Le soleil, 13 avril 2007, vendredi 13 avril 2007
[" Le quotidien de la capitale Vendredi 13 avril 2007 | www.cyberpresse.ca | Québec, 111'année, n\u201c 104 AMITIE INTERDITE lancé au Salon du livre Al Louise Beaudoin Liza Frulla DIAGNOSTICS DE DÉPRESSION 25 % seraient erronés 3 ATTENTATS SUICIDES EN IRAK LE PARLEMENT ET UN PONT CIBLÉS-» 20 \u20194.'A ».\u20224 A i* \u2022V/tk' '»lk 9W89 \t ¦p**\t Drht'\t \t\t \t\t \t\t Pour vraiment vendre ffaroM l0,re |,ru|,rié,é \u2022' GILBERT .COM CHARLESBOURG Attrayante.3 cc, 2 salons, foyer, cuisine de rêve.Superbe aménagement ! iiiiniiii 'llmim : FOSSAMBAULT Magnifique, 3 cc, pl.lattes, foyer, terr.12 315 pi ca.paysagé et boisé.Impeccable! .TE RECHERCHE.URGENT STE-FOY - SlLLERY Bungalow-Cottage Budget jusqu'à 450 000$ Haute-ville, Montcalm Condo Spacieux, 2 cc min.Budget jusqu'à 300 000$ ST-ÉMILE terrain 15 000 pi ca.Site exceptionnel! 1759007 llllllllllllllllllllll ROYAL LEPAGE Inter-Québec COURTIER IMMOBILIER AORCC haroldgilbert.com 622-7537 PHOTO AFP 2 Actualités leSoleil vendredi 13 avril 2007 INDICE RELATIF DU BONHEUR La ville de Québec au huitième rar La proximité d'une nature généreuse, la grande présence de médecins et de dentistes et le fait que le revenu personnel par habitant soit supérieur de 575$ par année à la moyenne québécoise sont des facteurs qui contribuent à rendre les résidants de Québec plus heureux.\u2014 photothèque le soleil, steve deschênes Rimouski : une vision commune de développement Cari Thériault Collaboration spéciale RIMOUSKI\u2014Le maire de Rimouski, Éric Forest, trouve sa tille « attrayante» et bénéficiant «d\u2019un environnement exceptionnel », ce qui contribue à la classer au nombre des localités québécoises où les gens sont les plus heureux, selon un palmarès publié hier.« Depuis 2006, nous avons réfléchi sur la ville idéale avec la contribution de 2000 citoyens en se donnant une vision commune de développement qui a contribué à rapprocher notre réalité attrayante et attractive de la perception que nous avions de nos actions », a dit M.Fbrest au Soleil.La capitale administrative du Bas-Saint-Laurent se classe au quatrième rang, ex-œquo avec Terrebonne mais devancée par Repentigny, Rouyn-Noranda et Drummondville.«Rimouski a une situation privilégiée avec ses créneaux d\u2019excellence en sciences de la mer, son type d\u2019activités économiques, ses services et son intégration verticale au niveau de l\u2019éducation, en plus du bord de mer et du haut-pays », rappelle le maire Forest, dont la ville a aussi été bien cotée, l\u2019an dernier, dans la revue MoneySense (avril 2006) des Publications Rogers.Rimouski se classait alors au 23e rang canadien sur 50 comme meilleur endroit pour vivre au Canada sur le plan économique, se classant troisième au Québec, derrière Magog et Sherbrooke.Rimouski offre une multitude de services, allant de l\u2019université aux musées, en passant par une nouvelle salle de spectacles.Bien entendu, la renommée de l\u2019équipe de hockey junior l\u2019Océanie, qui a pu compter sur des joucurs-vcdcttcs comme le champion compteur de la LNH, Sidney Crosby, Vincent Le-eavalier et Brad Richards, n\u2019est pas étrangère à cette perception positive de Rimouski.Palmarès 2007 des régions où les gens sont les plus heureux CLASSEMENT OFFICIEL INDICE RELATIF DU BONHEUR 1\tLanaudière\t77,30 2\tCapitale-Nationale\t76,40 3\tChaudières-Appalaches 76,30\t 4\tOutaouais\t76,10 5\tBas-Saint-Laurent\t76,10 6\tCentre-du-Québec\t76,10 7\tEstrie\t76,00 8\tLaval\t75,80 9\tMauricie\t75,80 10\tAbitibi\t75,30 LPierre Pelchat ppelchat@lesoleil.com Les résidants de Québec ne sont peut-être pas aussi moroses qu\u2019on le pense.C\u2019est ce qu\u2019un vaste sondage dit en plaçant la ville de Québec au huitième rang du palmarès où les gens se disent les plus heureux.Rimouski vient au quatrième rang.Lévis devance Québec avec la septième place et Rivière-du-Loup se classe au 15e rang.Pour établir cet indice relatif du bonheur (IRB), 25 villes qui présentaient un nombre suffisant de sondés ont été retenues.Au total, 9930 personnes ont répondu aux questions sur le site Internet (wvvvv.indicedubonheur.com).La marge d\u2019erreur varie entre 1 et 3,7% selon la taille des villes et le nombre de sondés.La région de Québec ou de la Capitale-Nationale fait encore meilleure figure.Elle termine deuxième derrière la région de Lanaudière.Elle est suivie par la région voisine de Chaudière-Appalaches.«Ces résultats confirment la qualité de vie à Québec.Le taux de chômage est plus bas qu ailleurs, tout comme le taux de décrochage scolaire», a commenté, hier, l\u2019instigateur de l\u2019IRB, Pierre Côté.M.Côté travaille dans le domaine de la publicité et du marketing depuis une vingtaine d\u2019années.D\u2019autres facteurs peuvent influencer les résidants pour mesurer leur niveau de bonheur.«La région de Québec n\u2019a pas été éprouvée par des fermetures d\u2019entreprises comme au Saguenay, par exemple», a souligné M.Côté.La proximité d\u2019une nature généreuse, la grande présence de médecins et de dentistes et le fait que le revenu personnel par habitant soit supérieur de 575$ par année à la moyenne québécoise sont d\u2019autres facteurs qui contribuent à rendre les résidants de Québec plus heureux.À son avis, les résultats d\u2019élections n\u2019ont pas d\u2019effet sur l\u2019IRB.« Des éléments comme la préparation des Fêtes du 400L\u2018, les succès des Remparts, du Rouge et Or au football et des Capitales au baseball rendent les gens plus heureux que l\u2019élection de la mairesse Boucher, de l\u2019ADQ et des querelles de clochers », a-t-il avancé.Par contre, malgré un indice Palmarès 2007 des villes où les gens sont les plus heureux CLASSEMENT OFFICIEL INDICE RELATIF DU BONHEUR 1\tRepentigny\t79,40 2\tRouyn-Noranda\t77,40 3\tDrummondville\t77,20 4\tTerrebonne\t77,10 5\tRimouski\t77,10 6\tSaint-Hyacinthe\t77,00 7\tLévis\t76,70 8\tQuébec\t76,40 9\tSherbrooke\t76,40 10 Granby\t\t76,30 favorable et une bonne qualité de vie à Québec, M.Côté s\u2019explique mal que la croissance démographique stagne ou presque.Les dernières statistiques montrent une maigre augmentation de 0,25% ou de 1623 habitants dans la région.«L\u2019indice peut être utile aux autorités pour les amener à corriger ce qui ne va pas », a affirmé M.Côté.Par ailleurs, il explique la première place de la région de Lanaudière par une population plus jeune que la moyenne québécoise, un fort développement économique et résidentiel dans un cadre de vie des plus intéressants.Toutefois, le taux de décrochage scolaire y est plus élevé que la moyenne.La région de Montréal se classe au dernier rang du palmarès des régions.Dans celui des villes, elle se situe au 18e rang sur 25.Plusieurs événements ont pu influencer l\u2019humeur des Montréalais au cours des derniers mois, dont l\u2019écroulement du viaduc de la Concorde, la tuerie de Dawson, la cicatrice encore ouverte des fusions municipales, le phénomène croissant et inquiétant des gangs de rue, les tergiversations entourant le projet du CHUM.Selon M.Côté, les résultats pour Montréal auraient été différents si la collecte de données avait été réalisée durant la période folle du Festival de jazz.Au-delà de certaines caractéristiques locales et régionales, le bonheur tient à des facteurs comme la famille, les amis, la santé, la reconnaissance au travail et le niveau d\u2019éducation. leSoleil vendredi 13 avril 2007 Actualités 3 DÉPRESSION Le quart des diagnostics erronés Depuis des années, on confond une réaction humaine normale de tristesse, à la suite d\u2019une épreuve ou d'un évènement malheureux, avec la dépression, selon une étude publiée ce mois-ci dans les Archives de psychiatrie générale.Marie Caouette mcaouette@lesoleil.com Vingt-cinq pour cent des diagnostics de dépression seraient erronés, selon une étude publiée ce mois-ci dans les Archives de psychiatrie générale.Depuis des années, on confond une réaction humaine normale de tristesse, à la suite d\u2019une épreuve ou d\u2019un évènement malheureux, avec la dépression.Ces faux diagnostics sont posés sur des personnes qui manifestent au moins cinq symptômes de dépression (tristesse, fatigue, insomnie, pensées suicidaires, etc.) pendant plus de deux mois après le décès d\u2019une personne proche.Deux mois, c\u2019est le temps normal de deuil, selon les psychiatres.Dans cette foulée, la bible des psychiatres, le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM), n\u2019accorde que deux semaines pour se remettre d\u2019une rupture amoureuse, d\u2019une perte d\u2019emploi ou d\u2019une chute de À savoir Deux mois : durée normale des symptômes de deuil à la suite de la mort d\u2019un proche, selon le manuel de diagnostic des psychiatres nord-américains.Deux semaines: durée normale de la tristesse, de l'insomnie et de la fatigue après un divorce, une perte d'emploi ou un autre événement stressant de ce type.leurs actions en Bourse.Une tristesse qui perdure au-delà de cette période est aussi signe de dépression.Un des auteurs de l\u2019étude qui remet en cause le quart des diagnostics de dépression, le professeur Michael B.First, de l\u2019Université Columbia de New York, est paradoxalement un des « pères » du DSM.On estimait jusqu\u2019ici qu\u2019un Américain sur six ferait une dépression au cours de sa vie.Cette statistique pourrait être réduite de 25% à la suite de cette étude, qui a consisté en une révision du dossier de plus de 8000 personnes chez qui des médecins avaient diagnostiqué une dépression.Les chercheurs ont découvert que ceux qui avaient vécu des évènements stressants avaient rapporté plusieurs symptômes de type dépressif durant une période prolongée, mais qu\u2019un petit nombre seulement avaient des symptômes assez graves pour être vraiment classés comme dépressifs.TRAITEMENT INAPPROPRIÉ Une autre de leurs conclusions est que les traitements pharmaceutiques sont donc souvent inappropriés pour ces personnes qui auraient plutôt besoin d\u2019une thérapie.Cette approche existe déjà chez les psychiatres anglais, signale Charles Rice, directeur d\u2019AGIR, un regroupement de 35 organismes actifs en santé mentale dans la région de Québec.« De concert avec les organismes du milieu, ils cherchent à élargir l\u2019accès à d\u2019autres formes d\u2019aide, comme les psychothérapies, pour les troubles de l\u2019humeur.» À Québec, on vit aussi cette mutation.Selon Rice, les faux diagnostics de dépression peuvent être attribués à un manque de sensibilité de certains médecins au contexte de vie de leurs patients.« Il y a un côté subjectif, arbitraire dans un diagnostic de dépression.Ce n\u2019est pas comme un test physique objectif.En santé mentale, la frontière est difficile à établir entre ce qui est normal et ce qui est pathologique.Les causes de la dépression sont encore inconnues.Qu\u2019est-ce qui fait qu\u2019un individu vit soudain un World Trade Center intérieur, pourquoi s\u2019effon-dre-t-il?» La pression de l\u2019industrie phar- maceutique aurait aussi joué un rôle dans la dérive des diagnostics de dépression.Le marché des antidépresseurs représente 12 milliards de dollars palan, aux États-Unis seulement.La bible des troubles mentaux est constituée à partir de consensus entre les psychiatres américains sur divers entières de diagnostic.Une cinquième version sera disponible en 2010 ou 2011.Le concept du « rétablissement» Marie Caouette mcaouette@lesoleil.com Le «rétablissement» est le concept-clé dans le milieu de la psychiatrie depuis une vingtaine d\u2019années.Les anglophones utilisent le terme recovery.Ce mouvement s\u2019appuie sur le vécu d\u2019ex-psychiatrisés américains.Des chercheurs ont constaté que 60% des ex-patients schizophrènes des hôpitaux psychiatriques du Vermont et du Maine sont suffisamment rétablis pour mener une vie normale.Ils travaillent, n\u2019ont plus de symptômes ou de eomporteinens bizarres et certains ne prennent plus de médicaments.Ils ne seraient plus identifiables comme d\u2019ex-psychiatrisés, à première vue.Le Vermont a un taux de rétablissement supérieur à la moyenne, en raison de pratiques différentes en santé mentale.Depuis les années 50, les malades s\u2019y voient offrir des programmes de réhabilitation et d\u2019intégration communautaire alors que dans le Maine, on misait sur la réduction des symptômes.Ces constatations ont été faites à la suite de cinq études de suivi à long terme de cette client èle, ex-pulsée dans la vague de désinstitutionnalisation.« Même de graves problèmes de santé mentale n\u2019empêchent pas de s\u2019en sortir», conclut Charles Rice, du regroupement AGIR (Alliance des groupes d\u2019intervention en rétablissement).Porté par les usagers américains, ce mouvement est aussi une critique du modèle biomédical en psychiatrie.