement ressenti par tous ses collègues des Etats généraux.Enfin, voici la liste des membres de la Commission générale en novembre 1967 : M.François-Albert Angers, R.P.Richard Arès, s.j., M.Albert Aubé, M.Albert Boulet, M.Michel Brochu, M.Paul Blais, M.Gaston Carbonneau, Mme Solange Chaput-Rolland, M.Alban Coutu, M.René Daignaidt, Me Georges-Henri Fortin, M.Léo Gagné, Me Yvon Groulx, M.André Hébert, Me Georges-Emile Lapalme, Me André Laurence, M.Jean-Marc Léger, M.Georges Meyers, Me }acques-Yvan Morin, M.Rosaire Morin, M.Ryan Paquette, R.P.Jean Patoine, M.Léonce Pelletier, M.Michel Pelletier, M.Léon Richard, Me Paul-Emile Robert, Me Gaston Rondeau, M.l\u2019abbé Marcel Routhier, Me Adélard Savoie, M.Richard Savoie, M.Michel Tremblay, M.F.-H.Trudeau.Le rôle de cette Commission générale provisoire fut de constituer l\u2019assemblée préliminaire et l\u2019Assemblée générale des Etats généraux du Canada français et de voir à la préparation des divers documents de travail.Les membres de la Commission générale provisoire remettront leur démission à l'Assemblée générale des Etats généraux et solliciteront l\u2019élection d\u2019une Commission générale permanente qui aura pour rôle de représenter et d\u2019exercer les volontés de l\u2019Assemblée générale laquelle est souveraine.La Commission générale provisoire s\u2019est réunie régulièrement aux dates suivantes : le 12 mars 1966, le 14 mai, le 5 octobre, le 3 novembre, le 20 novembre, le 2 décembre, le 21 décem- 26 ASSISES NATIONALES bre, le 4 janvier 1967, le 3 mars, le 13 mai, le 10 juin, les 14 et 15 juillet, les 13 et 14 octobre.2.\t\u2014 Commission politique et constitutionnelle Le mandat de cette commission, défini par l\u2019assemblée des associations du 14 mai 1966, est de préparer des documents de travail et des mémoires sur les différents problèmes économiques, sociaux, culturels et constitutionnels du Canada français, à l\u2019intention des délégués et suppléants et de proposer éventuellement un schéma des modifications constitutionnelles nécessaires sous forme d'avant-projets de résolutions.Cette Commission, présidée par le professeur Jacques-Yvan Morin, est composée des 18 membres suivants : Me Maurice Allard, le R.P.Richard Arès, M.François-Albert Angers, Me Bernard Benoit, Me Georges-Emile Lapalme, Mme Solange Chaput-Rol-land, Me André Desgagné, M.Philippe Garigue, Me Philippe Gélinas, Me Pierre Carignan, Me Gaston Rondeau, M.Jean-Marc Léger, Me Jacques-Yvan Morin, M.Rosaire Morin, M.Michel Pelletier, Me Guy Pinson-nault, Me Jacques Brassard, Me F.-Eu-gène Therrien.La Commission politique s\u2019est réunie aux dates suivantes : le 26 mars 1966, le 29 septembre, le 10 novembre, le 14 mars 1967, le 14 août, le 31 août, le 28 septembre, le 5 octobre, le 9 octobre, le 10 octobre, le 12 octobre.Plusieurs comités furent formés.3.\t\u2014 Secrétariat Il semble important d\u2019attirer l\u2019attention de nos délégués sur le nombre fort restreint d\u2019employés du secrétariat général, face à l\u2019ampleur et la diversité de la tâche quotidienne.Nous y trouvons des raisons de plus pour sotdigner le dévouement et la qualité générale de ce personnel qui fut constamment obligé de \u201cprendre les bouchées doubles\u201d.Nous remercions donc particulièrement M.Gilles Roy et M.Gilles Caron, ainsi que nos deux précieuses secrétaires, Mlle Nicole Brunet et Mme Monique Van-denherrewegen, et tous ceux et toutes celles qui ont collaboré de diverses façons pour huiler cette énorme machine.Un répertoire adressier comprenant 60,000 fiches fut laborieusement constitué afin de rejoindre par courrier, à diverses reprises et pour plusieurs raisons, la plus grande diversité possible d\u2019organismes et de citoyens.Voici d\u2019ailleurs, pour votre information personnelle, une liste générale des principaux milieux rejoints par courrier : délégués des Etats généraux (2 400), Commissions scolaires (1 200), municipalités (1 600), fabri qites (2 000), maisons d\u2019enseignement (4 000), associations d\u2019affaires (2 000), maisons d\u2019affaires (7 000), associations professionnelles (1 000), associations sociales (3 000), membres de sociétés nationales (8 000), communautés religieuses et maisons affiliées (1 200), mouvement coopératif (5 000), mouvement syndical (2 000), associations étudiantes (1 000), minorités françaises (1 500), presse écrite et parlée (750), associations anglophones (300), députés provinciaux et fédéraux (250), E.-U.et Europe (300), citoyens et membres de diverses associations (15 -000).Cet instrument fut mis au service de plus de deux mille délégués.Nous devons souligner tout particulièrement l\u2019excellente collaboration du Conseil d'Expansion Economique qui nous logea dans de vastes locaux et mit à notre disposition une mécanographie de quelque $32 000.Cette généreuse collaboration a évité aux Etats généraux d\u2019immobiliser des sommes importantes pour l\u2019achat du matériel technique nécessaire.4.\u2014 Publicité Depuis plus d\u2019un an, divers membres de la Commission générale provisoire ont été appelés à prononcer de nombreuses conférences aux clubs sociaux, à divers congrès d'associations étudiantes, nationales, sociales et professionnelles afin de traduire dans tous les milieux les objectifs des Etats généraux du Canada français.Nous avons pu bénéficier de programmes nombreux de radio et de télévision afin de sensibiliser l\u2019ensemble de la population à nos travaux et inviter celle-ci à y participer. SÉANCE D'OUVERTURE 27 De nombreux communiqués de presse ont été régulièrement envoyés à plus de 700 journaux, postes de radio et de télévision pour informer la population sur les différentes étapes parcourues.D'une façon générale, nous pouvons noter un intérêt spontané et considérablement accru des journaux.La majorité des éditorialistes se sont penchés à plusieurs reprises sur la signification réelle des Etats généraux et ont été amenés à considérer et à reconnaître l\u2019importance et le sérieux de la démarche de ceux-ci, dans le contexte politique actuel.Il est nécessaire de préciser ici le fait que les membres de la Commission générale ont eu comme politique générale de refuser toute participation à des activités ou à des émissions radiophoniques ou télévisées qui auraient suscité des polémiques.La Commission générale provisoire a toujours voulu éviter de compromettre à l\u2019avance les discussions des Assises ou d\u2019engager de quelque façon l\u2019Assemblée générale qui est souveraine sur tous les sujets qui lui seront présentés.5.\u2014 Cahiers des Etats généraux Afin d\u2019établir un contact continu avec les délégués et les informer le plus précisément possible des différentes tâches à accomplir, un journal appelé \u201cLes Cahiers des Etats généraux\u201d a été créé.Il est publié régulièrement depuis le mois de janvier 1967.Dans le premier numéro nous retrouvons d\u2019une façon précise, les principes et les structures des Etats généraux dans tout le Canada français (délégation territoriale, délégation des corps intermédiaires, délégation d\u2019outre-frontières) et les principales étapes de travail pour la réalisation des élections du 16 avril 1967.Egalement, trois documents de travail sur le problème économique sont publiés pour les assemblées publiques de comtés de février 1967.Dans le deuxième numéro, nous retrouvons principalement deux textes sur les exigences et les façons d\u2019aborder le problème constitutionnel.Paraissent également, les résultats du questionnaire sur l\u2019avenir consti- tutionnel, questionnaire qui avait été distribué à 25 000 exemplaires à l\u2019automne 1966.Enfin, les états financiers et la liste des souscripteurs sont rendus publics.Les résultats officiels et détaillés des élections territoriales du 16 avril 1967 sont publiés dans le 3e Cahier.Il est à noter que la liste complète des délégués et suppléants élus y apparaît.Le 4e Cahier fut presque entièrement destiné à l\u2019explication des 39 sessions régionales de septembre et d\u2019octobre qui avaient pour fin de permettre aux délégués de se prononcer sur les six projets avancés par la Commission générale : procédure des groupes d\u2019étude, procédure des ateliers de travail, procédure des Assemblées générales, mécanisme du vote, élection d\u2019une Commission générale, ordre du jour des Assises nationales.Le 6e Cahier comprend le rapport général des activités, le rapport des trente-neuf sessions régionales, les cinq projets de procédure des Assises, la liste intégrale du personnel des Assises, les états financiers complets, la liste des délégués de l\u2019extérieur du Québec et la liste des délégués des grandes associations du Québec.Enfin dans les 5e, 7e et 8e Cahiers sont publiés les dix-sept (17) documents de base et les dix-sept (17) documents de travail qui seront discutés au sein des grandes Assises.Notons que ce journal ne fut pas envoyé seulement aux 2 700 délégués, mais à plus de 50 000 personnes et organismes divers.6.\u2014 Financement Il est important d'attirer l\u2019attention du public sur le fait extraordinaire tpie les membres et les délégués des Etats généraux n\u2019ont aucune cotisation obligatoire à verser.Les Etats généraux ont pu s\u2019autofinancer au jour le jour grâce à la générosité du public en général, qui a répondu à la campagne de souscription, et grâce également au bénévolat qui s'est exercé à tous les échelons du secrétariat de comté, au secrétariat général, à quelques exceptions près. 28 ASSISES NATIONALES Le gouvernement québécois a versé deux subsides aux Etats généraux : un premier subside au montant de \u2022130 000 fut versé au Conseil de la Vie française pour les frais de déplacement de la délégation des Canadiens-Français de l\u2019extérieur du Québec à l\u2019Assemblée préliminaire de novembre I960, et un deuxième subside au montant de $00 000 fut versé aux Etats généraux pour l\u2019organisation des élections territoriales du 16 avril 1967.Nous remercions le gouvernement québécois pour cette tangible collaboration.Vous trouverez, dans un autre document, les états financiers complets couvrant la période du 1er juin 1966 au 30 septembre 1967.III.- ANIMATION SOCIALE 1.\u2014Au niveau des comtés Il s'est accompli un travail d\u2019animation et d\u2019information considérable dans la majorité des comtés.En plus des deux élections territoriales du 13 septembre 1966 et du 16 avril 1967, qui furent l\u2019occasion d\u2019une réelle animation, nous devons souligner le dynamisme de délégations qui ont organisé plusieurs assemblées publiques au niveau de leur comté.Notamment, près de 75 comtés ont tenu des assemblées publiques au cours des mois de février et mars, sur les problèmes économiques et nationaux du Canada français.La très grande majorité des délégations se sont également réunies pour étudier divers documents de travail préparés par la Commission générale.Par exemple, dans un comté les délégués se sont réunis régulièrement à toutes les semaines pour étudier chacun ries ministères du gouvernement québécois.Dans la région de Montreal deux groupes, comprenant les délégués de quatre ou cinq comtés, ont tenu des assemblées à plusieurs reprises et ont formé divers comités d'étude en vue de bien se préparer aux grandes Assises.Notons également, à titre d\u2019exemple, le cas d\u2019un autre comté dont la délégation a rédigé un manifeste de qiiHctue rent pages sut la pensée canadienne-fran-çaise.Ce sont là quelques exemples cpii illustrent bien le fait que les comtés ont été actifs et que plusieurs délégations seront réellement préparées au dialogue des grandes Assises.2.\t\u2014 Au niveau régional Afin de rejoindre la population des principales régions du Québec, une tournée régionale a été effectuée en 1966 dans les régions principales suivantes : Montréal, Saint-Hyacinthe, Québec, Longueuil, Sherbrooke, Hull, Trois-Rivières, Joliette, Di urnmond-ville, Alma, Saint-Jérôme, Rouyn-Noranda et Rimouski.Cette tournée régionale a permis aux membres de la Commission générale de se faire une idée assez précise sur les principales préoccupations de chacune des régions.Ce fut aussi une occasion excellente de sensibiliser la population aux divers objectifs des Etats généraux.Des conférences de presse furent données à chacun des endroits visités.3.\t\u2014 Au niveau national L\u2019effort principal, au niveau national, fut porté sur la recherche et la vulgarisation.En vue de dégager les principaux problèmes sur lesquels pouvait exister la plus large unité possible un questionnaire qui comportait dix-huit sujets différents fut publié à 25 000 exemplaires et dirigé vers les délégués des Etats généraux, les milieux d'affaires, les corps intermédiaires et vers plus de cent citoyens par comté.Les résultats détaillés furent publiés dans les Cahiers des Etats généraux.Les résultats ont jeté une lumière nouvelle sur la qualité et l'importance de l'unanimité qui se dégage sur certains grands problèmes de l'heure et ont grandement aidé la Commission générale et la Commission politique dans la rédaction des documents de travail.Tous les efforts ont été faits également pour vulgariser les objectifs des Etats généraux et le contenu des vingt-trois documents de travail de l\u2019Assemblée préliminaire.On devra entreprendre un travail encore plus considérable pour sensibiliser la population tut contenu des dix-sept do- SÉANCE D\u2019OUVERTURE 29 cuments de travail qui sont présentés aux Assises.IV.- ASSISES NATIONALES 1.\u2014Composition de l'assemblée L'assemblée générale des Etats généraux du Canada français constitue, dans le plein sens du mot, l'assemblée représentative de la nation.Jamais aucune organisation n'a atteint un tel degré de représentativité.Cette question tie la représentativité des Etats généraux fut continuellement une préoccupation majeure de la Commission générale.C\u2019est d'ailleurs l\u2019unique raison pour laquelle nous avons assisté à deux élections territoriales au Québec et à une représentation plus large et plus diversifiée des Canadiens-Français des autres provinces.11 nous paraît donc important de souligner la composition réelle de cette grande assemblée de 2 400 délégués et de quelque 300 observateurs.A.- DÉLÉGATION TERRITORIALE Lors des élections territoriales du 16 avril, 1 575 délégués et 471 suppléants ont été élus.L'importance du corps électoral de l\u2019élection du 16 avril fut sans nulle autre pareille : 8 920 grands électeurs provenant de tous les milieux du Québec français.On peut distinguer quatre groupes d'électeurs : les classes populaires, le monde institutionnel, le monde des affaires et les associations sociales.Dans le secteur des classes populaires, 526 votes des syndicats et des unions ouvrières, et 305 rotes des cercles d\u2019U.C.C.et de Fermières et des syndicats coopératifs agricoles se sont exprimés.Dans le secteur institutionnel, 804 conseils municipaux, 590 commissions scolaires et 473 fabriques paroissiales ont exercé leur droit de vote.Dans le monde des affaires, 866 caisses populaires et coopératives diverses, 881 hommes d'affaires, 275 associations d\u2019affaires et 197 gérants de banque ont voté.Dans le groupe des organisations sociales, 1 447 associations culturelles, sociétés historiques, sections Saint-Jean-Baptiste et cercles nationaux de jeunes, 762 clubs sociaux, groupes d\u2019action civique et associations des parents-maîtres, 643 associations sociales, religieuses ou de bienfaisance, 576 associations d\u2019éducation et institutions privées d\u2019enseignement, 228 groupes tie loisirs, 133 journaux, quotidiens et hebdomadaires et postes de radio, 123 associations d\u2019étudiants et 91 associations professionnelles.La diversité même de ce corps électoral donne aux Etats généraux une valeur représentative et démontre clairement le grand intérêt que ceux-ci ont suscité dans tous les milieux.Pour nous convaincre encore davantage de la grande diversité de représentation qui existe au niveau de la délégation territoriale, analysons la provenance des 1 575 délégués et des 471 suppléants selon les associations représentées: 70 délégués proviennent des syndicats et des unions ouvrières et 42 des cercles de l\u2019Union Catholique des Cultivateurs, des cercles de Fermières et de syndicats coopératifs agricoles : 115 délégués originent des municipalités, 74 autres des commissions scolaires et 40 délégués des fabriques paroissiales ;\t109 délégués émanent des Caisses populaires et des coopératives, 87 délégués sont des hommes d\u2019affaires, 58 autres délégués proviennent des associations d\u2019affaires et 4 délégués originent des banques ; 206 délégués sont membres de sociétés Saint-Jean-Baptiste, de sociétés historiques, d\u2019associations culturelles et de cercles de jeunes ; 119 délégués ont été choisis parmi les représentants des clubs sociaux, et d\u2019action civique ; 72 délégués viennent d\u2019associations sociales, religieuses ou de bienfaisance ; 31 délégués émanent d'associations d\u2019éducation, 26 délégués d'associations de loisirs, 22 délégués de journaux et de postes de radio.21 délégués d\u2019associations professionnelles et 36 délégués d\u2019associations d'étudiants : enfin remarquons que 897 délégués ont été élus au simple titre de citoyen.Pour bien comprendre de nouveau le caractère tout à fait spécial de la délégation territoriale, soulignons globalement la provenance des délégués ASSISES NATIONALES 30 tel i itoriaux selon les professions et les métiers représentés.Parmi les classes dites populaires, nous retrouvons 210 employés de bureau, 201 ouvriers et hommes de métier, 138 courtiers ou vendeurs, 92 cultivateurs, 83 fonctionnaires, 146 femmes au loyer et 121 femmes travaillant à l'extérieur du loyer.Parmi les professions libérales nous comptons 36 notaires, 41 avocats, 36 comptables, 6 économistes, 35 médecins, 225 professeurs, 133 autres délégués de diverses professions.Parmi les autres occupations représentées, nous avons 112 étudiants, 209 hommes d\u2019affaires, 30 industriels, 29 membres du clergé, 21 journalistes et 16 rentiers.B.- DÉLÉGATION DES CORPS INTERMÉDIAIRES Plus de quatre cents (400) délégués d associations ou d\u2019institutions canadiennes-françaises du Québec, qui exercent leurs activités à l\u2019étendue du territoire, sont inscrits aux Assises générales.Soulignons les caractéristiques de cette deuxième représentation aux Assises.(1)\tAvaient droit à un délégué toutes les institutions ou associations canadiennes-françaises suivantes : banques; sociétés d'assurance sur la vie et d'assurances générales, sociétés de fiducie, de fonds mutuels et sociétés d'épargnes ou de prêts; les sociétés coopératives provinciales, y compris les Unions régionales des caisses populaires; les associations provinciales d'hommes d\u2019affaires, d\u2019administration et de finance, d\u2019industrie, de commerce et d\u2019action civique; les commissions épiscopales et les communautés religieuses; les associations professionnelles et de travail à rayonnement provincial, les sociétés de santé et de bien-être; les oeuvres de jeunesse; les quotidiens et les revues; les associations provinciales d\u2019enseignement et de lettres; les sociétés diocésaines des Sociétés Saint-Jean-Bap-tiste; les associations de langue française des Néo-Québécois; les bandes indiennes de langue française.(2)\tAvaient droit à une représentation spéciale : les associations féminines à rayonnement provincial ont droit a deux (2) délégués; tous les partis politiques qui ont présenté des candidats aux récentes élections ont droit à deux (2) délégués; les Universités de Laval, Montréal et Sherbrooke ont droit à douze (12) délégués par institution, dont trois (3) devant être choisis par l\u2019administration, quatre (4) choisis par l\u2019association des professeurs et cinq (5) choisis par l\u2019association étudiante; la Corporation des enseignants du Québec, la Confédération des Syndicats Nationaux, la Fédération des Travailleurs du Québec, l\u2019Union Catholique des Cultivateurs, l\u2019Union Générale des Etudiants du Québec et la Fédération des Sociétés Saint-Jean-Baptiste ont droit à un (1) délégué par fraction de 20 000 membres.(3)\tLes délégués de ce deuxième palier de représentation sont nommés par les corps intermédiaires eux-mêmes, mais une fois élus, ceux-ci tout en faisant valoir les préoccupations de leurs milieux respectifs, siègent aux Assises, à titre personnel.C.- DÉLÉGATIONS VENUES DE L\u2019EXTÉRIEUR DU QUÉBEC Aux 1 575 délégués territoriaux et aux 400 délégués et plus des corps intermédiaires du Québec s\u2019ajoute une délégation de 425 représentants de nos compatriotes établis à l\u2019extérieur du Québec.Ceux-ci constituaient, en 1961, 17% de la population canadienne-française.Line représentation proportionnelle leur a donc été accordée.(1)\tL\u2019Ontario a droit à 210 délégués répartis de la façon suivante : 57 délégués de la région d\u2019Ottawa, 42 délégués de la région de Toronto, 45 délégués de la région de Windsor, 66 délégués de la région de Sudbury.Cette délégation est organisée par l\u2019Association d\u2019Education d\u2019Ontario en collaboration et sous la direction de la Commission générale.(2)\tL\u2019Acadie a une délégation totale de 124 représentants répartis de la façon suivante: 102 délégués du Nouveau-Brunswick, 17 délégués de SÉANCE D\u2019OUVERTURE 31 la Nouvelle-Ecosse, 3 délégués de l\u2019Ile-du-Prince-Edouard, 2 délégués de Terre-Neuve.Cette délégation est organisée par la Société Nationale des Acadiens en collaboration et sous la direction de la Commission générale.(3) L\u2019Ouest a une délégation totale de 95 délégués répartis de la façon suivante : 30 délégués du Manitoba, 17 délégués de la Saskatchewan, 24 délégués de l'Alberta, 14 délégués de la Colombie-Canadienne et 10 délégués du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest.Cette délégation est organisée par le R.P.Jean Patoine, o.m.i., en collaboration et sous la direction de la Commission générale.2.\u2014 Documents de travail Les dix-sept (17) documents de travail présentés aux grandes Assises sont le fruit d'un long cheminement au sein même des Etats généraux et représentent dans l\u2019ensemble la plus forte contribution apportée par un organisme (non gouvernemental), à l\u2019éclaircissement des grands problèmes actuels du Québec et du Canada français.Il nous apparaît donc important de souligner dans ce rapport, le processus général qui a été suivi par la Commission générale et la Commission politique.Tous les documents de travail qui sont soumis à l\u2019attention des délégués aux Assises ne sont conçus que pour informer et éclairer les délégués sur les grands problèmes économiques, sociaux, culturels, politiques et constitutionnels du Québec et du Canada français.Ces documents ne donnent pas de solutions d\u2019ordre constitutionnel, mais donnent sur chacun des problèmes discutés, les dispositions constitutionnelles, l\u2019évolution constitutionnelle et politique et la situation actuelle et ses conséquences poulie Québec.L\u2019expérience profitable de la tournée régionale effectuée au printemps et à l\u2019automne 1966, dans 10 régions du Québec ainsi qu\u2019en Ontario et en Acadie, les résultats du questionnaire qui fut publié à 25 000 exemplaires à l'automne I960 et les idées et les tendances qui se dégagèrent de l'étude ties vingt-trois (23) documents de travail présentés à l\u2019assemblée préliminaire, servirent, à orienter le contenu des dix-sept (17) documents définitifs qui vous sont présentés.Plusieurs spécialistes dans les divers domaines d'activités ont collaboré intensément et bénévolement à la rédaction de ceux-ci.Tous les documents ont été étudiés et acceptés par la Commission politique avant l\u2019impression finale.Les délégués remarqueront que les documents de travail tournent autour de deux pôles principaux : la recherche des pouvoirs essentiels au Québec et des droits naturels des Canadiens-Français établis à l\u2019extérieur du Québec.Pour tous les sujets d\u2019étude des Etats généraux, deux séries de documents ont été rédigés : un document de base et un document de travail.Le document de base présente d\u2019une façon scientifique toutes les données d\u2019un problème.Le document de travail a pour objet de vulgariser, sous forme de questions, le contenu du document de base.Ce document de travail semble représenter la seule solution permettant d\u2019éviter l\u2019écueil d\u2019un trop haut niveau d'abstraction dans les discussions, tout en ayant, comme référence, un document de base présentant tous les aspects d\u2019un problème donné.Voici la liste complète des exposés de base et documents de travail qui sont étudiés au sein des dix-sept groupes d\u2019étude, des quatre ateliers de travail et de l'Assemblée générale durant les Assises : A.\t-ATELIER CULTUREL 1.\tEnseignement et recherche 2.\tStatut de la langue française 3.\tCulture populaire, radio et télévision 4.\tRelations entre Canadiens-Français B.\t- ATELIER SOCIAL 5.\tLégislation sur le travail fi.Peuplement et immigration 7.\tSécurité sociale et santé 8.\tFamille et politique 32 ASSISES NATIONALES C.\t- ATELIER ÉCONOMIQUE 9.\tLégislation financière et commerciale 10.\tPolitique fiscale 11.\tDéveloppement économique 12.\tPolitique agricole 13.\tMonnaie et banque D.\t-ATELIER POLITIQUE 14.\tArbitrage constitutionnel et organisation pénale.15.\tIntégrité du territoire québécois 16.\tPouvoirs indéfiniment extensibles 17.\tRelations internationales 3.\u2014 Normes de procédure A la suite de l'expérience de l\u2019Assemblée préliminaire qui réunissait plus de 1 700 délégués, à l\u2019Université de Montréal, en novembre 1966, la Commission générale s\u2019est fortement préoccupée d\u2019élaborer, pour les Assises, des normes de procédure qui rencontreront les exigences d\u2019un dialogue réel et démocratique.Les décisions qui se prendront au cours des Assises des Etats généraux sont trop importantes pour l'avenir de la nation canadienne-française pour que nous ignorions les difficultés inhérentes à une telle assemblée.Les Etats généraux siègent en un temps où les Canadiens-Français sentent que le moment historique des grandes décisions approche.Dans ce climat de fièvre, des mouvements et des ffrouoes de pensée s\u2019affrontent, des sensibilités risquent de se durcir de plus en plus.En novembre 1967, 2 400 délégués devront apprendre à dialoguer et à raisonner le plus froidement possible, afin de définir la nature, les caractéristiques et les solutions des problèmes en cause.Pour toutes les raisons énumérées plus haut, tous les mécanismes et toutes les normes de procédure ont été mis au point par la Commission technique et décidés par la Commission générale.Afin que ce s normes et mécanismes divers soient bien compris et acceptés par tous les délégués, trente-neuf sessions régionales ont été tenues au cours du mois de septembre et octobre 1967.Le bilan de ces sessions régionales, dont 26 se sont tenues au Québec et 13 dans les autres provinces, est fort impressionnant : 1 291 délégués présents (soit plus de 55% des délégués) ont eu à se prononcer sur l\u2019ensemble des six projets présentés (procédure des groupes d\u2019étude, procédure des ateliers de travail, procédure des assemblées générales, mécanisme du vote, élection d\u2019une Commission générale et programme et ordre du jour des Assises).Cent-vingt-quatre (124) résolutions furent formulées par les délégués.La Commission générale, lors d\u2019une réunion subséquente, en accepta 82.Un document détaillé donnant les raisons de l\u2019acceptation ou du refus de chacune des résolutions est publié intégralement dans le 6e Cahier.L\u2019esprit général qui anime cette procédure des Assises repose essentiellement sur la dépersonnalisation et la dépolitisation des débats.Tous les délégués auront à s\u2019exprimer dès le début des Assises et pourront le faire librement.4.\u2014 Organisation technique La Commission technique a dû faire appel à un personnel qualifié et nombreux pour la réalisation des Assises.Plus de 330 personnes assument des fonctions de présidents, secrétaires, rapporteurs, analystes et conseillers au sein des groupes d\u2019étude et des ateliers de travail, soit un président, un secrétaire, deux rapporteurs, deux conseillers, et deux analystes pour chacun des groupes d\u2019étude et groupe d\u2019observation des ateliers de travail.Soulignons ici que nous retrouvons des délégués de 105 comtés et de neuf provinces clans ce personnel qui est appelé à jouer un rôle important au cours des Assises.Pour la réalisation technique même des Assises, plus de 150 personnes travaillent bénévolement dans les divers comités suivants : le journal officiel, le vote, les finances, le service d\u2019accueil, la fraternité française, les lettres de créance, l\u2019inscription, le logement, les commissions d\u2019étude, le service d\u2019ordre, la décoration, l\u2019orientation des délégués, le service des SÉANCE D'OUVERTURE 33 repas, le stationnement, le système d\u2019amplification, le secrétariat général, le comité d'honneur et le bureau de presse.Nous remercions très sincèrement tous ces citoyens responsables qui ont accepté de donner de leur temps bénévolement et qui ont permis ainsi, que les Assises rejoignent les espoirs que l\u2019on met en elles dans plusieurs milieux.CONCLUSION Beaucoup de chemin a été parcouru depuis les débuts des Etats généraux.Nous pouvons affirmer qu\u2019aucune organisation par le passé n\u2019avait réussi à constituer une assemblée aussi diversifiée et aussi nombreuse.L\u2019idée même de réunir au sein d\u2019une Ordre du jour des Assises nationales Le mercredi, 22 novembre 1967, à l\u2019Université de Montréal.15 h.00 Réunion du personnel des Assises.18 h.00 à 24 h.00 Inscription des délégués.20 h.30 Réunion des responsables des Assises.Le jeudi, 23 novembre 1967, à la Place des Arts, à Montréal 8 h.00 Inscription des délégués.8\th.30 Réunion des responsables des Assises.9\th.30 Assemblée générale : Prière par Son Excellence Mgr Paul Grégoire; Hommage à Lionel Groulx; Discours de Son Honneur le Maire Jean Drapeau; Discours du Professeur Jac-ques-Yvan Morin, président des Etats généraux; Dépôt des lettres de créance ; organisation (ne constituant pas un parti politique) des membres de divers partis politiques, des tenants de diverses options politiques et des citoyens de différentes classes sociales et de toutes les régions, pour créer l\u2019unité et la solidarité sur le destin collectif du Canada français, eut été impensable il y a à peine quelques années.Les Etats généraux du Canada français ont relevé le défi du regroupement et tout indique que ce regroupement créera cette solidarité si nécessaire sur les grands objectifs de notre avenir.Les Etats généraux ont une lourde responsabilité envers la nation entière : celle de choisir librement le régime politique sous lequel elle entend vivre.Election du président, des vice-présidents, secrétaires, greffier; Election des dix scrutateurs de l\u2019assemblée générale; Le directeur des Assises, M.Rosaire Morin, présente pour adoption les cinq projets étudiés par les délégués en sessions régionales; Election des membres de la commission des Candidatures; Le directeur général, M.Michel Pelletier, présente le rapport des activités des Etats généraux; Le président de la Commission d\u2019Administration, M.Albert Boulet, présente le rapport financier; Début des mises en candidature pour la Commission générale.12 h.00 Déjeuner offert par la Ville de Montréal. 34 ASSISES NATIONALES 14\th.00 Réunion des groupes d\u2019étude : Atelier culturel, 5u66 est, rue Sherbrooke, à Montréal.L\u2019enseignement et la recherche, salle \u201cA\u201d; Le statut de la langue française, salle \u201cB\u201d; La radio et la radiodiffusion, salle \"C\u201d; Les relations entre Canadiens-Français, salle \u201cF\u201d.Atelier, social, 5000 est, rue Sherbrooke, à Montréal.La législation sur le travail, salle Elysée; Le peuplement et l\u2019immigration, salle Le Balcon; La sécurité sociale et la santé, salle Vendôme; La famille et la politique familiale, salle Le Boudoir.Atelier économique, 881, boul.de Maisonneuve, à Montréal.La législation financière et commerciale, salle Québec; La politique fiscale, salle Olympique; Le développement économique par la planification, salle Vieille France; La politique agricole, salle Royale; La monnaie et la banque, salle Nouvelle-France.Atelier politique, à l\u2019Université de Montréal.L\u2019arbitrage constitutionnel et l\u2019organisation pénale; L\u2019intégrité du territoire québécois; Les pouvoirs indéfiniment extensibles; Les relations internationales.15\th.30.Détente.16\th.00 Réunion des groupes d\u2019étu- de, aux endroits déterminés plus haut.17 h.30\tLe dîner organisé par les Etats généraux, aux mêmes \tendroits.20 h.00\tRéunion des groupes d'étude, aux mêmes endroits.21 h.30\tAjournement.Le vendredi, 24 novembre 1967, à la Place des Arts.9 h.30 Assemblée générale Le professeur François-Albert Angers, membre de la Commission générale, présente la résolution sur le droit à l\u2019autodétermination.10 h.45 Détente.10 h.55 Assemblée générale.12 h.00 Déjeuner organisé par les Etats généraux.14 h.00 Séance des ateliers de travail : Atelier culturel, 5666 est, rue Sherbrooke, à Montréal.Groupe d\u2019interrogation, à la salle B; Groupe d'amplification, à la salle C; Groupe des nuances, à la salle E; Groupe d\u2019opposition, à la salle F; Groupe d\u2019appui, à la salle A.Atelier social, 5000 est, rue Sherbrooke, à Montréal.Groupe d\u2019interrogation, à la.salle Vendôme; ' Groupe d\u2019amplification, à la salle Le Boudoir; Groupe des nuances, à la salle Le Balcon; Groupe d'opposition, à la salle Elysée A; Groupe d'appui, à la salle Elysée B. OUVERTURE DES ASSISES NATIONALES 35 Atelier économique, à la salle Vieille-France.Groupe d'interrogation, à la salle Québec; Groupe d\u2019amplification, à la salle Olympique; Groupe des nuances, à la salle Royale; Groupe d\u2019opposition, à la salle Nouvelle-France; Groupe d\u2019appui, à la salle Vieille France.Atelier politique, à l\u2019Université de Montréal.Groupe d\u2019interrogation, à l\u2019Université de Montréal; Groupe d\u2019amplification, à l\u2019Université de Montréal; Groupe des nuances, à l\u2019Université de Montréal; Groupe d\u2019opposition, à l\u2019Université de Montréal; Groupe d\u2019appui, à l\u2019Université de Montréal.15\th.30 Détente.16\th.00 Séance des ateliers de tra- vail : Atelier culturel, aux salles ABC; Atelier social, à la salle Elysée ; Atelier économique, à la salle Vieille France ; Atelier politique, à l\u2019Université de Montréal.17\t11.30 Dîner organisé par les Etats généraux; 19 h.00 Fermeture des mises en candidature pour la Commission générale.19 h.30 Séance des ateliers de travail : Atelier culturel, aux salles ABC ; Atelier social, à l\u2019auditorium du Jardin Botanique; Atelier économique, à la salle Vieille France ; Atelier politique, 1575, bout.Mont-Royal, Montréal.21 h.30 Ajournement.Le samedi, 25 novembre 1967, à la Place des Arts.8 h.30\tOuverture du scrutin pour l\u2019élection de la Commission générale.9 h.30\tAssemblée générale ; Etude des projets de résolutions émanant des ateliers de travail.\tDétente de 10 h.40 à 10 h.50.12 h.00\tDéjeuner libre.14 h.00\tAssemblée générale : Etude des projets de résolutions émanant des ateliers de travail.15 h.30\tDétente.16 h.00\tAssemblée générale : Etude des projets de résolutions émanant des ateliers de travail.17 h.30\tAjournement \u2014 Dîner libre.Le dimanche, 26 novembre 1967, à la Place des Arts.8\th.45 Messe dans la salle Wilfrid Pelletier.9\th.30 Assemblée générale : Etude des projets de résolutions des ateliers de travail.11 h.30 Déjeuner organisé par les Etats généraux : 14 h.00 Assemblée générale : Etude des projets de résolutions des ateliers de travail; Résultats des élections à la Commission générale; Considérations sur l\u2019avenir des Etats généraux; Détente de 15 h.30 à 15 h.40 et de 16 h.55 à 17 h.05.18\th.30 Discours de clôture du président des Etats généraux du Canada français. 36 ASSISES NATIONALES Message du Premier Ministre Le gouvernement du Québec suivra avec le plus grand intérêt les délibérations des Etats généraux du Canada français.Pour être des instruments efficaces de démocratie et de progrès, les constitutions doivent jaillir en quelque sorte des profondeurs de la conscience populaire.La tâche de les préparer ou de les adapter aux temps nouveaux n'est donc pas seulement l\u2019affaire de l\u2019Etat.C\u2019est l\u2019affaire de toute la nation.11 faut qu au-dessus de toute considération de classes, d\u2019intérêts, d allégeances politiques ou idéologiques, s\u2019expriment avec sérénité les besoins et les aspirations de l\u2019ensemble de la communauté.\u201cJe remercie les initiateurs de cette grande consultation populaire et tous les participants du Québec et des autres provinces qui y représentent les divers éléments de la nation canadienne-française.Je leur souhaite le plus grand succès dans leur noble et historique entreprise.\u201d Daniel Johnson, Premier Ministre.Message du Chef de l\u2019Opposition \u201cA l\u2019occasion de l\u2019ouverture des Assises des Etats généraux du Canada français, je vous souhaite le plus vif succès dans les délibérations extrêmement importantes que vous entamez.Les Etats généraux du Canada français constituent l\u2019un des plus grands efforts de notre histoire pour définir les objectifs fondamentaux de la nation canadienne-française.\u201cJe serai un observateur très attentif de vos délibérations.Le parti libéral du Québec croit que toute partisanerie politique doit être bannie lorsqu\u2019on discute de l\u2019avenir non seulement du Québec mais de tout le Canada français.Je ne doute pas que l\u2019orientation qui sera prise à votre congrès sera dans les meilleurs intérêts de tous nos compatriotes du Québec et du Canada.Jean Lesage, Chef du parti libéral du Québec. Chapitre II DÉCLARATION PRÉLIMINAIRE SUR LE DROIT D\u2019AUTODÉTERMINATION Déclaration préliminaire sur le droit d'autodétermination Discours prononcé à l\u2019Assemblée générale, le 24 novembre 1967 par M.François-Albert Angers.Après les allocutions officielles, après le discours d\u2019ouverture du Président de notre Commission générale d\u2019organisation, après l\u2019adoption des règlements qui régiront le déroulement de cette Assemblée et de ses Comités, les Etats généraux du Canada français, en assemblée plénière, passent à l\u2019ordre du jour.En ce moment solennel de notre histoire, le premier geste de cette assemblée doit être de formuler elle-même ses raisons et son principe de vie.Oeuvrant en effet en marge de la Constitution et pour réformer au besoin cette Constitution, tenant leur mandat directement d\u2019un suffrage populaire, les Etats généraux du Canada français tirent leur signification de leur organisation même; et il n\u2019appartient qu\u2019à eux-mêmes de dire ce qu\u2019ils sont et ce qu'ils veulent être.Cela doit donc être dit explicitement pour donner à nos délibérations futures tout leur sens.Pourquoi êtes-vous ici ?Pourquoi avez-vous répondu à la convocation de cette Commission générale, dont le rôle n\u2019a voulu être que d\u2019organiser l\u2019Assemblée elle-même sans préjuger d\u2019aucune autre orientation ?Quel a été le sens de notre appel, auquel vous avez voulu correspondre ?Nous, en tant que Commission d'organisation, nous avons essayé de traduire votre pensée profonde.Et vous nous avez répondu par votre travail et votre présence : c\u2019est bien cela que nous voulons ! Il s\u2019agit d\u2019examiner la situation politique et constitutionnelle du groupe Franco-Canadien, et selon un mode qui permet de parler officiellement au nom du groupe.Cela s\u2019impose en 1967, parce que depuis 200 ans que ce groupe a été conquis et ainsi soustrait au gouvernement de la France pour passer sous régime colonial britannique, il n\u2019a jamais vraiment participé aux décisions qui ont établi son statut politique et constitutionnel.Au cours de ces deux cents ans cependant, il a sans cesse, et d\u2019une façon toujours plus intense, affirmé sa détermination de survivre comme collectivité, avec sa langue, ses institutions, ses lois propres.Et le conquérant d\u2019alors a progressivement reconnu cette exigence par une succession de régimes constitutionnels dans lesquels il a élargi la mesure de liberté.A l\u2019occasion du dernier de ces régimes constitutionnels, celui de 1867, il a lui-même proclamé que désormais il ne devait plus y avoir \u201cni vainqueurs, ni vaincus\u201d.Pourtant \u2014 et c\u2019est sur ce fait fondamental que s\u2019appuie la présente convocation d\u2019Etats généraux qui paraît si inusitée à plusieurs \u2014 jamais le peuple canadien-français n\u2019a été consulté sur le régime politique sous lequel il devait vivre.Toujours, aussi bien en 1867, il a reçu son régime constitutionnel par la volonté du conquérant.Depuis 1867, il a été appelé à participer d\u2019une façon plus active et plus réelle, quoique toujours dépendante du jeu de la majorité anglophone, aux décisions politiques prises dans le cadre constitutionnel établi, mais en étant forcé de se soumettre d\u2019abord à ce cadre, qu\u2019il lui plaise ou non; et même d'en subir les évolutions et les transformations selon les interprétations qu\u2019en donnait la majorité anglophone.Si donc cette Assemblée a été convoquée sous le nom d\u2019Etats généraux, et selon des modalités qui lui per- 40 ASSISES NATIONALES mettent cl utiliser ce nom, c\u2019est qu\u2019en 1 an 1967, le peuple canadien-français est toujours à réclamer son droit d être consulté sur le régime politique sous lequel il doit vivre; et que dorénavant il entend l\u2019être.Cela vous 1 avez d\u2019ores et déjà accepté en accordant votre participation aux Etats généraux; il faut maintenant le proclamer avant de commencer nos délibérations, car personne d\u2019autres que vous, réunis en assemblée plénière, ne pouvez valablement l\u2019établir.Monsieur le président de la Commission générale d\u2019organisation, le professeur Jacques-Yvan Morin, Monsieur le président de la Commission technique, Rosaire Morin, aussi bien que Monsieur le directeur général, Michel Pelletier, et tous les autres membres de la Commission l\u2019ont expliqué partout: nous ne sommes pas une autre association parmi d\u2019autres associations ! Nous ne sommes pas une fédération d\u2019associations.Nous ne sommes pas un' congrès de militants d\u2019un groupe ou d\u2019une association de groupes quelconques.Nous sommes les Etats généraux du Canada français, c\u2019est-à-dire une vaste Assemblée nationale du peuple canadien-français, un corps de délégués élus par des électeurs mandatés par tout un ensemble d\u2019associations locales et nationales, en vue de dégager et d\u2019exprimer la volonté du peuple canadien-français sur son avenir politique et constitutionnel.Dans certains milieux, on a voulu évoquer une fausse opposition entre les députés élus pour siéger à nos Parlements et les délégués aux Etats généraux.On a invoqué contre les Etats généraux, le caractère supposé-ment plus représentatif des députés, parce qu\u2019ils ont été élus au suffrage universel.Ceux-là ont oublié que le suffrage universel ne donne le siège à un député, ou le pouvoir à un par-\u2022 ' \u201e¦ par le jeu d\u2019opinions souvent j faiblement majoritaires, et sur un ensemble de problèmes complexes et mal identifiés.Ils ont oublié surtout que, sauf quand cela se retrouve dans le texte d\u2019une constitution dont l\u2019origine est elle-même dans les Etats généraux de quelque sorte, il n\u2019est nulle part au monde généralement reconnu ou admis que des députés élus pour administrer le pays ont aussi mandat pour transformer la constitution sous le régime de laquelle ils ont été élus.Au contraire, presque toutes les constitutions déjà écrites prévoient des mécanismes spéciaux qui enlèvent aux seuls députés le pouvoir d\u2019amender ou de changer la constitution.Comme notre constitution n\u2019a rien prévu de tel parce quelle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos Etats généraux sont indubitablement l\u2019effort le plus systématique, le plus compréhensif, le plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d\u2019établir sa constitution.Tous les milieux territoriaux, toutes les classes sociales, tous les milieux institutionnels, sont ici représentés, par-delà les tendances de groupes, de partis, d\u2019intérêts, et selon un mode complexe de suffrage qui donne voix à toutes les opinions.Notre premier geste doit donc être d\u2019exprimer qui nous sommes, pourquoi nous sommes ici, et sur quels faits et quels principes s\u2019appuie notre légitimité.En évitant soigneusement, cependant, d\u2019anticiper en quoi que ce soit sur les décisions mêmes qui doivent émaner de l\u2019Assemblée et auxquelles celle-ci ne doit arriver qu\u2019après mûres délibérations.Tel est le sens, la portée et les limites mêmes de la résolution que j\u2019ai l\u2019honneur de vous proposer au nom de la Commission générale; toutes les autres vous arriveront des groupes d\u2019étude et des ateliers de travail.Mais il fallait que celle-ci vienne de la Commission générale pour vous permettre d\u2019affirmer vous-mêmes votre existence et vos droits avant toute autre entreprise.Pour agir, il faut d\u2019abord exister.La présente résolution n\u2019est rien d\u2019autre que l\u2019affirmation de votre existence en tant que véritables Etats généraux, pleinement justifiés par la réalité politique dont vous êtes issus.Vous ne sauriez rejeter cette résolution, sans nier du coup votre raison d\u2019être et votre droit de continuer à siéger.Vous ne sauriez l\u2019amender sur le fond pour l\u2019affai- DÉCLARATION PRÉLIMINAIRE 41 blir ou la renforcer, sans vous détruire vous-mêmes, soit en sapant à sa base votre droit d\u2019existence, soit en vous engageant déjà dans la voie des solutions à établit avant même de les avoir étudiées et justifiées.En fait, cette résolution n\u2019est \u201crésolution\" qu\u2019au sens du vocabulaire juridique de la procédure.Rien n\u2019y est \u201crésolu\u201d et il ne s\u2019agit pas d\u2019y rien résoudre.C'est une déclaration, une affirmation que certains faits et principes existent, qui nous expliquent et exigent qu'on nous entende, au nom du droit naturel comme du droit international.Que dit en effet cette \u201cdéclaration \u201d?Elle constate qu\u2019il y a un peuple canadien-îrançais dont nous proclamons officiellement aujourd\u2019hui, et en son nom propre, l\u2019existence.Elle souligne, et par là justifie la convocation d'Etats généraux, que ce peuple a toutes les caractéristiques sociologiques nécessaires pour qu\u2019on lui reconnaisse la personnalité nationale; et, par suite, selon les principes juridiques maintenant universellement reconnus, le droit de disposer de lui-même.Elle enregistre le fait que ce droit n\u2019est pas pour lui un droit que des circonstances \u2014 telle la dispersion à travers un territoire non délimité \u2014 rendent platonique et inopérant; au contraire, un foyer national de ce peuple se trouve localisé sur un territoire où il constitue une majorité et peut donc aspirer s\u2019il le juge bon, à se gouverner lui-même, selon des modalités qui lui conviennent.Bien plus, cette majorité dispose déjà d\u2019un organe de gouvernement ayant réalité d\u2019Etat, puisque jouissant de pouvoirs exclusifs, donc souverains, sur une partie de la juridiction qui définit la souveraineté canadienne.Qui peut nous faire grief de l\u2019affirmer, oîi que ce soit dans le monde, même au Canada anglais, ou chez nos fédéralistes les plus aveugles et les plus acharnés à défendre un faux fédéralisme, quand c\u2019est le Conseil privé de Londres lui-même qui a statué en jugement que les provinces sont aussi \u201csouveraines\" dans leur domaine \u2014 c\u2019est le mot même du Conseil privé \u2014 aussi \"souveraines\u201d non pas que le Parlement d\u2019Ottawa, ont dit ces juges, mais que le Parlement de Londres lui-même.De même, on a fait grief récemment à votre Commission générale d\u2019avoir parlé du Québec comme du \u201cterritoire national\u201d des Canadiens-Français.Il paraît que nous aurions pu aussi bien dire que le Canada tout entier est le \u201cterritoire national\u201d des Canadiens-Français.Certes, en tant que Canadiens, les Canadiens-Français peuvent envisager le Canada comme leur territoire national.Le Canada est le territoire national canadien.Dire qu\u2019il est le territoire national des Canadiens-Français comme Canadiens-Français c\u2019est, ou bien faire fi de la plus élémentaire réalité de ce que les Canadiens-Français ne peuvent arriver à se sentir vraiment chez eux que dans le Québec, ou bien retomber dans l\u2019ancien impérialisme ou l\u2019ancien messianisme de la \u201crevanche des berceaux\u201d et de l\u2019espoir qu\u2019un jour nous pourrions redevenir la majorité au Canada.On ne définit pas les \u201cpatries\u201d avec des \u201chypothèses\u2019, mais avec son coeur.Ce n\u2019est pas l\u2019\u201chypothèse canadienne\u201d qui peut cerner la réalité de notre \u201cterritoire national\u201d, mais l\u2019adhésion du coeur à un sol qui peut être français.Ce sont tous là des faits incontestables qui peuvent être diversement appréciés quand vient le moment de passer à des conclusions, mais dont l\u2019affirmation au départ n\u2019exige aucune définition subtile.Au début de ces Assises, nous devons d\u2019abord affirmer ce qui est, pour définir ce que nous sommes.Nous ne devons pas dire plus; nous ne pouvons pas dire moins.C\u2019est parce que nous sommes une nation au sens sociologique ou ethnique du terme, et donc munis du droit de nous autodéterminer que les Etats généraux du Canada français sont une institution légitime et valable pour l\u2019affirmation de notre volonté.Si nous nions cela, nous n\u2019avons plus rien à faire ici.Mais qu\u2019il soit bien clair que par là nous ne vous demandons pas de souscrire ni à l\u2019indépendance, ni au fédéralisme, ni à la centralisation, ni à l\u2019autonomie, ni au statut particulier, ni aux Etats associés.Nous vous deman- 42 ASSISES NATIONALES dons simplement de proclamer notre droit de choisir celle de ces solutions qui correspond le mieux à nos aspirations et à nos besoins.Nous ne décidons pas de la solution; nous décidons que nous avons le droit d\u2019en choisir une.Cependant, nous ne devons pas dite plus.Si les Etats généraux existent, c\u2019est pour permettre l\u2019expression de la volonté nationale.Ce n\u2019est pas au seuil de ces délibérations que nous pouvons prescrire, pas plus indirectement que directement, les choix ou conséquences pratiques de l'exercice que la Nation fera de son droit à disposer d\u2019elle-même.Même si 1 une ou l\u2019autre des solutions possibles était déjà clairement établie dans 1 unanimité de nos consciences et 1 expression de nos opinions individuelles, encore faudrait-il que le tout attende, pour être formulé et sanctionné, le cours même de nos délibérations.Autrement, il n\u2019était pas nécessaire non plus de tenir des Etats généraux.Or, nous savons bien qu'ils doivent être tenus.C est donc dans la plus grande foi et la plus grande fermeté à soutenir et à proclamer l\u2019affirmation de nous-mêmes à la fois comme Nation et comme Etats généraux de cette Nation, en même temps que dans la plus totale lucidité sur les exigences de 1 heure, que je vous demande votre appui unanime, à la résolution, à la déclaration suivante : Les Etats généraux du Canada français, réunis en assemblée, AYANT CONVENU que les Canadiens-Français constituent un peuple de près de six millions d\u2019àmes, possédant en propre une langue, une culture, des institutions, une histoire et un vouloir-vivre collectif, que ce peuple, répandu par tout le Canada, est concentré avant tout dans le Québec, que ce peuple dispose dans le Québec d\u2019un territoire et d\u2019un Etat dont les institutions reflètent sa culture et sa mentalité, que la vie et l\u2019épanouissement du peuple canadien-français s\u2019appuient sur l\u2019autorité politique, l\u2019influence économique et le rayonnement culturel du Québec, ET NOTÉ que la Charte des Nations-Unies exige \u201cle respect du principe de l\u2019égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d\u2019eux-mêmes\u201d (article 1er, par.2); AFFIRMENT QUE : 1° Les Canadiens-Français constituent une nation.2° Le Québec constitue le territoire national et le milieu politique fondamental de cette nation.3° La nation canadienne-française a le droit de disposer d\u2019elle-même et de choisir librement le régime politique sous lequel elle entend vivre. DÉCLARATION PRÉLIMINAIRE 4.3 Débats sur la déclaration préliminaire le vendredi, 24 novembre 1967, sous la présidence de Mlle Yolande Lauzon M.Gilles Caron, Bourget Qu'il me soit permis cle demander aux minorités françaises des autres territoires canadiens, tel que M.Angers l\u2019a expliqué tantôt, d\u2019appuyer entièrement et totalement le texte de la résolution.Il s\u2019avère que les Québécois veulent actuellement former ou veulent tenter de procéder à la formation, à la naissance cl'un pays authentique pour eux-mêmes.Les minorités françaises en dehors du Québec ont tout à gagner en s\u2019inscrivant volontairement et unanimement en faveur des résolutions.Je vous remercie.M.J.Orner Samson, Sainte-Marie J'aimerais poser la question epte voici.Après les délibérations, alors que les représentants des Etats généraux amont tout en main pour se faire une opinion et choisir librement, comme M.Angers a dit, l'option qu'ils voudront, j\u2019aimerais savoir si cette chose pourrait aller, disons vers l\u2019an 2000 ou bien si plutôt on pourrait avoir une certaine limite?Et puis, qui se prononcerait pour dire combien longtemps combattre pour avoir quelque chose qui serait positif de c e côté-là ?M.Jean-Guy Houde, Verchères Madame la présidente, il me fait plaisir d\u2019appuyer la résolution cle M.Angers.Il tne fait plaisir de l'appuyer parce que le Canada français est véritablement une nation.Je pense qu\u2019aujourd\u2019hui personne n\u2019en cloute.C\u2019est une vérité sociologique, c\u2019est une réalité culturelle, c\u2019est même, dans un certain sens, une réalité déjà politique.Cette réalité est telle qu'on ne peut s\u2019y inscrire en faux.Notre nation, dans le passé, a appartenu à cette espèce que le chanoine Groulx qualifiait d\u2019espèce particulière, d\u2019espèce tragique.Et tragique elle le fut notre histoire.Elle le fut parce que trop longtemps nos décisions vitales ont été le fruit d\u2019intérêts étrangers, de gens qui n\u2019étaient pas perméables aux aspirations qui nous sont propres.Tragique aussi parce qu\u2019aujourd'hui elle nous a conduits à une assimilation qui risque à brève échéance de mettre fin à notre destin national.Mais comme tout destin tragique, une tragédie porte en elle les fruits d\u2019une renaissance.Renaissance qui implique le besoin de se définir, de se retrouver et de s\u2019épanouir.Se définir, c\u2019est s\u2019autodéterminer.Je vois dans cette résolution ce besoin essentiel, vital et concret non seulement de survie mais de vivre et de devenir cette nation qui est la nôtre et qui nous est propre.Je m\u2019adresse aussi aux minorités.Si elles se plongent au fond de leur conscience, elles se rendront compte que nous commencerons à les aider et à leur être utile le jour où nous nous engagerons dans la voie de l\u2019épanouissement.J\u2019appuie donc d\u2019autant plus cette résolution que cette autodétermination se fera.M.Jean-Louis Renaud, Ontario Je me fais le porte-parole d\u2019un groupe de jeunes Franco-Ontariens.Ce groupe appuie la proposition telle que soumise.Et je dis ceci d\u2019un certain groupe de Franco-Ontariens certainement plus âgés.Toutefois, nous aimerions noter ceci qui, loin de réduire ou d\u2019amplifier la portée de la proposition, la précise : 1)\tLe troisième point de la proposition soumise, à notre avis; devrait se lire : Le Québec a le droit de disposer de lui-même et choisir librement le régime politique sous lequel il entend vivre.Ceci peut s\u2019expliquer du fait que les minorités n'ont pas les pouvoirs, malheureusement, pour ce faire.2)\tLe deuxième point serait d'ajouter un quatrièmement qui pourrait se lire comme suit et, du même fait, ferait rentrer la notion de minorité dans la proposition; ce 4ème point pourrait être : \u201cLes Canadiens-Français établis ailleurs au pays doivent 4-1 ASSISES NATIONALES se voir garantir les droits essentiels à leur épanouissement collectif aussi bien qu'individuel.Merci\u201d.M.Roger Durocher, Bourget Mlle la présidente, je me demande pourquoi on avait biffé le mot \u201cpolitique , cest-à-dire \u201cmilieu politique .Comme l\u2019orateur précédent a bien voulu faire la mise au point, que j appuie, à présent, j\u2019aimerais demander aux Canadiens-Français vivant à l\u2019extérieur du Québec d\u2019appuyer cette mesure de façon que quand le Québec sera le plus fort, nous serons plus en mesure de leur apporter notre aide.M.Hervé Cyr, Ontario Les Etats généraux du Canada français constituent évidemment une consultation populaire pour tout le groupe francophone du pays.Le Québec a toujours été très généreux à l\u2019endroit des minorités en dehors du territoire fondamental.Nous nous en rappelons, en Ontario, lors de notre crise du règlement 17.Rappelez-vous bien également que les Canadiens-français, en dehors du territoire fondamental, sont les défenseurs sur la première ligne de défense et qu\u2019ils sont également vos ambassadeurs.Nous aimerions, nous, les Canadiens-Français en dehors du territoire fondamental, nous aimerions à nous sentir chez nous au Canada, nous sentir pleinement chez-nous, à un titre autre que celui de Néo-Canadiens.Cela m\u2019amène à commenter l\u2019article 2 qui se lit : \u201cLe Québec constitue le territoire national\u201d.Nous aimerions peut-être voir plutôt que \u201cle Québec constitue une partie du territoire national et le milieu fondamental de la nation canadien-ne-française.M.André Gravel, Berthier Madame la présidente, j\u2019aimerais demander une précision sur l'autodétermination que M.Angers vient de réclamer.Est-ce que cette autodétermination veut dire que les Anglais peuvent vivre séparés dans le Québec et que les Allemands peuvent vivre séparés dans le Québec aussi ?La présidente Nous ne procédons pas à une série de questions.Si le prochain intervenant veut nous répondre, très bien.M.Angers prendra trois minutes à la fin des interventions et s\u2019il peut ramasser toutes les questions, libre à lui de le faire.M.Albert Régimbald, Ontario Madame la présidente, étant donné que j\u2019ai beaucoup de choses à dire et que j\u2019ai très peu de temps pour le dire, j ai formulé le plus strictement possible mon intervention.Attendu que, premièrement, nous sommes ici non pas pour choisir une solution mais pour affirmer notre droit de choisir une solution, étant donné, deuxièmement, que le texte de la résolution soumise à l\u2019assemblée accuse un caractère contre lequel le proposeur de la résolution nous a mis en garde, c\u2019est-à-dire un caractère militant; troisièmement que la façon d'éviter ce caractère militant est d\u2019établir entre les \u201cayant convenu\u201d et les affirme que\u201d l\u2019unité logique la plus stricte possible, je propose les amendements suivants au texte du proposeur : 1)\tDans les affirmations afin d\u2019établir un lien strictement logique entre les \u201cayant convenu\u201d et cette première affirmation, il faudrait dire que les Canadiens-Français constituent un peuple, comme il a été dit à la première observation.2)\tPour reprendre les mots de la 2ème convention, \u201cle Québec constitue le territoire où ce peuple est avant tout concentré\u201d.3)\tGarder le même mot qu\u2019on a employé depuis le début: \u201cLe peuole ca-nadien-français a le droit de disposer de lui-même et de choisir librement le régime politique sur lequel il entend vivre\u201d.La présidente Je me permets de rappeler qu\u2019il n\u2019est pas possible d\u2019accepter d\u2019amendements, de sous-amendements, selon la procédure que vous avez établie vous-mêmes, mais nous acceptons vos commentaires comme une expression d'opinion. DÉCLARATION PRÉLIMINAIRE 45 M.Jacques Girard, Fabre Mlle la président, je trouve étrange qu'on ne puisse pas présenter d\u2019amendements à ce moment-ci, surtout si on considère le fait que le texte qui nous a été remis pour consultation, avant notre arrivée ici aux Etats généraux, comportait à l'article 2, l\u2019amendement qui a été proposé a trois reprises au moins depuis le début des commentaires, à savoir: qu\u2019on ajoute et le milieu politique, à la résolution qui se lit: \"Et le Québec constitue le territoire national et le milieu poli-tioue fondamental tie cette nation.C'est le texte que vous nous aviez soumis avant notre arrivée ici aux Etats généraux.Alors, s\u2019il n\u2019est pas possible de soumettre un amendement, je demanderais à M.Angers, pourquoi on a supprimé cette partie du texte dans l'article 2.M.Claude Auinond, Jeanne-Mance M.Angers, vous êtes le deuxième grand homme à avoir vu clair clans cette marche pour la libération.Je souhaite que tous mes frères d\u2019outre-frontière québécoise nous appuieront dans cette résolution et diront avec nous, et d'un seul élan, ce que nous a appris ce premier grand homme : \u201cVive le Québec libre\u201d.M.Jules Léonard, Fabre Le droit à l\u2019autodétermination du peuple du Québec est ce droit naturel, inaliénable, rattaché au peuple du Québec de par son essence même.On ne saurait nier ce droit.Ce droit fondamental comporte aussi le droit à l\u2019indépendance.Refuser ce droit, c\u2019est nier le droit de six millions de personnes à une vie nationale normale, c\u2019est, sans pousser trop loin, c\u2019est du génocide voilé que de refuser ce droit.M.François Desroches, Terrebonne Je voudrais appuyer d\u2019une façon sans équivoque la proposition de M.Angers, et ceci pour la raison que ça fait six mois, ça fait un an, ça fait je ne sais trop combien de temps, qu\u2019à un certain gouvernement central on a dit et on répète aux stations de télévision et un peu partout : Mais qu\u2019est-ce que les Québécois veulent ?Ils ne s\u2019entendent pas et cer- tains ministres très haut placés nous chantent cela sur tous les tons : Quand vont-ils s\u2019entendre ?Quand vont-ils avoir une politique d\u2019ensemble ?Alors, pour cette première raison, je voudrais que l\u2019assemblée, n\u2019est-ce pas, appuie d\u2019une commune unité cette proposition, et sans équivoque.Deuxièmement, je voudrais dire ceci: que le temps n'est plus à combattre, comme quelqu\u2019un l\u2019a dit, mais au contraire, le temps est à être.C\u2019est fini pour les Canadiens-Français de vouloir survivre et combattre dans d\u2019autres provinces, parfois où cela peut être inutile; ou tout au moins, le temps est venu de vivre, cl\u2019exister.Troisime chose : les Etats généraux sont là pour créer.Les États généraux ne sont pas là nécessairement pour sanctionner ou réformer un article de la constitution actuelle, mais ils sont là pour créer.Créer quoi ?Se créer une nation; la proclamer.Ils n ont pas à la creer, du reste, elle existe, mais nous avons à la proclamer en toute évidence et avec énergie et force et, c'est pour cela qu\u2019en définitive, je vous demande, d\u2019appuyer avec unanimité sans équivoque, M.François-Albert Angers.M.Georges Langlois, Société des Professeurs d\u2019histoire du Québec Madame la présidente, ma question s\u2019adressait à M.Angers.Je vois qu il a quitté son siège momentanément.Enfin ! Voici : c\u2019est qu'entre le texte qu\u2019a lu M.Angers et le texte que j\u2019ai reçu, à titre de délégué, par la poste, il y a déjà quelque temps, il y a deux différences qui m\u2019apparaissent assez importantes.Dans la série des \u201cconvenus\u201d, le troisième convenu, dans le texte que j\u2019ai reçu, se lisait: \u201cQue ce peuple dispose dans le Québec d'un territoire et d'un Etat dont les institutions reflètent sa culture et sa mentalité.\u201d M.Angers, dans sa lecture, a peut-être involontairement mais, peu importe, il a supprimé le mot \u201cd\u2019un Etat\".Deuxièmement, dans les affirmations en bas, \u201cle Québec constitue le territoire national et le milieu politique fondamental\u201d.Cela est le texte que j\u2019ai reçu.M.Angers a, je ne sais pourquoi, oublié de mentionner le mot \u201cpolitioue\u201d.J\u2019exige donc, parmi mes privilèges de délégué aux Etats généraux, que soit res- 46 ASSISES NATIONALES tauré le texte original que nous avons reçu, avec: \u201cd'un Etat\u201d dans le troisième convenu et \u201cpolitique\u201d dans la deuxième affirmation.M.Jacques Lucques, Taillon Je voudrais appuyer la proposition qui a été faite tout à l\u2019heure par M.Renaud, de Sudbury, Ontario.Elle m a paru très valable.Par contre, je voudrais m\u2019opposer de la manière, de la plus ferme manière, à la proposition de M.Cyr de Toronto, qui prétendait que le Québec n\u2019est qu une partie du territoire national.Or je m\u2019inscris en faux contre cette déclaration.Le Québec n'est pas une partie du territoire national mais est le territoire national.Je voudrais faire remarquer à M.Cyr que l\u2019Etat d\u2019Israël est l\u2019Etat national des Juifs et non les \u201cghettos\u201d de New York ou de Varsovie.Je voudrais faire remarquer également à M.Cyr que depuis que l\u2019Algérie a obtenu son autodétermination dans le sens où nous l\u2019entendons, les Algériens n\u2019ont jamais été aussi protégés de leur vie en France et ailleurs, par les consuls algériens et nous protégerons les Canadiens-Français des autres provinces de la même manière s\u2019ils le veulent, lorsque nous serons libres.M.Victor Lapalme, Ontario Madame la présidente, qu\u2019il me soit permis de me rallier à la position prise par la jeunesse franco-ontarienne et remercier M.Lucques pour ses paroles.Je pense que la position des jeunes de l'Ontario se situe dans une optique peut-être différente du reste des minorités, en ce sens que les minorités sont habituées à penser, à court terme, à vivre au jour le jour et, le Québec, cela a été son cas il y a quelque temps.Mais maintenant, il commence à penser à long terme.il commence à penser \u201cle Québec de l\u2019an 2,000\u201d.Je pense que les minorités, en ce sens, doivent accepter de se situer dans le long terme et cesser de vivre dans le court terme qui pourrait leur être fatal et pour eux, et pour le Québec, je pense que les minorités doivent permettre au Québec enfin de construire et d\u2019envisager un projet collectif dans lequel les minorités ne sauraient retrouver que leur meilleur avenir.M.Léandre Mercier, Papineau Après tous les orateurs qui sont venus les uns du Québec, les autres de 1 extérieur du Québec, j\u2019aimerais préciser une chose aussi pour les minoritaires, que je ne considère pas d\u2019ailleurs comme des minoritaires.Je considère les gens qui viennent de 1 extérieur du Québec comme des citoyens à part entière de la nation et si demain ou si dans quelques années nous étions un Etat national dûment reconnu sur la scène internationale, vous seriez, de facto, des citoyens québécois.Et je pense que tous les citoyens québécois partout dans le monde pourraient user de leur droit pour se faire reconnaître comme tels.Maintenant, à propos de milieu politique et d\u2019Etat que M.le proposeur a soustrait, j\u2019aimerais bien qu\u2019on ait une réponse une fois pour toutes, à savoir : si on se permet d\u2019amender en certains milieux à cause de pression de certaines personnes et si en d\u2019autres milieux, on refuse le droit d'amender.M.Pierre Dupuis, Limoilou Madame la présidente, tout simplement, je voudrais appuyer la résolution qui a été faite et s\u2019il y a besoin d\u2019avoir un proposeur dans la salle, je voudrais bien proposer l\u2019adoption de cette résolution.Toutefois, je ne voudrais pas clore la période des discussions et empêcher qui que ce soit de s\u2019exprimer.Et c\u2019est peut-être un point de procédure .je me demande encore une fois s\u2019il y a besoin, venant de la salle, d\u2019un proposeur et d\u2019un secondeur.La présidente Selon la procédure, nous ne pouvons pas accepter d\u2019autres propositions que la proposition qui est devant nous.M.Pierre Dupuis, Limoilou Très bien.Il est évident que sur le fond, tout le monde s\u2019entend.Il apparaît aussi que certains voudraient avoir quelques additions, d\u2019autres quelques soustractions et, en ce qui a trait à l\u2019essence de la résolution, au fond même du problème, je pense que tout le monde est assez d\u2019accord et qu\u2019on aurait pu difficilement faire DÉCLARATION PRÉLIMINAIRE 47 mieux.De cela, je veux en féliciter le proposeur et le conseil général.Il aurait été difficile de mettre en des mots aussi simples, d\u2019exprimer des idées aussi importantes de façon aussi concise et complète, [ aurais peut-être la même réserve que certains ont faite, [\u2019aimerais savoir, par exemple, pourquoi on a enlevé le mot \u201cEtat\u201d et pourquoi aussi on a enlevé le mot \u201cpolitique\u201d.Un dernier mot : il semble y avoir une différence d\u2019opinions entre les minorités et certains d'entre eux, du moins, nos frères des autres provinces, que je considère justement comme des frères.Mais je pense que ces différences et ces oppositions apparentes peuvent s\u2019aplanir grandement si on favorise le dialogue dans tous nos comités et nos entrevues, au lieu de rester cloisonnés dans nos coins.Il y aurait avantage à expri mer nos opinions et à les discuter entre nous, pour pouvoir faire comprendre le point de vue des Québécois, d\u2019une part, et des Canadiens-Français des autres provinces, d\u2019autre part.Et si on fait cela, je pense qu\u2019il y a énormément de malentendus et de mésententes qui peuvent être évités.La présidente M.Angers me fait signe qu\u2019il y a une erreur sur le texte, un lapsus.M.François-Albert Angers Mlle la présidente, messieurs les délégués, je m\u2019excuse auprès de vous, mais je veux simplement dire que la résolution telle que proposée doit être lue telle qu'elle est imprimée et distribuée et que les deux mots omis sont simplement le résultat d\u2019un défaut de vision de votre lecteur qui a sauté ces mots en lisant le texte.M.Paul Trépanier, Parti conservateur Madame la présidente, étant donné qu\u2019une action dynamique et positive de la part des Canadiens-Français compétents, au sein des partis politiques fédéraux, au sein des associations nationales, au sein du fonctionnarisme fédéral, au sein même du gouvernement fédéral, à la Chambre des Communes et au sein du Cabinet serait de nature à infléchir Faction du gouvernement fédéral en ce qui concerne la reconnaissance du fait français au Canada, et l\u2019urgence d\u2019accorder aux Canadiens-Français des droits égaux partout au Canada, et ce, en rédigeant une nouvelle constitution, étant donné que cette conjoncture politique et sociale serait certainement une option supérieure à l\u2019indépendance, pour assurer le bien-être et le plein épanouissement de la famille canadienne-française, je propose que les suggestions contenues dans un éditorial signé par M.Claude Ryan doivent s\u2019ajouter au ouatrième paragraphe de la proposition de M.Angers : \u201cs\u2019appuie aussi sur Faction des autres pouvoirs politiques canadiens, provinces et gouvernement fédéral, à conditioh que celle-ci s\u2019exerce à l'avenir dans le plein respect des droits des Canadiens-Français\u201d.[e propose en plus, je suggère en plus que le mot Québec soit remplacé par le mot Canada et que le mot fondamental soit rayé de la proposition.M.Jean Desrochers, St-Jacques Mon intervention s\u2019adresse à nos confrères des autres provinces.Ce sont les Canadiens-Français du Québec qui ont, non seulement le droit, mais la capacité de s\u2019autodéterminer, parce que seuls ils contrôlent un gouvernement qui peut acquérir une personnalité internationale.Si les Canadiens-Français des autres provinces ont un pouvoir d\u2019autodétermination, c\u2019est par rapport au Québec, par adhésion aux décisions du Québec.C\u2019est en appuyant le droit du Québec l\u2019autodétermination que les minorités des autres provinces peuvent espérer survivre et non pas en s\u2019opposant aux désirs d\u2019émancipation du Québec et en acceptant d\u2019être annexées à l\u2019intérieur d\u2019un Etat majoritairement anglais, car alors, les minorités se perdraient et perdraient le Québec en même temps.Je dis à nos confrères des autres provinces : Ralliez-vous au Québec, c\u2019est l\u2019avenir.M.Pierre-André Julien, Trois-Rivières Madame la présidente, je ne puis que souscrire à cette proposition qui a été travaillée par la Commission générale.Et je crois qu\u2019on ne peut retrancher ni un mot ni une expression.Les trois articles se tiennent et 48 ASSISES NATIONALES les trois articles sont fondamentaux.11 est essentiel, il ne fait pas de doute tpie les Canadiens-Français consti-tuent une nation.11 ne fait pas de doute que le Québec constitue le seul territoire véritablement national.11 est essentiel que la nation cana-dienne-française ait le droit de disposer d\u2019elle-même et de choisir librement le système sur lequel elle peut vivre et dans lequel elle peut bâtir sa destinée.Il faut bien voir qu'à l\u2019arrière-plan de toutes les recherches, de toutes les études que nous taisons cette semaine, il y a le problème fondamental économique, il y a la prise en mains de notre destinée économique qui est en arrière de toutes les recherches sociales et politiques.Nous avons besoin de conserver et de retenir nos pouvoirs pour enfin s\u2019occuper des problèmes essentiels, des problèmes économiques.M.Jean DeTillieux, Saskatchewan Merci, Madame la présidente.Comme Canadien-Français de l\u2019Ouest, venant de la Saskatchewan, j\u2019énonce mon opinion personnelle uniquement.J\u2019avoue que je voterai contre la proposition pour deux raisons principales : Je m\u2019oppose à la clause 2 et à la clause 3 en ce sens : Les Etats généraux du Canada français, réunis en assemblée, et ayant convenu que les Canadiens-Français constituent un peuple de près de six millions d\u2019âmes, signifie que, à la clause 3, le mot nation canadienne-fran-çaise est encore employé dans le même sens : le mot nation canadienne-française représente les six millions d\u2019âmes tie Canadiens-Français du pays, et non comme nous l\u2019entendons répéter à maintes reprises, dans les dernières minutes, le peuple québécois.Si le Québec seul constitue le territoire national tie la nation cana-tlienne-lrançaise, donc, près d\u2019un million tie Canadiens-Français d\u2019outrefrontière sont ties Israélites exilés qui n\u2019ont pas tie pays.Je rejette cela.Nous sommes tous Canadiens-Français, même le million tie Canadiens-Français d'outre-frontière et nous ne sommes pas ties exilés.Nous vivons en notre pays, sur notre territoire national, le Canada.M.François-Albert Angers Madame la présidente, je vois qu\u2019il y a peu à ajouter à ce que j\u2019ai dit dans mon texte.Et je ne crois pas non plus que des objections vraiment fondamentales aient été formulées.Dans trois minutes, je ne puis pas évidemment entreprendre de répondre à certaines objections de détail.Tout ce que je puis dire à ce sujet, c est qu\u2019il n\u2019en est pas une seule qui n ait été formulée ou qui n\u2019ait été évoquée à la Commission générale où à peu près toutes les opinions étaient représentées et où ce texte a été examiné pendant de longues séances sous tous ses aspects.Par conséquent, il y a des réponses valables à toutes ces objections qui permettraient de démontrer que le texte que nous vous apportons est le seul texte fondamental (changer quelques mots ne changerait rien).Je pense qu\u2019il serait très grave que ceux qui veulent voter contre exercent ce privilège pour des questions de détail.Ces questions mériteraient d\u2019être discutées à fond et l\u2019on verrait qu\u2019elles ne sont pas valables comme objections.Il serait très grave de voter pour nier en quelque sorte l\u2019existence du peuple canadien-français et son devoir de choisir librement son avenir.Si nous n\u2019avons pas voulu parler de l\u2019autodétermination du Québec, c\u2019est parce que c\u2019est un autre problème.Nous ne considérons pas les minorités comme des gens qui sont à l\u2019extérieur de la nation.Us doivent participer avec nous à l'affirmation de l\u2019existence de la nation et de son libre choix de disposer des solutions comme elle l\u2019entend.Je l\u2019ai répété bien des fois dans mon texte, et si vous examinez ce texte et tout ce qu\u2019il signifie, voter contre la résolution, c\u2019est nier l\u2019existence de la nation canadienne-française, qui, encore une fois, n\u2019est pas seulement un peuple quelconque, mais un peuple ayant les caractéristiques définies dans le début, un peuple ainsi défini par ses caractéristiques, eh bien, ça s\u2019appelle une nation.Il me semble que la Commission générale a assez bien établi les positions pour que tous ceux qui sont ici puissent et doivent voter unanimement pour la DÉCLARAI ION PRÉLIMINAIRE 49 proposition.Elle n'affirme que l\u2019exis-\treste, vous le déciderez dans vos réu- tence et le droit de choisir.Tout le\tnions cet après-midi et demain.Partage des opinions exprimées sur le droit d\u2019autodétermination Québec\tPour\t%\tContre\t%\tAbst.\t%\tTotal Zone 1\t65\t98\t1\t2\t0\t0\t66 Zone 2\t37\t100\t0\t0\t0\t0\t37 Zone 3\t130\t97\t2\t1\t2\t2\t134 Zone 4\t59\t97\t1\t2\t1\t1\t61 Zone 5\t45\t100\t0\t0\t0\t0\t45 Zone 6\t49\t94\t2\t4\t1\t2\t52 Zone 7\t89\t100\t0\t0\t0\t0\t89 Zone 8\t35\t100\t0\t0\t0\t0\t35 Zone 9\t23\t100\t0\t0\t0\t0\t23 Zone 10\t163\t98\t2\t1\t2\t1\t167 Associations\t88\t92\t4\t4\t4\t4\t96 TOTAL\t783\t98\t12\t1\t10\t1\t805 Ontario\t58\t35\t92\t55\t16\t10\t166 Acadie\t36\t52\t10\t14\t23\t34\t69 Ouest\t\t\t\t\t\t\t Manitoba\t6\t22\t1\t4\t20\t74\t27 Saskatchewan\t5\t31\t10\t63\t1\t6\t16 Alberta\t4\t18\t15\t68\t3\t14\t22 Colombie\t10\t59\t1\t6\t6\t35\t17 TOTAL\t25\t30\t27\t33\t30\t37\t82 La déclaration préliminaire, dont le texte se trouve en page 42, est donc adoptée par les délégués du Québec (98%).Dans les autres régions, la majorité requise des deux tiers n\u2019est pas atteinte (Acadie, 52%; Ontario, 35%; Ouest, 30%). assemblée generale ATELIER CULTUREL (480) ATELIER SOCIAL (480) ATELIER ÉCONOMIQUE (600) ATELIER POLITIQUE (480) GROUPES DE GROUPES DE REV 5 GROUPES DE REV GROUPES DE 4 Groupes d\u2019ETUDE 4 Groupes d\u2019ETUDE 5 Groupes d\u2019ETUDE 4 Groupes d\u2019ETUDE T5 EQUIP DELEGUES D 60 EQUIPES 60 ÉQUIPES 60 ÉQUIPES 75 EQUIPES Chapitre III TRAVAUX DES ÉQUIPES ET DES GROUPES D\u2019ÉTUDE Travaux des équipes et des groupes d\u2019étude Le jeudi, 23 novembre 1967, 255 équipes de 8 membres ont permis aux délégués de se former des opinions et de répondre de manière efficace aux questions contenues dans les documents soumis à leur groupe d\u2019étude.Des synthèses qualitatives et quantitatives ont dégagé les dénominateurs communs dans chacun des dix-sept groupes d\u2019étude.Les délibérations de ces 255 équipes et de ces 17 groupes d\u2019études représentent 432 heures de débats dont la reproduction nécessiterait plus de 1700 pages.Il est bien compréhensible que nous ne puissions donner le compte-rendu de ces délibérations.Les règles !.\u2014COMPOSITION Tout délégué choisit l\u2019un des 17 groupes d\u2019étude constitués par la commission générale provisoire pour l\u2019analyse de notre situation constitutionnelle \u2022 et la détermination des pouvoirs nécessaires au Québec et des droits essentiels aux Canadiens-Français établis hors du Québec, pour que vive pleinement la nation canadienne-française.Chaque groupe d\u2019étude comprend environ 120 délégués.Dans la composition d\u2019un groupe d\u2019étude, la Commission générale assure une représentation territoriale diversifiée.Un comté ne peut avoir qu\u2019un délégué dans un groupe d\u2019étude et une province doit y compter un nombre de délégués proportionnels à son importance numérique.Dans la formation d\u2019un groupe d\u2019étude, la Commission générale provisoire respecte le premier ou le second choix d\u2019un délégué, s\u2019il est connu avant le 1er novembre et s\u2019il ne s\u2019oppose pas à la norme de la diversité territoriale.Elle émet un laissez-passer à remettre au secrétaire du groupe d\u2019étude.Il n\u2019est pas prévu que les délégués puissent changer de groupe d\u2019étude.II.\u2014HORAIRE Les groupes d\u2019étude siègent le jeudi, 23 novembre 1967 de 14 h 00 à 15 h 30 de 16 h 00 à 17 h 30 et de 20 h 00 à 21 h 30.Toutefois nous croyons devoir reproduire les synthèses du travail des 255 équipes et les avant-projets de résolutions des 17 groupes d\u2019étude.Ces conclusions des équipes et des groupes d\u2019étude ont constitué la pensée des Assises.Afin de permettre aux lecteurs de se mieux familiariser avec les règles de procédure des équipes et des groupes d\u2019étude et pour leur permettre de comprendre cette recherche objective de l\u2019expression d\u2019opinions libres, nous reproduisons intégralement les règlements adoptés par l\u2019Assemblée générale et qui ont régi les débats.III.\t\u2014BUTS A.\t\u2014Obtenir l\u2019opinion de chacun des délégués sur toutes les questions soumises à son groupe, de façon que chacun, non seulement participe au travail des Assises, mais ait le sentiment de sa participation et de son appartenance.B.\t\u2014Désamorcer d\u2019avance et dépolariser les conflits et antagonismes individuels ou les querelles de clochers.C.\t\u2014Dissiper les malentendus dès l\u2019abord.D.\t\u2014Eviter la monopolisation des débats par les individus forts, motivés par la parole, trop exclusivement attachés à leurs opinions et dont la conduite provoque frustration et obstruction.E.\t\u2014Obtenir la participation constructive des délégués qui, pour toutes sortes de raisons, éprouvent certaines difficultés à s\u2019exprimer.IV.\t\u2014RÉUNION DE 14 h À 15 h 45 Ouverture de la séance 1.\t\u2014Le secrétaire du groupe doit inscrire les présences dans le cahier prévu à cet usage.2.\t\u2014Tout délégué prenant la parole doit s\u2019identifier: nom, prénom, comté ou province ou association.3.\t\u2014Le président d\u2019un groupe d\u2019étude présente les conseillers, rapporteurs, secrétaires et analystes (3 minutes). 54 ASSISES NATIONALES f L assemblée, sur proposition verba-e, procédé a l\u2019élection de 3 scrutateurs (2 minutes).5,\t~Le Président du groupe d\u2019étude explique la procédure qui consiste à partager les délégués en équipes d\u2019étude de o personnes.Il s\u2019assure que tous les participants ont bien compris le mécanisme de discussion; il rériond aux questions s il y en a (3 minutes).6.\t\u2014Le président invite un conseiller à presenter le document de travail soumis a 1 examen du groupe.Chaque délégué a reçu le texte de ce document publié dans les Cahiers V, VII et VIII (5 minutes).Formation des équipes ^ \u2014Le président constitue les équipes d\u2019etude.Cette étape de la procédure se fait publiquement, du haut de la tribune.8 \u2014 Les participants sont placés devant des tables comme suit : Personnel du groupe d'étude Conseillers Secrétaire Rapporteurs Analystes 1ère rangée\tScrutateurs PRESIDENT\t Il I\t\t \t\t\t\t.2e rangée\t\t 1 II II II\t\tI \t\t\t.3e rangée\t\t 1 1\t\t| | \t\t\t\t.4e rangée\t\t | |\t\t| 5e rangée\t\t\t\u2014 M II II II\t\t| 6e rangée\t\t\t\u2014 II II II II\t\t| m m m m\tm m m m\t.\t\t 9.\t\u2014On demande aux personnes de la 1ère rangée de tourner leur chaise vers la 2e rangée, celles de la 3e rangée vers la 4e rangée, celles de la 5e vers la 6e rangée.On obtient automatiquement les équipes d\u2019étude.Les équipes comprennent alors 8 personnes ou moins.10.\t\u2014La salle est disposée pour 120 participants dans chaque groupe d\u2019étude.La formation de 15 équipes est prévue.Départ du dialogue H.\u2014Le président du groupe d\u2019étude demande a chaque participant d\u2019interroger son vis-a-vis sur ses qualifications professionnelles et sociales, afin de le présenter au groupe, (détails requis et non pas la traditionnelle identification) (2 minutes).12.\t\u2014Le président du groupe d\u2019étude invite les participants à présenter à leur équipé la personne qu\u2019ils ont interrogée (5 minutes).13.\t\u2014Le président du groupe d\u2019étude donne 2 minutes aux équipes pour que chacune élise un président et un secrétaire d\u2019équipe.14.\t\u2014Le président du groupe d\u2019étude fait lever les présidents élus par les équipes.Il leur donne des instructions précises sur leur rôle (5 minutes).Rôle du président d'équipe 15.\t\u2014Le rôle principal du président d\u2019équipe est d\u2019obtenir une opinion de chacun des membres de l\u2019équipe sur toutes les questions posées au groupe.16.\t\u2014Les membres de l\u2019équipe émettent a tour de rôle leur opinion, sans référence à l\u2019opinion de leurs collègues.Il ne s\u2019agit pas d\u2019un débat, mais de recevoir les opinions librement émises.17-\u2014Le président d\u2019équipe ne doit permettre à aucun membre de l\u2019équipe de commenter, de critiquer, d\u2019approuver, de contredire ou de modifier une opinion déjà exprimée par les autres membres de l\u2019équipe.18.\t\u2014Le président de l\u2019équipe doit prêter assistance aux membres qui en ont besoin, soit en raison de leur difficulté de s\u2019exprimer, de leur timidité ou de l\u2019agressivité d\u2019autres membres à leur endroit.19.\t\u2014Le président de l\u2019équipe doit s\u2019assurer que le secrétaire note en abrégé le sens des opinions émises par chaque membre de l\u2019équipe.20.\t\u2014Le président de l\u2019équipe, s\u2019il y a lieu, distribue à chacun de ses membres une copie du document de travail.21.\t-\u2014Le président de l\u2019équipe s\u2019assure que tous les délégués comprennent bien le travail à accomplir.22.\t\u2014Te président de l\u2019équipe ne permet pas à un délégué de parler plus d\u2019une fois ni plus de trois minutes sur une même question du document de travail.23.\t\u2014Si quelqu\u2019un demande un renseignement, le président de l\u2019équipe demande aux autres membres de l\u2019équipe de répondre.Le secrétaire de l\u2019équipe et le président ne doivent répondre que lorsque les membres se sont exprimés.Si personne ne peut répondre, le secrétaire de l\u2019équipe enregistre la demande de renseignements pour la poser à l\u2019assemblée du groupe d\u2019étude. TRAVAUX DES ÉQUIPES ET DES GROUPES D\u2019ÉTUDE 55 Travail de l'équipe 24.\u2014Le président de l\u2019équipe lit la 1ère question du document de travail et il demande à chaque membre de l\u2019équipe; un par un : 1)\tDésirez-vous faire des observations sur cette question ?2)\tEtes-vous, oui ou non, d\u2019accord avec l\u2019énoncé ?25.\u2014Lorsque les délégués se sont exprimés, le secrétaire et le président de l\u2019équipe répondent aux deux mêmes interrogations.26.\t\u2014Le secrétaire note l\u2019opinion émise par chacun des membres de l\u2019équipe sur les formules préparées à cet usage.27.\t\u2014Lorsque tous les délégués ont parlé une fois sur la première question, le président de l\u2019équipe demande à son secrétaire de communiquer aux membres une par une, les opinions émises.Sans discussion, les délégués votent sur chaque opinion.Ainsi, le rapport du secrétaire de l\u2019équipe se rédige successivement dans l\u2019ordre des questions posées.Le secrétaire de l\u2019équipe compile les résultats quantitatifs.Voici un exemple : Question No Opinions émises L- .2.- 3.- Oui Non Abst.4\t3\t1 5\t1\t2 3\t4\t1 28.\t\u2014Le secrétaire du groupe d\u2019étude recueille les rapports sur la 1ère question, dès que les secrétaires d\u2019equipe ont compilé l\u2019expression quantitative des opinions.Il demande à l\u2019un des analystes de préparer la synthèse de cette première question.29.\t\u2014Le président de l\u2019équipe adopte la même procédure pour toutes les autres questions du document de travail.Il répond en dernier aux questions.Le secrétaire utilise la même méthode de travail pour chacune des autres questions.30.\t\u2014Le secrétaire du groupe d\u2019étude continue à recueillir les rapports des secrétaires d\u2019équipe au fur et à mesure qu\u2019ils sont complétés.Il les remet aux analystes, rapporteurs et conseillers du groupe d\u2019étude, pour qu\u2019ils en fassent la synthèse.31.\t\u2014Le président du groupe d\u2019étude accélère le rythme des délibérations en accordant à chaque question une limite de temps.Il avertit les équipes à 15 h 35 que la phase d\u2019étude se termine dans 10 minutes.32.\t\u2014Le secrétaire du groupe d\u2019étude circule d\u2019équipe en équipe, écoute, mais n\u2019intervient qu\u2019en matière de procédure, si on le lui demande.33.\t\u2014A 15 h 45, le président du groupe d\u2019étude remercie les présidents d\u2019équipes de leur concours et il ajourne la séance pour 15 minutes, soit à 16 h 00 précises.V.\t\u2014SYNTHÈSE DES RAPPORTS 34.\t\u2014Le secrétaire du groupe d\u2019étude recueille les rapports des secrétaires d\u2019equipe au fur et à mesure de leur rédaction.Il confie la synthèse de chaque question à l\u2019un des analystes, conseillers ou rapporteurs.35.\t\u2014La personne qui rédige la synthèse d\u2019une question présente le rapport à l\u2019assemblée du groupe d\u2019étude.36.\t\u2014On présente les résultats des délibérations sur la première question.Le rapport doit totaliser les expressions d\u2019opinions et en faire la synthèse.Il doit grouper, par aspects particuliers, les opinions approuvées et celles qui ont été désapprouvées, de même que les commentaires faits à leur sujet au sein de toutes les équipes.Il doit grouper les demandes de renseignements insatisfaites provenant de toutes les équipes.37.\t\u2014On doit inscrire au tableau les résultats des rapports.VI.\t\u2014RÉUNION DU GROUPE D'ÉTUDE DE 16 h À 17 h 30 38.\t\u2014Le président du groupe d\u2019étude, à 16 h 00 précises, prend place au fauteuil et invite l\u2019assemblée à recevoir les rapports des équipes.39.\t\u2014Le personnel du groupe d\u2019étude prend place en avant de la salle, en face des participants.40.\t\u2014Le premier rapport porte sur la première question.Successivement, on procède au rapport sur la question suivante, dès que l\u2019opinion du groupe est enregistrée sur la question concernée.Le vote se prend à main levée sur chaque article de chaque question.41.\t\u2014Aucun débat ne peut être soulevé.Seules les demandes de renseignements peuvent être formulées et le président du groupe d\u2019étude invite un conseiller à répondre avec concision.42.\t\u2014Dans les délibérations, le président doit être ferme.Il faut que règne une atmosphère favorable à l\u2019expression des opinions.43.\t\u2014a 17 h 30, le président du groupe d\u2019étude lève la séance.VII.\t\u2014DÎNER DES RESPONSABLES À 17 h 30 44.\t\u2014Le président du groupe d\u2019étude, ses collaborateurs et les secrétaires des équipes dînent ensemble, à l\u2019endroit désigné.45.\t\u2014Cinq délégués des autres provinces qui siégeaient au même groupe d\u2019étude sont conviés à diner ensemble, au même endroit, mais à une table différente.Ces cinq délégués auront été choisis par les délégués des autres provinces au cours de la détente de 15 h 45.46.\t\u2014Tenant compte des opinions émises par la majorité des membres, le premier groupe doit formuler, sur le sujet 56 ASSISES NATIONALES étudié un projet de résolution énonçant les pouvoirs constitutionnels nécessaires au Québec, pour le plein épanouissement de la nation canadienne-trançaise.47\u2014\tTenant compte des opinions émises et conformement à leurs besoins, le second groupe revendique, pour ce qui touche au sujet étudié, les droits essentiels aux Canadiens-Français des autres provinces et les moyens de protéger ces droits.48\u2014\tLes deux projets de résolution doivent etre brefs, précis, rédigés en fonction des pouvoirs du Québec et des droits des minorités françaises.Ces projets ne doivent contenir ni \u201cattendu\u201d ni \u201cconsidérant\u201d.Ils doivent être rédigés selon la formule suivante : \u201cIl est proposé que.\u201d 49\u2014\tLes deux rapporteurs de chaque groupe d étude ont pour tâche principale d\u2019elaborer les deux projets de résolution et de les soumettre à la discussion de leurs responsables respectifs.50.\u2014Le président du groupe d\u2019étude doit remettre les deux projets de résolution, au secretariat, le plus tôt possible et par écrit, afin de les faire polycopier.VIII.\u2014RÉUNION DE CLÔTURE DU GROUPE DE 20 h À 21 h 30 51.\t\u2014A 20 h 00 précises, le président du groupe d\u2019étude ouvre la séance.52.\t\u2014Chaque rapporteur communique le projet de résolution et le secrétaire en distribue des exemplaires à tous les délégués.53.\t\u2014On étudie d\u2019abord le projet de résolution relatif au Québec et ensuite celui qui se rapporte aux Canadiens-Français établis hors du Québec.54.\t\u2014L\u2019étude se fait article par article, sans discussion.Le président reçoit et demande le vote rapidement pour disposer des modifications proposées, puis de l\u2019article étudié.55.\t\u2014Les délibérations ne doivent se clôturer qu après l\u2019adoption des deux résolutions.Il est à souhaiter qu\u2019à 21 h 30 les délégués puissent aller refaire leurs forces pour les ateliers de travail du lendemain.56.\t\u2014L\u2019heure de clôture des délibérations est fixee a 23 h 00.Atelier culturel L'enseignement et la recherche Synthèse du travail des équipes Les 15 équipes d\u2019étude de \u201cl\u2019enseignement et de la recherche\u201d ont permis aux délégués une libre expression d\u2019opinion.La synthèse de ces opinions fut la suivante : Première question : \u201cLe Québec peut-il s\u2019en remettre, pour tout ce qui touche à l\u2019enseignement et à la recherche, à l\u2019Etat fédéral ?\u201d Réponse :\t6\t86\t1 oui\tnon indécis Deuxième question : \u201cEn ce qui concerne les Canadiens-français du Québec, l'enseignement doit-il relever exclusivement du Québec ?\u201d Réponse :\t82\t9\t5 oui\tnon indécis Troisième question : \u201cQuébec doit-il obtenir la compétence à l'égard de l'enseignement sur les bases militaires ?\u201d Réponse :\t78\t11\t6 non indécis Quatrième question : Québec doit-il obtenir la compétence de l'enseignement au Nouveau-Québec et sur les réserves indiennes ?\u201d Réponse:\t81\t8\t7 oui non indécis Cinquième question : \u201cQuel gouvernement doit financer l'enseignement dans le Québec ?\u201d Réponse :\t0\t89 fédéral Québec Sixième question : \u201cEn ce qui concerne les Canadiens-Français du Québec, la formation technique et professionnelle doit-elle relever exclusivement du Québec ?\u201d Réponse :\t83\t7\t6 oui non indécis Septième question : \u201cLe Québec peut-il accepter un régime de prêts aux étudiants dont les conditions générales sont déterminées par le gouvernement fédéral ?\" Réponse :\t4\t88\t3 oui oui non indécis TRAVAUX DES ÉQUIPES ET DES GROUPES D\u2019ÉTUDE 57 Huitième question : \"Les activités du Conseil des Arts fédéral dans le domaine des bourses d'études paraissent-elles acceptables pour le Québec ?\u201d Réponse :\t7\t82\t6 oui non indécis Neuvième question : \"De quel gouvernement devrait relever la recherche scientifique au Québec ?\u201d Réponse :\t79\t8 Québec fédéral Dixième question : \u201cDe quel gouvernement devrait relever la recherche appliquée au Québec ?\u201d Réponse :\t84\t3 Québec fédéral Onzième question : \u201cLe français doit-il être la seule langue d\u2019enseignement dans le Québec ou doit-on y maintenir deux systèmes, comme à l\u2019heure actuelle, mais fondés sur la dualité de culture (et non la religion) ?\u201d Réponse :\t67\t27 seule langue dualité Douzième question : \"Doit-on y organiser des écoles bilingues pour les anglophones dans les régions où la population anglophone atteint un certain pourcentage ?\u201d Réponse :\t81\t10\t4 oui non indécis Avant-projet de résolution Pendant deux séances d\u2019étude, le groupe de \u201cl\u2019enseignement et de la recherche\u201d analyse la synthèse du travail des équipes et recherche le consensus des délégués, afin de préparer la rédaction d'un avant-projet de résolution qui se lit ainsi : Il est souhaitable que la recherche scientifique soit de la responsabilité du gouvernement québécois sous la réserve suivante.Que dans les domaines où les Québécois ne pourraient faire une recherche valable, ils devront travailler en collaboration avec les centres de recherches du fédéral et des centres de recherches des autres pays également.Il est souhaitable que le Québec exerce la compétence à l\u2019égard de l\u2019enseignement sur les bases militaires sous les réserves suivantes : 1° que l\u2019enseignement soit bilingue dans toutes les disciplines.2° que la formation militaire proprement dite soit de la compétence du gouvernement responsable de l\u2019armée (Québec ou Ottawa selon la décision de la commission politique).3° que la formation des spécialistes, techniciens et ingénieurs se fassent selon les normes académiques des universités franco-québécoises.Le statut de la langue française Synthèse du travail des équipes 1.En quoi le statut de la langue française est-il lié à l\u2019avenir et aux aspirations du Canada français ?, Réponse : véhicule de la pensée, elle conserve l\u2019identité d\u2019un peuple.92\t0 oui\tnon 2 a) Dans le but de préserver l\u2019intégrité du français dans notre milieu, l\u2019enseignement de la langue anglaise doit-il débuter au niveau primaire ou au niveau secondaire du Québec (sauf dans les écoles anglaises)?Réponse : 17\t64 au primaire au secondaire 2 b) Le français doit-il être la langue officielle dans les ministères, régies et sociétés d\u2019Etat du Québec ? 58 ASSISES NATIONALES Réponse : 76\t0\t6 oui\tnon\tindécis Le fiançais doit-il être la langue officielle dans les conseils municipaux du Québec?Réponse :\t75\t1\t6 oui\tnon\tindécis Le français doit-il être la langue officielle dans les commissions scolaires ?Réponse :\t73\t1\t8 oui\tnon\tindécis 2\tc) Les municipalités ou commissions scolaires qui le désirent pourraient-elles utiliser, en plus du français, la langue anglaise ?Réponse :\t46\t41\t6 oui\tnon\tindécis 2\td) Etant donné la\tsituation en ce qui concerne l\u2019utilisation de la langue française, le Gouvernement du Québec devrait-il légiférer pour consacrer dans les faits le caractère français du Québec ?Réponse : 88\t0\t4 oui\tnon\tindécis 2\te) En particulier, le Gouvernement du Québec doit-il organiser la refrancisation de la toponymie des municipalités, et sauf circonstances exceptionnelles, le recours à des noms français pour toutes nouvelles voies, places et parcs publics ?Réponse : 84\t0\t8 oui\tnon\tindécis 2\tf) L\u2019Etat québécois doit-il pren- dre les moyens appropriés pour que le français devienne la lan gue de travail dans l\u2019industrie et les affaires ?Réponse : 72\t9\t8 oui\tnon\tindécis 3\ta) Au Québec, doit-on reconnaî- tre le droit de la minorité anglophone d\u2019avoir des écoles ou des classes exclusivement de langue anglaise subventionnées par l\u2019Etat ?Réponse : 10\t76\t6 oui\tnon\tindécis 3\tb) Ou, doit-on exiger des institutions anglophones quelles enseignent à leurs élèves une connaissance du français parlé et et écrit correspondant au niveau de leurs études ?Réponse : 77\t1\t14 oui non indécis 3\tc) Au Québec, doit-on accepter le contrôle actuel des anglophones sur les écoles des autres minorités linguistiques ?Réponse : 7\t82\t4 oui non indécis 3\td) Doit-on orienter les Néo-Qué- bécois vers des écoles ou des classes françaises avec enseignement de leur langue maternelle, là où un nombre suffisant d\u2019écoliers le désirent ?Réponse:\t59\t31\t9 oui\tnon\tindécis 4\ta) Ce statut doit-il comporter le droit pour tout Canadien-Français de faire usage de sa langue devant les législatures de toutes les provinces ?Réponse des délégués du Québec :\t46\t5\t21 oui\tnon\tindécis Réponse pour les délégués établis hors du Québec : ' 20\t0\t0 oui\tnon\tindécis 4\tb) Ce statut doit-il comporter le droit de faire usage de l\u2019une ou l\u2019autre langue officielle devant les tribunaux provinciaux et dans toutes les p.océdures judiciaires ?Réponse des délégués du Québec :\t37\t3\t20 oui\tnon\tindécis Réponse pour les délégués établis hors du Québec : 15\tJO\t___0_ oui\tnon\tindécis 4\tc) Un réseau entièrement français de radio et de télévision doit-il desservir toutes les régions du Canada ?Réponse des délégués du Québec :\t30\t1\t27 oui\tnon indécis TRAVAUX DES ÉQUIPES ET DES GROUPES D'ÉTUDE 59 Réponse pour les délégués établis hors du Québec : 18\t0\t 0_ oui\tnon\tindécis 4\td) Le Nouveau-Brunswick, où la population de langue maternelle française constitue 35,2% de la population totale, devrait-il devenir entièrement bilingue?Réponse des délégués du Québec :\t35\t5\t15 oui\tnon\tindécis Réponse pour les délégués établis hors du Québec : 16\tI\t_ 1 oui\tnon\tindécis 5\ta) Doit-on élargir les garanties données par l\u2019article 133 du British North America Act en spécifiant dans la constitution que le français peut être employé dans tous les organismes du Pouvoir central, y compris, par exemple, les ministères, les sociétés dites de la couronne et le conseil des ministres ?Réponse : 79\t3\t17 oui\tnon\tindécis 5 b) Doit-on créer dans la fonction publique des secteurs unilingues français ou anglais, selon les régions desservies, tout en exigeant une parfaite connaissance des deux langues de la part des fonctionnaires et des échelons administratifs supérieurs ?Réponse :\t52\t14\t25 oui\tnon\tindécis 5 c) Ou, doit-on exiger que tous les fonctionnaires, soient bilingues et en faire une condition d\u2019emploi ?Réponse :\t34\t34\t23 oui\tnon\tindécis Avant-projet de résolution Education Il est proposé qu\u2019il n\u2019y ait pas d\u2019enseignement de l\u2019anglais au niveau primaire dans les écoles françaises.L\u2019enseignement de l\u2019anglais se fera à partir du niveau secondaire et sera facultatif.Administration Le gouvernement du Québec établira le français comme seule langue officielle dans tous les organismes relevant directement ou indirectement de son autorité : ministères, régies, sociétés d\u2019Etat, conseils municipaux, commissions scolaires, etc.Les municipalités, les commissions scolaires majoritairement anglophones pourront utiliser, en plus du français, la langue anglaise pendant une période d\u2019adaptation.Le gouvernement du Québec doit légiférer pour consacrer dans les faits l\u2019utilisation du français.En particulier le gouvernement du Québec doit franciser la toponymie des municipalités et sauf des circonstances exceptionnelles, recourir à des noms français pour toutes nouvelles voies, places et parc publics.L\u2019Etat québécois doit prendre les moyens appropriés pour que tout affichage public soit fait en français.Que les autorités compétentes mettent tout en oeuvre pour assurer l\u2019utilisation croissante de la langue française au Québec et son évolution dans tous les secteurs de l\u2019activité humaine.Canadiens-Français hors du Québec 1° Il est proposé que les Canadiens-Français de l\u2019extérieur du Québec soient considérés comme membres de la grande nation canadienne-française et non pas comme des Canadiens-Français de seconde zone.2° Il est proposé que par une aide concrète l\u2019on intensifie, au bénéfice des divers groupements de la nation canadienne-française, les échanges dans tous les domaines, spécialement dans le domaine culturel pour favoriser le rayonnement de la culture française. 60 ASSISES NATIONALES La radio et la radiodiffusion Synthèse du travail des équipes A.\u2014La radio L\tLe Québec, en tant que foyer national et milieu politique fondamental du Canada français, peut-il s\u2019en remettre, entièrement ou partiellement, au Pouvoir fédéral pour assumer la régie de la radio ?Réponse : _3____ 32\t29 entiè- partiel- pas du rement\tlement\ttout 2.\tLes Canadiens-Français domi- ciliés dans les autres provinces devraient-ils obtenir un droit de cogestion tout au moins proportionnel à leur importance numérique en ce qui a trait à la régie de la radio hors du Québec ?Réponse des délégués du Québec :\t43\t3\t7 oui\tnon\tindécis Réponse des délégués établis hors du Québec : 14\t0\t_1 oui\tnon\tindécis 3 a) Le Québec doit-il établir un organisme souverain de régie en matière de radio ?Réponse : 46\t20\t4 oui\tnon\tindécis 3 b) Le Québec doit-il établir des organismes d\u2019exploitation en matière de radio ?56\t10\t3 oui\tnon\tindécis 3 c) Les Canadiens-Français domiciliés dans les autres provinces doivent-ils être mieux servis en matière de radio ?Réponse des délégués du Québec :\t43\t0\t6 oui\tnon\tindécis Réponse des délégués établis hors du Québec : 16\t0\t_1 oui\tnon\tindécis B-\u2014La radiodiffusion 1 a) Le Québec doit-il posséder une compétence exclusive en matière de radiodiffusion ?Réponse : 56\t7 i oui\tnon indécis 1 b) Les Canadiens-Français domiciliés à l\u2019extérieur du Québec devraient-ils être mieux représentés au sein de l'organisme de régie de la radiodiffusion et obtenir un service complet de radiodiffusion, où qu\u2019ils se trouvent au Canada ?i) Les Canadiens-Français domiciliés dans les autres provinces ne devraient-ils pas être mieux représentés au sein de l\u2019organisme de régie de la radiodiffusion ?Réponse des délégués du Québec : 45\t0\t9 oui non indécis Réponse des délégués établis hors du Québec : 13\t1\t1 oui\tnon\tindécis ii) Les Canadiens-Français domiciliés dans les autres provinces ne devraient-ils pas obtenir un service complet de radiodiffusion, où qu\u2019ils se trouvent au Canada ?Réponse des délégués du Québec : 37\t1\t__15 oui\tnon\tindécis Réponse des délégués établis hors du Québec : 13\t2\t_ 1 _ oui\tnon\tindécis 2.Les Canadiens-Français domiciliés dans les autres provinces ne devraient-ils pas pouvoir librement procéder à tous échanges d\u2019émissions de radiodiffusion, tant avec le Québec qu\u2019avec les pays francophones ?Réponse des délégués du Québec :\t44\t2\t8 oui\tnon\tindécis TRAVAUX DES ÉQUIPES ET DES GROUPES D'ÉTUDE 61 Réponses des délégués établis hors du Québec : JJ J_ oui non indécis Avant-projet de résolution Pour les délégués du Québec Il est résolu que : a)\ten matière de radio, 1° le Québec doit établir un organisme souverain de régie en matière de radio ; 2° le Québec doit participer aux ententes internationales en matière de radio, particulièrement en ce qui a trait à la juste répartition des longueurs d\u2019ondes; b)\tet, en matière de radiodiffusion, 1° le Québec doit exercer une compétence exclusive, sur son territoire, en matière de radiodiffusion; 2° le Québec doit établir,un organisme souverain en régie en matière de radiodiffusion; 3° le Québec doit établir sa propre société d'exploitation en matière de radiodiffusion (Radio-Québec); 4° le Québec doit pouvoir procéder librement à tous les échanges d\u2019émissions de radiodiffusion avec l\u2019étranger, particulièrement avec les pays francophones.Pour les délégués hors du Québec : Il est résolu que : a)\ten matière de radio, que le contrôle dans l\u2019ensemble du pays soit fait par un organisme fédéral qui aurait une représentation à la fois paritaire des groupes francophones et anglophones et représentative des différentes régions géographiques du pays; b)\ten matière de radiodiffusion, que l\u2019Etat du Québec contrôle sa radiodiffusion et que pour le reste du pays ce contrôle soit assumé par un organisme fédéral lequel aurait une représentation à la fois paritaire des groupes francophones et anglophones et représentative des autres régions géographiques du pays.Les relations entre Canadiens-Français Synthèse du travail des équipes 1 a) Les Canadiens-Français de votre province ont-ils en général conscience d\u2019appartenir à une même nation ?Réponse des délégués du Québec :\t32\t1 oui\tnon\tindécis Réponse des délégués établis hors du Québec : 13\t10\t3 oui\tnon\tindécis Réponse des délégués du Québec :\t10\t29\t4 oui\tnon\tindécis Réponse des délégués établis hors du Québec : 15\t14\t___1_ oui\tnon\tindécis 1 c) Ou leur sens de la solidarité ne s\u2019étend-il\tqu'à\tleur\tpropre groupe provincial ?Réponse des délégués du Québec :\t27\t14\t2 oui\tnon\tindécis 1 b) Les Canadiens-Français se sentent-ils solidaires du destin de leur communauté nationale, et cela d\u2019un bout à l'autre du pays ?Réponse des délégués établis hors du Québec : 13\tJ5_\t2 non indécis oui ASSIS K S NATION A LES I\td) Ces relations ont-elles été jusqu\u2019ici suffisantes et assez fréquentes ?Réponse des délégués du Québec :\t2\t41\t1 oui\tnon\tindécis Réponse des délégués établis hors du Québec : 1\t28\t0 oui\tnon\tindécis 1\te) Certaines de ces relations ont été institutionnalisées et ont donné naissance, par exemple, au Conseil de la Vie Française, à l\u2019Association canadienne d\u2019E-ducation de langue française (ACELF), etc.Ces institutions pourraient-elles faire davantage ?Réponse des délégués du Québec :\t35\t2\t7 oui\tnon\tindécis Réponse des délégués établis hors du Québec : 26\t3\t 0_ oui\tnon\tindécis 2\ta) Le gouvernement fédéral s\u2019est- il acquitté avec satisfaction de son devoir, imposé par l\u2019article 133 de la Constitution d\u2019accorder un égal traitement au français dans ses organismes et ses services dans chacune des provinces ?Réponse des délégués du Québec :\t1\t42\t0 oui\tnon\tindécis Réponse des délégués établis hors du\tQuébec : 0\t28\t 0 oui\tnon\tindécis 2\tb) Que penser du projet d\u2019une déclaration constitutionnelle garantissant les droits linguistiques et scolaires des Canadiens-Français établis à l\u2019extérieur du Québec ?Réponse des délégués du Québec :\t27\t14\t3 oui\tnon\tindécis Réponse des délégués établis hors du Québec : 28\t1\t 0 oui\tnon\tindécis - c) Faut-il aller jusqu\u2019à reconnaître au gouvernement fédéral le droit cl ouvrir et d\u2019entretenir des écoles françaises là où les gouvernements provinciaux ne voudraient pas s\u2019en charger ?Réponse : 39\t28\t5 oui non indécis 2\td) Les Canadiens-Français vivant hors du Québec reçoivent-ils, pour leur vie française, plus d\u2019aide du gouvernement fédéral que de leur gouvernement provincial ?Réponse des délégués du Québec :\t8\t12\t25 oui non indécis Réponse des délégués établis\thors du\tQuébec : 7\t19\t 2 oui\tnon\tindécis 3\ta) Les Canadiens-Français de vo- tre province forment-ils un groupe uni, sincèrement attaché au français et désireux de le conserver dans leur province ?Réponse des délégués du Québec :\t22\t17\t3 oui\tnon\tindécis Réponse des délégués établis hors du Québec : Q8\t5\t3 oui\tnon\tindécis 3\tb) Quelles relations les Canadiens-Français de votre province entretiennent-ils avec leur gouvernement provincial ?Bonnes ?Pauvres ?Mauvaises ?Réponse des délégués du Québec : 42\t2\t0 bonnes pauvres mauvaises Réponse des délégués établis hors du Québec : 16\t9\t2 bonnes pauvres mauvaises 3\tc) La majorité des citoyens dans votre province est-elle prête à reconnaître le français comme langue officielle : \u2014au niveau gouvernemental et dans les écoles ? TRAVAUX DES ÉQUIPES ET DES GROUPES D\u2019ÉTUDE 63 Réponse des délégués du Québec : 44 oui\t41 oui gouvernement\técoles Réponse des délégués établis hors du Québec : 3 oui, 26 non 6 oui, 21 non gouvernement\técoles 3d) Les Canadiens-Français des autres provinces sont-ils prêts à appuyer le Québec dans sa recherche d\u2019une plus grande indépendance ?Réponse des délégués du Québec :\t4\t3\t33__ oui\tnon\tindécis Réponse des délégués établis hors du\tQuébec : 7\t5\t 18_ oui\tnon\tindécis 3 e) Ces mêmes Canadiens-Français estiment-ils que le Québec pourrait faire davantage pour leur venir en aide ?Réponse des délégués du Québec :\t31\t1\t13 oui non indécis Réponse des délégués établis hors du Québec : 25\t1\t1 oui non indécis 3 f) On dit souvent que \u201cle Québec est l\u2019Etat national des Canadiens-Français\u201d.Les Canadiens-Français vivant hors du Québec\tacceptent-ils\tcette\tdéfinition\tet\tce\trôle du\tQuébec ?Réponse des délégués établis hors du Québec : 6\t_22_\t__2_ oui\tnon\tindécis Avant-projet de résolution Québec Il est proposé, devant le désir des Canadiens-Français d\u2019affirmer davantage leur sentiment d\u2019appartenance à une même nationalité : 1° d\u2019augmenter et d\u2019institutionnaliser les échanges entre les divers groupes qui forment cette communauté nationale ; 2° que le gouvernement du Québec étant conscient de ses responsabilités et n\u2019ayant pas actuellement les moyens constitutionnels pour s\u2019en acquitter, prenne tous les moyens pour assumer pleinement son rôle vis-à-vis la nation cana-dienne-française.Groupes établis hors du Québec Il est proposé que les Canadiens-Français de l'extérieur du Québec soient considérés et se considèrent eux-mêmes comme membres à part entière de la grande nation cana-dienne-française.Il est proposé que, par une aide concrète de la part des pouvoirs publics, des groupements et institutions, l\u2019on intensifie les échanges dans tous les domaines, spécialement dans le domaine culturel, afin de favoriser le rayonnement de la nation canadienne - française, particulièrement hors du Québec.Devant le désir des Canadiens-Français d\u2019affirmer davantage leur sentiment d\u2019appartenance à une même communauté nationale, il est proposé : 1 ° d\u2019augmenter et d\u2019institutionnaliser les échanges entre les divers groupes qui forment cette communauté nationale; 2° que le Gouvernement du Québec, étant conscient de ses responsabilités et n\u2019ayant pas actuellement les moyens constitutionnels pour s\u2019en acquitter, prenne tous les moyens pour assumer pleinement son rôle vis-à-vis de la nation ca-nadienne-française. 64 ASSISES NATIONALES Atelier social La législation sur le travail Synthèse du travail des équipes 1 a) Les grandes options socio-économiques contenues dans la législation du travail et qui fondent l\u2019action gouvernementale ont-elles des répercussions sur la vie nationale ?Réponse :\t61\t0\t1 oui\tnon\tindécis 1\tb) Les grandes options socio-éco- nomiques contenues dans la législation du travail expriment-elles une philosophie sociale particulière à chaque peuple ou doit-on considérer toute cette matière comme étant étrangère à la question nationale, en raison de ses aspects internationaux et de son caractère économique ?Elles expriment une philosophie sociale : Réponse :\t53\t6\t3 oui non indécis C\u2019est une matière étrangère au national :\t11\t46\t5 oui non indécis 2\ta) En ce qui concerne le syndica- lisme, l\u2019accréditation, la prévention et la réglementation des conflits et l\u2019extension des conventions collectives, le Québec doit-il conserver sa compétence exclusive ?Réponse :\t55\t2\t5 oui\tnon\tindécis 2 b) Cette compétence exclusive doit-elle être soumise à certaines exceptions, comme c\u2019est le cas à l\u2019heure actuelle ?Réponse :\t20\t35\t4 oui\tnon\tindécis 2 c) En ce qui concerne les nouveaux facteurs d\u2019intervention gouvernementale (main-d\u2019oeu-vre, formation, recyclage, adaptation au progrès technique), la compétence constitutionnel- le du Québec doit-elle être exclusive ?Réponse:\t51\t4\t5 oui\tnon\tindécis 2 d) Pourrait-il y avoir partage de la compétence ?Réponse :\t15\t44\t2 oui\tnon\tindécis 2 e) Le Québec doit-il exiger le rapatriement de cette compétence dans le secteur des transports et communications ?Réponse :\t51\t7\t3 oui\tnon\tindécis 2 f) Le Québec doit-il exiger la compétence dans le secteur de la fonction publique fédérale (sur son territoire) ?Réponse :\t47\t4\t10 oui\tnon\tindécis 3.Le Québec doit-il réclamer la compétence exclusive sur l\u2019as-surance-chômage et le service de placement ?Est-ce essentiel à la promotion des Canadiens-Français ?Réponse : Compétence exclusive sur l\u2019assurance-chômage ?50_\t1_\t 4_ oui\tnon\tindécis Compétence exclusive sur le service de placement ?55\t3\t3 oui\tnon\tindécis Est-ce essentiel à la promotion des Canadiens-Français ?49\t8\t 4 oui\tnon\tindécis 4 a) De quel Pouvoir doivent relever les mesures législatives et administratives favorisant l'adaptation des travailleurs aux changements technologiques et industriels ?Réponse : 56\t__3___ ____2 Québec Fédéral les deux TRAVAUX DES ÉQUIPES ET DES GROUPES D'ÉTUDE 65 4 b) De quel Pouvoir doit relever l\u2019ensemble ties mesures législatives qui constitueraient une politique globale de la mnin-d'oeuvre, y compris le placement et l\u2019utilisation optimum des travailleurs?Réponse : 53\t4\t4 Québec Fédéral Tes deux 5.Le Québec devrait-il se préoccuper de la définition d'une politique de revenus et des salaires?Pour quelles raisons?S'agirait-il d'une compétence exclusive ou concurrente ?Réponse : Une politique des revenus et des salaires 4°\t_5_\t5 oui non indécis S\u2019agirait-il d\u2019une compétence exclusive ?_36\t_9___ _ 5 oui non indécis Avant-projet de résolution Attendu que les grandes options socio-économiques contenues dans la législation du travail expriment une philosophie sociale basée sur des principes universels, mais dont l'application doit être propre à chaque peuple ; Attendu que les grandes options socio-économiques contenues dans la législation du travail et qui fondent l\u2019action gouvernementale ont des répercussions sur notre vie nationale ; Attendu que les grèves influencent la population économiquement et socialement ; Attendu qu\u2019il existe un lien direct entre les législations ouvrières et l\u2019orientation cîes travailleurs dans la vie nationale ; Attendu que ces options sont la base de notre vie nationale dans un secteur particulier qui touche tous les travailleurs, donc une grande pro portion des citoyens.1° Il est proposé qu\u2019en ce qui concerne le syndicalisme, l\u2019accréditation.la prévention et la réglementation des conflits et l\u2019extension des conventions collectives, le Québec conserve sa compétence exclusive en n\u2019étant plus soumise à certaines exceptions comme c\u2019est le c as à l\u2019heure actuelle.2° Il est propose qu\u2019en ce qui concerne les nouveaux facteurs d\u2019intervention gouvernementale (main-d\u2019oeuvre, formation, recyclage, adaptation au progrès technique), la compétence constitutionnelle du Québec soit exclusive et sans aucun partage de compétence.3° 11 est proposé que le Québec exige le rapatriement de cette compétence dans le secteur des transports et communications et dans le secteur de la fonction publique fédérale.De plus, le Québec réclame la compétence exclusive sur l'assurance-chômage et les services de placement, étant donné que l'on juge ces rapatriements et ces compétences comme essentielles à la promotion des Canadiens-Français.4° Il est proposé que le Québec ait une compétence législative, admis-nistrative et exclusive quant à l\u2019adaptation des travailleurs aux changements technologiques et industriels.Une telle compétence devrait s\u2019appliquer à la constitution d\u2019une politique globale de la main-d\u2019oeuvre, y compris le placement et l\u2019utilisation optimum des travailleurs.5° Il est proposé que le Québec se préoccupe de la définition d une politique dés revenus et des salaires et que cette compétence soit exclusive.Il est également proposé qu\u2019au sein d\u2019une politique globale du travail, le Québec joigne à sa politique des salaires et des revenus, une politique de participation des travailleurs à la gestion et aux bénéfices des entreprises.Une telle politique de participation des travailleurs à la gestion et aux bénéfices des entreprises pourrait consister en : a) la possibilité pour les travailleurs d\u2019épargner un pourcentage minimum de leur salaire par année. assises nationales <>6 Ij) la participation de l\u2019entreprise au tonds d\u2019épargne des travailleurs à 25 - 50 - lo - 100 - 150% à titre de supplément annuel selon le nombre d\u2019années d\u2019expérience du travailleur au sein de l\u2019entreprise et en relation avec la dimension de l'entreprise.< ) la conversion annuelle de ce fonds d\u2019épargne des travailleurs en actions communes de l\u2019entreprise.Une telle politique pourrait être appuyée par le Québec au moyen d\u2019un plan de dégrèvement d\u2019impôt sur les profits des corporations, line telle politique devrait en outre permettre aux ouvriers de mandater leur syndicat pour les représenter au sein du conseil d\u2019administration tie 1 entreprise et ainsi permettre des échanges plus balancés entre les patrons et les ' travailleurs pour le bien de la société en général.Le peuplement et l\u2019immigration Synthèse du travail des équipes A.\u2014 Le peuplement 1.Est-il nécessaire pour l'avenir de la Nation que le gouvernement du Québec intervienne et se donne une politique de peuplement ?Réponse :\t74\t1\t2 oui\tnon\tindécis 2 a) Le gouvernement du Québec doit-il posséder les pouvoirs exclusifs pour planifier le peuplement de son territoire ?Réponse :\t64\t7\t3 oui\tnon\tindécis 2 b) Le gouvernement du Québec doit-il accepter l\u2019intervention d Ottawa comme par exemple, dans le cas de TARDA ou du BAEQ?Réponse : 9\t56\t10 oui non indécis 3.\tLe gouvernement du Québec doit-il posséder une compétence exclusive pour l\u2019application d\u2019une politique favorisant le relèvement du taux de natalité ?Réponse : 72\t1\t1 oui non indécis 1 a) Le gouvernement du Québec doit-il posséder des pouvoirs exclusifs sur tout ce qui affecte les mouvements migratoires des citoyens du Québec ?Réponse :\t43\t24\t6 oui\tnon indécis 4 b) Le Québec doit-il accepter cette initiative d\u2019Ottawa ou adopter sa propre politique et créer sa propre administration dans ce domaine ?Réponse : Accepter cette initiative d\u2019Ottawa?\t6\t59\t4 oui\tnon\tindécis Créer sa propre administration ?\t66\t0\t3 oui\tnon\tindécis a.\tEst-il possible\tde concevoir, dans vos provinces respectives, des politiques de peuplement qui favoriseraient les groupes canadiens-français ?Réponse : 30\t12\t21 oui\tnon\tindécis 15\u2014 L\u2019immigration 1.\tEst-il nécessaire\tque le Québec s'intéresse activement à l\u2019immigration pour favoriser le développement de la Nation ?Réponse : 72\t0\t1 oui\tnon\tindécis 2 a) Croyez-vous que le gouvernement du Québec devrait posséder une compétence exclusive pour établir lui-même le recrutement des immigrants dont il a besoin pour son développement ?Réponse :\t65\t6\t1 oui\tnon\tindécis TRAVAUX DES ÉQUIPES ET DES GROUPES D\u2019ÉTUDE 67 Le gouvernement du Québec devrait-il posséder le droit de contrôla l\u2019admission des immi- grants en territoire que\tbée ois ?Réponse: (il\t4\t4 oui\tnon\tindécis Le gouvernement du\tQuébec devrait-il posséder la\tcompé- tcnce pour conclure des\ta< c en ds internationaux avec les pays\t étrangers en matière\td\u2019nnmi- gration ?\t Réponse : 70\t0\t3 oui\tnon\tinrléc is Le Parlement du Que\tbec de- vrait-il instituer une\tc itoyen- neté québécoise ?\t Réponse : 49\t14\t10 oui\tnon\tindéc is Le gouvernement du\tQuébec doit-il posséder la compétence exclusive des centres d\u2019accueil pour immigrants dans les ports d\u2019entrée québécois ?Réponse :\t60\t7\t5 _ oui\tnon\tindécis Le gouvernement du Québec devrait-il posséder une compétence exclusive en ce qui concerne l\u2019intégration économique et socio-culturelle des immigrants (assistance, bien-être familial et social, hospitalisation et santé, travail, placement, établissement rural, éducation, formation civique, cours de langue, publications, loisirs) ?Réponse : 54\t6\t7^ oui\tnon\tindécis Le gouvernement du Québec devrait-il contribuer à réaliser le recensement périodique des Canadiens-Français établis en dehors du Québec et à établir l'inventaire de leurs ressources humaines, de leurs besoins économiques et de leurs possibilités de vie nationale?Réponse des délégués du Québec: 38\t13\t 3 oui\tnon\tindécis Réponse des délégués établis hors du Québec : 19\t_0_\t0 oui\tnon\tindécis 5 b) Le gouvernement du Québec devrait-il, à partir de ces données, orienter des immigrants de langue française intégrés aux exigences économiques vers tous les centres où les éléments français sont viables ?Réponse des délégués du Québec :\t17\t15\t16 oui\tnon\tindécis Réponse des délégués établis hors du Québec : 14\t_7_\t_ 2 oui\tnon\tindécis Avant-projet de résolution A.\u2014 Peuplement 1 a) Il est proposé que le gouvernement du Québec intervienne de toute nécessité et mette sur pied une politique favorisant un peuplement planifié et une immigration cpii enrichisse la culture de la nation.I b) Que le gouvernement du Québec favorise aussi Immigration planifiée d\u2019éléments francophones qui puissent faciliter l\u2019épanouissement de leur culture clans les communautés canadiennes-françaises.2)\tQue le gouvernement du Québec se donne des pouvoirs exclusifs pour planifier le peuplement de son territoire.En ce sens il ne devrait plus accepter l\u2019intervention d\u2019Ottawa, comme par exemple, clans le cas de TARDA et du BAEQ.3)\tQue le gouvernement du Québec exerce une compétence exclusive dans la publication d\u2019une politique sociale favorisant le relèvement du taux de natalité.1) Que le gouvernement exerce des pouvoirs exclusifs sur tout ce qui affecte les mouvements migratoires des citoyens du Québec, et qu\u2019en conséquence il refuse le programme de mobilité de la main-d\u2019oeuvre mis sur pied par le gouvernement du Canada, qu\u2019il adopte sa propre politique, et crée sa propre administration clans ce domaine. assises nationales fis 5 a) Il est proposé qu'en vue d'arrêter 1 assimilation des Canadiens-l'rançais au milieu anglophone à 1 extérieur du Québec, les mesures suivantes soient prises : 1 0 Développer un Québec fort à tout point de vue en vue d\u2019un plus grand rayonnement à travers le Canada français.-° Exiger que les minorités françaises en dehors du Québec obtiennent le même traitement que la minorité anglaise au Québec.3° Encourager de toutes façons le retour au Québec des Canadiens-Français d\u2019outre-frontière.4° Développer un réseau de télévision française à travers tout le Canada par exemple, au moyen de satellites de communication.5° Diriger vers le Québec un plus grand nombre d\u2019étudiants provenant des groupes minoritaires français.6° Conclure des accords culturels entre le Québec et les groupements minoritaires français.7° Promouvoir l\u2019immigration française au Québec.5 b) Il est proposé, qu\u2019en vue de faire cesser l\u2019émigration vers les Etats-Unis des jeunes Canadiens-Français établis hors du Québec, les mesures suivantes soient prises : 1 ° Mise sur pied d\u2019une politique d\u2019immigration qui attire ces jeunes au Québec.2° Prise de contrôle de l\u2019économie québécoise par les Québécois.8° Amélioration du niveau de vie par la parité des salaires avec ceux des Etats-Unis, et le recyclage tie la main-d\u2019oeuvre au Québec.1° Création tie nouveaux emplois dans tie nouvelles industries, et accessibilité ties postes tie commande.5° Adoption du français comme langue de travail au Québec.6° Amélioration des facilités d\u2019éducation et de recherches au Québec.B.\u2014 Immigration Il est proposé que le Québec s\u2019intéresse autrement à l\u2019immigration pour favoriser le développement de la Nation, et que les mesures suivantes soient prises : 1° Que soit créé un ministère québécois de l\u2019immigration.2° Que le gouvernement du Québec détienne une compétence exclusive pour établir le recrutement des immigrants dont il a besoin pour son développement.3° Que ce gouvernement ait le droit de contrôler l\u2019admission des immigrants en territoire québécois.4° Que ce gouvernement ait la compétence pour conclure des accords internationaux avec les pays étrangers en matière d\u2019immigration.5° Que ce gouvernement institue une citoyenneté québécoise.6° Que ce gouverneemnt détienne la compétence exclusive des centres d\u2019accueil pour immigrants dans les ports d\u2019entrée québécois, en limitant cette exclusivité aux immigrants désireux de s\u2019établir au Québec.a)\tla sélection; b)\tl\u2019intégration économique et socio-culturelle (assistance, bien-être familial et social, hospitalisation et santé, travail placement, établissement rural, éducation, formation civique, cours de langue, publications, loisirs, etc.); c)\tl'intégration à la langue de la majorité québécoise du recensement périodique des Canadiens-Français établis en dehors du Québec, de l\u2019inventaire de leurs ressources humaines, de leurs besoins économiques et de leurs possibilités de vie nationale. 69 ni AVAUX DES ÉQUIPES ET DES GROUPES D\u2019ÉTUDE La sécurité sociale et la santé Synthèse du travail des équipes 1\tEe Québec doit-il, en tant que loyer national des Canadiens-Eranyais, être en principe maître de sa politique de sécurité sociale ?Réponse : 55\t8\t6 oui\tnon indécis 2\ta) Dans l\u2019éventualité où vous es- time/ que la compétence ou les pouvoirs en matière de sécurité sociale doivent résider entièrement au Québec (réponse affirmative à la question précédente), croyez-vous qu'il soit possible d'envisager que le Québec puisse passer des accords avec Ottawa pour obtenir du gouvernement fédéral une participation, soit financière, soit administrative, en matière de sécurité sociale?Réponse\t:\t35\t19\t10 oui\tnon\tindécis 2\tb) Dans\tl'éventualité oii vous ad- mette/ un partage possible des compétences, (par exemple, laisser les pensions de vieillesse à Ottawa et les allocations aux mères nécessiteuses au Québec), estimez-vous qu\u2019il faille revendiquer le droit du Québec à disposer de l\u2019entière administration de toutes les mesures sociales ?Réponse : 38\t17\t9 oui\tnon\tindécis 3\ta) En ce qui concerne les alloca- tions familiales, doivent-elles relever : 1)\tde la compétence et du con- trôle administratif d\u2019Ottawa?Réponse : 2\t61\t1_ oui\tnon\tindécis 2)\tou de la compétence d'Ottawa mais du\tcontrôle admi- nistratif de Québec?Réponse:\t13\t48\t 3__ oui\tnon\tindécis 3)\tou de la compétence et du contrôle administratif du Québec ?Réponse :\t45\t14_______5 oui\tnon\tindécis 3 b) Quant aux pensions de vieillesse doivent-elles relever : 1)\tde la compétence et du con- trôle administratil d\u2019Ottawa ?Réponse :\t14\t48\t2 oui\tnon\tindécis 2)\tou de la compétence d\u2019Ottawa, mais du contrôle administratif du Québec ?Réponse :\t11\t52\t1 oui\tnon\tindécis 3)\tou de la compétence et du contrôle administratif du Québec ?Réponse: 40\t19\t5 oui\tnon\tindécis 3 c) Quant à la snnté et à l\u2019hospitalisation, doivent-elles relever : 1)\tde la compétence et du con- trôle administratif d'Ottawa?Réponse :\t2\t58\t4 oui\tnon\tindécis 2)\tou de la compétence d'Ottawa mais du contrôle administratif du Québec ?Réponse : 10\t49\t5 oui\tnon\tindécis 3)\tou de la compétence et du contrôle administratif du Québec ?Réponse : 47\t12\t5 oui\tnon\tindécis I a) Croyez-vous que les conditions très générales posées dans un régime de subventions pour fins de sécurité sociale aient une portée et des conséquences quant à la liberté qu\u2019un Etat comme le Québec peut vouloir conserver dans l\u2019établissement et le maniement de sa législation sociale ?Pourquoi ?Réponse :\t47\t8\t9 oui\tnon\tindécis 4\tb) Si vous répondez affirmativement à la question précédente, le Québec doit-il, selon vous, refuser toutes les subventions conditionnelles dans le domaine de la sécurité sociale ?Réponse :\t25\t17\t22 oui\tnon\tindécis 70 ASSISES NATIONALES Croyez-vous qu\u2019une telle solution au problème de la normalisation des revenus et des dépenses budgétaires dans le cadre de l\u2019ensemble de l\u2019économie canadienne, puisse être acceptable à un Québec qui veut planifier son développement ?Réponse : 25\t34\t5 oui\tnon indécis Avant-projet de résolution Il est résolu que : 1° le Québec exige le contrôle de la totalité du régime de sécurité sociale, y compris santé et hospitalisation, comme d\u2019ailleurs ce droit devrait être reconnu à toutes les provinces ; 2° toutefois, il est convenu que le Québec ferait bien de songer à des accords financiers et administratifs temporaires pendant la période de transition ; 3° dans cette période de transition, le Québec devrait exiger immé- diatement le contrôle administratif de tous les plans actuellement sous contrôle fédéral ; 4° pendant cette période, le Québec devrait s\u2019employer tout spécialement à régler en conséquence le problème de la fiscalité ; 5° l\u2019acceptation de subventions fédérales même dans le cadre de conditions \u201ctrès générales\u201d constitue un danger pour la liberté du Québec ; 6° il faudrait cependant mettre à l\u2019étude, la question de savoir s\u2019il est acceptable que le Québec, tout en s\u2019opposant au principe des subventions puisse accepter d\u2019entrer dans certaines ententes à caractère particulier.7° Les Canadiens-Français des autres provinces sont d\u2019avis que le retrait du Québec des programmes conjoints de sécurité sociale n\u2019est pas susceptible d\u2019affecter les droits des minorités.La famille et la politique familiale Synthèse du travail des équipes 1.Vers quel gouvernement doivent s\u2019orienter toutes les réclamations des familles québécoises ?Réponse :\t59\t5 Québec Fédéral 2 a) Ces prestations fédérales et québécoises répondent-elles aux besoins et aux exigences des familles ?Réponse :\t5\t53\t2 oui\tnon\tindécis 2 b) Le Québec doit-il posséder une compétence exclusive dans le domaine des allocations familiales ?Réponse :\t43\t15\t2 oui\tnon\tindécis 2 c) Le Québec doit-il accepter que le gouvernement du Canada maintienne au Québec un système d\u2019allocations familiales ?Réponse :\t19\t37\t4 oui\tnon\tindécis 3.Quel gouvernement (Ottawa ou Québec) doit établir une politique favorisant la natalité ?Réponse\t59\t9 Québec Fédéral 4 a) Le Québec doit-il accepter de partager avec Ottawa les pouvoirs législatifs en matière d\u2019habitation ?Réponse :\t25\t34\t6 oui\tnon\tindécis 4 b) Les législations fédérales sont-elles adaptées aux besoins des familles québécoises ?Réponse :\t4\t48\t13 oui\tnon\tindécis TRAVAUX DES ÉQUIPES ET DES GROUPES D'ÉTUDE 71 5.Croyez-vous que le Québec doive posséder une compétence exclusive sur le bien-être de la famille ?Réponse :\t47\t14 Québec Ottawa Avant-projet de résolution Pour les délégués québécois 1° Il est résolu : a)\tque la législation soit pensée et formulée à partir du principe de la compensation des charges familiales ; b)\tque le Québec exerce la plénitude des pouvoirs en matière de législation sociale ; c)\tque le Québec intervienne par ses pressions et influences auprès du fédéral pour aider une politique familiale propre aux besoins des Canadiens-Français de l\u2019extérieur.d)\tet que le Québec recouvre les pouvoirs de taxation qu'il a temporairement cédés au gouvernement du Canada à l'occasion des deux derniers conflits mondiaux.2° Il est résolu que le gouvernement du Québec légifère seul en matière de prestations sociales et familiales et qu\u2019il établisse une politique favorisant les familles basée sur les compensations des charges familiales, de compétence et juridiction provinciale, par opposition à la redistribution économique actuellement pratiquée par le gouvernement fédéral.3° Il est résolu que le gouvernement du Québec établisse seul une politique favorisant la natalité.4° Il est résolu que le Québec seul légifère en matière d\u2019habitation, pour respecter les exigences des familles québécoises et la dignité de la personne humaine.Le gouvernement du Québec devra promouvoir surtout la construction de logis à prix modiques et à taux d\u2019intérêt réduit convenant aux exigences de la famille québécoise.5° Il est résolu que le gouvernement du Québec ait la compétence exclusive sur le bien-être de la famille.Pour les délégués de l\u2019extérieur du Québec 6° a) Il est résolu que le gouvernement fédéral établisse un ministère des affaires des Canadiens-Français établis à l\u2019extérieur du Québec, afin de donner à ceux-ci les mêmes droits dont jouissent les Québécois dans leur province.b)\tIl est résolu que les droits et pouvoirs réclamés pour une saine politique familiale au Québec ne doivent nuire en rien aux besoins des Canadiens-Français des autres provinces.c)\tIl est résolu que les Canadiens-Français d\u2019outre-Québec sont d'opinion que les questions de politique et d'habitation, de natalité et du bien-être social sont du domaine exclusif des provinces; donc libre aux provinces de formuler leur propre politique.d)\tIl est résolu que la législation sociale fédérale soit conçue à partir du principe de la compensation des charges familiales.Atelier économique La législation financière et commerciale O Synthèse du travail des équipes 1 a) Les nations qui règlent elles-mêmes l\u2019évolution de leur économie ont-elles raison d\u2019agir ainsi ?Réponse : 56\t0\t1 oui\tnon indécis 1 b) Les nations qui étendent leur contrôle économique à d\u2019autres nations ont-elles raison d\u2019agir ainsi ?Réponse ; 11\t32\t6 oui\tnon indécis 72 ASSISES NATIONALES 2\ta) La maîtrise des leviers économiques est-elle nécessaire au progrès culturel et social d\u2019une nation ?Réponse :\t58\t1\t1 oui non indécis 2\tb) Le rôle et la conception de la législation financière et commerciale doivent-ils être intégrés dans la vie de la nation ?Réponse :\t55\t1\t4 oui\tnon\tindécis 2\tc) Notre peuple peut-il s\u2019épanouir pleinement et connaître la véritable prospérité économique, s\u2019il conçoit son avenir dans un esprit étranger à son génie propre et à la culture française ?Réponse :\t7\t47\t4 oui\tnon\tindécis 2\td) Compte tenu de l\u2019interdépen- dance économique et de la nécessité d\u2019une certaine coordination avec l\u2019extérieur, le Québec doit-il exercer une compétence exclusive en matière financière et commerciale ?Réponse :\t35\t20\t2 oui\tnon\tindécis 3\ta) Est-il nécessaire que toutes les compagnies qui font des affaires au Québec\tsoient\tconsti- tuées en vertu de la loi du Québec ?Réponse:\t37\t16\t4 oui\tnon\tindécis 3\tb) Sinon, toutes les compagnies faisant affaires au Québec, constituées ou non selon la loi québécoise, doivent-elles être soumises à l\u2019ensemble de la législation et de la réglementation du Québec, sans exception ?Réponse : 56\t0\t1 oui\tnon\tindécis 3\tc) Doit-on se contenter d\u2019exercer des pressions d\u2019ordre administratif et politiaue ou avoir recours à la législation pour obtenir le respect du fait français ?Réponse : Pressions politiques : 10\t24\t21 oui\tnon\tindécis Législation :\t\t 51\t2\ti oui\tnon\tindécis Les deux : 26\ti\t30 oui\tnon\tindécis 4\ta) La loi québécoise doit-elle prévoir un contrôle identique pour toutes les compagnies, sans exception, qu\u2019elles soient ou non incorporées dans le Québec, et qui y transigent des affaires ?Réponse : 53\t3\t1 oui\tnon indécis 4\tb) La loi doit-elle exiger que les réserves de certaines institutions : banques, assurances-vie et\tgénérales,\tfiducies, etc., soient déposées à Québec, dans la proportion de leur chiffre d\u2019affaires dans le Québec ?Réponse : 56\t1\t0 oui\tnon indécis 4\tc) La loi doit-elle prévoir que les profits ou les placements des compagnies soient investis dans le Québec, dans la proportion québécoise de leur chiffre d\u2019affaires ?Réponse :\t46\t6\t5 oui\tnon\tindécis 5\ta) Cette fonction d\u2019orientation peut-elle laisser le Québec indifférent ?Réponse :\t13\t37\t6 oui\tnon\tindécis Le contrôle fédéral sur les institutions financières, par des lois ou des organismes, peut-il être accepté du Québec : Réponse :\t4\t52\t1 oui\tnon\tindécis 5\tb) Après cet examen, selon vous, le Québec peut-il susciter et organiser le progrès et la promotion économiques des Canadiens-Français, en légiférant dans le domaine des institutions financières : contrôle des compagnies, des bureaux d\u2019administration, des placements et des profits ?Réponse: 51\t2\t3 oui\tnon indécis 73 TRAVAUX DES ÉQUIPES ET DES GROUPES D\u2019ÉTUDE 6,\tLa législation québécoise doit-elle réglementer les placements des compagnies d\u2019assurance et leur siège social de manière à favoriser le développement du Québec ?Réponse : 54\t1\t2 oui non indécis 7.\tA votre avis, le Québec doit-il se doter d\u2019une législation complète et exclusive en ce do-t maine ?Réponse : 36\t16\t4 oui non indécis 8 a) De quel pouvoir doivent relever les mesures législatives qui réglementent ces institutions ?Réponse des délégués du Québec :\t29\t4 provincial fédéral Réponse des délégués établis hors du Québec : 8 8 provincial fédéral 8 b) Lin Québec prospère et maître de son économie peut-il constituer un élément de force pour les Canadiens-Français établis hors du Québec ?Réponse des délégués du Québec : 43\t4\t0 oui\tnon indécis La politique fiscale Synthèse du travail des équipes 1.A votre avis, existe-il un lien entre les revendications fiscales du Québec et les aspirations actuelles de la société québécoise ?Réponse :\t46\t1\t2 oui\tnon\tindécis 2 a) Etes-vous d'avis que les provinces perçoivent les taxes directes et qu\u2019Ottawa perçoive les taxes indirectes ?Réponse :\t16\t28\t5 oui\tnon\tindécis Réponse des délégués établis hors du Québec : JO\t_0_ 0_ oui\tnon indécis Avant-projet de résolution 11 est proposé que 1° Le Québec détienne seul les pouvoirs constitutionnels pour légiférer pleinement et entièrement dans le domaine financier et commercial.2° Que ces lois touchant l'activité financière et commerciale de la nation québécoise fassent valoir le génie propre de cette nation, sa culture française et soient promulguées en fonction de son développement économique.3° Que ces lois en matière commerciale et financière comprennent l\u2019obligation pour toutes les compagnies d\u2019être constituées en vertu de la loi du Québec, une réglementation entièrement québécoise de contrôle, l'exigence que les réserves des institutions concernées soient déposées dans le Québec en proportion de leur chiffre d\u2019affaires et que les profits et placements soient investis au Québec en fonction de leurs bénéfices et selon les normes édictées dans la loi.2 b) Ou, les deux niveaux de gouvernements peuvent-ils avoir une compétence sur tous les impôts ?Réponse :\t5\t40\t3 oui\tnon\tindécis 2\tc) Ou, le Québec doit-il percevoir tous les impôts et subventionner le gouvernement central ?Réponse :\t26\t18\t2 oui\tnon\tindécis 3\ta) La Commission Tremblay, dans son rapport (1956), estimait nécessaire, pour des raisons d\u2019ordre culturel et institutionnel, 74 ASSISES NATIONALES de reconnaître aux provinces le pouvoir exclusif sur la totalité des impôts fonciers, des impôts sur les revenus des personnes et sur les profits des compagnies, de même que sur les impôts successoraux.Etes-vous d\u2019accord avec cette recommandation ?Réponse : 39\t8\t1 oui\tnon\tindécis 3 b) Si vous répondez négativement à la question ci-dessus, estimez-vous que le Québec devrait reconnaître une certaine compétence au gouvernement central sur l\u2019un ou l\u2019autre de ces impôts : Quant aux impôts fonciers : oui ou non ?Réponse :\t12\t16\t20 oui\tnon\tindécis 3 c) Quant à l'impôt sur les profits des compagnies : oui ou non ?Réponse :\t13\t10\t5 oui\tnon\tindécis 3 d) Quant à l\u2019impôt sur les successions : oui ou non ?Réponse :\t8\t15\t5 oui\tnon\tindécis 4.Les taxes spéciales doivent-elles relever exclusivement du Québec ?Réponse :\t36\t8\t4 oui\tnon\tindécis 5.Estimez-vous que les subventions, sous leurs diverses formes, constituent une méthode acceptable de pourvoir au financement des dépenses du Québec ?Réponse :\t1\t43\t3 oui non indécis Avant-projet de résolution II est résolu : 1° qu\u2019en matière de politique fiscale ou budgétaire, le Québec en tant qu'Etat doit posséder tous les pouvoirs d'impôt et de taxation qui soient de nature à répondre aux besoins et aux aspirations de ceux qu\u2019il représente.2° que lors d\u2019un choix constitutionnel, lequel entraînera un nouveau partage fiscal, le Québec exige le pouvoir exclusif sur la totalité des impôts fonciers, des impôts sur le revenu des personnes, sur les profits des compagnies, sur les impôts successoraux de même que les taxes sur le tabac et l\u2019alcool.3° que les minorités de l\u2019atelier de \"La Politique fiscale\u201d appuient les revendications fiscales du Québec, en autant que l\u2019unité canadienne soit préservée et que l\u2019épanouissement des minorités soit assuré.Le développement économique Synthèse du travail des équipes 1.\tDans le contexte nord-américain, croyez-vous que la planification soit utile ou nécessaire au développement économique d\u2019un pays?Utile\t59\t9\t4 Nécessaire\t64\t9\t2 oui\tnon\tindécis 2.\tLa planification est-elle pour vous un simple instrument de l\u2019économie ou doit-elle tenir compte des réalités et des aspirations nationales ?Réponse : Un simple instrument : 8\t69\t__1_ oui\tnon\tindécis Aspirations nationales : 72\t5\t1 oui\tnon\tindécis La planification évite l'exode de la main d\u2019oeuvre du milieu.Elle doit faire appel au capital cana-dien-français et même au capital étranger.Cependant, elle doit consolider ce qui existe avant de créer l\u2019expansion.Tout en faisant TRAVAUX DES ÉQUIPES ET DES GROUPES D ÉTUDE 75 participer l'ouvrier à la gestion de l\u2019entreprise et à son financement, la planification doit développer de nouvelles industries en fonction des richesses naturelles.Réponse :\t70\t4\t1 oui non indécis Notes des délégués : 1)\tL'homme doit être au centre de l'économique et le but de la planification doit être son épanouissement.2)\tMieux-être de l'homme, c\u2019est-à-dire du Canadien-Français, assuré par une planification d\u2019éléments représentatifs du Canada Français.3)\tTrès importante, à condition qu\u2019elle soit faite par les Québécois, parce que les aspirations culturelles des deux éléments de la population sont différentes.4)\tAvec incidence économique majeure.5)\tJusqu\u2019au point où elle rend difficile ou impossible la compétition.fi) Il faut associer la culture, les conceptions de l'homme et de la société au domaine de la planification, parti du contexte.7)\tLa planification doit servir comme but ultime de culture et des conceptions que nous avons de l\u2019homme et de la société future.8)\tCar c\u2019est un moyen d\u2019organiser l'économie selon la façon que l\u2019on désire vivre, d\u2019après l'échelle de valeurs auxquelles on se réfère.C\u2019est un guide prioritaire.9)\tSi la culture implique la religion, il est certain que le Québec est attaché à sa religion.10)\tAspect culturel doit aller de pair avec l\u2019aspect économique.11)\tAspect économique ne doit pas aller contre l\u2019aspect culturel.12)\tPlace prioritaire à l\u2019épanouissement complet de l\u2019homme.13)\tValeur humaine prime.14)\tLa culture doit suivre le progrès de la planification en tenant compte des possibilités et des différents groupes ethniques.15)\tEn tenant compte des facteurs économiques, sociaux et culturels.16)\tAu service de l\u2019homme et doit tenir compte des cultures particulières pour aboutir à l\u2019universalité ou au bien de l\u2019humanité.17)\tA tous les stades d\u2019activités humaines.18)\tUne planification pancanadien-ne reflétera toujours l\u2019hégémonie de la majorité anglophone qui ne peut concevoir et penser en français et pour les francophones.3 a) Si elle est entreprise à l\u2019échelle du Canada tout entier et que le Québec soit une province comme les autres, le Plan établi doit-il être ratifié unanimement par les provinces avant son exécution ?Réponse:\t51\t19\t7 oui\tnon\tindécis 3 b) Cette unanimité est-elle possible dans le contexte politique actuel ?Réponse :\t7\t65\t5 oui\tnon\tindécis 3\tc) Si le Québec entreprend seul une politique de planification à l\u2019intérieur de la fédération, l\u2019absence de contrôle sur les leviers économiques qui relèvent d\u2019Ottawa (monnaie, crédit, certains impôts directs, douanes) constituent-ils un obstacle insurmontable ?Réponse : 44\t25\t7 oui\tnon indécis 4\ta) Si vous refusez la collaboration que suppose le fédéralisme, peut-on concevoir une planification québécoise dans un cadre constitutionnel où le gouvernement central ne contrôlerait que la monnaie.Réponse : 25\t31\t19 oui\tnon indécis 4 b) Si vous refusez la collaboration que suppose le fédéralisme, peut-on concevoir une planification québécoise dans un cadre constitutionnel ou le gou- 76 ASSISES NATIONALES vernement central ne contrôlerait que la monnaie ?Réponse:\t18\t45\t12 oui\tnon\tindécis 4 c) Si vous répondez négativement à la question précédente, estimez-vous que le Québec doit posséder toutes les compétences nécessaires en matière de planification ?Réponse :\t48\t8\t17 oui\tnon\tindécis Avant-projet de résolution 1° Il est résolu que la planification économique est non seulement utile, mais absolument nécessaire à l\u2019épanouissement de la nation canadienne-française.2° Il est proposé que la planification ait comme objectif premier la sauvegarde de la culture et la protection de notre conception particulière de l\u2019homme et de la société, en vue de permettre à la La politique agricole Synthèse du travail des équipes 1.L\u2019état actuel de la juridiction concurrente en matière agricole est-il conciliable avec les exigences de la politique agricole du Québec ?Réponse : 4\t63\t2 oui\tnon indécis 2 a) Le ministère fédéral de l\u2019Agriculture doit-il respecter l\u2019article 93 de la Constitution qui donne au Québec \u201cle droit exclusif de légiférer sur l\u2019enseignement\u201d ?Réponse :\t69\t0\t0 oui\tnon\tindécis 2 b) Les autorités fédérales ont-elles raison d\u2019affirmer que la recherche appartient au fédéral, alors que l\u2019enseignement et la vulgarisation relèvent du provincial?Réponse :\t6\t59\t4 oui\tnon\tindécis nation canadienne-française son plein épanouissement et la poursuite des buts qui lui sont propres.3° Que le Québec ne participe pas à une politique de planification pancanadienne dirigée par le gouvernement du Canada.4° Il est résolu que seul le Québec puisse établir et mettre en oeuvre un plan de développement économique tenant compte de tous les impératifs nécessaires à l\u2019épanouissement de la nation canadienne-française.5° Il est résolu que le Québec détienne tous les instruments indispensables à la mise en oeuvre et à l\u2019application d\u2019un plan de développement économique du Québec.6° Il est résolu que sur le plan des juridictions, le Québec soit en mesure d\u2019exercer toutes compétences requises en matière de planification.2 c) Est-il préférable d\u2019avoir deux réseaux de fermes expérimentales, un fédéral et l\u2019autre provincial ?Réponse :\t15\t46\t8 oui non indécis 2 d) Ces fermes doivent-elles appartenir uniquement à Ottawa ou à Québec ?Réponse : 43\t4\t22 Québec Fédéral indécis 2 e) Faut-il deux organismes de recherches, un fédéral et un provincial ?Réponse :\t11\t54\t4 oui\tnon\tindécis 2 f) La recherche agricole doit-elle relever uniquement d\u2019Ottawa ou de Québec ?Réponse : 44\t1\t20 Québec Fédéral indécis TRAVAUX DES ÉQUIPES ET DES GROUPES D'ÉTUDE 77 S a) Faut-il attribuer le crédit agricole à Ottawa ou à Québec ?Réponse : 65\t___1___ ____3 Québec Fédéral indécis 3 b)\tEst-il nécessaire d\u2019avoir deux organismes de crédit agricole, un fédéral et un provincial ?Réponse :\t2\t66\t1 oui non indécis 4.\tLe gouvernement du Québec doit il avoir le droit de signer des ententes commerciales pour assurer des débouchés extérieurs aux produits du Québec?Réponse :\t69\t0\t0 oui\tnon\tindécis 5.\tLe Québec doit-il, pour relever l\u2019économie des régions défavorisées, accepter l\u2019intervention fédérale et la \u201cLoi d\u2019Aménage-ment régional et de Développement agricole\u201d (ARDA) ?Réponse :\t16\t43\t10 oui\tnon\tindécis Avant-projet de résolution Il est proposé par l\u2019atelier C-4 sur la politique agricole que la juridiction en matière de législation agricole relève de la compétence du Québec; et que la compétence juridique exclusive du Québec s\u2019étende sur l\u2019enseignement, la recherche, les fermes expérimentales, le crédit agricole, les ententes commerciales, l\u2019aménagement régional et le développement agricole.Avant-projet de résolution pour les groupes minoritaires Il est proposé par l\u2019Atelier C-4 sur la politique agricole, que le Québec revendique la compétence juridique sur l\u2019agriculture pour toutes les provinces et qu\u2019il noue des relations étroites avec les autres provinces dans le domaine de l\u2019enseignement, la recherche, les ententes commerciales, l\u2019aménagement et le développement agricoles.La monnaie et la banque Synthèse du travail des équipes 1.\tJugez-vous que le pouvoir fédéral de déterminer la quantité de monnaie et d\u2019agir par cette quantité sur le niveau général des taux d\u2019intérêt prive le Québec d'un levier nécessaire à son plein développement économique?Réponse :\t40\t5\t2 oui non indécis 2.\tCroyez-vous que les pouvoirs de la Banque du Canada doivent aller jusqu\u2019à exercer la réglementation et la Surveillance des institutions de crédit qui sont reliées aux fonctions bancaires : Caisses populaires, compagnies de fiducie, etc.?Réponse:\t4\t41\t__1 oui non indécis 3.\tAu lieu d\u2019être la seule banque centrale d\u2019Etat, la Banque du Canada ne devrait-elle pas agir par l\u2019intermédiaire de la Banque du Québec qui traitera avec les ban- ques pour leurs succursales du Québec ?Réponse :\t30\t3\t14 oui non indécis 4 a) Dans l\u2019éventualité de l\u2019exercice des fonctions monétaires par la Banque du Canada, cette institution doit-elle rester, non seulement sous la compétence mais encore sous la direction du ministère des Finances fédéral ?Réponse :\t0\t46\t2 oui non indécis 4 b) Le Conseil d\u2019Administration de la Banque du Canada devrait-il se composer de représentants nommés uniquement par le gouvernement du Canada ou par celui-ci et les provinces ou en majorité par les provinces ?Réponse : Uniquement par le gouvernement du Canada : 0\t45\t___1_ oui non indécis 78 ASSISES NATIONALES par le gouvernement du Canada et les provinces : 23\t13\t 14 oui\tnon\tindécis par les provinces en majorité : J50\t5\t12 oui\tnon\tindécis Avant-projet de résolution Il est proposé que : 1° Le Québec doit créer sa propre Banque du Québec.2° Toutes les institutions de crédit du Québec, reliées aux fonctions bancaires, relèvent de la Banque du Québec.3° Le Conseil d\u2019Administration de la Banque du Canada soit nommé en majorité par les Provinces.4° La politique monétaire de la Banque du Canada doit être élaborée avec le Québec.5° Pour les provinces hors du Québec, il est proposé que l\u2019on étudie la possibilité que la Banque du Canada soit structurée semblablement au \u201cFederal Reserve System\u2019\u2019 des Etats-Unis, ayant des régionales préposées au développement économique des grandes régions canadiennes, la direction régionale étant assurée par une majorité de compétence régionale.Atelier politique L\u2019arbitrage constitutionnel et l\u2019organisation pénale Synthèse du travail des équipes A.\u2014 L\u2019arbitrage constitutionnel I.Le Québec peut-il s\u2019en remettre à un tribunal constitutionnel créé et nommé par l\u2019autre nation, comme l\u2019est la Cour suprême du Canada ?Réponse :\t3\t17\t6 oui non indécis 2 a) Si le Canada demeure un Etat de type fédéral ou confédéral et si le Québec en fait partie, estimez-vous qu'un tribunal (ou forum) constitutionnel soit nécessaire pour régler les litiges entre l\u2019Etat fédéral et les Etats-membres et interpréter la Constitution ?Réponse:\t17\t1\t3 oui\tnon\tindécis Le Québec devrait-il régler tous les litiges de nature constitutionnelle au niveau politique ?Réponse :\t1\t22\t2 oui\tnon\tindécis 2 b) Quels sont les avantages et désavantages que comporte l\u2019arbitrage entre gouvernements, particulièrement dans une fédération ou confédération ?Réponse : Une décision finale doit s\u2019appliquer à toutes les parties : il JL __2__ oui\tnon\tindécis Nomination trop liée aux facteurs politiques : 18\t3\t0 oui\tnon\tindécis Ne tient pas assez compte du facteur canadien-français dans les décisions : 17\t2\t 2_ oui\tnon\tindécis 2 c) Si vous estimez qu\u2019un tribunal constitutionnel est nécessaire, la Cour suprême du Canada est-elle un tribunal constitutionnel acceptable pour le Québec?Réponse :\t1\t19\t2 oui\tnon\tindécis TRAVAUX DES ÉQUIPES ET DES GROUPES D\u2019ÉTUDE 79 3 a) Si l\u2019existence d\u2019un tribunal constitutionnel s\u2019avérait nécessaire à votre avis, serait-il préférable qu\u2019un tribunal distinct de la Cour suprême soit créé ?Réponse : 21\t1\t___ oui\tnon indécis 3 b) Qui devrait nommer les membres du tribunal constitutionnel ?Réponse : 4 juges nommés par le Québec dont l\u2019un serait choisi parmi les minorités françaises hors du Québec; 4 juges choisis par les Anglophones; un 9ème juge choisi par les juges en place et qui serait élu président.18 1 oui non indécis 3\tc) La structure et le fonctionne- ment du tribunal constitutionnel devraient-ils être définis dans la constitution ou laissés au parlement fédéral, comme c\u2019est le cas à l\u2019heure actuelle ?Réponse : Définis dans la constitution 18 Laissés au parlement fédéral 0 Indécis\t3 4\ta) Le Québec devrait-il posséder son propre tribunal de dernière instance pour les affaires relevant de sa propre constitution et de ses propres lois (droit civil, droit municipal, droit des compagnies, etc.)?Réponse : 12\t4\t5 oui\tnon\tindécis 4 b) Devrait-il y avoir appel des arrêts du tribunal québécois au tribunal constitutionnel central ou à la Cour suprême dans les affaires d\u2019intérêt mixte (c\u2019est-à-dire d\u2019intérêt à la fois fédéral et provincial) ?Réponse :\t18\t3\t1 oui\tnon\tindécis 4 c) Les juges des cours supérieures du Québec doivent-ils être nommés par Québec ou par Ottawa ?Réponse :\t18\t3\t0 Québec Ottawa indécis 4 d) Si la Cour suprême devait être maintenue en ce qui concerne les appels portant sur le droit civil, le Québec devrait-il participer à la nomination des juges ?Réponse :\t22\t0\t0 oui\tnon\tindécis B.\u2014 L\u2019organisation pénale : 1.\tLe Québec doit-il posséder son propre Code pénal (ou criminel) ?Réponse;\t14\t10\t 1 oui\tnon\tindécis 2.\tSi le droit pénal était attribué au Québec, conviendrait-il de reconnaître\tl\u2019existence,\tcomme\taux Etats-Unis, de certains \u201ccrimes fédéraux\u201d?Réponse ;\t12\t0\t9 oui\tnon indécis 3 a) De quel gouvernement devrait relever l\u2019ensemble de l\u2019administration de la justice et des tribunaux répressifs ?Réponse ; 15\t6\t1 Québec Fédéral indécis 3 b)\tLes\ttribunaux\tfédéraux\tde- vraient-ils exercer un pouvoir de surveillance ou de contrôle, par voie d\u2019appel ou autrement, sur les tribunaux provinciaux de juridiction pénale ?En particulier, la Cour suprême devrait-elle exercer une juridiction d\u2019appel en ce qui concerne les lois pénales québécoises?Réponse : 8\t12\t2 oui\tnon indécis Avant-projet de résolution Il est résolu que dans l\u2019hypothèse où le Québec demeure dans un régime fédéral ou confédéral ; 1° Un tribunal constitutionnel spécialisé bi-national soit créé ; 2° Il soit composé de trois juges francophones nommés par le gouvernement du Québec, trois juges anglophones nommés par le gouvernement des autres provinces, deux juges par le gouvernement central dont un choisi parmi les minorités françaises, et un président choisi par les huit juges en dehors de leur cadre suivant le principe de l\u2019alternance linguistique. 80 ASSISES NATIONALES L\u2019intégrité du territoire québécois Synthèse du travail des équipes 1.\tLa question de l'intégrité territoriale du Québec est-elle liée aux intérêts et aux aspirations de la nation ?Réponse :\t73\t1\t0 oui non indécis 2.\tLe Québec doit-il étendre sa compétence territoriale jusqu\u2019à la ligne médiane qui traverse les baies James et d\u2019Hudson ainsi que le détroit d\u2019Hudson (incluant de la sorte dans son territoire les îles et les archipels du littoral et du large)?Réponse :\t72\t0 oui\tnon\tindécis 3.\tLe Québec doit-il étendre et affirmer sa compétence sur le plateau continental et les gisements sous-marins situés au large de ses côtes ?Réponse :\t66\t0\t4 oui\tnon\tindécis 4\ta) Le Québec doit-il exiger que les ports du Québec deviennent sa propriété et tombent désormais sous sa compétence législative ?Réponse :\t69\t3 oui\tnon\tindécis 4\tb) Le Québec doit-il réclamer la compétence exclusive à l\u2019égard de la navigation d'hiver sur le St-Laurent ?Réponse :\t58\t7\t5 oui\tnon\tindécis 5\ta) Le Québec doit-il rechercher une solution d\u2019administration conjointe au Labrador?Réponse :\t12\t56\t2 oui\tnon\tindécis 5\tb) Le Québec doit-il avoir pour politique de récupérer ce territoire moins une lisière de côte qui serait laissée à Terre-Neuve ?Réponse :\t21\t42\t10 oui\tnon\tindécis 5\tc) Le Québec doit-il revendiquer intégralement le Labrador ?Réponse : 46\t22\t2 oui\tnon\tindécis 6\ta) Le Québec doit-il obtenir que des limites strictes et précises soient imposées au pouvoir d\u2019expropriation des organismes fédéraux ?Réponse : 34\t29\t8 oui\tnon\tindécis 6\tb) Le Québec doit-il obtenir l\u2019abrogation complète de ce pouvoir d\u2019expropriation ?Réponse : 43\t24\t4 oui\tnon\tindécis 6 c) Le Québec doit-il récupérer les parties de son territoire qui sont passées sous la compétence fédérale dans la région de Hull?Réponse : 60\t4\t9 oui\tnon\tindécis Avant-projet de résolution Il est résolu : 10 que le Québec sauvegarde d\u2019une façon totale l\u2019intégrité de son territoire, car il s\u2019agit d\u2019un élément essentiel de sa souveraineté économique et politique.2° que le Québec étende sa compétence territoriale jusqu\u2019à la ligne médiane d\u2019équidistance traversant les baies James et d\u2019Hudson ainsi que le détroit d\u2019Hudson incluant de la sorte, dans son territoire, les îles et les archipels du littoral et du large des côtes du Nouveau-Québec.3° que l\u2019on étudie la possibilité d\u2019annexer au Québec la Terre de Baffin.4° que le Québec étende et affirme sa compétence sur le plateau continental et sur les gisements sous-marins situés au large de ses côtes.5° que le Québec exige que les ports de son territoire deviennent sa propriété et tombent désormais sous sa compétence. TRAVAUX DES ÉQUIPES ET DES GROUPES D ÉTUDE 81 6° (|uc le Québec réclame la compétence exclusive à l'égarcl de la navigation en hiver et en toute saison sut le Saint-Laurent et sur ses tributaires, tomme le Saguenay et le Richelieu.7° que le Québec revendique intégralement le Labrador.8° que le Québec obtienne l\u2019abrogation complète dans son propre territoire du pouvoir d\u2019expropriation des organismes fédéraux.9° que le Québec récupère les parties de son territoire qui, dans l\u2019Ouest-Québécois et spécialement dans la région de Hull, sont passées sous la compétence fédérale.Les pouvoirs indéfiniment extensibles Synthèse du travail des équipes I.Dans la mesure où vous estime/, que le Québec constitue le territoire national et le milieu politique fondamental du Canada français, on peut se demander s\u2019il doit demeurer soumis à certains pouvoirs \u201cindéfiniment extensibles\u201d exercés par le Parlement et le gouvernement centraux et qui leur permettent de s\u2019immiscer dans la plupart des champs d\u2019activités ouverts aux Etats-membres.A long terme, en effet, ces pouvoirs extensibles constituent les instruments les plus efficaces de centralisation dont puisse disposer un gouvernement fédéral.Le Québec, en tant que centre de gravité politique de la nation, peut-il demeurer soumis à des pouvoirs indéfiniment extensibles exercés par Ottawa?Réponse :\t1\t82\tfi oui non indécis 2\ta) L\u2019Etat central doit-il exercer au Québec son pouvoir de dépenser les fonds publics fédéraux dans tous les domaines ?Réponse :\t2\t83\t5 oui\tnon\tindécis 2\tb) Ottawa doit-il être tenu d\u2019uti- liser les fonds publics fédéraux uniquement pour des fins relevant de sa compétence exclusive, du moins au Québec et tant que celui-ci fera partie de la fédération ?Réponse : 74\t3\t9 oui\tnon\tindécis 3\ta) Le Parlement central doit-il conserver au Québec le pouvoir de soumettre des travaux ou des entreprises à sa juridiction par voie de déclaration unilatérale ?Réponse :\t1\t86\t1 oui\tnon\tindécis 3\tb) Quant aux ouvrages situés dans le Québec et qui ont été, dans le passé, soumis à la compétence du Parlement d\u2019Ottawa en vertu de ce pouvoir déclaratoire, y aurait-il lieu d\u2019en faire un examen pour déterminer lesquels devraient revenir au Québec ?Réponse :\t96\t0\t0 oui\tnon\tindécis 4\ta) Au Québec, les compétences qui n\u2019ont pas été énumérées dans le partage constitutionnel entre les niveaux de gouvernement doivent-elles continuer de relever d\u2019Ottawa ?Réponse :\t0\t86\t4_ oui\tnon\tindécis 4\tb) Dans la mesure où le Québec demeurera membre de l\u2019Etat canadien, doit-il posséder la compétence résiduelle ?Réponse :\t72\t6\t10 oui\tnon\tindécis 4 c) Le Québec doit-il exercer toutes les nouvelles compétences qui pourraient surgir (la télévision par satellite par exemple) ou doit-il, selon le cas, s\u2019en remettre au Pouvoir central ?Réponse : 66\t5\t11 Québec Ottawa les deux 82 ASSISES NATIONALES Avant-projet de résolution Les théories centralisatrices fédérales suivantes sont rejetées par l assent-nice à l'unanimité : 1\tpouvoirs indéfiniment extensibles; 2\tpouvoir de dépense des fonds publics fédéraux dans les domaines étrangers à sa juridiction.3° pouvoir de déclaration unilatérale; 1 pouvoirs résultant de la compétence résiduelle.I n conséquence, le Québec doit jouir tie façon exclusive de toutes les compétences essentielles à son fonctionnement maximal et à son plein épanouissement national.Les pou- voirs résiduels devront tomber sous la juridiction exclusive du Québec et celui-ci devra réexaminer avec Ottawa les ouvrages qui devront revenir au Québec en vertu de droits acquis résultant de la théorie du pouvoir de déclaration unilatérale.Ce point de vue québécois exigerait aux yeux des Canadiens-Français non québécois, les nuances suivantes : On propose que le Québec, en tant que centre de gravité du Canada français dans son ensemble, doit posséder les compétences résiduelles, fiscales et essentielles pour répondre aux aspirations du dit peuple canadien-français tout en laissant à l\u2019Etat central les compétences voulues pour assurer l'épanouissement du pays tout entier.Les relations internationales Synthèse du travail des équipes 1.\tLe Québec peut-il, en tant que foyer national et milieu politique fondamental du Canada français s'en remettre, entièrement ou partiellement, au Pouvoir fédéral pour la conduite de ses relations avec les pays étrangers, en comptant sur l\u2019influence qu\u2019il peut exercer au sein des organes fédéraux ?Réponse : entièrement au Fédéral ; 0\t66\t6 oui non indécis partiellement au Fédéral : 7\t58\t7 oui non indécis 2.\tLe Québec doit-il pouvoir adhérer aux organisations internationales dont les buts relèvent de sa compétence législative, comme l\u2019OIT, Î UNESCO, l\u2019OMS et l\u2019OAA ?Réponse ;\t68\t0\t4 oui\tnon\tindécis 3\ta) Le Québec doit-il adhérer directement aux divers organismes internationaux établis par les Etats francophones ?Réponse ; 69\t0\t3 oui\tnon\tindécis 3 b) Cette adhésion doit-elle se faire de plein droit ou à titre de membre associé seulement ?Réponse : De plein droit ;\t67 A titre de membre associé :\t2 Indécis :\t3 3 c) Quant aux organisations dont les buts relèvent de la compétence fédérale et dont l\u2019application s\u2019étend au Québec, celui-ci devrait-il être associé, en tant que tel, aux décisions fédérales ?Réponse: 8\t3\t61 oui non indécis 3\td) Si vous estimez que le gouver- nement central doit seul adhérer aux organisations internationales, le Québec devrait-il être associé aux négociations et participer aux délibérations lorsque l\u2019objet\trelève\tde sa compétence ?Réponse :\t1\t2\t69 oui\tnon\tindécis 4\ta) Le Québec aurait-il intérêt à se faire admettre à l\u2019O.N.U.?Réponse : 64\t3\t5 oui\tnon\tindécis TRAVAUX DES ÉQUIPES ET DES GROUPES D'ÉTUDE 83 I b) Seriez-vous satisfait de voir le Québec entrer à EO.N.U.en tant qu\u2019Etat simplement autonome ?Réponse : 3\t62\t7 oui\tnon indécis 5 a) Estimez-vous nécessaire ou utile que le Québec développe son réseau de délégation à l\u2019étranger ?Réponse : Utile :\t67\t5 Nécessaire :\t69\t2 oui non 5 b) Concevez-vous le rôle de ces délégations comme s\u2019étendant aux questions économie] lies et consulaires ou les restreignez-vous aux relations culturelles ?Réponse : Aux questions économiques et consulaires : 66\t2\t 4__ oui non indécis Aux relations culturelles seulement 3\t_68_\t____1_ oui\tnon\tindécis 5 c) Le Québec doit-il donner lui-même aux consuls étrangers qui font affaires sur son territoire l\u2019exequatur, c\u2019est-à-dire l\u2019autorisation d'exercer leurs fonctions sur le territoire québécois ?Réponse :\t67\t1\t4 oui\tnon\tindécis 5 d) Les attitudes des Canadiens-Français en matière de politique étrangère vous portent-elles à croire qu\u2019ils entretiennent des opinions différentes de celles du Canada anglais à l\u2019égard des principales questions diplomatiques de l'heure ?Réponse :\t66\t4\t2 oui\tnon\tindécis 5 e) Le Québec doit-il être associé, en tant que tel, aux décisions diplomatiques de l\u2019Etat fédéral ?Réponse :\t0\t0\t72 oui\tnon\tindécis 5\tf) Si Québec et Ottawa n'arri- vaient point à s\u2019entendre sur une politique commune, verriez-vous là une raison qui militerait en faveur d\u2019une diplomatie québécoise distincte ?Réponse :\t55\t3\t14 oui\tnon\tindécis 6\ta) Les gouvernements des provin- ces où habitent de forts groupes de Canadiens-Français devraient-ils se prévaloir de l\u2019accord-cadre conclu entre le Canada et la France en matière culturelle ?Réponse des délégués du Québec :\t44\t0\t14 oui non indécis Réponse des délégués établis hors du Québec : 13\t_Q_\t0 oui non indécis 6 b) A défaut par les gouvernements provinciaux de prendre leurs responsabilités dans ce domaine, les associations nationales canadiennes-françaises et les maisons d\u2019enseignement devraient-elles organiser directement la coopération avec les pays francophones en favorisant la venue de professeurs français, l\u2019octroi de bourses d\u2019études à leurs étudiants et l\u2019emploi de manuels rédigés en langue française ?Réponse des délégués du Québec :\t52\t0\t6 oui non indécis Réponse des délégués établis hors du Québec : 14\t_0_\t0 oui non indécis Avant-projet de résolution Le Québec doit pouvoir assumer lui-même la conduite de ses relations avec les pays étrangers.En particulier : 1° Il doit pouvoir négocier et conclure seul les traités dans tous les domaines et les mettre lui-même en oeuvre.2° Il doit pouvoir adhérer, en tant que membre de plein droit, à toute organisation ou association internationales. 84 ASSISES NATIONALES 3° Il doit pouvoir entretenir des relations diplomatiques et consulaires bilatérales ou multilatérales avec tout Etat étranger.4° Il doit avoir la maîtrise de sa propre politique étrangère; il doit avoir un droit de décision sur l\u2019état de paix et de guerre qui détermine le destin d\u2019un peuple.5° Les Canadiens-Français établis hors du Québec respectent l\u2019option adoptée par le groupe d\u2019études sur les relations internationales futures du Québec.Dans l\u2019éventualité où cette option devient une réalité, voici ce que les Canadiens-Français établis hors du Québec exigent en matière de relations internationales : que les gouvernements des provinces où habitent des citoyens francophones, se prévalent de l\u2019accord-cadre conclu entre le Canada et la France, en matière culturelle, et de tout autre accord du même genre que le Canada pourrait signer avec tout pays et Etat francophones. Chapitre IV ATELIERS DE TRAVAIL ï .«# B m mm Ateliers de travail La journée du 21 novembre groupait les délégués en ateliers de travail.Ainsi des groupes d\u2019observation ont révisé les avant-projets soumis par les groupes d'étude de la veille et ils s\u2019interrogeaient afin d\u2019en obtenir une compréhension mutuelle.Les délégués avaient différents mandats : les uns amplifiaient la résolution, d'autres en nuançaient la teneur, d\u2019autres jouaient un rôle d'opposition et enfin, un secteur de l\u2019atelier recherchait des motifs d\u2019appui.Après cette étude, les délégués se réunissaient en assemblée plénicre et tentaient de dégager l'opinion majoritaire des 500 délégués présents.Nous reproduisons les procédures en usage dans ces ateliers de travail, afin de bien comprendre les règles de procédure qui régissaient les délibérations.LES RÈGLES I.\t\u2014 BUTS Les ateliers de travail ont pour but de réviser les projets de résolutions des groupes d\u2019étude.Jls constituent une étape entre les groupes d\u2019étude et l\u2019Assemblée générale.Ils favorisent une participation de groupe et tendent à dépersonnaliser les conflits.En outre, ils entraînent les délégués à tenir compte des multiples aspects des problèmes qui leur sont soumis.La technique utilisée s\u2019inspire des expériences d\u2019animation sociale entreprises depuis quelques années.II.\t\u2014HORAIRE Le vendredi 24 novembre 1967 14 h 00 à 15 h 30 16 h 00 à 17 h 30 19\th 30 à 21 h 30 Le samedi 25 novembre 1967 (si nécessaire) 20\th 30 à 22 h 00.III.\t\u2014STRUCTURE A.\t\u2014 Les ateliers de travail sont au nom- bre de quatre : 1.\t\u2014 atelier culturel; 2.\t\u2014 atelier social ; 3.\t\u2014 atelier économique et 4.\t\u2014 atelier politique.B.\t\u2014 L\u2019atelier culturel comprend les délé- gués des 4 groupes d\u2019étude suivants: l\u2019enseignement et la recherche (A-l), le statut de la langue française (A-2), la culture populaire, la radio et la télévision (A-3) et les relations entre Canadiens-Français (A-4).C.\t\u2014 L\u2019atelier social réunit les délégués des 4 groupes d\u2019étude suivants : la législation sur le travail (B-l), le peuplement et l\u2019immigration (B-2), la sécurité sociale et la santé (B-3).enfin la famille et la politique familiale (B-4).D.\t\u2014 L\u2019atelier économique comprend les délégués des 5 groupes d\u2019étude suivants : la législation financière et commerciale (C-l), la politique fiscale (C-2), le déveloDpement économique (C-3), la politique agricole (C-4), enfin la monnaie et la banque (C-5).E.\t\u2014 L\u2019atelier politique réunit les délé- gués des 4 groupes d\u2019étude =u;vants: l\u2019arbhrage ronsbtutionnel et l\u2019orga-nisa*'on pénal» (D-l), l\u2019intéerité du territoire québécois (D-2).les pouvoirs indéfiniment exten=ib\u2019es fn^g et les relations internationales (D-4).F \u2014 Chaque atelier réunit près de 500 délégués.A l'entrée de l'atelier, chaque délégué tire lui-même au sort le groupe de révision auquel il participera.IV.\t\u2014 LOCAUX La salle d\u2019un atelier a l\u2019aspect d\u2019une salle de spectacle ordinaire, avec une tribune à l\u2019avant et des chaises disposées en rangées.Personnel des groupes d\u2019observation\tPrésident\tSecrétaire Conseillers Rapporteurs\t /§/\t\t\tA /«sy /.le Québec exige que les ports de son territoire deviennent sa propriété et relevent désormais de sa compétence; 6.\tle Québec réclame la compétence exclusive à l\u2019égard de la navigation en tout temps sur le Saint-Laurent et ses tributaires, comme le Saguenay et le Richelieu;\t&\t\u2019 7.\tle Québec affirme ses droits sur le Labrador et le revendique dans son intégrité;\t1 8.\tle Québec obtienne l\u2019abrogation complète dans son propre territoire du pouvoir d expropriation des organismes fédéraux; 9.\tle Québec récupère les parties de son territoire qui, dans l'Ouest-Québécois sPepa^ement dans la région de Hull, sont passées sous la compétence tederale; 10.\tle Québec exerce sa pleine juridiction sur son espace aérien.M.Bernard Benoit, Ontario Monsieur le président, je voudrais seulement vous faire remarquer les grandes qualités de cette résolution.Son contenu est audacieux; là-dessus, je laisse les membres de l'assemblée en juger, mais je tiens également à faire remarquer que cette résolution est complète, qu\u2019elle couvre exactement tous les sujets désirés, qu\u2019elle est dans un français impeccable et que du point de vue technique, elle répond à toutes les exigences des experts du métier, fe souhaiterais qu\u2019à l\u2019avenir, lors de nos réunions, toutes les résolutions soumises puissent être de la même qualité.M.Michel Brochu, St-Jacques Mesdames et Messieurs, je pense que n'a échappé à personne l\u2019importance de cette résolution pour le Québec, pour que le Québec puisse exercer pleine souveraineté, pleine et entière souveraineté sur son propre territoire, sur ses terres, sur le tréfonds de son sol.C\u2019est le sens de cette résolution.Je n\u2019insiste pas plus là-dessus.Je crois que c\u2019est évident pour tout le monde.Je voudrais juste ajouter une chose : il faudrait que le vote pour cette résolution, pour appuyer cette résolution qui ne fait aucun doute, à mon sens, soit un vote à 99 ou à 100 p.c.Je souhaite qu\u2019il y ait le moins possible d\u2019abstentions et le moins possible de non.Je pense que c\u2019est presqu'une chose impensable pour des Québécois tout au moins, de voter non, pour montrer au gouvernement du Québec qui est un petit peu timide sur quelques-unes de ces questions, notamment la question du Labrador et sur la question du Nouveau-Québec, pour lui montrer la volonté absolument unanime, claire, lumineuse et lucide, de régler cette question-là le plus vite possible.Et maintenant, ne reculant devant aucune audace, je vais inviter nos très chers compatriotes de l\u2019Ouest et du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse et du Manitoba, à voter massivement, à 99, à 80 ou à 100 p.c.en faveur de cette résolution.Et pourquoi ?Parce que vous avez, vous aussi, un intérêt dans cette réclamation.Vous savez, le précédent fait loi en droit britannique.Vous êtes sous ce régime, L\u2019Ontario est intéressée également à avoir ou à récupérer certaines îles de la Baie James, notamment la belle et très grande île boisce Abiliski, qui, peut-être, recèle du pétrole et également le plateau continental ou les fonds sous-marins de la Baie d'Hudson, au large du Manitoba, qui eux aussi recèlent peut-être du pétrole.La récupération de ces territoires ou de ces îles pour vous DÉBATS DE L'ASSEMBLÉE 145 du Manitoba, du Nouveau-Brunswick, veut tout simplement dire des taxes supplémentaires qui viendraient vous donner des écoles.M.Michel Bélanger, Brome Je voudrais dire quelques mots au sujet de la Terre de Baffin.Deux lois, soit en 1898 et 1912, le Québec s'est étendu vers le Nord aux dépens du district d\u2019Ungava qui faisait alors partie du Territoire du Nord-Ouest et ce qui a formé le Nouveau-Québec.Or, il existe au nord du Québec une immense île qui porte le nom de Terre de Baffin, dont la superficie est presque le double de celle du Labrador et qui peut contenir des richesses naturelles intéressantes comme de l'uranium, par exemjrle.Elle fait partie du district de Franklin, un des trois districts formant actuellement les Territoires du Nord-Ouest.Si le Québec a pu s\u2019étendre aux dépens des Territoires du Nord-Ouest dans le passé, pourquoi ne le pourrait-il pas de nos jours ?Plusieurs Canadiens du Québec ont participé à des expéditions dans le grand nord canadien, et je pense ici au capitaine Bernier qui a donné son nom à une baie de la Terre de Baffin.Les provinces s\u2019objecteraient peut-être à cette demande du Québec.Nous jrour-rions alors suggérer, du moins à celles qui sont à l\u2019Ouest du Québec, le partage du Yukon et du reste des Territoires du Nord-Ouest.Au sujet de la 9e partie de la résolution qui ne concerne malheureusement que l'ouest du Québec, je suggérerais quelle soit écrite comme suit : que le Québec récupère les pat ties de son territoire qui sont passées sous la compétence fédérale, spécialement dans l'Ouest québécois et dans la région de Hull et j\u2019en ajouterais une lie partie, que le Québec précise le plus tôt possible sa frontière avec l\u2019Ontario et les Etats-Unis.Il fait drait que cette précision se fasse avant la découverte près de ces frontières indécises, de gisements quelconques.Il est plus facile de couper une grange en deux qu\u2019un puits de pétrole.M.André Dumont, Nouveau-Brunswick Monsieur le président, je viens de l'Acadie.Je dis bien l\u2019Acadie et non pas Nouveau-Brunswick.Je salue le petit drapeau dans le coin de l\u2019estrade voisine, ce même drapeau qui significativement éclaire celui du Québec, qui représente le territoire acadien.L\u2019Acadie, comme l\u2019indique les premières cartes géographiques, historiquement, nos Français ont droit à une partie au moins du territoire qu'ils ont fondé.Je verrais ce nouveau partage comme remettant la jrartie nord-ouest du Nouveau-Brunswick aux Acadiens.Cette nouvelle Acadie constituerait une région du Québec, et j\u2019ai en mains l\u2019esquisse de l'éventuelle redistribution du territoire du Canada actuel.Ce plan trace entre autres une voie routière internationale qui préserverait le lien entre l\u2019est et l\u2019ouest du futur Canada.Pour terminer, Monsieur le président, à qui pourrais-je remettre cette documentation ?M.Paul-Henri Lavallée, Louis-Hébert On a déjà donné pas mal d\u2019explications sur la proposition qui est dans le moment sur le tapis, je voudrais tout simplement l\u2019appuyer et demander qu\u2019on l'appuie à 100 jd.c., même si elle est audacieuse.Je crois qu\u2019une solution audacieuse est à l\u2019ordre du jour et je ne crois pas que nous devrions reculer devant l\u2019audace de certaines résolutions.On a peur dans certains coins d\u2019amplifier trop les pouvoirs du Québec et je crois que l\u2019heure est venue d\u2019amplifier les pouvoirs du Québec même au risque de faire éclater la Confédération.Je crois que les Canadiens-Français, la nation canadienne-française, préfèrent vivre au Québec plutôt que de mourir dans le Canada.Je dirais même qu\u2019il est interdit, que nous n\u2019avons pas le droit de mettre en péril la survivance de la nation canadienne-française pour permettre au Canada de se perpétuer et de nous y noyer.M.Jacques de Courville Nichols, Ontario Monsieur le président, messieurs les délégués des Etats généraux, concernant la question de l\u2019intégrité territoriale, je pense qu\u2019il n\u2019est pas se- ASSISES NATIONALES 146 < ret maintenant, que nous avons fait 1 unanimité sur cette question de façon générale.Par contre, là où nous n'avons pas rencontré l'unanimité, c était en particulier sur la question 7, à savoir : le Québec affirme ses droits sur le Labrador, et le revendique dans son intégrité.Nous étions d\u2019accord, je pense, d\u2019une façon générale, à ce que le Labrador fasse' partie intégrale de la portion géographique québécoise mais, ce à quoi nous nous sommes opposés, c\u2019est la façon de procéder pour que le Labrador soit incorporé au Québec et en ceci je veux souligner que si nous votons oui, nous devrions voter oui avec cette réserve.Or, en ceci faisant, nous devrions tenir compte du droit de l\u2019autodétermination du petit peuple qui vit sur le territoire du Labrador actuellement.Si nous voulons que la majorité canadienne actuelle tienne compte de l\u2019autodétermination des Canadiens-Français et la respecte, je pense que nous devons nous-mêmes agir pareillement pour les gens du Labrador.Un troisième point a été mentionné, c\u2019est-à-dire le point no 3: que l\u2019on étudie la possibilité d\u2019annexer au Québec la Terre de Baffin, eh bien, cette question ne faisait pas partie du document d\u2019étude que nous avions à présenter, ou enfin, à juger et à interroger.Il nous a été soumis par trois commissions et non pas par la majorité des commissions et je pense que nous devrions rejeter cette proposition et pour cette raison-là, je suggère qu\u2019elle soit enlevée et qu\u2019elle soit soumise à l\u2019arrière du bulletin tomme une condition de \"oui, sous réserve\", parce que je pense que les problèmes concernant l\u2019incorporation de la Terre de Baffin n\u2019ont jàas été étudiés dans le détail, tels qu\u2019ils auraient dû être étudiés.M.Jean Desrochers, Saint-Jacques Autrefois, les Canadiens-Français croyaient en un nationalisme d\u2019expansion qui consistait en la reconquête démographique du Canada tout entier.On voit bien où cela nous a menés: à rien.Le nationalisme d\u2019expansion, illusoire et irréaliste est repris sous d\u2019autres formes aujourd\u2019hui par des gens comme le député fédéral, Auguste Choquette.Eh bien, moi, je crois qu\u2019un vrai nationalisme d expansion ne consiste pas à émigrer dans les autres provinces où nous serons minoritaires, mais bien d\u2019agrandir le territoire du Québec, d\u2019étendre ses frontières du côté de la Terre de Baffin, du Labrador, de l\u2019Acadie; ça c\u2019est un nationalisme d\u2019expansion.M.Lionel Duguay, Nicolet .Meyci, monsieur le président.Inutile d insister trop longtemps sur cette résolution.D\u2019autres l\u2019ont fait beaucoup plus habilement que moi.On nous a accusés dans les dernières résolutions d\u2019être des peureux: je crois que cette résolution démontre que nous sortons de notre complexe d\u2019infériorité, puisque cette résolution a beaucoup plus d\u2019envergure; nous nous attaquons sur terre, sur mer, dans l\u2019eau.Je voudrais maintenant approuver et appuyer, monsieur le président, je voudrais insister très fortement, surtout auprès de tous les délégués, afin qu\u2019ils remplissent leur rôle jusqu\u2019à la fin.Nous manquons à notre devoir lorsque nous ne votons pas; n\u2019oublions pas que demain, certains journaux n\u2019auront pas à inscrire non pas les pourcentages, mais ils inscriront peut-être les absents.Faisons donc notre unité en allant voter massivement.M.Jules Léonard, Fabre J\u2019appuie entièrement la résolution dans tous les articles essentiels; j\u2019estime qu\u2019à l\u2019article 6 la juridiction exclusive du Québec en matière de navigation devra tenir compte des intérêts conjoints du Québec, du Canada et des Etats-Unis.C\u2019est, je crois, dans cet esprit, que nous devons voter cet article, avec réalisme et aussi avec la pensée que des accords internationaux seront de mise.Merci.M.J.LeFranc-Mercier, Bourget M.le président, j\u2019aime beaucoup les Acadiens; je crois en un nationalisme d\u2019expansion géographique, mais cependant, il ne faudrait pas confondre nationalisme et impérialisme.Nous ne voulons pas arriver demain matin, ou dans quelques années, je pense, et répéter l\u2019erreur d\u2019un célèbre chef d\u2019Etat allemand DÉBATS DE L\u2019ASSEMBLÉE 147 des vingt-cinq dernières années qui, lui aussi, avait son nationalisme d\u2019expansion.Je pense qu\u2019il y a peut-être un avenir pour les Acadiens un peu différent de celui des Québécois; ils ont peut-être encore dix ans pour devenir une authentique nation, pour s\u2019autodéterminer et peut-être demander leur annexion à un grand tout, mais je pense que c\u2019est leur seule possibilité de devenir quelque chose de valable, autant que les Québécois, mais nous ne pourrons jamais revendiquer leur territoire, car ce serait malheureusement un acte d\u2019agression.Merci.M.Claude Lalande, Deux-Montagnes Monsieur le président, d\u2019une façon générale, j\u2019appuie la motion qui est présentée sur l'intégrité du territoire, tout spécialement en ce qui regarde le Labrador; sur le plan juridique, les décrets de la Cour de Londres, en 1927, qui donnaient à Terre-Neuve pleine juridiction sur le Labrador sont pour moi et ce, après avoir lu le livre écrit par M.Dorion, une farce monumentale et c\u2019est d'ailleurs aussi l\u2019avis de M.Dorion; en 1927, Terre-Neuve faisait partie de l\u2019Angleterre, était une colonie de l\u2019Angleterre, donc, à toute fin pratique, faisait partie de l\u2019Angleterre.Terre-Neuve, (Angleterre) réclame le territoire du Labrador, Terre-Neuve (Angleterre) juge, et Terre-Neuve (Angleterre) s\u2019accorde plus grand qu\u2019il ne réclamait, J'appuie, en définitive, la motion parce que, pour moi, juge et partie étaient les mêmes.M.Bernard Cossette, Abitibi-Est Je suis industriel.Monsieur le président, cette résolution sur l'intégrité du territoire intéresse en particulier la région du Nord-Ouest québécois en raison du paragraphe 2, lequel demande que le Québec affirme sa compétence territoriale sur une partie de la Baie James et de la Baie d'Hudson.Comme délégué du comté d'Abi-tibi-Est, lequel touche, dans sa partie nordique la plus avancée, aux confins des baies James et d'Hudson, j\u2019approuve cette résolution qui touche aussi, incidemment, à un point important de la géographie évoquée par les protagonistes de la lie province, dont je ne suis pas, mais qui réveille le vieux Québec à l'endroit d\u2019une région trop longtemps négligée.Dans cette région de la Baie James se trouvent des ressources naturelles immenses que le Québec ne doit pas laisser échapper à son contrôle.J\u2019en profite aussi pour dire que ces assises des Etats généraux, bien que pas suffisamment représentatives, à mon point de vue, et j'insiste, de tous les éléments de la nation canadienne-française, constituent quand même une réponse que je qualifierais de clairvoyante, sinon complète, à la question que nous posent depuis longtemps nos amis anglophones : Qu\u2019est-ce que veut le Québec?M.Sabin Lemoine, Gatineau Monsieur le président, je trouve la résolution présentée merveilleuse et je l\u2019appuie entièrement; maintenant, je désire attirer l'attention des délégués sur deux points : l'article 8 qui insiste sur l\u2019abrogation complète des pouvoirs d\u2019expropriation des organismes fédéraux, ainsi que l\u2019article 9 sur la récupération des territoires déjà acquis par les organismes en question.Les gens qui sont ici oublient peut-être notre région, la région de Hull.Ce qui se passe chez nous est très éloigné du reste de la province.Les gens du Lac Saint-Jean, de la Beauce, ne réalisent pas trop ce qui se passe.La même année que s\u2019est rendue la décision du Conseil privé, c\u2019est-à-dire 1927, il y avait une petite décision très simple qui préparait la création du district fédéral et, depuis, on a exproprié, de façon insidieuse, des territoires, jusqu\u2019à obtenir actuellement 125 milles carrés de la province de Québec pour en faire des parcs, des promenades, des kiosques, etc.et on a l\u2019intention de se rendre jusqu\u2019à 750 milles carrés pour former ce fameux district fédéral.Maintenant, la différence est qu\u2019il y a une population d\u2019environ 140 000 habitants québécois, à 95 p.c.Canadiens-Français: si nous passions dans ce fameux district fédéral, nous serions, avec mes amis franco-ontariens de la région d\u2019Ottawa, une minorité corn- 148 assises nationales nie eux.Nous serions environ 40 p.c; nous serions plus forts, peut-être! mais nous resterions une minorité quand meme, avec quels pouvoirs, quels droits, quelles garanties, je me le demande.Je suis inquiet.Alors, c est la raison pour laquelle j\u2019insiste, monsieur le président, pour qu\u2019on approuve la proposition.M.Onésime Piette, Juliette Monsieur le président, il faut que toute tutelle d\u2019un Etat étranger qui hypothèque le territoire national québécois disparaisse.Cet Etat québécois doit tendre a des frontières naturelles.Il va sans dire que son expansion vers le nord doit se continuer.Or les réserves indiennes, véritables ghettos qui font la honte des Blancs, doivent disparaître.En un mot, la souveraineté du Quebec concernant son intégrité territoriale ne doit être ni mitigée ni mutilée.Merci.M.Maurice Aumont, Gatineau Il me fait plaisir aujourd\u2019hui d\u2019apporter un apport personnel au sujet de l\u2019appui que les distingués délégués apporteront justement à cette proposition.Dans notre région, à Hull particulièrement, la Commission de la Capitale Nationale a donné un gros avantage à Hull; tout ce qu\u2019elle a su donner, cette Commission de la Capitale Nationale, c\u2019est de nous fournir justement des monuments nationaux: ces monuments nationaux que sont la Gendarmerie rovale unilingue anglaise n\u2019aident pas du tout à résôudre les problèmes qui existent entre Ottawa et Hull.Par conséouent, on a créé un précédent en 1927 en détachant le Labrador du Québec.Or il est important que le Québec prenne une décision unilatérale pour reprendre en main ce qui nous appartient.Mgr Victor Tremblav.Chicoutimi Je suis professeur d\u2019histoire, spécialisé dans l'histoire depuis toujours.Je dis cela pour ceux qui ne me connaissent pas et pour justifier mon intervention.J\u2019ai eu la satisfaction de collaborer à la préparation de ce travail et je vous dis tout de suite, en cas de ne pas pouvoir finir les quelques mots que je veux dire, que je l\u2019endosse entièrement.Je fais deux remarques, une sur le numéro 3, pour tranquiliser ceux qui peuvent avoir de 1 inquiétude au sujet de ce qui est demandé.C\u2019est différent pour le numéro 7.Là il y a une chose qui peut peut-être nuire aux résultats de l\u2019ensemble.Le Québec affirme ses droits pour le Labrador et les revendique dans son intégrité.En entendant ceux qui se sont exprimés à ce sujet-là, j ai remarqué qu\u2019il y a une certaine confusion en réclamant la partie du Labrador qui a été enlevée au Québec pour être attachée à l'ancien Labrador par le jugement du Conseil Privé.C\u2019est légitime que nous le réclamions, parce que nous sommes en mesure de prouver que c\u2019est simplement une décision opportuniste et non pas une décision de plein droit, mais le Labrador côtier ne nous appartenait pas et en le demandant, en le revendiquant dans son intégrité, nous prenons le risque de figurer comme des gens qui veulent dépouiller les autres et ca peut affaiblir nos autres revendications qui sont absolument solides.Il faudrait donc ménager les termes pour ne pas avoir l\u2019air de réclamer le bien des autres avec le nôtre.En terminant, j'endosse dans son entier la résolution, mais je souhaite que l\u2019on puisse corriger peut-être un mot de l\u2019article 7.M.Jean-Jacques Boisvert, Université de Sherbrooke Evidemment, j\u2019approuve l\u2019ensemble de la résolution, mais cependant, j\u2019aimerais comme plusieurs l\u2019on fait, apporter des réserves sur le numéro 3, le troisième article et le 7e, tout simplement pour des questions, si vous voulez d\u2019ordre politique.Quand il v a un fait accompli dans le domaine des frontières, il est excessivement difficile de récupérer ce qu\u2019on a perdu, excessivement difficile.Vous n\u2019avez qu\u2019à regarder ce qui se passe dans le monde et vous allez être éclairés.Il y a une seule façon générale et vous savez laquelle, le plus petit en général n\u2019a pas le dessus sur le plus gros.C\u2019est dans ce point de vue que DÉBATS DE L\u2019ASSEMBLÉE 149 je voulais émettre, non pas que je me suis opposé à ce que l\u2019on parle de la récupération du Labrador, loin de là, parce que je sais bien comme les autres l\u2019on dit, ç\u2019a été une véritable spoliation, enfin un véritable dépouillement.Ça été fait sans notre consentement, mais en politique malheureusement il y a des faits qui se prolongent et il y a des choses qui se prolongent et qui finissent par avoir droit de cité, et en politique internationale, il semble bien, d'après M.Dorion, que si ça allait jusqu\u2019à la cour de la Reine, on aurait des problèmes sérieux.Enfin, pour tout comprendre, chacun aurait intérêt à lire le volume de M.Dorion sur les frontières du Labrador.Partage des opinions exprimées sur l\u2019intégrité du territoire \tPour\t%\tContre %\t\tAbst.\t.%\tTôt.QUEBEC\t\t\t\t\t\t\t Zone 1\t44\t94\ti\t2\t2\t4\t47 Zone 2\t44\t96\t0\t0\t2\t4\t46 Zone 3\t127\t97\t1\t1\t3\t2\t131 Zone 4\t57\t95\t2\t3\t1\t2\t60 Zone 5\t50\t96\t0\t0\t2\t4\t52 Zone 6\t62\t98\t0\t0\t1\t2\t63 Zone 7\t112\t97\t1\t1\t2\t2\t115 Zone 8\t31\t97\t0\t0\t1\t3\t32 Zone 9\t23\t100\t0\t0\t0\t0\t23 Zone 10\t196\t94\t7\t3\t6\t3\t209 Associations\t96\t95\t3\t3\t2\t2\t101 Total\t842\t96\t15\t2\t22\t2\t879 ONTARIO\t32\t58\t14\t26\t9\t16\t55 ACADIE\t31\t62\t3\t6\t16\t32\t50 OUEST\t\t\t\t\t\t\t Manitoba\t1\t6\t0\t0\t17\t94\t18 Saskatchewan\t2\t22\t6\t67\t1\t11\t9 Alberta\t5\t28\t7\t39\t6\t33\t18 Colombie\t12\t80\t1\t7\t2\t13\t15 Total\t20\t33\t14\t23\t26\t43\t60 Cette résolution est\t\tadoptée\t\tpar\tles\tdélégués\t du Québec.Le dimanche, 26 novembre 1967, à 9h30, sous la présidence de Mlle Yolande Lauzon La radio et la radiodiffusion M.Paul Blais, Papineau Voici le jirojet de résolution présenté ]i>ar l\u2019atelier culturel : Pour le Québec : Il est résolu que : a)\ten matière de radio 1.\tle Québec établisse un organisme souverain de la régie; 2.\tle Québec participe aux ententes internationales particulièrement en ce qui a trait à la juste répartition des longueurs d\u2019ondes; b)\ten matière de radiodiffusion 1.\tle Québec exerce sur son territoire une juridiction exclusive; 2.\tle Québec établisse un organisme souverain de régie; 3.\tle Québec établisse sa propre société d\u2019exploitation (Radio-Québec); 4.\tle Québec participe librement à tous les échanges démissions de radio diffusion avec l\u2019étranger, particulièrement avec les pays francophones; 5.\tle Québec exerce le contrôle effectif de tous les autres modes de communi- cation et \u201cmass media\u2019\u2019, outils de culture populaire.Cela signifie : 150 ASSISES NATIONALES i) la création d\u2019une régie de cinéma qui établira les normes de la production, de la distribution et de l\u2019exploitation cinématographiques et assurera un service d\u2019aide à la production; n) une législation et un organisme régissant la production et la diffusion des techniques audiovisuelles; ni) 1ue le Québec favorise la création d'une agence de presse française autonome.\t5 Pour les délégués établis hors du Québec : Il est résolu que : 1.en matière de radio, la juridiction, dans les provinces autres que le Québec, soit exercée par un organisme qui ait une représentation paritaire des groupes francophones et anglophones des différentes régions géographiques; en matière de radiodiffusion, le Québec ait juridiction sur sa radiodiffusion et que dans les provinces autres que le Québec, cette juridiction soit exercée par un organisme qui ait une représentation paritaire des groupes francophones et anglophones des différentes région géographiques.M.Yves Tardif, Saint-Laurent Mlle la présidente, j\u2019aurais des réserves à formuler sur la résolution présente qui, je le crois, ne sera acceptable que dans l'hypothèse où le Québec deviendrait indépendant.Etant donné que ce n\u2019est pas le fait, je ne rois pas pourquoi nous devrions accepter cette résolution dans son intégralité.Pourquoi ?D\u2019abord, juridiction exclusive du Québec en matière de radiodiffusion.Nous avons actuellement Radio-Canada qui ne s\u2019étend pas à travers tout le Canada, d\u2019accord, mais qui, éventuellement, le fera.Si le Québec avait une juridiction exclusive en matière de radiodiffusion et de télédiffusion, pouvons-nous décemment croire que les Canadiens-Français de l'extérieur du Québec pourront avoir des postes de radio et de télévision en langue française ?Je ne le crois pas, étant donné qu\u2019à ce moment-là, la société Radio-Canada ne sera pas intéressée à défendre et à étendre la culture française, si Québec est le seul habilité à ce faire.La deuxième partie de la résolution d\u2019ailleurs est à mon avis un peu innocente.Quand on dit, qu\u2019à l'extérieur du Québec, sur les régies qui s\u2019occuperaient de radiodiffusion et de télédiffusion, il devrait y avoir une représentation paritaire.Si les Canadiens-Français, dans certaines provinces, sont cinq ou dix pour cent de la population, il est facile de s\u2019aperce- voir que ce s gens ne pourront pas avoir des postes de langue française à l'extérieur du Québec.De plus, je voudrais faire remarquer qu\u2019il y a des contingences et que les Etats généraux devraient en tenir compte.Il est diablement plus important de mettre en oeuvre l\u2019assurance-santé au Québec qui va coûter une fortune, que de s\u2019occuper des choses que nous avons actuellement et essayer d\u2019établir une régie autonome.En fait, on veut jouer sur les mots, on se gave de mots comme \"liberté et indépendance\u201d qui ont une certaine valeur en soi, mais qui ne doivent pas nous faire oublier les contingences.M.Pierre Valton, Rouville Je vote pour la résolution, mais cependant comme la diffusion est quelque chose de très important dans notre société, j\u2019ai quelques mots à dire.Je parlerai principalement aux journalistes.Non, Messieurs les journalistes, ne vous y trompez pas.On n\u2019est pas séparatiste de la manière que vous voulez le faire croire en dehors de la Place des Arts.On est séparatiste autrement.Pourquoi ?Pour obtenir nos droits, se faire respecter d\u2019égal à égal avec l\u2019Anglais qui, trop souvent, est d\u2019une paresse et d\u2019une ignorance crasse et inadmissible.Si nous sommes Français, si nous contenons notre exubérance naturelle et nos passions, c\u2019est qu\u2019à travers le calme et la digni- DÉBATS DE L\u2019ASSEMBLÉE 151 té, il se passe ici quelque chose qui forge l\u2019événement de demain et relance une nouvelle marche du peuple canadien-français.On ne joue pas avec les faits.Quel est le journaliste qui peut se payer notre tête en s\u2019imaginant qu\u2019il peut, sans se tromper, avoir une opinion valable sans tenir compte du consensus général de quelque 2 500 délégués du Québec et du Canada français.Les délégués des autres provinces trouvent que le bateau des Etats généraux ne manque pas de force et de carburant.Je serais moi-même à leur place que je les imiterais certainement.Mais ils connaissent les Anglais mieux que nous et savent que si nous sommes très fermes en ordre, en volonté et en détermination, ce sera le groupe anglophone qui, alors, manquera l\u2019autre bateau.Il ne tient qu\u2019à eux de créer et propulser.Ils sont supposés être très bons en nageant pourtant.Dans les plus beaux mariages du monde, l'homme n\u2019est pas plus que la femme, la femme pas plus que son époux, mais complémentaire.Evidemment, il faudra qu\u2019ils cassent leur orgueil aveugle, leur je-m'enfichisme, leur façon d\u2019être sourds, qui risquent de tout faire sauter.El y a des moments où on se demande si c\u2019est de l\u2019inintelligence ou l\u2019excès de fierté qui rend le dialogue et l\u2019action commune impossibles.Il n\u2019y a plus d'illusions, Messieurs les gouvernants, il y en a qui ont mis un peu d\u2019eau dans leur vin, mais tellement peu par rapport au besoin, à l\u2019inégalité, à la misère cachée, entretenue.M.Yves L\u2019Allier, Lévis Mademoiselle la présidente, je demande à l'assemblée d\u2019appuyer en bloc cette résolution.J\u2019essaierai d\u2019être le plus objectif possible, de voir l'affaire avec la raison et ensuite, avec le coeur.Il est sûr que nous avons actuellement un système de Radio-Canada qui donne un service français au Québec et à peu près dans toutes les parties du Canada.Maintenant, je pense que si on a adopté la thèse voulant que le Québec soit le territoire des Canadiens-Français, nous devons aussi adopter cette résolution, parce que la radio et la radiodiffusion sont les moyens peut-être les plus aptes à atteindre les gens où ils sont, chez eux, dans la maison.Si nous voulons réellement que le Québec soit un Etat français et bilingue, nous devons avoir l\u2019autorité sur les moyens de diffusion.D\u2019ailleurs, les mots qui sont ici sont clairs, un organisme souverain, une régie Radio-Québec.Il est sûr que ces mesures coûteront de l\u2019argent ; il serait utopique de penser qu\u2019elles vont nous tomber du ciel.Nous aurons à les payer, les payer avec notre argent, pas avec celui des autres.Maintenant, c\u2019est le problème, je pense, que nous devons régler aujourd\u2019hui.Est-ce qu\u2019en sortant de la Place des Arts, ce soir, nous allons entrer chez nous avec les mêmes idées qui nous animent ici dans la salle ?Il est sûr que nous devrons nous serrer la ceinture avec ces mesures.Mais je pense que si on est sincère avec nous-mêmes, si nous sommes venus ici avec l'idée de faire un Québec fort, il faut continuer à le faire et à vendre l\u2019idée dans nos comtés autour de nous.La tâche sera, je pense, assez difficile.Maintenant, il faut le faire parce qu'il y va, je crois, l\u2019assemblée l\u2019a compris, de la survie de notre nation.M.Gilles Desjardins, Pontiac En 1932, dans le journal l'Action Catholique, aujourd\u2019hui l\u2019Action, dans les lettres ouvertes, je lisais ceci : un prêtre missionnaire du nord de l\u2019Ontario, Edgar Marleau, de Hearst, demandait à ses chers bienfaiteurs du Québec de souscrire pour sauver son école séparée.Dès la lecture de cette lettre, je me suis empressé de faire suivre ma contribution ainsi que mes compagnons de travail.Prenez ma parole, cette souscription était répétée parfois quatre ou cinq fois par année.Nous avons sauvé, c\u2019est-à-dire les bienfaiteurs du Québec ont sauvé l\u2019école française de Hearst.Je ne croyais pas que 35 ans après, je serais dans l\u2019obligation de demander à mes chers bienfaiteurs des minorités de l'Ontario et à mes compatriotes du Québec de souscrire à un fonds, afin d\u2019instituer la radio française, un poste de radio français dans le Pontiac, afin de sauver la minorité française du Pontiac, dans la province de Québec qui est en majorité française. 152 ASSISES NATIONALES M.Hughes Poulin, St-Laurent J\u2019appuie la proposition à cent pour cent.Malgré le droit exclusif à la culture qui nous a été reconnu par la constitution, Ottawa s\u2019est ingéré dans les domaines de la culture en créant Radio-Canada.Plusieurs Canadiens-Français sont tellement aliénés qu\u2019ils nous répètent, et ce qui est plus grave, certains éditorialistes à tendance fédéraliste, ça se comprend, sont tellement aliénés qu\u2019ils nous disent que si Ottawa n\u2019avait pas été là, rien n\u2019aurait été fait.Ces pauvres gens ne s aperçoivent même pas qu\u2019en affirmant cette vérité, ils affirment qu\u2019on leur a retiré le droit à contrôler eux-mêmes le grand développement culturel nécessaire à la nation française.De plus, au moment même où nous discutons ici, le conquérant qui nous a oppressés durant 200 ans, ce conquérant qui s\u2019est emparé de tous les pouvoirs en 1867 et qui n\u2019a cessé d\u2019aller contre la constitution par tous les détours possibles, prépare un nettoyage chez les nationalistes de Radio-Canada pour lancer une offensive monstre pour l\u2019unité canadienne.Je crois que Radio-Québec doit être immédiatement créé pour s\u2019opposer à une telle opération.M.Jean-Jacques Boisvert, Université de Sherbrooke Madame la présidente, j\u2019aimerais insister sur un facteur très important pour l\u2019avenir, c\u2019est-à-dire pour l\u2019an 2000, les télécommunications par satellites.Vous savez que, de plus en plus, les grandes puissances, en particulier les Américains, envoient des satellites de télécommunications dans l\u2019espace.On dit que vers 1980 au plus tard, une grande partie des programmes de télévision nous arriveront de par le monde par l\u2019intermédiaire des satellites de télécommunications.Vous savez que le général de Gaulle a proposé à notre gouvernement de créer en collaboration un système d\u2019émetteurs et de transmetteurs qui nous mettraient directement, par l\u2019intermédiaire de satellites de communications qui seront lancés d\u2019ici quelques années, directement en contact avec la francophonie.Je pense qu\u2019il est de la plus grande importance si, justement on vit en fonction de l\u2019avenir, je pense et je le répète, qu\u2019il est de la plus grande importance que l'on fasse un effort considérable dans ce sens-là, parce qu\u2019en définitive notre culture sera en contact direct avec les autres cultures de la francophonie.Je pense que nous en retirerons le plus grand profit.M.François Desroches, Terrebonne Madame la présidente, je reçois, chaque semaine, aux cours du Gesù, des journalistes de Radio-Canada, de CKAC, de toutes les stations radiophoniques qui viennent suivre nos cours et nous dire : Nous avons, pour traduire les bulletins de nouvelles, une minute, ou parfois nous avons des agences de presse non canadiennes, anglaises, des bulletins de nouvelles que nous sommes obligés de traduire instantanément.Comment voulez-vous d\u2019une part que notre français soit exact et comment voulez-vous d\u2019autre part que ça reflète la mentalité canadienne-française, puisque ça vous provient de ces milieux anglo-saxons qui ont leur mentalité et leurs réflexions propres à ce sujet.C\u2019est pourquoi je favorise la résolution à 105 p.c.D\u2019autre part, je voudrais dire ceci concernant l\u2019agence de presse autonome, affaire concernant par ailleurs la radio d\u2019Etat, ce serait un excellent moyen de promouvoir l\u2019unité nationale dont Mlle Judith LaMarsh a tellement peur et nous aurions, pour une fois, une radio d\u2019Etat qui ne serait pas pourrie, mais qui serait tellement plus saine.M.J.Lefranc-Mercier, Bourget Monsieur le président, je pense que cette résolution sur la radiodiffusion et la radio est essentielle pour le plein épanouissement de la nation canadienne-française, surtout au Québec.Messieurs et mesdames délégués de l\u2019extérieur du Québec, vous ne savez sans doute pas qu\u2019à Montréal, il y a une minorité anglophone qui a trois postes de radio et peut-être davantage, qui a deux postes de télévision et qui a aussi deux journaux pour s\u2019exprimer chaque jour.Vous demandiez, dans les jours précédents, d\u2019avoir un tel statut de privilégiés partout dans le Canada.Je pense aussi que vous DÉBATS DE L'ASSEMBLÉE 153 savez vous-mêmes que même si vous essayiez d\u2019avoir trois postes de radio dans une seule ville, vous seriez considérés comme des idiots par le Canada anglais.Or, je pense que cette loi de la radiodiffusion qui nous donne des régies sur la radio et la radiodiffusion, nous permettra de corriger des injustices flagrantes qui sont devenues des privilèges dangereux pour la minorité anglophone du Québec.M.Marc-Yvan Giroux, Ontario Merci, Madame la présidente.Marc-Yvan Giroux, directeur d\u2019école élémentaire francophone à Welland et président de l\u2019Association radio-télévision française du sud de l\u2019Ontario.Madame la présidente, je me pose contre cette résolution.Radio-Canada est un organisme canadien et constitué de deux réseaux, à savoir le réseau anglais et le réseau français, pour servir équitablement tous les Canadiens, là où ils se trouvent au Canada.Or, s\u2019il est un domaine où les Canadiens-Français ont reçu un service comparable en qualité et d\u2019après les standards établis en quantité également, où les artistes canadiens-français reçoivent plus d\u2019un tiers de tous les cachets payés par Radio-Canada, étant donné que Montréal est naturellement le plus grand centre de TV au Canada et le deuxième plus grand centre de télévision française au monde, je suis donc contre la résolution.Car, si nous approuvons cette résolution qui nous est soumise, nous donnons à Québec un pouvoir exclusif en matière de radio et de radiodiffusion.Or, quelle garantie aurons-nous que d\u2019autres provinces canadiennes ne soient pas aussi heureuses d\u2019exercer un même droit ?Comment est-il alors possible d'entrevoir l\u2019établissement des stations dans la radiodiffusion française hors du Québec ?D\u2019où viendront, par exemple, les investissements nécessaires pour l\u2019établissement d\u2019un poste de TV française dans le sud de l'Ontario où vivent 200,000 Canadiens-Français ?S\u2019il est un domaine où les Québécois sont bien servis, c\u2019est bien dans celui de Radio-Canada.Radio-Canada rend justice aux Québécois et offre des garanties aux Canadiens-Français des autres provinces.Je vous présente une réalité et non une hypothèse.M.Fraser Couture, Maisonneuve Celui qui s\u2019adresse à l\u2019Assemblée présentement est un ouvrier cana-dien-français du Québec.Un certain poste de télévision anglaise a déclaré hier soir qu\u2019aux Etats généraux du Canada français, les ouvriers étaient absents.C\u2019est faux.Il y en a un grand nombre.Je peux vous l\u2019assurer.J\u2019approuve la résolution.Il est grand temps que le Québec s\u2019occupe de sa propre diffusion de tout ce qui est bon pour la nation canadienne-française, mais j\u2019aurais voulu adresser la parole sur diverses résolutions ; malheureusement le temps a manqué.J\u2019aurais voulu parler sur l\u2019unilinguisme.J\u2019étais, dans ma jeunesse, j\u2019étais pour que le Canada soit la nation des Canadiens-Français.Je me voyais à l\u2019intérieur du pays reconnu dans tous ses milieux.Malheureusement, lorsqu\u2019ici dans le grand Montréal, j\u2019ai commencé à ressentir que je ne pouvais plus respirer en français, eh bien, je n\u2019ai reconnu que le Québec comme la patrie réelle des Canadiens-Français.M.Pierre Jutras, Lafontaine Premièrement, j\u2019appuie entièrement cette proposition dans sa totalité, même si, pour ce qui a trait à la radio, c\u2019est-à-dire \u2014 pouvoir de communication proprement dite, \u2014 je pense qu'il soit très difficile de réaliser ce qui y est proposé.Ceci dit, dans l\u2019article 93 de l\u2019Acte de l\u2019Amérique du Nord britannique, on déclare, et je cite : \u201cDans chaque province, et pour chaque province, la législature pourra exclusivement légiférer sur l\u2019éducation\u201d.Or, la radiodiffusion, qui est un médium d\u2019information, d'instruction et de divertissement du même type que le cinéma, le théâtre et le journal, touche de ce fait directement à l\u2019éducation.Par conséquent, nous devons forcer le gouvernement du Québec à former un service de radiodiffusion pour les Québécois, et cela non pas dans cinq ans, ou dans deux ans, mais bien immédiatement, le plus tôt possible.Nous devons aus- 154 ASSISES NATIONALES si veiller à ce que cette proposition n'avorte pas comme ce lut le cas en 1915, lorsque l\u2019Assemblée législative adopta à l\u2019unanimité la loi de Radio-Québec qui, par la suite, est restée sans lendemain.Messieurs les délégués, c\u2019est à nous qu\u2019il appartient d\u2019être assez fermes en votant unanimement en faveur de cette proposition.M.Robert Emond, Bourget Je voudrais apporter mon appui envers cette proposition, car moi dans les ateliers de travail, j\u2019avais apporté un point d\u2019ordre, au numéro 5 (iii): \u201cQue le Québec favorise la création d\u2019une agence de presse française autonome\u201d.Partage des opinions exprimées sur la radio et la radiodiffusion \tPour\t%\tContre % Abst\t\t\t.