«Il défait l\u2019idée reçue de pathologie à vie accolée aux troubles mentaux.» Qu\u2019est-ce qui amène ce rétablissement ?« Plusieurs choses périphériques aux soins de santé eux-mêmes, dont souvent une personne qui leur a fait confiance », affirme Rice.Logé dans la sacristie d\u2019une église du quartier Saint-Roch, l\u2019organisme AGIR existe depuis 21 ans.Il regroupe 35 groupes communautaires de Québec, aux activités très diverses mais toutes axées sur la santé mentale, qui ont répondu aux besoins de 14 000 personnes au cours de la dernière an- née.Par comparaison, les sendees publics ont reçu 7000 clients durant la même période.Les troubles de l\u2019humeur (anxiété, dépression et autres) touchent un nombre assez important de personnes.Un à deux pour cent de la population est affectée de problèmes de santé mentale plus graves, telle la schizophrénie.Au total, 80% des situations devraient être prises en charge par les organismes communautaires ou publics de première ligne, plutôt que par les hôpitaux.S Multi Une fenêtre sur votre confort Visitez notre salle d\u2019exposition 871-0798 Centre d\u2019affaires Hamel 3095, boul.Wilfrid-Hamel Ouest, bureau 102, Québec WWW.multi-renove.com VENTE et INSTALLATION Portes et fenêtres ïfe ! i Escaliers intérieurs \u2022 Portes de garage Revêtement extérieur \u2022 Remplacement de thermos 4 Actualités leSoleil vendredi 13 avril 2007 650 M$ pour 100 Leopard 2 d'occasion Le Canada achètera et modifiera des chars d'assaut hollandais entreposés depuis 10 ans L\u2019annonce de l\u2019achat de 100 chars d\u2019assaut Leopard 2 hollandais a été faite hier par le ministre de la Défense, Gordon O\u2019Connor, à la Citadelle, sous les applaudissements de militaires de la base de Valcartier.\u2014 photo pc ***** ; .f ¦ ' Pierre Pelchat ppelchat@lesoleil.com C\u2019est sous les applaudissements d'une trentaine de militaires de Valcartier que le ministre de la Défense nationale, Cordon O\u2019Connor, a annoncé, hier, à la Citadelle de Québec, l'achat de 100 chars d'assaut de type Leopard 2 au coût de 650 millions $ en incluant les dépenses reliées à des modifications et pour leur entretien.Le ministre a même dû interrompre son allocution en raison de cette manifestation de soldats heureux.Et pour cause puisque les nouveaux blindés sont plus sécuritaires et plus rapides.« Ma priorité est de donner aux soldats canadiens des équipements avec la meilleure protection possible pour accomplir leur mission», a-t-il déclaré.Les nouveaux véhicules remplaceront à l\u2019été les chars actuels Leopard 1 vieux de 30 ans qui deviennent de véritables fours sous le soleil de l\u2019Afghanistan.La température à l\u2019intérieur du char d\u2019assaut qui n\u2019a pas de système de climatisation peut atteindre 60 degrés Celcius.Cet inconfort les rendait inutilisables en été.Les nouveaux chars d\u2019assaut ne sont pas des véhicules neufs mais ils seraient en très bon état compte tenu qu\u2019ils n\u2019ont presque pas été utilisés par les forces hollandaises.Le ministre O\u2019Connor a indiqué que les blindés sont entreposés en Hollande depuis une dizaine d\u2019années.Ces véhicules avaient été achetés du temps de la guerre froide avec l\u2019Union soviétique mais le réchauffement des relations avec l\u2019Ouest a diminué les besoins du pays allié.Des modifications seront apportées aux véhicules dont l\u2019ajout d\u2019un système de climatisation et de blindage.D\u2019ici à ce que ces travaux soient complétés, le gouvernement canadien louera 20 chars Léopard 2 de l\u2019Allemagne qui seront utilisés l\u2019été prochain en Afghanistan.«L\u2019achat de véhicules neufs n\u2019était pas réaliste.Cela aurait coûté trois fois plus cher et il aurait fallu attendre des années avant qu\u2019ils nous soient livrés », a soutenu le ministre de la Défense.SCEPTICISME Le projet d\u2019acquisition des chars Leopard 2 a été accueilli avec scepticisme par des spécialistes, qui se demandent si les monstres d\u2019acier pourront résis- ter aux bombes en bordure de route et aux attaques suicide.Steve Staples, du Rideau Institute, un centre d\u2019études et de recherches sur les affaires internationales dont le siège est situé à Ottawa, a estimé qu\u2019à court terme, ces chars pourraient offrir une protection additionnelle.Il a cependant ajouté qu\u2019aucune armure n\u2019était impénétrable.PAS D\u2019AUTRES SOLDATS EN AFGHANISTAN Par ailleurs, le ministre O\u2019Connor a indiqué qu\u2019il n\u2019avait pas été question d\u2019envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan à la demande du gouvernement américain lors de la réunion des huit pays de l\u2019Organisation du traité de l\u2019Atlantique Nord (OTAN) qui ont des soldats sont dans le secteur dangereux du sud de l\u2019Afghanistan.Selon le ministre, la demande des Américains ne viserait pas le Canada, mais d\u2019autres pays.On pense à la France, l\u2019Allemagne, l\u2019Italie et l\u2019Espagne.Malgré des propos précédents laissant entendre que le Canada pourrait prolonger sa présence en Afghanistan, le ministre de la Défense s\u2019en est tenu à dire, hier, que l\u2019échéance de la mission canadienne était la fin de février 2009.Son collègue ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Michael Fortier, a tenu les mêmes propos et n\u2019a pas voulu spéculer quant aux possibilités d\u2019une prolongation de la mission.Le ministre O\u2019Connor a indiqué que les échanges lors de la rencontre avec les représentants des huit pays ont porté sur les façons d\u2019améliorer la coordination de leurs efforts en sol afghan pour contrer les talibans.La rencontre qui a été annoncée en début de semaine a eu lieu mercredi et hier à la Citadelle de Québec.En plus du Canada, les pays représentés étaient l\u2019Australie, le Danemark, les Pays-Bas, la Roumanie, le Royaume-Uni et les États-Unis.Avec la Presse canadienne QUEBEC EN 1745 Le réveil est brutal à Québec lorsque l'on y apprend la chute de Louisbourg.Les Anglais n'ont plus d\u2019obstacle avant d\u2019attaquer Québec.Le gouverneur Beauharnois et les habitants de Québec n\u2019ont qu\u2019une préoccupation : défendre la ville qui est maintenant menacée d\u2019invasion.Les travaux aux fortifications reprennent sous les ordres de Gaspard-Joseph Chaussegros-de-Léry.Les années se suivent et ne se ressemblent pas.L\u2019hiver est particulièrement doux.Le 25 avril, on commence les semailles de blé que l\u2019on récolte à compter du 22 août, soit trois semaines plus tôt que les années précédentes.Le 22 juin, c\u2019est la première récolte de fraises.Il est interdit de tirer du fusil dans la ville.Amende : 50 livres.Récidive : punition corporelle.(Souces : Jean-Marie Lebel, Cap-aux-Diamants, hors série 2005 ; Chronologie du Québec, de Jean Provencher) Louis-Guy Lemieux lglemieux@lesoleil.com À LIRE AUJOURD'HUI\tSOMMAIRE\tMÉTÉO Politique INDÉPENDANTE Louise Thibault quitte le Bloc québécois.6 Vivre ici ALIMENTATION Cuisiner végétarien.A10 loteries\t17 éditorial \u2014 opinions\t22 et 23 affaires\u2014bourse\t41 et 46 décès\t48 petites annonces\t50 sports\t54 CAHIER DÉTACHABLE\t arts et spectacles télévision\tA6 agenda\tA7 vivre ici\t alimentation\tA10 divertissements\tA14 et A15\t horoscope\tA14 gens de passion\tA16 agenda\tA16 Le Soleil, une division de 3834310 Canada Inc., est publié et édité par Le Soleil, 410, boul.Charest Est, case postale 1547, succursale Terminus, Québec (Québec), C1K 7)6.Le Soleil est imprimé au 5000, rue Hugues-Randin, bureau 4, à Québec (Québec), C2C 2B4, par Transcontinental de la Capitale, une filiale de Transcontinental Inc., î, place Ville-Marie, bureau 3315, Montréal (Québec), H3B 3N2.Envoi de publication \u2014 Numéro de convention 40065022.Seule la Presse canadienne est autorisée à utiliser et à diffuser les informations publiées dans Le Soleil.ISSN 0319-0730 ® Le papier utilisé pour imprimer Le Soleil est constitué de 50 à 80% de fibres recyclées.Nous vous invitons à recycler ce journal.Max.2 min.-2 Pluie ou neige le matin.Nuageux par la suite.MÉTÉO EN DÉTAIL 60 Accumulation de neige (avant hier) Ce mois-ci : 30,7 cm\tL\u2019an dernier: 6,1 cm Cet hiver : 264,2 cm\tL'hiver dernier : 356,6 cm NOUS JOINDRE Renseignements 686-3233 Abonnements 686-3344 Appel sans frais 1 866 686-3344 abonnements@lesoleil.com Petites annonces 844-4444 686-3311 Appel sans frais 1 866 686-3311 petitesannonces@lesoleil.com Rédaction\t686-3394 Appel sans frais 1 866 686-3394 redaction@lesoleil.com leSoleil vendredi 13 avril 2007 Actualités 5 RETOUR AU TRAVAIL DES CHARGÉS DE COURS DE L'UNIVERSITÉ LAVAL Aucune récupération en administration « C\u2019est une drôle de coïncidence que ça arrive en administration.Ça fait très gestionnaire », dit Martin Courval, président du syndicat des chargés de cours de l\u2019Université Laval.\u2014 photothèque LE SOLEIL, STEVE DESCHÊNES ^ / Annie Morin amorin@lesoleil.com Les 3000 étudiants en administration de l\u2019Université Laval touchés par la grève des chargés de cours n\u2019auront droit à aucune mesure de récupération.Les examens de fin de session débutent cette fin de semaine, et le dernier tiers de la matière n\u2019y sera pas évalué.Laurence Butcau, étudiante en comptabilité, se rappellera longtemps de sa première session à l\u2019Université Laval.Ses cinq cours étaient supervisés par des chargés de cours, qui ont fait la grève pendant quatre semaines avant de revenir au travail in extremis mercredi.Alors que les pourparlers s\u2019enlisaient, la semaine dernière, la faculté des sciences de l\u2019administration (FSA) annonçait aux étudiants qu\u2019ils risquaient de se retrouver avec une cote P (succès) ou N (échec) indiquant simplement si l\u2019étudiant a satisfait ou non aux exigences du cours sans donner d\u2019indice sur son rang à l\u2019intérieur du groupe.Le retour en classe des chargés de cours, mercredi, a donné lieu à un revirement, mais pas dans le sens espéré par les étudiants.La faculté des sciences de l\u2019administration, la plus touchée par le conflit, a annoncé que les examens de fin de session auraient lieu aux dates réservées et qu\u2019ils couvriraient la matière vue depuis le début de la session.Le hic, expliquait hier Mme Buteau, c\u2019est que les étudiants ont eu droit à seulement un cours après la semaine de relâche et avant la grève.L\u2019évaluation portera donc sur la môme matière qu\u2019à la mi-session ou presque.M\"10 Buteau s\u2019indigne de constater que le tiers du contenu ne sera pas enseigné ni contrôlé.«J\u2019étudie en comptabilité et il y a sûrement des notions là-dedans dont je vais avoir besoin pendant toute ma carrière», fait-elle remarquer.QUESTION DE LOGISTIQUE André Gascon, vice-doyen de la FSA, sait trop bien que plusieurs étudiants sont insatisfaits des mesures annoncées.Mais il affirme qu\u2019il était «impossible» d\u2019ajouter des cours à l\u2019horaire ou de déplacer les examens, qui seront administrés à partir de demain.Question de logistique.« On n\u2019avait pas le temps parce que les étudiants voulaient finir dans les dates prévues », c\u2019est-à-dire avant le 28 avril.Affichant une nette préférence pour une évaluation chiffrée, M.Gascon estime qu\u2019il faut au moins un autre examen «-pour que la note veuille dire quelque chose».Après discussion avec des étudiants insatisfaits, il a convenu que les chargés de cours auraient le loisir de revenir ou non sur la matière déjà contrôlée et qu\u2019ils pourraient revoir le poids des travaux et des examens sur la note finale.Aux insatisfaits, M.Gascon suggère de reprendre le cours à une session ultérieure, de faire de «l\u2019autoapprcntissagc» en utilisant les notes de cours et Internet, puis de dédramatiser.« On parle généralement de deux ou trois cours sur un baccalauréat qui en compte une trentaine.On ne peut pas parler de diplôme à rabais.» Martin Courval, président du syndicat des chargés de cours de l\u2019Université Laval, juge au contraire que la qualité de la formation s\u2019en ressentira.Il suggère à la haute direction d\u2019exercer un plus grand contrôle sur les facultés qui privilégient les solutions faciles.«C\u2019est une drôle de coïncidence que ça arrive en administration.Ça fait très gestionnaire», dit-il.Des agents de sécurité au Journal de Québec [québecyl Selon la partie patronale, la présence d'agents de sécurité n'aurait rien à voir avec les négociations de convention collective qui sont au point mort depuis deux semaines.