%\tTôt.QUEBEC\t\t\t\t\t\t\t Zone 1\t50\t91\t4\t7\ti\t2\t55 Zone 2\t32\t94\ti\t3\t1\t3\t34 Zone 3\t81\t85\t8\t8\t7\t7\t96 Zone 4\t46\t90\t4\t8\t1\t2\t51 Zone 5\t39\t91\t0\t0\t4\t9\t43 Zone 6\t42\t91\t4\t9\t0\t0\t46 Zone 7\t92\t97\t3\t3\t0\t0\t95 Zone 8\t28\t97\t0\t0\t1\t3\t29 Zone 9\t14\t88\t2\t12\t0\t0\t16 Zone 10\t169\t92\t10\t5\t6\t3\t185 Associations\t63\t81\t1 1\t14\t4\t5\t78 Total\t656\t90\t47\t7\t25\t3\t728 ONTARIO\t15\t26\t35\t59\t9\t15\t59 ACADIE\t11\t50\t4\t18\t7\t32\t22 OUEST\t\t\t\t\t\t\t Manitoba\t4\t19\t3\t14\t14\t67\t21 Saskatchewan\t6\t67\t3\t33\t0\t0\t9 Alberta\t2\t14\t10\t72\t2\t14\t14 Colombie\t5\t38\t3\t24\t5\t38\t13 Total\t17\t30\t19\t33\t21\t37\t57 Cette résolution est\t\tadoptée\t\tpar\tles\tdélégués\t du Québec.\t\t\t\t\t\t\t La sécurité sociale et la santé M.Sabin Lemoine, Gatineau Voici le projet de résolution émanant de l\u2019atelier social : A \u2014 Pour le Québec Il est résolu que : 1.\tle Québec exerce seul les droits en matière de sécurité sociale et de santé; 2.\tle Québec procède par étapes à des accords financiers et administratifs temporaires, pendant la période transitoire de structuration; 3.\tdès le début de cette période transitoire, le Québec doit exiger immédiatement le contrôle administratif de tous les plans actuellement sous le contrôle fédéral; 4.\tconséquemment, pendant cette même période, le Québec doit s'employer très spécifiquement aux règlements de la fiscalité entre Québec et Ottawa; 5.\tle fait d\u2019accepter des subventions fédérales, même dans le cas de conditions très générales, constitue un danger pour la liberté d\u2019action du Québec.B \u2014 Pour les délégués établis à l\u2019extérieur du Québec Il est résolu que les Canadiens-Français des autres provinces se déclarent d\u2019avis que le retrait du Québec des programmes conjoints fédéraux dans le champ de la sécurité sociale n\u2019est pas susceptible de léser les droits des minorités françaises. DÉBATS DE L\u2019ASSEMBLÉE 155 M.Philippe Poulin, Saint-Laurent Monsieur le président, j\u2019appuie la proposition et je demande à tous les délégués, tant du Québec que de l\u2019extérieur, de l\u2019appuyer à l\u2019unanimité.Le contrôle de la sécurité sociale et de la santé par le gouvernement d\u2019Ottawa constitue un danger très grave, puisque c\u2019est mettre entre les mains de ce gouvernement des réserves en dollars, des milliards de dollars dont nous avons besoin au Québec pour investir non seulement dans la sécurité.Mais il ne faut pas oublier qu\u2019il y a les intérêts de cet argent que nous perdons.C\u2019est à nous; c\u2019est un droit qui nous est dévolu de par la constitution, et comme dans tous les articles de la constitution, ç\u2019a été la même chose, une violation perpétuelle.Nous ne pouvons plus souffrir cette situation.Sécurité sociale et santé à Québec.Nous sommes capables de la contrôler et nous l\u2019avons prouvé de bien meilleure façon que le gouvernement d'Ottawa.M.Raymond Lanteigne, Laval Merci, Madame la présidente.J\u2019appuie la proposition parce qu elle est nécessaire au bien-être des Canadiens-Français.Nous ne sommes pas ici pour choisir si l\u2019assurance-santé est plus nécessaire.Nous sommes ici pour faire ressortir les besoins vitaux qu'un gouvernement nous dénie et nous déniera toujours.Si cette dernière affirmation est fausse, qu\u2019on me le prouve par des actes, demain, mais non dans cent ans.Je ne peux qu\u2019admirer la persévérance entêtée de nos frères des autres provinces mais, comme disait un des MM.Morin, on ne peut arrêter le soleil et ce soleil ne peut arrêter l\u2019anglicisation de nos frères.M.André Tanguay, Bourassa Madame la présidente, le temps est venu de faire le point.Je salue, ici présent dans la salle, monsieur Auguste Choquette, député de Lotbi-nière, celui qui a prôné l\u2019abolition de la constitution monarchique qui cause les problèmes les plus aigus entre les Canadiens-Français et les Canadiens anglais.Pour éviter ces difficultés, il faudrait, par le fait même, que le territoire canadien soit étudié par toutes les nationalités qui sont au pays.La présidente Excusez-moi, est-ce que vous parlez toujours de la sécurité sociale et de la santé ?M.André Tanguay, Bourassa Je vais parler de la santé, je vais parler de la sécurité sociale.Laissez-moi le droit de parole quand c\u2019est aussi important.Quand on sait qu\u2019aux Etats-Unis, la santé est une priorité nationale, quand on sait que c\u2019est plus facile, dans un territoire comme le Canada .A tout événement, advenant le morcellement du territoire canadien, en respectant les deux races fondatrices, le français et l\u2019anglais, et toutes les nationalités, pour donner l\u2019expansion à un territoire qui peut contenir autant que 600 millions d\u2019habitants et non affilié aux Etats-Unis, s\u2019il le faut, on pénalisera les Etats-Unis pour les investissements, pour avoir l'indépendance du Canada totalement.De toute évidence, l\u2019union fait la force; l'indépendance du Canada sera notre force et je vous remercie de m\u2019avoir entendu et je remercie tous les députés conscients de toutes les provinces qui vont prendre en mains l\u2019assemblée constituante .M.Georges-Henri Fortin, Lac Saint-Jean Madame la présidente, je voudrais parler en faveur de la résolution qui est un peu, comme la plupart des résolutions présentées au cours de ces assises, audacieuse et qui l\u2019est peut-être un peu trop, aux yeux de quelques-uns.Mais, malgré tout, je crois que les délégués des minorités des autres provinces ont dit qu'ils approuvaient cette résolution vu qu\u2019elle n\u2019était pas susceptible de léser les droits des minorités françaises en dehors du Québec.C\u2019est justement un petit peu sur ce point que je voudrais dire un mot, Madame la présidente, parce que je vois que l\u2019audace qui se manifeste au cours de ces assises contribue à en troubler plusieurs et par- 156 ASSISES NATIONALES ticulièrement parmi le groupe de nos compatriotes des autres provinces.Mais je voudrais justement faire re marquer à ces personnes qui peuvent être troublées que, lorsqu\u2019on leur parle, elles nous disent justement que, depuis quelques années, ça commence à bouger chez eux.Je voudrais leur rappeler que justement si ça commence à bouger un peu \u2014 curieuse coïncidence \u2014 c\u2019est depuis le temps que les Québécois ont un peu d\u2019audace.Alors cette audace, au lieu de nuire à leurs revendications, au contraire, les renforcera.Pour les Canadiens-Français, avant d\u2019être partout et nulle part, il faut d\u2019abord commencer à être quelque part et c\u2019est pour ça qu\u2019on veut commencer à bâtir un Québec fort.M.Pierre Valton, Rouville Je vote pour la résolution, mais le fond du problème n\u2019est pas là.Ce n\u2019est pas une question d\u2019argent, mais de clairvoyance et de travail.Ce n\u2019est pas dans la communication, dans la sécurité sociale et de la santé.Je dois préciser ma pensée.Depuis surtout les 50 dernières années, la société aurait dû faire des pas de géant, non pas tellement dans le sens de la petite médecine matérialiste, la médecine dorée, la médecine impersonnelle et l\u2019enseignement pourri.Il reste encore le privilège d\u2019une caste qu'il faut réveiller.La médecine est dans un cul-de-sac et ce cul-de-sac, il faut l'ouvrir pour étudier en pleine lumière les médecins et hommes de science de cette génération.Les toutes dernières preuves scientifioues consacrent une unité extraordinaire dans la connaissance de l\u2019homme et de l\u2019univers.Te m\u2019excuse envers ceux que je peux blesser, mais lorsque nos responsables, à la plus haute échelle, auront étudié le Docteur Carton, Card, Rostand.Favier, Rudolf Steiner, Rachel Carlton, Gunter Svack et Violet, surtout des types encore vivants comme Lemaire en France coiffé par l\u2019Académie des sciences de New York, il y a à peine quelques années et beaucoup d'autres non moins sérieux.Nous serons obligés de prévenir nos maux au lieu de les guérir à grands frais et chacun de nous saura exactement quoi faire dans ses choix et comportements quotidiens vis-à-vis la question.Car, en médecine comme ailleurs, la vérité unit notre pensée avec notre présent le plus présent.Les auteurs cités étudient et démontrent la santé à l\u2019échelle de l\u2019atome biologique ; or, jusqu\u2019à date, ceux qui se sont occupés de physique et de chimie ont cru la même chose au point de vue biologique et l\u2019expérience actuelle montre le contraire.C\u2019est ce qui explique même les choses simples y compris les sciences naturelles.A la lettre, on peut expliquer la genèse et le comportement de notre sang à chaque seconde de notre vie et c\u2019est à la lettre qu\u2019on se fait du bon ou du mauvais sang.Ces recherches expliquent tous ces phénomènes et les chercheurs du monde entier ont dû bousculer leur ignorance classique pour se recycler de façon quotidienne.M.Yvon Brisson, Notre-Dame-de-Grâce Madame la présidente, je voudrais parler, au sujet de la santé, d\u2019un problème que je connais, puisque je suis représentant médical.Je veux parler de médicaments.Vous savez que l\u2019industrie pharmaceutique est régie par le \"Federal Food and Drug Department\u201d d\u2019Ottawa.Il en résulte que nous sommes ici, dans la province de Québec, inondés par des produits pharmaceutiques de compagnies anglaises et nous n\u2019avons que deux ou trois compagnies d\u2019importance au Québec.Je crois que c\u2019est un non-sens, je crois qu\u2019il est grandement temps oue le Québec prenne ses responsabilités et prenne en mains le \"Federal Food and Drug Department\u201d of Ottawa, et qu\u2019il en fasse une régie québécoise.M.Robert Fournier, Matane Ne comptez pas, s.v.p.ces applaudissements sur mon temps, madame! Je vous demande, je me demande et je demande à cette Assemblée à quoi servent, à quoi serviront toutes nos interventions nuisqu'elles ne peuvent en rien modifier les résolutions que nous avons à étudier.Nos votes, à mon avis, sont tout au plus un anpui plus ou moins nuancé ou clarifié à des principes généraux reconnus de tous.Ne sommes-nous pas un peu victimes d\u2019un système ou d\u2019une techni- DÉBATS DE L'ASSEMBLÉE 157 que rigoureuse ?J\u2019avoue qu elle a sa raison d'être, mais tout de même dans le déroulement de cette assemblée il y a un moment où on se pose cette question.Ces remarques concernent la résolution Angers présentée au début de nos délibérations et qui pourrait résumer les résultats de nos délibérations.On pourra peut-être dire de toutes nos assises avec Ste-Beuve: le peuple canadien ou québécois répète ce qui est plausible mais l'audace était belle; gardons-nous que l'on puisse dire: faute d\u2019un point Martin.M.Adhémar Cusson, Missisquoi Merci, Madame la présidente.Je suis en faveur de la résolution.J'incite tous les délégués à faire comme moi, mais ce n\u2019est pas exactement pour cela que je veux prendre la parole.Ici nous entendons parler beaucoup de gens qui représentent ceci, qui représentent cela, et moi, je demeure tout près de la frontière du Vermont.Je suis Canadien-Français, un pied dans le Québec et l\u2019autre pied dans les Etats-Unis.Je crois que je représente les parents.On n\u2019en a pas parlé des parents.Je crois que s\u2019il n'y avait pas eu de ces ouvriers de la première heure qui ont, dans ces coins-là, travaillé depuis nombre d'années au sein des Sociétés St-Jean-Baptiste, qui ont travaillé très fort pour notre langue, nos droits.Il me fait plaisir de rendre hommage aujourd\u2019hui à toute cette assemblée qui continue les efforts des Sociétés St-Jean-Baptiste pour l\u2019aider à continuer notre Canada français et surtout la province de Québec, forts.Je remercie ces gens d\u2019outre-frontière, nos compatriotes, qui sont pour la plupart des Canadiens-Français de la province de Québec, oui sont rendus en dehors de la province et qui, on le voit, ont encore à coeur de garder le français partout.M.Yvan Roy, Richmond J\u2019aimerais qu\u2019on ajoute un sixièmement : \"que la période transitoire de structuration ne dépasse pas quatre ans\u2019\u2019.Ceux qui sont en faveur de ma nuance, j\u2019aimerais qu\u2019ils la mettent sur leur bulletin de vote.Je fais ça pour enlever à Ottawa la chance d\u2019allonger les délais indéfiniment.M.Alban Jasmin Marguerite-Bourgeoys Je conviens avec cette assemblée d\u2019un postulat de base qu\u2019un bon Québécois doit d\u2019abord être efficace tout en étant au préalable en bonne santé.En matière de santé, ce qui compte, en dernière analyse, c\u2019est le nombre des hôpitaux dont vous disposez, surtout quand vous voulez faire l\u2019as-surance-santé que tous les gens renseignés et bien intentionnés souhaitent.A Montréal, par exemple, où plus de la moitié des 7 000 médecins du Québec pratiquent, soit à peu près 4 000 médecins, le tiers de ces médecins qui sont anglophones, disposent d\u2019au moins la moitié des lits subventionnés par la Province.C\u2019est un fait et il n\u2019y a aucune statistique officielle pour prouver le contraire.Si je me trompe, qu\u2019on me le dise.Voilà une autre situation que je trouve \u201ccoloniale\u201d.M.Pierre Dupuis, Limoilou Madame la présidente, je voudrais parler tout simplement pour appuyer la résolution parce que je considère qu\u2019en matière de sécurité sociale et en matière de santé, il est essentiel que nous ayons un système bien à nous, organisé par nous et pour nous, et qui soit selon nos conceptions et nos besoins propres et non pas un système de sécurité sociale et de santé qui, sous toutes sortes de prétextes, à l\u2019heure actuelle, nous est imposé avec des conditions comme celles que le fédéral nous impose.Vous savez qu\u2019il est très facile, sous prétexte de redistribution d'argent, comme le fait le fédéral toujours, de forcer le Québec à dépenser des sommes et on met des conditions encore une fois tellement exigeantes qu\u2019il n\u2019y a pas moyen de faire autrement.Cela enlève un pouvoir de dépenser l\u2019argent au Québec, qui doit nécessairement respecter les normes fédérales et on souffre, on perd de l\u2019argent.Par contre, si cela ne va pas selon nos aspirations et nos besoins, nous manquons le bateau, nous perdons des subsides.En dernier lieu, pour ce qui est de la rédaction de la résolution qui concerne les délégués de l\u2019extérieur, il semble y avoir quelques fautes de français et certainement des erreurs de rédac- 158 ASSISES NATIONALES tion.Je sais que je n\u2019ai pas le droit d\u2019amender, mais je suggère que l\u2019on remplace ce dernier paragraphe par un corollaire : \u201cles délégués de l\u2019extérieur du Québec déclarant que les droits exercés et réclamés par le Québec en matière de sécurité sociale et santé ne doivent pas servir de prétexte à léser les droits des minorités françaises à l\u2019extérieur du Québec.\u201d M.Orner Samson, Ste-Marie Concernant la santé, il faudrait qu\u2019une revue officielle soit faite de toutes les méthodes inutiles qui sont employées au sujet de la santé et qui sont encore archaïques et remplies ,de formules et de superstitions.Pour employer les nouvelles découvertes des temps modernes, des grandes puissances, telles que les Etats-Unis et la Russie, où il n\u2019y a pas de sacrilège à disséquer des corps humains pour déceler les ultra-virus qu\u2019on peut voir aujourd\u2019hui grossis au microscope, dans les millions, il faudrait se mettre à jour et ne plus craindre les charlatans, les \u201cméclecine-man\u201d et les sorciers.Merci.Partage des opinions exprimées sur la sécurité sociale \tPour\t%\tContre %\t\tAbst\t.%\tTôt.QUEBEC\t\t\t\t\t\t\t Zone 1\t53\t98\t0\t0\t1\t2\t54 Zone 2\t42\t100\t0\t0\t0\t0\t42 Zone 3\t104\t94\t3\t3\t3\t3\t110 Zone 4\t51\t94\t2\t4\t1\t2\t54 Zone 5\t50\t100\t0\t0\t0\t0\t50 Zone 6\t55\t100\t0\t0\t0\t0\t55 Zone 7\t102\t99\t1\t1\t0\t0\t103 Zone 8\t30\t100\t0\t0\t0\t0\t30 Zone 9\t21\t96\t1\t4\t0\t0\t22 Zone 10\t199\t99\t3\t1\t1\t0\t203 Associations\t81\t97\t2\t2\t1\t1\t84 Total\t788\t98\t12\t1\t7\t1\t807 ONTARIO\t38\t51\t19\t25\t18\t24\t75 ACADIE\t21\t55\t5\t13\t12\t32\t38 OUEST\t\t\t\t\t\t\t Manitoba\t4\t26\t1\t6\t10\t67\t15 Saskatchewan\t9\t69\t3\t23\t1\t8\t13 Alberta\t9\t50\t5\t28\t4\t22\t18 Colombie\t10\t77\t1\t8\t2\t15\t13 Total\t32\t54\t10\t17\t17\t29\t59 Cette résoluti'\ton est\tadoptée\t\tpar\tles\tdéléç\tlues du Québec.Le développement économique M.Pierre-André Julien, Trois-Rivières Madame la présidente, voici le projet de résolution déposé par l\u2019atelier économique : 1.\tIl est résolu que la planification économique québécoise est non seulement utile, mais absolument nécessaire à l\u2019épanouissement de la nation canadienne-française; 2.\tla planification tienne compte de la culture canadienne-française et de sa conception particulière de l\u2019homme et de la société; 3.\tle Québec ne se soumette pas à une politique de planification dirigée par le gouvernement du Canada; 4.\tle Québec détienne exclusivement les compétences constitutionnelles nécessaires à la réalisation d\u2019un plan de développement économique, tenant compte de la culture canadienne-française et de sa conception particulière de l\u2019homme et de la société.M.Yves Tardif, Saint-Laurent L\u2019article premier de cette résolution n'est qu'une déclaration générale de principe qui pourrait être acceptée sans embages par tout le monde.Malheureusement, je me rends compte qu'on a encore fait preuve d\u2019absolu en ajoutant l\u2019article no 3 qui demande le contrôle exclusif de la planification par le Québec.Il faudrait se rendre compte, mesdames et messieurs, que nous faisons encore partie du Canada.En faisant partie du Canada, nous devons nous soumettre DÉBATS DE L'ASSEMBLÉE 159 à une certaine planification.La planification n\u2019est pas faite pour un ensemble, mais basée sur des régions et le Québec quoi qu\u2019on en dise, en retire un certain bénéfice Mais ce qui ressort ici, c\u2019est qu\u2019on a voulu créer une opposition entre Québec et Ottawa.Tout ce qui concerne Québec est bon et tout ce qui concerne Ottawa est mauvais.Je ne crois pas moi, que ce soit ça, la planification.Si le Québec ne veut pas se soumettre à une planification qui soit dirigée par Ottawa, à ce moment-là, on fera aussi bien de se retirer du Canada.Quant à moi, je suis persuadé que la meilleure place pour le Québec c\u2019est d\u2019être encore au Canada.Ce n\u2019est pas d\u2019une opposition entre Québec et Ottawa qu\u2019on est venu discuter mais du bien-être de l'homme.Ce n\u2019est pas en prenant des options absolues qui ne sont qu\u2019à sens unique que nous allons réussir ce que nous avons essayé de chercher ici au cours de ces quatre dernières journées.Je voudrais qu\u2019on conserve ça en tête, ce n\u2019est pas un sens unique.Ottawa a ses torts, c\u2019est bien évident, mais nous avons quelque chose à en retirer tout de même.M.Vincent Sirois, Jonquière Mademoiselle la présidente, j\u2019appuie entièrement cette proposition, car planifier notre économie signifie non seulement un apport au bien-être des Québécois, mais une question de survie, je dis bien une question de survie, car l\u2019économie, sans aucun doute, est la pierre d\u2019achoppement au succès de toutes les autres résolutions présentées à date et de celles à venir.M.Gérard Plourde, Maisonneuve Mademoiselle la présidente, je voudrais d\u2019abord féliciter de son courage M.Tardif, qui exprime une opinion qui ne semble pas populaire.Cela m\u2019inquiète un peu de m\u2019approcher du micro, moi-même.La mienne ne le sera probablement pas non plus.A l\u2019article 4, il me semble apparent que cette exclusivité des compétences constitutionnelles nécessaires à la planification totale implique la souveraineté de la province de Québec.Remarquez bien que c\u2019est un point de vue qui est bien défendable.Il y en a d\u2019autres, et ce sont ces nuances qui m\u2019étonnent.Au cours de plusieurs de ces résolutions; il semble apparent que le désir de la majorité, c\u2019est une séparation du reste du Canada.Je me demande, cependant, dans cette hypothèse qui semble être la voix du groupe, pourquoi on se casse tant la tête et on se donne tant de mal pour avoir des nuances et se demander ce que l\u2019on devrait faire dans différents champs d\u2019activités en prenant pour acquis qu\u2019on reste encore dans la Confédération.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on fait beaucoup de conversations inutiles et que l\u2019on pourrait peut-être avoir une résolution totale qui dirait : La province de Québec veut se séparer du reste du Canada.M.Jean-Jacques Barrette, Chambly Je voterai en faveur de la résolution telle que lue.Je viens m\u2019adresser aux délégués, car je crois à l\u2019importance extrêmement grande des développements économiques, afin d\u2019atteindre les objectifs que les Canadiens-Français se sont fixés depuis le début et qu'ils continuent de se fixer dans ces Assises.De plus, il est bien évident qu'un développement économique valable ne peut pas être réalisé sans planification.Evidemment quelques personnes diront qu'il faut planifier à la dimension du Canada; moi je dis : il faut planifier nos problèmes, afin d\u2019obtenir les solutions qui nous conviennent.Que nous demandions dans cette résolution que le Québec ait pleine autorité dans ce domaine, c\u2019est tout à fait normal; cela n\u2019indique pas nécessairement que le Québec refusera de collaborer avec les autres régions qui forment le Canada.M.Yvon Côté, Sherbrooke Mademoiselle la présidente, je suis en faveur de cette résolution.J\u2019y vois fondamentalement une méthode dans la planification pour permettre à tous nos Québécois, y compris nos dirigeants bien sûr, de diagnostiquer d\u2019abord où, quand et comment, il nous faudra prendre certaines ac- 160 ASSISES NATIONALES lions dans l\u2019économique, où, quand et comment nous pourrions permettre à nos Québécois de bénéficier de nos ressources.Le cas des chutes Churchill en est un exemple.Ce n'est pas tout d\u2019avoir un ministère des mines à Ottawa et d'avoir aussi un ministre qui régit aussi ces ressources au Québec.11 y a des conflits, on le sait.J\u2019en veux cependant à la formulation de cette résolution.On a dit précédemment que les deux premières parties ne sont que des constatations.Je pense que la résolution devrait s\u2019appliquer dans ce cas précis à des pouvoirs que le Québec veut s\u2019approprier.Or, je crois qu\u2019il est résolu que la planification québécoise est non seulement utile.Je me demande si c\u2019est là un pouvoir ou une proposition qu\u2019on veut faire; de même l\u2019article 2, tandis que le troisième, c\u2019est simplement une négation.De toute façon, je veux simplement dire à celui qui me précédait qu'il n\u2019est pas question de savoir ce qu\u2019on peut bien recevoir d\u2019Ottawa, mais qu'est-ce qu'on peut mieux avoir pour nous et c\u2019est ça qui est important.M.Paul-O.Trépanier, Parti conservateur Mademoiselle la présidente, cette résolution est excellente si ce n\u2019est une faute de logique.Je crois qu\u2019une des fautes de l\u2019époque 1960 à 1965, que l\u2019on reconnaît ici comme étant la révolution tranquille, c\u2019est qu\u2019elle a manqué surtout par manque de planification et de coordination des travaux des différents ministères, je crois que nous, Canadiens-Français, à cause du niveau de vie que nous connaissons qui est égal au niveau de vie des nations les plus industrialisées au monde, nous sommes les passagers d\u2019un bateau que nous n'avons pas construit.Je m'explique : c\u2019est que nous profitons des sacrifices et de l\u2019économie de deux grandes nations industrielles : l\u2019Angleterre et les Etats-Unis.Je crois, c\u2019est un fait, que nos droits économiques, nos droits humains ont été-brimés par la compétence et le travail de grands commis qui étaient à Ottawa, parce que nous n'ctions pas présents.Notre président, M.Paré, en sait quelque chose.Dans le domaine économique, nous avons dû, dans le passé et encore aujourd\u2019hui, en subir les conséquences.Je crois que le développement économique par la planification et la coordination des différents outils que nous avons dans ce domaine, c'est la clé de l\u2019avenir, c'est la clé de l\u2019émancipation des Canadiens-Français.Mais tout de même, au point de vue logique je crois que, non seulement, il faut coordonner la planification ici au Québec, mais coordonner la planification avec le Canada et les autres nations du monde.Nous savons qu\u2019en 1980 les nations sous-développées ne recevront que l\u2019argent nécessaire pour payer l\u2019intérêt seulement des argents qu\u2019ils auront.M.Jean-Jacques Boisvert, Université de Sherbrooke Madame la présidente, j\u2019aimerais dire que je suis complètement en faveur de cette proposition parce que les événements des dernières années ont démontré que le contrôle de la planification économique par le Québec est absolument nécessaire.Je m\u2019explique ; on sait que le gouvernement Lesage, il y a 5 ans, a créé un Conseil d\u2019Orientation Economique dans le but justement de faire de la planification.Or, on s\u2019est aperçu très vite que ça ne fonctionnait pas tout simplement, parce qu\u2019on ne possédait pas les pouvoirs pour la faire fonctionner dans sa totalité.Quand on a vu ça, on s\u2019est débarrassé de la planification économique pour appeler ça de l\u2019aménagement régional.Pourquoi ?Parce que l\u2019aménagement régional, ça s\u2019applique à des régions bien précises et, bien entendu, il n\u2019est pas nécessaire d\u2019avoir tous les outils pour planifier à ce niveau.Par conséquent, si le Québec veut faire de la véritable planification, c\u2019est-à-dire ordonner toutes les régions les unes avec les autres dans un but commun, il faut évidemment, qu\u2019il ait tous les outils, y compris la monnaie, y compris la banque, y compris les douanes, y compris tous les autres domaines qui sont, actuellement, entre les mains du gouvernement d\u2019Ottawa.Il est évident que si l'on ne procède pas comme ça, je ne vois pas comment on peut faire ce qu\u2019on appelle de la véritable planification économique comme on le DÉBATS DE L\u2019ASSEMBLÉE 161 fait d'ailleurs dans tous les autres pays du monde qui sont, si vous voulez, unitaires.M.Arthur Corbeil, Brome Madame la présidente, cette résolution que j\u2019approuve quant au fond, pèche selon moi dans sa forme.Je suis étonné qu\u2019elle ait passé telle qu\u2019elle, à travers le filtre des ateliers d\u2019opposition, de nuances, d\u2019appui et d\u2019amplification.Je doute fort qu\u2019elle ait subi ces diverses épreuves.Je crois plutôt qu elle n\u2019a été revisée par personne.En tout cas, à l\u2019atelier d\u2019amplification dont je faisais partie, je n\u2019en ai pas entendu la lecture et j\u2019y étais, croyez-moi.Relisez vous-mêmes les paragraphes 2 et 4 et vous allez réaliser qu\u2019il y a répétition inutile et que le paragraphe 2 est de trop.Mais ce vice de forme, insignifiant en lui-même, n\u2019est qu\u2019un prétexte; je veux signaler à l\u2019attention des délégués que la procédure établie d\u2019avance pour ces Assises n'a pas été suivie au complet, faute de temps sans doute.Une bonne partie des résolutions présentées à l\u2019assemblée plénière, hier aussi bien qu\u2019aujourd\u2019hui, n'a pas subi le feu de la critique de l\u2019appui ou de la nuance, de sorte que la résolution présentement devant nous, qui n'a pas été passée au crible, est inacceptable dans sa forme actuelle, dans mon opinion.Si on peut la modifier, dans le sens que je viens d\u2019indiquer ici, c\u2019est-à-dire de fusionner l\u2019article 2 avec l\u2019article 4, eh bien, je l\u2019approuve cent pour cent.Sinon, je voterai contre.Je supplie l\u2019assemblée d\u2019en faire autant, quitte à présenter cette résolution plus tard.M.Jérémie Tremblay, Bourassa Je crois que le gouvernement canadien \u2014 le parlement à Ottawa \u2014 a prouvé dans le passé qu\u2019il est incapable de nous représenter, incapable de nous comprendre.Pour un pays qui se disait bilingue, on sait quelle est l\u2019image qu\u2019il a toujours voulu présenter à l\u2019extérieur, celle d\u2019un pays exclusivement unilingue, et ceci dans toutes les ambassades.Dans le passé, Ottawa nous a prouvé qu\u2019il était incapable de connaître réellement nos besoins.Je rappelle une autre fois combien nous avons de difficultés pour les subventions concernant les recherches scientifiques, domaine extrêmement important pour la formation de cadres, d\u2019hommes de science et pour le rayonnement d\u2019un pays.Dans le passé, Ottawa nous a démontré qu\u2019il était incapable également de comprendre notre culture.Aujourd\u2019hui, il semble vouloir patiner deux fois plus vite.Il voit que le Québec s\u2019approche, intensifie ses rapports avec la francophonie.Aujourd\u2019hui, le geste d\u2019Ottawa n\u2019est qu\u2019un geste de doublage.Il veut doubler l\u2019action du Québec.Comment voulez-vous après tout ceci qu\u2019Ottawa puisse planifier pour nous, qui avons des besoins particuliers, possiblement des besoins exclusifs.On ne se fie pas à des étrangers pour gérer ses propres affaires.Mes propos sont valables tout autant à l\u2019intérieur d\u2019une Confédération que si le Québec était souverain.M.Gilles Caron, Bourget Mademoiselle la présidente, encore une fois, et parce que cela s\u2019impose, j\u2019appuierai le texte de cette résolution qui vise à donner à l\u2019Etat du Québec, des pouvoirs accrus, des pouvoirs exclusifs sans lesquels, le passé nous l\u2019a appris, à maintes reprises, nous ne saurions dans l\u2019avenir vivre et nous épanouir comme nous le voulons et l\u2019entendons.N\u2019en déplaise à certains ministres fédéraux, à certains journalistes, ou à certains autres politiciens que la dignité qui règne dans cette salle me porte à taire les noms, cette assemblée sait qu\u2019elle est représentative de la nation.Elle comprend également que seule la norme des pouvoirs qu\u2019elle a votés hier et aujourd\u2019hui conditionnera le désir de bâtir ici, au Québec, un Etat dans lequel s\u2019affirmera un peuple heureux, travailleur et enfin libre.Si nous manquons notre coup, nous saurons que c\u2019est notre faute, parce que désormais nous nous en serons occupés nous-mêmes !.Puis-je dire, Mademoiselle la présidente, jusqu\u2019à quel point la majorité des représentants de cette assemblée a été agréablement surprise par le fait que la recherche d'un dénominateur commun conduit le plus simplement et 162 ASSISES NATIONALES le plus normalement du monde des hommes responsables et décidés à opter pour le maximum.Nous nous devions de réussir à créer l\u2019unité et nous y sommes parvenus.Bien sûr, on aurait voulu nous voir divisés, mais on a oublié que les représentants de tout le Québec ici réunis constituent le reflet vivant de la prochaine républi-que française d\u2019Amérique, la République du Québec.M.André Tanguay, Bourassa Madame la présidente, les Etats canadiens étant formés, une constitution nouvelle étant amorcée et définitivement planifiée en respectant les deux nationalités française et anglaise, ainsi que les autres nationalités, les Etats canadiens pourront rayonner, pourront avoir une constitution qui soit propre à un Canada devenu indépendant constitutionnellement.Je dirai que je ne puis pas appuyer la résolution présente, mais c\u2019est avec amertume, parce que mon Québec, je l\u2019aime et je le respecte, mais constitutionnellement, il est impossible dans le moment présent de pouvoir adhérer à une politique de planification économique telle que celle proposée.Je regrette infiniment, mais tant qu\u2019on n\u2019aura pas des Etats canadiens qui feront l\u2019autodétermination dans chaque Etat, suivant la loi de la majorité, si c\u2019est français ce sera français, si c\u2019est anglais, ce sera anglais, si c\u2019est ukrainien ce sera ukrainien; on a ainsi une chance d\u2019avoir d\u2019autres francophones à l\u2019extérieur du Québec.C\u2019est précisément parce qu\u2019on aura respecté notre territoire canadien auquel nous avons droit, pour lequel nous avons lutté que nous connaîtrons la survivance des deux nationalités et le respect de notre territoire.M.Jean-Paul Laurendeau, Chauveau Mlle la présidente, je voterai en faveur de la résolution telle qu\u2019elle.J\u2019aimerais faire une mise au point concernant ce monsieur qui a dit que cette proposition n\u2019avait pas passé à travers toutes les étapes qu\u2019elle aurait dû franchir.J\u2019ai en main, dacty- ]ographié, le texte du groupe d\u2019amplification auquel , appartenait le monsieur en question.Je participais moi-même à la discussion sur cette proposition.La planification québécoise, elle est utile, nécessaire et même vitale, dans le Québec souverain de demain pour la raison que la nation québécoise est la seule dans les trois Amériques qui, depuis trois cents ans, n a pas atteint à l\u2019heure actuelle son statut d\u2019adulte, c\u2019est-à-dire, un statut souverain.Et la planification à ce stage-là devra être une priorité, parce que l\u2019autodétermination du Québec devra se faire à l\u2019avantage de tous les citoyens qui la composent, de toutes les classes sociales qui la composent.A ce moment-là, ce que j\u2019aime dans cette proposition-là, c\u2019est qu\u2019elle a une valeur humaine et une portée sociale.M.Louis Bertrand, Pontiac Je profite de mon droit de parole pour appuyer cette résolution vitale pour le Québec et surtout pour la vallée de l\u2019Outaouais et le comté de Pontiac.Je me dois de mettre toute la nation, qu\u2019elle soit française du Québec ou du Canada, au courant de la situation honteuse des Canadiens-Français de Pontiac.Nous sommes quarante-sept pour cent.Voici des faits qui en disent long.Sur un total de 34 maîtres de poste, 26 ne parlent pas un mot de français.Notre shérif ne parle pas un seul mot de français.Certains gardes-chasse ne parlent pas un seul mot de français.L\u2019agronome ne parle pas un mot de français.On avait un agronome français, mais on nous l\u2019a enlevé.Le vétérinaire ne parle pas un seul mot français.L\u2019inspecteur du service du bien-être social ne parle pas un seul mot de français.L\u2019unité sanitaire, très peu de français.Au téléphone de Campbell\u2019s Bay à Shawville, aucune téléphoniste ne parle un seul mot de français.Seulement, depuis deux ans, nous pouvons acheter nos plaques d\u2019automobiles en français.Grâce à l'intervention du député de Hull, M.Parent,^ j\u2019ai réussi à faire ouvrir un bureau français à Fort-Coulonges.Dans Pontiac nous sympathisons avec les gens opprimés de Montréal; en retour, aux gens de DÉBATS DK L'ASSEMBLÉE 163 Montréal, nous vous demandons votre aide.M.Lucien Lessard, Saguenay Mme la présidente, j\u2019appuierai cette résolution pour les raisons suivantes : d\u2019abord, disons que tous les économistes et le bon sens demandent et affirment que la planification est absolument nécessaire à un Etat et qu\u2019on ne peut laisser cette tâche à un pays étranger.Deuxièmement, nous avons vécu, depuis quelques années, depuis 1960, ce problème de ne pouvoir contrôler notre planification économique.En effet, en 1960 nous avons tenté de nous préoccuper des problèmes économiques au Québec et c\u2019est en 1962 qu\u2019on fondait un Conseil d\u2019Orientation Economique, c\u2019est-à-dire avant celui d\u2019Ottawa.Partage des opinions exprimées sur le développement économique par la planification \tPour\t%\tContre %\t\tAbst\t%\tTôt.QUEBEC\t\t\t\t\t\t\t Zone 1\t51\t96\ti\t2\t1\t2\t53 Zone 2\t42\t98\t1\t2\t0\t0\t43 Zone 3\t109\t92\t6\t5\t3\t3\t118 Zone 4\t51\t90\t6\t10\t0\t0\t57 Zone 5\t52\t100\t0\t0\t0\t0\t52 Zone 6\t62\t98\t0\t0\t1\t2\t63 Zone 7\t98\t92\t6\t6\t2\t2\t106 Zone 8\t32\t100\t0\t0\t0\t0\t32 Zone 9\t25\t100\t0\t0\t0\t0\t25 Zone 10\t200\t95\t7\t3\t5\t2\t212 Associations\t76\t85\t7\t8\t6\t7\t89 Total\t798\t94\t34\t4\t18\t2\t850 ONTARIO\t20\t35\t21\t36\t17\t29\t58 ACADIE\t22\t58\t4\t10\t12\t32\t38 OUEST\t\t\t\t\t\t\t Manitoba\t2\t9\t2\t9\t19\t82\t23 Saskatchewan\t5\t45\t5\t45\t1\t10\t11 Alberta\t4\t21\t12\t63\t3\t16\t19 Colombie\t7\t50\t3\t21\t4\t29\t14 Total\t18\t27\t22\t33\t27\t40\t67 Cette résoluti\ton est\tadoptée\t\tpar\tles\tdélégués\t du Québec.Le dimanche, 26 novembre 1967, à 14 h 00, sous la présidence de M.le professeur André Desgagné Les pouvoirs indéfiniment extensibles Projet présenté par l\u2019atelier politique : Il est résolu que l\u2019Etat du Québec cesse d'être soumis à l\u2019exercice, par Ottawa: 1.\tdu pouvoir déclaratoire; 2.\tdu pouvoir général de dépenser; 3.\tde la compétence résiduelle.M.C.J.Gauvin, Dubuc M.le président, il est temps que le Québec cesse d\u2019être soumis à des pouvoirs discrétionnaires et qu\u2019un Etat autonome puisse disposer par lui-même du pouvoir général de la dépense.Mon voeu le plus sincère est qu'à Toronto, où il a amené avec lui un éminent notaire public, le premier ministre du Québec fasse immédiatement rédiger le testament de la Con fédération ! M.François Langlois, Dorchester Mesdames et messieurs, je suis d\u2019avis que nous devons adopter dans son intégrité cette résolution, car le train que doit prendre le Québec n\u2019attendra pas après nous.Une occasion se présente ; les Etats généraux se prononceront ou se sont prononcés sur des résolutions qui veulent que nous prenions en main notre destin.N\u2019attendons pas plus ; prenons-le.Dirigeons nous-mêmes le char de l\u2019Etat québécois sans aucune intervention extérieure d\u2019une autre nation, de tout autre Etat.M.Alain Généreux, Joliette M.le président, je souscris entièrement à la résolution numéro 12 en ce qui a trait au pouvoir déclaratoire. 164 assises nationales Je crois que, dans le passé, ce pouvoir a toujours été le plus sûr argument du fédéral pour conserver sa compétence sur des domaines purement provinciaux.On a même vu le gouvernement fédéral déclarer à l'avantage général du Canada des entreprises de nature purement locale, pour la seule et unique raison qu\u2019Ot-tawa voulait assujettir à sa juridiction et enlever le contrôle du Québec sur ses entreprises.Pour ce qui est de la compétence résiduaire, tous savent très bien qu\u2019il s\u2019agit là d'un autre moyen pour le fédéral de s\u2019accaparer des instruments essentiels au déve-l°PPement économique du Québec et ceci avec la bénédiction de la Cour Suprême du Canada.Pour ce qui est du deuxième pouvoir, le pouvoir général de dépenser, je crois qu\u2019il est inutile d'en discuter.Le gouvernement fédéral n\u2019aura plus intérêt à dépenser dans la province de Québec, lorsque le Québec contrôlera sa fiscalité et sera souverain.M.Pierre Patenaude, St-Laurent Je souscris entièrement à la résolution qui vient d\u2019être présentée.J\u2019aimerais donner quelques exemples de l\u2019ingérence du gouvernement fédéral clans le domaine provincial.Premièrement, au point de vue de la compétence résiduelle, le gouvernement fédéral a trouvé moyen de s\u2019ingérer dans l'incorporation de toutes les compagnies.Vous savez que c\u2019est un domaine tout à fait essentiel à un Etat qui se veut stable.Deuxièmement, il vient tout juste de s\u2019ingérer dans les droits sous-marins.On a dit, parmi les juges de la Cour suprême, que le fédéral avait un droit historique sur ces richesses sous-marines.J'aimerais savoir en 1867 quelles étaient les richesses sous-marines qu\u2019on connaissait à l\u2019époque et quels étaient les traités qu'on avait passés à cette époque-là.Il n\u2019y en avait pas du tout.Il est bien sur qu\u2019aucun droit historique n\u2019est possible sur de telles richesses.Troisièmement, quant au pouvoir déclaratoire, un petit fait tout à fait anodin nous montre le désir évident du fédéral de s\u2019ingérer dans le domaine provincial.En 1038, le gouvernement fédéral a déclaré de compétence fédérale, par le pouvoir déclaratoire, et d\u2019utilité na- tionale, la compagnie de tramway de la ville de Québec.Je ne vois pas du tout ce qu\u2019il pourrait y avoir d\u2019intérêt national dans la compagnie de tramway de la Ville de Québec.Si on peut prendre l\u2019exemple de cette compagnie-là, on peut certainement s\u2019ingérer dans les écoles, dans les universités et dans tous les domaines provinciaux.Je vous remercie.M.Jean Simoneau, Limoilou Monsieur le président, l'erreur de notre système a toujours été de croire que les provinces seraient riches avec un gouvernement central fort.Alors, ce principe a continué à s\u2019exercer sur tous les pouvoirs, même les pouvoirs résiduels.Je pense qu\u2019il est temps que l\u2019on renverse ces principes et que l\u2019on comprenne qu'il est impossible d\u2019avoir un pays fort, sans avoir d\u2019abord des provinces riches et que ces provinces ne peuvent pas se réaliser, sans avoir d\u2019abord les pouvoirs résiduels.M.M.-J.Lefranc-Mercier, Bourget Monsieur le président, par sa clarté et son intelligence, cette résolution est la plus belle des condamnations de ce que certains, dans un journal en particulier, ont appelé le fédéralisme coopératif.Je demande donc à tous les délégués du Québec et d\u2019ailleurs de voter en faveur de cette résolution avec la plus belle majorité, c\u2019est-à-dire cent pour cent.M.Léon Charette, Université de Sherbrooke Monsieur le président, je voterai en faveur de cette résolution, parce que celle-ci et toutes les autres résolutions qui nous ont été présentées et qui doivent encore l'être cet après-midi, ne font, à mon sens, que déterminer le contenu minimum de ce droit à l\u2019autodétermination que nous nous sommes déjà reconnu.C\u2019est le contenu minimum dont nous avons absolument besoin dans les circonstances politiques et historiques qui sont les nôtres, à l\u2019heure actuelle.Certains peuvent peut-être craindre que les trois articles de cette résolution ne soient interprétés comme apportant des restrictions excessives au DÉBATS DE L\u2019ASSEMBLÉE 165 pouvoir du gouvernement fédéral actuel.Je réponds que c\u2019est vrai, mais je réponds aussi que c\u2019est juste et nécessaire, parce que c\u2019est à la seule nation canadienne-française qu'il doit appartenir désormais de décider des accommodements aux modalités concrètes d\u2019exercice de ses droits propres et de décider des limites de la collaboration qu\u2019elle entend apporter à d\u2019autres gouvernements ou Etats.Ces modalités de collaboration que nous pourrions juger nécessaires, elles restent à être déterminées dans leur entier.A ce moment-ci, nous ne devons en rien en préjuger.M.André Larocque, Ste-Anne Monsieur le président, j\u2019appuie la résolution numéro 12.Mon intervention porte sur le sens ou la portée de la résolution.J\u2019ai assisté et participé aux délibérations sur cette résolution à tous les niveaux, depuis les groupes de 8 jusqu\u2019à la fin.Je pense qu\u2019il était clairement établi que l\u2019idée de la résolution, ce qu\u2019il faut entendre, c\u2019est que le Québec cesse d\u2019être soumis non seulement aux pouvoirs indéfiniment extensibles du gouvernement fédéral, mais que l\u2019Etat québécois cesse d\u2019être soumis aux pouvoirs fédéraux.M.Bernard Benoit, Ottawa M.le président, mon intervention se situe en tant qu\u2019intervention postérieure à l\u2019adoption de la résolution sur la radiodiffusion.Ce que je veux dire est devenu une réalité depuis que cette résolution a été adoptée.Voici le sens de mon intervention.Je crois qu\u2019à l\u2019heure actuelle, les minorités hors du Québec demandent unanimement trois choses : elles demandent l\u2019éducation, elles demandent la radiodiffusion et elles demandent la protection ou la garantie de leurs droits religieux.A ce triple point de vue, je pense qu\u2019elles ont un peu donné l\u2019exemple au Québec, parce que c\u2019est unanimement reconnu et on ne se pose pas : \u201cWhat does the minority want ?\u201d Autre réalité : elles ont eu l\u2019habileté de les diriger dans trois secteurs différents.L\u2019une s adresse au gouvernement fédéral : la radiodiffusion ; l\u2019éducation s\u2019adresse au gouvernement provincial et enfin la question religieuse s\u2019adresse aux Eglises.Depuis nous avons voté la résolution sur la radiodiffusion, qui était la dernière des trois susceptibles de nous intéresser.Nous en arrivons au phénomène suivant.Nous n\u2019avons pas abordé la considération religieuse.Donc il n\u2019y a pas d\u2019opposition sur cette question, ou bien nous sommes unanimes ou bien il n\u2019y a aucun problème.Deuxièmement, sur la question de l\u2019éducation, nous avons voté à l\u2019effet que la minorité du Québec aurait droit à des écoles bilingues, ce que veulent les minorités en dehors du Québec.Et troisièmement, la radiodiffusion, ce qui peut arriver de pire, c\u2019est que Radio-Québec établisse un satellite qui rayonne sur tout le Canada.M.Jean-François Pelletier, Westmount M.le président, j\u2019ai suivi cette résolution de façon assez personnelle.J\u2019en ai été le rapporteur et je voudrais faire les remarques suivantes.Je crois que cette résolution qui, dans son esprit, est excellente évidemment ne devrait pas être votée telle quelle et devrait même être rejetée, pour la raison suivante.Elle se lit : \u201cIl est résolu que l\u2019Etat du Québec cesse d\u2019être soumis à l\u2019exercice par Ottawa\u201d ce qui signifie qu\u2019elle est purement négative et a l\u2019air simplement d\u2019un enfant qui dit aux autres : \u201cViens pas jouer dans ma talle\u201d.Ceci est enfantin.Ça devrait être plus positif que ça.Je propose que l\u2019on songe à rejeter complètement cette résolution pour quelque chose qui se lirait : premièrement, en tant qu\u2019Etat national des Canadiens-Français, je propose que le Québec possède et exerce de façon exclusive toutes les compétences essentielles à son fonctionnement maximal et à son épanouissement maximal ; deuxièmement il en découle que tout pouvoir exercé jusnu\u2019ici par le gouvernement fédéral à l\u2019encontre ne saurait prévaloir pour quelque raison que ce soit.M.Georges Guay, Rouvn M.le président, les pouvoirs indéfiniment extensibles dans l\u2019optique du Québec de demain, c\u2019est-à-dire d\u2019un Québec indépendant et libre, c\u2019est le 166 ASSISES NATIONALES Québec qui doit les avoir ces pouvoirs indéfiniment extensibles.Dans le passé, c\u2019est Ottawa qui a eu ces trois pouvoirs-là qui apparaissent dans le projet.Ce sont les vestiges d\u2019un colonialisme absolument révolu et désuet.Alors, je voterai en faveur de la résolution.M.Philippe Bérubé, Mercier M.le président, je suis président d\u2019une section de la Société St-Jean-Baptiste et un des 30,000 fonctionnaires syndiqués de la Province de Québec qui administreront le futur Etat du Québec dans le prochain Marché commun canadien.J\u2019approuve la présente résolution.Je demande aux Etats généraux par l\u2019appui à cette résolution de donner aussi leur appui au gouvernement du Québec dans ses revendications des pouvoirs fiscaux qui avaient été cédés temporairement pour cinq ans ou pour les ententes fiscales de 1941 et qui se renouvellent indéfiniment, pour aider l\u2019Angleterre à renflouer son dollar ou sa livre sterling.M.Clermont Pépin, Outremont M.le président, à cause de la brièveté de cette résolution, je me demande s\u2019il ne serait pas possible que Me Jacques-Yvan Morin, l\u2019un des responsables de l\u2019atelier politique, donne une définition précise du pouvoir déclaratoire et de la compétence résiduelle.Je vous remercie.M.Manuel Teixeira, St-Jacques M.le président, comme délégué à cette assemblée nationale qui fait écho actuellement dans le monde, il me fait plaisir d\u2019appuyer la résolution présente et de vous faire part d'un message que j'ai reçu hier soir de plusieurs Néo-Québécois.Nous, les immigrants du Québec, nous sommes tannés d'être des citoyens de troisième classe aux yeux d'Ottawa.Nous prions, nous avons confiance en l\u2019assemblée des Etats généraux du Canada français de nous aider et de nous protéger dans l'Etat du Québec, comme si nous étions des enfants du Québec.Comme le mot Québec a été partout dans le monde en 1967, plus que jamais aucun pays depuis son existence, nous nous associons à vous par le truchement de chacun présent à cette assemblée, à la grandeur, prospérité, compréhension et respect parmi nous tous, dans un Québec fort, riche et lettré.M.Adolphe Martin, Association des parents catholiques M.le président, je m\u2019excuse de faire une intervention pour une virgule, mais je crois que la première phrase devrait se lire comme suit : \"Il est résolu que l\u2019Etat du Québec cesse d\u2019être soumis à l\u2019exercice (en ôtant la virgule) par Ottawa des pouvoirs déclaratoires\".Je déplore que la résolution soit si courte et ne donne pas trop d\u2019explications sur des termes qui sont inusités.De toute manière, je suis entièrement pour la résolution après les diversès explications qui ont été données par ceux qui m\u2019ont précédé.J'invite tout le monde à voter en faveur.M.Laurent Isabelle, Ontario M.le président, je suis délégué de l\u2019Ontario.J\u2019appuierais cette résolution comme m\u2019y invitent d\u2019ailleurs mes prédécesseurs, même si, à mes yeux de Canadien-Français de l\u2019Ontario, elle revêtait un caractère un peu moins exclusif.Toute route, y compris surtout celles qui mènent vers un avenir meilleur, a de chaque côté des fossés.J\u2019espère que vous ne m\u2019en voudrez pas de signaler le fossé de la gauche et le fossé de la droite.Ceci dit, je déplore, à titre de francophone d\u2019une province autre que le Québec, la tendance générale vers l'exclusivité que revêt cette résolution comme plusieurs résolutions précédentes d\u2019ailleurs.C\u2019est qu'à mes yeux, d\u2019un fossé où nous étions, nous passons à l\u2019autre.Or, il me semble que seule est carros sable la route qui est distante entre ces deux fossés.Sûrement, il est nécessaire pour nous tous.Canadiens, de nous réorienter, mais non pas au prix d\u2019échanger le fossé où nous étions dans le passé pour un autre.Car, où que nous sovons, dans le fossé de droite ou celui de gauche, le fossé demeure toujours un fossé.Mon intervention vous apparaît peut-être comme un plaidoyer, si plaidoyer elle est ; c\u2019est évident que c'est dans l\u2019optique d\u2019un minoritaire.Ne nous oubliez pas ! DÉBATS DE L\u2019ASSEMBLÉE 167 M.Eugène Lavoie, Hull M.le président, malgré les protestations soutenues du Québec contre les empiétements constitutionnels du fédéral, nous avons été témoins d'un mouvement systématique d\u2019affaiblissement des pouvoirs constitutionnels de la province.Ces mesures fédérales d\u2019intrusion et d\u2019empiétement ont été prises le plus souvent unilatéralement.Leur valeur constitutionnelle, bien que dérisoire, s\u2019appuie dans la pratique sur un pouvoir dont la mentalité correspond à l\u2019idéal constitutionnel de la majorité canadienne.S\u2019il y avait possibilité d\u2019envisager le retour complet aux provinces de leurs pouvoirs perdus ou même une cessation de ce mouvement d\u2019affaiblissement des provinces au profit du fédéral, nous aurions raison peut-être de porter moins d\u2019intérêt à cette question.Tel n'est pas le cas.La Cour Suprême, organisme fédéral, nécessairement et normalement dévoué à l\u2019idéal canadien de la majorité, continue par ses jugements et opinions à déséquilibrer l\u2019édifice constitutionnel.Je vous cite en exemple la décision sur le cas Munroe rendue, je crois, en 1965, qu\u2019un constitutionnaliste a décrit comme un chef-d\u2019oeuvre d\u2019acrobatie juridique.Ce jugement, en principe, pourrait justifier l\u2019expropriation par le fédéral des îles de la Ville de Montréal.L\u2019opinion toute récente de la Cour suprême sur le plateau sous-marin \u2014 on vous a cité ce cas tantôt, \u2014 les pouvoirs indéfiniment extensibles ainsi que la composition de la Cour Suprême maintiennent le Québec et le Canada dans une impossible galère.|e propose l\u2019acceptation de la résolution.M.André Tanguay, Bourassa Monsieur le président, permettez, avant d\u2019appuyer la résolution, que je fasse une correction.Ce matin, lors de mon intervention au sujet du député Auguste Choquette (pie je demandais à féliciter, je dois dire que c\u2019était seulement pour l\u2019abolition de la monarchie constitutionnelle et pas autre chose .Advenant des Etats canadiens, je ne puis me permettre d\u2019endosser une telle résolution, telle quelle.Mais vu les circonstances, vu que dans les Etats cana- diens indépendants, l\u2019autodétermination sera une chose concrète, j\u2019endosse cette résolution.M.Jean Grand Maison, l\u2019Islet M.le président, pour répondre à M.Jean-François Pelletier, de West-mount qui disait tout à l\u2019heure que les résolutions semblaient plutôt négatives que positives, j\u2019approuve la résolution.Maintenant, je demande à tous les délégués d\u2019apporter la nuance suivante.Au numéro 2, étant donné que la résolution sur la politique fiscale hier a plutôt été rejetée par les délégués à cause du mot \u201cnécessaire\u201d, à savoir les ressources nécessaires à son expansion économique, je suggère ce qui suit: qu\u2019au numéro 2, on ajoute au pouvoir général de dépenser que le Québec ait compétence complète en matière de taxation et d'imposition.Alors, je demande à tous les délégués étant donné que l\u2019autre résolution n\u2019a pas été acceptée, de faire cette nuance-ci, parce que je crois que c\u2019est nécessaire pour réellement comprendre le but global de cette résolution.Merci.Partage des opinions exprimées sur les pouvoirs indéfiniment extensibles \tPour\t%\tContre\t%\tAbst.\t%\tTôt.QUEBEC\t\t\t\t\t\t\t Zone 1\t45\t82\t6\t1 1\t4\t7\t55 Zone 2\t29\t97\t0\t0\t1\t3\t30 Zone 3\t98\t81\t10\t8\t13\t1 1\t121 Zone 4\t42\t79\t2\t4\t9\t17\t53 Zone 5\t49\t93\t0\t0\t4\t7\t53 Zone 6\t56\t90\t1\t2\t5\t8\t62 Zone 7\t108\t93\t6\t5\t2\t2\t116 Zone 8\t30\t97\t0\t0\t1\t3\t31 Zone 9\t28\t97\t0\t0\t1\t3\t29 Zone 10\t204\t93\t8\t4\t6\t3\t218 Associations\t89\t86\t6\t6\t8\t8\t103 Total\t778\t89\t39\t5\t54\t6\t871 ONTARIO\t17\t44\t13\t33\t9\t23\t39 ACADIE\t15\t34\t2\t5\t27\t61\t44 OUEST\t\t\t\t\t\t\t Manitoba\t1\t4\t2\t9\t20\t87\t23 Saskatchewan\t3\t21\t8\t58\t3\t21\t14 Alberta\t5\t29\t9\t53\t3\t18\t17 Colombie\t5\t31\t6\t38\t5\t31\t16 Total\t14\t20\t25\t36\t31\t44\t70 Cette résolution est adoptée par les délégués du Québec. 168 ASSISES NATIONALES Les relations entre Canadiens-Français M.Herman Brassard, Chambly Monsieur le président, voici le texte du projet de résolution soumis par l\u2019atelier Pour le Québec 11 est résolu, devant le désir des Canadiens-Français d\u2019affirmer davantage leur sentiment d\u2019appartenance à une même nationalité, que : 1.\til convient d augmenter et d institutionnaliser les échanges entre les divers groupes qui forment cette communauté nationale; 2.\tle Québec, conscient de ses responsabilités et n\u2019ayant pas actuellement es moyens constitutionnels pour sen acquitter, prenne les mesures pour assumer pleinement son role a 1 égard de la nation canadienne-française.Pour l\u2019extérieur du Québec Il est résolu que : 1.les Canadiens-Français de 1 extérieur du Québec soient considérés, et se cou-sidcient eux-mêmes membres a part entière de la grande nation canadienne-française; par une aide concrète des pouvoirs publics, des groupements et des institutions, l'on intensifie les échanges avec le Québec dans tous les domaines, spécialement dans le domaine culturel afin de favoriser le rayonnement de la nation canadienne-française hors du Québec.M.Maurice Soulières, Fabre Monsieur le président.Citoyen français du Québec, tu as reçu, il y a à peine un mois, tous les peuples du monde.Ceux-ci, par leurs représentants officiels, ont consigné, au Livre d\u2019Or de la Métropole, une reconnaissance universelle du type français en Amérique du Nord.L\u2019Expo 67 a ouvert le Québec au monde entier.Aujourd\u2019hui, parce que tu te sais conscient, tu te prononces clairement et sans équivoque sur ta personne, dans un cadre qui ne peut être plus démocratique : les Assises nationales des Etats généraux.Ton honneur était en jeu; tu as compris l\u2019enjeu, tes décisions sont rendues.Rendues sur l\u2019enseigne-ment, rendues sur la finance et le commerce, rendues sur le statut de la langue française, rendues sur l\u2019intégrité du territoire et ainsi de suite.Engagé sur la voie de la liberté, le succès de ton avenir est assuré par cette indescriptible volonté d\u2019affranchissement que le grand clairvoyant de Gaulle qualifiait comme étant l\u2019une des composantes fondamentales du type français d\u2019Amérique.Citoyen français du Québec, le monde t\u2019a reconnu, tu as pris conscience de tes forces ; il te reste maintenant à réaliser un vouloir-vivre dans un Etat libre de toute contrainte.Si cela ne peut pas se faire par l\u2019intermédiaire d\u2019un parti politique traditionnel, aie le courage de laisser ceux qui ne veulent pas servir à ces heures d\u2019ultime décision, pour accorder ta confiance à un groupe d\u2019hommes décidés, tel celui de notre compatriote d\u2019envergure, René Lévesque.Vive le monde francophone ! Vive les Etats généraux des Franco-Canadiens ! Vive le Québec libéré ! M.René Routhier, Saskatchewan Monsieur le président, je voudrais d\u2019abord dire que je suis en faveur de la motion qui est soumise actuellement à l\u2019approbation des délégués, j\u2019aimerais ajouter que la délégation de la Saskatchewan remercie les Etats généraux d\u2019avoir pu assister à ces Assises de novembre 1967.Nous avons toutefois acquis la conviction que les Etats généraux sont davantage ceux du Québec que ceux du Canada français.Nous voulons nous aussi un Québec fort et dynamique, mais nous DÉBATS DE L\u2019ASSEMBLÉE 169 voulons aussi continuer là où nous sommes en Saskatchewan, à l\u2019aire partie à part entière, de la nation cana-dienneTrançaise.J'aimerais ajouter que nous exprimons des réserves sur le caractère absolu tie la plupart des résolutions mises à l'approbation des délégués et qui nous apparaissent comme l'expression d'une option fondamentale déjà prise.M.G.V.Bourbonnais, Jacques-Cartier Monsieur le président, j'approuve la présente résolution et je ne veux que l\u2019amplifier.Durant ces derniers jours, j\u2019ai constaté en le subissant, le profond désir de nos Canadiens-Français d\u2019outre-frontière, présents, de conserver des liens étroits avec le Québec, foyer et patrie de la nation.Durant les dernières années, d\u2019autre part, demeurant à Dorval, une ville du Québec à majorité anglophone, qui accepte à reculons le bilinguisme, j\u2019ai constaté que nous sommes en perte de vitesse.Nous serons assimilés dans 10 à 25 ans; nous serons tous des \"Canadians\u201d.Il n'y a pas de place pour la culture française, dans ce fameux Canada uni \u201cfrom Coast to Coast\u2019\u2019 où nos frères d'outre-frontière disparaissent rapidement.Le peuple juif dispersé au temps des Romains dans la \"Diaspora\" a retrouvé son territoire après la dernière grande guerre mondiale, un petit territoire au Moyen-Orient, qu\u2019ils savent bien défendre au besoin.Nous aussi nous devrons prendre mesure à notre taille.Le Québec paraît être aujourd\u2019hui un territoire à nous, pour un certain temps encore.A tous nos frères parents et amis de l\u2019Est et de l\u2019Ouest, j\u2019affirme aujourd\u2019hui un principe reconnu dans les affaires militaires, principe oui a été pensé, subi et vécu par Napoléon.M.Zachée Fortin, Chauveau Je désire rectifier le Cahier no 11, en page D-8 qui me prête un dernier et troisième paragraphe qui n\u2019est pas de moi.Frère Victor Bélanger, Lotbinière Je suis un Canadien de l'Ontario de naissance.J\u2019ai été élevé à Montréal et à Québec.On a parlé l'autre jour de suggérer aux gens de l\u2019Onta- rio de déménager au Québec.Les gens de l\u2019Ontario ont leur patrie en Ontario et ils y vivent heureux ; ils ne déménageront jamais au Québec à moins de nécessité.Nous souffrons quelquefois du paternalisme des Français.Nous avons eu un peu peur de de Gaulle.Les gens de l'Ontario souffrent peut-être, sans trop le dire, du paternalisme québécois qui veut leur enseigner quoi penser ; ils peuvent penser par eux-mêmes.On parle des terres françaises et de Québec, terre française.Il y a des territoires immenses d\u2019origine française un peu partout au Canada, en commençant par l'Acadie.L\u2019âme de l\u2019Acadie n\u2019est pas à Québec ni à Montréal; lame de l\u2019Acadie est chez-elle à Grand-Pré et je salue l\u2019Acadie, peuple qui n\u2019a jamais été vaincu ! M.Jean-Claude Claveau, Chicoutimi Monsieur le président, je veux simplement inviter les membres de l'Assemblée à accepter la résolution.Je profite du fait que j\u2019ai la parole pour dire à nos compatriotes d'outre-frontières que les Québécois comprennent leur situation.Ils aimeraient également que nos compatriotes d\u2019outrefrontières qui vivent dans une situation difficile de minoritaires, comprennent également que les Québécois ne veulent plus vivre dans le contexte actuel, qui les place dans une situation de minoritaires dans la Confédération canadienne.Lorsque le Québec sera indépendant et libre, il sera plus fort et nous travaillerons à aider les compatriotes des autres provinces dans la mesure où ils le désireront eux-mêmes.Nous ferons à leur égard ce que la France fait à travers le monde, à savoir : établir des collèges et des instituts qui permettent la diffusion de la langue et de la culture française qui nous est commune.En terminant, monsieur le pré-' sident, je voudrais bien que nos amis des autres provinces, nos amis de la Diaspora acceptent que l\u2019avenir de la nation canadienne-française existe d'abord et avant tout au Québec.M.Roméo Paquette, Colombie-Canadienne Monsieur le président, les délégués de la Colombie-Britannique, je parle 170 ASSISES NATIONALES en leur nom, tiennent à déclarer qu ils appuient le principe sacré de l\u2019autodétermination de la part de toute collectivité humaine.Ils demeurent membres de la nation cana-dienne-française.Cependant, ils se posent la question suivante: si les Etats généraux ne devraient pas comporter la dicothomie Etats généraux du Québec et du Canada français et prévoir pour des assemblées subséquentes une procédure tenant compte d\u2019une double participation à l\u2019avenir de la nation, soit de ceux qui peuvent utiliser le principal levier de la nation qu\u2019est le Québec, soit de ceux qui doivent s\u2019appuyer sur un Québec fort pour espérer gagner leur lutte.M.Albert Regimbald, Ontario Monsieur le président, je désire appuyer le plus vigoureusement possible la présente résolution.Nous sommes, à mon sens, au coeur du problème des Etats généraux.Il ne m\u2019est pas de doute que le peuple canadien-français, pour se réaliser en plénitude en terre canadienne, a besoin d\u2019un Québec fort.Cependant, le radicalisme québécois dont nous sommes témoins, ici, aux Etats généraux, inquiète profondément les Canadiens-Français non-Québécois ou, comme on dit déjà assez désobligeamment, d\u2019outre-frontières.Ce radicalisme explique en grande partie plusieurs abstentions et même le départ de plusieurs des nôtres.Les Anglo-Canadiens, les plus fermés à la réalité française au Canada, n\u2019ont jamais, à aucun moment de notre vie collective d\u2019outre-frontières, posé de geste aussi cruel que celui que se prépare à poser le séparatisme québécois à l\u2019endroit des minorités françaises.Les Canadiens-Français de l\u2019extérieur du Québec veulent vivre, s\u2019épanouir, rayonner.Nous avons cru entrevoir un rayon quand nous avons été invités à participer aux Etats généraux du Canada français.Le séparatisme québécois est en train d\u2019étouffer nos derniers espoirs, à mon sens ; un séparatiste québécois ne peut pas sincèrement voter \u201coui\u201d à la présente résolution sans être en contradiction avec lui-même.J\u2019invite donc tous les délégués à voter à 100% en faveur de cette résolution.Mlle Cécile Bégin, Jean-Talon Pour ce qui est des provinces de l\u2019extérieur au Québec, j\u2019approuve fortement la résolution, mais j'ajoute ceci : après un sondage chez nos frères de l\u2019Est, de l\u2019Ontario et de l\u2019Ouest, en ces jours fructueux des Assises, j\u2019ai décelé chez certains d\u2019entre eux plus d\u2019un motif d\u2019espoir d\u2019être puissamment aidés quant au règlement possible de leurs divers problèmes, si nous devons devenir \u2014 et c\u2019est à souhaiter \u2014 un Québec libre.Il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019un certain nombre d\u2019entre eux demeurent très sceptiques.Pourquoi alors ne pas traduire en des termes très concrets, dans un avenir très rapproché, et j\u2019ajoute \u201ctrès rapproché\u201d, les moyens jugés efficaces, pouvant aider plus puissamment.Merci, monsieur le président.M.Adrien Courville, Ahuntsic Monsieur le président, j\u2019approuve la résolution.Ayant été partie moi-même à cette résolution, j\u2019avais demandé la parole pour une simple raison.La vie m\u2019a amené dans diverses provinces du Canada.Depuis le début des Assises, j\u2019ai contacté, autant que faire se peut, tous ceux des provinces autres que le Québec.J\u2019ai ressenti et j\u2019ai vécu avec eux l\u2019angoisse qui les assaille.Mais dans une résolution telle que celle-ci, nous ne pouvions pas, les membres de l\u2019atelier, y mettre tous les sentiments qui avaient animé tous les délégués du Québec à leur égard.Je leur demanderais une fois de plus, on l\u2019a rappelé bien des fois, et je le répète de ma part: les Canadiens-Français du Québec n\u2019ont jamais dans leur coeur souhaité la séparation de nos frères de quelque partie du Canada qu\u2019ils soient et nous comptons sur cette nouvelle force pour leur aider justement dans leur lutte pour sauver le fait français partout.M.Jean-François Pelletier, Westmount Monsieur le président, on vous remercie de si bien prononcer le nom du comté, chaque fois que vous en avez l\u2019occasion.Je voudrais approuver de façon complète la résolution qu\u2019on présente et je voudrais le fai- DÉBATS DE L\u2019ASSEMBLÉE 171 re de la façon suivante.D'abord, je voudrais l\u2019approuver, parce que je pense qu\u2019il est extrêmement important de réussir de la façon la plus complète l'union entre les Canadiens-Français de l\u2019Etat du Québec et de ceux qui sont d\u2019outre-frontières.C\u2019est vrai que ça peut sembler peut-être à certains cruel, mais je pense qu\u2019ils ont bien tort de le prendre comme ça, parce que, en ce qui les concerne, nos frontières qui existeront sans doute bientôt n\u2019en seront jamais pour eux, ne le seront que pour les autres Je voudrais signaler que, il y a peut-être lieu de considérer aussi que cette résolution est peut-être un peu prophétique parce que, à voir, hélas! certaines divisions et certaines aigreurs, ici comme ailleurs dans nos débats, il est temps aussi qu\u2019on se rende compte qu\u2019il faut absolument renouer, très profondément, en toute dignité et en toute affection, les relations entre nous, ici, les Québécois francophones.M.Patrick Potvin, Sainte-Marie Monsieur le président, je vous remercie de me donner l\u2019honneur de parler à tous les délégués ici de l\u2019Ouest comme de l\u2019Est, des Maritimes, que j\u2019ai eu le plaisir de visiter, j\u2019appuie entièrement la résolution d\u2019autant plus que je suis propagandiste du Devoir, je me dissocie de l'allégation de Monsieur Ryan qui a dit que les Etats généraux ne représentaient pas le Canada français, je risque ma position, mais ça ne me fait rien.Normalement, je me range de son côté, je ne fais pas partie de la page éditoriale.je ne suis qu\u2019un simple propagandiste, alors, j'ai le droit de dire ma pensée et je suis content de parler pour la langue française, parce qu\u2019on a raison de dire: Sa Majesté, la langue française.M.M.J.Lefranc-Mercier, Bourget Je m\u2019adresse aux 160 délégués de l\u2019extérieur qui restent encore dans l\u2019assemblée, si on se fie aux votes qui sont affichés derrière le grand rideau, pour leur dire que le Québec, du moins les Québécois qui sont ici n\u2019ont jamais pensé en terme de paternalisme ou de radicalisme.D\u2019ailleurs, le terme patrie est pas mal dé- passé aujourd\u2019hui.Quant à l\u2019accusation de radicalisme, il ne faudrait pas confondre \u201cradicalisme\u201d et \u201cferme détermination\u201d.Voici, c\u2019est dans la mesure où la France est une nation forte et libre qu\u2019elle a pu aider le Québec lors du fameux \u201cQuébec libre\u201d du Général de Gaulle.C\u2019est dans la mesure où le Québec sera fort et libre qu\u2019il pourra aller dire au Canada anglais: Canadiens d\u2019expression française qui êtes à l\u2019extérieur du pays, nous vous aimons et vous avez aussi une double citoyenneté, une citoyenneté québécoise et si vous voulez revenir chez-vous, vous pourrez vous en prévaloir dès le premier jour de votre entrée au pays du Québec.Maintenant, nous pourrions aller plus loin et faire ce que la France fait pour St-Pierre et Miquelon et leur donner des représentants à l\u2019assemblée nationale du Québec.M.Marc-Yvan Giroux, Ontario Monsieur le président, j\u2019appuie cette proposition à cent pour cent.Je suis de ces cent soixante fidèles de l'extérieur ou des Franco-Ontariens qui demeurent présents, puisque je présume qu\u2019une présence vaut beaucoup mieux qu\u2019une absence.Car, enfin, les Québécois sont intéressés à travailler avec les gens de l\u2019extérieur ou les Canadiens disons d\u2019expression française.Ceci est enfin un geste positif.Ce qui compte avant tout, c\u2019est de poser des gestes positifs et de se mettre à la tâche, afin de faire preuve de bonne volonté.Avant de vouloir saborder le bateau, il faut, avant tout, se trouver de bons pilotes et des matelots qui sont prêts à faire le cadre.Nous en avons soupé de ces discours, de ces diatribes qui ne mènent à rien.Nous voulons des personnes, et c\u2019est avant tout un problème de civilisation.Il nous faut former des hommes.Le problème qui existe au Pontiac et qui fut relaté ce matin avec beaucoup d\u2019à-propos, illustre bien un domaine où les Québécois pourraient utiliser leurs énergies, car rien ne les empêche de s\u2019occuper de leurs problèmes, chez-eux.C\u2019est un problème tout à fait provincial, car il n\u2019existe aucune situation aussi pénible en dehors du Québec et en particulier dans l\u2019Ontario. 172 ASSISES NATIONALES M.Ronald Asselin, Verdun Monsieur le président, j\u2019approuve la proposition, je me demande si on ne devrait pas changer le titre pour dire : les relations entre Canadiens-Français, du Québec.Si nous regardions ce cpti se passe dans le comté de Pontiac, monsieur le président ! En 1956, j'ai eu le plaisir de m\u2019occuper d\u2019un groupe de jeunes qui étaient dans la J.E.C.Dans le temps, on organisait une campagne du livre poulie comté de Pontiac.On a récolté près de 30 à 32 mille volumes.Dans le temps, nous avions organisé cette campagne à la suggestion d\u2019un journaliste du Devoir, M.Pierre Laporte.Après cela, M.Pierre Laporte s\u2019est fait élire, il est devenu ministre des Affaires culturelles, puis des Affaires municipales, et rien n\u2019a changé dans le comté de Pontiac.Mlle Couillard, Saint-Jacques [\u2019ai remarqué qu\u2019à chaque résolution nos frères des autres provinces tentent de l\u2019affaiblir.Ce qui fait que chacune d\u2019elles ne voudrait dire que des pouvoirs mitigés, incomplets.Partage des opinions exprimées sur les relations entre Canadiens-Français \tPour\t°/o\tContre\t%\tAbst.\t%\tTôt.QUEBEC\t\t\t\t\t\t\t Zone 1\t56\t100\t0\t0\t0\t0\t56 Zone 2\t34\t97\t0\t0\t1\t3\t35 Zone 3\t118\t97\t2\t2\t1\t1\t121 Zone 4\t51\t98\t1\t2\t0\t0\t52 Zone 5\t50\t96\t1\t2\t1\t2\t52 Zone 6\t61\t98\t1\t1\t1\t1\t63 Zone 7\t117\t96\t2\t2\t3\t2\t122 Zone 8\t33\t100\t0\t0\t0\t0\t33 Zone 9\t29\t97\t0\t0\t1\t3\t30 Zone 10\t212\t95\t6\t3\t5\t2\t223 Associations\t95\t90\t4\t4\t6\t6\t105 Total\t856\t96\t17\t2\t19\t2\t892 ONTARIO\t28\t93\t2\t7\t0\t0\t30 ACADIE\t38\t91\t0\t0\t4\t9\t42 OUEST\t\t\t\t\t\t\t Manitoba\t8\t33\t0\t0\t16\t67\t24 Saskatchewan\t14\t100\t0\t0\t0\t0\t14 Alberta\t16\t94\t0\t0\t1\t6\t17 Colombie\t14\t88\t1\t6\t1\t6\t16 Total\t52\t74\t1\t1\t18\t25\t71 Total général\t974\t94\t20\t2\t41\t4 '\t1035 Cette résolution est adoptée par les délégués des quatre régions.La famille et la politique familiale M.Robert Gagnon, L\u2019Assomption Voici le texte du projet de résolution présenté par l\u2019atelier social : A \u2014 Pour le Québec Il est résolu que : 1.\tla législation sociale soit pensée et exprimée à partir du principe de la compensation des charges familiales; 2.\tle Québec détienne la juridiction exclusive et exerce la plénitude des pouvoirs en matière de législation sociale et familiale; 3.\tle Québec recouvre tous les pouvoirs de taxation qu\u2019il a temporairement cédés au gouvernement du Canada; 4.\tle gouvernement du Québec légifère seul en matière de prestations familiales et sociales et qu\u2019il établisse une structure favorisant les familles à partir du principe de la compensation des charges familiales, de juridiction provinciale, par opposition à la redistribution économique actuelle appliquée par le gouvernement fédéral; 5.\tseul le gouvernement du Québec établisse des mesures favorisant la natalité; 6.\tseul le Québec légifère en matière d\u2019habitation, pour respecter les exigences des familles québécoises et la dignité de la personne humaine.Le gouvernement du Québec devra promouvoir surtout la construction de logis à prix modique et à taux d\u2019intérêt réduit convenant aux exigences de la famille q uébécoise. DÉBATS DE L'ASSEMBLÉE 173 B \u2014 Pour les délégués de l\u2019extérieur du Québec Il est résolu que : 1.\tle gouvernement fédéral crée un ministère des affaires des Canadiens-Français hors du Québec, afin de donner à ceux-ci les droits dont jouissent les Québécois dans leur province; 2.\tles droits et pouvoirs réclamés et exercés en vue d'une saine politique familiale au Québec ne servent pas de prétexte au gouvernement fédéral pour nuire aux Canadiens-Français des autres provinces.3.\tque l'on considère les cpiestions d\u2019habitation, de natalité et de Sécurité sociale comme étant du domaine des provinces et que les provinces formulent leur propre politique en ce domaine; 4.\til est proposé que la législation sociale fédérale soit conçue d'après le principe de la compensation des charges familiales pour les provinces hors du Québec.5.\tle Québec fasse pression auprès du gouvernement fédéral pour aider l\u2019établissement d\u2019une politique familiale propre aux besoins des Canadiens-Français établis hors du Québec.M.Pierre Valton, Rouville Père de huit enfants, je souscris entièrement à la résolution.La famille est la seide véritable cellule de la société et elle doit avoir droit de cité.Il est inconcevable de se moquer des giosses familles ; elles favorisent tout le développement du pays et procurent des enfants pour tous les gouvernements et une réserve abondante de travailleurs pour toute la nation.Pas de développement sans des citoyens forts et nombreux, pas avec des vieux et des malades, des pauvres et des solitaires ; l\u2019exception confirme la règle.La famille n\u2019est pas un luxe mais une nécessité vitale pour l'avenir d\u2019un peuple qui veut vivre et durer.Ayons un peu de respect de nos origines et ne craignons pas d\u2019imiter une tradition cpii a fait ses preuves en France par exemple ; on est passé de 45 à 50 millions en 15 ans.Il faudrait à la famille des moyens naturels et correspondants de vivre et de subsister.Ça commande une politique réelle et familiale, pas comme celle que nos deux gouvernements Lesage et Johnson ont fait.Briser la famille, c\u2019est tarir la source de notre vie nationale.La famille est sacrée et le salaire du père ne doit pas passer par l\u2019Etat pour se rendre dans les mains de la mère.Mais la question la plus urgente dans la province de Québec est une vraie politique de la famille ayant pour base l'encouragement de l\u2019initiative des pères et des mères de famille : clans des exemp- tions de base suffisantes, $1,000 pour un ménage, $500 pour les enfants jusqu\u2019à 10 ans, $1,000 jusqu'à 18 ans, l\u2019allocation familiale ensuite seulement.D'abord la justice, ensuite la charité directement reconnue et acceptée pour renforcer la première politique de liberté donnée par des exemptions.Il faut abolir certaines taxes, comme sur le vêtement ; il faut une politique d\u2019habitation.Cette politique jouerait pour tout le monde, la ville comme la campagne, sans distinction subtile et paralysante de couleur, de race et surtout de profession.Alors, messieurs les députés, administrateurs des villes, à l\u2019oeuvre et vite; armez-vous pour une escalade de la paix, ici chez nous, en réalisant grand; comme l\u2019Expo l\u2019a fait.Mme Marie-Paule Laliberté-Rioux, Louis-Hébert D'abord, je voudrais bien faire remarquer que cette assemblée représente vraiment les couches profondes de la nation, beaucoup plus qu'un député qui est souvent élu par 20 p.c.des cotes.Quant à la résolution présente en matière sociale, la législation appartient aux provinces.Or le fédéral a institué un régime d\u2019allocation familiale, et pour le faire, il s\u2019est appuyé sur le point suivant : redistribution économique; juridiquement, il a pu alors s\u2019ingérer dans les affaires des provinces.Au Québec, la nation envisage un régime d'allocations familia- 174 ASSISES NATIONALES les d après la théorie de la compensation des charges familiales, ce qui veut dire en tenant compte du nom-bi e d enfants, du revenu du père, des impôts, etc.Les allocations que le Québec a instituées dernièrement reflètent cette théorie de la compensation des charges familiales.Le Québec veut faire ses lois selon sa culture et sa mentalité, c\u2019est-à-dire voir vraiment au bien-être de la famille.Il iaut donc que le Québec voit à ses propres affaires et nous demandons à l\u2019assemblée d\u2019appuyer cette résolution.M.André-Jacques Morin, Laval J\u2019appuie de tout coeur cette résolution, surtout le paragraphe numéro 3, à savoir que le Québec retrouve tous les pouvoirs de taxation qu\u2019il a temporairement cédés au gouvernement du Canada.Ce gouvernement serait-il amnésique?Devrions-nous abandonner à jamais les pouvoirs de taxation du Québec prêtés depuis 1941?Nous ne devons pas laisser transformer notre argent en matériel de guerre.Rappelons au Québec les sommes colossales qui régleraient nos problèmes pacifiques, d'enseignement, de recherches et de sécurité sociale.J\u2019appuie encore le paragraphe 5 invitant le gouvernement du Québec à établir des mesures favorisant la natalité.Fini de payer pour des canons: redonnons au Québec l\u2019argent des Québécois pour favoriser la revanche des berceaux dans la prochaine République du Québec ! Mme Yolande Paré, Mercier M.le président, j\u2019approuve la résolution.Je l\u2019approuve au complet.C\u2019est très bien fait.Et je demande à tout le monde de dire oui, parce qu\u2019il n'y a rien de mieux que ça.Mais il y a une autre chose que je voudrais vous dire.Je veux remercier tous ceux qui ont travaillé à l\u2019élaboration des Etats généraux, parce qu\u2019ils le méritent réellement.de longs applaudissements.Ce sont des gens de la haute société.Dites-vous bien une chose : dès qu\u2019on aura quelqu'un qui se tiendra debout, la masse saura suivre, parce que c\u2019est tout ce qu\u2019on attend.N'ayez pas peur! M.Jean-Guy Chrétien, Mégantic M.le président, je vote pour cette résolution.Je voudrais ici lancer un appel à tous les délégués des Etats généraux du Canada français, et tout spécialement a tous ceux qui ont souffert dans notre régime constitutionnel actuel, à voter pour cette résolution.Je lance un appel à tous les délégués ; qu ils cessent de penser à leur pension de vieillesse, et qu\u2019ils pensent à leurs enfants qui souffrent actuellement et qui souffriront demain si nous, Canadiens-Français, nous ne prenons pas en main notre destinée.M.Onésime Piette, Joliette M.le président, la politique familiale doit impérieusement relever de 1 Etat québécois.La compétence québécoise dans tous les domaines se rattachant à cette politique familiale, doit être totale, exclusive, sans restrictions.C'est là le fondement primordial à la survie de la nation française d'Amérique.Un Etat québécois digne de ce nom ne saurait en aucun cas se soumettre à la compétence législative d'un Etat étranger qui légifère pour des citoyens québécois.M.Jean-Luc Dion, Trois-Rivières Je voudrais dire simplement que j\u2019approuve entièrement cette résolution.Je ne voudrais pas ajouter trop de choses à ce qui a déjà été dit.M.André Tanguay, Bourassa M.le président, les délégués de l\u2019extérieur du Québec ont résolu que le gouvernement fédéral crée un ministère des affaires des Canadiens-Français hors du Québec, afin de donner à ceux-ci les droits dont jouissent les Québécois dans leur province.J'apporte ici une réflexion.Je pense qu\u2019un ministère des affaires des Canadiens-Français hors du Québec se comparerait à un ministère des affaires indiennes.Les Etats autonomes de l\u2019Ouest canadien n\u2019ont pas besoin d\u2019un médiateur des affaires des Canadiens-Français.Ils vont s\u2019organiser avec leur autodétermination pour voir à leurs affaires et s\u2019allier avec la majorité québécoise, c\u2019est-à-dire l\u2019Etat québécois.Il n\u2019y a pas d\u2019autre chose à faire et j\u2019ajouterai ceci : je ne peux pas me permettre d\u2019endosser cette résolution DÉBATS DE L\u2019ASSEMBLÉE 175 intégralement pour les raisons que je viens de vous apporter, parce que je trouve que c\u2019est audacieux de considérer mes frères de l'Ouest, des minorités de l\u2019Ouest, de l\u2019extérieur du Québec de cette façon-là.Et je m\u2019y oppose formellement et j\u2019espère que les délégués en tiendront- compte.M.Gérard Maisonneuve, Alberta Je viens ici parler au nom de quelque six mille Canadiens-Français parlant le français dans la région du nord-ouest de l\u2019Alberta.Je dois dire tout de suite que j\u2019endosse la partie B de cette résolution, particulièrement le numéro 1 de cette section, car nous sommes convaincus que les droits dont jouissent les minorités au Québec, s\u2019ils nous étaient accordés dans les provinces de l\u2019Ouest, nous donneraient certainement plus de droits que nous n\u2019en avons maintenant.En passant, je tiendrais à encourager les délégués hors du Québec à participer à tous les votes, même s\u2019ils ne sont pas d\u2019accord; ils doivent faire confiance à la direction des Etats généraux de bien analyser ces votes.Ce n\u2019est pas en s\u2019abstenant qu\u2019on réalise quelque chose, c\u2019est en participant et en faisant part de nos vues.M.Lucien Deschamps, Bourget M.le président, je suis père de neuf enfants et d\u2019autant de petits-enfants.J\u2019approuve la résolution, mais avec une petite nuance.J\u2019espère que les Etats généraux mettront assez de lumière dans ceux qui auront à faire valoir nos points de vue auprès du gouvernement d\u2019Ottawa, si vous voulez que tous les droits que nous avons perdus depuis cent ans, nous reviennent entièrement.Où ils s\u2019en vont, je ne le sais pas.J\u2019espère que les Etats généraux nous mèneront au Québec libre.Le Canada pour les Canadiens, le Québec pour les Canadiens-Français.M.Roger Durocher, Bourget J\u2019appuie, monsieur le président, sans réserve, la résolution.Je suis surtout en faveur de l\u2019article 6 de la résolution où il est question de promouvoir surtout la construction de logis à prix modiques.Ici, je formule le voeu que l\u2019on répète l\u2019expérience que la coopérative d\u2019habitations de Montréal et bien d\u2019autres coopératives en province ont réalisée.Ils ont procuré un toit à des familles de 9 à 12 enfants, vivant bien souvent dans de sordides taudis et j\u2019ajoute que, aujourd\u2019hui, ils ont conservé leurs maisons.Voilà une politique concrète.Et je suis en mesure de l\u2019affirmer, car je suis l\u2019un de ces propriétaires.Je vous remercie.M.Pierre Rivard, Ahuntsic M.le président, j\u2019appuie la résolution dans tous ses aspects, sauf le numéro 5.Il faut assurer le maximum de sérieux pour toutes les résolutions qui émaneront des Etats généraux.En effet, il me semble que la \u201crevanche des berceaux\u201d est une chose périmée et que, contrairement à l\u2019Inde ou à la Chine, nous n\u2019en sommes pas encore rendus à l\u2019occupation maximale du territoire québécois.Comme cette question relève uniquement des époux, je considère que tous les délégués de la salle doivent appuyer la résolution, mais en indiquant la nuance.Je vous remercie.M.Pierre-Gilles Séguin, J acques-Car tier En relation directe avec la résolution actuelle de la famille et la politique familiale, que j\u2019appuie, et afin de clarifier le terme \u201csécurité sociale,\u201d je me permets d\u2019exprimer ceci.Sous l\u2019aspect philosophique absolu, chaque nouveau-né, s\u2019il vit, ou après une période plus ou moins longue, durant son cycle de vie du début, où il est un malade en puissance jusqu\u2019à sa mort, qui est le dénouement inévitable pour tous, vit trois périodes.Il y a les périodes de préparation, d\u2019activités et de retraite.Cette simple projection est le schéma de l\u2019économie nationale, qui se situe pendant la période productive des habitants de la nation.A chaque stade de la vie, il faut une organisation générale et humaine de la protection réciproque pour le bien national.Ces considérations m\u2019amènent donc à rechercher un organisme général pour l\u2019ensemble des nouveau-nés à des cycles différents.Ceux-ci étant tous de futurs malades à des 176 ASSISES NATIONALES époques variables, il est évident qu il faut prendre les moyennes de soins généraux ou spéciaux à l\u2019échelle numérique des vivants au sein de la nation.Un organisme, comme la sécurité sociale, est appelé tôt ou tard à remplir ces fonctions au sein de toute nation moderne ; les tâtonnements préalables des créations multiples des divers organismes démontreront par eux-mêmes leur inefficacité : les grèves de toute nature, l\u2019instabilité, le mécontentement, la délinquance, le crime, le scandale seront des effets indirects d\u2019un désintéressement de la protection publique et sociale pour la nation.Mme Léon Bouvet, Nicolet J'approuve la résolution.Espérons que les Québécois peuvent comprendre ces besoins et y répondre.Il faut établir une politique familiale qui nous convienne.Pour ceci, il nous faut, le plus tôt possible, recouvrer les pouvoirs de taxation cédés au fédéral lors des derniers conflits mondiaux.Les lois d\u2019inspiration anglophone ne sont pas adéquates pour solutionner les besoins de la famille québécoise, en ce qui concerne la natalité, l\u2019habitation et la culture.Je ne suis pas nataliste à outrance, mais les statistiques officielles démontrent qu'une politique favorisant la natalité s\u2019imposerait, le taux de natalité du Québec étant le plus bas de toutes les provinces.Partage des opinions exprimées sur la famille et la politique familiale \tPour\t%\tContre %\t\tAbst.\t%\tTôt.QUEBEC\t\t\t\t\t\t\t Zone 1\t51\t94\t2\t4\t1\t2\t54 Zone 2\t34\t100\t0\t0\t0\t0\t34 Zone 3\t113\t97\t2\t2\t1\t1\t116 Zone 4\t46\t100\t0\t0\t0\t0\t46 Zone 5\t53\t100\t0\t0\t0\t0\t53 Zone 6\t58\t98\t0\t0\t1\t2\t59 Zone 7\t115\t97\t3\t2\t1\t1\t119 Zone 8\t28\t97\t1\t3\t0\t0\t29 Zone 9\t30\t100\t0\t0\t0\t0\t30 Zone 10\t214\t98\t1\t0\t4\t2\t219 Associations\t96\t95\t4\t4\t1\t1\t101 Total\t838\t97\t13\t2\t9\t1\t860 ONTARIO\t18\t72\t3\t12\t4\t16\t25 ACADIE\t19\t79\t0\t0\t5\t21\t24 OUEST\t\t\t\t\t\t\t Manitoba\t2\t10\t0\t0\t18\t90\t20 Saskatchewan\t10\t91\t1\t9\t0\t0\t11 Alberta\t13\t81\t1\t6\t2\t13\t16 Colombie\t14\t100\t0\t0\t0\t0\t14 Total\t93\t64\t2\t3\t20\t33\t61 Cette résolution est adoptée par les délégués du Québec et de l'Acadie.Le dimanche, 26 novembre 1967, à 16 h 30, sous la présidence de M.René Paré La politique agricole M.Guy Pelletier, Corporation des Ingénieurs Forestiers du Québec Voici le texte du projet de résolution soumis par l\u2019atelier économique : Pour le Québec : Il est résolu que le Québec ait compétence exclusive en matière de législation agricole, et que cette compétence, notamment mais non limitativement, s\u2019étende à l'enseignement, la recherche, les fermes expérimentales, le crédit agricole, les ententes commerciales, l\u2019aménagement régional et le développement agricole.Pour les délégués de l\u2019extérieur du Québec : Il est résolu que le Québec établisse des relations étroites avec les autres provinces dans les domaines de l\u2019enseignement, de la recherche, des ententes commerciales, de l\u2019aménagement et du développement agricole. DÉBATS DE L\u2019ASSEMBLÉE 177 M.Jacques Lucques, Taillon Monsieur le président, je ne veux pas exactement m\u2019opposer à la résolution qui est ici présentée, mais il me semble que le problème primordial de l\u2019agriculture québécoise a été complètement escamoté.Effectivement, ce qui est, à mon avis, primordial, ce n\u2019est pas de trouver de vagues palliatifs pour résoudre le problème, mais plutôt de fournir aux agriculteurs du Québec la possibilité d\u2019accéder au marché national.Aujourd\u2019hui, au Québec, nous dépensons un milliard 500 millions de dollars pour acheter à l\u2019étranger des choses que nous pourrions produire pour les trois quarts.Je vous dis cela, parce qu\u2019à l\u2019intérieur d\u2019une équipe de géo-économistes, nous venons de terminer une étude sur le dépérissement agricole au Québec.Nous en sommes tous arrivés aux mêmes conclusions.Les cultivateurs du Québec ne peuvent pas vendre leurs produits.Nous avons vu dans le comté de La-belle, par exemple, des cultivateurs qui ont perdu chacun jusqu'à 50 000 sacs de pommes de terre, parce qu\u2019on les importe du Nouveau-Brunswick, de l\u2019Idaho et de l\u2019Ile-du-Prince-Edouard.Nous avons remarqué que d\u2019autres gens qui élevaient des animaux de race ne pouvaient pas les vendre, car le marché de gros est actuellement ici entre les mains de la Canada Packers, de la Swift ou Dar-moor.Ces gens-là achètent directement dans l\u2019Ouest, peu importe le prix que les agriculteurs québécois pourraient offrir, même des prix compétitifs.Donc, ce qui importe aujourd\u2019hui, c\u2019est établir des barrières douanières, afin que les cultivateurs québécois puissent produire ce dont la nation a besoin pour s\u2019alimenter.Je m\u2019étonne énormément que les dirigeants des associations de cultivateurs, comme l\u2019U.C.C.de M.Lionel Sorel, préfèrent faire le panégyrique de la Confédération, avec leurs acco-lytes, Laberge, Pépin et Sauvé des autres centrales syndicales, plutôt que de s\u2019occuper du problème véritable de l\u2019agriculture québécoise; c\u2019est un scandale.En effet, voilà le véritable problème; je pense que l'on ne doit pas l\u2019escamoter.La législation est une chose; et le marché national est une autre chose.Merci, monsieur le président.M.Bertrand Boissonneault, Outremont Monsieur le président, il est clair que nous nous acheminons par le truchement de cette résolution et de celles qui l\u2019ont précédée, nous nous acheminons inexorablement, je crois, vers une certaine forme de souveraineté.Ce sera pour le mieux ou ce sera pour le pire.J\u2019ai l\u2019impression que ce sera pour le mieux et j\u2019ai l\u2019intention de voter pour cette résolution comme pour celle qui va suivre sur la monnaie et les banques et les autres qui l'ont précédée.Toutefois, cette résolution a une incidence économique et nous nous devons de ne pas ignorer cette incidence économique, qui peut se résumer dans les mots suivants: un Québec souverain ou un Québec quasi-souverain exige un Québec fort économiquement.Or, un Québec fort économiquement c\u2019est quelque chose qui dépend de chacun de nous; c\u2019est quelque chose aussi qui touche chacun de nous individuellement.Qu\u2019est-ce que cela veut dire?Ça veut dire que chacun de nous, que nous soyons travailleurs agricoles, que nous soyons d'une profession, artisans, ouvriers, fonctionnaires, nous devrons désormais travailler un tout petit peu plus fort.Nous devrons donner un rendement un tout petit peu meilleur.Ça veut dire que, collectivement, nous devrons être au point de vue agricole comme au point de vue de la production industrielle et manufacturière, meilleurs que nos concurrents de l\u2019Ontario.Ça veut dire encore qu\u2019il ne sera plus question pour nous d\u2019être à la fine pointe des conditions de travail, comme celles, par exemple, qui existent dans certains secteurs de la fonction publique, où la semaine de travail est de 28!/2 heures actuellement et de 321/2 heures.Ça veut dire que notre standard de vie pour quelque temps, pour quelques années, sera peut-être 5, 6 ou 7% plus bas que ce que nous voudrions.Que monsieur LTntel, oui se promène dans une voiture Cadillac devra peut-être se contenter d\u2019une Oldsmobile. 178 ASSISES NATIONALES M.U bald Pilon, Rouville Monsieur le président, avec 35 ans d\u2019expérience en agriculture, dont huit en recherches, je suis d\u2019accord avec le projet de résolution tel que présenté, sauf sur certains points.Le premier, je n\u2019en parlerai pas, parce que quelqu\u2019un en a déjà parlé, à savoir, les marchés.Le second, c\u2019est celui de la recherche agricole.J\u2019aimerais souligner deux faits à ce sujet.Premièrement, que la recherche agricole coûte excessivement cher; évidemment cela prend un personnel assez nombreux et qualifié, deux choses qui sont assez limitées chez-nous, au Québec.Me basant sur cet état de choses, je crois préférable de laisser à Ottawa la recherche fondamentale en agriculture, car centralisés sous une même direction, les coûts seraient d\u2019autant diminués et les rendements, aussi bien quantitatifs que qualitatifs, en seraient sûrement augmentés.Par contre, le Québec devrait pouvoir prendre à sa charge et devrait s\u2019occuper de la recherche appliquée.J\u2019entends par là, celle d\u2019application immédiate pour les cultivateurs; c\u2019est celle-là même qui serait d\u2019ailleurs la plus utile.Ces travaux de recherche que l\u2019on pourrait entreprendre pourraient être plus facilement adaptés à nos besoins réels et immédiats, et Dieu sait qu\u2019ils sont nombreux.Pourtant, il s\u2019en fait très peu de valables présentement chez nous.Ne vaut-il pas mieux, même au prix d\u2019un compromis mineur, à mon avis, s\u2019assurer ainsi un succès réel avec deux paliers de recherches que d\u2019aller vers un échec très probable en voulant trop embrasser, fut-ce même la belle Province ! M.Tean-Tacques Boisvert, Université de Sherbrooke Monsieur le président, j\u2019aimerais insister sur un point qui me paraît fondamental.Les meilleures terres au Québec se trouvent dans la plaine du Saint-Laurent.Or, la plaine du Saint-Laurent n\u2019est pas immense; ce ne sont pas les prairies canadiennes ou américaines.En conséquence, il y a un phénomène, actuellement, qui apparaît et qui est excessivement dangereux pour l\u2019avenir : c\u2019est le problème de la spéculation foncière.Actuel- lement, dans la plaine du Saint-Laurent, et en particulier dans la région de Montréal, une grande partie des terres, qui sont les meilleures que possède la Province à tous points de vue, sont sous l\u2019emprise de spéculateurs.Il arrive que même des cultivateurs s\u2019empressent de vendre ces bonnes terres, pour l\u2019appât que l\u2019on met sous leurs yeux.Le problème est le suivant : la chose continue, on se réveillera d\u2019ici 10 ou 15 ans, avec seulement des terres qui seront plus ou moins bonnes et on sera obligé d\u2019acheter, déjà on le fait, mais on sera de plus en plus obligé d\u2019acheter la plus grande partie de notre alimentation.Evidemment, je considère que c\u2019est un problème qui est excessivement grave et le Québec doit faire en sorte de contrôler, et ce, le plus rapidement possible, les spéculations foncières pour que les meilleures terres agricoles restent aux cultivateurs, pour que l\u2019on puisse se nourrir soi-même, comme on l\u2019a dit tout à l\u2019heure.Mme Georgette Caza, Huntingdon C\u2019est une simple remarque et même une protestation que je fais, à titre de simple membre des Cercles des Fermières.Si on accordait au cultivateur, à l\u2019agriculteur, au fermier ou à l\u2019habitant si vous le préférez, la place qu'il doit obtenir dans les besoins de la province, tout changerait.Il est la nécessité primordiale puisqu\u2019il est là pour jouer le rôle de nourricier, pour ainsi dire, de la province.Je crois que le problème de nos gouvernements serait moins grave au point de vue surpopulation des villes et puis nos jeunes resteraient plus sur nos terres et ils sauraient mieux comprendre aussi la chose la plus importante : \u201cVivre pour pouvoir étudier et mieux se gouverner.\u201d M.Paul Boudrias, Association des Jardiniers-maraîchers Merci, monsieur le président.Nous ne sommes pas complètement d\u2019accord avec la résolution sur l\u2019agriculture.Nous avons quelque chose à ajouter, nous, de l\u2019Association des Jardiniers-maraîchers de la région de Montréal.Nous aimerions que le DÉBATS DE L'ASSEMBLÉE 179 contrôle des importations en fruits et légumes soit fait par le Québec, qu\u2019un office soit créé au Québec le plus vite possible.Oui, on devrait établir le contrôle des importations par le Québec des fruits et légumes, en période de production.Souvent, nous produisons et nous devons détruire nos légumes, parce que l\u2019importation des fruits et légumes est laissée au bon plaisir des importateurs.Exemple : les patates.L\u2019an dernier, Québec et Ottawa ont payé une prime pour les faire détruire, en même temps qu\u2019au Québec, on importait des patates de Californie, à $7.00, $7.50 et $8.00 les cent livres.La même chose pour les producteurs de dindes et d\u2019oeufs.Un contrôle s\u2019impose et Ottawa est complètement inefficace en ce domaine.Nous avons tout fait : nous n\u2019avons rien ménagé et nous n\u2019obtenons rien d\u2019eux.Tout leur est dicté par Washington.Québec doit prendre ses responsabilités dans ce domaine.Depuis plusieurs années, notre Acsociation des jardiniers-maraîchers de la Région de Montréal demande la traduction simidtanée au Conseil national d\u2019horticulture à Ottawa et nous n\u2019avons pas encore pu l'obtenir.Nous n\u2019avons aucune nouvelle et il y a quatre ans que nous le demandons.On nous écrit en français .M.Jean-Paul Corriveau, Joliette Monsieur le président, je crois qu\u2019il est temps que l'ingérence du Fédéral cesse dans nos affaires, surtout en ce qui a trait aux importations par ententes commerciales.Les paiements de péréquation jouent contre nous et ceci demeure vrai tant et aussi longtemps que les impôts seront perçus par Ottawa et que les ententes commerciales seront faites sur le dos du cultivateur québécois.Je demande à toute l'assemblée de voter en bloc en faveur de la proposition qui a été rédigée par des cultivateurs.Nous avons demandé que les ententes commerciales soient contrôlées par Québec.Nous nous sommes fiés aux légistes et aux législateurs en ce qui a trait à la constitution, mais quand on parlera d\u2019agriculture, je demanderais qu\u2019on nous donne notre chance.Je ne sais pas où nous irons avec la présente résolution, mais une chose est certaine, c\u2019est que ça ne sera pas pire que ce l'est en ce moment, parce qu\u2019avec un revenu moyen de $1 200.par tête, il y a très peu de cultivateurs qui ont des Cadillac; on en voit plus chez les avocats ! M.Denis Gervais, Laviolette Monsieur le président, j\u2019appuie cette résolution, premièrement, parce que notre agriculture a toujours été en infériorité par rapport aux autres provinces.Deuxièmement, parce que notre gouvernement provincial remettait et laissait la responsabilité au gouvernement central, qui prenait l\u2019intérêt de la majorité de ceux qui composent ce gouvernement anglophone.Or, avec cette résolution, notre association professionnelle saura que cette responsabilité dépend des nôtres qui dirigeront le nouvel Etat du Québec.Je vais vous donner deux exemples pour démontrer pourquoi notre agriculture au Québec est inférieure sur deux points de vue.Celui qui fait du lard est payé .01 meilleur marché sur le marché de Montréal qu\u2019à Toronto, quand c\u2019est la province de Québec et le marché de Montréal qui consomment le plus de lard.Deuxièmement, le Fédéral a créé un \u201cpool\u201d du grain et défend aux provinces d\u2019aller acheter le grain chez les cultivateurs de l\u2019Ouest, qu\u2019eux ne peuvent pas nous vendre; par le fait même, il nous coûte $1.00 de plus les cent livres.M.René Dubuc, Laprairie Monsieur le président permettez-moi de demander à tous les participants de cette Assemblée d\u2019appuyer fortement la résolution.Mes prédécesseurs ici, cultivateurs, ont développé certains points.J'attirerai l\u2019attention sur le fait que notre agriculture québécoise est organisée surtout en vue d\u2019une industrie, l\u2019industrie laitière.Les producteurs du Québec souffrent énormément de l\u2019attitude du gouvernement fédéral, de son inertie et de sa politique inadaptée.Les cultivateurs du Québec sont obligés, pour faire entendre leurs voix, cl\u2019organiser des marches, d'obliger de pauvres gens qui gagnent à peine 180 ASSISES NATIONALES $1 500.à $1 800, par année, de la Gas-pésie, de Chicoutimi, du Lac Saint-Jean, de partout, de faire des marches sur Québec, pour que leurs voix soient entendues.Je crois que l'on doit appuyer la résolution, fermement, afin que les cultivateurs québécois aient au moins un espoir.Actuellement, on se pose la question : où sera la relève de demain ?C\u2019est le problème crucial dans nos campagnes.Je le souligne ici, le problème est très grave.Nos jeunes ne veulent plus de la terre, parce qu\u2019elle n\u2019a pas la parité de revenus avec les autres classes de la société; et que sera demain la nation si elle n\u2019a pas la terre pour subvenir à ses besoins ?La terre doit assurer la survie de la race cana-dienne-française.L\u2019agriculture du Québec est dans une impasse.Toutes les classes de la société doivent faire tout en leur possible pour la rendre plus prospère.M.Yvon Brisson, Notre-Dame-de-Grâce Monsieur le président, je désire appuyer cette résolution, mais tout de même je me pose une question.Pourquoi dans la résolution a-t-on omis complètement nos forêts canadiennes ?On sait que, par le truchement des impôts fédéraux, le fédéral s\u2019empare de plus d\u2019argent rapporté par nos forêts québécoises que le gouvernement du Québec lui-même.Je me demande donc pourquoi il n\u2019y aurait pas un complément à cette résolution-là qui parlerait des forêts québécoises.M.Hughes Poulin, St-Laurent Monsieur le président, j\u2019appuie entièrement la proposition.Je pense qu\u2019il est important que les gens sachent que sur les subventions agricoles accordées par le gouvernement fédéral, seulement depuis les années 50 à 61, il y a une véritable discrimination.Les chiffres varient entre 40 et 85 millions de dollars entre le Québec et les agriculteurs du reste du Canada.Partage des opinions exprimées sur la politique agricole \tPour\t%\tContre %\t\tAbst.\t%\tTôt.QUEBEC\t\t\t\t\t\t\t Zone 1\t53\t96\t2\t4\t0\t0\t55 Zone 2\t38\t100\t0\t0\t0\t0\t38 Zone 3\t110\t98\t2\t2\t0\t0\t112 Zone 4\t46\t100\t0\t0\t0\t0\t46 Zone 5\t49\t98\t1\t2\t0\t0\t50 Zone 6\t63\t100\t0\t0\t0\t0\t63 Zone 7\t119\t99\t1\t1\t0\t0\t120 Zone 8\t24\t100\t0\t0\t0\t0\t24 Zone 9\t30\t100\t0\t0\t0\t0\t30 Zone 10\t225\t99\t1\t0\t2\t1\t228 Associations\t94\t95\t3\t3\t2\t2\t99 Total\t851\t98\t10\t1\t4\t1\t865 ONTARIO\t19\t82\t2\t9\t2\t9\t23 ACADIE\t20\t69\t3\t10\t6\t21\t29 OUEST\t\t\t\t\t\t\t Manitoba\t2\t10\t0\t0\t17\t90\t19 Saskatchewan\t10\t77\t1\t8\t2\t15\t13 Alberta\t14\t78\t1\t5\t3\t17\t18 Colombie\t9\t75\t0\t0\t3\t25\t12 Total\t35\t57\t2\t3\t25\t40\t62 Cette résolution est adoptée par les délégués du Québec, de l'Ontario et de l'Acadie.Les relations internationales M.Pierre-André Julien, Trois-Rivières Monsieur le président, voici le projet de résolution émanant de l\u2019atelier politique : A \u2014 Pour le Québec Il est résolu que : Le Québec doit assumer lui-même la conduite de ses relations avec les pays étrangers et ce, dans tous les domaines.En particulier : a) il doit pouvoir négocier et conclure seul les traités dans tous les domaines et les mettre lui-même en oeuvre; DÉBATS DE L\u2019ASSEMBLÉE 181 b)\til doit pouvoir adhérer, en tant que membre de plein droit, à toute organisation ou association internationales; c)\til doit pouvoir entretenir des relations diplomatiques et consulaires bilatérales ou multilatérales avec tout Etat étranger; d)\til doit avoir la pleine maîtrise de sa politique étrangère et de sa politique de défense; B \u2014 Les Canadiens-Français établis hors du Quebec respectent 1 option adoptée par les Etats généraux sur les relations internationales futures du Québec.Dans l\u2019éventualité où cette option deviendrait une réalité, voici ce que les Canadiens-Français établis hors du Québec exigent en matière de relations internationales: 1.\tque les gouvernements des provinces où habitent des citoyens francophones se prévalent de l\u2019accord-cadre conclu entre le Canada et la France en matière culturelle et de tout autre accord du même genre que le Canada pourrait signer avec tout pays et Etat francophones; 2.\tque le Québec prenne les mesures appropriées pour que les provinces canadiennes accordent à leurs citoyens francophones un traitement égal au traitement accordé par le Québec à sa minorité anglophone.M.Pierre Patenaude, St-Laurent Voici, il n\u2019y a aucune hésitation à avoir sur ce projet parce qu'actuelle-ment, nous sommes devant un dilemme constant.En effet, vous savez certainement que les relations internationales et les traités doivent être conclus par le gouvernement fédéral.Cependant, pour être mis en oeuvre ici dans les provinces, il faut l\u2019autorisation des provinces.Cela entraîne deux solutions : la première, c\u2019est qu\u2019ordinairement le fédéral passe des traités par exemple sur le salaire minimum et les provinces ne les reconnaissent pas; ce qui fait que le pays (je dis le mot pays, mais je ne l\u2019aime pas), mais le pays, le Canada perd la face devant les autres nations.Deuxièmement, très souvent les provinces ou les Etats comme le Québec voudraient passer certaines ententes internationales pour s\u2019épanouir et ne le peuvent pas, parce que le gouvernement fédéral qui est dirigé par une majorité anglo-saxonne, le refuse presque constamment.Nous sommes donc devant un dilemme: ce que nous voulons, nous ne pouvons l'avoir, et ce que nous ne voulons pas, le fédéral le passe.C\u2019est un peu l\u2019histoire de notre pays depuis toujours.M.René Dupuis, Limoilou Monsieur le président, je demande à tous les délégués de voter pour cette résolution.Etant donné que les Nations-Unies ont reconnu que tous les peuples ont droit à leur li- bre détermination et qu\u2019en vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et poursuivent librement leur développement économique, social et culturel, je demanderais qu\u2019on ajoute ceci en plus à la résolution : que rapport soit fait à l\u2019O.N.U.de notre volonté d\u2019autodétermination tel qu\u2019exprimé par les Etats généraux du Canada français.Je vous remercie.M.Georges Adam, Jean-Talon J\u2019invite les délégués, monsieur le président, à se prononcer cent pour cent en faveur de la présente résolution et, étant donné la relation très étroite qui existe entre l\u2019immigration et les relations internationales, je me permets de la compléter en vous faisant part de certaines recommandations qui concernent plutôt l\u2019immigration.Je crois que ça fera plaisir à nos confrères des minorités des autres provinces.Donc, je recommande que le gouvernement nomme dans certains pays francophones un conseiller en immigration et adopte au plus tôt une loi établissant le ministère de l\u2019immigration qui coordonnerait les recherches et les initiatives amorcées dans plusieurs ministères concernant les immigrants et la migration.Ensuite que le système scolaire et l\u2019éducation permanente favorisent dès leur arrivée l\u2019intégration des immigrants et leurs familles au groupe ethnique canadien-français par une meilleure connaissance de 182 ASSISES NATIONALES notre langue, de notre culture, de nos coutumes, de notre histoire, de nos institutions politiques et économiques, ainsi que des codes régissant le travail.Que le gouvernement lance une campagne d\u2019information populaire pour convaincre nos Québécois que l'immigrant bien recruté est un actif et nous incite à accueillir avec bienveillance les familles d\u2019immigrants en les intégrant dans nos groupes d\u2019amis et dans nos organisations communautaires.Que le gouvernement accorde immédiatement le budget nécessaire pour accélérer les études commencées, afin de relever et d\u2019analyser l\u2019information statistique sur l\u2019immigration, l\u2019émigration, les prévisions démographiques estimées d\u2019après nos besoins, le nombre et la qualité des immigrants que le Québec pourra absorber durant les prochaines années en vue d\u2019élaborer scientifiquement une politique rationnelle d\u2019immigration.M.Jacques Lucques, Taillon Monsieur le président, j\u2019appuie la présente résolution sur les relations internationales.Je demande à toute l\u2019assemblée de soutenir unanimement une telle résolution qui, je pense, est extrêmement importante pour l\u2019avenir de la nation québécoise, je pense qu\u2019il est inconcevable qu\u2019un Etat étranger engage, par des traités et des alliances, le peuple québécois dans des actions que celui-ci n\u2019approuve pas.je pense en particulier à l\u2019action des délégués du Canada à l\u2019O.N.U., qui s\u2019opposent très souvent pour favoriser leurs complices britanniques ou américains, à l\u2019indépendance de peuples comme celui de Porto-Rico, comme celui de la fédération de l\u2019Arabie du Sud, organisation fédérative formée par les Anglais et qui, comme nous l\u2019avons vu, s\u2019est écroulée très récemment, je demande également aux gens qui sont présents de considérer les récentes accusations qui ont été portées par le roi du Cambodge contre les activités des délégués canadiens à la Commission internationale sur le Vietnam.Les délégués canadiens étaient des espions des Américains officiellement, je crois également qu\u2019il est important pour le gouvernement du Québec et le peuple québécois de savoir si on doit dépenser l\u2019argent de nos taxes et de nos impôts à fournir des contre-torpilleurs au Pakistan, construire des bases de missiles pour satisfaire aux intérêts de l'O.T.A.N.plutôt que de satisfaire nos propres intérêts.Merci, monsieur le président.M.G.V.Bourbonnais, Jacques-Cartier Monsieur le président.Un délégué de l\u2019Ouest, tantôt, s\u2019est objecté à ce que nous parlions des Canadiens-Français d\u2019outre-frontière, je parlais de la frontière entre l\u2019unilinguisme officiel et le bilinguisme à sens unique.je désire terminer mon intervention en affirmant, en appuyant plus fortement la présente proposition.Pour obtenir une reconnaissance officielle à l\u2019ONU, j\u2019affirme que nous devons poser le principe reconnu dans une affaire militaire, principe qui a été subi et vécu par Napoléon, la concentration des forces pour gagner la victoire finale.Québec, c\u2019est ie territoire, Québec, c\u2019est la patrie.A vous de l\u2019Est à l\u2019Ouest, du Nord au Sud, de venir nous aider d\u2019abord et de revenir ensuite.Pour quand ?Si, à la suite de ces délibérations, nos gouvernements n\u2019agissent pas d\u2019ici un an, dans le sens positif des propositions officielles et officieuses de cette assemblée, je suggère que nous nous réunissions de nouveau pour créer l\u2019assemblée constituante et déclarer à l\u2019ONU la souveraineté du Québec, dans la coopération internationale, à commencer par le reste du Canada si possible.M.Claude Lalande, Deux-Montagnes Monsieur le président, j\u2019approuve dans son entier la présente résolution.Si nous formons une nation, nous en formons une et cela, je pense, est évident, nous avons non seulement le droit, mais le devoir d\u2019être une nation de premier ordre.Et pour moi, une nation de premier ordre, c\u2019est au moins une nation qui est reconnue officiellement sur le plan international.Pour ce faire, nous devons tout tenter pour nous élever au rang des autres nations.Former une nation implique de graves devoirs.Nous ne pouvons logiquement nous DÉBATS DE L'ASSEMBLÉE 183 proclamer une nation et refuser de nous hisser aux rangs des autres nations normales.Or, posséder le contrôle de sa diplomatie, avoir un siège à l'ONU, participer aux plans d\u2019entraide internationaux, sont autant de voies normales par lesquelles le Québec manifestera sa présence sur le plan international et ainsi, se fera reconnaître comme une nation moderne, vivante, normale.M.Jean-Jacques Leroux, Lafontaine Je veux parler en faveur de cette résolution.Ce grand rassemblement historique des Canadiens-Français est l\u2019expression même de la souveraineté populaire.Ce grand jour est enfin arrivé ! Ce grand jour de l\u2019histoire que l\u2019on attendait avec impatience depuis quatre ans.Que de luttes, de recommencements, de remis et de pas en avant ont dû connaître et soutenir les Etats généraux pour mener à bien ces présentes Assises nationales ! Le temps des paroles et des pensées est terminé à jamais.Il nous faut passer maintenant à celui des actes et des oeuvres.Soyons toujours, chers compatriotes québécois, unis dans la pensée et diversifiés dans l\u2019action, afin de prendre le chemin qui nous mène vers notre liberté économique, sociale, culturelle et politique.Souvenons-nous du jour de la leçon historique que nous ont laissée nos frères de France.M.Lionel Duguay, Nicolet Merci, monsieur le président.Je parle en faveur des relations internationales.J\u2019approuve d\u2019emblée cette résolution et je veux y apporter mon témoignage en y fournissant certains faits dont nous avons tous été témoins cette année.L\u2019Expo universelle de Montréal a attiré des chefs d\u2019Etat de divers continents et nous, du Québec, nous étions fiers de recevoir ces représentants, sans discrimination de couleur, de race, de nationalité ou autres.Or, voilà que nous avons reçu avec beaucoup plus de chaleur notre grand cousin de France, de son petit nom Charles, qui décida de voyager de villes en villages.Cette réception trop chaleureuse a déplu à certains individus d\u2019Ottawa qui, ayant autorité dans ce domaine international, ont proclamé cette visite comme \u201cnon-recevable\u201d (Pardon, je me suis trompé, je parlais en anglais).Est-ce qu\u2019il nous faut au Québec, chez nous, suivant les normes d\u2019Ottawa, accueillir froidement nos amis, les applaudir en silence, se cacher ou encore les laisser passer devant des cordons de policiers vus d\u2019arrière.Ce serait royalement gracieux! M.René Morin Monsieur le président, mesdames et messieurs, je voudrais surtout demander aux Canadiens-Français d\u2019outre-frontière de faire preuve d\u2019un esprit d\u2019union, cet après-midi, dans cette résolution.D\u2019ailleurs, ils l\u2019ont prouvé, ils commencent à comprendre qu\u2019un Québec libre pourra les aider beaucoup plus qu\u2019un Québec provincial.Il faut que vous regardiez la proposition.Il y a une partie qui sous-entend, bien entendu, l\u2019indépendance du Québec.La deuxième partie, elle est faite justement au cas où le Québec deviendrait indépendant.Nous prévoyons déjà de protéger les minorités.Lorsque le Québec sera indépendant, à l\u2019ONU, nous pourrons protéger beaucoup plus les minorités que nous ne pouvons le faire maintenant, dans un Etat colonial comme nous sommes.Je voudrais personnellement féliciter les organisateurs de cette magnifique assemblée des Etats généraux.Monsieur le président, le seul fait de voter le droit à l\u2019autodétermination nous donne fatalement, parmi les choix que nous devons prendre, le droit à l\u2019indépendance et ça c\u2019est absolument prévu dans la Charte des Nations unies.Alors, je voudrais demander ici, comme un voeu, que nous fassions pression sur le gouvernement.M.Jean-Louis Lebel, Alberta Monsieur le président, puisque je vais exprimer une opinion qui va à l\u2019encontre de celle d\u2019un grand nombre des personnes ici présentes, je me sens comme Daniel dans la fosse aux lions.J\u2019espère toutefois que vous 184 ASSISES NATIONALES aurez la délicatesse de respecter cette opinion.Je voudrais, tout d\u2019abord, vous assurer que les délégués de l\u2019extérieur sont conscients et peut-être plus conscients que beaucoup de nos frères québécois des difficultés qui se posent pour assurer la survivance de notre langue maternelle, de notre culture française et de nos traditions.Que les Canadiens-Français aient des revendications justes dans plusieurs domaines, y inclus celui dont nous parlons maintenant, d\u2019accord.Que les Canadiens-Français prennent les mesures nécessaires pour assurer non seulement la survie, mais l\u2019épanouissement de notre langue et de notre culture, d\u2019accord.Mais, monsieur le président, nous regrettons qu\u2019en voulant atteindre cette fin, les Etats généraux adoptent des résolutions comme celle que nous discutons en ce moment, qui enlèverait toute compétence au gouvernement fédéral dans des domaines qui affectent le bien-être du Canada.Partage des opinions exprimées sur les relations internationales \tPour\t%\tContre %\t\tAbst.\t.%\tTôt QUEBEC\t\t\t\t\t\t\t Zone 1\t48\t91\t5\t9\t0\t0\t53 Zone 2\t38\t97\t0\t0\tî\t3\t39 Zone 3\t100\t90\t10\t9\t1\t1\t111 Zone 4\t41\t93\t1\t2\t2\t5\t44 Zone 5\t48\t94\t0\t0\t3\t6\t51 Zone 6\t62\t100\t0\t0\t0\t0\t62 Zone 7\t109\t91\t7\t6\t4\t3\t120 Zone 8\t28\t100\t0\t0\t0\t0\t28 Zore 9\t27\t90\t1\t3\t2\t7\t30 Zone 10\t216\t95\t6\t3\t5\t2\t227 Associations\t87\t87\t12\t12\t1\t1\t100 Total\t804\t93\t42\t5\t19\t2\t865 ONTARIO\t16\t73\t4\t18\t2\t9\t22 ACADIE\t14\t64\t5\t23\t3\t13\t22 OUEST\t\t\t\t\t\t\t Manitoba\t2\t10\t0\t0\t17\t90\t19 Saskatchewan\t4\t29\t8\t57\t2\t14\t14 Alberta\t6\t33\t1 1\t61\t1\t6\t18 Colombie\t13\t100\t0\t0\t0\t0\t13 Total\t25\t39\t19\t30\t20\t31\t64 Cette résoluti\ton est\tadoptée\t\tpar\tles\tdélégués\t du Québec et de l'Ontario.La monnaie et la banque Voici le texte du projet de résolution proposé par l\u2019atelier économique : Pour le Québec : 1.\tle Québec doit créer la Banque du Québec, qui exercera un contrôle sur les institutions financières du Québec reliées aux fonctions bancaires et para-bancaires; 2.\tla Banque du Québec participe avec la Banque du Canada à l\u2019élaboration de la politique monétaire.Pour les délégués hors du Québec : 1.\tle Conseil d\u2019Administration de la Banque du Canada soit composé en majorité d\u2019administrateurs nommés par les provinces.2.\tIl est résolu que l\u2019on étudie la possibilité que la Banque du Canada soit structurée comme le \u201cFederal Reserve System\u201d des Etats-Unis, avec des régionales proposées au développement économique des grandes régions canadiennes, la direction régionale étant assurée par une majorité régionale.Mlle Suzanne Larocque, Laurier Monsieur le président, je voterai contre cette résolution.La politique monétaire est un instrument très employé par les gouvernements modernes.Elle s\u2019est souvent avérée aussi efficace que la politique fiscale pour la stabilisation générale de l\u2019économie d\u2019un pays.Il est donc nécessaire et indispensable que le Québec, en tant qu\u2019Etat, soit le seul responsable de sa politique monétaire.Si, par DÉBATS DE L\u2019ASSEMBLÉE 185 la suite, la population québécoise manifeste le désir que la politique monétaire d\u2019un autre pays quel qu\u2019il soit, soit coordonnée avec la sienne, il appartiendra au gouvernement du Québec par l'intermédiaire de la Banque du Québec de négocier les modalités de cette coordination.Le Québec pourrait même s\u2019il le désirait céder une partie de ses pouvoirs en matière de politique monétaire à un organisme supra-national.Il s\u2019agirait là d'une délégation de pouvoirs souverains.Le pouvoir de politique monétaire demeure théoriquement entre les mains du Québec qui en aurait cédé volontairement l\u2019exercice à un organisme quelconque.C\u2019est très différent, monsieur le président, de ce que contient la résolution sur la table.Selon les conseillers de l\u2019atelier économique, ladite résolution suppose que la Banque du Canada élabore une politique monétaire et que, en cours d\u2019élaboration, la Banque du Québec puisse intervenir, cette intervention pouvant même se limiter à un simple pouvoir consultatif.C\u2019est pourquoi je crois qu\u2019il est très important de rejeter la résolution qui reconnaît la souveraineté d\u2019un gouvernement étranger en matière de politique monétaire au Québec, tout en concédant au gouvernement du Québec un certain rôle beaucoup trop flou et imprécis dans la détermination de cette politique monétaire.Il s\u2019agit simplement pour nous d\u2019obtenir la compétence constitutionnelle en matière de politique monétaire.M.Lucien Venne, Mercier Monsieur le président, j\u2019ai fait partie des comités de la monnaie et de la banque.Je demande à tous les délégués de voter contre cette proposition; et je me permets de leur suggérer de la remplacer par la suivante; 1° le gouvernement du Québec doit créer la Banque du Québec et accorder, selon la loi, des chartes pour incorporer d\u2019autres banques privées au Québec; 2° que la Banque du Québec ne participe pas avec la Banque du Canada à la politique monétaire, mais que le Québec soit seul à s\u2019occuper des banques dans l\u2019Etat du Québec.La monnaie étant le premier facteur économique, nous ne pouvons pas exister et vivre selon nos aspira- tions dans un Québec fort, dans un Québec libre sans cela; autrement la banque du Québec ne serait qu\u2019une succursale de la Banque du Canada.M.Lucien Deschamps, Bourget J\u2019approuve la résolution, monsieur le président, à la condition qu\u2019on soit toujours en coopération avec le gouvernement central.Il faut admettre qu'on fait encore partie du Canada.Je me demande quand on fait prendre le vote dans les autres provinces, comment est-ce qu\u2019ils vont voter là-dessus?Alors, mesdames et messieurs, c\u2019est la seule restriction que je voulais amener.M.Jacques Guay, Gouin Monsieur le président; je suis contre cette résolution pour la bonne raison que le Québec seul est en mesure de bien s\u2019occuper lui-même de ses propres affaires.M.Guy Vaillancourt, Argenteuil Monsieur le président, amis délégués des Etats généraux, je voterai contre ce qui nous est proposé et je vous invite à faire de même.Voici deux raisons: la masse monétaire dans le système proposé est sous le contrôle de la Banque du Canada.L\u2019expansion ou la restriction du crédit est sous le contrôle de la Banque du Canada.Voici en pratique ce qui peut arriver; si Québec vote une loi à l\u2019effet de créer un fonds industriel, disons de 100 millions, ceci va augmenter le crédit des industries; par hasard et au même moment, la Banque du Canada décide de restreindre le crédit, qu\u2019arrivera-t-il?Le Québec devra s\u2019incliner et, comme toujours, aller quémander à Ottawa et s\u2019amender.Voici ce que je propose ; d\u2019annuler les trois articles existants et les remplacer par celui-ci et je cite ; le Québec dicte à la Banque du Canada sa politique bancaire sur son territoire et le cas échéant, crée sa propre banque et monnaie.Merci.M.Georges Caron, Louis-Hébert Au risque de jeter une douche froide sur l'enthousiasme des délégués, je leur demande d\u2019approuver la résolution telle que dictée.Je reconnais que l\u2019article 3, présentement ne correspond pas à mes opinions.Cependant, 186 ASSISES NATIONALES vu qu\u2019il est impossible de refaire cette résolution-là, nous sommes obligés d\u2019accepter cette situation boiteuse.Cependant, il est bon de rappeler aux délégués que, même si demain, nous avons la souveraineté du Québec, nous aurons en commun une dette obligataire de 8 milliards sur laquelle il n\u2019y a aucun actif, un résidu de dette de guerre.Nous aurons à équilibrer une balance commerciale.Je crois qu'il se fait une étude présentement au gouvernement du Québec qui va nous dire quelle est la balance commerciale du Québec avec le Canada et l\u2019étranger.Il est nécessaire, si on veut même arriver à la souveraineté d\u2019assurer la stabilité de la devise qui a cours au Québec.Si la balance commerciale est trop déficitaire, il faudra coopérer et même forcer notre co-partenaire à nous aider à établir l\u2019équilibre de cette monnaie.C\u2019est essentiel, ye vous demande de faire confiance à des spécialistes qui ont agi avec une très grande sincérité lorsqu\u2019ils ont écrit cela.Et l\u2019article 2 mentionne bien que la Banque du Québec travaillera en coopération avec la Banque du Canada.On n\u2019a pas dit que l\u2019une des deux serait subordonnée à l\u2019autre.M.Jacques Lucques, Taillon Je regrette, monsieur le président, de ne pas faire confiance aux spécialistes qui ont collaboré à cette résolution sur la monnaie et sur la banque et je pense que l\u2019article no 2, spécialement, est tout à fait incompatible avec ce qu\u2019on peut appeler la souveraineté.Un Québec souverain doit lui-même décider si sa banque va participer avec d\u2019autres pays à des accords ou à des arrangements quelconques.D\u2019autre part, je pense qu\u2019il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs, l\u2019indépendance cl\u2019abord, l\u2019interdépendance ensuite, s\u2019il y a lieu et si ça fait notre affaire.Donc, je demande à tous les délégués ici de voter contre cette résolution sur la monnaie et sur la banque.M.Michel David, Fédération des Etudiants-Maîtres Comme vous le savez, on n\u2019a pas attendu les Etats généraux pour penser en fonction de l\u2019an 2,000.Monsieur le président, je vais aller dans le même sens que les délégués précédents.J'invite l\u2019assemblée à voter contre cette proposition: 1° parce qu\u2019elle est ambiguë; 2° parce qu\u2019elle est peureuse; et 3° parce qu\u2019elle est dangereuse.Elle n\u2019inclut le Québec ni dans un système constitutionnel ni dans un système souverainiste, dans aucun système.La première proposition: si nous étions dans une confédération, le terme relié serait très ambigu.L\u2019article 2 qui pouvait sous-entendre l\u2019indépendance ou une confédération, je me demande le terme \u201cparticiper\u201d ne précise pas dans quelle mesure.L\u2019article 3: je trouve que cet article s\u2019inscrit dans l\u2019indépendance du Québec, alors si jamais on s\u2019occupe des nominations à la Banque du Canada, ce sera de l\u2019ingérence étrangère, puisque le Canada, ce ne sera pas notre patrie.M.Paul Sabourin, Saguenay Monsieur le président, je vais demander à l\u2019assemblée de voter contre cette proposition.Si nous optons au point de vue international pour la pleine souveraineté, il serait ridicule qu\u2019au point de vue bancaire, nous la restreignions.Ça ne veut pas dire que je suis pour le marasme au point de vue économique, mais dans les autres provinces du Canada et à Ottawa, on a autant intérêt à collaborer à la suite de la souveraineté du Québec avec la Banque du Québec pour rencontrer nos obligations.Cette chose-là pourra se faire par la suite par pouvoirs délégués, mais en respectant la souveraineté du Québec qui doit s'occuper de ses affaires du début à la fin et choisir avec qui il doit collaborer par la suite au point de vue financier, bancaire ou autre.M.Pierre Patenaude, Saint-Laurent Je pense que pour tout ce que madame Larocque a dit au début, dans la première intervention, il faut nécessairement rejeter cette proposition.M.Guy Pelletier, Corporation des Ingénieurs forestiers Monsieur le président, je crois, et j\u2019emploie les mêmes termes que M.Caron tout à l\u2019heure, je crois que je jette un peu une douche froide sur DÉBATS DE L\u2019ASSEMBLÉE 187 l'assistance.Je pense tout de même que les délégués devraient approuver cette résolution avec la nuance suivante, à savoir, peut-être : de rejeter le point no 3.Je voudrais donner une seule raison à savoir que, si nous devenons indépendants, ce que je souhaite, il nous faudra, cependant, continuer de faire des échanges internationaux.Or, la seule garantie que nous pourrons donner pour faire des négociations sera la valeur de notre monnaie qui, actuellement, est le dollar reconnu internationalement.Donc, je ne crois pas que nous devrions rejeter cette résolution, même si on a peur, car il me semble très impossible, qu\u2019en vertu de l\u2019article no 1, le gouvernement ou la Banque du Canada nous dicte notre conduite en matière bancaire et para-bancaire.M.Pierre Courcelles, Deux-Montagnes Monsieur le président, les études que nous avons faites avaient pour but de nous faire prendre conscience jusqu\u2019à quel point le Québec est présentement limité et cela, principalement, dans les matières économiques.Or, nous nous entendons tous, non pas pour quémander des pouvoirs économiques, mais pour se les donner par voix législative québécoise.Or, à l\u2019heure présente, de multiples intermédiaires décident de notre avenir économique; ils feignent de le préparer.En définitive, dans tous ces débats d\u2019ordre économique, c\u2019est de notre sécurité collective dont il est question.Donc, s\u2019il est vrai que l\u2019économie est le moteur de toute une société, je ne vois pas comment on pourrait laisser à Ottawa la gérance de nos affaires, de notre crédit.Je ne vois pas, non plus, comment on pourrait créer une Banque du Québec en laissant place à une banque canadienne de laquelle nous serions tributaires.Il convient donc de créer une banque québécoise purement et simplement pour qu\u2019enfin, nous ayons le droit à la croissance économique, en faisant servir notre épargne à des fins québécoises.Je vois fort bien une collaboration transitoire avec la Banque du Canada, mais après cette transition, nous nous gérerons nous-mêmes et pour cette raison, monsieur le président, je m\u2019opposerai à cette proposition et je demande qu\u2019on la reformule.M.M.J.Lefranc-Mercier, Bourget Monsieur le président, je voterai contre, parce que je considère surtout qu\u2019à l\u2019alinéa 1er, l\u2019expression \u201ccontrôle\u201d est précédé par le mot \u201cun\u201d que je considère imprécis.On aurait dû dire \"le\u201d contrôle et non \"un\u201d contrôle.A l\u2019alinéa 2, là-aussi, je considère que le participe n\u2019est pas assez fort, on pourrait presque dire \u201cparticipe passé\u201d.Et à l\u2019alinéa 3, j\u2019imagine un peu que c\u2019est de l\u2019ingérance étrangère, mais je pense que là on a vraiment l\u2019esprit de ceux qui ont voté ou de ceux qui ont élaboré le texte, parce qu\u2019à ce moment-là, on nous parle de la façon de nommer des gens à la Banque du Canada et on a presque l\u2019impression que nous demeurons une province, alors que nous ne sommes absolument pas une province.Maintenant, il est essentiel aussi de considérer que, dans le système bancaire, on contrôle surtout le crédit, quand on parle d\u2019une banque nationale.Vous pouvez vous référer à ce qu\u2019on appelle, surtout au Canada français, l\u2019encyclopédie britannique, vous verrez que le crédit est la base d\u2019une économie dans un état normal.Je pense que, seule, la Banque du Québec doit avoir l\u2019entier contrôle du crédit.Partage des opinions exprimées sur la banque et la monnaie \tPour\t%\tContre %\t\tAbst.\t%\tTôt.QUEBEC\t\t\t\t\t\t\t Zone 1\t25\t51\t22\t45\t2\t4\t49 Zone 2\t19\t51\t15\t41\t3\t8\t37 Zone 3\t63\t60\t31\t29\t12\t1 1\t106 Zone 4\t14\t31\t20\t45\t11\t24\t45 Zone 5\t20\t40\t20\t40\t10\t20\t50 Zone 6\t15\t26\t38\t65\t5\t9\t58 Zone 7\t44\t41\t43\t41\t19\t18\t106 Zone 8\t3\t13\t16\t70\t4\t17\t23 Zone 9\t10\t37\t14\t52\t3\t11\t27 Zone 10\t95\t46\t90\t43\t23\t11\t208 Associations\t54\t57\t29\t31\t1 1\t12\t94 Total\t362\t45\t338\t42\t103\t13\t803 ONTARIO\t6\t30\t4\t20\t10\t50\t20 ACADIE\t7\t44\t3\t19\t6\t37\t16 OUEST\t\t\t\t\t\t\t Manitoba\t2\th\t0\t0\t16\t89\t18 Saskatchewan\t3\t21\t6\t43\t5\t36\t14 Alberta\t5\t28\t13\t72\t0\t0\t18 Colombie\t5\t42\t3\t25\t4\t33\t12 Total\t15\t24\t22\t36\t25\t40\t62 Le projet de résolution n'est adopté par aucune des quatre régions. ^ a Chapitre VI LES RÉSOLUTIONS mm 'wmm 101* coup: aux cfats généraux a jouer- Déclaration préliminaire sur le droit d\u2019autodétermination Les Etats généraux du Canada français, réunis en assemblée, AYANT CONVENU que les Canadiens-Français constituent un peuple de près de six millions d\u2019âmes, possédant en propre une langue, une culture, des institutions, une histoire et un vouloir-vivre collectif, que ce peuple, répandu par tout le Canada, est concentré avant tout dans le Québec, que ce peuple dispose dans le Québec d'un territoire et d\u2019un Etat dont les institutions reflètent sa culture et sa mentalité, que la vie et l\u2019épanouissement du peuple canadien-français s\u2019appuient sur 1 autorité politique, l\u2019influence économique et le rayonnement culturel du Québec, ET NOTÉ que la Charte des Nations unies exige \u201cle respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d\u2019eux-mêmes\u201d (article 1er, par.2); AFFIRMENT QUE 1° Les Canadiens-Français constituent une nation.2° Le Québec constitue le territoire national et le milieu politique fondamental de cette nation.3° La nation canadienne-française a le droit de disposer d\u2019elle-même et de choisir librement le régime politique sous lequel elle entend vivre.RÉSULTATS DU VOTE \t\tOUI\tNON\t\tABST.\t\tTOTAL\tOUI, avec nuances\t QUÉBEC Zone 1\t65\t98%\tî\t2%\t0\t0%\t66\t2\t3% Zone 2\t37\t100%\t0\t0%\t0\t0%\t37\t0\t0% Zone 3\t130\t97%\t2\t1%\t2\t2%\t134\t5\t4% Zone 4\t59\t97%\t1\t2%\t1\t1%\t61\t3\t5% Zone 5\t45\t100%\t0\t0%\t0\t0%\t45\t1\t2% Zone 6\t49\t94%\t2\t4%\t1\t2%\t52\t1\t2% Zone 7\t89\t100%\t0\t0%\t0\t0%\t89\t2\t2% Zone 8\t35\t100%\t0\t0%\t0\t0%\t35\t2\t6% Zone 9\t23\t100%\t0\t0%\t0\t0%\t23\t1\t4% Zone 10\t163\t98%\t2\t1%\t2\t1%\t167\t10\t6% Associations\t88\t92%\t4\t4%\t4\t4%\t96\t9\t9% TOTAL\t783\t98%\t12\t1%\t10\t1%\t805\t36\t4% ONTARIO\t58\t35%\t92\t55%\t16\t10%\t166\t31\t19% ACADIE\t36\t52%\t10\t14%\t23\t34%\t69\t10\t14% OUEST Manitoba\t6\t22%\t1\t4%\t20\t74%\t27\t0\t0% Saskatchewan\t5\t31%\t10\t63%\t1\t6%\t16\t4\t25% Alberta \t\t4\t18%\t15\t68%\t3\t14%\t22\t1\t5% Colombie\t10\t59%\t1\t6%\t6\t35%\t17\t3\t18% TOTAL\t25\t30%\t27\t33%\t30\t37%\t82\t8\t10% Cette résolution est adoptée par les délégués du Québec. 192 ASSISES NATIONALES Résolutions émanant de l\u2019atelier culturel L\u2019enseignement et la recherche Résolutions concernant le Québec Il appartient exclusivement au Québec 1° de légiférer sur toutes les questions relatives à l'enseignement et à la culture au Québec; 2° de légiférer en matière de subventions, de prêts et de bourses pour l\u2019enseignement, pour la recherche et pour le développement des arts et des sciences au Québec; 3° d\u2019amplifier l\u2019enseignement du français et la diffusion de la culture française chez les Québécois non francophones, afin que le Québec participe à part entière à la francophonie mondiale.Résolutions concernant les groupes français établis hors du Québec L\u2019enseignement, dans toutes les provinces, relève de la compétence provinciale.Les provinces anglophones du Canada doivent accorder à leurs minorités françaises le même traitement et les mêmes droits que le Québec accorde à sa minorité anglaise.RÉSULTATS DU VOTE \t\tOUI\tNON\t\tABST.\t\tTOTAL\tOUI, avec nuances\t QUÉBEC Zone 1\t59\t98%\t0\t0%\tî\t2%\t60\t9\t15% Zone 2\t33\t94%\t0\t0%\t2\t6%\t35\t6\t17% Zone 3\t114\t96%\t2\t2%\t3\t2%\t119\t13\t11% Zone 4\t48\t96%\t2\t4%\t0\t0%\t50\t4\t8% Zone 5\t47\t98%\t0\t0%\t1\t2%\t48\t1\t2% Zone 6\t40\t98%\t0\t0%\t1\t2%\t41\t11\t27% Zone 7\t99\t98%\t0\t0%\t2\t2%\t101\t12\t11% Zone 8\t29\t97%\t0\t0%\t1\t3%\t30\t7\t23% Zone 9\t24\t100%\t0\t0%\t0\t0%\t24\t3\t12% Zone 10\t159\t97%\t1\t1%\t4\t2%\t164\t25\t15% Associations\t86\t96%\t0\t0%\t4\t4%\t90\t13\t14% TOTAL\t738\t97%\t5\t1%\t19\t2%\t762\t104-\t14% ONTARIO\t94\t86%\t6\t5%\t10\t9%\t110\t14\t13% ACADIE\t40\t80%\t1\t2%\t9\t18%\t50\t5\t10% OUEST Manitoba\t0\t0%\t0\t0%\t1\t100%\t1\t0\t0% Saskatchewan\t13\t100%\t0\t0%\t0\t0%\t13\t2\t15% Alberta\t15\t83%\t2\t11%\t1\t6%\t18\t0\t0% Colombie\t13\t87%\t1\t6%\t1\t6%\t15\t0\t0% TOTAL\t41\t88%\t3\t6%\t3\t6%\t47\t2\t4% Cette résolution est adoptée par les délégués des quatre régions. LES RÉSOLUTIONS 19S Le statut de la langue française Résolutions concernant le Québec Le parlement du Québec doit adopter des mesures radicales et concrètes pour imposer, dans les faits, l\u2019usage généralisé du français.L\u2019anglais ne doit pas être enseigné au niveau primaire dans les écoles du Québec, sauf dans les écoles de la minorité anglophone.Dans les écoles françaises du Québec, l\u2019enseignement d une langue seconde doit être facultatif et il doit se faire à partir du niveau secondaire.Le Québec doit établir le français comme seule langue officielle dans les organismes qui relèvent directement ou indirectement de son autorité : ministères, régies, sociétés d\u2019Etat, conseils municipaux, commissions scolaires, etc.Lçs conseils municipaux et les commissions scolaires à majorité anglophone pourront utiliser la langue anglaise en plus du français pendant une courte période d\u2019adaptation.Le gouvernement du Québec doit s\u2019employer à refranciser intégralement la toponymie du Québec compte tenu de l\u2019apport des groupes humains autochtones et de certains événements historiques et, dans 1 avenir, le recours au français doit être la règle constante dans la toponymie, sous réserve des usages de la courtoisie internationale.Tout affichage sur la voie publique et tout texte mis à la disposition du public doivent être faits en français.On pourra ajouter une autre langue à la condition que le français soit prioritaire.L\u2019Etat québécois doit obliger toute entreprise ayant à faire au public à ne garder à son service que des personnes s\u2019exprimant convenablement en français.L\u2019Etat québécois doit prendre les moyens législatifs appropriés pour que le français soit la langue de travail dans l\u2019industrie et dans les affaires.La minorité anglophone pourra disposer, à tous les niveaux, d\u2019institutions d\u2019enseignement publique à condition qu\u2019elles soient bilingues.La mainmise des anglophones sur les écoles et sur les classes des autres minorités linguistiques doit cesser immédiatement.Les Néo-Québécois, les Esquimaux et les Indiens ont droit au niveau primaire à des écoles ou à des classes publiques françaises avec enseignement de leur langue maternelle là où un nombre suffisant de parents le désirent.Tout organisme fédéral, confédéral, d\u2019union canadienne ou autre devrait être entièrement bilingue.Dans la fonction publique, dans leurs organismes, des secteurs français et anglais devraient être créés selon les régions desservies et on devra exiger une connaissance convenable des deux langues de la part des fonctionnaires et des employés aux échelons administratifs.Résolutions concernant les groupes français établis hors du Québec Dans toutes les provinces autres que le Québec, la langue française doit bénéficier d'une législation qui lui assure partout son plein épanouissement.Un réseau de radio et de télévision français doit desservir toutes les provinces canadiennes en dehors du Québec.Au Nouveau-Brunswick, où 35,2% de la population est de langue française, les langues française et anglaise doivent être officielles. 194 ASSISES NATIONALES La radio et la radiodiffusion Résolutions concernant le Québec En matière de radio : Le Québec doit établir un organisme souverain de régie.œaui,i^5a?r0itlSi?idpf-r-aU5lieil\\enteS internationales- particulièrement en ce qui a trait a la repartition des longueurs d\u2019ondes.En matière de radiodiffusion : Le Québec doit exercer sur son territoire une compétence exclusive.e Québec doit établir un organisme souverain de régie.Le Quebec doit établir sa propre société d\u2019exploitation (Radio-Québec).Le Quebec doit participer librement à tous les échanges de radiodiffusion avec 1 etranger et particulièrement avec les autres pays francophones.tionQdUeébmasl0it.ef i1Cner i^ COfr01e de tous les autres moyens de communica-vmile's6\t\u2019 S dC 3 culture populaire, notamment par les mesures sui- 1 ° en créant une régie du cinéma qui établira les normes de la production, de la distribution et de l\u2019exploitation cinématographiques et assurera un service d\u2019aide à la production ; 2° fn ,CIrrant un,e léSlslatjon et un organisme régissant la production et o la di[fusion des techniques audiovisuelles; .1 en favorisant la création d\u2019une agence de presse française autonome au Quebec.Resolutions concernant les groupes français établis hors du Québec En matière de radio, dans les provinces autres que le Québec, la compétence doit etre exercée par un organisme où il ait représentation paritaire des groupes francophone et anglophone des diverses régions géographiques.Le Québec doit, sur son territoire, avoir compétence sur la radiodiffusion.Ma.s dans les autres provinces, cette compétence doit être exercée par un organisme ou il y ait représentation paritaire des groupes francophone et anglophone des diverses régions géographiques.RÉSULTATS DU VOTE ouj\tNON\tABST.TOT A L QUÉBEC Zone 1\t50\t91%\t4\t7%\t1\t2%\t55\t5\t9% Zone 2\t32\t94%\t1\t3%\t1\t3%\t34\t2\t5% Zone 3\t81\t85%\t8\t8%\t7\t7%\t96\t8\t8% Zone 4\t46\t90%\t4\t8%\t1\t2%\t51\t9\t17% Zone 5\t39\t91%\t0\t0%\t4\t9%\t43\t1\t2% Zone 6\t42\t91%\t4\t9%\t0\t0%\t46\t1\t2% Zone 7\t92\t97%\t3\t3%\t0\t0%\t95\t8\t8% Zone 8\t28\t97%\t0\t0%\t1\t3%\t29\t2\t7% Zone 9\t14\t88%\t2\t12%\t0\t0%\t16\t0\t0% Zone 10\t169\t92%\t10\t5%\t6\t3%\t185\t12\t7% Associations\t63\t81%\t11\t14%\t4\t5%\t78\t9\t11% TOTAL\t656\t90%\t47\t7%\t25\t3%\t728\t57\t8% ONTARIO\t15\t26%\t35\t59%\t9\t15%\t59\t2\t4% ACADIE\t11\t50%\t4\t18%\t7\t32%\t22\t1\t4% OUEST\t\t\t\t\t\t\t\t\t Manitoba\t4\t19%\t3\t14%\t14\t67%\t21\t2\t9% Saskatchewan\t6\t67%\t3\t33%\t0\t0%\t9\t3\t33% Alberta \t\t2\t14%\t10\t72%\t2\t14%\t14\t0\t0% Colombie\t\t5\t38%\t3\t24%\t5\t38%\t13\t1\t8% TOTAL\t17\t30%\t19\t33%\t21\t37%\t57\t6\t10% Cette résolution est adoptée par les délégués du Québec. LES RÉSOLUTIONS 195 Les relations entre Canadiens-Français Résolutions concernant le Québec Devant le désir des Canadiens-Français d\u2019affirmer davantage leur sentiment d\u2019appartenance à une même nationalité, 1° il convient d\u2019augmenter et d\u2019institutionnaliser les échanges entre les divers groupes qui forment la communauté nationale, 2° le Québec, conscient de ses responsabilités et n\u2019ayant pas actuellement les moyens constitutionnels de s\u2019en acquitter, doit prendre les mesures voulues pour assumer pleinement son rôle à 1 égard de la Nation canadienne-française.Résolutions concernant les groupes français établis hors du Québec Les Canadiens-Français établis hors du Québec doivent être considérés et se considérer eux-mêmes comme des membres à part entière de la Nation canadienne-française.Grâce à une aide concrète des pouvoirs publics, des groupements et des institutions, les échanges avec le Québec doivent être intensifiés dans tous les domaines et spécialement dans le domaine culturel, afin de favoriser le rayonnement de la Nation canadienne-française hors du Québec.RÉSULTATS DU VOTE \tOUI\t\tNON\t\tABST.\t\tTOTAL\tOUI/ avec nuances\t QUÉBEC\t\t\t\t\t\t\t\t\t Zone 1\t56\t100%\t0\t0%\t0\t0%\t56\t3\t5% Zone 2\t34\t97%\t0\t0%\tî\t3%\t35\t1\t3% Zone 3\t118\t97%\t2\t2%\tî\t1%\t121\t6\t5% Zone 4\t51\t98%\t1\t2%\t0\t0%\t52\t0\t0% Zone 5\t50\t96%\t1\t2%\tî\t2%\t52\t0\t0% Zone 6 \t\t61\t98%\t1\t1%\tî\t1%\t63\t5\t8% Zone 7\t\t\t117\t96%\t2\t2%\t3\t2%\t122\t4\t3% Zone 8\t33\t100%\t0\t0%\t0\t0%\t33\t1\t3% Zone 9\t29\t97%\t0\t0%\t1\t3%\t30\t1\t3% Zone 10\t212\t95%\t6\t3\t5\t2%\t223\t3\t1% Associations\t95\t90%\t4\t4%\t6\t6%\t105\t4\t4% TOTAL\t856\t96%\t17\t2%\t19\t2%\t892\t28\t3% ONTARIO\t28\t93%\t2\t7%\t0\t0%\t30\t0\t0% ACADIE\t38\t91%\t0\t0%\t4\t9%\t42\t3\t7% OUEST\t\t\t\t\t\t\t\t\t Manitoba\t8\t33%\t0\t0%\t16\t67%\t24\t1\t4% Saskatchewan\t14\t100%\t0\t0%\t0\t0%\t14\t2\t14% Alberta\t16\t94%\t0\t0%\t1\t6%\t17\t2\t11% Colombie\t14\t88%\t1\t6%\t1\t6%\t16\t0\t0% TOTAL\t52\t74%\t1\t1%\t18\t25%\t71\t5\t7% Cette résolution est adoptée par les délégués des quatre régions. 196 ASSISES NATIONALES Résolutions émanant de l\u2019atelier social La législation sur le travail Le Québec doit exiger la compétence exclusive en matière de syndicalisme y compris 1 accreditation des syndicats, la prévention et le règlement des connus et 1 extension des conventions collectives.Le Québec doit avoir la compétence exclusive sur l\u2019adoption et la mise en oeuvre d une véritable politique de la main d\u2019oeuvre (formation, \u201crecyclage\u201d adaptation aux progrès techniques, assurance-chômage, orientation).Le Québec doit exiger la compétence exclusive sur les transports et sur les communications.\tr Le Québec doit exiger la compétence exclusive en matière de revenus.RÉSULTATS DU VOTE QUÉBEC Zone Zone Zone Zone Zone Zone Zone Zone 8 Zone 9 Zone 10 Associations 1 2 3 4 5 6 7 NON ABST.50 36 108 46 44 51 82 26 22 157 70 78% 91% 82% 82% 88% 94% 78% 90% 79% 88% 72% 10 16% 3\t7% 20\t15% 5 3 0 9 0 0 13 9% 6% 0% 9% 0% 0% 7% 4 1 4 5 3 3 6% 2% 3% 9% 6% 6% 14\t13% 20 21% 10% 21% 5% 7% 64 40 132 56 50 54 105 29 28 178 97 OUI.avec nuances 15 23% 2\t5% 15\t11% 16\t28% 9 18% 10\t19% 13\t12% 5 17% 5 18% 32 18% TOTAL\t692\t83%\t83\t10%\t58\t7%\t833\t140\t16% ONTARIO\t33\t26%\t68\t52%\t29\t22%\t130\t8\t6% ACADIE\t19\t31%\t19\t31%\t23\t38%\t61\t3\t5% OUEST\t\t\t\t\t\t\t\t\t Manitoba .\t3\t13%\t1\t4%\t19\t83%\t23\t3\t13% Saskatchewan\t4\t36%\t3\t28%\t4\t36%\t11\t3\t27% Alberta\t6\t37%\t6\t37%\t4\t26%\t16\t4\t25% Colombie\t5\t31%\t7\t44%\t4\t25%\t16\t2\t12% TOTAL\t18\t27%,\t17\t26%\t31\t47%\t66\t12\t18% Cette résolution est adoptée par les délégués du Québec.Le peuplement et l\u2019immigration Résolutions concernant le peuplement Le Québec doit se donner une politique de peuplement planifiée et une politique d'immigration qui enrichissent la culture et l\u2019économie de la Nation. LES RÉSOLUTIONS 197 Le Québec doit posséder des pouvoirs exclusifs pour planifier le peuplement de son territoire.Le Québec doit avoir une compétence exclusive pour ce qui est de la mise en oeuvre d\u2019une politique sociale favorisant le relèvement du taux de natalité.Le Québec doit posséder des pouvoirs exclusifs sur tout ce qui a trait aux mouvements migratoires des citoyens du Québec.Pour enrayer l\u2019assimilation des Canadiens-Français au milieu anglophone, à l'extérieur du Québec, les mesures suivantes doivent être prises : 1° rendre le Québec fort afin d\u2019accroître son rayonnement au Canada français; 2° exiger que les minorités françaises de l\u2019extérieur du Québec obtiennent le traitement dont jouit la minorité anglaise au Québec, 3° encourager de toutes les façons le retour au Québec des Canadiens-Français d\u2019outre-frontière; 4° établir un réseau français de télédiffusion à travers le Canada; 5° diriger vers le Québec un plus grand nombre d\u2019étudiants provenant des groupes minoritaires français; 6° conclure des accords culturels entre le Québec et les Canadiens-Français des autres provinces; 7° établir l\u2019unilinguisme français au Québec.Afin de mettre un terme à l\u2019émigration des jeunes Canadiens-Français vers les Etats-Unis, les mesures suivantes doivent être prises : 1° la mise en oeuvre d'une politique d\u2019immigration qui attire ou retienne ces jeunes au Québec; 2° la maîtrise de l\u2019économie québécoise par les Québécois; 3° l\u2019élévation du niveau de vie et le \u201crecyclage de la main-doeuvie au Québec; 4° la création de nouveaux emplois et de nouvelles industries et 1 accessibilité des postes de commande pour les Canadiens-Français; 5° la reconnaissance du français comme langue de travail au Québec; 6° le développement de l\u2019éducation et de l\u2019enseignement au Québec.Résolutions concernant l\u2019immigration Le Québec doit légiférer en matière d\u2019immigration afin d assurer le développement de la Nation.A cette fin, les mesures suivantes doivent être prises ; 1° la création immédiate d\u2019un ministère québécois de l\u2019Immigration; 2° l\u2019attribution au Québec d\u2019une compétence exclusive sur le recrutement des immigrants nécessaires au développement du pays, 3° le contrôle de l\u2019admission des immigrants en territoire québécois; 4° la conclusion d\u2019accords internationaux avec les pays éti angers en matière d'immigration; 5° l\u2019institution de la citoyenneté québécoise; 6° l\u2019attribution au Québec de la compétence exclusive sur l\u2019accueil aux immigrants désireux de s\u2019établir au Québec et sur le contrôle médical des immigrants en transit. 198 ASSISES NATIONALES RÉSULTATS DU VOTE oul\tNON\tABST.\tTOTAL QUÉBEC OUI, avec nuances Zone 1 \t\t48\t98%\t1\t2% Zone 2\t44\t100%\t0\t0% Zone 3 \t\t.120\t94%\t5\t4% Zone 4 \t\t60\t95%\t2\t3% Zone 5 \t\t52\t98%\t0\t0% Zone 6 \t\t60\t97%\t0\t0% Zone 7\t113\t97%\t1\t1% Zone 8\t32\t100%\t0\t0% Zone 9 \t\t19\t100%\t0\t0% Zone 10 \t\t199\t96%\t2\t1% Associations\t97\t89%\t9\t8% TOTAL \t\t844\t96%\t20\t2% 0\t0%\t49\t10\t20% 0\t0%\t44\t4\t9% 2\t2%\t127\t22\t17% 1\t2%\t63\t10\t16% 1\t2%\t53\t3\t5% 2\t3%\t62\t11\t18% 2\t2%\t116\t11\t9% 0\t0%\t32\t3\t9% 0\t0%\t19\t1\t5% 7\t3%\t208\t34\t16% 3\t3%\t109\t25\t23% 18\t2%\t882\t134\t15% ONTARI°\t39\t53%\t21 29%\t13\t18%\t73\t7\t9% ACADIE\t23\t48%\t14 29%\t11\t23%\t48\t8 16% OUEST Manitoba \t\t5\t23% Saskatchewan\t5\t39% Alberta \t\t11\t61% Colombie \t\t10\t72% TOTAL \t\t31\t46% 0%\t17\t77%\t22\t5\t23% 46%\t2\t15%\t13\t4\t31% 39%\t0\t0%\t18\t6\t33% 21%\t1\t7%\t14\t2\t14% 24%\t20\t30%\t67\t17\t25% Cette résolution est adoptée par les délégués du Québec.La sécurité sociale et la santé Résolutions concernant le Québec Le Québec doit exercer seul la compétence en matière de sécurité sociale et de santé.Le Québec doit procéder par étapes à des accords financiers et administratifs provisoires, pendant la période transitoire de transfert des compétences.Dès le début de cette période transitoire, le Québec doit exiger le contrôle administratif de tous les plans qui sont actuellement administrés par le gouvernement du Canada.En conséquence, pendant cette même période, le Québec doit s\u2019employer tout particulièrement au règlement des problèmes de fiscalité entre Québec et Ottawa.Le fait d\u2019accepter des subventions fédérales, même à des conditions très générales, constitue un danger pour la liberté d\u2019action du Québec.Résolutions concernant les groupes français établis hors du Québec Les Canadiens-Français de l\u2019extérieur du Québec se déclarent d\u2019avis que le retrait du Québec des programmes conjoints dans le domaine de la sécurité sociale n\u2019est pas susceptible de léser les droits des minorités françaises. LES RÉSOLUTIONS 199 RÉSULTATS DU VOTE \tOUI\t\tNON\t\tABST.\t\tTOTAL\tOUI/ avec nuances\t QUÉBEC\t\t\t\t\t\t\t\t\t Zone 1 \t\t53\t98%\t0\t0%\tî\t2%\t54\t2\t3 7o Zone 2 \t\t42\t100%\t0\t0%\t0\t0%\t42\t1\t2% Zone 3 \t\t104\t94%\t3\t3%\t3\t3%\t110\t11\t10% Zone 4\t51\t94%\t2\t4%\t1\t2%\t54\t7\t13% Zone 5 \t\t50\t100%\t0\t0%\t0\t0%\t50\t0\t0% Zone 6 \t\t55\t100%\t0\t0%\t0\t0%\t55\t5\t9% Zone 7\t102\t99%\t1\t1%\t0\t0%\t103\t4\t3% Zone 8\t30\t100%\t0\t0%\t0\t0%\t30\t3\t10% Zone 9\t21\t96%\t1\t4%\t0\t0%\t22\t0\t0% Zone 10\t199\t99%\t3\t1%\t1\t0%\t203\t9\t4% Associations\t81\t97%\t2\t2%\t1\t1%\t84\t11\t13% TOTAL\t788\t98%\t12\t1%\t7\t1%\t807\t53\t7% ONTARIO\t38\t51%\t19\t25%\t18\t24%\t75\t2\t3% ACADIE\t21\t55%\t5\t13%\t12\t32%\t38\t0\t0% OUEST\t\t\t\t\t\t\t\t\t Manitoba\t4\t26%\t1\t6%\t10\t67%\t15\t3\t20% Saskatchewan\t9\t69%\t3\t23%\t1\t8%\t13\t3\t23% Alberta \t\t9\t50%\t5\t28%\t4\t22%\t18\t2\t11% Colombie\t10\t77%\t1\t8%\t2\t15%\t13\t0\t0% TOTAL\t32\t54%\t10\t17%\t17\t29%\t59\t8\t13% Cette résolution est adoptée par les délégués du Québec.La famille et la politique familiale Résolutions concernant le Québec La législation sociale doit être fondée sur le principe de la compensation des charges familiales.Le Québec doit détenir la compétence exclusive en matière de législation sociale et familiale.Le Québec doit récupérer tous les pouvoirs de taxation qu\u2019il a cédés temporairement au gouvernement du Canada.Le Québec doit légiférer seul en matière de prestations familiales et sociales et doit établir des normes favorisant les familles selon le principe de la compensation des charges familiales, par opposition à la redistribution économique actuellement effectuée par le gouvernement fédéral.Seul le Québec doit établir des mesures favorisant la natalité.Seul le Québec doit légiférer en matière d'habitation, de façon à respecter la dignité de la personne humaine et à satisfaire aux besoins des familles québécoises.Le gouvernement du Québec doit encourager surtout la construction de logements à prix modique et à taux d'intérêt réduit. 200 ASSISES NATIONALES Resolutions concernant les groupes français établis hors du Québec FraE'\u201daSi\"h0tfdn loi'créer,u\"\tdes Alfa/res des Canadiens- jouissent SQuéWœis Q\u201cb\u201c \u201ctm de \u2018,0\"\"er à \u201cux'd \u201croits don, Les droits et les pouvoirs réclamés et exercés en vue de mettre en oeuvre une saine politique familiale au Québec ne doivent pas servir de Drétevtes Que?beUcVernemem\tP°Ur nuire 3UX Canadiens-Français établisPhors du Les questions relatives à l'habitation, à la natalité et à la sécurité sociale d°ù» « domaine\u201d Pr°ïm\u201cS \u201c \u201cllnNA^^ J ^ » Geo&gan j L£vesaae OuiLLer liiorae M»!rgç u PMfl LRUReUDÉAU nilNT&Aj^ 'CEUTRmisQfn iaroussé tlAUftflOOft MI ItSŒzsmS IB L\u2019AVEZ-VOUS COMPRIS? Présentation La presse n\u2019est pas demeurée indifférente aux activités, aux publications et aux techniques de travail des Etats généraux.On trouvera ici les principaux éditoriaux et articles de revues parus à l\u2019occasion de l\u2019élection des délégués (16 avril 1967) et des Assises du mois de novembre.Si la grande majorité des commentateurs se sont montrés favorables, il s\u2019en est trouvé pour exprimer des réserves ou des nuances dont la Commission générale a souvent tenu compte.Le lecteur pourra s\u2019en faire une idée en prenant connaissance des textes qui suivent : Le Droit : Les Etats généraux (27 mars 1967); L\u2019Action : Après tout, il s\u2019agit seulement de nous ! (28 mars 1967); IViontréal-Matin : Prise de conscience (14 avril 1967); Le Devoir : La recherche nécessaire d\u2019un dénominateur commun (15 avril 1967); Le Devoir : Les libéraux fédéraux et les Etats généraux (29 avril 1967); Le Droit : Intelligent mais gaffeur (29 juin 1967); La Voix de l\u2019Est : Les Etats généraux du Canada français (26 août 1967); La Voix de l\u2019Est : Ce que seront les Etats généraux (31 octobre 1967); Commerce : Au fond des choses (novembre 1967); Le Devoir : Le succès des Etats généraux dépend du travail des délégués (6 novembre 1967); Les Affaires : Les Etats généraux et la nation canadienne-française (20 novembre 1967);\" Le Devoir : A la veille des Etats généraux (22 novembre 1967); Le Droit : Les Etats généraux (22 novembre 1967); La Voix de l\u2019Est : Une pagaille ou un dialogue serein (23 novembre 1967); The Montreal Star : States General opens today (23 novembre 1967); L\u2019Evangéline : Prise de conscience (24 novembre 1967); La Presse : Etre ou ne pas être (25 novembre 1967); Le Droit : Pas de panique, s.v.p.(25 novembre 1967); The Montreal Star : The many Voices of English Canada (25 novembre 1967); 240\tASSISES NATIONALES La Patrie :\tLes Etats généraux du Canada français (26 novembre 1967); L\u2019Action :\tUn curieux virage (27 novembre 1967); Le Devoir :\tEtats généraux .ou Etats particuliers (27 novembre 1967); Le Droit : Des Etats généraux à l\u2019anglo-saxonne (27 novembre 1967); Le Nouvelliste : Période historique de psychanalyse (27 novembre 1967); L\u2019Evangéline : Il faut un Québec fort (27 novembre 1967); The Montreal Star : States-General sounds the Call (27 novembre 1967); L\u2019Action :\tUn atout pour M.Johnson (28 novembre 1967); L\u2019Action :\tLe sondage le plus sérieux (28 novembre 1967); La Presse :\tIl faut qu\u2019Ottawa bouge (28 novembre 1967); Le Nouvelliste : Une option sans retour (28 novembre 1967); Le Nouveau Progrès : Les Etats généraux, un événement historique ! (28 novembre 1967); Le Soleil : Après les Etats généraux (28 novembre 1967); L\u2019Union des Cantons de l\u2019Est : Les Etats généraux : Le drame de l\u2019espoir (29 novembre 1967); L\u2019Enseignement : Les enseignants ont été très actifs aux derniers Etats généraux du Canada français (1er décembre 1967); Le Soleil :\tUne étape décisive de la prise de conscience nationale (1er décembre 1967); Le Soleil :\tLa personnalité des Etats généraux (1er décembre 1967); Sept-Jours :\tUne nouvelle dimension (3 au 9 décembre 1967); Le Campus estrien : Vertu de la contestation : Représentativité faussée aux Etats généraux (6 décembre 1967); L\u2019Action nationale : Les Etats généraux (janvier 1968); Maintenant : Quand un peuple parle (décembre 1967); QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?241 Le Magazine MacLean : Etats généraux : 1 816 paroisses à représenter (janvier 1968); Relations : Québec ou Canada français (janvier 1968); Le Magazine de la Presse : Un regard à froid (6 janvier 1968).LE DROIT Ottawa, le 27 mars 1967 Les Etats généraux Le 16 avril, soit dans moins de trois semaines, les Canadiens français du Québec éliront leurs délégués aux Etats généraux, c'est-à-dire leurs représentants aux importantes assises du Canada français qui se tiendront à Québec, du 13 au 17 septembre.On a bien lu : éliront, car le choix de ces délégués ne sera pas celui de clans privilégiés.Seront délégués ceux que la voix populaire aura élus selon un mode qu\u2019on explique présentement dans chacun des comtés du Québec.Ceux que le poste de délégué intéresse n\u2019ont qu\u2019à se porter candidats.Tous les francophones peuvent être candidats, même les Néo-Canadiens.Pour faciliter leur candidature, LE DROIT publie aujourd'hui, page 16, un bulletin de présentation qu\u2019ils devront remplir et expédier à l\u2019adresse indiquée, avant le 31 mars, après s\u2019être pourvu d\u2019un témoin qui aura contresigné leur bulletin.Même ceux qui ne solliciteront pas l\u2019honneur de représenter leur comté aux assises de Québec feraient bien de lire le texte qui précède le bulletin de présentation.Ils y verront que les Etats généraux veident être aussi représentatifs que possible du Canada français, qu'ils ne sont pas affaire de chapelles et qu'ils seront, en somme, une grande manifestation démocratique.Le 16 avril, ce sont les Québécois qui éliront leurs délégués ; plus tard, les Canadiens français des autres provinces éliront les leurs.Souhaitons que ce soit partout de façon très démocratique, même si la représentation, hors du Qué- bec, s\u2019établira par région plutôt que par comté.A ceux qui hésiteraient à se porter candidats et qui pourraient pourtant rendre de précieux services, rappelons l\u2019importance des assises de septembre.Les Etats généraux répondent à un besoin de réfléchir sur notre destin collectif et d\u2019établir, au faîte de nos esprits, la conscience de la nation, a dit en substance le président d\u2019honneur cle la manifestation, le chanoine Lionel Groulx, dans un message aux délégués.Les Etats généraux sont une entreprise nécessaire, a dit de son côté le président de l\u2019organisme, le professeur Jacques-Yvan Morin, aux assises de l\u2019automne dernier.Captifs du sous-développement économique, a-t-il déclaré, incapables de contrôler les forces aveugles qui viennent exploiter le pays, tentant en vain d\u2019enrayer la désintégration de nos structures sociales, surpris par la faiblesse d\u2019attraction et même la régression d\u2019une culture dont nous avons longtemps pensé qu\u2019elle constituait un bastion inexpugnable, fions sommes menacés d\u2019être emportés dans une spirale où se conjuguent et se multiplient les uns les autres tous les facteurs que je viens d\u2019énumérer.Les Etats généraux sont donc une entreprise nécessaire et c\u2019est pourquoi tous ceux qui croient pouvoir y jouer un rôle utile devraient remplir le bulletin de présentation mentionné précédemment et assister ensuite aux élections du 16 avril.Marcel GINGRAS 242 ASSISES NATIONALES L\u2019ACTION Québec, le 28 mars 1967 Après tout, il s\u2019agit seulement de nous ! N\u2019en déplaise au chanoine Groulx, il n'est guère question pour un Canadien français d\u2019aujourd\u2019hui de s\u2019embarquer dans nos Etats généraux, \u201ccomme on s\u2019embarquait autrefois pour les Pays-d\u2019En-Haut, avec du courage et du coeur à revendre.\u201d Non pas que le courage et le coeur fassent désormais défaut, mais parce que le Canadien français d\u2019aujourd\u2019hui tient à mettre la lucidité bien avant les qualités morales.Surtout le Canadien français de 1967 ne voudrait à aucun prix rééditer certaines des aventures colonisatrices dans lesquelles se sont jetées quelques-unes des générations précédentes.Si pourtant le chanoine Groulx utilise cet exemple pour affirmer que les Canadiens français sont encore capables de renouvellement audacieux et de réorientations globales, là, certes, il a raison.Les Etats généraux représentent, en effet, une entreprise aux dimensions inouïes, mais qui semble tout de même sur la voie du succès.Au terme de la première étape, certains ont voulu minimiser les résidtats du travail accompli : le noyautage affleurait partout, les décisions étaient préétablies et séjournaient au réfrigérateur en attendant les votes officiels, certaines options politiques bénéficiaient d\u2019un favoritisme éhonté .Et pourtant, cette première étape avait permis l\u2019action de 16,000 citoyens dans 105 comtés du Québec, en plus de la participation des Çana-diens français de la diaspora.Avec l\u2019héroïsme des idéalistes et des démocrates, les responsables des Etats généraux ont décrété le hara-kiri général : tous les représentants élus remettaient leur démission et l\u2019on recommençait le tout.Pareille audace tenait du délire : on n\u2019avait jamais vu encore, surtout dans notre Québec individualiste, un millier d\u2019hommes renoncer ainsi à un poste légitimement conquis.Le risque majeur, c\u2019était assurément que plus personne ne se dérange.Or, d\u2019ici une quinzaine, les Etats généraux auront reconstruit en plus gros la structure qu\u2019ils ont eux-même jetée par-dessus bord.Encore là, on voudra sans doute minimiser la portée de cette invraisemblable réussite.Le RIN, par exemple, s\u2019est tenu à l\u2019écart de cette reconstruction.D\u2019autres expliqueront plutôt les progrès des Etats généraux par une désaffection populaire à l\u2019endroit des partis politiques.Us auront sans doute en partie raison, mais, à force d\u2019utiliser pour l\u2019analyse le scalpel de l\u2019autopsie, on a trouvé plus de poisons et de tumeurs que de remèdes et de solutions.Ce qui compte, c\u2019est que les Etats généraux, qui ont joué en novembre les purs et les idéalistes, ont agi plus que les esthètes, les analystes, les stratèges en chambre.Après le suicide collectif de novembre, la résurrection d\u2019avril tient du prodige.Tout n\u2019est pourtant pas d\u2019ébranler des milliers de citoyens.Encore faut-il les mettre à l\u2019oeuvre sur un programme quelconque, suffisamment précis pour éviter les \u201cnébulosités variables,\u201d suffisamment vaste et gradué pour éviter les discussions politiques prématurées qui mèneraient à un nouvel éclatement.Il est d\u2019importance majeure que tout Canadien français apporte sa contribution à la marche des Etats généraux, mais il demeure tout aussi important qu\u2019on n\u2019en attende pas pour le mois prochain un embrigadement politique.Les Etats généraux doivent découvrir le Canadien français avant de le lancer dans la bagarre ; ils doivent définir enfin les aspirations que nous avons en commun et qui pourraient nous permettre une véritable unanimité nationale.Les Etats généraux n\u2019ont pas à choisir dès maintenant entre le fédéralisme et l\u2019indépendantisme : le Canadien français je fera quand il aura exhumé du fond de lui-même ses véritables besoins.Lucien LAPLANTE QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?243 MONTRÉAL-MATIN Montréal, le 14 avril 1967 Prise de conscience Une prise de conscience : voilà ce que sont les Etats généraux dont l\u2019élection des délégués a lieu dimanche.Une autre, direz-vous, mais celle-là n\u2019est pas comme les autres.Elle n\u2019est pas le fait d'un individu, d\u2019un groupe, mais de nous tous représentés de la façon la plus démocratique possible.Il était difficile de trouver une formule, de l'appliquer.Nous sommes tellement méfiants ! Mais voilà que Jacques-Yvan Morin, Michel Pelletier, Rosaire Morin et tous les autres qui ont mis sur pied cette vaste entreprise de consultation populaire sont sur le point de réussir.En tout cas, nous souhaitons qu\u2019ils aient atteint leur but et que les assises de dimanche se déroulent dans la fraternité, l\u2019harmonie, un sentiment patriotique qui efface les stériles querelles de clocher.Il ne s'agit pas de faire triompher une idéologie, mais de prendre le pouls de la nation cana-dienne-française et d\u2019en écouter attentivement les battements.D'ailleurs l\u2019exemple vient de haut.Nos deux chefs politiques, MM.Johnson et Lesage, ont fait une déclaration commune, déclaration qui marque presque un tournant clans notre histoire politique, dans laquelle ils souhaitent que les Etats généraux soient vraiment représentatifs du Canada français.\u201cQuelles que soient les conclusions du comité parlementaire de la constitution, ont-ils dit, le parlement du Québec aura besoin de se sentir appuyé par un puissant et irréfutable concours de l\u2019opinion publique.\u201d C\u2019est clair.Les politiques ne s\u2019élaborent pas dans le vide et à la sauvette.Elles s'appuient sur le peuple.Et ce peuple doit s\u2019exprimer.Les Etats généraux lui en fournissent l\u2019occasion.Lucien LANGLOIS 244 ASSISES NATIONALES LE DEVOIR Montréal, le 15 avril 1967 La recherche nécessaire d\u2019un dénominateur commun Nous sommes tellement habitués à considérer que la diversité des opinions est une règle normale de la démocratie que nous sommes tentés de sous-estimer une autre dimension non moins essentielle d\u2019une démocratie vivante, à savoir la nécessité d\u2019un accord général des citoyens autour d\u2019un certain nombre de points communs.Les grandes démocraties modernes, que ce soient les Etats-Unis, l\u2019Angleterre ou la France, ont poussé très loin le recours à la \u201cdivergence organisée.\u201d Il n\u2019en reste pas moins qu\u2019aux moments décisifs de la vie de ces peuples, un accord plus profond, une sorte d\u2019unité invisible mais supérieure à toutes les différences, remonte à la surface et inspire les orientations majeures.Un Harold Wilson premier ministre n\u2019est plus d\u2019abord un travailliste ; il est l\u2019homme de toute l\u2019Angleterre et, dans les situations graves, il fait les choix que requiert la conscience du pays, non les seules options que lui dicte la ligne de son parti.C\u2019est à cette loi non écrite qu\u2019il faut rattacher le projet des Etats généraux, qui franchira demain une autre étape décisive, et la déclaration conjointe qu\u2019ont publiée à cette occasion le chef du gouvernement et le chef de l\u2019opposition à Québec.M.Lesage, en particulier, fut longtemps réticent à l'endroit des Etats généraux.Né dans l\u2019esprit de quelques dirigeants de la SSJB, le projet lui semblait trop limité, trop marqué par une école de pensée donnée, pour pouvoir être considéré comme une entreprise de toute la collectivité.Si M.Lesage approuve aujourd\u2019hui l\u2019idée, c\u2019est peut-être parce que d\u2019importants développements se sont produits depuis quelques mois, qui confèrent tin sérieux et une urgence plus marquée à cette recherche d'un dénominateur politique commun qui sous-tend les Etats généraux.Les Etats généraux furent, dans leur phase initiale, fortement marqués par l\u2019esprit des quelques personnes qui lancèrent l\u2019idée.On y rencontrait \u2014¦ c'est le moins qu\u2019on puisse dire \u2014 une proportion de représentants d\u2019un certain nationalisme assez exclusif, beaucoup plus forte que dans la société réelle.On y percevait surtout une atmosphère, un climat qui n\u2019était guère représentatif de l\u2019ensemble du Canada français.En novembre dernier, il se produisit toutefois ce qu\u2019on pourrait appeler \u201cle grand désistement.\u201d Volontairement, les délégués déjà élus pour représenter les diverses régions aux assises des Etats généraux, reconnurent publiquement qu\u2019ils n\u2019étaient pas suffisamment représentatifs et décidèrent, dans un geste inusité, de se désister afin de rendre possible une nouvelle élection.Depuis ce temps, un travail immense de \u201cprospection\u201d, d'étude de la réalité locale et régionale a été accompli.Par la voie des journaux et des autres organes de diffusion, les associations les plus diverses, les institutions les plus variées ont été invitées à participer au choix des délégués qui formeront l\u2019assemblée des Etats généraux proprement dits.L\u2019apparence d\u2019exclusivisme idéologique, l\u2019esprit de chapelle, qui menaçaient de s\u2019emparer des Etats généraux ont été en bonne partie dissipés.Il faudra sans doute attendre de voir les résultats du scrutin de dimanche pour apprécier les résultats du travail des derniers mois.D\u2019ores et déjà, cependant, on peut affirmer que le cap de la bonne foi, de la crédibilité et du sérieux a été franchi.Le Times de Londres parlait l\u2019autre jour, dans un éditorial assez remarquable, de \u201cl\u2019énergie des nations\u201d, pour caractériser ce phénomène mystérieux par lequel se coalisent à certains moments les volontés et les projets des membres d\u2019une communauté.L\u2019évolution suivie depuis un an par les états généraux permet de croire que ce phénomène se produira peut-être chez nous. QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?245 D\u2019autres développements non moins importants se sont produits à l\u2019échelle du pays tout entier : ces événements se relient à la période de pause dans laquelle paraît être entrée la \u201crévolution tranquille\u201d du Québec.Aussi longtemps que la renaissance québécoise amorcée sous M.Lesage vécut du souffle impressionnant de sa lancée initiale, elle ne cessa de provoquer des changements substantiels dans l\u2019équilibre politique du Canada et surtout d\u2019en laisser entrevoir de nouveaux.L\u2019autorité et le dynamisme de M.Lesage étaient tels, à un certain moment, qu\u2019aucune autre voix, fût-elle celle de l\u2019Union nationale ou celle des hommes politiques canadiens-français d'Ottawa, ne pouvait se comparer à la sienne lorsqu\u2019il s\u2019agissait de définir les aspirations du Québec et du Canada français.La conjoncture a maintenant changé.L\u2019équipe qui dirige à Québec possède un mandat moins fort que celui qu'avait obtenu M.Lesage en 1962.L\u2019équipe qui représente le Québec à Ottawa est, en retour, plus vigoureuse qu\u2019elle ne l\u2019était entre 1960 et 1966; elle professe au surplus des vues fortement différentes de celles qui ont généralement prévalu dans les milieux québécois depuis six ans.Il y a danger, à cause de ces changements, que le Québec ne présente de nouveau devant le reste du pays le spectacle d\u2019une société divisée contre elle-même et que ces divisions ne servent de prétexte à un raidissement du Canada anglais dans le sens du statu quo.Sans mettre en doute la sincérité des hommes politiques, où qu\u2019ils soient, on peut redouter que certaines divergences, grossies à l\u2019excès par le jeu des mécanismes qui régissent la vie politique de ce pays, contribuent à rendre impossible tout changement constitutionnel d\u2019importance.La convocation des états généraux revêt, dans ce contexte, une signification spéciale.Par-delà des divergences particulières qui pourraient nous desservir, ils seront l\u2019occasion, pour les Canadiens français, de dire en toute liberté, sans souci de considérations électorales, ce qu\u2019ils pensent de leur avenir politique.Ils pourront permettre, si tel est l\u2019avis des délégués, que se dégagent les éléments d\u2019un \u201cconsensus\u201d qui pourrait ensuite devenir un facteur déterminant dans la définition des solutions à nos problèmes.Que MM.Lesage et Johnson aient jugé opportun d\u2019appuyer conjointement la démarche des États généraux ne saurait suffire, en soi, à assurer le succès de cette entreprise délicate.Mais ce geste rare indique que le problème constitutionnel est peut-être à la veille de sortir de la surenchère.Ce résultat, s\u2019il pouvait être atteint, serait le meilleur prélude à une solution raisonnable du problème.Claude RYAN LE DEVOIR Montréal, le 29 juin 1967 Les libéraux fédéraux et les Etats généraux Le caucus des députés fédéraux du Québec vient de décider qu\u2019aucun de ses membres ne représentera le parti aux Etats généraux du Canada français.M.Pierre Elliott-Trudeau a fait part de cette décision aux Communes en même temps qu\u2019il en exposait brièvement les raisons.Disons-le immédiatement, une telle abstention se comprend assez bien.Ce qui se comprend moins bien, ce sont les arguments employés pour la justifier.D'après M.Trudeau, les Etats généraux s\u2019arrogeraient un droit de re- 246 ASSISES NATIONALES présentation que seuls les députés possèdent en vertu du suffrage universel.Au surplus, a-t-il ajouté, la convocation d\u2019une réunion de cette nature constitue un retour de deux cents ans en arrière, alors que la démocratie ne fonctionnait pas encore.Ces Etats généraux, a dit le ministre de la justice, veulent rechercher, un dénominateur commun; or, ce dénominateur commun, on le retrouve dans les députés qui siègent déjà, tant à Ottawa qu\u2019à Québec.A notre avis, le raisonnement, tout en n\u2019étant pas complètement dénué de toute logique, comporte au moins un certain nombre de faiblesses.Il est sûr que les Etats généraux ne peuvent se substituer à l\u2019autorité des députés ou législateurs et que ces derniers doivent avoir le dernier mot.Il n\u2019en reste pas moins qu\u2019il y a là une autre façon pour le peuple de manifester ses volontés et qu\u2019on ne saurait faire ainsi semblant de la mépriser.Il est évident que la méthode normale par laquelle un peuple s\u2019exprime en démocratie, c\u2019est le vote.Le vote qui fait ou défait les gouvernements.Pourtant, tout le monde sait qu\u2019il n\u2019est rien de plus difficile à évaluer avec précision que le résultat d\u2019une élection.Trop de problèmes y sont débattus pour qu\u2019on sache avec netteté si les électeurs ont vraiment voulu approuver telle ou telle attitude particulière d\u2019un parti.La chose est si vraie que, dans certaines circonstances, on croit plus sage de recourir au référendum.Le référendum est plutôt exceptionnel dans le système britannique, mais il existe.Au lieu des Etats généraux, on aurait peut-être pu avoir recours à cette forme de consultation.Mais ce qu\u2019on attend des Etats généraux aurait pu difficilement être obtenu par voie de référendum.Les Etats généraux amènent davantage le peuple à participer au débat, à discuter des options possibles avant de se prononcer.De plus, un référendum limité au Québec aurait pu être pensable; étendu à la mesure du Canada français, le procédé devenait tout simplement irréaliste.On voit mal Ottawa et Québec s\u2019entendre pour élargir ainsi la consultation.D ailleurs, il faut bien se rappeler que ceux qui ont conçu les Etats généraux n\u2019ont pas voulu par là lier complètement la main des législateurs.Ils ont voulu amener le peuple a réfléchir tout haut, à rechercher une sorte de dénominateur commun.Les résultats auxquels on en viendra auront plus ou moins de force selon la qualité et le caractère de représentativité des délégués.Comme tout s\u2019est fait et continuera de se faire en plein jour, l\u2019appréciation de ces résultats par les législateurs ne devrait pas représenter une tâche trop difficile.En somme, la menace à l\u2019autorité des législateurs que M.Trudeau semble voir dans les Etats généraux ne paraît guère avoir de fondement.Il ne se passe guère de jour que les quotidiens n\u2019invitent les gouvernants à voter telle ou telle législation.Et que dire des mémoires et des déclarations émanant de nombreux groupes de pression ?Le gouvernement se fait dire constamment dans quel sens il devrait orienter son action.Il ne vient à l\u2019idée de personne de demander aux journaux ou organismes de pression de cesser toute action du genre sous prétexte que les députés, ayant été élus par toute la population, sont les seuls mandatés pour prendre les décisions.La démocratie dépasse de beaucoup le dépôt d'un bulletin dans les urnes de scrutin.Ou, si l\u2019on veut, le peuple peut choisir, par-delà son vote, mille et une façons de faire connaître ses volontés.C\u2019est dans cette perspective qu\u2019il faut envisager la convocation des Etats généraux.Ces derniers n\u2019ont rien d\u2019antidémocratique; ils sont plutôt lune des manifestations les plus poussées de la démocratie que nous ayons connues jusqu\u2019ici.Si M.Trudeau avait dit: \u201cNous ne participerons pas aux Etats généraux parce que nous sommes ceux qui auront ou devront avoir le dernier mot dans cette affaire,\u201d nous aurions compris.Mais, vraiment, une abstention qui veut protester contre l\u2019usurpation de pouvoirs qui appartiennent aux élus du peuple, cela nous dépasse.Nos députés fédéraux sont vraiment devenus trop chatouilleux.Vincent PRINCE QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX?247 LE DROIT Ottawa, le 29 juin 1967 Intelligent mais gaffeur Beaucoup croyaient M.Pierre Elliott-Trudeau sérieux sous ses allures de playboy, de man about town.Après tout il a fait des études solides et il a beaucoup voyagé, et il n\u2019est pas nécessaire que la réflexion et l\u2019érudition se dissimulent sous un visage de carême.La prétention de M.Trudeau que les Etats généraux du Canada français peuvent s\u2019interpréter comme un recul de 200 ans en arrière (peut-on reculer en avant ?) parce que le monde connaît le suffrage universel (!!!) est digne d\u2019un éphèbe qui en est à ses premières études juridiques plus que d\u2019un professeur et d\u2019un ministre de la justice.Nonobstant le savant politicien (dont on pensait qu\u2019il avait l\u2019étoffe d\u2019un homme d\u2019Etat), les députés élus à son cher suffrage universel sont très peu représentatifs quand il s\u2019agit d\u2019inventorier, pour employer le langage de M.Auguste Choquette, le fait français en Amérique du Nord.Des preuves s\u2019en trouvent, trop nombreuses, dans certaines déclarations de ministres fédéraux du Québec, d\u2019anciens ministres et de députés.Avec tout le respect que l'on doit au beau suffrage universel de M.Trudeau, nous savons que les députés de toutes étiquettes, tant au Parlement qu\u2019aux Assemblées législatives, sont d\u2019abord et surtout des produits de Y organisation de leur parti.Ainsi les militants libéraux du comté de Mont-Royal n\u2019avaient jamais songé à retenir les précieux services de M.Trudeau pour les représenter aux Communes; pour qu'il devînt député, il a fallu que M.Guy Favreau et quelques autres s\u2019imaginassent qu\u2019il serait un atout pour le parti libéral et qu\u2019ils le recommandassent aux bons soins désintéressés de Vorganisation de ce parti dans le comté tie Mont-Royal.Même alors M.Trudeau a éprouvé quelque difficulté à se faire accepter par ces messieurs de Y organisation.Cependant, une fois choisi par le con- grès libéral, il passait comme passe une lettre à la poste quand M.Pearson vient d\u2019accorder une augmentation de salaire aux facteurs.Indépendant de fortune (et c\u2019est peu dire), député d\u2019une circonscription où les Canadiens français sont en minorité, M.Trudeau peut se payer le luxe de lever le nez sur les milliers de personnes qui s\u2019intéressent aux Etats généraux du Canada français.Mais, du fait même, et c\u2019est grand dommage, il fournit un argument de poids à ceux qui soutiennent que les députés libéraux du Québec aux Communes ne sont que des serviteurs de leur parti et n\u2019y représentent pas vraiment leur province, l\u2019Etat français de la Confédération canadienne.A noter que nous reconnaissons d\u2019emblée à M.Trudeau le droit à ses opinions, fussent-elles impopulaires, et que nous ne lui reprochons ni l\u2019origine ethnique ni le nom de sa mère, qu\u2019il porte avec autant de légitime fierté que celui de son père, ni les dollars que ce dernier lui a légués en abondance, ni le fait qu\u2019il représente un comté peuplé d\u2019anglophones en grande majorité.Nous pensons que M.Trudeau sera un bon ministre de la Justice, malgré tout.Nous constatons\" seulement que plusieurs de ses déclarations interdisent de le considérer comme un porte-parole des Canadiens français.Ët M.Pearson commettrait une grave erreur s\u2019il prenait M.Trudeau pour un interprète de la conscience canadienne-française.Le député de Mont-Royal est certes instruit et brillant, il est un homme du monde et un citoyen du monde mais un peu trop désincarné et il manque singulièrement de tact et de sens politique, ou, plutôt, électoral.Une boutade amusante dans un salon ou dans un bar devient rarement une bonne déclaration ministérielle. 248 ASSISES NATIONALES Pourquoi heurter de front un groupe aussi nombreux que celui des délégués aux Etats généraux et des braves gens qui les y envoient ?Qu\u2019est-ce que cela peut bien donner au pays et au parti libéral ?Les gaffes de M.Trudeau (et d\u2019un nouveau sénateur) plaident contre le recours aux intellectuels pour la politique active.Quand M.le ministre de la Justice se met les pieds dans les plats, on a envie de s\u2019écrier : vivent les nouilles ! C\u2019est malsain.Willie CHEVALIER LA VOIX DE L\u2019EST Granby, le 26 août 1967 Les Etats généraux du Canada français Dans trois mois, ce sera la réunion générale des Etats généraux du Canada français, dont les délégués ont été choisis le printemps dernier lors d\u2019un scrutin à travers la province.Depuis quelque temps, le secrétaire des Etats généraux invite tous les délégués ou leurs substituts à bien étudier les questions qu\u2019ils seront appelés à discuter au cours de ses assises.Il leur demande également de \u201cbien faire pénétrer dans l\u2019esprit des Canadiens français la conscience la plus vive possible de l\u2019existence des Etats généraux et de leur importance.\u201d Les travaux des grandes assises, si valables soient-ils, précise le secrétariat, n\u2019obtiendront pas leur plein effet, et la semence des impératifs nationaux tombera comme sur un rocher, et non sur une terre fertile, si on n\u2019a pas eu la précaution de développer au préalable des dispositions favorables pour recevoir cette semence et pour accueillir ces travaux.\u201d \u201cIl est évident, en effet, que, pour atteindre des objectifs valables, il importe de sensibiliser la population aux problèmes concrets de la nation et de populariser certaines idées théoriques et pratiques qui aideront les délégués à dialoguer sur le plan national avec lucidité et virilité.Car si, en général, on connaît la définition des Etats généraux, on connaît par contre trop peu leur mission et les questions primordiales sur lesquelles ils seront appelés à se prononcer.Or un public ignorant, une délégation mal informée, mal préparée à sa tâche, sont des éléments d\u2019insuc- cès.Dans un tel cas, on ne saurait s\u2019attendre à des résultats concrets.Aussi est-il nécessaire pour les délégations locales de se réunir pour discuter de ces problèmes et pour, ensuite, bien renseigner le public qui, en novembre, prendra connaissance de leurs délibérations.Cette éducation est essentielle pour en arriver, sur le plan national, à une réceptivité désirable.Elle l\u2019est d\u2019autant plus que les débats porteront sur des questions complexes, des problèmes de la plus haute importance.En tout, dix-sept documents de travail seront soumis à cette assemblée.Leurs sujets seront les suivants : le statut de la langue française; l\u2019enseignement, la recherche, les bourses et les subventions; la culture populaire; les relations entre les Canadiens français; les relations du travail; la famille et la politique familiale; la sécurité sociale et la santé; le développement économique; la législation commerciale; la politique agricole, la fiscalité et les douanes; l\u2019immigration et le peuplement; les théories constitutionnelles; le tribunal constitutionnel et le système judiciaire; les relations internationales; les droits de l\u2019homme; l\u2019intégrité territoriale.Comme on le voit, il y a là matière à réflexion.Le délégué à ces assises devra avoir absorbé une bonne dose de connaissances pour pouvoir discuter de ces questions avec \u201clucidité et virilité.\u201d Non seulement pour en discuter, mais pour prendre une décision conforme aux meilleurs intérêts du Canada français. QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?249 Certes, les documents remis aux délégués leur permettrons-ils de mieux saisir la portée des recommandations des comités, mais les Etats généraux, si nous saisissons bien le sens qu\u2019ils donnent à leurs délibérations de novembre, désirent, et c\u2019est là une attitude à respecter, que les délégations prennent elles-mêmes position et ne s\u2019en tiennent pas aux décisions de quelques-uns des délégués.C\u2019est en effet, de l\u2019ensemble des opinions émises par la majorité des délégués, et non pas des opinions personnelles de ceux qui désirent assurer le triomphe de leurs idées, qu\u2019il sera possible d\u2019en arriver à des résultats concluants.Tous les aspects de notre vie sociale et économique seront remis en question lors de ces assises.Naturellement, les Etats généraux n\u2019ont-ils pas la prétention de trouver une réponse adéquate et définitive à chacun des problèmes du Canada français, mais il est certain que, dans nombre de cas, les décisions prises orienteront dans l\u2019avenir la politique de la nation cana-dienne-française.De là à la nécessité d\u2019une préparation intensive, d\u2019une étude sérieuse de toutes ces questions, il n\u2019y a donc qu\u2019un pas que tous les délégués doivent franchir avant de penser ou de croire qu\u2019ils peuvent apporter une contribution valable aux délibérations des Etats généraux.Pour faciliter leur tâche, il est donc souhaitable qu\u2019ils se réunissent, échangent leurs idées, discutent les diverses solutions à ces problèmes, enfin analysent les options proposées pour en arriver à la réalisation des objectifs de la nation.Dans plusieurs têtes, dit-on souvent, il y a toujours plus d\u2019idées que dans une seule, et c\u2019est de l\u2019échange de ces idées que sortent les solutions les plus valables.On ne saurait certes nier cette vérité.Nous formulons le voeu que les délégués du Québec et des minorités françaises des autres provinces se présentent à ces assises avec la conscience de remplir un devoir national et surtout avec la détermination de l\u2019accomplir dans le meilleur intérêt de leurs compatriotes.Et cela, dans l\u2019harmonie et la concorde la plus parfaite possible, pour que l'on puisse dire des nouveaux Etats généraux : voilà un mouvement sérieux dont il faut tenir compte dans la vie nationale.Roland GAGNE LA VOIX DE L\u2019EST Granby, le 31 octobre 1967 Ce que seront les Etats généraux Vers la fin de novembre se tiendront les assises des Etats généraux du Canada français.Ce que seront ces assises de quatre jours, ce qu\u2019elles signifieront pour la nation canadienne-française, l\u2019orientation qu'elles permettront de donner à son évolution sociale, économique et constitutionnelle, c\u2019est le comportement des délégués qui le déterminera.Au cours de ces assises s\u2019affronteront des Canadiens français de toutes les tendances politiques, de toutes les écoles de pensée, de toutes les régions du pays.Tous pourront au sein des commissions spéciales s\u2019ex- primer librement, sans aucune contrainte.Ainsi sera-t-il possible d\u2019entendre tous les sons de cloche, de connaître l\u2019opinion, non seulement du Québec, mais de l\u2019Acadie, de l\u2019Ontario, des provinces de l\u2019Ouest, de la Colombie britannique.Les partisans du statu quo, des Etats associés, du fédéralisme, de l'indépendance, de l\u2019interdépendance, etc., seront tous sur un pied d\u2019égalité.Tous jouiront de la même prérogative d\u2019exprimer leurs idées.En réalité, ce sera une assemblée nationale démocratique où l\u2019opinion de la majorité et non de la minorité l\u2019emportera. 250 ASSISES NATIONALES Les délégations qui y assisteront sont choisies démocratiquement et, depuis leur choix, elles sont l\u2019objet de constantes consultations, afin qu aucune ne puisse dire, au cours de ce congrès, qu\u2019elles ont été ignorées lors des délibérations préliminaires.Si des délégués ne sont pas suffisamment renseignés sur les problèmes qu\u2019ils seront appelés à résoudre, c\u2019est qu\u2019eux-mêmes auront négligé de se familiariser avec leurs divers aspects.Certes, n\u2019aurait-on pu en dire autant de la première assemblée, l\u2019an dernier.Il était assez facile, alors, de se rendre compte que les Etats généraux n\u2019avaient pas réussi à atteindre la représentativité nécessaire pour parler au nom de la nation.Cette assemblée, pour cette raison, paraissait noyautée par les partisans d\u2019une ou deux idéologies, déterminés à assurer le triomphe de leurs opinions.C\u2019est la raison pour laquelle, la commission générale demanda à l\u2019assemblée de se démettre et de se représenter de nouveau devant le corps électoral.Or, à l\u2019élection du 16 avril dernier, on peut dire que les délégués territoriaux furent choisis de façon démocratique.Près de neuf mille associations ont participé à cette consultation populaire.Aujourd\u2019hui, les Etats généraux se composent de quelque 2,500 délégués représentant les circonscriptions électorales québécoises, de nombreuses associations, des entreprises et les minorités françaises des autres provinces.Soucieuse de respecter l\u2019expression d\u2019opinions du milieu canadien-fran- çais, la commission générale a aussi, dans la rédaction de ses documents de travail, pris en considération l\u2019opinion de la population: soit le résultat d\u2019un questionnaire adressé à 11,000 citoyens, celui de ses assemblées régionales et les recommandations de quelque deux cents mémoires.Elle a par ailleurs retenu les services d\u2019économistes, de sociologues, de juristes, en vue de trouver des dénominateurs communs.Ces documents sont déjà entre les mains des délégués afin de leur permettre de réfléchir avant les assises de novembre.Dès le début des assises seront, par ailleurs, constituées quelque 255 équipes de travail qui, un peu plus tard, seront regroupées sur un plus vaste plan en vue de dépersonnaliser les débats et de désamorcer les conflits.Sera-t-il possible ainsi de déterminer les pouvoirs nécessaires au Québec pour son plein développement et les droits essentiels aux Canadiens français des autres provinces ?Sou-haitons-le.Souhaitons surtout que les délégués puissent comprendre l'importance de leur mission, analyser froidement la situation et choisir en toute connaissance de cause les institutions constitutionnelles, politiques et juridiques, pratiques et réalisables pour l\u2019avenir.Car des Etats généraux, qu\u2019on le veuille ou non, sortiront des conclusions de nature à influencer l\u2019avenir du Canada français.Et ces conclusions doivent être les meilleures possibles.Roland GAGNE COMMERCE Novembre 1967 Au fond des choses .Depuis le mot mémorable du général de Gaulle lors de sa visite au Québec, tout le monde semble vouloir comme lui \u201caller au fond des choses\u201d.Il est bien évident que ceux qui font cette exploration découvrent des choses fort différentes les uns des autres si on en juge par leurs déclarations qui, selon eux, représentent le point de vue de la Nation canadienne-fran-çaise ou tout simplement québécoise.Car déjà sur ce premier point, on fait des distinctions.Certains disent parler au nom des Canadiens où qu\u2019ils soient au Canada, d\u2019autres pour ceux du Québec, et d\u2019autres encore pour ceux-là seulement qui sont des autres provinces.Et cette seule dis- QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX?251 tinction suffit à justifier une foule d\u2019opinions divergentes.Parmi ceux qui nous livrent le fond de leur pensée, les uns sont partisans du séparatisme, les autres du statu quo; entre ces deux pôles, il y a ceux qui préconisent l\u2019indépendance mitigée, le statut particulier, le fédéralisme coopératif, le néo-fédéralisme, les Etats associés, etc.; tous réclament la formule de leur choix au nom de la Nation dont ils sont les porte-parole supposément incontestés ou incontestables.C'est à n\u2019y plus rien comprendre.La thèse de l\u2019un est aussi vite contestée par l\u2019autre, les arguments s\u2019affrontent, des anciens amis se séparent de façon spectaculaire, les mandats sont usurpés, on sous-entend d\u2019étranges marchés, on s\u2019accuse mutuellement d\u2019être des traîtres à la Nation.Et pendant que quelques-uns jettent de l\u2019huile sur le feu, d\u2019autres n\u2019en voient même pas la fumée.On parle de dernière chance, de crise d\u2019adolescence nationale, de maturité, on parle d\u2019inconscience et on parle de prise de conscience.Les jeunes partent en croisade, les plus vieux s\u2019inquiètent, la majorité semble refuser de s\u2019émouvoir pendant qu\u2019au-dessus de sa tête se joue peut-être son destin.C\u2019est dans cette atmosphère que se prépare l\u2019Assemblée de la Nation : les Etats généraux du Canada français qui grouperont quelque 3,000 délégués et observateurs qui tenteront de déterminer ensemble son avenir constitutionnel.Ils viendront aussi bien du Québec que des autres provinces, ils représenteront une multitude d'associations, de groupements ou d\u2019institutions, ils agiront selon un mandat précis ou à titre personnel, ils auront voté pour l\u2019Union Nationale, le parti libéral, le R.I.N., le R.N.; le P.S.Q., le crédit social, le N.P.D., le parti progressiste conservateur et que sais-je encore, ils seront urbains ou ruraux, professeurs d\u2019université ou simples ouvriers, riches ou pauvres, employeurs ou employés .Les membres de cette extraordinaire assemblée chercheront à s\u2019entendre sur les données essentielles de l\u2019avenir des Canadiens français.Comme l\u2019écrivait récemment M.Rosaire Morin, président de la Commission technique des Etats généraux : \u201cAu-delà des divisions politiques, des conflits idéologiques, des dispersions géographiques, des émiettements sociaux, des partages et des morcellements divers et nombreux dont nous sommes victimes, il importe de savoir ce que le peuple pense et il importe de rechercher les pouvoirs nécessaires au Québec et les droits essentiels aux Canadiens\u201d.Il faut avoir une forte dose d\u2019audace pour tenter une telle aventure de se faire affronter dans une même enceinte tant de pensées, tant d\u2019intérêts divers.Il faut une foi inébranlable dans le processus démocratique, même organisé, pour confier à un tel assemblage la recherche de la pensée et de la volonté profonde de la Nation.Si on s\u2019en tient à l\u2019essentiel, on devrait pour une fois réussir à aller au fond des choses.Que sortira-t-il de tout cela ?Nous n\u2019en avons aucune idée.Mais cette opinion collective, cette espèce de consensus sera certainement aussi représentative de nos aspirations que les multiples déclarations qui depuis quelques années ont fait les manchettes.Maurice CHARTRAND LE DEVOIR Montréal, le 6 novembre 1967 Le succès des Etats généraux du Canada français dépend du travail des délégués Dans moins de trois semaines s\u2019ou- mille cinq cents délégués du Québec vriront à Montréal les assises des Etats et des secteurs français du reste du généraux du Canada français.Deux pays discuteront alors, pendant qua- 252 ASSISES NATIONALES tre jours, des meilleures solutions à apporter aux problèmes divers qui se posent à leur groupe ethnique.Cette réunion, qui débutera le 22 de ce mois, n\u2019a rien d\u2019improvisé.Elle est le point culminant de nombreuses rencontres préliminaires qui, toutes, avaient pour but de sensibiliser l\u2019opinion publique et surtout de préparer les participants à ce grand événement.Mais que faut-il en attendre, au juste, au plan de notre avenir constitutionnel ?On ne saurait le dire a priori.Pour le moment, la seule chose qui paraisse assez claire, c\u2019est que le succès ou l\u2019insuccès de cette gigantesque entreprise dépendra avant tout du sérieux que les délégués apporteront à remplir parfaitement leur tâche.Les grands responsables des Etats généraux ont visiblement fait leur part en s\u2019assurant que les représentants des différents groupes, secteurs ou couches de la société canadienne-française soient choisis le plus démocratiquement possible, et en faisant préparer à leur intention, par des experts, des documents de travail qui situent et analysent tous les principaux points de la discussion.Si les délégués veulent bien consentir à lire attentivement tous ces documents, à les méditer, voire à les compléter par d\u2019autres études et recherches personnelles, on devrait assister à une discussion vraiment éclairée, à un débat de très grande classe.Les conclusions auxquelles on en arrivera au terme de ce vaste forum n\u2019auront nullement force de loi.Il appartiendra toujours aux élus du peuple de prendre des décisions finales.Les Etats généraux n\u2019auront qu\u2019une influence morale.Celle-ci, pourtant, pourrait être décisive si les options retenues trouvent un large et sympathique écho chez l\u2019ensemble des six millions de Canadiens de langue et de culture françaises.Nous avons dit que les grands responsables de ces assises avaient fait tout leur possible pour que celles-ci soient composées démocratiquement et soient en mesure de prendre des décisions en toute lumière.Sur le plan de la représentation démocratique, nous croyons que l\u2019ef- fort déployé a été remarquable.Il ne faut pas oublier que près de neuf mille associations, ou corps intermédiaires ont été appelés à participer aux différents scrutins destinés à élire les représentants territoriaux.Et l\u2019on a exigé, avant de confirmer les élections, un fort pourcentage de cette participation.Il resterait évidemment à se demander jusqu\u2019à quel point nos corps intermédiaires sont eux-mêmes démocratiques, mais c\u2019est une question qui risquerait de nous mener trop loin.Quant aux documents de travail, ceux que nous avons parcourus nous ont paru d\u2019une bonne qualité.Ils rassemblent bien les données du problème et exposent clairement les faits pertinents à la question.Ils tiennent compte d\u2019ailleurs du résultat du questionnaire qui a été adressé, il y a plusieurs mois, à quelque 11,000 citoyens, de même que des discussions déjà tenues dans les assemblées régionales et de nombreux mémoires reçus à la permanence des Etats généraux.Certains de ces documents sont peut-être conçus dans une optique particulière qui en teinte quelque peu l\u2019exposé.Ainsi, par exemple, celui qui porte sur la législation financière et commerciale débute par cette réflexion : \u201cLes nations qui disposent librement d\u2019elles-mêmes.insistent d'habitude pour régler l\u2019évolution de leur économie dans toute la mesure du possible.et pour légiférer en matière financière et commerciale conformément à leur conception de l\u2019économie et à leur façon de faire des affaires.\u201d Il y a là, au départ, une option qui paraît prise et veut peut-être infléchir le reste de la discussion.Il faudrait aussi se méfier parfois de certaines questions tendancieuses à la fin de quelques-uns des exposés.Mais, à notre avis, ce défaut n\u2019est pas trop fréquent dans les textes en question et les délégués, s\u2019ils le veulent bien et s\u2019ils fournissent l\u2019effort nécessaire à cet effet, seront sûrement capables de trouver leur chemin à travers toutes ces données et considérations.Aux chefs de délégations de comté de multiplier les rencontres d\u2019ici le 22 afin de tirer avantage au maximum des études déjà faites et de préparer QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?253 leurs membres à se former une opinion parfaitement éclairée.Les Etats généraux n\u2019ont pas été conçus pour faire double emploi avec le comité de la constitution établi par la législature du Québec.Tout d\u2019abord, ils veulent être un relevé d'opinion de toute la nation cana-dienne-française, alors que le comité parlementaire limite ses recherches au seul peuple du Québec.De plus, les Etats généraux relèvent de l\u2019initiative privée, alors que le comité parlementaire est l\u2019oeuvre de la législature.Les Etats généraux, parce qu\u2019ils se placent au-dessus de toutes les considérations partisanes, peuvent toutefois aboutir à des résultats qui forceront une plus large adhésion populaire.Dans ce cas, les parlementaires, ceux qui prendront les décisions finales, seront bien forcés d\u2019en tenir compte.Mais, encore une fois, tout dépendra du consensus que l\u2019on pourra dégager de ces assises du 22 novembre, et surtout de la qualité des discussions qui y aura conduit.C\u2019est pourquoi il est tellement important que tous les délégués, et non seulement une petite poignée, se présentent à cette réunion aussi renseignés que possible sur tous les sujets qui leur seront soumis.Les dirigeants des Etats généraux ont fait leur devoir; aux délégués, maintenant, de faire le leur.Vincent PRINCE LES AFFAIRES Montréal, le 20 novembre 1967 Les Etats généraux et la nation canadienne-française Les Etats généraux tiendront leurs assises à compter de jeudi matin, à Montréal pour poursuivre leurs assemblées jusqu\u2019à dimanche soir prochain.En tant que Canadiens d'expression française, nous ne pouvons laisser passer sans bruit un tel événement puisque le Canada tout entier s\u2019y est donné rendez-vous.Plus de 2,500 délégués accrédités discuteront des problèmes de la nation canadienne-française et ils approuveront ou rejetteront une soixantaine de propositions qui auront été formées en projets de résolution par tous les intéressés à un problème donné.Parmi les quelque trois cents observateurs, on retrouve le politicien de toutes les couleurs, l\u2019universitaire de toutes les parties du Canada, les professionnels, les hommes d\u2019affaires, les syndiqués, enfin tous les éléments qui forment une nation homogène.Il ne faut pas oublier les nombreux représentants des pays étrangers qui sont intéressés au sort du Canada.Avant que ne se terminent les débats de cette vaste assemblée de gens intéressés au sort de la nation canadienne-française, nous pouvons affirmer à l\u2019avance, qu\u2019il est impossible d'en prévoir les résultats.Nous avons constaté que chaque groupement politique a ses partisans acharnés et qu'il existe de nombreux Québécois qui demeurent indécis.Sur le plan économique, on sera fort aise de se rendre compte que la population commence à prendre conscience que les problèmes économiques existent et qu\u2019il faut s\u2019en occuper.Nous sommes fiers de constater que plusieurs prennent conscience que les étrangers ne régleront rien à nos problèmes et qu\u2019il faut s\u2019y atteler nous-mêmes.Cependant, on peut encore déceler le fait que trop de gens se fient au gouvernement pour régler tous les problèmes sans penser qu\u2019ils devraient apporter leur collaboration à celui-ci pour lui donner un coup de main.Nous sommes encouragés à vous demander de suivre les travaux des Etats généraux de près parce que c\u2019est la première fois que les Canadiens français pourront vraiment ré- 254 ASSISES NATIONALES pondre â la fameuse question: \u201cWhat do you want ?\u201d Les conclusions qui sortiront de cette assemblée aideront ceux qui veulent le bien du Québec et du Canada tout entier à se faire une idée précise des exigences de la nation canadienne-française.D\u2019autre part, on apprend que plusieurs entreprises canadiennes d\u2019expression anglaise ont accordé leur collaboration tant financière que matérielle à la réalisation de cette grande manifestation nationale où des représentants des dix provinces du Canada viendront exprimer leurs griefs aux Québécois.Pendant ce temps, ceux-ci verront à délimiter leurs besoins essentiels et primordiaux pour atteindre un point où ils pourront s\u2019appartenir à eux-mêmes, plutôt que de demeurer à la merci du premier venu sans s\u2019être protégé un tant soit peu.Comme vous, nous sommes intéressés à connaître l\u2019opinion de la population sur tous les problèmes qui nous touchent de près.Pour notre part, nous sommes pressés d\u2019en aper- cevoir les résultats parce que nous croyons que les documents de travail sont rédigés de telle façon à ce que nous sortions de notre patelin.Ces documents représentent également un outil d\u2019éducation populaire qu\u2019il serait bon d\u2019utiliser au niveau de l\u2019éducation collégiale et de l\u2019éducation des adultes.De ces quatre journées de labeur intense, on peut affirmer qu\u2019il y aura plusieurs grincements de dents et tous et chacun auront eu l\u2019occasion de s\u2019exprimer au moins une fois.Ce jeu démocratique dans toute la force du mot représente un défi à notre personnalité avec ses caractéristiques.Un optimisme raisonné nous gagne parce qu\u2019on essaiera par tous les moyens d\u2019obliger nos gens à dialoguer, ce qui représente un tour de force assez fantastique.Les Etats généraux devront maintenant être considérés comme étant les représentants de la nation canadienne-française.Claude MOQUIN LE DEVOIR Montréal, le 22 novembre 1967 A la veille des Etats généraux Au moment où vont commencer les Etats généraux du Canada français, l'heure n\u2019est plus aux chicanes de procédure ou de technique.Les Etats généraux, tant du point de vue de la représentativité que de l\u2019homogénéité nécessaire aux options décisives, demeure une gageure presque inhumaine.Maintenant qu\u2019ils sont là, il faut les accueillir avec objectivité et sympathie.Il faut souhaiter que l\u2019immense travail d\u2019organisation auquel ils ont donné lieu produise des fruits utiles et durables.Ce qui importe surtout, à l'heure présente, c\u2019est l\u2019orientation que prendront les assises.Sur ce point précis, il importe, pendant qu\u2019il est encore temps, de faire valoir quelques opinions.Nous avons étudié attentivement ces derniers jours, la documentation préparée à l'intention des délégués.Nous avons également pris connaissance, hier, d\u2019un projet de déclaration préliminaire qui sera soumis dès vendredi matin à l\u2019attention des délégués.De ces documents, il se dégage une impression très nette.Que cela ait été conscient ou non, que cela ait été fait délibérément ou non, il y a, dans toute cette documentation (sauf d\u2019assez rares exceptions), une tendance très forte à affirmer et à élargir les prérogatives du Québec et une tendance non moins prononcée à minimiser ou à faire voir sous un jour péjoratif l\u2019action et le rôle du gou- QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?255 vernement fédéral tant pour le passé que pour l\u2019avenir.Dans les documents de travail que nous avons lus, il n\u2019est question à peu près nulle part des avantages même indirects qu\u2019a pu apporter aux Canadiens français l\u2019action du gouvernement fédéral.On parle avec abondance des empiétements et des injustices dont s\u2019est rendu coupable le pouvoir central (et dans la mesure où ce sont là des faits historiques, il faut les mentionner sans hésiter).Très rarement, on se demande réellement si le maintien de la responsabilité du gouvernement fédéral dans certains domaines et moyennant certaines conditions, ne pourrait pas être important pour le bien des Canadiens français.Et quand on se pose pareille question, on le fait d\u2019une manière cursive qui ne laisse guère de place aux développements positifs.Déjà marquée dans les documents de travail \u2014 souvent même dans les questionnaires \u2014, cette tendance se révèle également dans le projet de déclaration qui sera soumis vendredi aux délégués.Le texte de la déclaration comporte quatre \u201cconsidérant\u201d et trois \u201caffirmations\u201d.Or, le tout est présenté de telle façon qu'en pratique, il n\u2019y a plus guère que le Québec qui compte et le Canada est à toutes fins utiles relégué loin en arrière.Le texte dit, par exemple: \u201c.Ayant convenu que la vie et l\u2019épanouissement du peuple canadien-français s\u2019appuient sur l\u2019autorité politique, l\u2019influence économique et le rayonnement culturel du Québec\u201d.Cela est vrai, et nous l\u2019avons proclamé ici même à maintes reprises à l\u2019encontre de certains dirigeants fédéraux qui voudraient que le Québec ne fût qu\u2019une province comme les autres.Mais il y a toutefois une omission grave.Pour être complet, il aurait iallu ajouter quelque chose comme ceci : \u201d.et s\u2019appuient aussi sur l\u2019action des autres pouvoirs politiques canadiens (provinces et gouvernement fédéraL à condition que celle-ci s'exerce à l'avenir dans le plein respect des droits des Canadiens français\u201d.Nous comprenons qu\u2019une telle mention soit de nature à déplaire à certains esprits qui ont déjà opté pour une forme plus ou moins complète de séparatisme.Mais nous ne voyons pas pourquoi d\u2019autres esprits sacrifieraient leurs propres convictions à celles des premiers.Plus loin, au chapitre des \"affirmations\u201d, le texte proclame : \u201cle Québec constitue le territoire national et le milieu politique fondamental de cette nation (canadienne-française)\u201d.Ici encore, il nous est difficile d\u2019être d\u2019accord.Si la nation canadienne-française est \"répandue dans tout le Canada\u201d et y possède partout des droits certains, pourquoi son \u201cterritoire national\u201d, même si elle doit le partager avec d\u2019autres, ne serait-il pas avant tout le territoire canadien?Si on ne veut parler que du Québec, pourquoi le territoire évoqué par ce mot n\u2019appartiendrait-il pas à tous les habitants du Québec, sans aucune distinction d'origine, de groupe ethnique ou de religion ?Nous comprenons les motifs qui ont pu inspirer les auteurs du texte.Nous exprimons cependant des réserves sérieuses quant à la formulation qu\u2019ils ont choisie pour exprimer leur pensée.On nous dira certes que rien n\u2019est décidé et que les conclusions seront le seul fait des délégués eux-mêmes.De cela, nous convenons.Et nous reconnaissons, de plus, que la procédure prévue pour les débats des Etats généraux a été conçue de manière à favoriser la libre participation de chaque délégué.A ce chapitre, on a accompli un travail colossal qui doit être souligné.Mais nonobstant ces garanties, on ne peut que déplorer que la conception qui a présidé à la préparation intellectuelle des assises des États généraux ait été trop nettement colorée par une problématique empruntée à une manière de voir ne représentant que l\u2019une des dimensions de la pensée canadienne-française à l\u2019heure actuelle.Cela n'enlève rien à la qualité de ces travaux, dont la plupart sont d'une très réelle valeur.Mais il en ressort une certaine inclinaison sous-jacente qui enlève à ces travaux la note d\u2019oecuménisme intellectuel qu\u2019on était en droit de souhaiter dans des documents destinés à une assemblée représentative de toute la nation. 