\u2014 photo le soleil, erick labbé Jean-François Cliche jfcliche@lesoleil.com Un comité d\u2019accueil un peu particulier attendait les employés du Journal cle Québec, hier matin, à leur arrivée au travail : dorénavant, des agents de sécurité patrouilleront les environs de leurs bureaux.Mais cela n\u2019a rien à voir avec les négociations de convention collective qui sont au point mort depuis deux semaines, assure-t-on du côté patronal.Joint par téléphone, Luc Lavoie, porte-parole de Québécor, l\u2019entreprise qui possède le Journal de Québec, a déclaré ne pas être au courant de l\u2019embauche de gardiens.«Vous me l\u2019annoncez», a-t-il dit, mais il a ajouté quelques instants plus tard que Le Soleil était le quatrième média à lui demander des explications à cc sujet en une heure et demie.Selon lui, la venue de ces agents s\u2019inscrirait dans «une revue en profondeur des mesures de sécurité au Journal de Québec depuis à peu près un an.Il y a eu divers nouveaux systèmes qui ont été instal- lés, comme des systèmes de caméra qui étaient dépassés et qui ne fonctionnaient plus, des systèmes d\u2019accès vers les portes.En fait, c\u2019était un endroit qui était telle- ment mal sécurisé que c\u2019en était une quasi-honte.(.) Ça fait sûrement partie de ce plan-là.» Et aucun lien, jure-t-il, ne doit être fait avec les négociations en cours \u2014 qu\u2019il refuse par ailleurs de commenter.Les employés, eux, n\u2019avaient pas été avisés de cc changement.Le président du syndicat de la rédaction du quotidien, Denis Bol-duc, dit ne pas comprendre la décision de la direction.«Le mot d\u2019ordre syndical, c\u2019est: pas de moyens de pression, pas de grève, pas de vandalisme, pas de sabotage, et il n\u2019y a rien eu de tout ça.Alors il n\u2019y a pas de raison d\u2019avoir des agents de sécurité.(.) Est-ce que l\u2019employeur veut nous provoquer ou nous intimider ?C\u2019est à lui de répondre.» CONFLIT IMMINENT Selon nos informations, la police de Québec aurait été avisée qu\u2019un conflit de travail était imminent au Journal de Québec, bien qu\u2019aucune date précise n\u2019ait été avancée.Les syndiqués du journal sont sans contrat de travail depuis le .31 décembre dernier, et aucune séance de négociation n\u2019a eu lieu depuis deux semaines, affirme M.Bolduc.Québécor, qui détient aussi le Journal de Montréal, les journaux Sun Media, le cablodis-tributeur Videotron, les réseaux de télé TVA et LCN, ainsi que le site canoe.com, aimerait décloisonner toutes les salles de rédaction.L\u2019entreprise demande également à ses employés du Journal cle Québec d\u2019abandonner leur horaire de quatre jours pour travailler cinq jours par semaine.Le 30 septembre, la direction a engagé 14 nouveaux cadres dans la seule salle de rédaction de son quotidien de Québec.Avec la collaboration d\u2019Élisabeth Fleury Réssuscitez vos papilles.Dimanche on brunch 692-1299 LEchaudé restaurant 6 Actualités leSoleil vendredi 13 avril 2007 Michel C.Auger Pour joindre notre chroniqueur mcauger@lesoleil.com Le cégépien Louise Thibault quitte le Bloc québécois La députée fédérale de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques siégera désormais comme indépendante En 2004, Louise Thibault succédait à Suzanne Tremblay.\u2014 photothèque le soleil epuis deux semaines, l\u2019entourage du chef libéral Stéphane Dion décrivait le discours qu\u2019il devait livrer, hier à Montréal, comme une intervention majeure de sa part dans le débat sur la place du Québec au sein du Canada.Mais la salle de la Chambre de commerce de Saint-Laurent, au club de golf local, contenait bien plus de militants libéraux venus d\u2019un peu partout au Québec que de représentants des milieux economiques de la circonscription de M.Dion.Une salle où il y avait plus de sénateurs que de députés, ce qui est toujours mauvais signe, et où les deux députés libéraux provinciaux du coin s\u2019étalent fait représenter par un membre du personnel de leur bureau de circonscription.Et, dans un coin, il y avait l\u2019aspirant à la nomination dans Papineau, Justin Trudeau, que le maître de cérémonie a soigneusement évité de présenter.Pour un chef qui a été élu dans l\u2019enthousiasme il y a quatre mois à peine, une telle salle pour un discours que l\u2019on avait qualifié de majeur était surtout une preuve de l'incapacité du Parti libéral du Canada à se renouveler.Mais ce qui était le plus décevant, c\u2019était le discours de M.Dion.Venant d\u2019un homme de contenu qui nous avait habitués à une grande force intellectuelle, on a plutôt entendu un exposé qui ressemblait au premier travail d\u2019un cégépien en science politique ou en philosophie.Une brève histoire du libéralisme au Canada et au Québec au XXP siècle et un exposé des défis du XXIe.Au siècle dernier, le défi était de concilier croissance économique et justice sociale, aujourd\u2019hui, il faut concilier tout ça avec l\u2019en-vironnement.C\u2019est la théorie des « trois piliers » qu\u2019il a répétée tout au long de la campagne électorale.Avec, comme démonstration, des banalités comme : « le même Parti libéral qui a su si bien concilier l\u2019économie et le social sera le mieux placé pour concilier l\u2019économie, le social et l\u2019environnement.C\u2019est parce que je suis persuadé que je veux gagner la prochaine élection et devenir premier ministre », disait M.Dion.Disons qu\u2019il nous avait habitués à mieux.Puis, on en arrivait à ce qui devait être le cœur du discours : les relations Québec-Canada.Vous serez sans doute stupéfiés d\u2019apprendre que M.Dion considère que l\u2019unité canadienne vaut mieux que la séparation ! On aurait pu croire que M.Dion aurait profité de l\u2019occasion pour commenter la nouvelle donne causée par l\u2019ascension de l\u2019Action démocratique ou le fait que le parti souverainiste est maintenant un tiers parti à l\u2019Assemblée nationale.Mais, non, pas un mot.Rien non plus pour prendre acte de la reconnaissance du Québec comme nation, votée l\u2019automne dernier par la Chambre des communes.Tout ce qu\u2019on a pu entendre, dans le dossier de l\u2019unité nationale qui a pourtant toujours été la force de M.Dion, c\u2019était de vieilles redites comme « pour donner sa pleine mesure dans un pays, il faut croire à ce pays ».« Ce qui était le plus décevant, c\u2019était le discours de Stéphane Dion Rien, non plus, sur le déséquilibre fiscal.Tout au plus, M.Dion aura voulu dénoncer les publicités négatives des conservateurs qui laissent entendre qu\u2019il pourrait retirer au Québec les transferts liés à la péréquation.Un programme dont il a toujours été un partisan, a-t-il pris soin de souligner.Quand le chef a si peu à dire dans un discours qui se voulait majeur, il n\u2019est pas étonnant que les troupes soient sorties de là quelque peu démoralisées.Il y a quatre mois, à peine, Stéphane Dion était élu chef de ce parti.Aujourd\u2019hui, les libéraux semblent surtout chercher le meilleur moyen de sauver les meubles au prochain scrutin en pensant déjà à l\u2019après-Dion.Et si Stephen Harper a toujours des espions qui suivent le chef libéral, nul doute qu\u2019ils auront dit au premier ministre qu\u2019il n\u2019y aurait rien à craindre de la part des libéraux au Québec s\u2019il décidait \u2014 même s\u2019il semble pencher de l\u2019autre côté \u2014 de déclencher des élections pour ce printemps.Cari Thériault I Collaboration spéciale RIMOUSKI \u2014 À la surprise générale, la députée bloquiste de Rimouski-Neigette-Témis-couata-Les Basques, Louise Thibault, a annoncé hier qu\u2019elle quittait le Bloc québécois « pour des raisons éthiques et morales » et qu\u2019elle siégera désormais comme députée indépendante à la Chambre des communes.En point de presse dans sa circonscription, la députée a donné l\u2019exemple de la reconnaissance du mariage des personnes de même sexe pour justifier son départ du caucus du Bloc québécois.«C\u2019était un vote libre quand Paul Martin a déposé son projet de loi.Quand nous sommes venus pour voter, je n\u2019avais plus d\u2019épaule tellement qu\u2019on m\u2019a tordu les bras.Nous étions six au début à vouloir voter contre, mais moins quand est venu le moment du vote.C\u2019est la façon dont nos idées sont reçues.C\u2019est une question d\u2019intégrité.Je ne peux pas comprendre qu\u2019un parti m\u2019oblige à voter contre ma conscience en me menaçant de sanctions lourdes de conséquences pour celles et ceux que je représente», a affirmé Mme Thibault, qui siège aux Communes depuis 2004.Il n\u2019est pas question pour elle de traverser la Chambre pour joindre un autre parti, tous fédé- LRaymond Ciroux rgiroux@lesoleil.com OTTAWA \u2014 Méchante surprise pour le Bloc que la défection de la députée Louise Thibault, a confirmé le président du caucus, Louis Plamondon, qui s\u2019exprimait au nom de son parti.Le chef Gilles Duceppe a encaissé le coup et a choisi la discrétion, hier, mais son bureau assure qu\u2019il répondra à toutes les questions dès lundi, alors qu\u2019il n\u2019aura pas le choix de rencontrer la presse en cette journée de rentrée parlementaire.Selon M.Plamondon, Mme Thibault n\u2019a donné aucun signe avant-coureur de sa décision, refusant même d\u2019indiquer la veille le sujet de la conférence de presse qu\u2019elle avait convoquée pour hier.ralistes, puisqu\u2019elle demeure souverainiste.Comme le point litigieux entre elle et le Bloc concerne le mariage gai, un journaliste a demandé quelle était l\u2019orientation sexuelle de la députée.Mme Thibault a affirmé ne pas être gaie.«Ce n\u2019est pas délicat de poser les questions qu\u2019il est parfois nécessaire de poser.Je ne suis pas gaie et je ne suis pas homophobe.Le droit de la famille et des enfants a été complètement évacué lors de ce vote », a répliqué la députée.Il n\u2019est pas question, du moins pour l\u2019instant, d\u2019un retrait de la vie politique en voie du prochain scrutin.«Ce sera l\u2019objet d\u2019un autre Et ce n\u2019est qu\u2019à 9 h qu\u2019elle a annoncé sa décision à son chef, qui a dû refondre en toute vitesse la liste des critiques de son parti qui devait être publiée le même jour.Évidemment, le nom de Mmo Thibault comme responsable des Travaux publics a été gommé de toute urgence et remplacé par celui de sa collègue Diane Bourgeois, qui ajoute ce titre à ses fonctions dans le dossier Asie-Pacifique.M.Plamondon n\u2019avait jusque-là entendu aucune critique de sa part, et ses collègues de la députation ne lui avaient rapporté aucun état d\u2019âme particulier de la part de Mme Thibault.«Elle intervenait souvent au caucus, et je crois qu\u2019elle s\u2019était fait une idée bien différente de ce qu\u2019est un parti politique avant d\u2019en devenir membre », dit-il.«Elle voyait cela comme une grande assemblée de consulta- point de presse », a répondu la députée désormais indépendante.«Je n\u2019accuse pas Gilles Duceppe.J\u2019ai eût que je suis déçu de la fermeture et de l\u2019intransigeance de Gilles Duceppe à mon endroit.Je n\u2019admettrai jamais qu\u2019un parti oblige un député à voter contre sa conscience sur des enjeux éthiques.» En ce qui concerne le mécontentement qui pouvait gronder chez les bloquistes de sa circonscription, la députée a dit hier «apprendre que des gens pensaient ci ou pensaient ça.Je n\u2019ai pas entendu ces rumeurs.Ce n\u2019est pas seulement un dicton que la personne intéressée est la tion ou un grand forum, alors qu\u2019on fonctionne par consensus et qu\u2019ensuite, on suit la ligne du parti, ajoute M.Plamondon.Autrement, ce n\u2019est plus un parti.» Le député soutient de plus que si sa collègue avait demandé une discussion sur le mode de fonctionnement du parti, «je l\u2019aurais mis à l\u2019ordre du jour».Mais elle n\u2019a rien demandé.Mme Thibault n\u2019approuvait pas la position de son parti sur la réouverture du débat sur le mariage gai, et s\u2019était abstenue de voter à ce moment, en décembre, malgré la consigne officielle.Le président du caucus reconnaît que M.Duceppe est «très exigeant envers le processus démocratique au sein du parti et ne veut pas que quelqu\u2019un aille sur la place publique» et dise le contraire du consensus partisan.« Il travaille comme cela.» derniere à le savoir ».Le parti pris par surprise leSoleil vendredi 13 avril 2007 Actualités 7 Hier, les 41 députés adéquistes élus le 26 mars ont été assermentés au Salon rouge de l\u2019Assemblée nationale.\u2014 photo le soleil, erick labbé \u2019.***,£ SS Des dossiers déchiquetés Des députés défaits ont fait le «ménage» avant l'arrivée des adéquistes Simon Boivin sboivin@lesoleil.com Des filières totalement vides.Les dossiers de citoyens, de maires, de préfets passés à la déchiqueteuse et entassés dans des sacs de poubelle.Plusieurs adéquistes ont eu droit à une mauvaise surprise en visitant le local du député qu'ils ont battu.Quand il a mis les pieds dans le bureau du libéral Norbert Morin, dans Montmagny-L\u2019Islet, Claude Roy a vu 11 grands sacs noirs alignés sur un mur.