256 ASSISES NATIONALES Souligner ces faits n\u2019est pas être pessimiste.C\u2019est être franc et constructif.C\u2019est surtout faire confiance au réalisme des délégués qui délibéreront, à compter de demain, sur l\u2019avenir du peuple canadien-français.\u2022 Nous comptons que, dans l\u2019étude de notre présent et de notre avenir, ces délégués voudront porter une égale attention à tout le réel canadien-français, non seulement à cer- tains aspects artificiellement détachés de l\u2019ensemble.Cet effort d\u2019objectivité et d\u2019universalité est la condition première du succès des Etats généraux.Si on allait sauter aux conclusions sans passer d\u2019abord par une démarche aussi exigeante, le travail qu\u2019ont voulu faire les Etats généraux devrait, demain, être repris sous d\u2019autres auspices.Ce serait, pour tous, une immense déception.Claude RYAN LE DROIT Ottawa, le 22 novembre 1967 Les Etats généraux Décevant, très décevant le degré d\u2019ignorance manifestée hier à l\u2019émission de télévision \"Aujourd\u2019hui\u201d au sujet des Etats généraux du Canada français.Hommes d\u2019affaires, place de la Bourse, étudiants, à l'Université de Montréal, ou simples mortels, à une entrée de Métro, tous étaient aussi ignorants; huit sur dix des personnes interrogées répondaient ne rien savoir de l\u2019événement qui débute demain, ou en donnaient les définitions les plus farfelues.On se serait adressé à des hommes perdus au fond des mines de charbon de la Nouvelle-Ecosse qu'on n\u2019aurait pas obtenu de réponses plus décevantes.La réunion des Etats généraux constitue pourtant, ou peut constituer, la plus importante assemblée jamais tenue des Canadiens français de tout le Canada.Ce n\u2019est pas une rencontre de clans, ce n\u2019est pas non plus ce qu\u2019on pourrait dédaigneusement nommer une assemblée des \u201célites\u201d, en ce que le mot \u201célite\u201d comporte de restrictif, ce n\u2019est surtout pas une réunion politique.Pourtant, toutes ces réponses ont été données en substance, de même que d\u2019autres plus fantaisistes encore, par exemple celle selon laquelle les Etats généraux seraient un mouvement institué par le général de Gaulle et le Premier ministre Johnson, l'été dernier, ou encore celle selon laquelle ils seraient un mouvement de fraternité de la francophonie universelle.Les sondages sont évidemment trompeurs, mais peuvent-ils l\u2019être à ce point, même à la radio ou à la télévision où il est si facile de tirer d\u2019un enregistrement ce qui fait l\u2019affaire d\u2019un réalisateur ?Qu\u2019il soit permis d\u2019en douter.Eût-on interrogé uniquement des \u201cnon-instruits\u201d, \u2014 pour reprendre un triste mot de M.Jean Lesage, \u2014 que les réponses n\u2019eussent pas tellement étonné.Mais non, plusieurs des personnes interrogées étaient des hommes d\u2019affaires du milieu de la Bourse et des étudiants, a priori, des gens'instruits.Qu\u2019ils aient si mal répondu ne les honore pas et dénote chez eux de bien piètres lecteurs de journaux et périodiques et de bien pauvres auditeurs de radio et de télévision.Il faut en effet prêter bien peu d\u2019attention à ce qu\u2019on lit, voit ou entend pour ne pas savoir ce que sont les Etats généraux dont la radio et les journaux n\u2019ont cessé de parler depuis trois ans et, surtout, depuis trois mois.Ne rien connaître des Etats généraux laisse croire également que les sociétés patriotiques, les syndicats ouvriers et professionnels et autres organismes qui ont délégué des représentants aux assises de Montréal ont fort mal renseigné ceux qu\u2019ils ont mission de représenter et ceux au nom desquels ils vont parler.Marcel GINGRAS QUE PENSE T ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?257 LA VOIX DE L\u2019EST Granby, le 23 novembre 1967 Une pagaille ou un dialogue serein Les Etats généraux du Canada français se réunissent, aujourd'hui, dans la métropole.Ce que sera cette assemblée délibérante de quatre jours, à laquelle doivent assister quelque 2,50(3 délégués, on n\u2019en sait rien.On espère simplement que ses délibérations sur notre avenir constitutionnel ne seront pas une caricature de la démocratie; qu'elles seront un dialogue serein et constructif, un échange d'opinions dans la recherche de la vérité sociale et politique, en vue d'une affirmation nationale cohérente.Certes, entre l'idéal et la réalité, y a-t-il parfois un large fossé.Dans une assemblée comme celle-là, par exemple, en raison de la diversité des opinions des Québécois et des minorités de langue française des autres provinces, il est normal de s'attendre que les uns ne réussissent pas à contenir leurs émotions et refusent d\u2019écouter les opinions des autres.Il semble aussi normal de prévoir à certains moments un peu de paçaille.Il en est souvent ainsi dans les réunions importantes, et les Etats généraux, à cause des questions en jeu, ne feront pas exception à la règle.A l'étude seront des problèmes concrets, complexes et délicats.Certains désireront faire triompher leurs opinions, d\u2019autres se livreront à des interventions nullement compatibles avec le bien commun.Les arguments seront multiples et parfois contradictoires.Il suffit de jeter un coup d'oeil since qui se passe au Québec, sur les débats violents que soulève le moindre problème constitutionnel, pour comprendre qu'une assemblée comme celle des Etats généraux peut conduire à des expressions d'opinions très discutables.Mais pendant quatre jours, les délégués de toutes les régions du Québec et du pays s\u2019écouteront mutuellement.Même si rien de concret n\u2019émane de ces délibérations, même si les résolutions finalement recom- mandées à l'assemblée générale de samedi prochain ne représentent pas l\u2019opinion de tous, l\u2019ensemble des débats aura au moins conduit à une prise de conscience des problèmes à résoudre pour assurer la participation du Canada français à la vie canadienne.Car cette assemblée peut ne pas être concluante.Même si l\u2019on a raison de croire que les délégués se préparent avec lucidité et sérénité à leur tâche, on ne saurait penser qu\u2019ils trouveront les solutions idéales en quelques jours.On ne règle pas aussi facilement des problèmes aussi complexes.Mais, encore une fois, l\u2019étude des questions relatives à l\u2019épanouissement du Canada français permettra de les approfondir, de leur donner un sens nouveau dans l\u2019esprit de nombre de délégués qui, jusqu\u2019à maintenant, n\u2019ont pas eu l\u2019opportunité d\u2019en discuter avec d\u2019autres, de confronter leurs opinions avec celles de représentants d'autres régions québécoises.La participation active des Canadiens français des autres provinces permettra également de connaître leur situation réelle dans le contexte canadien et aussi leurs aspirations.Car il n\u2019est nullement dans l\u2019intention des responsables des Etats généraux de les mettre de côté.On tiendra compte de leurs droits.Il s\u2019agira en somme de concevoir la nation de demain et de déterminer ses pouvoirs sans pour autant choisir l\u2019option constitutionnelle qui peut y correspondre.Un travail d\u2019intelligence, voilà ce que doit être en définitive l\u2019assemblée des Etats généraux.Comme le déclare le président de la commission technique, M.Rosaire Morin, \u201cc\u2019est l'heure d\u2019une étude orientée vers l'action concrète.Les délibérants sont appelés à une pensée communautaire.Il faut trouver un ou des dénominateurs communs.\u201d 258 ASSISES NATIONALES Si des théories s\u2019affrontent, si des malentendus surgissent, si des conceptions semblent irréductibles, il ne faudra pas se surprendre, ajoute-t-il, mais cependant se convaincre de la \u201cnécessité d'une compréhension pour \u2022 THE MONTREAL STAR Montréal, le 23 novembre 1967 States General The States General of French Canada has set itself what would certainly seem to be an impossible task \u2014 achieving a consensus on the constitutional needs of the French Canadian nation.The dissension and sterile procedural debate that marked its initial meeting last year, and the problems it faced in attempting to bring together a representative assembly in the first place, would seem to bear this out However, organization and other problems have not deterred proponents of the idea and, on the eve of the Robarts Confederation of Tomorrow conference, more than 2 000 French-speaking Canadians from Quebec, together with 500 from other parts of the country, will sit down to try to determine just what they need in the way of a new constitution.The last time the States General met \u2014 it was a preparatory meeting really \u2014 the separatist element, particularly, showed it was not prepared to modify its doctrinaire approach to the constitution, nor even to listen to the opinions of others.Besides this, the separatists were prepared to ignore French Canadians outside Quebec altogether.It would be unfortunate if this time the delegates, many of them new, cannot \u201creason together openly and in brotherhood\u201d as they have been called upon to do.The idea of forming the States General came from the Fédération des Sociétés Saint-Jean Baptiste back in 1961, but it lapsed particularly after the Lesage administration formed a parliamentary committee on the cons- assurer le bien commun de la nation canadienne-française\u201d.En bref, il faut orienter la nation vers ce qu\u2019elle doit être dans l\u2019avenir.Roland GAGNE opens today titution, only to be taken up again two or three years later and pushed strongly, mainly by Dr.Jacques-Yvan Morin, a professor of international law at University of Montreal.As a result of much effort, and private and public financial support, study sessions have been held in many parts of Quebec and representatives from each of Quebec\u2019s 108 ridings and from other provinces were elected by members of such varied institutions as labor and farmer unions, caisses populaires, the Société Saint-Jean-Baptiste, naturally, other patriotic societies, parish groups and business groups and teachers associations.It is argued, with some logic that there is an obvious weakness in choosing to seek widespread representation by working through such intermediary bodies \u2014 such a technique assumes that they are all equally involved politically, which obviously is not the case.A counter-argument, however, is that this very variety in representatives could help balance out the ultranationalist views of some of the men in key posts in the various commissions set up within the organization.Furthermore, the whole idea of a widely-representative States General has a most laudable quality.It constitute a potentially-great forward step towards taking the vital question of the constitution out of the era of the little, inbred cliques where it has been chewed over for so long, and involving as many people as possible in something vital to the protection and expansion of the French Canadian culture. QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?259 L\u2019EVANGELINE Moncton, le 24 novembre 1967 Prises de conscience Les assises des Etats généraux du Canada français qui se déroulent présentement à Montréal auront permis aux différentes délégations, particulièrement à celle du N.-B., de prendre conscience des grandes dimensions de notre pays, et parallèlement des problèmes auxquels doit faire face la population de langue française éparpdlée de-ci, de-là, \u201cA mari usque ad mare\u201d.Une autre réalité qui se dégage de cette première journée des assises, c\u2019est que les délégués de l'Acadie, même si on ne peut pas en dire autant des délégués de l\u2019ouest canadien par exemple, réalisent qu\u2019ils ne pourront pas conserver leur identité francophone sans un Québec fort.C\u2019est pourquoi on voit de moins en moins les Acadiens s\u2019inquiéter de la possibilité d\u2019un Québec indépendant et qu\u2019on voit de plus en plus d\u2019indivi-tlus, sinon de groupes, se ranger du côté de l\u2019opinion souveraineté-association telle que préconisée par M.René Lévesque.D\u2019autres délégués des Maritimes craignent toujours une nouvelle dispersion des Acadiens.Cette fois, on ne parle évidemment pas de dispersion physique; on parle de dispersion intellectuelle sinon d\u2019annihilation.Dans un autre ordre d\u2019idées, les préjugés qu\u2019entretiennent les Québécois à l\u2019endroit de la population du N.-B.ont fait place à un sentiment d\u2019admiration à la suite de l\u2019esprit de solidarité dont a fait preuve la population française au cours de la dernière élection provinciale.On est toutefois d'avis que politiquement, la situation n\u2019est pas idéale et qu\u2019on ne peut diviser une province en deux camps politiques sans, tôt ou tard, en subir les conséquences, mais on est optimiste, on travaille tous vers un même but, vers le point, savoir où on en est, savoir enfin ce que nous voulons vraiment.C\u2019est un gigantesque pas en avant.Jacques FILTEAU LA PRESSE Montréal, le 25 novembre 1967 Etre ou ne pas être .\u201cEtre ou ne pas être, voilà la question!\u201d s\u2019écriait en anglais Elamlet, prince danois, dans le drame de Shakespeare.Apparemment, un grand nombre de Canadiens français souffrent de la même angoisse puisqu\u2019ils ont senti, ou qu\u2019on leur a fait sentir, le besoin de se soumettre à une psychanalyse collective qui se déroule en ce moment sous le nom des Etats généraux du Canada français.Pour Me Jacques-Yvan Morin, président de cette assemblée, la question se pose ainsi : \u201cIl r,e s\u2019agit plus simplement de savoir ce que nous voudrions être mais d\u2019abord si nous voulons être !\u201d Ne dramatisons point inutilement, a soin d\u2019ajouter Me Morin.\u201cIl y a des peuples qui, à l\u2019heure actuelle, tra- versent des périls et connaissent des types d\u2019oppression et de dénuement combien plus pénibles que les nôtres\u201d.Mais \u2014 et ici le sens du dramatique reprend le dessus : \u201cIl n\u2019en reste pas moins qu\u2019à notre manière, sans que le sang soit versé et même sans qu\u2019il en coûte tellement sur le plan matériel, nous sommes acculés à nous demander si, dans trente ans, nous ne serons plus qu\u2019une sorte de Louisiane du Nord, qui n\u2019aurait plus de français que ses souvenirs et quelques oripeaux\u201d.Que voilà de sombres propos et combien l\u2019on sous-estime les ressources d\u2019un peuple qui, avec cent fois moins de moyens qu\u2019il n'en possède aujourd'hui, et cent fois plus d'obstacles, a trouvé le moyen de grandir et la liber- 260 ASSISES NATIONALES té d\u2019accéder aux plus hautes fonctions de son pays I Vint un moment cependant où, selon un journaliste présent, M.Morin se laissa aller à rêver d\u2019un avenir du Québec, \u201csorte de point de rencontre entre l\u2019Europe et l\u2019Amérique, lieu privilégié où une nation se nourrirait à tout ce qu\u2019il y a de plus valable et de plus permanent dans les deux civilisations, l\u2019européenne et l\u2019américaine.\u201d M.Morin est d\u2019avis que cet avenir ne nous est pas donné, qu\u2019il faut le penser, l\u2019organiser, le construire et qu\u2019il exigera de nous un effort perpétuel.Mais, n\u2019est-il pas déjà commencé, cet avenir ?Car, à moins que nous doutions de la sincérité de la plupart des personnages éminents qui nous ont visité au cours de qet été mémorable, c\u2019est ainsi qu\u2019ils ont vu le Québec actuel, au présent et non au conditionnel.Même si nous croyons que Me Morin a peint délibérément un tableau trop sombre de la situation des Canadiens français d\u2019aujourd\u2019hui, nous ne pouvons que louer l\u2019élévation de sa pensée, la tenue littéraire de son discours et l\u2019élégance de son attitude.On pourrait discuter cependant de celle du président de l\u2019assemblée, M.René Paré, et du fair play d\u2019une salle qui, dans la métropole d\u2019un pays qui s\u2019appelle le Canada, jusqu\u2019à plus ample informé, couvre de huées la demande d\u2019un délégué, \u2014 combien courageux, \u2014 qui réclame au côté du dmoeau québécois et du drapeau acadien, la présence du drapeau canadien.Faire ainsi abstraction d\u2019une réalité qui déplaît \u2014 même si cette réalité rappelle l\u2019une des victoires les plus éclatantes de l\u2019opinion canadienne-française sur le traditionalisme des anglophones \u2014 révèle un infantilisme dangereux dont on peut craindre qu\u2019il existe sur d\u2019au- tres plans.Un ostracisme d\u2019aussi mauvais goût indique aussi qu\u2019on emploie deux poids, deux mesures pour juger les expressions d\u2019opinions des participants à ces assises, alors qu\u2019on s'évertue par ailleurs à proclamer le contraire.Ce n\u2019était donc pas sans besoin que le président a demandé à tous les délégués \u201cde faire preuve le plus possible de maturité politique, d\u2019accepter de rencontrer des gens (on sait lesquels.) dont les idées peuvent étonner, offusquer, et de les écouter avec une patience raisonnable\u201d.D\u2019ores et déjà, nous savons cependant que ces étonnants et offusquants délégués, soit ceux qui, comme le Franco-ontarien Hervé Cyr, \u201cveulent se considérer chez eux partout au Canada et pas seulement au Québec\u201d, seront regardés de travers et verront aussitôt bondir un adversaire qui récoltera des applaudissements frénétiques.Car, dans l\u2019esprit de M.François-Albert Angers par exemple, il faut être un huluberlu pour penser comme M.Cyr.M.Angers ne veut pas et ne voudra jamais, même si le pays en vient à subir des transformations spectaculaires, que les Canadiens français se sentent chez eux ailleurs qu\u2019au Québec.Il est donc plus que probable que sa résolution qui se lit ainsi: \u201cLes Canadiens français constituent une nation; le Québec constitue le territoire national et le milieu politique fondamental de cette nation; la nation canadienne-française a le droit de disposer d\u2019elle-même et de choisir librement le régime politique sous lequel elle entend vivre\u201d passera comme une lettre à la poste.Preuve que les hurluberlus sont en minorité aux Etats généraux, ce qui ne manque pas d\u2019être extrêmement réconfortant.Renaude LAPOINTE LE DROIT Ottawa, le 25 novembre 1967 Pas de panique, s.v.p.Il ne faut pas trop s\u2019émouvoir des dissensions qui ont marqué l\u2019ouverture des assises des Etats généraux, encore qu\u2019il faille condamner l\u2019incom- mensurable bêtise de ceux qui ont hué le délégué qui réclamait la présence sur la scène du drapeau canadien à côté du drapeau québécois.Les assi- QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?261 ses de Montréal ne réunissent pas que des Québécois, mais des francophones de tout le Canada.Lorsqu\u2019on sait que c\u2019est avant tout pour plaire aux Canadiens français que les Communes ont délibéré pendant trois mois avant de doter le Canada d\u2019un drapeau sans relent de colonialisme, ce qui s\u2019est passé à Montréal est révoltant.L\u2019incident ne peut s\u2019oublier, mais passons.Venons-en plutôt aux dissensions et répétons qu\u2019il n'y a pas tellement lieu de s\u2019alarmer.C\u2019est précisément pour vider ces dissensions qu\u2019ont été convoqués les Etats généraux; c\u2019est pour faire le point sur les aspirations parfois peu concordantes des Canadiens français du Québec et des autres provinces qu\u2019on discutera à Montréal jusqu\u2019à demain soir.Comment y parvenir si, par excès de politesse, chacun garde pour soi ce qu\u2019il a sur le coeur?Il faudra cependant qu\u2019au terme des assises, les délégués en viennent à un accord de principe sur les propositions à présenter aux minorités en vue d\u2019une refonte de la Constitution.11 faudra que, demain soir, règne l\u2019unanimité sur les grandes lignes de l'avenir du Canada français, sans quoi la convocation des Etats généraux aura été une expérience inutile et scandaleuse- ment coûteuse.Si les dissensions ne doivent pas tellement inquiéter, plus grave toutefois est l\u2019hostilité manifestée en ateliers de travail envers les francophones des provinces anglaises, ces héros des avant-postes de résistance qui, au prix de très lourds sacrifices, gardent vivante la flamme française hors des frontières du Québec.Le respect qu\u2019on doit aux gens dans l\u2019épreuve commande qu\u2019on les écoute avec plus d\u2019attention que d\u2019autres; c\u2019est là simple civilité.Il y aura cependant lieu de s\u2019alarmer, pour ne pas dire de désespérer si, en assemblée plénière, aujourd\u2019hui et demain, se répète et se tolère l\u2019hostilité manifestée aux ateliers de travail.Le président général des assises, Me Jacques-Yvan Morin, ayant affirmé l\u2019an dernier que la direction des Etats généraux n'entendait pas dicter d\u2019attitudes ou de solutions aux délégués, il faut souhaiter que le même climat de liberté existe cette année afin que les Canadiens français des provinces anglophones puissent faire connaître leurs points de vue.Marcel GIN GRAS THE MONTREAL STAR Montréal, le 25 novembre 1967 The many Voices The complexities confronting the Estates-General in session were discussed earlier this week.The problems that face Premier Robarts\u2019 Confederation of Tomorrow conference in Toronto next week are equally difficult.Thirdly the proposed federal-provincial conference called by Mr.Pearson for early 1968 will have no easy road.All these difficulties are compounded by the widely-held conviction in Quebec that the problem is far simpler than in fact it is.What one usually hears or reads about Quebec opinion, both official and unofficial, is that Quebec speaks for Quebec while the federal government speaks for the ten English-speaking provinces.The basic confrontation is therefore one against the other which renders easier of English Canada to understand the reliance of Quebec upon such slogans as \u201cEquality or Independence\u201d.What happens, however, when Quebec understands that the federal government is not the master of English Canada?The provincial rights embodied in the BNA Act, so jealously guarded by Premier Johnson and all his predecessors, are also rights enjoyed and guarded by every one of the other ten provinces.This is thrown into stark relief when one reads Alberta Premier Manning\u2019s reply to Mr.Pearson about the forthcoming federal-provincial conference.Most of the provincial premiers, in their replies, broadly agreed to Ottawa\u2019s proposals for an agenda.There 262 ASSISES NATIONALES were, however, two significant exceptions.Premier Bennett refused to allow publication of his letter.Mr.Manning had no such scruple and his reply was a blunt rejection of Mr.Pearson\u2019s hypothesis.He wants no extension of French language rights certainly not as embodied in any entrench Bill of Rights.Let us assume, for the moment, that Mr.Bennett\u2019s thinking is similar.Here than are two wealthy provinces with a combined population of 3,000,000 people who refuse to accept Mr.Pearson\u2019s proposals and upon whom Mr.Pearson holds neither claim nor jurisdiction.They are not, then, provinces like the others, this time Quebec being counted with the rest.Perhaps indeed they will claim, if indeed they have not already done so, \u201cspecial status.\u2019\u2019 There is nothing, so far as we can tell, peculiarly anti-French about their position.To be sure, only four per cent of British Columbia\u2019s people claim French ethnic origin.In Alberta the proportion is just over six per cent.But in Ontario, whose sense of responsibility differs so sharply from the two western provinces, the same proportion is only ten per cent.But Ontario lies side by side with Quebec, whereas the \u201cFrench tact\u201d in Alberta and British Columbia is thousands of miles away.The latter are, in a word, separatist than being against this or against that.Hence the dilemma poses itself, a dilemma to which no easy answer presents itself.It will certainly not be found by any simplification of the factors involved.No two-way confrontation is possible.It is many sided.LA PATRIE Montréal, le 26 novembre 1967 Les Etats généraux du Canada français Les Etats généraux du Canada français qui se tiennent présentement à la Place des Arts ne nous donneront pas automatiquement une constitution nouvelle.Il est même peu probable qu'il en sorte une option définitive concernant notre avenir politique.Mais cela ne veut pas dire qu\u2019ils auront été inutiles.Ils contribueront à préciser quel statut les nôtres désirent, pour les francophones du Québec et pour ceux de l\u2019extérieur, et quels pouvoirs ils réclament pour notre Etat français.Les gens de langue anglaise nous demandent souvent: \u201cWhat does Quebec want ?\u201d.On peut leur répondre que nous désirons l\u2019égalité de traitement.Mais on n\u2019est guère plus avancé.Car qu\u2019est-ce qu\u2019on entend par là?Est-ce l\u2019égalité de droits et d\u2019avantages pour les individus?Est-ce l\u2019égalité de pouvoirs et de compétence pour les deux Canada, l\u2019anglais et le français?On parle aussi de statut particulier, d\u2019Etats associés, d\u2019indépendance et de souveraineté qui associerait le Québec au reste du pays.Mais qu\u2019est-ce que tout cela veut dire ?Personne ne le sait au juste.Les dirigeants des Etats généraux auront au moins le mérite d\u2019essayer de clarifier la situation.On peut considérer les Etats généraux non pas comme une véritable assemblée constituante, car ils n\u2019en ont pas les pouvoirs, mais plutôt comme un gigantesque cercle d\u2019études, comme de super-ateliers de travail, pour faire l\u2019inventaire des ressources matérielles et humaines du Canada français et comme un plan d\u2019action pour devenir vraiment ce que nous voulons et ce que nous pouvons être.Le remède à nos difficultés présentes ne sortira probablement pas de ces assises, mais d\u2019autres avantages, très utiles à la longue, en seront probablement la conséquence.Je songe surtout aux documents de travail et aux résultats des différents ateliers, commissions ou comités d\u2019études, qu\u2019on les appelle comme on voudra.Même s\u2019ils ne nous aidaient qu\u2019à mieux déterminer et définir ce que nous voulons, ce serait déjà beaucoup.Conrad LANGLOIS QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?263 L\u2019ACTION Québec, le 27 novembre 1967 Un curieux virage Les Etats généraux ont pris subitement un virage imprévu.On ne s\u2019attendait guère à ce qu\u2019ils adoptent des prises de position politiques et voilà qu'ils se sont approchés tout près d\u2019un plaidoyer indépendantiste.Je dis \u201ctout près\u201d, parce qu\u2019il faut tout de même s\u2019entendre : reconnaître qu\u2019une nation possède le droit à l\u2019autodétermination, ce n\u2019est pas exactement un credo indépendantiste.C\u2019est la théorie, c\u2019est la base, c\u2019est tout ce qu'on voudra, mais ce n'est pas encore une invite à des changements radicaux.On déforme quelque peu la vérité en qualifiant une motion sur le droit à l\u2019autodétermination de proposition carrément indépendantiste.Il est plus juste me semble-t-il, d\u2019affirmer que la reconnaissance d'une nation s\u2019accompagne de différents droits et que nous commençons à peine à reconnaître que le Canada repose sur deux nations.Ils en viendront peu à peu à comprendre comment il convient de traiter une nation.Pour les Etats généraux, il était important de franchir une nouvelle étape.Puisqu\u2019on reconnaît enfin l\u2019existence de la nation canadienne-françài-se, donnons-lui les droits que possède toute nation.Le premier et le plus important de ces droits, celui qu'on ne conteste à aucune nation libre, c\u2019est le droit de prendre elle-même ses décisions politiques.Le droit de disposer d'elle-même.Jusque-là, personne ne saurait s\u2019opposer à ce qu\u2019on affirme officiellement et clairement que la nation canaclienne-française a le droit de disposer d\u2019elle-même : s\u2019y opposer, c\u2019est réduire la nation canadienne-française au rang de la colonie qu\u2019un propriétaire triture à sa guise.Hors du colonialisme, il n\u2019y a que des nations libres, aptes à prendre elles-mêmes les décisions qui les engagent et qui les impliquent.Librement, elles demeurent isolées; librement, elles s\u2019associent à d\u2019autres pour former une fédération; librement, elles créent avec d\u2019autres des liens politiques, économiques ou culturels; librement, elles remettent constamment leur avenir en question.Ce que veut le Canada français ?La même liberté.Ce qu\u2019a affirmé la résolution votée par l\u2019immense majorité des délégués aux Etats généraux ?Le droit de la nation ca-nadienne-française à jouir de la même liberté.Rien de plus, rien de moins.Mais ce n\u2019est pas là indépendantisme.La nation canadienne-française demeure parfaitement libre de conclure les ententes de son choix, de maintenir la constitution canadienne dans sa teneur actuelle ou de participer à la rédaction d\u2019une nouvelle.Une nation canadienne-française qui agit librement peut fort bien demeurer dans la confédération et je ne vois pas de quel droit on affirme prématurément et injustement qu\u2019un Canada français adulte va nécessairement se conduire comme un petit veau échappé dans le champ .Néo-démocrates, libéraux et conservateurs admettent aujourd\u2019hui l\u2019existence d\u2019une nation canadienne-française.On commence maintenant à admettre qu\u2019une nation doit prendre elle-même ses décisions et ne pas toujours compter sur une métropole étrangère et lointaine.Pourquoi les Canadiens français seraient-ils moins compétents, dans l\u2019administration de leurs affaires, que les lointains Britanniques et Français du XVIlIe siècle ?Pourquoi ne pourrions-nous pas prendre aujourd\u2019hui, en parfaite connaissance de cause, aussi librement que n\u2019importe quelle nation adulte, les décisions qui nous concernent ?C\u2019est là qu\u2019interviennent courageusement les Etats généraux.Réduire leur thèse à un indépendantisme sournois et infantile équivaut à un raccourci injuste.Que nous vivions tantôt dans un Québec entièrement autonome ou encore relié au Canada, il faudra que ce soit parce que nous l'aurons voulu.Affirmer le droit à l\u2019autodétermination ne préjuge pas d\u2019avance du choix que fera le Québec.On affirme simplement que le Québec a le droit de choisir, j'avoue ne pas voir ce qu\u2019il y a de répréhensible 2G4 ASSISES NATIONALES dans cette affirmation.Evidemment, il reste toujours à ceux qui ne sont pas d'accord la possibilité de dire que les Etats généraux étaient noyautés, n\u2019étaient pas représentatifs, etc.Même de nos jours, il arrive que les raisins soient trop verts.Laurent LAPLANTE LE DEVOIR Montréal, le 27 novembre 1967 Etats généraux .Evénement longtemps attendu, les Etats généraux du Canada français ont tenu en fin de semaine leurs assises plénières.Il s'est produit ce que peu de gens attendaient.Le congrès a pris, dès le premier jour l\u2019allure d\u2019une réunion indépendantiste.Loin de se corriger ou de se tempérer au cours des jours qui suivirent, la tendance initiale s\u2019est confirmée avec le choix des nouveaux membres de la Commission générale et l\u2019adoption des dernières résolutions.On s\u2019attend peut-être à ce que nous portions sur l\u2019événement un jugement sévère ?Nous nous bornerons plutôt à sotdever quelques questions.La première question a trait à la valeur représentative des délégués.Les délégués furent choisis, on s\u2019en souvient, en vertu d\u2019une procédure complexe et soigneusement préparée, suivant laquelle une partie de l\u2019assemblée devait émaner des comtés québécois individuels, une autre partie des associations à caractère provincial ou national, et une dernière partie des groupes francophones des autres provinces que le Québec.Or, outre qu\u2019on n\u2019y donnait le droit de vote qu\u2019à des représentants d\u2019associations de qualité très diverse, les assemblées d\u2019élection furent dominées, dans un bon nombre de cas, par des éléments indépendantistes ou assez proches de l\u2019option indépendantiste.Quelle autre explication peut-on valablement proposer de ce dont on a été témoin en fin de semaine ?Les quelque 1,500 délégués venus des comtés du Québec étaient-ils vraiment représentatifs de la population et de l\u2019opinion réelle de leur région?Les délégués des associations provinciales étaient-ils représentatifs de tous les corps qui comptent, avaient-ils été ou Etals particuliers ?choisis au plus haut échelon, avaient-ils mandat pour engager à fond leurs effectifs sur les questions discutées ?Sans mettre en doute les qualités personnelles et l'intégrité des délégués, on doit noter qu\u2019il existe, à ce sujet, des doutes sérieux.Si les dirigeants des Etats généraux veulent dissiper ces doutes, ils devraient, sans tarder, confier à une commission indépendante, laquelle comprendrait des représentants vigoureux de ceux qui doutent, le soin de faire enquête et de soumettre un rapport à l'opinion publique à ce sujet.Sans qu\u2019il y ait eu là-dedans quelque malice, l\u2019option intellectuelle dans laquelle fut conçu et réalisé le projet des Etats généraux favorisait nettement une manière de voir de préférence à d\u2019autres.A ce premier élément (que nous avons déjà souligné à propos des documents de travail et de la déclaration de principe), vint s\u2019ajouter, pendant les assises, une procédure très rigide qui rendait pratiquement impossible le genre d\u2019affrontement auquel on s\u2019attend à assister dans une assemblée de ce genre.A vouloir trop centrer les textes de base, les questionnaires et le programme des séances de travail sur des questions de compétence constitutionnelle, on créait déjà une inclinaison qui ne pouvait que favoriser, souvent au détriment d\u2019une étude impartiale de tous les éléments d\u2019un problème, une optique donnée.En insistant au surplus sur l\u2019obligation de s\u2019en tenir à des réponses formulées en termes de \u201coui\u201d ou \u201cnon\u201d à des questions qui eussent généralement exigé plus de nuances, en refusant d\u2019accueillir toute proposition d'amendement en séance plénière, on rendait presque impossible la tâche des contradicteurs qui eussent voulu se présenter avec quelque chance de succès. QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?265 Le résultat de tout ceci est d\u2019ailleurs facile à observer.Aux séances plénières, il y eut quelques escarmouches isolées et superficielles.Il n\u2019y eut aucun affrontement de taille entre représentants également qualifiés de points de vue différents.Peut-on croire sans réserve qu\u2019un débat pour tout dire aussi unilatéral soit vraiment représentatif de la réalité actuelle du Canada français ?En ce qui touche les francophones des autres provinces, ceux-ci ont laissé voir qu\u2019ils n'étaient guère heureux de la tournure des événements.En ce qui touche le Québec, l\u2019unanimité fut impressionnante.Nous doutons qu\u2019elle soit représentative du Québec que nous connaissons et fréquentons, auquel nous appartenons depuis toujours.Là-dessus, des dirigeants des Etats généraux nous ont fait observer que la situation politique du Québec avait beaucoup évolué depuis un certain jour de juillet et qu\u2019il se pourrait très bien que ceux qui s\u2019en tiennent aux images d\u2019avant la visite du général de Gaulle soient maintenant dépassés.Cette hypothèse ne nous satisfait pas.A supposer qu\u2019elle soit vraie, que la situation ait évolué à ce point en l\u2019espace de quelques mois, il ne resterait plus aux tenants de cette hypothèse, s'ils veulent en faire la démonstration irréfutable, qu\u2019à la porter là où elle doit être vérifiée en définitive, c\u2019est-à-dire sur le terrain politique.Il est cependant un point qu\u2019on doit retenir tie tous ces travaux, et qui déborde les interrogations que nous avons soulevées jusqu\u2019à maintenant.La tendance à l\u2019affirmation du Québec, le désir d\u2019une liberté plus grande pour le Québec, soit uue réalité incontestable et un facteur majeur de la conjoncture politique présente.LE DROIT Ottawa, le 27 novembre 1967 Des Etats généraux A l'endroit de leurs frères des autres provinces, un fort nombre de délégués québécois aux Etats généraux du Canada français se sont com- Cette tendance s\u2019est affirmée aux Etats généraux sous des formes excessives.Nous avons la conviction qu\u2019elle trouvera des accents plus mesurés pour s\u2019exprimer quand ce sera véritablement toute la voix du Québec qui parlera.Mais elle existe.Elle est là.Elle est un fait vital et puissant.Même s\u2019ils l\u2019ont exprimée sous des formes auxquelles des milliers de Québécois refuseront de souscrire, les Etats généraux l\u2019ont quand même reflétée et, à ce titre, ils auront marqué une étape importante.L\u2019organisateur des Etats généraux, M.Rosaire Morin, a déclaré, hier après-midi, que le travail des Etats généraux allait se poursuivre et qu\u2019on ferait des efforts systématiques afin d\u2019y associer, par une forme de scrutin, cette fois universel, le peuple lui-même.Sur la foi de ce qui s\u2019est passé depuis trois ans et du résultat des élections d\u2019hier, nous doutons que cet objectif puisse être poursuivi et atteint dans le large climat d\u2019unité populaire dont rêvèrent d\u2019abord les initiateurs de la formule des Etats généraux.Si on veut aller jusqu\u2019au scrutin populaire, pourquoi ne pas descendre franchement dans l\u2019arène politique, surtout dans la perspective d\u2019une démarche visant à promouvoir une option particulière plutôt que d\u2019autres ?Chacun pourrait ainsi choisir en dehors de toute contrainte son option préférée, sans avoir à se soumettre aveuglément à l'orthodoxie du professeur un tel ou un tel.Et nul ne trouverait à se plaindre d\u2019être sevré, à ce compte, d\u2019une certaine réthori-que unanimiste qui ne peut être, en démocratie, qu\u2019un reflet faussé de la vrai réalité politique, laquelle passe aussi, à moins que nous errions, par le chemin de la dissidence.Claude RYAN à l\u2019anglo-saxonne portés exactement comme nos compatriotes de langue anglaise se sont toujours comportés à l\u2019endroit de tous les Canadiens de langue française. 266 ASSISES NATIONALES Hostilité ouverte ou mal dissimulée, indifférence et froideur ou, pis encore, condescendance couverte d\u2019un sourire en coin, tout y passait à mesure que se déroulaient les travaux.Chaque fois qu\u2019un délégué de l\u2019extérieur du Québec prenait la parole, sarcasmes et huées saluaient ses propos, sauf s\u2019il louait ou approuvait un point quelconque des résolutions à l\u2019étude.On doit à la vérité de dire que c\u2019est surtout aux séances de certaines commissions et de certains ateliers qu\u2019il en était ainsi, encore que la seule mention des mots Ottawa ou Co?7fédéra-tion et même du mot Canada suscitait une volée de huées aux séances plénières.A la vérité, on doit également de dire que c\u2019est à l\u2019encontre du désir et même des ordres du président général, M.Jacques-Yvan Morin, et du directeur des assises, M.Rosaire Morin, de même qu\u2019au mépris des observations des divers présidents des réunions plénières, qui n\u2019ont cessé de faire appel à la dignité, que se produisaient les tristes et pénibles incidents déplorés.A ces assises dont les participants devaient s\u2019exprimer dans l égalité et la liberté, selon une expression de M.Rosaire Morin, il n\u2019y avait d\u2019égalité et de liberté que pour les délégués du Québec, tout comme aux réunions pancanadiennes, il n\u2019y a égalité réelle que pour nos compatriotes anglophones qui eux, cependant, ont la décence de nous laisser parler, même s\u2019ils ne tiennent ensuite aucun cas de nos propos et observations.Peut-on parler de liberté dans une assemblée où l\u2019on en vient à un cheveu de casser la figure du directeur d\u2019un journal (M.Claude Ryan) qui ne pense pas comme soi ?Belle liberté que celle d\u2019un Etat où n\u2019auraient droit de parole que ceux qui penseraient comme les détenteurs du pouvoir ! Nul Canadien français ne saurait s\u2019opposer à la force du Québec; il doit même y concourir dans la mesure oii cela lui est possible.La force, la puissance et la richesse du Québec seront la force, la puissance et la richesse de tous les Canadiens français, qu\u2019ils habitent Moncton, Ottawa ou Vancouver.Au Canada, les an- glophones ne respectent que la force et la puissance.Des Québécois riches et puissants seront respectés et, partant, tous ceux qui, par la langue et la culture leur sont apparentés.Faut-il que, pour devenir fort et puissant, Québec doive laisser tomber ses avant-postes qui, en milieu anglophone, sont de vivants rappels de son existence ?Que perd Québec à la présence et à l\u2019épanouissement des minorités ?Les minorités sont-elles un obstacle à la marche du Québec sur la voie du progrès ?Pour plusieurs délégués québécois aux Etats généraux, il est évident qu\u2019elles le sont.En cela encore, ils ressemblent à s\u2019y méprendre aux anglophones qui nous refusent le droit à notre culture, ne comprenant pas que construire une école française ne coûte pas plus cher que construire une école anglaise.A juste titre, les Québécois qui réprouvent et condamnent l\u2019hostilité manifestée à l\u2019endroit des minorités aux Etats généraux diront qu\u2019elle fut le fait des séparatistes.Ce laconique commentaire ne saurait les absoudre.Les fédéralistes, les vrais, c\u2019est-à-dire ceux qui croient à une Confédération où régnerait l\u2019égalité réelle pour tous, ont été trop peu actifs aux Etats généraux.Peut-être même n\u2019y étaient-ils pas en assez grand nombre, ayant négligé de participer aux élections territoriales des délégués.Us sont donc à blâmer.Egalement à blâmer sont les \u201cgrands\u201d hommes d\u2019affaires qui, refusant de sacrifier une parcelle de leur temps à l\u2019élaboration d\u2019un nouveau statut du Canada français ont boudé les Etats généraux alors qu'ils auraient pu y apporter la sagesse de leur expérience et démontrer aux exaltés que le succès ne se construit pas que sur du sentiment.Malgré tout ce qui précède, il faut reconnaître que l\u2019expérience des trois derniers jours n\u2019aura pas été inutile.Elle a démontré que des Canadiens français savent enfin que leur avenir est entre leurs mains et qu\u2019il leur appartient de le façonner.Elle a démontré aussi qu\u2019ils savent travailler avec ordre, méthode et discipline et ce, nonobstant les huées dé- QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?267 jà déplorées.L\u2019assemblée de cette année fut en effet beaucoup plus ordonnée que celle de l\u2019an dernier.Les assises des Etats généraux ne doivent donc pas demeurer sans lendemain.Elles commandent l\u2019action.Au premier chef, le gouvernement du Québec doit agir et ce, de concert avec celui d\u2019Ottawa, s\u2019il ne veut pas qu\u2019éclate la Confédération.En second lieu, tous les gouvernements provinciaux doivent agir.Leurs chefs présentement réunis à Toronto doivent s\u2019arrêter et méditer profondément sur les leçons des Etats généraux.A la prochaine conférence constitutionnelle de janvier, les uns et les autres ayant bien réfléchi, ils devront mettre un terme aux discussions oiseuses des vingt dernières années et enfin doter le Canada d\u2019une Constitution qui assurera à tous la paix et l\u2019égalité.Si, sous le prétexte de produire un jour la plus parfaite des Constitutions, ils ne cessent de tergiverser, ils la produiront trop tard et elle sera malheureusement sans effet, tout comme le drapeau canadien venu trop tard et dont la seule mention a suscité les huées des Etats généraux.Marcel GINGRAS LE NOUVELLISTE Trois-Rivières, le 27 novembre 1967 Période historique tie psychanalyse Nous en sommes actuellement à une période historique de psychanalyse.Après la tenue des Etats généraux en fin de semaine, voilà que débute aujourd\u2019hui à Toronto la grande conférence interprovinciale sur la constitution cpii avait été amorcée il y a quelques mois dans une espece d'euphorie quasi-générale.La conférence de Toronto débute sous le signe de la prudence et de l\u2019optimisme modéré.Dès le départ, l\u2019on sent nettement que le combat sera inégal en ce sens que \u201cle neuf contre un\u201d dont parlait un jour Me Marcel Earibeault jouera pleinement.Bien sûr, le Québec est assuré d'une certaine sympathie de la part de l\u2019Ontario.Mais cette sympathie n\u2019irait pas jusqu\u2019à un front commun.Le Québec s\u2019amène à Toronto seul avec ses rêves et ses espoirs de trouver audience auprès d\u2019une majorité qui, tout en étant prête à consentir à certaines revisions du pacte confédératif de 1867, n\u2019est nullement disposée à faire table rase des cent dernières années.La situation se comprend fort bien puisque ce pacte confédératif a royalement servi cette majorité.D\u2019autre part, les temps ont changé.Le Québec pose maintenant ses conditions.Les Etats généraux ont prouvé en fin de semaine que les Canadiens français sont sérieux dans leurs revendications.Nos partenaires de la Confédération n\u2019auront plus le choix: ou ils nous donneront ce que nous demandons comme prix de notre fidélité au Canada ou ils devront se résigner à nous voir partir.En somme, c\u2019est le dilemme du premier ministie Daniel Johnson qui est posé dans toute son ampleur: égalité ou indépendance.Le premier ministre Robarts a parfaitement bien compris l\u2019importance de ce choix.C\u2019est pourquoi il n\u2019a pas hésité à organiser cette conférence interprovinciale et même à la précéder de faits et gestes concrets qui démontrent une volonté ferme d\u2019engager un dialogue qui irait au-delà des simples discours et déclarations de principe.La très grande majorité des provinces canadiennes, à l\u2019exception peut-être de la Colombie-Britannique et de l\u2019Alberta, a compris que le départ du Québec constituerait un véritable drame et conduirait éventuellement à l\u2019éclatement du Canada.La peur étant le début de la sagesse, il est donc possible et même probable 268 ASSISES NATIONALES que la conférence de Toronto donne lieu à une série de concessions.Chose certaine, cette conférence aura une importance vitale sur l\u2019avenir du Canada tout entier.Bien sûr, il ne faut pas s\u2019attendre au miracle d\u2019une compréhension totale.Mais tout de même, cette conférence doit, de toute nécessité, déboucher sur un minimum de concessions et d\u2019espoir.Elle déterminera, dans une certaine mesure, l\u2019orientation politique du Québec.Le mouvement indépendantiste, on doit le reconnaître, a fait des gains considérables au cours des derniers mois et notamment depuis la défection des rangs libéraux de M.René Lévesque.Il appartient maintenant aux autres provinces de tenter d\u2019enrayer ce mouvement en accordant aux Québécois un statut de citoyens à part entière.Tel est le sens de la conférence de Toronto.Sylvio ST-AMANT L\u2019EVANGELINE Moncton, le 27 novembre 1967 Il faut un Québec fort Il n\u2019y a d\u2019avenir pour les francophones minoritaires qu\u2019en autant que le Québec suffisamment fort est là pour les soutenir.Telle est la conclusion à laquelle on doit en venir à la suite des assises des Etats généraux du Canada français, tenues à Montréal au cours des quatre derniers jours.Les délégués acadiens, d\u2019ailleurs, du moins la majorité d\u2019entre eux, ne peuvent faire autrement que de se rallier à cette option.La grande question qui demeure : un Québec fort pourra-t-il se réaliser à l\u2019intérieur de la Confédération ou non ?Si on en juge par l\u2019état d\u2019esprit qui a régné tout au long des assises, on peut affirmer sans trop de crainte d\u2019errer, c\u2019est l\u2019option indépendantiste qui est la seule valable pour les délégués du Québec.On ne saurait en dire autant des délégations des minorités.On n\u2019a qu'à considérer le vote de la délégation franco-ontarienne et on peut facilement tirer ses propres conclusions.Cette délégation, d\u2019ailleurs, n\u2019a pas mis beaucoup de temps avant de faire savoir à l\u2019assemblée générale qu\u2019elle n\u2019approuvait pas beaucoup l\u2019état d\u2019esprit que certains ont qualifié d\u2019euphorique qui régnait dans la grande salle de la Place des Arts.D\u2019aucuns n\u2019ont pas hésité à affirmer que les prochaines assises des Etats généraux seront connues sous le titre \u201cd\u2019Etats généraux du Québec\u2019\u2019.Non pas que les délégués représentant les minorités craignent de n\u2019être pas réinvités à participer, mais il est possible qu\u2019ils ne soient tout simplement pas intéressés.Ceci est vrai de toutes les minorités, sauf, peut-être, de celles des provinces Maritimes.La délégation acadienne, \u2014 c\u2019est ainsi qu\u2019elle était connue des participants aux assises \u2014 a presque continuellement voté, en faible majorité il est vrai, en faveur des résolutions présentées.Cela indique, à mon sens, que les francophones des Maritimes réalisent que leur survivance en tant qu\u2019entité distincte, est directement reliée à celle du Québec.Somme toute, on peut dire que, malgré tout, ces assises auront été un enrichissement pour la collectivité des francophones.Elles répondent à un besoin urgent : celui de savoir où nous en sommes et peut-être, vers quoi nous nous dirigeons.Jacques FILTEAU QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?269 THE MONTREAL STAR Montréal, le 27 novembre 1967 States-General sounds the Call There is no disguising the nationalist fervor of the States-General meeting.Even the organizers professed themselves surprised.There was no disguising either the warmth of the welcome given René Lévesque, the former Liberal turned Indépendantiste.Nor was it the fervor of the young only.The 2,000 delegates were a good mix and the middle-aged seemed as fervent in their pursuit of \u201cexclusive jurisdiction\u201d for Quebec.One other element did not seem in doubt either.The Quebec of 1967 is not much interested in French Canada beyond the boundaries of this province.Too much can be made, perhaps, of the decisions of the conference which ended Sunday, but it would be equally wrong to write them down.There was, it is true, a lack of logic in some of the positions taken, but logic is not a governing factor in such meetings.There was much political and economic freewheeling, more than reality suggests will be available to the province no matter what course is followed.But again what has to be considered is the attitude of the delegates and the direction in which that attitude was pointing them.Many of the ideas expressed were the traditional nationalist viewpoints, old stuff in fact, and there might indeed have been greater restraint if the decisions being made carried real political weight and would bear more immediate consequences.This begs the question, however.Those delegates who attended, no matter how much they represented the organizations from which they came, or how little, nonetheless represented an important segment of the province.If only partially, they did fill the gap left by the legislature and the federal parliament, which was all the meeting\u2019s sponsors claimed for them.The weakness of the States-General was obvious enough.The federal Liberal party, which is supported by a substantial proportion of Quebec at each election, stayed clear of the meeting.While an imposing number of organizations \u2014 8,920 \u2014 took part, only slightly more than half of those invited attended.One may ask why?But in a sense this is lint picking.The astonishing ovation given Mr.Lévesque, while it illustrates the charisma of this particular individual, also shows the attractiveness of his ideas, for much of what was done ran parallel to the program which he has been setting forth in the last few weeks.The timing of the States-General and Mr.Robarts\u2019 Confederation of Tomorrow conference was coincidental.Meetings even on the scale of the States-General are inevitably more freewheeling than meetings of those who must bear responsibility for what they say and do.We move today to the government level of discussion and one should not equate the two gatherings.Still, the echoes of what was done in Montreal will be felt and heard in Toronto.It will be interesting to see how the politicians react.One thing the meeting of provincial premiers or their representatives should show Quebec clearly is that attempts to divide this country into French and English Canada will not work.There is no voice of English Canada, rather there is a chorus of varying voices.Ottawa does not speak for these conflicting views.They speak for themselves.Ottawa, like it or not, speaks for the entity called Canada without any descriptive adjectives. 270 ASSISES NATIONALES L\u2019ACTION Québec, le 28 novembre 1967 Un atout pour M.Johnson La tenue des Etats généraux et surtout les conclusions auxquelles en sont arrivés les délégués devraient faire disparaître les derniers doutes qui pourraient subsister dans l\u2019esprit du fédéral, concernant le désir de la nation canadienne-française d'entrer en possession de ses droits et doccuper une place particulière dans une constitution renouvelée.Pendant longtemps, les Canadiens anglophones, surtout des provinces de l'Ouest, posaient la question rituelle : \u201cQue désirent les Canadiens français?Que désire le Québec?\u201d Nous avons vu nos hommes politiques provinciaux entreprendre des campagnes pour expliquer à nos compatriotes anglophones que les Canadiens français avaient besoin d'être considérés comme des citoyens à part entière dans notre système constitutionnel, qu\u2019ils avaient besoin de leviers indispensables pour protéger leur langue, leur culture, leur économie, et qu\u2019ils cherchaient leur émancipation.Qu\u2019on se souvienne de la tournée de M.Jean Lesage dans les provinces de l'Ouest, des pèlerinages des ministres à Ottawa et dans les autres provinces, qu\u2019on relise les discours de nos hommes politiques et l\u2019on comprendra l'effort commun pour expliquer à l\u2019autre groupe ethnique, la situation du Canada français et ses revendications.Ces revendications, cependant, n\u2019étaient pas cataloguées jusqu\u2019à ce jour; chaque homme avait son idée dans chacun des secteurs en cause.On se rejoignait sur bien des points mais non sur d\u2019autres.A ce sujet, les Etats généraux auront au moins le mérite d\u2019avoir procédé à un examen des questions dans une tentative pour les clarifier, les classifier.Les résolutions adoptées par l\u2019assemblée générale veulent être le re- flet de conclusions démocratiquement approuvées par des représentants de tous les comtés et de tous les milieux canadiens-français.Ces décisions ne peuvent, évidemment être imposées comme règles absolues aux autorités gouvernementales, mais elles auront certainement une influence sur les travaux du comité parlementaire de la constitution.Les résultats des Etats généraux auront de plus l\u2019avantage de soutenir les vues du gouvernement de M.Johnson qui se présente actuellement'à la Conférence Robarts sur l\u2019avenir de la Confédération.Comment les interlocuteurs du Québec pourront-ils maintenant douter du désir de la nation canadienne-française de prendre la place qui lui revient dans la confédération ?Il ne serait pas exact de dire que l\u2019unité canadienne se trouve menacée par cette orientation que veut se donner le Québec et le Canada français.Il est évident que notre groupe ethnique ne cessera de réclamer qu\u2019il n\u2019ait obtenu un minimum de ses revendications et ne se sentira heureux de vivre dans le Canada que le jour où on lui aura donné satisfaction.Comment la confédération canadienne pourrait-elle souffrir si l\u2019un des Etats qui la composent fait preuve de maturité, de force, de puissance et veut lui-même tenir en mains ses institutions ! Reste à savoir quelle valeur prendront les conclusions des Etats généraux aux yeux du gouvernement provincial.Si les mandatés du peuple doutaient encore de l\u2019opinion populaire, il leur faudrait consentir à poser clairement la question aux prochaines élections générales, ou à tenir un référendum.Roger BRUNEAU QUE PENSE T ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?271 L\u2019ACTION Québec, le 28 novembre 1967 Le sondage le plus sérieux Le président de la Corporation des Enseignants du Québec, M.Raymond Laliberté, a trouvé les termes les plus justes pour définir les Etats généraux : \u201cLe sondage le plus sérieux qui ait jamais été tenté\u201d.Qu\u2019on se dépense en recherche interminable de la perfection si l\u2019on veut, mais qu\u2019on admette quand même qu\u2019on n\u2019avait jamais encore réuni autant de groupes divers, autant de représentants dûment accrédités.Que des hommes comme MM.Laliberté lui-même, Claude Ryan, Auguste Choquette aient pu se retrouver, comme délégués ou comme observateurs, voilà déjà le signe manifeste qu\u2019on avait largement ouvert les portes de ces assises.Nulle classe de la société, nul groupe politique ne se trouvait d\u2019avance mis à l\u2019écart.Qu\u2019on prenne, en effet, le temps d\u2019y réfléchir: Un congrès de la CEQ, du Centre des Dirigeants d\u2019entreprises, des commissions scolaires reflète normalement les vues d\u2019un secteur de la population.Un congrès réunissant à la fois des enseignants et des commissaires d\u2019écoles aurait déjà des perspectives différentes: on s\u2019attendrait à ce que les deux groupes insistent sur un certain dénominateur commun.Enseignants et commissaires en arriveraient vite à proclamer l\u2019éducation comme une urgence' et une priorité et exerceraient conjointement une énorme pression sur l\u2019Etat.Que des représentants de l'industrie et du commerce se joignent à eux et le dénominateur commun s'en trouvera de nouveau modifié.On comprend l\u2019évolution qui ne peut manquer de se produire à mesure qu\u2019on attable ensemble des gens qui ont au départ des orientations différentes.Les Etats généraux avaient, eux, choisi de regrouper tout le monde.Il suffisait d\u2019être Canadien français.En revanche, il devenait impossible à quelque groupe que ce soit d\u2019emporter l\u2019assemblée générale vers des recommandations aussi particularisées que celles qui surviennent dans un congrès ordinaire.M.Laliberté qualifie très justement les Etats généraux quand il affirme qu\u2019ils nous donnent du sentiment de notre population un sondage plus sérieux que tout ce que nous connaissions.Au lieu d\u2019un représentant par comté, ils en comptaient quinze, ce qui permettait à nos régions de respecter toutes les tendances et tous les intérêts.M.Laliberté se montre de nouveau logique lorsqu\u2019il laisse entendre que la CEQ devra tenir compte des résolutions adoptées par les Etats généraux.On s\u2019étonne, par contre, de l\u2019entêtement que montrent certains à réduire les États généraux au rang de gigantesque supercherie.M.Choquette, pour sa part, se montre aussi respectueux des évidences lorsqu\u2019il continue à attribuer une énorme importance à ces assises.Notons également que son statut de député fédéral ne l\u2019a aucunement empêché de considérer comme normale une résolution affirmant le droit du Québec à l\u2019autodétermination : \u201cIl faut distinguer, a-t-il dit, le droit à l'autodétermination et son exercice\u201d.Ré-pétons-le, on ne peut guère admettre l\u2019existence de la nation canadienne-française sans reconnaître à cette nation le droit de prendre ses décisions elle-même.Cela ne veut pas dire qu\u2019une nation qui se détermine elle-même va nécessairement choisir l\u2019isolement et la sécession.Il s\u2019agit là, de la part d\u2019un député fédéral qui fut l\u2019un des rares à toujours prendre les Etats généraux pour ce qu\u2019ils étaient, un réalisme et une largeur de vues qui rassurent.Si une entente est toujours possible, c'est une telle bonne foi qui la rendra possible.Laurent LAPLANTE 272 ASSISES NATIONALES LA PRESSE Montréal, le 28 novembre 1967 Il faut qiv Ottawa bouge D'habitude, quand le général de Gaulle donne une conférence de presse et s\u2019apprête à répondre aux questions de la presse mondiale, le président Johnson parle quelques heures avant lui, pour que soit rappelée à l\u2019univers la suprématie de Washington.Cette fois, c\u2019est M.Lester B.Pearson qui, de Londres, a tenté de remplir cet office.Il n\u2019est pas certain que cette opération ancillaire de diversion ait brouillé les ondes et noyé la voix du président de la République.Les 1,000 journalistes de la presse mondiale présents à la conférence de presse de l\u2019Elysée ont entendu dire que la Confédération, dans sa forme actuelle, a traité les Canadiens français \u201cavec partialité\u201d.A la télévision, à la radio, dans la presse écrite, ils feront écho à ces propos.Et le monde entier saura que le Canada ne correspond pas tout à fait à ce modèle d\u2019unité, d\u2019égalité, de fraternité qu\u2019une publicité diligente a pendant longtemps dépeint.A Ottawa, où on préfère s\u2019occuper de Chypre et de la Rhodésie plutôt que de la Constitution canadienne, on n\u2019est pas content du tout.A Toronto non plus, d'ailleurs.Il va falloir, à la fin, que M-.Pearson se fasse une raison.En portant à la connaissance de l\u2019univers l\u2019existence d\u2019une collectivité canadienne-française qui nourrit des aspirations qui lui sont propres, de Gaulle rend inutiles les revendications violentes, puisque l\u2019objectif du terrorisme était justement d\u2019attirer l\u2019attention du monde sur un problème demeuré pratiquement secret jusqu\u2019alors.Il restait inconnu, pour une part, par l\u2019action même de M.Pearson qui, comme ministre des Affaires extérieures, laissait raconter un peu partout que les deux communautés n\u2019en formaient pratiquement qu\u2019une.Or, cela ne correspondait pas à toute la vérité.Il vaut mieux que la vérité soit connue par la voix prestigieuse d\u2019un chef d\u2019Etat parlant en présence de 1,000 journalistes de la presse mon- diale que par des manifestations de rue.L\u2019un des effets du passage du général de Gaulle à Montréal a été de libérer la langue politique française cher nous.Le climat dans lequel se sont déroulés les Etats généraux témoigne de cette libération.Ce qui s\u2019est dit au cours de ces séances ferventes n\u2019était que chuchoté de bouche à oreille, il y a une dizaine d\u2019années.( J\u2019ai devant moi un numéro d'une revue à faible tirage, imprimé en 1958, dans lequel se trouvent consignées presque toutes les résolutions des Etats généraux.Personne à cette époque, n\u2019aurait osé proclamer de pareils voeux à voix haute dans une salle comme la Place des Arts.C\u2019est ça, la libération de la langue politique).De Gaulle ne répond pas aux questions par le mot magique d\u2019indépendance.A ses yeux, le Québec accédera peu à peu au rang d\u2019Etat souverain.Convaincu du droit des peuples à disposer d\u2019eux-mêmes, il tient au Québec le même langage qu\u2019à la Pologne.Là où le président de la France voit la nécessité d\u2019un \"changement complet à la constitution canadienne\u201d, d\u2019autres se contenteraient volontiers de quelques rafistolages.De Gaulle ne propose aucune recette.Les réformes ne sauraient venir que des Canadiens eux-mêmes.Et surtout des Canadiens anglais.Mais les réponses données à la conférence de presse paraissent lier l\u2019évolution future des rapports Ottawa-Paris à la mesure de bonne volonté que mettra le Canada anglais à aménager aux Canadiens français la place à laquelle ils estiment avoir droit dans le Canada de demain.C\u2019est peut-être, en ce qui nous concerne, l\u2019élément le plus nouveau et le plus important.Une condition se trouve posée à la qualité des relations entre le gouvernement français et le gouvernement du Canada, et elle rejoint le QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?273 coeur même des préoccupations majeures de notre collectivité.Pour le reste, on doit convenir que M.Johnson avait, quelques heures avant la conférence de presse, exprimé, à Toronto, des vues qui appellent le même \u201cchangement complet à la constitution canadienne\u201d.On l\u2019a assez dit, de Gaulle n\u2019a pas inventé le nationalisme québécois et canadien-français.Mais il en prend acte solennellement.Au reste, il n\u2019est pas élu par nous.Ce qui compte aujourd\u2019hui, ce qui comptera demain, c\u2019est le resserrement des liens franco-québécois.A Toronto, hier, M.Johnson a rappelé brièvement que le Québec entend continuer à cultiver ses relations \u201cavec certains pays et certains organismes internationaux\u201d.Quoi qu\u2019il arrive aujourd\u2019hui ou demain, il ne doit pas quitter la conférence de Toronto sans réaffirmer solennellement la volonté du Québec de donner, en paroles et en actes, toutes les suites concrètes souhaitables aux accords techniques, culturels et scientifiques existant entre la France et le Québec.La francophonie, c\u2019est notre respiration même.Guy CORMIER LE NOUVELLISTE Trois-Rivières, le 28 novembre 1967 Une option sans retour Dire que le Québec vit actuellement des heures historiques nous apparaît comme une vérité de La Palice.Pour notre part, en ce moment, nous ne nous sentons aucune vocation particulière d'analyste et de prophète.Comme tout le monde, nous nous contentons de voir déferler cette vague de nationalisme en nous demandant, non sans inquiétude, où nous allons nous réveiller.Les dix-sept résolutions adoptées en fin de semaine par une majorité écrasante des délégués québécois aux Etats généraux du Canada français, pourraient se ramener à un seul désir, celui de la souveraineté du Québec.Cette conclusion était prévisible dès le début des assises.Pour minimiser l\u2019ampleur de cet éclatement du nationalisme québécois, nous pourrions à l'exemple de Claude Ryan nous interroger sérieusement sur le choix des délégués et laisser à entendre que ceux-ci n\u2019étaient vraiment pas représentatifs, qu\u2019ils ne représentaient pas le sentiment populaire de la majorité du peuple québécois.Ce serait, à notre humble avis, jouer le jeu de l\u2019autruche.La très grande majorité du peuple québécois n\u2019est sans doute pas sensi- bilisée aux problèmes constitutionnels au même degré que pouvaient l\u2019être les délégués des Etats généraux.Mais il faut quand même dire que ces délégués représentent l\u2019élite dans toutes les couches de la société québécoise.Ces délégués pour la plupart occupent des postes de commande.Donc il apparaît assez évident qu\u2019ils continueront à exercer dans leur entourage immédiat une influence non négligeable.Le premier ministre Johnson que l\u2019on n'a pas pris tellement au sérieux, il y a quelques années, avec son \u201cEgalité ou Indépendance\u201d reçoit donc un appui extraordinaire.Et même si aujourd\u2019hui il avait l\u2019intention d\u2019amorcer un freinage en douce, il pourrait difficilement le faire sans pour autant perdre la face.N\u2019oublions pas que la semaine dernière, il accordait sa bénédiction aux Etats généraux, tout comme M.Lesage d\u2019ailleurs.De toute façon, M.Johnson est trop habile pour ne pas exploiter au maximum une situation semblable, sur le plan électoral évidemment.Le grand initiateur des Etats généraux, M.Rosaire Morin a déclaré au terme des assises que le travail déjà commencé se poursuivrait et que 274 ASSISES NATIONALES des efforts seraient entrepris pour y associer le peuple lui-même par une espèce de scrutin universel.Cette seconde étape nous apparaît donc maintenant essentielle.Le peuple doit se prononcer par voie de référendum tout comme la chose s\u2019est faite en Algérie.La véritable bataille ne fait donc que commencer.Il faudrait maintenant expliquer au peuple les avantages et aussi les désavantages qu\u2019apporterait la souveraineté au peuple du Québec.Le peuple est avant tout préoccupé par le pain et le beurre.Ces préoccupations premières se tournent du côté des salaires, de l'inflation et du chômage.Les Etats généraux constituent une grande victoire pour les indépendantistes.Mais dans leur euphorie, ils ne doivent pas oublier qu\u2019une marchandise ne se vend pas uniquement à coups de sentiments et de fierté, mais aussi en regard du prix.Le cri du ventre l\u2019emporte souvent sur celui de la raison.A tout événement, que cela nous plaise ou non, nous sommes engagés dans une bataille à finir où chacun des combattants devra faire une option sans retour.Sylvio ST-AMANT LE NOUVEAU PROGRÈS Ste-Thérèse, le 28 novembre 1967 Les Etats généraux, un événement historique ! Pour la première fois dans l\u2019histoire de la nation canadienne-française, plusieurs milliers de délégués provenant d\u2019à peu près tous les milieux et de toutes les strates socio-économiques se réunissaient à l\u2019occasion d\u2019assises d\u2019une envergure nationale.Enfin, le peuple lui-même dans toutes ses composantes prenait position quant aux orientations fondamentales du Québec contemporain.Eventuellement, des options globales viendront compléter ces prises de conscience particulières sur des sujets multiples dans les cadres d\u2019ateliers économique, politique, culturel et social.Tout fut fait afin d\u2019assurer à cet événement historique un caractère serein, objectif et non-partisan.Deux scrutins tenus à l\u2019échelle des comtés, des minorités d\u2019outre-frontière, des organismes intermédiaires et des entreprises ont favorisé une représentation vraiment équitable de tous les éléments francophones du pays.Des documents de travail furent expédiés plusieurs semaines à l\u2019avance.J\u2019ai lu avec intérêt cette abondante littérature faisant le point sur les dix-huit thèmes proposés aux congressistes.Jamais jusqu\u2019ici, clans l\u2019effort de réfle- xion sur le statut collectif des Québécois, n\u2019avons-nous approfondi à ce point les secteurs stratégiques de notre vouloir-vivre commun 1 Plusieurs observateurs se sont étonnés de l\u2019orientation nettement souverainiste des Etats généraux.Le \u201cdénominateur commun\u201d ne fut jamais si généralisé en faveur d\u2019une responsabilité accrue de l\u2019Etat du Québec dans tous les domaines vitaux pour l\u2019émancipation des nôtres.Les anglophones qui demandent maintenant ce que veut le Québec pourront avec profit se pencher sur les conclusions de ces assises.L\u2019interrogation devra dorénavant faire place à une action décisive afin de concéder à la nation québécoise les droits qu\u2019elle réclame.Ce souverainisme des Etats généraux ne paraît pourtant pas si étonnant lorsqu\u2019une personne désire chercher des solutions valables aux problèmes de notre salut collectif.C\u2019est uniquement dans la recherche et l\u2019étude marquée par la rationalité rigoureuse que les Canadiens français décideront de leur sort.L\u2019entreprise qui a donné naissance aux assises de Montréal n\u2019est qu\u2019un prélude, espérons-nous, à une prospective sur le Canada français de demain. QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?275 A la suite d\u2019une conférence constitutionnelle des provinces qui se tient à Toronto cette semaine et qui n\u2019apportera rien de plus à ce que nous savons déjà sur le point de vue anglo-canadien, l\u2019année 1967 aura vraiment été celle du Québec.L\u2019Expo \u201867, la visite du général de Gaulle, la fon- dation du parti \u201cLévesque\u201d et les Etats généraux seront des événements que retiendront les historiens de l\u2019an 2000, désireux de cerner les éléments-clé de l\u2019accession de notre peuple à l\u2019indépendance politique associé ou non au Canada anglais.Bertrand BLONDIN LE SOLEIL Québec, le 28 novembre 1967 Après les Etats généraux L'une des principales caractéristiques qui se dégagent de la réunion des Etats généraux du Canada français est le caractère fortement nationaliste des délibérations et des résolutions adoptées.Il s\u2019y est même dégagé un état d\u2019esprit qui confine au séparatisme tant les grandes options paraissent exclusivement centrées sur le Québec, au point où les minorités françaises en ont ressenti de l'inquiétude, et semblent rejeter tout lien viable avec le reste du Canada à l\u2019intérieur du régime fédératif.Le ton des débats à cette réunion, le refus, dès le début des séances d\u2019études de placer le drapeau du Canada (pourtant réclamé à cor et à cri par le Canada français) sur l\u2019estrade indiquent bien dans quel esprit a été abordée l\u2019étude des principales résolutions.Il n\u2019est pas faux d\u2019affirmer qu\u2019elles équivalent ni plus ni moins au rejet du fédéralisme, du moins d\u2019un fédéralisme viable.Quoi qu\u2019aient affirmé les dirigeants des Etats généraux, il n\u2019est pas certain que les résolutions soient véritablement représentatives de l\u2019opinion du Québec.Certes le nombre des délégués (1850) pouvait représenter un assez large éventail de l\u2019opinion canadienne-française, sans compter qu'une fraction de ces délégués provenait des minorités des autres provinces.On peut toutefois se demander si on a vraiment pris le temps d\u2019étudier en profondeur les options mises de l\u2019avant ou si l\u2019on n\u2019a pas bousculé les délégués par la nécessité de répondre par des \"oui\u201d ou des \u201cnon\u201d à des questions complexes.Les questions relatives à la représentativité du Canada français ne se posent pas à ce niveau, mais plutôt à celui de l\u2019esprit qui animait les dirigeants des Etats généraux, notamment les membres de la Commission générale, et aux candidatures qui se sont fait valoir afin de choisir les délégués des associations et des comtés.Il faut bien voir que dès leur formation, par une initiative de la Fédération des sociétés Saint-Jean-Baptiste, les Etats généraux ont pris un caractère nationaliste assez marqué.On peut en trouver un indice probant dans la commission générale provisoire dont les membres étaient tous soit des nationalistes reconnus, F.-A.Angers, le Père Arès, J.-M.Léger, soit des séparatisants, de la société St-Jean-Baptiste, tel M.Léo Gagné, ou tout simplement des séparatistes, tel M.Michel Brochu.Les élections de la nouvelle commission générale confirment cette impression.Devant ce phénomène, il ne serait pas étonnant que ceux qui se sont présentés aux divers postes de délégués aient été animés du même état d\u2019esprit fortement nationaliste, les autres ne manifestant que peu d\u2019intérêt à la discussion d'\u201cEtats associés\u201d, de \"statuts particuliers\u201d ou même de séparation, sujets à propos desquels sont surtout sensibilisés les éléments nationalistes.Cela peut rendre compte que des mouvements importants, comme les deux grandes 276 ASSISES NATIONALES centrales syndicales, aient refusé d\u2019envoyer leurs délégués aux Etats généraux.De plus, les cahiers des Etats généraux que les délégués devaient étudier afin de se prononcer sur les résolutions débattues, étaient également conçues dans le même esprit nationaliste.On y posait des questions qui apportaient déjà un début de réponse.Ainsi, les Etats généraux se sont prononcé en faveur de la pleine maîtrise du Québec dans ses relations avec l\u2019étranger.Dans les cahiers, document fondamental à l\u2019intention des délégués, la question qu\u2019on posait à cet égard était la suivante .\u201cCela signifie, à toutes fins pratiques, que les relations extérieures du Québec français dépendent presque entièrement d'un gouvernement dominé par le Canada anglais.Une telle situation est-elle acceptable?\u201d La question des discussions constitutionnelles est complexe.Or, les dirigeants des Etats généraux, notamment M.Jacques-Yvan Morin, professeur de droit constitutionnel, président des Etats généraux, et des dirigeants de la société Saint-Jean-Bap-tiste, tels MM.Rosaire Morin, Yvon Groulx, Léo Gagné, n\u2019ont cessé de faire connaître publiquement leurs options qui allaient à peu près dans le même sens que celles qui ont été exprimées par l\u2019assemblée de fin de semaine.Il ne faut donc pas s\u2019étonner du fait que ceux qui ont été intéressés à participer aux Etats généraux fussent déjà sensibilisés à l\u2019état d\u2019esprit qui animait leur président et l\u2019ensemble de leurs dirigeants.Les premières allocutions, fortement nationalistes, prononcées dès le début des assises de fin de semaine par MM.Jacques-Yvan Morin et F.-A.Angers sont à cet égard significatives.A la suite de la réunion qui vient de se tenir, les dirigeants des Etats généraux ont fait connaître leur intention de faire pression sur les hommes politiques afin qu\u2019ils s\u2019inspirent des conclusions séparatisantes des Etats généraux.On peut ainsi penser que, de plus en plus, les partis politiques au Québec devront prendre une option claire vis-à-vis du séparatisme.C\u2019est souhaitable, afin qu\u2019à l\u2019avenir la province sache mieux où on la conduit.Il est également souhaitable que ce soit tout le peuple du Québec qui fasse connaître ses vues, par voie de consultation électorale, plutôt que par l\u2019intermédiaire d\u2019Etats dit généraux dont avec la meilleure volonté du monde il est difficile d'affirmer s\u2019ils sont véritablement le reflet de la majorité du peuple.Il paraît donc souhaitable que par l\u2019intermédiaire de programmes politiques bien définis, la population de la province puisse se prononcer franchement sur la question.C\u2019est la seule façon d\u2019en arriver à des conclusions valables.Les circonstances dans lesquelles sont nés les Etats généraux, l\u2019état d\u2019esprit qui anime ses dirigeants, leurs prises de positions publiques, font craindre qu\u2019il s\u2019agisse là d\u2019un club nationaliste aux tendances séparatisantes.Rien ne serait plus prématuré que de prendre pour du \u201cbon pain\u201d tout ce qui en sort.Les véritables \u201cEtats généraux\u201d de la province sont ceux de tout le peuple qui se prononce lorsqu\u2019on le consulte par le moyen démocratique des élections ou de référendum.Tout autre forme de consultation peut donner lieu à une sélection, voulue ou non, d'opinions qui risquent de mal traduire la volonté populaire.L\u2019UNION DES CANTONS DE L\u2019EST Le 29 novembre 1967 Les Etats généraux : Le drame de Tespoir .Ils commettent une grave et re- ramassis d\u2019intellectuels, de \u201cbarbus\u201d, grettable erreur de jugement ceux de professeurs, de séparatistes ou en-qui affirment sans ambages que les core de rêveurs.Etats généraux se composaient d\u2019un QUE PENSE-T ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?277 Subordonnant leurs convictions nationalistes profondes à un confortable statu quo dont bénéficient leurs intérêts financiers personnels, ils jouent à l\u2019autruche, criant à l\u2019imposture, refusant et niant la réalité.Ils s\u2019irritent et s'insurgent contre les conclusions des Etats généraux qui ont claironné la souveraineté du Québec et le droit de la nation canadienne-française à l\u2019autodétermination, c\u2019est-à-dire le droit de choisir librement et elle-même sa constitution.Le résultat des Etats généraux découle de trois cents années d\u2019histoire.C'est le cri d\u2019espoir jaillissant des aspirations les plus secrètes de vingt générations d\u2019hommes ! Comment aurait-il pu en être autrement ?Acceptant d\u2019emblée la souveraineté du Québec, les délégués se sont bien gardés, malgré une forte tentation, de se prononcer en faveur d\u2019une option politique.Voilà pourquoi en l\u2019absence d\u2019un choix constitutionnel précis, les assises se sont déroulées dans une atmosphère empreinte d\u2019ambiguïté.Chacun se demandait s\u2019il fallait scruter les problèmes sous un angle pancanadien ou strictement québécois.Par exemple, en matière de planification économique, deux perspectives s'offraient continuellement : Canada ou Québec ?L\u2019option pancana-dienne a cédé le pas à l\u2019autonomie du Québec en réponse à la question du président général, M.Jacques-Yvan Morin : \"Voulons-nous être ?\u201d En somme, les cinq longues journées de labeur ont permis de découvrir les sentiments intimes des délégués.Pourtant tout ce travail abattu dans des sentiers tortueux nous faisait songer à ce qui se produirait si un groupe d\u2019hommes se réunissaient avec l\u2019intention de fonder une nouvelle université.Pendant cinq jours, ces hommes s\u2019interrogeraient ?Combien de volumes rangerons-nous sur les rayons de notre bibliothèque ?Quels autres favoriserons-nous ?Combien de chaires d\u2019enseignement créerons-nous ?Combien d\u2019étudiants accueillera l\u2019université et d\u2019où viendront-ils ?.Puis après avoir accouché d\u2019un excellent projet en théorie, ces mêmes hommes se quitteraient sans s\u2019être demandé finalement : Quelle charte donnerons-nous à notre université ?Où sera-t-elle construite ?C\u2019est un peu cela le drame des Etats généraux ! Tout le monde croit sincèrement à une nation cana-dienne-française possédant toutes les caractéristiques définissant une nation.A l\u2019issue des Etats Généraux, on sait maintenant comment bâtir cette nation, mais l\u2019essentiel reste à définir: Cette nation OÙ sera-t-elle souveraine ?Au Québec ou au Canada ?Et quelle sera la constitution de cette nation ?Jean LAURIN L\u2019ENSEIGNEMENT Québec, le 1er décembre 1967 Les enseignants ont été très actifs aux derniers Etats généraux du Canada français Lors de la fin de semaine dernière se tenait à Montréal l\u2019assemblée plénière des Etats généraux du Canada français.225 enseignants avaient été élus dans divers comtés pour représenter la population.200 étaient présents lors des assises.On sait que la CEQ est présente aux Etats généraux depuis leur création en 1964.Depuis l\u2019origine, un membre de la CEQ a été membre de la Commission générale des Etats généraux.Ce furent successivement MM.Lamy, Laliberté et Pelletier.La CEQ, en plus du coût de son appartenance à ce groupement a souscrit l\u2019an dernier $500 à même son fonds d'aide sociale.A titre de citoyens et non d\u2019enseignants, les enseignants ont une pré- 278 ASSISES NATIONALES sence active au sein de ce groupement.Une des présidentes des dernières assises était Yolande Lauzon, vice-présidente de l\u2019Alliance des professeurs de Montréal.Plusieurs autres enseignants ont occupé des postes de secrétaires ou de rapporteurs des divers ateliers de travail.Cette année cependant, le secteur public de l\u2019enseignement n\u2019a pas de représentant à la commission générale, quoique plusieurs professeurs d\u2019autres niveaux y soient.Un poste reste à combler à cette commission, pour lequel la CEQ présentera un candidat.Interrogé à son retour des Etats généraux, monsieur Laliberté a déclaré qu\u2019il voyait là l\u2019assemblée la plus représentative du Québec pour discuter de questions nationales.Il a ajouté qu\u2019à son avis un tel groupement était beaucoup plus représen tatif qu\u2019un congrès de parti politique, quel qu'il soit et plus même que la chambre des députés.Le président de la CEQ a toutefois fait une restriction en ce qui concerne la représentation des ouvriers et des cultivateurs.Vers la souveraineté Commentant les décisions prises lors des Etats généraux, monsieur La-liberÆ a dit que celles-ci conduisaient évidemment à la souveraineté du Québec.Il a toutefois ajouté que devant une proposition globale, la thèse de la souveraineté l\u2019aurait emporté, mais dans des propositions différentes.En conclusion, a-t-il dit, «il s\u2019agit là d\u2019un cahier des réclamations du Québec qui servira de base de dis- cussion, et je crois que sur la plupart de ces points, l\u2019Assemblée plénière est prête à accepter une forme de négociation, car, a-t-il précisé, malgré un sentiment fortement nationaliste chez la plupart, un facteur important reste dans l\u2019esprit, c\u2019est celui de l\u2019interdépendance économique.Le président de la CEQ nous a rappelé qu\u2019en 1964, avant que l\u2019organisme ne fasse son mémoire à la commission Laurendeau-Dunton, une enquête avait été menée auprès des congressistes.A son avis, urle nouvelle enquête est nécessaire car le sentiment des enseignants a passablement évolué sur la question nationale.«Il est important que nous connaissions la position des enseignants sur cette question, tout d\u2019abord, afin de présenter un mémoire au Comité parlementaire de la Constitution (si jamais le gouvernement lui permet de fonctionner), ensuite, pour se donner une politique nouvelle sur la question nationale, et enfin, pour repenser nos demandes à la Fédération canadienne des enseignants.Et comme cet organisme n\u2019accepte pas encore nos demandes, j\u2019ai l\u2019impression que si le sentiment national est renforcé chez les enseignants, ils accepteront encore moins des demandes plus fortes.Dans ce cas, nous n\u2019avons pas mis de côté notre idée de créer une Fédération canadienne des enseignants de langue française.Comme la CEQ serait le noyau central de cet organisme, ce serait pour nous une façon de venir en aide aux minorités de langue française.» P.P.LE SOLEIL Québec, le 1er décembre 1967 Une étape décisive de la prise de conscience nationale L\u2019acuité du problème constitutionnel du Canada a quelque peu laissé dans l\u2019ombre une décision importante des dirigeants des Etats généraux du Canada français, à savoir que les assises qui se sont déroulées de jeudi à dimanche ne sont qu\u2019une étape et que la pénétration dans le peuple canadien-français se poursuivra plus profondément dans les mois à venir. QUE PENSE-T ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?279 C\u2019est le président de la Commission technique de l'organisme, M.Rosaire Morin, qui a annoncé aux délégués le projet d\u2019Etats régionaux qui permettra de rejoindre vraiment le peuple au moyen d\u2019élections d\u2019environ 20 représentants de chacune des 1,819 paroisses du Québec.Les assises générales Avant de considérer le bien-fondé de la poursuite des Etats généraux et de leur chance de succès dans une prochaine étape, faisons un retour sur les points saillants des assises générales des jours derniers.Ces points majeurs sont déjà connus : la résolution sur le droit des Canadiens français à l\u2019autodétermination; l\u2019inquiétude des minorités face à l\u2019avenir; les recommandations approuvées à une majorité écrasante par les délégués du Québec, parce que centrées sur cette province.D\u2019abord les assises ont pu se dérouler grâce à l\u2019adoption de la résolution sur le droit à l\u2019autodétermination, présentée par M.François-Albert Angers.Et c\u2019était logique car, comme l\u2019a expliqué le proposeur, des Etats généraux ne pouvaient avoir lieu qu\u2019à la condition que les délégués reconnaissent que les Canadiens français forment une nation, que cette nation possède son propre territoire, et surtout qu\u2019elle a le droit de choisir ellemême sa destinée.Si la résolution avait été rejetée, il aurait été complètement inutile de continuer à discuter sur l\u2019avenir des Canadiens français, car ces discussions n\u2019auraient pu déboucher sur rien de concret, les délégués ne représentant pas une nation et une nation libre de définir son avenir.Début des inquiétudes L\u2019adoption de cette résolution a marqué le début des inquiétudes des francophones des autres provinces, parce nu\u2019à partir de ce moment ces Canadiens français se trouvaient en pays étranger dans toute province autre que celle de Québec.Puis il y a eu, dès la première journée, au niveau des équipes d\u2019étude de huit personnes chacune, l\u2019apparition dans les avant-projets de résolutions d\u2019une tendance souverainiste qui, sans rejeter formellement le gouvernement fédéral, ne lui laissait aucun pouvoir sur le Québec.Déjà les délégués des minorités francophones ont vu dans la somme de ces avant-projets souverainistes, un désir des délégués du Québec de couper les liens qui retiennent cet Etat au gouvernement fédéral.Alors ce fut comme une panique, surtout pour les délégations des provinces de l\u2019Ouest et de l\u2019Ontario, qui voyaient alors les gouvernements fédéral et provinciaux se départir complètement de leurs responsabilités envers eux.Un Québec indépendant signifie pour ces délégués que les Canadiens français:vivant ailleurs qu\u2019au Québec au Canada n\u2019ont plus de patrie à moins de venir s\u2019établir ici, ce qu\u2019ils ne sont pas prêts à faire du moins pour plusieurs.C\u2019est dire qu\u2019ils croient qu'un Québec indépendant ne continuerait pas de les aider et qu\u2019ils seraient voués à l\u2019assimilation à plus ou moins brève échéance.Il faut dire que, comme plusieurs de ces délégués, l\u2019indépendance du Québec serait pour les minorités francophones une tragédie.Dans l\u2019Ouest, l\u2019assimilation s\u2019effectuerait rapidement; en Ontario elle aurait aussi lieu d\u2019autant plus que le gouvernement de cette province cesserait à coup sûr de leur accorder des avantages.Les francophones du Nouveau-Brunswick seraient plus en mesure de durer formant tout de même plus de 35 pour cent de la population de la province et étant plus groupés dans un territoire donné.Le tronc avant les branches Les résolutions très proquébécoises, de l\u2019avis de plusieurs observateurs, s\u2019expliquent par le fait que même chez les Québécois une inquiétude règne.Lin délégué franco-ontarien nous a dit croire que les Québécois, surtout dans les régions de l\u2019ouest du Ouéber et de Montréal, ont eux aussi peur d'être envahis par l\u2019élément anglophone, sur une longue échéance évidemment.A ce sujet d\u2019autres ont expliqué que les résolutions proquébécoises n\u2019avaient pas pour cause première un nationalisme étroit, mais partaient plutôt d\u2019une réaction d\u2019autodéfense.Les Québécois se méfient du gouvernement fédéral à conception anglo-saxonne et c\u2019est pourquoi, même s\u2019ils savent qu\u2019ils aideraient 280 ASSISES NATIONALES mieux les minorités francophones en ne coupant pas tout lien avec le Canada, ils pensent d\u2019abord à sauver le tronc avant les branches.Autrement, ils risquent de voir tout l\u2019arbre ca-nadien-français s\u2019écrouler.On voudrait tout sauver, mais cette situation idéale demanderait un régime qui, pour plusieurs Québécois, est impossible à appliquer.Cependant aux Etats généraux, parmi les dirigeants, on pense que les relations entre Canadiens français du Québec et Canadiens français du reste du pays pourront et devront se poursuivre.D\u2019ailleurs il faut tout tenter avant de décider d\u2019abandonner par exemple 600,000 compatriotes en Ontario et un groupe si imposant que celui du Nouveau-Brunswick.D\u2019autant plus qu\u2019ils sont à enregistrer des progrès : il n\u2019y a qu\u2019à songer à l\u2019évolution de l\u2019université française de Moncton.Représentativité Nous abordons maintenant le sujet le plus aigu : la représentativité des délégués aux assises des Etats généraux.Cependant nous traitons la question après avoir vu évoluer l\u2019organisme depuis plus d\u2019un an et après plusieurs explications de celui qui a mis en branle cette grosse machine, M.Rosaire Morin.Plusieurs hommes politiques ou autres mettent en doute la représentativité de l\u2019organisme.Les assises ont démontré pourtant que l\u2019échantillon de la société canadienne-française était très valable.Mais, comme M.Morin lui-même l\u2019a prouvé en voulant aller plus loin dans le peuple, jusqu\u2019à présent les Etats généraux n\u2019ont pas rejoint tout le peuple cana-dien-français, mais son élite.Une élite représentant cependant tous les territoires.Il vaut la peine de répéter ici que tout le monde canadien-français a d\u2019abord été invité par la voie des journaux, à poser sa candidature.Près de 3,000 personnes se sont proposées.Par la suite, 8,920 associations du Québec ont voté pour élire 1,575 délégués dans 105 comtés.De plus, 400 associations provinciales ont reçu des invitations et 244 ont envoyé des représentants.Enfin il y a eu 425 délégués des associations maî- tresses des minorités francophones.Comme l\u2019ont raconté Mme Solange Chaput-Rolland et Rosaire Morin, la société active du Canada français était aux assises, grâce au système employé.Les délégués issus des classes populaires se répartissaient ainsi : 240 employés de bureau; 291 ouvriers et hommes de métier; 38 courtiers et vendeurs; 92 cultivateurs et 83 fonctionnaires.Pour les professions libérales on remarquait 36 notaires; 44 avocats; 36 comptables; 6 économistes; 225 instituteurs et 133 autres.Les Etats généraux comptent aussi parmi leurs délégués 146 femmes au foyer (ménagères); 121 femmes au travail; 112 étudiants; 209 hommes d\u2019affaires; 30 industriels; 29 membres du clergé; 24 journalistes et 16 rentiers.Ceci représente 2046 délégués et suppléants dont 1,575 avaient droit de vote.Par ailleurs, 70 délégués aux assises provenaient des syndicats et des unions ouvrières, 42 des cercles de l'UCC, de Fermières et de syndicats coopératifs agricoles.Les représentants des municipalités étaient au nombre de 115; ceux des commissions scolaires, de 74 et ceux des fabriques paroissiales, de 40.109 délégués sortaient des Caisses populaires et des coopératives; 87 des hommes d\u2019affaires; 58 des associations d'affaires et 4 des banques.Enfin, 897 citoyens qui n\u2019appartiennent pas à telle ou telle association étaient parmi les délégués et suppléants.C\u2019est dire que corps intermédiaires et simples citoyens étaient représentés.L\u2019on reconnaît à la Commission générale qu\u2019il faut étendre la démocratie encore plus loin au niveau des paroisses.A ce moment, ce sera 36,380 personnes environ qui représenteront les Canadiens français, en ce qui concerne le Québec, après avoir été élues par toutes les associations paroissiales, régionales et provinciales.Il s\u2019agira à coup sûr d\u2019une représentativité inattaquable.Par ailleurs, l\u2019on veut aussi améliorer la représentativité des minorités francophones des autres provinces.L\u2019objectivité des dirigeants Les membres de la Commission générale ont répondu, par leur attitude QUE PENSE T ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?281 aux assises, aux critiques sur leur objectivité.Sans nier qu\u2019ils sont des nationalistes (qui ne l\u2019est pas?) ils ont su mener les débats dans la démocratie la plus saine, la semaine dernière.Le fait que des amendements ne pouvaient être apportés aux résolutions à l\u2019assemblée générale ne signifie pas un manque d\u2019objectivité.C\u2019était plutôt une condition essentielle à la marche des débats qui, autrement, se poursuivraient probablement encore.L\u2019important est que les règlements de la procédure ont été approuvés par cette même assemblée.Les débats sur chaque résolution duraient tant de minutes et chaque interlocuteur avait la parole pendant trois minutes.L\u2019objectivité aurait fait défaut si, par exemple, un tenant du fédéralisme avait été limité à ce s trois minutes pendant qu\u2019un tenant de l\u2019indépendance ou de la souveraineté du Québec avait pu dépasser ce temps.Il n'en fut rien.Evidemment on a bien entendu quelques personnes dans la salle manifester leur désapprobation à des propos de fédéralistes par quelques \u201cchou\u201d\u2019 mais l\u2019ordre était vite rétabli et l\u2019individu conservait la parole.De tels faits se produisent infailliblement dans toutes les assemblées du genre.Pour l\u2019objectivité des études visant à la rédaction de résolutions, on a conçu une pyramide; en haut, l\u2019assemblée générale, ensuite quatre ateliers divisés eux-mêmes en quatre groupes d\u2019étude, ces derniers renfermant des équipes de huit personnes.Dans chaque équipe, chacun des huit individus donnait son opinion sur chaoue sujet discuté; après.quoi, on rédigeait un avant-projet de résolution.Celui-ci était étudié, modifié, accepté ou rejeté par les groupes d\u2019étude, après quoi les ateliers faisaient de même.Enfin les résolutions étaient soumises pour adoption à l\u2019assemblée générale.Une création nationaliste Les Etats généraux du Canada français sont la création de nationalistes, disent plusieurs.C\u2019est vrai.Comme on l\u2019a raconté à plusieurs reprises pendant les sessions régionales, un tel organisme n\u2019aurait pu avoir pour auteurs des fédéralistes satis- faits du régime actuel et surtout du sort réservé aux Canadiens français dans ce régime.Les Etats généraux sont nés grâce à des personnes qui ont voulu remettre en question la manière dont sont administrés les Canadiens français.Mais il est à remarquer que leur but n\u2019était pas d\u2019orienter les citoyens, mais bien de connaître leurs idées sur la constitution et ce qu\u2019ils désiraient comme avenir.La preuve que les dirigeants des Etats généraux veulent mener à bien cette expérience de la démocratie est, premièrement, qu\u2019ils n\u2019ont pas voulu que les délégués aux dernières assises fassent une option globale et deuxièmement, qu\u2019ils ont décidé d\u2019aller rejoindre le peuple dans son fond même.Nous avons fait remarquer dans un article récent que les questions sur lesquelles les délégués avaient à se pencher étaient empreintes de nationalisme.S\u2019agissait-il de dirigisme?On nous a fait voir à ce sujet que les problèmes étaient posés le plus objectivement possible, qu'ils ne faisaient que refléter la situation actuelle des Canadiens français.D\u2019ailleurs, combien d\u2019hommes étrangers aux Etats généraux ont constaté, et depuis longtemps, les mêmes réalités?De toute façon, ces questions ont été étudiées, remaniées lors des sessions régionales qui se sont déroulées avant les assises générales.La prochaine étape Ce qu\u2019il y a à retenir des assises auxquelles nous avons assisté est qu\u2019elles ne consistent qu\u2019en une étape dans une consultation populaire qui atteindra son apogée une fois le niveau des paroisses rejoint.Le travail à venir est, de l\u2019avis des dirigeants des Etats généraux, aussi difficile que celui déjà réalisé.A la condition que l\u2019expérience de la démocratie continue à se dérouler comme elle a commencé, le travail des Etats généraux du Canada français permettra au gouvernement du Québec de connaître à fond l\u2019opinion du peuple et surtout le dénominateur commun qui peut unir les Canadiens français.Enfin, selon M.Rosaire Morin lui-même, la prochaine étape per- 282 ASSISES NATIONALES mettra de nuancer les discussions des récentes assises.Il ne serait pas\" surpris alors de voir toutes les options revenir à la surface: sur une question on favorisera l\u2019indépendance, sur une autre, une formule d'association, de statut particulier ou encore fédérale.Une fois l\u2019opinion générale connue, un dénominateur commun dégagé, les détenteurs du pouvoir sauront comment agir dans le sens de la volonté de toute la nation.Benoit ROUTHIER LE SOLEIL Québec, le 1er décembre 1967 La personnalité des Etats généraux Les Etats généraux du Canada français ont commencé aux premiers jours de leurs assises, jeudi et vendredi derniers, à se forger une âme qui, les jours suivants, samedi et dimanche, lors de séances de l\u2019assemblée générale, a révélé une vie intérieure étonnante, pleine de vigueur, mue par une même aspiration et une puissante volonté commune, en pleine maturité: esprit logique, sens des responsabilités, modération, dignité et fermeté.Les observateurs ont eu l\u2019impression très nette de se trouver devant un organisme d\u2019une personnalité peu commune, riche de virtualités et d\u2019énergies, éclairée par un idéal et résolue à satisfaire pleinement ses légitimes aspirations.Une étrange personnalité, d\u2019une réelle distinction.Le phénomène est presque indéfinissable.Les préparatifs de ces assises, faits de longue main, comptent pour quelque chose dans les explications qui peuvent être données à ce sujet.Ils ont permis d\u2019opérer avec le temps nécessaire cette cohésion des forces vives de la nation.La qualité des hommes qui ont pris la direction du mouvement compte également pour une bonne part.Ces hommes ont été, au cours des assises, un objet spectaculaire de respect, d\u2019estime et même d\u2019admiration.On a vu l'assemblée générale, à la clôture, leur accorder une ovation qui a dépassé en éclat celle qu\u2019elle avait adressée au député de Laurier, M.René Lévesque, peu de temps au- paravant.Elle marquait la fierté d'appartenir à une telle institution ainsi que la satisfaction d\u2019avoir conservé à celle-ci la fidélité à elle-même.Ces hommes avaient contribué, souvent par leur seul prestige, à réprimer certains élans qui auraient pu entraîner l\u2019assemblée hors de ses voies.La qualité des délégués est aussi un facteur important.Us étaient pour la plupart, comme on l\u2019a dit, des éléments d\u2019élite, des citoyens en vue dans leurs milieux où ils militent au sein d\u2019associations de tous genres.Des hommes qui jouent un rôle influent dans les sphères moyennes de la société et qui ont acquis une certaine expérience des relations publiques.Parmi les autres facteurs, mentionnons l\u2019âge moyen des délégués, qui se situait autour de 40 ans, c\u2019est-à-dire à un moment de la vie où l\u2019individu est engagé de façon plutôt éclairée et pondérée dans les débats publics, et la nature même des problèmes soumis à l\u2019étude, soit les pouvoirs constitutionnels, qui invitait à une certaine hauteur de vues et à une certaine sérénité.Les modes de procédure, qui rompaient entièrement avec les règles traditionnelles des assemblées délibérantes, ont noué dès le début des liens entre les membres des Etats généraux, ce qui peut permettre encore de comprendre la vivante unité intérieure dont ils ont fait preuve lors des séances de l\u2019assemblée générale.Les délégués se sont réunis d\u2019abord par petits groupes de huit membres QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?283 chacun.Le président du groupe demandait à chaque participant d\u2019interroger son vis-à-vis sur ses qualifications professionnelles et sociales puis de le présenter aux autres.Puis ils ont pris part à des groupes de plus en plus vastes jusqu\u2019au moment où ils ont été appelés à faire corps en assemblée générale.Les techniques de discussion, autre facteur de cohésion.Les délégués ont sans cesse été entraînés en vertu d\u2019une règle de procédure, à émettre des opinions à tour de rôle sans référence à celles de leurs compagnons.Personne ne pouvait commenter, critiquer, approuver, contredire ou modifier une opinion déjà exprimée.Toutes les opinions émises en réponse à un questionnaire étaient reçues et compilées dans les premières équipes de travail mais, dans les groupes plus larges de révision, par la suite, seules étaient acceptées et mises aux voix les opinions recueillant l\u2019appui d\u2019au moins 50 pour cent du groupe.On a dépersonnalisé les discussions et suscité un intérêt intense pour un travail collectif, désintéressé, visant à l'élaboration de propositions de base.Au cours de la deuxième étape, celle de la révision, les avant-projets tirés du travail initial ont été scrutés sous tous leurs aspects en vertu d\u2019une méthode tout à fait objective d\u2019exploration intellectuelle.A l\u2019intérieur de chacun des quatre grands ateliers, politique, économique, social et culturel, des groupes ont été formés au hasard, moyennant un tirage au sort, d\u2019après cinq aspects techniques de discussions: l\u2019interrogation, l\u2019amplification, les nuances, l\u2019opposition et l'appui.Chacun de ces groupes avait comme mandat de faire progresser l\u2019élaboration du projet de résolution suivant l\u2019optique propre qui lui était confiée, soit respectivement en se posant des questions, en cherchant à pousser plus loin les prises de position, en approfondissant la pensée dans ses nuances, en s\u2019ingéniant à trouver des objections ou en apportant des motifs à l\u2019appui.Les Etats généraux ont donc consacré les deux premiers jours à son- der ce qu\u2019ils portaient en eux, c\u2019est-à-dire tout le contenu idéologique qui pouvait apporter des solutions aux problèmes constitutionnels.Ils ont mis au point les formules qui rencontraient l\u2019adhésion de leurs membres.Us se sont affirmés dès l\u2019abord fortement souverainistes, réclamant les pleins pouvoirs pour le Québec.Vers la fin de la deuxième journée, soit au terme des travaux préliminaires, un vent d\u2019indépendantisme a soufflé vigoureusement, menaçant de faire éclater les cadres établis.Il a fallu une ferme intervention des dirigeants, à ce moment, pour rétablir les lignes maîtresses d\u2019orientation en vue des objectifs.Il ne s\u2019agissait pas de prendre position pour une option constitutionnelle définie qui débouchait dans l\u2019aventure politique.On a invoqué le règlement et supprimé toute référence directe à l\u2019indépendance du Québec.Mais les esprits étaient fixés.La limite était atteinte.Les Etats généraux se retrouvaient avec une âme possédant la conscience claire de la plénitude de ses aspirations.Une sorte d\u2019épanouissement s\u2019établissait dans la vie intérieure des Etats généraux.La personnalité s\u2019affirmait.Après le vent d\u2019indépendance et les rafales d\u2019impérialisme conquérant, qui avaient agité un moment leurs travaux, un apaisement se faisait sentir, comme une sorte de jouissance tranquille dans la possession de la vérité.C\u2019est ainsi que lors des séances de l\u2019assemblée générale, les délégués ont procédé dans l\u2019ordre, avec assurance, calme et fermeté, à l\u2019émondage des propositions, rejetant le fédéralisme et approuvant un souverainisme qui confine à une indépendance politique absolue, dépouillée généralement d\u2019agressivité.Certains observateurs ont cru voir dans le rejet d\u2019une résolution préconisant la création de la Banque du Québec, participant avec la Banque du Canada à l\u2019élaboration d\u2019une politique monétaire, une dissociation de l\u2019option constitutionnelle de René Lévesque qui prône l\u2019indépendance du Québec au sein d\u2019une union éco- 284 ASSISES NATIONALES nomique, monétaire, avec le reste du Canada.Selon eux, les Etats généraux tendent à une sécession complète du Québec qui ne fait pas place à l\u2019appartenance éventuelle à une union économique.Quant aux délégations des minori tés canadiennes-françaises des autres provinces, leur présence a aidé les dé- légués à prendre conscience de la portée de leurs décisions jusqu\u2019à leur aboutissement le plus pénible et à en prendre leur partji d\u2019une façon définitive.Les Canadiens français hors du Québec ont compris, non sans amertume, que leurs compatriotes de la province française étaient allés jusqu\u2019au bout de leurs aspirations en acceptant le sacrifice suprême.Gérard TREMBLAY SEPT-JOURS 3 au 9 décembre 1967 Une nouvelle dimension J\u2019étais aux Etats généraux du Canada français, je n\u2019y ai pas passé cinq minutes, une demi-heure, une heure.J\u2019y étais.Trois jours sur quatre.Observateur attentif et pour une fois silencieux \u2014 les députés étaient d\u2019autorité privés du droit de parole et d'intervention \u2014 j\u2019ai pu à loisir observer, mesurer, apprécier, le caractère représentatif de cette assemblée et la qualité des délibérations qui se sont déroulées à un rythme soutenu et dans un ordre remarquable.Les Etats généraux étaient-ils vraiment représentatifs ?Oui.Dans la mesure ou un important groupe de pression peut l\u2019être.Le danger cependant c\u2019est de prendre la partie pour le tout, d\u2019en arriver à croire qu\u2019une partie de la conscience nationale, pour intelligente, dynamique et articulée qu\u2019elle soit, peut se substituer à la conscience collective elle-même.Un danger que n\u2019a pu éviter M.Jac-ques-Yvan Morin lorsque sur une lancée enthousiaste il a comparé le caractère représentatif des Etats généraux à celui des parlements ou des assemblées législatives.Je n\u2019apprendrai pas à M.Morin, dont la finesse intellectuelle et la connaissance des structures politiques constituent un trait marquant cle sa personnalité, que le terme, l\u2019aboutissement final de la représentation des opinions dans un régime démocratique, c\u2019est le Parlement.A défaut d\u2019une meilleure formule qui reste à inventer, la souveraineté popu- laire ne peut trouver son lieu privilégié d'expression que dans une assemblée d\u2019hommes ou de femmes élus par l\u2019ensemble du corps électoral.Que la qualité de cette assemblée soit discutable, que les membres qui la composent soient vertueux ou retors, francs ou hypocrites, fainéants ou efficaces, libres ou serviles, elle n\u2019en représente pas moins, dans son meilleur et dans son pire, la nation tout entière.La souveraineté nationale réside dans le Parlement.Dans cette perspective, opposer la représentation d\u2019un groupe de pression à celle d\u2019un parlement ou d\u2019une assemblée législative démocratiquement élus, c\u2019est contrefaire le processus légitime de la représentation des opinions.Cela dit, il reste que les Etats généraux constituent une tentative fort louable, de réflexion sur l\u2019avenir de la nation canadienne-française, et de définition des pouvoirs que devrait posséder l\u2019Etat pour assurer le plein épanouissement de la collectivité québécoise.En ces choses, la critique est aisée.Il y a, dans le lot des résolutions adoptées par l\u2019assemblée générale, à boire et à manger.Je me vois mal, pour ma part, engager des luttes ti-tanesques pour l\u2019annexion de la Terre de Baffin ou pour la création d\u2019une \u201cpiastre\u201d strictement québécoise.Ce sont là des questions mineures, des préoccupations un peu futi- QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?285 les, alors que l\u2019avenir du peuple québécois se joue sur d\u2019autres plans plus importants.La part des choses étant faite, il demeure que les Etats généraux du Canada français forceront chez les uns l\u2019attention, chez les autres l'inquiétude.Personne ne peut rester indifférent au fait que le nationalisme québécois de type traditionnel, le nationalisme-à-papa, le nationalisme de la petite bourgeoisie canadien-ne-française et des élites locales, vient de basculer presque en bloc vers une forme de souveraineté qui emprunte toutes les formes de l\u2019indépendance absolue.Ce phénomène est nouveau dans l\u2019histoire politique du Québec.Il ne traduit peut-être pas l\u2019état réel ou majoritaire de l\u2019opinion mais il indique une orientation très nette d\u2019une partie importante et active de la société québécoise.Cette partie de nos concitoyens qui se sont inlassablement regroupés, depuis des décennies, sous les oripeaux du nationalisme ! Cela ajoute une nouvelle dimension au débat public.Une dimension dont devront tenir compte les hommes et les groupes politiques.Yves MICHAUD LE CAMPUS ESTRIEN Sherbrooke, le 6 décembre 1967 \u201cEn désespoir de cause, ceux qui ne partagent pas les opinions majoritaires des Etats généraux du Canada français mettront en cause notre représentativité, faute de pouvoir s\u2019en prendre à la qualité même de nos débats.\u201d \u201cS\u2019il y a quelques absents ici, qu\u2019ils s\u2019en prennent à eux-mêmes : nous leur avons donné toutes les occasions de venir se joindre à nos réflexions et à nos débats.\u201d Voilà deux phrases admirablement bien frappées de Jac-(iiies-Yvan Morin au discours de clôture des Etats généraux, qui suffiraient à \u201cdonner un coup de poing\" symbolique à Ryan et à tous les détracteurs de son acabit, y compris l\u2019honorable premier ministre du Canada.S\u2019il faut creuser plus encore, les dossiers des E.G.C.É.sont publics.Qu\u2019on y aille voir : des noms, grands à leurs veux, étonneront les gens de ce pays.Avec un peu d\u2019imagination, la vision d\u2019une Place des Arts éventrée par une bombe durant les assises, serait-elle assez forte pour provoquer en nous l\u2019image d\u2019une nation décapi- Etats généraux tée à deux siècles d\u2019intervalle, si elle se fût manifestée.Des cahiers où sont reproduites toutes les délibérations des séances émergera aussi l'humble nom des gens engagés dans l\u2019humus du quotidien : des cultivateurs, des ouvriers, des ménagères se font entendre là, dans une langue comprise de toute l\u2019assemblée comme un flagrant témoignage de nos revendications culturelles, écoutée et entendue avec sympathie.C\u2019est au nom d'un faux principe qu'on peut mettre en doute la représentativité des Etats généraux.Qui, de quelque présidence qu\u2019il soit ou de quelque députation qu\u2019il se réclame, ne remplit ses fonctions QUE SUR LA FOI DE SA PROPRE CONSCIENCE ?Il n\u2019est pas de mandat en effet qui ne soit confié en démocratie sur autre chose que la confiance, sinon, point de système opérant.Or, tous les délégués aux E.G.C.F., sur leur qualité, ont été élus: nous savons que nos pairs nous y ont laissé décider à leur place.Il n\u2019y aurait que de lancer dans le peuple une sollicita- Vertu de la conte station : Représentativité faussée aux 286 ASSISES NATIONALES tion d\u2019appui des résolutions adoptées à Montréal, comme l\u2019a fait un Gilles Grégoire dans son comté quand on a contesté de l\u2019extérieur sa députation, pour le prouver sans ambage.Mais nous savons que ces protestataires n\u2019iront pas jusque-là parce qu\u2019un tel geste populaire s\u2019avérerait alors l\u2019équivalent d\u2019un référendum.Oui, nous disons que s\u2019il doit y avoir contestation, protestation de non-confiance, qu\u2019elle vienne du peuple et de lui seul.Qui a élu Ryan, ou Trépanier pour contester?Qui enfin s\u2019est abstenu et qui, ce faisant, a approuvé notre délégation ?Ne s\u2019agirait-il pas de ceux-là même qui seraient maintenant tentés, trop tard, de refaire le courant à rebours ?Trêve donc aux requêtes d\u2019impuissants.Trêve enfin aux phrases creuses de ceux qui n\u2019ont pas su reconnaître dans la chaleureuse et sereine unanimité de nos voix, la conscience retrouvée qu\u2019ont appelée en vain tant de nos pères.Enfin remise sur ses roues, est-il pensable que notre machine refuse de suivre l\u2019éclaireur et s\u2019engouffre, à cause de l\u2019écartèlement de deux rails tiraillés entre Québec et Ottawa?NON ! Le \"diviser pour régner\" est mort sous notre poids.L\u2019accélérateur a remplacé le frein.Notre vapeur, trop longtemps comprimée, libère enfin toutes ses énergies.Gaston GOUIN MAINTENANT Décembre 1967 Quand un peuple parle Si les Etats généraux du Canada français avaient ressemblé à un super-congrès de nationalistes «vieille école», s\u2019ils avaient délibéré platoniquement, se contentant d\u2019émettre les traditionnels et sempiternels voeux pieux, et remettant aux calendes l\u2019examen du problème tragique de l\u2019heure \u2014 le destin de la nation ca-nadienne-française \u2014, ils eussent pu recueillir une bonne charretée de médailles du centenaire.Ils ont loyalement accompli leur tâche : il est naturel que l\u2019on se fasse un DEVOIR de les houspiller.Les arguments n'ont pas changé depuis la création des assises nationales: soi-disant manque de représentativité, orientation malsaine à sens unique.Essayons d\u2019y voir un peu clair quand tant de gens s\u2019acharnent à semer la confusion.En principe, il ne devrait pas y avoir de brouillage.Quand un peuple parle, on devrait tout de même faire un minimum d\u2019efforts pour tenter de percevoir sa voix.Mais toujours est-il qu\u2019il y en a qui ne veulent pas comprendre, ou qui comprennent trop et qui s\u2019emploient à leur diversion favorite : la démolition systématique.Voix des Pontifes Arrêtons-nous d\u2019abord à l\u2019argument-massue qui rejette les Etats généraux comme non-représentatifs du Canada français.Comme si ces détracteurs étaient eux-mêmes tellement plus représentatifs ou bien avaient un poste d\u2019écoute privilégié au coeur même de la conscience nationale pour parler avec pareille assurance.Ces assises seraient donc une vaste mystification.Malgré sa lourdeur le procédé est efficace et trouve certains auditeurs complaisants.Pourtant la plus stricte honnêteté nous oblige à affirmer que la thèse est non seulement spécieuse et malveillante, mais encore non étayée par une analyse rigoureuse.Après les élections d\u2019avril 1967 renouvelant toute la délégation territoriale, on se rappellera qu\u2019à peu près tous les grands prêtres de la presse écrite et parlée se sont accordés sur la validité du nouveau scrutin, amenant une délégation cette fois plus pleinement représentative de la collectivité canadienne-fran-çaise.La consultation avait été sérieusement organisée et très élargie par rapport au rassemblement préliminaire de l'automne 1966.Jacques- QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?287 Yvan Morin a suffisamment démontré la diversité et la qualité des représentants pour qu\u2019il soit inutile de s\u2019appesantir.Expérience démocratique?On a cherché à contester la valeur démocratique de l\u2019expérience comme si les mécanismes actuels de la démocratie parlementaire que nous connaissons étaient à l\u2019abri de tout reproche et vraiment propices à réfléchir correctement l\u2019opinion profonde de la nation canadienne-française: partage artificiel des juridictions avec la cohorte québécoise et le contingent ou-taouais, iniquité du mode de scrutin uninominal à un tour, influence démesurée des caisses électorales, joyeuses combines des organisations, chantage de la propagande à la faveur d\u2019une presse à peu près entièrement gagnée aux thèmes des formations traditionnelles.Un journal aussi peu suspect de sympathie débordante pour les Etats généraux que le Montreal Star écrivait: \u201cAux Etats généraux on a eu un bon dosage (\u201ca good mix\u201d), et la délégation réunissait une majorité tie citoyens d'âge moyen.Ne fût-ce que partiellement, ils viennent corriger des lacunes et combler le fossé laissé vide par la législature et le parlement fédéral \u201d, Nationalisme positif Au reste, l\u2019invitation n\u2019avait rien de restrictif puisqu'elle avait été lancée à tous les corps socio-économico-culturels de la nation.L\u2019expérience avait assez de sérieux pour attirer une importante délégation d\u2019observateurs diplomatiques et de journalistes de tous les horizons.Sans doute les Etats généraux ont-ils exprimé essentiellement le courant nationaliste.C\u2019est d\u2019ailleurs, au dire de Marcel Rioux, l'idéologie dominante et à peu près l\u2019unique foyer de ralliement des Canadiens français.Le nationalisme qui s\u2019y est fait jour correspondait parfaitement à la tonalité nouvelle de ce courant qui rompt avec le larmoiement stérile et opte pour un militantisme positif.Il ne devrait pas y avoir de honte à s\u2019affirmer non plus qu\u2019à s\u2019autodéterminer.Orientation suspecte?Le second argument favori de ceux qui font le procès des Etats généraux consiste à dauber sur le sérieux de la recherche et à décrier une orientation machiavélique à sens unique.Les documents de travail, s\u2019il fallait en croire ces observateurs virils et lucides, auraient été nettement biaisés dans une seule et unique direction.Il faut avoir pris une connaissance bien superficielle de ces textes pour porter jugement aussi sommaire et vain qu\u2019injuste.Pour en avoir examiné attentivement un bon nombre et pour avoir scruté à la loupe le document particulier sur la radio et la radiodiffusion, j\u2019estime que l\u2019accusation n\u2019a aucun fondement équitable.Sans doute a-t-il pu se glisser quelques inexactitudes de détails, mais dans l\u2019ensemble ces travaux étaient l\u2019oeuvre de technocrates et d\u2019universitaires qu\u2019on ne saurait taxer d\u2019amateurs sans leur faire injure ! Processus du dialogue Après avoir démoli la documentation sur laquelle reposait l\u2019examen, on s\u2019en prend allègrement à la procédure sans avoir la plupart du temps participé complètement à l\u2019expérience unique et irremplaçable d\u2019animation des quatre journées, précédées d\u2019ailleurs d\u2019innombrables réunions régionales.Que faut-il penser de ce s railleries?Revoyons rapidement le déroulement même des assises: travaux en équipes de travail à huit, en groupes d\u2019études à 90, à 120, où j\u2019ai été témoin de discussions honnêtes, nuancées et pleinement démocratiques.Nouvelles séances pour perfectionner les projets initiaux de résolution en cinq ateliers de révision suivant les techniques les plus éprouvées de l'animation sociale.Le travail de contestation et de précision avait été raisonnablement mûri et le consensus majoritaire obtenu en plénière d\u2019atelier lui conférait une valeur démocratique pour mériter d'être soumis en grande plénière au vote général.On tente alors d\u2019insinuer que la procédure était trop rigide à ce stade, en oubliant toutes les étapes antérieures et en se gardant bien d\u2019apporter les nuances et précisions qui s'imposent.Le vote n\u2019obéissait pas à un quelconque et vulgaire \u201ccrois ou meurs\u201d puisqu\u2019on avait la faculté de rejeter un projet tie résolution.Bien plus, on était invité à apporter à l\u2019endos du bulletin de nouvelles nuances qui fe- 288 ASSISES NATIONALES ront l\u2019objet cl\u2019une analyse supplémentaire par une équipe d\u2019experts.Quand et où a-t-on vu un mode de scrutin aussi respectueux de la diversité et des nuances ?Il serait intéressant de se demander à ce point ce qu'il fût advenu à supposer que la tendance majoritaire du scrutin se fût dessinée par hasard dans le sens d\u2019un statut dit \u201cparticulier\u201d.Les langues vinaigrées n\u2019eussent-elles pas alors distillé que du miel ?Initiative indispensable Quand on connaît l\u2019état défectueux et quasi pathologique de nos mécanismes électoraux et l\u2019absence de participation douze mois par année; quand on se représente la situation inquiétante de l\u2019information telle que diffusée par les grands moyens de communication de masse, quand on évoque la dictature larvée qu\u2019introduit le principe de la \u201cnational unity\u201d à Radio-Canada-CBC, alors plutôt que de s\u2019attaquer à une création aussi démocratique et vivante que les Etats généraux ne devrait-on pas au contraire appuyer ce mouvement qui poursuit un but fondamental: permettre à toutes les couches de la nation de s\u2019exprimer.Bien sûr cela offre quelques inconvénients pour les tenants de l\u2019ordre établi.Pareil concours populaire risque d'être gênant.Aussi ne s\u2019étonne-t-on pas de la rage, de la ruse et de la hargne que l\u2019on conjugue pour faire taire cette clameur démocratique.Lorsqu\u2019un peuple commence à prendre conscience et à parler à voix haute, cela peut \u2014 sait-on jamais \u2014 ouvrir des chemins peu carossables pour les tenants du statu-quo et de la violence tranquille.Mais laissons là les chahuteurs qui détiennent le monopole de la vérité.Constatons plus sobrement que les Etats généraux s\u2019inscrivent dans une perspective résolument contemporaine en raison de leur obsession principale : la participation démocratique.Pourrait-on trouver thème mieux adapté à la conjoncture que cette prospective définie par le président Jacques-Yvan Morin : le Québec de l\u2019an 2000?\u2014- Le pays à créer pour nos enfants.Recherche authentique Orientés légitimement vers l\u2019affirmation d'une collectivité brimée par deux siècles d\u2019injustices de toutes sortes et qui ne veut plus quémander mais assumer son destin, les Etats généraux ne poursuivent pas d'objectifs mythiques : objectivité parfaite, absence d\u2019imperfections.L\u2019assemblée qui réunit des délégués de la nation, est à l\u2019image de l'homme canadien-français : loyale, fière, ardente et lucide.N\u2019est-ce pas suffisant, après avoir solidement mis en place les mécanismes du dialogue, pour remplir la fonction qui lui revient qui en est une d\u2019éducation et de culture populaire et patriotique ?On pourrait le supposer mais en ce pays dès que l\u2019on se mêle d\u2019assumer le nationalisme, des voix chagrines s\u2019élèvent aussitôt pour parler de fascisme.Les soviets ne procèdent pas autrement pour fustiger tout ce qui ne ressemble pas à leur stricte orthodoxie.Aux conceptions bassement électoralistes habituelles avec toutes les déformations qu\u2019elles véhiculent nous préférons ce niveau politique supérieur.Du moment où l\u2019on fait de l'animation, on fait nécessairement de la politique au sens le plus élevé et le plus authentique de l\u2019expression.La recherche collective d\u2019un destin n\u2019est-elle pas le sommet le plus noble de la vie politique ?\u201cOeuvre d\u2019action nationale et d\u2019éducation populaire\u201d suivant l\u2019admirable expression de Jean-Marc Léger, les Etats généraux n\u2019ont pas seulement le droit de continuer; ils ont le devoir de poursuivre leur tâche.Leur travail ne fait d\u2019ailleurs que commencer.Et ils ne font après tout que répondre à l'interrogation de Lionel Groulx : Voulons-nous vivre et vivre grands?Pierre SAUCIER QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?289 L\u2019ACTION NATIONALE Janvier 1968 Les Etats généraux Ces quatre journées (23-27 novembre 1967) extraordinaires viennent de se terminer.Personne ne pouvait rester indifférent car leur thème allait au centre du problème canadien-français.Certains se sont sentis visés comme les députés fédéraux libéraux et conservateurs et d\u2019autres pour certains illogismes ou un pragmatisme trop évident clans leur façon de considérer l\u2019avenir du Québec et du Canada français.Bref, les Etats généraux ont été un moment de vérité.Tous ont été secoués.Deux mille délégués sont allés à un cours de recyclage et de dialogue sur le nationalisme canadien-français.Deux mille délégués, devant la réalité infiniment complexe, ont été appelés à mettre les choses essentielles comme premières et à les distinguer des choses accessoires.Cet ordre, imposé par la logique de l'esprit et parce que les temps paraissaient mûrs, a permis un retour crucial sur l\u2019ensemble de la question canadien ne-française.Le rayonnement de ces quatre journées, dans l\u2019espace et le temps, restera incalculable à cause de l'ampleur et de la précision du programme esquissé.Jamais le nationalisme canadien-français n\u2019avait rencontré semblable occasion de réfléchir avec des représentants venus de partout et de toutes les classes sociales.Prise de conscience extrêmement féconde où la rationalité des déductions l\u2019a emporté sur la rhétorique autrefois souveraine» où le besoin de la synthèse a ouvert les yeux à l'ensemble des délégués sur notre situation nationale.Ce que le Québec veut, du moins en très grande part, cela maintenant est écrit en blanc sur noir.T.Le point de départ Nous ne saurions trop remercier la Commission générale d\u2019organisation des Etats généraux d\u2019avoir soumis une résolution, une seule, mais la résolution capitale, celle qui allait clarifier tout le reste, celle qu\u2019il convenait de mettre en lumière en dehors de tous les brouillards accumulés par les partis politiques.A elle seule cette résolution marque un pas décisif dans la marche, jusqu\u2019ici cahin-caha, de la nation canadienne-française.C\u2019est le point de non-retour.A partir d\u2019elle, tous les espoirs sont permis, à commencer par le redressement de notre dignité comme peuple.Si à quelques-uns cette résolution a paru difficile à accepter, c\u2019est que trop conditionnés par une servitude économique ou une soumission spirituelle fatidique, ils ont trouvé les raisins trop verts.Il faut être spirituellement libre pour la désirer au point de vue politique, économique et social.Mais si on s\u2019est habitué à la soumission, c\u2019est-à-dire à se laisser gouverner, c\u2019est-à-dire à laisser les autres prendre les vraies décisions pour soi, alors comme peuple, on ne peut connaître qu\u2019une longue déchéance.Nombreux sont les petits vieux parmi nous parce qu\u2019ils acceptent d\u2019être entretenus : ils ont perdu le goût de se gouverner eux-mêmes.Cette résolution se lit ainsi : \"Les Etats généraux du Canada français affirment que 1) Les Canadiens français constituent une nation; 2) Le Québec constitue le territoire national et le milieu politique fondamental de cette nation; 3) La nation canadienne-française a le droit de disposer et de choisir librement le régime politique sous lequel elle entend vivre.\u201d Cette résolution a été adoptée par 98 p.c.des délégués du Québec.La publication du résultat a donné l\u2019un des moments les plus solennels de la réunion.Ce fut comme la prestation d\u2019un serment collectif.Ce fut comme la mise en place de la pierre angulaire.Demain ne ressemblera plus à hier, à cause de cette prise de position fondamentale.Ne pas le comprendre, c\u2019est déjà être dépassé, au moins dans le Québec.A partir de cette base, quel édifice serait construit?Nous croyons qu\u2019une des meilleures descriptions, la plus nuancée, est celle qu'a donnée M.Jules LeBlanc, du DEVOIR, lorsqu'il essaie de cerner les résultats de ces 290 ASSISES NATIONALES quatre journées d\u2019études: \u2018\u2018Un rejet catégorique du fédéralisme canadien, un appui massif, ferme et généralisé en faveur des pleins pouvoirs pour le Québec dans tous les domaines, une orientation assez nette bien que non encore formulée de façon claire et explicite vers l\u2019indépendance du Québec: tels sont les principaux éléments qui se dégagent des assises nationales des Etats généraux du Canada français.\u201d La fermeté tient à deux conclusions: le rejet du fédéralisme tel que nous l\u2019avons vécu depuis les cent premières années de la Confédération: la priorité donnée au Québec en tout ce qui regarde l\u2019enseignement, la culture (donnant ainsi le coup de mort au Rapport Massey-Lévesque), la recherche, la législation sur le travail, la législation financière et commerciale, le peuplement et l\u2019immigration, la radio et la télévision, la sécurité sociale et la santé, la planification économique, la législation sociale et familiale et la fiscalité (donnant ainsi raison au Rapport Tremblay de 1956).Il est donc dans l\u2019intérêt des fédé-ralisants eux-mêmes de changer leur type de rhétorique, de cesser les tirades exaltant les bienfaits d'une Confédération auxquels personne ne croit plus et de reviser leur rôle par rapport à ce qu\u2019attend d\u2019eux la population pensante et agissante de la nation.Sinon, ils risquent la fossilisation.Déjà ils se sentent acculés à la défensive et les illogismes de leurs positions deviennent tellement criards, pour qui connaît l\u2019histoire et les besoins du Québec, qu\u2019ils ne doivent plus s\u2019attarder à défendre l\u2019indéfendable mais qu\u2019ils se doivent de promouvoir les réels intérêts de ce Québec dont ils se disent les représentants officiels.Les Etats généraux ne donnent pas un mandat officiel mais quelle outrecuidance ne manifesterait pas celui qui mésestimerait leur message moral.Qu\u2019un ministre des Postes y trouve du fascisme, cela dit sa mesure d\u2019intelligence.Mais le courant de l\u2019histoire n\u2019en est pas changé: les Etats généraux ne sont pas, pour tout le Québec, un point d\u2019arrivée mais un point de départ.II.Le programme L\u2019essentiel de ces quatre journées se trouve dans les dix-sept résolutions travaillées en ateliers, discutées et finalement adoptées en assemblée plénière.Les Etats généraux ont su réunir une somme impressionnante d\u2019experts pour leur demander d\u2019établir un texte valable comme base des discussions à fournir aux délégués.Ces textes ont une telle valeur par leur objectivité, leur façon de cerner les problèmes avec les données et les nuances fondamentales, qu\u2019ils furent une révélation pour l\u2019ensemble des délégués.Les intellectuels canadiens-français étaient enfin sortis de leur mutisme, ils avaient accepté de préparer des textes clairs, absolument désintéressés de toute politique partisane et ils les soumettaient comme hypothèse de travail à près de 2,000 délégués venus de tous les coins de la province et de toutes les professions.Comment ce peuple multiforme allait-il réagir ?L\u2019ACTION NATIONALE, pour sa part, a cru que ces textes acquéraient par leur force interne une valeur documentaire telle, qu\u2019elle a décidé de consacrer ses numéros de novembre et décembre 1967 à leur publication intégrale.Les délégués ont répondu d\u2019une façon étonnante: \u201cJamais, disait un délégué à l\u2019atelier culturel, on ne m\u2019a demandé un travail aussi prolongé et aussi intéressant au point de vue intellectuel !\u201d Les séances en atelier, celles de jeudi et vendredi furent intenses.Véritable bain pour les esprits, tous étaient comme imprégnés par la tâche et les questions qui surgissaient de partout: il fallait trouver une réponse, c\u2019était urgent, tous nous bâtissions le pays d\u2019aujourd\u2019hui et de demain.Le résultat fut que la nation cana-dienne-française voyait pour la première fois un tableau d\u2019ensemble des problèmes posés, dans le monde contemporain, par une nation qui veut atteindre quelque degré de souveraineté.A ce point de vue les Etats généraux constituèrent le plus formidable inventaire des composantes du nationalisme canadien-français.Que veulent les Canadiens français?Des hommes sérieux, appuyés par 2,000 délégués divisés en équipes, ont élaboré des réponses.Il ne faut pas surfaire ces réponses car elles sont d\u2019un temps. QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?291 Mais il ne faudrait pas les sous-estimer.Toute la jeunesse canadienne-française possédera bientôt cet inventaire.Elle ne pourra pas ne pas être enthousiasmée par la cohérence du tout, la logique audacieuse.Elle y lira les expressions savantes de ses plus profonds désirs.Enfin les Canadiens français ont un plan de travail et peuvent faire face sur une vingtaine d\u2019affrontements à la fois.Il y en a qui sont traumatisés dès qu\u2019on parle d\u2019indépendance.Or les résolutions ne recherchent aucune solution facile.C\u2019est le problème de l\u2019autonomie qui a été fondamental.Cette autonomie est inéluctable, dès qu'on la perçoit comme une autodétermination progressive dans tous les secteurs qui s\u2019ouvrent à la vitalité d\u2019une nation moderne.Cette autonomie exige-t-elle l\u2019indépendance totale ?Y a-t-il des souverainetés qui devront aboutir à des négociations et à des compromis, comme peuvent le penser ceux qui parlent d\u2019Etats associés?L\u2019avenir le dira.Mais d\u2019ores et déjà, ceux qui ont à prévoir les réformes constitutionnelles, ceux qui ont à préparer les programmes des partis politiques, ceux qui ont à promouvoir l\u2019éducation politique et culturelle de leurs syndiqués, de leurs membres, de leurs étudiants, ne peuvent ignorer cette pièce maîtresse qu\u2019est devenu du jour au lendemain le programme accepté par le très grand nombre des délégués québécois pour le Québec.Les Etats généraux constituent le sondage le plus poussé et le plus désintéressé qui ait jamais été fait au Canada français.Comme le R.I.N.et le Club Fleur-de-Lvs avaient décidé de boycotter les Etats généraux, il était bien difficile de dire qu\u2019ils noyautaient les assemblées.D\u2019autres se sont ralliés à une opinion d\u2019un journaliste du STAR que la Saint-Jean-Baptiste aurait noyauté les assises.Encore là, quand on sait la grande variété des opinions dans les Sociétés Saint-Jean-Baptiste, leurs scissions chroniques, nous nous demandons comment deux ou trois cents membres venus de tous les coins de la province auraient pu noyauter une telle assemblée alors que ces mêmes membres ne se connaissaient pas entre eux.Le programme a plutôt été soumis à un ensemble représentatif, sans noyautage possible, où la discussion s\u2019est peu à peu orientée vers la fermeté, la clarté et la vigueur.C\u2019est extraordinaire comme le Canadien français, loin de ses patrons anglo-saxons, peut aller loin et vite ! Le lendemain, dans la vie quotidienne reprise dans la grisaille, comment ces mêmes délégués verront-ils la mise en application de leur programme?L\u2019élaboration d'un programme, difficile en soi, n\u2019est encore rien comparée à sa mise en pratique.L\u2019idée peut atteindre un sommet de pureté et de désintéressement mais l\u2019action n\u2019admet pas toujours un air aussi purifié et aussi désintéressé.Surtout, Faction demande du temps.C'est pourquoi l\u2019avenir seul nous renseignera sur la portée de ce programme.Sont-ce vraiment les idées qui mènent le monde ?Ou assisterons-nous à de multiples séances où les politiciens nous montreront leur art de broyer et de graduer les idées au gré des situations et des négociations?III.Les délégués La glande variété des délégués venus de partout et de toutes les professions, le grand nombre d\u2019inconnus parmi eux furent les deux premières impressions qui s\u2019imposèrent.Qu\u2019allait-il sortir de là?Que pensaient ces gens ?Un aspect négatif s\u2019imposa vite à l'analyse pénétrante des observateurs.Cette foide de 2,000 délégués ne croyait plus et ne vivait plus de l'esprit de parti.Chaque délégué, ou presque, avait des opinions personnelles, était capable d'esprit critique, de s\u2019opposer à son patron, à son parti, à son groupe, à sa région.Chacun voulait à la fois penser par lui-même les problèmes, les étudier à leur valeur intrinsèque et représenter un ensemble plus grand que lui-même, tout en gardant impartialité et objectivité.L\u2019esprit de parti, qui domina tellement les générations plus vieilles, est définitivement mort.Les intérêts ne sont pas morts, comme ce délégué qui défendait le gouvernement fédéral mais qui avait omis de déclarer le don d\u2019un centre de loisir dû en grande partie au gouvernement fédéral.Mais dans l\u2019ensemble, les délégués ont fait 292 ASSISES NATIONALES un effort réel de penser les problèmes en eux-mêmes et dans leurs relations avec le bien commun de la nation ca-nadienne-française.Line étape décisive est atteinte: la nation canadien-ne-française est capable d\u2019une maturité politique vraiment réconfortante.Nous sommes mûrs pour la liberté si nous avons tant de gens prêts à penser les problèmes en toute liberté d\u2019esprit.Au début, les délégués étaient des inconnus les uns pour les autres mais cette impression passa vite.On ne peut réunir des groupes d\u2019études, les inviter à partager leur repas, leurs idées et leurs moments libres ensemble, sans qu\u2019ils finissent par se connaître et se reconnaître.Deux journées, à près de douze heures d\u2019études chacune, suffirent pour donner à tout le groupe des délégués un esprit de cohésion vraiment remarquable.Nous en eûmes quelques signes évidents.Ainsi un éditorial de M.Claude Ryan fit le tour des délégués en un clin d\u2019oeil.Cette information aurait pu diviser les délégués ou les laisser indifférents mais, au contraire, elle les a rendus comme solidaires.Attaquer les Etats généraux, c\u2019était les attaquer eux-mêmes et l\u2019oeuvre importante qu'ils avaient conscience d\u2019accomplir.Un esprit de corps se dégageait très nettement avec des réactions d\u2019une netteté surprenante.M.Claude Ryan avait manifesté une agressivité inexplicable, lancé une attaque qui semblait provenir moins d\u2019un manque d\u2019information que d\u2019une tendance à manipuler les faits, par une interprétation éçratisneuse.Cet éditorial permit à des groupes minoritaires d\u2019étayer leur mécontentement et leur désarroi mais ne réussit qu\u2019à fortifier l\u2019unité de corps entre tous les délégués.Fait frappant à tous les observateurs qui ont pu suivre la marche de cet incident secondaire.Les deux premières journées furent particulièrement riches pour les délégués.On les avait invités à préparer le Canada français de l\u2019an 2.000.Us s\u2019y mirent avec coeur.D\u2019ailleurs les sujets mis à l\u2019étude leur permirent une exploration de la situation et une mise à nu de leur conscience, comme ds n\u2019en avaient encore collectivement jamais fait.L\u2019importance de l\u2019oeuvre qu\u2019on attendait d\u2019eux, les frappa dès le début.Ils approchaient l\u2019esprit d\u2019une Constituante.Le même phénomène a joué.D'autre part, durant la dernière journée, la richesse des aperçus sembla diminuer et on observa un certain durcissement des opinions.La journée de dimanche a été sauvée par les remarquables discours de MM.Rosaire Morin et Jacques-Yvan Morin.Le nombre de délégués avait sensiblement diminué.Plusieurs devaient retourner chez eux par le train ou par l\u2019avion.Plusieurs, véritablement fatigués, avaient préféré s'absenter.Le nombre des déclarations émotives augmenta.Les exhortations à l\u2019assemblée plénière se multipliaient.Ce n\u2019était plus de l\u2019étude ni un éclairage objectif d'un problème.On aurait alors aimé plus d\u2019interventions de la part des gens d\u2019affaires ou des universitaires présents.Ils auraient nuancé quelques propositions excessives en leur laconisme ou en leurs exigences.Dans l'ensemble, les délégués repartirent contents du travail accompli.Ils avaient conscience, malgré les critiques souvent peu objectives, d\u2019avoir fait oeuvre solide et importante.Grâce à eux, les Etats généraux étaient un succès.Tout le Québec leur en serait reconnaissant.IV.Les minorités Les délégués des provinces autres que le Québec étaient-ils contents ?Nous croyons que les Etats généraux ont permis à une plaie d\u2019être débridée devant tous les yeux II s\u2019agit d\u2019environ un million de Canadiens français vivant dans d\u2019autres provinces.Comment rester insensibles à leur sort actuel et à leur destinée future ?Comment les aider ?N\u2019est-ce pas là la seule question importante ?La réponse est très complexe et varie de groupe minoritaire à groupe minoritaire.L\u2019attitude des Acadiens a été très différente du groupe ontarien, et là encore, il faudrait distinguer entre les générations qui n\u2019avaient pas le même point de vue.Le Québec, à sa grande surprise, a pris conscience qu\u2019un problème sérieux éclatait sous ses yeux devant les faits qu\u2019étaient les votes des minorités.Elles ne se ralliaient pas facilement au Québec.Elles avaient d\u2019autres conceptions: chacune OUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?293 d\u2019entre elles était même divisée sur la façon de concevoir l\u2019avenir du Québec, et sur leur être national lui-même.Comment rester indifférent ou ne pas sentir un état de crise quand, sur la simple question : \u2018\u2018Les Canadiens français constituent-ils une nation?\u201d, les délégués ontariens votent à 55% contre, et seulement à 35% pour?Un de leurs représentants vint même proposer de rayer l\u2019appellation de nation et de lui substituer le mot peuple (people).Ce n\u2019était plus un problème de sémantique mais un problème d\u2019existence nationale, comme telle, distincte de celle créée par des groupes comme les Allemands, les Ukrainiens, etc.,.C\u2019était ne plus rien comprendre à toute l\u2019évolution historique du Canada français.C\u2019était revenir aux positions de M.Diefenbaker qui déclarait que, premier ministre, il n\u2019adhérerait jamais à la théorie de deux nations.Il y voyait une hérésie.Le Québec, à 98% des délégués, y voit un fait de base, sans lequel toute discussion devient impossible.Il y avait un choix à faire: plusieurs délégués des minorités, incapables d'échapper à leur milieu anglicisé, n\u2019ont pu le faire.M.Gaétan Rochon, de Sturgeon Falls, président de l'Association des commissaires d\u2019écoles bilingues d\u2019Ontario, a même déclaré, si LA PRESSE de jeudi 30 novembre 1907, page 10, rapporte bien les choses, \u2018\u2018qu\u2019il n\u2019y aurait pas eu de dialogue aux Etats généraux mais seulement des résolutions cuisinées à l\u2019avance, que la plupart des délégués étaient des clients mécontents et ne représentaient pas les Québécois de l'heure actuelle, que la minorité ayant appris l\u2019anglais pouvait continuer à dialoguer et qu\u2019à cause de cela, de telles minorités possèdent plus de maturité que les Québécois\u201d.Comment peut-on en arriver à un tel point de vue fantastique, à une aberration mentale si échevelée qui fait déparler de la sorte ?Un jour, alors que nous étions une dizaine de délégués à table, nous examinions quelques déclarations faites par des représentants des minorités, deux opinions se firent jour qui expliquent assez le comportement de quel- ques délégués des minorités.D\u2019abord, ces délégués arrivèrent aux Etats généraux avec quelques idées a-priori: plusieurs ont pris comme position fondamentale, comme vérité historique, que le gouvernement fédéral est le premier gouvernement du Canada, que le gouvernement fédéral protège les minorités et qu'il ne faut pas amoindrir les pouvoirs du gouvernement fédéral.Cette position, jamais remise en question, pouvait rencontrer des alliés au Québec jusqu\u2019à la révolution tranquille.Actuellement tout est changé.Pour un Québécois, l\u2019Etat du Québec est souverain dans les questions de son ressort comme le fédéral est souverain clans les siennes.Et ici la deuxième observation prend tout son sens : ces délégués n\u2019ont pas vécu la révolution tranquille.Ils se sont trouvés placés devant un nouveau Québec.Ils l\u2019ont examiné.Us ont été surpris de son extraordinaire vitalité intellectuelle.Mais devant les changements spirituels et idéologiques, ils ne s\u2019y reconnaissaient plus.Ils avaient appris des nouvelles par les journaux.Mais ils n\u2019avaient pas traversé la révolution tranquille et se trouvaient comme étrangers devant la nouvelle échelle des valeurs auxquelles le Québec d\u2019aujourd'hui adhère, malgré un résidu de fédéralistes qui ressemblent au dernier carré de Waterloo.Ces derniers peuvent répéter le mot de Cambronne mais ils ont perdu le terrain et la bataille.Plusieurs ont réagi avec enthousiasme.Ils ont capté le déphasage entre un délégué québécois et un délégué de Sturgeon Falls : ces deux personnages, en ces dernières années, n\u2019avaient pas marché du même pas.Ils se sont dits à eux-mêmes: «Tant que le groupe des Canadiens français a été conçu comme représentant 30% de la population totale, nous n\u2019avons jamais été capables d\u2019obtenir justice mais, à partir du jour où la nation canadienne-française se sera consolidée au Québec, où elle pourra parler avec autorité pour la justice et le respect des droits des minorités, tout ne changera-t-il pas pour les minorités qui, en cent ans de Confédération, n\u2019ont connu qu\u2019un génocide lent?«Appuyons le Québec autonome, de plus en plus autonome, et le Qué- 294 ASSISES NATIONALES bec fort pourra changer la face de la Confédération.En somme il n\u2019y a qu une alternative : ou un Québec se résume à 30% dans le Canada, ou le Québec compte pour 80% dans le Québec.Seul le Québec fort peut changer la Confédération.» Voilà le langage des délégués des minorités qui décidèrent d\u2019appuyer les délégués du Québec.Un Ontarien a parlé du radicalisme du Québec et il a conclu que les minorités en crèveraient.Il parlait avec émotion : sa conviction était profonde.Mais ce n\u2019était pas rationnel.C\u2019est justement le radicalisme du Québec qui a permis aux Ontariens d\u2019avoir des écoles françaises, selon les affirmations récentes du premier ministre de l\u2019Ontario.Ce radicalisme exigera plus de souveraineté du Québec (en tout ce qui regarde le présent et l\u2019avenir du Québec), mais cela exi-gera-t-il l'indépendance ?Les tendances à l\u2019autonomisme, les tendances à augmenter la souveraineté du Québec sur les points qui regardent l\u2019essor de la nation canadienne-française, ne doivent pas être confondues avec les appels à l\u2019indépendance.Il n\u2019est certes pas sûr que la majorité des délégués aux Etats généraux, québécois et non québécois, auraient voté en faveur de l'indépendance.La seule chose sûre : la très grande majorité a voté en faveur d\u2019une quinzaine de résolutions qui impliquent la souveraineté du Québec en une quinzaine d\u2019aspects plus importants pour l\u2019épanouissement d\u2019une nation.Les minorités canadiennes-françaises peuvent connaître les mêmes durcissements que les Anglo-Canadiens vis-à-vis du Québec.Us vivent à un autre rythme qu\u2019au Québec.Les déformations journalistiques sur le dynamisme du Québec leur créent un milieu ambiant qui ne leur permet pas une analyse facile des événements.Mais nous croyons que c\u2019est par des rencontres semblables à celles des Etats généraux que le dialogue sera vraiment fructifiant.Les groupes minoritaires qui ont quitté les Etats généraux après une journée ou deux ont tout simplement refusé d\u2019étudier la situation et de dialoguer.Cette attitude est funeste.Nous avions besoin d\u2019eux.V.La technique de consultation Cette attitude de certains délégués est d\u2019autant plus inexplicable que les Etats généraux inauguraient une technique nouvelle de consultation, d\u2019un rendement tellement admirable que le Québec n\u2019est plus tout à fait comme hier.Une expérience a été faite pour que les délibérations de 2 000 délégués restent dans les difficiles limites de la rationalité et de la démocratie : ce fut un succès.Le temps est passé où l\u2019UGEQ peut affirmer qu\u2019elle parle au nom de 60,000 étudiants ou que quatre associations de parents parlent au nom de 80,000 parents ou qu\u2019un syndicat ouvrier est le porte-parole de 200,000 ouvriers.Nous ne nions pas la force des corps intermédiaires ni leur rôle de représentants des membres mais, dans le domaine des valeurs, il faut que les groupements interrogent et consultent leurs mem-bes sinon, seuls les béotiens sont impressionnés par ces chiffres qui ne veulent rien dire.Les Etats généraux voulurent d\u2019abord être une consultation, non pas de cinq millions d\u2019individus, mais de 2 000 délégués dont la représentativité locale ne doit être ni surfaite ni amoindrie.Ils soumirent des hypothèses de travail, les plus objectives possibles, qui résumaient une énorme somme de travail quant aux statistiques, aux distinctions et aux portées des motions à étudier.Jeudi, les équipes étaient de huit membres.Vendredi, elles étaient de cent.Puis de cinq cents.Toujours les mêmes textes étaient repris, modifiés, recomposés, suivant le travail positif de tous.Samedi et dimanche, les résolutions .furent soumises à l\u2019assemblée générale de tous les membres présents.On votait pour ou contre la résolution telle qu\u2019issue des ateliers.Chacun pouvait expliquer son vote, demander un changement qui serait soumis à des spécialistes avant la rédaction finale.Pour dépersonnaliser et concentrer l'attention sur le sens même de la résolution, tous ne pouvaient s\u2019adresser qu\u2019au président de la réunion.Aucune attaque, aucune discussion entre personnes n\u2019étaient permises.La bonne humeur était partout même QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX?295 si la fatigue, après une journée de dome heures de discussions et de conversations, était normale.La journée finie, les organisateurs devaient veiller jusqu\u2019à deux ou trois heures du matin, afin de préparer le Cahier des Etats généraux qui, reproduisant toutes les interventions de la veille, était remis aux délégués dès leur arrivée le lendemain matin.Cette technique de consultation populaire s\u2019est révélée d\u2019une efficacité presque parfaite même si, en assemblée générale, elle était un peu lourde et imposait une discipline astreignante.Le résidtat, c\u2019est que les résolutions parlent par elles-mêmes.Les votes disent plus que les discours.Conclusion Les Etats généraux sont un fait unique dans l\u2019histoire du Canada français.Quelle aurait été la Confédération en 1867 si les Canadiens français avaient pu s\u2019exprimer par l'intermédiaire cl\u2019Etats généraux?Nul ne le sait mais, en 1967, la population ne sera pas prise par surprise.Ayant les grandes assises fédérales-provinciales qui étudieront les changements à apporter à la constitution, la population aura pu, par elle-même ou par l\u2019intermédiaire de délégués, préparer les grandes lignes des changements constitutionnels nécessaires.Tout le programme des Etats généraux ne passera pas dans la réforme de la constitution mais la population aura des éléments de comparaison et des éléments de négociation.Les politiciens se sentiront surveillés.Les chefs de Québec auront à s\u2019élever à la stature de véritables chefs d\u2019un Etat et d\u2019une Nation.Les organisateurs des Etats généraux veulent poursuivre le travail accompli et mettre entre toutes les mains ces résolutions qui constituent une partie d\u2019une Grande Charte pour un peuple qui veut s\u2019habituer aux nouvelles dimensions et aux nouvelles conséquences de la liberté collective, méditée et rêvée.Il y a une formation politique \u2014 au grand sens du mot \u2014 de notre peuple qui est essentielle.Le programme élaboré devient le livre d\u2019apprentissage d\u2019un Qiiébec qui s\u2019éveille à ses besoins collectifs et nationaux.Notre cheminement est maintenant irréversible : nous nous en allons \u2014 lentement ou vivement, cela dépend de nos chefs \u2014 vers l\u2019accomplissement des résolutions des Etats généraux.Jean GENEST LE MAGAZINE MACLEAN Janvier 1968 Etats généraux : QJ 1 819 paroisses Les Etats généraux veulent obtenir, au cours des prochains mois, une représentation qu\u2019aucun sceptique ne pourra mettre en doute.Un réseau de communications dont les ramifications vont s\u2019étendre jusque dans chacune des 1,819 paroisses du Québec, a été mis en chantier; il permettra d'une part de faire de l'animation, d\u2019autre part de consulter la population sur les problèmes de la nation.Les assises des Etats généraux du Canada français n\u2019étaient pas encore à représenter terminées que le dimanche midi, 26 novembre 1967, M.Rosaire Morin dans son discours de préclôture déclarait ; \u201cil apparaît évident que notre mission ne fait que commencer\u201d, et il esquissait les grandes lignes du travail auquel il fallait dès lors s\u2019attaquer.Fidèles à leur mission de \u201cconsultation et d\u2019inspiration\u201d, les Etats généraux devaient passer des délibérations à l\u2019animation.Des normes plus démocratiques Le lendemain, M.Morin était à son bureau comme à l\u2019accoutumée et 296 ASSISES NATIONALES pouvait donner des précisions sur les Etats généraux du Canada français, version 1968.D'abord, la représentation.Les délégués aux assises de novembre conservent leur titre de délégués.Mais des 1575 délégués du Québec, 5 sont morts et 139 ne se sont pas présentés à la réunion.Il s\u2019agit donc de remplacer les premiers, de confirmer les seconds dans leurs fonctions ou de les remplacer.Il faut aussi faire élire les délégués des trois comtés non représentés : St-Louis, Gaspé-sud et Bonaventure.Ensuite, compléter la représentation des corps intermédiaires : des 400 associations invitées, 244 ont répondu; il faut donc aller chercher les 136 autres, parmi lesquelles on remarque les syndicats, le parti libéral fédéral et.le R.I.N.Autre problème d\u2019organisation, on devra trouver moyen de consulter tous ces délégués.Pendant la préparation des assises de novembre, la Commission générale provisoire de 14 membres était omnipotente.Ce n\u2019est pas dire qu\u2019elle a mis sur pied d\u2019autorité les Etats généraux; 14 tournées régionales au cours desquelles 400 mémoires ont été présentés, ont servi de base à toute l\u2019orientation intellectuelle des Etats généraux.Mais les Etats devenant permanents, il leur faut un mécanisme de consultation qui permette aux 37 membres de la Commission générale permanente de rester en contact avec les délégués, de les consulter par des assemblées régionales ou par un vote expédié par la poste.Enfin, il faudra démocratiser les délégations venant d\u2019en dehors du Québec.\u201cA l\u2019heure actuelle, explique M.Morin, il s\u2019agit de quelques citoyens qui se choisissent entre eux; il faudra établir des normes plus démocratiques.\u201d On se rappelle les frictions qui se sont produites aux assises de novembre entre délégués du Québec et \u201cd\u2019outre frontière\u201d.Il est resté quelque chose de cet affrontement initial.Les représentants des minorités de deux provinces ne sont plus intéressés à participer aux Etats généraux; les représentants de l\u2019Ontario s\u2019y opposent carrément tandis que les autres acceptent de poursuivre l\u2019expérience.Ces structures doivent servir à mettre sur pied les Etats régionaux du Canada français.La base de cette entreprise serait la paroisse.Chacune des 1,819 paroisses du Québec pourrait élire au moins 20 délégués, et cette élection se ferait, cette fois-ci, au suffrage universel.A un palier supérieur, les délégués de chacun des 108 comtés se rencontreraient.Puis on diviserait le Québec en 26 régions où se tiendraient les assises régionales avant la tenue de nouveaux Etats généraux.S\u2019il n\u2019y avait que des Claude Ryan.\u201cLe mécanisme de consultation, déclarait M.Morin serait alors presque parfait.\u201d Poserait-on à ces assemblées régionales les mêmes questions qu\u2019on a posées aux assises de novembre ?\u201cS\u2019il y avait plusieurs Claude Ryan, il faudrait peut-être le faire; c\u2019est-à-dire que si un nombre suffisant de personnes mettaient en doute le caractère représentatif de notre assemblée de novembre.Mais si nous sommes représentatifs, il n\u2019y a pas lieu de tout remettre en question.Nous avons fait un sondage en octobre.Nous avons reçu 11,000 réponses et 80 p.100 se sont révélés Q ébécois d\u2019abord.Les assises de novembre n\u2019ont fait que confirmer la tendance.S\u2019il faut un échantillonnage de un million pour convaincre les incrédules, eh bien ! un jour nous l\u2019organiserons.\u201d Cette énorme machine a pour but premier de connaître la volonté des Québécois sur les problèmes constitutionnels et les solutions qu\u2019ils veulent y apporter, mais aussi de faire connaître cette volonté.On se propose d\u2019engager le dialogue avec les Québécois anglophones pour leur faire comprendre ce que veulent les Québécois et pour savoir ce qu\u2019eux-mêmes veulent.Avant tout, les Etats généraux désirent engager le dialogue entre la nation et l\u2019Etat, se faire les porte-parole de la nation auprès du gouvernement.Aussi, dans l\u2019esprit de la Commission provisoire (la Commission permanente n\u2019a pas encore étudié la chose), les Etats généraux ne peuvent pas déposer les résultats de leurs délibérations au Comité de la QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?297 constitution du parlement de Québec; ce serait là renoncer à leur rôle et se réduire eux-mêmes au rang d\u2019une association comme les autres.C\u2019est directement au Parlement que les Etats généraux doivent parler, selon des modalités qu\u2019il reste à préciser.Le parlement serait, d\u2019ailleurs, très bien disposé à les entendre.\u201cNous ne sommes pas un parti politique en gestation\u201d, déclarait M.Morin dans son discours.Pourtant, toutes ces structures représentatives établies dans chacune des paroisses du Québec, dans chacun des comtés et dans chacune des régions ne seront-elles pas une machine politique comme aucun parti n\u2019en a jamais possédé et qui pourrait passer le plus facilement du monde de l\u2019animation politique à l\u2019action politique, advenant l\u2019inaction des autres partis?\u201cIl nous faut écarter toute idée de parti politique, explique M.Morin.En devenant parti politique, nous perdrions le concours des partisans des autres formations politiques qui tra- vaillent aujourd\u2019hui avec nous.Après tout, il y avait plus de partisans de l\u2019Union nationale et du Parti libéral que d\u2019indépendantistes aux Etats généraux du Canada français.Les trois quarts de ces gens-là ont voté pour les vieux partis aux dernières élections.En devenant parti politique, nous diviserions encore une fois les Québécois.Notre action d\u2019animation sociale relève le niveau intellectuel de la population et en conséquence va relever celui de notre représentation politique.Si nous avons 36,000 membres actifs dans tout le Québec, nous n\u2019avons pas besoin de faire d\u2019action politique, mais nous pouvons appuyer les mesures que désire la population.\u201d Et devant la perspective de cette puissante machine, M.Morin ajoute; \u201cCe n\u2019est pas dans cinq ans qu\u2019il faudra agir: c\u2019est au cours des deux prochaines années qu\u2019il faudra dénouer nos problèmes.\u201d Massue BELLEAU RELATIONS Janvier 1968 Québec ou Canada français ?Fin novembre et début de décembre, nous avons vécu des événements mémorables dont l\u2019influence n\u2019a pas uni de se faire sentir parmi nous.Tour à tour et presque coup sur coup, sont venus nous secouer et nous obliger à réfléchir sur l'avenir tant du Québec que du Canada les Etats généraux du Canada français, les propos du général de Gaulle, la conférence de Toronto et le Rapport sur le bilinguisme et le biculturalisme.Chacun de ces événements mériterait un long commentaire, voire un article.Il me faut, cependant, me borner à les considérer sous un seul aspect, l\u2019aspect où ces événements posent aux Canadiens français la plus grave question qu\u2019ils aient actuellement à résoudre ; doivent-ils choisir entre le Québec et le Canada français ?Jusqu\u2019ici nous avons vécu sur cette idée que le Québec ne constituait pas tout le Canada français, même s\u2019il en était la tête, le centre premier, le foyer principal et le point d\u2019appui.Mais il faut bien le constater : certains milieux québécois acceptent de plus en plus difficilement cette idée; pour eux, il est vain et chimérique de tenter de perpétuer en Amérique du Nord un Canada français, seul un Québec français est possible et possède quelques chances d\u2019avenir.S'il en est ainsi, les Canadiens français doivent donc regrouper leurs efforts en vue de se bâtir au Québec une patrie bien à eux, une patrie aussi forte que possible d\u2019où ils pourront ensuite venir en aide à leurs frères de la dispersion.En d\u2019autres termes, mis en face de l\u2019alternative, un nombre de plus en plus imposant de Franco-Québécois répondent : Québec.Pareille option, on peut s\u2019en douter, provoque chez les Franco-Canadiens étonnement et chagrin; ils se sentent du Canada français plus que 298 ASSISES NATIONALES du Québec et, pour eux, l\u2019existence d'un Canada français est primordiale : c\u2019est la vérité première sur laquelle s\u2019appuie la foi en leur propre survivance.Ils ne conçoivent le Québec que dans le Canada français \u2014 et donc dans le Canada tout court \u2014 et l\u2019idée que le premier pourrait se retirer du second leur apparaît comme une démission et une trahison.Tels sont les sentiments et les états psychologiques qui, de part et d'autre, vont en grande partie déterminer les réactions aux quatre grands événements qui viennent de se produire et qui ont trait à l\u2019avenir du Québec, du Canada français et du Canada tout court.Les Etats généraux du Canada français Cette question cruciale : Québec ou Canada français ?aucun événement ne l\u2019a posée d\u2019une façon aussi dramatique que les Etats généraux qui se sont tenus à Montréal à la fin cie novembre 1967.Les organisateurs avaient voulu \u2014 contre le gré d\u2019un certain nombre \u2014 qu\u2019ils soient vraiment les Etats généraux du CANADA français et non pas seulement ceux du QUEBEC français.S\u2019appuyant sur les données du recensement de 1961 (5,123,151 Canadiens s'y étaient déclarés de langue maternelle française, dont 4,269,689, soit 83.34 p.cent, vivant au Québec, et 863,462, soit 16.66 p.cent, habitant hors du Québec), ils avaient fixé à 17 p.cent la part des représentants des minorités françaises, ce qui donnait à ces dernières droit à 425 délégués et au Québec à environ 2,000.De plus, les auteurs des documents de travail avaient reçu la directive de centrer ces documents, non sur une option particulière, mais sur les besoins et les aspirations de la nation canaclienne-française dans son ensem ble, en faisant évidemment une place spéciale au Québec.Au point de départ, nulle option, sauf celle 'de l\u2019assimilation n\u2019était exclue; même l\u2019option fédéraliste pouvait y être défendue, voire y triompher ., à condition de trouver des défenseurs en assez grand nombre pour la soutenir et l\u2019imposer.Certains documents, enfin, posaient directement la question des rapports entre Cana- diens français ou comportaient une partie consacrée exclusivement aux problèmes propres aux Franco-Canadiens des autres provinces.La tendance qui s\u2019est dégagée au cours des Etats généraux est maintenant fait public.Entre le Québec et le Canada français, les délégués, à une immense majorité, ont opté pour le Québec, et pour un Québec doté d\u2019une souveraineté aussi vaste et aussi haute que possible.Selon eux, le Québec doit en tout avoir priorité, car c\u2019est par lui que passe le salut des minorités françaises; aussi ne faut-il pas, si le Canada français veut survivre, qu\u2019il entrave le libre épanouissement de l\u2019Etat du Québec.On comprend que cette prise de position ait été plus ou moins bien reçue par les représentants franco-canadiens des autres provinces.Elle leur est apparue à la fois trop centrée sur un Québec à fortifier et pas assez soucieuse d\u2019un Canada français à maintenir.A leurs yeux, le Québec est incapable, à lui seul, d\u2019assurer leur survivance, et donc le maintien d\u2019un Canada français; c\u2019est là une oeuvre qui doit être entreprise et menée en collaboration avec les divers gouvernements provinciaux et surtout avec le gouvernement central d'Ottawa.Encore faut-il que le Québec lui-même consente à collaborer, et donc à s\u2019insérer à l\u2019intérieur d\u2019un Canada français dont il accepterait de n\u2019être qu\u2019une partie, fût-elle la plus importante et la plus vivante.Ces deux attitudes se sont rencontrées et heurtées aux Etats généraux.En vertu de la loi du nombre, il suffisait que les délégués québécois fassent bloc d\u2019un côté ou de l\u2019autre pour qu\u2019aussitôt on obtienne une majorité.C\u2019est ce qui s\u2019est produit : en masse ils ont accordé leur préférence et leur vote au Québec.Certains, pour cela, les ont vertement critiqués, ont mis en doute leur caractère représentatif ainsi que la qualité des débats tenus à Montréal, Pour avoir assisté à ces débats quatre jours durant, je ne puis, pour ma part, que souscrire au jugement de M.Robert Stanfield, chef de l\u2019opposition conservatrice à Ottawa : Quelles que soient les réserves que l\u2019on puisse formuler sur le caractère QUE PENSE-T-ON DES ÉTATS GÉNÉRAUX ?299 représentatif de la délégation qui y assistait, ou encore sur la formule de travail employée, il n\u2019en reste pas moins que les délégués m\u2019apparaissent avoir été des gens sérieux, qui ont voulu faire un travail sérieux.Dans les circonstances, je crois qu\u2019il serait trop facile, et qu\u2019il pourrait être même dangereux, de refuser de tenir compte des tendances qu\u2019ils ont révélées, sous prétexte qu\u2019elles ne rencontrent pas notre approbation.Je crois que nous avons dépassé le stage où nous pouvons esperer enrayer le progrès de ceux qui s\u2019acheminent vers un Québec séparé en se contentant d\u2019ignorer leur existence.De tous les jugements portés par les hommes politiques sur les Etats généraux, c\u2019est sans contredit le plus intelligent en même temps que le plus objectif.Les propos du général de Gaulle Les Etats généraux étaient à peine terminés à Montréal qu'à Paris, dans sa conférence de presse, le général de Gaulle reprenait la même question cruciale : Québec ou Canada français ?et lui donnait une réponse analogue.Après avoir expliqué les raisons de son cri à Montréal de \u201cVive le Québec libre .le Général a insisté sur la nécessité de régler au plus tôt le problème des Français du Canada.A une solution acceptable, deux conditions sont requises : La première implique un changement complet quant à la structure canadienne telle qu\u2019elle résulte actuellement de l\u2019Acte octroyé il y a cent ans par la reine d\u2019Angleterre et qui créa la fédération.Cela aboutira, à mon avis, forcément à l\u2019avènement du Québec au rang d\u2019un Etat souverain et maitre de son existence nationale comme le sont, de par le monde, tant et tant d\u2019autres peuples, tant et tant d\u2019autres Etats qui ne sont pas si valables, ni même si peuplés que le Québec.Bien entendu, cet Etat du Québec aura librement et en égal à régler avec le reste du Canada les modalités de leur coopération pour maîtriser et pour exploiter une nature très difficile dans d\u2019immenses étendues et aussi pour faire face à l\u2019envahissement des Etats-Unis.De ce texte il découle que, pour le général de Gaulle, la solution du problème canadien passe par trois étapes : 1.celle d\u2019une refonte complète de la constitution canadienne, 2.celle de l\u2019avènement du Québec au rang d\u2019Etat souverain, 3.et celle d\u2019une coopération à déterminer avec le reste du Canada sur le plan économique et dans le but de résister à l\u2019influence américaine.Ainsi, dans ce paragraphe, le général de Gaulle met l\u2019accent tellement sur le Québec, et sur un Québec souverain, cju\u2019il semble ignorer l\u2019existence bu la possibilité d\u2019un Canada français.Il va cependant se reprendre un peu plus loin, car, à la suite de son voyage au Québec, des Acadiens lui ont écrit pour lui rappeler qu\u2019ils existent et qu\u2019eux aussi sont d\u2019origine et de culture françaises.D'où le passage qui suit : A cette oeuvre (de solidarité française) devront d\u2019ailleurs participer, dans des conditions qui seront à déterminer tous les Français du Canada qui ne résident pas au Québec et qui sont un million et demi.Je pense en particulier à ces deux cent cinquante mille Acadiens qui sont impiantés au Nouveau-Brunswick et qui ont gardé eux aussi à la France, à sa langue, à son âme, une émouvante fidélité.Si ces paroles n\u2019excluent pas l'existence d'un Canada français, elles sont loin, cependant, d\u2019en être la reconnaissance officielle.Le principal point d\u2019intérêt du général de Gaulle, c\u2019est le Québec, et, à cet égard, son attitude ressemble fort à celle que venaient d\u2019adopter les Etats généraux à Montréal.La Conférence de Toronto Le jour même où le général de Gaulle tenait ces propos en faveur d\u2019un Québec souverain, s\u2019ouvrait à Toronto la conférence sur la Confédération de demain.De caractère interprovincial, formée de délégués venus des dix provinces canadiennes, elle fut dominée par le problème de l\u2019avenir du Canada, ce qui l\u2019amena à considérer avec une certaine sympathie la survivance d'un Canada français, mais elle n\u2019osa s\u2019attaquer directement au problème de l\u2019avenir même du Québec.En d\u2019autres termes, entre le Canada français et le Québec, elle a opté carrément pour le premier, et cela d\u2019abord et surtout par désir de préserver l\u2019unité canadienne.Même M.Daniel Johnson, premier ministre du Québec, a cru bon de faire porter le gros de ses revendications en faveur du Canada français plutôt qu\u2019en faveur du Québec.Il s\u2019est déclaré Canadien et s\u2019est pronon- 300 ASSISES NATIONALES cé pour un Canada qui soit officiellement composé non seulement de dix provinces mais aussi de deux communautés linguistiques et culturelles, c\u2019est-à-dire \u201cde deux nations au sens sociologique du terme\u201d.Le Canada à dix, a-t-il déclaré, existe et doit demeurer, mais le Canada à deux est encore à inventer.Les Canadiens français, â-t-il poursuivi, veulent être eux-mêmes et se développer comme peuple au Québec et dans les autres régions du Canada; obtenir pour les Canadiens français un statut d\u2019égalité au sein de la fédération canadienne, voilà le mandat que son gouvernement a reçu aux dernières élections.Quant au Québec lui-même, a continué M.Johnson, il se trouve dans une situation tout à fait particulière comme principal foyer et point d\u2019appui du Canada français.(mais il) n\u2019est pas à lui seul tout le Canada français.Il n\u2019a pas juridiquement la charge des groupes français établis en dehors de son territoire.Pourtant, son gouvernement est seul à pouvoir parler au nom d\u2019une majorité française.Car c\u2019est seulement au Québec que les Canadiens français ont la force politique que confère la prépondérance numérique.Il y a donc un rôle que seul le Québec peut jouer pour assurer l\u2019égalité de la nation cana-dienne-française.C\u2019est pourquoi il a besoin de pouvoirs accrus .\u201d En somme, M.Johnson présente le cas du Québec non pas tant en lui-même que dans ses rapports avec celui du Canada français; c\u2019est parce qu\u2019il est le principal foyer et le point d\u2019appui du Canada français, parce que son gouvernement est le seul à pouvoir parler au nom d\u2019une majorité française, parce qu\u2019il a un rôle unique à jouer pour assurer l\u2019égalité de la nation canadienne-française, c\u2019est pour toutes ces raisons que le Québec a besoin de pouvoirs accrus.Le Québec apparaît ainsi comme étant non seulement à l\u2019intérieur mais au service du Canada français, et en définitive du Canada.C\u2019est là exactement la position que la plupart des délégués des minorités françaises sont venus défendre aux Etats généraux de Montréal.Le rapport Laurendeau-Dunton On retrouve aussi la même position dans le premier volume du rapport de la Commission sur le bilinguisme et le biculturalisme.Organisme fédéral, instituée pour répondre aux plaintes croissantes des Canadiens français et ayant reçu pour mandat principal de \u201crecommander les mesures à prendre pour que la Confédération canadienne se développe d\u2019après le principe de l\u2019égalité entre les deux peuples qui l'ont fondée\u201d, cette Commission, à l\u2019alternative : Québec ou Canada français ?ne pouvait évidemment pas répondre autre chose que Canada français.Non pas qu\u2019elle minimise le rôle du Québec, mais ce rôle, elle le conçoit, à l'instar de M.Johnson à Toronto, au service du Canada français, et donc du Canada en général.Voici ce qu\u2019elle dit à ce propos : Le rôle des Québécois dans la vie française au Canada devra être reconnu bien qu\u2019il ne l\u2019est dans la pratique, aujourd\u2019hui.Ils peuvent d\u2019abord exercer chez eux une influence prépondérante; il leur est en outre possible de se faire entendre par le reste du pays, notamment au Parlement fédéral, et ainsi de participer avec vigueur à la vie du Canada .Le problème peut donc se formuler ainsi : comment intégrer le Québec nouveau dans le Canada d\u2019aujourd\u2019hui, sans restreindre l\u2019élan québécois mais aussi sans risquer l\u2019éclatement du pays.Il résulte de cet ensemble de faits un leadership québécois pour la promotion de la laneue et de la culture françaises au Canada, quelle que soit la solution politique qui l\u2019emporte en définitive.Cela résulte non des idéologies ou d\u2019un quelconque messianisme, mais de la nature des choses.Dans ce sens, il est évident et indiscutable que Québec n\u2019est pas \u201cune province comme les autres\u201d (nos 89-90).Il n\u2019en reste pas moins que la solution proposée par la commission Laurendeau-Dunton vise à renforcer plus le Canada français que le Québec et qu\u2019elle tend même à rendre quasi impossible à l\u2019avenir une identification complète du Québec au Canada français.Partant du fait que 95 p.cent de tous les Canadiens de langue française résident dans le Québec, l\u2019Ontario et le Nouveau-Brunswick, la Commission propose que ces trois provinces deviennent officiellement bilingues (le Québec l\u2019est déjà) et forment désormais le noyau central d\u2019un grand Canada français à constituer, ce qui, aux yeux des commissaires, OUE PENSE TON DES ÉTATS GÉNÉRAUX?301 aura pour résultat de sortir la province de Québec de sa solitude en associant davantage sa vie française à celle de ses deux voisines et, du même coup, d\u2019assurer à l\u2019unité canadienne une base plus large et plus solide.Le projet est grandiose et certainement à l\u2019avantage du Canada français et du Canada tout court, d\u2019autant plus que le renforce la recommandation visant à créer des districts bilingues par tout le pays là où la minorité officielle est assez nombreuse pour justifier une telle création.Présenté il y a vingt ans, voire il y a dix ans, pareil projet aurait au Québec suscité de l\u2019enthousiasme et probablement empêché la naissance du mouvement indépendantiste.Maintenant que ce mouvement existe, qu\u2019il a pris de l\u2019élan et de l\u2019ampleur, il serait surprenant qu\u2019il se laisse distraire de ses objectifs purement québécois par le mirage ou par l\u2019idéal d\u2019un grand Canada français à construire.Bon gré mal gré, il faut désormais se rendre à l\u2019évidence et admettre que l\u2019on est en face de deux problèmes distincts : celui du Canada français et celui du Québec, et qu\u2019une solution satisfaisante au premier n\u2019en est pas nécessairement une applicable au second.Celle que la commission Lau-rendeau-Dunton vient de présenter peut encore, à condition d\u2019être au plus tôt mise en pratique, sauver le Canada français et le Canada, elle ne saurait suffire à faire tomber les fié- vreuses aspirations à plus de liberté qui secouent actuellement le Québec.A ce second problème la Commission d\u2019enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme devra offrir aussi une solution dans ses prochains volumes.Québec ou Canada français ?Encore une fois, c\u2019est la question cruciale, celle qui se pose actuellement et va se poser avec une acuité croissante aux Canadiens français.Déjà elle les oblige à prendre parti, déjà elle les divise: les Etats généraux et le général de Gaulle ont donné leur préférence au Québec, Daniel Johnson à Toronto et la Commission Lau-rendeau-Dunton dans son premier volume ont opté pour le Canada français.Une synthèse Québec-Canada français est-elle encore possible ?Avant de répondre par la négative, il faut attendre la publication des prochains volumes de la Commission d\u2019enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme.En termes très justes, elle a défini le problème : \u201cComment intégrer le Québec nouveau dans le Canada d\u2019aujourd\u2019hui, sans restreindre l\u2019élan québécois, mais aussi sans risquer l\u2019éclatement du pays.\u201d Reste à lui donner une solution acceptable à la fois au Québec et au Canada français: si elle y parvient, elle aura répondu à ce qui est devenu pour les Canadiens français la question du siècle.Richard ARÈS, S.J.LE MAGAZINE DE LA PRESSE Le 6 janvier 1968 Un regard à froid O A la fin du mois de novembre, se tenaient à Montréal les grandes assises des Etats généraux.Les grandes assemblées nationales de cette nature ne siègent pas chez nous tous les siècles.Ée simple fait que l'on songe à préparer des sessions du genre pendant deux ou trois ans indique qu\u2019il se passe chez nous des événements exceptionnels; cela indique aussi que dans le subconscient collectif, il y a un profond désir de changement.C\u2019est le moins que l\u2019on puisse affirmer.Voilà pourquoi le magazine de LA PRESSE jette aujourd\u2019hui un regard à froid sur ce qui s\u2019est passé.Les assises, on le sait, ont duré quatre jours.Elles commençaient un jeudi et se terminaient un dimanche.Le photographe Antoine Desilets se rendit aux 302 ASSISES NATIONALES ateliers de travail qui avaient lieu un peu partout dans la ville vendredi après-midi.Le lendemain, il se rendait à l'assemblée plénière à la Place des Arts.Nous avons donc une bonne description photographique des Etats généraux.De son côté, le reporter J.-Claude Paquet a assisté aux assemblées plénières le samedi et le dimanche.C\u2019est là qu\u2019il s\u2019est fait une opinion.Il est certain que chacun juge les Etats généraux à la lumière de ses idées, de ses sentiments; de ses préjugés aussi.Et la question que tous les journalistes se posaient portait sur la représentativité des personnes réunies à la Place des Arts.Chacun répondait selon ses goûts.Bien peu pourtant niaient le fait qu\u2019il y avait ià un important échantillonnage du peuple canadien-français.Il est évident aussi que les organisateurs des Etats généraux furent recrutés parmi les nationalistes.Cela, il faut le dire, n\u2019a rien d\u2019étonnant.Les nationalistes de chez nous se sont depuis longtemps intéressés aux problèmes de la collectivité.C\u2019est comme cela dans les autres pays du monde d\u2019ailleurs.On ne voit pas comment les Etats généraux auraient pu être convoqués, bâtis par des indifférents.Mais, fait intéressant, autrefois les nationalistes canadiens-français disaient ce qu\u2019ils pensaient dans les coulisses, sous la table, en petits comités.Si l\u2019assemblée des Etats généraux était composée en majorité de nationalistes, ils ont dit ce qu\u2019ils pensent en public, au grand jour.Et tout le monde a pu les juger au moins.C\u2019est clair .et nouveau.Les adversaires n\u2019ont donc pas à se mettre dans tous les états.Autre fait intéressant, c\u2019est que 2,000 Canadiens français aient pu discuter pendant quatre jours sans tomber dans l\u2019anarchie.Jean-Pierre BONHOMME Chapitre IX DÉLÉGUÉS ET OBSERVATEURS AUX ASSISES NATIONALES DE 1967 Délégués et observateurs aux Assises nationales de 1967 Nous donnons ici la liste des délégués et des observateurs présents aux Assises nationales de 1967 : 1075 délégués territoriaux, 17 suppléants, 167 délégués d\u2019associations, 364 délégués des autres provinces et 436 observateurs.2059 citoyens ont participé aux débats.On trouvera à la fin la liste des responsables des Assises.I.- DÉLÉGATION TERRITORIALE Le 16 avril 1967, dans 105 comtés du Québec, 8877 représentants d\u2019associations ou d\u2019institutions ont élu 1575 délégués et 471 suppléants.Nous distribuons les délégués selon les zones économiques du Québec.Dans chaque comté, nous indiquons le nombre des associations ou institutions qui avaient droit de vote le 16 avril et le nombre de celles qui ont voté.La proportion du vote réel est établie.Le nombre des candidats, le nombre des délégués et suppléants élus et le nombre des délégués présents aux Assises complètent les renseignements transmis.1075 délégués ont participé aux Assises nationales, soit un pourcentage de 68%.L\u2019âge moyen de ces 1075 délégués s\u2019élevait à 41,4 ans.17 suppléants ont aussi participé aux Assises.A.\u2014 Zone 1 Dans les huit comtés de cette région où des délégués ont été déclarés élus, 1 586 associations ou institutions avaient droit de vote.946 électeurs se sont prévalus de leur droit de choisir les délégués, soit une moyenne de 118 voteurs par comté ou une proportion de 59,6% de tous les électeurs.200 candidats avaient brigué les suffrages, soit une moyenne de 25 par comté.80 des 120 délégués élus ont participé aux Assises, soit une proportion de 66,6%.Leur âge moyen s\u2019élève à 41,4 ans.1.\tBona venture Nombre d\u2019électeurs : 158 Observateurs désignés : 9 BRTERE, Fabien, agent de pêcheries, St-Godefroi, BUGEAUD, Ray.-Marie, sec.-gérant, St-EJzéar, BUJOLD, Charles, contremaître, St-Siméon.GRENTER, J.-Chrysostome, agent de bien-être, St-Godefroi, JOSEPH, Jean-Marc, agent administratif, Paspébiac, LAGACE, Isidore, sec.-trésorier, Gascons, LAMBERT, Jean-Marie, sec.-tréso-rier, Matapédia, LANt~ RY, Arthur, gérant, Carleton, LANDRY, Rodolphe, directeur d\u2019usine, St-Omer, 2.\tGaspé-Sud Nombre d\u2019électeurs : 145 Nombre de voteurs : 43 Nombre de candidats : 33 Observateurs désignés : 5 * Observateurs présents : 4 'FOURNIER, Fernand, marguillier, Chandler, 'IMBEAU, Antoine, fonctionnaire, Grande-Rivière, ¦'LA TERREUR, Gérard, chevalier de Colomb, (Chandler), 'LA TERREUR.Mme Sarah, ménagère, Chandler, DUGUAY, Claude, médecin, Chandler.3.\tDuplessis (1) Nombre d\u2019électeurs : 83 Nombre de voteurs : 38 Nombre de candidats : 21 Délégués et suppléants élus : 20 ¦'Délégués présents aux Assises : 3 BOISVERT, Bruno, soudeur, Sept-Iles, ¦'BOUDREAULT, Emile, chef syndical, Sept-Iles,\t1 CORRIVEAU, Mme Gracia, Sept-Iles, 2 ¦'DIONNE, Honoré, avocat, Sept-Iles, DOTRON, Mme Lucienne, Sept-Iles, DUGUAY, Gaspard, commis, Sept-Iles, DUMÂIS, Louise, journaliste, Sept-Tles, FRANCOEUR, François, avocat, Sept-Hes, GAUTHIER, Jean-Pierre, courtier, Sept-Iles, d) Les chiffres 1 à 5 que l'on retrouve à la suite du nom de certains délégués indiquent la classification des suppléants par ordre des votes obtenus. 306 ASSISES NATIONALES GAUTHTR, Valmont, employé fédéral, Sept-Tles, LABBE, Jean-Louis, ingénieur Sept-Iles, LAPOINTE, Jos-Louis, gérant, Sept-Iles, LEVESQUE, Arthur, épicier, Sept-Iles, MTCHAUD, André, ingénieur, Sept-Iles, PORLTER, Roger, échevin, Sept-Iles, SIMARD, André, coordonnateur, Sept-Iles, STROTS.Marc, épicier, Sept-Iles, \u201c VILLENEUVE, Mme Irène, vendeuse, Sept-Iles.4.\tGaspé-Nord Nombre d\u2019électeurs : 181 Nombre de voteurs : 115 Nombre de candidats : 32 Délégués et suppléants élus : 20 \u2022\u2019Délégués présents aux Assises : 9 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises\t:\t44\tans BERUBE, Jean-Yves,\tgérant, Cap- Chat, COULOMBE, Geo.-Henri, directeur, Mont St-Pierre, D\u2019AMOURS, Gervais, professeur, Ste-Anne des Monts,\t5 ¦FOURNIER, Georges, gérant, Grande-Vallée,\t1 FOURNTER, Léopold, adm., Pointe-Ste-Anne, GAGNON, Harold, technicien, Mur-dochville, LAPOTNTE, Jean-Paul, contracteur, Mont-Louis, \u201cLEPAGE, Gérard, industriel, Ste-Anne-des-Monts, \u201cLEPAGE, Hubert, directeur, Ste-Anne des Monts, \u201cLEPAGE, J.-François, secrétaire, Ste-Anne, PELLETIER, Fernand, gérant, Ste-Anne des Monts, \u2022\tPOITRAS, Mlle Pauline, sténogra- phe, Ste-Anne des Monts,\t4 PROVOST, Abbé Roland, curé, Ste-Martine, ROY, Henri-J., comptable, Ste-Anne des Monts, ST-PTERRE, Jacques, professeur, Sto-Anne des Monts, ST-PIERRE, Lise, directrice, Ste-Anne des Monts, ST-PTERRE, Thérèse, infirmière, Ste-Anne,\t2 *\tST-PIERRE, V.-Maurice, directeur, Ste-Anne, THERRTAULT, Réal, garagiste, Ste-Anne des Monts, TREPAN'ER, Egide, policier, Mont-Albert.\t3 5.\tIles-de-la-Madeleine Nombre d\u2019électeurs : 63 Nombre de voteurs : 30 Nombre de candidats : 20 Délégués et suppléants élus : 20 \u2022 Délégués présents aux Assises : 10 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 43 ans ARSENEAU, Alphonse-J., principal, Havre-aux-Maisons, ARSENEAU, Euclide, pêcheur, Pointe-Basse,\t2 ARSENEAULT, Paul-Emile, nettoyeur, Cap-aux-Meules, BEAUCHESNE, P.A., technicien, Cap-aux-Meules, BOUDREAL1, Marc-Azade, sec., Havre-aux-Maisons, BOURQUE, Armand, gérant-administrateur, Pointe-Basse,\t5 CHTASSON, John, industriel, Bassin, ' CYR, Roméo, gérant, Gros-Cap, DEVEAU.Jean-Paul, Fatima,\t1 GAMACHE, Henri, avocat, Havre-Aubert, HUARD, Ildebert, médecin, Cap-aux-Meules, \u201cLAFRANCE, Albin, secrétaire, Pointe-Basse, LAFRANCE, Lionel, curé, Cap-aux-Meules, LANDRY, Mme Fred, Aurigny, LAPTSRRE, Jean-Marie, Bassin\t4 \u201cLEBLANC, Léo, pêcheur, Gros-Cap, \u201cMTCHAUD, Ls-Philippe, Fr, s.c., Lavernière, \u201cPAINCHAUD, Georges, marchand, Grande-Entrée, \u201cQUEVION, Rosaire, professeur, Fatima, VIGNEAU, Patrick, agent de bien-être, Cap-aux-Meules,\t3 6.\tMatane Nombre d\u2019électeurs : 267 Nombre de voteurs : 132 Nombre de candidats : 23 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises : 11 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 44 ans DESCHENES, Jean-Marc, instituteur, Mont-Joli, rESJARDTNS, Emile, cultivateur, Ste-Félicité,\t1 DTON, Roger, maire, Matane, DUBE, Arthur, cultivateur, St-Octave de Métis, \u201cDUBE, Paul-Emile, curé, Matane, DUFRESNE, Michel, cultivateur, Grosses-Roches,\t2 DUMATNE, Père Gaston, Mont-Joli, FORTTN, Mme Louis de Gonzague, sec., Matane, \u201cFOURNTER, Robert, optométriste, Matane, \u201cGAGNON, Claude, notaire, Matane, LABRTE, Richard, journaliste, Matane,\t3 LANDRY, Mme Bertrand, institutrice, Ste-Félicité, LEVESQUE, Wilbrod, professeur, Matane-sur-Mer, MASSE, Roland, maire, Roi p\t9flhlPQ MASSE, Mme Roland, Baie des Sables, \u201cMORTN, Mme Gisèle, propriétaire, Matane,\t5 DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1967\t307 \u2018MORTSSETTE, Maurice, professeur, Mont-Joli, \u2018PARADIS, Lucius, maître de poste, Baie de ; Sables, \u201cPLOURDE, Rosaire, conseiller, Matane, TH\u2019BAULT, Léonard, commerçant, St-Luc.\t4 7.\tMatapédia Nombre d\u2019électeurs : 258 Nombre de voteurs : 237 Nombre de candidats : 29 Délégués et suppléants élus : 20 \u2018Délégués présents aux Assises : 11 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 45 ans.BOULTANNE, Jean-Guy, voyageur, Val-Brillant,\t1 CARON, Louis-Philippe, gérant, Val-Brillant,\t5 \u2018CREPEAU, Jean-Paul, optométriste, Amqui, DIONNE, Mlle Gilberte, employée de banque, Amqui.\u201cDUMA'S, Auguste, maire, Ste-Florence, GAGNE, Théodore, cultivateur, Amqui,\t4 \u2018GAGNON, Clovis, notaire, Sayabec, GAGNON, Louis-Philippe, préfet de comté, St-Cléophas.\u2018GENDRON, Arthur, cultivateur, Lac-au-Saumon, JONCAS, Jean-Luc, professeur, Amqui,\t2 \u2018LAFLAMME, Gérard, comptable, Causapscal \u201cLEFEBVRE, Benoit, médecin, Amqui, \u2018LEVESQUE, Marcel, professeur, St-Léon le Grand, \u2018LEVESQUE, Roch, étudiant, Amqui, PROVENCHER, Rénald, ingénieur, Causapscal, RTOUX, Emmanuel, secrétaire, Val-Brillant, \u2018ST-ONGE, Frère Armand, directeur, Amqui, SOUCY, Lucien, marchand, St-Alexandre des Lacs,\t3 \u2018VAILLANCOURT, Mme Raoul, Amqui, VTEL, Charles, coordonnateur, Causapscal, 8.\tRimouski Nombre d\u2019électeurs : 365 Nombre de voteurs : 213 Nombre de candidats : 26 Délégués et suppléants élus : 20 \u2018Délégués présents aux Assises : 14 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assisés : 44 ans.BERUBE, Maurice, directeur, Rimouski, BOUCHARD, Georges-A., gérant, Rimouski, CARON, Etienne, cultivateur, St-Donat,\t5 CARON, Mme Rosaire, St-Valérien, 2 \u2018COTE, Yvon, avocat, Rimouski, \u2018DATGNEAULT, René, directeur, Rimouski, D\u2019ASTOUS, J.-Médard, assureur, Rimouski, \u2018DUMAS.Lucien.Ren.min , Rimouski, \u2018FECTEAU, André, directeur régional, Rimouski.\u2018GAGNON, Mgr.Antoine-J., Rimouski, \u2018GAUDREAU, Jacques, étudiant, Rimouski.LAFLAMME, Fernand, enseignant, Rimouski,\t4 \u201cLEBEL, Chanoine R., recteur, Rimouski, \u2018OUELLET, Benjamin, comptable, Rimouski,\t1 \u2018OUELLET, Roger, régistrateur, Rimouski, \u2018PARENT, Richard, professeur, Rimouski, \u2018RATTE, Jean-Claude, travailleur, Rimouski, \u2018ROUSSEAU, Achille, professeur, Ste-Luce-sur-Mer,\t3 ROY, Emmanuel, industriel, St-Fabien, \u2018ST-HTLAIRE, Mme M., Rimouski, 9.\tSaguenay Nombre d\u2019électeurs : 213 Nombre de voteurs : 117 Nombre de candidats : 25 Délégués et suppléants élus : 20 \u2018Délégués présents aux Assises : 11 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 30 ans.\u2022 BEGTJ, Jean-Charles, relations, Baie Comeau,\t1 \u2018BEGIN, Maurice, journaliste, Port Cartier, \u2018BOULTANNE, J.M., conseiller, Hauterive, \u2018CARR'ER, Armand, avocat, Baie Comeau,\t5 \u2018CLOUTTER, Sarto, avocat, Baie Comeau, DEROY.Ghislain, professeur, Baie Comeau, FTJON, Yvan, professeur, Baie Comeau, \u2018GAGNON, Bernard, étudiant, Hauterive, \u2018GAGNON, Guy, courtier, Hauterive, GAGNON, Jacques, professeur, Bergeronnes,\t3 JONCAS, Yves-A., journaliste, Baie Comeau,\t4 LaFRENIERE.Cécile, étudiante, Baie Comeau, LAVO'E, Denis, supérieur-recteur, Hauterive, LESSARD.Ch.-Edmond, assureur, Bergeronnes, \u201cLESSARD, Lucien, professeur, Forestville, MALTA'S, Jacques, professeur, Hauterive,\t2 ROY, Raymond, opérateur IBM., Baie Comeau, \u2018SABOURTN, Paul, avocat, Baie Comeau, 308 ASSISES NATIONALES \u201dTHTBAULT, Roger, médecin, Hauterive, TREMBLAY, France, secrétaire, Baie Comeau.10.Témiscouata Nombre d\u2019électeurs : 156 Nombre de voteurs : 64 Nombre de candidats : 24 Délégués et suppléants élus : 20 \u2019\u2019Délégués présents aux Assises : 11 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 40 ans.BLANCHETTE, Hervé, commis, Squateck, BLANCHETTE, Richard, comptable, Cabano, \"BOTS.David, professeur, Ste-Rose du Dégelis.\u2019BOSSE, Régis, étudiant, St-Louis du Ha! Ha!, BOUCHARD, Stolan, professeur, Rivière Bleue,\t5 \"CARON, Philippe, agronome, Notre-Dame du Lac, \u2019\u2019CARON, Mme Philippe, Notre-Dame du Lac, COLLTN, Gérard, optométriste, Cabano, D\u2019AUTEUTL, Jules-Henri, cultivateur, Cabano,\t1 \u2019\u2019DUFOUR, Emilien.gérant, Ste-Rose du Dégelis.GUERETTE, Julien, menuisier, St-Louis du Ha! Ha!,\t2 \u2019\u2019JEAN, Mme Léo-Paul, secrétaire, Notre-^ame du Lac, LABRECQUE, Mme J.-A., Cabano, \u2019\u2019MALENFANT, Mme Florence, Cabano, \"MALENFANT, Georges-E., industriel, Cabano, *MORTN, Conrad, marchand, St-Louis du Ha! Ha!, \"OUELLET, Jean-Louis, président, Cabano, PELLETER, Georges-A., mesureur licencié.Cabano, \"PELLETIER, Gustave, agronome, Notre-Dame du Lac, PELIETTDR, Lionel, directeur, Cabano.B.\u2014 Zone 2 Dans les 5 comtés de cette région, 1175 associations ou institutions avaient droit de vote.649 électeurs se sont prévalus de leur droit de choisir les délégués, soit une moyenne de 129\tvoteurs par comté ou une proportion de 55,2% de tous les électeurs.130\tcandidats avaient brigué les suffrages, soit une moyenne de 26 par comté.54 des 75 délégués élus ont participé aux Assises, soit une proportion de 72%.Leur âge moyen s\u2019élève à 39,9 ans.1.Chicoutimi Nombre d\u2019électeurs : 166 Nombre de voteurs : 76 Nombre de candidats : 19 Délégués et suppléants élus : 19 \u2019Délégués présents aux Assises : 12 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 35 ans.\u2019\u2019BEDARD, Marc-André, avocat, Chicoutimi, BELANGER, Léonidas, président, Chicoutimi, \u201dBOTLY, Lise, étudiante, Chicoutimi, \u2019CLAVEAU, Gérard, courtier, Chicoutimi,\t1 \u2019\u2019CLAVEAU, J.-Charles, pédiatre, Chicoutimi, \u2019\u2019DION, Guy, optométriste, Chicoutimi, \u201dFONTATNE, J.-Paul, directeur, Lat°rrière, FORTTN.J.-J., ingénieur, Chicoutimi, FORTIN, Mme J.J., Chicoutimi, 5 \u2019GAGNON.Fraser, médecin, Chicoutimi, JEAN, Francois, commis de bureau, LALANCETTE, Maurice, voyageur, Chicoutimi, \"LAVOTC, J.-Marc, avocat, Chicoutimi, \u201dLEMAY.Jean, dessinateur, Chicoutimi, \"SAVARD.Marc, bijoutier, Chicoutimi, \u201dSTMARD, R., étudiant, Laterrière,\t3 TREMBLAY, Gilles, entrepreneur, Chicoutimi,\t2 TREMBLAY.J.-Marie, journaliste, Chicoutimi, \u2019TREMBLAY.Ronald, commerçant, Chicoutimi, 2.Dubuc Nombre d\u2019électeurs : 192 Nombre de voteurs : 78 Nombre de candidats : 20 Délégués et suppléants élus : 20 \u2019\u2019Délégués présents aux Assises : 11 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 44 ans.\u2019BLACKBURN, Alain, instituteur, Chicoutimi, ¦\u2019BOUCHARD.Mme Philippe, St-Char'es-Borromée.BOUDREAULT, Louis-H.commerçant, Anse St-Jean, CHABOT, Maurice, instituteur, Chicoutimi-Nord, CLAVEAU.Gustave, maire, St-Félix d\u2019Otis, \u2019\u2019GAGNON.Yvon, affaires, Ch'coutimi-Nord, \u201dGAUVTN, C.J., journaliste, St-Fulgence, \"HUBERT, Henri, gérant, Chicoutimi-Nord, JEAN, Raymond, ouvrier, Bagotville, \"JOMPHRE, Charles, professeur, Ch'coutimi-Nord, LABERGE, Léo, instituteur, St-Honoré.LAFOND, Pierre, gérant, Ste-Ro'e du Nord, \"LAFORGE, Jacques, homme d\u2019affaires, Port-Alfred, tO 4*. DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1967 309 \u2019LANDRY, Mme Wilbrod, Shipshaw, S'MARD, Anatole, forestier, Chicoutimi-Nord, ?S'MARD, Irène, commerçante, Port-Alfred,\t3 S MARD, Laurier, homme d\u2019affaires, Port-Alfred, TREMBLAY, Edgar, maire, Bagot., 5 ?TREMBLAY, J.-Paul, assureur, Port-Alfred, ?TREMBLAY, Mme René, Chute Shipshaw,\t1 3.\tJonquière Nombre d\u2019électeurs : 282 Nombre de voteurs : 131 Nombre de candidats : 27 Délégués et suppléants élus : 20 ?Délégués présents aux Assises : 11 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 32 ans.?AUGER, Jean-Yves, étudiant, Arvida,\t5 ?BOURASSA, Jean-Marc, optométriste, Jonauière, ?BRASSARD, Jean, conseiller technique, Arvida, ?BUREAU, Denis, dessinateur, Kénogami, CARON, Lucien, directeur, Kénogami, ?FORTIN-GAUTHIER, Mme Fabienne, Kénogami, ?FORTIN, Jacques, instituteur, Kénogami, GRAVEL, Mme Anita, institutrice, Jonquière, HEBERT, André, ingénieur, Arvida, HEBERT, Mme Pierrette, Arvida.4 LAPOINTE, Laurent, cultivateur, Jonquière, LAROCHELLE, L., professeur, Jonquière, LEVESQUE, Gérard, officier de sécurité, Arvida, ?MERCURE, Roland, technicien, Arvida, PILON, J.-Guy, ingénieur, Arvida, *S!ROTS, Vincent, technicien, Arvida,\t2 ?STROTS, Mme Vincent,\tArvida,\t1 TAILLON.Gilles, agronome, Arvida, \u2022THTVTERGE, H.R., ingénieur, Arvida, ?VILLENEUVE, Rosaire, analyste, Arvida,\t3 4.\tLac Saint-Jean Nombre d\u2019électeurs : 233 Nombre de voteurs : 215 Nombre de candidats : 41 Délégués et suppléants élus : 20 ?Délégués présents aux Assises : 11 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 42 ans.?BOUCHARD.Philippe-Auguste, libraire, Alma,\t1 COTE, Fernand, avocat, Alma, ?COUTURE, Benoit, secrétaire, St-Gédéon, ?DUFOUR, Wilbrod, médecin-vétérinaire, Hébertville, ?FORT'N, Georges-Henri, secrétaire, Alma, FORT'N, Jean-Guy, travailleur, Ste-Monique,\t3 ?FOURN'ER, Ghislain, professeur, Alma, ?FOURNIER, Mme Hermance, commissaire, Alma, GAUDREAULT, Armand, contremaître, St-Henri de Taillon, ?GAUTH ER, Jean, médecin, St-Coeur de Marie,\t5 ?LAFOREST, Mlle Christiane, professeur, Alma, ?LAROUCHE, Gérard, Ass.directeur, Alma, LAROUCHE, Stanislas, cultivateur, St-Coeur de Marie, ?LAVOIE, Camille, professeur, Alma, OUELLET, René, marchand, Desbiens Mills, RENAUD, Marcellin, hôtelier, L\u2019Ascension, RICHARD, Mme Raymond, Notre-Dame d\u2019Hébertville, STMARD, Jos-Charles, gérant, St-Nazaire ?TREMBLAY, Guy, étudiant, Alma, TREMBLAY, Jean-Paul, métallurgiste, Alma,\t2 5.\tRoberval Nombre d\u2019électeurs : 302 Nombre de voteurs : 149 Nombre de candidats : 23 Délégués et suppléants élus : 20 \u2022Délégués présents aux Assises : 9 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 49 ans BOWTN, François-P., vendeur, Dolbeau, BOUCHARD, Fernand, vendeur, St-Félicien,\t4 DARVEAU, Maurice, comptable, St-Thomas, DUPERRE, Albert, représentant, Roberval, FRIGON, Camille, électricien, Normandin, ?GAGNON, Bertrand, avocat, Dolbeau, GUERTIN, Claude, comptable, St-Félicien, \u2022LAPRISE, Jeffrey, messager, Dolbeau,\t1 LAVOIE, Mme Anatole, St-Thomas Didyme, LAVOIE, Noël, professeur, Roberval, LAVOIE, Valère, aviculteur, St-Prime, LEBLANC, Paul, étudiant, Dolbeau, 2 \u2022LEFEBVRE, Donat, secrétaire, Dolbeau,\t3 \u2022MARCIL, Victor, professeur, Albanel, ?PERRON, J.-Alb., professeur, Dolbeau, ?PERRON, Michel-A., fleuriste, St-Félicien, ?SAVARD, Arthur, comptable, Dolbeau,\t5 TREMBLAY, Gérard, agent, Roberval, \u2022TURCOTTE, J.-Joseph, notaire, Normandin, ?VILLENEUVE, Georges, notaire, Mistassini, ASSISES NATIONALES 310 C.\u2014 Zone 3 Dans les 16 comtés de cette région, 3108 associations ou institutions avaient droit de vote.1794 électeurs se sont prévalus de leur droit de choisir les délégués, soit une moyenne de 112 voteurs par comtés ou une proportion de 52,6% de tous les électeurs.483 candidats avaient brigué les suffrages, soit une moyenne de 30 par comté.159 des 240 délégués élus ont participé aux Assises, soit une proportion de 66,2%.Leur âge moyen s\u2019élève à 43,6 ans.« 1.\tBeauce Nombre d\u2019électeurs : 322 Nombre de voteurs : 162 Nombre de candidats : 18 Délégués et suppléants élus : 18 \u201c Délégués présents aux Assises : 6 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 43 ans BRETON, André, régisseur, St-Georges,\t1 BUSQUE, Paul-André, étudiant, DONALD, Paul, étudiant, St-Georges-Ouest, DROUIN, Donat, vendeur, St-Georges-Est, \u201cFAUCHER, Isidore, cultivateur, St-Ephrem, LEBEAU, Jean-Marie, dessinateur, St-Ephrem, LESSARD, Jacques, étudiant, St-Georges-Ouest, \u201c MA ROIS, Jos-Marie, pompier, St-Ephrem,\t3 MATHIEU, Rhéo, professeur, St-Georges-Ouest, MATHIEU, Mme Rhéo, St-Georges-Ouest,\t2 MORIN, Philippe, trésorier, St-Georges, PAOUET.J.-Aimé, méd , St-Georges, PARADIS, Léonard, professeur, St-Georges, PEPIN, Gilles, journaliste, St-Georges-Est, POMERLEAU, Hervé, entrepreneur, St-Georges, POULIN, Yvan, menuisier, Jersey-Mills, ROY.Maurice, étudiant, Beaueeville,.STMARD, Gérard, agronome, St-Georges.2.\tBelIechas.se Nombre d\u2019électeurs : 125 Nombre de voteurs : 51 Nombre de candidats : 22 Délégués et suppléants élus : 20 ,fDélégués présents aux Assises : 4 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 56 ans BILODEAU, Georges, garagiste, St-Lazare,\t3 BOLDUC, André, vice-président, St-Raphaël, BOUTIN, Roger, St-Nérée,\t2 \u201cDUMONT, Bernard, assurances, St-Vallier, FRADET, Alcide, cultivateur, St-Gervais, LACHANCE, J.-Charles, cultivateur, Beaumont, METIVIER, J.-Emile, industriel, St-Damien, PARE, Henri, garagiste, Honfleur, PARE, Laurent, cultivateur, Honfleur, PATRY, Albert, préfet, Beaumont, 1 \u201cPERREAULT, J.E.S., rentier, Beaumont, \u201cPERREAULT, Mme L.D., motelier, Beaumont, PINARD, Germain, médecin-vétérinaire, St-Charles, POULIOT, Roger, président, St-Philémon, REMILLARD, Raymond, régistrateur, St-Ranhaël, RICHARD, Aristide, maire, St-Vallier, THEBERGE, Gérard, maire, St-Philémon,\t4 TURCOTTE, Benoît, marchand, Beaumont, VALLIERES, Antonio, assurances, Honfleur.\u201c VERMETTE.Aldéric, cultivateur, St-Gervais.3.\tCharlevoix Nombre d\u2019électeurs : 138 Nombre de voteurs : 87 Nombre de candidats : 33 Dé\u2019é^ués et suppléants élus : 20 \u201c Délégués présents aux Assises : 8 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 47 ans BERGERON, Mme Antonio, secrétaire, LaMalbaie, BERGERON.J.-B., médecin, Pointe-au-Pic, BERGERON, Lucien, secrétaire, Rivière Malbaie,\t2 BOIVIN.André, étudiant, Baie St-Paul, BR4DET.Eliette, infirmière, St-Urbain, FORTIN.Mme Paul-Henri, Baie St-Paul, '\u201cFORTIN, Richard, industriel, Clermont.FRANCOEUR, Laurent, professeur, La Malbaie, \u2022GAUDREAULT, J.-René, médecin, Baie St-Paul, HARVEY.Alcide, industriel, St-Fidèle,\t3 LANDRY Bruno, notaire, La Malbaie,\t5 \u2019LECLERC, Arthur, médecin, Pointe-au-Pic, \u201cPOISSON.André, étudiant, Baie St-Paul, DÉLÉGUÉS ci OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1967 311 \u2022SIMARD, Denis, administrateur, Baie St-Paul, \u2022SIMARD, Ernest, courtier, La Malbaie, SIMARD, J.-Joseph, affaires, Baie St-Paul, SIMARD, Marc, étudiant, Baie St-Paul,\t1 \u2022TREMBLAY, Camille, cultivateur, La Malbaie,\t4 TREMBLAY, J.-Marie, coopérative, La Malbaie, \u2022TREMBLAY, P.-Emile, notaire, La Malbaie.4.\tChauveau Nombre d\u2019électeurs : 358 Nombre de voteurs : 203 Nombre de candidats : 40 Délégués et suppléants élus : 20 \u2022Délégués présents aux Assises : 15 Moyenne d'âge des délégués présents aux Assises : 41 ans \u2022BEAUDIN, André, professeur, Ancienne-Lorette, BEAULIEU, Jean-Marie, fonct., Loretteville, \u2022BILODEAU, Clément, professeur, Loretteville,\t3 BOUTET, André, directeur, Chàrlesbourg, BUSSIERES, Jean-Guy, employé, Giffard,\t4 \u2022CHEVARIE, André, ingénieur, Giffard, \u2022DALLAIRE, Fidèle, menuisier, Giffard, \u2022FORTIN, Georges-Noël, professeur, Orsainville, \u2022FORTIN, Zachée, courtier, Chàrlesbourg,\t5 HEBERT, Georges,\tgérant,\tGiffard,\t1 HEBERT, Marcel, gérant,\tGiffard,\t2 LAPOINTE, Mme Ls-Philippe, sec., Chàrlesbourg, \u2022LAURENDEAU, Jean-Paul, prof., Giffard, \u2022OUELLET, Albert, médecin, Chàrlesbourg, \u2022PINEAULT, Sylvio, professeur, Chàrlesbourg, \u2022POULIOT, Hervé, professeur, Chàrlesbourg, SAVARD, Mme Gabrielle, secrétaire, Orsainville, \u2022SAVARD, Réal, assurance, Orsainville, TESSIER, Jean-Pierre, étudiant, Chàrlesbourg, \u2022VACHON, Stanislas, journaliste, Chàrlesbourg.5.\tJean-Talon Nombre d\u2019électeurs : 221 Nombre de voteurs : 125 Nombre de candidats : 36 Délégués et suppléants élus : 20 \u2022Délégués présents aux Assises : 14 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 44 ans \u2022ADAM, Georges, fonctionnaire, Ste-Foy, \u2022BEGIN, Cécile, employée civile, Québec, BERGERON, Gilles, dir.général, Québec,\t3 BOULANGER, Germain, notaire, Québec, CLOUTIER, Ch.-D., évaluateur, Québec,\t5 \u2022FRaDET, Mme J., Québec, GAGNON, Daniel, fonctionnaire, Québec, GOULET, Marcel, professeur, Québec, JOBIN, René, épicier,\tQuébec,\t4 LACOURCIERE, Gérard, avocat, Québec, LAMONTAGNE, Jeanne, marchande, Québec, MARQUIS, Madeleine, secrétaire, Québec,\t2 MARTIN, Paul, chiropraticien, Québec.\t1 MIVILLE-DESCHENES, J., courtier, Québec, OUELLET, Gérard, information, Québec, POIRIER, Suzanne, étudiante, Québec, \u2022ST-ARNAUD, Marcel, ingénieur, Québec, \u2022ST-ARNAUD, Mme Rolande, Québec.TREMBLAY, Michel, professeur, Québec, \u2022VACHON, J.A., homme d\u2019affaires, Québec.6.\tKamouraska Nombre d\u2019électeurs : 200 Nombre de voteurs : 146 Nombre de candidats : 27 Délégués et suppléants élus : 20 \u2022Délégués présents aux Assises : 8 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 45 ans BERUBE, Damase, secrétaire, La Pocatière, DANCAUSE, Réjean, étudiant, St-Pascal.\t5 DIONNE, Jean-Paul, professeur, St-Pascal, \u2022DUVAL, J.-Amédée, officier, St-Pascal,\t1 \u2022GRENIER, Mme Léon, La Pocatière, 2 LEBEL, J.-A., comptable, St-André, LEMIEUX, Roger, directeur, St~ï^cisCci 1 \u2022LETOURNEAU, Marcel, agronome, La Pocatière, LEVESQUE, Armand, agent journal, Ste-Hélène, LEVESQUE, Raymond, cultivateur, Rivière-Ouelle.LORD, Fernand, travailleur social, La Pocatière, OUELLET, Ernest, maître de poste, St-Pascal PELLETIER, Arthur, agent, St-Pascal,\t3 RAYMOND, M.-Rose, secrétaire, La Pocatière, \u2022RICHARD, Ronald, étudiant, St-Pascal, 4 312 ASSISES NATIONALES 'RIOUX, Charles, cultivateur, Ste-Anne, *ROY, Romeo, notaire, La Pocatière, ¦ ROY, Mme Roméo, secrétaire, La Pocatière, SOUCY, Mme Arthur, fermière, St-Pascal 'THERIAULT, Emile, cultivateur, St-Pascal.7.\tLévis Nombre d\u2019électeurs : 211 Nombre de voteurs : 96 Nombre de candidats : 28 Délégués et suppléants élus : 20 'Délégués présents aux Assises : 12 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 41 ans 'BISSONNETTE, Roméo, contremaître, Lauzon, DEMERS, Esther, étudiante, St-Nicholas, 'DEMERS, Suzanne, infirmière, Lévis, DUMONT, Paul, industriel, St-Romuald, GAUMOND, Dollard, employé civil, Lauzon,\t5 'GOSSELIN, Jacques, pipe filter, Lauzon, *GUAY, Robert-E., électricien, Lévis, GUAY, Yves, secrétaire-trésorier, Lauzon, 'HAMELIN, Raymond, ingénieur, Lévis, 'LACROIX, Hermelle, auxiliaire sociale, Charny, LANGLOIS, Eugène, vendeur, Lauzon,\t4 'LASNIER, Yves, étudiant, Lévis, 1 LEMIEUX, Denis, marchand.Lévis, 'LEMIEUX, Jacques, géographe, St-Romuald, MAILLETTE, Renaud, directeur, St-Rédempteur, 'ROBITAILLE, Chs-Ed., journaliste, St-Romuald, 'ST-CYR, Michel, secrétaire, Lévis,\t3 SAMSON, Ls-Robert, courtier, Lauzon, 'TREMBLAY, Pierre, étudiant, St-Romuald,\t2 'TURCOTTE, Gérard, cultivateur, St-Rédempteur.8.\tLimoilou Nombre d\u2019électeurs : 179 Nombre de voteurs : 87 Nombre de candidats : 44 Délégués et suppléants élus : 20 'Délégués présents aux Assises : 15 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 45 ans BERNIER, Claude, affaires, Québec, 4 'CIMON, Pierre-Claude, conseiller, Québec,\t3 'DESCHESNES, Isidore, professeur, Québec, DROLET, Fernand, comptable, Québec, DUPUIS, Pierre, médecin, Québec, DUPUIS, Renée, étudiante, Québec, 'GAGNE, Léo, directeur, Québec, HAMEL, Mme Clément, Québec, 'HAWKINS, Raymond, fonctionnaire, Québec, 'HUDON, René, fonctionnaire, Québec, 'LAFOND, Paul-Henri, affaires, Québec, LEBLANC, Arsène, fonctionnaire, Québec,\t5 'PARENT, Rolland, conseiller, Québec, 'POIRIER, Charles, administrateur, Québec, 'ROBICHAUD, Médéric, industriel, Québec, 'SIMONEAU, Jean, étudiant, Québec, 'TREMBLAY, Angelo, fonctionnaire, Québec,\t2 'TREMBLAY, Mme Angelo, infirmière, Québec,\t1 'VEILLEUX, Roch, économiste, Québec, VERREAULT, Gilles, ingénieur, Québec.9.\tL\u2019Islet Nombre d\u2019électeurs : 155 Nombre de voteurs : 70 Nombre de candidats : 16 Délégués et suppléants élus : 16 'Délégués présents aux Assises : 9 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 49 ans BOURGAULT, Lysette, secrétaire, St-Jean-Port-Joli, 'CHOUINARD, Antonio, pharmacien, St-Jean-Port-Joli, 'CHOUINARD, Jean-Luc, marchand, Ste-Perpetue DESROSIERS, Jean-Léon, industriel, St-Aubert, 'FORTIN, Mme Napoléon, L\u2019Islet-sur-Mer, 'FORTIN, Simon, cultivateur, St-Jean-Port-Joli, 'GAUDREAULT, Richard, étudiant, L\u2019Islet, 'GOSSELIN, Lucien, conseiller, L\u2019Islet-sur-Mer, 'GR4NDMAIS0N, Jean, étudiant, L\u2019Islet, GUIMONT, Marcelin, secrétaire, L\u2019Islet, JOURNAULT, André, assureur-vie, L\u2019Islet, LECLERC, Lucien, industriel, L\u2019Islet, 'LEMIEUX, Armand, maître de poste, L\u2019Islet, LIZOTTE.Claude, secrétaire, St-Jean-Port-Joli, ¦ MANSEAU, Gilbert, ingénieur, L\u2019Islet, VMLLANCOURT, Elisée, commis, St-Pamphile.10.\tLotbinière Nombre d\u2019électeurs : 193 Nombre de voteurs : 91 Nombre de candidats : 27 Délégués et suppléants élus : 20 'Délégués présents aux Assises : 5 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 56 ans DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1967\t313 BEDARD, Gilles, secrétaire, St-Antoine, BEDARD, Marie-Reine, cuisinière, Ste-Croix, \u2022BELANGER, Frère Victor, principal, Ste-Croix, BLAIS, Jean-Paul, étudiant, St-Louis, BRETON, Maurice, cultivateur, Dosquet, CHARLAND, Léon, funérailles, Deschaillons,\t4 DESROCHERS, Roch, cultivateur, Ste-Croix, \u2022DROUIN, Mme Hermas, Ste-Agathe, GAGNON, Anthyme, assurances, Fortierville,\t5 LACHANCE, Alphédor, industriel, St-Edouard, LAFLEUR, Marcel, secrétaire, Ste-Croix.LANGLOIS, Lionel, conseiller, Ste-Croix, LAVIGNE, André, étudiant, Joly, LEMAY, Jean-Paul, fonctionnaire, St-Agapit,\t2 \u2022MARCHAND, Mme Irène, Deschaillons,\t1 MONTMINY, Eugène, menuisier, St-Gilles, \u2022PARIS, Jean-Louis, coopérative, Parisville, PERUSSE, Napoléon, cultivateur, St-Louis, \u2022PROULX, Frère François, Ste-Croix, THERRIEN, André, président, St-Flavien,\t3 11.\tLouis-Hébert Nombre d\u2019électeurs : 162 Nombre de voteurs : 67 Nombre de candidats : 47 Délégués et suppléants élus : 20 \u2022Délégués présents aux Assises : 16 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 36 ans \u2022BEDARD, Louis, représentant, Québec, \u2022BERTRAND, Guy, avocat, Sillery, \u2022BERUBE, Yves, ingénieur, Ste-Foy, 4 \u2022BIRON, Jean-Paul, économiste, Québec, \u2022CARON, Georges, courtier en valeurs, Ste-Foy, \u2022CHAMPAGNE, Guy, travailleur social, Ste-Foy, CLARET, Henri, fonctionnaire, Québec,\t2 \u2022DESLAURIERS, Roger, professeur, Ste-Foy, \u2022GAGNON, Lucien, représentant, Québec,\t1 \u2022LALIBERTE-RIOUX, Marie-Paule, Québec,\t' 3 \u2022LALLIER, Mme Emilienne, Québec, LALLIER, Jean-François, étudiant, Québec, LALONDE, Rémi, fonctionnaire, Ste-Foy, \u2022LANGLOIS, François, ingénieur, Québec,\t5 \u2022LAVALLEE, Paul-Henri, ingénieur, Québec, \u2022PAQUET, René, fonctionnaire, Ste-Foy, PELLETIER, Gabriel, avocat, Sillery, \u2022SLATER, Eddy, professeur, Québec, \u2022TROTTIER, Claude, fonctionnaire, Québec, \u2022VEILLEUX, Paul, étudiant, Ste-Foy.12.