«La personne qui était là nous a dit: \u201cEcoute, ça fait deux voyages que je fais\u201d» pour les jeter, raconte-t-il.«Tout le travail de député fait pendant quatre ans a été détruit, ajoute M.Roy.Je trouve que c\u2019est un manque d\u2019éthique incroyable.» 11 est loin d\u2019être le seul dans son cas.Hier, lors de la cérémonie d\u2019assermentation des députés adéquistes, un rapide tour d\u2019horizon du Soleil a permis d\u2019en rencontrer une demi-douzaine.Éric Caire, dans La Peltrie, qui a défait la libérale France Hamel, est dans la même situation.«On appelle ça la politique de la terre brûlée, dit-il.C\u2019est vide, vide, vide.11 y a des citoyens qui m\u2019appellent déjà pour savoir où est rendu leur dossier.Et moi, j\u2019ai la job de leur dire : \u201cJe suis désolé, votre dossier a été détruit.11 faut qu\u2019on recommence à zéro.\u201d » L\u2019ouverture des anciens locaux de Michel Després, dans -Jean-Lesage, et d\u2019Éric Mercier, dans Char-lcsbourg, n\u2019a pas été plus heureuse pour Jean-François Gosselin et Catherine Morissette.« On trouve ça de valeur, indique M.Gosselin.Je me mets dans la peau du citoyen qui va venir me voir à mon bureau.J\u2019espère qu\u2019ils auront fait des copies de leurs dossiers.J\u2019aurais apprécié que M.Després me passe les dossiers.En quittant mon travail pour faire de la politique, poulie bien de mes clients, j\u2019ai fait le suivi.» La même médecine a été servie à Hubert Benoît, dans Montmorency, aux locaux du libéral Raymond Bernier.Dans Marg'uerite-D\u2019You ville, où Simon-Pierre Diamond a délog'é Pierre Moreau, du PLQ, le concierge de l\u2019immeuble a raconté au nouvel élu qu\u2019une déchiqueteuse industrielle a été louée pour abattre l\u2019ouvrage.«Ça a l\u2019air qu\u2019ils versaient ça à pleine poche dedans », dit-il.Indignés de la situation, les adéquistes ont fait des vérifications.Et rien n\u2019empêche un député d\u2019agir de la sorte.Éric Caire a même vu de ses yeux des dossiers passés à la moulinette.«Je suis allé au bureau de comté et j\u2019ai vu qu\u2019elle était en train de faire la razzia, assure-t-il.J\u2019ai appelé l\u2019Assemblée nationale et ils m\u2019ont dit qu\u2019il n\u2019y avait rien à faire.Qu\u2019elle avait le droit.» D\u2019après le nouveau député de Trois-Rivières, Sébastien Proulx, un avocat, la Loi sur les renseignements personnels stipule que les dossiers sur lesquels une personne a travaillé lui appartiennent en fonction d\u2019une politique de confidentialité.«Mais j\u2019ai pratiqué comme avocat, et ce que tu fais au moment de passer un dossier, c\u2019est que tu enlèves les notes de facture, les correspondances personnelles, explique-t-il.Mais tu laisses les actes de procédures, les pièces, tous les documents qui appartiennent au client.Je me demande pouquoi ce n\u2019est pas comme ça» pour les députés.Cela semble être une question de bonne volonté des élus.Le cas de Chauveau, par exemple, a été cité par plusieurs.La libérale défaite, Sarah Perreault, s\u2019est assurée d\u2019un suivi adéqua t des dossiers auprès de l\u2019adéquiste Gilles 'Paillon.Hier, Sylvain Légaré, dans Vanier, s\u2019est estimé «chanceux» que Marc Bellcmarc n\u2019ait pas vidé les tiroirs avant de partir, en 2004.« Quand tu penses à ça deux minutes, ça n\u2019a pas de sens, soulève M.Légaré.Ce n\u2019est pas moral.» S\u2019il peut comprendre la déception de la défaite, Éric Caire trouve inacceptable la destruction des documents.«Je peux comprendre que certains dossiers appartiennent (à France Hamel) en propre, dit-il.Mais je pense au dossier de la route Fossambault, la 367, qui est devant le BAPE.Il y a tout un travail fait par Mme Hamel là-dessus.Mais c\u2019est un travail d\u2019officier public, un député payé par des fonds publics, sur une route publique, sur laquelle on va faire des travaux payés avec de l\u2019argent public.Il n\u2019y a rien de personnel là-dedans.» Au PQ d'appuyer le prochain budget Les chances de voir l\u2019ADQ de Mario Dumont voter en faveur du prochain budget de Jean Cha-rest apparaissent minces.«On est l\u2019opposition officielle, a noté le chef adéquiste, hier, à l\u2019entrée du caucus de ses députés.Généralement, à moins de cas exceptionnel, l\u2019opposition officielle vote contre le budget.C\u2019est notre responsabilité de talonner le gouvernement dans tout son travail.» La pression de faire adopter le budget risque donc d\u2019incomber au Parti québécois.«On verra, a commenté Gilles Taillon, chef de l\u2019opposition adjoint.Eux prendront leur décision.» Chose certaine, l\u2019ADQ veut un budget équilibré, et cela doit passer avant des baisses d\u2019impôt.Simon Boivin Sylvain Légaré devra congédier sa mère À l\u2019emploi de son bureau de circonscription depuis plus d\u2019un an et demi, la mère de l\u2019adéquiste Sylvain Légaré ne pourra plus travailler aux côtés de son fils.La fébrilité de la journée d\u2019assermentation des 41 députés adéquistes a été assombrie par une nouvelle qui décevra le député de Vanier.En matinée, le caucus de l\u2019ADQ a décidé de ne plus permet- tre à l\u2019un de ses membres d\u2019utiliser les budgets mis à sa disposition pour embaucher quelqu\u2019un de sa famille.Et le cas de M.Légaré ne fera pas exception.«Non, a tranché le whip du parti, François Bonnar-del.Il n\u2019y aura pas d\u2019exception.La position de ce matin (hier), on l\u2019a établie pour tout le monde.Alors on va parler avec M.Léga- ré.(.) Pour certains, c\u2019est un déchirement, alors on va les aider dans ce cheminement-là.» Rencontré quelques minutes plus tôt, M.Légaré avait espoir qu\u2019une dérogation puisse s\u2019appliquer à son cas.«Après un an et demi, c\u2019est délicat, a-t-il dit.Ma mère est extrêmement connue dans le comté, c\u2019est un incontournable.Il y a des gens qui viennent au bureau prendre un café avec elle.» La cérémonie d\u2019assermentation, où les députés prêtent un serment de fidélité à la reine d\u2019Angleterre, a été empreinte de beaucoup d\u2019émotion pour plusieurs.Plus jeune député à faire son entrée à l\u2019Assemblée nationale, Simon-Pierre Diamond, 22 ans, a reçu un accueil chaleureux de l\u2019assistan- ce.Gilles Taillon, ex-président du Conseil du patronat du Québec, a admis avoir été « un peu nerveux» face à tout le protocole qui entoure l\u2019exercice.Dans son discours de clôture, le chef adéquiste Mario Dumont a mis l\u2019accent sur l\u2019importance pour son parti de porter le message de la classe moyenne et des « sans-voix ».Simon Boivin 8 Fêtes du 400e leSoleil vendredi 13 avril 2007 Un appel Julie Lemieux jlemieux@lesoleil.com Avis aux intéressés.La Société des Fêtes du 400e de Québec et la station Espace musique ont lancé hier un concours s'adressant à tous les artistes amateurs et professionnels du Canada afin de trouver la chanson-thème des festivités.Une chanson qui pourrait être aussi marquante que celle de l'Expo 67, espère-t-on à la SRC.L\u2019animatrice Sophie Durocher, qui tient la barre de l\u2019émission du matin à la station musicale de Radio-Canada, sera la porte-parole du concours Québec, je te chante ! «Peut-être trouverons-nous un Luc Plamondon de 2007 ou un Stéphane Venne nouvelle mouture», a-t-elle avancé, hier, en conférence de presse.Les participants devront imaginer les paroles et la musique d\u2019une chanson populaire ayant pour thème La Rencontre, sujet qui est en trame de fond de toutes les festivités du 400e.Ils pourront laisser libre cours à leur créativité indivi- duellement ou en groupe et doivent faire parvenir le fruit de leur labeur à la SRC avant le 15 juin 2007.Le jury choisira trois chansons parmi les candidatures soumises, mais ce sont les auditeurs de la grande région de Québec (03) qui décideront de la gagnante en votant sur le site Internet de Radio-Canada, À la blague, la mairesse Andrée Boucher a invité les gens qui, comme elle, ne se servent pas d\u2019Internet à venir déposer leur bulletin dans une boîte spéciale à l\u2019hôtel de ville.Le président du c.a.de la Société du 400e, Jean Leclerc, a expliqué que l\u2019organisme avait choisi de lancer un concours au lieu de faire une commande à un artiste en particulier afin d\u2019impliquer davantage la population dans ces festivités.« Nous voulons donner àtous lapos-sibilité d\u2019exprimer leur créat ivité », a-t-il soutenu.De son côté, Sophie Durocher a promis qu\u2019elle se ferait le porte-voix des Fêtes du 400e à l\u2019extérieur de Québec et particulièrement à Montréal, où l\u2019on parle encore très peu de cet événement.Le ou les gagnants ne remporteront pas de prix en argent.Mais leur chanson sera enregistrée dans aux artistes du les studios de la SRC, interprétée par un artiste encore inconnu et diffusée à la radio, à la télé et sur le site Web de Radio-Canada.Dans la salle, un animateur de CHOI-FM a demandé pourquoi la Société du 400e avait choisi de collaborer avec une seule station aussi «marginale» qu\u2019Espace musique.« Vous n\u2019avez pas peur de vous faire bouder par les autres stations?» a-t-il lancé.Jean Leclerc a répondu qu\u2019il y aura de la place pour d\u2019autres formes d\u2019associations avec les radios de Québec au fil des prochains mois.Les organisateurs voulaient en outre lancer ce défi à tous les Canadiens, a rappelé Sophie Durocher.«À ce que je sache, CHOI n\u2019est pas encore diffusée à Vancouver.» À cet égard, Mme Boucher a affirmé que l\u2019aspect pancanadien du concours était essentiel pour que cette fête sorte des frontières de Québec.« 11 ne faut pas se refermer sur nous-mêmes», a-t-elle avancé, afin d\u2019expliquer pourquoi le concours ne s\u2019adressait pas uniquement aux artistes de Québec.Pour plus d'information sur ce concours : www.radio-canada.ca/espacemusique ¦ Sophie Durocher, animatrice à Espace musique, Louise Cordeau, directrice de Radio-Canada \u2014 Québec, la mairesse Andrée Boucher et Jean Leclerc, président du c.a.des Fêtes du 400e, ont dévoilé le concours pancanadien pour trouver une chanson-thème.\u2014 photo le soleil, steve deschênes Tread Lightly!(r) Conduisez de façon responsable hors route, (c] 2007 Land Rover Canada.*PDSF du Land Rover LR2 2008 : 44 900 $.Les taxes sont calculées sur le montant total du véhicule ** Sur approbation de Services Financiers Land Rover, une division de Services de financement Butomobile PRIMUS Canada inc., obtenez un taux de financement de 5,9 % pour un terme allant jusqu\u2019à 48 mois à la location 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volcanique crée en moyenne 32 acres de surface terrestre tous les ans.Big Island (Hawaï) DÉCOUVREZ UN MONDE NOUVEAU AVEC LE NOUVEAU LAND ROVER. leSoleil vendredi 13 avril 2007 Fêtes du 400e 9 pays La Société du 400e veut se rapprocher des gens * k parfait pour lui, voyez notre grande sélection d'habits et de tuxedos.Centre-ville MONTRÉAL 514-282-4537 Mail Champlain BROSSARD 450-672-4537 AILES LES AILES DE LA MODE Place Sainte-Foy SAINTE-FOY 418-652-4537 Carrefour Laval LAVAL 450-682-4537 (O « Tj s S .«s-g \"O 3 (AO'S £ 3 231 w c % (fl (5 I V J- I .y ® t Z js g ai 5 1 U U ffjt / JTLTA Bush maintient quand même le cap Concours de dessin et d\u2019écriture 21 leSoleil vendredi 13 avril 2007 ItlfHI rWMC il ^ pSH| g 3 T \u2014\t \t 11\t~ v H T-BuEi\t.L* 1 \t jj nffi.l i» |!^: 1 j-.\tB J 1\t1\tM \t Les 51 dessins primés par le jury sont exposés dans le hall d'entrée du Centre des congrès, à l'occasion du Salon du livre.\u2014 photos le soleil, Patrice laroche Et les gagnants sont.Jean-François Cliche jfcliche@lesoleil.com Pour la 12e année, Le Soleil a fait connaître les gagnants de ses concours de dessin et d'écriture, hier, au Salon du livre de Québec, lors d'une cérémonie présidée par la « marraine à vie » de l\u2019événement, l\u2019auteure et comédienne Francine Ruel.Maude Vézina, du Séminaire Saint-François, et Raphael Fortin, de l\u2019école secondaire Saint-Paul, à Saint-Paul-de-Montminy, ont respectivement remporté les épreuves d\u2019écriture et de dessin.La première catégorie s\u2019adressait aux élèves de troisième, quatrième et cinquième secondaire, tandis que la seconde était ouver- te aux élèves de première et deuxième secondaire.Dans son texte Les passages et les noms qui suivent sont simplement inspirés de fa its réels, Maude Vézina ouvre trois courtes fenêtres sur des jeunes de Sarajevo, de la Côte-d\u2019Ivoire et de Québec.« Je voulais représenter le fait qu\u2019il y a de la misère dans le monde entier, dit-elle, qu\u2019il y a des enfants qui ne réalisent pas leurs rêves partout dans le monde, même au Québec.