\tMontmagny Nombre d\u2019électeurs : 140 Nombre de voteurs : 88 Nombre de candidats : 25 Délégués et suppléants élus : 20 \u201cDélégués présents aux Assises : 7 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 42 ans BEAUMONT, Gérard, gérant, St-Pierre \u2022BERNATCHEZ, Laurent, évaluateur, Montmagny, BLAIS, Raymond, cultivateur, Berthier en Bas, BLOUIN, Mme Antonin, Berthier en Bas,\t2 CARBONNEAU, Alyre, technicien en radio, St-Fabien.\t3 CARON, Emmanuel, contremaître, Montmagny, COLLIN, Claudette, secrétaire, Montmagny,\t4 \u2022COUTURE, J.-Paul, technicien, Montmagny,\t1 DEMERS, J.-Marie, principal.Montmagny, \u2022DOLAN, Paul, notaire, Montmagny, GAGNON, curé Arthur, St-Pierre du Sud, HEBERT, Georges, gérant, Montmagny, LABERGE, M.-Louise, Montmagny.\u2022LABERGE, Réal, journaliste, Montmagny, LEBEL, Marc, étudiant, Montmagny, MARQUIS, Gilles, gérant, Montmagny,\t5 MERCIER, André, administrateur, Montmagny, \u2022PARE, Raymond, courtier, Montmagny, \u2022ROY, Léandre-J., consultant, Montmagny, \u2022VALLEE, Raoul-Henri, notaire, Montmagny.13.\tMontmorency Nombre d\u2019électeurs : 206 Nombre de voteurs : 93 Nombre de candidats : 31 Délégués et suppléants élus : 20 \u2022Délégués présents aux Assises : 14 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 47 ans BELANGER, Conrad, gérant, Beauport,\t1 BOIVIN, Denys, dessinateur, Montmorency, \u2022CHABOT, P.-Eugène, courtier, Ile d\u2019Orléans, DAVIDSON, Jean-Guy, étudiant, Château-Richer, \u2022DORVAL, Paul, professeur, Giffard, \u2022FORTÉ, Père François, Ste-Anne-de-Beaupré, 314 ASSISES NATIONALES \u2018GARIEPY, Gérard, secrétaire, ^ L\u2019Ange-Gardien, \u2018GRAVEL, Marie-Anne, secrétaire, Château-Richer, \u2018JEAN, Henri, secrétaire, Ste-Anne-de-Beaupré, LAVERDIERE, J.M., menuisier, Château-Richer,\t5 \u2018LEBLOND, Pierre, étudiant, Courville,\t4 \u2018LECLERC, Lise, étudiante, Beauport, \u2018LECLERC, Louis, huissier, Beauport, 3 \u2018LEFEBVRE, Emmanuel, gérant, Boischâtel, \u2018LORTIE, Roland, comptable agréé, Beauport, POULIOT, Ferdinand, St-Pierre, Ile d\u2019Orléans.\t2 \u2018ROY, Albert, cultivateur, Château-Richer, \u2018VALLEE, L.-Noël, placements, Beauport, \u2018VEZINA, J.-Charles, gérant, Boischâtel, VEZINA, Mme J.-Charles, Boischâtel.14.\tPortneuf Nombre d\u2019électeurs : 280 Nombre de voteurs : 120 Nombre de candidats : 30 Délégués et suppléants élus : 20 \u2018Délégués présents aux Assises : 10 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 46 ans ALAIN, Henri-Paul, comptable, Donnacona,\t1 ?BEDARD, Carmin, étudiant, Portneuf-Station,\t2 CHOUINARD, Bruno, professeur, Pont-Rouge,\t3 \u2018DEVEAULT, Ls-Philippe, fonet., Lac-aux-Sables,\t4 \u2018DION, Jean, fonctionnaire, Deschambault, \u2018GINGRAS, Mme Eugène, corsetière, St-Raymond, GINGRAS, Fernande, journaliste, St-Raymond, \u2018GINGRAS, Gilles, médecin, Pont-Rouge, ?HAMEL, Roger, homme d\u2019affaires, St-Raymond,\t5 JOHNSON, Chs-Henri, boucher, Deschambault, LARUE, Henri, notaire, St-Raymond, LESAGE, Ernest, employé, St-Raymond, MARTIN, Armand, médecin, Donnacona, \u2018NAUD, Albert, notaire, St-Marc des Carrières, PLAMONDON, Paul-Emile, garagiste, Cap-Santé, \u2022ROCHETTE, Alcide, fonctionnaire, St-Marc des Carrières, TESSIER, Mariette, professeur, St-Casimir, \u2018VALLIERES, Mme J.-A., Donnacona, \u2022VAN NIEUWENHOVE, Orner, assureur, Neuville, WELSH, Jimmy, affaires, St-Casimir.15.\tRivière-du-Loup Nombre d\u2019électeurs : 309 Nombre de voteurs : 182 Nombre de candidats : 26 Délégués et suppléants élus : 20 \u2018Délégués présents aux Assises : 4 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 56 ans BERGER, Mme Pierre, secrétaire, Ste-Epiphane, \u2019 BOUCHARD, J.-Elie, directeur, Trois-Pistoles, BOUCHER, Jules, service social, Rivière-du-Loup, CHABOT, André, vendeur, Rivière-du-Loup,\t2 CHASSE, Georges, avocat, Rivière-du-Loup, COTE, Charles, secrétaire, St-Cyprien, \u2018COTE, Sylvio, cultivateur, Cacouna, DUBE, Albert, boucher, Rivière-Verte,\t4 DUBE, Réal.Rivière-Verte,\t3 DUVAL, Noël, cultivateur, St-Antonin,\t5 GAGNON, Antoinette, trésorière, Rivière-du-Loup, LACHANCE, V., directeur, Rivière-du-Loup, LETOURNEAU, R\u201e gérant, Trois-Pistoles, PEARSON, G.H., gérant, Rivière-du-Loup.PELLETIER, Léon, professeur, Rivière-du-Loup, PROULX, Gérard, marchand, Rivière-du-Loup, \u2018RIOUX, Elisée, restaurateur, Trois-Pistoles,\t1 \u2018RIOUX, Jean-G., directeur, Rivière-du-Loup, ROUSSEL, Léopold, fonctionnaire, Rivière-du-Loup.16.\tSaint-Sauveur Nombre d\u2019électeurs : 209 Nombre de voteurs : 126 Nombre de candidats : 33 Délégués et suppléants élus : 20 \u2022Délégués présents aux Assises : 13 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 33 ans BARIBEAU, Gilles, comptable, T ps \u2018BELLEAU, Paul-E., comptable, Les Saules, \u2018CAREAU, Micheline, secrétaire, Québec, \u2018CAOUETTE, Rosaire, commis, Québec.\t2 \u2018CHABOT, Benoît, organisateur, Duberger, DLTBOIS, André, laboratoire, Québec, \u2018DLTBOIS, Isabelle, Québec,\t5 GIGNAC, Marc, directeur technique, Québec, \u2018HARVEY, Jacques, instituteur, Lgs Saules HARVEY, Mme Solange, Les Saules, HEBERT, Maurice, ass.-gérant, Québec, DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1967\t315 \u2019LeBLANC, Marielle, institutrice, Québec, L\u2019HEUREUX, Claire, secrétaire, Québec,\t1 'PARADIS, J.-Louis,\tpubliciste,\tQuébec, POULIN, André, menuisier, Québec,\t4 ROY, Marie-Louis,\téchevin,\tLes\tSaules, TREMBLAY, Louis-P., professeur, Les Saules, *TURGEON, Isidore, entrepreneur, Québec,\t3 VALLIERES, Edouard, négociant, Québec, WISEMAN, Dollard, contrôleur, Qué., D.\u2014 Zone 4 Dans les 14 comtés de cette légion, 2188 associations ou institutions avaient droit de vote.1198 électeurs se sont prévalus de leur droit de choisir les délégués, soit une moyenne de 85 voteurs par comté ou une proportion de 18,1% de tous les électeurs.316 candidats avaient brigué les suffrages, soit une moyenne de 23 par comté.104 des 210 délégués élus ont participé aux Assises, soit une proportion de 19,5%.Leur âge moyen s\u2019élève à 43,1 ans.1.\tArthabaska Nombre d\u2019électeurs : 276 Nombre de voteurs : 146 Nombre de candidats : 26 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises : 10 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 44 ans.BASTIEN, François, gérant, Victoriaville,\t1 BEAUDOIN, Normand, directeur, Daveluyville, BOULAY, Claude, assurances, Victoriaville,\t5 BRUNELLE, Paul, industriel, Victoriaville, \u2019CARRIER, Josaphat, agriculteur, Warwick, ¦TROCHETIERE, René, avocat, Victoriaville, DLTFRESNE, Maurice, sacristain, Victoriaville,\t2 'FARLEY, G., curé, St-Albert, GUILLEMETTE, André, professeur, Victoriaville, LABBE, Jean-Marc, assurances, Victoriaville, LACHAPELLE, Raoul, commis, Victoriaville, LAMBERT, Pierre, avoc., Victoriaville, -LANDRY, Roger, aviculteur, St-Valère, LAURENDEAU, Mme H., St-Norbert, 3 LAURIN, Jean, rédacteur, Victoriaville, MORISSETTE, Jacques, pharmacien, Vicloriaville, PAGE, Raymond, cultivateur, Stc-Séraphine, PINARD, Claude, avoc., Victoriaville, 4 VALLIERES, Alfred, gérant, VERVILLE-G., Suzanne, Victoriaville.2.\tlîrôme Nombre d\u2019électeurs : 52 Nombre de voteurs : 23 Nombre de candidats : 21 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises: 7 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 41 ans.BELANGER, Michel, ingénieur, Cowansville, BOULANGER, Robert, industriel, Sutton, BREULEUX, Pierre, fonct., Glen Sutton, BROUILLETTE, Redmond, marchand, Knowlton, CLAIR, Vincent-Ferrier, maire, St-Etienne, CLEROUX, Michel, directeur d\u2019école, Sutton, CORBEIL, Arthur, rentier, Abercorn, 5 COURNOYER, Armand, restaurateur, Sutton,\t2 DANDENAULT, Jean-Maurice, marchand, Abercorn, DESNOYERS, Germain, cultivateur, Sutton, DORAIS, Philippe, épicier-boucher, Abercorn,\t4 LANGLOIS, Yves, médecin, Knowlton, PEPIN, Rolland, marchand de bois, Abercorn, PICOTTE, Lionel, douanier, Mansonville, POULIN, Gérard, marchand général, Abercorn, PREMONT, Donald, douanier, Mansonville,\t1 PREMONT, Louis, employé des postes, Sutton, SIEGFRIED, Jean-Claude, laitier, Sutton,\t3 TETRAULT, Jean-Marie, notaire, Knowlton, THIBAULT, Wilfrid-A., maire, Abercorn, 3.\tCompton Nombre d\u2019électeurs : 110 Nombre de voteurs : 45 Nombre de candidats : 21 Délégués et suppléants élus : 20 \u2018Délégués présents aux Assises : 4 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 60 ans.BILODEAU, L., gérant.East Angus, BLOUIN, Hervé, secrétaire, St-Isidore d\u2019Auckland, BLOUIN, Mme M.A., St-Isidore d\u2019Auckland,\t1 \"BOUCHARD, Jean-B., courtier, East Angus, \"BOUCHARD, Mme J.B., East Angus, ASSISES NATIONALES 316 CHAPDELAINE, André, chauffeur, Compton, CHAPDELAINE, Mme Claire, Compton, COUTURE, Rolland, cultivateur, Compton, COUTURE, Mme R., Compton, ' GAGNON, René, journalier, Compton, GILBERT, Fernand, maire, Scottown, GILBERT, Mme F., Scottown,\t2 GOBEILLE, Estelle, infirmière, La Patrie, MERCIER, Jean-Luc, directeur, Compton, PREVOST, Victor, commerçant, Compton, ROULEAU, Emile, maire, Bonneterre, ROY, Maurice, président, Bonneterre, 3 THERRIEN, Ulric, rembourreur, Cookshire,\t4 VEILLEUX, Léo, garagiste, Compton, VEILLEUX, Mme Léo, Compton, 5 4.Dorchester Nombre d\u2019électeurs : 196 Nombre de voteurs : 89 Nombre de candidats : 20 Délégués et suppléants élus : 20 'Délégués présents aux Assises : 5 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 44 ans.AUDETTE, Armand, industriel, Ste-Rose, BOULET, Henri, constructeur, St-Benjamin, FECTEAU, Gilles, assurances, Sl-Odilon, GAGNON, Alfred, secrétaire, Ste-Marguerite, GOULET, Joseph, cultivateur, St-Prosper, LAÇASSE, Lionel, maire, Ste-Rose, LANGLOIS, François, étudiant, Ste-Claire LANGLOIS,\u2019 Pauline-C., Ste-Claire, LESSARD, L.-Philippe, courtier, Ste-Justine, MARCEAU, Léonard, concierge, Ste-Malachie,\t4 MATHIEU, Gérard, maître de poste, St-Benjamin,\t1 MORISSETTE, Marcel, commissaire, Ste-Claire, PATOINE, Benoit, professeur, Framplon, QUIRtON, Gérard, camionneur, Ste-Rose,\t5 RIOUX, Albert, agronome, Stc-Foy, ROY, Jules, président, Ste-Marguerite, 'TURCOTTE, Adrien, vendeur, Lac Etchcmin, TURMEL, Gaétan, commis, Lac Etchemin,\t2 VACHON, Gérard, contracteur, Framplon, \u2022VELLONI, Pietro, cultivateur, Ste-Germaine,\t3 5.Drummond Nombre d\u2019électeurs : 247 Nombre de voteurs : 102 Nombre de candidats : 20 Délégués et suppléants élus : 20 ¦'Délégués présents aux Assises : 7 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 45 ans.ALLARD, Georges, conseiller, Drummondville, BEAUREGARD, Rolland, instituteur, Drummondville, BENOIT, Clément, professeur, Drummondville, 'BLANCHARD, R O., avocat, St-Germain Granthan, BOISSONNEAULT, Bruno, voyageur, Drummondville, \"COMEALF, Denis, conseiller, Drummondville, CROTEAU, Benoit, épicier, Drummondville, DAIGNAULT, Biaise, commis, Drummondville, DESILETS, Michel, caissier, Drummondville, FLEURANT, Julien, conseiller, Drummondville, FOSSIER, Gilles, opérateur, Drummondville,\t3 GAUTHIER, Gabriel, gérant, Wickham,\t1 JUTRAS, Lucien, cultivateur, N.-D.du Bon Conseil, 'LEMAIRE, Edgar, contremaître, Drummondville, MATHIEU, Michel, superviseur, Drummondville,\t4 NIQUETTE, Gérard, président, St-Nicéphore, PAQUETTE, Bernard, textile, South Durham,\t2 PRINCE, Joseph, percepteur, Drummondville, ROBILLARD, Antoine, concierge, Drummondville,\t5 VOYER, Rolland, entrepreneur, Drummondville, fi.Frontenac Nombre d\u2019électeurs : 165 Nombre de voteurs : 72 Nombre de candidats : 22 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises: 5 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 45 ans.AUBUT, J., médecin.Lac Mégantic, BUREAU, Réal, instituteur, St-Evariste, 'CLOUTIER, J.-Emile, assureur, Lac Mégantic, COUTURE, Renaud, courtier, Lambton, COUTURE, Mme Renaud, Lambton, 4 'DESLANDES, André, courtier, Lac Mégantic, GARON, Marcel, médecin, Lac Mégantic, JOBIN, Mme Pauline, La Guadeloupe,\t1 DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1967\t317 JOBIN, Rolland-Paul, médecin, La Guadeloupe, \u2022La FONTAINE, B., dentiste, La Guadeloupe, LAMONTAGNE, Raymond, secrétaire, St-Hilaire,\t3 LEBLANC, Paul, maire, Lac Mégantic, MAILLES, François, comptable, Lac Mégantic, TARDIF, Yves, étudiant, St-Sébastien, MORIN, G., instituteur, Lac Mégantic, PARENT, Mme Noëlla, St-Samuel, 5 PARENT, Samuel, gérant, St-Samuel, POULIN, Denis, gérant, Courcelles, ROY, J,-Emery, maire-marchand, Lambton, ST-PIERRE, Réginald, contremaître, Courcelles,\t2 7.\tMégantic Nombre d\u2019électeurs : 220 Nombre de voteurs : 128 Nombre de candidats : 23 Délégués et suppléants élus : 20 -Délégués présents aux Assises : 12 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 35 ans.ALLAIRE, Florent, professeur, Thetford, *BERGERON, Aldéi, avocat, Thetford Mines, \u201cBERGERON, Charlotte, infirmière, Thetford, BOULANGER, Mme Gilberte, Black Lake,\t4 ¦' CHRETIEN, J.-Guy, étudiant, Colleraine.\t2 De BELLEFEUILLE, Marcel, commissaire, Thetford, \"GAGNE, Jacques, avocat, Plessisville, \"JACQUES, Léo, professeur, Thetford Mines, JACQUES, Marius, propagandiste, Thetford, LABBE, Pierre-Paul, mineur, Thetford Mines, \"LAGUEUX, Conrad, employé, Thetford Mines, \"LAROCHELLE, Geo.-E., publicitaire, Plessisville, \"LEBEL, Jean-Guy, coopérative, Thetford Mines, LEMIEUX, Gaétan, journaliste, Thetford Mines,\t3 LEMIEUX, Jocelyn, journaliste, Thetford Mines,\t\u2022 LEMIEUX, Mme Jocelyn, secrétaire, Thetford,\t1 MARCOUX, Georges-A., représentant, Thetford,\t5 \"SAMSON, J.-Marc, ferblantier, Thetford, \"TURCOTTE, Laval, agent, Thetford Mines, \u201c VILLENEUVE, Paul, instituteur, Thetford, 8.\tNicolet Nombre d\u2019électeurs : 177 Nombre de voteurs : 81 Nombre de candidats : 41 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises : 12 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 40 ans.BERNARD, Fernand, professeur, St-Léonard, BLONDIN, Jacques, notaire, St-Grégoire, BLONDIN, Micheline, infirmière St-Grégoire, BOUVET, Mme Léon, St-Grégoire, BROCHU, Cajétan, outilleur, Nicolet, \u201cCARIGNAN, Gilles, étudiant, Gentilly,\t1 \u201cCARON, Jacques, assurances, Nicolet, COTE, Clément, menuisier, Nicolet, 2 \u201cDESAULNIERS, Jean, étudiant, St-Wenceslas, \"DUGUAY, Lionel, fonctionnaire, Nicolet, DUHAIME, Josaphat, laitier, Nicolet, \u201cDUVAL, Ovila, cultivateur, Nicolet, FLEURENT, René, cultivateur, Nicolet, \u201cGUEVIN, Henriette, institutrice, Nicolet, \u201cLAHAIE, Mme B., secrétaire, Nicolet, \"LAIR, Edouard, ingénieur, Nicolet, LAMOTHE, Jean-Marie, professeur, Ste-Angèle,\t3 PEPIN, Mance, ménagère, Gentilly, 'ROUX, Ls-Pierre, assurances, St-Pierre,\t4 VINCENT, Hubert, fonctionnaire, St-Léonard,\t5 9.\tRichmond Nombre d\u2019électeurs : 133 Nombre de voteurs : 63 Nombre de candidats : 18 Délégués et suppléants élus : 18 'Délégués présents aux Assises : 11 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 40 ans.BEAUCHESNE, J.M., maire, Asbestos BELLEFLEUR, Denis, directeur, Asbest os \u201cBLANCHETTE, Aurélien, courtier, Asbestos, \"COTE, Aimé-Jean, mineur, Asbestos, \"COTE, Josaphat, cultivateur, Danville, \u201cELOI, Frère, bibliothécaire, Brompton, 'GOUIN, Gaston, professeur, Asbestos, LALIBERTE, Roger, ingénieur, Asbestos, LAUZIER, Jean-Marc, dessinateur, Asbestos, LAUZIER, Marguerite, Asbestos, \"LEVASSEUR, Claude, étudiant, Asbestos, ROGER, A-Eugène, manufacturier, Brompton, ROGER, Maurice, camionneur, Asbestos, 318 ASSISES NATIONALES ROY, Bernardin, professeur, Asbestos, ¦ ROY, Yvan, étudiant, Danville,\t2 SIMARD, Léo, vendeur, Brompton, 1 THEROUX, Claude, professeur, Açhpctnç TREMBLAY, David, étudiant, Asbestos,\t3 10 Shefford Nombre d\u2019électeurs : 227 Nombre de voteurs : 112 Nombre de candidats : 22 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises : 9 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 51 ans.BEDARD, Charles, typographe, Granby, BOUCHARD, J.-A., optométriste, Granby, BOUCHARD, Luc-R., chiropraticien, Granby.\"CAZEAÜLT, Gérard, assurances, Granby, DESROCHERS, G., commissaire d\u2019école, Granby, DOMINGUE, Lucille, Granby, \u2019GAGNE, Roland, journaliste, Granby,\t4 GIGUERE, Mlle Alice, caissière, Granby, GIROUX, Rénald, vétérinaire, Granby,\t3 ' LAURIN, Arthur, marguillier, Granby, LECLERC, Marc, industriel, Granby, \u2018LEMIEUX, Gérard, commis, Granby, ¦\u2019MENARD, Bernard, marguillier, Granby, MENARD, François, comptable, Granby,\t1 PAYETTE, Henri, gérant, Granby, ¦\u2019REID, Yoland,\tjournalier, Granby, 5 RENAUD, J.A.,\tWaterloo,\t2 RUEL, Armand, journalier, Granby, \u2019RUEL, Mme Armand, Granby, SEGUIN, Jean, enseignant, Granby.11.\tSherbrooke Nombre d\u2019électeurs : 315 Nombre de voteurs : 145 Nombre de candidats : 22 Délégués et suppléants élus : 20 ¦\u2019Délégués présents aux Assises : 10 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 40 ans.BEAULIEU, Hertcl, voyageur, Sherbrooke, BEAUPRE, Louis, travailleur, Sherbrooke, BILODEAU, J.-Roch, professeur, Sherbrooke, BUREAU, Marcel, marchand, Sherbrooke, CHOQUETTE, Michel, étudiant, Sherbrooke,\t4 CHRETIEN, Claude, étudiant, Sherbrooke,\t5 COTE, Gérard, chauffeur, Sherbrooke, COTE, Yvon, professeur, Sherbrooke, CROTEAU, Albert, assureur, Sherbrooke, DESJARDINS, Roland, assureur, Sherbrooke, ¦\u2019FOISY, Conrad, travailleur, Sherbrooke, LAPORTE, Raymond, comptable, Sherbrooke, \u2022\u2019LEFEBVRE, Lise, comptable, Sherbrooke,\t1 MARTIN, Raymond, industriel, Sherbrooke, ' MERCIER, Abbé Jean, professeur, Sherbrooke, O\u2019NEIL, Mme M., pigiste, Sherbrooke,\t2 \u2019\u2019PAQUET, Mme B., Sherbrooke, ¦\u2019PILON, Michel, étudiant, Sherbrooke 3 ROBITAILLE, Mme F., Sherbrooke, ROY, Guy, journaliste, Sherbrooke, 12.\tStanstead Nombre d\u2019électeurs : 139 Nombre de voteurs : 56 Nombre de candidats : 21 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises : 5 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux assises : 45 ans.BELANGER, Siméon, gérant, Magog, BERGERON, Rév.Soeur, Simone, Magog, CABANA, Roch, vendeur, Magog, CHOQUETTE, J.A., secrétaire, Katevale, D\u2019ARCY, Jean-Claude, marchand, Coaticook, DeBEAUPRE, Rév.Soeur Anne, Magog,\t1 FORTIN, Mme Cécile, corsetière, Coaticook, GAUTHIER, Ernest, cultivateur, Ste-Catherine, GRENIER, Gilles, gérant, Magog, LACHAPELLE, Mme T., Coaticook,\t5 LACHAPELLE, Yvan, gérant, Coaticook, ¦\u2019LANGLOIS, Jean-Louis, administrateur, Magog, LANGLOIS, Mme L., Katevale,\t3 NADEAU, Robert, hôtelier, North Hatley, RANCOURT, Roland, professeur, Ste-Catherine,\t2 RIVARD, Germain, arpenteur, Magog, RODRIGUE, Arthur, entrepreneur, Stanstead, RODRIGUE, Orelien, directeur,\t4 Magog, \"ROUSSEAU, Mme Y., ouvrière, Coaticook, SURPRENANT, Mme A., institutrice, Magog, 13.\tWolfe Nombre d\u2019électeurs : 125 Nombre de voteurs : 54 Nombre de candidats : 17 DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1967 319 Délégués et suppléants élus : 17 Délégués présents aux Assises : 4 Moyenne d'âge des délégués présents aux Assises : 53 ans.?BOISVERT, Gabriel, contracteur, Stratford, BOURRET, Patrice, manufacturier, Weedon, BRETON, Jacques, étudiant, Weedon, CARRIER, Léopold, commerçant, Garthby, COTE, Joseph-R., contracteur, Disraëli,\t2 DAIGLE, Marcel, cultivateur, St-Jacques, DENIS, Laurier, courtier, St-Gérard, GAGNON, Paul-Emile, bijoutier, Disraëli, GREGOIRE, Gilles, ouvrier, St-Gérard, GUILLEMETTE, Gérard, gérant, Garthby, LACHANCE, Lauréat, courtier, Disraëli, LEHOUE, Roger, industriel, Disraëli,\t1 LEMIEUX, Raymond, notaire, Disraëli, LESSARD, Charles-Auguste, cultivateur, Disraeli, MARCOUX, Validor, marchand, St-Gérard, NOLET, Wilfrid, maire, Ham-Nord, PARENT, Gérard, gérant, Stenson, 14.Yamaska Nombre d\u2019électeurs : 106 Nombre de voteurs : 82 Nombre de candidats : 22 Délégués et suppléants élus : 20 ?Délégués présents aux Assises : 3 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 46 BIBEAU, Gilles, nettoyeur, St-Zéphirin,\t3 BIBEAU, Robert, contracteur, St-François, BIRON, J.-Dollard, étudiant, La Baie du Febvre, COTE, Mme Laurette-C., La Visitation,\t4 COURCHESNE, Justin, cultivateur, La Visitation, DANEAU, Lionel, courtier, Pierreville, FAFARD, Marcel, industriel, St-Guillaume, FRECHETTE, Lemire, notaire, La Baie du Febvre, GENDRON, Réal, sociologue, La Baie, GRAVEL, Roger, cultivateur, St-Guillaume,\t1 LAHAIE, Mme Armand, caissière, Baieville, LAHAIE, Luc, étudiant, Baieville LEMAY, Rosaire, principal d\u2019école, Baieville, LEMIRE, Romuald, cultivateur, Baieville, LETENDRE, Roger, commerçant, Pierreville,\t5 MAILLETTE, Jules, cultilvateur, St-Zéphirin,\t2 RENAUD, M., inst., St-Frs.du Lac, SCHOONER, Lucien, marchand, Pierreville, TREMBLAY, Roger, secrétaire, Pierreville, VANASSE, Lucien, gérant, St-Guillaume, E.- Zone 5 Dans les 5 comtés de cette région, 1052 associations on institutions avaient droit de vote.513 électeurs se sont prévalus de leur droit de choisir les délégués, soit une moyenne de 102 voteurs par comté ou une proportion de 18,7% de tous les électeurs.119 candidats avaient brigué les suffrages, soit une moyenne de 21 par comté.63 des 75 délégués ont participé aux Assises, soit une proportion de 84%.Leur âge moyen s\u2019élève à 40,3 ans.1.Champlain Nombre d\u2019électeurs : 205 Nombre de voteurs : 126 Nombre de candidats : 26 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises : 14 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 46 ans.BARIBEAU, Mme André, secrétaire, Cap-de-la-Madeleine, BARON, Claude, ouvrier, Cap.-d.-l.-M., BEAUCHESNE, Edouard, papetier, Cap-de-la-Madeleine, BELLEMARE, Laurent, industriel, Cap-de-la-Madeleine, BERÜBE, Jean Paul, opérateur, Cap-de-la-Madeleine, BOISSONNAULT, Conrad, contremaître, Cap-de-la-Madeleine, BUIST, Richard, marguillier, C.-d.-l.-M., CHAREST, André, électricien, Cap-de-la-Madeleine,\t3 DESILETS, Orner, directeur, Ste-Anne-de-la-Pérade, GOULET, Mme A., Ste-Anne-d.-l.-P., GOULET, Gérard, maire, St-Séverin, 1 GRATTON, Orner, dir., Cap.-d.-l.-M., LAMBERT, Lionel, chef de division, Cap-de-la-Madeleine,\t4 LAMY, Robert, étudiant, Cap-d.-l.-M., LEMIRE, J.-Roger, ferblantier, Cap-de-la-Madeleine,\t2 LOISELLE, Mme Clara, Cap-d.-l.-M., PICHE, René, professeur, Cap-d.-l.-M., RICHER, Jean-Pierre, ouvrier, La Pérade,\t5 THIBAULT, J.D., industriel, Ste-Anne-de-la-Pérade, VEILLET, Mme Jacques, Cap-de-la-Madeleine, 320 ASSISES NATIONALES 2.\tLaviolette Nombre d\u2019électeurs : 240 Nombre de voteurs : 119 Nçmbre de candidats : 25 -Délégués et suppléants élus : 20 \u2019¦Délégués présents aux Assises : 12 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 41 ans.BEL AND, Joachim, cultivateur, Ste-Thècle BOISVERT, J.-Emery, directeur, Grand-Mère\t1 \u2018BORDELEAU, Mme Arthur, Lac à la Tortue, BRONSARD, Daniel, étudiant, Grand-Mère, CRETE, Réginald, professeur Grand-Mère, \u201cDANEAULT, Conrad, contremaître, Grand-Mère, \u2018DESCHENELS, Maurice, électricien, Grand-Mère, \u2018DOUCET, Gaston, instituteur, Grand-Mère, \u201cGERVAIS, Denis, cultivateur, Hérouxville, \u2018HOUDE, Martial, professeur, Grand-Mère, \u201cHOUDE, Mme Martial, secrétaire, Grand-Mère, '\u201cLAMY, Jean-Paul, assurances, Grand-Mère, LAVOIE, Victor, gérant, Grand-Mère,\t2 ,fLORD, Henri-Jean, employé de poste, Grand-Mère, \u201cNORMANDIN, Fr., André, professeur, Grand-Mère, \u201cPELLETIER, Isidore, secrétaire, St-Georges, PINARD, Paul,, technicien, Grand-Mère,\t3 ROBITAILLE, Lucien, commis, Grand-Mère,\t4 THIFAULT, Armand, secrétaire, Ste-Thècle\t5 '\u201cTREMBLAY, Alphonse, employé, St-Georges, 3.\tMaski nongé Nombre d\u2019électeurs : 97 Nombre de voteurs : 41 Nombre de candidats : 21 Délégués et suppléants élus : 20 \u2018Délégués présents aux Assises : 10 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 41 ans.AUGER, Bernard, cultivateur, BELLEMARE, Anatole, fonctionnaire, Louiseville,\t3 BRODEUR, Mme Réal, St-Paulin, DUPUY, Yves, contremaître, Louiseville,\t5 '\u201cFERRON, Fernand, cultivateur, St-Léon, ¦\u201cFERRON, Mme Luce, St-Léon, \"FUGERE, Jean, aide social, Louiseville, \u2022FUGERE, Mme Lise, professeur, Louiseville, \u2018GIASSON, Conrad, directeur, Louiseville, \u201cLAFOND, Robert, marchand, St-Paulin, \u201cLAFOND, Mme Robert, St-Paulin, \"LAFRENIERE, Raphaël, courtier, Louiseville, LESSARD, Marcellin-O., tailleur, Ste-Ursule, LESSARD, Mme Marcellin-O., fonctionnaire, Ste-Ursule, \u201cLUPIEN, Guy, voyageur, Louiseville, LUPIEN, Mme Guy, jardinière, Louiseville, PAQUETTE, Denis, électricien, Louiseville, PICHETTE, Joseph, cultivateur, St-Léon, PICHETTE, Mme Joseph, St-Léon, VADEBONCOEUR, J.-Rosaire, marchand, Ste-Ursule, 4.\tSaint-Maurice Nombre d\u2019électeurs : 228 Nombre de voteurs : 106 Nombre de candidats : 24 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises : 14 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 35 ans.BATAILLE, Pierre, chimiste, Shawinigan-Sud, BELLEMARE, Frère Yvon, Pointe-du-Lac, \u2018BOISVERT, Jean-Paul, secrétaire, Pointe-du-Lac, \u201cBOURNIVAL, Maurice-L., cultivateur, St-Barnabé-Nord, DESSUREAULT, Jean-Guy, technicien, Shawinigan, DUGRE, Jean, marin, Pointe-du-Lac, ' FRECHETTE, Guy, étudiant, Pointe-du-Lac, FUGERE, Mme Alphonse, Shawinigan, GAUDET, Hubert, opérateur, Shawinigan-Sud, GELINAS, Claude, avocat, Shawinigan, GELINAS, Rose, publiciste, Shawinigan, GIRARD, Mme Carmen, Stc-Flore, GIROUX, Georges, inspecteur, Shawinigan, \u201cHOUDE, Gérard, gérant, St-Boniface, LACOURSIERE, Jean-Paul, commis, St-Boniface, LEGARE, Jean-Jacques, détaillant, Pointe-du-Lac, \u201cMAILLETTE, Mlle Louise, étudiante, Shawinigan-Sud, ' ROBERT, Jean-Louis, ingénieur, Shawinigan-Sud, THERRIEN, Frère Conrad, gérant, Pointe-du-Lac, ' VERRETTE, René, étudiant, Shawinigan, 5.\tTrois-Rivières Nombre d'électeurs : 282 Nombre de voteurs : 121 Nombre de candidats : 23 DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1967 321 Délégués et suppléants élus : 20 \u2022Délégués présents aux Assises : 13 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 39 ans BELANGER, J.-Laurent, professeur, Trois-Rivières, -BLANCHETTE, Conrad, vérificateur, Trois-Rivières, \u2022COSSETTE, Ernilien, courtier, Trois-Rivières, \"DESBIENS, Carmelle, Tr-Rivières, '\"DESLAURIERS, J.-Gaston, commis, Trois-Rivières, \"DION, Clermont, secrétaire, Trois-Rivières,\t3 DION, Jean-Luc, professeur, Trois-Rivières, GAUTHIER, Paul-André, assureur, Trois-Rivières, GIGUERE, Jules, pharmacien, Trois-Rivières, ¦ HEROUX, Roger, comptable, Trois-Rivières, HOULE, Henri-Noël, commis, Trois-Rivières,\t4 ¦\"JULIEN, Pierre-André, économiste, Trois-Rivières, \u2019LANGLOIS, Paul, professeur, Trois-Rivières, \u2019\"LANDRY, Mme Thérèse-M., secrétaire, Trois-Rivières,\t2 MARTIN, André, chiropraticien, Trois-Rivières, \"MEYERS, Georges, directeur, Trois-Rivières, PROULX, Alphonse, gérant, Trois-Rivières, \u2022 ROSS, Carol, enseignant, Trois-Rivières,\t1 SAUVAGEAU, G.W., contrôleur, Trois-Rivières, VALOIS, P.E., Trois-Rivières, F.\u2014 Zone 6 Dans les 8 comtés de cette région, 1240 associations ou institutions avaient droit de vote.668 électeurs se sont prévalus de leur droit de choisir les délégués, soit une moyenne de 83 voteurs par comté ou une proportion de 53,8% de tous les électeurs.203 candidats avaient brigué les suffrages, soit unei moyenne de 25 par comté.78 des 120 délégués ont participé aux Assises, soit une proportion de 65%.Leur âge moyen s\u2019élève à 37,1 ans.1.Argenteuil Nombre d\u2019électeurs : 87 Nombre de voteurs : 53 Nombre de candidats : 22 Délégués et suppléants élus : 20 ' Délégués présents aux Assises : 5 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises: 41 ans.ARNOLD, Gilbert-E., fermier, Grenville, BARBEAU, Paul-Emile, président, Ayersville, BELANGER, René, gérant, Lachute, BOUCHER, Gaston-J., ingénieur, Lachute, CHAMPAGNE, Doris, ouvrier, Lachute, CAUCHON, Léonce, gérant, Lachute, 2 CHARBONNEAU, Yves, secrétaire, Brownsburg,\t5 DESROCHERS, Gaétan, contremaître, Lachute, DESROSIERS, Louis-Georges, Brownsburgh, DUMAS, Maurice, instituteur, Lachute, \"GIONET, Marcel-A., publicité, Lachute, GRONDIN, Marcel, Lachute,\t3 LAURIN, Jean, commis, Lachute, LAVERDIERE, Guy, contremaître, Lachute,\t4 LAVOIE, Guy, éditeur, Lachute, LEGAULT, Conrad-M., administrateur scolaire, Lachute;\t1 \u2019SAUVE, André, médecin, Lachute, \u2022 VAILLANCOURT, Guy, technicien, St-André-Est, VALOIS, Francine, secrétaire, Lachute, \u2019VALOIS, Simon, notaire, Lachute, 2.Berthier Nombre d'électeurs : 116 Nombre de voteurs : 69 Nombre de candidats : 21 Délégués et suppléants élus : 20 \u2019Délégués présents aux Assises : 10 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 49 ans.BERGERON, Gérald, secrétaire, St-Cuthbert, \u2019BERGERON, Magloire, garagiste, St-Gabriel, CHAPDELAINE, Isabelle, secrétaire, St-Charles,\t5 DAUPHIN, Guy, cultivateur, St-Norbert,\t1 \u2019DUBEAU, Jules, industriel, St-Norbert, DUBEAU, William, industriel, St-Norbert, \u2022GARCEAU, Jean, fabricant de beurre, Berthier, \u2019GENDRON, Jean, métallurgiste, Berthier, \u2019GRAVEL, André, vendeur, Lavaltrie, LAFERRIERE, Luc, cultivateur, St-Viateur,\t2 LAURENDEAU, Agathe, professeur, St-Barthélémy, 'LAURENDEAU, Jean-Guy, étudiant, St-Barthélémy, LEPINE, Roméo, machiniste, St-Gabriel,\t4 PAQUIN, Percy, agent de sécurité, Berthier, \u2019PRESCOTT, Alfred, agent de bien-être, St-Charles de Mandeville, \u2019PRESCOTT, Mme Alfred, St-Charles de Mandeville, 322 ASSISES NATIONALES ST-JEAN, Marcelin, cultivateur, St* Charles SARRAZIN, J.H., compt., St-Gabriel, SICARD, Roger, ingénieur, St-Antoine, VALOIS, Isidore, cultivateur, St-Barthélémy,\t3 3.\tDeux-Montagnes Nombre d\u2019électeurs : 102 Nombre de voteurs : 52 Nombre de candidats : 33 Délégués et suppléants élus : 20 ' Délégués présents aux Assises : 11 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 33 ans.BEAUDET, Ginette, hôtesse, Deux-Montagnes BERTRAND, Mariette, institutrice, St-Eustache,\t2 BRAULT, Gérard, administrateur, Deux-Montagnes, «CAZA, Conrad, comptable, St-Eustache,\t3 \u2022COSSETTE, Benoit, conseiller, St-Eustache, «COURCELLES, Pierre, professeur, St-Benoît, DESJARDINS, Georges, ingénieur, Pointe-Calumet, «DORION, Maurice, courtier St-Eustache, DUBEAU, Yvon, étudiant, St-Eustache,\t4 ¦\tGIROUX, Jean, instituteur, St-Augustin, LABONTE, Louis, ingénieur, St-Eustache, ¦\tLALANDE, Claude, technicien, St-Eustache, LALANDE, Philippe, comptable, St-Placide, LALANDE, Raymonde, infirmière, St-Eustache, LAVIGNE, Robert, technicien, Pointe-Calumet, LETONDAL, Paul, médecin, Deux-Montagnes, PAQUIN, Lise, institutrice, St-Joseph-du-Lac,\t1 RACINE, Jean-Luc, professeur, St-Eustache, \u2018THERIAULT, Gustave, notaire, Deux-Montagnes, TREMBLAY, René, mécanicien, St-Eustache,\t5 4.\tJoliette Nombre d\u2019électeurs : 211 Nombre de voteurs : 133 Nombre de candidats : 20 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises : 14 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 33 ans.« ASSELIN, Mathias, cultivateur, N.-D.-de-Lourdes, BEAUDOIN, J.-Guy, contrôleur, Joliette, BREAULT, Grégoire, étudiant, Rawdon, «CORRIVEAU, Gilles, étudiant, Jouette,\t2 CORRIVEAU, J.-Paul, cultivateur, St-Thomas, ¦ FERLAND, Sylvio, chirurgien, Joliette, FORGET, Serge, instituteur, Joliette, «FRECHETTE, Michel, étudiant, St-Barthélémy,\t4 «GAUDET, Réal, professeur, Joliette GAUVREAU, Roland, journaliste, Joliette, GENEREUX, Alain, étudiant, Joliette, GENEREUX, Mme Louise, professeur, Joliette, HERON, Michel, étudiant, Joliette,\t5 LAFRENIERE, Claude, commis, Notre-Dame-de-Lourdes,\t1 LASALLE, Roch, gérant des ventes, Crabtree, «LAVALLEE, Roland, cultivateur, Joliette, MAILHOT, Clément, assureur-vie, Joliette, MARTIN, Léo, gérant textile, Joliette, MENARD, Marcel, gérant des ventes, Lac Vert, «PIETTE, Onésime, professeur, Joliette,\t3 5.\tLabelle Nombre d\u2019électeurs : 187 Nombre de voteurs : 131 Nombre de candidats : 38 Délégués et suppléants élus : 20 «Délégués présents aux Assises : 9 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 34 ans BILODEAU, André, secrétaire, La Conception,\t5 BOILEAU, Micheline, secrétaire, L\u2019Annonciation, BOISVERT, Gilles, professeur, L\u2019Annonciation,\t3 BOUDREAULT, Florian, photographe, Mont-Laurier, CARTIER, Francine, L\u2019Annonciation, CREPEAU, M., notaire, Ferme-Neuve, DUMONTIER, Pierre, gérant, L\u2019Annonciation, DUVAL, Jean-Pierre, courtier, Ste-Véronique,\t4 GODARD, Benoit, gérant, L\u2019Annonciation, LAFONTAINE, Armand, directeur, Mont-Laurier, LALANDE, Gérard, comptable, L\u2019Annonciation, «LETOURNEAU, Gilles, marchand, Mont-Laurier, «MEILLEUR, Raymond, barbier, L\u2019Ascension, MONETTE, Réal, instituteur, Ferme-Neuve, PELLETIER, Roland, épicier, L\u2019Annonciation,\t2 POULIN, J-Paul, gérant, Mt-Laurier, ROBIDOUX, Gilles, marchand, L\u2019Annonciation, «ROY, Guy, avocat, Mont-Laurier, DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1967 STE-MARIE, Carmen, institutrice, L\u2019Annonciation, 'SARRAZIN, Christian, étudiant, Ferme-Neuve,\t1 6.\tL\u2019Assomption Nombre d\u2019électeurs : 108 Nombre de voteurs : 48 Nombre de candidats : 16 Délégués et suppléants élus : 16 Délégués présents aux Assises : 13 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 37 ans.\u2019BOISVERT, Jean-Jacques, constable, Repentigny, * CODERRE, Marcel, professeur, Repentigny, GAGNON, Jacques, principal, Repentigny, 'GAGNON, Robert, ingénieur, Repentigny, 'GAUTHIER, Charles-A., technicien, Repentigny, GRENIER, Marcel, opérateur, Charlemagne, GRENON, Marc, professeur, St-Joachim-des-Plaines, 'GUERARD, Paul-E., vérificateur, St-Paul l\u2019Ermite, 'GUERARD, Mme Paul-E., St-Paul l\u2019Ermite, OUELLETTE, André, instituteur, Mascouche, 'PICARD, Marcel, vétérinaire, L\u2019Epiphanie, 'ROCQUES, Georges, chimiste,\t1 Repentigny, SAVOIE, Réal, professeur, Repentigny, 'THOUIN, Henri-Paul, entrepreneur, Repentigny, 'THOUIN, Jeannine, Repentigny, 'THOUIN, Simon, électricien, Repentigny.7.\tMontcalm Nombre d\u2019électeurs : 84 Nombre de voteurs : 42 Nombre de candidats : 21 Délégués et suppléants élus : 20 'Délégués présents aux Assises : 4 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 45 ans.BEAUDRY, Georges, notaire, St-Jacques, BEAUSEJOUR, Marcel, gérant, St-Jacques,\t1 'DUPUIS, Armand, voyageur, St-Jacques, DUPUIS, Raynald, maire, St-Jacques, FORET, Anatole, cultivateur, St-Jacques, GAUVREAU, Rosaire, chauffeur, Rawdon,\t2 GREGOIRE, Rolland, gérant, Rawdon, LACHAPELLE, Louis, directeur, St-Jacques, 'LAFORTUNE, Marcel, médecin, St-Jacques, LANE, Maurice, gérant général, Rawdon, LEPINE, Claude, gérant, St-Jacques, LEVEILLE, Julien, synd., St-Donat.MARCHAND, Réal, cultivateur, Rawdon, MASSICOTTE, Jean, pharmacien, St-Jacques, MIGUE, Laurier, marchand, St-Jacques, MORIN, Théodore, maire, St-Alexis, PERREAULT, Vital, mesureur, Rawdon, PRUD\u2019HOMME, André, marchand, St-Esprit, VARIN, Gilles, assureur-vie, St-Jacques, WOLFE, Ghislaine, étudiante, St-Jacques, 8.\tTerrebonne Nombre d\u2019électeurs : 345 Nombre de voteurs : 140 Nombre de candidats : 32 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises : 12 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 34 ans.ALARY, Hervé, directeur, St-Jérôme, 'BLANCHARD, Mlle Gertrude, infirmière, St-Jérôme, BOISVERT, Aurélien, vicaire, St-Jérôme, BOUCHER.René, étudiant, Ste-Thérèse, BRAUN, Jacques, technicien, St-Antoine, 'CHAPUT-ROLLAND.Mme Solange, Lac Marois, 'DESROCHES, François, professeur, Lorraine, 'DURANLEAU, Jacques, chiropraticien, St-Jérôme, HAMELIN, Pierre, professeur, Terrebonne, HAREL, Mlle Louise, étudiante, Ste-Thérèse, 'JODOIN, Roderick, médecin, St-Jérôme, LABELLE, Claude, percepteur, Ste-Thérèse, 'LANDRY, Jean-Guy, dentiste, Ste-Thérèse, 'MILLETTE, Marc, conseiller en orientation, St-Jovite, PAQUETTE, Claude, avocat, Terrebonne, PARENT, Bernard, gérant, St-Jérôme, ¦ POTVIN, Mme Renée-L., St-Jérôme, PROULX, Joseph, financier, St-Jérôme, 'ROY-COUTURE, Louise, diététiste, Ste-Thérèse, SARRAZIN, Edouard, président, St-Jérôme, 324 ASSISES NATIONALES G.\u2014 Zone 7 Dans les 15 comtés de cette région, 2320 associations ou institutions avaient droit de vote.1132 électeurs se sont prévalus de leur droit de choisir les délégués, soit une moyenne de 75 voteurs par comté ou une proportion de 48,7% de tous les électeurs.336 candidats avaient brigué les suffrages, soit une moyenne de 23 par comté.156 des 225 délégués ont participé aux Assises, soit une proportion de 69,3%.Leur âge moyen s\u2019élève à 43,2 ans.1.\tBagot Nombre d\u2019électeurs : 125 Nombre de voteurs : 71 Nombre de candidats : 21 Délégués et suppléants élus : 20 \u2022\u2022 Délégués présents aux Assises : 8 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 48 ans \u2022BEAUDRY, Willie, sec., St-Hugues, BERNARD, Laurent, garagiste, Upton, \u2019BOISVERT, Henri, maire, Acton Vale, \u2022\tBOURGEOIS, Louis-Philippe, chef de train, Ste-Rosalie, DESLANDES, Geo.-A., notaire, Acton Vale, DESAUTELS, Mme Geo., Ste-Rosalie, \u201cDUPUIS, Lionel, Acton Vale,\t5 FLUET, Georges, rentier, Ste-Hélène,\t1 \u201cFREGEAU, Georges, maire, Ste-Rosalie, GIRARD, Jean, Ste-Rosalie, GOSSELIN, Jacques, boulanger, St-Liboire, GOSSELIN, Yvon, St-Liboire, \u2022\tISABELLE, Raymond, comptable, Acton Vale, LAPLANTE, Charles, commerçant, St-Simon, LANOIE, Roger, aviculteur, Upton, 2 \u201cLEMAY, Lucien, gérant, Acton Vale, LOISELLE, Roger, assureur, St-Dominique, MICLETTE, Gabriel, cultivateur, St-Théodore, OUIMET, Robert, pharmacien, Acton Vale,\t4 \u201cPELCHAT, François-X., contracteur, Acton Vale,\t3 2.\tBeauharnois Nombre d\u2019électeurs : 242 Nombre de voteurs : 115 Nombre de candidats : 31 Délégués et suppléants élus : 20 \u201cDélégués présents aux Assises : 11 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 41 ans \u201cAUDETTE, J.-Pierre, notaire, Valleyfield, \u201cBEAUREGARD, J.-Marie, étudiant, Valleyfield, BELANGER, Gaston, surintendant, Valleyfield, \u201cBRUNET, Hervé, contremaître, Salaberry, CARRY, Benjamin, professeur, Valleyfield, \u201cCAZELAIS, Léo, courtier, St-Etienne, DAOUST, Donatien, cultivateur, St-Etienne, DUBOIS, Mme Lise, conseillère, Valleyfield, DUBIEN, Mlle Andrée, secrétaire, Valleyfield,\t5 \u201cLEFRANÇOIS, Frère Léo, directeur, Valleyfield, LEMAŸ, Gaétan, ingénieur, Valleyfield,\t2 \u201cLEVESQUE, J.-Paul, conseiller, Beauharnois, \u201cMELOCHE, André, journaliste, Valleyfield, MINER, William, arboriste, Valleyfield,\t3 M1RON, Armand, courtier, Valleyfield, MONTPETIT, Marcel, assureur, St-Etienne,\t1 PAIEMENT, Florian, maire, St-Timothée, \u201cPELADEAU, Gérard, commissaire, St-Timothée, PROULX, Mlle Jeannette, marchande, Salaberry, ST-AUBIN, J.-Guy, vendeur, Valleyfield,\t4 3.\tChambly Nombre d\u2019électeurs : 187 Nombre de voteurs : 76 Nombre de candidats : 22 Délégués et suppléants élus : 20 \u201c Délégués présents aux Assises : 13 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 36 ans \u201c ANGERS, Mme Gisèle, secrétaire, St-Lambert, BARRETTE, J.J., ingénieur, Longueuil, BOLDUC, S., ingénieur, Boucherville, \u201cBRASSARD, Herman, éducateur, Chambly, \u201cBRULE, Jean, avocat, Boucherville, \u201cCLEMENT, Béatrice, écrivain, Boucherville, \u201cDANSEREAU, Francine, Longueuil, DESFORGES, Thérèse, secrétaire, Longueuil, \u201cDUVAL, Robert, représentant, Boucherville, GRAVEL, J.-Hubert, étudiant, St-Lambert,\t4 LABERGE, Gérald, assurances, Longueuil, LACROIX, Robert, électricien, Longueuil,\t2 \u201cLAMY, Jean-Paul, gérant, Longueuil, LANOUETTE, Marcel, assureur-vie, Longueuil,\t3 DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1967\t325 ?LASNIER, Jacques, gérant, Longueuil,\t5 ?LEGAULT, André, étudiant, Longueuil, \"ROY, Gilles, publiciste, Ville Lemoyne, ?ROY, Jean-Charles, représentant, Longueuil, VALLERAND, Claude, représentant, Longueuil, \u2022VIGER, Jocelyne, étudiante, Longueuil,\t1 4.\tChâteauguay Nombre d\u2019électeurs : 199 Nombre de voteurs : 117 Nombre de candidats : 23 Délégués et suppléants élus : 20 ?Délégués présents aux Assises : 16 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 46 ans ?BEAULIEU, Laurent, directeur, St-Chrysostome, ?BLAIS, Jean-Louis, marchand, St-Chrysostome, \"BOILEAU, Roger, comptable, Ste-Martine,\t4 ?DAOUST, Gérard, commerçant, Ste-Philomène, ?LABERGE, Florent, entrepreneur, Ste-Martine, ?LAFFITE, Guy, maraîcher, Ste-Clothilde, ?LAPOINTE, Guy, instituteur, Ste-Philomène,\t5 MARCHAND, Jean-Claude, relations, Châteauguay,\t1 ?PAQUIN, Donat, technicien, Howick, ?PAQUIN, François, boulanger, St-Chrysostome, PERRIER, Alain, bibliothécaire, Ste-Martine, ?PERRIER, Mme Angèle, bibliothécaire, Ste-Martine, ?PRIMEAU, Mme Nestor, immeubles, Ste-Martine, PRIMEAU, Mme Réal, Châteauguay, ?PROVENCHER, Gérard, professeur, Châteauguay, ?ROUSSE, Louise, secrétaire, Ste-Clothilde, ST-HILAIRE, Gaston, professeur, Châteauguay,\t3 \u2022TOUCHETTE, Jean-Marie, marchand, Howick, ?TRUDEAU, Maurice, avocat, Châteauguay,\t2 ?VALLEE, Gérald, principal, Ste-Martine.5.\tHuntingdon Nombre d\u2019électeurs : 40 Nombre de voteurs : 18 Nombre de candidats : 22 Délégués et suppléants élus : 20 \"Délégués présents aux Assises : 2 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : BARRETTE, Marc-A., boucher, St-Antoine-Abbé, ?CAZA, Alcide-H., cultivateur, St-Anicet, ?CAZA, Mme Alcide, fermière, St-Anicet, FRAPPIER, Guy, menuisier, Franklin, FRAPPIER, Jean-P., pomiculteur, Franklin,\t1 FRAPPIER, Mme M., Franklin, LABERGE, Viateur, comptable, St-Antoine, LUSSIER, Guy, commerçant, St-Antoine-Abbé, LUSSIER, Mme G., St-Antoine-Abbé, 3 PINSONNAULT, G., cultivateur, Ste-Barbe, PINSONNAULT, Mme G., St-Anicet, QUENNEVILLE, Gilles, cultivateur, St-Anicet, QUENNEVILLE, Mme J., St-Anicet, 4 TESSIER, Ozza, pomiculteur, St-Antoine-Abbé, THIBODEAU, R., commerçant, Franklin, TREMBLAY, Dollard, gérant, Ste-Barbe, TREPANIER, Claude, garagiste, St-Anicet, VALLEE, Gilles, cultivateur, Ste-Barbe,\t2 VALLEE, Mme Gilles, Ste-Barbe, 5 6.\tIberville Nombre d\u2019électeurs : 104 Nombre de voteurs : 52 Nombre de candidats : 21 Délégués et suppléants élus : 20 ?Délégués présents aux Assises : 11 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 41 ans.AUDETTE, Mme Lionel, Ste-Brigide, BARRIERE, J.-Aidée, rentier, Iberville,\t1 ?BELLAVANCE, Guy, vendeur, Iberville, \"BISAILLON, J.-Marie, outilleur, Qt.4tbonaçû ?BOURASSA, Conrad, soudeur, Iberville, CHOUINARD, Marcel, voyageur, Iberville, ?COUPAL, Fernand, administrateur, Henryville,\t5 FORGET, Rolande, secrétaire, Iberville, FOURNIER, Rodolphe, notaire, Iberville, ?JACOB, Lionel, secrétaire, Iberville, JETTE, P.-Emile, cultivateur, Sabrevois, LECAVALIER, Fernand, contremaître,\tIberville,\t4 LUSSIER, Gilles, acheteur, Iberville,\t3 MEUNIER, Robert, fonctionnaire, Iberville, \"PAPINEAU, Maurice, employé, Iberville, ?PROULX, Michel, étudiant, Iberville,\t2 ?ST-JEAN, Oscar, maire, Henryville, ?SANSFAÇON, Lucie, institutrice, Iberville, \"TREMBLAY, Jacques, industriel, Iberville, TRINQUE, Gilles, professeur, Ste-Brigitte. 326 ASSISES NATIONALES 7.\tMissisquoi Nombre d\u2019électeurs : 130 Nombre de voteurs : 55 Nombre de candidats : 25 Délégués et suppléants élus : 20 \u2019Délégués présents aux Assises : 9 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 49 ans BERUBE, Servule, ouvrier, Notre-Dame, CHOINIERE, Paul, menuisier, St-Ignace, \u2019\u2019CLOUTIER, Euclide, ouvrier, Bedford, CUSSON, Adhémar, commerçant, Bedford,\t1 \u2019\u2019CUSSON, Lionel, directeur, Bedford, DESROSIERS, Gilles, assureur, Farnham,\t3 DUPUIS, Jean-Louis, marchand, Notre-Dame, FORTIER, André, avocat, Cowansville, \u2019\u2019GAGNON, Jean-Marie, cultivateur, Pike River, GENDRON, Guy, barbier, Farnham,\t4 GUAY, Roger, cultivateur, Clarenceville, LANDRY, Y.R., ouvrier, Cowansville, 2 \u2019\u2019LEVESQUE, François, avocat, Bedford, MENARD, Roger, journalier, St-Armand, \u201dPARE, Emile, président, Clarenceville, \u201cPARE, Mme Gilbert, immeubles, Clarenceville, PERREAULT, Clermont, expert rech., Cowansville,\t5 ¦\u2019PETTIGREW, Mme Alice, Frelighsburg, \u2019\u2019PETTIGREW, Philippe, ingénieur, Frelighsburg, ¦\u2019RICHARD, Benoît, professeur, St-Armand.8.\tNapierville-Laprairie Nombre d\u2019électeurs : 140 Nombre de voteurs : 63 Nombre de candidats : 24 Délégués et suppléants élus : 20 \u2019Délégués présents aux Assises : 11 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 53 ans \u201cBOISVERT, Joseph-Arthur, inst., Laprairie, \u2019\u2019BOUDRIAS, Paul, jardinier, Sherrington, BOURDON, P.E.vendeur, St-Rémi, 3 BOYER, Rémi, inspecteur, St-Isidore, BOYER, Mme Rémi, St-Isidore, DUBUC, René, cultivateur, St-Isidore, DUPONT, Yves, notaire, Napierville, HEBERT, Mme Suzanne, Candiac, 5 HEBERT, Wilfrid, agronome, Candiac, LACAILLE, Gustave, assurances, St-Rémi, LANCTOT, André, industriel, St-Isidore, LANCTOT, Mme André, St-Isidore, 4 \u201cLESSARD, Henri, marchand, St-Rémi, LETOURNEAU, Anatole, marchand, St-Rémi, MONTCHAMP, Gérard, loisirs, St-Michel, ROBIDOUX,, Mme Jean, St-Constant, 1 ROBIDOUX, Mme Jeanne-V., inst., St-Isidore, \u2019\u2019ROCHETTE, R.F.J., Ernest, Laprairie, \u2019\u2019YELLE, Mme Florida, infirmière, St-Rémi,\t2 \u2019\u2019YELLE, Paul, président, St-Rémi.9.\tRichelieu Nombre d\u2019électeurs : 193 Nombre de voteurs : 96 Nombre de candidats : 20 Délégués et suppléants élus : 20 \u2019\u2019Délégués présents aux Assises : 15 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 40 ans \u201cBELLEMARE, J.Y., professeur, Tracy, BOUCHER, Raymond, vérificateur, Tracy, BOUSQUET, Orner, aumônier, Sorel, DESCOTEAUX, Robert, gérant, Tracy, \u2019\u2019FARLEY, Vincent-P., échevin, Tracy, \u201cGAUTHIER, Charles, surveillant, Tracy,\t1 \u2019GIRARD, Mme Y., Tracy, \u201cGOUDREAULT, Roland, directeur, Sorel, \u201cHAMEL, Jacques, professeur, Sorel, LAFOREST, Bertrand, étudiant, Tracy, LANDREVILLE.Jean-Yves, contremaître, Tracy, LAPLUME, Henri, curé, Tracy, LETOURNEAU,\tRoger,\tTracy,\t5 \u201cLEVAS, Mme Roger,\tTracy,\t2 MICHAUD, Jean-Paul, contremaître, Tracy,\t3 \u201cMOREAU, Adrien, chef de police, Tracy, PARENTEAU.Mme R., Sorel, PAUL, Gérard, assureur-vie, Tracy, \u201cPICARD, Roger, chef syndicaliste, Tracy,\t4 ROBILLaRD, Jules, assureur-vie, Tracy.10.\tRouville Nombre d\u2019électeurs : 128 Nombre de voteurs : 80 Nombre de candidats : 23 Délégués et suppléants élus : 20 \u201c Délégués présents aux Assises : 11 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 41 ans \u201c ARES, Mme Flore, St-Césaire, ARES, Paul-Abel, cultivateur, St-Césaire \u2018BEAUSEJOUR, Frère Jacques, St-Césaire, \u201cBENOIT, Richard, professeur, Marieville, CHARTRAND, Michel, imprimeur, Richelieu,\t5 \u201cDAVIGNON, Marcel, puisatier, Marieville,\t4 DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1967\t327 \u2022DENICOURT, Gilbert, notaire, St-Césaire, \"FORTIN, Jean-Guy, professeur, St-Hilaire, GAUDREAU, André, assurances, Richelieu, \u2022GRAVEL, Romuald, surintendant, Rouville, JODOIN, Bernardin, cultivateur, Marieville, LAMBERT, Anthème, assurances, St-Jean-Baptiste, \u2022LAR1VIERE, R.-Alfred, cultivateur, Chambly, MQNAST, Claude, funérailles, Marieville,\t1 OSTIGUY, Germain, industriel, St-Césaire, OSTIGUY, Paul, professeur, Richelieu, \u2022PILON, Ubald, agronome, Rouville, POULIN, René, machiniste, Marieville,\t2 RONDEAU, Gaston, avocat, Marieville, \u2022VALTON, Pierre, agriculteur, St-Mathias,\t3 11.\tSaint-Hyacinthe Nombre d\u2019électeurs : 267 Nombre de voteurs : 114 Nombre de candidats : 23 Délégués et suppléants élus : 20 \u2022Délégués présents aux Assises : 12 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 35 ans \u2022BILODEAU, Robert, directeur, Douville, CORNEILLIER, Fernand, directeur, St-Hyacinthe, DAVIGNON, Michel, préposé, La Providence, \u2022FAFARD, Jules, vendeur, St-Hyacinthe,\t2 \u2022FILION, Roland, vétérinaire, La Providence, GARON, Olivier, professeur, St-Hyacinthe, GAUVIN, J.-Guy, dessinateur, St-Hyacinthe,\t5 \u2022LAPALME, Fernand, inspecteur, St-Joseph, \u2022LEBLANC, Maurice, étudiant, St-Barnabé, LEMIEUX, Mme Fernand, St-Hyacinthe, \u2022LEVEILLE, A.-Côme, marchand, St-Hyacinthe, LUSSIER, Charles-Léon, professeur, St-Hyacinthe, \u2022MALO, Rosaire, tech.-agricole, Douville, MEUNIER, Jacques, directeur, La Providence, \"MONGEAU, Roger, étudiant, St-Hyacinthe,\t3 \u2022MONTCALM, Réal, organisateur, La Providence, PARADIS, J.-Richard, inspecteur, La Providence,\t1 \u2022PROULX, Denis, assureur, St-Hyacinthe, \u2022TURCOTTE, Françoise, employée, Douville, \u2022TURCOTTE, Jacques, étudiant, Douville,\t4 12.\tSaint-Jean Nombre d\u2019électeurs : 183 Nombre de voteurs : 96 Nombre de candidats : 21 Délégués et suppléants élus : 20 \u2022Délégués présents aux Assises : 17 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 47 ans BERNARD, Firmin, ingénieur, St-Jean, BLAIS, Fernand, directeur d\u2019études, St-Jean, DESLANDES, Roger, télégraphiste, St-Jean, \u2022DESLANDES, Mme Roger, St-Jean, \u2022FOURNIER, René, vendeur, St-Jean, 1 \u2022GRANGER, Jacques, comptable, St-Jean, \u2022HEBERT, Geo.-A., comptable, St-Jean, \u2022JENNEAU, Roma, douanier, Lacolle, 4 \u2022LAMOUREUX, Noëlla, comptable, St-Jean,\t5 \u2022LAPOINTE, Roméo, inspecteur, St-Jean, \u2022LAROCHELLE, André, contremaître, St-Jean, \u2022LEBLANC-LESSARD, Mme Robert, St-Jean, ?LEVESQUE, Mme J.-Noël, St-Jean, 2 ?MONIERE, Hélène, couturière, St-Jean.?PAQUETTE, Gilles, comptable agréé, St-Jean, RANCOURT, Jacques, avocat, St-Jean, 3 \u2022RAYMOND, René, étudiant, Iberville, \u2022ST-ARNAUD, J.-R., agronome, St-Jean, \u2022SIGNORI, Gustave, instituteur retraité, St-Jean, \u2022SIGNORI, Mme G., St-Jean.13.\tTaillon Nombre d\u2019électeurs : 91 Nombre de voteurs : 49 Nombre de candidats : 19 Délégués et suppléants élus : 19 \u2022Délégués présents aux Assises : 5 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 49 ans \u2022BERNARD, Julien, facteur, Jacques-Cartier, BOMBARDIER, N., peintre, St-Hubert,\t2 CAPPUCELLI, Jean, gérant, Jacques-Cartier, \u2022DALLAIRE, Lionel, gérant, Jacques-Cartier,\t3 DESOURDY, Raymond, industriel, Laflèche, DUMOULIN, Mme M., St-Hubert,\t1 \u2022FOREST, Evariste, industriel, Jacques-Cartier, GRAVEL, Michel, représentant, Jacques-Cartier, HAMILTON, Napoléon, président, Jacques-Cartier, 328 ASSISES NATIONALES 'LABRECQUE, Chas.-F., ingénieur, Jacques-Cartier, LAMARRE, Michel, avocat, Jacques-Cartier, LORD, Jean, secrétaire, Jacques-Cartier, 'LUCQUES, Jacques, professeur, Jacques-Cartier MARTIN, N., gérant, St-Hubert, MOULIN, J.-E., retraité, Laflèche, 4 PARADIS, France, commis, Jacques-Cartier, PERRON, Fernand, surintendant, Jacques-Cartier, PHILLIP, Gérard, maire, Laflèche, THERRIEN, Roland, maire, Jacques-Cartier.14.\tVaudreuil-Soulanges Nombre d\u2019électeurs : 146 Nombre de voteurs : 71 Nombre de candidats : 25 Délégués et suppléants élus : 20 'Délégués présents aux Assises : 9 Moyenne d\u2019âge des délégués présents « aux Assises : 44 ans 'BEAULNE, Jean-Guy, électronicien, St \"Lazare 'BELLEMARE, Denise, Vaudreuil, 'BESNER, Arthur, industriel, Vaudreuil, 'BOUTHILLIER, Donat, Vaudreuil, 'BRIERE, Marc, avocat, Dorion, 'BROCHU, Germain, étudiant, Dorion, 'BROCHU, Télesphore, marchand, Dorion,\t2 CASTONGUAY, Yvon, chef de bureau, La Laie 'CUILLERIER, Jean-F., médecin, Dorion, DAOUST, Gilles, cultivateur, Vaudreuil, GENDRON, Oscar, directeur médical, Rigaud, JULIEN, Pierre, journaliste, Dorion, 'LAVALLEE, Yvon, directeur, Dorion, 1 LEFEBVRE, Georges, administrateur, Vaudreuil, MORIN, R.P.Armand-J., Rigaud, RICHARD, Marcel, restaurateur, Coteau Landing,\t4 ROZON, Lazare, cultivateur, Petite-Côte,\t3 SARRAZIN, Emile, fourrurier, Dorion, SAUVAGE, J.J., représentant, Vaudreuil-sur-le-Lac, VINCENT, Adrien, journalier, Rang de la Côte Double,\t5 15.\tVerchères Nombre d\u2019électeurs : 145 Nombre de voteurs : 59 Nombre de candidats : 16 Délégués et suppléants élus : 16 'Délégués présents aux Assises : 9 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 41 ans BOURBONNIERE, M., constructeur, St-Bruno, CHOQUETTE, J.-Paul, professeur, Chambly, 'CLAVET, Marcel, ouvrier, Beloeil, 'COULOMBE, J.L., phytopathologiste, Beloeil, 'COUSINEAU, Jean-L., courtier, Beloeil, DALLAIRE, Gérard, comptable, St-Bruno, 'DESILETS, Marcel, économiste, Beloeil, 'DUGUAY, Gérald, directeur, St-Bruno, 'FONTAINE, Mme Renée, télévision, St-Bruno, GAMACHE, Raoul, facteur, St-Amable, GAULIN, Noël, professeur, Québec 1 'HOUDE, Jean-Guy, comptable agréé, St-Bruno, 'LEMOINE, Richard, ingénieur, Beloeil, PAQUETTE, Marcel, avocat, St-Bruno, 'PREVOST, Robert, professeur, Beloeil, RAMBO, Gilbert, gérant, Beloeil.H.\u2014 Zone 8 Dans les 4 comtés de cette région, 101 associations ou institutions avaient droit de vote.187 électeurs se sont prévalus de leur droit de choisir les délégués, soit une moyenne de 47 voteurs par comté ou une proportion de 46,6% de tous les électeurs.87 candidats avaient brigué les suffrages, soit une moyenne de 22 par comté.41 des 60 délégués ont participé aux Assises, soit une proportion de 68%.Leur âge moyen s\u2019élève à 42,7 ans.1.Gatineau Nombre d\u2019électeurs : 140 Nombre de voteurs : 58 Nombre de candidats : 27 Délégués et suppléants élus : 20 'Délégués présents aux Assises : 12 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 46 ans.ALTE, Guy.mécanicien, Maniwaki, 'AUMOND, Maurice, étudiant, Maniwaki, 'BRUNET, Fernand, administrateur, Aylmer,\t1 'GAÙTHTER, Gérald, technicien, Blue Sea, 'HOULE, Jacqueline, Lucerne, KELLY, Harold, secrétaire, Gracefield, LAFRENTERE, Edgar, marchand, Messines, 'LAFRENIERE, J.A., gérant, Gracefield, 'LAMONT, Albert, rentier, Lucerne, 5 'LAURIN, Gaston, entrepreneur, Hull 2 DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1967\t329 LAVOIE, Denis, machiniste, Maniwaki\t3 ?LEGAULT, Gaétan, avocat, Hull, ?LEMOINE, Sabin, directeur, Hull, MATHIEU, François, professeur, Maniwaki, NOLAN, Roger, journaliste, Maniwaki, ?POTVIN, Augustin, fonctionnaire, Hull, ROCHELEAU, Denis, pharmacien, Hull,\t4 ST-GEORGES, Antonio, professeur, Maniwaki, ?SAURIOL, Roger, bactériologiste, Lucerne, ?THEBERGE, Jean-Claude, conseiller, Hull, 2.\tHull Nombre d\u2019électeurs : 84 Nombre de voteurs : 34 Nombre de candidats : 22 Délégués et suppléants élus : 20 ' Délégués présents aux Assises : 15 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 42 ans.?BENOIT, Henri, éditeur, Hull, ?GAGNE, Raymond, linguiste, Hull, ?GOSSELIN, Frère Daniel, Hull, HOULE, Emilien, agronome, Hull, 3 ?LANDRY, Pierre-A., ingénieur, Hull, ?LAPLAINE, Jean, chimiste, Hull, ?LAPLAINE, Mme Rita, administrateur, Hull, LAURIN, Gaétan, ferblantier, Hull, 5 ?LAVOIE, Eugène, courtier, Hull, ?LEBLANC, André, fonctionnaire, Hull, ?LEFORT, Orner, physicien, Hull, ?LEMIEUX, Ludger, fonctionnaire, Hull, MANSEAU, Jean-Louis, menuisier, Hull,\t2 MARCOTTE, Maurice, surintendant, Hull,\t1 ?PARIS, Jacques, traducteur, Hull, POTVIN, Mme Augustin, Hull, ?QUESNEL, Mme Louise, sténographe, Hull,\t4 ?QUESNEL, Michel, professeur, Hull, ?SEGUIN, Jean-Marie, échevin, Hull, ?TITHEY, Antoine, agronome, Hull, 3.\tPapineau Nombre d\u2019électeurs': 133 Nombre de voteurs : 75 Nombre de candidats : 18 Délégués et suppléants élus : 18 ?Délégués présents aux Assises : 10 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 35 ans.BEDARD, André, cultivateur, Thurso, ?BERTHEL, Roger, technicien, Buckingham, ?BLAIS, Paul, funérailles, Gatineau, ?CHARRON, F., administrateur, Gatineau, ?CHOQUETTE, Nicole, journaliste, Gatineau, ?COTE, Armand, conseiller, Gatineau, DEMERS, Léo, employé de bureau, Gatineau, ?FORTIER, Mme M., huissier, St-André Avelin, HAMMOND, Ls-Raymond, technicien, Gatineau,\t3 LANGLOIS, Jacques, statisticien, Gatineau,\t2 LEPINE, Raymond, professeur, Gatineau, MERCIER, Léandre, professeur, Gatineau, ?PARENT, Mme Eva, journalière, Angers, ?PHILION, Raymond, instructeur, Gatineau, ?PRUD\u2019HOMME, L.M., bibliothécaire, Gatineau,\t1 RACICOT, Georgette, Fassett, SAUVAGEAU, Yvan, technicien, Thurso, ?TOUCHETTE, Lucien, dentiste, Gatineau, Pontiac Nombre d\u2019électeurs : 44 Nombre de voteurs : 20 Nombre de candidats : 20 Délégués et suppléants élus : 20 ?Délégués présents aux Assises : 4 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 55 ans.BELEC, Mme Diana, Fort-Coulonge, 5 BERTRAND, Mme Alice-B., Fort-Coulonge, ?BERTRAND, Louis-D., gérant, Fort-Coulonge, BROUSSEAU, Lucien, étudiant, lie Grand Calumet, CARON, Jean-Pierre, professeur, lie Grand Calumet,\t2 ?DESJARDINS, Gilles-H., électricien, Rapide des Joachims, LASALLE, Marcel, mineur, Ile Grand-Calumet, LASALLE, Raymond, étudiant, Ile Grand-Calumet, LASALLE, Roger, marchand, Ile Grand-Calumet, LEBLANC, Emeril, rentier, Fort-Coulonge, LECLAIR, Mme Corana, Fort-Coulonge,\t4 LEGUERRIER, Donat, notaire, Fort-Coulonge, MANTHA, Jacques, commis.Ile Grand-Calumet, NORMAND, Bernadette, bibliothécaire, Fort-Coulonge, ROSE, Florence, Fort-Coulonge, RYAN, Daniel, commis, Ile du Grand-Calumet, TREMBLAY, Alexandre, cultivateur, Ile Grand-Calumet, ?VALLIERES, Emile, marchand, Davidson, ?VALLIERES, Rolland, garagiste, Fort-Coulonge, VIAU, Gaétan, professeur, Ile Grand-Calumet,\t1 330 ASSISES NATIONALES I.\u2014 Zone 9 Dans les 4 comtés de cette région, 765 associations ou institutions avaient droit de vote.378 électeurs se sont prévalus de leur droit de choisir les délégués, soit une moyenne de 95 voteurs par comté ou une proportion de 49,4% de tous les électeurs.106 candidats avaient brigué les suffrages, soit une moyenne de 26 par comté.35 des 60 délégués ont participé aux Assises, soit une proportion de 58,3%.Leur âge moyen s\u2019élève à 39,9 ans.1.Abitibi-Est Nombre d\u2019électeurs : 244 Nombre de voteurs : 108 Nombre de candidats : 21 Délégués et suppléants élus : 20 'Délégués présents aux Assises : 10 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 43 ans.,fASSELIN, Wilfrid, mineur, Malartic, 'BEAUPRE, Jacques, comptable, Amos, BERARD, J.E., maire, Val d\u2019Or, BERNATCHEZ, Yvon, étudiant, Amos, ¦'COSSETTE, Bernard, gérant, Amos, DESCHENES, Mme Roland, institutrice, Lamorandière, \u201cDUCHESNEAU, Gérard, comptable, Bourlamaque,\t2 'FONTAINE, Lucien, journaliste, Val d\u2019Or, LABRECHE, André, gérant, Amos, 'LABRECQUE, Yvon, étudiant, Amos, LECLERC, Gérard, opérateur-foreur, Barville\t1 LEGAULT, Lucien, journalier, Val d\u2019Or,\t4 \u2019 MARTEL, Emile, secrétaire-gérant, Amos, 'MARTEL, Emilien, mineur, Val d\u2019Or, 3 MENARD, Lionel, gérant, Senneterre, MONETTÈ, Mme Marcel, Bourlamaque, OUELLETTE, Thérèse, animatrice, Amos, 'POMERLEAU, Henri, vendeur, Amos, 5 ROCHON, J.O.R., professeur, Lamotte, 'TURCOTTE, Mozart, assureur-vie, AmoB.2.Abitibi-Ouest Nombre d\u2019électeurs : 187 Nombre de voteurs : 88 Nombre de candidats : 27 Délégués et suppléans élus : 20 'Délégués présents aux Assises : 2 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 54 ans.AUBIN, Pierre, Palmarolle, BARIBEAU, Joseph, président, Poularies, BERGERON, Mme Conrad, Mancebourg,\t4 \u2019 BERGERON, Marcel, secrétaire, Taschereau, BOISCLAIR, Ena, maire, Macamic, BOUDREAU, Roméo, gérant, Beaucanton, \u201cBOUTIN, Odilon, président, Taschereau, COSSETTE, Clément, Beaucanton, 3 DRAINVILLE, Mme Jean, La Reine,\t1 GENESSE, Raymond, Authier, HEBERT, Yves, La Sarre, LANDRY, Lucien, Palmarolle, LEBLANC, Alphonse, Val Paradis, MAINVILLE, Gérard, gérant de coop., Roquemaure, MAINVILLE, Mme Gérard, Roquemaure, MASSY, Réal, Beaucanton,\t2 MELANCON, J.-Paul, Desmeloises, PARADIS, Gérard, La Sarre, PINARD, Mme Alphonse, Roquemaure,\t5 ROY, Léopold, Clerval, 3.Rouyn-Noranda Nombre d\u2019électeurs : 199 Nombre de voteurs : 85 Nombre de candidats : 22 Délégués et suppléants élus : 20 \u201cDélégués présents aux Assises : 13 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 33 ans.ALARIE, Claude, chef de division, Rouyn, \u201cBERTHIAUME, Réal, assurances, Noranda, COTNOIR, Gaston, opérateur-géo., Noranda,\t5 \u201cCOUTU, Jean-Charles, avocat, Rouyn, DESCÂRY, Pierre, optométriste, Rouyn, \u201cDUCLOS, Gilles, professeur, Noranda, GAUTHIER, Jean-Maurice, sécurité, Noranda, \u201cGERVAIS, André, agent d\u2019opération, Rouyn,\t2 \u201cGILBERT, Jean-Marie, étudiant, La Sarre, \u201cGUIHO, Joseph, professeur, Rouyn, \u201cLAFRENIERE, Jacques, homme de service, Rouyn, LAFRENIERE, Mme Rita, professeur, Rouyn, LAURENDEAU, L.-P., directeur, Rouyn, \u201cMAHEUX, Marcel, étudiant, Ste-Rose de Poularies, ¦'MELANCON, Claude, étudiant, Rouyn,\t3 'MORIN, L., rembourreur, Rouyn, \u201cPARENT, Yvon, marchand, Rouyn, ROCH, Fortin, étudiant,\tRouyn,\t1 ¦ROUTHIER, Marcel, professeur, Noranda,\t4 VEILLEUX, Suzanne, sténographe, Rouyn, DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1967\t331 4.Témiscamingue Nombre d\u2019électeurs : 135 Nombre de voteurs : 97 Nombre de candidats : 36 Délégués et suppléants élus : 20 \u2022Délégués présents aux Assises : 10 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 43 ans.\u2022BARRETTE, Mme Geo., Lorrainville, \u2022BARRETTE, Martial, étudiant, Lorrainville,\t2 BERGERON, Luc, principal, Ville-Marie, CARON, Gérard, cultivateur, Ville-Marie,\t5 DEAULT, Gilbert, cultivateur, Laverlochère,\t4 \u2022DESJARDINS, Gilles, avocat, Ville-Marie, \u2022DESJARDINS, Madeleine, coiffeuse, Ville-Marie, \u2022GAGNON, Pierre, garagiste, Fabre, GOSSELIN, Mme Alfred, institutrice, Moffet,\t1 GUAY, Philibert, notaire, Guigues, \u2022JOLET, Mme Roland, institutrice, Lorrainville, LAFORGE, Fernand, préfet, Notre-Dame du Nord, \u2022LALANDE, Eugène, médecin, Ville-Marie, LARIVIERE, Yvon, annonceur, Ville-Marie, LEGAULT, René, gérant, Ville-Marie, PERRON, Albert, assurances, Nédelec, \u2022PICHE, Emile, gérant, Ville-Marie, PINARD, Octave, cultivateur, Lorrainville,\t3 \u2022TREPANIER, Gérard, comptable, Ville-Marie, \u2022VINCENT, Roger, avocat, Ville-Marie, \u2014 Zone 10 Dans les 27 comtés de cette région, 3089 associations ou institutions avaient droit de vote.1412 électeurs se sont prévalus de leur droit de choisir les délégués, soit une moyenne de 52 voteurs par comté ou une proportion de 45,7% de tous les électeurs.585 candidats avaient brigué les suffrages, soit une moyenne de 22 par comté.305 des 390 délégués ont participé aux Assises, soit une proportion de 78%.Leur âge moyen s\u2019élève à 40,5 ans.1.Ahuntsic Nombre d\u2019électeurs : 128 Nombre de voteurs : 52 Nombre de candidats : 24 Délégués et suppléants élus : 20 \u2022Délégués présents aux Assises : 16 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 44 ans.ALLAIRE, J.-Paul instituteur, Montréal, BENOIT, Maurice, relations, Montréal, \u2022CADOTTE, Denis, employé municipal, Montréal, \u2022COURVILLE, L.-Adrien, gérant, Montréal, \u2022CREPEAU, Marcel-G., psychologue, Montréal, \u2022DANSEREAU, Joseph, directeur, Montréal,\t3 \u2022DE KINDER, Louis, ingénieur, Montréal \u2022DES ALLIERS, Louis, médiateur, Montréal,\t1 \u2022DESROCHES, J.-Charles, fonctionnaire, Montréal, \u2022DUPUIS, Jules, architecte, Montréal, FORTIN, Marcel, assureur-vie, Montréal, LECOURS, Michel-D., courtier, Montréal,\t4 LEFEBVRE, Gérard, manufacturier, Montréal, \u2022MOQUIN, Claude, rédacteur en chef, Montréal, REMILLARD, Mme M., secrétaire, Montréal, RIVARD, Pierre, homme d\u2019affaires, Montréal, RUTMAN, Mme J., Montréal,\t5 \u2022SAVARD, Arthur, commissaire, Montréal, SAUVE, Marc, notaire, Montréal, VANDAL, J.-A.-Maurice, technicien, Montréal,\t2 2.Bourassa Nombre d\u2019électeurs : 129 Nombre de voteurs : 52 Nombre de candidats : 24 Délégués et suppléants élus : 20 \u2022Délégués présents aux Assises : 15 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 46 ans.CARBONNEAU, L.-Ubald, professeur, Montréal, FILIATRAULT, Serge, étudiant, Montréal, \u2022FILION, Roland, notaire, Montréal, GAUTHIER, Cécile, musicienne, Montréal, \u2022GAUTHIER, René, courtier, Montréal-Nord, GILBERT, Rodolphe, notaire, Montréal, \u2022GOSSELIN, Paul-H., expéditeur, Montréal-Nord, \u2022GOSSELIN, Mme P., Montréal, \u2022LAFORTUNE, Mme Claire, secrétaire, Montréal,\t2 \u2022LALIBERTE, Jean-Guy, agent, Montréal, LECLERC, Cyrille, employé civil, Montréal\t4 LORD, Claude, dessinateur, Montréal\t1 \u2022PREJEAN, Claude, fonctionnaire, Montréal \u2022PREVOST, Ronald, fonctionnaire, Montréal,\t3 RICHARD, Mme Paul, commerçante, Montréal-Nord, \u2022ROY, Jean-Paul, représentant, Montréal, 332 ASSISES NATIONALES TANGUAY, André, professeur, Montréal-Nord, THIBAULT, Noël, pompier, Montréal,\t5 ¦TREMBLAY, Jérémy, universitaire, Montréal, \u2018VIGEANT, Normand, technicien, Montréal-Nord.3.\tBourget Nombre d\u2019électeurs : 92 Nombre de voteurs : 42 Nombre de candidats : 22 Délégués et suppléants élus : 20 «Délégués présents aux Assises : 14 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 37 ans.\u2018AUDET, Rosaire, représentant, Montréal, -BARBEAU, Philippe, inspecteur, Montréal, BEAUDET, Roger, maître d\u2019hôtel, Montréal,\t5 BEDARD, Paul, comptable agréé, Montréal, BRASSARD, Gilles, publicité, Montréal, \u2018CARON, Gilles, gérant du personnel, Montréal, \u2018CLERMONT, Jean, typographe, Montréal, \u2018DESCHAMPS, Lucien, courtier, Montréal,\t1 \u2018DUROCHER, Roger, plombier, Montréal, \u2018EDMOND, Robert, dessinateur, Montréal,\t2 \u2018GUINDON-LAFLAMME, Mme Claire, Montréal, \u2018HARVEY, Richard, employé, Montréal,\t3 \u2018LEBLANC, Alonzo, réclamation, Montréal, \u2018LEFRANC, MERCIER, M.J., employé, Montréal, MIRON, Henri, employé, Montréal, \u2018MORIN, Rosaire, assureur, Montréal, ROBERGE, Yves, employé, Montréal, ROBERGE, Yvon, gérant, Montréal, TREMBLAY, J.-J.-Picrre, rep., Repentigny,\t4 \u2018VIEN-BEAUDET, Mme Liliane, professeur, Montréal.4.\tD\u2019Arcy-Mc-Gee Nombre d\u2019électeurs : 54 Nombre de voteurs : 26 Nombre de candidats : 17 Délégués et suppléants élus : 17 Délégués présents aux Assises : 9 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 26 ans.-BARRETTE, André, professeur, Ville d\u2019Anjou, BOUGIE, Odette, réceptionniste, Chomedey, D\u2019ARAGON, Jean, professeur, Montréal, DE REPENTIGNY, Claire, secrétaire, Montréal, \u2018DESJARDINS, Pierre, historien, Montréal, DUBOIS, Louise, secrétaire, Sainte-Thérèse,\t1 DUBOIS, Luc, étudiant, Ste-Thérèse.\u201cDUPONT, André, sec.-exécutif, Montréal, GENDRON, Robert, technicien, Montréal, ' HUDON, Judith-A., institutrice, Repentigny,\t2 \u2018LADRIERE, Jean, fonctionnaire, Montréal, \u2018LAFORTUNE, Yves, professeur, Montréal, LAPARE, Jacqueline, professeur, Montréal, PAPINEAU, J.-Pierre, secrétaire, Montréal, ROBIDAS, Guy, conseiller, Montréal, SIROIS, Langis, sociologue, Montréal, VALLIERE, Lise, professeur, Pointe-aux-Trembles, 5.\tDorion Nombre d\u2019électeurs : 97 Nombre de voteurs : 41 Nombre de candidats : 15 Délégués et suppléants élus : 15 -Délégués présents aux Assises : 8 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 41 ans.\u2018BENOIT, Jean-Paul, peintre, Montréal, BOURDON, Lucien, concierge, Montréal, BOURGAULT, Jacques, administrateur, Montréal, «DELAGRAVE, André, chef d\u2019équipe, Montréal, \u2018DELAGRAVE, Mme André, Montréal, -DIONNE, Raymonde, étudiante, Montréal, MARTIN, Gilles, assureur-vie, Montréal, PELLETIER, Robert, expéditeur, Montréal, RICHARD, Jean, contrôleur, Montréal, RICHARD, Léo-N., principal, Montréal, -RIVARD, Télesphore, enseignant, Montréal, TANGUAY, Eugène, comptable, Montréal, TREPANIER, Léonce, monteur de sac, Montréal, TURBIDE, Jean-Louis, secrétaire, Montréal, VALADE, Jean, transport, Montréal, 6.\tFabre Nombre d\u2019électeurs : 161 Nombre de voteurs : 72 Nombre de candidats : 23 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises : 15 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 38 ans.BARBEAU, André, officier de liaison, Duvernay, DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1%7 333 \u2022CHAREST, R., ingénieur, Laval des Rapides, DENIS, René, professeur, Laval, 'DESAUTELS, Jacques, marchand, Saint-Vincent, ¦ FUGERE, Rosaire, contrôleur, Pont-Viau, 'GIRARD, Jacques, linguiste, Pont-Viau, LAHAIE, Guillaume, dessinateur, Laval, LANGLOIS, Paul, pharmacien, Laval des Rapides,\t2 \"LAPLANTE, Fernand, étudiant, Laval des Rapides, LARIVIERE, André, instituteur, Duvernay, LEGER, Jean-Louis, avocat,\tLaval\t4 LEONARD, Jules, ingénieur, Pont-Viau, LEONARD, Mme Solange, Pont-Viau,\t3 \"L\u2019HEUREUX, Mme Monique, Laval, \"MARTEL, J.-C., ingénieur, Pont-Viau, MORIN, André,\ttechnicien.\tLaval\t5 \"PESANT, Louis-R., courtier, Saint-Vincent de Paul, \"RICARD, Jean-Louis, ingénieur, Pont-Viau, RIOUX, Alfred,\tprofesseur.\tLaval,\t1 \"SOULIERES, Maurice, professeur, Laval, 7.\tGouin Nombre d\u2019électeurs : 76 Nombre de voteurs : 32 Nombre de candidats : 17 Délégués et suppléants élus : 17 Délégués présents aux Assises: 11 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 36 ans.\"ARSENAULT, Marcel, assureur, Montréal, \"BECOTTE, Lionel, menuisier, Montréal,\t2 \" BELISLE, Gaétan, commis, Montréal, BELLEY, Mlle Carole, secrétaire, Montréal, BOURDEAU, Alcide, commis, Montréal, \"CARRIERE, Guillaume, éducateur, Montréal, CHABOT, Apollinaire, mécanicien, Montréal, CHOLETTE, Yvon, commis, Montréal, \"DE GRASSE, Guy, traducteur, Montréal, DROLET, Philippe, comptable, Montréal, DUBUC, Armand, Montréal,\t1 DLTGRE, Mariette, secrétaire, Montréal, \"GAGNON, Claude, assureur, Montréal, GUAY, Georges, professeur, Montréal, LAMOUREUX, J.-J., assurances, Montréal, NADEAU, Gilles, gérant, Montréal, NADEAU, Guy, employé fédéral, Montréal.8.\tJacques-Cartier Nombre d\u2019électeurs : 106 Nombre de voteurs : 64 Nombre de candidats : 19 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises : 12 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 48 ans.ARCAND, J.-A.-T., employé Bell Telephone, Dorval, BLAIS, Roger, conseiller, Dorval, BOURBONNAIS, Valois, ingénieur, Dorval, \"BOURGET, Antoine, technicien, Dorval, BOURQUE, Léo, entrepreneur, Lachine, BROPHY, Mme M., Saint-Laurent, 4 BRUN, Camille, fonctionnaire, Lachine, \"CHAPUT, Marcel, chimiste, Saint-Laurent, CHARBONNEAU, Albert, gérant des ventes, Lachine, COMEAU, Gilles, technicien, Dorval, LAMBERT, Paul-E., pharmacien, Saint-Laurent, LAUZON, Marcel, fonctionnaire, Lachine, LEMYRE, Roger, représentant, Montréal, MERCIER, Jacques, assureur, Saint-Laurent,\t1 MEUNIER, John, marchand, Montréal.PAQUETTE, André, avocat, Montréal, PELLETIER, Rolland, commis d\u2019imprimerie, Lachine,\t2 POTHIER, Amédée, représentant, Lachine,\t3 SEGUIN, P.-L.-J., ingénieur, Pierrefonds.9.\tJeanne-Mance Nombre d\u2019électeurs : 86 Nombre de voteurs : 43 Nombre de candidats : 24 Délégués et suppléants élus : 20 \" Délégués présents aux Assises : 16 \u2022 Délégués décédés : 1 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 35 ans.ARSENAULT, André, plombier, Montréal, AUMOND, Claude, manufacturier, Montréal, BONIN, René, journaliste, Montréal, CALLES, René, assurances, Montréal, HOULE, Maurice, secrétaire, Montréal,\t5 \"COLPRON, Bruno, avocat, Montréal, COSSETTE.Pauline, infirmière, Montréal, DUBE, René, gérant de bureau, Montréal,\t3 \"DUHAIME, Raymond, comptable, Montréal,\t2 \"GOULET, J.-Claude, gérant, Montréal,\t1 \"GROULX, Yvon, notaire, Montréal, ASSISES NATIONALES 334 GUAY, Maurice, horticulteur, Montréal, HENRY, Marcel, vérificateur, Montréal,\t4 fLAPOINTE, Henri, rentier, Montréal, LEMIEUX, Réal, ingénieur, Montréal, MICHAUD, Raymond, banquier, Montréal, OUELLETTE, Gilbert, chef de section, Montréal, PERRON, Mme Michel, Montréal, PRIMEAU, René, ingénieur, Montréal, VALOIS, Jacques, analyste, Montréal.10.Lafontaine Nombre d\u2019électeurs : 139 Nombre de voleurs : 67 Nombre de candidats : 19 Délégués et suppléants élus : 19 Délégués présents aux Assises : 8 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 29 ans.BOUCHARD, Pierre, représentant, Pointe-aux-Trcmbles, BOUCHARD, Raoul, employé, Montréal, CHOINIERE, J.-Armand, gérant, Pointe-aux-Trembles, CROTEAU, J\u201e avocat.Ville d\u2019Anjou, DUBE, Charles, électricien, Montréal,\t1 FRAPPIER, Raymond, étudiant, Pointe-aux-Trembles, GIROUX, Jean, analyste, Pointe-aux-Trembles, GOULET, Claude, gérant, Montréal-Est, JUTRAS, Pierre, étudiant, Montréal, LEBEL, Jean, fonctionnaire, Montréal,\t2 ' LEGER, Marcel, président, Ville d\u2019Anjou, LEROUX, Jean, polycopiste, Montréal,\t3 MASSIE, Clément, assurances, Pointe-aux-Trembles, PIOTTE, Jean, assurances, Montréal, STROPS, Gertrude, Ville d\u2019Anjou, TALBOT, Emmanuel, professeur, Ville d\u2019Anjou, TONDREAU, Jean, secrétaire, Pointe-aux-Trembles, \"VAILLANCOURT, Gérard, éditeur, Montréal-Est.I I.Laurier Nombre d\u2019électeurs : 184 Nombre de voteurs : 75 Nombre de candidats : 24 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises : 9 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 44 ans.BOURBONNAIS, Bernard, fleuriste, Montréal, \u2022BRAZEAU, Maurice, voyageur, Montréal,\t2 CLEROUX, Raymond, assureur-vie, Montréal,\t4 CONTANT, Maurice, fonctionnaire, Montréal,\t3 DEMERS, Henri, professeur, Montréal,\t5 DESFORGES, Robert, comptable agréé, Montréal.DESPATIS.P.-Emile, officier, Montréal, FOUCAULT, Jean, chauffeur, Montréal, GENTILLE, Roméo, employé civil, Montréal, JUTRAS, Albert, voyageur, Montréal, LAROCQUE, Suzanne, étudiante, Montréal, MAILLE, Lionel, contremaître, Montréal, MEILLEUR, Lionel, tailleur, Montréal, MORIN, Maurice, commis, Montréal, PARE, Clovis, contracteur, Montréal, ' PICHE, J.-E., maintenance, Montréal, RIOPEL, Raymond, rentier, Montréal, TREMBLAY, Roger, gérant, Montréal, TLTRNER, Lucien, vendeur, Montréal.\t1 12.Laval Nombre d\u2019électeurs : 90 Nombre de voteurs : 38 Nombre de candidats : 21 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises : 16 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 41 ans.BRISEBOIS, Fernand, funérailles, Chomedey, CHAPUT, Pierre-M., journaliste, Chomedey, DAVIGNON, Léo, comptable agréé, Laval, DELHOUME, J.-B , traceur, Laval des Rapides,\t4 DEMERS, Paul-A., gérant, Sainte-Dorothée,\t2 ETHIER, Gérard, professeur, Chomedey, ' JOANISSE, Marcel-A., comptable, Laval des Rapides, LAGARDE, Claude, administrateur, Laval, LAN GE VI N.Robert, Chomedey, LANTEIGNE, R., marchand, Laval des Rapides, LAVIGUEUR, Rémi, courtier, Laval, 1 'MONIERE, Denis, étudiant, Sainte-Dorothée, MONIERE.Conrad, gérant, Sainte-Dorothée, MORIN, André-J., conseiller, Sainte-Rose, PRUD\u2019HOMME, Mme M., Laval des Rapides, \u201cROBILLARD, Mme C\u201e Laval,\t5 ROMEO, Fernand, industriel, Laval, ROSE, Monique-C., Laval,\t3 SENECAL, Arsène, professeur, Chomedey, \"VERNIER, André, technicien, Sainte-Rose. DÉLÉGUÉS cl OBSERVA I I I 1RS aux ASSISES NATIONALES tic 1907 13.\tMaisonneuve Nombre d\u2019électeurs : 135 Nombre de voleurs : 57 Nombre de candidats : 16 Délégués et suppléants élus : 16 \u2022Délégués présents aux Assises : 14 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 44 ans.BRUNET, Nicole, secrétaire, Montréal, \u2022CARDIN, Lucien, gérant, Montréal, COUTURE, Fraser, plombier, Montréal, DALLAIRE, Didier, électricien, Montréal, GRONDINES, Aline, secrétaire, Montréal, LABERGE, Liselte-C., Boucherville, 1 LAFRENIERE, Adrien, agronome, Montréal, \u2022LATRA VERSE, Wilfrid, journaliste, Montréal, MC NICOL, Ghislain-Réjean, bureau, Montréal, MARCHAND, Paul-Serge, comptable, Montréal, PELLETIER, Michel, directeur, Montréal, PILOTTE, Robert, ministère des Postes, Montréal, PLOURDE, Gérard, président-directeur, Montréal, RAYNAULT, Léo, agronome, Montréal, TELLIER, Mme Edith, secrétaire, Montréal, VALADE, Albert, comptable, Montréal.14.\tMarguerite-Bourgeois Nombre d\u2019électeurs : 69 Nombre de voteurs : 37 Nombre de candidats : 18 Délégués et suppléants élus : 18 Délégués présents aux Assises : 8 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 49 ans.AUGER, Léo-L., ouvrier, LaSalle, BOURBONNAIS, Léo, vendeur, Saint-Pierre, BOURBONNAIS, Michel, économiste, Saint-Pierre, 1 CHARTIER, Denis, commis, Saint-Pierre, CHARTIER, Léon-A., mécanicien, Saint-Pierre, COUTURE, Bernard, pharmacien, LaSalle, DAVID, Mme Andrée, représentante, LaSalle, DAVID, Guy, professeur, LaSalle, GRENIER, Robert, relations, Montréal, JASMIN, Alban, médecin.LaSalle, JASMIN, Mme Jeannette, LaSalle, 2 KENTZINGER, Gérard, technicien, LaSalle, LEFRANCOIS, Jean-Marie, opérateur, LaSalle,\t3 MILLETTE, Claude, courtier, LaSalle, POMINVILLE, Claude, pharmacien, Montréal-Ouest, RICARD, Albert, directeur, Montréal, TETREAULT, Georges, assurances, LaSalle, THIBODEAU, Raymond, ingénieur, LaSalle.15.\t.Mercier Nombre d\u2019électeurs : 141 Nombre de voteurs : 91 Nombre de candidats : 38 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises : 18 Moyenne d'âge des délégués présents aux Assises : 41 ans.BEAUDRY, Louis, professeur, Verdun, BERUBE, Philippe, fonctionnaire, Montréal, BLANCHETTE, Mme Louise, secrétaire, Montréal, BRTCAULT, Arthur, administrateur, Montréal, CAZELAIS, Jacques, professeur, Montréal, DAGENAIS, André, professeur, Montréal, DELORME, Jean, assistant-directeur, Montréal, DUPUIS, Geo -Henri, représentant, Montréal, FOREST, J.-Paul, médecin, Montréal, GRENIER, Jacques, assurance, Montréal, LAMBERT, Josaphat, journalier, Montréal, LAVIOLETTE, Yolande, sociologue, Montréal.MENARD, Serge, avocat, Montréal, MORAIS, André, notaire, Montréal, NORMANDEAU, Mme Eugénie, professeur, Montréal, PARE, Mme Yolande, presseuse, Montréal, PERRAS, Loyola, médecin, Montréal, TREMBLAY.Gérard, gérant, Saint-Hilaire, TURBIDE, Alain, étudiant, Montréal, VENNE, Lucien, notaire, Montréal, l(i.Notre-Dame-de-Grâce Nombre d\u2019électeurs : 49 Nombre de voteurs : 22 Nombre de candidats : 22 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises : 12 Moyenne d'âge des délégués présents aux Assises : 43 ans.ALLARD.Antonio, avocat, Montréal.BATAILLE, René, reeherchiste, Montréal, BONNEVILLE, Louis-II., pharmacien, Montréal.BRISSON, Yvon, représentant, Montréal, BULLICK, Lucie, étudiante, Montréal, COMEAU, 'Yvon, instituteur, Montréal, ASSISES NATIONALES 336 \u201cCOURVILLE, Jacques, professeur, Montréal, \u201cDE MESTRAL, Ch.-J.-L., professeur, Montréal, DUMAS, J.-Raymond, gérant, Montréal, \u201cGAGNON, Mme Ninon, Montréal, 2 HURTUBISE, Raymond, administrateur, Montréal, JEAGLY P., géographe, Montréal, LA ROCQUE, Eugène, assurances, Montréal,\t3 LEPINE, Gilles, commis, Montréal, 1 \u201cLORANGER, Jean-T., secrétaire, Montréal, MASSUE-MONAT, H., étudiant, Montréal, MATHIEU, Dollard, industriel, Montréal, SAINT-PIERRE, Lucien, surintendant, Montréal,\t4 \u201cTELLIER, J.H., vérificateur, Montréal,\t5 TRUDEAU, Marie-C., étudiant, Montréal.17.\tOlier Nombre d\u2019électeurs : 144 Nombre de voteurs : 65 Nombre de candidats : 18 Délégués et suppléants élus : 18 \u201cDélégués présents aux Assises : 4 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 37 ans.\u201cBIRON, Gérard, fonctionnaire, Saint-Léonard, \u201cBIRON, Mme H., Saint-Léonard, 1 D\u2019AOUST, Gérald, commis, Saint-Léonard, DEOM, J.M., ingénieur, Saint-Léonard, DORION, Réal, régisseur, Saint-Léonard, GAUTHIER, Roland, comptable, Montréal, \u201cLACHAINE, André, service, Saint-Michel, \u201cLANGLOIS, Raymond, inspecteur, Saint-Léonard, LARIVEE, J.-Dolor, comptable, Saint-Léonard, MORTSSETTE, Charles, commerçant, St-Léonard, OUELLET, Arthur, industriel, Saint-Michel, OUELLET, Mme A., Saint-Michel, 3 POUPART, J.-Andrc, industriel, Saint-Léonard, SAULNIER, Léon, comptable, Saint-Léonard, SAULNIER, Mme L., Saint-Léonard, TANGUAY, André, instituteur, Saint-Léonard, TANGUAY, Mme Cécile, Saint-Léonard,\t2 THERRIEN, Rhéal, directeur, Saint-Léonard.18.\tOutremont Nombre d\u2019électeurs : 173 Nombre de voteurs : 74 Nombre de candidats : 31 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises : 19 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 44 ans.BACHAND, Raymond, étudiant.Outremont, BOISSONAULT, Bertrand, industriel, Montréal, CHARBONNEAU, André, co directeur, Montréal,\t3 CHARBONNEAU, Michel, étudiant, Montréal, \u201cCLEROUX, Jacques, ingénieur, Mont-Royal, \u201cCOUTU, Alban, planification, Montréal, DESJARDINS, Suzanne, traductrice, Montréal, GELINAS, Philippe, procureur, Montréal, \u201cHUARD, Louis-G., médecin, Montréal, LA RIVIERE, Jacques, administrateur, Mont-Royal, \u201cLEBLANC, Jules, ingénieur, Montréal,\t4 LEROUX, José, collège Valéry, directeur, Montréal,\t1 \u201cMARANDA, J.-H., avocat, Outremont,\t5 MICHAUD, Marcel, ingénieur, Montréal, MORIN, Jacques-Yvan, professeur, Outremont, O\u2019LEARY, Valtère-P., sociologue, Outremont, PEPIN, Clermont, musicien, Montréal, \u201cSATNT-LAURENT-SYNNOTT, Francine, Montréal, THÏBOUTOT, Gisèle, secrétaire, Montréal, \u201cVALLERAND, R.-D., rentier, Outremont,\t2 19.\tRobert-Baldwin Nombre d\u2019électeurs : 66 Nombre de voteurs : 38 Nombre de candidats : 17 Délégués et suppléants élus : 17 \u201c Délégués présents aux Assises : 12 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 33 ans.BELISLE, Jacques, gérant, Roxboro, BERNICK, Georges, fonctionnaire, Dorval, \u201cBILODEAU, Jean, assurance, Beaconsfield, BRUNET, Marcel, directeur, Beaconsfield, \u201cCARON, Réal, ingénieur, Montréal, CLAUDE, Paul, marchand, Sainte-Geneviève, FLYNN, Gerry, contremaître, Montréal, GABORIAULT, Jean-Jacques, wagonnier, Ville Lemoyne, \u201cGABORIAULT, Mme Marie-Paul, Ville Lemoyne, \u201cLAURENCE, Àndré, avocat, Montréal, LAFLAGUAIS, Robert, professeur, Ste-Geneviève, DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES cle 1967\t337 ¦\u2022PELLETIER, Mme Adrienne, Montréal, POIRIER, Jean-Guy, représentant, Montréal, ROY, Mme Pierrette, secrétaire, Ville Lemoyne, TRUCHON, Normand, professeur, VANDENHERREWEGEN, David, typographe, Montréal-Nord,\t1 \u2022VANDENHERREWEGEN, Mme Monique, secrétaire, Montréal-Nord, 2 20.\tSainte-Anne Nombre d\u2019électeurs : 152 Nombre de voteurs : 71 Nombre de candidats : 30 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises : 6 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 38 ans.BOULAY, Raoul, commerçant, Montréal,\t3 BOURDON, Mme E., Montréal, CARPENTIER, Michel, étudiant, Montréal,\t1 COUTURE, Pierre, travailleur, Montréal, DESMARAIS, Gilles, dessinateur, Montréal, HEROLD, Marcel, notaire, Montréal, LAMARRE, Irénée, menuisier, Montréal,\t2 LAPORTE, Lionel, fonctionnaire, Montréal, LAROCQUE, André, professeur, Montréal, LAVALLEE, Paul, comptable, Montréal, LAVALLEE, Mme Paul, secrétaire, Montréal, LEFEBVRE, Abbé Claude, curé, Montréal, LEGAULT, Gérard, commerçant, Montréal,\t5 LEMIRE, Georges, commerçant, Montréal, LINA, Jacques, commissaire, Montréal, LINA, Mme Lise, technicienne, Montréal, NADEAU, Maurice, écrivain, Montréal,\t4 TURCOTTE, Gérard, secrétaire, Montréal, VAUDRY, Gérard-René, étudiant, Montréal, VEZEAU, Lionel, gérant, Montréal, 21.\tSaint-Henri Nombre d\u2019électeurs : 94 Nombre de voteurs : 53 Nombre de candidats : 17 Délégués et suppléants élus : 17 Délégués présents aux Assises : 10 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 39 ans.BELAND, Jac., dentiste, Montréal, BERGERON, Jacques, professeur, Montréal, BERGERON, Mme Olive, technicienne, Montréal, CARDIN, Jean-Paul, technicien, Montréal, DESJARDINS, Mme F., Montréal, 'DESJARDINS, Jacques, technicien, Montréal, DESJARDINS, Jean, policier, Montréal, DUCAP, Gérard, commis, de poste, Montréal, ¦ DUSSAULT, Roland, instituteur, Montréal, GAUDETTE, Roméo, opérateur, Montréal, GOYER, André, collecteur, Montréal, GUERTIN, Laurent, policier, Montréal, GUERTJN, Mme L., Montréal,\t1 LABELLE, André, gérant, Montréal, LEGER, William, ouvrier, Montréal, 2 MARCOTTE, Philippe, technicien, Montréal, SAINT-CYR, Jean, professeur, Chambly.22.\tSaint-Jacques Nombre d\u2019électeurs : 164 Nombre de voteurs : 67 Nombre de candidats : 36 Délégués et suppléants élus : 20 vDélégué décédé : 1 Délégués présents aux Assises : 15 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 44 ans.BELLEFEUR, Gustave, pensionnaire, Montréal, BONNIER, Mme J.R., Montréal,\t1 tBONNIER, Robert, fonctionnaire, Montréal, BOUCHARD, H., placements mobiliers.Laval, BOLTCHARD, L., commerçant, Montréal, BROCHU, Michel, géographe, Montréal, CHAPDELAINE, Elise, secrétaire.Montréal, COUILLARD, Raymonde, secrétaire, Montréal, DELORME, J.-Paul, professeur, Montréal, DELORME, Robert, fonctionnaire, Montréal,\t5 DESROCHERS, Jean, professeur, Montréal, DUPONT, Jacques, professeur, Montréal,\t4 LACHANCE, Gérard, professeur, Montréal,\t2 LAVIOLETTE, Odette-B , travailleuse, Montréal, \u2022LAVIOLETTE.Ronald-E., notaire, Montréal, NADEAU, Guy, gérant, Montréal, PERREAULT, J.M., contrôleur, Montréal,\t3 \u2022PROVOST, Gérard, vendeur, Montréal, RICHER, Julia, directeur relations, Montréal, \u2022TEIXEJRA, Manuel, relations, Montréal. ASSISES NATIONALES 338 23.\tSaint-Laurent Nombre d\u2019électeurs : 108 Nombre de voteurs : 51 Nombre de candidats : 19 Délégués et suppléants élus : 19 Délégués présents aux Assises : 18 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 37 ans.BEAULIEU, André, assureur, Saint-Laurent, BEGIN, Pierre, maître imprimeur, Montréal, BICH, Adolphe, président, Montréal,\t2 BRAULT, Jean-Paul, directeur, Saint-Laurent, BRUCHESI, André, importateur, Montréal, CADIEUX, Mlle Jeannette, commis, Montréal,\t1 DAGENATS, Jean-Guy, technicien, Montréal, FORTIER, René, ingénieur, Montréal, GARTEPY, Yves, étudiant, Montréal, GODBOUT, S., ingénieur, Montréal, GUITE, Rodrigue, architecte; MontréaL ;PATENAUDE, Pierre, avocat, Montréal, POULIN, Hugues, professeur, Montréal, ROBERT, Paul-Emile, assureur, Montréal, ROUSSEAU, Roger, assureur-vie, Montréal,\t4 SENECAL, Michel, physicien, Montréal, TARDIF, Yves, étudiant, Montréal, THERTEN, Marcel, représentant, Montréal, VILLARD, Guy, assureur, Montréal, 3 24.\tSaint-Louis Nombre d\u2019électeurs : 149 Nombre de voteurs : 43 Nombre de candidats : 17 Délégués et suppléants élus : 0 Observateurs désignés : 5 Observateurs présents : 3 DE REPENTIGNY, Guy, hôtelier, Montréal, FAUTEUX, Mme Suzanne, secrétaire, Montréal, HEBERT, Bernard, technicien, Montréal, LAMBERT, Reginald, éducateur, Montréal, POIRIER, Louis, mécanicien, Montréal.25.\tSainte-Marie Nombre d\u2019électeurs : 180 Nombre de voteurs : 82 Nombre de candidats : 21 Délégués et suppléants élus : 20 Délégués présents aux Assises : 11 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 42 ans.ARCHAMBAULT, Phil, fonctionnaire, Montréal, BREAULT, Gilles, fonctionnaire, Montréal, DESAUTELS, Jean, gérant librairie, MontréaL DUHAMEL, J.-Marie, conseiller, Montréal, ¦ DUHAMEL, Mme Marguerite, Admin., Montréal, FERGUSON, J.-Maurice, président, Montréal, GIGUERE, J.-Claude, représentant, Montréal, GIRARD, Mlle Lucie, étudiante, Montréal, GUILLEMETTE, Gérard, dentiste, Montréal, LACRO\u2019X, Mlle Chantal, secrétaire, Montréal, LANGLOIS, Mme Roger, surintendante, Montréal,\t3 RECOMPTE, Gérard, fonctionnaire, Montréal,\t2 LEVESQUE, Léopold, menuisier, Montréal, MARTEL, Alcide, médecin, Montréal, MARTINELLI, Jean, machiniste, Montréal, PELLETIER, M., fonctionnaire, Montréal,\t4 POTVTN, Patrick, propagandiste, Montréal, SARRAZ^N, Mme Lorelte, Montréal, 5 SARRAZIN, Maurice, fonctionnaire, Montreal,\t1 \u2022SAMSON, J.-Orner, professeur, Montréal.21).Verdun Nombre d\u2019électeurs : 69 Nombre de voteurs : 33 Nombre de candidats : 18 Délégués et suppléants élus : 18 Délégués présents aux Assises : 11 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 45 ans.ARCAND, Mme Marguerite, exécutrice, Verdun, ARCHAMBAULT, A.D., médecin, Verdun, ASSELIN, Ronald, vendeur, Verdun, CORMIER, Charles, courtier, Montréal, CUERR\u2019ER, Victor, commissaire d\u2019école, Verdun, DESFORGES, Réal, gérant de magasin, Verdun, DUBREUIL, P\u201e DUPU'S, J.A., commis, Verdun, GTROUX, Guv, commis, Verdun, LANTIIIER, Jean-Louis, ouvrier, Verdun.LEBLANC, René, agent de commerce, Verdun, MICHEL, Elphège, conseiller technique, Verdun, MILLETTE, Claude, courtier en valeurs, LaSalle, PERRON.Mme Germaine, Verdun, ROLLAND, Rémond, vendeur, Verdun, THIBAULT, P., barbier, Verdun, 2 VIAU, Roméo, maintenance, Verdun, DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1907 339 27.Westmount Nombre d\u2019électeurs : 51 Nombre de voleurs : 24 Nombre de candidats : 18 Délégués et suppléants élus : 18 Délégués présents aux Assises : 11 Moyenne d\u2019âge des délégués présents aux Assises : 39 ans.BELLEMARE, Mme Berthe, aide-bibliothécaire, Montréal, BIRON, Jean, avocat, Montréal, BONIN, Richard, étudiant, Lachine, CHANTELOIS, René, instituteur, Montréal, De NEUBOURG, Georges, directeur, Beaconsfield,\t3 GARON, Louis-Charles, ingénieur, Montréal, GAUTRIN, Henri-F., ingénieur, Montréal, GAZZE, Katif, architecte, Montréal, KATTAN, Nairn, journaliste, Montréal,\t1 LAVIOLETTE, Mlle Mireille, étudiante, Montréal, MENARD, Yves-J., administrateur, Montréal, PELLETIER, Jean-François, publicitaire, Montréal, RAYMOND, Jacques, entrepreneur, Montréal, ROUSSEAU, Jean-R., ingénieur, Montréal, SAINT-ARNAUD, Yolande, secrétaire, Montréal,\t2 SEGUIN, Jean, chef de publicité, Montréal, SINGER, Georges, étudiant, Montréal, ¦SMITH, André, étudiant, Montréal.COMMENTAIRES L'analyse de la provenance des délégués territoriaux et îles suppléants révèle une diversité et une complémentarité incontestable.70 délégués proviennent des syndicats et des unions ouvrières et 42 des cercles cl\u2019U.C.C., de Fermières et de syndicats coopératifs agricoles.115 délégués originent des représentants municipaux, 74 des commissions scolaires et 40 des fabriques paroissiales.Avec les représentants de ces institutions, les Etats généraux ont reçu l\u2019apport de personnes responsables élues par l'ensemble des contribuables.109 délégués émanent des Caisses Populaires et des coopératives, 87 des hommes d\u2019affaires, 58 des associations d\u2019affaires et 4 des banques.206 délégués proviennent des sociétés SS JB, sociétés historiques, associations culturelles et cercles de jeunes. 340 ASSISES NATIONALES 119 délégués ont été choisis parmi les représentants des clubs sociaux et d\u2019action civique.72 délégués origi-nent d\u2019associations sociales, religieuses ou de bienfaisance.31 délégués émanent d\u2019associations d\u2019éducation, 26 d\u2019associations de loisirs, 22 de journaux et de postes de radio et 21 d\u2019associations professionnelles.36 associations d\u2019étudiants sont représentées.La diversité des occupations constitue aussi un élément complémentaire et importânt.Parmi les délégués provenant des \u201cclasses populaires\u201d, soulignons la présence de 240 employés de bureau, de 291 ouvriers et hommes de métier; de 138 courtiers ou vendeurs, de 92 cultivateurs et de 83 fonctionnaires.Parmi les \u201cprofessions libérales\u201d, se retrouvent 36 notaires, 44 avocats, 36 comptables, 6 économistes, 35 médecins, 225 professeurs et 133 membres d\u2019autres professions.Parmi les \u201cautres occupations\u201d qui marquent la vie quotidienne des délégués aux Etats généraux, relevons la diversité suivante: il y a 146 femmes au foyer, 121 femmes qui travaillent hors du foyer, 112 étudiants, 209 hommes d\u2019affaires, 30 industriels, 29 membres du clergé régulier ou séculier, 24 journalistes et 16 rentiers.Il est donc évident que l\u2019Assemblée de la nation, est considérablement plus diversifiée que toute autre assemblée ordinaire.Enfin les grands électeurs qui ont voté le 16 avril viennent de tous les milieux du Québec français.Cette diversité donne aux Etat généraux une très grande valeur représentative.On peut distinguer quatre groupes d\u2019électeurs : les classes populaires, le monde institutionnel, le monde des affaires et les associations sociales.Dans le secteur des classes populaires, nous comptons 526 votes des syndicats et des unions ouvrières et 305 votes des cercles d\u2019U.C.C.et de Fermières et des syndicats coopératifs agricoles.Dans le monde institutionnel, 804 conseils municipaux, 590 commissions scolaires et 473 fabriques pa- roissiales ont exercé leur .droit de vote.Dans le monde des affaires, 866 caisses populaires et coopératives diverses, 881 hommes d\u2019affaires, 275 associations d\u2019affaires et 197 gérants de banque ont voté pour le choix des délégués.Enfin, le groupe des organisations sociales comprend 1 447 sociétés historiques, associations culturelles, sections SSJB et cercles nationaux de jeunes, 762 clubs sociaux, associations de parents et groupes d'action civique, 643 associations sociales, religieuses ou de bienfaisance, 576 associations d\u2019éducation et institutions privées d\u2019enseignement, 228 groupes de loisirs, 133 journaux, quotidiens et hebdomadaires et postes de radio, 123 associations d\u2019étudiants et 91 associations professionnelles.La seule constatation de la diversité du corps électoral des Etats généraux suffit à souligner son importance.La nation canadienne-française est véritablement présente dans ce corps électoral et les élus peuvent à bon droit exprimer les aspirations et les volontés de la nation.II.- DÉLÉGATION DES ASSOCIATIONS Nous avons invité des institutions désignées et les associations canadiennes-françaises qui exercent leurs activités dans l\u2019ensemble du Québec à déléguer un représentant aux Assises nationales.Ce représentant siège à titre personnel.Il n\u2019engage pas la responsabilité de l\u2019organisme qui l\u2019a désigné.549 délégués pouvaient représenter les associations ou institutions.261 délégués ont été désignés et 167 ont participé aux Assises.A.\u2014 Institutions cléricales Toutes les commissions épiscopales et les communautés religieuses d\u2019hommes et de femmes ont été invitées.Nombre des institutions invitées : 73 Nombre des délégués désignés : 34 \"Délégués présents aux Assises : 19 Augustines Hospitalières de la Miséricorde de Jésus DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1907 341 ?Capucins : Réal DUMAS Charité de la Providence Clercs de St-Viateur, R.P.Louis TELMOSSE, c.s.v.Commission Catholique Canadienne Commission épiscopale d\u2019Amos Commission épiscopale du Bas St-Lau-rent ?Commission épiscopale de Chicoutimi : Mgr Victor TREMBLAY, p.d.Commission épiscopale de Haute-Rive Commission épiscopale de Hull, Commission épiscopale de Jolielte Commission épiscopale de Mont-Laurier Commission épiscopale de Montréal Commission épiscopale de Nicolet : Mgr Antonio PARENTEAU Commission épiscopale de Québec Commission épiscopale de Rimouski Commission épiscopale de Ste-Anne de la Pocatière Commission épiscopale de St-Hyacin-the Commission épiscopale de St-Jean, Commission épiscopale de St-Jérôme : Mgr Laurent PRESSEAULT, p.d.Commission épiscopale de Sherbrooke Commission épiscopale de Timmins Commission épiscopale de Trois-Rivières Commission épiscopale de Valleyfield ?Compagnie de Jésus : Paul L\u2019ALLIER Congrégation de Notre-Dame Congrégation Notre-Dame du Saint-Rosaire .Soeur Monique BELANGER Congrégation de Sainte-Croix 'Congrégation des Pères Dominicains R.P.Thomas Marie LANDRY Eudistes : Claude LIPPE 'Filles de la Charité du Sacré-Coeur de Jésus : Soeur Cécile LEFEBVRE Filles de Jésus : Marie MICHAUD 'Franciscains : R.P.Frédéric BELANGER Frères de la Charité Frères des Ecoles Chrétiennes : Frère Jean GAUTHIER Frères Hospitaliers de St-Jean-de-Dieu 'Frères de l\u2019Instruction Chrétienne : R.F.René COTE 'Frères Maristes : Frère Emmanuel LAROCQUE Frères du Sacré-Coeur Frères de Sainte-Croix : RF.Roger HAMELIN Frères de St-Gabriel : R.F.Jules BEAUDOIN Institut des Soeurs de N.-D.du Bon Conseil (Chicoutimi) 'Institut des Soeurs de N.-D.du Bon-Conseil (de Montréal) : Soeur Dolorès RIOPEL 'Missionnaires du Sacré-Coeur : Roland LACHANCE 'Montfortains (Compagnie de Marie) : Hector BIBEAU Notre-Dame du Perpétuel-Secours Oblats de Marie Tmmaculée : Jules BELANGER, o.m.i.Pères Blancs Pères du Saint-Esprit : Fernando MICHAUD Pères du Saint-Sacrement : Jacques GAUTHIER Pères et Frères Saint-Vincent de Paul : Jean-Guy ELLIOT Pères Rédemptoristes : Gérald LETOURNEAU Pères Serviles de Marie : R.P.André M.MARCOTTE Pères Trinitaires Petites Franciscaines de Marie Petites Soeurs de la Sainte-Famille Prêtres du Sacré-Coeur de Jésus Secrétariat des Frères Educateurs : Frère Louis Joseph GUAY Servantes de Notre-Dame Reine du Clergé Servantes du Coeur hnmaeulée du Bon-Pasteur de Québec : Mère Paula MORIN Servantes du Saint-Coeur de Marie Société des Missions Etrangères de la Province de Québec 'Société des Saints-Apôtres : Régent NICKNER Soeurs de la Charité (Québec) Soeurs de la Charité de Saint-Louis : Soeur M.CECILIA Soeurs de la PrésentaUon de Marie \u2022 Soeur Geneviève CORDEAU Soeurs de Sainte-Anne : Soeur Cécile PRUD\u2019HOMME Soeurs des Saints-Coeurs de Jésus et de Marie Soeurs de Sainte-Croix et des Sept-Douleurs Soeurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie Soeurs Notre-Dame du Saint-Rosaire : R.S.Monique BELANGER Sulpiciens Ursulines de l\u2019Union canadienne \u2022 Soeur Rita COULOMBE IL \u2014 Institutions coopératives Toutes les sociétés et institutions coopératives du Québec, y compris les Unions Régionales des Caisses Populaires ont été invitées.Nombre des institutions invitées : 33 Délégués désignés : 5 Délégués présents aux Assises : 2 Association Coopérative d\u2019Economie Familiale Association Coopérative Desjardins Association Coopérative d\u2019investissement Association Coopérative Féminine du Québec Centre de Psychologie et de Pédagogie 'Conseil Canadien de la Coopération Hector YELLE Conseil de la Coopération du Québec Coopérative Avicole du Québec Coopérative Fédérée de Québec 342 ASSISES NATIONALES Fédération des Caisses d\u2019Economie et de Crédit du Québec Fédération des Caisses Populaires Desjardins du Québec Fédération des Cies d\u2019Assurance Mutuelle contre le feu Fédération des Coopératives Etudiantes du Québec Jean ROY Fédération des Coopératives d\u2019Habita-tion du Québec Fédération de Montréal des Caisses Desjardins : J.Romuald PAIEMENT Institut Coopératif Desjardins Ligue des Caisses d\u2019Economie du Québec \u201c Magasin Co-op : J.A.Dionne Placements Immobiliers Coopératifs Producteurs de Sucre d\u2019Erable de Québec Syndicat d\u2019Epargne des Epiciers du Québec Union des Caisses d\u2019Etablissement Rural du Québec Union des Mutuelles-Vie française d\u2019Amérique U.R.C.P.D.de Chicoutimi U.R.C.P.D.de Gaspé U.R.C.P.D.de Joliette U.R.C.P.D.de Montréal U.R.C.P.D.de l\u2019Ouest Québécois U.R.C.P.D.de Québec U.R.C.P.D.de Rimouski : Georges A.BOUCHARD U.R.C.P.D.de St-Hyacinthe U R.C.P.D.de Sherbrooke U.R.C.P.D.de Trois-Rivières C.\u2014 Institutions financières Foutes les institutions financières canadiennes-françaises ont été invitées : banques, assurantes sur la vie, assurances générales, fiducies, fonds mutuels, sociétés d\u2019épargne ou de prêts.Nombre des institutions invitées : 65 Délégués désignés : 23 \u201c Délégués présents aux Assises : 14 \u201c Aeterna-Vie : Georges-A.ROUSSIN Alliance mutuelle Association Canadienne Mercantile Association Canadienne Nationale Association Générale de Commerce Association de Protection Mutuelle de la Province de Québec \u201c Assurance-Vie Desjardins : SAINT-CYR, Michel Assurance-Vie du St-Laurent Banque Canadienne Nationale : LARIVIERE, Jacques Banque d\u2019Economie du Québec Banque Provinciale du Canada Commercial Acceptance Corporation Ltd.\u201c Compagnie de Fiducie Prêt & Revenu : Georges-A.ROUSSIN Continental Discount Corporation Corporation Beaubran \u201c Corporation de Prêt et Revenu : Georges-A.ROUSSIN Corporation Foncière de Montréal Crédit Foncier Franco-Canadien Crédit St-Laurent Inc.Economie Mutuelle d\u2019Assurance : Jean-Paul BARITEAU Entraide Immobilière Laurentienne : Simon SABOURIN Equipment Finance Corporation Ltd Equitable Excellence Fédération des Caisses d\u2019Economie et de Crédit Fonds Desjardins Fonds F.I.C.Fonds Mutuels Adanac \u201cFonds P.E.P.: Jean-Jacques LACROIX Fonds Radisson \u201cLaurentienne : Paul-Emile ROBERT Linval Acceptance Corporation Ltd Mars Finance Inc.Mutuelle d\u2019immeubles Mutuelle-Vie des Fonctionnaires du Québec Nationale Olympic, Compagnie d\u2019Assurance générale Paix, Compagnie d\u2019Assurance générale Placements Collectifs : Claude VARY Prévoyance Prévoyants du Canada Promoteurs de l\u2019Industrie Ltée : Ronald POUPART Protection Universelle \u201cProvinces-Unies : Jacques MAJOR \u201c Sauvegarde : Clément GAUTHIER Sécurité d\u2019Assurance des Caisses Populaires \u201c Service de Santé du Québec : Léopold MARQUIS Sherbrooke Trust Company Société d\u2019Administration et de Fiducie Société de Fiducie du Québec Société de Prêts et Placements de Québec \u201c Société des Artisans : René PARE Société Financière du Québec Ltée Société Financière pour le Commerce & l\u2019Industrie Ltée : Louis JALABERT Société L\u2019Assomption Société Nationale d\u2019Assurance \u201c Société Nationale de Fiducie : F.-Eugène THERRIEN Société Provinciale d\u2019Assurance Solidarité : Albert BOULET St-Maurice, Compagnie d\u2019Assurance : Marcel GARIEPY Survivance : Lucien BROSSEAU Trust Général du Canada : Marcel FARIBAULT Union Canadienne : Gérard PARIZEAU \u201c Union du Canada : Florian CARRIERE Union-Vie D.\u2014 Associations d\u2019hommes d\u2019affaires Tonies les associations d\u2019hommes d'affaires, d\u2019administration, de finance, d\u2019industrie et de commerce ont été invitées. DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSESES NATIONALES de 1967 343 Nombre des institutions invitées : 51 Délégués désignés : 14 \u2022Délégués présents aux Assises : 9 Association Canadienne des Conseillers en Administration Association de Sécurité des Industries du Sciage du Québec Association des Administrateurs d\u2019Hôpi-taux de la Province de Québec Association des Bijoutiers de la Province de Québec : ELIAS, Claire Association des Cabaretiers et Hôteliers de la Province de Québec : MESSIER, Michel Association des Commissaires Industriels de la Province de Québec \u2022Association des Consommateurs d\u2019Ali-ments naturels : BARBEAU, Raymond \u2022Association des Constructeurs de route du Québec : Roy, Raymond \u2022Association des Détaillants de Bois du Québec : CAYOUETTE, Bruno \u2022Association des Détaillants en Alimentation du Québec : LEVEILLEE, Fernand Association des Détaillants en Mercerie et Vêtements pour Hommes Association des Embouteilleurs d\u2019Eaux Gazeuses du Québec Association des Epiciers en Gros de la Province de Québec Inc.Association des Fabricants de Crème Glacée de la Province de Québec Association des Fabricants de Fer Ornemental \u2022Association des Fabricants de Produits Pharmaceutiques du Québec : RIENDEAU, André Association des Garagistes et Détaillants d\u2019essence du Québec Association des Garagistes spécialisés du Québec Inc.: BOUGIE, Jean-E.Association des Grossistes en Fruits et Légumes Association des Hôteliers de la Province de Québec Association des Industriels Forestiers du Québec Association des Industriels Laitiers de la Province de Québec Association des Magasins-Chaînes du Québec Association des Manufacturiers de bois de sciage du Québec Association des Manufacturiers de Lait Concentré du Québec Association des Manufacturiers de Meubles de la Province de Québec Association des Manufacturiers de Produits Alimentaires du Québec Association des Marchands de Bois en Gros du Québec Inc.Association des Marchands de Meubles au Détail du Québec : COURTEMANCHE, Fred Association des Marchands Détaillants du Canada Association des Marchands Locataires Association des Photographes Profes- sionnels de la Province de Québec : TREMBLAY, Léo \u2022Association des Propriétaires de cinémas du Québec: THEROUX, Gaston-H.Association des Restaurateurs du Québec Association des Terrains de Camping & Caravaning du Québec Association du Camionnage du Québec Inc.Association Professionnelle Catholique des Voyageurs de Commerce du Canada Inc.Association Professionnelle des Boulangers du Québec Association Provinciale des Marchands d\u2019Automobiles du Québec \u2022Association Provinciale des Restaurateurs du Québec : PREVOST, Eddy \u2022Centre des Dirigeants d\u2019Entreprises : PARENT, Jacques Chambre de Commerce de la Province de Québec \u2022Conseil d\u2019Expansion Economique : André ROUSSEAU Corporation des Courtiers en Immeubles de la Province de Québec Corporation des Entrepreneurs en Plomberie et Chauffage de la Province de Québec Corporation des Horlogers-Bijoutiers de la Province de Québec Corporation des Maîtres Electriciens du Québec Fédération des Jeunes Chambres de Commerce Institut des Brasseurs du Québec Société Canadienne de Courtage Inc.Société Générale d\u2019investissement des Professionnels et Hommes d\u2019affaires E.\u2014 Délégation universitaire Les Universités de Laval, Montréal et de Sherbrooke ont droit à douze délégués par institution dont trois choisis par l\u2019administration, quatre par les associations de professeurs et cinq par les associations d\u2019étudiants.Le Centre Universitaire de Trois-Rivières a droit ,i trois délégués.Total des délégués ayant droit de participation : 39 Délégués désignés : 29 Délégués présents aux assises : 27 Association des Professeurs de l\u2019Université Laval : BEDARD Yvan Association des Professeurs de l\u2019Université Laval : DUFOUR.André \u2022Association des Professeurs de l'Université Laval : DESGAGNE, André \u2022Association des Professeurs de l\u2019Université Laval : PAINCHAUD, Paul \u2022Association des Professeurs de l\u2019Université de Sherbrooke : JULIEN, Constantin \u2022Association des Professeurs de l\u2019Université de Sherbrooke ¦ COLLINGE, Pierre 344 ASSISES NATIONALES \u2018Association des Professeurs de l\u2019Université de Sherbrooke : CHARETTE, Léon \u2018Association des Professeurs du Centre Universitaire de Trois-Rivières : HEROUX, André \u2018Association Générale des Etudiants de de l\u2019Université Laval : CHAMPOUX, Edouard \u2018Association Générale des Etudiants de l\u2019Université Laval : KENNIFF, Patrick \u2018Association Générale des Etudiants de l\u2019Université Laval : VEILLEUX, Charles \u2018Association Générale des Etudiants de l\u2019Université Laval : GIROUX, Jean \u2018Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal : DORE, Jean-André \u2018Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal : CHARRON, Claude Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal : ROY, Pierre \u2018Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal : JULIEN, André \u2018Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal : LACHANCE, Robert \u2018Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Sherbrooke : GADBOIS, Jacques \u2018Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Sherbrooke : LASALLE, Léo \u2018Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Sherbrooke : GOULET, Bruno \u2018Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Sherbrooke : PAQUET, Suzanne \u2018Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Sherbrooke : CHRETIEN, Claude Association Générale des Etudiants de l\u2019Université de Trois-Rivières : LECLERC, André Centre des Etudes Universitaires de Trois-Rivières : Gilles BOULET \u2018Université\tde\tMontréal\t(administra- tion): : DECARIE, Vianney \u2018Université\tde\tMontréal\t(administra- tion) : BARCELO, Mlle Juliette \u2018Université\tde\tMontréal\t(administra- tion) : BOUCHARD, Maurice \u2018Université de Sherbrooke (administration) : LAFLAMME, Gaétan \u2018Université de Sherbrooke (administration) : BOISVERT, Jean-Jacques F.\u2014 Associations professionnelles ou ouvrières Toutes les associations professionnelles et de travail à rayonnement provincial ont été invitées.Nombre des associations invitées : 75 Délégués désignés : 33 \u2018Délégués présents aux assises : 19 \u2018Arpenteurs-Géomètres de la Province de Québec: LEDUC, René \u2018Alliance des Professeurs : LAUZON, Mlle Yolande \u2018Association des Architectes de la Province de Québec : MICHAUD, Jean Association des Chefs de Polices et de Pompiers de la Province de Québec : LAVIGNE, J.-Maxime Association des Chiropraticiens de la Province de Québec Association des Chirurgiens de la Province de Québec Association des Comptables Généraux Licenciés Association des Courtiers en Assurance de la Province de Québec Association des Enseignants du Québec: Etienne TREMBLAY Association des Femmes diplômées des Universités Association des Gardes-bébés de la Province de Québec : DUBE, Mlle Ghislaine Association des Infirmières de la Province de Québec Association des Fonctionnaires Fédéraux d\u2019Expression Française : J.-Charles DESJARDINS Association des Médecins de Langue française du Canada Association des Pharmaciens Détaillants de Montréal et de la Province de Québec Inc.: LEBLOND, Lionel \u2018Association des Techniciens Dentaires de la Province de Québec : Aimé ST-LOUTS Association Médicale de la Province de Québec Association Professionnelle des Cinéastes Barreau de la Province de Québec Centrale Provinciale des Employés de Commerce et de Bureau (CSN) Chambre des Notaires Collège des Chiropraticiens de la Province de Québec Collège des Chirurgiens Dentistes Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec \u2018Collège des Médecins-Vétérinaires de la Province de Québec : Dr.Olivier GARON Collège des Optométristes et Opticiens de la Province de Québec : Michel DENAULT Collège des Pharmaciens de la Province de Québec \u2018Comité Paritaire de l\u2019Industrie du Cercueil : Donat THERIAULT \u2018Corporation des Agronomes de la Province de Québec : Théodore MONGEAU Confédération des Syndicats Nationaux Corporation des Conseillers d\u2019Orienta-tion Professionnelle du Québec : Marc DESROCHES DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSESES NATIONALES tie l!)f>7 345 \u2022Corporation des Diététistes du Québec : Louise DESAULN1ERS \u2022Corporation des Diététistes du Québec : Mme Louise LAGACE Corporation des Ingénieurs du Québec \u2022Corporation des Ingénieurs Forestiers de la Province de Québec : Guy PELLETIER \u2022Corporation des Instituteurs et Institutrices Catholiques du Québec : G.-Raymond LALIBERTE \u2022Corporation des Instituteurs et Institutrices Catholiques du Québec : Louise MARC1L \u2022Corporation des Instituteurs et Institutrices Catholiques du Québec : Léonce PELLETIER \u2022Corporation des Psychologues de la Province de Québec : Pierre MORIN Corporation des Directeurs de Funérailles et Embaumeurs du Québec : René ST-LOUIS Corporation des Techniciens Professionnels de la Province de Québec Corporation des Traducteurs Professionnels du Québec : Mme Suzanne-B.DESJARDINS Corporation des Travailleurs Sociaux Professionnels de la Province de Québec Corporation des Urbanistes du Québec : Victor LAMBERT Fédération Canadienne de l\u2019Imprimerie et de l\u2019Information Fédération Canadienne des Employés des Services Publics (CSN) Fédération Canadienne des Travailleurs des Pâtes et Papiers Fédération Canadienne des Travailleurs du Textile Inc.(CSN) Fédération des Travailleurs du Québec Fédération du Détail & Des Services du Québec : Marc BRAULT Fédération des Barbiers et Coiffeurs de la Province de Québec \u2022Fédération des Employés Municipaux et Scolaires du Québec : René BELANGER Fédération des Ingénieurs et Cadres du Québec Fédération des Pilotes du St-Laurent Fédération Nationale de la Métallurgie Fédération Nationale des Employés de Commerce et de Bureau (CSN) Fédération Nationale des Employés de l'Industrie Minière Inc.Fédération Nationale des Services (Hôpitaux) Inc.Fédération Nationale des Travailleurs de l\u2019Industrie du Vêtement Inc.Institut des Comptables a\u2019gréés de Québec Institut des Contrôleurs et Comptables Secteur des Produits Chimiques Société des Architectes Société Canadienne des Anesthésistes Division du Québec Inc.: Jean-M.BERGERON Société des Infirmières Visiteuses Syndicat des Fonctionnaires Provinciaux du Québec Syndicat Général de la Variété, domaine du spectacle Syndicat Interprofessionnel de la Fonction Publique du Canada Syndicat National de lunetterie Syndicat Professionnel des Chiropraticiens du Québec, Jean-Gaston RIVARD Syndicat Professionnel des Ingénieurs du Gouvernement du Québec Jacques GIRARD Union Internationale du Textile d\u2019Amérique \u2022Union des Employés de Transports et Communications, Yvon ALAIN Union Générale des Etudiants du Québec, Louis GENDREAU \u2022Union Générale des Etudiants du Québec, Richard BRUNELLE Union Canadienne des Infirmières Union Générale des Etudiants du Québec, Michel BERGERON Union Catholique des Cultivateurs Union des Artistes, Raoul ROY G.\u2014 Autres institutions et associations Toutes les autres associations ou institutions suivantes ont été invitées.Nombre des associations invitées : 169 Délégués désignés : 106 \u2022Délégués présents aux assises : 68 Académie Canadienne-Française Action Musicale Liturgique, Claude TESSIER \u2022Association Canadienne de la Radio et de la Télévision de Langue Française, FILTEAU, Jacques \u2022Association Canadienne des Bibliothécaires de Langue française, ALLEN, Patrick Association Canadienne des Centres de Loisirs \u2022Association Canadienne des Educateurs de langue française, BERGERON, Richard Association Canadienne des Paraplégiques Association Canadienne-française des Aveugles Inc., TREMBLAY, Joseph \u2022Association Canadienne pour l\u2019Avancement des Sciences, JACOB, Denis \u2022Association Canadienne pour la Santé Mentale, MAILHOT, Mlle Madeleine Association Catholique Canadienne \u2022Association d\u2019Education du Québec, GINGRAS, Frère Henri \u2022Association des Anciens de la Faculté de Sciences sociales de l\u2019Université de Montréal, LATREMOUILLE, Emile \u2022Association des Diplômés de l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales, MARCHAND, Geo.-Etienne Association des Diplômés de l\u2019Université Laval \u2022Association des Diplômés de l'Université de Montréal, PELLETIER, Gaston ASSISES NATIONALES 346 \u2019Association des Diplômés en administration publique du Québec LABBE, Lionel ¦Association des Directeurs de Pastorale Scolaire de la Province de Québec, BEAUREGARD, Aurèle Association des Directeurs Généraux des Ecoles Association des Epileptiques du Québec Association des Instituts familiaux du Québec, LANDRY, Soeur Cécile Association des Jeunes Catholiques, PROULX, abbé Georges-Etienne Association des Professeurs des E.N.C.du Québec Association des Jeunes Scientifiques, LAFRAMBOISE, Yves Association des Radiodiffuseurs Etudiants du Québec \u2019Association des Parrains et Marraines, BISSONNETTE, Horace Association des Religieuses Enseignantes du Québec, DESILETS, Soeur Andrée \u2019Association des Parents Catholiques, MARTIN, Adolphe Association des Universités entièrement ou partiellement de Langue Française Association des Veuves Association du Diabète de la Province de Québec Inc.Association Lacordaire du Canada, CHARLAND, Joseph Association Mondiale des Femmes Chefs d\u2019entreprises Association Parents-Maîtres Association Professionnelle des Inspecteurs d\u2019Ecoles catholiques de la Province de Québec, ALIE, Armand \u2019 \u2019Association Progressiste-conservatrice Fédérale du Québec, TREPANIER, Paul-O.- BAZIN, Jean \u2019Aujourd\u2019hui Québec, LEBLANC, Marcel Bon Parler Français, MASSE, Paul \u2019Centre d\u2019Oecuménisme, CHAMPAGNE, Raymond Cercle des Jeunes Naturalistes Chevaliers de Champlain Chevaliers de Colomb Cité Libre Clubs des 4-H, ARSENAULT, H.-Louis \u2019Collège & Famille, GENEST, Jean Comité pour la Défense des Droits de l\u2019IIomme Comité d\u2019Aide aux Patriotes Prisonniers, PETELLE, Yves Confédération des Loisirs du Québec, LACHANCE, Jean-M.Congrès des Femmes du Québec \u2019Conseil de la Vie Française, TREMBLAY, Jean-Jacques Conseil général des Cercles des Fermières \"Conseil Supérieur du Livre & Sociétés affiliées, PATENAUDE, J.-Z.-Lcon Crédit Social.GAUTHIER, C.-A., M.P.LATULIPPE, Henri, M.P.F.A.G.E.C.C.Q.Fédération Canadienne des Associations Indépendantes Fédération d\u2019Education physique et de Récréation du Québec, SHEEDY, Arthur Fédération des Associations Générales des Etudiants des Collèges Classiques Fédération des Auteurs et des Artistes du Canada Fédération des Collèges Classiques, TREMBLAY, R.P.Marcel Fédération des Commissions Scolaires catholiques du Québec \" Fédération des Consommatrices du Québec.MAYNAUD, Mme Hélène - GRENIER, Mme Georgette Fédération des Ecoles Normales, O\u2019BREADY, Mgr Maurice Fédération des Etudiants des Ecoles spécialisées du Québec, JUTRAS, J.-Michel Fédération des Etudiants Maîtres de l'Etat du Québec, POULIN, Michel Fédération des Gardes Paroissiales du Canada, BARON, Claude, lt-col.Fédération des Jeunes Chambres du Canada français, SOUCY, Charles Fédération des Omnipraticiens du Québec, DESROSIERS, Gilles Fédération des Principaux du Québec, POIR'ER, Claude-M.Fédération des Sociétés de Colonisation \u201cFédération des SSJB provinciales, LAFOREST, Maurice -FORGET, Nicole Fédération des Unions de Familles Inc.Fédération Nationale des SSJB, MADORE, Marie-Ange Fédération Provinciale des Principaux d\u2019Ecoles de la Province de Québec Femmes Chrétiennes, LEMIEUX, Mme Fernando Filles d\u2019Isabelle Fondation les Amis de l\u2019Art, DESLAURIERS, Mme Ignace Foyers Notre-Dame Guides Catholiques du Canada, STE-MARIE, Mlle Pierrette Institut Canadien d\u2019Education des Adultes Institut Canadien des Affaires Publiques Institut de Pastorale, LEVESQUE, R.P.Albert, O.P.Institut National Canadien pour les Aveugles Institut de Diction française, MORTN, Mlle Nicole Institut Social Populaire Institut d\u2019Hîstoire de l\u2019Amérique française, BAILLARGEON, Georges Jeunesse Etudiante Catholique Inc., BRIEN, Pierre Jeunesse Bardy, LEBEL, Denis Jeunesse Indépendante Catholique, AUBIN, Jocelyne Jeunesse Ouvrière Catholique, PAQUETTE, Mlle Léonce Jeunesse Rurale Catholique L\u2019Action \"L\u2019Action Nationale, ANGERS, F.-Albert L\u2019Actualité DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1DG7 347 L\u2019Actualité économique \"La Canadienne, ARSENEAULT, Roger La Presse La Tribune La Voix de l'Est -Le Devoir, SAURIOL, Paul Légionnaire du Québec Inc.Le Journal de Montréal Le Montréal-Matin,, LANGLOIS, Lucien - GROS D\u2019AILLON, Paul -Le Nouvelliste, PROULX, Alphonse Le Soleil Libéral fédéral -Libéral provincial, CHOQUETTE, Jérôme, M.P.P.BACON, Lise Ligue Antituberculeuse -Ligue d\u2019Action Nationale, BEAUDIN, Dominique Ligue Ouvrière Catholique -Ligue des Patriotes du Québec, FRADET, Léandre Maintenant, SAUCIER, Pierre Mouvement Catholique des Parents & Maîtres de langue française Mouvement des Jeunes Nationalistes Mouvement Laïque de Langue Française N.P.D.-Office des Communications Sociales, BEAUDOIN, Léo -Ordre des Dames Hélène de Champlain, CHAGNON, Berthe Parti-Pris -Presse étudiante nationale, POISSON, Louis Progressiste-conservateur P.S.Q., RICARD, Claude P.S.Q., BEDARD, Jean-Marie Ralliement des Créditistes : EVEN, François -Ralliement des Créditistes : FONTAINE, J.-Marc -Relations : ARES, R.P.Richard -Revue d\u2019Histoire de l\u2019Amérique française : REMILLARD, Mme J.R.l.N.R.N.: TREMBLAY, J.-Robert -PELCHAT, Cécilien -Scouts Catholiques du Canada : DIONNE, Pierre Semaines Sociales du Canada Société Canadienne contre l\u2019Arthrite et le Rhumatisme -Société Canadienne des Etudes Classiques : FALLU, Elie Société Canadienne d\u2019Etablissement Rural Ltée Société Canadienne du Cancer Société Constituante Moderne Société d\u2019Adoption et de Protection de l\u2019Enfance Société de Secours aux Enfants Infirmes de la Province de Québec Société de Recherche & Documentation Journalistique Inc.: THERIAULT, Paul Société des Auteurs Dramatiques, FOURNIER, Guy Société des Auteurs & Compositeurs Dramatiques du Québec : TISSEYRE, Pierre Société des Ecrivains Canadiens Société des Francs -Société Dentaire de Montréal : MARANDA, Claude Société des Gens de Lettres de France : GILLIOT, Mme Geneviève Société des Professeurs de Géographie : CHARBONNEAU, Louis -Société des Professeurs d\u2019histoire du Québec : LANGLOIS, Georges Société Richelieu Société Provinciale des Sourds du Québec Inc.: ROULEAU, Marcel -SSJB Amos : TURCOTTE, Mozard *SSJB Chicoutimi: FORTIN, Rosaire SSJB Joliette : MORIN, Jean-Paul -SSJB Mont-Laurier : BISAILLON, Rémi SSJB Montréal : CHARETTE, René -SSJB Nicolet : HAMEL, Guy -SSJB Quest-Québécois : DENOMME, Ghislain -SSJB Outaouais-Nord : THERIAULT, No-and SSJB Québec : LEFEBVRE, Guy -SSJB Rimouski : DAIGNEAULT, René SSJB Saguenay -SSJB Ste-Anne : BERUBE, Damase -SSJB St-Hyacinthe : NOISEUX, Gilles SSJB St-Jean -SSJB St Jérôme : BRIERE, Jacques SSJB Sherbrooke SSJB Trois-Rivières SSJB Valleyfield SSJB Mégantic -Tribune Economiaue et Sociale du Québec : JORON, Guy Union Canadienne des Journalistes de Langue Française Union des Municipalités de la Province de Québec -Union Nationale, LALUMIERE.Gaétan Union Nationale, MONETTE, Gustave H.\u2014 Associations néo-québécoises Les associations des Néo-Oiiébécois de langue française ont été invitées.Nombre des associations invitées : 29 Délégués désignés : 7 -Délégués présents aux assises : 3 Alliance Française Association Belgique Canada Association Canado-Allemande des Hommes d\u2019Affaires Association Espagnole Jnc.Association France-Canada Association des Hommes d\u2019Affaires et Professionnels Canadiens-Italiens au Québec Association des Ingénieurs Hongrois -Association Générale des Immigrants de Langue Française : BUFIAS, Jacques Association Portugaise Association des Professionnels Italo-Canadiens Association des Universitaires Lithuaniens Centre Espagnol Culturel et Récréatif : TGLESTAS, Adolfo Chambre de Commerce Belgo-Luxem-bourgeoise au Canada 348 ASSISES NATIONALES Cercle Juif de Langue Française : LALLOUZ, Raphaël Chambre de Commerce française du Canada Comité Québec Rwanda Comité des Ukrainiens du Canada : JAROSLAW Pryszlak Congrès Polono-Canadien Fédération Lithuanienne du Canada Fédération Ukrainienne nationale Ligue des Dames Catholiques Ukrainiennes Ligue pour la liberté de l\u2019Ukraine Ligue Slovaque Canadienne Ordre des Fils d\u2019Ttalie Ordre des Halo-Canadiens : Nick CI AMARRA Union Catholique portugaise du Canada : Dominos VtETRA Union des Latins d\u2019Amérique : Antoinette FAUCHER Union Nationale Belge du Canada Union Nationale Française I.\u2014 Nouveau-Québec Le territoire 07 351 \u2022ALBERT, Camille, Moncton \u2022ALBERT, Donald, Kedgwick ARSENAULT, Adrien, Moncton \u2022ARSENAULT, Frédéric-J., Moncton \u2022ARSENEAU, Charles, Inkerman \u2022BASTARACHE, Alfred, Moncton \u2022BASTARACHE, Mme Alfred, Moncton \u2022BEAULIEU, Jacques, Kedgwick \u2022BERTHIAUME, Charles \u2022BLANCHARD, Théophore \u2022BOUCHER, Paul-E., Edmundston \u2022BOUCHER, Mme Rita, Edmundston \u2022BOUDREAU, Lucien, Caraquet \u2022BOUDREAU-NELSON, Mme Léone, Gunnmgsville BOURGEOIS, Mme Blair, Moncton \u2022BOURGEOIS, Mme Blanche, Cocagne BOURGEOIS, Philippe, St-Louis de Kent \u2022BOURQUE, Claude \u2022BOURQUE, Léandre \u2022BRETON, Yves \u2022BUJOLD, Dr Edèse, Dalhousie \u2022CADIEUX, Jean, Moncton ( ADIEUX.Mme Jean, Moncton \u2022CHAMARD, R.P.Maurice, Moncton CHAPPAZ, René, Moncton CHIASSON, Alyre, St-Jean \u2022CHIASSON, Jaddus, Shippegan \u2022CHIASSON, Réal, Lameque \u2022CHIASSON, Rodolphe CORMIER, Léonce, St-Jean CYR, Laetitia, Moncton \u2022DAIGLE, Euclide, Dieppe \u2022D\u2019ASTOUS, Jean-Baptiste \u2022DESJARDINS, Léandre, Moncton \u2022DIONNE, Alphonse \u2022DOUCET, Gilbert, Dieppe \u2022DOUCET, Philippe DUGUAY, Eustache, Petite Lameque \u2022DUMONT, André, Petit-Rocher \u2022FILTEAU, Jacques \u2022GENDRON, Jean-Eudes, Moncton GIONET, Alcide \u2022GIONET, Mme Alcide \u2022 GIROUX, Berthe, Iroquois \u2022GIROUX, Gérard, Iroquois GODBOUT, Victor GODIN, Louis \u2022GOGUEN, Léopold, Fredericton GOGUEN, Yvon-J., Moncton \u2022HACHE, Léo HACHE, Raymond, Shippegan \u2022LACROIX, Dr Bertin \u2022LACROIX, Mme Bertin \u2022LANDRY, Dollard .\u2022LANDRY, Edgar \u2022LANDRY, Mme Edgar \u2022LANDRY, Melville \u2022LANDRY,Romain, Bathurst \u2022LANTEIGNE, R.P.L\u201e Bathurst LAPLANTE, Léopold, Bathurst LeBEL, Georges-A., Edmundston \u2022LEBEL, Mme Georges LEBEL, Jocelyne \u2022LEBEL, Louis \u2022LEBEL, Mme Louis \u2022LEBLANC, Emery, Campbelton LeBLANC, Eugène, Moncton LeBOUTHILLIER, Alie-A., Caraquet LEGERE, Martin-J., Caraquet \u2022LEVASSEUR, Elphège MALET, Dosithée McKERNIN, Harold, Moncton \u2022MELANÇON, Yves PEPIN, Roland, Atholville PINET, Arthur, Petit-Rocher \u2022POIRIER, Bernard, Moncton POIRIER, Jean, Dalhousie POULIN, Edmond \u2022RICHARD, Eugène, Moncton \u2022RICHARD, François-Louis RICHARD, Léon, Moncton RIOUX, Fernand, Richibouctou ROBICHAUD, Eugène, Richibouctou \u2022SAINT-CYR.Gérard, Caraquet \u2022SAINT-LAURENT, François, Campbelton SAVOIE, Adélard, Moncton SAVOIE, René SAVOIE, Richard, Caraquet SAVOIE, Roger, Moncton SAVOIE, Sylvio, Moncton \u2022SOUCY, Conrad, St-Basile THERTAULT, Eugène Eel River Crossing YOUNG, Aurèle, Moncton 2.\tNOUVELLE-ÉCOSSE Délégués invités : 17 \u2022Délégués présents aux Assises : 7 AuCOUIN, Mlle Domithilde, Chéticamp BELLIVEAU, Me Maurice, Meteehan Station BELLIVEAU, Pierre-Alphonse, Digby \u2022BOUDREAU, Joseph BOUDREAU, Wilfred-P., Chéticamp \u2022CHIASSON, R.P.Ernest, Glace Bay COMEAU, J.-A., Meteghan River COMEAU, R.P.Léger, Halifax \u2022CORMIER, J.-G., Sydney D\u2019ENTREMONT, Gérard, Church Point \u2022DEVEAU, Alvin \u2022DUVAL, Etienne, Halifax LEBLANC, R.P.Raymond, Church Point SHOMPE, Mlle Shirley-Anne, Chéticamp \u2022SAINT-LAURENT, Père Roger TUFTS, Lucille, Pointe de l\u2019Eglise 3.\tILE-DU-PRINCE-ÉDOUARD Délégués invités : 3 \u2022Délégués présents aux Assises : 2 ARSENAULT, J.-Emond.Charlottetown BUOTE, Abbé Jean-F., Richmond, R.R.\u2022GALLANT, Albert, Richmond R.R.GALLANT, Charles, Wellington R.R.\u2022VOISINE, Origène 352 ASSISES NATIONALES 4.TERRE-NEUVE Délégués invités : 2 Délégués présents aux Assises : 0 C.\u2014 L\u2019Ouest Les Canadiens français établis dans l\u2019Ouest canadien ont droit à 96 délégués.91 délégués ont participé aux Assises.1.\tMANITOBA Délégués invités : 30 \u201c Délégués présents aux Assises : 29 \"ALLARD, Gérard, Saint-Boniface \"AUBRY, Louis, Saint-Boniface \"AUDETTE, Jean, Ste-Anne-des-Chênes BEDARD, Roméo, journaliste, Winnipeg \"BOHEMIER, Etienne, Saint-Boniface ¦BOULANGER, Marcel, Saint-Boniface \"CHABALIER, Joseph, Saint-Boniface ;fCOUTURE, Abbé Léo, Saint-Norbert \"DELAQUIS, Aimé, Ste-Agathe DeMARGERIE, Guy, Winnipeg ¦ DESROSIERS, J.-A., Ste-Anne-des-Chênes \"DESROSIERS, Lucie, Ste-Geneviève \"DUBE, Louis, La Broquerie FOREST, Georges, Saint-Boniface \"GAGNE, Abbé J.-M., Saint-Claude GAUTHIER, Maurice \"GRANGER, Cécile (Soeur Marie-Henri), Elie \"GUENETTE, Armand, Saint-Lazare \"HALPIN, Charles, Winnipeg \u2019 LABOSSIERE, Raynald, Saint-Léon LANDREVILLE, P., Saint-Claude \"LEGARE, Camille, Saint-Claude \"LEMOING, Louis, Somerset \"MOLICARD, Jacques, Saint-Boniface NADEAU, Denis \"PAQUIN, Fernand, Saint-Norbert PHILIPPOT, Hubert, Saint-Boniface \"POIRON.Roger, Somerset PREFONTAINE, Hubert, Headingley PRIVE, Yvette, Saint-Boniface \"SABOURIN, Dr Georges, Saint-Boniface \"SAINT-HILAIRE, Albert, Saint-Jean-Baptiste \"TEFFAINE, Me Rhéal, Saint-Boniface \"TOUPIN, René-E., Saint-Boniface THERRIEN, Maurice 2.\tSASKATCHEWAN Délégués invités : 17 Délégués présents aux Assises : 17.\"ARCHAMBAULT, Me Orner, Prince-Albert \"BANDET, Auguste, Saskatoon \"BRACONNER, Robert, Régina \"COUTURE, Joseph, Ferland DETILLTEUX, Jean, Saskatoon ¦ DENTS, Clotaire, fils, St-Denis FORTIER, Henri-Paul, Debden GAUDET, Mme Thérèse, Prince-Albert GAREAU, Pierre, St-Isidore de Bellevue \"JEANNEAU, Joseph, Prince Albert \"LALONDE, Roger, St-Victor LEBLANC, Liguori, St-Denis \"LIZAIRE, Dr André, Régina \"MARCOTTE, Raymond, Saskatoon \"PARENT, Adélard, North-Battleford \"PTNEL, Me Léo, Prince-Albert PTNSONNEAULT, Roland, Gravelbourg PTNSONNEAULT, Mme Rolland, Gravelbourg POULIN, Henri, Zénon Parc PREFONTATNE, Théodore, Saskatoon ROTTIERS, René, Régina 3.\tALBERTA Délégués invités : 24 \"Délégués présents aux Assises : 24 BOUCHER.Jacques, Edmonton \"BUGEAUD, Jean-Paul, Bonnyville CHAUVET, Raymond, Legal DIAMOND, Gérard, Edmonton \"DUFAULT, Gabriel, Calgary \"DUROCHER, Adélard, Lac La Biche GAGNON, Bernardin, Edmonton G\u2019RARD, Benoit, St-Paul GTRARD.Fernando, St-Paul LABBE.Yolande LABERGE, Louis-Joseph, Girouxville LACOMBE, R P Guy, Edmonton \"LATNG, Armand, Bonnyville LEBEL, Me Jean-Louis, Calgary LEDET, Paul.Edmonton LEVASSEUR, Mlle France, Edmonton \"LEFEBVRE, Mme Charles, Edmonton MATSONNEUVE, Gérard, Falher \"NOBF.RT, GeorPes, Morinville \"OLIVIER, Jean-Maurice, Edmonton \"PATO'NE, RP.Jean, Edmonton ROB\u2019NSON, Mlle Alice, St-Paul SFGUTN, Jacques, Bonnyville TETREAULT, Soeur Tda, Edmonton TROTT\u2019ER, Eugène, Edmonton 4.\tCOLOMB\u2019E-C AN AD IENNE Délégués invités : 15 Délégués présents aux Assises : 15 BELANGER, Charles, Terrace \"BOILEAU, Henri, Maillardville BO'SVERT, Mme Pauline, Vancouver BOUCHARD, Joseph, Dawson Creek BRUNEAU, Roger, Maillardville COTE, IUnri, Victoria COULOMBE, François, Vancouver FORTTN, Mme Pierrette, Vancouver GOUGEON, Gérard, Vancouver \"GOULET, J.B., Maillardville LA VERTU, Jules, Victoria MATLLOUX, Rino, Terrace MATH'EU, Mlle C, MTCHAUD, R.P.Guy, Maillardville MOREAU, Gérald, Victoria \u201cPAQUETTE, Mme Pierrette, Maillardville DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1967\t353 ?PAQUETTE, Roméo, Maillardville \u2022PIOLAT, André, Vancouver RUEL, André, Maillardville 'SAINT-LOUTS, Henri, Vancouver *THERRTEN, Abbé Nestor, New Westminster 5.TERRITOIRES DU NORD-OUEST Délégués invités : 5 'Délégués présents aux Assises : 1 BEAUREGARD, R.P.Maurice, Fort Smith GAUTHIER, Mme Henry, Yellowknife GAUTHTER, Mme William, Fort Smith MTCHAUD, Marcel, Fort Simpson TURCOTTE, R.P.J.E., Fort Simpson 6.YUKON Délégués invités : 5 'Délégués présents aux Assises : 5 'BOUVIER-MAHONEY, Mme Irène, Teslin 'COUTURE, Rudy, Watson Lake » FOURN JER-GODDERSON, Mme Lorraine, Teslin LUCIER, Mme Paul, White Horse 'SERVANT, Denis RÉSUMÉ DE LA DÉLÉGATION D\u2019OUTRE-FRONTIÈRES Délégués invités\t\tDélégués présents aux assises\tProportion des présents Ottawa\t72\t66\t91% Toronto\t78\t74\t94 Sudbury\t34\t29\t85 Hearst\t26\t19\t73 TOTAL DE L\u2019ONTARIO 210\t\t188\t89 Nouveau-Brunswick\t102\t76\t74 Nouvelle-Ecosse\t17\t7\t41 Ile-du-Prince-Edouard\t3\t9\t66 Terre-Neuve\t2\t0\t0 TOTAL DE L\u2019ACADIE\t124\t85\t68 Manitoba\t30\t29\t96 Saskatchewan\t17\t17\t100 Alberta\t24\t24\t100 Colombie-Canadienne\t15\t15\t100 Territoires du Nord-Ouest\t5\t1\t20 Y ukon\t5\t5\t100 TOTAL DE L\u2019OUEST\t96 .\t91\t95 TOTAL DES DELEGUES\t\t\t ÉTABLIS HORS\t\t\t DU QUÉBEC\t430\t364\t84% IV.- OBSERVATEURS 437 observateurs ont assisté aux Assises nationales.A.\u2014 Ambassades et consulats Nombre de laissez-passer : 15 'Observateurs présents : 4 BAKOTO, Salomon, Ambassade de la République fédérale du Cameroun.CANTAVE, Philippe, Ambassade d\u2019Haiti au Canada.CHAUDHURI, Général J.-N., Ambassade des Indes.CYICARANO, P.-Canisius, Ambassade de la République Rwandaise.'De GASSARD, Mme Magali, Consulat général de France.FAURTS, Robert, Consulat général de France.GALLIN DOUATHE, Michel, Ambassade de la République Centrafricaine.MALANDA\u2019N, Bernard, Consulat général de France.MESTIRI, Mahmoud, Ambassade de Tunisie.NOUAMA, Emmanuel, Ambassade de Côte d\u2019ivoire.NTEZILIZAZA, Symphorien, Ambassade de la République Rwandaise.OWANGA, Louis, Ambassade de la République Gabonnaise aux Etats-Unis.SOCE DIOP, Ousmane, Ambassade du Sénégal. 354 ASSISES NATIONALES TEVOEDJRE, Virgile-Octave, Ambassade du Dahomey.TEVOEDJRE, Mme Virgile-Octave, Ambassade du Dahomey.B.\t\u2014 Députés Nombre de laissez-passer : 17 'Observateurs présents : 11 'ALLARD, Maurice, M.P., député de Sherbrooke.'AQUIN, François, M.P.P., député de Dorion.' ASSEL1N, Martial, M.P., député de Charlevoix.BALDWIN, Gérald-W., M.P., député de Peace River, Alberta.'BOUSQUET, Denis, M.P.P., député de St-Hyacinthe.'CHOQUETTE, Auguste, M.P., député de Lotbinière.'COTE, Jean-Pierre, M.P., ministre des Postes.FA1RWEATHER, Gordon-L., député de St-Jean, N.B.'FLAMAND, Antonio, M.P.P., député de Rouyn-Noranda.LAPORTE, Pierre, M.P.P., député de Chambly.LEDUC, Guy, M.P.P., député de Taillon.'LEVESQUE, René, M.P.P., Député de Laurier.MALTAIS, Pierre, M.P.P., député de Saguenay.MTCHAUD, Yves, M.P.P., député de Gouin.'PLAMONDON, Marcel-R., M.P.P., député de Portneuf.PROULX, Jérôme, M.P.P., député de St-Jean.THEORET, Roland, M.P.P., député de Papineau.C.\t\u2014 Hauts fonctionnaires Nombre de laissez-passer : 8 'Observateurs présents : 7 'BELIVEAU, Julien, bureau du Régis-traire général.BOULET, François, ministère des Transports.COULOMBE, Pierre, Commission Royale d\u2019Enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme.'DAGNEAU, G.H., Ministère des Affaires Culturelles.'DUPONT, Wheeler, Régie des rentes du Québec ¦ GILBERT, Marcel, Ministère des Affaires Intergouvemementales.'GTRARD, Jacques, ministère des Affaires intergouvemementales.'ROBTCHAUD, Jacques, Ministère des Affaires Intergouvemementales.D.\t\u2014 Invités étrangers Nombre de laissez-passer : 23 'Observateurs présents : 12 'BEAUDOIN, Mlle Madeleine, Alliance Française de Manchester, E.-U.'Beaudoin, Dr Robert-A., Comité de Vie Franco-Américaine, E.-U.'CLOUTIER, Edouard-Cartier, Comité de Vie Franco-Américaine, E.-U.CREVIER, Gabriel, Union des SSJB d\u2019Amérique, E.-U.FORTIER, R.F.Ovide, Association des Professeurs franco-américains, E.-U.'GAGNON, Dr Jules-O., Association Ca-nado-Américaine, E.-U.GAUTH'ER, Léon, Comité de Vie franco-américaine, E.-U.'GOGUEN, J.-Henri, Union des SSJB d\u2019Amérique, E.-U.'HOULE, Georges, Association Canado-Américaine, E.-U.JANELLE, Gérard-J., Fédération des Sociétés du Maine, E.-U.'LACHANCE, Normand, Union SSJB d\u2019Amérique, E.-U.LAGASSE, André, Front des francophones de Bruxelles, Belgique.LAMPRON, M.le juge Edouard-J., Association Canado-Américaine, E.-U.LEVAUX, Jacques, Section liégeoise de Rénovation Wallone, Belgique.'MATLHTOT, Mlle Lucille, Fédération Féminine Franco-Américaine, E.-U.'MARTINEAU, Dr François, Association des Professeurs Franco-Américains, E.-U.OUTERS, Lucien, Bruxelles.PELLETER, Mlle Flore, Fédération Féminine Franco-Américaine, E.-U.PELLETTR, Rosario, Union des franco-américains du Connecticut, E.-U.PER'N, François, leader et député du Parti Wallon, Belgique.ROBERT, Gérald, Association Franco-américaine, E.-U.THEROUX, Bernard, Comité de Vie franco-américain, E.-U.VERRETTE, Mgr Adrien, Société Historique franco-américaine, E.-U.E.\u2014 Universitaires et conseillers Nombre de laissez-passer : 30 'Observateurs présents : 23 BELIVEAU, Jean-Guy, vice-recteur du Centre d\u2019Etudes Universitaires de Trois-Rivières.BERGEVIN, Abbé André, professeur, Institut d\u2019Economie Appliquée.BOULET, Gilles, directeur du Centre d\u2019Etudes Universitaires de Trois-Rivières.BOURASSA, Paul-André, Faculté des Sciences Appliquées, Génie Mécanique, Université de Sherbrooke.'BOUVIER, R.P.Emile, doyen de l\u2019Economie des Sciences Appliquées, Université de Sherbrooke.BROSSARD, Jacques, attaché de recherche à l\u2019Institut de recherche en Droit Public, Faculté de Droit, Université de Montréal.BROUSSEAU, André, directeur général du Centre d\u2019Etudes Universitaires de Trois-Rivières.'BRUNET, Michel, professeur d\u2019histoire, Université de Montréal.'CAR\u2019GNAN, Me Pierre, directeur de l\u2019Tnstilut de Recherche en Droit Public, Faculté de Droit, Université de Montréal. DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1967\t355 \u201cDORION, Me Henri, président de la Commission sur l\u2019Intégrité du Territoire.GARANT, Patrice, professeur à la Faculté de droit de l\u2019Université Laval.\"FLYNN, Gilbert, Société L\u2019Assomption de Moncton.GARTGUE, Me Philippe, doyen de la Faculté des Sciences Sociales à l\u2019Université de Montréal.\u2019GOSSELTN, Mgr.Paul Emile, Conseil de la Vie Française.GRENTER, Fernand, doyen de la Faculté de Lettres de l\u2019Université de Laval.HEROUX, André, assistant directeur général du Centre d\u2019Etudes Universitaires de Trois-Rivières.\"LAPALME, Me Georges-Emile, conseiller.LAUZIERE, Arsène, département d\u2019Etudes françaises au Collège Loyola.\"LEGER, Jean-Marc, membre de la Commission politique et constitutionnelle.\"LEMIRE, Jacques, professeur à l\u2019Ecole Normale de Trois-Rivières.\"LEROY, Vallée, professeur à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales.\"MOPJN, Mme Jacques-Yvan.\u201cOUELLET, Jean-Yves, professeur de droit, Université de Montréal.\"PAINCHAUD, Paul, professeur à l\u2019Université Laval.\u201cPINSONNAULT, Guy, membre de la Commission politique et constitutionnelle.\"PINSONNAULT, Roland, président de l\u2019Association canadienne-française de Saskatchewan.\u201cRIOUX, Marcel, professeur à l\u2019Université de Montréal.RONDEAU, Me Gaston, juge de la Cour.\"SAVOIE, Me Adélard, recteur de l\u2019Université de Moncton, Nouveau-Brunswick.\"ZAY, Nicolas, directeur de l\u2019Ecole des Service Sociaux à l\u2019Université Laval.F.\u2014 Représentants d\u2019associations ou d\u2019institutions Nombre de laissez-passer : 85 \"Observateurs présents : 66 \"ALLAIRE, Jean, Association des Diplômés de l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales.ARNAUD, J., Association internationale des Jeunes et Femmes de langue française.\u2019\u2019AUMOND, Gérald, A.S.E.P.\"BAZAS, Mme Béatrice, Association des Nations-Unies.\u201cBEAULE, Rosaire, avocat, Montréal BEAULIEU, Josette, Collège Sainte-Croix.\"BEAULIEU, Nicolas, SSJB du diocèse de Nicolet.BEAULIEU, Soeur Madeleine, Servantes du Coeur Immaculé de Marie.¦\"BEGIN, Claude, Imprimerie Jacques-Cartier.\"BELEC, Robert, Alliance des Professeurs.\"BELLEROSE, Père Justin, Pères Franciscains.\"BOISSINOT, Gaston, Arpenteurs- Géomètres de la Province de Québec.\"BOIVIN, Marius, Institut des Brasseurs du Québec.\"BOLDUC, Hermann, Service Sanitaire de Sherbrooke.\"BOUCHARD, Réal, International Business Machines.\"BRAIS, Mlle Lise, Association des Etudiants de la Faculté des Sciences Sociales de l\u2019Université de Montréal.¦\"CARON, Robert, Corporation des Instituteurs & Institutrices Catholiques du Québec.\u201cCASGRAIN, Mme Thérèse-F., Union des Femmes.\u201cCHARRON, Bertholet, Club Universitaire Acadien Inc.\u201cCHARTRE, Mlle Carole, Association Générale des Etudiants du CEGEP de Maisonneuve.\u201cDAGENAIS, Laurent, Association Générale Catholique des Voyageurs de Commerce.\"De COTRET, Claude, Conseil d\u2019Expansion Economique.\u201cDeMESTRAL, Claude, Eglise Unie du Canada.\u201cDEOM, André, Centre des Dirigeants d\u2019entreprises.\"DESLANDES, Mlle Pierrette, Association Générale des Etudiants du CEGEP de Maisonneuve.\u201cDIONNE, Mlle Anne-Marie, Société d\u2019étude et de conférence.\"DURAND, Guy, SSJB du diocèse de Joliette.DUVAL, F.-Etienne, Université de Dalhousie.DUVAL, Mlle Thérèse.Hyd^o-Québec.\u201cFIALA, Georges, Bell Telephone du Canada.FORTIER, Mlle Lucie, Académie de Ouébec.\"FORTIN, Honorius, Chambre de CommeTe de Val-d\u2019Or-BouMamaque.FLYNN, Mlle Marie, Académie de Québec.\u201cGAGNON, André, Association des Etudiants de la Faculté de Sciences Sociales de l\u2019Université de Montréal.\u201cGAGNON, Mme Marie, Fédération des Unions des Familles Inc.\"GAUTHIER.René.Département de l\u2019Immigration, ministère des Affaires Culturelles.\"GINGRAS.Mme Paul-Henri, SSJB section N.-D.du Perpétuel-Secours.\u201cGODIN.Armand, La Société des Artisans.GRANDMONT, Lucien, Idéal Electrique.GRAVEL, Louis, Groupes de Vie Chrétienne.\"HARVEY, Gérard, Caboteurs Unis de Québec.HARVEY, Henri, Transport Maritime Harvey Ltée.\u201cHENRICHON, Pierre, Association Générale des Etudiants du CEGEP de Maisonneuve.\"HOULE, Fernand, Club Fleur de Lys de Québec. 356 ASSISES NATIONALES HURTUBISE, Jacques, Fonds Alma Mater.JACQUES, Léonard, Service Sanitaire de Sherbrooke.JOUBERT, Mlle Madeleine, Institut Canadien d\u2019Education des Adultes.\u201cKINGSLEY, Normand, Association Générale des Etudiants du CEGEP de Maisonneuve.\u201cLABRECQUE, Jean, Université de Montréal.\u201cLALONDE, Mlle Claire, Association Générale des Etudiants du CEGEP de Maisonneuve.LAMONTAGNE, Mme Emilienne, Ordre des Dames Hélène de Champlain Inc.'LATOUR, Gilbert-A., secrétaire, Préville.LAVOIE, Soeur Dolorès, Association des Instituts Familiaux du Québec.LEGAULT, Paulette, Corporation des Enseignants du Québec.LEPAGE, H.-Yvon, Lepage Automobile Ltée.\u201cLEMIEUX, Fernando, Femmes Chrétiennes.' MARCHAND, Guy, Association Professionnelle Catholique des Voyageurs de Commerce du Canada Inc.(Section Crémazie).MARCHAND, Sarto, Distilleries Melchers.¦'MARTEL, Cyriaque, Conseil d\u2019Expansion Economique.\u201cMARTIN, André, Syndicat Professionnel des Chiropraticiens du Québec.\u201cMARTIN, Luc, Institut Canadien des Affaires Publiques.MARTIN, R.P.Paul-Aimé, Editions Fides.\u201cMASSON, Jacques, Université de Montréal.\u2018MELANCON, Victor, C.S.N.\u201cMERCIER.Pierre, Collège Sainte-Croix.\u201cNADON, Gabriel-L., Compagnie Internationale de Papier du Canada.\u201cO\u2019BORNE-MARTIN, Mme Monique, Ordre des Dames Hélène de Champlain.\u201cOUELLET, Pasqual, Magasin Co-Op.PARE, Fernand, La Solidarité.PAYETTE, Paul-Emile, Association des Pharmaciens détaillants de la Province de Québec.\u201cPAWLIKOWSKI, Joseph.Institut Polonais des Arts et des Sciences en Amérique.\u201cPOITRAS, Jean-Marie, La Laurentienne.\u201cPOTVIN.Hubert, C.I.L.PRAT.Olivier, Association des Anciens de Stanislas.\u201cQUESNEL, J.-C.Fédération des Unions des Familles Inc.\u201cRIOUX, Emmanuel.Collège Loyola.RIOUX, Mathias.Alliance des professeurs de Montréal.\u201cROBIDAS.Marcel, Municipalité de Loneueuil.ROULEAU, Cécile, Association d\u2019Education de Langue Française.SAINT-LOUIS, Dolfuss, Conseil Masson SSJB.\u2018SURPRENANT, Jean, La Société des Artisans.\u2018TALBOT, Eugène, Commission des Accidents de travail.TAILLEFER, Charles, Collège Sainte-Croix.THERRIEN, André, Corporation des Enseignants du Québec.THOMAS, Jean-Marie, Groupes de Vie Chrétienne.\"TREMBLAY, R.P.Alphonse, Pères Rédemptoristes.\u201cTREMBLAY, Claude, Alliance des Professeurs.G.\u2014 Observateurs \u201c Observateurs présents : 177 \u201cARCAND, Mme Liliane, St-Hyacinthe, \u201c ARMAND, Jacques, Montréal, ARSENE AU, Mlle Thérèse, Iles de la Madeleine, AUBE, Eddy, Iles de la Madeleine, AUBE, Jean, Montréal, \u201cBARBER'S, Robert, Longueuil, \u201cBARTL, Jean-Paul, Chomedey, BARBOT, Roger, Montréal, BEAUCAGE, J.-P., Laval des Rapides, BEAUCHEMIN, Mlle Claire, Montréal, \u201cBEAUMTER, Gérald, St-Louis, \u201cBEAUMONT, Lucien, Montréal, BECHARD, Mme Paul, Montréal, BECHARD, Paul, Montréal, BEGTN, Mme Irène, Montréal, BELANGER, Gérard, Montréal, BERGERON, Mme Magloire, Saint-Gabriel de Brandon, BENOIT, Mme Agathe, Montréal, BERGERON, Yves, Outremont, \u201cBERNARD, Louis-A., Montréal, BERNTQUE, Mme Georgette, Montréal, BERTRAND, Denis, Sainte-Rose-de-Laval, BERTRAND, Jean-Louis, Montréal, BIELTER, Marc, Québec, BLATS, Fernand, Saint-Jean, BLONDTN, Augustin, Montréal, \u201cBO'SSONNOT, J.-L., Ansonville, BONCOPA\u2019N, Claude, Montréal, BONNEAU, Lorenzo, Montréal, BOUCHER, Paul, Brossard, BOUCHARD, Jean-Louis, Montréal, BOUGIE, Mlle Danielle, Limoilou BOULET, L.J., Québec, ¦ BOURASSA, Patrick, Montréal-Nord, BOURNWAL, Mme Camille, Shawini-gan-Sud, BRADET, Henri, Ottawa, \u201cBRODEUR, Jacques, St-Hyacinthe, BROPHY, Marcel, Montréal, BROSSARD, André, Montréal, BROSSEAU, Pierre, Montreal, \u201cCAISSY, J., Montréal, \u201cCATSSY, Michel, Saguenay, CARON, Mlle Micheline, Montréal, \u201cCARON, Mme Pauline, Laval CARON.Mme Yvette, Montréal, \u201cCHABOT, Roland, Authier (Abitibi-ouest), \u201cCHAMBERLAND, J.-R., Montréal, DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de l\u2018.)(>7\t357 *CHAPDELETNE, Aimé, Montréal, \u2022CHAREST, Jean-Yves, Laval des Rapides, CHARRON, Pierre, Montréal, \"CLEMENT, Gérard, Montréal, \u2022COGGER, Michel, Ottawa, \u2022COTE, Bernard, Montréal, \u2022COUTURE, C.E., St-Laurent, \u2022COUTURE, Jean-Paul, Pointe-Claire, \u2022CREPEAU, Mme Marcel, Montréal, \"CYP1HOT, Mme Denise, Saintc-Anne-de-Bcllevue, \u2022DAIGLE, Irénée, Montréal, DELORME, Richard, Montréal, \u2022DESCHENES, Mlle Madeleine, Montréal, \u2022DESJARDINS, Mlle Alice, Ville Mont-Royal, 'DESROCHES, Mme Françoise, Ville de Lorraine, \u2022 DRAPEAU, Mlle Pierrette, Montréal, \u2022DUSSAULT, Bernard, Montréal, FALIRE, Jacques, Saint-Bruno, FELTX, Lazarus, Hampstead, FLOR'AN.Jean-Marc, Montréal, \u2022FORTIN, Roch, Macamic, FOURNIER, Mme Angelina, Ferland, Saskatchewan, \u2019 FOURNrER, Mlle Thérèse, Montréal, FUGERE, Alain, Laval, \u2022GAGNON, Jean, Chicoutimi-Nord, \u2022GARANT, Mlle Germaine, Montréal, \u2022GAUDET, Mme Thérèse, Outremont, GAUDREAU, Michel, Montréal, \"GAUTHIER, Gérard, Saint-Jacques, (Montcalm), GENEST, Pierre, Montréal, GIRARD, Mlle Francine, St-Hyacinthe, GTRARD, Raymond, Montréal, G\u2019ROUX, J.B., Clermont, GOYER, Mlle Denise-S., Montréal, GOYER, Robert, Montréal, GRAVEL, Michel, Cté Taillon, \"GUERIN, Yvan, Longueuil, \u2022QUITE, Mlle Marie-J., Montréal, HALMOS, Georges, Cité Jardin, HAYES, Mlle Carmen, La Providence, HEBERT, Emile, Montréal, HURTUBTSE, Mme Jacques, Montréal, JACQLTEMIN, Mlle Christiane, Montréal, JASMTN, Michel, Ville Lasalle, JASMT'J, Mlle Thérèse, Outremont, LABRECQUE, Gaston, Montréal, LABRECQUE, Laurent, Montréal, \u2022LAÇASSE, Me Jean-Paul, Québec, LACHANCE, G., Montréal, LACOMBE, Jean, Montréal, LADOUCEUR, Mlle-Michèle, Montréal, LAFTTTE, André, Châteauguay, LAFOREST, Pierre, Longueuil, LALANDE.Guy, Lachine.\u2022LALTBERTE, Mme Jacqueline, Montréal, LAMBERT, Réginald, Montréal, ' LAMOUREUX, Mlle Rosemarie, Montréal, LANDRY, abbé Frédéric, Iles de la Madeleine, LANDRY, Jacques, Lachine, LANDRY, Lucien, Montréal, LAPO'NTE, Mlle Lise, St-Bruno, \u2022LAPOINTE, Mme Marie, St-Bruno, LAPOINTE, Paul, St-Bruno, LARTVEE, Jean, Montréal, LAROCHE, Mlle Eveline, Bordeaux, LARUE, Mme Antoine, Sillery, LAUZON, Me Monique, Verdun, LAROSE, Yves, Ontario, \"LE BARGNE, Louis, Montréal, \"LEGRTS, Yves, Montréal, LEMOTNE, André, LTniversité Laval, LEROUX, André, Montréal, LEVEILLE, Laurent, Montréal, LEVESQUE, Vital, Québec, LIONAIS, Roland, Trois-Rivières, LTZEE, Marcel, Candiac, \u2022MATLLET, Armand, Laval des Rapides, MA'LLET, Mme Armand, Laval des Rapides, MARANDA, Dr.Claude, Outremont, \u2022\tMARCIL, André, Montréal-Nord, MARCOUX, Mme G.A., Montréal, \u2022MARTEN, Roger, Drummondville, \"MASSON, Mme Louise, Ville Saint-Michel.\u2022MAUGER, Albert, Montréal, \u2022MERTNEAU.Edmond, Montréal, MTCHAUD, Roland, Saint-Léonard, \u2022\tM\u2019CHASKI, Stanislas, Saint-Bruno, MICHAUD, Mme Y7ves, Montréal, MIRON, Yves, Montréal, \u2022MONTCALM, Mme Réjeanne, Providence St-Hyacinthe, MOR'N, Mme Léonard, Rouyn, MOR'N, Mme Pierre, Montréal, MORTN.Réal, Montréal, \u2022NADEAU, Jacques, Montréal, O'BRTEN, Jos, Sutton, \u2022\tOUTMET, Mlle Denyse, Montréal, PARENT.Aurèle, Angers, PAYETTE, Mlle Suzanne, Montréal, PERRAULT, R.B., Montréal, PERREAULT, Francois, Montréal, PO\u2019SSANT.Mlle Lucette, Montréal, \"POUPRETTE, Mlle Gisèle.Montréal, \u2022\tPRESCOTT, Mme Dionne, Mandeville, PROVENCHER, Hélène, Montréal, \u2022RENAUD, Jean-Claude, Montréal, K'GHKR.Mlle Andrée, Montréal, RTZZOLT.Honoré, Montréal, ROBtTA'LLE.Arthur, Lachine, ROCHON, Gaétan, Montréal, \u2022ROUTLLARD, Jean, Sherbrooke, ROY, Mlle Madeleine, Montréal, SAVARD, Mme Arthur, Montréal, \u2022SAVOTE, Réginald, Montréal, SCOTT, Mme Blanche, Montréal, SEGUTN, Ernest, Lachine, \"SENAY, Robert, Montréal, SOUCY.Maurice, Montréal, \u2022STEWART, Mme Elizabeth, Montréal, THERRIEN, Mlle Louise.Ville Lasalle \u2022THTBON, Mlle Geneviève, Montréal, THOMASSET, Mlle Claude, Montréal, 358 ASSISES NATIONALES TOURNIER, Mlle Odile, Montréal, TRENT, John E., Kingston (Ontario), TROTTER, Mlle Rachel, Montréal, TRUDEAU, André Jr\u201e Montréal, VATLLANCOURT, Mlle Michelle, Laval des Rapides, VALLERAND, Mme René D., Outremont, VENNE, Bernard, Laval, VERNTER, Mme André, Montréal, VTNCKE, Christian, Montréal, WOOD, G.Bob, Montréal.H.\u2014 Presse écrite Nombre de laissez-passer : 92 Agence France Presse : ROGER, Udry ; Avenir de l\u2019Est : LAJEUNESSE, Serge, VAILLANCOURT, Gérard ; Carrefour Chrétien : BEAUDOIN, Benoît ; Châtelaine : SAINT-MARTIN, Mme Fernande, ITLOTTE, Mlle Hélène ; Choc, Diocèse de St-Jérôme : MERCIER, Guy, LABELLE, Sylvestre ; Collège et Famille : GENEST, Jean ; Combat : LUTZ, Charles-Henri, DASYLVA, Claire ; Corriere Italiano : FORTE, Mimmo, INTERDONATO, Natale ; Dimanche-Matin : Ensemble : CHARRON, Gilbert ; Financial Post : KALBFEISCH, John ; Génie Construction : ROESLER, Michel, VERRONNEAU, Gilles-P.; Globe and Mail, Toronto : LEBEL, Ronald, NEWMAN, Roger ; Journal Le Foetus : HOULE, Jean-Marc, LAFRENIERE, Jean ; Journal de Rosemont : BOISCLAIR, Jacques ; Journal Minuit : MONETTE, Georges-A., TONNDORF, Joachim ; La Boussole : SAINT-AUBIN, Louis ; La Liberté et le Patriote : BEDARD, Roméo ; La Patrie : BENOIT, Jacques ; La Presse : DUPRE, Marcel, GIROUX, Maurice, MORRIER, Bernard, PAQUET, J.-C., BONHOMME, jean-Pierre ; La Réforme : JOLY, Paul-André, PORTELANCE, Georges ; La Rotonde : ROY, André ; La Survivance : OLIVIER, Jean-Maurice ; La Voix Populaire : LAP ARE, Jacqueline, MERCIER, Jean-Jacques ; L\u2019Echo du Nord : FORTIN, J.-A.; L\u2019Echo du St-Maurice : CADEN, José ; L\u2019Information Nationale : TURCOTTE, Gérard ; L\u2019Union des Cantons de l\u2019Est : LAURIN, Jean ; Le Clairon : SAINT-GEORGES, Claude ; Le Courrier de Terrebonne : FONTAINE, Jean-Marc ; Le Devoir : RYAN, Claude, LeBLANC, Jules, LESAGE, Gilles ; Le Digeste de la Salle d\u2019Attente : MARCHAND, Pauline ; Le Droit : GINGRAS, Marcel, LABELLE, Jules, Le Foyer : ROBITAILLE, C.-E.; Le Journal de la Jeune Chambre SOUCY, Charles ; Le Lac Saint-Jean : TREMBLAY, Léopold ; Le Meilleur Journal : BEGIN, Maurice, GAGNE, Mlle Mathilda ; Le Monde : TAINTURIER, Jean ; Le Nouveau Courrier-Rivicra : MARTIN, Raymond ; DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES tic 1967 359 Le Soleil Limitée : CLEARY, Bernard, ROUTHIER, Benoît, TREMBLAY, Gérard ; Le Travailleur : BEAULIEU, Wilfrid, MARION, Séraphin ; Les Affaires : MOQUIN, Claude ; Les Annales de Sainte Anne : CHENARD, Louis, TREMBLAY, Alphonse ; Magazine MacLean : BELLEAU, Massue, GUAY, Jacques ; Montreal Gazette : ARPIN, Claude ; Montreal Star : DIONNE, Raymond, KORSTOM, Thorn ; Nouveau Samedi : RACICOT, Lionel ; Petit-Journal : NADEAU, Roger ; Presse Canadienne : BAZAY, Dave, LADOUCEUR, Antoine ; Progrès de Rosemont : DESNOYERS, Arthur, QUENNEVILLE, André ; Progrès de Villeray : WARREN, D.; ' Progrès du Golf de Rimouski : BRILLANT, Jacques ; Progrès du Nord : BERTHELET, André ; Publications Péladeau : SYLVAIN, Jean-Paul, VERREAU, Guy ; Québec Industriel : MARCHAND, F.-Gabriel, SAMSON, Paul ; Relations : ARÈS, Richard ; Revue Maintenant : CHARBONNEAU, André, SAUCIER, Pierre\u201d Revue Parti-Pris : RENAUD, Pierre, TREMBLAY, Robert ; Times : LEWIS, Robert, DALLAIRE, Jacques, Québec, JASMIN, Claude, Montréal.\tPoste CFRG : LEPAGE, Dumont, Gravelbourg ; Poste CFML : BERTRAND, B.; Poste CJEM : LeBEL, Georges ; Poste CJMS Radio-Montréal : ANDRE.Jacques, HARVEY, Normand ; Poste CKAC : BEAUDRY, Jean-Aimé, DEOM, Jacques ; Poste CKLM : PROULX, Gilles, RUFIANGE, André ; Poste CKSB : BOHEMIER, Etienne, Manitoba ; Poste CKVL : GOUIN, Biaise, LEDOUX, José, MALTAIS, Normand ; CFTM-TV : DESCHESNES, Gilles, OUIMET, Réal ; CKCH Hull Radio : JOBIN, François ; CTV Montréal : MATHIEU, Claude ; Radio-Canada : DEVIRTEUX, Claude-Jean, LAMARCHE, Guy, McDUFF, Gérald, KEABLE, Jacques, DESAUTELS, Roger, LORANGER, Gabriel, McANDREW, Michael, PAQUIN, Michel ; Radio-Canada, Emission Présent : BLONDIN, Robert, DROUIN, Gabi, GODIN, Nicole, JUNEAU, Michèle, LACHANCE, Gérald, LeBORGNE, Laval, LUMBROSO.Ellio, MORENCY, Paul, NANTEL, Roger, PELLAN, Michel, PICHE, Claude, PARE, Jean, RENAUD.Marc, ROY, Claude-H.; Radio-Canada, Emission Tirez au Clair : SIMARD, Daniel ; Radio-Canada, Service Aff.publiques : CLAUDE, Pierre-Marcel ; Radio-Canada, Service des Nouvelles Radio anglaise : LAPLANTE, Ronald, Toronto ; I.\u2014 Presse parlée\tRadio-Canada, Service des Nouvelles T.V.anglaise : Nombre de laissez-passer : 44\tDEPOE, Norman ; Poste CFDA : BASTIEN, François ;\tRadio-Canada, Service des relations avec l\u2019étranger : FARLEY, Robert. ASSISES NATIONALES SCO RÉSUMÉ Nombre de\tObservateurs laissez-passer\tprésents\t\t Ambassades et consulats\t15\t4 Députés\t17\t11 Hauts fonctionnaires Franco-Américains\t8\t7 et Européens\t23\t12 Universitaires et conseillers Représentants d\u2019associations\t30\t23 ou d\u2019institutions\t85\t66 Citoyens\t177\t177 Presse écrite\t92\t92 (1) Presse parlée\t44\t44 (1) TOTAL\t491\t436 (1) (1) Ce chiffre est probable.\t\t V.- RESPONSABLES DES\t\tBOURGET, Antoine, technicien, Dorval; ASSISES\t\tFOREST, Evariste, courtier, \t\tJacques-Cartier; A.\u2014 Directeur des Assises :\t\tGOULET, Jean-Claude, surinten- Rosaire MORIN\t\tdant, Montréal; LALONDE, Roger, directeur, \t\tSaskatchewan; B.\u2014 Assemblée générale :\t\tMEYERS, Georges, directeur 1\u2014Président : René PARE\t\tgénéral, Trois-Rivières; 2\u2014Vice-présidents :\t\tSEGUIN, François, Ottawa; Mlle Yolande LAUZON\t\tSOULIERE, Maurice, professeur, André DESGAGNE\t\tDuvernay; 3\u2014Secrétaires :\t\tTELLIER, Aurcle, Sudbury; Mme Solange CHAPUT-ROLLAND Mme Julia RICHER\t\tVENNE, Lucien, notaire, Montréal.4\u2014Greffiers :\t\t Gilbert LATOUR\t\t Robert LATOUR\t6\u2014Commission des candidatures :\t 5\u2014Système du vote :\tBONNEVILLE, Louis, pharmacien-\t Compilation : Joseph BOUCHARD, Société I.B.M.chimiste, Montréal; BOURBONNATS, Valois, ingénieur civil, Dorval; Coordination : Jean-Paul LAMY, Compagnie de Téléphone Bell Projection : Georges-J.FIALA, Compagnie de Téléphone Bell Vérification : Les scrutateurs : BEAUPRE, Jacques, comptable, Amos; BEDARD, Louis, restaurateur, Québec; CODERRE, Marcel, professeur, Repenligny; COTE, Armand, conseiller, Gatineau; DESROCHES, Jean-Charles, comptable licencié, Montréal; DUPUIS, Pierre, médecin, Québec; DLtSSAULT, Roland, professeur, Montréal; JULTEN, Pierre-André, professeur, Trois-Rivières; LANDRIAULT, Rodrigue, Ottawa; DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1967 361 LANDRY, Jean-Guy, médecin, Sainte-Thérèse; LAROCHELLE, André, contremaître, Saint-Jean; LEBEL, Georges, directeur poste de radio, Edmunston; LIZAIRE, André, médecin, Régina MORIN, Serge-G., ingénieur, Montréal; PREFONTAINE, Hubert, consultant, Winnipeg; RACICOT, Gilles, Timmins; RIVARD, Télesphore, professeur, Montréal; ROUTIUER, Abbé Marcel, professeur, Beaudry; ROY, Roméo, notaire, La Pocatière; SEGUIN, Jean-Marie, courtier en assurance, Hull.C.\u2014 Ateliers de travail et groupes d\u2019étude 1.ATELIER CULTUREL : Président : M.Alban COUTU, Montréal Secrétaire : M.Léopold LACROIX, Toronto Rapporteur : M.Eddy SLATER, Québec Conseiller : M.Jean-Marc LEGER, Outremont a)\tGroupe d'interrogation : Président : M.Roméo PAQUETTE, Colombie-Canadienne Secrétaire : M.Raymond MARCOTTE, Saskatchewan Rapporteur : Fr.Daniel GOSSELIN, Hull Conseiller : P.-André BOURASSA, Sherbrooke b)\tGroupe d'amplification Président : Arthur LECLERC, Charlevoix Secrétaire : R.P.Jean PATOINE, Alberta Rapporteur : Paul DORVAL, Giffard Conseillers : Jean GENEST, Montréal Hervé CYR, Toronto C) Groupe des nuances Président : Lucien GOSSELIN L\u2019Islet Secrétaire : abbé Marcel ROUTHIER, Beaudry Rapporteur : Mme Francine DANSEREAU, Longueuil Conseillers : Henri GINGRAS, Cap Rouge Albert REGIMBALD, Sudbury d)\tGroupe d'opposition Président : Armand GODIN, Montréal Secrétaire : Jacques HARVEY, Québec Rapporteur : Paul BLAIS, Gatineau Conseiller : André HEROUX, Trois-Rivières e)\tGroupe d'appui President : Jean DION, Deschambault Secrétaire : Jacques MOLICARD, Winnipeg Rapporteur : Georges ADAM, Québec Conseiller : Gérard JOMPHE.Trois-Rivières f)\tEnseignement et recherche Président : Louis DESSUREAULT, Trois-Rivières Secrétaire : Yves-G.BERUBE, Québec Rapporteurs : Armand ST-ONGE, Amqui Orner DESLAURIERS, Ottawa Conseiller : André BROUSSEAU, Trois-Rivières g)\tStatut de la langue française Président : Ronald-E.LAVIOLETTE, Montréal Secrétaire : Jacques HARVEY, Québec Rapporteurs : Gérald VALLEE, Beauharnois Guy GELINEAU, Ottawa Conseillers : Marcel RIOUX, Montréal Jean-Marc LEGER, Montréal (Outremont) h)\tRadio et télévision Président : Armand GODIN, Montréal 362 ASSISES NATIONALES Secrétaire : Etienne BOHEMIER, Manitoba Rapporteurs : Paul BLAIS, Gatineau J.-Guy BELLEFEUILLE, Ottawa Conseillers : Bernard BENOIT, Ottawa Michel BRUNET, Montréal i) Relations entre Canadiens-français Président : Jean-Jacques TREMBLAY, Québec Secrétaire : Roland PARENT, Québec Rapporteurs : Alban COUTU, Montréal Raoul BOYER, Ottawa Conseillers : Maurice CHAGNON, Ottawa Maurice CHAMARD, Moncton 2.ATELIER SOCIAL Président : Raymond LALIBERTE, Québec Secrétaire : Sabin LEMOINE, Hull Rapporteur : Robert GAGNON, Repentigny Conseiller : François-Albert Angers, St-Lambert a)\tGroupe d'interrogation Président : Robert FOURNIER, Matane Secrétaire : Jean-Marie BEAUREGARD, Valleyfield Rapporteur : J.-Maurice GAUTHIER, Rouyn Conseiller : J.-PAUL BUGEAUD, Alberta b)\tGroupe d'amplification Président : Dr Roderick JODOIN, St-Jérôme Secrétaire : Bernard DUMONT, St-Valier Rapporteur : Adolphe MARTIN, Jacques-Cartier Conseiller : Jules BELANGER, Montréal c)\tGroupe des nuances Président : Paul YELLE, St-Rémi Secrétaire : J.-Charles DESJARDINS Pointe-Gatineau Raoporteur : Conrad FOISY, Sherbrooke Conseiller : Nestor THERRIEN, Colombie-Canadienne d)\tGroupe d'opposition Président : François-Albert ANGERS, St-Lambert Secrétaire : Raymonde COUILLARD, Montréal Rapporteur : M.BEGTN, Montréal Conseiller : Pierre MORIN, Montréal e)\tGroupe d'appui Président : Sarto CLOUTIER, Baie Comeau Secrétaire : G.-Noël FORTIN, Orsainville Rapporteur : Rosaire LEMAY, Baieville Conseiller : Ernest CHIASSON, Nouvelle-Ecosse f)\tLégislation sur le travail Président : Fernand LAPALME, St-Hyacinthe Secrétaires : G.-Noël FORTIN, Québec André DUFOUR, Québec Rapporteurs : Raymonde COUILLARD, Montréal Ernest CHIASSON, Nouvelle-Ecosse Conseiller : Louis DESALLIERS, Montréal g)\tPeuplement et immigration Président : Gérard DIAMOND, Edmonton Secrétaires : Réal SAVARD, Québec J.-Charles DESJARDINS, Pointe-Gatineau Rapporteurs : Pierre MORTN, Montréal Mme BOURDEAU, Lisette, Ottawa Conseillers : Emile COUTURE Mme Juliette BARCELO, Montréal h)\tSécurité sociale et santé Président : Robert FOURNIER, Matane Secrétaire : Guy CHAMPAGNE, Québec Rapporteurs : Jean-Marie BEAUREGARD, Valleyfield Maurice BERTHIAUME, Ottawa DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1967 363 Conseillers : François-Albert ANGERS, St-Lambert Nicolas ZAY, Québec i) Famille et politique familiale Président : Martin LEGERE, Caraquet Secrétaire : Conrad FOISY, Sherbrooke Rapporteurs : Rosaire LEMAY, Baieville André RICHARD, Ottawa Conseillers : Mme Ronald-E.LAVIOLETTE, Montréal Adolphe MARTIN, Jacques-Cartier 3.ATELIER ECONOMIQUE Président : Philippe GELINAS, Hampstead Secrétaire : Guy PELLETIER, Québec Rapporteur : Jean GIROUX, Montréal Conseiller : Jean-Guy HOUDE, Verchères a)\tGroupe d'interrogation Président : J.-Jacques LACROIX, Trois-Rivières Secrétaire : Albert RIOUX, Québec Rapporteur : Claude MILLETTE, Verdun Conseiller : J.-Alexandre DIONNE, Outremont b)\tGroupe d'amplification Président : Paul DOLAN, Montmagny Secrétaires : Lucien FONTAINE, Val-d\u2019Or Mme Y.ROUSSEAU, Coaticook Rapporteur : Georges ADAM, Québec Conseiller : Fernand PARE, Québec c)\tGroupe des nuance; Président : Pierre-André JULIEN, Trois-Rivières Secrétaire : Marcel BERGERON, Taschereau Rapporteur : Valois BOURBONNAIS, Dorval Conseiller : Marcel ROBIDAS, Longueuil d)\tGroupe d'opposition Président : Jean BRASSARD, Arvida Secrétaire : Simon VALOIS, Lachute Rapporteur : Victor LAMBERT, Montréal Conseiller : Jean CADIEUX, Moncton e)\tGroupe d'appui Présidents : Sylvio PINEAULT, Charlesbourg Jean-Louis OUELLET, Cabano Secrétaires : Jean LAURIN, Victoriaville Jean-Luc DION, Trois-Rivières Rapporteur : Réal LANCTOT, Valleyfield f)\tLégislation financière et commerciale Président : Georges LAROCHELLE, Thetford Mines Secrétaire : Jean-Luc DION, Trois-Rivières Rapporteur : Jean CADIEUX, Moncton Conseiller \u2022 Gérard PLOURDE, Montréal g)\tPolitique fiscale Président : Raymond HAMELIN, Lévis Secrétaire : René ROTTIERS, Regina Rapporteurs : Robert DESFORGES, Montréal Eugène RICHARD, N.-Brunswick Conseillers : R.P.Richard ARES, Montréal Maurice MATTARD, Ottawa h)\tDéveloppement économique par la planification Président : Maurice CREPEAU, Mont-Laurier Secrétaire : Sylvio PINEAULT, Charlesbourg Rapporteurs : François LEVESQUE, Bedford L.-Alfred BEAUCHESNE, Ottawa Conseiller : René FORTIER, St-Laurent i)\tPolitique agricole Président : Arthur DUBE, St-Octave de Métis 364 ASSISES NATIONALES Secrétaire : Joseph JEANNEAU, Saskatchewan Rapporteur : Fr.Louis-P.MICHAUD, Lavernière Conseillers : Albert RIOUX, Ste-Foy Jean GAGNON, Repentigny j) Monnaie et banque Président : Pierre-André JULIEN, Trois-Rivières Secrétaire : G.-Noël FORTIN, Québec Rapporteur : Rodolphe FOURNIER, Iberville Conseiller : Vély LEROY, Montréal.4.ATELIER POLITIQUE \u2022 Président : Guy PINSONNAULT, Québec Secrétaire : Jean-C.COUTU, Rouyn Rapporteur : J.-André DORE, Montréal Conseillers : Rhéal TEFFAINE, Manitoba Pierre CARIGNAN, Montréal a)\tGroupe d'interrogation Président : J.-Paul LACOURSIERE, Saint-Boniface Rapporteur : Jacques PARIS, Ottawa Conseiller : Guy PINSONNEAULT, Québec b)\tGroupe d'amplification Président : Georges-Henri FORTIN, Alma Rapporteur : François DESROCHES, Ville Lorraine Conseiller : Alphonse-E.CHARETTE, Sudbury c)\tGroupe des nuances Président : Philippe PETTIGREW, Frelighsburg Rapporteur : Lionel DUGUAY, Nicolet Conseiller : Jacques BROSSARD, Montréal d)\tGroupe d'opposition Président : André DAGENAIS, Outremont Secrétaire : Alfred BASTARACHE, Moncton Rapporteur : Yvon GROULX, Montréal Conseiller : Rhéal TEFFAINE, Manitoba e)\tGroupe d'appui Président : Jacques LUCQUES, Montréal Secrétaire: Jean-Paul LACOURSIERE St-Boniface Rapporteur : J.-Louis RENAUD, Ottawa Conseiller : Jean-Guy HOUDE, Verchères f)\tArbitrage constitutionnel, organisation pénale Président : Philippe GELINAS, Hampstead Secrétaire : J.-Paul LACOURSIERE, St-Boniface Rapporteurs : Henri-J.ROY, Ste-Anne-des-Monts Rodrigue LANDRIAULT, Ottawa Conseillers : Yves OUELLET, Montréal Pierre PATENAUDE, Montréal g)\tIntégrité du territoire québécois Président : G.-Henri FORTIN, Alma Secrétaire : Jacques PARIS, Ottawa Rapporteurs : Robert GAGNON, Repentigny Alfred BASTARACHE, Moncton, Conseillers : Michel BROCHU, Montréal Gustave BELLEFLEUR, Montréal h)\tPouvoirs indéfiniment extensibles Président : Bruno COLPRON, Montréal Secrétaire : Clément BILODEAU, Québec Rapporteur : Jean-François PELLETIER, Westmount Conseillers : Cyrille GOULET, Ottawa Pierre CARIGNAN, Montréal i)\tRelations internationales Président : Roland BERIAULT, Toronto DÉLÉGUÉS et OBSERVATEURS aux ASSISES NATIONALES de 1967\t365 Secrétaire : Patrice GARAND, Québec Rapporteurs : Suzanne POIRIER, Québec Lucien LALLIER, Toronto Conseillers : André DAGENAIS, Outremont Jacques BROSSARD, Montréal I).- COMITÉS : 1.\tJournal officiel Responsable : Jean FRANCOEUR, Le Devoir Collaborateurs : Claude MOQUIN Jacques BROUSSEAU Caricaturiste : Guy CLERMONT Photographe : Michel GIROUX Enregistrement : Jean-N.SURPRENANT Mlle M.LEFEBVRE 2.\tSecrétariat Responsable : Mlle Hélène DUVAL Coordonnateurs : De COTRET, Claude De KINDER, Louis GENDRON, Guy GUAY, Maurice LEMIRE, Roger LEONARD, Jules LEONARD, Solange ROY, Gilles ROY, Jean-Charles ROY, Jean-Paul Affiches : BECHARD, Paul Secrétaires : ANGERS, Mme Gisèle, St-Lambert BISAILLON, Rachel, La Sauvegarde BOURDON, Isabelle, La Sauvegarde BRENNAN, Pauline, Bell Telephone du Canada BRUNET, Nicole, Conseil d\u2019Expansion Economique, COUTURIER, Monique, La Sauvegarde FELX, Fleurette, La Sauvegarde FRAPPIER, Louisette, La Sauvegardé FUGERE, Lyse, La Sauvegarde GARAND, Germaine, Conseil d\u2019Expansion Economique GRENIER, Lina, La Sauvegarde GRONDINES, Aline, Montréal GUILBAULT, Huguette, La Sauvegarde HALLE, Francine, Bell Telephone du Canada LABELLE, Claudette, La Sauvegarde LAMARRE, Michelle, La Sauvegarde LEFEBVRE, Rita, Les Artisans MARLEAU, Danielle, La Sauvegarde MARONE, Lucie, Bell Telephone du Canada MASSON, Louise, Conseil d\u2019Expansion Economique PREFONT AINE, Louise, Bell Telephone du Canada RACETTE, Lise, La Sauvegarde RICHARD, Diane, Bell Telephone du Canada SAINTE-MARIE, Claire, Bell Telephone du Canada SAINTE-MARIE, Thérèse, La Sauvegarde VANDENHERREWEGEN, Monique Conseil d\u2019Expansion Economique 3.\tInscription Responsable : CARON, Gilles Collaborateurs : BELLEFLEUR, Gustave, professeur BERNIQUE, Mme Georgette BREAULT, Gilles, fonctionnaire CARON, Réal, ingénieur conseil CLEMENT, Béatrice, écrivain DAIGLE.Irénée DANSEREAU, Francine DESMARAIS, Mme Yvette DUROCHER, Roger, plombier FUGERE, Rosaire, contrôleur GUINDON-LAFLAMME, Mme Claire LEFLAGUAIS.Robert, professeur LEFLAGUAIS, Robert, fils, étudiant LEFRANC-MERCIER, Joseph, employé de bureau PAQUET, Suzanne, institutrice ROY, Jean-Paul, représentant VALOIS.Jacoues VIENS-BEAUDET, Liliane, professeur 4.\tHôtellerie LAMOUREUX, Mlle Rose-Marie LAVIOLETTE.Mlle Mireille 5.\tBureau de presse Responsable : PELLETIER, Michel Collaborateurs : DAIGNAULT, René TURCOTTE.Gérard 6.\tFinance POIRIER.Charles DAIGLE, Irénée DROLET, Philippe SEGUIN, P.-J.-L.7.\tMesse dominicale LANDRY, Lucien / Index général et Table des matières Index général I- LES PROCÉDURES 1.\tOrganigramme 2.\tGroupes d\u2019étude \t 3.\tAteliers de travail \t 4.\tAssemblée générale \t 5.\tCommission générale \t 6.\tCommission politique et constitutionnelle\t.50 .53-56 .18, 87-90, 361-365 17,18,33,109-111 232, 275 .26, 235 II- LES GRAVURES\t Les délégués à la Place des Arts Les délégués à la Place des Arts Organigramme des Assises\t Les présidents des Assises \t Monsieur François-Albert Angers .Un groupe d\u2019étude \t\tcouverture 1 couverture 2 .50 8 .38 .52 L\u2019expression des opinions aux ateliers 86 Caricature \t\t.108 Caricature \t Monsieur le professeur Jacques-Yvan Morin Monsieur Rosaire Morin \t\t188 .226 .240 III- LES ÉDITORIAUX\t L\u2019Action \t L\u2019Action Nationale\t Les Affaires \t Le Campus Estrien \t Commerce \t Le Devoir\t\t Le Droit \t L\u2019Enseignement \t L\u2019Evangéline \t Le Magazine de la Presse\t Le Magazine Maclean \t Maintenant Montréal-Matin \t The Montreal Star\t Le Nouveau progrès \t Le Nouvelliste \t La Patrie \t\t241, 263, 270, 271 .289 .253 285 .250 .244, 245, 251, 254, 264 .241, 247, 256, 260, 265 .277 259, 268 301 .295 .286 .242 .258, 261, 269 .274 .267, 273 .262 370 ASSISES NATIONALES La Presse\t\u2022 ¦ .259, 272 Relations\t.297 Sept-Jours\t.284 Le Soleil\t275, 278, 282 L\u2019Union des Cantons de l\u2019Est\t.276 La Voix de l\u2019Est\t.248, 249, 257 LES CANADIENS-FRANÇAIS HORS DU QUÉBEC\t \u2014 délégation\t30 31, 349-353 \u2014 partage des opinions\t115, 121, 124, 131, 154, 158, 163, 167, 184, 187, 191-196, 213-215, 216-222 \u2014 interventions\t145 43, 44,\t46,\t18, 153, 165, 166, 168 183, 213 INDEX DES NOMS\t ADAM, Georges\t133, 137, 181 ALIE, Fernand\t9 ALLARD, Me Maurice\t26, 235 ANGERS, François-Albert\t25, 26, 34, 39, 48, 113, 234, 235, 279 ARES, R.P.Richard\t25, 26, 139, 143, 301 ASSELIN, Ronald\t172 AUBE, Albert\t25 AUMOND, Claude\t45, 143 AUMONT, Maurice\t148 BARBEAU, Raymond\t234 BARRETTE, Jean-Jacques\t159 BEAUREGARD, Jean-Marie\t119 BEGIN, Cécile\t134, 170 BELANGER, Michel\t145 BELANGER, Frère Victor\t169 BELLEAU, Massue\t297 BENOIT, Me Bernard\t26, 144, 165, 235 BERTRAND, Guy\t122, 129, 134, 139, 234, 235 BERTRAND, Louis\t162 BERUBE, Philippe\t\t\t166 BLAIS, Paul\t25, 149 BLANCHARD, Me Guy\t.\t25 BLANCHARD, René\t234 137, 143, 172, 176, 198-206, 149 180, BLONDIN, Bertrand\t\t275\t BOISSONNEAULT, Bertrand\t\t177\t BOISVERT, Jean-Jacques\t\t137,\t148, 152, 160, BONHOMME, Jean-Pierre\t\t302\t BOUDREAU, Emile\t\t119\t BOUDRIAS, Pauli\t\t178\t BOULET, Albert\t\t20,\t23, 25, 33, BOURASSA, Henri\t\t128\t BOURBONNAIS, G.-V.\t\t169,\t182 BOUVET, Mme Léon\t\t176\t BRASSARD, Herman\t\t127,\t168 BRASSARD, Jean\t\t234\t BRISSON, Yvon\t\t156,\t180 BROCHU, Michel\t\t25,\t143, 144, 234, BROSSARD, Me Jacques\t\t26,\t235 BRUNEAU, Roger\t\t270\t BRUNET, Nicole\t\t26\t CADI EUX, Jean\t\t236\t CARBONNEAU, Gaston\t\t25\t CARIGNAN, Me Pierre\t\t26,\t235 CARON, Gilles\t\t26,\t42,161 CARON, Georges\t\t123,\t185 GAZA, Mme Georgette\t\t111,\t120, 178 CHAPUT-ROLLAND, Mme Solange\t\t25,\t26 CHARETTE, Léon\t\t164\t CHARTRAND, Maurice\t\t251\t CHEVALIER, Nellie\t\t218\t CHOQUETTE, Auguste\t\t116,\t155, 271 CLAVEAU, Gérard\t\t234\t CLAVEAU, Jean-C.\t\t136,\t169 CLEMENT, Mlle Béatrice\t\t127\t CORBEIL, Arthur\t\t161\t CORMIER, Guy\t\t273\t CORRIVEAU, Jean-Paul\t\t179\t COSSETTE, Bernard\t\t147\t COTE, Yvon\t\t159\t COUILLARD, Raymonde\t\t128,\t172 COURCELLES, Pierre\t\t187\t COURVILLE, Adrien\t\t170\t COURVILLE, Jacques\t\t1 H,\t115 COUTU, Alban\t\t20,\t25 COUTURE, Eraser\t\t153\t CUSSON, Adhémar\t\t157\t CYR, Hervé\t\t13,\t15,\t16, 260 372 ASSISES NATIONALES DAGENAIS, André \t\t.234\t\t\t DAIGNAULT, René\t.\t25,\t234\t\t DAOUST, Fernand\t.\t25\t\t\t DAVID, Michel\t186\t\t\t DESCHAMPS, Lucien\t175,\t185\t\t DESCHENES, Jean-Marc\t135\t\t\t DESGAGNE, Me André\t26,\t111,\t163,\t235 DESJARDINS, Gilles\t151\t\t\t DESROCHERS, Jean\t.\t47,\t126,\t146\t DESROCHES, François\t45,\t152\t\t DESROCHES, Jean-C\t\t142\t\t\t DETILLIEUX, Jean\t.\t48\t\t\t DION, Jean-Luc\t.174\t\t\t DRAPEAU, Me Jean\t.\t33\t\t\t I)UBE, J.-René\t.\t123\t\t\t DUBUC, René \t\t179\t\t\t DUCHESNEAU, Jean-Louis\t234\t\t\t DUGUAY, Lionel\t146,\t183\t\t DUMONT, André\t145\t\t\t DUPUIS, Pierre\t46,\t157,\t234\t DUPUIS, René\t181\t\t\t DUROCHER, Roger\t.\t43,\t118,\t175\t EMOND, Robert\t154\t\t\t FILTEAU, Jacques\t.259,\t268\t\t FONTAINE, J.-M\t\t.143\t\t\t FORTIN, Georges-Henri\t.20,\t25,\t117,\t155 FORTIN, Zaché \t\t.142,\t169\t\t FOURNIER, Robert\t156\t\t\t GADBOIS, Jacques \t\t112\t\t\t GAGNE, Léo\t.\t25,\t234,\t275\t GAGNE, Raymond-C.\t\t130\t\t\t GAGNE, Rolland\t.\t249,\t250,\t258\t GAGNON, Lucien\t.\t140\t\t\t GAGNON, Robert\t172\t\t\t GARIGUE, Philippe\t.26,\t235\t\t GAUDREAU, Richard\t142\t\t\t GAUTRIN, Henri-F\t\t116\t\t\t GAUVIN, C.-l\t\t163\t\t\t GELINAS, Jean-Paul \t\t.\t234\t\t\t GELINAS, Me Philippe\t.26\t\t\t GENEREUX, Alain\t.120,\t163\t\t GENEST, Jean \t\t295\t\t\t GERVAIS, Denis\t179\t\t\t GINGRAS, Marcel\t.241,\t256,261,\t\t267 373 GIRARD, Jacques\t44\t\t\t\t GIROUX, Marc-Yvan\t153,\t171\t\t\t GOUIN, Gaston\t111,\t286\t\t\t GRAVEL, André\t44\t\t\t\t GREGOIRE, Gilles\t140\t\t\t\t GREGOIRE, Mgr Paul\t9,\t33\t\t\t GROULX, Chan.Lionel\t10,\t11,\t22,\t33,\t43, GROULX, Me Yvon\t25,\t114,\t234,\t276\t GUAY, Georges\t165\t\t\t\t GUAY, Jacques\t185\t\t\t\t HAMELIN, Raymond\t142\t\t\t\t HEBERT, André\t25\t\t\t\t HENRI, Benoît\t234\t\t\t\t HOUDE, Jean-Guy\t43,\t234\t\t\t ISABELLE, Laurent\t136,\t166\t\t\t JASMIN, Alban\t157\t\t\t\t JODOIN, Roderick\t141\t\t\t\t JOHNSON, Hon.Daniel\t36,\t270,\t273,\t300\t JULIEN, Pierre-André\t47,\t141,\t158,\t180,\t234 JUTRAS, Pierre\t153\t\t\t\t LAFORTUNE, Yves\t113,\t123\t\t\t LALANDE, Claude\t124,\t147,\t182\t\t LALIBERTE, Raymond\t116,\t271,\t277\t\t LALIBERTE RIOUX, Mme M P.\t173\t\t\t\t L\u2019ALLIER, Mme Emilienne\t234\t\t\t\t L\u2019ALLIER, Yves\t151\t\t\t\t LA MARSH, Mlle Judith\t152\t\t\t\t LAMY, Jean\t25,\t277\t\t\t LANDRIAULT, Rodrique\t234\t\t\t\t LANGLOIS, Conrad\t262\t\t\t\t LANGLOIS, François\t140,\t163\t\t\t LANGLOIS, Georges\t45,\t112,\t142\t\t LANGLOIS, Lucien\t243\t\t\t\t LANTEIGNE, Raymond\t121,\t155\t\t\t LAPALME, Me Georges-Emile\t23,\t25,\t26,\t234,\t235 LAPALME, Victor\t46\t\t\t\t LAPLANTE, Laurent\t264,\t271\t\t\t LAPLANTE, Lucien\t242\t\t\t\t LAPOINTE, Renaude\t260\t\t\t\t LARIVIERE, Jacques\t234\t\t\t\t LAROCQUE, André\t165\t\t\t\t LAROCQUE, Mlle Suranné\t184\t\t\t\t LAURENCE, Me André\t25\t\t\t\t LAURENDEAU, Jean-Paul\t127,\t162\t\t\t 374 ASSISES NATIONALES LAURIN, Jean\t.277\t\t\t\t\t\t LAUZON, Yolande\t42,\t149,\t278\t\t\t\t LAVALLEE, Paul-Henri \t\t134,\t145\t\t\t\t\t LAVIOLETTE, Me Ronald-E.\t125,\t140,\t234,\t235\t\t\t LAVOIE, Eugène\t.167\t\t\t\t\t\t LEBEL, Jean-Louis\t183\t\t\t\t\t\t LEBEL, Robert\t128\t\t\t\t\t\t LEBLANC, Me Albert\t25\t\t\t\t\t\t LEBLANC, André\t129\t\t\t\t\t\t LEFRANC-MERCIER, J\t\t113,\t118,\t123,\t146,\t152,\t164,\t171 \t187\t\t\t\t\t\t LEGER, Jean-Marc\t23,\t25,\t26,\t112,\t115,\t128,\t235 \t275\t\t\t\t\t\t LEMOINE, SABIN\t147,\t154\t\t\t\t\t LEONARD, Jules\t45,\t146\t\t\t\t\t LEROUX, Jean-Jacques\t136,\t183\t\t\t\t\t LESAGE, Hon.Jean\t36,\t270,\t273\t\t\t\t LESSARD, Lucien\t130,\t162\t\t\t\t\t LEVESQUE, René\t168\t\t\t\t\t\t LUCQUES, Jacques\t45,\t46,\t126,\t140,\t177,\t182,\t186 MAISONNEUVE, Gérard\t175\t\t\t\t\t\t MANSEAU, Gilbert\t113\t\t\t\t\t\t MARION Séraphin\t234\t\t\t\t\t\t MARTIN, Adolphe\t116,\t166\t\t\t\t\t MERCIER, Léandre\t46\t\t\t\t\t\t MEYERS, Georges\t25\t\t\t\t\t\t MICHAUD, Yves\t.285\t\t\t\t\t\t MOQUIN, Claude\t.254\t\t\t\t\t\t MORIN, André-Jacques\t119,\t129,\t174\t\t\t\t MORIN, Jacques-Yvan\t6,\t12,\t23,\t25,\t26,\t33,\t \t40,\t128,\t135,\t231,\t234,\t235,\t258, \t259,\t261,\t266,\t276,\t284,\t285,\t287 MORIN, Mlle Nicole\t128\t\t\t\t\t\t MORIN, Pierre\t131\t\t\t\t\t\t MORIN, René\t183\t\t\t\t\t\t MORIN, Rosaire\t10,\t17,\t23,\t25,\t26,\t33,\t40 \t225,\t234,\t235,\t257,\t266,\t273,\t276, \t279,\t280,\t281,\t295,\t296,\t297\t OUELLET, Henri-Paul\t20\t\t\t\t\t\t PAQUETTE, Roméo\t169\t\t\t\t\t\t PAQUETTE, Me Ryan\t.25, 1\tÎ34\t\t\t\t\t PARE, Me René\t124,\t160,\t176,\t260\t\t\t PARE, Yolande\t120,\t174\t\t\t\t\t PARENT, Jacques\t120 PARIS, Jacques-}.\t234 375 PATENAUDE, Pierre PATOINE, R.P.Jean PELLETIER, Guy PELLETIER, Jean-François PELLETIER, Michel PEPIN, Clermont PERRAULT, Michel PIETTE, Onésime PILON, Ubald PINSONNAULT, Me Guy PINSONNAULT, Roch PLOURDE, Gérard POTVIN, Patrick POULIN, Hughes POULIN, Philippe POULIOT, Hervé PREVOST, Me Yves PRINCE, Vincent PRUD\u2019HOMME, Louis REGIMBAL, Albert REMILLARD, Mme Juliette RENAUD, Jean-Louis RICARD, Claude RICHARD, Eugène RICHARD, Léon RIVARD, Pierre ROBERT, Paul-Emile ROBIDOUX, Gilles RONDEAU, Me Gaston ROUTE! 1ER, Benoît ROUTHIER, Abbé Marcel ROUTE! 1ER, René ROY, Gilles ROY, Yvan RYAN, Claude SABOURIN, Paul ST-AMANT, Sylvio SAINT-CYR, Michel SI' LAUR1 NT-SYN NO L L Mme Francine SAMSON, Gilbert SAMSON, J.-Omer SAUCIER, Pierre SAUVE, Robert 143, 164, 25,\t31, 121, 138, 132, 165, 22,\t23, 235 142, 166 138, 139, 148, 174 178 26,\t235 124 124, 159 171 135, 151, 155 118 23,\t25 246, 253 141 44, 170 25 43 123 234 25 175 25 133 23, 25, 26 282 25, 234 168 26 112, 139, 157 17, Ell, 215, 256, 265, 273 186 268, 274 114, 119 127 124 43, 112, 158 288 25 181, 186 234 176, 186, 234 170 25, 26, 33, 40, 234, 143 376 ASSISES NATIONALES SAVOIE, Me Adélard\t25\t\t\t\t SAVOIE, Richard \t\t.\t25\t\t\t\t SEGUIN, Pierre-Gilles \t\t.175\t\t\t\t SIMONEAU, Jean\t126,\t135,\t164\t\t S1ROIS, Vincent\t159\t\t\t\t SOULIERES, Maurice\t168\t\t\t\t TALBOT, Me Antonio\t.234,\t235\t\t\t TANGUAY, André\t\t140,\t155,\t162,\t167,\t174 TARDIF, Yves\t117,\t150,\t158,\t159\t TEIXEIRA, Manuel\t129,\t132,\t166\t\t THERRIEN, Me F.-Eugène\t.26,\t122,\t235\t\t TREPAN 1ER, Paul-O.\t47,\t160\t\t\t TREMBLAY, Gérard\t284\t\t\t\t TREMBLAY, Jérémie\t115,\t161\t\t\t TREMBLAY, Michel\t25\t\t\t\t TREMBLAY, Ronald\t.120\t\t\t\t TREMBLAY, Mgr Victor\t148\t\t\t\t TRUDEAU, F.-H\t\t.\t25\t\t\t\t VALTON, Pierre\t.116,\t122,\t128,\t136,\t138 \t173,\t185\t\t\t VANDEN-HERREWEGEN,\t\t\t\t\t Mme Monique\t26\t\t\t\t VEILLEUX, Charles-A\t\t.113\t\t\t\t VENNE, Lucien\t185\t\t\t\t VILLENEUVE, Paul\t113\t\t\t\t WISEMAN, Dollard \t\t117,\t139\t\t\t Le présent index ne comprend pas les noms contenus dans les pages 305 à 365.VI- DOCUMENTS Droit d\u2019auto-détermination \u2014 Discours de M.le professeur Fran- çois-Albert\tAngers .39,\t42 \u2014\tdébats .42,\t48 \u2014\trésolutions\t.42,\t191 \u2014\tpartage des\topinions .49,\t191 ATELIER CULTUREL L\u2019enseignement et la recherche \u2014\tsynthèse et débats .\u2014\trésolutions .\u2014\tpartage des opinions .\u2014\tresponsables .Le statut de la langue française \u2014\tsynthèse et débats .56-\t57, 90-91, 111-115 57, 192 115, 191 361 57-\t59, 91-92, 125-131 377 \u2014\trésolutions .\u2014\tpartage des opinions \u2014\tresponsables .La radio et la radiodiffusion \u2014\tsynthèse et débats \u2014\trésolutions \u2014\tpartage des opinions .\u2014\tresponsables .59, 92, 125, 193 57-59, 131, 193, 207-222 361 60-61, 92-93, 149-154 61, 194 154, 194 361 Les relations entre Canadiens-Français \u2014\tsynthèse et débats .\u2014\trésolutions .\u2014\tpartage des opinions \u2014\tresponsables .61-63, 94, 168-172 63, 195 172, 195 362 ATELIER SOCIAL La législation sur le travail \u2014\tsynthèse et débats \u2014\trésolutions .\u2014\tpartage des opinions \u2014\tresponsables .Le peuplement et l\u2019immigration \u2014\tsynthèse et débats \u2014\trésolutions .\u2014\tpartage des opinions \u2014\tresponsables .64-\t65, 94-95, 116-121 65-\t66, 196 121, 196 362 66-\t67.95-97, 131-137 67-\t68, 196-197 137, 198 362 La sécurité et la santé \u2014\tsynthèse et débats \u2014\trésolutions \u2014\tpartage des opinions \u2014\tresponsables 69-70, 97-98, 154-158 70, 198 158, 199 362 La famille et la politique familiale \u2014\tsynthèse et débats \u2014\trésolutions \u2014\tpartage des opinions \u2014\tresponsables 70-71, 98-99, 172-176 71, 199-200 176, 200 363 ATELIER ECONOMIQUE La législation financière et commerciale \u2014\tsynthèse et débats\t71-73, 100, 121-124 \u2014\trésolutions .73,\t200-201 \u2014\tpartage des opinions\t124,\t201 \u2014\tresponsables .363 378 ASSISES NATIONALES La politique fiscale \u2014\tsynthèse et débats \t \u2014\trésolutions \t \u2014\tpartage des opinions \t \u2014\tresponsables \t\t73-74, 100-101, 138-143 74 .143 .363 Le développement économique \u2014\tsynthèse et débats \t \u2014\trésolutions \t \u2014\tpartage des opinions \u2014\tresponsables \t\t74-76, 101.158-163 76, 201-202 163, 202 .363 La politique agricole \u2014\tsynthèse et débats \u2014\trésolutions \t \u2014\tpartage des opinions \u2014\tresponsables \t\t76-77, 102, 176-180 77, 202 180, 203 .363 La monnaie et la banque \u2014\tsynthèse et débats \u2014\trésolutions \u2014\tpartage des opinions \t \u2014\tresponsables\t77-78, 102, 184-187 78 .187 .364 ATELIER POLITIQUE\t L arbitrage constitutionnel et l\u2019organisation pénale \u2014\tsynthèse et débats \u2014\trésolutions \t \u2014\tpartage des opinions \t \u2014\tresponsables \t\t78-79, 103, 124-125 79 364 L\u2019intégrité du territoire québécois \u2014\tsynthèse et débats \t \u2014\trésolutions \t \u2014\tpartage des opinions \t \u2014\tresponsables \t\t80, 103-104, 143-149 80-81, 203-204 149, 204 364 Les pouvoirs indéfiniment extensibles \u2014\tsynthèse et débats\u2019\t \u2014\trésolutions \t \u2014\tpartage des opinions \t \u2014\tresponsables\t\u2022 81, 104-105, 163-167 82, 204 167, 205 364 Les relations internationales \u2014\tsynthèse et débats \t \u2014\trésolutions \u2014\tpartage des opinions \t \u2014\tresponsables \t\t82-83, 105-106, 180-184 83, 84, 205-206 184, 206 364 379 Table des matières Avant-propos .Chapitre 1er \u2014 Séance d\u2019ouverture Prière liminaire, Mgr Paul Grégoire.9 Allocution de bienvenue du Maire de Montréal\t9 Hommage posthume à Lionel Groulx.10 Discours d\u2019ouverture par M.le professeur Jacques-Yvan Morin\t12 La procédure des Assises.17 Rapport financier.20 Rapport d\u2019activités .22 Message du Premier Ministre.36 Message du Chef de l\u2019Opposition.36 Chapitre If \u2014 Déclaration préliminaire sur le droit d'autodétermination Discours de M.François-Albert Angers.39 Débats\t.\t42 Chapitre III \u2014 Travaux des équipes et d\u2019autres groupes d\u2019étude Les règles de procédure .53 Synthèses des équipes et avant-projets des groupes d\u2019étude\t56 Chapitre IV \u2014 Ateliers de travail Les règles de procédure\t87 Le travail des ateliers.90 Chapitre V \u2014 Débats de l\u2019Assemblée Les règles de procédure .109 Les débats.111 Chapitre VI \u2014 Les résolutions Les résolutions.191 Analyse des opinions exprimées .206 Analyse des nuances.217 Chapitre VII \u2014 L\u2019avenir des Etats généraux Perspectives d\u2019avenir par M.Rosaire Morin\t225 Discours d\u2019ajournement par M.le professeur Jacques-Yvan Morin 231 Election à la Commission générale.232 La Commission constitutionnelle et politique\t235 380 ASSISES NATIONALES Chapitre VIII \u2014 Que pense-t-on des Etats généraux ?L opinion des éditorialistes\t94 j Chapitre IX \u2014 Délégués et observateurs aux Assises nationales de 1907 Délégation territoriale\t 395 Délégation des associations\t 340 Délégation d\u2019outre-frontières .349 Observateurs .333 Responsables des Assises .360 \u2014 Index général I \u2014 Les procédures II \u2014 Les gravures III\t\u2014Les éditoriaux IV\t\u2014 Les Canadiens-Français hors du Québec V\t\u2014 Index des noms VI\t\u2014 Documents de travail s Nos annonceurs participent à la vie de la revue .Nos lecteurs sont tous intéressés à leur succès .Ils les consultent d'abord .383 NOS ANNONCEURS ALIMENTATION AVEC LES HOMMAGES DE HERDT & CHARTON INC.Importateurs 2245, rue Viau\t-\tMontréal 259-4641 Tél.: 274-5601\tMAPLE LEAF Spécialiste en torréfaction et mouture de café\tPOTATO CHIPS INC.\tM.GILLES ARMAND Assortiment complet de\t PRODUITS ALIMENTAIRES D'IMPORTATION\t5500, rue St-Hubert\tMontréal \t522-3157 Un bon café s'achète chez :\tJ.-R.PARIS & FILS LTÉE THÉ ET CAFÉ Cjerard \\Jan ^Jdoutte\t2525 est, rue Rachel\tMontréal 34 \t527-0551 ^dnc.\tGRAND COTEAU ENR.Jean-J.Couture EAU MINÉRALE 1030 ouest, rue Laurier\tMontréal\t4334, rue Parthenais\tMontréal 34 MARCHE N.RAYMOND Narcisse Raymond 15776 ouest, boul.Gouin Ste-Geneviève 626-5151 861-4783 ED.BEAUCHAMP & FILS (1966) LIÉE 367 est, rue St-Paul Montréal ARCHITECTES 845-3377 663-1356 Hommage de\t271-4646 ROGER CHALIFOUX Architecte 6275, ave Papineau Montréal, Qué.ANTOINE-L.AUGER Architecte 934 est, rue Ste-Catherine Montréal, Qué.1185 Louis-Jolliet,\tDuvernay 523-6231 BOIS, DESJARDINS, TRÉPANIER, ARCHITECTES 3605, rue Hochelaga\tMontréal, Qué.\t ASSURANCES GÉNÉRALES\t *\u2022\tMAURICE-L.FAUCHER, V A., C.C.S.Courtier d'assurances 1475, rue Saint-Clément\tMontréal 4 Tél.: 255-5298 ou 256-0585 LA ST-MAURICE Compagnie d'Assurances Générales Siège social : angle rues St-Pierre et St-Jean Trois-Rivières\tConsultez ROGER LANTHIER à 671-4828\t671-1953 255-7725\t661-4476 PIERRE GAUTHIER A FILS LTÉE Maurice Bélanger 1895, rue de La Salle\tMontréal\tTél : 676-2138 FERNAND GRAVEL ASSURANCES INC.Vie - Feu - Vol - Auto - Resp.5970, rue Alphonse\tVille Brossard ABONNEZ UN AMI\t 802817 ASSURANCES GÉNÉRALES LES COMPAGNIES D'ASSURANCE COMPAGNIES ESSENTIELLEMENT CANADIENNES AU SERVICE DES CANADIENS ACTIF PRIMES SOUSCRITES 1956 $19,100,000.$11,500,000.1966 $50,000,000.$30,000,000.GENRES D'ASSURANCES ACCIDENT AUTOMOBILE BIENS IMMOBILIERS BIENS MOBILIERS BRIS DE GLACE GARANTIE INCENDIE RESPONSABILITÉ TRANSPORT TERRESTRE VOL CHAUDIÈRE et MACHINERIE SUCCURSALES } CALGARY - EDMONTON - HALIFAX - MONT-BUREAUX DE V RÉAL - OTTAWA - QUÉBEC - TORONTO - VAN-SERVICE J COUVER-WINNIPEG CROUPE A O imuaetce SIÈGE SOCIAL : ST-HYACINTHE, QUÉBEC ASSURANCES GÉNÉRALES HOMMAGES DE LA SOCIÉTÉ D'ASSURANCE DES CAISSES POPULAIRES SIÈGE SOCIAL, LÉVIS, QUÉ.SUCCURSALE, 1259 BERRI, MONTRÉAL Consultez votre agent., ASSURANCES-VIE auue^arae de COMPAGNIE D'ASSURANCE SUR LA VIE Siège social: Montréal \u2022\tASSURANCE-VIE \u2022\tASSURANCE COLLECTIVE \u2022\tRENTES VIAGÈRES \u2022\tCAISSE DE RETRAITE L'Economie Mutuelle d'Assurance suit le rythme de plus en plus accéléré de l'évolution du Québec.Elle est consciente du rôle qu'elle doit jouer dans l'économie du Canada français, c'est pourquoi ses plans sont réellement adaptés aux besoins d'aujourd'hui.L»\tC O N O M I E MUTUELLE D'ASSURANCE 41 ouest, rue St-Jacques, Montréal\t845-3291 Montréal - Québec - Joliette - Saint-Jeon - Sherbrooke - Ottawa ASSURANCES-VIE LA SOLIDARITÉ Compagnie d'assurance sur la vie 925, chemin Saint-Louis, Québec vous dit : Qui sème chez soi.récolte pour soi d\u2019abord ALLIANCE MUTUELLE-VIE Président\tDirecteur général ALBERT BOULET\tCHARLES POIRIER Bureaux à : Beauceville, Sherbrooke, Amos, Ste-Thérèse-de-Blainville, Montréal, Sorel, Rimouski, Rivière-du-Loup, Robervol, Chicoutimi.Hommage de PAUL-ÉMILE ROBERT de La laurentienne Mutuelle d'Ass.AUTOMOBILES HOMMAGE DE U.A.P.INC.au travail inlassable de vos collaborateurs 64 magasins dans le Québec 26 magasins dans l'Ontario AUTOMOBILES\tEUGÈNE TURCOTTE\tANDRÉ TRUDEAU président\tvice-président et gérant SERVICE DE PNEUS STADIUM LTÉE 1871, rue de Lorimier, Mtl\tTél.: 524-1177\t \t674-6271\t G.LEBEAU ltée\t\t \tREBUILDING &\t Rembourreur d'autos.Housses, Vitres,\tRECOVERING SEAT ENR.\t Capotes d'autos\t\t 5940, rue Papineau, Mtl.\t\t CR.4-3503\t1255, rue Chambly\tVille Jacques-Cartier \t\tTel.: 543-0786 AVOCATS\tAUBIN, BÉDARD, FILION\t \tAvocats\t \t110 est, rue Racine\tChicoutimi, Qué.Bureau : 878-3421\t\tRésidence : 669-3097 PIERRE BERNIER, b.a., b.sc.s., ll.i.\t\t AVOCAT\t\t Bureau :\t\t DESPAROIS, GEOFFRION,\t\t BERNIER et DUCHESNE\t\tRésidence : 210 est, rue Ste-Catherine\t\t405, rue Jeanne-Leber Montréal 18\t\tDuvernay, Qué.Avec les hommages de\tHommage de\t R.-O.BLANCHARD\tBERNARD\tBENOIST AVOCAT\tAVOCAT\t St-Germain\tComté de Drummond\t18, avenue du Parc\tHull, Qué. AVOCATS Tél.s 729-2882 Me JEAN BRULÉ AVOCAT 2933, rue Masson\tMontréal Avec les hommages de Me BRUNO COLPRON, avocat 4 est, rue Notre-Dame\tMontréal Tel.: 866-4075 Tel.: 529-3389 Me GUY BERTRAND Avocat 51, rue Desjardins\tQuébec, Qué.Tel.: 296-2266 Me SARTO CLOUTIER AVOCAT Place La Salle\tBaie Comeau Tel.: 752-9401 Me RENÉ CROCHETIÈRE Avocat 43 est, rue Notre-Dame\tVictoriaville, Qué.AVEC LES HOMMAGES DE Me HONORE DIONNE AVOCAT 421, ave Armand, Sept-lles Tél.: 962-2071 \tMl.: 861-5701 AVOCATS\tPIERRE DANSEREAU \tAVOCAT BERTRAND GAGNON, B.A., LL.L.Avocat\t Dolbeau\t180 est, boul.Dorchester\tMontréal Me PIERRE LAMBERT AVOCAT\tTél.: 842-9914 Bur.: 191 est, rue Notre-Dame Victoriaville Tel.: 752-5537\tLALANDE, BRIÈRE & PAQUETTE AVOCATS Rés.: 4L, rue Aqueduc\tVictoriaville Tel.: 752-4620\t276, rue St-Jacques - Suite 707\tMontréal \tTél.: 543-0688 HOMMAGE DE\t GAÉTAN-M.LEGAULT\tMe JEAN-MARC LAVOIE AVOCAT AVOCAT\t110 est, rue Racine\tChicoutimi Ml.: 849-4294\tTél.: 849-4136 \tANDRÉ LAURENCE Avocat LAPORTE & VENNE\t715, Place Victoria\tMontréal AVOCATS\tTél.: 522-1353 360, rue St-Jacques \u2022 Suite 611\tMontréal\tJEAN-LOUIS LÉGER Avocat 1836 est, rue Sherbrooke\tMontréal AVOCATS\tJEAN HUBERT MARANDA AVOCAT 325 est, boul.St-Joseph Montréal\tTél.: 288-4254 AVEC LES HOMMAGES DE Me PAUL MASSE, c.r.\tMe CLAUDE PINARD AVOCAT C.p.356\tVictoriaville, Qué.MAURICE TRUDEAU, c.r.AVOCAT 57 ouest, rue St-Jacques Montréal\tTél.: 288-1186\t \tACHETEZ LES 4 DISQUES BOURASSA-GROULX avec album de luxe à l'Action Nationale BANQUES\t la BCN vous offre maintenant /\u2019AVE-BCN (Vassurance-vie-épargne, sans frais pour vous).Jusqu'à concurrence de $2,500 le compte AVE, qui vous rapporte déjà 3% d'intérêt, double vos épargnes Banque Canadienne Nationale\t CAISSES POPULAIRES\t 733-2059 CAISSE POPULAIRE A.0.E.U.M.R.MANSEAU 2222, rue Maplewood\tMontréal\tCAISSE POPULAIRE D\u2019AMOS G.LEBLANC, gérant C.P.62, Amos, Abitibi est, Qué.Tél.: 732-3327 CAISSES POPULAIRES \t CAISSE POPULAIRE D'AUTEUIL\t A.Laliberté, gérant\tCAISSE\tCHAMBLY Gérard Duclos, gérant 5220, bout, de» Laurentide»\tAuteuil Villa da Laval, Qui.\t1505, rua Bourgogna\tChambly, Qué.CAISSE POPULAIRE CHÂTEAUGUAY\tCAISSE POPULAIRE DE CONTRECOEUR A Falardeau, gérant\tG.Bonin 5, riif \u2019rincipala,\tChftaauguay, Qué.\t116, rue Legendre\tContrecoeur, Qué.CAISSE POPULAIRE DUPUY\tCAISSE POPULAIRE HAUTERIVE F.Trottier, gérant\tRaymond D'Auteuil, gérant Cté Abitibi, Qué.\tCté Saguenay 254-9495\t CAISSE POPULAIRE MAISONNEUVE\tCAISSE POPULAIRE DE MONTMAGNY G.Laferrière, gérant\tG.Fournier 4200, rua Adam\tMontréal, Qué.\tCté Montmagny, Qué 381-4996\t \u2022 CAISSE POPULAIRE NOTRE DAME-DE LA MERCI\tCAISSE POPULAIRE NOTRE DAME DU FOYER P.-Y.Valois, gérant\tJ.-AA.Beaupré, gérant 2447, rue Charland\tMontréal, Qué\t5140, rue Bellechasse\tMontréal, Qué.CAISSE POPULAIRE PLACE LASALLE Y.Fil 1 ion, gérant\tCAISSE POPULAIRE ROQUEMAURE A.Laçasse 5, rue Marquette,\tBaie Comeau Cté Saguenay, Qué.\tComté Abitibi,\tQuébec Caisse Populaire St-Grégoire-le-Grand J.AUDET, gérant Heures de bureau : Lundi :\t10 - 3\tet\t7\t- 8.15\tP AA.Mardi:\t10 \u2014 3\tet\t7\t\u2014 8.15\tP.M.Mercredi:\t10 \u20143\tet\t7\t\u20148.15\tP.M.Jeudi :\t10 \u2014 3\tet\t6\t\u2014 8.15\tP.M.Vendredi:\t10 \u2014 8.15 sans interruption\tGuichet» extérieurs : Lundi :\t3-7\tP.M.Mardi .-\t3 \u2014 7\tP.M.Mercredi :\t3 \u2014 7\tP.M.Jeudi :\t 3-6\tP.M.7695, rue Papineau,\tMontréal\t725 9363 0651 \t CAISSES POPULAIRES\t LA CAISSE POPULAIRE DE ST-JACQUES DE MONTRÉAL\tCAISSE POPULAIRE ROUYN Ernest Chénier, gérant\tR.Lapointe, gérant 1255, rue Berri\tMontréal\t Tel.: 849-3581\tCté Rouyn-Noranda, Qué.Hommage de\t CAISSE POPULAIRE ST CONSTANT\tCAISSE POPULAIRE ST JOSAPHAT HUBERT TRUDEAU, gérant et AA.LEFEBVRE, président\tG.LAÇASSE 192, rue St-Pierre, St-Constan», Cté Laprairie\t1907, rue St-Pierre\tSt-Lambert, Qué.CAISSE POPULAIRE ST ETIENNE DE LA MALBAIE\tCAISSE POPULAIRE ST LÉON LE GRAND J.-P.RICARD, gérant\tF.LAPOINTE La Malbaie\tCté Charlevoix-Est, Que.\tComté Matapédia,\tQuébec Hommage de\t CAISSE POPULAIRE STE-MARTINE\tCAISSE POPULAIRE ST-MICHEL DE NAPIERVILLE G.PRIAAEAU, gérant et RONALDO BÉLANGER, m.d., président\tP.PRIMEAU, gérant Chateauguay, Que.\tCté Napierville, Qué.365-2492\t CAISSE POPULAIRE ST NAZAIRE\tCAISSE POPULAIRE ST-PIERRE P.GAGNON, gérant\t 99, ave Lafleur\tVille Lasalle\tJoliette,\tCté Joliette, Qué.CAISSE POPULAIRE ST URBAIN\tCAISSE POPULAIRE TASCHEREAU Mme J.GLAUDE, gérante et G.NORMANDIN, président\tMARCEL BERGERON, gérant Cté Chateauguay, Qué.\tCté Abitibi, Qué.\t Une annonce mensuelle nous aide à vous aider ZONE D'ACTION SOCIALE ET ECONOMIQUE DES CAISSES POPULAIRES DE ROSEMONT Caisse Populaire Marie-Reine-des-Coeurs 5945, rue de Jumonville Paul Jetté, gérant Caisse Populaire Notre-Dame-du-Foyer 5140, rue Bellechasse J.-M.Beaupré, gérant Caisse Populaire Ste-Bernadette 3566, rue Bélanger Jean-Guy Deshaies, gérant Caisse Populaire St-Bonaventure 5205, rue St-Zotique Jules Allard, gérant Caisse Populaire St-Eugène 3425, rue Beaubien W.Véz ina, gérant Caisse Populaire St-François-Solano 3777, rue Dandurand Bernard Robillard, gérant Caisse Populaire Ste-Gemma 2620, boul.Rosemont Jean Longpré, gérant Caisse Populaire St-Marc 2597, rue Beaubien Réal Brossard, gérant Caisse Populaire Ste-Philomène 2672, rue Masson Yvanhoé Larocque, gérant Caisse Populaire Ste-Bibiane 3247, rue Dandurand Paul-E.Benoît, gérant CAISSES POPULAIRES\t288-5249 CAISSE POPULAIRE NOTRE-DAME DU TRÈS ST-SACREMENT R.FORTIN, gérant 482 est, rue Mont-Royal Montréal, Qué.CAISSE POPULAIRE TROIS PISTOLES R.LÉTOURNEAU, gérant Cté Rivière-du-loup\t CHAUFFAGE\tTels: 722-8741 - 722-8246 PAUL COULOMBE INC.Chauffage huile, gaz, électricité Spécialité: air chaud PAUL COULOMBE 3338, rue Bélair,\tMontréal 38 R.BROUILLETTE INC.\t HUILE À CHAUFFAGE\t Spécialiste en chauffage à l'huile\t pour industrie, institution, commerce\t 2250, rue Des Carrières\tMontréal 35\t272-8211 COMPTABLES\tBélanger, St Jacques, Sirois, Comtois Tel.: 937-4238\t& Cie, C.A.234, rue Dufferin, suite 100\tSherbrooke LORENZO BÉLANGER\t & ASSOCIÉS\tCÔTÉ, BODNAR & CIE COMPTABLES AGRÉÉS\tCOMPTABLES AGRÉÉS 1980 ouest, rue Sherbrooke\tMontréal\t110 ouest, boul.Crémaiie\tTél.: 384-9860 Tel.: 744-5537\tTel.: 321-3832 LOUIS PHILIPPE CHAMBERLAND\tCHARLES CAZELAIS COMPTABLE AGRÉÉ\tCOMPTABLE AGRÉÉ 831, bout Décarie,\tVille St-Laurenl\t3737, rue Monselet,\tMontréal-Nord COMPTABLES AVEC LES HOMMAGES DE Aimé Brisson, C.A.Député libéral de Jeanne-Mance 4427 est, rue Beaubien,\tMontréal\tTél.: 725-0322 DENIS, DESMARAIS,\tHOULE & ASSOCIÉS COMPTABLES AGRÉÉS\t 57 ouest, rue St-Jacques\tMontréal\tTél.: 845-5208 Tél.: 388-5738\tTél.: 733-3377 Robert DESFORGES & CIE, C.A.COMPTABLES AGRÉÉS\tDESLIERRES, ARCAND & ASSOCIÉS COMPTABLES AGRÉÉS 210 ouest, boul.Crémazie\tMontréal\t5305, ave Decelles\tMontréal Tél.: 389-5989\t DESMARAIS, BOUDREAU & ASSOCIÉS\t COMPTABLES AGRÉÉS\tLABELLE & RACICOT 9103, rue Berri\tMontréal\tCOMPTABLES AGRÉÉS Tél.: 376-5010\t POIRIER, DE PALMA, OUELLET & ASS.C.A.\t157, rue St-Joseph,\tL'Assomption 3737 est, boul.Métropolitain\tMontréal 38\tTel.: 581-9730 \tTél.: 254-7559 DENIS ROY, C.A.\tPROVOST, LAVOIE & LAROSE COMPTABLES AGRÉÉS 4240, 1ère avenue\tLaval-Ouest, Qué.\t6000 est, boul.Métropolitain\tSt-Léonard COMPTABLES Lavallée, Bédard, Lyonnais, Gascon, Lussier, Noiseux & Senécal COMPTABLES AGRÉÉS 215 ouest, rue St-Jacques,\tMontréal Tél.: 849-7791 CONSTRUCTION\tMONTRÉAL\tTERRA COTTA (1966) LIMITÉE \t\t MODERN READY MIX & PAVING LTD.\t\t 300, boul.Ducharme\tSte-Thérèse\t1010 ouest, rue\tSte*Catherine,\tsuite 1110 Cté Terrebonne, Qué.\tMontréal 26\tTél.: 866-9467 COOPÉRATIVES Tél.: 681-6294 FÉDÉRATION DES COOPÉRATIVES D'HABITATION DU QUÉBEC 2030, boul Père Lelièvre\tQuébec 8 COOPÉRATIVES\t ASSOCIATION COOPÉRATIVE DE CHICOUTIMI\tMAGASIN COOPÉRATIF F.CHAMBERLAND, gérant Comté Chicoutimi,\tQuébec\tSte-Françoise\tCté Rivière-du-Loup, Qué.Tél.: 851-1100 Hommage de\tSOCIÉTÉS COOPÉRATIVES AGRICOLES JACQUES TOWNER\tDUPUY ET STE JEANNE D'ARC D\u201cP\u201cy\tCté Abitibi, Qué.MAGASIN COOPÉRATIF LA RÉDEMPTION\tHommage de SOCIÉTÉ COOP.AGRICOLE LAC ST-PIERRE Cté Matapédia\tNicolet\tSt-Zéphirin,\tla Baie,\tGentilly MAGASIN COOPÉRATIF\tSOCIÉTÉ COOPÉRATIVE AGRICOLE NOTRE DAME DU NORD C.-A.CHARLAND Palmarole\tAbitibi-Ouest \t\tCté Témiscamingue, Qué.MAGASIN COOPÉRATIF DU QUÉBEC MÉTROPOLITAIN\tSOCIÉTÉ COOPÉRATIVE AGRICOLE MACAMIC 2030, boul.Père Lelièvre\tQuébec\tCté Abitibi-Ouest MAGASIN CO OP\tSOCIÉTÉ COOPÉRATIVE ST AMBROISE A.DALLAIRE 8, rue du Domaine\tRivière-du-Loup, Qué.\tComté Chicoutimi,\tQuébec MAGASIN COOPÉRATIF STECROIX\tSOCIÉTÉ COOPÉRATIVE AGRICOLE H.-P.HAMEL\tST ANTOINE SUR RICHELIEU Ste-Croix\tCté Lotbinière, Qué.\tCté Verchères, Qué.ABONNEZ UN AMI COOPÉRATIVES\t MAGASIN COOPÉRATIF ST LUDGER\tMAGASIN COOPÉRATIF ST SIMÉON St-Ludger\tCté Frontenac, Que.\tSt-Siméon\tCté Bonaventure, Qué.MAGASIN COOPÉRATIF\tHommage de la Squattek\tCté Témiscouata, Qué.\t \tSOCIÉTÉ COOPÉRATIVE AGRICOLE ST-JOSEPH SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE AGRICOLE ST DAMASE\t V.CARON\tCté Beauce Comté Matapédia\t Hommage de\tSOCIÉTÉ COOPÉRATIVE AGRICOLE ST MATHIEU LA SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE STE GERMAINE DE BOULEY\tA.THÉBERGE Comté d'Abitibi-Ouest\tCté Rimouski SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE AGRICOLE ST-LÉON LEGRAND\tSOCIÉTÉ COOPÉRATIVE AGRICOLE STE MARIE Cté Maskinongé, Qué.\tCté Beauce, Qué.SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE AGRICOLE ST NICOLAS\tSOCIÉTÉ COOPÉRATIVE AGRICOLE E.DEMERS\tST PIERRE DE BROUGHTON Comté Lévis,\tQuébec\tCté Beauce Hommage de\tTéJ.: 3351 LA SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE AGRICOLE ST VICTOR\tCOOPÉRATIVE AGRICOLE DU TÉMISCAMINGUE VICTORIN PLANTE, président\tG.A.CHARLAND, gérant YVES PLANTE, gérant\tNotre-Dame du Nord, P.Q.ABONNEZ UN AMI\t COOPÉRATIVES Tél.: 266-3221 SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE DES CULTIVATEURS ALDÉMA CHEVRIER, prés.RAYMOND M.LALONDE, gérant St-Polycarpe\tCté Soulanges, Que.\tSOCIÉTÉ COOPÉRATIVE AGRICOLE DE TROIS PISTOLES Cté Rivière-du-loup, Que.\tSOCIÉTÉ COOPÉRATIVE AGRICOLE COSMÉTIQUES\tDE LA VALLÉE DE LA LIÈVRE Mont-Laurier, Qué.388-8602\t LABORATOIRE DU VAR INC.\t M.C.CORBEIL\tÉDITIONS 9100, rue Lajeunesse\tMontréal\t LIBRAIRIE BEAUCHEMIN LTEE\t ÉDITEUR -\tIMPRIMEUR Circulaires, Revues, Formules de bureau Manuels scolaires \u2014 Littérature 450 AVENUE BEAUMONT, MONTRÉAL 15 273-5181 présente une nouvelle revue L'EGLISE CANADIENNE DOCUMENTS ET INFORMATIONS Abonnement annuel : $5.00 245 est, boulevard Dorchester,\tMontréal\t*861-9621 Métro : Champ-de-Mars ÉDITIONS LES SPÉCIALISTES DU TEST OBJECTIF SCOLAIRE AU QUÉBEC 25 TESTS DE 25 QUESTIONS PRIMAIRE (3e à 7e année) SECONDAIRE (8e à lie année) SELON LES NORMES DU MINISTÈRE un excellent matériel didactique qui a déjà démontré son efficacité à travers toute la province Comité pédagogique de 32 professeurs les grandes éditions du québec, inc.4691, avenue Van Horne pièce 2\t\u2014 Montréal TÉL.:\t342-4276 EDITIONS RAYMOND BEAULNE représentant 842-8932 Hommage de la mo/son DESCLÉE & COMPAGNIE MAISON D'ÉDITION FRANÇAISE RAYMOND BEAULNE 342, Terrasse Saint-Denis Montréal ENSEIGNEMENT INSTITUT DE CULTURE ET DE PERSONNALITÉ DU XXe SIÈCLE \u2022\tPersonnalité\t\u2022\tConversation anglaise \u2022\tCulture humaine\t\u2022\tAcoustique \u2022\tArt oratoire\t\u2022\tHistoire constitutionnelle \u2022\tAnglais complémentaire et supérieur PAUL CHARPENTIER, prés, fondateur 8655 Foucher, suite 909 - angle Crémazie et Foucher (près Métro Crémazie)\t384*1786 HOMMAGE DE MONSEIGNEUR FERNIC 780, rue Dollard COLLÈGE STANISLAS \u2014\tOutremont, Qué.389-7114 273-9165 ÉCOLE CINQ-MARS PIERRE CINQ-MARS ÉCOLE FÉDÉRALE DE CONDUITE 10330, rue La jeunesse Montréal 382 est, rue de Castelneau\tMontréal ENSEIGNEMENT HOMMAGES DE INSTITUT TECCART INC.ÉCOLE D'ÉLECTRONIQUE 3155, rue Hochelaga\t\u2014\tMontréal\t\u2014\t526-5911 PROCUREZ-VOUS ET LISEZ \"Assises préliminaires\"\t$2.00 l'exemplaire \"Exposé de bases et documents de travail\"\t$3.00 l'exemplaire \"Assises nationales\"\t$3.50 l'exemplaire à LES ÉTATS GÉNÉRAUX DU CANADA FRANÇAIS 8585, 8e avenue\t\u2014\tMontréal 38 ENSEIGNEMENT 866-3611\t747-2444 COLLÈGE SAINTE-MARIE\tCOLLÈGE DE SAINT-LAURENT Les Pères de Sainte-Croix 1180, rue Bleury\tMontréal, Qué.\t625, boul.Ste-Croix\tVille St-Laurent Hommage du\t739-3371\tACADÉMIE MICHÈLE PROVOST INC COLLÈGE NOTRE-DAME\tCollège français mixte - Jardin d'enfants Cours primaire, classique et collégial Baccalauréat français - B.A.canadien 3791, chemin Reine-Marie\tMontréal, Qué.\t1517 ouest, avenue des Pins\tTél.: 931-1596 \t342-1320 FONDERIE\tCOLLÈGE JEAN DE BRÉBEUF \t3200, Côte Ste-Catherine\tMontréal, Qué 322-5180\t AUBERTIN FOUNDRIES LTD.ÉMILIEN AUBERTIN 10,101, rue Hébert\t\u2014\tMontréal-Nord, Qué 254-7193 IMPRIMERIES IMPRIMERIE DOMEL INC.ROBERT POTVIN 388-5781 5689, boul.Rosemont, 8125, rue Saint-Laurent Montréal 11, Qué.Montréal POUR UN CANADA FORT ET UNI D'UN OCÉAN À L'AUTRE ! BEAVER DECALCOMANIA CO.LTD.360, rue des Récollets Tél.: 842-2576 Montréal 1 HÔTELLERIE\tHom oCa Sapinière VAL DAVID, P.Q.\tJean-Louis Dufresne,, dir.prop, INGÉNIEURS\tTel.: Val-David: 322-2020 Montréal: 866-8262 Avec les hommages de\t731-3556 JEAN ROUSSEAU, ing.3901 ouest, rue Jean-Talon\tMontréal Tél.: 738-4779\tLORRAIN, TOURIGNY, DUBUC & GÉRIN LAJOIE Ingénieurs conseils 4070 ouest, rue Jean-Talon\tMontréal 384-4220\t LEROUX, LEROUX & ASSOCIÉS Ingénieurs conseils\tLAITERIES 110 ouest, place Crémazie suite 200\tMontréal 11\t 527-2431\t LAITERIE MILE-END LTÉE\tLAITERIE 1200, ave Papineau\tMontréal 24, Qué.\tWont Sl-JkLire jCtée, \tGONZAGUE NADEAU, président LIBRAIRIES\t2760, rue Bourdages St-Hyacinthe, Qué.Hommage de\t LIBRAIRIE LA LIBERTÉ INC.\tF.PILON INC.820, rue Mayrand,\tQuébec 209, rue Principale,\tGranby\tFournitures de bureau 288-4977 Maison du Livre Français de Montréal Inc.GÉRARD LAVALLÉE 1750, rue St-Denis\t\u2014\tMontréal, Qué. LIBRAIRIES\tBERTRAND Disques et livres importés Place Ville-Marie\tTel.: 861-5808 Place Bonaventure\tTel.: 861-5808\t LIBRAIRIE RENAUD-BRAY\t\t 5219, chemin Côte-des-Neiges\t-\tMontréal, Qué.MACHINES\t526-3335 MONTREAL MECHANICAL ENTREPRISES CO.\t \t2153 est, rue Ontario\tMontréal 24, Qué.HOMMAGE DE\t\t METAL ROUSSEAU INC.\t\t ANDRÉ ROUSSEAU, président\t\t ST-JEAN-PORT-JOLI,\t\tQUÉBEC MACHINES R.C.MACHINE PARTS INC.J.RENÉ CORNELLIER, g.g.242, rue St-Jean, Longueuil, Cté Chambly, Que.744-2805 MONTREAL IRON WORKS CORPORATION 5435, Côte-de-Liesse,\tMontréal 9, Qué.MÉDECINS 524-5718 DR JEAN PAUL FOREST GYNÉCOLOGUE Conseiller municipal de Montréal 4872, rue Papineau Montréal AVEC LES HOMMAGES DU MOUVEMENT SOUVERAINETÉ-ASSOCIATION DU COMTÉ DE SAINT-LAURENT Tel.: 522-3233 DR GÉRARD GUILLEMETTE CHIRURGIEN-DENTISTE 2202, rue Fullum\tMontréal CONSTRUIRE UN CANADA FORT en tenant compte du passé en vivant dans le présent en ayant foi en l'avenir PAR NOS PROPRES MOYENS ET RESSOURCES INSTITUT DE RECHERCHES Vf/ PSYCHOLOGIQUES, INC.34 ouest, rue Fleury, Montréal 12\t381-5695 Tel.: 769-5942 DOCTEUR GABRIEL B.LONGTIN DOCTEUR CLAUDE DESMATEAU OPTOMÉTRISTES 4136, rue Wellington\tMontréal AVEC LES HOMMAGES DE\t523-3621 Dr ROLAND PALARDY 2767, rue Rouen,\tMontréal MEUBLES 271-0750 LES MEUBLES OPUS INC.HENRI PICOTTE & FILS Manufacturier de chesterfields 8000, 18e ave\tCité de Saint-Michel,Que.6375, rue St-Hubert Montréal AVEC LES HOMMAGES DE Me JEAN-PIERRE AUDETTE NOTAIRE 118, rue Robb\tValleyfield, Qué.\tTél.: 373-4777 Tel.: 844-4514 JACQUES BRIEN NOTAIRE 934 est, rue Ste-Catherine\tMontréal NOTAIRES HOMMAGE D'UNE ÉTUDE DE NOTAIRES St-Grégoire Me JACQUES BLONDIN NOTAIRE Ville de Bécancour Tel.: 99 Me GUY BRISSETTE NOTAIRE 790, boul.Laurentien, suite 302 Ville St-Laurent Tél.: 747-2881 Avec les hommages de\t722-8611 Me PHILIPPE CHALIFOUR 6385, 10e avenue\tRosemont Tél.: 842-7373 ROSAIRE CHARTRAND NOTAIRE Licencié en sciences commerciales 60 ouest, rue St-Jacques\tMontréal \tTél.: 67 NOTAIRES\tMe MAURICE CRÉPEAU NOTAIRE \t175, 10e avenue\tC.P.220\tFerme-Neuve \tTél.: 277-1126 DEMERS & DAUTH NOTAIRES\t 5014, boul St-Laurent\t\u2014\tMontréal \tTél.: 637-2371 EMILE DESCARY NOTAIRE\t 2929, rue Notre-Dame\t\u2014\tLachine Tél-: 259-4911\tTél.: 248-1202 JEAN Y.DES MEULES\tMe PAUL DOLAN NOTAIRE\tNOTAIRE 6585, rue de Renty\tMontréal 5\t192, av.de la Gare\tMontmagny \tTél.: 725-2443 CLAUDE DESROSIERS NOTAIRE\t 5610, 18e avenue\t\u2014\tRosemont Tél.: 744-5145\tTél.: 933-4143 Me JEAN PIERRE DUBÉ\tGASPARD ÉTHIER NOTAIRE\tNOTAIRE 1475, rue Decelles\tSt-Laurent\t1944, rue Centre\tMontréal \tTél.: 245-3543 Me YVES DUPONT NOTAIRE\t 349, rue St-Jacques\t\u2014\tNapierville \tTél.: 322-1960 FILION & ROBILLARD NOTAIRES\t 11903, rue Ste-Gertrude\t\u2014\tMontréal \t\tTél.: 489-4981 NOTAIRES\tMe BERNAkü-C.FOREST NOTAIRE\t \t3859, boul.Décarie,\tMontréal HOMMAGE D\tUN NOTAIRE\t \tTél.\t384-3050 ANDRÉ FORTIN NOTAIRE\t\t 50 ouest, bout.Crémazie\t-\tMontréal Tel.: 767-9981\t\tTél.: 526-6768 Me ROLAND GADBOIS\tMe DENIS GAREAU\t NOTAIRE\tNOTAIRE\t 453, rue de l'Eglise\tVerdun\t2394 est, rue Sherbrooke\tMontréal \tTél.: 727-2471\t AVEC LES HOMMAGES DE\t\t Me HUBERT GIARD\tYVES GEOFFROY NOTAIRE\t \t2462 est, rue Bélanger\tMontréal \tTél.\t274-5166 PIERRE GRAVEL NOTAIRE\t\t 1149 est, boul.St-Joseph\t-\tMontréal Tel.: 729-6329\t\tTél.: 334-3560 Me JEAN GUILLET\tMe MARCEL HAMELIN\t NOTAIRE\tNOTAIRE\t 2933, rue Masson\tMontréal\t5880 ouest, boul Gouin\tMontréal \tTél.\t486-3680 Me ALBERT LABRÈCHE NOTAIRE\t\t 6575, avenue Somerled, suite 4\t-\tMontréal \t\t\tTel.:\t861-3656 NOTAIRES\t\t\tÉTUDE LAMARCHE & LAMARCHE NOTAIRES\t \t\t159 ouest, rue Craig\t\tMontréal Tel.:\t766-8651\t\tTel.:\t288-9812 Me E.R.LARIVIÈRE\t\t\tMe RONALD E.LAVIOLETTE\t NOTAIRE\t\t\tNOTAIRE\t 6000, boul.Monk\tMontréal\t1259,\true Berri,\tMontréai Tel.:\t725-8900\t\tTel.:\t376-1300 Me RONALD LAVIOLETTE\t\t\tJEAN LEFAIVRE\t NOTAIRE\t\t\tNOTAIRE\t 6892, 16e avenue\tRosemont\t3433\test, rue Beaubien\tMontréal ELVIN LEGAULT\tRITA\tLEGAULT\t\tTel.:\t387-5330 LEGAULT & LEGAULT NOTAIRES\t\t\tLAMOUREUX & SIMARD\t 1681 A, rue de la Salle\tTel.Montréal\t256-3211 255-1109\t2610\test, boul.Henri-Bourassa\tMontréal \t\t\tTél.:\t256-7645 HOMMAGE D\u2019UN NOTAIRE\t\t\tMe NOËL PAYEUR NOTAIRE\t \t\t6379,\true de Marseille\tMontréal Me\tALBERT NAUD\t\t\t \tNOTAIRE\t\t\t St-Marc des Carrières\t\t-\tCté Portneuf\t \t\t\tTél.: 527-1526\t FERNAND\t\tPO\t1 R 1 E R\t \tNOTAIRE\t\t\t 820 est, rue Mont-Royal\t\t-\tMontréal 34\t \t\t\tTél.:\t389-1301 MICHEL ROBILLARD NOTAIRE\t\t\tSAUVÉ & GUIMOND NOTAIRES\t Soir : 2577 es*, rue Beaubien\t722-8182\t\t\t 934 est, rue Ste-Catherine, Montréal\t849-9663\t1395\test, rue Fleury\tMontréal NOTAIRES Tel.: CR.1-8739 SÉGUIN, PAUL-ÉMILE NOTAIRE 6726, rue St-Hubert\tMontréal Tél.: 521-8412 GUSTAVE THERIAULT NOTAIRE 4505, rue DeLorimier Montréal TÉTREAULT & TÉTREAULT NOTAIRES Knowlton\t-\tTél.: 243-5575 Tél.: 331-1410\t Me DENIS TURENNE NOTAIRE\tLUCIEN VENNE & JACQUES PAQUIN NOTAIRES 300 ouest, boul.Henri-Bourassa\tMontréal\tMontréal PAPETERIE THOMAS LANGLOIS PRÉSIDENT Papeterie Lauzier Limitée 9550 boul.Ray Lawson Ville d'An|ou, Montréal 5.\t352-9940 Tél.: 270-3121 LAPORTE PAPIERS FINS & SPÉCIALITÉS INC.7280, rue Lajeunesse\t\u2014\tMontréal \tTél.: 389-6261 \tPUBLICITÉ PRESTIGE PUBLICITÉ\tArticles publicitaires Cadeaux d'hommes d'affaires 720 ouest, rue Fleury\tMontréal PHOTOGRAPHIE \tHommage de DIRECT\tFILM SERVICE INC.3121, 36e Avenue\t Ville St-Michel\tTél.: 725-4773 PHOTOGRAPHIE Roméo Côté, président ETCO PHOTO COLOR LTÉE Développement Impression et duplicata des films en couleurs Anscochrome - Ektachrome Ferreniacolor - Kodacolor Pour qualité et satisfaction garanties, insistez toujours pour notre service auprès de votre marchand.2345, rue Lapierre\tLaSalle, P.Q.Tel.: 366-2870 PLACEMENTS HOMMAGE DE JEAN BURON PRÉSIDENT PLACEMENTS FINCO LIMITÉE\tTél.: 744-6411 Pour l'achat d'obligations, consultez Oscar Dubé & Cie Inc.925, Chemin Saint-Louis\tAlbert Boulet Québec, 527-2518\t527-8222 REFRIGERATION Tél.: 366-7122\t279-8494\t SÉCURITÉ MÉCANIQUE ENR.Réfrigération \u2014 Climatisation\tGAUDETTE RÉFRIGÉRATION INC.\t \t7396, rue St-Hubert\tMontréal LE MÉTRO\tTél.:\t527-3656 DE MONTRÉAL 100 pages de textes et images\tMONTREAL OXYGEN INC.C.-E.Houde, président\t $2.00 à l'Action Nationale\t4890, 5e Avenue, Rosemont\tMontréal RESTAURANTS Tél.: 527-1221 RESTAURANT BUTCH BOUCHARD 881 est, boul.de Maisonneuve Montréal 24 UNIQUE en Amérique Le restaurant de distinction Le rendez-vous des gastronomes \u2022\tExquise cuisine française et américaine \u2022\tSucculente cuisine chinoise MARIAGES - ASSEMBLÉES - CONGRÈS \u2022\tFacilité pour 1,200 convives; \u2022\t9 petites et grandes salles pour 1,000 autos \u2022\tStationnement gratuit DANSE tous les soirs au \"Prof.Maboule\" Licence complète Renseignements et réservations : 256-1694 J'| RESTAURANT* 5666 est, rue Sherbrooke \u2014 Montréal (une rue à l'est de Viau) THEATRE 521-6666 HOMMAGE À LA NATION QUÉBÉCOISE LE PATRIOTE 1494 est, rue Ste-Catherine boîte à chansons \t ne.\u2019 W\tLA NOUVELLE COMPAGNIE THÉÂTRALE Directeurs GILLES PELLETIER - GEORGES GROULX FRANÇOISE GRATON Billets de saison\t $3.25\tLa Nouvelle Compagnie a été fondée en 1963 dans le but de présenter aux étudiants et aux éducateurs les oeuvres les plus (3 spectacles)\tmarquantes de la dramaturgie universelle, en satisfaisant à toutes les exigences professionnelles de telles productions.à la\t salle\t du\tSpectacles présentés depuis 1963 Gesù\tIPHIGÉNIE de Jean Racine 1200, rue Bleury\tLE JEU DE L'AMOUR ET DU HASARD de Marivaux LE CID de Corneille LA LOCANDIERA de Goldoni !\tTéléphone :\tJEANNE ET LES JUGES de Thierry Maulnier DON JUAN de Molière 866-5957\tLA MÉGÈRE APPRIVOISÉE de Shakespeare LES CAPRICES DE MARIANNE de Musset LES FEMMES SAVANTES de Molière Saison 1967- 1968 \tOCTOBRE : PHILOCTÈTE de Sophocle JANVIER : LA JALOUSIE DU BARBOUILLÉ et LE MÉDECIN MALGRÉ LUI de Molière MARS\t: LA MOUETTE de Tchékhov THÉÂTRE AUDITIONS À L'ECOLE NATIONALE D E THÉÂTRE Section interprétation Section décoration Section technique Date limite pour s'inscrire aux auditions : LE 5 MAI Pour renseignements, s'adresser au secrétariat : 407, boul.St-Laurent\tMontréal\tTel.: 861-1897 Avec les hommages de\t ROBERT BOILY\tAvec les hommages de Professeur en sciences politiques à l'Université de Montréal\tALBAN COUTU \"Etre ou ne pas être libres, voilà toute la question !\" Avec les hommages de MICHEL BROCHU L\u2019IMMIGRATION AU CANADA de Rosaire Morin $2.00 à L'ACTION NATIONALE HOA4A/IAGES D'AMIS Hommages collectifs de dix souscripteurs DIVERS\tHommage Gérard Lefebvre, Ing.Vice-président et Directeur général LA SOCIÉTÉ DE CHAUSSURES SLATER DU CANADA LIMITÉE 5805 De Normanville\tMontréal Tél.: 271-3537 PROCUREZ-VOUS ET LISEZ\t \"L'immigration au Canada\"\t\t $2.00 \"Réalités et perspectives économiques\t\t $2.50 \"Le statut particulier, une illusion\" \t\t\t $0.40 \"La jeunesse, face aux affaires\"\t\t $0.40 de ROSAIRE MORIN\t è L'Action Nationale, Case postale 189 - Succursale N - Montréal\t 274-3682\tTél.: 387-3763 MODEL LINGERIE LTÉE\tLA SOCIÉTÉ TECHNIQUE J.-L.Charbonneau, président\tD'AMÉNAGEMENT RÉGIONAL 255 ouest, rue de Cettelneeu\tMil 10, Qui.\t9666, avenue Péloquin\tMontréal 12, Qui. Avec les hommages de LA SOCIETE ST-JEAN-BAPTISTE DU DIOCESE DE JOLIETTE NORMAND CHEVRIER 10-12 A.M.-2-6 P.M.Le soir, lun., mer.et ven.: 7-9 P.M.537 Cherrier\t\u2014\tMontréal Tél.: LA.4-7541 ÉDOUARD ROY & FILS LTÉE Quincaillerie en gros exclusivement Prescriptions d'oculistes Bureau : 845-2673 Lentilles cornéennes Rés.: 334-5832 Pour Achat ou Réparation de toutes les marques de POMPES ET FILTRES 40 ans d'expérience à votre service JOHN MEUNIER 4115 «St, rue Ontario Montréal 4 12047, laurentien Tél.:334-7230 DIVERS Hommage de MANUFACTURE MONACO COMPAGNIE LIMITÉE Rolland Chevrier, président 150, rue Monaco\tSt-Jérôme, Qué.Tel.: 438*3631 VANIER & FRERES LTEE 107, rue St-François Ste-Rose VILLE DE LAVAL, QUÉ.MARC AUMOND président 748-6743 DUMONT Dactylographe/Typewriter Inc.7555, Côte-de-liesse Montréal 9 Tel.: 681-3505 ATELIER DE MENUISERIE LAURENTIDE J.-G.Groleau, prop.2520, boul.Labelle\tChomedey Ville de Laval, Qué.HOMMAGE DE CHEMINEES SECURITY INC 2205, ave Charland GUSTAVE GOULET Montréal Tél.: 381-2387 274-6431 HECTOR JOLICOEUR INC.G.Lemire 6459, rue Christophe-Colomb\tMontréal 766-5181 EAU DE JAVEL CANADIENNE NATIONALE 3932, rue Bannantyne VERDUN Montréal Téléphone : 695-5500 T.BROCHU Spécialiste en équipement pour terrains de golf Distributeur de la Tondeuse \"RANSOMES\" 151, rue Cartier Pointe-Claire Demain, c\u2019est aujourd\u2019hui.L\u2019avenir du Québec, c\u2019est l\u2019indépendance maintenant.DORIS LUSSIER HOMMAGES D'AMIS ANDRE BRUCHESI MONTRÉAL DÉLÉGUÉ POUR LE COMTÉ DE ST-LAURENT Procurez-vous \u201cRÉALITÉS ET PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES\u201d de ROSAIRE MORIN $2.50\tà L'Action Nationale AVEC LES HOMMAGES DE RAYMOND\tLEVESQUE -\tHOMMAGE Avec les hommages de\tD'UN GROUPE DE WALTER P.O'LEARY\tPROFESSEURS Professeur de philosophie et de sociologie\tUNIVERSITÉ DE MONTRÉAL HOMMAGE\t D'UN GROUPE\tHOMMAGE D'UN GROUPE DE PROFESSEURS\tDE BEDFORD UNIVERSITÉ LAVAL\t Avec les hommages de l'A.G.E.U.M.L'Association générale des étudiants de l'Université de Montréal DIVERS 257-2951 Bijouterie diamantaire \u2022 Service d'horlogerie J.OMER ROY & FILS LTÉE Agent exclusif \"Omega\" 1658 est, Mont-Royal\tMontréal HOMMAGE DE VILLE LEMOYNE Tél.: 739-2791 LANIEL CANADA INC.Phonographes \u2014 Cantines automatiques 1355, rue Beaumont Montréal 666-6855 MERCHANTS AWNINGS CO.LTD.J.Lapierre, président 24 est, rue St-Paul\tMontréal 1, Qué.HOMMAGE D'UNE COMPAGNIE QUEBECOISE LITHOGRAPHIE PAR PAYETTE & PAYETTE INC - ST-JEAN LA PR Al RI E DRUMMONDVILLE L\u2019ACTION NATIONALE REVUE MENSUELLE (sauf en juillet et août) DIRECTION PATRICK ALLEN \u2014 JEAN GENEST \u2014 ROSAIRE MORIN Rédaction et administration: C.P.189, Station N, Montréal ou 235 est, rue Dorchester, ch.504.Tél.de 2Vi à 6V2 : 866-8034 Abonnement: $7.00 par année.Au .coût réel: $10.00 Les articles de la revue sont répertoriés dans le CANADIAN PERIODICAL INDEX, publication de l'Ass.Can.des Bibliothèques, l'INDEX ANALYTIQUE de la bibliothèque de l'Université Laval et du service des bibliothèques de la Fédération des Collèges Classiques, et dans la revue CULTURE.LA LIGUE D'ACTION NATIONALE PRÉSIDENT : M.François-Albert Angers 1er VICE-PRÉSIDENT: M.René Chaloult 2e VICE-PRÉSIDENT : M.Dominique Beaudin SECRÉTAIRE : M.Théophile Bertrand TRÉSORIER : M.Rodolphe Laplante DIRECTEURS : MM.C.-E.Couture, Richard Arès, S.J., Albert Rioux, Alphonse Lapointe, Jean-Marc Léger, Gaétan Legault, Mario Dumesnil, Luc Mercier, Jean Genest, Patrick Allen, Jean Mercier, Claude Trottier, Michel Brochu, Yvon Groulx, Rosaire Morin, Jean Marcel, Mme Julia Richer.\tOù trouver L'Action Nationale?\t À\tMONTRÉAL :\tFides, 245 est, rue Dorchester Librairie Déom, 1247, rue St-Denis Librairie Hachette, 554 est, rue Ste-Cctherine À\tQUÉBEC :\tLibrairie Garneau, 47, rue Buade Librairie de l'Action Sociale Catholique, ploce Jean-Talon À\tOTTAWA \u2022\tLibrairie Dussault, 366, rue Dalhousie À\tTORONTO :\tLibrairie L'Alouette, 651, rue Yonge Le Ministère des Postes à Ottawa a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication. Lt.Col.Sarto MARCHAND, E.D., A.D.président de LA FONDATION MELCHERS LTÉE LES DISTILLERIES MELCHERS LTÉE president ex-officio du CONSEIL D'EXPANSION ÉCONOMIQUE INC.\"Nous sommes convaincus qu'au Québec le succès en affaire n'est pas conditionnel aux compromis et à l'anonymat: c'est vrai aujourd'hui et demain, ce sera encore plus évident.\" i vryeçss J4i ommag.e * LES DISTILLERIES LIMITÉE Les seules distilleries canadiennes-françaises au pays.Au service du Québec depuis 1898 6276 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.