Ça peut arriver partout.» Comme tout écrivain chevronné, Maude dit avoir fait «plusieurs esquisses » avant de soumettre une version au concours.Mais contrairement à bien des romanciers qui, même après plusieurs réécritures, demeurent insatisfaits du résultat, la jeune ga- gnante, qui étudie en cinquième secondaire, était hier très contente de son texte.Les autre finalistes du concours d\u2019écriture sont Bianca Cyr, de l\u2019école Chanoine-Beau-det, à Saint-Pascal de Kamou-raska, Julie Gagnon, de l\u2019école De Rochebelle, à Sainte-Foy, Olivier Gourdeau, de la polyvalente de Charlesbourg, et Marie-Pier Kouassi, de l\u2019école La Camara-dière, à Québec.Le jury était présidé par la romancière Chrystine Brouillet, qui a profité du concours de la comédienne Mahée Paiement et de l\u2019humoriste et animateur Christopher Hall.L\u2019autre grand gagnant, Raphaël Fortin, de Saint-Paul-de-Montminy, a quant à lui dessiné un joueur de hockey \u2014 son favo- ri, Alexander Ovechkin, qui joue pour son équipe préférée, les Capitals de Washington.Son travail a été retenu par le jury, présidé par notre caricaturiste André-Philippe Côté, pour l\u2019impression de mouvement qu\u2019il parvenait à rendre.Raphaël dit avoir planché de trois à quatre semaines pour compléter son œuvre.«Chaque midi, dit-il, j\u2019allais au local d\u2019arts plastiques travailler dessus.Je persévérais dans ce dessin-là, j\u2019aime vraiment ça.» Les quatre autres finalistes de l\u2019épreuve de dessin 2007 sont Jérémie Caron, de l\u2019école Louis-Jacques-Casault, à Montmagny, Antoine Desmanche, de l\u2019école de la Clé-du-Boisé, à Saint-Étienne-de-Lauzon, Catherine Talbot-Bercier, de l\u2019école Mont-Saint- Sacrement, à Saint-Gabriel-de-Valeartier, et Julia Grenier, du Ju-vénat Notre-Dame-du-Sainl-Lau-rent, à Saint-Romuald.Trois anciens gagnants du concours, Cari Boudreault, Véronique Lefèvre et Stephan Simard, ont jugé de la qualité des dessins, sous la présidence de M.Côté.Les deux gagnants se sont fait remettre un chèque de 500 $ par Le Soleil, tandis que les quatre finalistes des deux catégories sont repartis avec la moitié de cette somme.En tout, des ados de 109 écoles de la région ont envoyé des textes et des dessins par centaines.On peut lire sur wwvv.cyber presse.ca/soleil les 48 textes qui ont gagné la palme de leur école, ou y admirer les 51 dessins primés par notre jury.1 1 -J VM \u2014 Le président et éditeur du Soleil, Claude Gagnon ; la gagnante du concours d\u2019écriture, Maude Vézina, du Séminaire Saint-François; le gagnant du concours de dessin, Raphaël Fortin, de l\u2019école secondaire Saint-Paul, à Saint-Paul-de-Montminy; et la «marraine à vie» de l'événement, l'auteure et comédienne Francine Ruel £\u20224 BJP ! C\\ Les présidents des deux jurys, la romancière Chrystine Brouillet et le caricaturiste du Soleil André-Philippe Côté, entourant la lauréate du concours d'écriture, Maude Vézina. 22 Éditorial\t\tleSoleil vendredi 13 avril 2007 Président et éditeur CLAUDE CACNON\tRédacteur en chef YVES BELLEFLEUR\tDirecteur de l'éditorial PIERRE-PAUL NOREAU\tDirectrice de l\u2019information MYLÈNE MOISAN L'incohérence du ministre Jean-Marc Salvet jmsalvet@lesoleil.com omment le ministre canadien de la Défense peut-il convaincre des alliés du Canada de s\u2019engager davantage en Afghanistan quand lui-même suggère que nos soldats pourraient y rester plus longtemps que prévu ?Voilà un bel exemple d\u2019incohérence diplomatique.Ce n\u2019est pas ainsi que Gordon O\u2019Connor exercera quelque pression que ce soit sur des gouvernements européens plus hésitants.Il n\u2019y a pas que Washington et Londres qui pressent certains alliés de déployer davantage de soldats et d\u2019équipements sur le sol et dans le ciel afghans.Ottawa a le même objectif.Pas seulement parce que nos soldats paient un lourd tribut à cette guerre contre le terrorisme.Mais parce qu\u2019un retour au pouvoir des talibans signifierait une nouvelle plongée dans l\u2019obscurantisme, ainsi qu\u2019un retentissant échec de la communauté internationale.C\u2019est tellement vrai que le monde aurait dû intervenir bien avant les attentats d\u2019Al-Qaida contre New York et Washington pour secourir la population afghane.Nous l\u2019avons souvent écrit, nous sommes restés trop longtemps les bras croisés.Dans le langage onusien, on parle aujourd\u2019hui du « devoir de protéger».C\u2019est cette même responsabilité qu\u2019on invoque pour le Darfour\u2014à juste titre.Ces interventions sont périlleuses.Les Canadiens le savent malheureusement très bien.Ils voient régulièrement des images de cercueils rapatriés au pays.Voilà pourquoi le premier ministre Stephen Harper avait sollicité un plus grand soutien des contingents allemand, français, italien et espagnol lors d\u2019un sommet de l\u2019Organisation du traité de l\u2019Atlantique Nord, tenu à Riga en novembre.Il n\u2019était pas revenu bredouille, mais presque.Le Canada a des obligations à l\u2019égard de l\u2019Afghanistan.Il les a contractées devant la communauté internationale.Il ne saurait être question d\u2019y tourner le dos.Ce serait irresponsable, dangereux et contre-productif.Cette mission est nécessaire.Elle l\u2019est plus que jamais, alors que des attentats viennent de frapper le Maroc et l\u2019Algérie.Mais il faut régulièrement voir comment rectifier le tir pour assurer son succès.Et pour éviter ce que nous craignons tous: l\u2019enlisement.On peut malheureusement croire le premier ministre australien, John Howard, lorsqu\u2019il souligne que ses services de renseignement font état d\u2019un risque accru pour la sécurité en Afghanistan.Il faut aussi voir comment soulager les soldats canadiens.Or, le seul outil de pression dont disposait le Canada auprès de ses alliés réticents à s\u2019engager davantage est une résolution adoptée par la Chambre des communes en mai 2006.Cette motion Afghanistan : O\u2019Connor a bousillé le rapport de force du Canada auprès de ses alliés fixe le retrait des troupes canadiennes à février 2009.Le ministre O\u2019Connor s\u2019en est tenu à cette date, hier, alors qu\u2019il annonçait le déploiement de chars d\u2019assaut Léopard 2 sur le sol afghan.Ce nouvel équipement est le bienvenu, puisqu\u2019il assurera une meilleure protection à nos soldats.Cela dit, M.O\u2019Connor a trop souvent évoqué la prolongation de la mission ces derniers temps pour conserver quelque crédibilité que ce soit à ce chapitre.En parlant de février 2010, et en laissant tout ouvert à d\u2019autres moments, il a bousillé le seul rapport de force qui restait au Canada pour contraindre certains alliés à faire leur part.Et pour lui permettre, à lui, non pas de se désengager entièrement de l\u2019Afghanistan, mais de dépêcher nos soldats dans des zones moins risquées.À la reprise des travaux parlementaires, la semaine prochaine à Ottawa, les partis d\u2019opposition devront soulever le débat.Le gouvernement Harper devra donner l\u2019heure juste aux Canadiens.Une éventuelle prolongation devra faire l\u2019objet d\u2019une véritable évaluation et d\u2019un vote au Parlement.Ton père est \\° * f* r -, \\ i o DANS UNE PHASE I ^ o _ J O\t0 DE DÉNI ! tîo\t^ ô c h/sM J J 0° J o ° J %) ^\t- - \u2014\t\u2014\t-\tj\t\t MON CLIN D\u2019ŒIL\tSTÉPHANE LAPORTE\tLes députés de l'ADQ ont été assermentés.On a enfin Collaboration spéciale\tsu leur nom.\t \t\t \t\tD'autres textes au www.cyberpresse.ca/lesoleil Des fresques uniques Je suis très malheureuse de lire que de belles œuvres d\u2019art si uniques ont été condamnées par la démolition des piliers de l\u2019autoroute Dufferin.Quand nous les avons vues, nous les avons appréciées pour leur originalité; c\u2019est là une caractéristique qui distingue Québec des autres villes.J\u2019espère que les Québécois trouveront moyen de les préserver.Mary Elizabeth Scranton, PA(É.-U) Apprendre de la Californie Il faut saluer la décision des autorités californiennes de rejeter le projet d\u2019implantation d\u2019un terminal méthanier au large de Malibu, malgré les besoins de l\u2019État californien en gaz naturel.Le rapport de la Commission d\u2019État des terres de la Californie, disponible à l\u2019adresse http://www.cabrillo port.ene.com, souligne les nombreux impacts négatifs et inévitables associés à la construction et à l\u2019exploitation des installations, dont les effets sur la sécurité.Ce sont des arguments similaires que les opposants à Rabaska font valoir depuis trois ans.Les suppor-teurs inconditionnels de Rabaska, dont la Ville de Lévis et les chambres de commerce, auraient inté- rêt à lire les conclusions de l\u2019organisme californien et à réexaminer les arguments qu\u2019ils avancent en faveur d\u2019un tel projet sur la Rive-Sud, surtout dans un contexte où la consommation gazière québécoise ne justifie même pas l\u2019approvisionnement outre-mer.Dénia L\u2019Homme Lévis Qu'arrive-t-il avec la poste ?Le courrier, si sacré autrefois, serait-il devenu un moyen de transport des plus risqués ?Je commence à le penser.J\u2019ai d\u2019abord expédié une série de chèques de lover que le proprio n\u2019a jamais reçus.Au bureau de poste, on m\u2019a répondu ceci : «Aviez-vous fait un envoi recommandé?Sinon on n\u2019y peut rien ! » Deuxième cas : durant la semaine qui précède la Saint-Valentin, j\u2019ai posté une carte pour ma petite-fille qui demeure en banlieue.Savez-vous quand elle l\u2019a reçue ?La veille de Pâques ! Elle fut oblitérée le 2 avril.Mais qu\u2019est-ce qui a pu se passer durant ce laps de temps ?Mystère ! Que se passe-t-il à Postes Canada, une société gigantesque et lucrative ?Faudra-t-il enregistrer la moindre lettre maintenant ?C\u2019est à s\u2019interroger d\u2019autant plus que les tarifs sont devenus insen- sés: 10$ pour l\u2019envoi du moindre petit colis ! Andrée Dumas Quebec Un triste Vendredi saint Alors que le Vatican est à l\u2019heure de Pâques et de la glorieuse Résurrection, Québec et son cardinal avaient un air de carême.Les cérémonies de ce Vendredi saint transpiraient la tristesse et le décrochage.Une basilique à moitié vide, un chœur où le pourpre, le violet, le noir et le blanc figés semblaient entendre sans écouter et regarder sans voir.Un rassemblement sans âme.Un cardinal qui semble s\u2019ennuyer à mourir d\u2019un Vatican glamour alors que Québec a un pressant besoin d\u2019animateurs, de rassembleurs et de bâtisseurs.À défaut, la basilique-cathédrale, ce temple de la chrétienté québécoise, deviendra bientôt un abri pour itinérants en quête de repos, pour badauds en quête d\u2019une pause, pour touristes en quête d\u2019une photo.Gerry Payé Québec Une réaction ?Écrivez-nous sans oublier votre adresse et votre numéro de téléphone à opinion@lesoleil.com leSoleil vendredi 13 avril 2007 Opinions 23 5 5 5 ?N» Point de vue Fanny Bourgeois, étudiante à la maîtrise* en sociologie à l'Université Laval Meilleure estime de soi, les itinérants?(À Alain Bouchard, Le Soleil, 5 a vril J article L\u2019estime de soi revenue.La reconstruction de Saint-Roch crée un effet miroir sur les itinérants, avance une chercheuse faisant suite à la conférence de Martine Freedman (à laquelle j\u2019ai aussi assisté), insiste sur une minime partie des observations soulevées par la chercheuse et qui, à mon avis, n\u2019est pas représentative de l\u2019ensemble de l\u2019excellent travail présenté lors de cette conférence.11 m\u2019apparaît important de nuancer l\u2019idée que les itinérants intègrent une image positive d\u2019eux-mêmes à la suite de la revitalisation de la rue Saint-Joseph.D\u2019un point de vue sociologique, l\u2019idée que les personnes itinérantes qui gravitent dans Saint-Roch ont une meilleure estime d\u2019elles-mêmes vient peut-être du fait qu\u2019elles ont intégré les valeurs dominantes de la nouvelle classe favorisée en place, ce qui les amène à rejeter leur condition de marginaux, d\u2019itinérants.Elles sont à même d\u2019apprécier la beauté du nouvel aménagement urbain du quartier, tout en demeurant « spectatrices ».Bien entendu, ces personnes ne possèdent pas les ressources financières pour adopter un style de vie en lien avec les nouvelles normes et valeurs en place, ce qui nous replonge au cœur du vrai problème : le quartier ne répond plus aux besoins de la classe défavorisée qui, tôt ou tard, sera in- citée à se déplacer en périphérie du centre-ville.En d\u2019autres mots, on assiste à un phénomène nouveau dans ce quartier anciennement caractérisé par une population marginalisée : la rencontre de deux classes sociales, c\u2019est-à-dire les riches et les pauvres.Cette rencontre apporte une diversité des modèles sociaux ainsi qu\u2019un nouveau code normatif valorisé dans l\u2019ensemble de la société.En effet, le rôle, l'importance et le sens accordés à certains comportements (tels travailler, consommer, adopter un mode de vie jet-sel) s\u2019établissent selon des normes sociales et «conduisent à évaluer positivement ou négativement les individus en fonction de leur conformité à des normes » (De Gaulejac & Léonetti, 1994).En d\u2019autres mots, le fait de se conformer aux normes nous permet d\u2019être valorisés et reconnus socialement.À partir de ces normes, on établit un «consensus» social de ce qui est normal et de ce qui ne l\u2019est pas, de ce qui est bien ou non dans la société : ce sont des représentations collectives.Celles-ci peuvent être négatives devant certaines conditions comme l\u2019itinérance.Dans le cas du quartier Saint-Roch, la nouvelle classe sociale apporte donc des valeurs, des normes et des représentations collectives nouvelles.Ces représentations collectives sont en quelque sorte imposées aux personnes itinérantes du quartier et elles leur renvoient une image négative d\u2019el- «On assiste à un phénomène nouveau dans ce quartier anciennement caractérisé par une population marginalisée : la rencontre de deux classes sociales, c\u2019est-à-dire les riches et les pauvres », écrit Fanny Bourgeois.\u2014 photothèque LE SOLEIL, JEAN-MARIE VILLENEUVE les-mêmes compte tenu de leurs conditions de vie.Ainsi, dans le cadre de la recherche de Mme Freedman, c\u2019est ce qui expliquerait que les personnes itinérantes interviewées pour la première fois en 2001-2002 et qui parlaient au « nous » sont passées en 2000 à un discours où ils utilisent le «eux».On peut donc penser que le fait de se dissocier des itinérants protient d\u2019un rejet de la condi- tion d\u2019itinérance socialement dévalorisée par la nouvelle classe sociale du quartier, ce qui peut favoriser une meilleure estime personnelle bien que dans les faits, rien ne change.Réponse d\u2019Alain Bouchard : Votre explication sociologique des conclusions de Mme Freedman est fort intéressante.Mais elle ne l\u2019a jamais fait sienne lors de son exposé.*L\u2019auteure rédige un mémoire de maîtrise traitant du «Regard sur le phénomène d\u2019exclusion dans le quartier Saint-Roch, du point de rue des femmes itinérantes ».Elle agit comme assistante pour la recherche « Femmes et itinérance : un phénomène en expansion, des solutions à identifier», initiée par le Regroupement d\u2019aide aux itinérants et itinérantes de Québec (RAIIQ).VOS COMMENTAIRES Présence militaire canadienne en Afghanistan De valeureux soldats Fendant que nous fêtions Pâques, une tragédie s\u2019est produite à des milliers de kilomètres de chez nous.Malgré la distance, cet événement m\u2019a touchée énormément car cela concerne des gens pour lesquels nous avons une certaine admiration.La triste nouvelle provenait de l\u2019Afghanistan, où six soldats canadiens sont morts.Je ne remettrai pas en question le bien-fondé de cette mission internationale déployée par ces militaires sur le terrain.Par contre, rien ne m\u2019empêche d\u2019honorer leur courage.Si ces hommes et ces femmes ont décidé de servir dans l\u2019armée, c\u2019est entre autres parce qu\u2019ils veulent aider des peuples à avoir de meilleures conditions de rie.Il est essentiel de les appuyer car ils risquent leur rie chaque jour.C\u2019est avec une profonde compassion et une grande admira- tion que j\u2019offre mes condoléances aux familles de ces valeureux soldats.A udrey Laroche lie Polyvalente le Mistral (Saint-Donat de Rimouski) Défendre nos valeurs ?Cette fois, le général Dallaire est dans le champ.11 fait de la propagande pour les orientations du gouvernement Harper.Que nous mourions, jeunes ou vieux, pour nos valeurs, je veux bien.Mais que nos jeunes aillent prendre des ries et donner la leur dans une guerre d\u2019agression envers un autre pays, cela n\u2019a pour effet que de faire haïr ces mêmes valeurs que nous prétendons nôtres.Nous en simulons la défense alors que nous mettons en réalité nos ressources au sendee d\u2019intérêts bien plus occultes.Je nous invite à réfléchir avant de gober les arguments, de quelque source qu\u2019ils proviennent, pour justifier nos agressions en Irak et en Afghanistan.C\u2019est en effet du pareil au même.Notre présence militaire en Afghanistan ne sert qu\u2019à libérer des effectifs américains pour exécuter le sale boulot de G.W.Bush en Irak.Il faut être résolument confus pour ne pas le voir.Jean-Marc Cormier, auteur Saint-Gabnel-de-Rimouski La guerre, la guerre.Combien faudra-t-il perdre encore de nos jeunes soldats avant que tous les gouvernements impliqués dans cette guerre, car c\u2019est une guerre, comprennent que tout cela ne donne rien?Les opposants à notre présence dans ce pays le font bien sentir en attaquant sans merci nos soldats.Leur dernière attaque a fait des morts et ce sont tous des jeunes entre 20 et 24 ans.Et même après ça, j\u2019entends des com- mandants en chef dire que tout cela est nécessaire et qu\u2019il faut rester dans ce pays pour aider le peuple à se restructurer, mais qu\u2019ils pleurent la perte de ces soldats.Belle attitude ! Danielle Gauthier LaurierviUe Une guerre coloniale ?Depuis un certain temps, on peut observer une évolution dans la justification de l\u2019intervention militaire en Afghanistan.Après la guerre au terrorisme, ce fut la reconstruction du pays.Actuellement, ce serait « le prix à payer pour défendre ses valeurs et prétendre pouvoir jouer un rôle majeur sur l\u2019échiquier mondial », comme l\u2019affirme le sénateur et général Roméo Dallaire.C\u2019est le même genre d\u2019argument qui a été utilisé dans le passé pour justifier la colonisation de l\u2019Afrique, de l\u2019Amérique ou de l\u2019Asie ou imposer la civilisation chrétienne à ces pauvres peuples ignorants.Cette intervention militaire se transforme en guerre coloniale classique dont on ne peut espérer voir la fin.On assiste actuellement à diverses manœuvres de propagande qui ont pour but de conditionner l\u2019opinion publique québécoise, avant l\u2019entrée en scène de ces militaires pour faire taire toute voix discordante au nom du « soutien-à-nos-troupes ».Et on prétend donner des leçons de démocratie aux autres ! Ces aventures militaires se font au détriment des ressources financières essentielles pour la santé, l\u2019éducation et nos infrastructures publiques.En fait, les seuls qui en profiteront seront les marchands d\u2019armes.Les perdants seront nos enfants qui auront sacrifié leur rie inutilement.Simon Gameau Québec 24 Nos régions leSoleil vendredi 13 avril 2007 Fusion mal partie dans Charlevoix Baie-Saint-Paul (ci-dessus) et Petite-Rivière-Saint-François ne filent pas le parfait amour, mais on s\u2019attend à ce que les choses se tassent bientôt.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL &rtr: £¦11 ha , Sylvain Desmeules Collaboration spéciale BAIE-SAINT-PAUL \u2014 La munici-palité de Baie-Saint-Paul tend la main à sa voisine, Petite-Ri-vière-Saint-François, pour une fusion, une invitation qui survient au beau milieu d\u2019une crise interne chez cette dernière.Toutefois, la proposition n\u2019a pas trouvé écho.C\u2019est le conseiller Jean-François Ménard qui a lancé l\u2019idée, qui, il faut l\u2019avouer, était parfois mentionnée dans les discussions de corridor.Le maire Jean Fortin avoue avoir été surpris, mais approuve en partie : «Avec le projet du Massif, pourquoi pas?C\u2019est certain que ça mérite une discussion», a-t-il dit, admettant que le moment de lancer les invitations était à l'évidence « mal choisi ».« Pas question d\u2019adresser une demande formelle », rétorque le maire.Et s\u2019il y a une demande un jour, il se peut bien qu\u2019elle concerne aussi Saint-Urbain.Alors là, il faudra parler d\u2019une MRC, une ville, un concept pensé tout haut par le maire Fortin, sans oser aller de l\u2019avant pour l\u2019instant.Le maire de Petite-Rivière-Saint-François, Jean-Guy Bouchard, a rapidement fermé la porte à cette alternative.« Ce n\u2019est pas dans notre intérêt d\u2019ouvrir cette discussion.Nous sommes différents géographiquement et économiquement, nous sommes en développement avec largement de territoire.Nous avons toujours prôné l\u2019autonomie et nous allons continuer à le faire», dit-il, reprochant aux élus de Baie-Saint-Pau] d\u2019avoir profité de la situation.SITUATION TOUJOURS TENDUE Par ailleurs, la séance régulière du conseil municipal de Pelite-Rivière-Saint-François prévue mardi soir n\u2019a pas eu lieu, avec le boycott répété de cinq des six conseillers municipaux.Ce n\u2019est que lundi que les deux observateurs de la commission municipale arriveront pour poser un diagnostic sur la situation et faire recommandation auprès de la ministre.Le maire Bouchard, qui est aussi préfet, a tenté, sans succès, de « suspendre » le délégué de Petite-Rivière-Saint-François lors de la dernière séance de la MRC.Après 30 minutes de délibérations, les maires ont estimé être incapables de poser ce geste en vertu du Code municipal.Enfin, dans ce même dossier, le député de Charlevoix, Rosaire Bertrand, a mis son grain de sel.Il a sollicité l\u2019intervention de la ministre Nathalie Normandeau par écrit, estimant que « la popu- lation de Petite-Rivière-Saint-François a suffisamment fait les frais de cette discorde».EN BREF Des fonds pour diversifier l\u2019économie Québec annonce l\u2019octroi de 1 150 000 S pour chacune des MRC de Bonaventure et d\u2019Avignon afin de diversifier et de développer l\u2019économie de ces territoires au cours des trois prochaines années.Les sommes proviennent du Fonds de soutien aux territoires en difficultés, à la hauteur de 300000S, et du Fonds d\u2019aide aux municipalités monoindustrielles, pour 750 000 S.Le premier montant peut servir à l\u2019embauche d\u2019un agent de développement rural ou pour financer des études, tandis que la deuxième somme vient directement en aide aux entrepreneurs soumettant des projets.Ce sont les centres locaux de développement de ces MRC qui administreront les sommes.Les préfets Bertrand Berger (Avignon) et Jean-Guy Poirier (Bonaventure) vantent la grande flexibilité démontrée par le gouvernement pour l\u2019utilisation des fonds, notamment parce qu\u2019il sera possible de désigner des zones plus affectées que d\u2019autres afin d\u2019y consacrer plus de ressources.Gilles Gagné (collaboration spéciale) Des projets de plus de 1 million$ -» En construisant un quai de transbordement sur le chemin de fer au coût de 500 000 S, Propane Charlevoix devient le plus gros dépôt de gaz propane dans l\u2019Est du Québec.Du coup, l\u2019entreprise peut attaquer des marchés jusque là inaccessibles.«L\u2019objectif est évidemment de retirer des camions du réseau routier.Ça nous donne aussi un petit avantage pécuniaire, mais surtout, ça nous permet d\u2019entrer dans les ligues majeures», explique le directeur général de l\u2019entreprise de Clermont Rock Boulianne.Transports Québec fournit une aide de 125000$.Par ailleurs, Simard Suspensions de Baie-Saint-Paul investira 520 000 S au cours des prochains mois pour améliorer sa productivité et mettre en œuvre un plan de développement à l\u2019exportation.La suite sera probablement l'agrandissement de l\u2019usine.Développement économique Canada offre une contribution remboursable de 208000$.Sylvain Desmeules (collaboration spéciale)) Trafiquant arrêté Les policiers de la MRC de Char-levoix-Ouest ont arrêté en soirée mercredi un homme de 39 ans, Rhéaume Tremblay, dans son ap- partement du boulevard de la Comporté à La Malbaie.L\u2019homme possédait un véritable magasin de stupéfiants.Au moment de son arrestation, les policiers ont trouvé 650 grammes de cocaïne, 150 grammes de marijuana, 20 grammes de champignons magiques, 15 grammes de haschisch en plus d\u2019une centaine de cartons de cigarettes de contrebande, il avait aussi en sa possession deux armes de poing chargées.C\u2019est une enquête menée sur un mois qui a permis d\u2019épingler l\u2019homme au passé criminel.Il a comparu hier après-midi sous huit chefs d\u2019accusation, allant de possession de drogue dans le but d\u2019en faire le trafic à possession d\u2019armes prohibées.Le juge Louis Duguay a ordonné son incarcération jusqu\u2019à son retour en cour, lundi au palais de justice de La Malbaie.Sylvain Desmeules (collaboration spéciale) Éclosion de grippe au Centre d'Anjou à Saint-Pacôme -9- La grippe cause bien des problèmes au Centre d\u2019Anjou, un CHSLD de Saint-Pacôme.En raison d\u2019une éclosion, la direction se voit forcée de limiter les visites.Le deuxième étage, dans les ailes est et ouest, est donc fermé aux visiteurs pour une période indéterminée, sauf pour des raisons exceptionnelles qui seront évaluées individuellement.Les visites demeurent permises pour les gens hébergés sur les autres étages.La direction recommande aux visiteurs de bien se laver les mains, de respecter les mesures d\u2019hygiène et de s\u2019abstenir de s\u2019y rendre s\u2019ils ont des symptômes de la grippe.Marc Larouche (collaboration spéciale) 1743990 q u il U k c dimanche Jusqu 0\\ H.11 Concours A\u2019écriture, 0 d c S s i n Venez admirer le talent des jeunes participants, volet dessin,du concours d\u2019écriture et de dessin LeSoleil! Près de 400 dessins sont exposés au Salon international du livre de Québec dans le hall du Centre des congrès.§'$ LAROUSSE Renaud-: Bray Microsoft leSoleil leSoleil vendredi 13 avril 2007 TORONTO\ttsx6o\tNASDAQ\tNEW YORK\tLE DOLLAR 13 499,65\t772,40\t2480,32\t12 552,96\t+ 0,41 +98,66\t+6,00\t+21,01\t+68,34\t88,14 dus Christian Paradis OMC Le Canada dépose une demande-^43 Parmi les moins chères Une enquête démontre que les prix des maisons à Québec sont parmi les plus abordables au monde Pierre Couture pcouture@lesolei l.com Rien n\u2019y fait.Malgré la récente flambée des prix, le marché de l\u2019immobilier de Québec demeure l\u2019un des plus abordables de la planète, avance une étude de la Century 21.Les résultats d\u2019une enquête menée auprès de 31 villes du globe démontrent surtout que Québec arrive au deuxième rang des marchés les moins chers.À l\u2019achat d\u2019une première résidence en banlieue, les acheteurs typiques travaillant au centre-ville de la capitale paient en moyenne 93 $ du pied carré, calcule la Century 21.À l\u2019échelle de la planète, seul le marché immobilier de la ville de Les marchés immobiliers les plus abordables au monde Ville\t$/p'2 St.John\u2019s\t55$ Québec\t93$ Istanbul (Turquie)\t94$ Halifax\t97$ Charlottetown\t104$ Sydney (Australie)\t105$ Bogota (Colombie)\t114$ Mexico (Mexique)\t119$ SOURCE : CENTURY 21\t St.John\u2019s, à Terre-Neuve (55 $/pi'-), demeure le plus accessible.Au troisième rang, Québec est chauffée de près par la ville d\u2019Istanbul, en Turquie (94S/pi2), suivie de Halifax (97$/pi2), de Charlottetown ( 104 $/pi2) et de Sydney, en Australie (105$/pi2).Les villes les plus chères au monde demeurent Paris, Moscou, Séoul, Vancouver et Londres À l\u2019opposé, les villes les plus chères au monde par pied carré demeurent Paris ( 1051 $), Moscou (688$), Séoul (630$), Vancouver (577$) et Londres (532$).Les deux plus grandes villes canadiennes, Montréal et Toronto,arrivent en milieu de peloton avec des coûts respectifs au pied carré de 276 $ et 209 $.La ville de la grosse pomme, New York, arrive au huitième rang, à 375$.20 MINUTES EN AUTO L\u2019étude de la Century 21 s\u2019est aussi attardée au temps à parcourir en voiture (ou en métro) pour arriver au lieu de travail.Les acheteurs typiques de Québec doivent ainsi compter chaque matin 20 bonnes minutes avant d\u2019atteindre le bureau au centre-ville.À ce chapitre, Vancouver est particulièrement compétitive, avec un temps moyen de cinq minutes entre le lieu de travail et la maison.À St.John\u2019s, le temps à parcourir s\u2019élève à 10 minutes ; à Montréal, à 10 min.; à Paris, à 5 min.; à New York, à 45 min.; à Tokyo, à 50 min.; lUffUIBI Les résultats de l\u2019enquête de Century 21 menée auprès de 31 cités de la planète démontrent que Québec arrive au deuxième rang des marchés immobiliers les moins chers.\u2014 photothèque le soleil à Halifax, à 25 min.; à Winnipeg, à 12 min.et à Calgary, à 20 min.DES BÉMOLS Dans son enquête, Century 21 note que les acheteurs d\u2019une première propriété paieront environ 129 000$ pour une résidence de deux étages (1380 pi2) dans la région de Québec, plus précisément à Val-Bélair.« Or, à ce prix, peu d\u2019acheteurs risquent de trouver une maison», précise l\u2019analyste Jean-François Dion à la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logements (SCHL).À Val-Bélair, comme partout dans la région, le prix des maisons est en forte progression depuis janvier (+10 %).Au cours des trois premiers mois de 2007, le prix moyen des transactions s\u2019est élevée à 162 000 S.L\u2019analyste de la SCHL reconnaît toutefois que les maisons de la capitale demeurent parmi les plus abordables au monde.Depuis le début de l\u2019année, le prix moyen pour mettre la main sur une maison individuelle se chiffre à 182 000 $ dans la région.AVANTAGE AUX VENDEURS À Québec, dans le secteur résidentiel, le marché actuel serait toujours à l\u2019avantage des vendeurs, indique la SCHL.« On retrouve environ six résidences offertes pour un acheteur», précise M.Dion en ajoutant que, dans un marché dit équilibré, le ratio est de huit pour un. 42 Affaires leSoleil vendredi 13 avril 2007 La Beauce a perdu 1000emplois en un an Luce Dallaire Collaboration spéciale SCOTT JONCTION \u2014 Reconnue comme le royaume de la petite et moyenne entreprise, la région de la Beauce a perdu plus de 1000 emplois manufacturiers en un an, une chute de près de 5 %.La région compte actuellement 20 382 emplois manufacturiers selon les plus récentes données de l\u2019enquête sur l\u2019état de la production manufacturière menée en 2006 par les trois organismes de développement économique (Conseil économique de Beauce et les centres locaux de développement de La Nouvelle-Beauee et de Robert-Cliche).« Cette diminution marquée repose sur maints facteurs », reconnaît Daniel Chaîné du CLD Robert-Cliche.«Les industriels doivent composer avec un environnement externe sur lequel ils n\u2019ont que peu ou pas de contrôle.» « Pensons, par exemple, à l\u2019arrivée importante des produits asiatiques en sol nord-américain, aux fluctuations importantes et rapides des coûts du pétrole, à la variation à la hausse de notre devise, au règlement partiel de la crise du bois d\u2019œuvre ou, encore, aux iniquités fiscales entre les régions (le dossier des régions ressources et centrales) », renchérissent ses homologues Claude Morin et Denis Sylvain.Le secteur de Beauce-Sarti-gan, environnant Saint-Georges, a été le plus sévèrement touché avec une diminution de plus de 710 emplois.«René Matériaux Composites a déménagé ses pénates à Thct-ford Mines, note le commissaire Claude Morin.Dans ce cas, les 150 emplois ne sont pas perdus, mais relocalisés.» La Nouvelle-Beauee, dans la périphérie de Sainte-Marie, accuse une perte de 200 emplois manufacturiers comparativement à une cinquantaine dans Robert-Cliche.Notons que, dans ce secteur, la fermeture de l\u2019imprimerie L\u2019Éclaireur (Québécor), à Beau-ceville, avec ses 125 emplois en moins, ne figurera qu\u2019en 2007.En effet, les résultats du sondage, auquel 488 des 506 entreprises manufacturières beauceronnes ont participé, portent essentiellement sur les constats de 2006.INVESTISSEMENTS EN HAUSSE Signe encourageant, les PME de la région ont globalement augmenté leurs investissements manufacturiers de plus de 21 millions $, en hausse de près de 22%.«Cela démontre, hors de tout doute, que nos entreprises s\u2019organisent et s\u2019outillent, admet Denis Sylvain.Elles misent sur la productivité : faire plus avec moins, faire mieux en moins de temps, utiliser de meilleurs procédés, gérer les pertes.La diversification vient nous sauver, mais nous devons continuer à batailler.» En 2006, la valeur de la production s\u2019est maintenue, variant de moins de 1 % pour atteindre 3,9 milliardsS.Fait à signaler, les ventes hors Canada ont baissé de 5%, pour atteindre 1,2 milliards, alors que celles réalisées au Canada ont bondi de 10,5%, pour dépasser les 685 millions S.«L\u2019économie américaine est moins bonne, constate le commissaire Sylvain, quoique le cours du dollar canadien à la hausse nous fait du bien.Par contre, développer de nouveaux marchés est stratégique.Voilà pourquoi, depuis peu, plus d\u2019une vingtaine de nos entreprises courtisent l\u2019Alberta et l\u2019Ouest canadien.» Yvon Charest répond à vos questions Industries Rocand ouvre un bureau au Mexique Le président d'industries Rocand, André Rochette, que l'on voit ici avec un employé, Jean Pilote, a investi dans la technologie depuis 10 ans.Maintenant, il concentre ses efforts sur la commercialisation.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, STEVE DESCHÊNES Il y a des questions que vous aimeriez adresser au président de la compagnie Industrielle Alliance?Vous êtes un actionnaire?C\u2019est votre assureur?Cette société de Québec inscrite en Bourse vous intéresse?Il ne s\u2019agit pas d\u2019une tribune pour régler d\u2019éventuels litiges privés avec votre assureur ou votre employeur, mais adressez-nous vos questions d\u2019intérêt public, et le président et chef de la direction de l\u2019industrielle Alliance, M.Yvon Charest, y répondra dans nos pages Affaires au milieu du mois de mai.Des questions claires, précises et courtes que vous nous faites parvenir d\u2019ici le 25 avril à : affaires@lesoleil.com ou par la poste à : section Affaires, journal Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Le Groupe Jean Coutu et la société Rite Aid Corp.prévoient que la clôture de la transaction en vue de la cession des activités américaines de l\u2019entreprise québécoise à sa partenaire de la Pennsylvanie aura lieu d\u2019ici la fin du mois de mai.Les parties attendent encore l\u2019approbation réglementaire finale de la Federal Trade Commission (FTC).Pour le reste, les conditions de clôture habituelles devront être remplies.La transaction avait été annoncée le 24 août.Dans le contexte de cette entente, le Groupe Jean Yvon Charest \u2014 photothèque le soleil -«/ M k Le Soleil, 410, boni Charest Est, Québec, G1K 7J6, ou enfin par télécopieur au 686-3874 en précisant pour la section Affaires.Coutu s\u2019était engagé à disposer d\u2019environ 1850 pharmacies Brooks et Eckerd ainsi que de ses six centres de distribution, situés dans les États de la côte est et du centre du littoral de l\u2019Atlantique des États-Unis.Par la suite, parallèlement, Rite Aid Corporation est parvenue à une entente avec le personnel de la FTC, sujette à l\u2019approbation de leurs commissaires, par laquelle elle devra se départir de 24 pharmacies situées dans les États du Connecticut, du Maryland, du Maine, du New Hampshire, du New Jersey, de New York, de la Pennsylvanie, de la Virginie et du Vermont.LLise Fournier lfournier@lesoleil.com Industries Rocand veut donner de la plus-value à ses exportations en ouvrant un bureau de soutien technique au Mexique.L\u2019entreprise de Québec, qui conçoit et fabrique des moules de métal destinés à la production de pièces en plastique ou en aluminium, a reçu, hier, une contribution remboursable d\u2019Ottawa de 114 000 S pour renforcer sa position concurrentielle sur le marché mexicain.L\u2019entreprise investira 379 000$ dans ce projet qui créera une dizaine d\u2019emplois dont au moins quatre aux ventes.Jointe au téléphone, M\"\u2019* Sarah Bégin, vice-présidente aux opérations, a souligné qu\u2019en raison de la concurrence féroce des pays asiatiques, Industries Rocand devait se donner les moyens de mieux servir ses gros clients constitués surtout de multinationales.«Beaucoup d\u2019entre elles ont des usines au Mexique que nous approvisionnons en moules de toutes sortes, a-t-elle précisé.Si en plus de leur offrir des produits de qualité et des livraisons rapides, nous ajoutons le dépannage technique 24 heures, nous aurons un atout supplémentaire pour rafler davantage de contrats.» En ouvrant un bureau de soutient technique à Monterrey au Mexique, Industries Rocand vise à aug- Alcan vend sa participation dans une coentreprise MONTRÉAL \u2014 Alcan a annoncé hier son intention de vendre sa participation de 45% dans Utkal Alumina International, une coen- menter ses parts de marché et à rester en selle par rapport aux Asiatiques.« En étant sur place, a poursuivi M\"\" Bégin, nous jxmrrons faire l\u2019entretien de nos moules, effectuer les réparations mineures et certains ajustements au design des moules.» Ce bureau pourrait aussi desservir leurs clients américains du Texas qui se trouve à deux heures d\u2019auto de Monterrey.Industries Rocand a été créée il treprise créée pour l\u2019exploitation d\u2019une nouvelle mine de bauxite et la construction d\u2019une usine d\u2019alumine dans l\u2019État indien d\u2019Orissa.Alcan a déjà entrepris des démarches initiales menant au processus de vente, qui devrait être conclu au cours du deuxième trimestre de 2007.Le montant de la y a 10 ans.Elle exporte 80% des ses produits principalement au Mexique et aux États-Unis.Le mouliste situé dans le Parc technologique emploie actuellement une trentaine de personnes, il fabrique entre autres des moules pour les pare-chocs de véhicules utilitaires, des réservoirs d\u2019essence pour automobiles, des ventilateurs de table, des échelles de piscine, des tuyaux de drainage, etc.transaction n\u2019a pas été indiqué.Le projet Utkal, actuellement à la phase de l\u2019ingénierie, continuera de bénéficier d\u2019un accord visant l\u2019utilisation de technologies d\u2019Alcan.Hindalco, qui fait partie du groupe Aditya Birla, détient la participation restante de 55% dans Utkal.PC Jean Coutu et Rite Aid prévoient conclure leur transaction d'ici la fin de mai leSoleil vendredi 13 avril 2007 Affaires 43 LIMITATION DES IMPORTATIONS DE PROTÉINES LAITIÈRES Ottawa dépose sa demande à l\u2019OMC Le secrétaire d'État à l\u2019agriculture du Canada, Christian Paradis, avait de bonnes nouvelles à annoncer hier aux membres de la Fédération des producteurs de lait du Québec.\u2014 photothèque le soleil \u2019ZsZl Marianne White mwhite@lesoleil.com Le gouvernement fédéral a officiellement avisé l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) qu'il veut restreindre les importations de protéines laitières au Canada.Le secrétaire d'État à l'agriculture, Christian Paradis, en a fait l'annonce hier devant les producteurs de lait réunis en assemblée annuelle à Québec.« C\u2019est une nouvelle toute chaude, qui vient juste d\u2019être confirmée, a lancé M.Paradis, qui est en poste depuis le début janvier.Nous nous sommes engagés à le faire et nous respectons notre promesse.» Dans un geste sans précédent, le fédéral a annoncé le 7 février qu\u2019il aurait recours à l\u2019article 28 de l\u2019Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce de l\u2019OMC pour freiner ces importations ainsi que leur utilisation dans les produits laitiers canadiens.Cet article permet à un pays de hausser ses tarifs et d\u2019établir de nouveaux contingents tarifaires, tout en accordant une compensation équivalente aux autres membres de l\u2019OMC.Les quelque 150 pays intéressés ont 90 jours pour présenter leurs doléances et des négociations vont s\u2019ensuivre.Les producteurs laitiers québécois ont reçu la nouvelle avec enthousiasme, car ils réclamaient que le gouvernement passe à l\u2019action rapidement.Les importations de concentrés de protéines laitières, qui ont bondi de 82% en 2006, ont fait perdre beaucoup de revenus aux producteurs.Ces fameux concentrés remplacent abondamment la crème et le lait dans la fabrication de la crème glacée et même dans le fromage à pizza.VISION D\u2019AVENIR La Fédération des producteurs de lait du Québec a par ailleurs présenté hier à ses membres les conclusions d\u2019une enquête menée dans toutes les régions sur l\u2019avenir de la production laitière.Certains constats sont alarmants : la diminution du nombre de fermes qui est difficile à freiner, la valeur élevée des fermes et le travail exigeant qui compliquent le transfert à la jeune générationainsi que l\u2019endettement élevé.De plus, la concentration des entreprises de transformation diminue le pouvoir de négociation des producteurs.Afin de contrer ce problème grandissant, les producteurs laitiers du Québec in- tensifient leurs discussions avec leurs homologues canadiens.Les représentants des producteurs laitiers de l\u2019Ontario, de la Colombie-Britannique et de la Nouvelle-Écosse sont justement venus dresser un portrait de la situation dans leur province respective.Le président des Producteurs laitiers du Canada, Jacques Lafor-ge, a profité de sa tribune pour inciter les producteurs à s\u2019unir pour améliorer la mise en marché du lait.Il a notamment insisté sur la création d\u2019un système pancanadien d\u2019allocation du lait.«Il nous faut un positionnement stratégique », a-t-il dit.QUOTAS L\u2019épineuse question de la valeur des quotas a été encore discutée hier après-midi et l\u2019assemblée générale a adopté une résolution abaissant le plafond sur le prix du quota vendu à 28 000 $ immédiatement et par la suite de 100$ par mois jusqu\u2019à ce qu\u2019il atteigne 25 000S.La mise en place d\u2019une retenue de 30% sur les ventes de quota acquis après le 20 novembre 2006 a été maintenue.RioCan achète pour 23 M$ d'immeubles à Québec TÉLÉPHONIE LOCALE Bell demande la déréglementation dans six villes Pierre Couture pcouture@lesoleil.com RioCan consolide sa présence à Québec en achetant pour 23 mil-lionsS d\u2019immeubles commerciaux.La plus importante fidudie de placement immobilier au pays, inscrite à la Bourse de Toronto, rient d\u2019acquérir trois immeubles et deux terrains vacants dans le secteur Lebourgneuf.Avec cette transaction, RioCan, qui possède déjà le mégacentre Lebourgneuf, met la main sur les immeubles abritant le restaurant Boston Pizza, l\u2019ancien poste de TORONTO \u2014 Propulsée par son secteur de l\u2019énergie, hier, la Bourse de Toronto a de nouveau battu son record.L\u2019indice S&P/TSX a grimpé de 98,66 points, à 13499,65, et il surpasse ainsi la marque de 13 482,33 établie lundi.Le dollar canadien a repassé le cap des 88çUS, avec une progression de 0,41 è, à 88,14 c.La devise gagne déjà plus de 1 cUS cette semaine.télévision TQS et le magasin Linen Chest.«Ces achats nous permettent d\u2019ajouter 191 000 pi- à notre portefeuille immobilier à Québec », a précisé hier la gestionnaire de RioCan, Louise Gagnon.Dans la région, RioCan possède notamment les mégacentres Lebourgneuf et Beauport \u2014 acquis en 2005 de GPG Devimco pour 100 millions $, \u2014 le Carrefour Neufehâtel, Place Kennedy et une partie du pôle commercial Duplessis.En tout, le fonds immobilier possède maintenant près de 1,6 million de pied- dans la capitale.À la cote new-yorkaise, le brut léger pour mai est monté de 1,84$, à 63,85$US le baril, alors que persistent les tensions avec l\u2019Iran, à cause de ses ambitions nucléaires, et face à une analyse de l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie, de Vienne, signalant que l\u2019extraction totale d\u2019or noir par les pays membres de l\u2019OPEP est à son plus bas niveau en plus de deux ans.Sur le marché états-unien, la demande en essence demeure in- Premier propriétaire d\u2019immeubles commerciaux au Québec tout juste devant Ivanhoé Cambridge, RioCan possède en sol québécois 34 immeubles dont la superficie dépasse sept millions de pi \u2019.Dans tout le pays, RioCan détient 200 immeubles principalement loués à de grands détaillants.Parmi ses clients, on retrouve notamment Metro, A&P, Super C, Loblaw, Zellers, La Baie, Wal-Mart, Winners et Canadian Tire.Sa capitalisation boursière s\u2019élève à plus de 4 milliards S.Hier, à la Bourse de Toronto, le titre de RioCan (REI.UN) a fini la journée à 24,96S, en baisse de 12 c.tense à l\u2019approche de l\u2019été, alors que les réserves nationales du carburant viennent de chuter plus que prévu.Des raffineries au Texas et en Louisiane ont connu des difficultés, ajoutant aux inquiétudes.À Bay Street, l\u2019indice sectoriel de l\u2019énergie a gagné 2,7%.À Wall Street, le Dow Jones des 30 valeurs industrielles a augmenté de 68,34 points, à 12 552,96, et l\u2019indice S&P 500 s\u2019est élevé de 8,93 points, à 1447,80.Presse canadienne OTTAWA \u2014 Bell Canada a officiellement demandé hier la déréglementation du marché de la téléphonie locale dans ses six plus importants marchés urbains du Québec et de l\u2019Ontario, soit Toronto, Montréal, Ottawa-Gatineau, Québec, London et Hamilton.Ces villes représentent environ 70% de la clientèle résidentielle et d\u2019affaires de l\u2019entreprise et abritent une part importante de la population canadienne, a souligné le vice-président directeur, Lawson Hunter.La requête a été déposée au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), qui dispose d\u2019un maximum de 120 jours pour l\u2019étudier et rendre une décision.Les limites à la concurrence dans ces municipalités pourraient donc être levées dès cet été.D\u2019après M.Hunter, Bell devrait réussir d\u2019ici juin à se conformer à toutes les exigences réglementaires, y compris celles qui portent sur la qualité du service qu\u2019elle offre aux revendeurs de sendees téléphoniques qui utilisent son réseau.M.Hunter a dit espérer que le dossier progresserait rapide- ment, surtout que la déréglementation de la téléphonie dans les grands marchés constitue l\u2019une des priorités du ministre fédéral de l\u2019Industrie, Maxime Bernier.En dépit des critiques virulentes de l\u2019opposition et de certains groupes de consommateurs, le ministre a décidé de faciliter la concurrence en assouplissant par décret les critères préalables à la déréglementation.En vertu des nouvelles règles, il suffit qu\u2019une région soit desservie par au moins trois fournisseurs de services résidentiels et deux de services d\u2019affaires pour que le CRTC puisse lever ses restrictions.PREUVE À FAIRE Auparavant, les anciens monopoles devaient prouver qu\u2019ils avaient perdu 25% de leurs parts de marché dans une région donnée avant d\u2019obtenir la disparition des obstacles à la concurrence.Les anciens monopoles comme Bell et Telus attendent avec impatience la déréglementation de la téléphonie locale afin de pouvoir se battre à armes égales contre leurs concurrents, et particulièrement contre les câblodistribu-teurs offrant de la téléphonie par Internet (VoIP), soit Vidéotron, Cogeco et Rogers.Nouveau record pour la Bourse de Toronto Presse canadienne 44 Affaires leSoleil vendredi 13 avril 2007 Astral Media acquiert Standard Radio «En achetant Standard Radio, nous donnons naissance à un nouveau leader dans le secteur canadien de la radio », a affirmé hier le chef de la direction d'Astral, Ian Greenberg.\u2014 photo pc Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 La société Astral Media a dévoilé ses résultats du deuxième trimestre, hier, et annoncé en même temps qu'elle se porterait acquéreur de presque tous les éléments d\u2019actif de Standard Radio pour environ 1,08 milliard$, dont 880 millions $ seront payés en espèces, et qu'elle deviendrait unique propriétaire de MusiquePlus pour 34millions$.Le groupe montréalais a précisé que le solde du montant d\u2019acquisition de Standard Radio serait payé au moyen d\u2019une émission de 4,75 millions de ses actions de catégorie A sans droit de vote, évaluées à environ 200 millions $ au cours actuel des actions.Astral a expliqué que cette acquisition, qui devrait être conclue vers le début de 2008, entraînerait la création du plus important radiodiffuseur dans le secteur de la radio au Canada.Les éléments d\u2019actif de Standard dont Astral Media va faire l\u2019acquisition incluent 52 stations de radio, qui diffusent dans cinq provinces et qui desservent 29 marchés dans l\u2019ensemble du Canada.Les stations CHOM FM, MIX 96 et C.JAD de Montréal font partie de la transaction.«Nous annonçons beaucoup plus qu\u2019une transaction importante, a déclaré le chef de la direction d\u2019Astral, Ian Greenberg, lors d\u2019une conférence de presse à Toronto.Aujourd\u2019hui (jeudi), nous annonçons la naissance d\u2019un nouveau leader dans le secteur canadien de la radio.» M.Greenberg a affirmé que l\u2019entente constituait une stratégie parfaite afin d\u2019atteindre son objectif, soit d\u2019étendre ses activités à l\u2019extérieur du Québec et du Canada atlantique.Le chef de la direction de Standard Broadcasting, Gary Slaight, se joindra au conseil d\u2019administration d\u2019Astral Media.La transaction, dont il avait déjà été question en février, est entre autres assujettie à un examen du Bureau de la concurrence et à l\u2019approbation du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).Astral Media a par ailleurs annoncé hier qu\u2019elle avait conclu une entente avec CTVglobemedia, CHUM et John D.McKellar, fiduciaire en vertu d\u2019une convention de vote fiduciaire relative à CHUM, en vue de faire l\u2019acquisition d\u2019une participation additionnelle de 50% dans MusiquePlus.Cette transaction, qui doit recevoir l\u2019approbation du CRTC, permettra à Astral Media de devenir l\u2019unique propriétaire de MusiquePlus.Le prix d\u2019achat est de 34 millions $.Pour le deuxième trimestre de l\u2019exercice en cours, Astral a réalisé un bénéfice net de 24,6millions$, comparativement à 22,5 millions $ un an plus tôt.Ses revenus sont passés de 138,5 millions S l\u2019an dernier à 149,9 millionsS cette année.À la Bourse de Toronto, le cours des actions d\u2019Astral Media a termi-néà42,75$, en hausse de 1,17$.RE MENSUALITÉ À NOS FRAIS! vroum-vroUIÜ Mazdod GT-V6 illustrée MazdaO GT-V6 illustrée Mazda6 GT-V6 illustrée DU TONUS SOUS LE CAPOT.DU PLAISIR SUR LA ROUTE.rrF^^i /-> GS 4 CYL.2007 SPORT 5 PORTES GS 4 CYL.2007 ACHETEZ A ACHETEZ A FAMILIALE SPORT GS-V6 2007 ACHETEZ À 23950*'\t25950*'\t27450* \u2022ET- OBTENEZ 19 GAGNANTE de plus de 100 prix internationaux % DE FINANCEMENT À L'ACHAT JUSQU'À 60 MOIS\u201d ?INDICE DE SÉCURITÉ 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